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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 décembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-12-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 297 MONTREAL, SAMEDI 19 DECEMBRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CAVADA ET ETATS-UNIS.«3.00 UNION POSTALE - - • - $6.00 Édition hebdomadaire : CANADA - — .çi oo ETATS-UNIS.il 50 UNION POSTALE.çaioo Rédaction et Administration 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKA.L.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION s .• Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS I LA QUESTION ONTARIENNE Le manifeste de l’Association catholique de la Jeunesse > °n trouvera dans une autre page le manifeste de r.4ssociaf(o/i catholique de la Jeunesse.C’est le prélude de la manifestation qui, lundi soir, devra réunir au Monument National tous les Canadiens qui ont le souci de leurs obligations envers la minorité ontarienne; c’est le premier coup de canon de la campagne qui se poursuivra méthodiquement et pendant des mois à travers toute la province.Nos auditoires sont toujours prêts à clamer leur sympathie à l’endroit de la minorité: l’Association de la Jeunesse leur offre l’occasion de traduire cette sympathie en actes, d’apporter à ceux qui luttent l’appui moral sans doute, mais aussi l’appui financier.Il en est de cette guerre comme de toutes les autres: elle a un aspect économique grave et Ton s’y bat, non seulement à coups d’héroïsme, mais avec des balles d’argent.Il faut de l’argent pour stimuler la propagande, pour maintenir une organisation qui tienne en relations et contact intime les groupes épars aux quatre coins de la province, qui leur fournisse avis et renseignements; il faut de l’argent pour soutenir les conflits judiciaires, il peut en falloir pour assurer le pain matériel aux instituteurs et aux institutrices que d’astucieuses intrigues privent de leurs traitements réguliers.La minorité est prête à tous les sacrifices, elle a joyeusement renoncé aux octrois gouvernementaux pour assurer le libre enseignement j du français: la laisserons-nous seule aux prises avec un gouvernement persécuteur et ses louches complices?* * * Si nous ne souffrions de cette étrange maladie qui trop souvent nous empêche de voir ce qui se passe chez nous, il y a longtemps que la province de Québec tout entière serait debout, offrant à la minorité son plus enthousiaste, son plus effectif concours.La résistance des Franco-Ontariens à la persécution anglicisatrice et particulièrement au règlement inique depuis plus de deux ans ils tiennent en échec les forces gouvernementales — c’est une page d’épopée.11 y a de tout là-dedans: des récits à faire pleurer comme celui de cette vieille religieuse cuisinière qui refusait de se laisser endormir pour une Opération douloureuse, offrant sa souffrance pour la sauvegarde de l’enseignement français; des incidents d’une crânerie joyeuse, à la française, comme la sortie des gamins, défilant sous le regard de l’inspecteur intrus; des drames secrets: résistance des petites institutrices que Ton essayait d’intimider et qui ont mis au jeu tout leur avenir professionnel, etc., etc.S’il se rencontre quelque jour un écrivain qui ait le sens de l'histoire et des perspectives, il fera de cette lutte le plus émouvant des bréviaires patriotiques.11 y dessinera des images: prêtres, religieuses, pères de famille, vieux colons, qui resteront dans toutes les mémoires.II tracera des tableaux qui mettront des larmes aux yeux de tous ceux qui ont le coeur à la bonne place.Je ne sais rien pour ma part d’émouvant et de réconfortant comme ccs congrès ontariens qtii groupent de vieux paysans à la figure tannée par le soleil, des prêtres qui allient à la claire vision des intérêts religieux de leurs ouailles un patriotisme aigu, des institutrices, congréganistes et laïques, vraiment héroïques, des hommes de profession qui se sentent grandis par la lutte.Un souffle sain passe sur toutes ces figures.Elles nous apportent, dans la modeste réalité de la vie quotidienne, le souvenir et la sensation des grandes luttes de jadis; elles nous font revivre les plus belles pages de notre histoire.Fit qu’est-ce en définitive que la résistance ontarienne, sinon la traduction exacte, indéfiniment répétée, du geste de Lafontaine refusant d’obéir aux clauses iniques de l’Acte d’Union?Faudra-t-il attendre cinquante ans pour donner à cette protestation admirable l’hommage qu’elle commande et le concours qu’elle mérite?* * * Les Canadiens de l’Ontario jettent sur Theure présente un reflet d’héroïsme; mais leur service principal, c’est peut-être de préparer Ta-venir.Songez à la trempe des enfants élevés dans cette atmosphère de lutte et qui, depuis deux ans et demi, sont méthodiquement dressés à mettre au-dessus des prescriptions gouvernementales le droit éternel; qui entendent, tous les jours, prêcher Tamour de leur langue, qui voient leurs parents, leurs maîtres, leurs prêtres se coaliser dans la résistance.Ceux-là sauront ne pas s’en laisser imposer; ils enverront joyeusement promener tous ceux qui s’aviseraient de leur prêcher le léchage de bottes et le compromis à jet continu.Un simple détail montrera l’état d’âme que crée aujourd’hui TécOle ontarienne — celle que parents et instituteurs maintiennent avec une égale énergie.Tous les matins, avant de commencer les classes, on y récite cette prière à Jeanne d’Arc: O Christ, ami des Francs! Vous qui, par le bras' d’une humble vierge, avez jadis sauvé la France, inclinez vers nous la grande miséricorde de votre Sacré-Coeur.Nous vous en prions, par les mérites et l’intercession de la Bienheureuse Jeanne d’Arc que nous choisissons comme patronne, protégez nos institutions, notre langue et notre Foi.O Christ, notre Roi! nous vous jurons fidelité éternelle! Faites que, nourris du pain de votre Sainte Eucharistie, nous croissions en “VN PEUPLE PARFAIT", que nous méritions de continuer, sur ceite terre d'Amérique, les glorieuses traditions de la "Fille Aînée de l’Eglise”.O Dieu de Jeanne d’Arc, sauvez encore une fois la France! Sauvez notre cher Canada; et vous, Bienheureuse Jeanne d’Arc, priez pour nous.Ainsi soit-il.Et tous les soirs, avant le départ des classes, on y chante VG Canada! terre de nos aïeux.C’est pour ces garçonnets et ces fillettes — le blé qui lève, les pères et les mères de famille de demain — que l’Association de la Jeunesse tend la main.Sachons généreusement répondre à son appel — par notre présence d’abord (ce sera un titre d’honneur d’assister à la réunion), par notre argent ensuite.Orner HEROUX.LA BATAILLE ECONOMIQUE Le deuxième article sur “les conséquences économiques de la guerre” que M.Biart D’Aunet publie dans le Correspondant du 25 novembre n’est pas moins intéressant que le premier, analysé par M.(ieorges Pelletier dans le Devoir du 1er décembre.L’auteur traite cette fois la question du point de vue français, mais an peut tout de même en tirer cil- les pour nous.On se rappelle que M.Biart D’Aunet évalue à 55 milliards les frais de guerre des belligérants, à supposer que les hostilités cessent au mois de mars prochain.L’Allemagne devrait donc trouver cette somme si ses vainqueurs l’exigeaient.Elle se la procurerait assez facilement, dit l’auteur, et dans ce cas, la France, pour une, se trouverait, financièrement, au même point qu'avant la guerre.Seulement, il n’est pas probable que même en cas de victoire décisive, les vainqueurs demandent une compensation monétaire complète.M.Biart D’Aunet Tadmet.Le principal but des Alliés devant être, dit-il, d’assurer l’impuissance à venir de l’Allemagne par son démembrement et la reconstitution d’Etats indépendants, il serait impolitique de trop l’appauvrir parce que, ajoute-t-il, si les voisins riches sont dangereux, les voisins pauvres sont gênants.On ne devra pas exiger une indemnité de plus de 20 milliards dont une bonne proportion ira à la Belgique.Il restera à la France, dit M.Biart D’Aunet, 7 à 8 milliards, ce qui la laissera, à la fin de la guerre, avec un fardeau alourdi d’une dizaine de milliards, en comptant le capital nécessaire à la réparation des dommages matériels.C’est-à-dire que la France sortira de la guerre avec une dette d’au moins 60 milliards, qui augmentera considérablement son service d’intérêt; au moins jusqu’à ce que Tamortissement produise un effet appréciable.Dix milliards demanderont au moins 300 millions de plus en intérêt par année.La France sera donc obligée de reconstituer ses capitaux.Elle le fera par l’Initiative industrielle et commerciale.Et M.Biart D’Aunet admet que la lutte, pour changer de terrain, ne sera pas des plus faciles.“A peine sortis de la bataille sanglante, dit-il, nous sommes appelés à une autre bataille, toute pacifique, mais en son genre aussi sérieuse que celle-là.La France y devra prendre part avec toutes scs énergies, comme elle fait dans l’autre”.Et pour réussir, il faudra que l’industrie et le commerce français modifient leurs méthodes.“En y regardant de plus près”, ajoute-t-il, “on s’apercevra que les immenses progrès commerciaux réalisés par nos voisins de l’Est en une période de trente à quarante années tiennent à des causes qui n’ont rien d’accidentel.A la société moderne, les Allemands, pour faire leur fortune, ont adapte des méthodes modernes.Ils ont Institué chez eux, d’une part, un enseignement commercial pratique; de Tautre, un enseignement supérieur des sciences appliquées à l’industrie, qui n’est égalé en aucun pays du monde.Ils se sont expatriés, pour s’assimiler, jusque dans les détails, tous les procédés du maniement des affaires dans chaque pays.Ils ont compris, avant toute autre nation la nécessité d’aller au-devant des désirs et des goûts des acheteurs, modifiant, meme au prix de lourds sacrifices, leur materiel de fabrication pour produire les articles demandés”, etc.Suit un plaidoyer très argumenté en faveur de la coopération de toutes les forces éeonoihiques du pays.Et nous, du Canada?Le débours de capital sera moindre naturellement mais nous n’avons pas encore, il s’en faut de beaucoup, les ressources immédiates de la France.Déjà nous avons emprunté cinquante millions et M.White ne nous cache pas que nous y allons d’un train de cent millions annuellement que les Alliés ne nous rembourseront pas, surtout si la paix se fait dans des conditions qui écartent toute indemnité.C’est-à-dire que nous devrons porter tout le fardeau de notre concours.La position ne sera pas désespérée, mais elle sera difficile durant une période plus ou moins prolongée.Ou bien le développement de nos ressources naturelles se trouvera paralysé ou il nous coûtera extrêmement cher.De là la nécessité de préparer, nous aussi, la récupération de notre capital et c’est la leçon qui se dégage très nettement de Tétude de M.D’Aunet.Le sentiment ne compte pus en affaires, on le sait depuis longtemps et on nous le répète assez même en France, pour que nous cessions de Tcs-compter.Notre effort seul vaudra.Et c’est pourquoi le gouvernement ne doit pas se préoccuper unique-inent - de la guerre.Il doit penser au lendemain de la guerre el préparer dès maintenant Tagricullure et l’industrie à lutter sur les marchés du monde.Il ne peut pas tout faire, sans doute, mais il peut et il doit stimuler les deux grandes sources de production qui font la richesse d’un pays et leur donner les moyens de perfectionner leurs produits.C’est le temps, par exemple, de donner quelques conclusions pratiques à cette enquête très longue et très coûteuse qu’il a fait faire sur l’instruction technique dans tous les pays, p LAUZON BILLET DU SOIR.OTTAWA-RETROGRAD Pour peu que cela continue, les noms de toutes les capitales se termineront en “(irad”.Le tsar découvrait récemment que Pétersbourg devait s’appeler Petrograd en accommodant à ta russe /’appellation allemande.C’est maintenant au tour des Serbes qui font “Bergrad" de Belgrade.Il faut admettre qu’Ottawa fera exception, seule de toutes les capitales elle bénéficiera d'un “e" muet final.Ecoutez plutôt ce que me disait un vieux chercheur: “Le croiriez-vous, il n’y a pas jusque chez nous que la capitule eut à l’origine sa terminaison en “grade"?J'ai mis la main, en effet,'sur un vieux parchemin qui indique clairement qu’Ottawa s’appela autrefois d’un mot cri qui ne trouverait son équivalent français que dans l’adjectif “rétrograde”.J’ai bien l’intention de rédiger un mémoire sur cette affaire, et je ne serai content qu’une fols la vérité historique acceptée, qu’une fois “Ottawa” aboli et “Retrograde" rétabli.” Louis BRETON.LA gueirre: LA LIGNE ALLEMANDE ROMPUE PRES DE DIXMUDE Les Alliés avancent en Belgique et en France avec succès ; ils ont franchi Middlekerke, près d’Ostende, occupé Roulers (?) et sont aux portes de Lille.