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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 21 janvier 1960
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1960-01-21, Collections de BAnQ.

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«tTTTrmmor.nl Nutytux, périadet cntaltlllé** Min.: IS — Max.:» Gracieuseté de : Shearer Lumber Co.Ltd.MONTREAL ¦ X, • - V I j DiretHvr : Oirtrd PtUOM .il ;a%Mî : - =.,•¦> K *"* • jfl - ' f | .-'i y.IÇS’V- _ ••Jï| %&>•- "4 8-.¦é5.'' SS • FAIS CE QUE DOIS Rédacteur #n chef : André LAURINOCAU rrrt nr join STE AGNES U Uhrtlrtr* PILON InC.Ptptftrlt • Daclylotrtphtt Amaublamcnt d« buraxu VOL.LI NO 10 MONTREAL.(EUDI.21 JANVIER 1960 10 sous l’exemplaire du bill de la cité d’Outremont: •Le droit de vote aux locataires • Un parc sur les lots “8” et “9” Par jean-Marc LALIBERTE QUEBEC.— Le Comité des bill* privé* de l'Asiemblée légiilttive • étudié hier pendant toute la journée le bill de la cité d'Outremont et a réussi à l'adopter après avoir apporté plusieurs amendements.La question épineuse des lots '‘B’’ et "9" du cimetière Mont-Royal et qui fait l'objet d une dispute entre la cité de Montréal et celle d'Outremont, * été tranchée par une suggestion du ministre des affaires municipales, M.Paul Dosois.POUVOIRS ADDITIONNELS Les des pèlerinages annuels municipalités seront moins nombreux à Québec QUEBEC 'DNO — Plusieurs pèlerinages annuel* des conseil* municipaux à Québec, durant la session de U Législature, pourront être évités, prévoit-on, grâce aux amendements nombreux que le gouvernement veut apporter à la loi des cités et villes.L* bill 33, merlifiant la Loi generale de.' cites et villes a rte dope',' hier par le minislre des affaires municipale', M Fau! Dozo:.' Ce bill inclut dan' la Loi générale une foule de pouvoirs eue les cités et villes en déve loppement riaient obligees rir v enir chercher chaque année au fur n à mesure que les besoins se faisaient sentir.Le bill traite d'à peu près tous 1rs aspects des problèmes municipaux.Comprenant 44 arides.il donne des autorisa i ons générales qui concernent h procédure de créer un fonds de roulement en touchant au zonaec.à t'urbanismc.aux ho mologalions, rt même à l'octroi f> subventions aux oeuvres de charité nu artistiques.Voici en résumé, les principaux effet' de re hill : 11 permet a une corporation municipale regie en partie par la Loi ries cites et villes et en partir par une charte spéciale, d'ohienir par simples lettres pa tenles le remplacement rie dispositions contenues dans sa rharle sur les mêmes sujets ; dp modifier la procédure cnn cernant l'érection d'un territoire en municipalité de cité ou de ville.\ l'avenir, la décision du enn-s-'l municipal concernant le c’iangemtnt rie statut d'une mu-nlcina'jté devra être approuvé par les électeurs propriétaires en nombre et en valeur.Les membres du conseil de l'ancien ne municipalité resteront en fonction jusqu'au mois de novembre de l'annce qui suivra l'entrée en vigueur de la char te de la nouvelle municipalité et les officiers du conseil continueront d'exercer leurs fonctions jusqu'à leur remplace ment.L«« subvention» T.a nouvelle loi autorisera (ouïe corporation municipale à accorder des subventions à ri-¦s ir ,itutions ou oeuvres de chanté, de bienfaisance, d'éducation.de formation de la jeunesse.ri initiatives économiques et généralement de bien-être so cial et de progrès culturel.Lot tnnoxiont 0 bill modifiera la procédure en matière d'annexion de territoire de façon à rp que si le eonseil d'une municipalité qui fait l'objet d'une demande d'annexion refuse en tout ou en partie la demande, l'annexion pourra neanmoins avoir lieu ai elle esl demandée par 73 p.c en nombre et 50 p r.en valeur des électeurs habitant te territoire dont on projette l'annexion.La