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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 24 novembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-11-24, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 276 MONTREAL, MARDI 24 NOVEMBRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la pofte : Édition quotidienne : CA VA DA E'" ETATS-UNIS UNION POSTALE $3.00 \ Édition hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS * 1 • OO UNION POSTALE $1.1)0 $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Admini£ration * 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRBAJU TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION î - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! FRANCE ET CANADA Ce que les Canadiens doivent faire Voici une nouvelle lettre de M.Maurice Hodent, le distingué secrétaire de la Canadienne.Elle est, comme il le dit lui-même, divisée en deux parties: la première consacrée aux sentiments provoqués par la guerre, la seconde aux occasions qui s’offrent aux Canadiens dé retirer quelques compensations du concours qu’ils donnent aux Alliés.On la lira avec émotion et intérêt.Les hommes d’affaires surtout ne devront pas oublier les conseils pressants qu’elle contient.Paris, 6 novembre 1914.Cher Monsieur, Pardonnez-moi de toujours rédiger mes lettres sur deux thèmes très différents, de parler de nous d’abord, du Canada ensuite.L’incivilité n’est qu’apparente; puis, dans des moments si terribles pour ma patrie, je ne saurais régler autrement mes pensées.Notre esprit est si plein de cette chose affreuse, — la guerre 1 Dès le réveil on y pense et tout le jour il n’est question que de cela.Au demeurant nous savons peu de choses, moins peut-être que vous n’en connaissez par le service de dépêches du Devoir.Mais pour vous la guerre est un drame lointain et, quelle que soit votre sympathie, que j’ai pour assurée, vous ne pouvez pas partager nos émotions.D’abord ne croyez pas que notre plus grand souci se porte sur les conséquences futures de la guerre.Nos armées combattent durement depuis un mois des bords de la Lys jusqu’aux pentes des Vosges; si l’ennemi était vainqueur il imposerait d'intolérables conditions; une partie de notre terre française nous serait peut-être ravie ; nos parents, nos amis auraient la honte de devenir allemands.Mais en vérité, cette peur-là ne nous vient pas ; la confiance dans le succès final de nos armes n’est pas feinte, elle est réglle et partagée par presque tous les gens.On pose en principe que nous aurons le dessus; il semblerait sacrilè-g’.' de supposer autre chose et pour 1 > moment nos espoirs ne vont pas a., delà de demain.Quand “les" repousserons-nous de Reims, de 'love, d’Arrâs et de Bruxelles?— Tout est là.Dans la rue, les vieux s’abordent avec les mots usuels : “Kh bien! cela va!” — “Oui, mais bien doucement ” — Ne crovez pas que “cela” signifie comme d’habitu-(le leurs rhumatismes; “cela”, c’est la guerre; ils se comprennent sans plus d’explications.Le matin, au lever, en ouvrant la fenêtre, on sent le brouillard ou le vent glacé: “le petit”, ou “le frère” ou “le mari” doivent avoir eu bien froid cette nuit dans la tranchée! Le soir il pleut à verse: — “Après tout, c’est peut-être un bien ; les Tauben ne peuvent pas repérer les positions, — nuis l’on dit que les Allemands pâtissent plus que nous du mauvais temps.” — C’est ainsi tout le jour.A peine nsc-t-on déjeuner copieusement: l’idée vient qu’à Péronne ou à Arras ou dans tel village du Nord, nos parents ou nos amis n’ont pres-nue rie ’ mger dans les caves où ils se sont réfugiés contre le bombardement.LES VICTIMES DE LA GUERRE.Je vous donne là pour ainsi dire la menue monnaie de nos inquiétudes.Haussons le ton maintenant.Je suis, comme vous savez, attaché à un lycée qui est en même temps ambulance.Parfois le matin, si nous n'avons pas de classe, nous suivons le convoi de ceux qui, malgré les soins, ont succombé à d’affreuses blessures.Le cercueil est recouvert d’un drapeau et derrière marchent un paysan et une paysanne, tout effarés, tout meurtris, éreintés par une journée de chemin de fer et qui ne savent pas encore comment ils vont souffrir, parce qu’ils n’ont-pas compris leuf malheur.Autre tableau: tout à l’heure vient de passer dans la cour de récréation une chaise portée sur des épaules par quatre brancardiers.Sur cette chaise un jeune sous-officier sourit faiblement aux élèves qui le regardent ébaubis.Il ne parait pas souffrir mais ses jambes sont inertes et on le conduit à la salle de radiographie, pour savoir où est l’éclat d’obus qui l’a paralysé.—Hier on m’a présenté un nouvel élève, un gamin timide et maladroit.C’est le fils d’un capitaine tombé dans une embuscade, il y a un mois, et fusillé par les Allemands qui ne voulaient pas le faire prison-"ier en même temps que la patrouille qu’il conduisait.La mère de l’enfant est devenue folle et c'est la grand’mère qui prend la charge des cinq enfants et qui nous confie l’ai-né.—Dans notre entourage immédiat les deuils se multiplient.Presque chaque jour nous apprenons qu’un de nos anciens élèves est mort ou blessé.Parmi* nos collègues, trois ont été tués dans les Vosges ou sur l’Aisne un autre est prisonnier.Celui-ci a un fils tué dans les forêts des Ardennes, celui-là en a deux blessés, dont un prisonnier.Cet autre.Je ne puLs continuer une énumération sèche oui ne peut faire la somme des douleurs.LES ATROCITES ALLEMANDES.Mais tout cela c’est la guerre! Même ceux dont la peine est la plus atroce courbent la tète avec résignation.Ce qui est intolérable à tous c’est la pensée des crimes volontairement commis par les Allemands: villageois fusillés sans raison ,femmes éventrées devant leurs parents, enfants à qui Ton a coupé les mains pour que plus tard ils ne puissent pas combattre, blessés mutilés sur le champ de bataille ou achevés à coups de crosse.Il n’est jour où nous n’apprenions quel- que crime nouveau des barbares.Ajoutez à cela leurs actes de traîtrise, le monstrueux espionnage, les mensonges accumulés et cette hypocrisie à la fois grossière et subtile dont se déshonore le peuple allemand.Oh! cette hypocrisie! le seul vice au monde que le Français n’ait jamais démasqué avec une ironie souriante, — au point que Ma-cette et Tartuffe qui voulaient être des satires sereines, laissent une impression douloureuse — les Allemands nous en abreuvent jusqu’au dégoût le plus profond! Je vous jure qu’ils seraient bien surpris, les Allemands, s’ils pouvaient lire dans nos coeurs et s’ils y voyaient monter toute cette marée de haine.Au début, nous étions si loin de désirer la guerre, l’esprit belliqueux était tellement aboli chez nous que la paix, la vraie paix, eût été très facile à conclure après une lutte courtoise où nos armes auraient eu quelques succès.Beaucoup d’entre nous eussent voté Té-change du Tonkin et du protectorat d’Annam contre l'Alsace et la Lorraine.Les Allemands y auraient sans doute gagné, car ils auraient pu impunément poursuivre l’envahissement méthodique de notre pays, si bien commencé dans ces vingt dernières années.Maintenant ils ont semé une telle haine qu’elle durera plus chez nous que leur rancune d’Iéna.Ils ont voulu ce résultat.Mais en même temps ils voudraient en obtenir un tout contraire auprès des neutres et en particulier des Américains.Us comptent sur la force du mensonge audacieusement affirmé et soutenu malgré tout.Far bonheur pour nous la vérité s’imposera