— Les Teutons veulent faire croire aux Belges que leur pays est définitivement conquis.Des aviateurs français lancent des bombes à Sarrebourg, en Lorraine, y tuent deux soldats et causent des grands dégâts — Aviateurs allemands en panne.QUI VEUT UNE AQUARELLE?Notre ami Ludovic LeBtanc nous prie d annoncer qu’il est à la disposition du public tou-s les matins dans son appartement du St.Lawrence Hall.Les amateurs de jolies choses trouveront chez lui de délicieuses aquarelles: des Rossi qu’on ne peut voir sans éprouver les affres d’un kleptomane surveillé, tant leurs couleurs vives et Jours lignes charmantes sont pour des yeux aimants du beau une fête; des Boutet qui sont la (trace avec une pointe d’esprit parisien ; des Roda qui réunissent sur papier le relief et la force de la peinture à l’huile.L’auteur lui-mè-me a brossé de jolies choses inspirées de paysages canadiens.Les variations qu’il a exécutées sur le LA GUERRE La censure pèse toujours lourdement sur les nouvcJles de la guerre.Il faul essayer de démêler le vrai du faux ou du vague, dans Tamas de dépêches contradictoires qu’apporte le télégraphe, chaque jour.C’est à s’y perdre, parfois.Du côté de France et de Belgiuue, il semble que Jes progrès des Alliés soient constants, bien que lents.Il ne faut pas s’attendre à autre chose, vu le caractère nouveau de cette guerre, qui ressemble plutôt à un siège continu qu’à une bataille en champ libre.Ce n’est plus la guerre en dentelles, comme autrefois, mais presqu’une guerre de taupes abritées dans des galeries souterraines.Malgré la perfection des tran-chcés allemandes, en Belgique et dans le nord de la France, les troupes franco-anglo-belgcs, dans cette région, ont, depuis une semaine, fait des progrès notables.Il n’est pas bien établi qu’ils se soient encore emparés de Roulers, dans la Flandre occidentale, mais ils paraissent s’être rappro-hés de très près de Lille et être a la veüle de dégager complètement Arras.À la frontière UÛTSo-allenlande, les nouvelles restem des plus contradictoires.Les Russes se disent près d’envahir la Silésie, et les Allemands persistent à célébrer une grande victoire en Pologne, ils ne savent au juste dans quelle direction.Les dépêches indiquent que nonobstant cette victoire, la Prusse de Test se vide de sa population qui fuit vers le centre C’est mauvais signe pour les Allemands.Sur mer, la Russie confirme la perte du croiseur allemand Friedrich Karl, une récente unité, coulée le 27 novembre au cours d’un engagement avec les Russes, dans la Baltique.Berlin reste muet à et* propos.L’Amirauté anglaise, elle, nie avoir perdu un seul navire, au cours du raid des Allemands sur Hartlepool, Grimsby et Scarborough.Et le ministère des Affaires Etrangères, à Londres, vient de compléter sa proclamation du protectorat égyptien en nommant khédive.sous la protection de la Grande-Bretagne, le prince Hussein, oncle d’Ahbas Hilmi, qui se réclame du khédivat, sous la direction de Constantinople, cl s’est rangé du côté de la Turquie.Chez nous, une dépêche de Londres rapporte que les corps expéditionnaires canadiens n’iront pas eu feu comme corps d'armée distincts.mais mie leurs régiments seront fondus dans la masse anglaise, afin qu’il y ait plus de cohésion et aussi pour fins de tactique.Des câb'ogranimes annoncent même nue le régiment “Princess Patricia” est parti T v a quelques heures pour la ligne de feu.Ta* reste de rms troupes suivra sous peu a dit hier soir, à Saint-Jean.N.-TL.M.Borden, dans un discours au Canadian Club.Ce discours est dans le même sens que ceux du nrpmier-ministre à Toronto et à Montréal sauf ouetoues légères variantes, de peu d’importance.Georues PELLETIER.LES ALLEMANDS EVACUENT LODZ (Spécial au Devoir) Londres, 19.— Le correspondant du Times dans le nord de la France envoie ce qui suit daté de jeudi : “Les Alliés ont avancé.On dit même que leurs troupes ont passé Middlekerke et ont rompu la ligne allemande au-dessous de Dixmude.” même thème sont d’une étonnante virtuosité.A ceux qui auront la curiosité de se rendre au St.Lawrence Hall sont réservés quelques instants d’ineffable jouissance.Mais, comme les prix sont doux, chacun peut s’en aller emportant avec soi une aquarelle ou une'estampe qui inet-! ira au foyer un reflet de ce soleil ; ardent et si divers: Tart français.L.D.POUR LES PRUSSIENS * D'ONTARIO On trouvera dans notre Chronique de la guerre un article sur Guillaume en Belgique, publié en français dans la Westminster Gazette.Les Prussiens d’Ontario sont priés de ne pas perdre connaissance.Londres, 19.— Le Daily Chronicle publie la dépêche suivante, envoyée du nord de la France et datée de vendredi : “La reprise des hostilités par les Alliés, en France et dans les Flandres, a été suivie de nombreux succès, durant toute cette semaine.Roulers a été prise après les attaques furieuses de nos troupes contre les tranchées allemandes en dehors de la ville.Le territoire inondé entre Dixmude et Nieuport a été contourné et les Alliés se sont ensuite dirigés vers le nord, en venant de Dixmude, et au sud, en venant de Nieuport, pour rejoindre les forces établfes au nord-est de la région inondée.Des attaques à la baïonnette fréquentes ont été faites contre Lombaert-zyde, avec le résultat que nos patrouilles se sont avancées jusqu’à Middlekerke, à quelques kilomètres seulement d’Ostende.“Au Sud, notre mouvemnet offensif a également réussi et les trou-pes anglaises et françaises sont aux portes de Lille.De furieux combats à la baïonnette sc livrent même actuellement dans les rues de la grande ville industrielle et les Allemands sont partout en retraite, de Tourcoing à Roubaix.” LES ALLIES A LILLE?Londres, 19.— Le Daily News publie la dépêche suivante: “On répète dans le nord de la France que les Français et les Anglais se sont emparés de Roulers, et sont aussi maîtres d’une partie de Lille.Toutefois la prise de Roulera constituerait une victoire tellement importante qu’on publierait probablement sur le champ un communiqué officiel.” LA BELGIQUE, PROVINCE ALLEMANDE?Paris, 19.— Les Aillemands font tout en leur pouvoir pour persuader aux Belges que leur pays est définitivement conquis et deviendra une province allemande, à l’instar de la Bavière et de la Saxe.Ils di-1 sent même que le prochain souverain de Ja Belgique sera le prince Otto de Windischgraetz, qui a épousé la princesse Elisabeth, la petite-fille du feu roi Léopold.Le prince Otto a trois fils, dont l’aîné est né en 1904.r DES AVIATEURS FRANÇAIS A L’OEUVRE Berlin, via Londres, 19.— Deux aviateurs français ont passé au-dessus de la ville de Sarrebourg, en Lorraine, à minuit, jeudi, et lancè-rent 10 bombes qui tuèrent un caporal de uhlans et un cavalier, et blessèrent grièvement une servante.Les dégâts causés dans Ja ville sont considérables.Les aviateurs ont aussi lancé deux bombes sur la gare de Rieding, et deux autres à Keming.AVIATEURS TEUTONS ARRETES Londres, 19.— D’nprès une dépêche de Copenhague, un aéroplane allemand s’est abattu dans Tîle danoise de Fano, dans la mer du Nord, au large de la côte occidentale du Jutland.Les aviateurs, un officier et un soldat, ont été arrêtés et seront internés au Danemark.LODZ EST D’AUCUNE UTILITE STRATEGIQUE Londres, 19.— Une dépêche de Petrograd au Central News se lit comme suit: “Au dire de hautes autorités, Lodz a été évacué par les Allemands qui sont convaincus que la ville ne peut pas servir comme base d’opérations militaires.Le combat qui s’est Livré autour de Lodz a été le plus sanglant de toute la campagne.L’Allemagne n’a pas craint de sacrifier une grande partie de ses hommes dans le seul but de s’emparer du point stratégique sur la ligne de chemin de fer Lowicz-Var-sovie.UN TRAIN DE MUNITIONS SAUTE Amsterdam, viâ Londres, 19.—- Au dire du Pesti-Naplo, journal de Budapest, un train blindé chargé de munitions et de provisions parti de Lemberg pour les Carpathes a sauté.Les Russes étant maîtres de Lemberg depuis un certain temps, cela laisserait à entendre que ce convoi appartenait aux Russes.Les ennemis attaqueraient donc avec succès les lignes de communication des Moscovites dans les Carpathes.SOLDAT ONTARIEN ACCUSE D’ESPIONNAGE Toronto, 19.— Un câblogramme de Salisbury Plains au Toronto World se lit comme suit: “Le soldat Cobb, du 48ème Hihglanders, qui j devait subir son procès pour espionnage, s’est évadé hier soir.Le soldat était originaire de Hanover, Ontario.Lorsqu’on l’arrêta dans son hôtel deol.ondres, on trouva sur lui des papiers compromettants.Arrêté, il réussit à s’échapper de Scotland Yard, mais il fut de nouveau arrêté.Il attendait son procès, lorsque de nouveau il réussit à prendre la fuite.Le lieutenant Currie, son commandant, croit que Cobb est innocent.” LE BUT ALLEMAND EN POLOGNE: PROTEGER LA SILESIE.Petrograd, 19.— Aucune information n’a encore été reçue au sujet du point de J’attaque de Von Hinden-berg dans l’invasion de la Pologne.La Vaine tentative qu’il fit de briser la ligne russe sur la Bzura a dû diriger ses pas ailleurs, probablement plus au sud dans la région de la Wie-lun.On ne sail pas si de là il se dirigera vers Varsovie ou Kielce.i.e but de l’ennemi n’est pas de s’emparer de Varsovie ou de porter secours à Przemysl, mais bien d’empêcher l’invasion de la Silésie.Les troupes russes sont à quelques verges de Ja frontière silésienne, au nord de Cra-covie, pivot de toutes les opérations.Le correspondant du “Times” à Petrograd écrit ce qui suit: “Les incursions de l’ennemi en Galicie ont été répétées par trois fois avec un peu plus de succès chaque fois.A l’heure actuelle, les envahisseurs ont été arrêtés sur la frontière de la province qu’il essaie de reconquérir.Les manoeuvres du général Dmitrieffe ont suffi à repousser les colonnes ennemies quoiqu’elles eussent traversé les Carpathes sur une largeur s’étendant des mines de sel de Wielizka au nord de la rivière San.LE COLONEL ROUSSET DIT QUE LES ALLIES FONT D’ENORMES PROGRES Paris, 19.