rémunération 1 e bill 38 autorise la rémunération des membres du conseil (Suite à la page 6) Le eornite a également décidé d'accorder le droit de vote aux : locataires et il a gelé le zona ge actuel pour une période de deux années Aucune maison d'appartements ou autre ne pourra être construite dans la partie du mont Royal tonnée par des lots appartenant a la Corporation du cimetière Mont - Royal et dont celle-ci veut sc défaire.Après une longue discussion au ( comité des bills privés do l'as semblée législative qui a marqué l'étude du bill rie la cité d'Outre-mont, le ministre des affaires municipales, M.Paul Dozois a annoncé que le gouvernement interviendra directement en sou mvttanl un bill a l'Assemblée legislative prévoyant que seules les villes de Montreal et Outremonl pourront acquérir les lots “8" et "4" du cimetière Mont-Royal el ce exclusivement pour des fins de parc.C'est un groupe de citoyens d'Outremont qui a soulève le problème de ces lots ou des intérêts privés songeraient a eriger ries maisons d'appartements de seize étages.Ces citoyens ont deman- a ‘s’t val°tr le point de vue de dé, par la voie de leur procu- 13 métropole dans re problème reur.Me Jacques Vian, que 11 a rappelé que les autorités ''l'exercice par la compagnie du municipales de Montréal eonsi cimetière Mont-Royal des pou J ‘ ‘ voirs qui lui ont été conférés par poration veut disposer.»ont si lues ni dans Outremont, ni dans Montréal.Ils forment, selon les renseignements obtenu», un "No man's land".La Corporation du cimetière Mont-Royal aurait reçu une of-ire de promoteurs qui veulent ériger sur ces terrains des maisons d'appartements de Ifi étages Les citoyens qui habitent en face du cimetière s'opposent à ee projet Afin de permettre aux villes intéressées de faire des recherches plus poussées afin d'établir dans quelle ville sont situés les terrains, les citoyens demandent que la Corporation n'ait pas Ir droit de disposer de res terrains durant les deux prochaines années.Si les recherches démontrent que ees terrains forment réellement un "no man s land" les villes de Montréal rt Outremont pourront en venir à une entente qui permettra ri rssurcr la prntec lion de ce territoire.L* point de vu* d* Montré*! Me Philippe Beauregard, membre du contentieux de Montréal I Des techniciens sont en train de reconstituer, avec des National Airlines qui s'est écrasé près de Bolivia, en Caroline du Nord le 6 janvier II s'agit de déterminer si la chute de I appareil, qui a entraîné la mort de 34 personnes, a été causée par ( explosion d une bombe.aide des débris trouvés sur les lieux de laccident avion une loi datant de ]DM soit suspen du jusqu'au 1er juillet 1!W2".Mc Viau a expliqué que la situation esl devenue très compliquée.Kn )414 la Corporation du cimetière a obtenu le droit de disposer de tout ou d'une partir du territoire du cimetière.Oi dernièrement on » découvert que les lots "R" e( "s", dont la Cor- HAZEN ARGUE: // L'URSS menace notre régime économique" w R.P.G.-H.LEVESQUE M.Gérard PELLETIER OTTAWA — L’Union sovié tique n'a jamais menace, autant qu'aujourd'hui, le régime economique et le mode de vie du Ca nada, » déclaré, hier aux Communes le leader parlementaire du rsn.Intervenant dans le débat sm le discours du trône, M.Ha/en Argue s'est dit d'avis ou’il faut d'abord, faire face à celle mana ce, e! de toute nécessité, rattraper l'immense retard de notre production.Il faut ensuite met tie fin au gaspillage de nos res sources, humaines et matériel les.M.Argue a souligné que, dans leurs discours, ni M.Die fenbaker ni M.Pearson ne pa rai'sent mesurer la gravité de celle menace ou de ce défi.A la fin de l'époque ou nous sommes, a prédit le leader du PSD.les doctrines des partis conservateur et libéral à l'égard du régime économique et de la