Le devoir, 14 décembre 1914, lundi 14 décembre 1914
VOLUME V—No 292 DEUX SOUS LE NUMERO MONTREAL, LUNDI 14 DECEMBRE 1914.* * Abonnements par la pofte : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.*6.00 Édition hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS.UNION POSTALE.$1.00 $1.50 $2.00 wmt il ( Rédaction et Administration f 43 RUE SAINT-VINCENT AIOXTKE A.I» TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 746Î.RÉDACTION ï - - Main 7460- Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I a A 4 A 4 * % N.4 A LA LISUE DU PROGRES De la récente conférence tenue à Régina dans le but de promouvoir l’établissement agricole de l’Ouest est sortie une organisation qui devrait faire beaucoup de bien.On lui a donné le nom de Ligue Canadienne du Progrès rural.Elle compte des représentants des trois provinces de l’Ouest.Elle se propose de rechercher les meilleurs moyens de rendre la vie rurale plus attrayante, plus payante et ainsi d’attacher davantage la population au sol.Il y a et il y aura toujours beaucoup à faire dans ce sens, car la tendance générale est de se porter vers les villes où l’on espère une vie plus aisée, quitte à revenir demander au foyer rural l’hospitalité et le pain que la ville n’assure pas indéfiniment, dès les premiers indices d’une crise qui vous laisse vis-à-vis de rien.On a cité à cette conférence des chiffres qui sont une révélation.Sir John Aitkens a prétendu que des 58 millions d’acres de homesteads concédés, dans le Manitoba, l’Alberta et la Saskatchewan, 19 millions seulement étaient cultivés en 1914.M.Aitkens concède qu’il faut ajouter à ce chiffre la terre utilisée en culture fourragère et de légumes, mais il affirme que le tout ne dépasse pas 32 millions d’acres.Il reste donc 2(5 millions d’acres concédés qui ne sont encore improductifs.Et si l’on tient compte de la proportion cultivée qui a été achetée des compagnies, du Canadien Pacifique surtout, savoir une quarantaine de millions d’acres, il faut bien conclure que, malgré toutes les vantardises des gouvernements, l’Ouest n’a pas donné, au point de vue agricole, tous les résultats que certains chiffres promettaient.La statistique du dernier recensement corrobore assez, du reste, les chiffres de M.Aitkens.La population rurale a considérablement augmenté sans doute, mais si cette population était solidement établie, la crise ne serait pas aussi aigiie qu’elle l’est dans l’Ouest.La prospérité de l’Ouest reposait surtout sur la spéculation effrénée des terrains due aux perspectives basées sur la construction des chemins de fer.De loin, il était facile de voir que ces perspectives prendraient un certain temps à se réaliser, mais de près, il y avait trop de gens intéressés à croire le contraire ou à le prétendre s’ils ne le croyaient pas, pour tempérer l'obsession générale.Peut-être même qu’en examinant bien la situation là-bas, on trouverait qu’un bon nombre d’agriculteurs ont détourné de la production une partie des capitaux qu’ils auraient dû conserver.Nous ne serions pas surpris même si l’on nous disait que les embarras financiers dont quelques-uns se plaignent leur viennent du désir imprudent de s’enrichir trop vite.L’engouement de la spéculation était si général! Quelles que soient les causes, il est certain que la vie rurale dans l’Ouest a perdu de l’attirance qu’elle exerçait autrefois.Et c’est une raison pourquoi cette ligue du progrès rural peut être très utile.Il y a des choses que les cultivateurs n’admettent que si elles leur sont présentées par les leurs.Par exemple, il est bien dificle de les convaincre que la meilleure garantie de leur succès est de se consacrer exclusivement a l’amélioration de leurs terres.Une association agricole, qui ne cesserait de prêcher cette idée ferait déjà un bien considérable à la classe agricole.L’intention de la “Ligue du progrès rural” est de travailler aussi à l’établissement du crédit coopératif.De l’influence de ce moyen d’action sur le progrès agricole, on ne peut douter.L’agriculture européenne lui doit les trois-quarts de ses progrès et par la place que lui consacré régulièrement le service de publicité de l’Institut Agricole universel établi à Rome, on voit toute l’importance que les meilleures autorités en la matière lui attachent.Même au Canada, les quelques essais de coopérative qu’on a déjà tentés ont parfaitement réussi.Nous connaissons plusieurs cultivateurs qui leur doivent une amélioration considérable de leur condition.Ce qui nous manque c’est une loi générale qui inspire confiance au public et donne à nos institutions un statut plus large.On sait l’étrange mentalité de nos gens qui se livrent presque sans hésiter aux promoteurs de châteaux en Espagne et qui se méfient tant des initiatives plus modestes mais beaucoup plus sûres.La coopération a l’inconvénient de ne pas promettre ciel et terre du jour au lendemain.Si elle offrait cinq cents pour cent de bénéfice, sans travail, tout le monde en serait dans le temps de le dire, et ce serait un désastre.Elle n’offre que le possible et elle exige la bonne volonté, l’esprit de travail et d’économie, les éléments essentiels du succès, et jusqu’à présent elle manque de l’autorité qu’ajoute la loi aux organisations qui n’ont que leur mérite pour forcer la confiance.Voilà pourquoi il est si important de ne point tarder davantage.La coopération est surtout nécessaire dans l’Ouest.L’une des déceptions que doivent éprouver les immigrants européens qui s’établissent là doit être la difficulté d’obtenir un crédit raisonnable.Us viennent .presque tous de pays où la coopération existe et prpeure aux petites bourses, aux débutants, la facilité de l’emprunt et du remboursement, deux choses qui aident beaucoup à l’encouragement du peuple.C’est par là que la Ligue du progrès rural doit commencer.Jean DUMONT.L’APPEL A L’EMEUTE Il parait qu’un certain nombre des bonshommes qui, à force de menaces, ont contraint les directeurs du “ People’s Forum ” à retirer leur invitation à M.Bourassa ne sont pas satisfaits de leur oeuvre.La nouvelle qu’un autre groupe, moins accessible aux manoeuvres d’intimidation, avait invité le directeur du “ Devoir ” pour traiter exactement le même sujet qu’au “ People’s Forum ”, leur a mis la cervelle à l’envers et lu “ Canadian Press ” nous4apprend — on a d’ailleurs pu lire la nouvelle dans la “ Gazette ” et le “ Mail ”, — qu iis ont fait distribuer à travers la ville une circulaire — anonyme, cela va de soi — où ils invitent le public à casser “ le cou de la rébellion, ” etc.On y qualifie de “suppôts de la trahison et de la rébellion” les organisateurs de la réunion ; on y traite {\'“archi-traître” M.Bourassa et on invite tous les loyalistes “à venir mettre fin à l’outrage” que constituerait son discours.Une autre dépêche nous apprend que la circulaire se termine -’ar une note particulièrement intéressante sur les suffragettes : “Les suffragettes d'Angleterre, s’écrit-on, ont eu le courage de briser les vitres, d’incendier les édifices et d’attaquer les personnes quand la chose leur a paru nécessaire.Sommes-nous inférieures ci elles ?Les traitres de la ville d’Ottawa ont déclaré la guerre aux loyalistes et nous devons nous avouer vaincus ou nous battre.Le sort en sera décidé mercredi soir au théâtre Russell.Que vous ayez des billets d’entrée ou que vous n’en auez pas, entrez quand même.“Il faut briser le cou à la rébellion !” C’est tout à fait gentil et digne des “ héros ” qui, il y a trois semaines, téléphonaient aux femmes et aux enfants des membres du comité du “ People’s Forum ” pour menacer leurs maris et leurs pères de voies de fait, s’ils osaient tenir la réunion qu’ils avaient annoncée.Avons-nous besoin de dire que ces appels d’énergumènes laissent parfaitement froid- M.Bourassa et ses amis ?Les organisateurs de la réunion de mercredi ne paraissent pas non plus en être autrement affectés et se disposent simplement à maintenir l’ordre, si les auteurs de cette aimable pièce ou ceux qu’ils pourraient exciter se risquent à faire quelque tapage.Mais l’essaieront-ils ?Ces bonshommes nous semblent appartenir surtout à la catégorie des gens qui se battent avec leur g.Orner HEROUX.L’ART ET LES ETRENNES Notre ami, M.Ludovic Leblanc, nous revient de France avec une collection d’aquarelles, de dessins et d’estampes du plus haut intérêt.Le succès obtenu l’an dernier par M.Leblanc, est le garant d’un succès nouveau.Ces compositions artistiques, aussi variées que choisies, induiront, à coup sûr, en très légitime tentation tous ceux qui aiment le beau, et qui tiendront, à la veille de Noël et du Jour de l’An, à mettre de côté pour ceux qui leurs sont chers le cadeau le plus exquis que l’on puisse faire, celui du bon goût.M.Ludovic Leblanc, se tient, sur rendez-vous au Saint Lawrence Hall, à la disposition des visiteurs auxquels il se fera un plaisir de soumettre sa collection.LA REUNION* D’OTTAWA Un certain nombre de personnes nous ont demandé dans quelles conditions elles pourront assister à la conférence que M.Bourassa donnera mercredi soir à Ottawa, sous les auspices de la “Ligue de la liberté de parole”.Elles peuvent avoir tous les renseignements nécessaires en s’adressant personnellement aux bureaux du journal.BILLET DU SOIR.LES FETES Le temps des fêtes approche.Foi-ci la bordée de neige de l’avant-Noël qui tombe.Dans les magasins, la foule regorge et les petites vendeuses suffisent à peine à répondre au public.Sur les trottoirs, les gens défilent, regardent aux étalages, et les enfants s’écrasent le visage aux montres où le Bonhomme Noël trône au milieu d’une montagne de jouets.Dans les maisons où il y a de l’argent, Von prépare les listes d’étrennes ; Madame sort chaque après-midi pour faire ses emplettes et les bambins expriment leur désir d’avoir, qui ,un cheval mécanique, qui, un habit de soldat, qui, une poupée de l’hôpital Sainte-Justine, qui,, un croiseur-cuirassé en miniature.Mais ceux qui n’ont pas d’argent ?Ceux qui se demandent d’où leur viendra le pain qu’ils mangeront à Noël, tandis que, autour des tables bien garnies, de plus fortunés qu’eux dégusteront la dinde et le plum-pudding arrosés de vins ?Qu’est-ce qu’ils feront, ces misérables, pendant les fêtes ?Et, outremer, en Belgique et dans le nord de la France, quel misérable Noël ce sera que celui-ci, sanglant, havre, affamé, glacial, dans l’air duquel nul ange ne chantera : “Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté”, mais où résonnera le bruit infernal de l’artillerie fauchant les hommes par milliers, tandis que, dans les hôpitaux militaires, le tétanos, la gangrène, le typhus et vingt autres maladies terribles iront d’un lit à l’autre, distribuant aux blessés ce sombre cadeau que peut-être, dans leurs souffrances, ils désireront, la mort ! Sera-ce bien Noël ?Et, dans toutes les villes et les campagnes de France, de Belgique, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Autriche, de Russie, de Serbie, sera-ce Noël pour In famme sans mari, la mère sans fils, la jeune fille sans fiancé, le tout petit sans papa, tous partis pour la guerre, maris, fils, amoureux, papas ?Ah, la tristesse sombre et morne de ces foyers désertés, tandis que, dans les tranchées, sous le feu et le froid, des millions de soldats trembleront malgré leur courage, et gèleront malgré la flamme du patriotisme brûlant en eux ! Des fêtes, ce temps-là ?La sombre fête de la guerre substituée à la paix, des rancunes jetées sur des pays heureux et qui résistent à l’envahisseur, peut-être ! Mais la fête du Pax hominiibus bo-nae voluntatis ?Dérision et ironie sacrilèges, que, vingt siècles après la rumeur de ce chant sur les cam pagnes de Judée, ce soit le hurlement, le sifflement de l’obus et de la mitraille sur le genre humain, et la clameur de la faim criant à l’estomac de milliers et de millions d’être humains ! Qui peut avoir le coeur à la joie pure, pendant ces fêtes, alors que les campagnes flamboient sous l’incendie, que des populations affamées errent sans patrie, que des millions d’hommes s’entretuent et que d’antres millions demandent un morceau de pain ?Dieu fasse que Noël 1915 n’apporte pas les mêmes horreurs.Et que, ce jour-là, l’humanité se joigne enfin aux anges séculaires pour chanter de tonte la force de son âme : “Pax hominibus.!” André VERBOIS.EN MARGE DE JA GUERRE LE PRETRE-SOLDAT La lettre du Père Lenoir, dont nous avons publié quelques extraits l’autre semaine, montrait l’action féconde qu’exerce l’aumônier militaire sur le champ de bataille.Chaque jour de nouveaux faits corroborent ce témoignage.Les journaux de Paris signalent à l’envie le “réveil des âmes” dans les armées françaises.Mais, il est juste de le reconnaître, le prêtre - aumônier n’est pas le seul qui travaille à cette merveille.Il y a aussi le prêtre-soldat.Le prêtre-soldat: voilà un guerrier d’un nouveau genre.Il n’existait pas aux dernières guerres.On ne l’avait pas encore rencontré sur les champs de bataille.C’est un produit de notre époque troublée.Les sectaires qui l’ont créé prétendaient bien par là entraver l’action sacerdotale, la tarir même dans sa source.Vains desseins des hommes, folles intrigues! Le Maître éternel les déjoue à sa guise, et les coups qui devaient affaiblir l’Eglise ne servent qu’à la grandir, qu’à mettre en vive lumière sa merveilleuse vitalité et l’incomparable dévouement de ses fils.Là, en effet, où l’aumônier ne peut que rarement ou même point du tout aller, il se trouve quand même et constamment des prêtres: fantassins étendus dans la tranchée, artilleurs debout près de leurs pièces, cuirassiers fièrement campes sur leurs chevaux, officiers de tous les grades, caporaux, sergents, lieutenants, capitaines.Leurs compagnons les connaissent, car ils les ont vus ariyer au régiment en soutane, et les plus incrédules gagnés par leur affabilité, leur exquise charité, ne craignent pas d’engager avec eux, pendant le répit de la bataille, une conversation qui, reprise le lendemain ou le surlendemain, sc termine souvent par une bonne confession.Quand le canon gronde, mie les obus éclatent et labourent de vastes champs d’hommes, la scène change ou plutôt elle se continue à l’intérieur.Les lèvres sc ferment.On n’a plus le temps de causer.Mais les paroles du prêtre, entendues hier, retentissent, puissantes comme jamais, au plus profond des âmes.Même les endurcis se sentent, à cette heure grave, ébranlés.Combien alors cherchent des yeux leur nouvel ami.Quand leurs regards se rencontrent, ils se comprennent.Tout à l’heure on verra deux hommes se rapprocher et l’un tracer rapidement sur l’autre le geste divin qui pardonne.Cette facilité ^qu’ont les prêtres-soldats de se mêler ainsi aux hommes de leur compagnie, de vivre de leur vie et de gagner leur confiance, est si appréciée au point de vue de l’apostolat que plusieurs d’entre eux à qui on offrait un poste d’aumônier?moins dur mais peut-être aussi moins effectif, l’ont généreusement refusé.Un exemple entre plusieurs.Le R.P.de Martinprey, chancelier de l’Université de Beyrouth, répondit dès les premiers jours à l’appel de la patrie.Soldat, puis caporal dans un bataillon de chasseurs à pied, il se vit offrir, au bout d’un ou deux mois, par son ami le général de Castelnau, le poste d’aumônier de son état-major.C’était le traitement et la vie de capitaine, c’était la fin de nombreuses fatigues.Et cependant en face des résultats (ju’il obtenait dans son bataillon ou le commandant, le député Driant, facilitait de toutes manières son apostolat, il n’hésita pas.“J’aime mieux, écri-! vait-il récemment, être caporal et! être avec les hommes su:1 la ligne de feu, au milieu des balles et des obus, que d’avoir rang de capitaine à l’état-major de l’excellent général de Castelnau.Je fais, je crois, ici plus de bien et cela fait passer par-dessus la vie, parfois bien dure, du soldat en campagne.On couche dans des granges, dans des maisons trouées et incendiées par les obus, parfois on ne se couche pas du tout, et on ne soupe pas davantage, car il faut faire des marches de nuit, pour ne point sc faire voir de l’ennemi.On reste parfois 7 heures sous la pluie, pataugeant dans la boue, on se sèche comme on peut.Il y a peu de temps on dormait à la belle étoile ou à la pluie; on reçoit, en moyenne tous les trois jours, des volées de mitraille.Mais on a la consolation d’aider nos hommes à bien mourir, d’en réconcilier beaucoup avec Notre-Seigneur : le canon allemand est un prédicateur qui vaut tous les missionnaires du monde.” Signalerais-je un autre point par où le prêtre-soldat .'rapproche" les âmes de Dieu et ftu, akuer sus,ministres?On le compte parmi les plus vaillants, les plus généreux, les plus dévoués de sa compagnie.Aucune corvée n’est trop lourde pour lui, aucune mission trop dangereuse.Les soldats qui reviennent du front l’attestent unanimement: il est l’homme du sacrifice de soi jusqu’à l’héroïsme le plus élevé.Encore un trait.On l’a peut-être déjà lu.Plusieurs journaux l’ont reproduit.C’est celui du Père de Gironde, qui quitta la Belgique, le lendemain de son ordination.“Le con-naissez-vous?disait son lieutenant au capitaine d’un antre hatail'on.C’est un brave entre les braves.Son exemple suffit pour remonter ie moral de ses camarades.Je n’ai jamais vu un homme comme celui-là.Tenez.L’autre nuit, un soldat vient dire à notre capitaine qu’on n’entend plus rien dans le petit bois où s’étaient retranchés les Allemands.L’ont-ils évacué?L’occupent-ils encore?C’est une position trop disputée pour que nous ne l’occupions pas immédiatement, s’il y a moyen.Quels sont les hommes de bonne volonté qui voudraient aller faire de ce côte une patrouille de reconnaissance?