— Dans un article publié dans la “Liberté”, le lieutenant-colonel Roussel déclare qu’en dépit (les communiqués laconiques du ' gouvernement, il est de toute évidence que les Alliés font d’énormes progrès en Alsace et dans la mer du Nord.L’ennemi, dit-il, a abandonné Ypres et Arras est sur le point d’etre délivré.Les dépêches d’hier, Amenant de Hollande mais fabriquées en Allemagne, disaient que ces deux places allaient être le centre de nouvelles attaques.Un résumé, il dit que la guerre tourne toute à l’avantage des Alliés non seulement en France, mais aussi en Pologne, où d’après les dernières nouvelles, les Russes avaient le dessus sur les Allemands.LES VICTIMES DU RAID ALLEMAND Londres, 19.— Le nombre des victimes tuées ou blessées au cours de l’incursion des croiseurs allemands, se monte maintenant au chiffre de 671.A Hartlepoolj plusieurs personnes sont mortes de leurs blessures, et on a rapporté un plus grand nombre de blessés.La proportion des personnes blessées et tuées se répartit comme suit : 122 morts, 175 victimes sérieusement blessées, 374 légèrement blessées.Au moins 57 enfants et femmes sont morts.En outre, plusieurs vieillards et plusieurs invalides sont décédés à la suite du choc causé par le bombardement.CENT MARINS ONT PERI AVEC LE “MESSUDIEH” Athènes, 19, viâ Londres.— On annonce semi-officieilement ici, que 100 marins, Jes officiers allemands compris, ont.péri à bord du “Messudieh”, Je croiseur turc, torpillé par un sons-marin anglais “H-11”, commandé par le lieutenant Holbrook.LA CHARITEJlTUN PRINCE Seattle, 19.— Le Gaekwar de Ba-roda.riche prince de l’Empire des Rides, Aient d’acheter le paquebot du Pacifique-Canadien, l’^Emoress of India”, qui faisait le service dans l’océan Pacifique depuis 23 ans.Le transatlantique sera emplové comme hôpital pour les troupes indiennes.LUNDI SOIR Grande assemblée en faveur des Franco-ontariens au Monument National.MM.les sénateurs Belcourt, Landry et autres parleront. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 DECEMBRE 19U VOL.V.— No 297 L’OPINION DES AUTRES Lettres à la rédaction du DEVOIR.Au Rivière-dti-I.oup.Station, P.Q., 15 septembre 1914.M.Henri Bourassa, Montréal.Cher Monsieur Bourassa, Il y a longtemps pue je voulais vous écrire.Dès votre retour au pays, j’aurais voulu vous féliciter de votre énergie, déployée pendant vo-; tre voyage en Europe et aussi de la belle impression que vous avez créée partout où vous avez passé.Pardonnez-moi donc si aujourd’hui je viens troubler votre fructueux travail pour vous offrir ces félicitations.Une autre chose qui me fait vous écrire, c’est que j’ai lu tous vos articles, sur les débuts de la malheureuse guerre actuelle.Je les approuve, c'est vrai et logique, avec, je dirais, nos idées passées et présentes.Mais je crois, non pas que je veuilie vous faire de la peine, mais je crois, dis-je, que ces articles sont un peu j prématurés.Encore une fois je les approuve et les admire; mais je crains réellement pour vous, pour votre vie, qui nous est précieuse, sans vouloir vous flatter.D’après tous les autres journaux où l’on chauffe le jingoïsme à blanc, où on fait appel presque direct à at-^ tenter à vos jours, je crois que cela aurait été mieux de différer la publication de ces articles.Quand serait arrivé le règlement de la note de guerre pour le Canada, et quand le peuple Canadien aura I souffert, par la faute de nos gouver- j nants, de cet état de guerre, le | temps de ces articles aurait été vé, pour moi; la seule raison qui me fait vous dire ces choses, c’est (tue je crains pour vous.D’un autre côté, soyez assuré d'une chose, partout où je vais, dans les chars, magasins et maisons de pension, je fais tomber la conversation ! sur vos écrits, et quatre-vingt-dix pour cent les approuvent sans réserve.J’ai entendu maints libéraux pester contre le précédent de 1899, et des conservateurs faire la même chose contre le gouvernement actuel, ù propos de l’envoi de contingents et des dépenses qu’ils occasionnent.Voici, cher Monsieur, ma pensée, c’est la pensée d’un homme qui est de tout coeur avec vous, elle est sincère.Moi-même la semaine dernière, sur un train de chemin de fer, j’ai discuté les mêmes idées avec des anglais, et ils m’auraient mis en charpie, s’ils avaient été capables, ' fruits je le lisais dans leurs yeux.Mais bonne leurs colères ne me font pas peur; sur ce rapport je ne suis pas un peureux; un descendant direct, comme moi, et je m’en fais grande gloire, d’un des soldats de Salaberry à Châ-teauguay n’a pas peur d’affirmer ses idées.En terminant je vous souhaite grand courage dans la défense de vos idées, qui sont celles, sans conteste, de tout canadien qui aime son pays.De tout coeur avec vous, Voyageur de Commerce « ce devoir pouvait être rempli d’une manière plus équitable.Afin de justifier vos paroles, il a fallu que “certains” vous fassent un anti-impérialiste, un rustaud, etc., mais ceux-là même qui, il y a un, deux ou trois ans, vous “tuaient” et vous “retuaient”, doivent s’aperce-?O’r aujourd’hui que leur poignard ne vous avait pas atteint.Iis doivent vous voir aujourd'hui aussi vivant sinon plus que les années passées.Dieu merci, vous vivez encore pour le bien public et vous vivrez longtemps dans l’esprit et le coeur de ceux qui ont un jugement arrêté.Vous êtes encore trop utile à notre race pour que les politiciens avérés nous enlèvent l’âme directrice du corps si bien organisé qu’est le “Devoir”.Ceux-là qui veulent vous “sacrer en prison”, devraient venir visiter les rues de Québec, devenues la demeure de la voyoucratie, le centre des ivrognes et.le foyer des blasphémateurs ; c’est là où ils verraient de vrais “scandales” et trouveraient des gens à “sacrer en prison”.Votre Irès humble serviteur, D.H.C.* * * DES ETRENNES A NOS COMPATRIOTES D’ONTARIO.manquez pas de la 49e Edition de L’ALMANACH ROLLAND Agricole, Commercial et des Familles, pour 1915 Qui vient de paraître et renferme encore, outre ses nombreux et utiles renseignements religieux et civiques, d’agréables légendes et d’intéressantes histoires inédites, par nos auteurs canadiens : “AMOUR ET GUERRE” -AVEC PUCE ET TOUSSAINT” -ASSASSIN” - - - - - Publié par par A.D Decelles, A.Bourgeois, R.Girard, Québec, 5 décembre 1914.édacteur du “Devoir”, Cher monsieur, En lisant votre article “Solidarité Nationale,” il m’est venu une idée.Je crois bon de vous la communiquer.Pourquoi n’offririons-nous pas à nos frères d’Ontario un ca-arn-j q.,,,,! pour la nouvelle année, cadeau qui les aiderait dans la lutte qu’ils supportent contre les Guillaume d’Ontario?Voici: Que chaque journal Canadien-français fasse un appel à tous ses abonnés “Canadiens-français” pour la minime somme de “ciiui sous”.Chaque abonné enverrait par la “poste” “cinq sons" au journal auquel il est abonné.Ce dernier recueillerait rel argent et l'expédierait à VAssociation canadicn-ne-français d'Ontario.Nous pourrions appeler cette collecte “Le sous de l’Union Nationale îles Canadiens-français”.Ce nom du donateur pourrait être inscrit dans le journal sans cependant en marquer le montant.Voici, monsieur !o rédacteur, un croquis de mon idée.Si elle est bonne, lâchez d’en tirer le plus de possibles.Si elle n’est pas vous n’avez qu’à la mettre de côté.Soulageons donc les membres de notre famille canadienne-françalse, avant de soulager ceux des étrangers.Un qui aime son pays (Canada) et qui aime aussi tous les membres de sa famille nationale, les Canadiens-français.« -U- '* CAMPAGNE INJUSTE * * LE COMMERCE AVEC LES ETATS-UNIS Québec, 12 octobre 1914.M Henri Bourassa, Directeur du “ Devoir ”, Montréal.Cher monsieur, Il se fait actuellement une propagande dans les journaux de commerce pour encourager les Canadiens à accaparer le commeree d’Europe, surtout les lignes d’industries exploitées par rAUemagne.L'idée est bonne et mérite d'être encouragée.Seulement, nous n’avons pins de voies de communication avec l’Europe, les ports canadiens sont à peu près tous fermés à la navigation marchande ; alors comment pourrons-nous faire du commerce avec l'étranger ?Pour ma part, je ne connais qu’une nation avec qui nous pouvons commercer et cette nation voisine ce sont les habitants des Etats-Unis, et je crois que le temps est arrivé de s’occuper de trouver un débouché pour nos produits autre que l'Europe ; car n’ayant pas de vaisseaux, nous ne pouvons pas exporter en Europe autrement que par voie américaine.Toute la marine anglaise étant requise pour l’armée, l’Angleterre la première trouve plus commode d'acheter des Etats-Unis.Alors pourquoi nos gouvernants ne sbceupe-raient-ils pas d’établir pour le temps actuel au moins un commerce de libre échange autant que possible avec les Etats-Unis ?Je crois que nous trouverions là une solution au développement de notre commerce ; car il est au su de tous que nos productions agricoles, pèches, mines, etc., sont abondantes eett'' année ; et qu’il n’y aura pas d'écoulement pour tous ,es produits autrement que sur un nouveau march!-.Je vous prie de me croire, votre très dévoué lecteur.O.L.* * * A PROPOS DE LA GUERRE Québec, 28 septembre 1914.M.Henri Bourassa, Directeur du “Devoir”, Montréal.Cher monsieur, Permettcz-moi d’ajouter à vos idées, une opinion bien franche.Aprivs avoir «il, avec une attention toute particulière, les articles que vous avez écrits se rapportant au “conflit européen”, je crois devoir vous féliciter d’avoir donné votre opinion d’une manière si loyale sur les “devoirs du G a un (la envers l'Empire Britannique”.Comme vous l’avez si bien dit, le Canada aurait mieux fait de surveiller ses intérêts d’une manière di-,recto, plutôt que de protéger ceux de l’Empire, surtout dans un temps où notre intérêt est en jeu.Nous avions sans doute un devoir à remplir envers l’Angleterre, mais VQ11B OQNNEZ A KKQKET >25 PAR MOIS POUR VOTRE LOYER 8EULFMENT."C'fiit une hon- t« V* Qui e»t » blâmer.— Guerre ou pus de guerre, noue conelrut-•onn toujours à conditions faciles.MARCH TRUST ISO St-Jacque.Sainte-Flore, P.Q., 28 novembre 1914.M.Henri Bourassa, Directeur du "Devoir”, Montréal.Cher Monsieur, Je vois dans le “Devoir” de mercredi, le 25 courant, une copie de la lettre de M.McNab à la "Tribune” de Winnipeg.Comme dans les articles île la “Patrie” j’y vois la plus injuste campagne qu’un journaliste puisse faire, lorsqu’il cherche dans vos articles des phrases que vous donnez comme explication, et qu'il fait voir à ses lecteurs comme une désapprobation de telle ou telle chose que vous approuvez réellement.Ceux (pii lisent votre journal et vos articles prennent en dédain les journalistes et les journaux (pii vous combattent (te cette manière.Le “Devoir” n'aurait jamais assez de colonnes pour répondre à tous les journaux qui vous calomnient et pour publier les noms et tes opinions de tous ceux qui désapprouvent ta campagne malhonnête de certains journaux et journalistes.Voici un échantillon -de la manière dont la “Patrie” renseigne ses lecleuns : A un voyageur (pie je rencontrai je posai eetle question : "Que pensez-vous de l’attitude de M.Henri Bourassa durant la guerre actuelle ?” Voici sa réponse : “Bourassa, c’est un sacré fou ; s’il ne fait pas attention à lui, il se fera tuer.” Je lui demandai ce qu’il désapprouvait de vos articles, il me fit des réponses qui ressemblaient tellement aux articles de la “Patrie” que je lui dis : “J’ai deviné quel journal vous lisez : c'est la “Patrie”, et vous ne lisez pas le “Devoir”.” Ce qu’il dut avouer.Il essaya de me faire voir votre attitude teille que la "Patrie” l’a fait voir à ses lecteurs ; à l’appui de vos articles que j’ai le soin de conserver, je lui fis voir toute la malice des articles publiés dans certains journaux qui vous combattent et je lui expliquai votre véritable attitude.Presque tous les voyageurs que je rencontre et nui ne lisent pas le “Devoir” son! sous la même impression que le voyageur dont je vous parle.11 est ma heureux que des journaux renseignent si mal leurs lecteurs.Que tous les gens qui ont véritablement à coeur le bien du Canada travaillent à faire comprendre le mérite de votre politique.11 est carta in que tôt ou tard le peuple canadien reconnaîtra que vous avez été combattu injustement et que vous étiez un homme honnête qui, contrairement à un grand nombre de politiciens, voulait réellement le bien de son pays.Soyez assuré de mon approbation de votre attitude dans la présente guerre, et je demeure, votre tout dévoué, F.A.J.LA QUESTION DU NICKEL.Les Trois-Rivières, 23 oct.1914.M.Henri Bourassa, “Le Devoir”, Montréal.Monsieur, J’ai lu, dans votre journal, les étranges affirmations que vous faites au sujel du manque de patriotisme des commerçants canadiens lorsqu’ils vendent leur nickel ù l’Allemagne.LA COMPAGNIE J.