Le devoir, 9 décembre 1914, mercredi 9 décembre 1914
VOLUME V—No 288 MONTREAL, MERCREDI 9 DECEMBRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO * Abonnements par la poète : fi Édition quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $3.00 $6.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS A « Vr vF UMCN POSTALE $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration* 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRBAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION : - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! CONSCRIPTION ET BANQUEROUTE Nos ministres ont repris la campagne.de discours.C’est le propre des politiciens jingos de se décrocher les mâchoires, afin d’induire les autres à se la faire casser.Le plus remarquable de ces discours, sinon le plus significatif, est celui du premier ministre au Canadian Club de Montréal.De ce morceau, soigneusement écrit d’avance, il convient de louer le ton et la forme.Il offre un contraste frappant avec les tirades échevelées et grotesques dont nous ont gratifiés la plupart des politiciens des deux partis, depuis le début de la guerre.Il est notoirement plus sensé et mieux pensé que les harangues prononcées par M.Borden lui-même, à Toronto.L’atmosphère “déloyale” de la province de Québec a au moins ce bon effet de forcer les courtisans de la faveur populaire à reprendre un peu leur équilibre et leur bon sens.Sans doute, les opinions de M.Borden sur les causes du conflit européen et- la rivalité anglo-allemande appelleraient de sérieuses réserves de fond.Mais il n’est ni utile ni opportun de s’y arrêter.Le premier ministre n’a pas prétendu faire oeuvre d’historien et d’homme d’Etat.Du reste, c’eût été peine perdue devant un auditoire comme celui auquel il s’adressait.Il est venu à Montréal faire sa besogne de politicien impérialiste: il a accompli sa tâche avec beaucoup de modération et d’hâhileté.>’î :'e Le passage le plus intéressant, c’est celui où le premier ministre fait entrevoir que la participation du Canada à la guerre va hâter la solution du problème de la représentation des colonies dans les conseils de l’Empire.H s’est bien gardé de donner la moindre précision.Il est même resté bien en deçà de ses déclarations antérieures.Le moment n’est peut-être pas venu de discuter à fond cet aspect très important du problème impérial.Mais puisque M.Borden a jugé à propos d’en parler, il aurait dû expliquer à ses auditeurs et au peuple canadien pourquoi les autorités impériales n’ont pas jugé à propos de prendre M.Perley dans leurs confidences, avant d’entraîner le Canada dans le conflit européen.A son retour d’Europe, en 1911, le premier ministre avait annoncé avec beaucoup d’insistance, et même quelque emphase, que l’admission d’un représentant du gouvernement canadien dans le Comité de la Défense impériale marquait la détermination des ministres impériaux d’appeler les gouvernants des colonies à délibérer avec eux sur les inté-rèts vitaux de l’Empire.D’un bon coup de règle sur les doigts, le ministre des colonies rappela notre “chef d’Etat” au sentiment des convenances impériales.Avec la loyauté et la franchise qui caractérisent les vrais politiciens anglais, M.Harcourt signifia nettement à M.Borden que le cabinet britannique n’entend nullement se départir de son autorité exclusive et absolue sur toutes les matières qui touchent à la guerre et à la politique extérieure de l’Empire.Il prit même le soin d’expli (pier que le Comité de la Défense impériale est un corps purement con sultatif, dont le principal objet est de faciliter l’exécution de la politique adoptée par le cabinet britannique.M.Borden avala la réprimande sans mot dire; mais au bout de quelques mois, il se fâcha et fit entendre clairement aux ministres de Sa Majesté que s’ils persistaient dans cette attitude arrogante, ils pourraient leur en cuire.Naturellement, les ministres impériaux ne firent pas attention à ce petit accès de mauvaise humeur.Ils savent à merveille comment réprimer ces velléités d’indépendance chez les petits colonials: une bonne fessée, puis un bâton de sucre d’orge — un titre ou une médaille — ont vite fait de les remettre à point.* x- x- Lorsque M.Perley arriva à Londres, avec le titre provisoire d’Acting High Commissioner, quelques Canadiens naïfs s’imaginèrent que sir Robert Borden avait remporté son point: les autorités impériales ne manqueraient pas, le cas échéant, de consulter le représentant du Canada, membre du cabinet fédéral.11 paraît que les ministres britanniques n’y ont nullement songé et qu'ils ont décidé de déclarer la guerre à l’Allemagne sans même en prévenir M.Perley.Sir Robert Borden a rendu un haut témoignage au travail accompli par son collègue, à Londres, depuis quatre mois.Cet éloge est sans doute mérité.Le député d’Argenteuil est un politique de courte envergure; niais ses habitudes d’homme d’affaires le rendent propre à exécuter avec célérité et méthode les besognes administratives qui lui sont confiées.Il y a loin de ce rôle de bon serviteur à celui de représentant d’un pays autonome dans les conseils dirigeants d’un grand empire.Il est vrai que, au regard de la loi anglaise, le représentant officiel du Canada à Londres est citoyen américain.Si les Etats-Unis déclaraient la guerre à la Grande-Bretagne, les autorités britannkjûes seraient, à la rigueur, tenues, non pas de lui ouvrir les portes de leurs conseils secrets, mais de le faire enfermer comme prisonnier de guerre dans un camp de concentration.C’est peut-être cela, la solution prochaine, —- entrevue par M.Borden, — du problème de la représentation du Canada dans les conseils de l’Empire?