(Y aller, c’était la mort si les Allemands, comme ils le font, nous tendaient un piège).Un homme se présente, de Gironde.Et dans la nuit profonde il va seul reconnaître le petit bois, constate que les Allemands l’ont évacué, rapporte en preuve des objets que nos Français y avaient laissés quand ils s’étaient repliés la veille, devant l’attaque ennemie.Vous savez, ça, c’est du courage, ou je ne m’y connais pas.” Combien parmi ceux qui ont chassé de France les Pères de Martinprey, de Gironde, et tous leurs frères en religion seraient capables d’accomplir de tels actes d’héroïsme?Aussi devant ces faits les yeux s’ouvrent et les mentalités se redressent.La loi vexatoire des “curés sac au dos” aura eu comme plus clair résultat de grandir le clergé français, de le faire aimer et respecter davantage.Du prêtre-soldat, l’histoire dira qu’il a aidé puissamment à la reconstruction d’une France nouvelle.11 restera, dans la mémoire de tous, comme l’une des plus mâles et des plus nobles figures qu’ait fait surgir la guerre.Joseph-Papin ARCHAMBAULT, S.J.-— «a- i mam - LA POLITIQUE DE L’ANGLETERRE AVANT ET APRES LA GUERRE PAR M.HENRI BOURASSA NOUVEAU TIRAGE La brochure de M .Henri Bouras-sa sur La politique de l'Angleterre avant et après la guerre, où se trouvent réunis son analyse du “livre blanc” anglais, des articles de MM.Brailsford et Ewart, une préface inédite, des extraits du Correspondant, un résumé des débats sur la neutralité du Luxembourg, au parement britannique, vient d’être mise en vente.Adresser les commandes au Devoir, 43 rue Saint-Vincent ; 25 sous l’exemplaire, .$2.50 la douzaine, $20.00 le cent, plus les frais d’expédition : 3 sous l’exemplaire, 5 sous pour deux, 7 sous pour trois et 25 sous pour la douzaine.L la guerre: là GLÂIS DANS DANELLES Le sous-marin “B-l 1” pénètre dans le détroit en dépit des champs de mines, torpille avec succès le croiseur turc “Messudieh” et s’en tire sain et sauf, après être resté submergé pendant neuf heures.Les combats se continuent avec une furie nouvelle entre Ypres, Armentières et La Bassée.— Les Alliés avancent tranchée par tranchée au prix de lourdes pertes.— Les Français exterminent un régiment prussien.— Les Russes remportent des succès en Pologne et en Arménie.LES SERBES BALAYENT PARTOUT LES AUTRICHIENS (Spécial au Devoir) Londres, 14.— Une communication officielle publiée aujourd’hui par le bureau de l’Amirauté annonce que le vaisseau de guerre turc, le Messudieh, a été torpillé par un sous-marin anglais.Le Messudieh était un très vieux bateau, ayant été construit à Blackwall, Angleterre, en 1874, et reconstruit à Gênes, en 1903.Il avait 332 pieds de long, 59 de hauteur et jaugeait environ dix mille tonnes.Sa vitesse était de 17 1-4 noeuds et sa batterie principale consistait en deux canons de 9 pouces 2 dans des tourelles blindées.Dans la guerre avec la Grèce, en 1912, on rapporta que le Messudieh avait été fortement endommagé dans un engagement.Son équipage était de huit cents hommes.Hier, le sous-marin fî-11, commandé par le commandant Norman B.Holbrook, de la marine royale, pénétra dans les Dardanelles en dépit du courant difficile divisé entre cinq rangées de mines et torpilla le Messudieh qui gardait les champs de mines.Bien que poursuivi par des torpilleurs et le feu des forts, le ZJ-ll s’échappa sain et sauf, sans revenir à la surface pendant neuf heures.Aux dernières nouvelles, le Messudieh coulait par la poupe.LA BAT ILLE FAIT RAGE SUR LE LITTORAL Paris, 14.— Les plus furieux combats livrés depuis un moi à l’extrémité ouest de la ligne ont repris aujourd’hui d’Ypres, à La Bassée et Armentières.Les Allemands ont répondu aux attaques des Français et des Anglais dans cette région par de vigoureuses contre-attaques qui ont dégénéré en de sanglants combats corps à corps.Les Alliés ont poussé leur ligne en avant, tranchée par tranchée, mais on admet que leurs pertes ont été lourdes.Celles des Teutons mises en regard de celles des Allies sont dans la proportion de 3 contre un.Dans le cours d’une charge le long du canal de La Bassée, dit-on, les Français ont pratiquement annihilé un régiment prussien qui s’était emparé d’un retranchement.Les Français, de concert avec les territoriaux anglais, parvinrent à prendre en flanc les casques à pointe dont un petit nombre s’échappèrent.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 14 (2.44).— Communiqué officiel de cet après-midi: “Rien d’important à signaler entre la mer et l’Oise.“De la région de l’Aisne au nord-ouest de Soupier, l’ennemi a bombardé violemment nos retranchements.“Nous avons répliqué et détruit ses positions.De part et d’autre les fantassins ne dirigèrent pas d’attaque.“Notre artillerie a détruit d’importants retranchements ennemis dans le voisinage d’Ailles.“De la région de l’Argonne à la forêt de la Gruère, nous avons gagné légèrement du terrain grâce à l’emploi de mines.L’ennemi ne nous attaqua pas.“Sur les hauteurs de la Meuse, une violente canonnade a grondé; il semble que les batteries ennemies aient été transportées plus au nord.“Dans la région de Woevre, nos troupes, après avoir oocupc une ligne de retranchements longue de 500 verges, dans la forêt de Monta-mare, ont repoussé deux contre-attaques.“En Alsace, nous nous sommes avancés jusqu’à une ligne passant à 425 verges au nord de Steinbach, jusqu’au pont d’Aspach, et au pont de Brinighoefen, à 1,500 verges à l’ouest d’Egligen.“En Serbie, l’ennemi, le 10, le 11 et le 12, a continué à battre en retraite tout le long de la ligne.L’avant-garde des Serbes a atteint Veliki et Bosnak, du côté de Chabats, et Zavlaka, du côté de Loznica.“Durant leur retraite, les Autrichiens ont abandonné plusieurs trophées.Le nombre des ennemis capturés par les Serbes atteint le chiffre de 28,000.Les Serbes ont pris 74 canons et 44 mitrailleuses.“Au Monténégro, les Monténégrins, après un engagement de 2 jours, ont pris Vishncgrad et ont refoulé les Autrichiens au-delà de la rivière Drina.” LES ALLEMANDS EN ECHEC A LOWICZ Petrograd, 14.— Les Busses ont fait subir aux Allemands dans la région de Lowicz des pertes tellement considérables que les ennemis devront reconstituer leurs lignes avant de se reporter à l’offensive.Des rapports annoncent que les Moscovites ont tenu les Teutons en échec tout le long d’un front de bataille long de 30 milles.Le communiqué officiel prétend que les Russes, au nord de la Vistula, ont réussi complètement à repousser les casques à pointe qui s’avançaient du côté de Mlawa.Ce mouvement complètement enrayé était destiné à permettre à l’ennemi de se diriger du nord-est vers Varsovie.Les Teutons tentaient de faire un long détour à travers la région de Przasnysz, mais font maintenant retraite.LES SERBES MARCHENT SUR BELGRADE ET MILANOVATZ Londres, 14, — D’après une dépêche de Nisch à l’agence Reuter, un communiqué officiel publié dimanche affirme que toutes les tentatives faites par les Autrichiens pour retarder leur retraite ont échoué et que les Serbes les balayent partout.“Les Serbes s’avancent avec succès du côté de Milanovatz et de Belgrade, ajoute le communiqué.L’ennemi se retire au sud-est d’Obrenovatz.Dans le courant de la journée, les Serbes ont capturé 7 officiers, 2,188 hommes, 16 pièces d'artillerie de montagne, d’autres canons, des munitions et des provisions.” LA SITUATION VUE DE LONDRES Londres, 14.— L’exploit du sous-marin anglais qui a coulé le croiseur turc Messudieh” dans les Dardanelles, l’échec ie plus grave subi par la flotte turque depuis le commencement de la guerre, constitue le fait le plus important relaté par les dépêches d’aujourd’hui.Peu ou point de changement dans l’ouest.Dans l’est de la Russie et de l’AUe-magne, et dans l’est, la Russie et l’Allemagne semblent se disputer au cours de combats interminables, la possession de l’ouest de la Pologne.I^es journaux français et anglais s’accordent à dire que le moment approche où les Alliés vont exécuter un mouvement général d’offensive en France et en Belgique.Des rapports non-officiels annoncent même qu’on se trouve sur le point d’entreprendre ce mouvement, si ce n’est déjà fait.Il faudra nécessairement enlever le terrain à l’ennemi pouce par pouce.Les experts anglais les plus optimistes, concèdent que les Alliés ne pourront obtenir des gains appréciables dans l’est avant la venue du printemps.On appelle Ici le haut fait du commandant Holbrbk, qui a passé à travers 5 rangées de mines, dans les Dardanelles, et s'en est allé torpiller le croiseur turc, le plus audacieux exploit accompli sur mer pendant cette guerre.Le sous-marin*s’en est probablement tiré sans une éraflure.La façon avec laquelle il a échappé au feu des canons des forts et à la poursuite des torpilleurs, est vraiment remarquable.L’équipage a dû subir la fatigue d’une immersion de 9 heures de suite.Les Russes ont avarié parfois les vaisseaux turcs effectuant le bombardement des ports russes, mais ce désastre prive pour la première fois la “Porte” d’un gros navire.Le bref communiqué de l’amirauté ne parle pas des pertes de vies, mais s’il en allait du “Messudieh” comme des autres navires, un certain nombre d’officiers allemands devaient se trouver à bord.M.POINCARE VISITE REIMS Paris, 14 — Le président Poincaré a visité aujourd’hui Reims qui est encore bombardé quotidiennement par les Allemands.Après avoir visité la cathédrale, le président a fait un don de cent dollars aux pauvres de la ville.LE MAUVAIS ETAT DES CHEMINS ARRETE LES ALLIES Londres, 14 — Le plus grand obstacle qui s’oppose à la marche en avant des Alliés dans le nord de la France c’est le très mauvais état des chemins.Les soldats français ayant vainement tenté durant le cours de la semaine dernière, en travaillant dans de la boue leur ai'anf jusqu’aux genoux, de réparer les routes, on a décidé d'en construire.On a reçu d’Angleterre une commande de 1.000 tonnes de pics, de bêches et de brouettes.Les chemins seront recouverts de poutres.LA GARDE DE PARIS Paris, 14.—En raison du retour \ Paris du président de la république, des ministres, du parlement et du corps diplomatique, des précautions plus rigoureuses ont été prises pour protéger la capitale contre les raids des aviateurs ennemis.Une forte escadrille d'avions a survolé aujourd’hui le palais de l’Elysée, la chambre des députés et le palais du, Luxembourg.Ces aviateurs se sont parfois élevés jusqu’à une altitude de 2,500 mètres, où ils ont rencontré Naine température de 8 degrés centiAfa.des au-dessous de zéro.PATRIOTE BOHEMIEN FUSILLE DE WET ET MARITZ ECHAPPENT A LA PEINE CAPITALE Londres, 14.— D’après une dépê- che de Copenhague au “Daily Mau”, Johanncsberg, Afrique du Sud, 14.— On annonce d’une façon seml- un Tchèque, de Prague, a été fusillé officielle que le gouvernement n’a pas l’intention de prendre des mesu- P.Th., D.D.C., Directeur les Séminaristes et Professent de Philosophit an Séminaire de Joliette, Irénée Ger-vuis, D.Th., Principal de l’Ecole Normale et du Rev.Père Joseph Mo rjn, C.S.V., Licencié-ès-Sciences, Supérieur du Séminaire.Après que les nouveaux chanoines eurent reçu les insignes de leur dl gnilé, prêté le serment de soumis s ion.à l’Eglise, et, tv qui était vrai ment touchant, récité à genoux, sym hole de la grande humilité chrétien ne, la prière du Pater.M.Joseph E inin, le doyen d’entre eux, •Accompagné des abbés Pelletier et Garceau, commença le Saint Sacrifice de la Messe.Sa Grandeur Mgr Forbes présidait au trône assistée de Monsieur le chanoine Roch, comme prêtre-assistant, et de MM.les Chanoines Morin et Gervais, diacres d’honneur.¦Nous souhaitons aux nouveaux chanoines membres d’un Corps symbolisant l’esprit de sagesse et de cou seil, une carrière des plus fructueuses pour l’Eglise de Joliette.MORT DE M.ROBIBCUX La paroisse de Sai,nt-Con,stant, comté Laprairie, vient de.perda'e'.son doyen dans la personne de M- Joseph Uo-hicloux, qui s’est éte’nt doucement, sa medi dernier, à l’âsïe de 8St ans.Cette mort est beaucoup plus qu’un deuil de f.mille En 1a personne de M.Ro hideux disparaît un patriarche vénéré dans toute la région.Le défunt n’a vait pas eu à bien gérer une fortune léguée par ses pères.Il avait débuté très modestement, presque dans la gêne, et pouce à pouce, à force de travail et de constance, il avait arrond ses terres jusqu’à devenir le plus riche fermier du comté de Laprairie.D’ailleurs c’était un sage.L’habileté dont il faisait preuve dans la gestion de son Oien personnel, il me fut jamais tenté de la porter sur un plus vaste théâtre.Il laissait à d’autres Ja conduite des affaires municipales et po.itiques se bornant d’ordinaire à voter lui-même avec intelligence.M.Robidoux avait en plus celte fo simple et grave qui se fait plus rare de nos jours.Il ne consentit jamais à traiter les affaires de Dieu avec plus de légèreté que celles des hommes.Il était généreux aussi, à sa manière c’est-à dire avec modestie et conscience, donnant à bon escient, jamais pour la gloriO.e d’attacher son nom à quelque souscription retentissante.Cinq filles, mariées, lui survivent ainsi qu’un fils, M.Emery Robidoux et plusieurs petits-enfants.Ajoutons que le défunt était le cousin germain de M.E.Lemire, marchand de cette ville, avec qui il a eu des relations intimes, du Rév.Père C.Lemire, C.SS R, et le petit cousin du notaire J.E.Jxîmire de la société L’ghthall et Lighthall, et de l’abbé J.Mc Lemire, v eaire à la paroisse Notre-Dame de -Montréal.Mgr J.M.Emard, évêque de Valieyfield, a bien voulu déc’arer qu’il chanterait lui-même le service du vénérable défunt à Saint-Constant, le 15 courant à 9 heures LA LANGUn FRANÇAISE _ AU CANADA Qu’offrir, comme cadeau du jour de l’au, à un parent ou à un ami, quand on est bon patriote?— Le livre de Pierre Homier: “La Langue française au Canada”.Il n’en reste qu’un petit nombre d’exemplaires.Qu’on se hâte d’acheter le sien.On les trouvera à la Librairie Reauchemin et au secrétariat de la Ligue des Droits du Français, Chambre 26, 30 rue Saint-Jacques, 20 sous l’exemplaire.LE “B0G0R” S’ECHOUE Londres, 14.—Une dépêche d’O porto à l’agence Lloyds, dit que !e steamer danois “ Bogor ”, parti de Amsterdam et alant à Buenos Ayres, est échoué au nord de Lunoes, sur la côte portugaise, et est entièrement détruit.On croit que vingt-cinq personnes ont perdu la vie.-• Le “ Bogor ” appartenait à la li-fitie Rotterdamsche Lloyd, jaugeail BGOt tonneaux et avait été construit à Hambourg.PROl’RIETAIRKS DE SUBDlVt-SI UNS.—Si vous désirez toucher vos enraisnementS' conflez-nous ?os affaires.Petite comminaion.Satisfaction Rarantie.Actif plus de 3 1-2 millions.MARCH TRUST CO., LIMITED, ISO ru.Snlnt-Jnrqoo.COURRIERS DU TRAMWAY* PROVINCIAUX M.COTE ANNONCE QUE LA QUESTION DE LA FRANCHISE SERA SOULEVEE DE NOUVEAU, ET BIENTOT AU BUREAU DES COMMISSAIRES — QU’EST-CE DIX SOUS D’AUGMENTATION ?—PENSION PERMANENTE OU TEMPORAIRE.La question des tramways doit revenir bientôt devant le bureau des commissaires a déclaré M.le commissaire Côté.Les questions posées par M.McDonald, sur la valeur de lu franchise auront trouvé des réponses bientôt.M.McLeod, l’ingénieur des chemins de fer du la ville, ayant été chargé de ce travail.“Si nous pouvons nous entendre, dit M.Côté, très bien; mais si nous ne le pouvons pas eh! bien, tant pis”.Quand le conseil municipal se réunira cet après-midi le rapport des commissaires sur l’emprunt de New-York sera discuté pour la première fois.On assure que les opinions se sont modifiés depuis la dernière séance et que cette fois il sera accepté sans opposition.Le comité snccial qui s’est réuni .samedi pour discuter la question do l’allocation à payer aux médaillés de la brigade des incendies et de ta police n’a pu rien décider, faute de renseignement.On ne sait pas si la somme de dix sous par jour, que les cr uixsaircs demandent G.payer à chacun des médaillés est une aug-i .ni lion de salaire permanente, ou si ce n’est que pour un temps.An cas ou cette somme constituerait une augmentation permanente, MM.L.A.Lapointe et Larivière ont fait remarquer qu’il faudrait en peu de temps qu Ja ville payât des milliers de dollars de surplus.Il n’y a pas de mal à payer un bonus de 825 à un agent ou un pompier sauveteur, mais si évité somme doit constituer une pension elle infère des dépenses annuelles excessives.Déjà cette année, la première somme représenterait près de $800, et dans quelques jours, il faudra s’occuper de récompenser les sauveteurs-agents de police, comme on l’a fati des pompiers.AUTOMOBILES BLINDEES UN ECHANTILLON DE CELLES QUI SERONT CONSTRUITES FOUR LE DEUXIEME CONTINGENT A ETE INSPECTE A OTTAWA.Ottawa, 14.— Son Altesse Royale le duc de Connaught, sir Robert Borden et le major général Hughes ont fait l'inspection d’une automobile blindée expédiée à Ottawa pour y subir un examen de la part des ministres, et qui sert de ' pe aux huit autcimoniUvi semblables qui seront envoyées à Montréal, pour accompagner le second contingent.Ces machines formeront une brigade dont l’équipement est l’oeuvre de Montréalais, parmi lesquels, M.H.V.Mcieùith, présid* ut de la Banque de Montréal, M.C.B.Gordon, M.Hunt' ''- Drummond et autres.Cette brigade sera sous les oui es du major Rolland.Ces automobiles sont beaucoup plus protégées que celles qui accompagnèrent le premier contingent, et chacune sera desservie par un officier et quatre soldats.Lorsque les “boucliers” sont mis en place, les occupants de la machine sont tout à fait cachés par une feuille d’acier de 3-16 pouces d’épaisseur, qu'une balle ne peut traverser à cinquante verges de distance.Chaque voiture possède une mitrailleuse.La brigade sera mobilisée à Montréal et dans le plus court délai possible.DES SOUS-MARINS POUR L’ANGLETERRE Ottawa, Ont., 14.— Des sous-marins destinés au gouvernement anglais seront probablement construits aux chantiers de la “Western Drydock Company”, à Port-Arthur, Ontario.Le gouvernement du Dominion fait des instances aux autorités impériales et s’efforce de faire valoir les facilités qu’on trouvera à Port-Arthur pour l’assemblage rapide des pièces does sous-marins.M.E.A.Christy, un des directeurs de la compagnie et président de ]'“Amei'icaii Snipbuikung Co.’