Le devoir, 20 novembre 1914, vendredi 20 novembre 1914
VOLUME V—No 273 MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1914 DEUX SOUS NUMERO > Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $3.00 $6.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS $ • WO UNION POSTALE $2.00 Diredteur : HENRI BOURASSA.Rédaction et Administration $ 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE A L, TÉLÉPHONES i ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION : - - Main 7460.FAIS CE QUE DOIS l % » « * * « POUR LES MISERES LOCALES BILLET DU SOIR JULES LEMAITRE La réunion du comité de secours.— Un plan d’ensemble.— Le devoir qui s’impose.¦ r.a commission municipale chargée d’étudiér la situation créée par le chômage et la misère approchante se réunira demain.Nous espérons qu’elle pourra tout de suite se mettre à la besogne.On sait que ses membres — et on a sagement adjoint aux commissaires et échevins désignés Sa Grandeur Mgr Bruchési, l’évêque anglican de Montréal, le président de la Chambre de Commerce, celui du Board of Trade et du Conseil des Métiers et du Travail — ont le droit de réclamer le concours de toutes les compétences.On devra donc aller au fond de la situation et trouver assez facilement les mesures les plus efficaces.Les chiffres fournis hier par les représentants des grands hôpitaux disent assez en combien de sens divers se fait sentir la crise actuelle et à quels besoins il faut faire face.Nous ne connaissons pas l’histoire intime de l’hôpital Notre-Dame et du Western, mais la Gazette de ce matin donne sur la cause du grave déficit qu’enregistre l’hôpital Géné-ral des explications qui doivent s’appliquer à nombre d’institutions charitables.Elles se résument à ceci: les ressources générales sont diminuées par la situation économique; une large part de celles sur lesquelles pouvait compter l’hôpital ont été absorbées par les diverses souscriptions faites ces mois derniers, et par le Fonds patriotique particulièrement.La Gazette ajoute qu’on se disposait à faire une campagne pour l’hôpital Général lorsque la guerre a éclaté: toutes les énergies ont été aussitôt dirigées vers le Fonds patriotique; on s’est même servi, pour activer cette souscription, du travail déjà fait pour l’hôpital.On constate naturellement aujourd’hui les conséquences de cette vue par trop exclusiviste des besoins et des choses; car il ne suffit pas d’oublier une misère pour qu’elle cesse d’exister.-» * * Dès le début — et tout en reconnaissant le caractère très louable des oeuvres d’assistance destinées à secourir les victimes immédiates de la guerre, tout en apportant à celles qui nous paraissaient mériter la plus active sympathie notre meilleur concours—nous avons tenu à appeler l’attention du public sur les victimes indirectes, sur les malheureux dont personne ne songerait à s’occuper, parce que leur misère n’offre rien de voyant ou de dramatique; nous avons rappelé comment, en France et en Angleterre, on s’était — dès les premières heures de la guerre — occupé de parer à ces misères ignorées et à contrecarrer dans la mesure du possible les contre-coups de la catastrophe; nous avions prié qu’on fit aux souffrances locales, à celles qui n’ont point le prestige de l’éloignement ou de la mode, mais qui torturent tout de même les coeurs et les chairs, leur légitime part.Nous constatons avec plaisir que les faits, qui sont de grands éducateurs, sont en train d’amener tous les esprits droits et les coeurs généreux, à une vue plus comp'lètc des besoins et des misères locales.11 est impossible de n’être pas douloureusement ému par l’appel des homines de charité et de dévouement qui disent: Si nous ne recevons de plus grands secours, il faudra fermer aux malheureux une partie des hôpitaux; il est pareillement impossible de rester indifférent à la parole des femmes de courage et d’initiative qui demandent que, par une Je n’ai jamais eu l’honneur d’être présenté au disert, érudit, et délicieux écrivain dont les lettres françaises ont pleuré la perte eri septembre dernier; mais j’ai eu mieux que cela: il m'a salué.C’était, comme on sait, un homme sagace, et sachant apprécier à leur valeur un air aimable et une physionomie sympathique, ainsi que je le vis bien, du reste, dans son regard.Oui, un salut de Jules Lemaître ; j’ai rapporté cela dans ma giberne, comme d'autres rapportent d’Angleterre un M.G.quelconque, ou tout simplement d’Ottawa une petite ju-gerie tonique et reconstituante.Mais nous parlions “de, d’un.salut”, comme dirait Roxane.Donc, il y avait ce soir-là, salle Wagram, une vaste assemblée royaliste que présidait Jules Lemaitre.De sa “voix d’or” souple et prenante, il avait prononcé une allocution dont chaque pensée avait été saluée d acclamations, et dont chaque syllabe était musicale et pure comme la note que touche distraitement une jeune harpiste.Vesins, Daudet, Lur-Saluces, champions prestigieux du royalisme, parlèrent aussi ; et la salle n’était plus qu’une éclatante rumeur, que scandaient méthodiquement les voix des jeunes “Camelots du Roy”, dispersés dans toute la salle et répétant en cadence leurs : “Vive le roi.' Vive le roi!” que toute rassemblée reprenait avec eux.C’était prestigieux et entraînant.Mais la réunion prit fin et la foule envahit les couloirs de sortie.Bientôt, quelques groupes seulement demeurèrent en la salle, et les occupants de l’estrade se dirigèrent en causant vers la sortie.Au passage de Jules Lemaître, chacun se découvrait respectueusement.Je me trouvais juste sur son chemin; ie pensai qu’il était bon qu’un Canadien mêlât son hommage à ceux qui s’inclinaient vers le grand Français.Jules Lemaitre nte regarda, sourit avec bienveillance, et souleva son chapeau à mon adresse.Ne me raillez pas d’avoir recueilli précieusement ce simple, geste en ma mémoire.Ces petites choses, sans doute, n’ont guère d’importance, mais, comme disait Vautre, “ça fait toujours plaisir d’en parler!” Robert VAL.LA GUERRE oeuvre d’assistance intelligemment conduite, on arrache à la souffrance et aux louches tentations un certain nombre de leurs soeurs.L’échec partiel de la souscription faite pour les gardes-malades Victoria qui, en dépit d’une organisation savante, n’a donné que la moitié de ce qu’on attendait, d’autres faits que nous pourrions citer, montrent qu’il faudra faire à ta charité un appel fort pressant.Mais il convient d’ajouter aussi que la gêne qui limite les ressources est en même temps une puissante éducatrice de la charité.L’aisance personnelle engendre souvent l’égoïsme: on ne songe point à des souffrances dont le frôlement même ne se fait pas sentir; la gêne au contraire incline à penser aux plus malheureux — et beaucoup l’ont déjà constaté.* * * L’avantage du comité qui se réunira demain sera de prendre une vue d’ensemble de la situation, de réunir et coordonner des expériences diverses, de recommander — avec une autorité exceptionnelle — les mesures d’assistance publique et privée qui s’imposent.Les hommes qui seront là, ceux qu’ils pourront s’adjoindre, savent qu’il est d’autres misères que celles que peuvent actuellement abriter les refuges publics; ils connaissent les répercussions si douloureusement nombreuses d’une crise comme celle que nous traversons.Le public attend d’eux un plan d’action complet, qui utilise toutes les bonnes volontés, qui essaie de parer aux divers types de souffrance.La ville, qui a largement fait les choses pour le Fonds patriotique, devra être proportionnellement aussi généreuse pour les misères dont elle a la charge immédiate; les citoyens voudront aussi faire leur part; et, malgré les sacrifices déjà consentis, cette part sera abondante si l’organisation est à la fois méthodique et persévérante.Il serait absurde, pour ne pas dire odieux, qu’une charité qui panse tant de plaies à l’étranger ne sût point guérir celles qui s’ouvrent, affreusement douloureuses, sous ses propres yeux.Orner HEROUX.LA MANIERE BECK’S VAUT-ELLE MIEUX QUE CELLE DU “BRITISH BORN”?On s’est aperçu plusieurs fois déjà que le Beck's Weekly a sa manière de déprécier tout ce qui est canadien-français.Elle n’est pas violente comme celle de beaucoup d’autres, du British Born par exemple: elle est tout simplement sournoise et tenace.On n’ouvre guère de numéro de l’hebdomadaire Beck sans y trouver quelque méchanceté habilement tournée à l’adresse de nos compatriotes et quelques fois des tableaux apparemment fidèles de notre vie sociale qui ne sont au fond que de malicieuses caricatures.Ainsi la dernière édition contient encore un paysage d’une paroisse de Québec que le lecteur anglais du Bec le’s Weekly est bien excusable de croire vrai puisqu’il est l’oeuvre d’un artiste et d’un journaliste qui ont pris la peine d’aller sur place.Cependant, “Jean Baleete and la guerre” n’est ou’une méchante caricature de Saint-Damien de Brandon.Saint-Damien est représenté comme une paroisse de rien, presque séparée du monde, mal bâtie, dont les habitants ne savent des événements que ce que le curé leur en dit le dimanche au prône, dont le commerce entre paroissiens se fait à la porte de l’église.Dix piastres achèteraient tous les produits de ses magasins.Deux étrangers n’y trouveraient pas se loger.El lé reste.Et le collaborateur de M.Beck d’ajouter avec une pitié mal dissimulée: “Telle est la description de Saint-Damien de Brandon.Elle s applique également à plusieurs centaines d’autres villages de la province de Québec.” Or tout cela est faux.Saint-Damien qui n’a qu’une cinquantaine d années d’existence, compte près de 75 maisons dans le village et la plupart bien construites et bien entretenues, deux magasins généraux que M.Beck ne pourrait probablement pas acheter sans le secours de ses anciens amis yankees, un beau couvent, trois beurreries dont la production atteint $75,000 par année, cina moulins à scie qui produisent pour une valeur de $150,000 annuellement, une fabrique de lattes et de bardeaux, une fabrique de boites à beurre, un système d’aqueduc, deux moulins à farine, deux moulins à carder.Saint-Damien possède aussi le téléphone.La poste y apporte deux cents exemplaires des différents journaux de Québec, Montréal, Joliette et même du Manitoba.Enfin, sans être l’une des plus belles paroisses de Québec, où, si réfractaire qu’il puisse être, le personnel du Beck ne pourrait résister long-tcrtips à l’effet du contact quotidien avec une population de gentils hommes, Saint-Damien est une paroisse bien organisée, vivante et ouverte à l’instruction et au progrès.On y rencontre, entre autres, un médaillé du mérite agricole qui sans poser à la supériorité de certains journalistes, réussit beaucoup mieux qu’eux dans sa profession et qui possède un établissement agricole et des constructions que bien des pédants seraient heureux d’habiter en ville.C’est dire que la paroisse de Saint-Damien offre à tout esprit droit un autre aspect que celui qu’on lui donne dans l’hebdomadaire Beck.Pourquoi l’a-t-on d’abord Les opérations des Russes entre la Vistule et la Wartha, en Pologne, semblent être les plus importantes qui se fassent, à l’heure présente.En fait, l’invasion de l’Allemagne par les Russes dépend en grande partie de Tissue de la bataille que l’Allemagne, de nouveau sur l’offensive, offre maintenant aux armées moscovites.Les avant-gardes de cavalerie cosaque qui ont pénétré en territoire ennemi, dans le voisinage de la Silésie et du côté de Poscn ont dû se replier devant des forces considérables, et Petrograd laisse entrevoir que leur retraite a été d’une cinquantaine de milles.Par contre, le grand-duc Nicolas, qui commande les armées moscovites, a déjà infligé, il y a quelques semaines, une défaite aux Allemands, après les avoir laissés pénétrer jusque dans la banlieue de Varsovie.Et il se pourrait que, cette fois-ci encore, il veuille amener l’ennemi le plus loin possible de sa base d’opération, avant de lui tomber dessus.Une chose reste toutefois acquise.Les mouvements russes, du côté de la frontière allemande, se composent d’une série d’avances et de retraites qui déplacent sans cesse les lignes de contact des armées ; et, avant que ces oscillations repoussent les soldats du Kaiser fort loin en Allemagne et rapprochent de beaucoup les Moscovites de Berlin, l’hiver se passera sans doute, et le printemps sera fort entamé.Le général russe qui promettait à ses hommes de les conduire à Berlin pour le Jour de TAn prochain a parlé avec autant d’imprudence que le général allemand qui invitait son état-major a dîner à Paris avec lui le premier septembre 1914.EM SERBIE L’un des Alliés, la Serbie, est maintenant, après avoir fait des prouesses contre les Autrichiens, dans une posture assez difficile.L’armée autrichienne, autrement plus nombreuse que celle de la Serbie, et à laquelle les Allemands ont conseillé de commencer par maîtriser celle-ci, vient d’entamer une série d’opérations qui menacent la Serbie.Les Autrichiens y ont pénétré et s’y sont emparé déjà de plusieurs villes assez importantes.Ils sont pour le moment à 110 milles de la capitale provisoire, Nich.De Londres,on cable même que le gouvernement serbe prend des mesures pour transporter derechef la capitale du royaume à Uskub, l'antique capitale de la vieille Serbie.Il est vrai que, de Valjevo, le point le plus avancé de la pénétration autrichienne, à la capitale provisoire de Nich, le pays dénaturée pour en faire ensuite le type de la vie rurale de notre province?Il n’y a qu’une réponse possible : la description de Deacon est l’oeuvre du dédain d une certaine mentalité anglo-canadienne à l’égard de tout ce qui est canadien-français.Et cette mentalité doucereusement canaille n’est-elle pas au fond plus dangereuse que celle du fameux British Born?— J.D.est d’accès montagneux et difficile et se prête fort à une campagne de guerilla, où excellent les Serbes, qui l’ont pratiquée pendant des siècles contre le Turc, ennemi héréditaire.Ceci peut retarder de plusieurs mois et meme empêcher des succès autrichiens têts qu’ils mettent fin à la résistance serbe et englobent pour un temps ce pays dans l’empire austro-hongrois._______la g ujiÇRj: ___ mmiemMs est en feu FR A MCE ET BELGIQUE Dans le voisinage d’Ypres et dans la région de la Bassée, les Allemands renouvellent leurs attaques furibondes contre les Alliés, atta-ques coupées de périodes d’accalmie, dues aux tempêtes qui font présentement rage dans les Flandres.Des stratégistes prétendent que les Allemands font leur dernier effort pour se rendre à Dunkerque et à Boulogne.Mais, si Ton se reporte aux dépêches précédentes, Ton s’aperçoit que depuis un mois Ton annonce la fin de la poussée allemande vers le Pas-de-Calais et qu’elle se poursuit.Il n’y a pas à se le dissimuler, les Allemands se battent avec un grand courage.Et, ce matin, une dépêche de Londres rapporte que, en France, — où Ton ne croit pas, dans les cercles militaires, à la fin des hostilités avant septembre 1916, —; ceux qui lisent les journaux anglais “sont fort ennuyés d’y lire chaque jour des colonnes de nouvelles où Ton parle de déroutes allemandes, dues à la lâcheté ou à leur frayeur des Allemands en face de la baïonnette.Décrier ainsi Tennemi,” ajoute cette dépêche adressée au “Standard”, “c’est s’attribuer bien peu de gloire pour le jour où on le défait.Lord Roberts lui-même, il y a quelques mois, parlait des “gens qui battent les Allemands.avec leur langue”.C’est un peu le défaut de bien des stratégistes, à commencer par notre général Sam Hughes.Que la situation, en France, s’améliore sensiblement, il n’y a pas à en clouter.Le fait, par exemple, que le siège du gouvernement français n’est plus Bordeaux, et que Paris est redevenu la capitale, corrobore cette assertion.Les gains des Alliés sont lents, mais certains.DANS L’EMPIRE La demande d’emprunt public, au total d’un milliard et trois quarts, faite à la Grande-Bretagne par Lloyd-George, pour fins militaires et navales, a donné lieu à une superbe démonstration de la confiance du peuple anglais dans Tissue finale de la guerre.Les souscriptions volontaires ont afflué.Et une dépêche officielle annonce que le public, en moins d’une semaine, !, souscrit presque deux fois ce montant, car des souscriptions forment un total de trois milliards.Quatoi» ze banques canadiennes se sont mises sur la liste des sousc.ritcurs.A Berlin, où le gouvernement a dû prendre des mesures extraordinaires pour se procurer de l’argent, au point de contraindre, — si les nouvelles d’origine suisse sont vraies, — tous les déposants des banques à verser un cinquième de leurs fonds au Trésor en retour de bons de TE-tat.ce succès financier anglais doit inspirer quelque envie.Du Sud-Africain, les dépêches sont rares.Elles parlent toujours de la fin prochaine de la rebellion, mentionnent des défaites infligées aux troupes de De Wet et de Beyers, et annoncent aussi que ces deux chefs sont en liberté.La capture de Van Reberg, un membre du conseil provincial de la république projetée, et celle d’un député a la législature sud-africaine, toutes deux mentionnées dans de récentes dépêches, permettent de conclure que la rébellion est de fait plus grave que la censure ne le laissait d’aberd savoir au public.Chez nous, le ministre de la milice continue sa série de frasques.Les journaux de Toronto, —- le “Telegram”, le “Star” et même le “News”, — affirment que la mobilisation ordonnée ces jours derniers par le général Lessard fut une mesure raisonnable, en grande partie, Et le “Telegram”, quotidien tory-orangiste important, a publié contre le ministre de la milice un vigoureux article, demandant, au nom de la discipline militaire, que Ton contraigne le ministre à se taire ou à céder sa place à un autre.Le “Star”, libéral-indépendant, parle à peu près dans le même sens.Les journaux de Toronto en ont assez des bourdes du ministre qui, cependant, continue de parler “through his hat”, comme disent les Anglais.Le ministère n’a cependant pas encore réussi à le faire taire.Lui permettre de continuer sera, au point de vue de la discipline, aussi dangereux peut-être que la présence de n’importe quel Allemand, au Canada.Pourquoi ne pas l’envoyer en mission au Thibet ou en Chine?Georoes PELLETIER.Les Allemands veulent raser la place comme ils ont fait de Nieuport et Dixmude dans Tespoir de trouver le point faible des Alliés, mais ceux-ci leur font subir une terrible pression entre Ypres et la Bassée.