quand même.Nous l compterons comme une victoire ! aussi importante qu’un succès de nos armes la publication des rapports de la Commission d’enquète des neutres.Une des raisons qui nous ont fait applaudir à l’arrivée | du contingent canadien, c’est que I non seulement ces trente mille hommes apporteront à nos amis anglais l’appui de leurs armes, mais encore ils écriront cljez eux et raconteront plus tard ce qu’ils auront vu, de leurs yeux vu, dans nos pitoyables pays du Nord.i Nous regrettons bien de n’en avoir pas aperçu un seul à Paris, de ces volontaires canadiens.Us au-j raient attiré l'attention du peuple parisien et Souligné l’importance de l’effort accompli par le Canada.On ne parle pas assez du Canada chez nous.Je sais bien que des journaux autorisés, le Temps, le Figaro, l’Echo de.Paris ont consacré des articles à l’arrivée du contingent canadien en Angleterre.Mais le gros public ne s’intéresse en ce moment qu'aux faits et aux anecdotes de la guerre.Ces articles n’ont pas eu un suffisant retentissement auprès de* lui.Notre peuple parisien est ému quand il voit passer un Sénégalais ou un soldat indien dans la rue; il l’est bien plus encore quand il suit du regard les confortables automobiles de l’ambulance australienne.Puisque les Canadiens ont aussi leur ambulance, pourquoi ne Tai-je pas vue?Pourquoi ne sais-je pas où elle est?OU SONT LES CANADIENS?Cela est de plus d’importance qu’on ne croit.U y a quelques mois je ne pouvais guère aller dans une maison ou descendre sur le boulevard sans qu’on me présente à quelque Canadien fraîchement débarqué.D’où vient qu’on n’en voit plus ?Je sais bien que la plupart venaient en touristes, mais d’autres aussi venaient pour leurs affaires.' N y a-t-il plus d’affaires à conclure en France ?Je vous livre telle qu’elle est cette impression purement physique.On ne parle pas assez du Canada à Paris et en France, il n’y tient pas sa place, celle à laquelle lui donne droit le grand sacrifice qu’il a fait en hommes et en argent, à l’occasion de la guerre.Je suis d’avis i qu’une nation ne doit pas faire de | geste politique qui ne réponde à un but dans le sens de son dévelop-| peinent.Celui du Canada a une si-j gnification précise au point de vue I impérialiste, mais il ne m’appartient pas de l’interpréter.U reste à savoir si on ne veut pas lui donner i une signification mondiale et en tous cas européenne.Car enfin c’est sur le continent que les Canadiens j vont se battre, c’est pour la guerre continentale que des millions sont dépensés.L’action du Canada est donc nécessairement directe et n’est pas toute médiatisée par T Angleterre.De même les réactions de la guerre seront directes.Bien directement pèseront les impôts, bien directement se ressentira l’arrêt du commerce entre Allemagne et Canada.Ma conclusion est donc que non i seulement le Canada a le droit mais qu’il a le devoir de faire valoir di-i rectement son effort en France.Déjà, je le sais et je m’en félicite grandement, il a obtenu la nomination d’une commission française chargée de passer des commandes pour le compte du gouvernement, i C'est quelque chose, mais ce n’est j pas suffisant.Il faut que le com-.merce et l’industrie privés viennent 1 marquer leur place sur notre mar- ché — qu’ils viennent, en chair et , merons la place du commerce alle-en os, et qu’ils se fassent connaître, tnand.“Messieurs les Canadiens, ti-Nous y applaudirons d’autant J rez les premiers !” mieux que nous demanderons notre J revanche après la guerre et rècla-1 M.HODENT.On se rappellera que le Devoir a été le premier à suggérer aux hommes d’affaires canadiens Tenvoi de représentants sur les marchés européens.La persistance que M.Hodent met à répéter ce conseil prouve d’abord que nous avions raison, ensuite que nos gens sont lents à comprendre et à se décider.Le marché d’un pays dont les importations représentent une valeur de plus d’un milliard et demi de piastres n’est pourtant pas à dédaigner, surtout quand ses achats comprennent quantité de produits que nous pouvons fournir.Ainsi la France achète annuellement pour près de 1(1 millions de piastres de produits laitiers, 6 millions de piastres de voitures, plus de 10 millions de piastres d’articles de coton, presque autant d’oeufs, près de 15 millions de piastres de poisson, 12 millions de piastres de fruits, 1 million de piastres de farine de blé, plus de 35 millions de piastres de peaux vertes, 2 millions de piastres de cornes de bestiaux, 3 millions de piastres de machines à coudre, 11 millions de piastres de viandes, 15 millions de piastres de papier, 9 millions de piastres de pulpe, 34 millions de piastres de bois de toutes sortes, 9 millions de piastres de patates, etc.Voilà donc un marché qui demande chaque année à l’étranger près de 200 millions de piastres de produits que nous pouvons lui fournir.Et c’est à peine si nous lui en vendons pour 2 à 3 millions.L’on voit tout de suite quel champ commercial la France peut être pour nous.Sans doute, nous ne pouvons espérer tout avoir, mais chose certaine, nous n’aurons rien si nous ne nous donnons pas la peine d’aller solliciter sur place, offrir nos produits, étudier les goûts et les exigences du consommateur.Encore une fois, il est inutile de compter uniquement sur le sentiment.On entend dire ici et là que T Allemagne est finie, qu’elle est définitivement au ban de l’opinion universelle, qu’aucun peuple ne voudra commercer avec elle après la guerre et que du reste elle sera complètement épuisée.Qu’on se chasse delà de l’idée.Après la guerre les affaires reprendront leur cours naturel et la clientèle ira au plus actif et au plus intelligent.Au moment de la guerre, l’Allemagne et la France, tout en se guettant et se haïssant Tune l’autre, faisaient ensemble un commerce annuel de trois cents millions de piastres.Non, le commerce n’a d’autre sentiment que celui de l’avantage pécuniaire.Le consommateur achète le produit qui lui convient le mieux et lui coûte le moins; et le temps est passé où il lui fallait le chercher.C’est au producteur à l’offrir et à le présenter sous sa forme la plus attrayante.Tout ce que Ton peut espérer des événements actuels au point dê vue commercial, c’est une disposition pasagare à nous donner la préférence.Et c’est pourquoi il est doublement a propos d’en profiter.Jean DUMONT.BILLET DU SOIE AUTRES TEMPS.ÇA MARCHE, LES JOUETS! “A deux heures, un mouvement général a été fait par les Prussiens; des masses compactes d’infanterie ont chargé les batteries des Français.Ceux-ci ont résisté pendant une heure aux charges ennemies.Mais à trois heures, leurs lignes ont reculé; puis elles se sont rompues.“L’armée française reculait en désordre.De tous côtés, des soldats, abandonnant leurs rangs, fuyaient en jetant leurs armes.Les Prussiens marchaient résolument en avant, afin de couper à leurs adversaires la retraite du côté de la Belgique.Ils employaient la baïonnette contre les masses désorganisées des Français, dont la déroute fut bientôt complète.“La nuit seule mit fin au carnage.” Rassurez-vous, cette dépêche cruelle est datée, du 1er septembre 1870 et elle prélude à l’annonce de la capitulation de Sedan.Je la copie dans un journal du temps, rOpinion Publique, que rédigeait alors avec talent ce vétéran des lettres cana-dicnnes, M.L.