\ corporation disposant d’un capital de $20,060,000, a interviewé sir Robert Borden et d'autres mem-du gouvernement samedi, leur rep esentant que les chantiers de Po t Arthur pourraient facilement entreprendre la construction de sous-marins.Un câblogramme a été envoyé aux autorités impériales au sujet de cette offre.LES SERVANTES BELGES Les bureaux d’immigration et de Colonisation de Montréal, 82 rue Saint-Antoine, en réponse aux nombreuses demandes qui leur sont faites de serviteurs ct de servantes belges, déclarent qu’il n’y a rien à faire dans ce sens avant les mois de mars et d’avril prochains à cause de la saison de l’hiver, du service irrégulier de la navigation et des frais de passages beaucoup plus élevés qu’en temps ordinaire.On pourra, cependant, continuer à recevoir des applications, auxquelles on donnera toute 1’atteation désirable.LE CONCERT D0NALDA M.Louis H.Bourdon qüi à organisé le concert Donalda an profit de la Croix-Rouge et des sans travail a remis samedi à in Ci'oix-Rou-ge, un chèque de $2,014,15 et un autre chèque du même montant pour tes sans-travail.Le concert a donc remporté .! $4,028.30.VILLE DE QUEBEC LE C.P.R.EST POURSUIVI.Québec, 14.— Madame veuve Samuel Minguy, née Pouliqt, de Sainte-raye: dont le mari a été tué par un convoi du C.P.R., à la traverse de !a cote des Ik.il y a quelques semaines, alors qu’il revenait de Lo-rette en voiture, vient de prendre une poursuite en dommages de £12,000, contre la compganie du C.P.R.Le procès se fera par jury.LA PRODUCTION DU BOIS.Québec, 14.— On annonce de Chatham que la compagnie J.R.Snowball a vendu à la maison H.H.Good day et Cie, marchands de bois de cette ville, toute sa production d’épinette de cette année et de l'an prochain, représentant une quantité de 30 millions de pieds de bois.Les conditions de la vente ne sont pas connues, mais on dit que les prix sont plus cie vus que ceux de l’an dernier.ILS SERVENT LA BELGIQUE.Québec, 14.— Une lettre reçue par un de nos concitoyens annonce que huit officiers canadiens-frau-çais qui n’ont pu trouver place dans les rangs du premier contingent, se sont engagés dans l’armée belge au Heu d ‘ revenir au pays.Ces huit offic'es sont: le It.-col.C.T.Headman le major Nap.L’Heureux, le rapt.! .Turgeon les licu.cnants Jules Facirdcau, J.F.Belzil, À.Piuze, A.P.Milo, G.Côté, ils auront dans l’ermci belge le grade de lieutenants.FEU DONAT BERNIER.Québec, 14.— Le Dr Donat Bernier, de Saint-Anselme de Dorchester est décédé jeudi à Saint-Anselme.Il était âgé de 45 ans et frère de M.l’abbé Daniel Bernier du diocèse de Sherbrooke, et de M.Victor Dernier, cie Saint-Anselme.IMPLOSION D’UNE BALLE.Québec, 14.— Tout un émoi a été causé vendredi après-midi, au sein d’une classe du collège de Lévis par tu détonation formidable d’une carlouclie qu’un élève du nom cie Desbiens avait trouvée et qu’il était en train d’ouvrir pendant le cours.La capsule fit explosion et le bruit terrible fut accompagné d un cri de douleur du jeune Desbiens qui avait eu trois doigts de la main gauche mutilés ct la main droite sériev\e-ment entaillée.Le blessé devra subir l’amputation de ses trois doigts.Il a reçu «es soins des Drs Leblond et Lagneux et fut ensuite conduit à l’hôpital.LA PROIE DES FLAMMES.Québec, 14.— Vers quatre heures, samedi après-midi, l’établissement dé la Quebec Scrap Metal Co., propriété de M.Feizewick rue Saitit-Poeh, a été la proie des flammes.Le feu s'alimenta, raoideiiient datas - des amas de guenilles qui se trouvaient à l’étage supérieur de l’édifice et pril des proportions telles qu'i» fallut appeler sur les lieux toute la brigade.En courant au feu, l’automobile du sous-chef Talbot a causé un accident tragique.Comme elle filait sur la rue Saint-Joseph, elle frappa un Jeune homme âgé d’une vingtaine d’années qui avait fait i’impru-dence de traverser la rue, malgré les cris stridents de la sirène de la voiture.La vieüme.nommée Roméo Paré, fils de M.Napoléon Paré, de Stadacona, fut projetée à plusieurs pieds de distance, et si horriblement mutilée qu’elle ne survécut eue quelques minutes à l’aec'dcnt.Elle expira dans Je bureau du Dr Horace Drouin où elle avait été transportée.L'incendie de la Quebec Scrap Metal a causé pour $2.000 de dommages.CERCLE LITTFRAIRIF; SAINT-HENRI Samedi le 5 du courant le “Cercle Littéraire da Saint-Henri” rwoeédait à ses éec.iors annuelles sors la présidence de M.J.O.Massy assisté de M.W.Barrière agissant comme secrétaire d’ô'ection.L’élection apporta quelques changements dans la formation du Couse 1 et plusieurs membres furent élus par acclamation.Après l’installation des officiers par le maire de cérémonies, les nouveaux élus furent appelés à adresser la parole Le Président élu, M.L.-N.Sénécal.fit le premier discours dans lequel il fit l’historique du Cercle qui a aujourd’hui trente-six ans d’existence, il remercia cordialement les sociétaires de l’avoir encore une fois porté au pL.acle e.leur dit de compter sur -ion onde,' dévouement à l’avenir corn mo par le passé.C’est au milieu d ap -plaud -sements frénétiques que M L.N Sénécul prit son siège -et les officiers suivants prononcèrent des dis-coirs bien sentis- Ce sont MM.A.Gaumont vice-président; M.L.-R.Sénécal, secrétaire; M.W.Barrière sous-srer laire; M.Albert Lachaine, trésorier; M.E.ie Blanchard, gérant; M.Walter Matthews maître de cérémonies.et M.J,-O.Massy, bibliothécaire.La direction an iotique fui confiée à MM L.-N.Sénécal, J.-E.Blanchard et M.T.Brunet.LA POLITIQUE DE L’ANGLETERRE AVANT ET APRES LA GUERRE PAR M.HENRI ROURAS5A NOUVEAU TIRAGE La brochure de M .Henri Bouras-sa sur La politique de VAngleterre avant et après la guerre, où sc trouvent réunis son analyse du “livre blanc.” anglais, des articles de MM.Brailsford et Ewart, une préface inédite, des extraits du Correspondant, un résumé des débats sur la ne ItraJité du Luxembourg, au par-cuieivR britannique, vient d'être mi-,se èu vente.(Adresser les commandos au De-vo r, 43 rue Saint-Vincent : 25 sous l'exemplaire, 82.50 la douzaine, $20.00 le eenl, plus les frais d’expédition : 3 sous l'exemplaire, 5 sous pour deux, 7 sous pour trois ct 23 sous pour la douzaine.^PARTIR de cette * année, donnez comme étrennes des Livres Canadiens ; ils renseignent sur les hommes et les choses du Canada.Vous donnerez par là un encouragement aux auteurs canadiens.Demandez notre catalogue de livres canadiens.Librairie Beauchemin LIMITEE MONTREAL MYSTERIEUSE DECOUVERTE Propriétés à vendre On a trouvé hier matin dans le bassin Louise, à Québec, le cadavre d’un vieillard de 60 ans nommé Patrick Muicair.— On se demande s’il y a eu crime.CY5e notre rorresDonffantl Québec, 14.— Une découverte mystéreuse qui cache peut-être un crime a été faite hier matin.On a trouvé, vers sept heures, dans le bassin Louise intérieur, sur la glace entre deux quais de la rue Saint-André, le cadavre d’un vieillard de 60 ans, du nom de Patrick Muicair, domicilié Petite rue Champlain.Le corps gisait dans une mare de sang gelé et la figure portait des marques de violence.L’inforiuné avait Je nez ensanglanté et léS yeux au beurre noir, et sur le quai d’où il semble être tombé ou avoir été jeté on a trouvé également du sang.Lorsque le cadavre fut découvert, la tête du malheureux se trouvait à demi-enfoncée dans ia glace que la chaleur de son haleine avait fait foudre, ce qui indique que Muicair a vécu pendant un espace de temps assez long dans la posilion où on l’a trouvé.roui cela n’est-U que le résultat d’un accident ou l’oeuvre d'un criminel?C’est ce qu’établira l’enquête du coroner qui doit être tenue aiqourd’hui.La police provinciale s’occupe de l’affaire.D’aucuns prétendent que Mu'cair avait sur lui une forte somme d’argent, mais à la morgue on n’a trouve dans ses habits que quelques centins.OUVERTURE DE | LES DROITS DE LA GRANDES USINES LANGUE FRANÇAISE b’en connus et de Montréal cette cérémonie L’ouverture officielle des grandes si’w de la compagnie Armstrong-Whilwort.h du Canada limitée, a eu '.ni'Msanwîdé-Trtttîi'.aqrès doux ans de rivaux de leonsgriieHon et d’installa tien.- , .idjL.^, -.Ces us-mefl fabriqueront, un acier de qualité supérieur destiné aux armements surtout comme ’’usinenière de cette compagnie en Angleterre.Plusieurs citoyens des manufacturiers étaient présents à d’i'naurrrrrstifm.La compagnie possède 250 acres de terrains s’étendant jusqu’au fleuve.M.-T.IT Rainville; M P promît à la com 1 pagnie de faire les démanches nécessaires pour le dragage du fleuve l’an prochain.La comnagnie emploiera 500 hom-1 •nés nui viendront prochainement de Sheffield, Angleterre.La compagnie a déjà dépensé environ $1.250.000 nour ces usines.Le président de la compagnie est Sir Percy Girouard.CONFERENCE DE M.ARMAND LA VERONE AU COUVENT D’HO-CHELAGA, LE 18.NOMINATION OFFICIELLE Ottawa, Ont., 14.— La Gazette du Car.;:de annonce la nomination du 'ieuter.aht-eoloncl Edward Alexander Stanton, do la réserve des officers, au poste de secrétaire militaire et de secrétaire-général du gouverneur.M Stanton remplace le lieutenant-colonel F.D.Farquhar parti pour la guerre à la tête du régiment de la princesse Patricia.QUATRE FILS AU FEU Ottawa, 14.— M.Andrew Holland, employé civil nu Sénat, n quatre de scs fils sous les drapeaux.L’un d’eux, le major Edward Holland, fut décoré de la Croix Victoria pendant la guerre de l’Afrique du Sud.NOS ROMANS Nous venons de recevoir, en nombre assez restreint, deux nouveaux romans de la série populaire I que nos lecteurs connaissent: L’V-surpateur de G.de Weede et Le Prix du Silence de Jean Belcayrc.Ce sont des volumes, grand format, de 128 pages, très intéressants.On les obtiendra aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, au prix de cinq sous l’exemplaire.Trois sous pour les frais d’expédition par la poste.A chacun le sien Le 28 novembre on a pu lire dans notre Paye littéraire le lier et le Vicu.r Capita:ne.de M.Adjutor Rivard.Ceux qui avaient déjà lu les notices publiées dans le Devoir sur le Chez nous de M.Adjutor Rivard ont pu facilement remédier à l'accident de mise en page qui a fait disparaître l'indication d'origine.Pour les autres, nous tenons à préciser fine les doux récits sont extraits de t'.lie: nous, la jolie broehurette publiée nnr H1 vu fri' à l’Acfioii Sociale Catholique, A chacun le sien.Armand Lavergne donnera, le vendredi, 18 décembre, à 8 heures p.m dans la salle du couvent d'Ho-e.eiaga, No 381, rue Saint-Germain, une conference sur “Les droits de la langue française au Canada, Un joli programme musical sera execute par les élèves de l’Académie Saint-Paui.conTérence est donnée au profit des familles pauvres.L'entrée sera de '25 et 50 sous.Le!ï ô’ilris sont en vente chez : MM.le Dr 1).Chyuinard 1675, rue Samte-Catherine Est, téléphone La-sade 850; J.V.Leduc, 202, rue Désire; J.A.Barribeau.59, rue Saint-Germain, telephone Lasalle 2028 • J.B.Beaudoin, 434a.rue SainLGer-main, téléphone Lasalle 314 ; et J P.Thériault, 1810, Sainte-Catherine Est, téléphone Lasalle 1312.ELECTIONS DË DIGNITAIRES CHEZ LES ETUDIANTS EN MEDECINE DE L’UNIVERSITE LAVAL DE MONTREAL.Lundi dernier, chez les étudiants en intdecine de rUniversité Laval, avait Heu la nomination des candi-ilats pour la formation du nouvau conseii de regie pour l’année 1914-RD •>, et samedi, avait lieu la votation.Voici le résultat détinitif ; I resident, M Léopold Lamou-reux ; vice-president, J.E.Bu-chand ; trésorier, Hector Prud'homme ; secrétaire, J.Alphonse La-belle ; maître de chapelle, Roméo t loune ; porte-drapeau, Ed’ ,?,é-trault.Conseillers en 5e année, Lionel Gravel ; en 4e année, Armand La-mothe ; en 3e année.D.R.Bissou ; -e année, Jos.Champagne ; 1ère année, A.comtois.Nous adressons nos sincères félicitations aux nouveaux dignitaires.ILS S’EN VONT ~ _____AU FEU Quatre cents Belges, venus des provinces de l’ouest, sont partis, Hier soir, pour New-York, d’où ils s embarqueront pour le feu.Arrivés samedi matin, ces Belges furent casernes dans l’annexe des baraques de la rue Peel, mise à leur disposition par les autorités militaires.Avant le départ, M.C.C.I.De Sola, agent consulaire de la Belgique au Canada, leur adressa quelques mots.i uisf M.H.Hicquct, président de 1 Druon Belge, prit h\ parole, ainsi que MM.Lecomte et Ed.Buckoven.qvn paria en flamand.Le détachement était sous les ordres de M.De Corte qui remercia les orateurs ct les tînmes patronesses qui avaient préparé un trousseau à chaque soldat.Aujourd hui, lundi après-midi, aura lieu le départ du nouveau conti i-gent belge de Montréal.La réunion aura lieu à 3 heures, à la salle d’exercices, rue Craig.A 5 heures Vi p.m., parade par les rues articles ; Mme Saul Dion, de Lévis, Mme J.E.Bourbeau, de Tùigvv’ck.une caisse de bons effets : les families Henri et Jules-Edmond Prévost, Elle Meunier, Prudent Rolland, de Saint-Jé-ôme.S.Thibaudeau, marchand a Saint-Jérôme, 102 articles ; Mme A.1-al'arrl, de l’Islet, 62 articles ; Mme E.Helbicque, de Greenwood (Colombie Anglaise), Mmes Eugène Matte, Ovide Lalonde, de Saint-Po-lyc.mpe; Mme J.B.Renaud de Westmouni.Vu la saison avancée, on est prié de hâter les envois autant que possible.Plus de cinq cents caisses, contenant en chiffres ronds 75,000 objets, parient aujourd'hui même de New-York par le Rochambeau, mais qu’est-ce que cela pour mettre tant de miséreux à l'abri du froid ?Donner vite, c’est donner deux fois.N’envoyer que du propre et de l’utile.Ne pas déparer de beaux envois en y glissant par mégarde des haillons.Mettre des cartes sur tous les objets, avec noms, adresses, etc.Nous envoyons de ees cartes, et circulaires explicatives, sur demande.Le Comité de Paris demande surtout des couvertures de laine de couleurs ternes, chaussures pour hommes, chaussettes (bas pour hommes) en laine.Tout autre objet sera cependant accueilli avec reconnaissance.Ne rien prendre dans les familles où il y a des maladies contagieuses.FRANCE-AMERIQUE (section féminine), Montréal, Immeuble Duluth.Tel.M.3569.P.S.— Dans nos communiqués quotidiens, il est accusé réception de tous dons collectifs en nature et de certains dons particuliers sortant de l’ordinaire.Comme ces communiqués sont adressés en même temps à tous les journaux quotidiens canad;ens.français, on peut chaque jour les trouver dans quelque journal.Il suffit de savoir où ies chercher.— F.A.LE LIEUTEN ANT PAPINEAU BLESSE Une dépêche de Winchester, Angleterre, nous apprend que M.Talbot M.Papineau, de Montréal, lieutenant dans le régiment Princess Patricia, a été gravement blessé au rours d’un incendie qui n éclaté dans te camp, samedi.Notre compatriote devra passer plusieurs semaines à qui leur otera de la valeur, au contraire.Qu’on adresse aux mères: si les soldats reçoivent, eh bien! tant mieux! tant mieux! tant mieux! Dons collectifs : Sainte-Sophie, par Mlle Anne-Marie Hébert, inst., plusieurs colis ; Saint-Pau! de Chester, par Mme J-Lambert', plusieurs caisses ; Henry-ville, par Mme McCarthy, 3 caisses ; Disraëil,, par Mme Parent, 4 caisses ; Sainte-Mélanie, par M.Dieu-donné Barrette, 1 caisse ; Rivière-des-Prairies, par M.le curé Morin, $21 en argent ; Saint-Pierre-les-Becquets, par Mme Eugénie-L.Beauchemin, 2 caisses, dont une donnée par Mme Alph.Beauchemin ; Saint-François de Sales, Laval, par Mmes Jos.Beauchamp et L.Courville, 2 grandes caisses contenant 3000 objets, dont 17 couvertures ; Saint-Stanislas de Champlain, par la supérieure du couvent, encore 5 colis ; les élèves de l'école du village de Sainte-Blandine, R -mouski, $2.60 en argent et un colis ; Lachenaie, par A.-E.Grenier, inst., 1 caisse de inge et de tabac ; Sainl-Herménégilde de Stanstead, par ie curé, M.Abel Tremblay, 760 beaux articles recueillis par lui et par Mmes Johnny Carignan, Anna Lan-ciaut, F.Charest, Ls Roy, Pierre La-vigne, Will.Dubois ; Yamachichc, par Mme Eug.Lesieur, 757 beaux articles, avec annonce d’un nouvel envoi ; Sainte-Sophie, par Mlle Pèlerin, inst., 1 caisse de bons effets et $2 en argent, recueillis dans un petit canton de huit familles : Sainte-Julie de Verchères, plus de 600 articles ; les élèves du couvent de Saint-Isidore, Dorchester, 1 caisse ;! Saint-Césaire, par Mme Métivier, encore 3 caisses, dont une de neuf, ce qui fait 6 ; Saint-Fabien, Ri-mouski, par Mlle Jeanne Belzile, inst., 1 caisse ; Quatre-Chemins, j Dorchei’er, 7 caisses d'effets* recueillis à cet endroit pa" Mine Ga-I riépy et à Saint-Prosper, par Mme | Thomas Huard ; Saint-Gédéon-er-Bcauce, par a supérieure du cou-1 vent, Soeur Marie des Anges, 388 ob-j jets, dont 69 grandes couvertures de j laine ; Roberval, par Mlle Marie Bilodeau, 1 caisse de beaux effets donnés par quelques dames, des pré fn, très et les Enfants de Marie ;Vs!ful~cn pal,le dames pensionnaires de la Maison Saint-George, à Québec, 350 paquets.de tabac pour les soldats ; Grand-j ^ "p’1.*/ Désert, une pauvre petite colonie d’Ontario, par Mme Dav.Martin, 200 objets • Hébertville, sur le >nc Saint-Jean, par Mme S.Dumais, 1 grande caisse d’effets variés ; Ri-mouski, par Mme Louis-A.Dion, 2 caisses ; Saint-Rose-du-Dégelé, par le maire, M.Jos.Desrosiers, 3 caisses, 1 autre à suivre ; Saint-Sul-pice.2 grosses caissse d’effets et $33.90 en argent.Le Lae-au-Saumon, Saint-Léonnrd-de-Port-Joii, Saint-Qurs, Trois-Pis-toles, SalntsRoch-des-Aulnaics, annoncent qu’ils se sont mis à l’oeuvre.* * « En nous annonçant l'envoi de trois grandes caisses de bons effets, (a plupart neufs, recueillis dans !e village des Grondines, Mlles Guil-bault institutrices, écrivent que tout le monde a rivalisé de zèle, à le ' • ! UN HEROS DE L’ARMEE FRANÇAISE ECRIT A M.HENRY BORDEAUX CE ÇUI MANQUE AUX SOLDATS-UNE LETTRE A LIRE Saint-François de Sales envoie 300 objets.- Aux Grondines, les enfants des écoles se privent de friandises pour pouvoir donner d’avantage.Plus de cinq cents caisses, contenant plus de 75.000 objets, partent aujourd’hui même de New- York par le Rocham- * beau.— On est prié de hâter les envois autant que possible à cause du froid.INCENDIE A SAINT-JEAN (De notre corre-snonflant) Saint-Jean, 14.— Jeudi soir vers 9 heures, l’alarme appelait nos pompiers au coin des rues DeSalaberry et Saint-Thomas, où le feu s’élait déclaré dans les hangers de l’hôtel C.Quand on s’aperçut du feu, la bâtisse était déjà toute en flamme.La remise était remplie de foin, qui fut un aliment très substantiel pour lt feu.Une vache et un cheval qui sC trouvaient dans l'écurie ont.péri.Il y avait aussi une quantité de bois j neuf qui fut brûlé.Le fui se communiqua à la bouti-que de M.H.Daniel, peintre décorateur, qui touchait aux hangars; elle détm" Nos pompiers réussirent à on sau-|yer une partie, ainsi que l’hôtel et es maisons et hangars voisins.S’il .nous aurions eu une conflagration, car toutes les maisons dans les environs se touchent et sont pour la plupart construites en bois.Les dommages sont considérables niais garantis par les assurances.On ignore l’origine du feu.EUCHRE LE 17.Jeudi prochain le 17 aura lieu un euchre donné par un de nos groupes de jeunes gens, le Salon Littéraire el Musical, en l’honneur de nos militaires.Après la partie de cartes il y aurs chant, declamation et musique par les membres du Salon et les militaires.UN AUTRE INCENDIE.