-Plusau nord le temps inclément amène la suspension des hostilités.- Les Teutons sont repou:sés par 3 fois dans T Argonne; ils occupent Chauvincourt Les Russes admettent s'être repliés de 50 milles en Pologne ; Tennemi cherche à atteindre Lowicz et la bataille fait rage sans résultat jusqu’ici.(Spécial an Devoir) BULLETIN OFFICIEL DE BERLIN Paris, 20.— Les Alliés font peser une terrible pression le long de la ligne d’Ypres au sud de La Bassée.Le bombardement effectué par les Allemands a détruit à moitié Armentièrcs.Une grande partie de la ville est en flammes.11 semble maintenant qu’Armentières pourrait être rasée comme Nieuport et Dixmude le furent lors de la tentative faite par les envahisseurs pour trouver le point faible des Alliés.Les Anglais, au nord d’Arras, ont entrepris de faire une vigoureuse contre-attaque.Une canonnade constante et des charges déterminées faites par les Teutons ont échoué à la lisière même des tranchées.Les Anglais se sont efforcés de prendre l’offensive, mais leur marche en avant a été lente.On continue à se bombarder de la côte à Ypres sans qu’il se soit produit de changement.CALME RELATIF SUR LE LITTORAL Bruges, viâ Sluis, 20.— Le calme règne dans la Flandre occidentale.La venue soudaine et vigoureuse de l’hiver a entraîné la suspension des hostilités.La température le long de TYscr rappelle maintenant celle d’un jour froid et venteux de décembre, sur le littoral de la Nouvelle-Angleterre.Par un temps pareil, les soldats sont obligés de vivre dans un territoire ravagé, où il n’y a pas de maison pour leur donner un abri et les protéger contre le froid.Un engourdissement physique, non l’épuisement des forces militaires, a causé une accalmie temporaire.Plusieurs canons et plusieurs automobiles ont été perdus aù cours des nouvelles inondations.Berlin, par T.S.F., à Londres, 20.— Le bulletin officiel publié par Tétat-inajor allemand aujourd’hui so lit co ne suit : ‘Dans la Flandre Occidentale et dans le nord de la France, aucun changement notablo 1 n’est survenu dans la situation.Des grosses pluies et des tempêtes de neige ont détrempé le sol qui s’est ensuite un peu durci, ce qui a rendu nos mouvements très difficiles.Une attaque française à Combrez, au sud-est de Verdun, a été repoussée.Ua situation sur la frontière de la Prusse Orientale reste la même.A Test de la plaine des lacs Ma-zuriens, les Russes ont pris un fort inoccupé où se trouvaient de vieux canons hors d’usage.La retraite de Tennemi par Lipno et Neawaml continue.Notre offensive a fait du progrès au sud de Plock.Les engagements autour de Lodz et à l’est de Czcnstochowa ne sont pas encore terminés.LA TEMPETE FAIT RAGE SUR LE LITTORAL BELGE BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 20 (2.46).(Communiqué officiel).— “Hier, l’infanterie ennemie ne fit presque pas d’attaques, et en même temps, le feu de leur artillerie fut bien moins violent qu’il ne l’avait été durant l'après-midi du 18.“Au nord, le temps a été très mauvais, et il est tombé de la neige.Toute la région du canal de TYser, à l’est de Dixmude, est couverte d’eau.“Devant Ramscapelle, nous avons retiré de Teau 2 mortiers de 16 centimètres abandonnés par les Teutons.Il y a eu une canonnade assez vive au sud d’Ypres.“Au centre, il ne s’est pas livré d’engagement important.“Dans la région de l’Argonne, nous avons repoussé trois vigoureuses attaques imites par l’infanterie ennemie.“Le longue notre aile droite, les Allemands ont réoccupé le quai* tier de Chauvincourt qui a été démit.Plus loin à l’est, nous avons gagné du terrain.LES MOSCOVITES EN RETRAITE Petrograd, 20.— Un grand nombre de troupes allemandes débouchent dans la Pologne russe pour aider au général von Hindenberg à écraser les Russes (pii ont fait retraite après s’être avancés sur Thorn.On admet que les Teutons se sont avancés en territoire russe sur une distance d’environ 50 milles.Les soldats du Czar se sont repliés en bon ordre, en combattant désespérément.Deux autres engagements d’une grande importance battent aussi leur plein le long de la ligne allant de Czenztochowa, et dans la Prusse orientale.La marche en avant sur Varsovie continue à se faire.Dans la Prusse orientale, les Moscovites se sont avancés jusqu’à 4 milles d’An-gerberg.L’objectif immédiat visé par l’armée du général Hidenbcrg s’avançant à travers la Pologne, c’est Lowicz, ville située le long de la principale voie ferrée qui mène à Varsovie.Les autorités du ministère de la guerre admettent que les Moscovites ont battu en retraite le long de la rivière Burza, entre Kutne et Lowicz.Kutne se trouve à 20 milles à l’ouest de Lowicz.Les casques à pointe qui ont défait les Busses à Ka-lisz, au sud de Thorn, s’efforcent d’atteindre Lotz, 30 milles au sud-ouest de Lowicz.Bruges, Belgique, 19.— Viâ .Sluis et Londres, 20.— De larges détachements du corps du génie allemand sa dirigeaient vers la ligne de front.On croit que les Teutons se proposent de franchir la région inondée en recourrant à des méthodes scientifiques.Dans l’intervalle, la tempête continue à faire rage dans l’ouest et les eaux de la mer du Nord se répandent dans les terres, par le moyen des 6 grosses digues, à Nieuport.On apprend ici que les Allemands ont tenté, le 18 novembre, d’attaquer ces digues qui sont construites en demi-cercle, avec un certain nombre d’automobiles blindées.Ils furent repoussés.Les fortifications élevées dans toutes les Flandres Occi-dentales, en prévision d'une retraite sont évidemment parachevées, car tous les soldats allemands qui y travaillaient s’en sont allés au front.La neige continue à tomber dans les Flandres.Le nombre des soldats malades dans les tranchées est grands, et depuis ces jours derniers on se bat peu.VON BUELOW .AMBASSADEUR EN ITALIE Paris, 20.—Une dépêche de Rome à l’agence Fournier dit : Des récents rapports de Rome ont révélé que Herr von Flotow, Tarn-, bassadeur allemand, était sur lo point de prendre sa retraite.Lo prince Bernhard von Buelow, ancien chancelier, qui demeure habi-tuellement à Rome, et par suite do son alliance à une italienne jouit d’une grande influence dans la société italienne, sera vraisemblablement nommé à ce poste, dit-on, vu l’importance de la crise.ALLEMANDS ET AUTRICHIENS MARCHENT EN TROIS COLONNES MORT D’UN GENERAL ALLEMAND Berlin, viâ Londres, 20.— La grande bataille de la Pologne occidentale bat son plein.Les rapports officiels disent qu’aucun résultat n’a encore été obtenu.Les engagements livrés précédemment à l’est des lacs de la région de Mazurie, à Soldau, à Lipno, à Wloclawek et à Cracovie semblent savoir été que des combats préliminaires.Les bulletins allemands annoncent que Ton sc bat au nord de Lodz, et les Autrichiens disent que leur armée s’avance au nord de Cracovie.Il semble donc que les alliés teutons marchent contre les Moscovites en concentrant leurs forces à divers endroits.Les journaux allemands disent que la situation est favorable aux Teutons.Ils affirment que la marche en avant des casques à pointe, à Mlawa et à Plock, a écarté le danger d’une invasion de la Prusse orien- Berlin, viâ Londres, 20—Le major - général von Voights Rhetx, quartier-maître général de Tanné» allemande, est mort subitement d’une ysncope.Il avait succédé au général von Stein, il y a quelque temps.Lors de sa nomination, une fausse rumeur avait circulé en Hollande, à l'effet que le général von Voights-Rhetz avait été choisi comme successeur du général von Moltke, comme chef de Tétat-major allemand.RAPPORT SUR LES MASSACRES ET RAVAGES EN BELGIQUE.LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE Mgr GAUTHIER ET DE M.BOURASSA.La brochure qui contient les discours prononcés au Congrès eucharistique de Lourdes par Mgr Gauthier et M.Henri Bourassa est maintenant en vente aux bureaux du “Devoir”, au prix de 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent, plus les frais d’expédition (2 sous l’exemplaire, 18 sous pour une douzaine, 27 sous pour une douzaine ci demie).- „ taie et occidentale, si ce n’est pas la cavalerie russe faisant des opérations au nord de Eydtkuhnen.Le major Moraht, l’expert militaire du “Tageblat”, estime que la situation permet aux Teutons d’escompter un entier succès, surtout depuis que les Moscovites faisant des opérations au nord de la Vistule, entre Thorn et Mlawa, ont été refoulés contre la rivière Bug.Il rend justice aux Autrichiens qui en prenant l’offensive à Cracovie ont empêché Tennemi d’envoyer ses forces dans le nord.Le Kaiser a félicité le général Hindenberg.RETRAITE POUR DES RAISONS STRATEGIQUES Londres, 20.— L’anxiété qui régnait ici relativement â la situation dans le nord-ouest de la Pologne, a été considérablement soulagée ]mr le dernier rapport de Tétat-major russe sur les récentes opérations.Le seul fait que le commandant-en-chef admet que les troupes se sont repliées derrière la rivière Brura explique la raison stratégique de cette tactique .Il est avantageux d'attirer Tennemi aussi loin que i possible dans cette région dévastée où les routes sont défoncées, les i ponts détruits et les chemins de ferj coupés.L’envahisseur peut être ; plus facilement battu quand il est ! ainsi séparé de son système de communications bien organisées dans son propre pays, _____________^ (Service de la Presse Associée» Londres, 12 heures 30 p.m., 20.—-La commission d’enquête belge sur la violation des lois et coutumes de la guerre par les Allemands vient de publier un autre long rapport que reproduit le bureau officiel anglais, il couvre la période de la guerre comprenant le Massacre de Tamines, le Lac de Dinant et les Outrages dans la Province belge du Luxembourg.Le rapport dit que 650 personnel ont été fusillées dans le village de Tamines.11 y en a 450 environ «pii furent amenées devant l’église.Comme la fusillade était trop lente, les officiers firent approcher des mitrailleuses qui fauchèrent les survivants, pendant qu’on achevait les blesses â coup de baïonnette.A Dinant, 700 personnes furent également fusillées.Ix* nombre des victimes dans la province belge du Luxembourg s’ès lève au-dessus de 1,000 personnes* \ IE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 273 CHRONIQUE RELIGIEUSE 'DE cassée ROME ET LE MONDE ttaasas- LA MESSE ORIENTALE Les Révérends Pères dont la vende avait été annoncée pour la messe orientale, dimanche prochain, à l’église Saint-Enfant Jésus du Mile End, sont arrivés hier.Mgr M.Haggar chantera la messe, assisté du R.P.B Nahas, curé des Syriens, à Lawrence Mass., et supérieur des Basiliens du Mont Liban.Amérique du Nord, et de M.l’abbé Paul Kamalouf, curé des Syriens, de Toronto.Samedi nous publierons les noms de la plupart des invités à cette messe.Le père Nasre, curé des Syriens de Montréal, prie ceux qui ont déjà reçu des invitations, d’y répondre au plus tôt afin que J#urs sièges soient réservés.IV.CHEROUVICON OU PRIERE DES ANGES.L’offrande du pain étant terminée, on fa.t solennellement la “Grande Entrée oti procession avec les oblats”.Le prêtre précédé des acolytes, fait le tour du choeur avec le pain et le vin qui servirent au Saint-Sacrifice.Cette procession est suivie du chant des petites et des grandes litanies, du baiser de paix et enfin du chant du credo, par le choeur, en latin.Ceux qui désirent assister à cette messe peuvent se procurer des sièges en s’adressant aux personnes suivantes: R.P.Nasre, 434 Lagauchetière Est.Tel.Est 2885; à l’abbé Borel et à M.Beunader, 116 Deséry.Tel.La-salle 1403, ou encore, au presbytère du Mile-End.La recette de la vente des billets est pour a.der à la construction d’une église pour les Syriens catholiques de Montréal.-a-— COMITE FRANCE- AMERIQUE (SECTION FEMININE).POUR LES MARTYRS DE LA PATRIE Sa Grandeur Mgr Bruchési célèbre ce matin à la Cathédrale, au milieu d’une grande foule recueillie, un service solennel pour le repos de l’âme des soldats français et belges tombés au champ d’honneur.ALLOCUTION DU REVEREND PERE H AGE, 0.P.Il est littéralement accablé sous les dons en nature qui lui arrivent de tou tes les parties du pays pour la France.Il avait compté sur un arrivage hebdomadaire de 10,000 objets.Depuis une semaine il en a reçu 25 000.D’ici à une semaine il en recevra peut-être 50 000.Le Comité invite avec instances les donateurs à mettre leurs noms et leurs adresses, écrits bien lisiblement (“comté”, “province”, “Canada”, “rue”, etc., tout au long) sur tous les paquets.Employer de préférence des cartes blanches, qu’on attachera avec des épingles doubles ou épingles de sûreté.La carte est nécessaire pour faire connaître le.Canada français en France.Impossible maintenant de faire et d’attacher les cartes à Montréal.Le travail est devenu trop considérable.Il ne suffit pas d'une carte sur chaque paquet, car les effets seront éparpillés un peu partout eiiivant les besoins.Des personnes instruites, hommes ou femmes, pouvant consacrer leurs loisirs à l’Aide à la France, trouveraient du travail en s'adressant au Comité.On demande en particulier deux ou trois bens chefs de services et des demoiselles pour la dactylographie.Les caisses vont manquer absolument.On en demande à grands cris.Tous les marchands de Montréal qui en auraient sont priés d’en envoyer sans retard au dépôt de la rue Saint-Jacques, 71 A.Les dimensions requises sont de 3 à 4 pieds dans tous les sens.Doivent être bien résistantes.On nous rendrait service en faisant dans les caisses les expéditions de la campagne.Chaque localité est priée de grouper ses envois pour nous épargner du travail.Expédier ensuite directement sur Montréal, afin d’éviter des frais et prévenir des malentendus.Les millions de Français et de Bel ges qui souffrent de ia faim et du froid en France ont le droit de s’at tendre à ce que les Canadiens-français fassent rapidement leur devoir.LE COMITE FRANCE-AMERIQLi (Section Féminine) Mme Rosaire Thibaudeau, Présidente.Mme Hugueniu (Madeleine), Secrétaire.Immeuble Duluth, Chambre 34.Téléphone: Main 3569.