-B.ROLLAND & FILS, NO 53, RUE SAINT-SULPICE, MONTREAL.Prix, 15 cts.Franco par la malle 20 cts.Madame, Le cadeau qui fera le plus plaisir à votre mari pour les fêtes, c’est une boîte d’excellents cigares RAPPELEZ-VOUS LE NOM Â ^Tïï ÏÏWTff “La Champagne Joli paquetage spécial pour les fêtes.En vente chez tous les marchands de tabac.Monsieur Bourassa sait-il (pie les liées de l’armée canadienne, et probablement aussi celles de l’année anglaise, sont faites en Allemagne?Est-ce que cela prouve que les Allemands ont manqué rie patriotisme n forgeant eux-mêmes les armes de leurs ennemis?Aucunement.Au contraire, les Allemands ont su échanger les produits de leur industrie contre l’or des pays britanniques et ils l’ont fait.S’ils ne l’eussent fait eux-mêmes, d’autres l’auraient fait à leur place.Les Canadiens et les Anglais auraient été aussi bien armés et les Allemands auraient eu plusieurs centaines de millions en moins.Appliquez, maintenant, ces considérations au nickel canadien.Aurions-nous dû, au Canada, avant la guerre limiter notre commerce aux seuls pays faisant partie de la triple-entente?C’eût été ridicule.Nous buvons bien la bière des Allemands; pourquoi ne mangeraient-ils pas noire blé?Si les Allemands empêchaient leur bière de venir désaltérer les soldats canadiens qu’advien-drait-il?La bière canadienne serait plus manufacturée, plus achetée et plus bue.Les Allemands seraient les seuls à en souffrir et ils feraient preuve d’imprévoyance en refusant leur bière comme leur acier aux pays qui ne font pas partie de leur alliance.Nous devons imiter en celà les Allemands.Vous citiez, l’autre jour, leur exemple.On peut le citer encore dans ce cas.Je comprends qu’en temps de guerre les conditions changent.Nous devons priver nos ennemis de tous les moyens directs ou indirects qu’ils ont pour nous combattre.Mais en temps de paix, notre plus grand in-térêt était de fournir tout ce que nous demandait rAUemagne en nous faisant bien rémunérer.Que la guerre arrive sur les entrefaites, les sources d’alimentation feront subitement défaut à nos ennemis.Ils devront nécessairement attendre très longtemps avant de pouvoir se trouver d’autres ressources et ce sera encore pour nous un avantage.Ce que je viens rie dire plus particulièrement pour le blé, je puis le dire au sujet du nickel.Que nos gouvernants, selon votre suggestion, le refusent à l’Allemagne, elle ira le chercher ailleurs.Du nickel il n’y en a pas qu’au Canada.D'aulres peuples retireront l’or et l'argent que nous aurons refusés.Les Allemands auront, dans tous les cas, des canons nickelés et des cartouches durcies au nickel.Pour ma part, si j’avais deux ans de plus, je serais sur le champ de bataille et je m’occuperais très peu de penser si la balle qui me traverse le front est durci de nickel canadien ou autre, mais beaucoup, par exemple, de savoir si l’industrie de mon pays peut faire vivre ma mère et mes frères, pendant que je meure ’ pour ce même pays.Veuillez croire, Monsieur, à ma considération distinguée, G.R.P.-S.— Si vous désirez connaître ma nationalité, sachez que je suis Franco-Irlandais.—G.H.EN PENSANT AU Traitement Contre l’ivrognerie Le Traitement qui ne Laisse pas de Mauvais Effets après lui.EN TROIS JOT RS P fait disparaître loule passion et désir pour les liqueurs, sons injections hypodermiques.Il est recommandé et approuvé par la profession médicale.Chaque patient est accepté pour le traitement avec un contrat légal par lequel on s’engage à lui remettre son argent s’il n’est pas entièrement satisfait en quittant l'institut et le traitement ne lui coûtera rien.LE TRAITEMENT GATLIN A LA MAISON est tout aussi efficace que celui suivi à l’Institut si les 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Pour n’avoir pas dit : Oui, pour avoir résisté Au voleur qui voulait prendre ta liberté.Tu vois tomber tes fils en héros ; mais ta gloire Débordera demain les «pages de l’histoire ! La France et toi, de quelle ardeur nous vous aimons ! Comme avec pitié souvent nous vous nommons ! A ods êtes les deux Soeurs nobles et magnifiques » Dont battent réunis les deux coeurs héroïques ! Nous les entendons bien, malgré les océans, Et ce n est pas le bruit de “leurs” canons géants Qui les étoufferaient au fond de nos pensées,__ Sur leur rythme pareil sans cesse cadencées ! Oui, petite Belgique infinie en grandeur, Nous te couronnerons d’amour et de splendeur ! Nous lèverons les yeux et fixerons ton âme Pour apprendre à mourir plutôt que d’être infâme ! Pour savoir que la Force échoue au pied du Droit, Et qu’un tout petit peuple ayant un vaillant roi Peut dompter l’Ogre! Et, dans l’horreur de la tuerie.Faire d’un sol sanglant une illustre Patrie ! Albert LOZEAU.V.r ERNEST PSI CHARI PAR MGR GIBIER Mffv Gibier, l’éminent évêque de Versailles, a consacré à Ernest Psi-chari, dans le.Correspondant, un article qn’on nous saura qré de donner ici : On a beaucoup parlé ces jours-ci de la mort glorieuse du petit-fils de Renan, Ernest Psichari, lieutenant d’artillerie coloniale et auteur de l’Appel des armes, le beau livre auquel l’Académie française préférait, l’an dernier, l’oeuvre de Romain Rolland.Les amis d’Ernest Psichari nous raconteront, sans doute, sa destinée si brève et si émouvante et ils feront revivre sous nos yeux le soldat, l’écrivain et le chrétien que pleurent ensemble l’armée, les lettres et la religion.Pour moi, après avoir eu la joie de suivre de très près sa conversion et de lui donner le sacrement de Confirmation le 8 février 1913, il y a seulement un peu plus d’un an et demi, je veux déposer sur sa tombe lointaine mes regrets les plus attendris et le témoignage de ma paternelle admiration.Il me semble voir encore ce jeune homme de vingt-neuf ans qui ap-paraisait devant moi pour la première fois comme une magnifique incarnation de la vie, qui s’agenouillait comme un .enfant dans la chapelle de notre petit séminaire de Grand champ et qui se relevait après la Confirmation comme un athlète préparé aux luttes de l’avenir.H me semble entendre encore la voix de ce néophyte récitant avec une ardeur contenue le Credo, dont il scandait une à une les syllabes latines.En me quittant, il mettait sa main dans la mienne, il s’in-linait filialement sous ma bénédiction et, pour exprimer le drame qui venait de se jouer entre Dieu et lui, il me disait : “Monseigneur, il me semble que j’ai une autre âme !” En effet, Ernest Psichari était transfiguré.Et il faudrait dire ici les ascensions de son âme, livrée tout entière à l’action de la grâce.Il entrait dans une vie nouvelle, dont la plénitude surnaturelle rachète l’effrayante brièveté.Officier, Ernest Psichari aimait ses hommes et en était aimé.Il voyait en eux moins des inférieurs que des frères en Jésus-Christ.Il les tenait dans sa main, ou plutôt dans son coeur, et il pouvait tout leur demander.Ainsi quand on lui donna l’ordre, au matin du 22 août, de tenir sur la position qu’on lui désignait, il s’y défendit jusqu’au soir et s’y fit tuer avec ses artilleurs.Ecrivain, Ernest Psichari rêvait de mettre sa plume au service de la vérité catholique.Son premier ouvrage, l’Appel des armes, n’était qu’un essai, “écrit, me disait-il, dans les ténèbres, et bien avant le jour béni où vous avez appe’é sur moi la Lumière divine”.Dans les rares loisirs que lui laissait la vie militaire, il préparait un nouveau livre qui n'est pas achevé, mais dont les premières pages devront quand même être publiées.Elles attesteront la vigueur de ce jeune talent trop tôt moissonné par la mort.Et surtout elles révéleront la soif d’apostolat de ce converti qui, ayant expérimenté les joies du retour à Dieu, voulait en procurer Je bienfait à tant d’âmes désemparées de ce siècle (1).La plume d’Ernest Psichari a été brisée sur un chanm de bataille ; mais son livre inachevé réussira d’autant mieux eiu’il aura l’éloquence du sang répandu : vox sanquinis clamai.Chrétien convaincu et instruit, Ernest Psichari n’avait pas seulement une foi très éclairée et très tenue.Il avait une vive et ardente piété, une profonde humilité, un intense amour pour Notre-Seigneur ! Jesus-Christ et la Très Sainte Vier-! ge, un goût très prononcé pour les saveurs de la Liturgie catholique.II se confessait et communiait souvent.Sa religion était plus qu'une doctrine, plus qu’une croyance, plus qu une morale, elle était une vie j dont toute son âme était pénétrée, animée et informée.! Depuis le 8 février 1913, jour de ' sa première rencontre avec moi à i 1 évêché de Versailles, je ne l'ai pas ' perdu de vue et j’ai suivi en quel- i I due sorte pas à pas les progrès de 1 | sa vie surnaturelle et sa marche ra- ' | pi de vers la perfection.Ses lettres j et ses conversations ont laissé dans mon coeur un écho qui ne s’éteindra pas de si tôt.On lira avec émotion et profit la première lettre qu’il m’adressa après sa Confirmation : “Cherbourg, 30 juillet 1913, en la fête de Notre-Dame du Mont- Carmel.“Monseigneur, “Pardonnez la liberté que je prends de venir me rappeler à votre bon souvenir, sans que j’aie d’autre raison de le faire que de vous assurer de mon filial attachement et de ma reconnaissance pour le bienveillant accueil que Votre Grandeur a daigné me faire à Versailles, en février dernier.Voici bien longtemps que je dèsirails lui dire le souvenir ému que j’ai gardé de cette journée bénie, non seulement à cause des grâces inestimables que j’y ai reçues, mais aussi à cause des sentiments d’admiration et de vénération qui s’y sont affermis en moi pour le grand prélat qui en a ; été l’instrument.j “J’étais venu vers vous en trem-! blant, Monseigneur ,et .j’étais obsè-I dé de tant d’affreux souvenirs que | c’était véritablement contre toute espérance qu’il me fallait espérer, i Mais vous m’avez, dès l’abord, mon-i tré tant de bonté que j’entrevoyais déjà la Paix et la Force que donne le nom de chrétien, avant même que, par la grâce du Saint-Esprit, vous ne me fissiez entrer vraiment dans la maison de tous mes désirs.