-s ¦* * Sur les mesures que le ministère va prendre ou poursuivre, le premier ministre a été forf réticent.De la convocation des Chambres ou de leur dissolution; des dépenses encourues jusqu’ici pour la guerre; du déficit effroyable dans les revenus de l’Etat; des taxes inévitables qu’il fauf imposer: pas un mot, pas même une allusion.Du nombre de troupes que le gouvernement a décidé d’envoyer en Europe.ou en Afrique, — rien, sauf une belle et sobre péroraison sur la “détermination inflexible” de soutenir l’effort jusqu’au bout.Sir Robert Borden a été un peu plus loquace dans son discours, à Toronto, samedi.Très inférieur à celui de Montréal par le ton et la forme, ce discours n'est pas moins habile que le second: il est au diapason du milieu où il a été prononcé.Il renferme une énumération détaillée des merveilles accomplies au camp de Val-Cartier, depuis les trois milles et demi de lignes de cibles jusqu’aux soixante-quinze baignoires à douches — pourquoi diable n’y a-t-on pas traité le ministre de la milice?— depuis les 290,000 paires de bottes — que de bottes! — jusqu’aux 70,000 bouteilles d’eau.Que d’eau! Que d’eau! Cet inventaire, si complet et si sobre en même temps, a dû plonger les vertueux businessmen de Toronto dans une patriotique extase.Le nombre de bottes les a peut-être un peu étonnés; mais si l’on songe qu’une première série s’est fendue dès la première semaine à Val-Cartier, et qu’une seconde fournée a crevé en prenant contact avec la bouc des Salisbury Plains, on s’explique ce chiffre imposant de bottes.Du reste, c’est triple profit pour le fournisseur.Napoléon aurait collé au mur un trafiquant si habile.Ici on le fera sénateur et peut-être baron-net.C’est le progrès des temps.# * # Sur le nombre de troupes à expédier, le premier ministre a été moins précis que sur les baignoires, les bottes et les bouteilles d’eau.“On a parlé de cent mille hommes”, dit-il.“Je préfère ne fixer aucun chiffre.Si le salut de notre Empire exige deux ou trois fois ce nombre (de cent inillt), nous ferons l'appel et je sais que le Canada y répondra.” Et si l’enrôlement volontaire ne suffisait pas ù fournir trois cent mille recrues propres à la guerre?Le gouvernement aurait-il recours à la conscription?Il ne saurait gtière s’y soustraire.Le parlement tout entier a posé en principe que le Canada est tenu de participer à la guerre; il a même obtenu de précieuses adhésions, fort inattendues, à cette théorie toute nouvelle; il a décidé que le meilleur mode d’aider l’Angleterre est d’envoyer le plus grand nombre pos sible de soldats; il a ouvert un crédit illimité au gouvernement- britannique dans les chairs vives du peuple canadien; il reconnaît aux autorités impériales le droit, autrefois refusé par sir John Macdonald, de décider du nombre de soldats que le Canada doit leur fournir: —il ne peut, en logique et en justice, refuser de prendre les mesures nécessai res pour racheter sa parole et tenir ses engagements.Il le peut d’autant moins qu’au Canada, contrairement à ce aui existe en Grande-Bretagne, le régime de la conscription est légalement établi.Sans doute, aux termes de la loi, l’enrôlement forcé ne peut se pratiquer que pour la milice canadienne, organisée pour la défense du Canada.Mais, grâce à l’appui de l’opposition, le ministère a renversé cette barrière.Il a rompu ouvertement avec la tradition établie, que le Canada, pays autonome dans l’Empire, n’est tenu que de pourvoir à la défense de son propre territoire; il affirme que le Canada, partie intégrante de l’Empire, est obligé de participer en hommes et en argent à la défense générale de l’Empire, — en d’autres termes, que la défense de l’Empire, c’est la défense du Canada.Si les autorités impériales décident que le salut de l’Empire, confondu maintenant avec la défense du Canada, exigeait plus d’hommes que l’enrôlement volontaire n’en peut fournir, le gouvernement et le parlement canadien, et tous ceux qui les ont approuvés, ne peuvent refuser de mettre la loi à exécution et de procéder à l’enrôlement forcé.S’ils tentaient de se dérober à cette conséquence inévitable de leurs actes et de leurs bruyantes professions de foi, ils mériteraient à juste titre l’opprobre des autorités et du peuple du Royaume-Uni.Leur “loyalisme” et leur “dévouement à l’Empire” ne seraient qu’une misérable hypocrisie.Le premier ministre, il faut le reconnaître, a jeté un peu d’eau froide sur l’ardeur des pseudo-guerriers de Toronto et de tous les jingos, si empressés à se battre.par procuration.Il leur a rappelé qu’il ne suffit pas d’envoyer beaucoup de soldats, mais des troupiers bien entraînés.C’est précisément ce que j’écrivais, il y a déjà plusieurs semaines, au grand scandale de nos trahehemontagnes de salles de rédaction et de comités électoraux.Le renvoi de deux cents officiers canadiens par les autorités impériales suffit à donner raison sur ce point au premier ministre — et à prouver que nous n’avions point tort.Ce n’est ni la première ni la dernière justification qui nous vient de Londres et des autorités impériales.