-»- VETERANS DES ARMEES DE TERRE ET DE MER 1870- 71 Assemblée de tous les membres de la dite société.Dimanche ie 22 novembre, à 2 heures 30, à la salle de l’Union Nationale Française, 71 avenue Viger.Par ordre.WALTER, président.FEU FRANÇOIS CARON Mardi, 10 novembre, est décédé subitement à son ouvrage au bureau central des Postes, à.Montréal, M.François Caron.Le défunt était âgé de 50 ans et 8 jours.Il était fils de feu Edouard Caron, ancien député de Maskinomgé, et natif de Louiseville, Québec.Les funérailles ont eu lieu vendredi, le 13 ,au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.M.Caron demeurait au No 76, 1ère Avenue.Viauville.Le défunt laisse trois frères, Clovis, maire de Louiseville; Louis, em ployé des Postes à Montréal; et Charles, cultivateur; une épouse, née Oliva Picotte, et cinq enfants.Des milliers de personnes se pressaient ce matin au service solennel chante à la cathédrale pour le repos de l’âme des soldats français et belges tombés au champ d’honneur.L’Union Nationale Française, organisatrice de cette cérémonie, avait convoqué toute la colonie française et belge ainsi que le clergé et les représentants des différents corps publics.Derrière le catafalque, se tenaient les représentants des différentes sociétés françaises et belges avec leurs drapeaux.On remarquait entre autres l’Union Nationale Française, la Mutuelle, la société des Vétérans de terre et de mer de 1870, et l’Union Belge.La colonie française était re-présentée par M.Bonin, secrétaire d’ambassade, revêtu de l’uniforme consulaire, et de Mme Bonin, de M.L.Raynaud, vice-consul; la colonie belge, par M.U.de Sola, agent consulaire de ia Belgique à Montréal.La Russie, l’Italie, le Portugal et la Suède étaient représentés officiellement par leur consul.Le service funèbre fut célébré par Sa Grandeur Monseigneur Rru-chési, assisté de NN.SS.Dautb et Lcpailleur, de Mpr Roy, prêtre assistant, de l’abbé Bouilhct, diacre d’office, et de l’abbé Borel, comme sous-diacre d’office.On remarquait dans le choeur NN.SS.Forbes, de Jolictte; Gauthier, les chanoines Décary et Lecoq, M, Lalandais.di-'¦ecteur du Grand Séminaire de Montréal, M.I.alannc, directeur du collège de Montréal, M.l’abbé La-force, curé de Chambly: M.l’abbé Brosseau, aumônier de la société Saint-Jean-Baptiste; M.le cu"é Pi ebé, de Saint-Georges; M.le curé (.'barrier, de Notre-Dame de Bouse-cours, ainsi que des délégués des Franciscains, des Dominicains, des Frères des Ecoles Chrétiennes, des Frères Sainte-Croix, de la congrégation Notre-Dame et des autres congrégations religieuses.La chorale de la cathédrale, sous la direction de M.Arthur Laurendeau, exécuta la messe des morts de l’abbé Peru,si.Les principaux solistes fu-rei t MM.J.Mugnan, C.Laurendeau, docteur Dufresne, M.Langlois, E.Lebel et A.Dufresne.Remarqués dans la nef : le président de l’Union Nationale Française et Mme A.Bris,set, M.Walter, président des Vétérans de terre et de mer, L.Bourgeois, président de la Mutuelle, le personnel du consulat, MM.Barbier et de Vrégille, sir L.A.Jetté, le sénateur et Mine Raoul Dandurand, le sénateur et Mme Brique, sir Horace Archambault, les juges Archer et Guérin, Pex-maire Guérin.M.Sévérin Letourneau, député.M.J.Décary, représentant du gouvernement provincial, M.R.Lemieux, député, II.Baril, président de TA.C.1.C., N, Pérodeau, le sénateur !.O.David, A.Bergevin, M.Leblond de Brumath, Téobcvin ïoulé, représentant la ville, Me G.Desaulniers, le Dr Lachapelle, M.le Crévecoeur, M.O.Asselin, M.Ge-nin, le juge Lanctôt, etc,, etc.L’absoute fut donnée par Sa Grandeur Mgr Bruchési.Après quoi le Rév.Père Hage, O.P., prononça l’oraison funèbre que nous publions in extenso ci-dessous : POUR MAISONS DE VACANCES, dtmeurea où pUeoment immobilier, un site au Jardin Lakeaide pré» de la rue Sherbrooke pro-poaée à l’ouest du Bled eat recommandé.Voyes ou acriees.MARCH TRUST CO., LIMITED.Iit0 ruo Saint-Jaeauea Ut non contristemini, .tient et céleri qui .tpein non habent.” Se vous affligez pas comme ceux qui n'ont point d’espérance.” Monseigneur, Mes Frères, Oui, sans doute, c'est une parole le tristesse, une parole voilée de larmes et entrecoupée de sanglots, une parole de religieuse et patriotique sympathie, que vous attendez de mon ministère, Vous avez raison, et je viens du haut de cette chaire, d'où ne doivent descendre que la vérité el la consolation, vous apporter au nom de Dieu, au nom de l’Eglise, au nom de nos chères patries éprouvées, la sincère expression de notre affliction, ainsi que les motifs ais de notre espérance.Affligés, nous le sommes par la mort (le ces milliers et milliers de frères belges, français, anglais, qui là-bas ont généreusement lutté et sont héroïquement tombés ; de ia Dunkerque maritime à l’alsacienne Strasbourg, d’Ostende, joyau de Belgique, à Reims, gloire de France, ce n’est plus qu’un champ de bataille, et qui pourra dire les horreurs dont ce champ de bataille, vaste comme trois pays, a été couvert jusqu’à présent ?; affligés, nous le sommes, au spectacle des ruines et des désolations que cette épouvantable guerre laisse derrière elle ; affligés, nous le sommes à la vue de ces foyers éteints et dispersés, de ees familles exilées, de ces mères séparées de lerus enfants, de ces enfants qui demandent du pain et ne trouvent personne pour le leur rompre ; affligés, nous le sommes aux sinistres lueurs des bibliothèques qui flambent et aux craquements formidables des cathédrales qui tombent 1 Cette affliction, le prophète îles Lamentations semble avoir été le seul à pouvoir l’exprimer : “ Les chemin de Slon sont dans le deuil car on ne va plus aux fêtes ; toutes ses rues sont désertes, ses prêtres gémissent, scs vierges sont humiliées, et toute la cité est remplie d’amertume.L’oppresseur a étendu la main sur tout ce qu’elle avait de précieux et elle l’a même vu pénétrer dans ses sanctuaires.Des enfants et des nourrissons sont en défaillance dans les rues de la ville ; ils disaient à leurs mères : Où y «-t-il du blé et du vin ?Et ils tombaient comme des blessés, et ils ren.(laient l'Ame sur le coeur de leurs mères, ” Us sont partis, il y a quelques mois, ces braves gens, ees nommes courageux, fleurs de leurs campagnes, orgueil de leurs cités: ils ont (initié sans faiblesse leurs toits et tears clochers: les fils ont suivi les pères, les pères ont donnéTexemple aux fils.Us sont allés, pleins d’entrain et d’espoir là où les appelait la défense de la patrie.Un saint enthousiasme les animait, et beaucoup d’entre eux, comprenant qu’une conscience d’homme est d’autant plus vaillante qu’elle est davantage purifiée, ont demandé au second baptême de la religion, la force d’affronter le premier baptême du feu.Us l’ont reçu ce baptême, fièrement, pleinement, si pleinement qu ils son tombés en victimes, si fièrement qu’ils se relèveront en héros dans Ja mémoire de leur pays.Et maintenant, agenouillées , sur la tombe de leurs enfants, la religion et la patrie, ces deux mères si tendres et si aimantes, y déposent tour à tour le tribut de leurs regrets et de leurs larmes.Empruntant aux saints Livres leurs accents les plus plaintifs, la religion s’écrie: “Us sont tombés, les forts et les braves! Ab! ils étaient beaux et courageux, vos enfants à toutes deux; amabiles el deeori: ils étaient plus rapides que les aigles, plus forts que les lions, aqidlis velociores leonibus fortiores.Comment donc sont-ils tombés?Quomodo seciderunt fortes?Et mêlant ses larmes à celles de la religion, la patrie la triple patrie, désormais unie dans un amour indéfectible, élève la voix: elle pleure ses fils moissonnés dans les combats.comme cette mère qui fatiguait de ses gémissements les échos de Rama et qui restait inconsolable parce que ses enfants n’étaient plus.Pour nous, mes frères, nous ne sommes pas et nous pouvons pas être inconsolables; car ces pleurs, que Dieu permet, en même temps, il les console.Soyons tristes, c’est bien; mais, non point comme ceux qui n’ont pas l’espérance.Nous avons l’espérance: c’est Dieu lui-même qui nous la donn; il nous la donne pour nos chers morts; il nous la donne aussi pour nous-même.Oui, nous en avons la confiance.Dieu (pii attendait nos victimes sur le seuil de l’éternité, les y aura misécordieusement accueillies.Sans doute, nous ne pouvons pas dire, ni enseigner que la mort subie pour la patrie ait les mêmes promesses et la même vertu, que le martyre enduré pour la religion.Mais, quand l’esprit patriotique est illuminée de surnaturel, quand le coeur patrioti-que est échauffé de céleste amour, ou simplement en paix avec Dieu, la mort pour le salut du pays de-vient un acte héroïque de force chrétienne et elle place au front du soldat J’auréole du martyr.Or, ils sont nombreux ceux qui ont ainsi compris et ainsi pratiqué leur devoir; et quels admirables spectacles les soleils de France et de Belgique ont éclairés sur les champs de bataille! Les chants religieux et la parole du prêtre ponctués par les grondements du canon, ces hommes de tout âge, de toutes armes et de tous grades, se préparant à la mort en priant pour ceux qui sont déjà tombés; ces visages amaigris par la fatigue, ces yeux attristés par les horreurs d’en bas, mais toujours sainlement fixés en haut et pleins de confiance dans la victoire, tout cela, écrivait un soldat, est comme une déchirure dans notre ciel noir, et qui nous laisse entrevoir les splendeurs éternelles.Voyez aussi ce piètre appelé par un groupe de soldats en rase campagne, et là.en plein champ, sans autre autel (pie ses mains sacerdotales, sans autres cierges que les grands arbres qui abritent cette scène jugée incroyable quinze jours auparavant.distribuant la sainte communion à plus de quarante jeunes gens admirables de foi, de piété et de patriotisme.Admirez enfin, ce colonel qui réunit un jour de dimanche, les troupes occupant la région et les fait assister devant une chapelle de campagne à une messe célébrée en plein air, pendant laquelle s’échappent de deux mille poitrines et retentissent sous la voûte du ciel les pieux et entraînants refrains : “Je suis chrétien”, “Nous voulons Dieu”.Je ne puis citer tous ccs traits d’héroïsme et de foi, mais de toutes les relations qui nous sont parvenues, il se dégage, pour nos soldats, une douce confiance au sujet de leur avenir éternel, et si.pour plusieurs d'entre eux, la purification n’est pas complète, j’espère, ah! j’espère fermement que nos Y p r 1 èr e s V a c li èvc r o n t.Livras Nouveaux Bibliothctjuos à Sections ™ I W I W W I ¦ W M W W ____ wmnrrc r>r a ccvimc «PT Trkf* Adjutor Rivard, CHEZ NOUS, 25 sous, par poste 30.Adjutor Rivard, Etudes sur les Paj; 1er» de France au Canada, 75 sous, par poste 80 sous.Arthur Lemont, La Misaion Belge au Canada, avec tous les renseignements officiels sur la guerre actuelle, 60c, par poste.66c C.-E.Lu vergue, GEORGES-ETIENNE CARTIER, avec une préface de M.Edouard Montpetlt, 25 sou» par poste.28c • Gagnon, Questions d’hier et d’aujourd’hui, 75c, par poste .83c COFFRES-FORTS-CLASSEURS ET TOUT AMEUBLEMENT DE BUREAU Nous avons de jolies bibliothèques démontables, pouvant s'adapter à tous les goûts et de tous les finis.SPECIAL Bibliothèque en chêne solide, comprenant 5 parties, $11.75 LANGEVIN & L’ARCHEVEQUE, ubraires.8 rue Saint-Jacques Main 1948 Montréal vertu purifiante de ce sang librement versé?Il en sortira des générations nouvelles, trempées à l’école du sacrifice, et toutes prêtes à réparer les ruines du présent pour asseoir sur des buses solides l’édifice de l’avenir.Il en sortira l’u-nion — je veux invinciblement l’espérer — l’union de tous les esprits dans l’intelligence et le respect des droits et des libertés de chacun, l’union de toutes les volontés dans a poursuite du bien commun et de la gloire commune, l’union de tous les coeurs dans l’amour des mêmes traditions religieuses et nationales.Ah! si pour atteindre ce magnifique résultat il fallait la guerre, je n’oserais la maudire, l’ange de la dévastation m’apparaîtrait comme l’ange de la liberation, et je serais prêt à déclarer (pie dans les tourbillons des combats, c’est Dieu qui passe pour ressusciter et pour sauver.Déjà, ô France, tu t’es ressaisie: des nations, s’écrie le prophète, marchent à ta lumière et des rois à la clarté de tes rayons; porte les yeux alentour et regarde; tous ils s’assemblent, ils viennent vers toi; tes fils arivve.nl de loin et tes filles surgissent pour te défendre (1).Le danger les a tous rapprochés de ton coeur, et quand le danger ne sera plus, puisse ton coeur être assez grand pour les tous contenir, assez aimant pour les retenir tousl A toi aussi, Belgique, terre de hé-i os, j’appliquerai les paroles du même Isaïe : Ils rebâtiront sur d’anciennes ruines, ils relèveront de nombreux décombres, ils renouvelleront les villes ravagées et dévastées (2).Oui, tu renouvelleras ta •lté universitaire, et ta cité fortifiée, et ta cité eucharistique.Tu feras de tes murs, de ta science et de ta foi, un triple rempart contre lequel viendront se briser tous les efforts ennemis, tandis qu’heureuse cd protégée dans cette triple enceinte, tu apprendras au monde tout entier que ce n’est pas la force qui prime le droit, mais que c’est le droit qui triomphe definitivement de la force et de l’oppression.Alors, mes frères, mes amis, mes compatriotes, nous reviendrons dans cette cathédrale, que notre vé néré Pontife a promis d’ouvrir au Te Dcum de la Victoire, comme il a eu la délicate et touchante pensée d’en ouvrir aujourd’hui les portes au De Profundis de ia douleur.Et maintenant, mes frères, avant de nous séparer, de tout notre coeur prions et disons: Mon Dieu, Dipu de la mort et Dieu de la vie, vous savez, vous et vous seul, le nombre de ceux qui ont (té couchés, en ces quatre mois, dans la fosse commune des champs de bataille, et sur les rives de la Marne et de l’Aisne, et plus loin dans les plaines grises et fécondes de l’Artois, et plus loin dans les villes industrielles et actives des Flandres, et plus loin sur tout le sol à jamais glorieux de la Belgique, dans les vallées de la Meuse et de l’Escaut comme sous les forts de Liège et sous les murs d’Anvers, et plus loin sous les houblons d’Alsace comme dans les prés de Lorraine.Oui, ô mon Dieu, vous les connaissez tous et vous les aimez tous.Nous adorons votre volonté sainte qui a permis leur horrible hécatombe; nous croyons que vous êtes le maître de leurs existences et de leurs destinées, et nous gardons au meilleur de nous-mêmes, le fortifiant espoir que vous réaliserez en leur faveur le dernier souhait que le Pontife, au nom de l’Eglise, va déposer sur leur tombe, en achevant cette funèbre et solennelle cérémonie: Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que ta lumière sans déclin brille pour eux à jamais.Amen.Demandes pour emplacements d’hivernement.Les commissaires du port, recevront jusqu’à midi le 1er décembre, les demandes d’emplacements pour les navires dans le port de Montréal pendant l’hiver 1914-1915, et après celte date, toutes les demandes reçues seront prises en sérieuse considération.DAVID SEATH, Secrétaire.Montréal, 13 novembre, 1914.(1) Isaïe, eh.00, v.v.3-4.(2) Isaïe, ch.01, v.4.Car, c’est là, mes frères, la dette sacrée de la reconnaissance et de l’amour que nous devons payer à ccs martyrs de la patrie.C’est pour eux, que le divin sacrifice vient d’être célébré; c’est pour eux que nous continuerons d'implorer la pitié (livine.Qui sait enfin?Peut-être parmi vous quelqucs-iuls attendent-ils une date pour revenir à Dieu! Quelle plus sainte occasion que cet appel immense des héros tombés pour la patrie et qui vous crient par la voix de l’Eglise: Ayez pitié de nous, vous du moins qui êtes nos amis.* * Consolés déjà par l’espérance que nos chères victimes entreront dans la patrie céleste, nous sommes consolés encore par l’espérance qu’elles nous donnent du triomphe définitif pour la patrie terrestre, Nous ne pouvons en douter: de tels sacrifices ne resteront pas stériles.Terlullicn disait des martyrs de la foi que leur sang était une semence de chrétiens.Le sang de nos généreuses victimes sera aussi une semence féconde, d’où Dieu saura tirer des éléments de force et de vie pour la régénération de nos pays d’origine.La fol et le patriotisme refleuriront sur leur tombe, et leur cendre bénie fera germer des héros.Si c’est, en effet, une loi de l’humanité que l'expiation prépare le salut, si c’est une loi de la Divinité que sans l’effusion du sang il ne se fait pas de rédemption, que n’avons-nous pas à attendre de la PROVINCE DE QUEBEC, district de Mnnt-rénl, Cour Supérieure No 847-Rulcm Morris, demandeur, vs.Nathan Cohen, défendeur.et Mtres Crankshaw et Crankshaw avocats distrayants.Le 3ûme jour de novembre 1914 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit demandeur, au No 175 rue Cartier en la cité île Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit demandeur, saisis eu cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comp,'.tmt' PIERRE MKNJONETTI, H.C.S.Montréal, 19 novembre 1914.PROVINCE DF.QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 2954.