„ - n,,- , , ., commencer par le curé.“Il était a France, comme un j 1 hôpital avant de pouvoir reprendre beau”, ajoutent-elles, “de voir les champ d honneur.Ison service.jeunes élèves de l'école Vendredi soir, un autre incendie a fait sortir nos pompiers.On avait découvert' du feu dans une crèche des écuries de l’hôtel Union.Le feu fut vite éteint, sans qu’il ait pu cau-imtter Jalscr de gros dommages.it i OL.V.— No 292 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 14 DECEMBRE 1914 jAU^CLUS DE^REFGRMJE^ ___ _ CAUSERIE DE SIR WILFRID LAURIER Jex-premier-ministre parle de la participation du Canada à la guerre, de la trêve politique, des élections et des questions économiquej.FAITS-MONTREAL UNE ECOLE INCENDIEE L’ACADEMIE LASALLE, RUE LE-TOURNEUX, A MAISONNEUVE, A ETE REDUITE EN CENDRES SAMEDI SOIR.— LES PERTES SONT EVALUEES A $350,000.VOL CHEZ UN BIJOUTIER.L'établissement du joaillier G.Aiello,, 2758, boulevard Saint-Laurent, a été visité par des cambrioleurs, au cours üe la soirée d’hier.Pour pl|is de $2,00(1 de bijoux et d’outils de bijoutier ont été volés.Les voleurs ont opéré leur effraction en brisant un châssis, en arrière.Le propriétaire, qui demeure au-dessus du magasin, était allé avec sa femme passer la soirée chez des amis ; avant de partir, il avait baissé tous les stores des vitrines et les voleurs ont pu opérer tout à leur aise.M.Aiello découvrit le vol LE MAGASIN DE BIJOUTERIE DE j à.son retour, vers 10 h 30.Le poste de police de la rue Beaubien fut neuve perdait une belle école dans ! nTHFR ATIONI des circonstances analogues.11V/IX NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE Sir Wilfrid Laurier a inauguré, amedi, la reprise des diners menuets du Club de Réforme.On re-narquait à la table d’honneur: MM.érémie Décarie, Sydney Fisher, M.lalder, sénateur J.P.B.Casgrain, énateur Ross, sénateur Gilmore, sé-lateur Béïque, Walter MitcheU, sé-lateur Mitchell et sénateur Wilson."Vous avez lu sur les journaux, lit sir Wilfrid Laurier en débutant, ju’après la bataille de Mans, l’armée le sir John French, attaquée par les forces supérieures, dut se re-ilier devant les troupes allemandes t retraiter en bon ordre jusqu’à la lame.Les ordres des généraux urent accomplis avec une grande cécisiOn et, loin de se décourager, es vaillants soldats anglais ne de-landaient que le moment favorable cur venger leurs camarades.Leur ourage n’avait pas faibli.Comme es inlassables combattants, nous louvons nous-mêmes nous poser ette question: “Sommes-nous abat-is?” et répondre fièrement: “Non”, lar nous avons eu nous aussi à Inter et à combattre.Les ennemis l’ont pas manqué.Notre cause a ubi tous les assauts et la mêlée a ouvent été orageuse.Cependant, aalgré toutes J es situations auxquel-es nous avons eu à faire face et en lépit d’une défaite, nous sommes ilus courageux et plus vivants que amais et bien loin d’être abattus, lême si j’avais un mot à vous dire, ?vous affirmerais que notre bon sprit n’a jamais été découragé et u’il a toujours vécu en accord avec os principes.” Sir Wilfrid parla ensuite de la rêve politique.“Il ne nous appartenait pas, dit-il, , nous libéraux, d’embarrasser la àche du gouvernement, mais bien e la lui faciliter, de iui offrir sin-èrement tout notre soutien, de lui arantir notre appui et l’assurer de otre entière coopération.C’est lors que je conclus avec le premier linistre cette trêve que nous avons espectée que nous maintiendrons isqu'à la fin de la guerre.Le fait que la Grande-Bretagne tait en guerre constituait un nou-el état de choses pour le Canada, lotre titre de colonie britannique ?trouvait immédiatement en face ’une nouvelle situation.Aussi dès > moment que la Grande-Bretagne ait en guerre, le Canada était aussi n guerre.C’était une vérité qu’il Riait proclamer et résoudre.Cette érité ne fut cependant pas acceptée ar tous.On exprima certaines opi-ions qui pour la plupart avaient ontribué a notre défaite en 1911.los devoirs furent jugés à différents oints de vue.Pour ma part en pensant au pas-é, je ne regrette rien.A cette epo-ue il valait mieux être défait en ombattant une nouvelle politique 'échanges commerciaux que de res-ïi’ au pouvoir avec un tarif doua-ier contraire à notre développe-lent el à notre prospérité.Il était jcile alors de faire appel à toutes spèces d’hypothèses et de oonjec-ares dont les événements internn-lonaux n’avaient jamais laiss pré-oir la réalisation.La guer.¦ es! ependant venue ouvrir les yeux ux optimistes et à ceux qui refilaient de croire au péril allemand, .e fait que le Canada était en guer-8 constituait pour, nous une attltu-e particulière dont nos relations ommerciales avec l’étranger ont pssenti cruellement les effets.Sir Wilfrid déclara ensuite que il fallait sauver le Canada, il n'au-ait pns recours à la doctrine Mon-»e.“Je ne veux toutefois pas dire que ! nous devions nous défendre, je î-fuserais l’assistance des Améri-ains.Los Canadiens doivent dé-endre d’eux-mêmes el compter jr leurs propres moyens.Aucune ation n’est digne d’être une nation int qu’elle ne possède pas cette onfiance qui la met à l’abri de la uissance arrogante des autres.” Sir Wilfrid ne croit pas à la pos-ibilité d’une invasion allemande.If ajoute que c'est grâce aux si merises “Rainbow” et “Niobe” que otre commerce a été assuré.Le chef de l’opposition aborda lors la question de la participation n Canada à la guerre.gumenls dans cette ville à ce sujet et il ne nous appartient pas de les discuter.Nous sommes un peuple libre.C'est le propre du peuple canadien et du parlement canadien de décider si nous devons prendre part à cette guerre.Cette liberté est la gloire et l’honneur de l’Angleterre et le Canada, colonie britannique, a plus d’une raison d’en être fier.La liberté est un principe de toutes les institutions anglaises.Nous sommes tous libres de prendre part aux guerres de l’Angleterre.Nous jouissons de cette liberté à la grande surprise du peuple allemand • l i «i • < * » ; /4r»n 1 IdJySLN cl Id LlldIJLiâC.î> CNl t.LI a qui la caste militaire n a rie.lon- évalués à $350, né.La liberté nourrit la loyauté II B , ; T n )ih/irié nourrit l'honneur! Dans Samedi soir, 1 alarme -J api La liberté nourrit l'honneur! Dans de telles circonstances, il faut croire que l’empire anglais doit être maintenu sur des principes de liberté et de loyauté et si nous avions à prouver notre attachement -à l’empire britannique, nous ne pouvions mieux le faire cjue dans la guerre actuelle en participant à sa défense, à sa victoire.Le Canada étant parfaitement libre, devions-nous prendre part à cette guerre?Devions-nous faire notre part et envoyer des troupes combattre les barbares qui ont ravagé la Belgique et dévaste le nord de la France?Dans son discours au banquet du maire de Londres, M.As-quith déclarait que si l’Angleterre était demeurée impassible devant la violation de la Belgique et le ravage de la France, elle se serait couverte à jamais de déshonneur.Nous sommes tous d’accord avec M.Asquith.Fils d’Angleterre et de France, était-il possible pour nous de rester oisifs lorsque la Belgique et la France étaient en guerre.Y a-t-il quelqu’un parmi nous qui aurait pu dormir tranquille et la conscience en paix en pensant à tous ces actes, et en réalisant ses devoirs.Pour ma part, je n’hésite pas à répéter les mêmes paroles de M.Asquith et à déclarer que le Canada se serait couvert de honte s’il avait persisté à rester étranger à l’attitude de l’Angleterre”.Au dire de l’ex-premier ministre, la guerre actuelle est la plus stupide des guerres.Sir Wilfrid sur ce, fait un court historique des hostilités, puis parle de l’attitude des libéraux.Le parti libéral au Canada, toujours animé de désintéressement et de loyauté dans les grandes causes ne pouvait rester indifférent.On m’a demandé plusieurs fois pourquoi je supportais le gouvernement de Sir R.L.Borden à l’heure actuelle.Ma réponse a été celle-ci : “Je n’entretiens aucun amour particulier pour le gouvernement conservateur, mais j’aime mon pays; j’adore la terre de mes ancêtres, la France, et la terre de la liberté, l’Angleterre.J’aurais préféré abandonner la vie publique plutôt que de causer des difficultés au gouvernement à l’heure actuelle.Tant que la France et la Belgique ne seront pas libérées et que la victoire n’en sera pas proclamée, pour ma part, je suis prêt à m’en tenir à l’attitude de M.Asquith.Mes propres sentiments sont aussi, je crois, ceux des libéraux comme ceux des con-vateurs”.S’il faut en croire Sir Wilfrid, il n’y aura pas d’élection cette année, parce qu’il n’y a aucune raison de faire appel au peuple.Je ne puis me résoudre, dit-il, à croire que les chefs du parti conservateur ont l’intention de faire des élections, même s’ils étaient sollicités et poussés par quelques-uns de leurs amis.Il n’y aura aucun motif de faire des élections tant rjuc l'Allemagne n’aura pas été écrasée et que le militarisme n’aura pas été anéanti.Sir Wilfrid termina ainsi sa causerie.Le temps viendra cependant où il nous faudra penser à nos problèmes domestiques.Dans le moment, la seule chose que j’ai à vous dire est de continuer à maintenir l’attitude que vous avez prise depuis le début des hostilités.Je suis aussi homme de parti qu’il est possible de l’être; cependant je reconnais les devoirs que je dois à la France G.AIELLO, BOULEVARD SAINT-LAURENT A ETE VISITE LA NUIT DERNIERE PAR DES CAMBRIOLEURS.La magnifique école des Frères des Ecoles Chrétiennes à Maisonneuve connue sous le nom d’Académie Lasalle n'est plus qu’un monceau de ruines.Ce vaste immeuble, situé sur la rue Letourneux, a été détruit samedi soir, vers onze heures, par les flammes dévastatrices.Le corps principal, comprenant les trois étages occupés par les classes et la chapelie.s’est écroulé.000.appelait les pompiers sur la rue Letourneux, un passant ayant aperçu les flammes dans l’école.Le chef Marchessault, le sous-chef Comtois et la brigade au complet se rendirent sur ie lieu de l’incendie et dès son arrivée le chef Marchessault comprit que l’importance du feu l’obligeait à demander assistance à Montréal.Il téléphona sur-le-champ au chef Tremblay, qui envoya les appareils et les hommes des stations 13, 19 et 20, sous la conduite du chef-adjoint Saint-Pierre.Activées par un vent assez violent, les flammes se propagèrent avec une rapidité extraordinaire, gagnant en peu de temps îes trois étages.Les pompiers firent un excellent travail, et finirent par avoir raison du feu, en préservant de la destruc-Ijon, les deux corps de bâtisses, où sont logés les professeurs; du côté nord, les BR.SS.des Saints Noms de Jésus et Marie, du côté sud, les les Frères des Ecoles Chrétiennes.Les Soeurs dirigeaient onze classes fréquentées par 403 élèves; les Frères dirgeaient seize classes fré-quentées par plus de 600 élèves.Cette ecoie avait été construite pour répondre aux besoins de la nouvelle paroisse en' formation dans le nord de la ville, et sous la dénomination Saint-Jean-Baptiste de la Salle.Les Saintes-Espèces ont été portées en sûreté dans le bureau du gérant de la Dominion Ice Co., d'où Elles ont été transportées à l’église paroissiale ce matin.L’immeuble incendié mesurait 250 x 75 et avait 3 étages.M.le commissaire Dufault a déclaré ce matin que les classes seraient reprises d’ici à une semaine, iii a ajouté que la reconstruction de l’école se fera immédiatement et que le nouvel édifice sera totalement à l’épreuve du feu.Questionné sur les origines du feu, le chef Marchessault croit qu’il est dû aux fournaises, car le feu le plus violent se trouvait juste au-dessus de l’emplacement des fournaises dans la cave.D’un autre côté, le chef déclare, qu’environ une heure avant cet incendie, il fut appelé par la même alarme, pour un feu près d’un des piliers que le C.P.R.fait construire à quelques pas de l’école.M.Marchessault se demande s’il n’y aurait pas lieu de rapprocher ces deux incendies.L’Académie LaSalle était une des plus magnifiques écoles de l’île de Montréal.La destruction est une dure éprouve pour la commission scolaire de Maisonneuve, qui a toujours eu à coeur de construire de magnifiques édifices pour Tensei-gnemenl, et de donner tout le confort possible aux nombreux élèves de la municipalité.On sait que l’an dernier Maison- “Etions-nous tenus d’envoyer des et à l’Angleterre.La seule chose est oupes sur le front de bataille ?; d’être patient et courageux.Il y « tous avons lu toutes espèces d’ar- sans doute de jeunes et ardents li- béraux qui préféreraient croiser l’épée.Qu’ils soient avant tout patients.Nous pourrons utiliser leur talent lorsqu’il nous faudra reprendre la discussion de nos problèmes domestiques.Nous sommes dans | une situation spéciale où il nous faut mettre de côté nos différents et nos dissensions el n’envisager (pie notre devoir comme citoyens britanniques.Sir Wilfrid eut quelques mots de félicitations à l’adresse de M.Walter Mitchell, le nouveau trésorier provincial.Puis, M.McMaster proposa la santé du parti libéral el M.Fernand Rinfret remercia le conférencier.averti et le lieutenant Gorman et quelques agents visitèrent le magasin.Malgré toutes les recherches, il fut impossible de retrouver les voleurs.La Sûreté a été avertie.RETROUVE APRES DEUX ANS.Un nommé George Tremblay, que la police locale recherchait depuis deux ans, a été arrêté, samedi, dans une maison de la rue Cadieux.Tremblay avait été condamné, en 1912, par le juge Lafontaine, à $500 ou à un certain laps de temps en prison, pour avoir gardé un alambic et pour avoir distillé de l’alcooi.Avant son procès, il avait été admis à caution et après sa condamnation, il disparut.Samedi, le détective Brabant, du département du revenu provincial, apprenait que Tremblay se cachait dans une maison jlc la n*e Cadieux.Les détectives O’Donnell et Labine, de la Sûreté municipale, furent chargés d'opérer l’arrestation de Tremblay.Ceux-ci ne trouvèrent d’abord dans la maison indiquée qu’une femme et un bébé ; après de minutieuses perquisitions, ils découvrirent leur homme caché dans un trou qu’il avait creusé dans la cave.Tremblay sera conduit à Bordeaux pour y purger sa sentence.LE MEURTRE DE HUNTINGDON.L’enquête préliminaire dans la cause de Dichcoff et Vastoff, ces deux Bulgares accusés du meurtre de leur compatriote, Marco lehoff, dont le cadavre fut trouvé, le 12 novembre, près de la gare de Lensing-ton, comté d’Huntingdon, s’est continuée samedi, à Valleyfleld, devant le magistrat Emile Marin.La plupart des témoins entendus sont des Bulgares.A LA MORGUE, HIER.Cinq cadavres ont été transportés à la morgue pendant la journée d’hier.Trois victimes sont décédées subitement et deux autres ont été tuées par des locomotives.Voici ; M.Maurice Kiely, 30 ans, demeurant rue Richmond, est décédé à l’hôpital Général, des suites de blessures reçues, samedi soir, alors qu’il fut frappé pur un train, à 'a traverse à niveau du Grand-Tronc, rue Vinet.Madame Wilfrid Gagnon, 48 ans, frappée par un convoi du Pacifique Canadien à Bordeaux, samedi, et décédée plus tard, à THotel-Dieu.Madame Edith Corbin, 28 ans, venue de Saskatoon pour se rendre en Angleterre, et trouvée - sans^vie, dans sa chambré, à: ThAtcl Saint-James, hier midi.M.Jean-Baptiste Decelles, 65 ans, domicilié au No 12, rue du Plateau, frappé par la mort au moment où il sortait de l’église Gésu, rue Bleury, après la messe de 9 heures, hier matin.M.Abraham Renderausky, 35 ans, 289, rue Coloniale, trouvé sans rie, au coin des rues Saint-Doininique et Napoléon, hier après-midi.Dans les trois derniers cas, la mort a été causée par des syncopes.HOMICIDE EXCUSABLE.Les journaux ont raconté, samedi, l’arrestation d’une juive, Mme Rosa Sizner, 507, rue Cadieux, inculpée d’avoir causé la mort d’un nommé Moses Sigler, 67 ans, à la suite d’une querelle.Samedi matin, après avoir entendu plusieurs Ic-moins, les jurés du coroner ont prononcé un verdict d’homicide excusable.La femme incriminée déclara, cc qui fut corroboré, que Sigler l’avait grossièrement insultée et assaillie et qu’elle s’était défendue avec une bouteille sans cependant le frapper à la tête comme semblait l’indiquer la fracture au crâne qui amena sa morl.Deux témoins oculaires dirent que le vieillard, après avoir été repoussé, tomba du haut de quatre ou cinq marches et les médecins déclarèrent que lu blessure pouvait aussi bien avoir été causée par une chute que pur un coup, Lu querelle fatale s'étalt élevée au sujet d’un enfant, petit-fils du défunt, qui habitait chez Mme Sizner.Le vieillard lui reprochait de maltraiter l’enfant.M.le coroner Biron présidait û l’enquête.HOPITAL SAINTE-JUSTINE POUR LES ENFANTS.Comme les années passées, les dames de l’Hôpital Sainte-Justine préparent pour leurs petits protégés l’Arbre de Noël et le grand diner du Jour de TAn.Voulez-vous leur aider en cette | circonstance et assurer aux petits — qui souffrent sans répit, quelques | heures de joie et de bonheur?Si oui, adressez alors à la Rêvé- ! rende Même Supérieure, 1879 rue | Saint-Denis, les jouets, bonbons, gâteaux, fruits, provisions de SANATORIUM DE TROIS-RIVIÈRES TroU-RlTiêre», Qué.Les personnes souffrant de NEURASTHENIE, D'ARTIIERIO-SCLEROSE, DE RHUMATISME, de maladies de l’estomac, du foie, des reins, de diabète et autres affections chroniques ou nerveuses NE DOIVENT ciu’cïlfcîi peuvent trouver uu SwMtoriurn des rrois-Hivière, a 2 HKURKH SKU-LEMENT tie Montréal tous les TRAITEMENTS CURATIFS usités dans les stations thermales d'Europe et des Etats-Unis, [Vichy, Aix-les-Bains, Mount Clemens, etc.l, et bénéficier en même temps d'un séjour dans uu milieu riant et confortable, (EXEMPT D’ATMOSPHERE D’HOPITAL).NOS EAUX MINERALES ALCALINES.SALINES, RADIO-ACTIVES, (Sources Sainte-Madeleinei RIVALISENT axec les meilleures eaux minérales de France.Tous les services d’électricité, d’hydrothérapie, de massage, de Bayons X, de gymnastique, etc., sont sous la direction de médecins experts spécialistes, assistés de plusieurs médecins consultants.Réservez votre chambre maintenant et profitez des réductions spéciales de la saison d hiver.Pour prospectus illustrés (gratis) adressez : SANATORIUM, BOITE 300, TroU-Rivièrea, Qué.Pour toutes informations, s’adres-.toutes j Ser à Madame la Directrice, 14 rue sortes (conserves, viande, volailles, church (près Ontario), légumes) tout ce que votre bon coeur vous suggérera.La moindre offrande sera accueillie avec reconnaissance.Cette charité sera vos étrennes aux malades de Sainte-Justine et soyez certains que ce léger sacrifice sera bien des fois récompensé par Celui qui a dit: “Ce que vous ferez au plus petit des miens, c’est à moi-même que vous le ferez.” On vient de commencer au profit de l'hôpital Sainte-Justine la vente de belles poupées, grandes et petites, habillées aux couleurs des drapeaux français, anglais et belge.L’idée est toute d’actualité et nous ne doutons pas que jointe à celle de faire contribuer l’achat d’un cadeau à un acte de charité, elle n’assure à la vente le plus grand succès.Faisons-nous un devoir en choisissant nos étrennes d’acheter une ou plusieurs poupées de Sainte-Justine, et tout en faisant le bonheur des nôtres, ces jouets assureront un peu de soulagement à d’autres enfants malades et malheureux.Les poupées sont en vente aux magasins suivants: Hamilton & Co„ 585 Sainte-Catherine Ouest; Maison C.J.Grenier, Sainte-Catherine Est et Saint-Hubert; Maison C.Brien, 564A Saint-Denis; Maison Joseph Corbeil, 2510 Saint-Hubert; A.B.Valiquette, 1791 ave Chateaubriand.Dispensaire, tous les jours.Admission de 9.30 a.m.