* * * Sur la situation financière, le premier ministre a été aussi muet à Toronto qu’à Montréal.Force est de nous rabattre sur les déclarations de M.Meighen, à Winnipeg: “Le gouvernement canadien”, s’est écrié le solliciteur-général, “est prêt ù mettre le.pays en banqueroute pour appuyer la mère-patrie dans cette guerre!” Jolie perspective! Si cette parole insensée avait été prononcée par Sam Hughes, on la mettrait sur le compte d’un état cérébral chronique, et on lèverait les épaules — encore qu’il soit assez inquiétant de penser qu’en temps de guerre le ministère chargé de la défense du pays reste confié à un énergumène sans responsabilité.Mais non; ce programme économique — la banqueroute — est formulé par l’homme le plus remarquable du gouvernement, par celui qu’on désigne déjà comme le successeur le plus probable de sir Robert Borden.M.Meighen est, à froid, un logicien imperturbable, un esprit posé, sérieux, très renseigné sur les choses de la politique, des affaires et de l’économie des nations.Qu’un homme de cette voleur ait pu laisser échapper une telle inanité, que cette phrase folle *ait soulevé les acclamations enthousiastes de ses auditeurs, voilà qui peint à merveille l’état d’exaltation et d’irresponsabilité où le jingoïsme a conduit les politiciens et toute une catégorie de la population.Beau service, en vérité, à rendre à la mère-patrie que de faire banqueroute à nos créanciers, tous banquiers de Londres! Le Chancelier de l’Echiquier a délégué aux Etats-Unis, il y a quelque temps, le premier économiste du Royaume-Uni, — sir George Paish, — non pas pour empêcher les Américains de faire banqueroute à leurs créanciers anglais, mais simplement pour les induire à solder leurs échéances le plus Rapidement possible.Faudra-t-il qu’avant longtemps il envoie un receveur impérial s’emparer de notre trésor et de nos départements de perception, comme faisaient autrefois les grandes puissances avec le gouvernement pourri de la dynastie mandchoue à Pékin?Espérons qu’on n’a pas brûlé toutes les baignoires à douche du camp de Val-Cartier — comme les uniformes et les capotes — e^ que le premier ministre va en faire installer au moins une dans le cabinet de chacun de ses collègues à Ottawa.Il est grand temps de transformer les ministères en instituts hydrothérapiques.Henri BOURASSA.LA oueirre: L’ENNEMI CONTOURNÉ PRÈS DE CRACOVIE Petrograd annonce officiellement que les Russes ont infligé une sérieuse défaite aux Teutons près de Neu Sandec et qu’ils ont contourné leur aile droite.— On signale aussi des engagements sans résultats à la frontière de Prusse.— Le “ Breslau ” est poursuivi.Paris annonce que les Alliés ont gagné du terrain sur P Aisne et dans VArgonne, et qu’ils ont repoussé des attaques dans les Vosges.— La flotte allemande de VAtlantique fuit vers le Pacifique.— Le clergé allemand prêche la guerre sainte.BILLET DU SOIR.UN ROI Aux premiers temps des nations, le roi était le chef suprême, de fait comme de droit.Il gouvernait et régnait.Aujourd’hui, les constitutions ont changé cela.Le roi règne, dans la plupart des pays, mais les parlementaires gouvernent.Nul parlementaire, toutefois, n’a jamais eu la superbe allure du roi Albert de Belgique, sur les champs de bataille de l’Europe.Il s’est révélé à la fois le roi et le chef.Des parlementaires l’assistent, c’est lui qui représente la nation.Ces jours-ci, les dépêches racontaient que, le jour où les rois George d’Angleterre et Albert de Belgique passèrent ensemble la revue des troupes anglo-belges, sur le coin de territoire belge qui reste inviolé par l’Allemand, une lueur d’admiration intense s'allumait aux yeux des soldats belges, ù la vue de leur roi.“Celte admiration est mutuelle”, dit le.correspondant anglais qui note cet épisode.“Ils l’adorent et lui les adore.Il n’y a jamais eu de tel exemple de fraternité entre un roi et ses soldais les plus humbles.Il lui arrive fréquemment de.leur donner ses cigarettes et d’accepter d'eux du feu, en retour de quoi il cause familièrement avec eux pendant quelques secondes.Il se.mêle à eux dans les tranchées et sur les points les plus exposés, il est des leurs.” Ce roi retourne à l’ancienne tradition, qui faisait du roi, non /ms un simple personnage représentatif, mais un véritable chef, mêlé an peuple, aimé de lui, l’aidant et le réconfortant, sc faisant aider et réconforter par lui, trouvant au coeur de ses suiels de l'amour et non de la crainte, de la confiance et non de la malveillance.M.P.-B.MIGNAULT Une dépêche d’allure quasi-officielle annonce que le gouvernement canadien a désigné au choix du gouvernement britannique, pour remplacer à la Commission internationale des voies d’eau limitrophes M.Cas-grain, M.P.-R.Mignault, l’éminent juriste montréalais.C’est une nouvelle qui fera plaisir à tout le monde et R convient de féliciter de ce choix le gouvernement canadien.Le cabinet avait à départager ceux qui voient dans toute nomination qui relève de l’autorité politique un moyen de servir les intérêts du parti et ceux qui songent d’abord à l’intérêt public.Il a donné raison à ceux-ci et il a fait uu acte qui lui sera en définitive utile.M.Mignault a une telle réputation comme juriste qu’il est inutile même de la souligner.Il fera honneur au Canada et ù sa race.