- James A Phillips, de la ville de Lachtne, district de Montréal, comptable, demandeur, vs.Eller-Re Wallace Finnic et Charles Robert Miliar, tous lieux courtiers et agents d’immeubles, dos cité et district do Montréal, et y ayant fait affaires comme tels, ensemble en société, sous la raison sociale de "Finnic Millar and Company”, et The Dorval Land Company.Limited, corps politique et corporation ayant son principal bureau d’affaires en la ciié et district de Montréal, défendeurs.Il est ordonné aux défendeurs Finnic et Millard, de comparaître dans le mois.T.DEP ATI E, député-protonotaire.BRASSARD et PEPIN, procureurs du demandeur.Montréal, 10 novembre 1911.Voir dans le NATIONALISTE, dimanche prochain, UNE NOUVELLE RUBRIQUE : .LA -BALANÇOIRE par SPLEEN L’ANCIEN N.B.— Dans rubrique il y a “brique’ BANQUE HOCHELAGA AV ! S est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2%%) a été déclaré par les Directeurs de la Banque d’Hoohelaga, sur le Capital payé de la Banque, pour le trimestre finissant le 30 novembre 1914.Ce dividende, portant le No 95, sera payable au Bureau Principal ou aux Succursales de la Banque, le ou vers le premier décembre 1911, aux actionnaires inscrits dans les livres à la fermeture des guichets de la Banque, le 16 novembre 1914.Par ordre du Conseil de Direction.BEAUDRY LEMAN, Gérant Général.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelqu*.semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées, Cours special du soir.S au.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.3.1-2J A VENDRE BOUTIQUE DE FORGE à vendre.S’adresser 319 rue Ma sonneuyjL TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 681 Ave.Papineau.Propriétés demandées ALEXANDRE DUPUIS Courtier en immeubles, sollicite des propriétaires, la liste de leurs propriétés à vendre et à louer.Immeubles sous toutes ses formes.Echanges et transactions considérés avec soin.Longue expérience.Service efficace.Alexandre Dupuis, 17 Côte Place d’Ar-es, près Craig, Main 7513.ARGENT A PRETER ARGENT A PRETER Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; 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Acquérir comme commerce en opération le commerce actuellement exercé à Montréal sous le nom de “Height of Fashion Ladies Tailory”; Acheter ou autrement acquérir des immeubles pour les fins du commerce’ de la compagnie ; Exercer tout commerce allié à ce qui précède qui semblera à la compagnie susceptible d’être convenablement exercé en rapport avec aucune des affaires ou objets susdits ou censé accroître la valeur d'aucun des biens ou droits de la compagnie ou les rendre profitables pour le temps actuel; Acquérir et assumer D totalité ou aucune partie des commerce, biens et entreprises de toute personne ou compagnie exerçant un commerce que la compagnie est autorisée à exercer ou en possession de biens convenables pour les fins de la compagnie ; Souscrire, assumer ou en aucune manière acquérir des stocks, actions, bons, debentures ou autres obligations ou valeurs de toute compagnie ou corporation et les vendre ou autrement les aliéner; Garantir tous bons, débentures, obligations ou valeurs ainsi vendues ou aliénées par cette compagnie ou les bons débentures ou obligations de toute compagnie exerçant tout commerce susceptible d'être conduit de manière à bénéficier à cette compagnie ; Vendre ou autrement disposer des biens immobiliers et mobiliers et de l’entreprise de la compagnie ou d’aucune partie d'i-ceux pour telle considération que la compagnie jugera à propos et en particulier pour des actions, débentures ou valeurs de toute autre compagnie ayant des objets en tout ou en partie semblables à ceux de la compagnie ; S’associer ou faire des conventions pour le partage des profits, l’union des intérêts, coopération* risque conjoint^ concessions réciproques ou autrement, avec toute personne ou compagnie exerçant ou étant engagée ou sera sur le point d’exercer ou d’entreprendre tout commerce ou transaction que cette compagnie est autorisée à exercer ou il entreprendre ou tout commerce op transaction susceptible d’être menée de manière h bénéficier directement ou indirectement à cette compagnie; Demander, acheter ou autrement acquérir toutes patentes, brevets d’invention, permis, concessions et choses de même nature conférant tout droit exclusif ou non exclusif ou limité de les utiliser ou tout secret ou autre renseignement concernant toutes inventions qui sembleront susceptibles d’être utilisés pour aucune des fins de la compagnie, ou dont l'acquisition paraîtra censée directement ou indirectement bénéficier à In compagne; et utiliser, exercer, développer ou accorder des permis ii cet effet ou autrement faire valoir la propriété, les droits ou enseignements ainsi acquis; Rémunérer toute personne ou compagnie pour services rendus ou a rendre en plaçant ou aidant à placer ou garantissant le placement d’aucune des actions du capital de la compagnie stock ou autres valeurs «le la compagnie ou relativement à la formation ou promotion de la compagnie ou la conduite de ses affaires; Faire tous ou aucun des actes autorisés par les présentes, soit seuD ou conjointement avec d’autres en qualité de facteurs, fldéi-commissaircs ou agents pour d’autres personnes ; Faire toutes tellqs autres choses se rapportant ou tendant à atteindre aucun des susdits objets; Tous bs pouvoirs accordés dans aucun paragraphe des présentes, ne seraient restreints par déduction ou induction d'aucun autre paragraphe des présentes, sous le nom de “Height of Fashion Ladies Tailory Limited’’, avec un capital-actions de vingt mille dollars ($20,000.00), divisé en quatre cents (400) actions de cinquante dollars ($50.00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de In province, ce vingt-neuvième Jour d’octobre 1914 C.J.SIMARD, 5327 Sous-secrétaire de la province.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal) Cour de Circuit No 14198—Leroux, Daigncnult et Brault, demandeurs, vs.J.A.(.h a gnon, défendeur.I.e 30tne jour de novembre 1914 i\ une heure de l'après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1040 rue Rachel Est en la cité (ie Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, rtc.Conditions : argent comptant.1.B.TRUDEAU, H C.S.Montréal.20 novembre 1914.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE ET AUDITEUR Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55SA INT-FRANÇOIS-XAVIER.^MONTRÉAL ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 169 rue Saint-Denis.Tel.Bell Est 1710.Résidence : St-Louis 4393 CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent à prêter ; 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VOL.V.— No 273 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1914 UNE BATAILLE DECISIVE EST IMMINENTE EN POLOGNE RUSSIE LES ALLEMANDS CONTRE LES RUSSES Le commandant des armées du Tsar a l’avantage pouvoir choisir son champ de bataille.— Tout annonce une action d importance vitale.de Londres, 20.—L’intérêt public est à l’heure actuelle concentré surtout ¦ur la bataille qui se livre entre >es Russes et les Allemands, dans l'espace qui s’étend en’re les rivières Vistule et AVarthe, en Pologne.On considère que le résultat de la lutte engagée aura une portée considérable sur les opérations militaires aux autres endroits et même sur la durée de la guerre.La curiosité du public est loin d’être satisfaite, les quartiers-généraux des deux armées belligérantes se montrant très avares de renseignements.Ce qu’on sait de certain, c’est q.ie l’avant-garde russe, composée en majeure partie de cavalerie, qui s’était rendue jusqu’à la frontière allemande après la bataille de Varsovie, se heurta à des forces supérieures et dut refaire en arrière la moitié du chemin parcouru à la faveur de la victoire.Les Allemands expédient des renforts considérables en hommes et en canons entre la Vistule et la ANGLETERRE^ LA NEUTRALITE DEL’ITALIE DES MEMBRES DU PARLEMENT BRITANNIQUE SE FORMENT1 EN ASSOCIATION DANS LE BUT DENGAGER L’ITALIE A SORTIR DE SA NEUTRALITE.—UNE TAXE SUR LE CACAO.FRANCE ET BELGIQUE ENTRE YPRES ET LA PASSÉE Le mouvement offensif des Allemands à cet endroit semble être leur dernier effort pour essayer d’atteindre la côte.—La manoeuvre est devenue difficile à cause de la pluie.Du nord de la France, 20.—Le] attaques après leur avoir fait subir KutmTa* eu \ i n * °c \ c client 'Vf f c t sur .^onr*re'j' 20 — L imposition d’une mouvement offensif des Allemands | également de lourdes pertes, les armées autrichiennes de Galicie ,axe.sur.,1?c°7a et ' .«Volition de entre Ypres et La Bassée semble être .mv iITTnu.„—M qui ont délogé les avant-gardes en- 1 indemnite_ parlementaire, voila ce ]e dernier effort au ils osent faire! SOLS-i|.*RIN AUTRICHIEN nemies dans la région de°Cracovie.| le ‘'Daily Express” et le “Glo- p0ur parvenir à la côte et s’y forti-Quekmcs dépêches reçues par ^e.conseillent au gouvernement de fjer afjn j-y passer l’hiver.des journ^de Berlin sur les ope- “^sema/Taux veuves des!.Les Anglais attendent en silence rations avec les Serbes prédisent la chute prochaine de Belgrade.Coïncidant avec l’entrée de l’armée autrichienne à Valjevo, l’officier commandant à Semlin a envoyé un plénipotentiaire à Belgrade pour demander la reddition de la ville.Le commandant de la forteresse de Belgrade a demandé une heure pour réfléchir et n’ayant pas répondu à l’expiration du délai accordé, les Autrichiens recommencèrent le bombardement.La population de Valjevo jeta des fleurs sur le chemin par où entrèrent les Autrichiens.En même COULE le.Le fait que le cocoa, dont le comme ce c rn‘il 1 commerce dans l’esprit du public,1 1 rnier- intéresse certaine feuille ministérielle, n’est pas taxé par le chancelier, tandis qu’un droit additionnel de G sous la livre est imposé sur le thé, ne plaît ni aux députés ouvriers ni aux membres de l’opposition.Pour ce qui est de la suppression du traitement des députés, plusieurs membres de l’opposition répron-vent cette mesure démocratique.LA NEUTRALITE DE L’ITALIE temps quelques récalcitrants lancé- Dome, 20 — Plus de 110 membres rent une bombe par une fenetre (juparlenient,desradicaux, desdé-d’une maison qui fut incendiee par mocrates constitutionnels, des so-les soldats fuueux.| cjaiLstes, ont formé une associa- Les Serbes se sont retires sept tion dans le but de combattre la Paris, 20.—Des dépêches venant de l’Adriatique disent que le Wal-deck Rousseau n coulé un nouveau sous-marin autrichien et réussi a échapper à une flottille de dix-sept destroyers.LA DUREE DE LA GUERRE Londres, 21) — D’après une dépêche de Bordeaux envoyée au "Stan- Wartha où doit sc livrer la bataille, thilles au sud-est de Valjevo où la neutralité gardée par l’Italie et de L’ennemi tentera de tirer avantage du fait que dans cet espace plutôt restreint, les Russes ne pourront pas cette fois, avoir la supériorité du nombre.Le Grand-Duc Nicolas, commandant en chef, peut cependant choisir à s< n gré l’endroit où il voudra livrer la bataille et il est probable que cet endroit sera aussi éloigné que possible des lignes le communication de l’armée allemande.Devant Cracovie, en Galicie, et dans la Prusse occidentale, les Busses continuent leur avantage sans paraître être affectés par le fléchissement du centre de leur armée.Ils déploient en outre une grande ae.i-vité dans les Garpathes, dans le but d'empècher les Autrichiens d’opérer leur retraite en Hongrie.On assure même qu'ils ont déjà coupé la retraite à 800,000 Autrichiens, lesquels au cas d’une défaite, seront forcés de fuir du côté de l'ouest.Les Russes et les Turcs se sont livrés un duel d’artillerie à une grande distance les uns des autres, et 'es deux côtés réclament l’avantage.Le communiqué russe déclare que le croiseur turc “ Goeben ”, autrefois de la flotte allemande, a été endommagé fortement dans la mer Noire, tandis que les Turcs affirment à leur tour qu’un navire de guerre russe a durement souffert dans cette rencontre et que les autres croiseurs qui l’accompagnaient ont été forcés de fuir.Comme au début de la guerre, une dépêche de Vienne dit que la ville rie Belgrade a été mise en demeure de se rendre.Cette ville a été bombardée sans relâche pendant plusieurs semaines et les Serbes durent leur délivrance à la marche rapide des Russes vers les frontières autrichiennes du nord.A l’heure actuelle, les Serbes comme les Monténégrins ont été refoulés dans leur propre pays, et les Autrichiens, sans se préoccuper de la seconde invasion de leurs frontières septentrionales, par les Russes, s’efforcent d’anéantir les deux petites armées serbe et monténégrine.BULLETINS OFFICIELS Petrograd, 20.— Le communiqué officiel suivant des quartiers-généraux russes a été publié: Sur la rive gauche de la Vistule, le combat, pendant ces derniers jours, s’est livré à deux endroits principaux: sur la ligne de bataille entre la Vistule et la Warthe, et sur celle qui s’étend entre Czenstochro-wa et Cracovie.Ces engagements ont un caractère d’extrême férocité et les deux armées attaquent et se défendent tour à tour.Dans la Prusse occidentale, nos Troupes attaquent l’ennemi forte-nent retranché.A l’est d’Anger-lurg, les tranchées allemandes .ont protégées par une triple bar-¦ière de fils barbelés.Nous nous bataille fait rage.LA BATAILLE NAVALE TURQUE RUSSO- Petrograd, 20.— Le rapport officiel suivant a été publié par le ministère de la Marine russe, concernant la bataille navale de la mer Noire entre les flottes russe et turque : “Le 18 novembre, une partie de la flotte russe de la mer Noire, revenant de Sébastopole près de la côte d’Anatolie, aperçut à 25 milles du phare de Bhersones, deux croiseurs turcs, le “Goeben” et le faire une campagne destinée à entraîner l’entrée en lice de l’Italie aux côtés de l'Angleterre et de la France.KIPLING EST TROP CURIEUX Londres, 20 — Le sergent Callis, du 5ème Royal North Lancashire Territorials, raconte dans une lettre comment Kipling a failli se faire arrêter pour espionnage.Le bataillon du sergent se dirigeait du côté du parc Knovvle pour faire l'exercice coutumier ,quand un homme d’apparence ordinaire se présenta en arrière de la colonne “Breslau”.La flotte russe ouvrit et se mit à demander au sergent un immédiatement le feu, après s’être i ta* les FranÇals< à cou-1 qui, assisté de plusieurs religieuses ,.i m.o-.,'1 ' -f.,-., k'ùmin nti U vcrL de ^eur artillerie, firent une at- est rejeté à Ypres au cours du born leurs de neutralité qui obtiendront :^ rPirrr*p.fajtP de* Mons i l»que près de Wytschaehe et gagné-! bardement.Il porta secours à 52 sol- la victoire finale.Dites ceci au Da-, d(l‘vant *r|ps pnnpmis supérieurs,’i rent du terrain.Armentières, déser-' nemarck de la part dc l’impératrice coniine l’un des plus beaux exploits jtée par ses habitants, fut de nouveau Marie Feodorovna.” | militaires jamais accomplis." | bombardée de même que Béthune, la même conduite fut tenue.Ce fut grande réunion patriotique, qui sera une véritable “débauche” de bon- tenue au Monument National le 17 lets, de balles et d’obus.j décembre prochain, et dont les profi .L’infanterie nous attaciua molle-1 seront versés à nos oeuvres le se ment et marcha à la boucherie cou- j cours.Tous les personnages les plus rageusement.L’ennemi tenta, sous marquants de la race Canadienne l'oeil du Kaiser, niais en vain, de française seront invités à pie .1rs s’emnarer des villages de Dilrens et par|; a cet hommage destiné à hono-de Ouesnayen Semterre.Ln offi- rer pun jes nôtres, et nul doute qu’il cier a déclare nue 500 cadavres allé- y aura grande affluence de patriotes.mands ont dêià été enterrés et qui] a .a t-, en reste un plus grand nombre qui n’ont pas reçu de sépulture.LES ALLEMANDS SONT SATISFAITS Paris, 20.