“Comment, hélas ! ai-je usé des dons magnifiques que vous avez ap-.pelés sur moi ?Je sens jusqu’au i fond du coeur combien ils m'engagent, puisque la Providence m’a mis sur le terre à une place où l’on doit être un exemple et où les privilèges reçus imposent de lourdes obligations.Mais la nature est là, et je sens la mienne si imparfaite, je nie sens si insuffisant devant la tâche à accomplir que je rougis des tré-sors que .j’ai si indignement reçus, i Que puis-je faire pour le Maître Di-1 vin qui m’a tendu ses mains sanglantes, que puis-je faire pour TE- ! glise qui m’a accueilli au plus fort de ma détresse ?Ah ! il n’est pas 1 d’heure où je ne supplie Jésus et Marie de m’éclairer, de me donner la force d’etre sans partage au pied de la croix, uniquement attentif à leurs ordres.Que Votre Grandeur veuil'e bien m'aider auprès d’eux et m’envoyer, en faveur de ma bonne volonté, sa paternelle bénédiction.1 “Je ne veux pas terminer cette lettre, Monseigneur, sans vous adresser encore une prière.J’ai publié, voici deux mois, un pauvre livre qui date du temps où j’attendais, sans | rien faire pour m’en rendre digne, la lumière qui guérit et qui sauve 11 (1) Le livre posthume d’Ernest puisse faire dû mal, mais il est aùs-Psichari aura pour titre ; Le vopa- si si misérable, si plein encore d’un (le du Centurion.L’auteur, sous une passé détesté, que ie l’ai jugé indi-forme impersonnelle, raconte en ce : «ne de vous être offert.Je demande livre l’histoire de sa conversion.I à Votre Grandeur de ne pas voir dans le silence que je me suis imposé une négligence qui eût été impardonnable, mais une preuve de mon humble respect, et je la prie de me croire son serviteur très obéissant et fidèlement dévoué en Notre-Seigneur Jésus-Christ.“Ernest Psichari.” Cette première effusion de l'âme d'un converti est vraiment touchante.Et quelle modestie, quelle humilité dans le jugement que porte Ernest Psichari sur son livre l’Appel des armes qui venait de paraître et d’émouvoir l’opinion ! Sur ces entrefaites avait lieu à Versailles la Semaine sociale de 1913, pendant les huit premiers jours du mois d’août.Au cours d’une conférence donneé par moi à l’immense assemblée de catholiques d’élite que j’avais sous les yeux, je disais un mot de la conversion récente du petit-fils de Renan, qui, selon sa propre expression, venait de “prendre le parti de ses pères contre son père”, qui avait senti se réveiller en lui la foi de ses lointains ancêtres bretons et les réclamations impératives de ’a tradition rompue.Ernest Psichari apprit que son nom avait été prononcé à la Semaine sociale de Versailles, et voici les nouvelles confidences qu’îi m’envoya, le 18 août, pendant l’octave du diacre saint Laurent : “Cherbourg, 18 août 1913.“Monseigneur, “Je saurais bien mal vous exprimer l'émotion profonde que m’a causée votre lettre et le bien que m’ont fait vos conseils si indulgents.Cette nouvelle et précieuse marque de la bonté que Votre Grandeur n’a cessé de me témoigner s’ajoute au tribut de reconnaissance que je lui dois et nue je dépose hum-b’emenl aux pieds de Notre-Seigneur.Oh ! que je garde précieusement ces longues pages que Votre Grandeur a daigné m’écrire au milieu des graves soucis et des charges de son ministère ! Quel réconfort ! Quel encouragement à m’avancer résolunn'nt.dans la route royale qui m’est tracée, afin de mériter mieux un jour votre confiance ! “Hélas ! Monseigneur, il y a une ombre à ma joie.Quand je considère le peu que je vaux et l’affection dont je suis pourtant entouré, uuand je vois les bontés dont je suis l'objet, non seulement rie la part de Dieu, mais aussi de celle des hommes, je me prends à penser que je ne suis qu'un hypocrite et que je trompe vraiment ceux qui m’ont si généreusement tendu les bras dès le seuil de ma vie chrétienne.11 faut bien à ce moment que je me redise les paroles d’espoir que Votre Grandeur me prodigue, que je m’en pénètre jusqu’au fond de l’âine.que i’y trouve ma seule ra'son d’être et l’unique loi qui puisse me conduire.Omnia nassum in Eo qui me confortai.Oui, Monseigneur, je sens profondément que tout le sens de l’effort humain est là et qu’il n’est point de fausse modestie.“J'ai été bien touché du souvenir que Votre Grandeur a gardé de la journée du 8 février.Je sa;s qu’Elle en a parlé dans une circonstance solennelle, et rien ne ppuvait m’aller davantage au coeur.Oserai-je vous le dire ?Il me semble qu’un tel passé me lie à vous un peu de la façon dont saint Laurent était lié à saint Sixte.Ce n’est rien moins que le dévouement du saint diacre que je demande au Bon Dieu, avec la grâce de mourir pour Son Nom, s’il veut bien m’en accorder la douceur.Et quelle autre pensée pourrais-je avoir en la fin de cette magnifique octave, si rayonnante, si véritablement victorieuse du bienheureux martyr ?“Le pauvre livre que Votre Grandeur daigne me demander est en réimpression et je ne possède plus d’exemplaire des premières editions.Mais je m'empresserai, dès que le nouveau tirage sera prêt, de satisfaire un désir qui m’honore autant qu’il me couvre de confusion.Je le ferai “par obéissance”, car je suis bien sûr que ce livre est indigne de vous être présenté et qu’il risquerait fort de me faire singulièrement baisser dans votre estime, si vous ne saviez pas qu’il a été écrit dans les ténèbres et bien avant le jour béni où vous avez appelé sur moi la véritable lumière.“Vous me donnez votre bénédiction, Monseigneur.Je la recueille pieusement, dans les sentiments de foi, de reconnaissance que je suis bien incapable de vous dire.Que Votre Grandeur croie du moins à l’humble dévouement avec lequel p?suis, au pied de la croix de notre Dieu, son fils très respectueux et obéissant.“Ernest Psichari.” Le 8 février 1914 était le premier anniversaire de la Confirmation d’Ernest Psichari.Une pareille, date lui fut une occasion de me dire sa pieuse reconnaissance et ^a ferveur croissante : “Septuagésimc, 8 février 1914.“Monseigneur, “Voici juste un an que, dans cette claire et paisible chapelle du séminaire de Versailles, Votre Grandeur faisait de moi, par la grâce de Notre-Seigneur, un Chrétien.Je tremble en pensant à ce jour béni, à ces débuts si doux de la vie chrétienne, à ces joies qui les ont suivis, enfin a celle belle année de lumière qui vient de s'achever pour moi.Mais votre nom, Monseigneur, est si mêlé à mes pensées que je ne peux pas laisser passer cet anniversaire sans vous redire ma fiale tendresse et ma respectueuse reconnaissance.De tout mon coeur je prie pour vous, pour votre diocèse, pour l’Eglise, — de tout mon coeur, et avec la ferme confiance que cette prière d’un “ouvrier de la onzième heure” sera, elle aussi, entendue.Notre-Seigneur, dans l’Evangile de ce matin, ne pro-inet-Il pas une magnifique audience à ce travailleur tardif et léger en oeuvres, qui est venu après tous les autres ?“Puissé-je donc être digne, Monseigneur, de cette ineffable bonté que Notre Maître témoigne aux plus indignes de ses serviteurs ! Puisse je entendre vraiment la leçon qu’il donnait aujourd’hui ! Je ne sais pas bien en ce moment ce qu’il veut de moi, mais c’est du moins dans la paix et Je silence de l’âme que j’attends le moment ou Sa Volonté daignera sc manifester.Et ma plus humble prière, à la fin de cette année de prières, est pour demander l’exact discernement de cette sainte | volonté et la force de l’accomplir i pleinement.i “Je vous confie, comme à un i père, les besoins de mon coeur, i mais vous m’en avez une peu donné ¦ le droit ! Votre bénédiction n’a-t-! elle pas protégé les premiers pas i que j’ai faits dans cette voie royale où vous m’avez vous-même engagé le 8 février '?“C’est cette bénédiction que j’ose demander encore une fois à Votre Grandeur.Qu’Elle daigne croire à ma profonde vénération et à la très fidèle reconnaissance que je lui porte humblement.“Ernf.st Psichari.” Maurice Barrés, à propos de la mort au champ d’honneur d’Ernest Psichari, a écrit : “Le petit-fils de Renan aura passé au milieu de nous en courant, mais que sa destinée interrompue est belle !” Oui, sa destinée est bellle au point de vue patriotique et au point de vue religieux.Elle est belle parce qu’eille s’achève ici- bas dans un grand sacrifice et parce qu’elle a son parfait épanouissement là-haut dans la vision intuitive et dans la pleine possession de Dieu.La mort, en effet ,n’a pas entièrement détruit notre glorieux .répas-i sé.Dans son beau livre, l’Appel des armes, Ernest Psichari avait mis ce j cri sur les lèvres de son héros : I “Si vous le voulez, Seigneur Dieu, donnez-moi la force de mourir dans une grande victoire et faites qu’a lors je voie au ciel votre splendeur !” Ernest Psichari est tombé avant la victoire.Mais le Dieu qui est “la résurrection et le vie” a exaucé son dernier souhait et l’a introduit au ciel dans la splendeur qui ne connaît pas de déclin.Que si j la belle âme d’Ernest Psichari avait encore a payer quelque dette temporaire à l’infinie justice de Dieu, les suffrages ne manqueront pas à cet ami tant regretté et tant pleuré.Ernest Psichari fut un vrai catholique encore plus qu’un noble soldat et un noble écrivain, il est mort pour Dieu et pour la France.Prions pour lui et soyons avec lui de la race de ceux “qui sauvent Israël”, de semine virorum illonim, per quos sains facta est in Israel (I Mach., v.62).+ Charles GIBIER, Evêque de Versailles.NOEL DU SOLDAT Le dernier numéro du Passe-Temps (515) contient huit mor ceaux de musique dont voici les ti très: lo Noël du Soldat, chanson interprétée par Gaston Rudolf; 2o Prière d’Amour, romance interprétée par Dubuisson; 3o Happy Hours, gavotte pour le piano; 4o La Fille du Géôiier, chanson de France interprétée par Yvette : Guilbert; j 5o La Nuit de Bethléem, mélodie pour violon et orgue ou piano; 6o “Ça Bergers”, quatuor pour instruments à vent; 7o Notre NoëJ, chanson pour les tout-petits; 8o Quand Jésus Naquit à Noël, Chronique d’actualité par Jean Pic.9o On les aura, Français, chanson parisienne d’actualité; lOo Noël Rouge, conte inédit de E.-G.Perrier; llo Le Sourire du Commandant Pénicot, monologue d’actualité par du May d'Amour.Aussi plusieurs articles instructifs j et amusants, portraits et biogra-! plues d’artistes et la 6ème leçon du ! 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Comme l’on était aise de rentrer dans la tiédeur du logis, de raviver le feu, de s'installer commodément pour se détendre à sa flamme, d’allumer une cigarette d’ouvrir un livre.Mais bientôt le livre glissait et l’on se surprenait une fois de plus dans la même songerie, essayant de se représenter avec précision les tranchées où vivent nos soldats.Ce froid terrible, et les p lui en et la neige, ne les rendent-ils pas mut à fait inhabitables (|uoi(|u’on nous en dise ?Voilà Barrés (pii en revient et qui nous raconte ce matin ses impressions.Avec l’officier qui ie guide, il s’est engagé dans le cheminement qui va les conduire aux tranchées de première ligne.