-O.David.Combien plus consolante est aujourd’hui la situation des années en présence, après une trêve de quarante-quatre années! Sans doute, la menace allemande n’est pas encore définitivement détournée, et les hordes prussiennes foulent toujours le sol de France; mais il est hors de doute que tous leurs plans ont, jusqu’à présent, été déjoués.Et leur défaite finale, pour être graduelle et lente, n’en est pas moins assurée maintenant.Il est vrai que, cette', fois, l’incomparable armée française reçoit de l’Angleterre l'aide qu’elle en attendait en vain, il g a quarante ans.Ici, j’ai encore envie de citer un article qui paraissait dans le même journal à la même da- Le concours de jouets marche bon train! L’enfant est jeune et si ses pas sont quelque peu hésitants, tout fait prévoir qu’il a bien l’intention de faire son petit bonhomme tie chemin sans choir.Il a reçu un magnifique accueil du public — de nombreux encouragements que nous avons reçus en font foi — et son parrain, M.le commissaire Ainey, est bien décidé de tenir en éveil cette sympathie et d’établir, pour de bon, et sans retard, son filleul.M.Ainey réclamait par la voix du Nationaliste un homme compétent, capable d’organiser vite et bien la nouvelle industrie.Hier, pas moins de trois personnes, dont deux ingénieurs, toutes fortement recommandées, venaient mettre leurs talents à la disposition de la ville, prouvant par là que les énergies ne manquent pas à Montréal et qu’il suffit de leur donner l’occasion de se manifester pour les voir surgir.C’est un énorme pas de fait puisqu'il ne reste plus que l’embarras, bien petit, du choix.Il fallait une tête pour diriger l’entreprise nouvelle; elle est trouvée, il n’y a plus qu’à se mettre à l’oeuvre.C’est ce que M.Ainey va faire dès ce soir, en soumettant officiellement son projet au comité public de secours qui se réunira à T’hôtel de ville.Les délégués, tous représentants de nos grandes institutions, saisiront toute l’importance de l’entreprise et c’est avec plaisir, sans doute, lorsqu’ils viendront à discuter des moyens à prendre pour soulager la misère, qu’ils accepteront une proposition de nature à l’éviter.¦* * * te: Et 1 Angleterre?En voici encore une qui.” Mais qu’allais-je copier là, grand Dieu ! Et comment M.J.-A.Mousseau, futur premier ministre en notre libre province, put-il écrire ces mots subversifs — cl ceux, réellement violents, qui suivent cl que je n’ose reproduire non nlus — sans voir l’ombre aimable de la potence évoquée sur sa tête par beaucoup de gentlemen LO.F., fort instruits et remarquablement unilingues ?Il r,sl vrai qu’en ce temps-là on n’avnit pas en le temps encore de s’assimiler à fond les méthodes prussiennes.Mais quelle amélioration depuis lors!.Robert VAL, LE CANADA A LOURDES GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA NOUVEAU TIRAGE Le Nationaliste a .demandé à ses lecteurs dimanche des suggestions pour la création de jouets nouveaux et d’actualité.Afin dp ne pas perdre un temps précieux, le Devoir fait sien cet appel et invite tous ! ceux qui auraient une idée à sou-I mettre de le faire sans retard.Le directeur qui sera nommé, malgré toute son habilité, aura une tâche tellement considerable au début i qu’il sera certainement heureux de j recevoir la collaboration du public.Que tous les inventeurs de jouets se hâtent donc.Ce sera une leçon, et non des moins utiles, de combat-ire l’ennemi et de faire du bien à i ses concitoyens.Allons, à Tassant, soldats de Tar-mée des “Men who keep their head’’ — suivant le mot typique anglais — il s’agit, sous la conduite du général Ainey, de livrer bataille à Taf-freux teuton Santa Claus, de le chasser de notre ville et de notre pays et d’installer sur le trône qu’il a usurpé le souverain légitime du royaume des jouets, l'excellent Père Noël, le patron tout désigné de nos futurs fabricants.Ce soir se livrera le premier engagement: il n’y a pas de raison pour que la victoire ne soit éclatante.Nap.TELLIER.Le premier tirage de notre brochure le Canada à Lourdes, contenant les discours prononcés au con-rès eucharistique de Lourdes par Igr Tévèque auxiliaire de Montréal et le directeur du Devoir, a été si rapidement enlevé qu’il faut en commander un second.On peut dès maintenant donner les commandes aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent : 10 sous 1 exemp aire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent, plus les frais d'expédition (2 sous l’exemplaire, 18 sous la douzaine, 27 sous jmur une douzaine et demie), M.BOURASSA AUX ETATS-UNIS M.Bourassa est parti ce matin pour Holyoke, Mass., où il fera ce soir une conférence.Le 26 novembre, notre directeur parlera à New-Bedford, le 27 à Central Falls, le 29 à Woonsocket et le 30 à Fall-River.M.Orner Héroux accompagne M.Bourassa dans ce voyage et adressera nu journal une série de lettres sur la Nouvelle-Angleterre.____LA guerre:___ LES ALLEMANDS RETRAITENT EN POLOGNE La deuxième invasion commandée par le général Hindenburg avorte comme la première.— Les armées de 1 ennemi fortes de 400,000 hommes, tronçonnées et battues en plusieurs endroits, se précipitent vers la frontière allemande avec les Russes à leurs trousses.— Une reculade de 25 milles.Lloyds parie 2 contre 3 que la guerre se terminera avant mars.— Préparatifs de siège à Anvers.— Engagement naval imminent au large de l’Uruguay.— Les Turcs en échec en Arménie et en Perse.LES TEUTONS SE PREPARENT A FRAPPER UN AUTRE COUP SUR LE LITTORAL BELGE , (Spécial au Devoir) Paris, 24.— Le correspondant du Matin à Pelrograd mande: “Les Russes, après avoir fait échec à l’offensive allemande sur le front de Plock-Leczyen, ont remporté une victoire brillante et décisive.L’ennemi qui a subi de lourdes pertes retraite à toute vitesse vers la frontière allemande.Un régiment allemand tout entier s’est rendu aux vainqueurs.“lyes Russes poursuivent énergiquement les ennemis.Ils attaquent aussi vigoureusement le long de la ligne Gcnstochowa-Cracovie.Cette journée semble marquer une des phases les plus importantes et probablement des plus décisives de la guerre.” * * * Londres, 24.— D’après une dépêche reçue par la Compagnie des Echanges Télégraphiques, on annonce dans un communiqué officiel, à Petrograd, ce qui suit: “Flntre la Vistule et la Wartha, les Teutons ont retraité le long de la ligne passant par Strykow, Zigierz, Szadek, Zuds-ka, Wola et Wozniki.” Cette ligne, d’après la dépêche, va du nord-est de Lodz au sud-ouest.# «• * BOMBE SUR LE CONSULAT AMERICAIN A VARSOVIE Washington, 24.— D’après un télégramme reçu aujourd’hui par l’ambassadeur Marye, à Petrograd, une bombe lancée p«r un aviateur allemand est tombée devant le consulat américain à Varsovie, de boir* ne heure aujourd’hui, brisant les vitres, mais ne blessant personne.Plusieurs personnes furent tuées et blessées dans la rue, en face, de Té-difice, mais aucune victime n’est un Américain.LES ANGLAIS ATTAQUES TRAITREUSEMENT EN EGYPTE Londres, 24.— Le corerspondant du Times à Petrograd dit: “S'il faut en croire des rapports non officiels reçus ici, l'armée allemande forte de 400,000 hommes qui a envahi la Pologne, entre la Vistule et la Wartha, a été tronçonnée en plusieurs parties.Une partie a été obligée de marcher au nord et une autre au sud.Les Russes sont apparemment parvenus à se glisser chaque fois en arrière de ces troupes et à leur faire subir de grandes pertes.Les Teutons, croit-on, ont essuyé de grands revers à Brezeziny et à Tuszyn.Il est impossible à présent de fournir des chiffres, même approximatifs.” ¦K * * Petrograd, 24.