—O.H.LE MESSAGE PRESIDENTIEL Le message du président Wilson au Congrès était attendu avec un vif intérêt.Chef d’une des rares parmi les grandes puissances qui n’ait pas donné dans le conflit actuel, bien que sollicité d’y entrer par un certain groupe de ses concitoyens,ayant offert sa médiation dès les premiers jours, M.Wilson ne pouvait parler à ses collaborateurs sans exprimer son opinion au sujet des événements européens qui absorbent presque l’attention universelle.Le Président qui, dès le début, a conseillé à son peuple de garder son saingifroid, reste fidèle à ce programme.Aux appels de ceux qui déjà voudraient voir Washington se lancer dans les armements (Spécial au Devoir) Petrograd, 9 (Dépêche retardée).— Un communiqué officiel publié hier soir annonce que les combats engagés dans la région de Przasnysz et de Ciechanow, à Test de la frontière de la Prusse et de Mlawa, n’ont pas encore pris fin.“Dans la bataille de la région de Piotrkow, nous n’avons remporté que des succès partiels.La bataille qui s’engagea le 5 décembre, au sud-est de Cracovie, dans la région de Wieliczka, le long des rives du Deriuty, a tourné à notre avantage.Nos troupes, renforcées après avoir franchi le Dou-naets, dans le voisinage de Neu Sandec, poursuivirent leur mouvement d’offensive et infligèrent une sérieuse défaite aux Teutons qui avaient formé leurs rangs dans la vallée de Loseszyna.L’aile droite allemande, poursuivie, fut contournée.Au commencement de l’engagement, on réduisit au silence ou mit en fuite une batterie, transportée ici de Belgique.Nous avons aussi réduit au silence plusieurs pièces (^artillerie lourde, 5 batteries d’artillerie de campagne, et avons capturé plusieurs canons.Les prisonniers teutons avouent qu’ils ont subi des pertes énormes.Quelques compagnies ne comprennent plus que 40 hommes.Nous continuons à reprendre l’offensive.Le 7 décembre au matin, on découvrit le “Breslau” dans le voisinage de Sébastopol.Nos croiseurs et nos hydroplanes se mirent à sa poursuite, mais il disparut avant qu’ils aient pu l’attaquer.Ailleurs, dans les Vosges, l’ennemi ne tenta pas d’attaquer sérieusement les positions occupées la semaine dernière.Russie: Les attaques opiniâtres des Allemands, le long de la ligne allant de Ilow à Lowicz, de Strykow à Lodz, et aussi le long d’une ligne s’étendant du nord au sud, à 16 kilomètres à l’ouest de Piotrkow, ont été repoussées.Cependant les Russes, à cause de la position exposée que constituait Lodz à la pointe d’un coin, ont cru bon de l’abandonner.En Galicie, les Autrichiens qui semblent avoir reçu des renforts des Teutons ont repris l’offensive contre Taile gauche russe, dans la région de Neu Sandec, au sud-est de Cracovie.Serbie: Les Serbes gagnent du terrain dans les hautes vallées de la rive ouest de la Morava, et sur la rive gauche du Ljid.Us se sont rendus maîtres des hauteurs de Meljan, ont pris plusieurs prisonniers et plusieurs canons.Dans la région de Kosmaja, les Serbes ont pris contact avec l'armée autrichienne.” BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 9 (2.49).— Communiqué officiel de cet après-midi: “Hier, une canonnade gronda depuis le littoral jusqu’à la Lys.“Dans la région d’Arras, et plus au sud, il n’y a rien à signaler.Nous avons mis en ordre et renforcé toutes les positions enlevées depuis 2 jours.“Dans la région de TAisne, il y eut une canonnade.Nous avons occupé plusieurs tranchées allemandes.Nous nous sommes avancés tout le long du front, excepté à un endroit où l’ennemi mina une de nos tranchées et la fit sauter.“Sur les hauteurs de la Meuse, notre artillerie s’est montrée clairement supérieure à celle de l’ennemi.“Dans cette région ainsi que dans TArgonne, nous avons gagné du terrain tout le long de la ligne, et avons pris plusieurs tranchées teutonnes.Même chose dans la forêt du Prêtre.“Dans les Vosges, nous avons repoussé plusieurs attaques au nord-ouest de Senone.ON PRECHE LA GUERRE SAINTE EN ALLEMAGNE Paris, 9.— On prêche la guerre sainte dans toutes les églises d’Allemagne.On célèbre des offices, dans le cours desquels on rend au Tout-Puissant d’ardentes actions de grâces pour les succès obtenus, et on demande le triomphe du Kaiser.Un journaliste d’un pays neutre assista à Tune de ces cérémonies à la cathédrale de Berlin.L’église était remplie en partie par des femmes et des soldats blessés.Le prédicateur affirma que PAllemagne faisait une guerre sainte, pour le succès de laquelle les femmes doivent prier et chacun doit s’imposer les plus grands sacrifices.Près de la cathédrale se trouvent massés dans la rue des trophées, en particulier 12 gros canons russes.Après l’office, les fidèles s’y rendent comme pour un pèlerinage.LA FLOTTE ALLEMANDE CINGLE VERS LE PACIFIQUE Buenos Ayres, 9.— Des renseignements autorisés permettent de dire que la flotte allemande, se voyant opposée à une flotte plus considérable, est partie pour les eaux de TAfrique-Sud.D’après le rapport les navires de guerre anglais sont plus nombreux que les allemands et une flotte japonaise cingle aussi vers T Atlantique.GUILLAUME SOUFFRE DE PNEUMONIE Londres, 9.