à 11 hrs p.m.Tous les jours: médecine.Mardi et vendredi: chirurgie.Lundi et jeudi: maladies de la peau.Lundi, mercredi et vendredi: yeux, nez, gorge, oreilles.PATRONAGE D’YOUVILLE Les dames patronnesses et les religieuses du Patronage d’Youville remercient bien cordialement tous les généreux bienfaiteurs de l'oeuvre dont la générosité s’ést manifestée d’une .si bwle façon à l’occasion du “euchre” du 2 décembre dernier.A tous ceux, et ils étaient nombreux, qui nous ont encouragé de leur présence, à tous les généreux donateurs de prix, à toutes les personnes qui se sont dévouées pour faire de ce “euchre” un succès, à monsieur et madame R.Gro-thé qui ont si dignement présidé cette fête, à l’orchestre, à tous enfin, nous disons notre plus chaleureux merci el ce merci,, nous le disons en notre nom et au nom de toutes les personnes que le Patron-nage soutiendra cet hiver, envers et malgré la dureté des temps.GOUTTES DE LAIT DE MONTREAL, SECTION FRANÇAISE Paroisse Saint-Enfant-Jésus, 91, Boulevard Saint-Joseph Est.Paroisse Immaculée Conception, 820, Avenue Delorimier.Paroisse Saint-Jean-Baptiste, 411, rue Drolet.Paroisse Saint-Arsène, 554, rue Daniel.Paroisse Sainte-Hélène, 190, rue Saint-Maurice.Paroisse Nativité de la Sainte Vierge, 373, rue Désiry, Hochelaga.Paroisses Saint-Henri et Saint-Zo-tique, 1844, rue Notre-Dame Ouest.Paroisse Sainte-Catherine, (sacristie), rue Saint-Thimothé, près rue Robin.Paroisse Saint-Vincent de Paul, 312, rue Poupart.Paroisse Sainte-Philomène de Rosemont, 398, 5ème Avenue.Paroisse Saint-Anselme, 351, rue Forsyth.La Commission centrale des gouttes de lait de Montréal, section française féminine, est heureuse de faire connaître aux mères qui ont des jeunes bébés de 0 à 2 ans, la liste des adresses des gouttes de lait paroissiales, afin de leur indiquer l’endroit où elles doivent de préférence s’adresser pour consulter le médecin et procurer aux enfants une nourriture appropriée à leur âge.Lorsqu’il y a une goutte de lait dans la paroisse, c’est celle que l'on doit de préférence fréquenter.Durant l’hiver, les consultations sont données que trois fois par semaine dans la plupart des gouttes de lait, à quelques endroits que deux fois par semaine, soit de 9 à 10 heures de l’avant-midi ou de 3 à 4 heures de l’après-midi.Dans les paroisses ci-haut mentionnées, il y a un comité de dames très dévouées qui s’intéressent au bon fonctionnement de la goutte de lait de leur paroisse ; de,nouveaux comités sont à se former dans quatre autres paroisses.CANADIAN PACIFIC T oronto-London-Détroit Chicago *8.43 a.m., *10.00 p.m.Peterboro-Toronto, (rue Yonge) *10.50 p.m.Train du jour, wagon-observatoire-palai» et buffet.Trains de nuit, wagons-lits à compartiment et observatoire.Caledonia Springs-Ottawa (7.55 a.m., §8.30 a.ra., (9.03 a.m., f4.00 p.m., 87.35 p.m., *9.00 p.m., *9.45 p.m.Wagons-palais aux trains du jour.Wagons-lits local au train de 9.00 p.m.•Tous les jours.fTous les Jours excepté le dimanche.§Dimanche seulement.MJftEAUX DEf BILLETS' 141-143.St-JacquM - T*l.Ball, Main 8123 Hot»l Windsor, Qar*« Plac* VUsr ot do lo Ru* Windsor VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL-TORONTO—CHICAGO ^‘•INTERNATIONAL LIMITED” Le train d'un service supérieur du Canada Quitte Montréal U 9.00 a.m., arrive à Toronto i» 4.30 p.m.Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a.aï., tous les jours.bEUYTCE DE Sü4T AMELIORE Un train quitte Montréal a 11.00 p.m., arrivant à Toronto à 7.30 a.m.Détroit 1.44 p.m., Chicago, 8*40 p.m.Service quotidien de wngons-ïits, club-romnnrflment entre Montréal et Toronto.122, rue St-Jacques, angle St-Frarv» çoia-Xavier—Tél.Main 6001 Hotel Windsor “ Uptown 1187 Care Bonaventur* “ Main 8221 CANADIAN Fi LES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES Les dames et demoiselles qui désirent suivre les cours de cuisine pratique sont priées de s’inscrire le plus tôt possible.Nous recevons Tes inscriptions à l’Ecole même, jusqu’au 19 décembre 1914.Nous ne retiendrons aucune place par téléphone et les cours sont payables d’avance.Cours d’aide-infirmières : Ces cours comprennent les “premiers soins aux blessés” ont iieu le lundi à 3 heures 30 p.m., et le mardi à 7 heure 30 p.m.Cours de cuisine pour malades cl convalescents.Cours spécial pour parde-malndes.Lundi, 1 heure 30 p.m., $2.00 les 10 leçons.Cours spécial pour Jcs sociétés fédérées.Cuisine de démonstration : Mercredi 3.00 à 5.00 p.m., $2.00 les 10 leçons ou 25 sous la leçon.Menu pour mercredi, 16 décembre 1914: — Spécial Pâte feuilletée.Vendredi, 7.30 à 9.30 p.m., $100 les 10 leçons ou 10 sous la leçon.Menu pour vendredi, 18 décembre 1914: Potage à la russe, Canard à l’orange Croquignoles à la canadienne.Petites fantaisies.Coupe cl couture'.Mercredi, 10 à 12 a.m., et lundi, 7.30 à 9.30 p.m.$2.00 îles 10 leçons ou 25 sous la leçon.Modes (chapeaux) : Lundi.10 à 12 a.m., et vendredi 7.30 à 9.30 p.m.$2.00 les 10 leçons ou 25 sous la leçon.HORAIRE DES COURS DE L’ECOLE D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR POUR LES JEUNES FILLES POUR LA SEMAINE DU 13 DECEMBRE.Section des Lettres MARDI 9 h.— Latin: Monsieur ’abbé M.Reid.1 h.30.— Lanuue anlaise .2 h.30 — Latin: M.’abbé J.O.Mau- rice.3 h.— Allemand: M.’abbé H.Jasmin 4 h.— Italien: Madame d’Emarèze.MERCREDI 9 h.30 — Apologétique.10 h.à 12 — Latin.2 h.— Littérature française.3 h.— Histoire de l’Eglise.JEUDI 3 h.— Espagnol: M.l’abbé H.Jasmin VENDRERI 9 h.30.— Apologétique.10 h.à 12 — Latin.1 h.30 — Langue anglaise.2 h.30.— Latin: M.l’abbé J.O.Mau- rice.3 h.30 — Italien: Mme d’Emarèze.SAMEDI 3 h.— Espagnol: M.l’abbé H.Jasmin.Secion des Sciences LUNDI 9 h.30 — Apologétique.10 h.— Philosophie.11 h.— Acoustique.MARDI 9 h.30 — Explication du Saint Evan- gile.10 h.— Philosophie.11 h.•— Géométrie.2 h.30 — Acoustique.2 h.30 à 4 — Algèbre.MERCREDI 9 h.30 — Apologétique.10 h.— Philosophie.11 h.— Acoustique.2 h.à 4 — Géométrie.VENDREDI 9 h.30 — Apologétique.10 h.— Philosophie.11 h.— Acoustique.LIGNE DK LIVERPOOL DE ST-JEAN, N.B.M1SSANABIE.15 déc.GRANMPIAN (affrété) .25 Déc.M1SSANABIE.15 Janv., 1915 GRAMPIAN (affrété) .29 JanT.“ MISSANABIK.19 Fév.“ Pour prix, renaeig-nements, etc., «’adresser à WM.WEBBER, Agent Général Bâtisse Dominion Express, ou aux agents locaux LIGNE ALLAN SERVICE DE LA MALLE ROYALE SAINT-JEAN, N.B.-HAI.IFAX—LIVERPOOL VOYAGES D’HIVER 1915 “Prétorian”, Vendredi, 1er Janv.“Hesperian", Vend.8 Janv.Sam.9 Janv.“Scandinavian’,t Vend.22 J., Sam.23 J., “Prétorian”, Vend.5 Fév.«Sam.6 Fév, GLASGOW ET BOSTON Paquebot*.De Boston .“Sardinian”.Jeudi 24 Dêe.j “Ocean Monarch” ., .Mardi 5 Janv.“Carthaginian” ., , , Jeudi 4 Fév.GLASGOW ET PORTLAND Paquebots.De Portland ^“Verdun”.Samedi 19 Déc.‘Pomeranian” ., , , , Jeudi 14 Janv.SAINT-JEAN, N.B.—HAVRE—LONDRES Paquebots.De St-Jean f'Scottish Monarch”, Mercredi 23 Déc.?“Sicilian”.Jeudi 31 Déc."Corinthian”.Jeudi 14 Janv.fCes paquebots ne prennent pas do passagers.•'‘Sicilian” se rend directement à Londres.Pour plus amples renseignements, s’adresser aux agents locaux de la Ligne Allan.Bureau des passagers du haut de u ville, 675 rue Sainte-Catherine Ouest H.& A.ALLAN Agents généraux, MONTREAL FEUILLETON DU DEVOIR LES EXILÉS par PAUL ACKER.3; (Suite) —C’est votre femme?demanda la U’ille.11 eut peur que, s’il disait qu'elle e l’était pas, la paysanne la crût i maîtresse, et il ne voulait pas ue, même sans que Mme Dolnay ût s’en douter, un soupçon l’ef-eurât; il répondit très vite, uùe gère rougeur lui montant aux mes : —Oui, c’est ma femme.—Elle est belle, dit encore la aysanne.Èt elle la regardait avec un sou-re étonné, comme si jamais elle avait vu dans sa maison une fem-e si différente, avec ce doux vi-ige, cette jolie robe simple, ces eux tendres et graves, et l’air si eu fière.Tout de suite, redoutant d’autres ¦•••tinns.redontan* c ¦’si nue Mme Dolnay devinât qu’on parlait d’elle, il détourna la conversation.Qui étaient donc, ces soldats, sur les murs, sur la cheminée?La paysanne nomma avec orgueil ses quatre fils; ah! ils étaient robustes et i’u-niforme leur allait bien; elle énumérait les garnisons où ils avaient servi, Mayence, Munich, Stuttgard, et le dernier, le plus grand, le plus solide, dans la garde, à Berlin; justement la grande photographie représentait sa compagnie.Claude l’écoutait avec stupéfaction.Sa jeune ardeur se révoltait: cela lui semblait donc si naturel à celte femme que ses fils fussent soldats allemands.elle en tirait même vanité.Pourtant, avec ses cheveux blancs, elle avait dû connaître le temps des Français.—Et voire mari, interrogea-t-il, où a-t-il été soldat?comme s’il s’agissait d’un pays très lointain : —En France.—Il a fait la guerre?—Oui, il était à Strasbourg pendant le siège.Il sentait que rien de ce passé n’intéressait la paysanne; ses quatre fils, paisibles soldats allemands, lui donnaient plus de joie que son mari, soldat français qui s’était battu.—Que dit-elle?demanda Mme Dolnay.11 le lui raconta.Elle haussa les épaules avec indulgence: —Si demain l’Alsace redevenait française, elle nous présenterait avec la même gloriole les photographies de ses enfants sous la tunique bleue et le pantalon rouge.Ce nui lui plait c’est l’uniforme.—C’est vrai, acquiesça-t-il, et voilà qui prouve ce que Reuseh affirme: peu importe ce que pense le paysan, et d'ailleurs il ne pense presque rien; il suit le sort de sa terre, hier Français, aujourd’hui Allemand, demain Français de nouveau.Mais tout de même il n’etait pas satisfait, et cette facile résignation l’humiliait.11 ajouta — et il ne savait pas si bien dire: —N’empêche que chaque année, parmi les paysans, on compte encore beaucoup de réfractaires ou de déserteurs.La carriole était bien sortie dans la cour, mais toujours point de cheval; Claude s’impatientait.Au bout d’un nouveau quart d’heure enfin, le cheval arriva, un petit cheval isa-bellc, qui avait une robe malpropre, un" hmir.v ’ j" rf nui était panard.Claude l’examinait avec inquiétude.—Oh! soyez tranquille, dit la paysanne en riant, c’est un bon petit cheval.Le garçon, un adolescent, avait vite attelé.Mme Dolnay et Claude s’assirent l’un en face de l’autre; la paysanne, avisée, leur avait prêté une couverture.On traversa le village; des hommes, l’outil sur l’épaule, rentraient des champs et les femmes bavardaient au seuil des portes, près des enfants qui jouaient.La route s’étendail droite et bordée de hauts peupliers; le petit cheval trottoit d’un pas égal, et les roues de la voiture sonnaient sur le sol empierré.Le soir tombait lentement, ne répandant pas encore de longues ombres, mais adoucissant la lumière, et calmant les bruits de la nature.Une légère brise fit trembler les feuilles; Mme Dolnay frissonna.Claude s'inquiéta : —Vous avez froid?—Non; ce n’est rien.Prudente, cependant, elle boutonna sur la chemisette la veste de son tailleur.Elle regardait la campagne qui se déroulait dans '•> les contre- forts lointains de la Forêt-Noire es tompés de rwiai.e, lus vastes champs moissonnés où s'arrondissaient les meules, les prés où commençait à flotter une diaphane vapeur, une ferme toute petite au pied des Vosges, et cette obscurité encore claire qui baignait tout cela.Lui ne regar-nait qu’elle.La voilure était si étroite, qu’il frôlait malgré lui ses peu ou x.Si sim pi"', de”", c-' fm'hour gris, avec ce canotier, jamais elle ne lui avait paru aussi belle, car sa beauté avait ce soir la même sérénité que ce jour déclinant, il la regardait comme s’il la découvrait, émerveillé, pour la première fois.Et en effet, derrière ces traits si purs, il touchait son âme, l’âme qu’il supposait seulement naguère, et qui maintenant sur cette terre prisonnière s’était tout entière révélée à lui: intelligente, sensible, ardente, comprenant le drame qui se jouait en lui connue le drame qui se jouait dans ce pays, l’âme d’une vraie Française enfin,qui gardait toutes les vertus d’une raison qui se passionne, tous les charmes d’un coeur frémis-sanl.Les dernières clartés s’évanouissaient; un nuage orangé borna l’horizon.une grande ombre mélancolique passa sur la terre, et ce fut le crépuscule; le feuillage des peupliers cachait un peu le ciel.—Comme c'est beau! dit Henriette.En même temps, (die baissa les yeux vers Glande, comme pour lui demander de l’approuver; elle vil alors qu'il la regardait, et il y avait dans ce regard une telle fièvre à la fois et un tel respect que presque fascinée elle regarda Glande à son tour, et leurs regards se confondirent.—Je vous aime, soupira-t-il, je vous aime.Elle ne fut ni effrayée, ni surprise, mais sc renversant un peu en arrière, elle ferma les paupières, comme si elle ne pouvait supporter l’a- vr" d’un amour .oii’aRo vru'’’t o*v' minute plus tôt de lire dans les yeux de Claude.Lui, penchée vers, elle, continuait d’une voix sourde : —Je vous aime, je vous aime.A Paris, j’étais déjà attiré vers vous; j’ai été attiré vers vous dès que je vous ai rencontrée.Mais à Paris je ne vous connaissais pas.C’est ici (pie je vous ai connue, telle que vous êtes.En commençant d’aimer la terre où je suis né, j’ai commencé de vous aimer.Tout ce que j’ai éprouvé, dès que j’ai franchi la frontière, se lie à votre image ou à votre pensée.Bien plus, ce que je ressentais, vous le ressentiez aussi; vous avez partagé ma tristesse au cimetière et vous avez partagé mon émotion devant le régiment.La joie qui me gonflait le coeur, quand je retrouvais le souvenir de la France, ou que j’entendais parler sa langue, vous l’éprouviez aussi, loin de moi, dans les rues de Colmar.Je ne peux pas vous séparer de l’Alsace., je ne peux pas.c’est pourquoi je vous aime d’un amour si profond.Elle l’écoutait, toute pâle, la gorge serrée, le coeur presque douloureux par ses rapides battements.le | bonheur parfois confine à la souf-i france.Les peupliers bordaient tou-j jours la route, mais l’ombre s’épais-! sissait, et tout, maintenant, se vol-|lait; le petit cheval allait de son ! trot régulier, et le jeune paysan, indifférent à ceux qu’il conduisait, observait seulement le cheval et la route.Claude releva la tête, et d’une voix presque violente : - îr* vous ^ vry*” m- lez être ma femme.oh! je ne vous demande pas de me répondre tout de suite.J’attendrai, j’attendrai.Mais il faut que vous sachiez que je ne pourrai jamais épouser une autre femme que vous, car jamais je n’en rencontrerai une dont le coeur batte à l’unisson du mien comme t# vôtre.Se marier, c’esl fonder une famille; moi, non seulement, je veux que ne périsse pas le nom de mon père, mais aussi que ceux qui naîtront de moi luttent, en France pour l’Alsace, et en Alsace pour la France.Vous, qui aimez ce pays, qui le comprenez, aver quelle lucide passion vous élèverez nos enfants,pour qu’ils soient cc que je veux qu’ils soient, les soldats vigilants qui rappelleront à la France la cause qu’elle ne doit jamais abandonner! Mme Dolnay, brusquement, lui tendit la main : —Je serai votre femme, Claude.Il étouffa un cri de joie, et puis il prit dans ses deux mains cette main qui n’était pas grande, et qui lui dérobait un gant, et il l’emprisonnait, et parfois il la portait à ses lèvres, si bouleversé de bonheur qu’il ne pouvait que rester silencieux.—Vous m’aimez donc, demanda-t-il enfin, vous m'aimez?Elle dit, sans incliner le front, rayonnante ; (A suivre) •m.’i- 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 14 DECEMBRE 1914 VOL.V.— No 292 LA VIE SPORTIVE LE CARNAVAL DES RAQUETTEURS AUX TROIS-RIVIERES .A CONVENTION ANNUELLE DE NOS GAIS LURONS AURA LIEU LES 6 ET 7 FEVRIER DANS LA VILLE DE LAVIOLETTE.—L’ASSEMBLEE DE SAMEDI.L’assemblée semi-annuelle de l’U-lion Canadienne de Raquetteurs a ité tenue samedi dernier au local du iationai.Une quarantaine de clubs liaient représentés et tout s’est pas-é avec entrain, harmonie et célérité.président Ledoux fit rapport de les démarches fructueuses pour l’af-Sliation de l’U.C.de R.avec l’A.A.f.of C.L’organisation du prochain iarnaval de Trois-Rivières qui aura ieu les 6 et 7 février prochain occu-m une bonne partie de la séance.M.ueathwood, le représentant de la cité le Laviodette, donna les détails de la trochaine organisation, et les applaudissements qui soulignèrent ses taroles démontrèrent tout l’intérêt lorté par les clubs présents à la prohaine convention de la raquette.Le •rogramme du (i février comprendra me réception civique dans l’avant-nidi, les courses de championnats Jans l’après-midi et une grande sorte dans la soirée.Le dimanche ver-a nos raquetteurs à une grande pa-ade d’église et à une sortie générale il raquettes aux chalets des clubs Sans l’après-midi.Tous les raquet-eurs devront apporter leurs nui actes avec eux à Trois-Hivières.Il fut lécidé d’accorder le championnat du lénii-mille à Winnipeg cette année, il.A.Tremblay, qui réside aujour-t’hui à Montréal, résigna comme lente vice-président en faveur du Dr ï.Béland, de Trois-Rivières.Ou ompléta ensuite Je comité ties coures et M.Delisle, île Juliette, profila le la circonstance pour déclarer que ’Industrie sera représentée par une entaine de raquetteurs et un super-te corps de clairons à la convention le Trois-Rivières.Quatre des cinq tvis de motion sur l’ordre du jour tirent adoptés.Les clubs étaient re-trésentés comme suit : Exécutif: J: N.O.Ledoux, C.A.falleraml, A.Tremblay, A.Menier, I.G.A.Decelles.A.Larose, National; A.Meunier, îoucanier; 1,.G.Leathood, Trois-Ri-ùères; Ls F.Beaudry, Le Joyeux; S.Martel, Saint-Jacques; A.Gélinas, •eiiilic d’Erable; L.Duroeher, t.e lichmond; E.Pelletier, Molière; A.