“ Peu profond au début, Il s’enfonce bientôt de manière que le regard seul passe entre les légers remblais de la terre rejetée à l’extérieur.La pluie tombe à torrents, la boue est glissante.Pour marcher, je prends mon appui avec mes coudes sur la terre jaunâtre et gluante des parois.On va lentement.A tous instants nous trouvons des embranchements de couloirs, et plusieurs fois mon guide me quitte pour s’orienter et essayer (^uchpies-uns de ces corridors in-liotubrables que les sapeurs multiplient chaque nuit.” Enfin, on entend des voix, on est arrivé.Bonjour, camarades ! “ Ils sont tous roides, à cause de leurs nombreux vêtements épais et de la boue séchée (pii les enveloppe d’une sorte de carapace.Quelques-uns ont sur le dos des sacs vides en grosses toiles ; d’autres s’abritent sous des morceaux de tôle plissée, qu’ils appuient eux deux pip-ois de la tranchée.Cette vie de lutté fait briller leurs yeux dans leurs visages broussailleux, en laissant sur tout leur être une vague expression de sommeil.” ( Entouré de soldats, l’écrivain s’est assis “ dans un bout de tranchée, recouvert d’un toit de branchages et de terre, où l’on a ménagé pour s’asseoir une marche au bas de la paroi.Nous nous installons.Tout ce qui peut y tenir de soldats nous suit, nous entoure, et nous causons, fl fait bien frais et bien sombre, dans cette cataconibe, mais en deux mots, c’est d’une beauté religieuse.” If * f» M.Emile Henriot faisait hier une description plus sombre de la tranchée qu’il visila.“ Ici, disait-il, dans l’un de ces fossés de boue et le paille détrempée où nos soldais vivent, on touche vraiment au plus haut point de la souffrance humaine : une souffrance faite de privations, de froid glacial ; d’efforts quotidiens, une souffrance qui continue.” Mais il ajoute : “ [| faut croire que l’idée qu’on se fait des choses est peut-être parfois pire que la chose elle-même ; et puis, on s habitue a tout.Je n’ai pas entendu une seule plainte — et ce n’était point de la pudeur, les soldats n’ont pas pudeur.Et non seulement je n’ai pas entendu de plaintes, mais au milieu des 'conditions (la la vie la plus dure, je n’ai vu (pie des hommes gais, d’une gaieté puisée mis sources les plus profondes du tempérament national, faite de confiance, d’optimisme et de volonté.” Un peu plus loin le chroniqueur pénètre dans une autre tranchée moins inconfortable irisée tout de même et l’eau — pour y mal possible ; l’on est à l’abr (huit l'heure d'aller relever ceux qui vei:)ent dans la première ligue •les tranchées, non recouvertes celles-là ; — en attendant aussi l'heure de sortir de ces trous, et de marcher en avant.’’ * ir » C’est qu'il y a la première ligne de tranchées et la seconde : la première rudimentaire, où l’on ne passe que quelques heures, où l'on se relaie, et la seconde d’une installation plus soignée.Le “ Times ” lisait hier à ce propos : “ Sur aucune partie de la ligne de bataille, le terrain de combat n’est plus glacial et plus désolé, plus exposé que dans ces pays de marécages entre Nieu-port et Dixmude.Et pourtant tes soldats français, anglais et belges, dans les Iranchées, ne sorti pas du tout malheureux.“ Notre ligne de tranchées à été occupée, pendant trois semaines ou un mois, par des hommes qui, déjà, ont eu à lutter avec les rigueurs de l'hiver.I.es tranchées sur l’Yser sont aussi confortables et aussi bien abritées (pie les matériaux dont on dispose et la jilus grande ingéniosité ont permis de le faire, la's hommes vivent pour la plus grande partie au-dessous de la surface du sol et ils se sont si bien abrités de banquettes de terre que ni le veut, ni la pluie, ni la neige ne leur font sérieusement peur.Quelques-uns ont pu se procurer des fourneaux à ;x-Irole.Dans ce cas, le compartiment de tranchées dans lequel ils se trouvent est souvent plus chaud et surtout plus encombré que ne voudrait l’hygiène.Les fourneaux, ustensiles qui n’ont pas de prix, ne sont pas très rares.’’ * » Et derrière cette seconde ligne de tranchées, il y a souvent de véritables petits hameaux, bourgs militaires, moitié village, môitié camp, où l’on trouve la boulangerie de campagne, le bureau de poste, la cantine, la .pharmacie, l'estainlerl.El le barbier aussi, qui pourrait facilement faire mousser son savon dans un éclat d'obus, comme • le llgaro légendaire du siège , 9 à 20 ; 3.Mrs.Campbell 109, Nick iaus, 14 à 5, 7 à 10.Temps, 1.01 1 5.Miss Fissy, Golden Lassie, Faster Boy, Estimable, Proctor, Rustic Maid ont aussi couru.3ème course, 3 ans et plus, à réclamer, $300, 5 1-2 furlongs : 1.Dakota 104, Pool, 6 à 5, 3 à 5 ; 2 Miss Brush HkS, Hinphy, 3 1-2 à 1, N à 5, 4 à 5 ; 3.Tearthstone 113, Moore 3 à 1, 7 à 5, 7 à 10.Temps, 1.03 4-5.Ajax, Flatbush, Moisaut, Salvado-ra, Jessie Louise, Bavell, Lutz, The Gardner, Charle Brown, Masalo, Jark Nunnally ont aussi couru.4ème course, 3 ans et plus, à é-clamer, $300» I 3-10 mille : 1.Verena 111, Davis, 11 à au pair, 1 à 2 ; 2.Napier 100, Pool, 10 à 1.4 à 1, 2 à 1 ; 3.Col.Houo-way 105, Shi ling, 0 à 1, 2 1-2 a 1, 6 à 5.Temps, 2.01 4-5.Torn Hancock, Duke of Shoiln, Centauri, Lady Rankin, Moonlight, Tay Pay, Shorty Northcut, Ca*i d| Reid el Billie Baker, Sam Hirsch tt Milton B ont aussi couru.Sème course, tous les âges, $300, 0 furlongs : 1.Metropolitan 115, Peak.2 à 1, au pair, 3 à 5 ; 2.Col.Cook 110, Shilling, là 1, 8 à 5, 4 à 5 ; S.Early Morn 145, Nathan, 9 à 1, 1 à 1,2 à 1.Temps, 1.15 2-5.Stubborn, Wolf’s Bath, Penniless, Miss E eanor, Cooster, Spellbound, Blackford, Transport, Pifty-Fivj et Lord Marshall ont aussi couru.(ième course, 5Mi furlongs : 1.Blackchief 108, Shilling, 3 à 1, G à 5, 3 à 5 ; 2.Fred Levy 111, Lilly, 7 à 1, 2 Va à 1, G à 5 ; 3.Yellow F.ycs 113, Dryer, 13 à 5, 7 à 5, 3"à 5.Temps, 1.09 2-5.Thomas Galloway, Surpassing, Duquesne, Goldeap, J.H.Barr, Lady Lightning, Flammarion, Apiaster et Amerirus ont aussi couru.t L’INAUGURATION DE LA SAISON DE LA LIGUE DE LA CITE ELLE AURA LIEU LUNDI SOIR A L’ARENA, ALORS QUE TROIS PARTIES SERONT AU PROGRAMME.Deux jours nous séparent de Pi nauguration de la saison de la Ligue de la Cité.Cet événement promet de remporter un succès grandiose, devant l'enthousiasme extraordinaire cpii se manifeste dans le publie et parmi les six clubs de cette florissante ligue.Nous redonnons ici le programme, réellement fascinant, qui sera offert aux amateurs, à TArena, lundi : 8 à 9 : Victoria vs Shamrock.9 à II) : Laval vs M.A.A.A.10 à 11 : National vs McGill.Chacune de ces trois joutes vaut le prix d entrée.Les deux dernières, surtout, alignant un club français contre une équipe anglaise, promettent de la sensation.Nous insisterons auprès de nos lecteurs pour leur demander d’encourager cordialement nos semi-professionnels ; car ils ont l’étoffe dont seront formées les étoiles de demain.Les étudiants de Laval et de McGill organisent une démonstration inoubliable pour lundi soir, alors qu'au nombre d’un millier et plus, ils envahiront TArena.Ce sera d'une gaieté folle pour tous les spectateurs et d’un encouragement efficace pour les clubs on lice.M.U.H.Dandurand, cet éminent sportrnan, mettra lu rondelle au jeu, à 8 heures p.m.précises, sur la magnifique glace artificie’le de TArena.MM.“ Newsy ” Latomie et Art.Ross arbitreront le triple-header de lundi.Que tous les amateurs de hockey se préparent en conséquence pour ne pas perdre ce spectacle.La direction de TArena, de concert avec les officiers de la ligue de la Cité, a décidé d’établir une m u-velle échelle de prix d’admission aux parlies du lundi soir.Afin de faciliter à tous de jouir du beau spectacle sportif fourni par les clubs de cette ligue, les prix suivants sermt officiels à l’avenir : Admission générale, 25c.Sièges réservés, 35c.: loges, 50c.-=-' o,.,i CANADIAN PACIFIC REVUE MILITAIRE SAINT-JEAN.QUE.DIMANCHE.20 DECEMBRE.Adultes, 95c : enfanta, 50c.Départ gare Windsor, 8.25 a.m., 8.5c a.ni.’ 9.30 a.m.Déport Saint-Jean, 8.05 p.m., 8.50 a.m.9.13 p.m.FETES de NOEL et du JOUR de l’Af Taux d’un voyage simple en première class: Départ 24 et 25 déc.Limite 26 déc.Départ 31 déc et 1 janv.Limite 2 janv.Voyage simple et un tiers Départ 22, 23, 24 et 25 déc.Limite de retour, 28 déc.AUSSI : Départ 30, 31 déc et 1 janv.Limite de retour 4 janv.WAGON-SALON POUR SAINTE-AGATHE Déport de la place Viger à 4.00 p.m.ici 24 et 31 déc.Ce wagon ne sera pas en service le 25 déc et le 1 janv.SUREAUX DE* BILLETS! 141-143.St-Jac.T#| B çois-Xavier—Tél.Main 6901 Hotel Windsor ** Uptown 1181 Gare Bonaventur* “ Main 8224 LIGNE ALLAN 1914 — VOYAGES D’HIVER — 1915 SAINT-JEAN, N.B.—HALIFAX—LIVERPOOL ^ “Prétoriart’’, Ven.1er Janv.Sam.2 Janv “Hesperian”, Vend.8 Janv.Sam.9 Janv.“Scandinavian”, Vend.22 J., Sam.23 J., “Prétorian”, Vend.5 Fév.Sam.6 Fév.BOSTON-PÜRTLANO-GLASGOW Paquebots De Portland De Boston •{•“Verdun”, Samedi 19 Déc.“Sardinian” .Jeudi, 24 Décembre f“Ocean Monarch” .Mardi, 5 Janv.“Pomeranian”, Jeudi 14 Janv.f“Verdun” Jeudi 25 Janv.“Carthaginian” .Jeudi, 4 Fév.¦j-Ce» paquebots ne prennent pas du passagers.SAINT-JEAN, N.B.—HAVRE-LONDRES Paquebots.De St-Jcan t“Scottish Monarch”, Mercredi 23 Déc.“Sicilian”.Jeudi 31 Déc.“Corinthian”.Jeudi 14 Janv.fCes paquebots ne prennent pas de passagers.?“Sicilian” se rend directement à As Londres.^ Pour plus amples renseignements, s’adresser aux agents locaux de la Ligne j Allan.Bureau des passagers du haut de a ville, 675 rue Sainte-Catherine Ouest , H.& A.ALLAN Agents généraux, MONTREAL COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1914-15.LACHINE.— Du Bureau de Poste.Sci^\ rice de :— 10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., à 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de :— 20 min.de 5.30 a.m., U 5.50 a.m.10 miu.de 5.50 a.m., ù 9.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., à 12.10 a m.Dernier tramway extra à 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINTi VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis 4 Saint-Vincent.—-Service de :— 15 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.là min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.à 11.30 p.m.Tramway pour Hendersou seulement 12.04 a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.-) Service de :— 15 min.de 5.45 a.m.h 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m.à 4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m.à 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m.à 8.30 p.m.$ 30 min.de 8.30 p.m.à 11.35 p.m.Tramway de Henderson à Saint-Denis, 12.26 a.m.Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denisi 1.10 a.m.CAK’i 1ER VILLE.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m.à 8.10 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit DE CARTIER VILLE.— Service de 20 min.de 5.40 a.m.à 0 00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.à 12.20 a.m.MONTAGNE.—De l’Ave, au Parc et Mont-Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.à 12.00 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de i— 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 »»in, 5.54 a.m., 5 8.50 p.m.10 min.de 5.50 a.m.à 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.- Scrvire de 60 min.de 5.00 a.m.à 12.00 miuit.TEIREAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 uni.à 9.00 a.m.30 miu.de 9.00 a.m.à 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.û 8.30 p.m.POINTE AUX-TREMBLES.—Service de : 15 min.de 5.00 a.m.5 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.h 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.a 11.00 p.m.60 min.de 11.00 pan.i» 1.00 a.m.AVIS est par les présentes donné qu’une demande sera fuite à la législature de Québec, 5 sa prochaine session, pour obtenir une loi érigeant en corporation de ville, pour toutes fins municipales et scolaires.Je territoire faisant partie actuellement de la municipalité de Sainte-Dorothée dans le comté de Laval et comprenant les numéros 85 , 86 .87 , 88, 89, 90, »t, 92, 235 des plan et livre de renvoi officiels du cadastre de la dite paroisse de Sainte-Dorothée et une partie aussi de la municipalité de la paroisse de Sainte-Hosc, dans le comté de Laval, comprenant les numéros 191, 192.193, 194, des plan et livre de renvoi officiels du cadastre de la dite paroisse de Sainte-Rose, situés dans les limites du dit territoire, y compris les subdivisions des dits lots originaires qui peuvent exister, sous le nom de “Laval sur le Lac”, et placer la dite ville, sous les dispositions de la loi des cités et villes, avec quelques modifications aux dispositions spéciales au sujet du temps et du mode de l’élection du maire et des échevtni.de In votation, île la taxation, qualification des électeurs, du maire et des échevins et autres dispositions en rapport, nécessaires ou accessoires aux susdites fins.Fit.ION et MONETTE, Avocats du requérant, y ¦ • ’ - y>i i VOL.V.