— Les têtes dirigeantes de l’Allemagne se disent satisfaites du progrès de la guerre, bien qu elles regrettent de voir l’Angleterre encore indemne, a déclaré un diplomate italien qui arrive de Berlin.Il dit aussi que les Allemands n'attachent pas une grande importance à l’inaction de leur flotte, car 1 Angleterre n’a rien fait de la sienne non plus.Pour l’invasion de la Grande-Bretagne, ils considèrent que leur flotte n’est pas tout-à-fait nécessaire a cette opération.Us attendent beaucoup de leurs Zeppelins, mais ne veulent pas en parler beaucoup.Ce diplomate italien dit que les autorités à Berlin soulèvent continuellement l’enthousiasme du peuple en annonçant l’arrivée de milliers de prisonniers qui ne viennent pas.A cet occasion les amis e: les admirateurs du Gouverneur Pothier lui offriront son buste en bronze, oeuvre superbe de notre sculpteur Laliberlé LA T.S.F.SUR LE WINCHESTER New-York, 20.—Sans donner aucun motif plausible de leur acte, les fonctionnaires préposés à la perception des revenus üu port sont montés, hier, à bord du yacht “ W’i.i-ci ester ”, ancré au large de Slater Island, et ont détruit les accessoires de télégraphie sans fil qui s'y t cuvaient.Le personnel du cutter “ Seneca avait, au préalable, placé une escouade de gardiens sur le “ Winchester ”, Les fonctionnaires du gouvernement ont prétendu qu’ils avaient reçu des ordres de Washington.On a rapporté que le “ Winchester ” n’avait aucun permis l’autorisant à avoir des appareils de télégraphié sans fil.date allemands blessés jusqu’à ce qu’il eût été finalement tué par un obua.LE PRINCE DE GALLES Du Nord de la France, 20.— Le prince de Galles attaché à Tétat-ma-jor du général French a été très oc-cupé hier.Il s’est attelé à la tache de bonne heure hier matin jusqu’aux dernières heures de Tapres-midi, se servant de la grosse automobile qu’on lui a envoyée d Angleterre.Deux autres officiers l’accompagnaient.Quand il se retira, on l’avertit du fait qu’on sonnerait la (liane le lendemain matin à 5 heures et demie.Le prince qui entend pour la première fois le son du canon sur un véritable champ de bataille, s’acquitte de ses fonctions comme un autre officier, et s’attire les éloges des officiers cl des hommes à cause de son zèle.Les soldats sont fiers de l’avoir parmi eux.Le prince est en train de se faire un nom comme marcheur.savoir.Voulez-vous POURQUOI MJELLIER N’EST PAS PREMIER MINISTRE A QUEBEC ?“Un conservateur’’vous le dira dans le NATIONALISTE, dimanche.M V LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1914 VOL.No 273 U VIE SPORTIVE ESSON DEVRA RENCONTRER LE Dr ROLLER LE “DOC” A INSISTE FOUR SE REPRENDRE MERCREDI PROCHAIN AU PARC SOHMER Le Dr Roller n’a pas voulu quitter Montréal sans avoir obtenu une victoire concluante sur le pros Jimmy Esson.L’homme “aux dents de lait” aura donc à rencontrer tie nouveau le brave et populaire Docteur mercredi prochain au Parc Sohmer.Roller 'a rencontré George Kennedy hier et lui a demandé cette faveur.Comme il le faisait remarquer au gérant du Club Canadien hier, Esson n’aura plus la chance de lui prendre une prise de fourche et un ramassement complet de son anatomie comme il l’a fait mercredi dernier.Le Doc était encore quelque peu souffrant hier, niais il espère être complètement remis de sa commotion cérébrale vers la fin de cette semaine.Le match annoncé entre Tremblay et Paradis est donc rçmis à plus tard.Esson qui déclarait après la lutte de mercredi que le “Doc” était “yellow” pourra donc revenir à la tâche plus tôt qu’il ne s’y attendait.Encore une lutte digne d’attirer une grande foule.DANS LA LIGUE M0NTEFI0RE I LA BOXE AU ! CANADIEN 1 Voici le programme de ce j soir: J Tommy Dempsy vs Young I Sims, 110 livres, 4 rondes, j Eddie Rosie vs Kid Dunn, !* 135 livres, 6 rondes.Dow Keller vs Dave Brown, 145 livres, 6 rondes.| Alf.Freeman vs Kid Watson, j 118 livres, 8 rondes.{ Frankie Nelson vs Charlie | McCarthy, 135 livres, 10 rondes UN GRAND MATCH DE BOXE C’EST A L’OLYMPIC CLUB QUI: LUSTIC ET’ LORE Si: BATTRONT LE 28 NOVEMBRE.Voici les résultats des parties jouées hier soil' dans es séries de la ligue de quilles Monte fiore: Y.M.H.\.t.Sonrkes .145 125 142—412 Kirsch .157 172 107—43(5 Goldstein .154 113 134—431 1.Garfinkie .172 137 168—477 A.Sourkes .137 161 138—436 Totaux.765 738 689 2182 Moyenne d'équipe—436.4.Montefiore G ircle.Kutzman.193 160 151—414 Gittleson .19(1 lit .—211 I.obel .114—114 P.Garl'inkl e.1 fit iin 107—387 N.Ostro .140 157 141—438 Berfeld .108 125 162—395 Totaux.615 665 675 1955 Moyenne d’équipe—391.Zionist.S.Resell .190 100 150—500 Shalz ., .169 138 151—458 F'enster .146 144 165—155 Leavitt .143 160 162- 105 J.Resell .142 171 191—507 Totaux.796 776 819 2391 Moyenne d’éauipe-— 478.2.rromonias.H.Cohen .123 152 137—412 Glitman .192 150 124—466 F'reidman .183 94 158—425 Hirsch .194 144 139—387 i Sisenwien .142 192 143—477 Totaux.734 732 701 2169 Moyenne d’équipe- 133.8.Kurekas, Caplan .166 141 164 471 1 Ornstein .143 143 123—409 Shapiro .122 146 140—108 Kerts .137 113 139—389 Rosen .137 139—480 Totaux.772 679 704 2155 Moyenne d’équipe—431.Progress.Adelstein .125 126 137—388 Lefkovitz .too .—100 Silver .131 148 279 Rosenberg .122 133 131 380 Botchild .136 148 147—431 Greenberg .127 116 133—376 Totaux.610 654 696 1960 Moyenne d’équipe— 392.LIGUE MONTHEAL-OUEST.Pirates.W.Forrester .176 129 123—428 W.Palmer.162 103 ( 14—379 B.Jarvis .147 101 130—378 W.Ladd .147 127 167—421 M.Finnic .176 158 149—483 Totaux.808 618 683 2089 Braves.A.Jarvis.145 134 146—425 J.Barclay .105 126 136—367 A.Hastie .112 150 127—389 T.L.Bain .156 109 131—396 W.W.Douglas.188 130 131—449 Totaux.706 649 671 2026 Athletics.A.Fyfe .151 174 182—507 W.F.McDonnell 131 124 123—378 It.McArthur .121 74 113—308 A.B.Otter .118 105 148—37! J.F'.Briggs .124 140 122—386 Totaux.645 615 688 1950 POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Braves .8 4 667 Athletics .6 6 500 Giants .• • • • • 6 (i 500 Royals .6 6 500 Cubs .5 7 417 Pirates , .5 7 417 Le Club Olympic a organisé pour le samedi soir 28 novembre un match de boxe qui fera sensation dans les annales pugilistiques de notre ville.Le gerant Max Engel s’est déplacé récemment à New-York où il a réussi à organiser un grand malch entre les pugilistes bien connus JohnnyLustig et Johnny Lore, deux boxeurs animés d’une rivalité intense.Tous deux sont bien connus à Montréal où ils se ;ont révélés maîtres du “manly n i”.L’Irlandais Lore est reconnu ¦online champion canadien des lojds-légers, titre qu’il a conquis iar ses succès concluants sur vnockout Brown et Patsy Di ouil-ard.Jimmy Duffv, Joe Mandot, .each Cross et plusieurs autres op-motchers ont également été en nesure de reconnaître ses qualités Inns des rencontres disputées à X’cw-York.C’esl un boxeur tenace pii sait cogner admirablement bien les deux mains.Lustig, le boxeur uif qui sera son rival le 28 novembre, est reconnu comme un des as- L’ABANDON DE LA DERNIERE PARTIE LES CLUBS OTTAWA ET ST.PATRICK NE SE RENCONTRERONT PEUT-ETRE PAS DEMAIN APRES-MIDI.— LA SAISON DU RUGBY EST FINIE.La venue du froid excessif peut être vue d’un bon oeil par les amateurs de hockey, mais elle n’a certainement pas le don de plaire aux officiers des clubs de foot-ball Ottawa cl SI.Patrick qui sont censés se mesurer ensemble au parc l.ansdownc, samedi après-midi dans une partie pour le championnat de la ville d’Ottawa.L’intensité du froid a rendu la surface du parc Lansdowne si dure que les joueurs risqueraient d’être victimes de sérieux accidents si les équipes rivales se rencontraient.11 est fort probable que les officiers des Ottawa et des St.Patrick prendront ce soir une décision sur Tà-propos de jouer cette partie.Tou-le idée d’une rencontre aurait été abandonnée dès le début de la semaine si les clubs intéressés n’entrevoyaient pas l’espoir d’effacer le déficit de la saison qui a été si désas-t reuse au point de vue artistique et financier.AU MONTREAL SPORTING CLUB HAWKINS SE CROIT DE TAILLE A COUCHER LE FAMEUX PORKY FLYNN.mondial reculer des poids-iégers.pie a fait réceni-l’impressario de 11) rondes contre les deux hommes des exhibitions de première >e aux a 'cnrs.On pourra devenir membre du club en s’adres-à ses salles, 417 Ontario Est, Les amateurs de boxe attendent fièvreusement la grande séance de boxe de lundi prochain au Montreal Sporting Club.Ce soir-là Porky Flynn, un des aspirants les plus accrédités au championnat mondial des poids-lourds, s’attaquera à Elevé Hawkins, le pugiliste noir dont les performances superbes lui ont attire plusieurs admirateurs à Montréal.Son gérant écrit de New-York que cette rencontre est prise très au sérieux par l’Américain qui ne voudrait pas pour tout l’or du , monde être défait à Montréal par un boxeur de la couleur de Jack Johnson.Hawkins s’entraîne avec [un soin tout particulier, car malgré tout le bien (pie l’on dise de Flynn, il csl confiant de pouvoir obtenir une décision favorable à la fin de la soirée.Cette bataille entre deux boxeurs si bien décidés à tout sortir pour vaincre attirera à la salle Prince Arthur le ban et l’arrière-ban de tous les amateurs soucieux de faire partie de nos clubs de i boxe.Ohé! les sportmen Si vous voulez être renseignés sur tout ce qui se passe dans le monde sportif, Lisez u NATIONALISTE 2 SOUS LE NUMERO LE STEELE VICTORIEUX.Le club Steele, de la classe “B”, a gagné trois parties contre le Windsor No 1 dans un match de ligue qui avait élé retardé.Voici le résultat détaillé: Wallace .Windsor N .147 O t.124 122—393 Mercier.100 144 147—451 Charest .150 161 176—487 Fielding .192 126 130—418 Moriarity .117 189 155—461 j Totaux.766 744 730 2240 Moyenne d’équipe— 448.Keating , Steele.150 145 170—465 Orr.180 167 208—555 Lemmerz .134 157 150—441 Morrison .152 190 178—520 Kaufman .158 166 170—494 Totaux.773 825 870 2475 Moyenne d’équipe— -495.A LA PISTE DE HAVRE-DE-GRACE 1ère course — 3 ans et plus, 0 fur longs: 1.Weldship 109, McCahey, 7 à 1, 3 à 1 e! 3 à 2; 2.Martin Casca 109, Troxler, 5 à 1, 2 à 1; 3 Dakota 109, Byrne, 25 à 1, 10 à 1 et 5 à 1.Temps, 1.15.Ardencraig Chhaser, Conquistador, Black Pine, Holland Elect, Front'er, Lithaura.Sail On, Door Mat, Sears-dale et Margaret Melse ont aussi couru.2ème course — 3 ans et plus, steeplechase, 2 milles: 1.Gregg 140, Williams, 7 à 5.3 à 5 et 1 à 3; 2.Fox-croft 157, Haynes, 8 à 1 5 à 2; 3.Brownie Girl, 142, Saffel, 80 à 1, 30 à 1 et 15 à 1.Temps, 4.1G.liobt, Oliver, Orowe Single Siick-Aberfeldy, Veilchen Brush et Frog ont aussi couru.Sème course — 2 ans handicap.5 furlongs: 1.Sir Edgar 112, Troxler, 7 à 2, t! à 5 et 1 à 2; 2.Egmont 100, McCahey, 5 à 1, 9 à 5; 2, Stalwart Helen, 113, Butwell, 12 à 1, 4 à 1 et 7 à 5, Temps, 1.01.Hanson Harry Junior et Beverly James ont aussi couru.lèmc course — The Cecil Stakes, $1 000, 3 ans et plus, 1 mille 70 verges: 1.Amalfi 109, McCahey, 18 à 5, 1 à 3; 2.Little Nearer 109, Fairbro-ther, 7 à 1.9 à 5 et 3 à 5; 3.Thornhill 112, Shilling, 3 à 4, 1 à 4, Temps, 1.46.Harry Shaw et Lochiel ont aussi couru.5ème course — 5 1-2 furlongs: 1.Change 107, Byrne, 9 à 5, 9 à 10 et 1 à 8; 2.Marvellous 110, Coleman, 7 à 1, 2 à 1; 3 Fly Home 107 Ambrose, 6 à 1, 8 à 5 et 3 à 5.Temps, 1.08 2-5.Golden Lassie, Star of Love, Valas, Baby Cole, Page White, Vignola et Royal Bloe ont aussi couru, Oème course — 4 ans et plus, 1 1-10 mille: 1.Autumn 107, Ambrose 40 à 1, 12 à 1 et 0 à 1; 2.Howdy Howdy 104, Smyth, 7 à 2, 2 à 5; 3.Petelus 104, Shuttlnger, 13 à 6, 2 à 5.Temps, 1.50, Napier, Dr Duenner, Husky Lad, Sepulveda, Aimor, Soldier, King Bad ford et Mycenas ont aussi couru.LA COURSE DE SIX JOURS New-York, 2(1.— Les dix premières équipes de cyclistes qui prennent actuellement part à la course de six jours qui se dispute en cette ville, ont pris l’avantage d’un autre tour sur Hyan et WahJrab et Walthour et Halstead.Quelques temps après Hyan et Wahlrah se retirent de la course tandis que l’autre équipe fit un effort désespéré pour reprendre le ter- ! rain perdu.Il ne reste plus mainte-liant que douze équipes en lice lors-1 que dix-huit s’alignaient au premier jour de cette grande épreuve.A 8 heures, ce malin, les “leaders” avaient parcouru 2,051 milles el 5 lours, ce qui est trois milles et 9 tours de mieux que le record.Les huit équipes en tète sont les suivantes: Clark et Root, Lawson et Drobach, Cameron et Kaiser, Lawrence et Ma-gin, Moran et McNamara, Goullet et Grenda, Fogler et Hill, et Egg et Vend.POUR LA COUPE McCALLUM Québec, 20.— Les amateurs québécois ont la riante perspective de voir des parties très intéressantes dès demain.Le riche trophée Mc-Callum sera de nouveau mis en compétition, lors d’une joute sur les allées des salles sportives de la rue Collins De fait, la forte équipe première du club Slrachan.de Montréal, s’y attaquera au National de Québec qui est em possession, depuis le 1er mars dernier, du prix cité plus haut.Selon la coutume, dans les événements relatifs à la coupe McCallum.la victoire sera décidée par la majorité des points dans la joute entière Les joueurs du club Strachan qui feront le voyage sont: J.B.Dupré.W.A.Bryson, W.J.Walker, E.Va-chon, A.Mace, W.Turner et L.Brown.Le National a une bonne équipe aussi, comme tous les amateurs le savent, et nous exhortons les sportsmen québécois à lui donner un encourage ment tout particulièrement chaleu reux, dans cette joute difficile.LE CROQUET La deuxième parlic de croquet, pour la coupe Verville, sera jouée dimanche le 22 du courant au club National, No 503 rue Brébeuf.Les clubs Montréal, Sainte-Marie et Na j lion al sont les concurrents et nous promettent de grandes surprises.Les amateurs sont cordialement invités.MATCH NUL Buffalo, 20.— Freddie Welsh, champion du monde des poids-légers, a fait match nul avec Jimmy Duffy, de Lockport, hier soir.Maigre la décision qui fui rendue, la plupart des spectateurs prétendirent «pie Duffy avait eu un léger avantage sur le champion.DANS LE MONDE DU HOCKEY LE CANADIEN A L’ARENA M.George Kennedy, du Canadien, a déclaré nier soir qu’il avait conclu des arrangements avec la direction de J’Arena pour les pratiques de son club.Ses heures seront probablement de midi à une heure, et la première pratique aura lieu dans la deuxième semaine de décembre si la glace est en condition.LA FRANCHISE DES SENATEURS Ottawa, 20 — D’après les plus récentes informations, il appert qu’un syndicat de sportsmen locaux va peut-être acheter la franchise du club de hockey Ottawa, qui appartient à M.D’Arcy McGee, C.Irvine, L.N.Bate, P.M.Butler, Martin Rosenthal et Frank Ahearn.Plusieurs des actionnaires précités consentiraient à se départir du capital qu’ils ont placé dans le club, i Le syndicat en question viserait à acheter la majorité des actions du club.La rumeur voudrait que M.Frank' Ahearn, l’un des directeurs du club, Frank Shaoghenssy, le gérant d’affaires des Ottawa, et certains autres sportsmen propriétaires du club de baseball Ottawa, sont les principaux intéressés dans cette entreprise.PAS DE DIMINUTION Le président Lichtenhein, du Wanderer, a eu une entrevue avec la plupart de ses joueurs et tout porte à croire que ceux-ci signeront | leur contrat et qu’ils joueront pour j le même salaire que l’an dernier.M.Lichtenhein avait offert 8600 d’après les premiers contrats, mais il a cru bon d’offrir une augmentation afin de décider ses hommes à porter les couleurs du Wanderer.LIGUE DE SIX CLUBS Ottawa, 20 — La ville d’Ottawa aura une ligue de hockey de six clubs si les plans d’un groupe de sportsmen sont menés à bonne fin.Une assemblée des clubs aura lieu cette semaine, afin de s’entendre avec les pros de cette ville pour leur demander de l’aide pour les amateurs .L’intention des promoteurs est d’organiser trois joutes par semaine.Les clubs New Edinburgh, Aberdeen, Y.M.C.A., Saint-Patrice, Collège d’Ottawa, ont déjà manifesté leur intention de faire partie de la nouvelle ligue.ILS PRATIQUENT Ottawa, 20 — La plupart des joueurs professionnels résidant à Ottawa n’ont pas attendu la présentation d’un contrat par les propriétaires de clubs de la N.H.A.pour se mettre à l’entraînement.Angus Duford, Harry Broadbent, Glint Benedict, Skene Rouan, Leth Graham et Eddie Gérard, des Ottawa, ont déjé commencé à se mettre en forme.Tommie Westwick, des Québec, Eddie Lowery.Fred Lake, Tommie Smith et Hébert, des Ontario, ainsi que Cari Kendall, des Wanderers, imitent l’exemple des “pros” locaux.WILLARD EST ANXIEUX DE _SE BATTRE Jess Willard, le “cow-boy” pugiliste, ne veut pas se battre avec Sam Langford, mais il est anxieux de rencontrer Jack Johnson.Jack, de son çôté, est prêt pour le match, mais il y a un certain nombre de personnes qui croient que Willard devrait s’en prendre en premier lieu au noir de Boston.La Société Humanitaire pourrait ainsi avoir une idée des capacités de Jess, et s’opposer à son match avec Johnson, au cas où il serait trop faible.Mais Willard persiste à ne s'attaquer qu’à Johnson, et dit qu'il ne voit pas comment il en serait autrement.