libre entreprise auront été cnn treditc.s.Oppose à la nationalisation des entreprises existantes.M.Argue i peur Le R.P.Gecrges;Hcnri Lévesque, o.p., directeur de la Maison Montmorency, et M.Gérard Pelletier, directeur du journal LE TRAVAIL, prononceront des allocutions sur "le visage de notre société" aux manifestations du 50ieme anniversaire du DEVOIR, le 31 janvier, à l'hôtel R^me Elisabeth.s'est toutefois d:L d avis qu'il y a place pour élargir les entrenri ses ri'Pllet dans une économie en plein essor.Il a de plus recommandé l'adon-.tion urgente des mesures sui ; vantes: I f5i/*te A la page ft) decent que ccs terrains de vraient faire partie de leur 1er riloire vu qu'ils sont non seule ment à proximité mais traversés en partie par la voie Camillien Ronde.Actuellement, dit M Beaure gard.nous ne savons pa» » quelle ville appartiennent ees terrains.S'il» forment un "no man's land" la Cité de Montréal voudrait annexer les parties qui seront vendues.Dans les eirconstanrç.s, M.Beauregard suggère que "la situation actuelle »nit gelé*" de façon a empêcher toute rons-truclion ce qui permettrait à la Cité d'entafriêr rie» pourparlers avec les autorité- du rimetiere pour en arriver à une entente.Toutefois, selon M Beauregard, le délai pourrait être d'un an seulement.Le procureur de la Corporation, Me B.O'Connor a déclaré que sa clienlo comprend tl'e, bien les appréhensions des citoyens et qu'elle est prête à coopérer dans toute la mesure du possible pour trouver une solu lion au problème.La Corporation favorise même l'idée de conserver au pare Mont-Royal ces terrains dont elle veut disposer parce qu'ils ne sont pas propices à l'enterrement, étant, formes d'un bloc de roc solide.Me O'Connor cependant s'oppose a la clause soumise pat les citoyens d'Outremont parce quelle paralyserait complètement l'exercice fies pouvoir.'1, d-la Corporation sur toul le (Arri-toire du cimetière.Il a noté que la communauté juive désire acquérir une petite partie des lois concernés pour étendre son cimetière et l'amendement sou mis par Me Viau empêcherait même cette transaction.Le procureur de la Co-pora-tion déclare que sa cliente est prête à toute entente pourvu qu'elle pourra être assurée d'obtenir un prix juste et équitable ses terrains, qu'ils soient Courtotnanch* au Sénat Elections dans Labelle cet été! OTTAWA — M.Léon Balcar, «ollicit*ur général, a été a»»*rm»nté hi*r comme jïcrétair* d'Etat par intérim.Il assumera provisoiremant les fonctions abandonné*» lundi par M.Henri Courte-min-ch*.promu au Sénat dan» la journéo d'hier.L* nouveau sénateur e pris son siège i la Chambra haute après avoir été esserment* par la greffier J.F.McNeil et présenté è ses collègues par le président M.Mark Drouin.La démission de M.Cour-temanch* comme député d* Labelle leiss* maintenant un siège vecent.On n* sait pas encor* quand aura lieu l'élection partielle nécessité* par la promotion d* M.Courtemench* à la Chambre haut».On est généralement d'avis que les électeurs d* Labelle n’iront pas eux ur-ne» beaucoup avant juillet.L* premier ministre projetterait, dit-on, un remaniement ministériel asset accentué è le fin de la présente session, étant donné surtout qu'un nouveau ministère sera créé par le Parlement.Il y aurait alors plusieurs ministres d* nommés au Sénat dont un au moins de le province- d* Québec.De l'evis général, M.Diefenbaker attendra pour ordonner une ou des élections complémentaires ('aboutissement des négociation» entreprises avec le gouvernement Barre-Me sur la question des subventions fédérales aux universités.Il n'est pas impossible non plus qu'il laisse au gouvernement de l'Union nationele déclencher une élection générale avant de tâter l'opinion des électeurs rie deux ou trois comtés sur la politique fédérale.l'ïcnis u tic antre Ira tir he de ses Mémoires explosifs lùlen: Washington a cyniquement lâché Paris el Londres dans l'affaire de Suez en 56 - Dulles ne comprenait rien NEW-YORK.