— Les forces allemandes bataillant aux environs de Lodz se sont repliées à vingt-cinq milles vers l’ouest.Des rapports disent que les Allemands, qui avaient atteint Lodz, sont maintenant à Sa-dek, à vingt-cinq milles en arrière du point extrême-est touché par la force qui s’avance à travers la Pologne de Kalicz.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Le Caire, Egypte, 24.— On ap* prend aujourd hui qu’un engagement a été livré entre les Anglais et le détachement des chameliers musulmans.Vingt ennemis furent tués avant que les Anglais ne firent retraite.Un Egyptien et un officier indou furent tués avec 12 hommes.Trois soldats furent blessés.Un groupe de troupiers de Maharaja de Bikanir et le “Indian Camel Corps” faisaient la patrouille dans le voisinage de Bireiunss Gotia.Le 20 novemnre, un détachement ennemi s’avança en brandissant un drapeau blanc et attaqua les Angles.VIENNE A PEU DE CHOSE A DIRE.ELLE ADMET UN ECHEC DANS LES CARPATHES.Paris, 24, (2.47 p.m.) — Le communiqué officiel suivant a été publié cet après-midi: “D’une façon générale on peut dire que la situation, durant la journée d’hier, ne comporte pas de changements notables.Londres, 24.— Une déclaration of-ficlelle est contenu dans une dépêche de Vienne, viâ Amsterdam à l’agence Reuter.Élle dit: Sur la plus grande partie du front, l’ennemi a manifesté quelque activité par une canonnade qui était moins vive cependant que celle d’hier.Néanmoins, il y eut quelques attaques d’infanterie qui furent toutes repoussées.Comme nous le prévoyions ces attaques ont été surtout violentes dans TArgonne, où nous avons gagné du terrain, et dans la région du Four-de-Paris.U n’y a rien à rapporter de la région entre l’Argonnc et les Vosges où d’ailleurs une brume épaisse nuit aux opérations.“En Pologne russe jusqu’ici, il n’y a rien de décisif.Nous continuons nos attaques contre Czenstochowa et au nord ouest de Cracovie.“Tandis que nous cccupuons Pili-ca, en Pologne russe, 33 milles au nord-ouest de Cracovie, nos troupes ont fait 2,400 Russes prisonniers.Le tir de notre artillerie est très effectif.Les conditions sanitaires à Tannée sont bonnes.” LA FIN DE LA GUERRE D’ICI QUATRE MOIS Londres, 24.— Lloyds parie 2 contre 3 que la guerre finira avant mars prochain.Le taux des risques de guerre jusqu’à cette date ont été diminués malgré les rumeurs persistantes des préparatifs d’invasion contre l’Angleterre et celles ayant trait aux nouvelles nations qui seraient attirées dans le conflit.Des cercles diplomatiques parviennent les rapports que l’Italie sera rangée du côté des Alliés Tan prochain.La diplomatie des puissances alliées commencerait à montrer des signes de succès dans les pays balkaniques.On croit que tout danger d'attaque de la Serbie par la Bulgarie est maintenant passé.Les intérêts roumains sont entièrement du côté des Alliés, dit-on.La semaine dernière les taux de Lloyds étaient de 1 contre 3.LES ALLEMANDS SE PREPARENT A ANVERS Amsterdam, vià Londres, 24.— D’après des rapports de Maasbode, les artilleurs allemands ont pratiqué le tir hier dans les forts du nord d’Anvers.Tout indique que Tou prend des mesures en prévision d’un siège.COMBAT NAVAL EN PERSPECTIVE “La situation générale nous a forcé à abandonner temporairement à Ten-nemi certains cols des Carpathes.“Vendredi, une sortie de Przemyal a rejeté les Russes de Touest et du sud-ouest de la forteresse.L’ennemi est maintenant hors de la portée da nos canons.LES JOURNAUX DE BERLIN BAISSENT LE CAQUET.Berlin, viâ Londres, 24.— Lat journaux sont sobres de commentaires au sujet de l’arrivée des renforts russes en Pologne.Le major Moraht, l’expert du “Tageblatt” dit qu’il fallait s’attendre à ce que l’ennemi eût laissé en garnison dans les forteresses situées le long de la Vistule un grand nombre de troupes, lors de sa marche en avant.Ces troupes vont maintenant de l’avant, pour assurer le succès de la journée, probablement entre Kutno et la Vistule.Montevideo, Uraguay, 24.— La présence des vaisseaux de guerre anglais et allemands au large des côtes de T Uraguay fait croire à la perspective rapprochée d’un engagement naval.Depuis le combat naval livré au large des côtes chiliennes, les navires teutons recherchent constamment les vaisseaux de guerre anglais.REVERS TURCS EN ARMENIE ET EN PERSE Petrograd, 24.— Un communiqué officiel publié par le grand quartier général de Tarmée russe en Caucase, en date du 22 novembre, dit: “Dans la direction de Erzerum, Tavant-garde de Tarmée russe a continué à repousser les ennemis après avoir jeté dans le désordre la colonne turque, pendant lequel engagement un caisson et un train de munitions ont été pris.“De Karakillssee à la vallée d’Alashgerd, quelques engagements ont été livrés avec des résultats favorables pour nous.Dans les provinces perses de Azerbaijan les Turcs ont été défaits dans la région du c ; 3.Stalwart Helen, 93, McCahey, 7 à .533 2, 7 à 5 et 7 à 10.Temps, 1.04.53,1 Water_ Lady, ilrav .400 .333 .067 Water Lady, Bravo Cunnrder, Sir,'‘° s décembre prochain au magnifique aise, Tranid et Azyade ont aussi ! chalet de Montréal-Est.Par un ar- LIGUE DE OUILLES DES IMPRIMEURS Dow.Read.Higginbottom.Wright.Brine.Star Rouge .120 147 118— 394 117 98 133— 348 couru.4ème course ans et p us, 6 furlongs 13.1 117 122— 3721 145 152 134-131 96 104- 431 390 Totaux.655 610 671—1938 Moyenne d’équipe — 387.2.wood, 113, McCahey, 11 à 5.7 à 19 ; 2.Cross Run, 110, Butwell, 2 à 1, 3 à 5 ; 3.Strieker.108, Coleman, 2 à 1 3 à 5.Temps.1.13 3-5.Prairie a aussi couru.5ème course — 3 ans et plus, 1 mille 70 verges : 1.Penniless, 100.Smyth, 3 à 1 et 1 à 2 ; 2.King Radford, 105, Dreyer, 7 à 2, 6 à 5 et 1 a 2 ; 3.Fairy Godmother, 103, Letferly, 0 à 1, 2 à 1.Temps, 1,47., , rangement spécial avec la Cie des Princeton slake, 3.Tramways, il y aura des chars jusqu’à vi„nuc .1 Sher- 3 heures du matin, sur la ligne du Terminal.Assemblée du bureau de direction, de la section de la Raquette, ce soir, chez M.Théo.Bonin.LA LIGUE DE HOCKEY MONTREAL ., bbttbush, Charley Brown, Charles La Ligue de Hockev Montréal fiv V.riU!'Hcr> F'11'!".Beau Père, La j tiendra une assemblée mercredi liu i n m age t" ' i,u,, 17.L' P1 * —.u.’ Mlil\a 8 h(.‘lir‘'.s .3.0, l’hôtel WimS- couru.et Aviatress ont aussi sur.Tous les intéressés sont priés d’être présents.— Le secrétaire.mise inusité et demanda de l’aide.File s’affaissa aussitôt en disant : “ Je vais mourir.” Deux ou trois minutes plus tard, la mort avait fait sou oeuvre.Depuis longtemps, ce dénouement tant redouté était prévu, aussi se préparait-elle avec soin au coup qui devait la frapper.Si la mort vint soudainement, elle ne la prit pas par surprise.Madame Guérin, née à Saint-Isidore, comté de Lapruirie, en 1847, était la nièce de Mgr Racicot, et la soeur de Mgr Langevin, archevêque de Saint-Boniface, ainsi que de M.l’abbé Hennas Langevin, curé d’Ho-chelaga.El.e laisse pour pleurer sa perle, son époux, M.C.L.Guérin, employé civique, et trois enfants : M.Léopold Guérin, avocat, du bureau légal Saint Germain, Guérin & Raymond ; le B.P.Eugène Guérin, O.M.L, d’Ottawa et Léopoldine, épouse de M.David Laniel, gérant du magasin Vallières.Ce coup sera d’autant plus sensible à Sa Grandeur, qu’Elle-mème, sur l’ordre du médecin, a dû aî.er refaire ses forces, épuisées par le surmenage et la maladie, sous le climat plus chaud du Texas.Le service aura lieu à l’église Saint-Jean-Baptiste, demain, mercredi, à 8 Va heures.Le convoi funèbre quittera la demeure de monsieur David Laniel, 1106, rue Saint-Hubert, à huit heures précises.ne s’est inscrit qu’à $776.778.Voici un tableau récapitulatif des trois quartiers ainsi que l’augmentation ou la diminution constatée sur la même période il y a un an: Or.Argent .Cuivre .Nickel .Minerai de fer Fer en gueuse Min.de Cobalt Oxyde de Cob.