“Mon record passé raconte-t-il, me donne droit à une bataille avec le champion”.Mais nous devons dire que ce record n’est, en somme, pas grand’chose, et s’il lui donne quelque droit, c’est de redevenir “cowboy”.Willard, dans quatre ans, a livré vingt-cinq combats.11 en a gagne 18 par des knockouts, ce qui sonne bien, mais lorsque l’on constate que les hommes qu’il a battus sont tous d’ordre secondaire, l’histoire est toute différente.Les hommes que Willard a battus sont tels (jue quatorze d’entre eux sont considères comme des inconnus.Le reste comprend Ran Daly, Soldier Kearns, One Round Davis et George Rodel.Chacun de ces derniers est une farce.Tous auraient également été battus s’ils eussent rencontré des poids-moyens.Disons encore que les victoires de Willard( sur les “inconnus”, comptent pour peu.attendu qu’un homme de sa taille, 6 pieds et 6 pouces, de son poids 245 livres, possédant des bras d'une longueur démesurée et une force re-marnuable, devrait être capable de knoekouter quatorze _ “inconnus” dans une semaine au lieu de prendre quatre ans.UNE REUNION DE LA LIGUE CANADIENNE Ottawa, 20.— Le sort de la ligue de base-bail Canadienne pour la saison de 1915 sera décidé à l’assemblée de cette organisation qui aura Heu à Toronto le 5 décembre.Les clubs de Brantford, de Pcter-boro et de Saint-Thomas veulent se retirer de la Ligue et George O'Neil, le propriétaire de l’équipe d’Erié veut se défaire de sa franchise.Il se peut que la franchise des Erié passe à des sportsmen de Guelph rt de Berlin.La moitié des parties serait jouée dans chaque ville.D'après le président Fitzgerald, le nombre des joueurs sera diminué à 14 et le salaire maximum par mois pour tout le club, y inclus le gérant serait fixé à $1,400.ASSEMBLEE- JTURGENCE Il y aura cet après-midi, à quatre heures et demie, à l’hôpital Général, une assemblée d’urgence où Ton prendra les moyens nécessaires pour rencontrer la crise financière dont les journaux ont parlé hier.COMMERCE ET FINANCE LE COMMERCE DÜCANADA LES IMPORTATIONS D’OR DONNENT UNE FAUSSE COULEUR AU RAPPORT DU MOIS D’OCTOBRE.— LES IMPORTATIONS CONTINUENT DE DEPASSER LES EXPORTATIONS.Ottawa, 20 — Une amélioration substantielle dans le chiffre total du commerce canadien est accusée par le relevé des exportations et des importations publié hier, pour le mois d’octobre.La plus-value de ce dernier mois équivaut presque à la déperdition globale ressortant des sept mois de Tannée fiscale en cours.Le commerce général du mois d’octobre est évalué à 13!) millions $537,008, en augmentation de 24 millions $974,093, tandis que le chiffre global de la période de sept mois s’inscrit à 640 millions $171,-607, en perte de 25 millions $993,-741.Même en défalquant le montant des importations de numéraire et de bilan, qui ne sont pas productif de revenu, le compte rendu peut encore être tenu pour satisfaisant.Les exportations d'octobre, indigènes et de transit, ont monté à 51 millions $844,559.en diminution de 9 millions $295,326 : mais les exportations des sept mois font ressortir une plus-value de $128,903, le montant de Tannée fiscale jusqu’à ce jour, 31 octobre, étant de 2"’2 miJions $141,330.Le mouvement ascensionnel des importations se chiffre par 34 millions $269,419, sur un total de 87 millions $692,449.Durant les sept mois considérés, elles avaient perdu 26 millions $122,644, avec une somme totale des importations pour cette période de 368 millions $30,-277.Les importations d’or et de billon forment un ensemble de 52 millions $578,669 pour octobre et de 81 millions $228,410 pour la période de sept mois, offrant une augmentation de 51 millions $536,944 dans le premier cas et de 77 millions $620,266 dans l’autre.Les exportations d’articles fabriqués au pays ont gagné plus de 2 millions en octobre et plus de 8 millions durant les sept mois.Les exportaPons de produits de la terre ont fléchi de 14 millions en octobre et de 331 millions 447,946 durant la longue période — la plus lourde perte accusée par le rapport.Le bétail et ses produits révèlent une avance de près de 2 millions, pour octobre, et de plus de 10 millions 1-2 pour la longue période.Au chapitre des poissons, on constate des déperditions respectives de $747,754 et 1 inilhon $406.415 ; sous la rubrique mines, $697.684 et $2,561,795, tandis nue les forêts ont décliné de $170,377 durant les sept mois et gagné $430,648 en octobre.LES BONS DUTRESOR LE REMBOURSEMENT DE L’EMISSION DE 8 MILLIONS $500,000 S’EST EFFECTUE HIER, A LONDRES.— LE PROCHAIN AMORTISSEMENT AURA LIEU DANS CINQ ANS.LES COMPENSATIONS WINNIPEG CONTINUE D’ETRE EN VEDETTE, POUR CE QUI EST DE LA DEPRESSION DES AFFAIRES.— LES MOINS-VA-LUES SONT GENERALES.Une lourde chute des affaires de banque nous est révélée par le rapport de la Chambre de compensation de Winnipeg, pour la semaine terminée hier, chute provenant en partie, comme nous l’avons plusieurs fois signalé, de la lenteur du mouvement des grains et du ralentissement général des affaires.Les compensations de cette ville, pour la période considérée par le rapport, se sont élevées à 33 millions $305,168, soit 17 millions $305,168 de moins que durant la huitaine correspondante de l’année dernière.“Le Devoir” a publié hier le résultat des virements des banques de Montréal.La moins-value enregistrée à Toronto se chiffre par près de 7 millions.Voici un tableau récapitulatif comparé des rapports des principales villes du pays: 1914 D’tion Montréal .$50,429,244 $10,338,352 Toronto .39,424,172 6,813,575 Winnipeg.33,305,168 17,305,168 Ottawa.4,443,591 151,889 j Québec .3,508,065 284,149 Halifax.2,008,610 230,433 London.1,570,139 272,645 Saint-Jean.1,412,749 134,241 Ottawa, 20.— Les Bons du Trésor, pour une somme de 8 1-2 millions de piastres, échus hier, ont été remboursés à Londres par le gouvernement canadien, d’après un communiqué du ministre des Finances.La situation financière de la Puissance est actuellement dans une assiette favorable étant donné qu’elle n’a ni Bons ni emprunt amortissables avant 1919.Dans les circonstances actuelles, particulièrement défavorables, une telle position ne saura que consolider notre crédit à l’étranger.Cela veut dire que les emprunts futurs devront demeurer flottants laissant libre cours au remboursement des emprunts perpétuels, qui se chiffrent ordinairement par de gros montants, le Canada offrant avantage sur les autres pays grevés par les emprunts de guerre.Durant les trois dernières années, les emprunts de cette nature échus et amortis forment un ensemble de 35 millions de piastres.On a pians le passé, critiqué le ministre des Finances de s’être procure de l’argent où et quand il pouvait en avoir, mais depuis l’ouverture des hostilités, et comme conséquence de la raréfaction des disponibilités, la sagesse de cette politique apparaît évidente.En février 1912, on s’est pourvu de 25 millions à 3 1-2 pour cent, amortissable en 1930, et cet emprunt a été suivi de quatre autres, l’un de 15 millions, un de 23 millions $300,000 et deux de 25 millions de piastres portant intérêt de 4 pour cent et remboursables en 1940.Ainsi le Canada a de l’argent à longue échéance, ce qui lui donne du temps pour rembourser convenablement.En outre, les dépenses de la guerre actuelle seront, comme on Ta déjà dit, commanditées par le gouvernement britannique.L’EMPRUNT DE GUERRE IL OBTIENT UN IMMENSE SUCCES A LONDRES.— DEJA SURCOUVERT.LE FROMAGE IL SE VEND 14 1-2 SOUS A BROCK-VI LUE.Londres, 20.— Le nouvel emprunt de guerre anglais, le plus colossal enregistré dans les annales de l’Angleterre, a été surcouvert d’après les rapports circulant dans les milieux financiers.Selon les autorités de la Banque d’Angleterre, le rapport officiel qui s’y rattache ne peut être publié maintenant, parce qu’il n’a pas encore été possible de faire un total exact des demandes.La liste de souscription ne sera pas dose avant mardi.Cependant l’on affinne que les souscriptions à l’emprunt de £350,-000,000 ($1,750,000,000) dépassent déjà £600,000,000 ($3,000,000,000).Le critique financier du “Daily Chronicle” dit: “Ce triomphe financier a plus d’éclat qu’aucune victoire militaire.Le crédit du pays, attaqué par nos ennemis, se raffermit par cette avalanche d’or et d’argent.Il serait aisé de fermer la liste maintenant, mais le gouvernement préfère donner aux petits capitalistes, ordinairement en retard, la chance de souscrire.” * * * Toronto, 20.— Quatorze banques canadiennes ont décidé de souscrire à l’Emprunt de Guerre national.Cette décision a été prise à une assemblée de l’Association des Banquiers Canadiens, tenue hier après-midi, à 2 heures, dans les salles de la Banque Canadienne du Commerce.CHANGEMENTS DANS LE PERSONNEL Saint-Jean, N.-B., 20.— W.J.Ambrose, autrefois gérant de la Banque de Montréal, à Spokane, a assumé la gérance de la succursale de cette ville en remplacement de H.M.Ban-¦ croft, qui devient gérant à Québec.William Dick, auparavant gérant ;à Chatham, N.-B., remplace M.Ambrose à Spokane.A.Fk Nash, te gérant actuel à Québec, remplacera W.B.Gravely, qui prend sa retraite après avoir été gerant à Halifax durant plusieurs années.A la foire de la Société Coopérative Agricole de Québec, tenue hier en l'édifice du Board of Trade, on a offert 1,065 boîtes de fromage dont la maison Hodgson Bros, a acquis 346 boîtes de blanc à 14 11-16 sous la livre; G.1).Warrington, 458 boîtes de blanc à 11 5-8 sous; Geo.Hodge and Son, Ltd., 92 boites de No 2, blanc, à 14 9-16 sous et 78 boîtes de bon choix coloré à 14 1-2 sous et 91 boîtes de haut choix ont trouvé preneurs à 14 3-4 sous.Broekville, Ont., 2.— On a enregistré un peu plus de 1,090 boites de fromage à la réunion du prix courant, hier.Le tout a trouvé preneurs à 14 1-2 sous.Kingston, Ont., 20.— A l’enchère au fromage, tenue hier, on a offert 205 boîtes et 77 ont trouvé preneurs à 14 3-4 sous.LA STANDARD OIL COMPANY ELLE DECLARE UN SUPER-DIVIDENDE.Cleveland, 20.— La Standard Oil Company of Ohio vient de déclarer un dividende trimestriel régulier de 3 pour cent, et un super-dividende de 3 pour cent, comme il en a été distribué pour les trois quartiers précédents.Ces dividendes sont payables le premier janvier aux actionnaires inscrits le 24 décembre.Ceci porte la répartition totale, pour 1914, à 24 pour cent, contre 20 pour cent, en 1913.[Kings Auctioneers?VENTE AUX DOUANES Les soussignés ont reçu instruction de R.S.WHITE, percepteur des douanes, pour le port de Montréal* de vendre à L’ENCAN PUBLIC AUX ENTREPOTS DE LA DOUANE 65 rue de» Communes LUNDI, LE 23 NOVEMBRE 1914 Les marchandises suivantes telles que désignées dans le catalogue et se trouvant au dit lieu : 1— Ordre du percepteur jusqu’au 31 mars lîllt.2— Marchandises, droits payés jusqu’au 31 mars 1914.3— Marchandises de fret non réclamées au 31 mars 1914 4— Marchandises d’express non réclamées au 31 mars 1914.5— Marchandises se trouvant depuis plus de deux ans en douanes.fi—Marchandises saisies.7—Petits paquets.CONDITIONS : COMPTANT Un dépôt de 25 p.c., sera requis sur l’adjudication de chaque lot.On peut obtenir le catalogue cher, les encanteurs.VENTE A 10 H RS PRECISES.Rae & Donnelly Encanteurs du Roi.243 RUE BLEURY, MONTREAL Moquin & Frère 120 RUE SAINT-DENIS Epicerie de choix, Importateurs de Vins et Liqueurs.Vin de Messe Taragomne, doux extra, $1.50 le gallon.Vin de Messe Boada Herma-nos, $1.35.Sauternes, $1.40 le gallon.Claret Bordeaux, $1.25.Cherry, Port, Madère, Champagne, etc., etc.N.B.— Attention spéciale aux commandes de Messieurs les membres du clergé.CANADIAN PACIFIC EXPRESS TORONTO-CHICAGO Ls.Gare Windsor 8.45 a.m.10.00 p m.Ar.Toronto Union 5 40 p.m.7.35 aju.Ar.Chicago .7.45 a.m.9.05 p.m.TORONTO (rue) YONGE Ls.Gare Windsor .10.50 p.m.Ar.Toronto.8.00 a.m.Trains de jour —Wagons café-observatoire-palais et buffet.Trains de nuit.— Wagons-observatoire à compartiment et wagons-lits.BUREAUX DES BILLETS : 141-143, St-Jacques.Tel.Bell Main 8125, Hôtel Windsor, Gares Place Vlger et de la rue Windsor.E VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL—TORONTO-CHICAGO ^‘INTERNATIONAL LIMITED” Le tram d'un service supérieur du Canada Quitte Montréal it 9.00 a.m., arrive Jk Toronto à 4.30 p.m.Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.SERVICE DE NUIT AMELIORE Un train quitte Montréal a 11.00 p.m., arrivant à Toronto h 7.30 a.m.Détroit l-4t p.m., Chicago, 8-40 p.m.Service quotidien de wagons-lits, etub-rnrrmnrt’"ment entre Montréal et Toronto.122, rue St-Jacques, angle St-Frarv çoin-Xavier—Téi.Main 6901 Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventur» “ Main 8229 m Ville ADfftH LIGNE DE LIVERPOOL DE MONTREAL MISSANABIE.20 nor.DE ST-JEAN, N.B.MISSANABIE 15 déc.Pour prix, renseignements, etc., s’adresser » WM.WEBBER, Agent ,.encrai, Bâtisse Dominion Express, ou aux agents locaux.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Hoilinger Gold Mines.— 3 pour cent régulier (pour nuatre semaines) payable le 2 décembre aux actionnaires inscrits le 25 novembre.Lake of the Woods Milling Go.— 1 3-4 pour cent, trimestriel régulier, aux actionnaires de priorité et 2 pour cent aux actions ordinaires, échéant le premier décembre aux porteurs inscrits le 26 novembre.Lire dans le NATIONALISTE dimanche prochain : L’encrier du sous-minisire par PAUL MOREAU PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 261 —In re : Industrial Trust Co., Ltd, en liquidation.AVIS En vertu d’une ordonnance de l’Hon.juge Benudin, en date de ce jour, le liquidateur soussigné est autorisé ù vendre la créance de la Compagnie “Industrial Trust Co Ltd”, eu liquidation, ou tous ses droits en icelle, contre Arthur Fournier et Idola Fournier, au montant de S20,8()«.(i2.lui résultant d’un acte de vente passé devant Mtre R.Leroux, N.P., le 22 juillet 1913, et enregistré sous No 251,802, et ce, sur soumissions écrites.Les soumissions seront reçues jusqu’au 5 décembre prochain (1914), date h laquelle elles seront ouvertes.Des informations sur les conditions de la vente peuvent être obtenues en s’adressant au liquidateur.JOSEPH E.BROCHU, liquidateur, chambre 208 Dominion Express Hldg.Casier Postal 1304.Montréal, 17 novembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 9174 The Corporation of the Town of Waterloo, demanderesse, vs.John C.Mayncs, défendeur.la* 30e lour do novembre 1914 fi 11 heures do i’a-vant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 446 rue Hamilton en la eité de Montréal seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en relte cause, consistant en une voiture ft quatre roues, sleigh Conditions : argent comptant.!.A.LAFONTAINE, H.C.S.Montréal, 20 novembre 1914.PRETRES EXECUTES El Paso, Texas, 20.—Un bulletin militaire de Guadalafara, reçu ici, hier, affirme que quatre prêtres catholiques ont été exécutés par l’ordre du général Joachim Amar, gouverneur militaire de l’état de Mi-chpacan, pour avoir soulevé une ré-volte.S 5 VOL.V.— No 273 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1914 3 ON POURRA FAIRE LE NOEUD LES COMMISSAIRES CONTINUENT A COUPER DANS LES ITEMS DU BUDGET DANS L'ESPOIR DE LE BOUCLER.— M.L.J.PRIMEAU S’EN VA.— IL NE VEUT PAS ETRE SECRETAIRE DE M.COTE.