— Dans un# attaque violente contre la politique étrangère américaine et certains de ses artisans è l'époque de l'affaire de Sues, l'ancien premier ministre britannique, sir Anthony Eden, dit que le gouvernement Dwight Eisenhower s'est livré à des manoeuvre* mesquines à cette époque et a refusé d'assumer les responsabilités qui étaient celles des Etats-Unis dans le Moyen-Orient.Eden dit en .somme, dans une eu que nous avons à expropriés par Montréal ou Outre-mont .Le maire d'Outremont.M Romuald Bourque favorise lui aus'i le délai d'un an car le conseil municipal voudrait turn avoir l'opportunité d'étudier la question (Suite A la page S) “Taxe mesquine " que ce 2 pour cent sur les prêts SCHL QUEBEC - M.Eugène Chali-four, président de l'Association des constructeurs de maisons de Québec, a reclame un tarif d'as i surance moins elevé que celui 1 chargé actuellement par la Société centrale d'hypotheque et.de logement sur les prêts que cette j société gouvernementale garan tit.“Cette assurance obligatoire est en réalité une taxe de 2 p.c.• (Suite A la paga fi; une nouvelle tranche de ses Mémoires, que Washington a fait faux bond à ses grands alliés at.n d'éviter une épreuve de force avec le président Nasser à un moment où le président Eisenhower cherehait a obtenir un nouveau mandat."On nous a lié les mainn et on nous » entraînes dans des manoeuvres dilatoires pendant des mois ; nous.Britanniques et Français, avons été pris dans une suite interminable de négociations sons les prétextes les plus divers" a dit notamment Eden .Les Etats-Unis ont ten té de gagner du temps, ont im proviso sans cesse des politiques malencontreuses, dont chacune éehouait lamentablement".Sir Anthony a publié dans le magazine américain McCall retie tranche de ses mémoires relative à la crise de Suez.On sait que c'est la participation anglaise à une expédition militaire contre l’Egypte qui devait finalement coûter à Eden son posle de premier ministre.Celle, crise qui fut un des éléments riomi-nanls de l'histoire internationale d'après-guerre vil pour la pre m'ère fois les E.-!'.el l'URSS unis pour blâmer et eondamner la France et la Gde Bretagne.L'invasion s’imposait Eden considère aujourd'hui rnonre que l'expédition militai re était une décision sage et s'efforce de lustifier 1a politique alors suivie par son gouverne ment.II affirme que Paris et Londres furent forcés d'agir seuls et voulurent empêcher un conflit général au Mnven-Orient après nue l'Etat d'Israël eût dé r'enché son offensive contre l'Egypte."Nous considérions que le grand danger résidait non pas dans la guerre israélo-égyptienne mais dans la probable de son extension par suite d'une interven lion des autres Etats arabes.Il y avait une façon d'empêcher pareille catastrophe : c'était d'intervenir nous - memes.Voilà ce qui a emporte notre décision Les décisions politiques surtout lors qu'elles concernent le Moyen-Orient supposent le choix entre plusieurs maux : je suis eonv a.n époque choisi le moindre mal”.Eden s'en prend an cynisme du gouvernement Eisenhower envers ses Alliés rt y voit la cause de l'échec que devaient subir Paris et Londres dans l'aventure égyptienne, non pas échec: militaire mais échec politique."Le.cynisme que manifestèrent alors les Américains devait détruire l'alliance que nous formions et ne nous laisser le choix qu'entre la rupture ou un type de rapport* rie "tuteur a pupille" dans le» affaires internationales '.Revirement ri# Washington l L ancien premier ministre rappelle brièvement que le president Nasser ï'empar» du canal de Suez (propriété conjointe des Français et des Britanniques i en juillet 1856 après que l’ancien secrétaire d'Etat américain eut retiré l'offre de Washington d'aider l'Egypte a construire le barrage rl’Assouan Eden dit que le gouvernement britannique ne fut pas consulté par les E.