-amoureux, Cercle Paroissial; J.A.-«liberté, Le Sore!; W.Gagnon, Trl-olore; L.O.Boisvert, U.oureur des lois; P.Boy, Montréal-Canadienne; i.McMahon, Holly S.S.C.; Fred, jjalby, M.A.A.A.; Jos.Delisle, Le Lamarade; L.Bouvrette, Bons Amis, îainle-Tliérèse; A.Lefrançois, Fron-enac; Théo.Bonin, Champêtre; Eloi Julude, Saint-Paul; W.Geoffrion, Canadien, Saint-Henri; J.B.Poli-ttiin, Le Laviolette, Trois-Rivières; 5.Mageaux, Le Montagnard; S.Marin.Le Forestier; A.Meunier, Le Jollard, Sherbrooke; K.Lambert, La Casquette ; R.Vaux, Holly S.S.C.; ).Lange vin, Saint-Jacques, J.A.Sa-l’ard, de l’Union Locale; Dr A.lié-and.Le Laviolette; 1).Levinson, Y.II.H.A.; R.Mazurette, Sainte-Rrl-[tde.km COURSES DE CHARLESTON Charleston, R— Il y avait une issistance considérable au meeting Je samedi., Il faisait une tem-jtérature idéale- et la piste était in parfait état.Voici les résultats les différentes épreuves : Première course; cinq furlongs, fout âge.1.Tiger Jim, 113, Robinson, 3 à .1, 6 à 5, 3 à 5.2.Eunice, 110, Stuart, 6 à 1, 5 à 2, 1 à 5.3.Pat Gannon, 118, Bauer, 2 à 1 ît l à 2.Temps, 1.92 3-5.Miss Fissy, Jack Hanover.Peggy L, Yamassee, Bevel Lutz, Beda, Cor-dello et sir Marion ont aussi couru.Deuxième course: 2 ans, six fur-longs : 1.Cotton Green, 116, Griner, 11 k 5, 4 à 5, 1 à 3.2.St.Charlicotte, 112, Robinson, 10 à 1, 4 à 1, 3 à 2.3.Stubborn, 104, Obert, 4 à 5, 2 k 5, 1 à 6.Temps, 1.16.Time Piece, Shrewsbury, Alemeda Lawrence, Proctor et C'arlonc ont «ussi couru.Troisième course; tout âge; bourse $300.Cinq furlongs: 1.Black Chief, 114, Troxler, 7 à I, 7 à 10, 7 â 20.S.Metropolitan, 117, Peak, 12 à l, 5 a 1, 5 à 2.3.Shadrack, 111, Jones, 6 à 1, 5 k 2.6 à 5.Temps.1.01 3-5.Salvadora, Skeets, Billy Collins.Elizabeth Harwood, Mordecai.Su-reget, ont aussi couru.Quatrième course, cinq furlongs- 1.A.N.Akin, 106, Nolan, 3 à 1.( 2.J.B.Harrell, 100, Pool, 9 à 10, 3.Valus, 100, McTaggart, 18 à 5, B a 5.Temps, 1.07 2-5.Pierre!, Jim Savage ont aussi couru.Cinquième course: 2 ans, 5 fur-longs: 1.Palm Leaf, 115, Nolan, 6 à 1, 2 à 1.2.Fred Levy, 112.Hinphy, 7 à 1.5 à 2.6 â 5.3.Bulflar, 115, Davies, 15 à 1,6 à 1, 3 à 1.Zali, Crisco, Ortyx, Miss Brush, Lambs Tail.Flatbush, Ida Lavinia.Dust Pan ct Joe Knight ont aussi couru.Sixième course: 3 ans et plus ; bourse $300.Un mille: 1.Progressive, 101, Shilling, 5 à U 2 4 1.2.Chartier, 112, Troxler, 7 â 1, 5 h 2.3.Orpcrlh, 107, Hinphy, 15 à 1, 6 à 1.5 à 2.Impression.Busby Head, Nash, Fox Craft et Joc Diebold ont aussi couru.DANS LE MONDE DES QUILLES Bouliane est actuellement en céte de la classe “ A ” pour la moyenne.Bravo, capitaine.11 est à souhaiter que le vaillant équipier du National conserve cette position jusqu’à la fin de la saison.Les “ Canayens ” seraient contents du succès d’un des leurs.* * * Est-ce que le Club du Cercle Laviolette des Trois-Rivières est éligible pour disputer le trophée Mc-Callum ?Ne répondez pas tous ensemble, laissez s’il vous plaît, la parole à M.James Strachan.Le Canadien de la classe “ B ” tient toujours la première place et il n’y a aucun doute qu’il décrochera les honneurs de la Division No 1.mais cela ne veut pas dire qu’il remportera le championnat de la classe “ B ”, car il aura â détailler avec les leaders de la Division No 2, à la fin de la saison, et ce titre devra être décidé en une seule partie.C’est étrange qu’un champion nat soit disputé en une seule partie mais que voulez-vous ?c’est comme ça.On dira maintenant que les officiers de cette ligue ne sont pas des hommes d’affaires.L’équipe de la M.A.A.A.est allée rencontrer le National sur les allées du Champêtre, le fi décembre, et là encore les “ Canayens ” de l’Est se sont distingués en remportant les trois “ strings ”.Sur F équipe du National figuraient quatre anciens joueurs du défunt club Champêtre : Bouliane, Blondeau, Labelle et Fou-cher.Des changements vont s’opérer avant la mi-saison chez les clubs Strachan, Melmore et Steele.Certains joueurs ne veulent plus jouer pour les équipes sur lesquelles ils figuraient maintenant et d’autres ne sont plus désirés par leurs capitaines.* * * Le club National de Québec n'est plus champion du Canada, mais il reste tout de même champion de Québec.Adieu les beaux rêves.* * * Il existe pourtant une ligue qui porte le nom de Ligue de Quilles Provinciale de Québec et cependant nous n’entendons pas beaucoup parler d’elle.Nous conseillerions au secrétaire Blais, si sa plume n'est pas brisée, d'en parler de temps en temps dans les journaux, s’il désire que les amateurs connaissent son existence et qu'ils lui donnent toute l’attention qu’elle mérite.LE CANADIEN A PRATIQUE A L’ARENA Le Canadien a eu sa première pratique de la saison ce matin à l’Arena sous la direction de Jimmy Gardner, capitaine de l’équipe.Nos hommes se sont entramés pendant une heure sans répit et tous ont semblé être en excellente condition.Le Canadien, si l’on prend en considération le travail accompli à la pratique de ce matin, aura cette saison une équipe difficile à vaincre.La surprise de la pratique fut l’apparition d’Arthur Ross, qui vient d’etre mis au ban par le président Quinn.L’un des officiers du Canadien nous déclarait ce matin que si le président relevait sa suspension, Arthur Ross, ce fameux joueur de défense, jouerait pour le bleu-blane-rouge.Les joueurs qui ont endossé l’uni-fonne ce matin étaient les suivants: Jimmy Gardner, Didier Pitre, Newsy Latomie, Scott, Berlinguette, Dubeau, Jetté, Ray Marchand, Arthur Ross, Corbeau.Jack Laviolette était aussi présent à la pratique mais n’a pas chaussé les patins.BENARD vs PALMQUIST CE SOIR AU CERCLE PAROISSIAL.Le Cercle Paroissial a organisé encore une soirée de lutte pour ce soir: voici le programme.Bénard, du Cercle Paroissial, champion à 133 Ibs se rencontrera avec j Adolf Palmquist, champion de Suisse, ] pour un pari de $100.00.i Cette lutte promet bien des étuo-I lions et nous tenons à faire remar-! quer que ce sera du vrai sport.Palmquist est un solide gaillard qui en surprendra plusieurs.Comme préliminaires, nous ver-ons Walter Power vs Tommy O’Connell; Emile Séguin, champion du Canada à 100 Ibs est prêt à rencontrer n’importe qui â ce poids, il sera aux prises avec William Gordon.Enfin, Jean Lanouette vs Henri Clément se disputeront la suprématie.Portes ouvertes à 7 heures 15; la séance commencera à 8 heures 30.CARDINAL EST EN TETE DE LA CLASSE “C” Jos.Cardinal, du National, mène toujours dans la classe “ C ” pour la plus haute moyenne avec 171.2.H.Pretlie, qui a joué 560, mercredi soir dernier, a une moyenne de 186, mais ce joueur n’a pris part qu’à trois parties.Voici la moyenne des joueurs de la classe “ C ”, jusqu’à date : CALEDONIA No 4 P.Pots Moy.H.Prettie 3 560 186.6 N.Rule., .15 2405 160.3 F.Evans.18 2756 153.1 S.Reid 3 444 148 I).Olivier.6 880 146.0 I).J.McGowan.11 1603 145.7 H.J.R.Nelson.6 856 142.6 F.S.Isaid 12 1676 139.6 W.Queen.12 1650 137.5 F.Smith 3 384 128 W.J.King 1 94 94 M.A.A.A.M.Darling.18 2904 161.3 C.Harrod.9 1425 158.3 E.Wheatley.18 2840 157., W.Reed 18 2725 151.3 Ev eleigh 12 1740 145 Kelley 3 422 140.6 I).McCallum.12 1659 138.2 BEAVER H.Moir.18 2960 164.4 F.Walker.18 2864 159.1 C.Orr.15 2365 157.6 Matheson.(i 942 157 F.C.Orr.15 2334 155.6 C.Lester 18 2696 149.7 CALEDONIA No 3 H.Dyke.12 1946 162.1 A.Lnngdon.18 2718 151 Pnillips.3 449 149.6 H.Morrisey.!) 1313 1458 J.Irvine 15 2162 141.1 A.Brown.9 1265 140.5 Wilson.3 469 136.3 R.Moore.12 1596 133 W.Pendleton.12 1540 128.3 E.Collins.3 359 119.6 CALEDONIA No 7 L'UNION LOCALE DES RAQUETTEURS Ce soir, à 8 heures, au local du National, 250 rue Amherst, sera tenue une assemblée de l’Union Locale des Raquettteurs alors que l’on verra aux préparatifs du grand bal annuel et que d'autres questions très importantes seront discxitées.Tous les intéressés sont priés d’être présents.L.C.Curtis.18 2631 146.1 S.Starke.18 2577 143.1 1).McKay.18 2476 137.5 H.Butler.9 1185 131.6 W.Campbell .15 1940 129 3 Maxwell.12 1528 127.3 C.Smith.6 730 121.6 WINDSOR.Fawley.15 2547 169.8 B.Roberts .18 2856 158.6 E.J.Thomas.3 476 158.6 P.Mahoney .18 2810 156.1 J.Sutherland .18 2805 155.8 A.Buckland .6 858 143 ES 1er 9 1278 142 Gardner.3 416 138.6 CALEDONIA NO 2.M.Finnic .12 1961 163.4 J.Loranger .6 963 160.5 C.D.Schnebly .5 762 • 152.2 A.Fyfe 18 2705 150.2 W.C.Parker .16 2376 118.5 Briggs 728 145.6 W.T.Trenhohne .12 1677 139.7 E.Garrigan .7 958 136.8 R.Scott 3 395 131.6 R.Miller 1 131 131 N.Hodgson .3 378 126 M.Lornbardi.2 223 111.5 CALEDONIA NO 6.McEwen 18 2781 154.6 Doughty 6 918 153 A.Riepert.21 3158 150.3 Kemp 12 1799 149.9 1).Brown .2198 146.5 Bélislc 21 2917 138.9 CALEDONIA NO J.J.Horsfall.21 3484 165.9 R.Weir 21 3260 155.2 R.P.Niven .21 321 i 152.9 Britton 9 1364 151.5 D.Ferguson .21 3158 150.3 F.Fyfe 12 1612 131.3 CALEDONIA NO 8.R.Langridge.18 2584 143.5 R.P.McGillivray.18 2551 141.7 A.E.Fyfe .21 2965 141.1 Atkinson 3 422 140.6 Henderson .15 2100 140 E.Cullens , .3 412 137.3 C.Kelley .3 405 135 L.Jones 6 805 134.1 L.Cullens .18 2420 134.4 TRAMWAYS Cunningham.Mayer.Godette.Pichette.McMahon.Gagnon.Clermont.Thibandeau.Deblois.Bonenfant.6 3 14 (i 18 9 15 19 10 5 889 415 1922 797 2330 1159 1843 2329 1175 561 NATIONAL Goulet.J.Morin.Ritchot.Hi langer.Valin., Mineay.Major., Saibourin.Mailloux.Jetté.Fortier.R.Boon .T.Coctigan.F.Steele.W.O’Hara.J.Earley.J.Goady.Duhaime.llicc.Caledonia .1 CANADIEN .18 , .3 .21 .15 .12 .15 .12 .3 .3 .3 Steele.3 .15 .15 ni 91 • •••••« i 91 HECTOR HEBERT RENCONTRERA MARCHESSAULT On entend dire de tous les côtés que les temps sont durs et que l’argent est rare cette année.Çeci est indéniable, mais l’on peut ajouter à cela qu’il n’est pas nécessaire d’avoir les poches remplies d’argent pour assister aux matchs qui sont disputés tous Jes mardis soirs aux salles de pool et de billard du Club Athlétique Canadien, car les amateurs sont admis gratuitement à ces rencontres qui sont sûrement intéressantes et qui valent bien la peine d’être vues.Demain soir, M.Lamoureux offre aux fervents du billard une joute qui plaira sûrement à tous ceux qui se rendront à ce lieu d’amusements.Les joueurs aux prises ce soir-ià seront J.A.Marehessault et Hector Hébert.Ce dernier, depuis qu’il a été défait par Ménard, il y a deux semaines, ne songe qu’à une revanche, et il promet de faire oublier son échec du 1er décembre en remportant une victoire éclatante sur le “Lion du Nord” mardi soir.Hébert est sûrement un excellent joueur et ce n’est que la malchance qui lui a valu une défaite aux mains du champion de Saint-Pierre, car au cours de ce match il n’g pu donner la mesure de sa force, ce qu’il promet cependant de faire contre Marehessault.L’adversaire d’Hébert est très bien connu et tout le monde aime à le voir jouer.Le “Lion du Nord” connaît tous les coups et les exécute avec une adresse étonnante.Il sera sûrement un adversaire digne d’Hébert et nul doute que tous les amateurs du billard seront présents à 8 heures 30 mardi soir, pour le voir à l’oeuvre.LE FOOTBALL EN ANGLETERRE Première Division.Blackburn, 2; Newcastle, 3.Bolton W., 4; Middleshorough, 0.Bradford, 1; Liverpool, 0.Everton, 4; Manchester City, 1.Manchester U., 1; Sheffield U., 2.Notts County, 1; Tottenham, 2.Oldham, 3; Aston Villa, 3.Sheffield Wed., 3; Bradford C„ 3.Deuxième Division Woolwich A., 1; Preston N.E., 2.Birmingham, 1 ; Huddersfield, 0.Clapton.0; Notts Forest, 0.Derby, 2; Bury, 1.Fulham, 0; Wolverhampton, 1.Grimsby, 2; Blackpool, 0.Hull, 2; Barnsley, 1.Leeds, 7; Leicester, 2.Linsoln, 3; Bristol, 1.Stockport, 2; Glossop, 1.LIGUE DU SUD.Watford, 4; Gillingham, 0.Northampton, 2; Brigston, t.Southampton, Î; Cardiff, 1.Reading, 1 ; Exeter, 0.Croydon, 1; Luton, 1.Bristol, 1; Portsmouth, 2.MiilwaJ'l, 0; Swindon, 2.Queen’s Park, 4; Sont head, 2.Plymouth, 2; Norwich, 2.West Ham, 1; Crystal Palace, 2.LIGUE ECOSSAISE.Celtic, 5; Queen’s Park, 1.Third Lanark, 2; Hibernians, 2.Patrick Thistle, 3; Aberdeen, 0.Morton, 2; Clyde, 0.Motherwell, 4; Falkirk, 1.S*.Mirren, 1; Hamilton, 0.Kilmarnock, 0; Glasgow Rangers, 1.Ilefirts, 3; Airdrie, 1.Dundee, 2; Ayr, 3.Raith Rovers, 1; Dumbarton, 2.118,1 138.3 137.8 132.8 129.4 128.7 122.8 122.5 117.5 112.2 J.Cardinal.21 3597 171.2 .1.N.0.Ledoux.19 3043 160 Benoit 2 317 158.5 A.Blondeau.3 136 115.3 E.Larose.7 986 110.8 T.Bernard.9 1217 135.2 Préfontaine.402 134 Lachance.3 400 133.3 J.E.Ledoux .15 1951 130 W.Beaupré.17 2049 120.5 Collet .3 308 102.6 Girard 2 177 88.5 81 81 4 No 2861 158 3149 2217 1674 1943 1553 369 367 349 501 2460 2265 3133 3095 3016 679 457 L.Picher 18 2849 G.Armstrong .21 3315 W.Bell 21 3230 A.Wilson 18 2741 R.Shepherd .21 3054 Riddlesworth .3 351 Holt 3 310 155.7 152.6 149.9 117.8 139.5 129.5 129.4 123 122.3 116.3 167 164 153 149.1 147.3 M3.fi 135.8 114.2 158.2 157.8 153.8 152.2 145.4 117 103.3 EDWARD DECOUVRE UNCHAMPION Chicago, 13.— Edward White, promoteur local de lutte, est revenu hier de Test et il a annoncé qu’il avait engagé un lutteur poids-lourds; il prétend que celui-ci est un des meilleurs athlètes du monde.White a refusé de divulguer le nom de son champion, du moins pour le moment; il craint qu’en apprenant qui il est certains aspirants au titre ne refuse aussitôt de le rencontrer.White est prêt à risquer $5,000 sur Jes chances de son favori.“Je suis certain d’avoir découvert un grand lutteur a-t-il dit, et je suis prêt à parier de fortes sommes sur ses chances.Je refuse absolument de découvrir l’identité ce mon favori mais j’espère (pie Je rapport de Jack Herman (pii dit que Stanislas Zbysko pourra sortir de la zone de guerre d’ici quelque temps est exact.Si par hasard le Polonais était incapable de venir ici, j’ai un syndicat qui est prêt à offrir à Frank Gotch $26,-000, qu’il gagne, perde ou fasse lutte nulle, pour sortir de sa torpeur et pour rencontrer mon homme afin de donner à celui-ci une chance de conquérir le titre.Pour prouver l’habileté de mon homme, je suis prêt à le faire rencontrer avec Roller, Aine-riens, Westergard, Ordeman ou Hus-sane.D’ici là j’appellerai mon homme “Le mystère”.Mon défi s’adresse aussi à Wladek Zbysko qui prétend déteniV le championnat d’Europe.Tous deux se sont déjà rencontrés et je suis prêt à parier n’importe quel montant que Wladek ne lui résisterait pas trente minutes.LIGUE DE QUILLES DE LA BANQUE JVEPARGNE Voici les résultats des parties jouées la semaine dernière dans les séries de la Ligue des petites quilles de la Banque d’Epargne : Sainte-Catherine Prévost .123 101 92 Nobert .97 102 89 Benoit .• • • 101 102 84 Francoeur 79 99 84 Lalumière • • • 116 113 128 Totaux .• • • 516 517 477 Ontario Langlois .» .84 83 99 Charbonneau .125 104 80 F'afard .• • 103 87 90 Marcotte .• • • 99 83 101 Mount .« • • 81 125 86 Totaux ., # 492 482 45G Saint-Denis Ostiguy .• • • 99 82 103 Landreville • » e 87 115 99 Desrochers • • » 87 110 94 Beausoleil • • • 94 99 99 Lavoie .• • « 90 106 84 Totaux .457 512 •189 Bureau-Chef Labelle .81 83 87 Rhéaume .• • 86 96 90 Lcgault .• • • 81 89 92 Trudel .• • • 97 92 90 Dupré .119 109 95 Totaux .• • • 464 469 154 VICTOIRE DU CANADIEN A QUEBEC L’équipe du Canadien de la classe “A” est allé à Québec samedi dernier rencontrer le club Frontenac à l’occasion de l'inauguration d’une nouvelle salle de quilles et nos montréalais ont remporté les honneurs du match en gagnant les trois parties.Raoul Egan s’est tout particulièrement distingué au cours de cette rencontre et à lui revient l’honneur du plus haut score, avec 612 points.Avant la partie les propriétaires de la nouvelle salle présentèrent M.Téchevin Loekwell au public et ce grand sportsman — car il a cette réputation — prononça un joli discours qui fut d’ailleurs très applaudi.Après le.match pour célébrer la victodre du Canadien comme il le convenait, les visiteurs ainsi que les équipiers du Frontenac et leurs amis furent conviés à un magnifique banquet et ce n’est qu’aux petites heures que ces quilleurs se séparèrent.Voici le résultat détaillé du match: Canadien.Egan .• • « « 204 207 201 Plante .• • • • • 161 192 188 Lamoureux • • • * 159 188 189 J.Pelletier 188 167 180 E.Pelletier • • • » • 202 181 149 Totaux .• • • • • 914 935 907 Frontenac.Paquet .• • • • 141 168 167 Richard .173 155 161 Kennedy .• • a • 132 197 187 Gagnon .• a a «i 168 189 200 Blondeau .• • • • • 168 168 18i Totaux .• • • • 782 877 906 LES QUILLES AUX TROIS-RIVIERES Trois-Rivières, 14.