— DIVERS.Les commissaires ont augmenté le traitement des journaliers sans la moindre discussion, à leur réunion d’hier.A la suggestion de M.Ainey, •n a aussi augmenté le salaire des charretiers avec un seul cheval, à $3.75 au lieu de $3.50 par jour, et celui des charretiers avec deux chevaux à $0.00 par jour.M.Ainey croit qu’il n’est que juste d’augmenter les charretiers de la même façon que les journaliers ordinaires.On n’avait voté jusqu’ici aucune augmentation à un employé permanent quelconque de l'hôtel de ville.Hier, on a donné une augmentation de $400 à M.J.H.Dubuc, ingénieur du service des travaux publics, mais cette augmentation ne figurera pas sur le budget comme elle est prise à même le salaire d’un autre employé qui a été réduit.POUR LES MALHEUREUX On a accordé la demande de la Fédération Saint-Jean-Baptiste qui voulait faire un refuge pour les femmes et les jeunes filles sans travail de l’ancien édifice municipal du quartier Laurier.M.Chevalier, directeur de l’Assistance Publique, a recommandé aux commissaires d’aceéder à la demande de la fédération, et ces messieurs ont fait comme il le leur était conseillé.L’UTILITE DES INSPECTEURS Quand on en vint à la question de supprimer les inspecteurs de tramways, sous prétexte qu’une demi-douzaine de ces inspecteurs font très peu de travail pour le salaire qui leur est payé, M.le commissaire McDonald s’éleva contre leur renvoi.C’est le temps ou jamais de faire surveiller la compagnie des tramways, dit-il, et je puis bien me permettre de dire que je crois les inspecteurs utiles.M.Côté se range du côté de M.McDonald.Alors M.le maire de dire : “J’espère que ces messieurs vont continuer ; depuis quelques semaines ils ont fait plusieurs causes contre la compagnie des tramways, eux qui n’avaient rien fait depuis cinq ans.Ils éprouvent le besoin de travailler au moment où nous parlons de les supprimer.” M.L.J.PRIMEAU DEMISSIONNE On étudiait le budget du département des travaux publics, hier après-midi, et l’on en était à l’échelle des salaires.Le nom de M.Pri-meau étant prononcé, M.le commissaire Hébert demanda si le service d’inspection des achats et des ventes est bien nécessaire à l'administration municipale.En réponse, M.le commissaire Côté déclare que ce service a été créé l’été dernier avec l’approbation générale, y compris celle de M.Hébert, et que celui qui en a eu la direction, M.Primeau, a rendu depuis de très grands services à la ville.M.Georges Janin, ingénieur, corrobore M.Côté.Prenant derechef la parole, M.Hébert dit qu’il ne consentira jamais à ce que M.Primeau reste inspecteur des achats et des ventes, et il propose de le nommer secrétaire particulier de M.Côté.M.le maire Martin intervient alors : “Inutile de discuter plus longtemps, dit-il.Je Viens de recevoir de M.Primeau une lettre de démission.” Ce disant, M.le maire dépose la lettre sur la table.Depuis assez longtemps on tente de remédier au congestionnement dans la rue Saint-Jacques et la rue Notre-Dame ouest.M.l’échevin Weldon, qui représente cette région, proposera un intéressant règlement à ce sujet.On a étudié le budget du département des ingénieurs hier.On a arrêté plusieurs dispositions importantes.D’abord on a laissé entendre à M.Geo.Janin.l’ingénieur en chef, que s’il s’entêtait à partir nour la France, il ne pourrait compter sur son traitement de $9,000 au complet.Comme on se propose dans la suite de faire plusieurs changements importants, dans l’avenir, on a voté le traitement des ingénieurs en chef des trois grandes divisions, sans mention de leurs noms.M.H.Dansereau, chargé jusnu’iei de rédiger les soumissions et nui avait été suspendu à la suite de l’affaire de Bithulitique, se voit confier FAITS-MONTREAL LE PROCES DE MAGL0VITTE IL S’EST TERMINE BRUSQUE MENT, HIER, LE JURY DES ASSI SES AYANT RENDU UN VER DICT D’HOMICIDE INVOLONTAIRE CONTRE L’ACCUSE.UN CAPORAL DES VICTORIA RIFLES SE FRACTURE lÆ CRANE.— UN ITALIEN BLESSE DANS UNE RIXE.Angelo Moglovitte, qui était accusé de meurtre, a été trouvé coupable, hier, d’homicide involontaire.Ce procès, commencé hier matin et qui s’annonçait comme devant occuper plusieurs séances, s’est terminé brusquement, hier après-midi.Moglovitte était accusé d’avoir poignardé Arthur Leduc, le 26 septembre dernier, à la suite d’une querelle au sujet d’une fille du nom de Baker.Le témoignage de la fille Baker consista en la relation des faits arrivés, durant la soirée où la rencontre des deux hommes à cause d'elle devin fatale à l’un d’eux ; mais ce fut surtout la déposition du témoin suivant qui devait faire éclater le coup de théâtre.Ce témoin est M.Henri Robi-taille, 29 ans, marchand de chaussures, rue Notre-Dame-Ouest, et témoin oculairè de la tragédie.M.Aobitaille raconte que, le soir du 26 septembre, il vit à quelques pas de chez lui l’accusé et une tille qu’accompagnait un autre homme qu'il reconnut après pour Arthur Leduc.L’accusé, après quelques paroles échangées avec le couple, appliqua une gifle à la fille et s’enfuit ; Leduc partit à sa poursuite, le rejoignit et, d’un coup de poing, l’envoya rouler sur le sol.L’accusé s’étant relevé, le témoin vit encore Leduc dans la^position d’un homme prêt à se battre ; cependant, l’accuse ayant foncé dessus, te témoin vit Leduc laisser tomber ses bras le long du corps et, chancelant, revenir quelques pas en arrière pour ensuite aller s’écrouler à la porte d’un magasin ; entre temps, l’accusé qu’il reconnaît parfaitement bien, se sauvait.Le témoin ayant appelé la police, appela ensuite l’ambulance de l’hôpital Notre-Dame, qui recueillit Leduc.L’avocat de la couronne fit affirmer, à plusieurs reprises, au témoin que l’accusé à la barre était bien l’homme qui avait frappé la fille Baker ; que c’était bien l'homme frappé ensuite par Leduc.Le témoin fut absolument affirmatif et, en outre, il identifia une casquette ramassée par lui sur le théâtre de la lutte entre Leduc et l’accusé.En face de cette preuve accablante, Me Alban Germain, l’avocat de Maglovitte, demanda à la cour une suspension d’audience pour con-férer avec son client.A la reprise de l’audience, Me Germain déclara que son client était prêt à accepter un verdict d’ho-micide involontaire, si la Couronne, le tribunal et les jurés voulaient accepter un tel plaidoyer.Me Lafortune, au nom de la Couronne, acquiesça à la demande de la défense ; le président du tribunal expliqua aux jurés le degré de culpabilité de l’accusé.Sans aucune délibération, le jury rendit un Verdict d’homicied involontaire.L’inteiprète Viglio expliqua à Moglovitte le verdict rendu contre lui et ce dernier l’accepta en souriant.LE CRANE FRACTURE.Un caporal des Victoria Rifles.Harold K.Palmer, 30 ans, 261, Peel, a été transporté à 1 nôpital Général, hier soir, après setre fracturé la base du crâne en tombant sur le trottoir, au coin des rues Peel et Sainte-Catherine.I.'opération du trépan a été pratiquée hier soir ; ce matin, l’étta de Palmer est critique.de nouvelles fonctions au même traitement.M.E.Schiffeleers, un vieil employé, étant malade depuis fort longtemps, est mis à sa retraite.LE FRERE DU MAIRE M.le maire a placé son frère.M.A.Martin comme surintendant de ITle Sainte-Hélène, au traitement de $1 500 par année, chauffé, éclairé et logé.M.Martin, jeune, arrive des Etats-Unis où il s’était établi.L’ARTICLE PARFAIT VENDU PARTOUT REFUSEZ LES SUBSTITUTS FORMIDABLE EXPLOSION UN PURIFICATEUR DES USINES A GAZ DE QUEBEC, A SAINT-MALO, A SAUTE HIER APRES-MIDI, CAUSANT TOUT UN EMOI DANS LE QUARTIER.Pa nier est marié.Il s’est enrôlé : dans les Victoria Rifles, il y a un mois, pour faire partie du second ontingent canadien.ACQUITTES AUX SESSIONS.Alphonse Noury et Edouard Pain-! chaud, arrêtés, le mois dernier, sous! l’accusation d'avoir eu en leur pos- s session une plaque fabriquer i les billets de $5 américains, ont été acquittés, hier après-midi en Cour des Sessions, par le juge Bazin.BLESSE DANS UNE RIXE.Au cours d’une rixe entre Italiens, htr soir, rue Saint-Timothé, près Ontario, un nommé \ntonio Deidel-ti, 506 Est, Lagaucheiière, a été blessé à la tête par un projectile.La police fut appelée, mais il n’y eut aucune arrestation.Le lieutenant Corbett du poste de la rue Beaudry, fit co nduire le blessé à l’hôpital Général.IL ARRETE SON SOSIE.Un jeune homme a été arrêté, hier soir, pour s’ètrc fait passer, dans certaines maisons, pour le détective Arthur Gagnon.Depuis quelque temps, des plaintes parvenaient au chef Charpentier, de la Sûreté, qui surprenaient beaucoup le chef par le genre d’accusation qui y étaient faites.Il chargea le détective Arthur Gagnon lui-même de rechercher celui qui le personnifiait pour arracher des sommes d’argent.L’individu a été pris en flagrant délit, sur la rue Sainle-Elizabeth et conduit au poste central.Ce jeu de personnifier des agents ou des détectives ne laisse pas d’être très dangereux, car le chef de police ert décidé à révir sérieusement contre ceux qui, par ces subterfuges, compromettent la réputation de ses hommes.REPAIRE DE VOLEURS.Les détectives Gagnon, Fafard et Bougie ont fait une descente dans une maison de la rue Saint-Laurent, où plusieurs centaines de piastres de marchandises ont été retrouvées.Il y a des bagues de grande valeur, des montres en or et argent,, des pneus, des peaux de loutre, des man.féaux et manchons en fourrures, de la parfumerie, de la coutellerie, enfin une variété énorme de marchandises dont ceux qui occupent la maison devront établir la provenance.Prami les marchandises retrouvées, beaucoup figurent sur des listes d’objets volés, déposées à la Sûreté par des marchands de la ville.LA CAMPAGNE DE M.MITCHELL Richmond, 20.— M.W.Mitchell, le nouveau trésorier provincial, est arrivé de Stoke, hier soir.A cet endroit, M.Mitchell a tenu plusieurs assemblées.Chaque fois il a été reçu avec enthousiasme.En revenant de Saint-George à Richmond, hier après-midi, M.Mitchell, accompagné de MM.E.W.Tobin et Oscar Gladu, ont eu un accident d’automobile qui les a forcés de faire plus de huit milles à pieds.(De notre corresponSann Québec, 20 — L’un des purificateurs à gaz des usines du Quebec Railway, Light, Heat and Power Co., à Saint-Malo, a fait explosion hier après-midi, vers deux heures et trente, avec un fracas épouvanta-jle, qui a causé un émoi considéra-ile dans le quartier.Un incendie a daté ensuite dans les débris de édifice et les pompiers ont dû t availler pendant plusieurs heu- ! es pour parvenir à éteindre les j flammes.Plusieurs maisons du voisinage ' ont souffert de dégâts considéra- ! blés.Les vitres ont volé en éc ats et quelques-unes ont été si forte- i ment secouées que des meubles ont été renversés.Il n'y eut heureusement aucune perte de vie.Un charretier du nom de Cloutier, qui passait près de là, en voiture, a été légèrement blessé à la tète.Les dommages se chiffrent à quelques milliers de dollars couverts par des assurances.Dans le MTIOHALISTE, tonies les semaines "Causerie du irs dimanche" par Ernest Bilodeau UNE ORGANISATION TOUJE PRETE (De notre correspondant) Québec, 20 — MM.René Vaesen et René Magis, délégués du comité international de secours aux Belges, venus au Canada pour organiser les secours, ont donné une causerie hier après-midi au Château Frontenac, devant les membres des comî-tés de secours formés à Québec.Les deux délégués ont exprimé aux membres du comité leur grande surprise d’avoir trouvé toute faite à leur arrivée une organisation qu’ils venaient entreprendre et ils en ont remercié la population avec effusion.Nous venons pour organiser les secours, disent-ils, et nous avons trouvé des montagnes de vêtements et de vivres entassés dans les entrepôts pour nos pauvres malheureux.Ils verrons à faire expédier le plus tôt poss'ble les secours du Canada.MM.Vaesen et Magis ont raconté aussi des scènes horribles dont ils ont été témoins dans ia pauvre Belgique, où ils ont passé des heures angoissantes et ont été prisonniers des Allemands dont ils ont réussi à se sauver.Ils seront à Montréal dans quelques jours.M.ERNEST ROY ELUECHEVIN Québec, 20.— M.Ernest Roy, avocat, a été élu échevin pour le ¦iège No 1 du quartier Montcalm, hier après-midi, en remplacement de son associé, l’échevin Morin, nommé aviseur légal de la cité.Dans le quartier Limoilou, en remplacement de l’échevin Trudcl, nommé aussi à une position du service civique, trois candidats ont été mis en nomination.Ce sont : MM.François Xavier Galibois, employé civil; Christie Lavallée, employé civil, et Francis Xap.Corri-veau, employé civil.L’élection aura lieu jeudi prochain.LE FEUaTaCADÊMIE COMMERCIALE DE QUEBEC Québec, 20.— L'Académie Commerciale des Frères des Ecoles Chrétiennes, rue Cook, a été.hier soir, le théâtre d'un incendie désastreux.Le feu y a éclaté vers 5 h.30 dans la chapelle, située au troisième étage de l’édifice et s’est propagé en un rien de temps à toute la partie supérieure de l’édifice.Une alarme générale a été sonnée à la brigade qui est accourue en toute hâte sur les lieux, mais en dépit d’une lutte énergique contre les flammes les pompiers n’ont pu sauver de la destruction qu’une partie de cette belle institution.Tout le dernier étage a été ravagé par les flammes et les deux autres ont subi des dommages considérables par l’eau et la fumée.L’édifice en pierre de taille, était l’un des plus beaux de la ville.Tout le personnel de la communauté a pu se sauver sain et sauf et les pauvres Frères ont dû chercher refuge chez les autres institutions de la communauté à Québec.L’Académie Commerciale comptait deux à trois cents élèves et les cours de cette institution devront être suspendus pour un temps indéfini à moins qu’il soit possible aux Frères de trouver un local temporaire.Les dommages s ¦ chiffrent à plus de $50 000 et on dit que les Frères n’ont que peu d’assurances.I|© DOÜBl^TKENÜTH StPAaT/ZV - “Après chaque repas Voici une nouvelle friandise- Peppy-Peppermint ! (MEINTHE: EPICEE) Une nouvelle gomme à mâcher de Wrigley à double saveur de Menthe — Doublement enveloppée et cachetée pour la conserver fraîche.C’est délicieux et le plaisir d-u-r-e 1-o-n-g-t-e-m-p-s.C’est comme un Losange de Menthe qu’on peut MACHER et MACHER toujours.Il y a beaucoup de “Menthe”—on n’en perd pas le goût.Faite au Canada par la Wm.Wrigley Jr.Co.Ltd., 7 rue Scott, Toronto, fabricants de la WilGlEYS ARM INT.> au goût de menthe.RIVOWN AHOC SD THE WORLD Si vous aimez la saveur épicée des fraîches feuilles de menthe w prenez la Si vous aimez la menthe piquante — à double force — prenez la nouvelle JWRIGLEYS, CHËWÏNG GU Ml Ci LE “MURIEL” ! RESPONSABLE Québec., 2(1.— Le capitaine Deniers a rendu jugement, hier après-midi, sur la perte du remorqueur “Muriel” qui a été coulé par le charbonnier “Batiscan”, le 15 octobre dernier.La cour a tenu le “Murid” responsable de la collision et elle déplore le manque de vigilance que l'on apporte à la navigation de ces petits navires dans les endroits dangereux, considérant qu’il devrait y avoir plus d’un homme sur le pont pour suivre la manoeuvre.Aucun de ceux qui étaient en charge du “Muriel” n’est tenu person-neillemcnt responsable ni condamné.RECITAL D’ORGUE Dimanche, le 22 novembre, à l’occasion de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens, aura lieu à l’église Saint-Jacques, à 4 heures de l’après-midi, un récital d’orgue donné par M.B.F.Poirier.L’entrée est gratuite.SAM HUGHES CONFERENCIER Le major général Sam Hughes sera l’hôte du Canadian Club, le lundi, 23 novembre, à l’hôtel Windsor.On ignore quel sera le sujet traité par le I ministre de la milice.A lire dimanche, dans le NATIONALISTE Les variations de RODOLPHE par PIERRE LABROSSE CONCERT de la SYMPHONIE DE NEW-YORK Au THEATRE PRINCESS JEUDI SOIR, LE 26 NOVEMBRE La distinguée soprano soliste Mlle URSULA LAWRENCE se servira du PIANO KNÂBE fourni par WILLIS & GO., LIMITED 580 rue Ste-Catherine Ouest, angle Drummond.FEUILLETON DU DEVOIR LES EXILÉS par PAUL ACKER.18 (Suite) Alsaciennes, uniquement alsaciennes, voilà ce qu'elles voulaient être ; mais être alsaciennes, c’était garder précieusement tout ce que l’Alsace devait à deux siècles de vie française, liberté, richesse, gloire, affinement des moeurs et de l'esprit ; c’était garder la langue française, la culture française, claire raison, goût délicat, amour de l’égalité et de 'a justice, conscience de la dignité humaine ; c’était garder enfin tous les prestigieux souvenirs des guerres épiques.Que cette terre, si souvent objet de luttes sanglantes livrées par deux races ennemies, restât donc obstiné- ment alsacienne, puisque la mère patrie ne la recouvrait pas, alsa- ! cienne avec toutes les vertus, toutes les grâces, tous les trésors du petit peuple qu’elle avait produit.Tout ce qu'il avait lu naguère en France, d’un oeil distrait, dans les journaux et les revues, se précisait, parce que là, devant lui, un Alsacien repré-i sentait cette jeune Alsace.Cependant un doute le travaillait.j si Reusch n’était qu’un bâtisseur ^ d’utopies et si les autres ne l’imi-i talent pas ?