*Diminution.Valeur .$ 3.942.848 .10 082 229 .1.664,896 .4.023.556 379 913 .6,444,213 26 563 454,687 Aug’tion «9 00> $661 821 p *2,884,909 353 215 197 953 65.328 652,191 Chicago, 24.— Gros bétail: arrivages, 4 000 ; marché tranquille ; boeufs, $5.75 à $10.50; bouvillons du Texas, $5.40 à 89 00; vaches et génisses, $3.60 à $9.20; veaux $8 25 à $11.5(L — Porcs: arrivages, 25,000; marche faible; légers, $6.90 à $7.50; mélangés, $7.15 à $7 65; lourds.$7 00 à $7.60; très gras, $7.00 à $7.15; cochons, $4 50 à $6.00; moyenne des ventes, $7 30 à $7.50.-— Moutons: arrivages, 18,000; marché faib’e; indi gènes $5.40 à $6.10; d’un an, $6 30 à $7.60; agneaux indigènes, $6.50 à SUCCESSION COX $27,018,910 *$766,778 Toronto, 24.— Feu Edward W o* i Cox’ Président de la Canada Life As-cwL ?Urance c.omPany> décédé en Angle-4t>i,b81 terre en juin dernier, a laissé une hérédité, consistant principalement en valeurs mobil ères, de $499,929.Son épouse, Mme Hattie Cox, est seule héritière.GROSSES COMMANDES AUX fcTATS - UNIS Chicago, 24.— On annonce aujourd'hui que Frederick S.Fish, de South Rend, Ind., est de retour d’Angleterre d où il rapporte pour plus de $15,000,000 de commandes de véhicules, de wagon, de sleighs, de harnais et d’accessoires généraux d’équipement.L’Angleterre a aussi expédié une commande de 500 camions automobiles à une firme de Kinosha, Wis.De son côté, le gouvernement français a envoyé à une manufacture de Jackson, Michigan Tordre de fabriquer des autos pour une somme de $1,000,000.COMMANDES DE GUERRE PLUSIEURS ENTREPRISES AMERICAINES SONT FAVORISEES D’IMPORTANTS CONTRATS.— LA CUDAHY PACKING CO.LES GRAiNSA CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall and Cowans: Cours Cours d’ouverture àllh.SOa.m.Blé-Décembre Mai .Maïs— Décembre | Mai .Avoine— 115 7 8 1213-4 65 7-8 70 1-2 49 3-4 53 3 4 * - 115 3-4 121 6-8 65 3-4 701-2 49 1-2 53 3-4 L'ARGENT EN LINGOTS CINQ PERSONNES TUEES DANS UN DERAILLEMENT Berlin, 24.— Un rap’de a déraillé près de Rathenou, 34 milles au nord de Potsdam, hier.Cinq personnes ont été tuées et quatorze blessées.Ces victimes étaient en grande partie des soldats qui se rendaient en Belgique Petit Carnet fiançailles.Le 25 de ce mois, auront lieu ms fiançailles de Ml e Gilberte Desroches, fille du Dr .1.1.Desroehes, de la rue Saint-Denis, avec M.Alphonse Gratton, ingénieur civil.Chicago.24.— M.Frederick S.Fish président de la Studebaker Corporation, rapporte d’Angleterre des Décembre commandes pour une valeur de 16 mil- y[aj lions de piastres d’automobiles, de camions.de traîneaux, de harnais et d’équipement de même nature.En outre de ce contrat dont Texé eut on emploiera des milliers d’hom- , Londres, 24.— L’argent en barres mes, une commande de cinq cent ca- ?f3*' établi à 22 12-13d.par once, mions-automobiles a été placée par ^ escompte des effets à courte échéan-TAngleterre chez la Thomas B.Jef ; f.er a ^ pour cent, à trois mois frey Automobile Company, de Kono- ! ^ pour ceint.sha, Wis.La Jackson Automobile1 » r>nri n » aie*!-»- Company, de Jackson, Mich., a été ArrfcL DANS LA également favorisée d’un contrat d’une valeur de 1 million, pour voitures automobiles par le gouvernement français.Une autre commande importante a | i.été adjugée à la Cudahy Packing i i!?1>iÇrre Va-j nom de "Height of Fashion Ladlès Taiiory Company pour 5 mill ons de boîtes terme de mars S l°« iCJde au -™it^.^.-Vnne^lHî-c‘?0"s de vingt d’une livre de boeuf en conserve.Par | dnmné à15 nns: ,ÆSeS’-et co?: suite de cette commande la Cudahy a».„ I/.® P.^n‘.‘eIîcler>.a dû Company a réouvert les portes de son établissement de South Omaha, fermées depuis plusieurs années.CAUSE UE VALADE Un appel qui devait être plaidé matin en cour d’Appel du Banc height of fashion ladies tailory LIMITED AVIS est donné ou public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec des lettres patentes en date du vingt-neul' octobre 1914, ^ constituant en corporation MM.Samuel Wittes, junior, tailleur; Samuel Wittes, sur., tailleur; Abraham Baron, tailleur; Dame Minnie Fieischniaim épouse séparée de ^ biens d’Abraham Baron, dûment autorisée f par son époux, et Kdson Grenfell Place, avocat, tous du la cité üe Montréal, dans les buts suivants : Acheter, vendre, manufacturer et faire lu commerce d’effets, denrées et marchandises de toutes sortes et descriptions; Faire les affaires en gros et en détail, de tailleurs et particulièrement de tailleurs pour dames ; Acquérir comme commerce en opération le commerce actuellement exercé a Montréal sous le nom de “Height of Fashion Ladies Tailory”; Acheter ou autrement acquérir des immeubles pour les fins du commerce de la compagnie; Exercer tout commerce allié à ce qui précède qui semblera à la compagnie susceptible d’être convenablement exercé en rapport avec aucune des affaires ou objets susdits ou censé accroître la valeur d’aucun des biens ou droits de la compagnie ou les rendre profitables pour le temps actuel; Acquérir et assumer la totalité ou aucune partie des commerce, biens et entreprises de toute personne ou compagnie exerçant un commerce que la compagnie est autorisée à exercer ou en possession de JÉ biens convenables pour les fins de la com- ^ pagnie ; Souscrire, assumer ou en aucune manière acquérir des stocks, actions, bons, debentures ou autres obligations ou valeurs de toute compagnie ou corporation et les vendre ou autrement les aliéner; Garantir tous bons, debentures, obligations ou valeurs ainsi vendues ou aliénées par cette compagnie, ou les bons debentures ou obligations de toute compagnie exerçant tout commerce susceptible d’être conduit de manière à bénéficier à cette compagnie; Vendre ou autrement disposer des biens immobiliers et mobiliers et de l’entreprise de la compagnie ou d’aucune partie d’i-ceu\ pour telle considération que la compagnie jugera à propos et en particulier pour des actions, debentures ou valeurs de toute autre compagnie ayant des objets en tout ou en partie semblables à ceux de la compagnie; S'associer ou faire des conventions pour J* le partage des profits, l’union des intérêts, ™ coopération, risque conjoint^ concessions réciproques ou autrement, avec toute personne ou compagnie exerçant ou étant engagée ou sera sur le point d’exercer ou d’entreprendre tout commerce ou transaction que cette compagnie est autorisée à exercer ou à entreprendre ou tout commerce ou transaction susceptible d’être menée de manière à bénéficier directement ou indirectement à cette compagnie; Demander, acheter ou autrement acquérir toutes patentes, brevéts d’invention, per- ; mis, concessions et choses de même nature conférant tout droit exclusif ou non exclu- f sif ou limité de les utiliser ou tout secret ou autre renseignement concernant toutes inventions qui sembleront susceptibles d’etre utilisés pour aucune des fins de la com- f pagnie, ou dont l’acquisition paraîtra censée directement ou indirectement bénéficier à la compagne; et utiliser, exercer, développer ou accorder des permis à cet effet ou autrement faire valoir la propriété, les droits ou enseignements ainsi acquis; R énumérer toute personne ou compagnie pour services rendus ou à rendre en plaçant ou aidant à