— Le Kaiser souffre de pneumonie et d’une dépression nerveuse, due au surmenage qu’il s’est imposé.Voilà ce que disent des télégrammes de Berlin communiqués à la compagnie des Echanges Télégraphiques par son corespondant à Amsterdam.Le rapport ajoute que les médecins de l’empereur lui ont conseillé de ne pas retourner à la ligne de front.Dans le malheur de sa nation, il ‘Vu’ ±JT„' • Uni*C continueront % se contenter' rag,fZ7mdé^n(^/ne d’Une arm6e de volontaires et d’une dans l'issue finale, quelles que soient les tristesses qu’il faille affronter avant le succès définitif.Et, quand, le roi de Belgique touche de sa cigarette celle du dernier de ses troupiers, il rallume le prestige de la monarchie au contact populaire, tel Atlas redevenant plus fort, chaque fois qu’il s’appuyait sur la terre maternelle.Jean LABUYE.marine assez forte pour se faire respecter.Les Etats-Unis ont bien d’autres choses à faire que de contribuer à l’organisation d'un système qui serait une nouvelle menace pour la paix générale, dit-il, et il ne désespère pas que son offre de médiation soit acceptée à l’occasion.Quant à la situation économique créée par la guerre, le Président ne veut pas l’aggraver par une législa- LA SITUATION VUE DE LONDRES Londres, 9 — D’après le communiqué officiel de Berlin, le cemtre de l’armée allemande ayant occupé Lodz, poursuit sa marche en avant vers Test, devant les Russes qui se retirent.Toutefois, grands ont été les efforts, et terribles les pertes, de part et d’autre.Une accalmie se produira probablement sur cette , partie du théâtre oriental des opérations, permettant aux troupes de se remettre.Les Moscovites continuent à répê-ter que leur retraite devant Lodz a été opérée plutôt pour les besoins de la tactique qu’à la suite d’une de-faite.Les événements futurs établiront le bien ou le mal fondé de celte assertion .Chassés deux fois de Varsovie, les Teutons se trouvent de nouveau en état de marche sur la capitale de la Pologne russe.Même les journaux anglais qui dé-précieint l’importance de la prise de Lodz, font remarquer que cette ville est bâtie le long de la principale voie ferrée allant de Loiwcz à Varsovie.Les envahisseurs sont probablement maîtres du chemin de fer à un point situé très à Test de Lodz.Un regard rétrospectif jeté sur les combats livrés dans le voisinage de Lodz, semble révéler que les Allemands ont laissé, échapper de leurs mains une victoire écrasante, faute de pouvoir rassembler leurs forces.Plus tard, les Russes parvinrent à s’emparer d’une position stratégique, mais ne purent la conserver.Dans Touest, bien que les casques à pointe semblent se tenir généralement sur la défensive, le rapport annonçant qu’ils ont dirigé une violente attaque au sud d’Ypres, indique qu’ils n’ont pas renoncé à atteindre In côte française.Les Prussiens, dit-on, ont concentré leurs troupes dans Touest, en vue de ce dernier effort.On n’a pas encore entièrement tire au clair ce oui est advenu du général Beyers.S’il est mort, comme dernier chef rebelle important, on le croit, avec lui disparait le DeWet est prisonnier, Maritz a pris la fuile, et les autorités ont maté la plupart des commandants.LTNVASION DE L’ANGLETERRE EST AUSSI POSSIBLE QU’UN RAID DANS LA LUNE Londres, 9 — Bien que lord Kitchener pense que les Allemands out autant de chances d’envahir la Grande-Bretagne, maîtresse des mers, qu’une flotfile de Zeppelins de faire un raid” dans la lune, certains journaux se font l’écho de craintes à ce sujet.Le “Times” et le “Daily Mail” signalent les premiers le cauchemar de l’invasion allemande, et on lit avec beaucoup de satisfaction et de joie les articles de ces feuilles à Berlin.AMERICAINE BLESSEE PAR"UNE BOMBE ALLEMANDE A DUNKERQUE Londres, 9 — Une dépêche de Dunkerque à la “Westminster Gazette”, disant les terreurs des habitants de cette ville à la vue d’un taube, annonce que ladv Davies, autrefois Mlle Vivian Gould, de New-York, a été blessée à l’épaule par un fragment d’acier d’une bombe lancée par un aval leurs allemand, et gardera touiours une cicatrice.A la dernière apparition d’un taube, une femme a tué une femme et blessé une jeune fille, dont on a amputé un bras.lion trop radicale.Il croit que son parti il accompli en somme le programme de réformes commerciales qu’il s’était tracé et qu'il peut en rester là pour le moment.La législation coopérative est ajournée.Le President donne cependant à entendre qu elle n’est pas abandonnée.Les difficultés à vaincre sont nombreuses, dit-il.U est assez probable que le Président ne voudra pas quitter la Maison Blanche sans avoir donné aux masses le moyen de sc procurer facilement le cre- dit nécessaire à l’amélioration de leur condition.De la situation au Mexique, le Président ne parait pas avoir soufflé mot.Faut-il attribuer ce silence aux décoptimK qu’il a éprouvées de ce j de $2A96,45Ï.62 LA BANQUE DE MONTREAL On trouvera dans une page intérieure le rapport financier de la Banque de Montréal, avec les discours du président, M.Meredith, et du gérant général, sir Frederick Williams-Taylor.La Banque accuse, pour Tanné» finissant le H1 octobre, déduction faite des frais d’administration el i provision faite pour les dettes mau-! valses ou douteuses, un profit net côté?Son intervention, en effet, n’a pas encore été un succès.Le Président a lu son message aux représentants du peuple.C’est une Innovation qu’il veut évidemment faire passer dans la coutume.Et les représentants du peuple en paraissent enchantés.(P,L | _ On sait que les discours du président et du gérant général constituent une revue de la situation financière oui est toujours lue avec un vif Intérêt.Cet intérêt sera encore accru cette année par les circonstances particulièrement graves que traverse le monde de la fie nance.F 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 9 DECEMBRE 1914 VUL.V.