-U.sur le retrait de cette offre mais que Londres pour sa part a toujours tenu Washington au courant de ses intentions et.par exemple.que dès juillet 1856.faisait savoir aux Etats-Unis que la (Suite A Ir page 6) Le procès de Koffa fixé au 23 février WASHI.NTON Le proeè* que doit .subir M .lames R.Iloifa, président du Syndicat international des camionneur* d'Amérique, sous l'inculpation d'avoir utilise ries fonri» srnrii-eaux pour conclure un marché relatif a une propriété immobi lière en Florirle.a ete fixé hier, a Washington, au 23 février prochain, Comrrie conséquence immédiate rte ce procès qui »e déroulera devant, une cour civil#, sous la présidence du juge H.Dickinson Lefts.M.Hoff» pour rail, être démis de ses fonction* rie président riii syndicat Le» accusations ont ete portées con tre lui par ries moniteurs nommes par la Cour et charge» dépurer le Syndicat international ries camionneurs d'Ameri-que M Hoffa est accusé d'avoir illégalement manipule près de $600.000 provenant de la suc-rursale dr Détroit du syndicat.L'argent était dépose «ans inte rèt dan' ries banques d'Orlando.rn Floride; de Cincinnati, en Ohm et de New York.A PRES DE 8.000 MILLES Moscou aurait lancé une fusée dans le Pacifique WASHINGTON.— Tout laisse croire que la Russie a lancé hier à fravers le plateau eurasien jusque dans le Pacifique central une distance de quelque 8.000 milles, une futée d'une grande puissance.Le departement de la défense a annoncé que sur la fai de rapports nen vérifiés un objet qui aurait des caractéristiques d'un projectile téléguidé, serait tombé à la mer dans l'espace réservé par les Soviets pour les épreuves de fusées qui doivent avoir lieu du 1 5 janvier au 15 février.ALGERIE: MALGRE L'AGITATION DES “ULTRAS" De Gaulle poursuit la.d’autodétermination PARIS — I^> président Char- armfes.M.Pierre Guillaumat : les de Gaulle est fermement résolu a poursuivre en Algérie l'application rie 1a politique qu'il énonçait en septembre dernier — politique baser sur la reconnaissance du droit à l'autodétermination — et le gou vcrnrmrnt entend 1* suivre fi rièlement dans cette voie malgré les pressions et l'agitation d u ne partie ries Français d'Algé rie.C'est ce qui ressort des dé clarations faites hier a la suite de "l'incident Massu".incident que l'on considère désormais comme clos.!.« general Jacques Massu.super-préfet d Alger, commandant les troupes de la region d'Alger et figure domt nante des événements de mai 1958.avait été rappelé d'urgen ce a Pans pour "s'expliquer”j sur une interview de lui.parue apres cet entretien, le gouvernement a annoncé qu'il considérait l'incident comme clos.Cnn dé claration émise par le ministère des forces armées dit que le général Massu a réaffirmé son entière loyauté au commandant en chef en Algérie, le général Mau riee Challe."Le général Massu et son corps d'armée se rangent sans réticence aucune derrière le commandant en chef dont le prestige et la-loyauté à l'égard du présidenl rie la République ne sauraient faire dr doule" dit notamment le communique, qui ajoute: "Sur la question de la mesure de con fiance qu'ont, les masses musulmanes au chef de l'Etat, le général Massu ed persuadé que les efforts du président de la Répu- Ion Massu.d'une conversation à bâtons rompus et nullement d'une interview.l'n porte-parole du ministère des forces années a dit; "Le général Massu a expliqué au ministre qu'il n'a accordé aucune interview mais o simplement eu avec le journali.