placer ou garantissant Ék le placement d’aucune des actions du ca- W pital de la compagnie, stock ou autres valeurs de la compagnie ou relativement à la formation ou promotion de.la compagnie ou la conduite de ses affaires; Faire tous ou aucun des actes autorisés par les présentes, soit seule ou conjointement avec d’autres en qualité de facteurs, fidél-commi&salrcs ou agents pour d’autres* i personnes; Faire toutes telles autres choses se rapportant ou tendant à atteindre aucun des susdits objets; Tous 1rs pouvoirs accordés dans aucun paragraphe des présentes, ne seraient restreints par déduction ou induction d’aucun autre paragraphe ties present* s.sous le TUNIQUES DESOLDATS M.Frederick Stobart, agent canadien du frouvernemsnt britannique, dit avoir placé h er une mouvelle commande pour 3,000 tuniques en peau de veau commande d’une valeur de $25 -000.Le nom des maisons participantes n’a pas été divuigmé.LE BEURRE A l’enchère de la Société Coopérative Agricole de Québec, tenue hier en l’édifice du Board of Trade on a enregistré 862 colis de beurre de crémerie dont la Montreal Dairy Go., Ltd., a acqu’s 231 colis de haut choix à 27 l-4c; la Swift Canadian Co., 08 colt* de hom choix à 20 1 2c.et W.Davlc», Ltd., 38 eolia de pasteurisé à 27 5-8 noua.'•A- etre remis à plus tard, les témoignages sténographiés lors du procès n ayant pas encore été transcrits Pierre Valade qui est âgé de vingt-trois ans, fut trouvé coupable d avoir causé la mort de Marguerite Robinson âgée de 12 ans ; celle-ci est tombée de la fenêtre de Valado au quatrième étage d’une maison de pension, rua Notre-Dame, en face du Grand Union Hotel.Valade nu-rnit fait entrer la petite filto dans sa chambre, l’aurait assaillie et l’aurait ensuite jetée sur le toit en pente d’où elle serait tombée dans la rue .Lorsque des passants se portèrent au secours de l’enfant, elle avait déjà succombé.MAISON NEUVE JNCENDIEE Une maison neuve Inoccupée ,1642 rue Alice, propriété de M.P.Mnlo, a été .sérieusement endommagée par un incendia hier soir.Le feu n pris naissance dans le hangar, à l'arrière de lu bâtisse.Les pompiers du sous-chef Hooper durent travailler ferme pour parvenir à éteindre les flammes.La cause de l’incendie est inconnue.5327 mille dollars (S'JO.OOtt.OO), divisé en quatre cents (400) actions de cinquante dollars ($50.00) chacune.I.a principale place d'affaires de in corporation, sera dans la cité de Montréal Pâté du bureau du secrétaire de la province, rc vingt-neuvième jour d'octobre toit „ G.J.SIMARD, Smn-sacrétalre de la province.AVIS AVI» est donné au public qu'en vertu de la lot des Compagnies de Québec, il a été accordé, par le lieutenant-gouverneur d» la province de Québec, de» lettre» patente», en date du dlx-hultiéme jour de novembre 1014, constituant en corporation Sévérln Rosario Benoit, comptable; J.H.Télcjphore llourussu, comptable, Frédéric Alarie, commis-voyageur; Alphonse R.Coallier, comptable; Stanislas Goûtant, boucher; Raphael Dufresne, bourgeois; Dlympc Plroux, me-milsler, tons de la cité de Montréal, dons le but d'aider, d'assister et secourir Ica pauvres, lis» nécessiteux, les malades «t lea infirmes et de se.dévouer généralement «ux oeuvres de charité cl pour ces fins d'ao-ccpter.posséder et acquérir des biens meubles cl immeubles de quelque nature qu’ils soient, emprunter, louer, vendre, échanger céder au autrement aliéner 1rs dits b less meubles et Immrubles et hypothéquer tes dits Immeubles ,soua le nom de “lat Gcnfé-rance Saint-Vincent do Paul do l'Immacu-lée-t'.ouoepllon, 1 .Imitée", avec un capital total vingt mille piastres («O.MKLOO), divisé en vingt mille actions d'une piastre chacune Le principale nie ce d'affalr.s de lu Corporation sera é Montréal, province de Uuébeo, Daté du burnui du secrétaire de Is pro-vinoc, oc ïllème Jour de novembre tou J, SIMARD.Smis-erwrétalr» de la Provtne* MONTY et DUHANUIAU, pr«u«u„, VOL.V.— No 276 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 24 NOVEMBRE 1914 5 AUTRES NOUVELLES DE LA GUERRE KRMÜTEZMOI ALLEMAGNE LA SITUATION EST CRITIQUE EN DEPIT DES ECHECS SUBIS PAR LEURS TROUPES, SUR LE THEATRE OCCIDENTAL DE LA GUERRE, LES ALLEMANDS N’ONT PAS DIMINUE LEURS EF-FECTIFS SUR LA FRONTIERE ORIENTALE.Londres, 24.—Une dépêche de Copenhague dit qu’e dépit de la situation critique des armées allemande et autrichienne, sur le théâtre occidental de guerre, les Allemands n’ont pas diminué ;eurs effectifs sur la frontière orientale.Les Allemands garderont leurs positions dans le nord de la France et dans la Flandre orientale tant qu ils le pourront, car leur retraite en ce moment aurait un effet désastreux sur l’opinion du peuple allemand et une révolution pourrait en résulter.Les Allemands se disposent à renforcer plutôt leurs années de ce côté afin de prendre Calais, comme l’a ordonné le kaiser.A cause de l'importance politique et stratégique de Calais, les Allemands vont tenter de s en emparer sans s’occuper du nombre considérable d’hommes qu’il leur faudra sacritier pour atteindre leur but.LES IMPRESSIONS D’UN AMERICAIN Londres, 24 — Un Américain arrivant d’Allemagne a publié un intéressant article dans le “Daily Telegraph”.Il dit que le patriotisme et l’énergie des Allemands ne sont pas moindres que ceux des Alliés.Jamais l’Empereur et je Kronprinz n’ont été si populaires et il est ridicule de croire à une explosion de socialisme.“Je suis convaincu, dit le voyageur, que le peuple allemand est décidé à se battre jusqu’au bout.Il possède sous les armes 08 corps d’armée de 43,000 hommes chacun, ce qui fait près de trois millions d’hommes en campagne.Les autorités m.litaires ont créé dix nouveaux corps avec le surplus de la Landvveher et avec les volontaires.Elles prétendent avoir reçu des offres de service de 2,000,000 de volontaires, mais ce nombre est exagéré, je crois.Des soldats de la Landsturn et en grand nombre n’ont pas encore été appelés sous les armes, et très peu de cette classe sont sur le front.11 n’y a pas de disette de vivres en Allemagne.Le blé, le seigle et la viande abondent- Ce qui manquera à l’Al emagne en fait d’articles essentiels à la guerre, sera la matière brute qu elle ne peut produire.L’espoir que l’approvisionnement de pétrole fera défaut en Allemagne est mal fondé.Les autorités m’ont déclaré qu’il y a dans le pays assez de pétrole pour un an et demi de consommations.Mes enquêtes personnelles me convainquent aussi ae ce fait.Le caoutchouc fait grandement défaut cependant, et le cuivre encore plus.J’ai raison de croire que la punérie de poudre cause de graves ennuis à l’état-major général.Les Allemands manquent de salpêtre et des nitrates nécessaires à la fabrication de la poudre.Us ne font pas de réponses directes à ces questions et s’excusent d’utiliser les vieilles munitions en disant qu’ils veulent s’en débarrasser.Je ne veux pas d re qu’il ne reste pas encore d immenses réserves de munitions dans le pays, mais d’après les renseignements que j’ai pu obtenir, je suis convaincu que même d’après une moyenne de dépense beaucoup moindre que celle d’aujourd’hui, les ATemands ne pourront continuer la guerre après le mois de juin.Ce qui péoccupe surtout l’Allemagne dans cette , uerre, c’est la disette de cuivre et de poudre.Les classes officielles, a société, savent que leur pays est battu, vu les forces supérieures le l’ennemi.Les Allemands ne se battent plus que pour obtenir les meilleurs conditions possib’es.Us sc battront jusqu’au bout plutôt que de céder et sont décidés à tenir la Belgique et leur flotte comme les deux seules armes qui leur restent pour obtenir une paix favorable.Us espèrent mettre à bout la patience et l’endu- rance des Alliés en prolongeant la guerre.Plusieurs personnages haut placés admettent qu’ils perdront TA1-sace et une partie de la Lorraine.! Ils s’attendent aussi à perdre une partie de la Prusse orientale à la Russie.Les classes officiels, la société, en un mot ceux qui sont au cou- i rant, continuent à sourire, mais Us ont le désespoir au coeur parce qu'ils savent que leur résistance ne pourra durer plus d’un an et qu’Us seront acculés au mur de la défaite.” LA SITUATION EN POLOGNE ET EN PRUSSE.Berlin, 24.