—* Vendredi soir avait lieu à la salle Martin la douzième partie de quilles, de la Ligue de la Cité, alors que le Tri-fluvien recevait la visite du Canadien du Cercle Laviolette.Malgré le magnifique travail des équipiers de M.Martin, le Canadien Ta emporté par une majorité de 116 points et a gagné deux parties sur trois, perdant la première par 22 points seulement.Il est à remarquer que pas un joueur de l’équipe qui jouera dans la Ligue Provinciale ne fait partie du Canadien du Cercle Laviolette, donc avis aux intéressés.Voici le score détaillé: CANADIEN, C.L.M.Bellefeuille 148 118 163— 469 J.Desjardins 186 160 165— 511 E.Beaumier .127 211 178— • 516 N.Alnrie .134 128 168- - 430 G.Pellcrin, C.162 169 188— • 519 757 816 862— ¦2435 Moyenne—487.TRIFLU VIEN Frenette A.168 157 147— - 472 N.Rivard.132 123 155— - 410 P.Power.154 136 195- - 485 R.Chartré .159 138 155— - 452 S.Larivière .166 155 179— - 500 779 709 831— -2319 Moyenne—463 4- 5.VICTOIRE POUR LES ARGONAUTS Toronto, IL—Les Argonauts ont remporte la victoire, samedi, contre une équipe formée de joueurs divers, sur le terrain de Varsity.Le résultat a été de 23 à 5.Le jeu a été brutal.Voici quel était l’alignement des clubs : All Stars Position Argos i Gage (Var) Arrières Duke i Doyle (St-M.) Demi Smith ' Degruchey (Tor.Demi O'Connor Broderick (St-M.) Demi Holmes ! Stratton (Var.) Quarts Miils j Feeney (St-M.) Mêlées Patterson .Crawford (Var.) Mêlées Davidson I Richards (Tor.) Mêlées Duff j Bryans (Var.) Ailiers McFarlane I Harris (St-M.) Ailiers Allen Caseells (Var.) Ailiers Simpson Xelly (St-M.) Ailiers Motley Moore (Tor.) Ailiers Knight Sinclair (Var.) Ailiers Murray Arbitre — Dr Wright ; assistant, Degruchey.NATIONAL vs CANADIEN Le match de quilles le plus important de la saison sera disputé ce soir aux allées du Canadien alors que les clubs National et Canadien, de la rlasse “A” en viendront aux prises.Comme les amateurs le savent, ces deux équipes se disputent avec acharnement le championnat de la Montreal Bowling Association et une seule partie les séparent actuellement pour la première position.Comme on le voit, la joute de ce soir ne peut manquer d’être intéressante cl il est à espérer que les amis des deux clubs se feront un devoir d’aller encourager leurs favoris.Les dames sont tous spécialement invitées et la direction du Canadien mettra des sièges à leur disposition.Donc en foule ce soir aux allées du Canadien.LE CAPITAINE EVERS PREND DU MIEUX New-York, 12 — Le capitaine Johnny Evers, du club Boston, qui souffre de pneumonie, dans un hû-i tel de cette ville, prend un peu de j mieux.Il a passé une assez bonne nuit.AVANTAGE EXCEPTIONNEL D’acheter vos cadeaux de Noel et du Jour de l’An chez THEO.A.GROTHE 157 BLV’D SAINT-LAURENT Le plus riche assortiment de bijouterie de l’Est, surtout de montres sur bracelet enrichi de diamants et autres montres pour dames et messieurs, diamants, bijoux, horloges, verre taillé, bronzes, statues en marbre, argenterie, garniture de cheminée, coutellerie, etc., etc.Notre magasin est ouvert tous les soirs jusqu'au Jour de l’An.Nous accordons de SO à SS p.C.de réduction d’ici au premier janvier.Votre patronage sera hautement apprécié.fssssess^m L’OUVERTURE DE LA SAISON DANS UNESEMAINE LES SIX CLUBS DE LA LIGUE MONTREAL JOUERONT LEURS PREMIERES PARTIE LUNTTi SOIR PROCHAIN.La saison de la Ligue de Hockey Montreal s’ouvrira exactement dans une semaine au Jubilee.Les six clubs qui la composent s’entraînent ferme en vue des premières joutes et il y a apparence que chacun mettra sur la glace une équipe de première force.L’on peut s’attendre a ce que le patinoir Jubilee qui a vu tant de matchs passionnants soit encore cet hiver le théâtre de luttes contestées et excitantes.Le programme de lundi soir prochain est le suivant : De 8 à 9.—La Casquette vs.Saint-Zotique.De 9 à 10.—Stars vs.Ail Montreal.De 10 à 11.—Garnets vs.Hochela-ga.Le gérant Riopel de l'équipe de la Casquette nous assurait hier qu’il aura tous ses joueurs de Tan dernier et plusieurs nouveaux, de sorte qu’il a bon espoir d’établir un meilleur record encore que l’art dernier alors qu’il n'a cependant perdu que deux parties dans toute la saison.La Casquette fera certainement une belle lutte au Saint-Zotique qui s’est assuré les services des meilleurs joueurs.Les Stars qui rentreront en scène après avoir été un an en dehors d’aucune ligne seront plus forts que jamais et promettent de faire bonne figure cette saison dans la ligue Montréal.Leurs nombreux amis seront enchantés de les revoir au Jubilee.Le AH Montreal qui se compose des meilleurs joueurs de l’ancien M.L.H.and P.de la Ligue des Manufactures amènera aux parties de la Ligue Montréal les nombreux partisans qui allaient l'applaudir au Victoria.Nous ne doutons pas que le Ail Montreal surprenne plusieurs clubs cette année.La dernière joute de la soirée de lundi prochain entre les Garnets et l’Hoçhelaga, sera le clou de cette séance d’ouverture.Les fervents du hockey verront là du beau jeu et une lutte excitante.Nous aurons occasion d’en reparler.Etudiants ne “traînera” pas.La Ligue de la Cité telle qu’elle est composée est la plus forte et la plus représentative du genre au Canada.Chaque club compte des milliers de supporteurs enthousiastes et la direction de l’Arena se prépare à disposer d’une nombreuse assistance, comme celles que nous voyions iors des beaux joueurs amateurs, lorsqu’une seule partie attirait de six à sept mille personnes.Les amateurs sont certains de voir du hockey senior à T Arena cet hiver et trois parties à tous les soirs pour un seul prix populaire d’admission.Avec les nombreuses pratiques qui seront tenues cette semaine, les joueurs seront en excellente condition pour les parties d’ouverture qui se joueront à TArena le 21 décembre prochain.Les joueurs qui assistaient à la pratique des Shamrocks: Burrows.Morrisson, O’Gil-vy, Frank, Pat et John Mulcair.Macdonald, Hill, McMulle.n Ryan! McCann, MoCallum, Leroux, McCormick, Gratton, Riddell, Graham Shaughnessy, Quinlan, Quinn.Avec le National: Demers, Maltais, Leduc, H.Dandurand, Laurendeau, Layallee, Chamaillard, Furlong, Gallery Martin, Jacques, Jacobs, i hibauit, Cadptte, McLaughlin, Sauve Chariebois, A.Lalonde, R.Hebert.Avec le Laval : Panneton, Chabot, Radeaux, Lajoie.Labrec- A i;,Ja?he’ L^ont“me, Trudeau, Allard, .loron, Venne, Michaud, Béland, Gaudette, O’Sulivan.LES PARTIES DE LA SEMAINE MONTREAL BOWLING ASSOCIATION LES CLUBS DE LA LIGUE DE LA CITE ONT PRATIQUE Tous les six clubs de la ligue de la Cité ont maintenant pratiqué et il est facile de voir que les clubs de la ligue du président Lecours seront tous à peu près de même force et beaucoup plus forts que l’an dernier.Les clubs Shamrocks, National et Laval ont tenu leur pratique à TArena samedi soir et un grand nombre de joueurs étaient presents à la pratique de chaque club.Les Shamrocks ont été les premiers à apparaître sur la glace et tous les joueurs du club de Tan dernier assistaient.Le gérant J.P.Brophy avait un grand nombre de nouveaux joueurs et ils sont tous de sérieux candidats pour des places de réguliers.Dix-sept joueurs étaient sur la glace pour la pratique du National et ont pratiqué pendant une heure ferme.Edgar Leduc, Tan dernier avec les Champêtres, a été nommé capitaine après la pratique ct c’est un très bon choix, car Edgar n’est pas seulement un très bon joueur mais aussi un grand favori dans les cercles de la ligue de la Cité et les gars qui porteront le violet et le blanc peuvent être contents de leur “grand choix”.Le gérant Farrell, du Laval, avait lui aussi un beau lot de joueurs et avec ce matériel la grande université peut aspirer à un beau championnat.Gaudette a fait une grande impression sur les nombreux "rail-birds” présents.La direction du Laval promet des sensations d’ici quelques jours et nous pouvons être convaincus que le club des Lundi — Classe “A” M.A.A.A.vs R.R.Y.M.C.A.Strachan v& Belmore.Caledonia vs Steele.National vs Canadien.Mardi — Classe “B” Division No 1 R.R.Y.M.C A.Red vs M.A.A.A.Stars.Mindsor No 1 vs Paynes.| Caledonia vs Steele.Royal No 1 vs Canadien.Division No 2 M.A.A.A.Cubs vs R.R.Y.M.C.A.Blue Strachan vs Windsor No 2.' Royal Family vs Beavcr.Mercredi — Classe “C” Division No 1 Caledonia No 3 vs Caledonia No 7.£aie% Penn sylva.W7k 109 Amer.Sug’a People.Gas Anaco.Mg ’Ôâ" 94% Reading.L49 160% At T.& S.F Rock.Iylan lA; Belt.& Ohi " Pr 324, Kath.Steel.South.Pac.Y* Bro.Ra.i\ *6 «4 37 South.Rail hi 16Th C.n.Pacifi.“ Pr.64*4 64’Vr,’ Cen.Leath.3% 36 Third Ave.37K Ches & Ohi Twin City.Ch.M.éfc S P 9'-’K 92% Unio.Pac.C.F.& I Con.Ga« lia ii.9 “ Pr.Del.& Hud Utah Cop.5L 5Î1 Den.& R.G.Vir.Chçini " & R .G.pr W’t.Union Det.Un.Ry W't’h.Rlec Frie.Coin.Gr.N ., pr Illin.orntr.23VS 23% woolworth “ Pr.InterCeetr.ià !.)% “-M or.ML* 5% 133 Leh.Valiev 135 X.OU.& Nas.125 125 Mi.fi-p.& st M.& Pacifih 10 l"io% - * .Blé — Décembre, 119 119 Mai.Maïs — 123 122% Décembre, 63% 63% Mai, Avoine — 69% 69% Décembre.— — Mai, 521/i — 9 52% BANQUE PROVINCIALE L’assemblée générale ordinaire de la Banque Provinciale a été convoquée pour le 27 janvier.PERRIETURE DE ,LES prisonniers de àUCClKbALLS GUERRE CATHOLIQUES La Banque de l’Amérique Britan- i nique du Nord (Bank of British j North America) annonce que les succursales suivantes fermeront leur! portes à la date mentionnée : Burdett.Alberta, le 14 décembre; | Bella Coda, C.A, le 31 décembre;} Victoria, baie James, le 31 décembre.; Toutes traites ou billets à ordre dé-! tenus par ces bureaux seront respectivement négociés par les succursales de Bow Island, Alberta; de Vancouver et Victoria, C.A.Les prisonniers de guerre appartenant à la religion catholique ont assisté, hier matin, à une messe dite par le Révérend J.Perepelycia, à la maison de détention de la rue Saint-Antoine.Le Rev.Perepelycia dessert la ca nnie ruthène catholique de Montréal.Il y a quelques jours, il demandait à l’hoii.C.J.Doherty, ministre de la Justice, la permission de s’occuper des prisonniers catholiques détenus à Montréal,.Cette permission lui a été donnée.UN VETERAN FRANCO-AMERICAIN Worcester, Mass., 14.— Une fèb imposante a eu lieu vendredi soir aux salles des Vétérans de la Grande Armée de la République, en l’honneur de M.Bruno Tremblay, de l’avenue Fairmount, qui célébrait le soixante-quinzième anniversaire de sa naissance.Plusieurs des anciens chefs et compagnons d’armes de M.Tremblay, ainsi qu’une centaine de parents et amis, étaient présents.M.Tremblay a fait toutes la cam pagne de ta guerre de Sécession oô il a conquis le grade de lieutenant Il servit aussi dans l’armée régulière après la guerre.Au cours de la fête de vendredi ii y eut chant, déclamation, musique et discours.QUATRE HOMMES TUES Toronto, 14, — Quatre ouvrier» sc sont tués, samedi, en tombant d’un échafaudage haut de 70 pieds aux usi nés de la Ontario National Brick Co.à Cooksville.Les quatre v ctimes som Andrew Wghster, George Warner J Bowies et H.McKenna.PRISONNIER DE GUERRE London, Ont., 14.— Grant Loch-1Ca^r ^s du Prof.Lochhead, du collé ge McDonald, de Montréal, ancienne-inGni us c8lLo viLo, est détenu comme ipriscmier de guerre, en Allemagne où i• faisait des études.Lochhead fu, arrête au moment où il allait pénétrer ou nays tiano s TROUVE MORT SUR LA GLACE Québec 14.— Le cadavre de Pa trk-k Muleair, un employé de la vilk de Québec, a été trouvé ee mat n baignant dans son sang, sur la glace qui couvre le bassin Louise, au pied de la rue Saint-André.La police informe.Berlin, 14, via Londres, 10 hrs 20, matin.— Le correspondant du “Ta-gellxatt” à Sofia, Bulgarie, télégra-! pliie une entrevue qu’il a eue avec! ie maréchal von der Goltz, tandis que ce dernier se rendait à Constantinople.Au sujet de la Belgique le baron Von der Goltz a dit: “La situation est normale, la population s’étant convaincue que les Allemands ne sont pas des barbares.La vie continue comme en temps de paix et *e commerce et le service des transports s’améliorent.“Les Belges ont combattu bravement pour leur patrie et de tels adversaires ont droit à l’estime.” Répondant à des questions relatives à fa situation sur le théâtre occidental de la guerre, le maréchal Von der Goltz a dit: “Il y a (les mil-ions de soldats allemands dans ce pays et nous en occupons les plus beiles provinces.Nous ne mésestimons pas nos adversaires, les Français et les Angtais combattent avec un souverain mépris de la mort, mais nous gagnons constamment du terrain et sommes convaincus que la résistance de nos adversaires se brisera un jour.Parlant de la situation sur le champ oriental de la guerre, von der Goltz dit qu’il considère que l’offensive des Russes a failli, mais qu’il reste encore de dures batailics à l’horizon.Mais l’armée allemande dit-il, qui fut victorieuse au début contre des nombres supérieurs, est sûre de la victoire finale.Le maréchal Von der Goltz dit en terminant qu’il est sûr que l’armée turque a profité de son dur travail de ces dernières années et qu’elle enregistrera un record dans 'a guerre actuelle.” LES MERCREDIS DE LAVAL AU PROFIT DES ENFANTSMALADES Vous trouverez les jolies et -pratiques poupées françaises, anglaises, La conférence de M.Lagacé, sur i belges et russes qui se vendent au pro-l’école symboliste en peinture fran-; fit de l’Hôpital Sainte-Justine, en çaise fut un poétique développement vous adressant aux maisons suivan-de Tenvolee oratoire ou Brunctiere, tes- dans un toste célèbre, félicitait Pu- j Hamilton & Co, 585 rue Sainte-Ca-vis de Chavannes d avoir aère, spi- th - .ritualisé et silrnaturalisé son art.1 r ^ a „ .t , C.J.Grenier et Cie.403 rue Sainte- Ce qui étonne, c est que Pu vis de Catherine est.Chavannes (1824-1898) ait atteint Mme W.A.Dewitt, 152 rue Sain une pareille perfection sans avoir presque reçu de formation: il n’a fait que passer dans les ateliers d’Henri Scheffer, d’Eugène Delacroix et de Couture.Ses fieux voyages en Italie lui révèlent sa vocation générale de peintre spéciale de peintre te-Catherine est.Librairie Notre-Dame, 26 rue Notre-Dame ouest.C.Brien.564a rue Saint-Denis.Gagnon Frères-, 168 ave Fairmount su vocation | ouesL décorateur se Joseph Corbeil, 2510 rue Saint-Hu- ARRESTATION DIFFICILE L’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL déclare en face de ia vaste paroi de hert.a chambre de malade.II sentit là A.B.Valiquete, 1791 rue Chateau-qu’il avait “de l’eau pour nager’ ; ( briand.i! n’aurait, pour devenir un maître! Mme Eug.Millette, 586 rue Adam, incontesté, qu’à reprendre à Corot MaLsomieuve.le sens de 4a lumière, à Millet sa! Ces maisons vendent gracieusement profonde pitié, à Courbet la grâce ces poupées pour l'Hôpital, de ses cadres, puis à appliquer ces procédés aux surfaces qu’il aurait à décorer.A la base de son système d?peinture décorative, Puvis plaça le respect du monument.Son art ne consiste pas à accumuler sur la surface plane des machines tapageuses ou Bowmanville, Ont, 14.— Austin des motifs d’ornementation mais à MacDonald, qui habite une ferme ap-respecter la muraille en en complé- partenant à Joseph Wight, dans le tant le sens mystérieux sans étouf- canton de Darlington,, a été arrêté, fer la mélodie des pierres, à égayer après un siège en règle de -sa maison a monotonie des lignes par la pré- par ia police; MacDonald est accusé cision du dessin et la variété des d'avoir tiré à plusieurs reprises, dans couleurs.En un mot, m.anima a j]a direction de son propriétaire avec muraille, sous 1 enveloppe fit ti ans-, l'intention de -le tuer.Wight, le pro-paraitre une âme mit Es formes au priétaire> avait dofiné à WcDoiîaid.’’'idée?simplicité du moyen: c'est ;ordre de quitter la maison II a fallu tout son décalogue.u.ne 63d’agents, armes De ces urincines premiers décou- de carabines et de fusils, pour opérer ioiontC nliüieiirs 'èon-t isions dont '1 a'rresta't:0,n de c% dernier, qui a tiré ’application constitue les éléments ! P,usieurs fou* sur la police.Heureu.se-d’un art nouveau D’abord, pour ! meM 11 n a «temt .personne On croit ce qui est des personnages, au lieu : f prévenu ne jouit pas de toutes de peindre la vie individuelle, une | ses faeu.tes mentales, figure isolée, comme l’avait fait Mil-; v et, Puvis représenta la vie humai-1 PDIM!?MVCT^Ï^ÏTV ne ou des groupes d’humanité.Son VIvIMij M I J 1 ÜiïilijUA tableau de La Guerre résume toutes- - les conséquences de ce mal nécessai- i Wilhiby.Ont, 14.— La police pro e; il décrit non pas.tel sac de ville j vineiale n’a encore pu rien découvrir tir la grandeur ou la moralité des vendredi dm mei dans son bureau personnages.L’IIiver est un tableau d8 la gare.Le vol n'etait pas le à étages où, sans aucun entasse- mobile du crime car une somme assez ment, sans aucun morceau de bra-} considerable a été trouvée sur le ca-voure, s’étalent toutes les misères davre.qui sont l’accompagnement obligé de la morne saison.On y remarque déjà cette coloration réservée qui est l’apanage d'un homme de raison.Enfin, et dans la peinture religieuse surtout, ie symbolisme prend un PERSONNEL M.le Docteur Auguste Desja-rd-ins iiu k.u.