—11 y en a d’autres qui pensent comme vous ?Vous n’êtes pas le seul V demanda-t-il timidement.Reusch répondit : —Toutes les générations nées après la guerre détestent l’Allemand.Néanmoins, avec un geste vague, 1 ajouta : —Naturellement, il y a quelques ralliés.il y en aura toujours.—Comment, il y en a qui.—Oui, il y en a qui prétendent que nous travaillons cotnre l’intérêt même fie l’Alsace.Nous sommes Al’emands de fait, soyons-lc donc complètement ; adoptons la langue, les moeurs, l’esprit allemand, oublions tout le passé ; voilà ce qu’ils prêchent.Il sourit ; —Nous n’aurions pas de mérite, ‘i tout le monde s’unissait à nous.—Et ils sont nombreux ?—Oh ! très peu nombreux.Le bourgeois, petit ou grand, chérit dans la France une civilisation supérieure.toujours présente à ses yeux, dans les rues mêmes, par les monuments qu’elle a laissés.A Strasbourg, par exemple, l’ancienne préfecture française, ce bijou du dix-huitième siècle, s’élève non loin du palais impérial, cette horreur germanique : spontanément il compare cl il juge.Une jeune Alsacienne de bonne famille ne parle que le français.Quant à l’ouvrier, il aime dans la France le pays de la Révolution et de la démocratie.—Et le paysan ?< —Le paysan n’aime que sa terre ; allemande ou française, il subi! son destin et continue à la travailler avec la même passion.Seulement il hait, en secret, le schwob, parce que, de tout temps, il l’a haï.Ces paysans donnaient à Napo'éon ses meilleurs soldats contre l’Allemagne.Tout de même, il y a des ralliés, certains qui veulent des honneurs, des places.des riches aussi, et des industriels qui ont besoin du gouvernement.Ils causaient ainsi, Claude interrogeant et Reusch répondant.Puis Claude, à son tour, raconta sa vie.Us débouchèrent sur la grande route des Trois-Epis.Ils atteignaient les premières maisons, quand une jeune fille et un jeune homme s’avancèrent à leur rencontre.La jeune fille, qui pouvait avoir vingt-cinq ans, assez grande, mince, brune, portait avec grâce une robe grise très simple.Ce qui frappait en elle tout de suite, c’était la mélancolie de son visage pâle, que de limpides yeux bleus éclairaient, mais une mélancolie qui ne cachait pas l’ardeur contenue de Pâme, l.e jeune homme, vêtu avec une certaine recherche, de taille moyenne, mais svelte, la figure fine et allongée par une barbe blonde, avait une distinction toute française.—C’est ma soeur, dit Reusch ; je vais vous présenter à elle.Ils rejoignaient les deux jeunes gens.—M.Claude Héring, dit Reusch.Ma soeur, Catherine.Le docteur Ferrières.On échangea ^quelques mots, puis mademoiselle Reusch et le docteur Ferrières prirent les devants.—M.Ferrières n’est pas un Alsacien ?interrogea Claude.—Mais si.Seulement ses ancêtres, qui habitaient ITlc-de-France, se sotit fixés à Colmar au commencement du üix-huitième siècle.Lui, un chirurgien réputé, professe à TUm-versité de Strasbourg un cours sur le traitement des fractures ; il a mon âge ; son père et son grand-père étaient médecins.Il a sauvé ma soeur, il y a deux ans, d’une appendicite compliquée de péritonite.depuis, il s’est lié beaucoup avec nous.Une sourde irritation perçait dans In voix de Reusch, mais Claude n’y prêtait pas attention.—Tenez, déclara brusquement Reusch, en voilà un qui ne pense pas comme moi.vni —Monsieur Héring, dit le vieux conservateur de la bibliothèque, M.Engel, ce sera pour moi un plaisir que de vous prêter des livres.Et si vous voulez étudier dans les ou- vrages de nos auteurs alsaciens l’histoire de Colmar, je vous arrangerai, là, près de cette fenêtre, un petit coin où travailler tranquillement.A demi penché, sa courte barbe blanche touchant son plastron, il empaquetait doucement, sur la table de son cabinet, les livres dans un papier bleu serrait la ficelle, et, de sa petite voix un peu voilée, il continuait : —M.Claude Héring, votre grand-père, a donné à la bibliothèque une bonne partie de scs livres.des volumes sur l’art de la guerre et les costumes militaires, des livres excellents et rares.Je vous montrerai cela quand vous reviendrez, car, n’est-ce pas?vous reviendrez.ici, vous êtes chez vous.Là, voici votre paquet.vous le rapporterez quand vous voudrez.Avez-vous parcouru notre musée?non, pas encore.vous êtes très coupable.Il est fort intéressant.Vous savez que c’est l’ancien couvent des soeurs dominicaines, le couvent des Unter-linden.Allons, nu revoir, à bientôt.J’ai été très content de faire votre connaissance.Prenez garde à l'escalier.La sonnette tinta longuement, quand la porte se ferma, et, l’escalier de bois descendu, Claude se trouva devant la loge du gardien qui reçoit les visiteurs.Il ne savait trop où aller, bien qu’il sût ce qui l’amenait à Colmar.Ce désir sourd, qu’il éprouvait de revoir Mine Dolnay, était tout à coup devenu impérieux; dans les nouvelles promenades, où Reusch l’entraînait, il regrettait obstinément, malgré toute l’attention qu’il donnait à l’avocat, qu’elle ne fût pas là, entre eux, sûr, d’instinct, qu’elle se fût passionnée, sentant aussi obscurément qu’il avait besoin de sa beauté.Sans plus résister, il avait pris le premier tramway du matin; mais il n’était nas encore dix heures, et il craignait, si tôt.de frapper à la porte de la jeune femme.Pourtant, n’était-il pas plus sage de se rendre chez elle tout de suite.plus tard, ne serait-elle pas sortie?.mais il n’osait pas.Décidément, il n’irait qu'après déjeuner, et, en attendant, il visiterait le musée.(A suture) No 273 VOL.LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 19* L’ESPIONNAGE TEUTON A OPERE A QUEBEC UNE Plus froîci, nrig?Jocalr pi ridou-lécs.Demain, beau - t froid.Bulletin d’après le thermomètre de Mcarn et Harrison.35 rue Notre-Dame Est.R.de Mes lé.itérant Aujourd hui mcximuni Même date l’an dernier Aujourd’hui minimum Même date Pan dernier BAROMETRE : 8 h.matin, 29 80) 11 h.matin, 29.73; midi, 29.70.SAMEDI, LE 21 NOVEMBRE Présentation de la Sainte-Vierge.Lever du soleil : 7 heures 6.Coucher du soleil : 4 heures 24.Lever de la lune : 11 heures 47.Coucher de la lune : 7 heures 1 Premier quartier, le 24 à 8 heures 45 m.du matin.M.BOÜRASSA A OTTAWA Nous donnerons demain des extraits des journaux anglais d’Ottawa au sujet de la conférence que le directeur du “ Devoir ” fera dans la capitale dimanche soir.Ils sont aussi insiructifs qu'intéressants.LA NOMINATION DE M.PELLETIER Ottawa, 20 — La nomination de M.L.P.Pelletier au poste de juge de la Cour Supérieure de Montréal, dit le “Journal”, est l’objet de beaucoup de commentaires dans la capitule.Il n’y a que trois semaines la maladie le forçait à donner sa démission comme ministre des postes, et voici maintenant qu’il est appelé à remplir la vacance faite à la Cour Supérieure par la retraite du juge Delorimier.La surprise devient plus grande lorsque l’on voit M.Pelletier accepter ce poste ; car son habileté reconnue lui aurait permis d’exiger une place de juge en chef.La vérité semble être dans le fait que le juge Pelletier est fatigué de la politique et du patronage.La loi lui est plus sympathique et c’est pourquoi il a trouvé plus attrayanl le banc de juge que le portefeuille de ministre.L’INEGALITE DANS LA CIVILISATION LE COMTE OKUMA, PREMIER MINISTRE DU JAPON, Y VOIT LA CAUSE DE LA GUERRE ACTUELLE.«Service de Tokio, 20 la Presse Associée} Au cours d’un article qui achève de faire son tour du monde, publié dans un magazine nippon, le comte Okuma dit que c’est l’ambition du Jupon de combattre avec les puissances d’occident et de mourir avec elles pour les principes qui ont assuré jusqu’ici les progrès de la civilisation, dans l’inégalité desquels il voit la cause de la présente guerre.NAVIRE EN DETRESSE (Service de la Presse Associée) Kennebunk Port, Me., 20 — Un trois mâts, zébrant l’horizon de ses signaux de détresse, a été aperçu ce matin, au large de ce port, luttant contre la violence des flots.Il n’y a mailheureusement aucune station de sauvetage dans le voisinage de l’infortuné navire.ARRESTATIONS IMPORTANTES Les détectives l’aford, Gagnon et Bougie ont fait, hier soir, un superbe coup de filet en arrêtant six individus.L’un d’eux est accusé de recel.Il a donné le nom île Joseph Lamelin.Dans sa maison, au No 188 du boulevard Saint-Laurent, pour plus de .$1,000 de marchandises volées ont été retrouvées.Entre autres objets il y a des x en mouton de Perse, val; .de $600 chacun, des diamants, des bijoux de toutes sortes, des pneus d’automobile, une quantité considérable de parfums, etc.Celui-ci a été arrêté chez lui.Les cinq autres ont été arrêtés ensemble dans une pension de lu rue Dorchester ouest, près du boulevard Saint-Laurent.Ms ont donné leurs noms : Kred Imbeau, Joseph Laflamme alias Jack Sylvain, Armand Pilon, Louis Leclerc alias Lucien Leclair et Alphonse Belleau.La plupart de ces derniers sont des voleurs récidivistes.M.R, Marks, manufacturier de fourrures, 687 boulevard Saint-Laurent, a identifié une partie des marchandises volées comme étant les siennes.ADORATION NOCTURNE Les membres de l’Adoration Nocturne sont prié de se rendre, dimanche prochain, le 22.à 3 h.de l’après-midi, à l’église Saint-Patrice, pour la célébration dos tü Heures.Ils sont également invités pour vendredi, le 27 à 7 h.30 à l’église Saint-Irénée, avenue Atwater, et à la Cathédrale, dimanche, le 29 à 8 heures., Où Acheter Demain CUNTRE SAM.HUGHES (Enregistré conformément ô In loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongcliampa, au Ministère de l’Agriculture) On s’explique maintenant les agissements des agents de l’Allemagne à l’ïle d’Orléans et les proportions étonnantes de leurs entreprises.Un jugement important ! “Le cas du juge Griptout, par JEAN LABRYE A lire dans le NA TIONALISTE dimanche prochain.(De notre correspondant) Québec, 2U.— L’espionnage allemand dont le perfectionnement s’est manifesté à maints endroits au cours de la guerre actuelle, et tout spécialement à Mauheuge où les cours d’industries prospères de propriétaires apparemment peu redoutables avant les hostilités servirent de base aux lourdes pièces d’artillerie des Teutons, a opéré à Québec, ou plus xaclement dans le voisinage de Québec, dans des circonstances et sous des formes qui ne laissent au-rtin doute.Il a eirculé sur ce sujet une foule d’histoires qui peuvent paraître fantaisistes mais dont plusieurs sont d’une incontestable authenticité.11 y a quelques mois s’établissait dans Tile d’Orléans une compagnie de produits de ciment dans laquelle figuraient plusieurs canadiens en vue et dont les affaires étaient sous la gérance d’un Allemand.Cette industrie prospéra sans éveiller plus d’attention qu’il ne fallait et pour es besoins de ses affaires, disait-on, 1 fut construit sur la côte de Tile, en face des forts de Beaumont et de Lévis, un quai qui sort de Tordinai-e en ce que, construit tout de béton, 1 fut érigé sur une base également le matériel à toute épreuve, assise sur le roc solide.Tout ceci consti-uait une entreprise considérable [iii sur le moment ne fil qu’éveiller liez les gens de l’endroit quelque surprise quant aux proportions de ouvrage et à la solidité (pie Ton lonnait à ces fondations qui ne pouvaient être de grande utilité pour les besoins de la fabrique.Depuis, les événements ont fait ouvrir les yeux.\près la déclaration de guerre, le gérant de l’établissement fut arrêté t traduit devant les autorités miliaires qui le relâchèrent quelques jours plus tard en lui faisant prendre l’engagement de se rapporter au bureau de la milice deux fois la semaine.Et on s’aperçut qu’une partie de la côte sud de Tîle d’Orléans était bordée de fondations d’une solidité elle que si messieurs les Allemands venaient à faire un jour une incursion sur le Saint-Laurent, ils trouvaient à cet endroit des fondations qui leur permettraient de placer les dus lourdes pièces de leur artillerie et de dominer une partie des forli-ications de Québec et (te Lévis.A peu près vers la même époque, c’est-à-dire il y a deux ans tout au plus, un autre groupe d’Allemands fitfit son apparition à Québec.Le commun des mortels ne pouvait guère prévoir alors les événements qui se déroulent aujourd’hui, et personne n’aurait songé à douter un tant soit peu de leurs intentions.Guodés par un professionnel en vue de cette ville, les nouveaux venus, qui se donnaient comme les représentants d’une compagnie maritime allemande, annoncèrent leur intention d’établir dans Tîle d’Orléans le terminus d’une nouvelle ligne de paquebots sur le Saint-Laurent.Ou fit miroiter aux yeux des braves paysans la perspective de voir surgir sur cette île les améliorations nombreuses nécessaires aux lignes transatlantiques et de disposer de leurs propriétés pour de petites fortunes afin de servir les fins de cette nouvelle entreprise.11 y eut beaucoup d’excitation dans les paroisses de Tîle.Pendant plusieurs jours, des ingénieurs prirent des relevés et recueillirent tous les renseignements qudls pouvaient obtenir concernant la profondeur de Teau et les conditions de la navigation sur le Saint-Laurent.Puis, un beau matin, les promoteurs et leurs aides disparurent et on n’en attendit plus jamais parler.L’affaire fut vite oubliée et personne n’y attacha d’importance.Cependant, les noms de quelques-uns de ces personnages mis de nouveau en évidence récemment à Montréal à propos d’espionnage, ont réveillé ces souvenirs et font voir aujourd’hui comment fonctionnait chez nous l’espionnage allemand qui mit les Teutons en possession de renseignements importants et de nature à faciliter grandement aujourd’hui une invasion par mer.La présence de plusieurs autres personnages aux allures étranges, comme l’espion Hoffman, arrêté à Winnipeg en possession de plans élabores du port de Québec et de ses approches, entrait aussi évidemment dans ce plan d’espionnage exécuté dans la région de Québec sous les yeux des autorités sans défiance que les conséquences possibles de ce système forcent aujourd’hui d ese rendre à l’évidence.LA GUERRE UN MILLION D’HOMMES POUR L’ANGLETERRE Londres, 20.—La chambre des communes a adopté aujourd’hui fo>-meTement les estimés budgétaires relatifs à la levée d’un nouveau million d’hommes.Voilà le million auquel le premier ministre faisait allusion en chambre, lundi dernier.La territoriale ne se trouve pas comprise, et ces recrues s’ajouteront aux 1,100,000 hommes qui sont déjà sous les armes, dit-on.Le sous-mi | nistre de la guerre, M.Harold Ten-j nant, pense que cela sera suffisant, S du moins en autant que le gouverne-1 ment peut en juger â présent, pour rendre les années anglaises victorieuses.il n’a pas voulu donner le chiffre exact des hommes enrôlés, mais il affirme que le chiffre approximatif 1,100 000 hommes mentionné par M.Asquith se trouve plutôt au-dessus qu’en dessous de la vérité.Ce à quoi le ministère de la guerre tend, dit M.Tennant, à l’heure ac.tuelle, c’est de doubler te nombre des soldats de la territoriale, un bataillon devant servir au pays et an autre à Tctrangcr.LES ALLEMANDS COMPTENT VAINCUE LES RUSSES Berlin, via Londres, 30.—Les Russes ont le nombre pour eux, mais le nombre seul n’est pas un facteur décisif.Nous n’avons pas plus peur de la supériorité numérique des Piusses maintenant que dans le passé.Nous les avons battus à Tannen-burg où ils étaient trois fois plus nombreux que nous.Ces paroles sont du général von Hindenberg, au correspondant berlinois du “ Niu Frie Presse ” de Vienne.I.es Russes, dit-il, sont de bons soldats et observent la discipline, mais une discipline différente de celle des Austro-allemands qui est basée sur le jugement et sur Texé-cution du commandement, tandis que la discipline russe est une obéis, sance aveugle et sans intelligence.Les Russes ont appris beaucoup de choses depuis la guerre russo-japonaise, surtout dans 1 art des retranchements, mais avec l’hiver ils ne pourront s’enterrer.Ce sera Tu-vantage que nous apportera la campagne d’hiver.C’est une chose triste mais utile que la guerre et la sensiblerie n’aillent pas ensemble, car mener la guerre sans pitié, c’cst à fin de compte avoir plus de pitié, car la guerre est ainsi plus tôt terminée.La guerre avec la Russie est surtout une question de résistance les nerfs.Si l'Autriche et l'Allemagne ont les meilleurs nerfs — et c’est indubitable — elles seront alors victorieuses.” PLUS DE LA MOITIE DU MONDE EST EN (ïLIERRE.(Service
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