— No 288 BENEDICTION D’UNEJiTATUE UNE CEREMONIE RELIGIEUSE A MARQUE HIER LA BENEDICTION D'UNE IMPOSANTE STATUE DE LA VIERGE CHEZ LES RR.PP.DU SÂlNT-SACRE-MENT.UNE OEUVRE DU SALLI SCULPTEUR Sous les yeux remplissant d’une assistance la nef principale et les quatre nefs latérales de leur chapelle les RR.PP.du Saint Sacrement bénissaient, hier après midi, à 4 heures, à l’issue des vêpres de l'immaculée Conception, la magnifique statue de Notre-Dame du Très Saint-Sacrement qu’ils viennent de recevoir de Rome.Placée sur un autel, élevé dans le bas côté gauche du choeur, faisant pendant à celui de Saint-Joseph qui occtpva le bas côté droit, la Vierge resplendissait sous les feux d'un immense monogramme représentant un “jVl” tout scintillant de cierges.L’autel du sanctuaire, du dais de pourpre qpi la couronne jusqu’au tabernacle, avait été orné de fleurs 'naturelles, mariant leurs mille nuances a la clarté des centaines d’ampoules électriques et des lampions aux couleurs les plus variées.Le sermon fait par le R.P.Thi bault, maîtres des novices de la communauté, portait sur les fondements de la dévotion à Notre Dame du Très Saint-Sacrement.Puis, aux chants des cantiques de la schola, se firent le dévoilement et la bénédiction de ;a statue, suivis immédiatement du salut, chanté par le R.P.Letellier, supérieur des Pères du Saint Sacrement, assisté des RR.PP.Thibaut et Lavigne, remplissant les fonctions de diacre et sous-diacre.Une quête faite au cours de ce dernier office a rapporté une assez forte somnev d’argent destinée à payer une partie de la dette contractée envers l’auteur de la statue.N.-D.DU T.S.SACREMENT Il y a maintenant deux ans, le R.P Es èvenon, ancien supérieur des Pères du Saint Sacrement de Montréal, n’écoutant que son grand a-mour pour la Vierge Marie, émettait l’idée île faire scuptelr une ma-çnifiqqe, statué à la Mère de Dieu.Les Pètes lu Saint Sacrement répondaient a son appel en l’encourageant i réaliser l’un de ses plus chers désirs.Quelques temps après, le célèbre sculpteur italien Gaili, directeur depuis i;.»lusieurs années des ateliers de sculpture du Vatican, recevait la commande du R.P.Estèvenon et se nie.a', immédiatement à l'oeuvre pour faire sortir d’un splendide marina' lie Carrare la Notre-Dame demandée.On dit que Pie X, de sainte et douloureuse mémoire, vint souvent durant les dernières semaines de son court pontificat surtout, contempler l’oeuvre magnifique du sculpteur.Notre-Dame du Très Saint Sacrement est une scalue qui mesure (5 pieds et t! pouces de hauteur.La Vierge tient dans ses bras un .Enfant Jésus portant dans ses petites mains un superbe ostensoir en or.Ces Jeux tê.es sont également entourées d’un merveilleux nimbe en or.Lu s.aiue, évaluée, avant de sortir des ateliers du Vatican, à $800.00.coûte aujourdhui $1,100.00.Le donateur est encore inconnu mais il est à espérer que quelque fidèle dévot de la Vierge, n’écoutant comme .o R.P.Estèvenon, que son sincère attachement pour Celle qui s'est faite la glorieuse intermédiaire entre Dieu et les hommes, réalisera pleinement par une généreuse donation le désir encore incomplet de 1 ancien supérieur des Pères du Saint Sacrement.P.ILL.AU CONGRES AMERICAIN! LE PRESIDENT WILSON DECLARE QUE LES ETATS-UNIS NE SONT PAS PRETS A LA GUERRE; ILS AIMENT MIEUX, DIT-IL, ETRE LES CHAMPIONS DE LA PAIX DANS LE MONDE.2££L.Washington, 9.— Le président Wilson, dans son discours anuel au Congrès, a déclaré qüe le pays, malgré son administration pacifique, devait «e préparer militairement, et que les affaires ne seraient plus entravées par aucune législation.Il a ajouté que son programme législatif concernant le monopole et la circulation de l’argent était pratiquement terminé, ne laissant aucun doute quant à ce qui doit suivre, et qu’une voie droite et sûre s’ouvre maintenant dans laquelle tout honnête hom me peut s’engager sans rien craindre.Au cours de la séance, le président demanda de voter des mesures afin de faire face à la situation nouvelle créée par la guerre européenne, surtout la loi quant à l’achat de navires par le gouvernement, celles qui ouvriront les sources de la richesse du domaine national et encourageront] l’amélioration des eaux navigables ] génératrices de pouvoir; enfin la loi déjà adoptée par le Congrès ayant pour objet de donner plus d’autonomie aux populations des Philippines.A son entrée dans la chambre du Congrès, où le vice-président Marshal et l’Orateur Clark présidaient à un@ séance de la Chambre et du Sénat, lé-président Wilson reçut une ovation, Son discours fut souvent interrompu par les aplaudisements, surtout ceux du parti démocrate.L’enthousiasme fut à son comble lorsque le président faisants allusion à certains,bruits répandus au sujet de la déf-enae-nationale, déclara que le goïvvèrïvemeiq américain n’avait rien négligé sur ce point et qu’il continuerait de suivre-sa politique sans s’occuper des cris des gens nerveux et surexcités, et que l’on s'entendrait aisément sur là question de la défense nationale.Quant à la loi des achats de navi res, le président dit que la guerre t ropéenne est la cause que les nation,-; étrangères dépendent des Etats-Unis pour s’approvisionner.“Il ne s’agit pas de monopoliser lé trafic, ajoute t-il, mais le gouvernement devrait s’occuper du transport;' des vivres à des prix raisonnables, et si après expér'ence faite, le capital privé est versé à cqtte fin, d’une façon suffisante, le gouvernement fera bien alors de se retirer.' La loi des Phiippines, assure le président, couronnerait dignement le travail de ces deux dernières années.’