________ t_______oculiste et aur ste vient de transpor- aractère nouveau.Avant Puvis, les t®1 s®-s bureaux de consultation du allégories étaient purement con- j rue Saint-Denis au No 500 de ventionnelles ; voyez Ingres dans ia même rue au coin du Carré Saint- 'Apothéose d’Homère.Delacroix dé- Louis._ réc.ià, à l’imitation de Victor Hugo _ [La Conscience), avait recouru a ÎJMp CONFFf\FNC^F des personnages réels (Massacre de ;JLii\£iiYV/C gcfo, Entrée des croisés).Puvis, lui,] DE M.E.BRIEUX cherche l’idéal en dehors de la rea-ité; de là provient le titre abstrait ,t général de ses toiles (Age d'or, \ge d’argent).Son évolution spin- Conime nous l’avons annoncé la semaine dernière, le mercredi 23 tualiste s’achève avec la série de ses décembre, à huit heures et demie tableaux qui racontent la vie de du soir, au Monument National, M.sainte Geneviève, cette merveilleuse Eugène Brieux, de l’Académie Fran-Ycillc surtout du Panthéon ou,-dans çaise, donnera une conférence sous e mystère de la nuit, veillent 1 a- ]es auspices de «l’Alliance Française, mour et la bonté du ciel qui promet] alI profit d’oeuvres de charité fran’ à Paris la victoire.j çaises.En somme, synthèse de la forme, Les conférencier parlera de ce - la licne.de'l’idée: tout l’art de qu’il a vu pendant la guerre.Cette oeuvre éminemment patriotique a pour objet de< venir au secours des ouvrières que la crise économique a réduites au chômage, en leur cherchant de l’emploi et en les occupant en attendant à des travaux de coutures ou de dactylographie.Cette oeuvre essentiellement humanitaire a grandement besoin de ressources.On peut y aider : lo.En versant une cotisation mensuelle ou une souscription; 2o.En signalant les emplois vacants; 3o.En donnant des commandes à Touvroir ou au département de dactylographie; 4o.En faisant don de pièces d’étoflfes afin de fournir du travail aux ouvrières que le comité rémunère.Les objets pouvant être soit distribués aux pauvres ou vendus au bénéfice de l’oeuvre.Des oeuvres de bienfaisance se greffent sur celle de l'assistance par le travail.Un dortoir de 50 lits offerts par la ville est placé sous la direction du comité, afin d’offrir un asile le soir aux femmes sans abri.Le comité possède un vestiaire où sont déposés les objets de couture confectionnés a l’ouvroir, ainsi que les dons de vêtements et de provisions diverses offerts pour les pauvres.Au vestiaire qu’elle a établi dans l'ancien hôtel municipal de Ville Saint-Louis, avenue l aurier.No 5 Ouest, l’association recevra avec reconnaissance des effets domestiques et personnels de toutes sortes, neufs ou usagés, (literie, lingerie, vêtement), des vivres et des chaussures — surtout des chaussures.Vu l’exiguité du local les personnes charitables qui voudront bien donner des vivres sont priées de les remplacer par des bons.Le concierge de l’immeuble, M.Larocque, qui se tient toute la journée au vestiaire recevra .les dons.La distribution des secours a lieu de 2 heures à 5 heures, tons les lundis.Le vestiaire est sous la direction de Mmes Oli-var Asselin, Joseph Nolin, Hector Chauvin.Ceux qui se présenteront au vestiaire devront être munis d’une recommandation.Toute communication doit être adressée à “L’Assistance par le Travail”, chambre 27, édifice Dandurand, angle des rues Sainle-Cathcnne ei Saint-Denis.Toute souscription doit Etre adressée à Lady Forget, 71 avenue Ontario, ou à Mme Z.Hébert, 143 Crescent.Toute commande pour l’ou-vroir doit être donnée à Mme ls.Tarte, 2125 avenue du l’arc.MOÇÜIN & FRERE IMPORTATEURS DE VINS ET LIQUEURS LES PLUS BAS PRIX DU MARCHE.120 ms SAINf-DEKIS TEL.EST 1682 et 4755.SOUMISSIONS POUR APPROVISIONNEMENTS CHEZ LES INDIENS DES SOUMISSIONS CACHETEES adressées au soussigné et portant sur l’enveloppe la mention “Soumission pour approvisionnements chez les Indiens” seront reçues & ce département jusqu’au mardi, 5 janvier 1915, à midi, pour la livraison d’approvisionnements chez les Indiens pendant l’année fiscale finissant le 31 mars 1916, droits payés, aux différents endroits du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.On peut obtenir des formules de soumissions contenant des informations complètes en s’adressant au soussigné.La plus basse ni aucune soumission ne seront nécessairement acceptées.Les journaux publiant cette annonce sans autorisation du dépnrternent ne seront pas payés.DUNCAN C.SCOTT, Assistant-surintendant général, des affaires indiennes.Département des Affaires Indiennes, Ottawa, Ont., 1er décembre 1914.71251 -—-«A de la ligne, de- - .Puvis est Là.Cette austère simplicité lui fait négliger un peu la draperie, les menus détails d un tableau.Mais que de soleil jeté dans les La vie de de Chavannes, comme celle de Gounod et de Pasteur, ses •ontemporains, est la protestation ,1e l’honnêteté, de la probité, de .a 'randeur morale, de la volonté et de 'a foi contre l'atmospnerc déprimante de son époque.Parmi les autres membres de l’école symboliste, tels q'.iç 1 ¦ \.Bénard, le décorateur del hotel-de-ville de Paris, Humbert, H.Mar-lin et Bougnereau, il Faut fa^e une place à part a Moreau (18-6-J8).Son idéal, plus complique mais à peine moins élevé que celui de 1 u-vis, lui font considérer 1 appareil extérieur comme nécessaire^ de là l’abondance chez «ui de la soie, des dentelles, de la draperie, des pierreries.des marbres.Dans ce decor fantastique évoluent des figures qui seraient muettes, si elles n avaient 1ias pour les' animer le rhytme sonore des couleurs.L’école symboliste eut le malheur de finir dans 1a niaiserie : on vit l’un de ses adeptes représenter les Illusions de 1a vie par une mer sur laquelle flottait un snbot ou un coeur! Malgré cette déchéance, eUc avait rendu de grands services.En substituant aux allégories In réalité idéalisée, en exprimant cet idéalisme par des symboles dont l’intelli-"f-ncc n’exige presque aucune érudition.elle avait invité les esprits h monter et à se purifier en se libérant G’pst l’objet même du grand art la catharsis dont parlait déjà Aristote.\bbé EMILE CHARTIER.Les prix seront de $1.00, 75 et 50 25 sous.Les billets sont en vente dès aujourd’hui.à la maison Archambault, rue Sainte-Cathefine Est.CHUTE DE 50 PIEDS M.Harry Berry, 49 ans, était à peinturer le clocher de l’ancienne église protestante Stanley, samedi, quand il perdit 1 équilibre et tomba sur le sol.L’ouvrier s’en tira sans blessures graves.Transporté à l’hôpital Western, U put retourner chez lui dans la soirée.LIEU-(ÜjUVERNEÜRDE LA COLOMBIE ANGLAISE Ottawa, Ont, 14.— La nomination de Frank Stillman Barnard, de Vic tor a C.A., au poste de 1 ieutenant,-gouverneur de la province de la Colombie-Anglaise est annoncée officiellement dans la Gazette du Camada.IL ENFONCE” SOUS LA GLACE Gravenhurst, Ont., 14.— Sinia Parks, 18 ans, en patinant avec son frère, sur la baie Muskoka, est tombé à l’eau et s’est noyé PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-rêal Cour de Circuit No 313B- I^i Ilnuquc Natlomilc, demanderesse, vs.Geo.H.Smith, défendeur.Le Mme Jour de décembre iüh à une heure de Paprés-mldi, h la place d’affaires du dit défendeur, au No 57 rue Saint-Antoine en la olté de Montréal, seront vendus par autorité de Justices les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en liqueurs, etc.Conditions: argent comptant.IL AUMAIS.H.C.S.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3003—A.Levin, demandeur, vs.M.i'oxi défendeur.Le 23me jour de décembre 1914 A 2 heures de l’après-midi, A la place d’affaires du d;t défendeur, au No 120 rue Sherbrooke Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en fixtures, robes, etc.Conditions : argent comptant.S.C.MARSON, H.C.S.Montréal, 11 décembre 1911.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure Nu 537 J.G.Chabot, demandeur, vs.L’Association Athlétique d’Amateurs Saint-l.ouis, défenderesse.Le 23me jour de décembre 1914 à 1 heure de l’après-midi, A la place d’affaires de lu dite défenderesse, au No 1002 rue Saint Laurent en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens rt effets du ilit défendeur, saisis en cette cause, consistant en Rowling Alley, bains, registre-caisse, etc.Conditions : argent comptant.L.E.BACHAND, H.C.S.Montréal, 11 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 17851—J.G.Chabot et al., demandeurs, vs.L’Association Athiétique d’Amateurs Suint-Louis, défenderesse.Le 23me jour de décembre 1914 A une heure de l’après-midi, à la palce d’affaires de la dite défenderesse, au No 1602 rue Saint-Laurent, en la cité de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en Bowling Alley, chaises, registre-caisse, etc.Conditions : argent comptant.1.E.BACHAND, HALS.Montréal, 11 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de ,Io-liette.Cour Supérieure No 6641—Dame Pierre Beaudoin et vlr., vs.Joseph Beaudoin et al.le 23me jour de décembre 1914, à dix heures de l’avant-midi, h lu place d’affaires de Salvatore Luccnte, l’un des défendeurs, au No 202 rue Suzanne en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit déf odeur, sals' , en cette cause, consistant eu liqueurs.Conditions : argent comptant.J.GAUDRY, HC.S.Montréal, 11 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2136—C.I.lrogkamp numamirur, vs.Arthur D.Mart, de-fendeur.le 23me Jour de décembre 1911 ii onze heures de l’avant-mi-di, à la place d’affaires (lu dit défendeur, nu No 159 rue Peel en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les Liens et effets du dit défendeur, saisis en cette enuset consistant en stock de chapeaux et casques, pour hommes, garnitures de magasin, etc.Conditions : argent comptant.J.S.LAVE-HY.H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 2348 -Merchants and Employers Guarantee and Accident Co.of Montreal, demanderesse, vs.Léon D«u-merj, de Montréal, défendeur.Le 23me Jour de décembre 1911 A dix heures de l’a vant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No ICI rue (arrières en la cité de Montréal, seront vendus wr autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un bureau pour écrire, machinerie» huile A cylindres, etc.Conditions : argent comptant.M.J.A.DECELEES, H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3211 Tréfilé Charpentier, entrepreneur de Montréal, demandeur, vs.Mlle Ady Michel, de Montréal.défenderesse.Le 23me Jour de décembre 1914 A dix heures de Pavant-mldl, A la place d’affaires de la défenderesse, ou No 954 rue Snlnte-Cathe-rlne Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice F« biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en ameublement de magasin, marchandises de modiste, etc.Conditions : argent comptant.M.J.A.DEC ED LES, H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.AVIS AVIS est par les présentes donné aux actionnaires de “La Fonderie Mont Laurier, Liée”., que l’assemblée générale, pour l’élection des directeurs dy la compagnie et toutes autres affaires la concernant, sera tenue le 26 décembre, 1914 à 10 hrs de l’avant-midi, au bureau de M.Sam.Ouellette, à Mont Laurier, Qué.NAP.BLAIS, Sec.-gérant- PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal, Cour Supérieure, No 2876.— Dame Eugénie Champagne, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens d'Antoine Campeau, plombier, du même lieu, demanderesse, vs Antoine Campeau, plombier, du même lieu, défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée par la demanderesse contre le défendeur, (e 30ème jour d’octobre 1914.Montréal, 12 novembre 1911 CAMILLE TESSIER, Procureur de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3421—H.Desro-sit-rs, demandeur, vs.1.Currie, défendeur.Le 29me jour de décembre 4914 à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 847 rue Alboni en la cité de Montréal seront vendus par autorité de justice els biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : urgent comptant.J.B.TRUDEAU, H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Terreal, Cour Supérieure No 4357—Swift Canadian Co.Ltd.demandeur, vs.Mme Léontine l.adouccur et vir., défenderesse.Le 23me jour de décembre 1914 à 10 heures île l’avant-midi, au domicile et place d’affaires des dits défendeurs, au No 331 rue De Fleurimont en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en vim.de, balance, meubles de ménage, ets.Conditions: argent comptant.PIERRE BIÊNJONliTTL H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3648 H.A.Hutchins, vs.H.E.Brunet.Le 23me jour de décembre 1914 A dix heures de l’avant-midi à la place d’affaires du dit défendeur, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité île justice les bleus et el lets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant eu meubles de bureau, films, etc.Conditions : argent comptant.G.A.LAFONTAINE, H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 21747—L.Legault, vs.G.Palmer.Le 23me jour de décembre 1914 A dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 37 rue Metcalf en la rité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant ED.DESHOCHES, H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de .jnt-réal.Cour de Circuit No 16284—R.Faucher, vs.L.Corriveau.Le 24mc Jour de décembre 1914 à 10 heures de l’avant-inldi, au domicile du dit défendeur, au No 265 rue Gauthier en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.O.DO-RION, H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 1623—Dame Eva Cardinal, demanderesse, vs.Max Daoust, défendeur.Le 28me Jour île décembre 1914 A une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 41 rue Esplanade en la cité de Montréal, seront vendus par autorité dr justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.B.TRUDEAU, H.C.S.Montréal, 14 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2674—R.Préfon-laine et al., demandeurs, vs.A.Daudet, défendeur.Le 26me Jour de décembre 1914 A une heure de l’après-midi, A la place d’affaires du dit défendeur, chambre 613, au No 71u rue Saint-Jacques, en la cité do Lontréal seront vendus par autorité de iusticc 1rs biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en bureau, chaises, coffre de sûreté, rte.Conditions: argent comptant.J.II.TRUDEAU, H.CJ&.Montréal, 14 déemebre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de 5 réal.Cour Supérieure No 393—Chas.I demandeur, vs.Anna Blanchette, défe ressc, Le 23mp jour de décembre 19 dix heures de l’avant-midi, au domicil ilia demandeur, au No 991 rue Cad en la eité de Montréal, seront vendus autorité de justice les biens et effet: dit demandeur, saisis en eette cause, sir,tant en meubles de ménage, etc.C< Bons : argent comptant.J.E.COI H.C.S.Montréal, 12 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 3995 David H.Roger, demandeur, vs.A.F.I>eggat, défendeur.Le 23me jour de décembre 1914 6 10 heures de )'nvant-mldi, au bureau de la Montreal Debenture Corporation I,Imitée, No 9 rue Saint-Jean, en la rité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en eette cause, consistant en 200 parts (commun) dans le fonds enpltnl du de la dite compagnie, (élIlOOO chacune et toutes payées), 250 parts p(référé) dans le fonds capital de la même compagnie, ($100.00 chacune et toutes payées).Conditions : argent comptant.S.C.MAKSOM H.C.S.Montréal.12 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mon^ réul, Cour Supérieure No 3501—F.X.Snint-Chnrlcs et Cio., demandeurs, vs.Joseph Frlgon, défendeur.Le 28me Jour do dé-eetnhrr 1914 A 10 heures de l’iivant-midt, au domicile du dit défendeur, nu No 2035 Boulevard Goulu en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause!, consistant en liqueurs, registre-caisse, etc.Conditions : argent coniutuut L.E BACHAND, H.C.S.V^bmtréal, 11 décembre 1911 8 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 14 DECEMBRE 1914 VOL.V.— No 292 Le temps qu’il fera | Vents frais de l'ouest et du nord-ouest, accompagnés de neige.Plus froid ce soir et demain.Bulletin d'après le thermomètre de Bulletin d'après le thermomètre de Hearn 4k Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de MESJLE, gérant.NOUVELLES ADHÉSIONS A LA DÉMONSTRATION POTHIER Aujourd’hui maximum .Même date l’an dernier Aujourd’hui minimum .Même date l’an dernier .37 36 27 22 BAROMETRE : 8 11 h.matin, 29.35; h.matin, 29.37; midi, 29.33.MARDI.LE 15 DECEMBRE Sainte-Chrétienne, Lever du soleil : Coucher du soleil Lever de la lune : Coucher de la lune : 2 heures 32.Nouvelle lune le 16 à 9 heures 41 m.du soir.vierge.?heures 34.- 4 heures 16.6 heures 7.norable L.Coderre, Secrétaire d’État, et l’honorable W.Gariépy y prendront part.NOTES BIOGRAPHIQUES SUR MONSIEUR LE GOUVERNEUR LA GUERRE que it guère passé quoi saillant, sur les champs d’Europe depuis quel-s, si l’on en croit les dé- II ne s’e ce soit de de bataille ques heur pèches récentes.Les Allemands crient au succès de leur seconde invasion de Pologne et tous leurs communiqués concluent à d énormes perles en matériel et en hommes, pour les Russes J ors de la capture de I.odz.Par ailleurs, Petrograd nie avoir perdu un seul homme de ses troupes, lors de l’évacuation de I.odz.Et le correspondant du Malin en Pologne russe écrit à son journal que les victoires sensationnelles des Allemands en Pologne sont fausses.Qui croire?Il semble clairement établi que.’es Allemands se préparent à une invasion de la Silésie et de la région de Posen par les Russes, dont la marche, du côté de Cracovie, paraît être en progrès.Par ailleurs, du côté de Belgique, les combats dans les tranchées se succèdent toujours, surtout contre l’Yser et .'a Lys, où ils sont des plus meurtriers.Les Alliés persistent à dire qu’ils y sont en progrès, quoique cela soit lent.Berlin admet, de son côté, que ses troupes ont beaucoup de peine à résister à l’avance française, dans la région de la Meuse.Les dépêches disent que les Français ont réussi, dans ces parages, à couper partiellement les lignes allemandes, de Saint-Mihipil à Pont-à-Mousson.Et, autour de Verdun, Pavane ' française contre les tentatives d’encerclement de cette place par les Allemands marque des progrès constants.LA GUERRE Comme nous l’avons annoncé, la démonstration du 17 décembre en l’honneur de Monsieur le Gouverneur Pothier sera un véritable événement national, et nous sommes heureux d’apprendre que l’Honorable L.Coderre, Secrétaire d’Etat à Ottawa, et l’Honorable \V.Gariépy, .Ministre dans le Cabinet de l’Alberta, se feront un honneur d’être présents au côté de Monsieur Pothier, avec les représentants des autres provinces.Nos lecteurs liront sans doute avec intérêt les notes biographiques suivantes que nous traduisons d’un manifeste électoral publié lors de la campagne (te Monsieur Pothier en octobre 1912.Il est fils d’un cordonnier.Né dans la province de Québec en 1854.Il émigre à Woonsocket, à l’âge de 16 ans, n’ayant pas le sou.Il devient commis à la “Woonsocket Institution for Savings” en 1875.Elu au Comité d’Ecole de Woonsocket en 1885.Nommé commissaire à l’Eposition de Paris en 1889.Elu auditeur de la ville de Woon- socket en 1889; reste en office cinq ans.Elu maire de Woonsocket en 1894 et 1895; refuse une nouvelle nomination.Elu lieutenant-gouverneur en 1887 par une majorité de 10,000, et refuse un second terme.Nommé commissaire du Rhode Island à l’Exposition de Paris, en 1900.' En France, il intéresse les manufacturiers Européens à s’établir dans le Rhode Island et réussit à amener à Woonsocket des industries considérables de filatures et d’étoffes d’après les procédés français et belges.Ces industries donnent de l’emploi à des milliers d’ouvriers.Il est élu en 1907 membre du Bureau de l’Education.Il est Président de la Banque d’E- argnes de Woonsocket; trésorier de Guérin Spinning Co., de L’Alsace Worsted Co., de la Montrose Woolen Co., et de la Rosemont Dyeing Co., toutes de Woonsocket.Il est Président de l’Union Trust Co., et vice-président de l’Association des Banquiers Américains.Il est.Gouverneur du Brode Island depuis 1909.LES ALLEMANDS SONT A LA VEILLE DE QÜITTER LA MEUSE De r aveu de Berlin même, il semble certain que les Teutons sont sur le point de perdre leur faible emprise sur Saint-Mihiel.— Les Français après un rude combat ont franchi la ligne de communication ennemie.— Grande activité dans la région de la Woevre.Où Acheter Demain (Enrc^istisi conformément it la loi
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