-te allemand un entretien de caraclère.général .A la fin de l'entretien, Massu a dit a son interlocuteur: "Prenez garde à ce que vous allez écrire .n'allez surtout pas me présenter comme un general fasciste".Aucune sanction n'est envisagée contre le général Massu a la suite des explications qu'il a données et qui ont apparemment satisfait les autorités.Le ministre a retenu à déjeuner hier a\ec le général qui doit d'ailleurs rester a Par s jusqu'à vendredi et ou on lui role' dures à l'endroit du chef rie l'Etat et de sa politique *1 gérirnne ainsi que rie* allusions à une riésobéissanre possible rie l'armée Le général Massu a pa • une hesjre avec le ministre des forces .___.blique pour établir la paix, prin dans un qSotidTen di Munich àes Musulmans.' de participer a '.« conference -, .7.: attrifouajt des pa lut conserv ent cette confiance .e.,traorainau e su.! Algérie con- Le général Massu a rcconnst avoir reçu le journaliste allemand Hans Kempski.du "Suri-rieuisclie Zeitung", de Munich, mais -a conteste un bon nombre des de’Uralions que e- dernier lui a attribuées.11 * agissait, se- voquee a l'Elysée.Massu verra le président de Gaulle à cette occasion.Défi» à Pari» en Aloeri* Oe Gaulle a n cs cie hier une n ininn du rahinrt qui a été conzacrce en grande partie grave malaise qui se manifeste tait chez les Européens «l'Alge-rie et dans une parité de Par-mee.Le chef de l'Etat a indique clairement qu'aucune pression ou menace ne le ferait reculer, ne l'amènerait a modifier sa politique algérienne.D'Algérie pendant re temps parvenaient des renseignements préoccupants sur l'etat d'esprit rie la population européenne.Les quotidiens d'Alger, violant les insiductions rie la délégation générale, sont passés outre a la censure et ont reproduit la violente déclaration de la férié ration des maires d'Algérie oui réclame l'abandon de la politique d'autodétermination et qui dit que les Algériens prendront les armes au besoin pour rester Français et lutter contre la politique d'abandon.Des groupes ont réclamé la réactivation des "comités de salut public": des camions de I armee équipes de haut-parleurs parer,urent lr rues des villes en rlamant • “La France est ici pour rester.l'armée ne partira pas '.Hier, le eah ne! a omis un rnmmun:o'ié affirmant "la re au i (Su.le a la page 6) Les anparetls dr rs-Ur des Etats-Unis, au sud de la mer Noire, seraient ca ah es ne dernier le lancement d'une fusee a 3.006 milles de ri .-lance.Il lui faudrait une demi heure envi ron pour franchir la distante de 7.500 à 8.000 milles du plateau eurasien au Pacifique central, dans le voisinage des îles Mars hall.La portée des fusées inter Tontinentales a m é r i c aines éprouvées jnsou'iei par les Etats-Unis est de 6,300 milles.A Moscou, le maréchal P,o-riion Malinovsky a réilé e l avis que donnait récemment M."K" sur la puissance nucléaire soviétique eanablp de “balayer de 'a surface rie la terre tout pa's oui nous attaquerait".! e ministre ri- la ri 'ep P de l i n on soviétique a d ' a de, officiers ri» la gami'on de '.'n cou que ta rit minution ries effe-'ifs rie Par-mee rouge n" réduira nulle- ment la puissance ri» combat et d’attaque".Il ajoutait: "Notra armee possédé des lechniques et une puis.saoce de combat telles qu'aucune armée n>n a eu de semblables".Le maréchal * note qm la démobilisation de 1 200.000 militaires russes serait compiétre "a l'automne de 1381 et.plus de 250,001) offic'ers, gé-ne aux et amiraux seront licencies.” Autre son d* cloche Les propagandistes sovir'i-ques ont oftert au monde un tableau exagéré de l’extension ri-?s progrès rie 'a Russie dans !»« domaines scientifique et.militaire, selon M Livingston T.Merchant, sou- -ecrétaire ri Etat rie, Etats-Uni'.Il a été le pr"-mier terne.n au début rie l'enquête tin coin - rie 'a te-en- * »t.rie ,-, I.I.J u- rU 'a Chambre ri', Ren-.'- :eq- api» sur 1# (Sune à.
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