— No 29T LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 DECEMBRE 1914 7 COMMERCE ET FINANCE L’EMPRUNT BRITANNIQUE OPINION D’UN ECONOMISTE EMINENT SUR LE SUCCES ET LES MODALITES DE L’EMPRUNT DE GUERRE ANGLAIS.MARCHE DE MONTRÉAL I SEMAINE FINISSANT 19 DECEMBRE.Vu l'éclatant succès du dernier emprunt britannique et la part qu’y ont, paraît-il, souscrite quatorze de nos banques canadiennes, nous croyons intéresser nos lecteurs en reproduisant ici Topinion du criti-ipie financier de L’Economiste Français sur les modalités de l’émission anglaise: C’est le mardi 17 novembre que ce colossal emprunt de 8 milliards 750 millions de francs était annoncé au Parlement et voté par lui: le prospectus y relatif paraissait immédiatement; 100 millions de livres sterling, soit 2 milliards et demi de francs, étaient souscrits à l’avance par les grandes banques et, le jeudi 19 novembre, quarantc-huit heures à peine après le vote de l’emprunt, on annonçait que l’emprunt était beaucoup plus que souscrit (Oversuscribed) ; et, cependant, l’on continuait à recevoir des souscriptions retardataires, pour ne décourager personne.Les conditions de l’emprunt n’apparaissent pas, à la généralité des capitalistes continentaux, comme particulièrement entraînantes: le type en est du 3 1-2%, émis à 95, devant être 'remboursé à 100, le 1er mars 1928, avec faculté pour le Gouvernement de procéder au remboursement anticipé à partir du 1er mars 1925, après préavis de trois mois.La prime de 5% au remboursement, dans un délai stipulé de quatorze ans un quart, porte aux environs de 4% le revenu annuel.Mais les titres de Temprunt sont assujettis à l’impôt sur le revenu qui était d’un peu plus de 6% l’an dernier et qui est porté à 12% à partir du mois de décembre prochain.Le Times avait bien proposé d’adopter la classique méthode française et d’exempter de l’impôt sur le revenu le nouvel emprunt; mais cette proposition n’a trouvé de faveur ni dans le public, ni dans le Gouvernement; l’emprunt nouveau a été assujetti à toutes les taxes existantes dans le présent et dans l’avenir.En ces conditions, il va produire tout au plus 3 1-2 nets; on peut espérer, il est vrai, que le taux nouveau d’environ 12 1-2% de l’impôt sur le revenu ne sèra pas indéfiniment maintenu; mais, même en admettant que l’on revienne au taux antérieur de 6 1-4% en ce qui concerne cet impôt, le rendement net de l’emprunt ne dépasserait pas 3 3-4%.Comment se fait-il qu’en quarante-huit heures le nouvel emprunt ait exercé une si grande fascination et qu’il y ait eu, dans la Grande-Bretagne, tant de disponibilités pour le couvrir?Il faut dire que le nouveau titre deviendra le titre, par excellence, de réserve de toutes les Banques, de toutes les Sociétés d’assurances et, d’une façon générale, de toutes les Sociétés, quelles qu’elles soient, de l’Empire bri-tan nique.C’est à l’Empire britannique, en effet, et non pas seulement à la Grande-Bretagne «jue s’offrait l’emprunt; on peut même dire au monde en général, mais la plupart des nations à l’heure actuelle sont trop empêtrées par leurs finances propres pour avoir pu prendre une participation appréciable au nouvel emprunt.Au contraire, tout l'Empire britannique, les grands Dominions, les Indes, vraisemblablement aussi, dans une certaine mesure, les Etats-Unis, doivent y avoir plus ou moins participé.Un titre, de tout premier ordre, regardé comme une sorte de monnaie universelle portant intérêt, peut exercer de l’attraction, même avec un revenu réduit à 3 1-2% nets, sur toute la partie du globe civilisé qui a des épargnes disponibles.Et l’Angleterre, a la différence des Etats du Continent, a des épargnes disponibles.On n’y a pas soumis les dépôts existant dans les Banques à un moratorium.Ces dépôts ont gardé leur entière disponibilité.On calcule qu’il n’y a pas moins de 630 millions de livres sterling (15 milliards 750 millions de francs) de dépôts dans les Banques attendant des occasions de placements: c’est presque le double du montant de Temprunt offert au public ces jours-ci.Et ces dépôts sont constatés par de simples écritures dans les banques et non par des accumulations de billets; on les vire d’un compte à un autre.L’emprunt britannique de 8 milliards 750 millions aura pu s’effectuer sans que les divers comptes de la Banque d’Angleterre en éprouvent de per-turbation profonde.Si les capitalistes de l’Empire britannique se sont souciés de se procurer des titres qui pourront etre considérés comme les premiers du globe, l’emportant sur les classiques Consolidés par la stipulation de leur remboursement au pair dans la courte période de treize ans un quart, il est certain qu’un autre mobile a déterminé cet afflux énorme et immédiat de souscriptions, c’est le patriotisme.Il faut dire aussi que Ton n’avait pas dédaigné certains artifices qui, d’ailleurs, ne sont pas blâmables.Ainsi, les versements à effectuer sur Temprunt étaient répartis sur une période, non pas, certes très longue, mais de quelque étendue et les premiers versements étaient extrêmement réduits: le premier versement était seulement de 2%, le FARINES Patentes du printemps: Rqyal Household .2 sacs 6.70 Cinq Roses.2 sacs 6.70 Glenora.2 sacs 6.20 Harvest Queen.2 sacs 6.20 Fortes à Boulanger: Bakers Special.2 sacs 6.00 Manitoba S.B.5.60 Keetoba.2 sacs 6.00 Montcalm.2 sacs 6.00 Patentes d’Hiver: Straight Rollers.2 sacs 5.90 Hurorfa (à pâtisserie).2 sacs 6.70 A do 2 sacs 6.20 Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs 5.30 Farine de blé-d’Inde, pour engrais.2 sacs 3.90 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roulée, sac de 90 Ibs.» $6.30 Avoine roulée, baril.$6.55 Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne.25.00 Gru Man., au wagon, tonne.27.00 Gru blanc d’Ontario, au wagon, tonne.29.00 Moulée pure, au char .$33.00 à 36.00 Moulée mélangée, au wagon.31.00 OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs No 1.27c Oeufs choisis.31c Oeufs frais, en boites d’une douzaine.50c à 55c BEURRE Beurre de choix.29c Beurre de choix, en bjoc d’une livre.29 %c Beurre de laiterie .24 à 25c FROMAGE Fromage doux, la livre.17c Fromage fort, à la meule, la livre .19c Fromage fort au morceau, la livre.20c Fromage de Gruyère, la livre .35c Fromage d’Oka.26c Fromage Limbourg.22c Fromage Roquefort .35c SAINDOUX Bonne demande.Ea 1b.Saindoux pur, en tinette .12% c Saindoux pur, en seau .$2.60 Saindoux pur, bidon de 10 Ibs 14c Saindoux pur, bidon de 5 Ibs 14c Saindoux pur, bidon de 3 Ibs 14c Saindoux pur, bloc de 1 1b .14c POIS ET FEVES Pois verts.Pois blancs .Fèves blanches .’ 1/C miuot .$3.00 .2.75 .2.75 PRODUITS DE L’ERABLE Sirop, bidon de 8 1-2 Ibs.70c Sirop, bidon de 13 Ibs.90c Sucre, la livre.9c FRUITS Citrons “Messinas”.$3.25 Citrons, de choix.$3.00 Pamplemousse (grape fruit) $3.50 FRUITS DE LA CALIFORNIE Cerises, la boite.$3.00 Poires, la boîte .$3.00 à$4.Û0 Pêches, la boite.$1.50 Melons, 45 par manne .$5.50 Melon d’eau, chacun.50c Prunes, la manne.$1.50 Raisin Empereur, la manne .$2.50 deuxième versement, environ trois semaines après le premier, soit le 7 décembre, n’était encore que de 3%; soit, ensemble, 5% pour les deux premiers versements.Les autres versements, uniformément de 10% chacun, s’échelonnent de quinzaine en quinzaine, jusqu’au 26 avril 1915, date de la libération définitive.Une autre mesure, une faveur exceptionnelle, celle-ci plus critiquable.est accordée aux souscripteurs: la Banque d’Angleterre s’engage à faire des prêts sur les titres souscrits, et cela pour leur valeur intégrale, pendant une durée de trois ans, â 1% au-dessous du taux d’escompte de la Banque; ce taux de l’escompte est maintenant de 5%, de sorte que la Banque prête à 4% sur les titres de l’emprunt; mais si, dans un an, le taux de l’escompte fléchit à 4%, ce qui n’a rien d’invraisemblable, et ultérieurement à 3 1-2, la Banque prêtera à 1% meilleur marché, soit à 3% et à 2 1-2 respectivement, sur les titres de Temprunt qui rapportera 3 1-2 nets aux souscripteurs.Les fidèles, de ce que Ton peut appeler l’orthodoxie financière, ont dû faire des réserves au sujet d’une faveur aussi exceptionnelle.L’ONTÀRÏd PÜLP.Co.L’ASSEMBLEE GENERALE DES OBLIGATAIRES EST REMISE A PLUS TARD.Par suite des réclamations des obligataires de TOntario Pulp and Paper Company, à l’assemblée tenue ici jeudi dernier, la date de.l’assemblée des obligataires où il leur devait être proposé d’abandonner deux ans des intérêts des obligations, et convoquée pour le 23 décembre, a été retardée de 21 jours., Les obligataires de loronto ont Raisin Tokay, la caque .$5.50 Oranges .$2.5U à $5.00 Ananas de Floride .$3.75 à $4.50 * • « Pommes.$2.25 à $3.75 Pommes fameuses, No.1, au baril .$5.00 Pommes fameuses.No.2, au baril.$4.00 Pèches canadiennes, ; u panier .$1.25 Poires canadiennes, au panier .75c Prunes canadiennes, au panier 50c à 75c Tomates de Jersey, fantai- sies, la manne .75c à $1.00 Tomates canadiennes, choisies, au panier.60c Céleri, par paquet.$1.25 Raisin, pelit panier .20c.à 25c Raisin rouge.25c à 30c * * * Airelles, le baril.$6.00 Raisin, la caque.5.50 Raisin, la caque.5.00 Raisin, qualité medium .2.75 Bananes, le régime, .$2.00 à $2.25 Canneberge, au baril .$7.50 Céleri, par caisse.$4.75 Pommess de terre, au panier .$1.75 à $2.25 Oignons rouges, au sac, par livre.2%c Oignons, la caisse.$3.75 Figues, la boîte.13c à 16c Figues, la boîte.12%c Dates, la livre.7%c Dates, par colis.8 et 10c Marrons, la livre.12c Noix, la livre.9c a 38c Arachides (peanuts) Bon Tons.10c et 12c PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL avoines Canada-ouest ( Canada Western) No 2, sur place .60c à 6îc.Canada-ouest ( Canada Western) No 3.58Vis à 59c Manitoba.No 2, d’alimentation (feed) .56Vie.a 57c Québec, blanche, No 2 .52c ORGES par 48 Ibs Canada-ouest (Canada Western) No 3.73 à 74c Canada-ouest (Canada Western) No 4 .69 à 70c MAIS Par 56 livres :— Maïs de l’Argentine (rare) 83 à 84c Maïs de Chicago.74c à 75c BLE Pour volailles (bonne qualité), par 100 Ibs .$1.90 à $2.00 FOURRAGES SUR RAILS A MONTREAL Mil No 1, par 2,000 livres.$18.00 à $19.00 Mil No 2, choix .$17.50 à $18.00 Mil No 3, par 2,000 livres.$16.00 à $16.50 Mil et trèfle, par 2.000 livres.814.50 à $15.00 Le marché est irrégulier.MARCHE CENTRAL AU POISSON la livre Hareng frais, la douzaine.3Gc Flétan .lie Merluche (haddock).6c Doré, gelé.11c Brochet, gelé.8c Barbette.10c Perchaude.10c Saumon, gelé.».llc Morue fraîche .8c Anguille, salée.9C Merluche fumée.8c Filet de merluche.12c Hareng salé, 1-2 baril .