— Les quartiers-généraux de l’armée aLemande publient j le commun qué officiel suivant: “Dans la Prusse orientale, la situa- i tion est toujours la même.“En Pologne, l’arrivée de renforts chez les Russes retarde les résultats de la guerre.“Dans la région qui s’étend à l’est de Czenstochowa jusqu’au nord-est de Cracovie se continue le mouvement offensif austro-allemand.” LES NOUVELLES DE LA GUERRE EN ALLEMAGNE.Amsterdam, 24.— On persiste à vouloir tenir la population allemande dans l’ignorance la plus compièie à; l’égard des nouvelles de la guerre.Le commandant en chef de Munich, le Général von der Tann, vient de pu-bl.er le décret suivant: “Je décrété que toute personne qui répandra des nouvelles de nature à alarmer la population sera punie d'un an d emprisonnement.” NOUVEL IMPOT DE GUERRE A ANVERS Amsterdam, 24.— On craint que le bourgmestre d’Anvers n’ait le sort de celui de Bruxelles, parce qu’il vient de refuser de payer $10,-000,000 aux Allemands à moins qu’ils ne leur garantissent qu’ils cesseront définitivement leurs demandes d’argent.MON DE VOUS MEILLEUR PRESENTER AMI 1 çais, ont, paraît-il, été aussi exposés que vous ?—C’est vrai.Nous avions un capitaine, M.ChampenoiSj qui a été tué i durant l’action.C’était un brave eU nous l’aurions suivi n’importe où.DETAILS SUR SIX RAIDS AERIENS A FRIEDRICHSHAFEN Genève, viâ Londres, 24.— On mande de Romenshorn, une ville suisse de la frontière, à 11 milles de Constance, que 2 monoplans français et 2 biplans anglais se présentèrent à Friedrichshafen, à 1 heure de l’après-midi, samedi.Les aviateurs lancèrent 10 bombes dans le voisinage des hangars des Zeppelins.Un projectile atteignit le but, détruisit une partie du hangar et avaria une machine.On dit qu’outre la machine anglaise qui fut abattue, une autre tomba dans le lac, où le pilote se noya.A tout événement on n’a vu i que 2 machines regagner Belfort, plus tard.D’après le rapport officiel anglais, rendu public en Chambre par M.Churchill, hier, seulement trois aéroplanes, tous conduits |ar des Anglais, prirent part au “raid”.M.Churchill annonça que le feu des Teutons abattit une machine.Le pilote, M.F.F.Briggs, du service naval aerien, fut blessé et transporté à l’hôpital à titre de prisonnier.les autres machines et les autres aviateurs, dit-il, ont regagné saufs le territoire français.PUNITIONS POUR CEUX QUI MANQUENT A LEUR PAROLE Amsterdam, viâ Londres, 24 (8 hrs 25 matin).— Le correspondant berlinois du “Telegraaf” déclare que les deux officiers allemands qui ont manqué â leur parole d’honneur et qui ont quitte le territoire de la Hollande sont arrivés à Osnabrück.Us comparaîtront devant un tribunal d’honneur, déclare le correspondant et devront quitter l’armée.ROYAL EN ACHETANT DES PAINS DE lm.-EVUFlE VOYEZ A j3 SPECIFIER LES LEVURE ROYAL 1 REFUSEZ LES SUBSTITUIS, YEAST AKES E.w.gillett CO.tm TORONTO.WINNIPEG.MONTRÉAL, fiVtHE WriiïÜTDj LA SITUATION AU MEXIQUE LE GOUVERNEMENT CUBAIN DECIDE D’ENVOYER DES NAVIRES A VERA-CRUZ.—UNE PROCLAMATION DU GENERAL AGUILAR.CANAPIAN PACIFIC EXPRESS TORONTO-CHICAGO Ls.Gare Windsor 8.45 a.m.10.00 p m.Ar.Toronto Union 5 40 pjn.7.35 a.m.Ar.Chicago .7.45 a.m.9.05 p.m.TORONTO (ra.) VONGE Ls.Gare Windsor .10.50 p.m.Ar.Toronlo.® ajn.Trains de jour—Wagons café-oh-servatoire-palals et buffet.Trains de nuit.— Wagons-observatoire à compartiment et wagons-lits.BUREAUX DES BILLETS : 141-143, St-Jacques.Tel.Bell Main 8135, Hôtel Windsor, Gares Place Viser et de la roe Windsor., jOKOMTO .LE CANADA ! ET LA GUERRE M.RODOLPHE LEMIEUX PARLE | AU NOMADS’ CLUB DE LA GUERRE ET DE LA PARTICIPATION DES DOMINIONS.3,000 ALLEMANDS TUES OU FAITS PRISONNIERS Du nord de la France, 24.— Les bagages laissés sur les rives de l’Y-ser, dit-on, suffiraient à équipper 100,000 hommes.Dans la ville de., les Allemands ont dû abandonner non seulement des bagages mais 3,000 hommes tués, blessés ou faits prisonniers par les A:.''lais.Cette vide se trouve dans la zone qui s’étend entre Ypres et Dixmude où se livre actuellement le fort de la bataille.LES TURCOS N’ONT PAS ETE SACRIFIES A MONS Paris, 24.—On a dit que les Torres avaient été sacrifiés par les Alliés pour arrêter la marche des Allemands sur Paris.Vo;ci une conversation d’un jeune Tureo avec un reporter de la “ Guerre Sociale ”, qui démentit carrément celte fausse déclaration : —Où as-tu été b’essé ?—A Mous.Mais je suis mieux aujourd'hui et je serais content de retourner en Belgique.—Vous a-t-on iorcés de vous rendre i en France durant la guerre ?—Pas du tout.On nous a dit : “ La France combat contre l’Allemagne ; voulez vous venir défendre la France ?” Et nous avons répondu oui.—Mais pourquoi combattre contre l'Allemagne que vous ne connaissez pas ?—Parce que la Franee nous a toujours bleu traités.Nous l’aimons et sommes tiers de la défendre.-Faisais-tu partie du régiment nui a voulu combattre l'ennemi à la baïonnette, en dépit des ordres reçus ?—Non.Nous sommes trop disciplinés pour agir ainsi Si nous avons chargé à a baïonnette à Mons, c’es* parce qu’on nous l’avait ordonné.Mon régiment a été fauché parce que les thème et 17ème corps placés a notre droite et à notre gauche ont reculé.Nous avions â faire face à trois corps d’armée allemands.—Votre baïonnette est votre arme favorite ?—Nous l’adorons.Mais nous sommes aussi bons tireurs.Nous faisons tout pour mourir plutôt que d’être fait prisonniers.—N’avez-vous pas de mauvaises habitudes ?Nee décapitez-vous pas | vos ennemis ?I —Oui.Ceux oui se rendent con-' pablcs de ce crime sont ceux qui n’ont pas d’éducation.1 —Vos officiers à Mons, des Fran- LE PONT DE LA POINTE-GATINEAU M.R.Lafontaine, maire de ia Pointe-Gatineau, accompagné de M.Bo rque, maire Hui , du trésorier de eelte ville, M.Raymond, de MM H.A.Fortier, M.P.P., et F.A.Gen-dron, M.P.P., était de passage au-jourd hui à Montréal.Les membres de cette délégation reviennent de Québec où ils ont reçu l’assurance que le gouvernent paiera la moitié des"d' que veulent faire ees mur: ainsi que les municipalités .nantes pour construire un magnifique pont qui reliera Hull à Pointe-Gatineau.Le coût de cette construction s’élèvera à $t00,000.LE “HENDON HALUjj’ECHQUE Québec, 24.