- Pour la législation des crédits ruraux, si chère à plusieurs, il regrette que des malentendus empêchent qu’on ne s’en occupe à cette session.Les membres du Sénat et de la Chambre écoutèrent attentivement l’é-'non- .' dû programme du président et l’applaudirent avec force, lorsque parlant de la situation militaire, M Wilson dit: “On dit en certains quartiers que nous ne sommes pas prêts à la guerre.Que veul-on dire par là?Que nous ne pouvons mettre une armée en campagne en peu de temps?Non, | nous ne sommes pas prêts e,.mous ne le serons jamais, tant que se main tiendra notre administration pacifique.Nous sommes les champions de la paix dans le monde.Cela ne veut pas dire cependant que nous ne pouvons nous défendre; si nous sommes attaqués, nos adversaires pourront em juger.” Le président fut ensuiie entouré et vivement félicité par les membres du Congrès.L’ALMANACH DU PEUPLE POUR 1915 (46ème Année) Sera mis en vente partout vers 15 décembre.!-¦ ie Un beau volume illustré de 480 pages dont 100 pages sont consacrées à l’histoire si intéressante de la grande guerre européenne, orné de nombreuses illustrations originales.L’histoire de l’année illustrée est une des heureuses innovations de l’Almanach du Peuple pour 1915.Le tirage étant limité, nous demandons à nos clients de nous envoyer leurs commandes à bonne heure.PRIX FRANCO : BROCHE, 25c.; 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soldats.Les soldats français, anglais TKENTK-QUA” RK PERSONNES PERISSENT.Barrow.Angleterre, 9.— Le 'navire anglais, “Vedra”, chargé de gazoli-pe, a péri, hier soir, au large de la ¦f ôte de Barrow.Un incendie se déclara à bord au cours d’une forte tempête, et le vaisseau sauta.Des 36 membres en chef de l’équipage, deux seulement parvinrent à s’échapper, en se brûlant sérieusement.L’incendie éclata si soudainement que seuls 3 marins et l'ingénieur en chef parvinrent à gagner le pont.En peu de temps, le feu se répandit par tout le navire.Le mécanicien se munit ainsi que ses compagnons, de ceintures de sauvetage.Une vague rejeta le premier contre le navire.11 fut :ué Deux marins nagèrent jusqu’au moment où ils furent recueillis, Dans l'intervalle, des chaloupes de sauvetage survinrent, mais on ne put secourir les malheureux emprisonnés dams le gaillard d’avant.Le “Vedra” appartenait à l'Asso-ciated Oil Carrier’s Company, do Londres, et était comandé par le capitaine Brewster.SECOURS POUR LES BELGES Québec, 9.— L’Hon.M.Murray, Premier Ministre de la Nouvelle-Ecosse a informé par télégramme, Sir Lomer Gouin, que l’Amirauté a fixé au 20 courant le départ d’Halifax du steamer “Trenegloes” portant les secours pour les Belges, et belges sont des hommes d’élite.On rejette toutes les recrues qui ne sont lias robustes et solide; on exclut les hernieux; ils ne sont pas considérés robustes.Voici de bonnes nouvelles pour les hernieux et qui désirent devenir des homines robustes comme les soldais de Joffrc: ils peuvent obtenir un truileineut efficace en s’adressant à Plapao Laboratories, Block Ki36a St.Louis, Mo., U.S.A.Ce Iraitement a guéri quantité de gens à peu de frais.Les déclarations sous serment données par ceux qui ont obtenu leur guérison de la hernie constituent la preuve la plus convaincante de l'efficacité de ce merveilleux traitement, lequel a d'autre part obtenu le Grand Prix à l’Exposition Internationale à Paris.Des français, en ée pays et en France recommandent ce traitement.Des hommes d’affaires, des hommes du métier, des prêtres, etc., sont remplis d’enthousiasme au sujet de l’efficacité de ce traitement (-1 de son excellent effet dans leur cas.Nous conseillons à tous ceux qui y sont intéressés d’écrire à cette institution pour recevoir un essai gratuit de Plapao avec les instructions en français.Celte offre remarquable est faite pour créer dans les six mois à venir dix mille recommandations enthousiastes de ce merveilleux traitement.r.Dans des vers que la ferveur populaire a immortalisés, (.rénia/.le j demandait si l’occasion de combat-1 Ire pour la France ne reviendrait jamais.Elle s’est présentée et elle a | été saisie avec un empressement admirable.Des milliers de jeunes La- j nadiens s’enrôlent et brûlent du de- J sir de verser leur sang pour la de- ; fence de l’ancienne mère-patrie, i Ceux qui ne peuvent pas lui offrir le secours de leurs bras lui envoient j leurs aumônes et leurs prières.Depuis que l’horrible guerre est | déchaînée des oeuvres admirables ont surgi partout au Canada et les femmes canadiennes ont fait preuve d’un dévouement qui n’est égalé que par da grandeur des misères à soulager.Parmi ces oeuvres, il en est une ipie nous tenons à signaler de nouveau, T'Aide au Drapeau”, sous la ] présidence de l’élite des dames ca-1 nadieimes-frauçaises et belges de j Montréal.it, j L’“Aide au Drapeau” est installée! 