—Au cours de la forte tempête de neige de la semaine dernière le “ Hendon Hall ”, de la , Compagnie Furness Withy, de Mont-| réal, venant de Cardiff avec une i cargaison de blé, s’est échoué dans la Raie Trinité, près de Pointe des Monts, sur la côte de Gaspé.L’équipage a pu cependant se sauver.M.Rodolphe Lemieux a prononcé hier soir au café Edinburgh une conférence devant les memb es du Nomads’ Club.C’est de la guerre et de l’attitude des Dominions qu’a parlé l’ancien ministre.I La guerre actuelle, dit-il, va sceller le sort du militarisme.Ses hor-; reurs, ses atrocités, vont dégoûter S les peuples de la folie des arme-: meats.Ce conflit européen, c’est la guerre contre le militarisme qui] veut dominer le monde; c’est la ré d’avoir cédé aux exigences du jin-goïsme ou du militarisme, sa decision a été prise en toute liberté.C’est cette pens’e réconfortante qui a e:itra>né les Dominions.Laissons aux ignorants ia tâche.d’ignorer la France dans les dépêches tpie publie une certaine presse.Consolons-nous en lisant la presse américaine et la grande presse anglaise de Londres qui rendent hommage au génie du général Joffre et â la valeur de l'armée de trois millions qu’il commande.L’Angleterre joue son va-tout comme la France dans cette grande] ce guerre.Les vrais Canadiens — s’é- ] tju des mesetunes ri- re.Les levant au-dessus valités — se réjouissent à ta pensée que toutes deux sont unies pour faire triompher la liberté et le droit.A ceux qui seraient tentés d’oublier le rôle de la France dans cette guerre, dit en terminant M.Lemieux, je rappellerai le mot de Tocqueville: “De toutes les nations “de l’Europe, disait-il, elle est la “mieux faite pour y devenir tour â “tour un objet La Havane, 24 — Sur réception d’un câblogramme du consul cubain de Vera-Cruz, disant que la si-l latiun était alarmante et deman-rlaut l’envoi immédiat d’un navire de guerre cubain, pour protéger les citoyens, le président Menocal a convoqué son cabinet.Il fut décidé ia réunion d’envoyer â Vera-Cruz le croiseur ‘ "Patria’ .Le vaisseau-amiral “Cuba” arrivera de Santiago jeudi, et il est probable qu’il sera envoyé aussi à VeraCruz.Vera-Cruz, 24 — Le général Can-dido Aguilar, qui a succédé aujourd’hui au général Funston, comme gouverneur militaire de Vera-Cruz, n’a pas ménagé ses expressions lorsque, par l’entremise de son chef de police, Theodore Frezieres, il a annoncé aux résidents de la ville que toute action contre la paix, y compris le vol à main armée, serait punie de mort.Cette proc amation a forcé le consul américain, M.W.W.Canada, à se rendre à la station de poli-où il informa le chef Frezieres que plusieurs Américains avaient posé leurs armes chez lui.Il fut - , _ ,,,_„¦ ,.unir un objet d’admiration, de vo:te des peuples • .i “haine, de pitié, de terreur, MAIS contre un retour vers la bai parie.| ^j D INDIFFERENCE ” PROTECTION CONTRE LE FEU Québec, 24.—L’association des Assureurs Canadiens a fait parvenir, ce matin, au maire Drouin, le rapport de sou inspection sur l'amélio ration des services de protection contre le feu à Québec.Le rapport exprime la plus grande satisfaction sur les travaux accomplis et annonce qu’il sera fait immédiatement une ré.,action des taux d’assurances en ville.M.LE CORONER _ MACMAHON M.le coroner MacMahon, malade depuis plusieurs semaines, se rétablit peu à peu à sa résidence.Ou croit qu’il pourra reprendre ses fonctions, à ia morgue, dans quelques jours.-9- Québec, 24.—M.M.J.Quinn, gérant du club c hockey Québec, annonce aujourd’hui que Ritchie le br'liant joueur de défense du club Grand Mère, a sinne vin contrat avec le Québec.Ritchie arrivera à Québec dans quelques jours pour faire partie, cet hiver, de l’équipe des exchampions.vers la barbarie L’assassinat de l’archiduc Ferdb nand a sans doute été l’étincelle qui a fait éclater l’incendie, mais la PAIX ARMEE du dernier demi-siècle devait, avec son cortège de dreadnoughts, son déploiement de j canons et de baïonnettes fatalement ¦ provoquer la guerre.Vous avez là, en résumé, dit M.T r mi eux.l’idéal al’em and et l’idéal itannique.En Allemagne, le soldat est le maître du peuple; en Angleterre, le soldat est le serviteur du i peuple.Pour l’Allemand, la guerre : est a vrai dire le dernier cri de l’effort humain.La participation libre et sponta-e des Dominions à cette guerre, t M.Lemieux, s’explique facile-ent.L’Allemagne doutait de leur allégeance.Elle avait longtemps d’avance supputé des motifs d’abs tention pour chacun d’eux.Le Ca nada aurait assez à redouter du péril américain; l'Australie et la Non velle-Zélande du péril allemand; te Sud-Africain devait appréhender, outre la guerre civile, une invasion des colonies allemandes.Et cependant, tous ces Dominions ont, dès la première heure, offert à la métropole, de soutenir sa résistance — qui est celle des alliés, — à l’agression allemande.Sans doute, il y a encore bien des réformes à accomplir dans l’Empire britannique.La perfection n’est pas de ce monde.Le rôle d’une opposition consiste à trouver des imperfections et à dénoncer des abus — dit en souriant l’ancien ministre.Ici même, au Canada, nous avons nos misères, mais sans oublier la poursuite de légitimes revendications, les Canadiens pnu-vaient-its et devaient-ils se désintéresser du grand conflit?Le triomphe des Allemands serait le triomphe du militarisme dans le monde.Ce serait un coup mortel porté à nos institutions démocratiques.Les droits civils et religieux garantis aux minorités par, les constitutions et les traités se-] raient vite abolis.La grande charte, le pi-ocès par jury, l’acte de 1774, les droits parlementaires, tout ce qui constitue l’ensemble des libertés britanniques disparaîtrait pour fai e place au despotisme.Je n’hésite pas à dire, ajoute M.Lemieux, qu’en prenant part â cette guerre, le Canada ne cédait pas seulement à un vague et lointain idéalisme; il protégeait avant tout ses intérêts.L’on m’objectera que la métropole est tenue de protéger nos intérêts.Le premier devoir d’un peuple soucieux de sa dignité, c’est de pro-j léger ses intérêts.Et ici, au Canada, ce devoir est librement accompli, parce que nous vivons sous un régime de large autonomie.L’autonomie canadienne nous astreint aux seuls devoirs qui relèvent de la conscience nationale.Le Parlement canadien en déeré-tant unanimement l'envoi de contingents, en août dernier, a obéi i aux dictées de sa conscience.Loin Plusieurs membres du “Nomads’ Club” ont pris la parole et félicité M.Lemieux de son intéressante causerie.A FRANCE A PANAMA Bordeaux, viâ Paris, 24.— Un communique semi-officiel du gou-vernenunt français, annonçant sa décision de participer à l’Exposition de Panama ajoute que la présence (Es produits français servira à exprimer aux Américains la sympathie que l’on voudrait voir gi-an- dèclaré au consul que le général Aguilar n’avait pas l’intention de les exiger et qu’il se fiait à la discrétion du consul pour maintenir les Américains en respect.Les Américains ne sont pas exempts de l’ordre, mais i s pourront garder leurs armes lorsqu'ils auront l'autorisation nécessaire.La proclamation se termine par l’avertissement suivant : “Toute personne qui commettra un vol ou un autre acte illicite, qui entrera dans une maison ou dans un établissement commercial dans le but de commettre un crime, sera exécutée.” Cet ordre devient plus impérieu» dans son applieat on dans le paragraphe suivant, où il est déclaré “que quiconque cherchera à troubler l'ordre public d’une manière ou d’une autre, ou ne respectera pas la vie et a propriété d'autrui, sera exécuté”.L’évacuation de la ville a été effectuée sans qu’aucun engagement ait eu lieu entre les Américains et les troupes locales.On rapporte cependant que le général Carranza a exprimé son mécontentement de la façon dont les Américains avaient qu'tté la ville, is 1 en,I'e les deux grandes républi- tq particulièrement de la négligence s- fiues- ['J: communique dit que M.mlUs avaient apportée dans ’a tâ-i- •\,Yr
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