294 rue Sainte Catherine et fait toutes les semaines des envois con-1 sidérables de vêtements chauds aux soldats en campagne.] Depuis que l’oeuvre fonctionne re- ] guliècement elle tient des réunions plénières tous les mardis et vendre- ; dis; elle a reçue dès le début, la vi-; site de Sa Grandeur Mgr Bruchèei qui a chaleureusement félicité les dames patronnasses de leur dévoue-1 ment à une si belle oeuvre.La semaine dernière, sir Lomer et lady Gouin apportaient à T'Aide au Drapeau” le concours de leurs bailles Personnalités; vendredi de cette semaine, M.l’abbé J.N.Dupuis y fera une conférence et tous les vendredis, à l’avenir, de hauts personna- ; ;;es ou d’éminents conférenciers ho- ! noréi'out les réunions de leur pré- j séi.mtv, .i Nous ne pouvons que féliciter les organisatrices de T'Aide au Drapeau” et tes encourager à persévérer dans la tâche ardue, mais si-grande et si belle, qu’elles ont entre-1 prise.SUR LA FRONTIERE ! : DES JARDINS: ROBES BE VOITURES DE Toits Genres ET DE Tous Prix une réputation bien de robes à voitures.Nous avons un très grand choix de ROBES DE VOITURES en MUSKOX et en CHEVRE de toutes les grandeurs moyennes, grandes, extra grandes.Nous pouvons garnir votre voiture d’hiver ou votre Auto de Robes très confortables, au poil long et luisant et garanties d’une très grande durée.Notre longue expérience de 40 années est entièrement à votre service, nous avons établie dans cette ligne spéciale TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de Lacnine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 081 Ave.Papineau.ARGENT A PRETER ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous paiements faciles, sans intérêts; 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résidence: Saint-Louis 2707.—-EST .de têtes et de queues.Valeur 3% jL SÿSl régulière de .Ï300.00 pour Autres valeurs, valeur de $250 pour.9 I I 9 Autres valeurs, valeur de $200 A E pour.9149 Autres valeurs, valeur de $150, CQE pour.999 / MOUTOU de PERSE Nous attirons votre attention très spéciale sur notre manteau en Mouton de Ces manteaux sont faits de peaux complètes d’ondulations parfait s et bien lustrées, impossible de trouver rien de plus beau, même pour le double du prix dans les magasins de détail.Les doublures sont absolument ce nu’il y a de mieux'commc soie brochée, ci les garnitures sont très riches et de bon goût, fous les modèles nouveaux dans toutes les Ion- fi* >10 «'% ipv .nfi gueurs à la mode.Valeur de $175 ii $225, pour 9^ Toutes les longueurs, toutes les grandeurs.ERNEST ALBERT MANUFACTURIER DE FOURRURES EN GROS 432 rue ST-PA UL, coin Saint-François - Xavier TELEPHONE M.VIN 7430 EUGENE GAUTHIER, gérant.l’écrasement du flotte allemande dans mer du Nord.La ouissante flotte française de la Méiliterronnép l’a aidé à exécuter cette concentration de ses nlus gros vaisseaux.Winston Churchill, secrétaire de l’Amirauté, a donné une juste appréciation de la lâche brillante accomplie jusqu’ici par la marine anglaise.” Le premier ministre dit ici quelques mots du système d’espionnage que les Allemands poursuivaient dans tous les pays du monde.Ce service secret donnait apparemment au gouvernement du kaiser plus d’informations qu’il n’était capable d’en digérer.L’Irlande devait se révolter, les Indes se soulever et les colonies demeurer Impuissantes.Le gouvernement allemand croyait évidemment que la race anglaise éta t décollante, que la prétendue farce de l’Empire était une illusion et que nous devions crouler devant son attaque formidable, parce que nous étions trou égoïstes, trop mercantiles et trop lâches pour justifier notre existence continuelle.Dans le livre de Bernhardi.à la page 137.traitant des Dominions, en 1913.il dit : — “On peut complètement les ignorer au cas où une guerre européen ne éclaterait.” Eh bien, ils trouveront 250.000 hommes de ces colonies devant eux bientôt.Ces vaillants soldats auront à honneur de combattre aux côtés des Belges et des Français et je suis certain nu’ils seront l'admiration du monde.Les colonies ne particinent pas encore aux consei’s de l’Empire, mais je suis certain que cette guerre va précipiter une solution en ce sens.Je dois ici rendre un témoignage d’admiration au ministre de mon gouvernement qui nous représente à Londres en ces temns difficiles.Il accompdit à notre honneur une tâche magnifique.Si longue que so:t à venir la fin du conflit actuel, il n’y a qu’une solution et c’est militarisme.LA REVUE MILITAIRE.Le premier ministre du Canada, Sir Robert Borden, accompagné de MM.C.J.Doherty, Louis Coderre, T.Chase Casgrain, Sir Charles Davidson et H.B.Ames, député, a passé les troupes 'locales en revue, lundi soir dernier, sur la ferme Jeanne Mance.Officiers et soldats étaient au nombre de 3,133 sous le commandement du colonel Wilson aidé du major Leduc, du major W.B.Anderson, du colonel Fages, du lieutenant-colonel H.Costigan, du major Y.B.Yates, du lieutenant-colonel W.J.Stewart et de quelques autres officiers.Les régiments qui figuraient étaient l’Artillerie de campagne comptant 133 hommes le 23e bataillon 646, le 24e bataillon 1,008, le corps médical d’armée 266 et le régiment provisoire de McGill 1,080.A son arrivée sur le parc Malice, le premier ministre reçut le salut général des troupes.H passa ensuite par les rangs avec les membres de son cabinet.Avant de donner le signal du départ, le colonel Wilson demanda à ses soldats de lancer trois hourras d’acclamation pour Sir Robert Borden.Après la parade, le premier ministre se rendit aux quartiers généraux de la Milice sur la rue Peel, où il s’entretint pendant quelque temps | avec les officiers.Sir Robert Borden visita aussi les bureaux généraux des Fonds Patriotiques Canadiens, dans l’édifice Drummond.Les Maladies de la Gorge, des Broaches et des Paumeras.Nécessitent des soins immédiats et l’emploi de remèdes actifs et sûrs combinés de façon à soutenir les forces du malade et à guérir son mal.C’est le rôle accompli avec des succès constants l GOUDRON «T D'HUILE DE F0a DEMORDE Dr MATinTU !*¦
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