$3.50 Morue salée.No 1, 200 Ibs.10.00 également demandé à la Spanish; River un ajournement semblable de la date de l’assemblée.La prorogation de la réunion de TOntario Pulp permettra aux intéressés d’étudier la question en litige et de voter avec plus d’intelligence.QUARANTE-CINQUIEME RAPPORT ANNUEL The Royal Bank of Canada BILAN GENERAL, 30 novembre 1914 PASSIF AU PUBLIC : Billets de banque en circulation.î 13,505,255.49 .Dépôts ne portant pas intérêt.$ 31,224,129.64 Dépôts portant intérêt, y compris l’intérêt accru jusqu’à la date du bilan.104,827,078.59 $136,051,208.23 Balances ducs à d’autres banques au Canada .$ 256,072.53 Balances dues aux banques et agents dans le Royaume-Uni et pays étrangers .2,280,629.08 2,536,701.61 Comptes dus.744,389.55 Acceptions en vertu de lettres de crédit .1,481,717.92 $154,319,272.80 AUX ACTIONNAIRES : Capital-actions payé.11,560,000.00 Fonds de réserve.$ 12,560,000.00 Balance des profits reportée._ 614.062.25 13,174,062.25 Dividende No 107 (à 12 pour cent par an) payable le 1er décembre 1914.$ 346,800.00 Dividendes non réclamés.3,919.31 350,719.31 $179,404,054.36 ACTIF Espèces courantes.$ 12,995,483.75 Billets de la Puissance._ 12,688,371.25 $ 25,683,855.00 Dépôt d’or dans la réserve centrale .2,000,000.00 Dépôt entre les mains du ministre aux fins du fonds de circulation .578,000.00 Billets d’autres banques.2,525,205.79 Chèques sur d’autres banques.5,752,486.25 Balances dues par d’autres banques au Canada .4,351.82 Balances dues par des banques et agents ailleurs qu’au Canada.3,144,502.41 Garanties des gouvernements fédéral et provinciaux n’excédant pas la valeur courante.1,558,568.75 Garanties municipales et garanties publiques anglaises, étrangères et coloniales, autres que canadiennes, n’excédant pas la valeur courante .2,185,062.60 Obligations de chemins de fer, debentures et actions n’excédant pas la valeur courante .13,557,741.12 Prêts sur demande au Canada, sur obligations, debentures et actions.8,574,058.06 Prêts sur demande et à courte échéance (n’excédant pas trente jours) ailleurs qu’au Canada 6,080,847.19 71,244,677.99 Autres prêts courants et escompte au Canada (moins l’intérêt réservé).$ 84,585,972.95 Autres prêts courants et escomptes ailleurs qu’au Canada (moins l’intérêt réservé) .15,002,488.08 Dettes en souffrance (une provision a été faite pour les pertes possibles) .568,198.87 100,156,659.9(1 Immeubles autres que les édifices de la banque.600,000.00 Edifices de la banque estimés au prix coûtant exact, moins les montants déduits.5,861,180.37 Dettes de clients sur lettres de crédit, comme mentionnées.1,481,717.92 Autres actifs non mentionnés, ci-dessus.59,818.18 $179,404,054.36 H.S.HOLT, EDSON L.PEASE, .Président Gérant-Général.CERTIFICAT DES AUDITEURS NOUS FAISONS LE RAPPORT SUIVANT AUX ACTIONNAIRES DK THE ROYAL BANK OF CANADA : Nous avons reçus tous les informations et renseisnemeuts requis.Suivant notre jugement, toutes les affaires transigiies par lu banque, qui nous ont été soumises, ont été faites en conformité des règlements de lu banque.Nous avons examiné la caisse et vérifié les garanties de la banque au bureau principal, le 30 novembre 1911, ainsi qu’en d’autres temps, ainsi que la loi sur les banques section 56 l’exige, et nous avons constaté que le tout était conforme avec les entrées des livres à ce sujet.Nous avons également pendant l’année examiné lu laisse et vérifié les garanties aux principales succursales.Le bilan ci-dessus a été comparé par nous avec les livres, au bureau principal, ainsi qu'avec les eanports certifiés ux; ses beaux-frères: Isaïe et Odi i Ion Ménard, A.Clément et F.X.Mo-| Teau; ses petts-fils: Joseph, Georges, Rolland et Edouard Leroux et Eugène Bissonnette; ses neveux Adolphe Bourgon, W ifrid Ranger, J.Carrières,- Edouard, Joseph, Wilfrid, Nestor et Raphaël Ménard, Adélard Tessier, Raphaël L boiron, A.1).Dupont, du “Devoir”.Offrandes de messes et tributs floraux par i’Abbé L.Lafrance, C.E.Gosselin, Ovila Leroux, la famille O.Aymoe.g, M.et Mme L.E.Beaulieu, CHAUFFAGE et VENTILATION Nous préparons les plana et devis pour systèmes de chauffage améliorés, à l’eau chaude (système de circulation forcée ou système de gravité), à la vapeur (basse pression ot dans le vide).Les systèmes de chauffage et de ventilation exécutés d’après nos pians donnent partout la plus grande satisfaction et le maximum de sécurité et d’économie.Références : Université McGill, Séminaire de Saint-Sul-pice, Montréal, de Saint-Hyacinthe, de Sherbrooke, de Chicoutimi, PUnivcrsité Lavai, le Séminaire, les bâtisses du Parlement, le Palais Législatif de Québec, etc., etc.LA CIE E.S.MANNY 27 a rue Coté MONTREAL AU COMMERCE Boîte» d’horloge boites pour coutellerie» et autre» articles en bois jusqu’ici im-uortés d'Allefnaqne.’ Ouvrage tarant! et prix aussi ba» que l’importation.Manteaux de cheminée», show-case» et wall-cases de toutes sortes.S.MEUNIER «N, FILS 190 AVENUE PIE IX.Tél.Laaalle 834.—- A VENDRE «e— Slc'glis «le toutes sortes remises à neuf, automobiles, vannes, lorries et différentes autres sortes de véhicules à vendre à très grand sacrifice d’ici Noël.ULRIC ROY & CIE Tél- Saint-Louis 4605.1141 AVE.PAPINEAU.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 950.— Joseph Versailles, do Montréal, demandeur, vs i)e R.Nannandin et vir., défendeurs.Le âsème jour de décembre 1914, à 10 heures de l’u-vant-midi, à la place d'affaires des dits défendeurs, au No 90 rue Saint-Jacques, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeur», saisis en cette cause, consistant en meubles de bureau, etc., etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.Racette, H.C.S.Montréal, 18 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 19177.- H.Meu-nier dd Lagacé vs A.Perron.Le ÎBeme Jour de décembre 1914, 4 dix heures de l’avant-midi, au lieu d’emmagasinage 524 Moreau, et à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 182 rue Wellington, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.H.Dratnvilie, H.C.S.Montréal, 18 décembre 1914.M et Mme Paul Mercier, Achille Le-i roux, Gustave Connolly.Bouquets spirituels: les Révdes ! Soeurs de la Congrégation Notre-Dame des Cèdres, la famille Z.I-afrance, M.et Mme E.Goyer, M.et Mme A.B enjonetti, la faitnile Ed.Ménard, Mlle J.Jobin, Mlles Dandurand, Mlle E.Tessier et nièces et Mlle E.Ménard.PROVINCE DE QUEBEC, district de Saint-Thomas, Cour de circuit No 720 Jacob Ni-rol, rtc lu cité de Sherbrooke, district île Saint l'ratiçls, avocat, demandeur, vs Frank Ducalund et ni.(B.C.Feature Coy) de Montréal, défendeurs.Le 29mc Jour ile i décembre 1914 h deux heures de l’après-; midi, h )n place d'affaires des dits defendeurs.ou No 701 Nouvelle Bâtisse Hlrks, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les hlmis et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en films, reals, pupitre, etc.Conditions : argent comptant.A.LAVEBMJHE, H.C.S.Montréal, 1» décembre 1914.PROVINCE UE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 2202.— Frontenac Breweries Ltd.vs Zéphirin Gravel.Le 28ome jour de décembre 1914, à 8 heures de l’apres-midi, à lu place d’affaires du dit détendeur, au No 7 rue Craig Est, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit defendeur saisis en ccttc cause, consistant en liqueurs et fixtures, etc.Conditions : argent comn-tant.C.T.Jetté, H.C.S.Montréal, 18 décembre 1914.PROVINCE UE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 13098.— Henri St-Onge et al.vs A.C.Champagne, ix: 28ènie jour de décembre 1914, h dix heures de l’n-vant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 3000 rue Notre-Dame Est, en In ville de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de' ménage, etc Conditions : argent comptant.Elle Rochon, H.C.8.Montréal, 18 décembre 1914.PROVINCE UE QUEBEC, district do Montréal, Cour de Circuit No 10415—J.Lntt et al., demandeurs, vs.Dame M.L.Charron et vir., défenderesse.Le 28me jour de décembre 1914 A une heure de l'après-midi h la place d'affaires de la dite défenderesse, au No 851 Ave.laurier Est en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de la dite défen-l deresse, saisis en cette cause, consistant en eau minérale, coffre-fort, pupitre, etc.Condition» : argent comptant.E.AtJMAlS, Montréal, 18 décembre 1914.Françis, Cour de Circuit, No 726 Jacob Nt-réal.Cour de Circuit No 14681 dis.Jus Fleet, demandeur, vs.W.Ware, défendeur.Le 30me Jour de décembre 1914 5 2 heures de l'apris-midi, au domicile du dit défendeur, au No 41 rue Sainte-Geneviève en in cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles, etc.Conditions : argent comptant.S.C.M ARSON, H.C.S.Montréal, 18 décembre 1914.CITE DE MONTREAL VENTE A L’ENCHERE DE FUMIER MARDI, LE 22 DECEMBRE 1911, à 2.30 p.tn.Sera vendu à l’enchère tout te fumier provenant des écuries du Département de l’Incinération, aux salles de P, Vandelac, à l’angle des rues LeRoyer et de la Place Jacques-Cartier.Les acquéreurs auront le droit d’enlever le fumier jusqu’au premier mai 1915, à l’exception de celui provenant de l’écurie de la rue Mentana qui ne pourra être enlevé que jusqu'au 15 février 1915.Conditions quant au prix : argent comptant.Les autres conditions seront lues lors de.ia vente et devront être acceptées par l’acquéreur.Par ordre du Bureau des Commissaires, L.N.SENEGAL, Secrétaire.P.VANDELAC, Kncanteur.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, Ift décembre 191L CITE DE MAISONNEUVE AVIS PUBLIC.AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, Secrétaire-Trésorier de la cité de Maisonneuve, que le rôle de perception des taxes foncières, tant municipales que scolaires, pour Tannée commençant le premier mai, 1914, et se terminant le trente avril, 1915, a été complété el qu’il est déposé à mon bureau, à l’hôtel de ville de Maisonneuve.Toutes les personnes y mentionnées comme sujettes au paiement de quelque taxe sont par les présentes, sommées d’en payer le montant au soussigné, à son dit bureau, dans les vingt jours de cette date, sans autre avis.Un escompte de cinq pour cent sur le montant de ces taxes sera accordé à toute personne qui en effec-luera le paiement dans les quinze jours de cette date.Donné à Maisonneuve, ce septième jour de décembre, mil neuf cent quatorze.(Signé) M.C.ECREMENT.Sec.-Trés.de la cité de Maisonneuve, AVIS est par les présentes donné qu'un demande sera faite k in législature de Québec, ù su prochaine session, pour obtenir une loi érigeant en corporation de ville, fiour toutes fins municipales et scolaires, e territoire faisant partie, actuellement de 1a municipalité de Sainte-Dorothée, dans le comté de lamiJ.et comprenant les numéros 85 , 80, 87 , 88 , 89, 90 , 91, 92.235 des plan et livre de renvoi officiels du cadastre de la dite paroisse de Sainte-Dorothée,, et une partie aussi de lu municipalité de la paroisse de Sainte-Rose, dans le comté de Jei val, comprenant le» numéros 191, 192, 193.194, des plan et livre de renvoi officiels du ran astre de la dite paroisse de Sainte-Rime, situés dans les limites du dit territoire, y compris les subdivisions des dits lots originaire» qui peuvent exister, sous le man de “Ixivai sur le Lac”, et placer la dite ville, sous les dispositions de la loi des cités et villes, avec quelques mollifications aux dispositions spéciales au sujet du temps et du mode de l'élection du maire et des éclievlns.de Ih votation, de la taxation, qualification des électeurs, du maire et des echevlns et autres dispositions en rapport, nécessaires ou accessoires aux susdites fins.FI U ON ET MONETTE, Avocats du requérant.Montréal, 2 décembre 1914.____ PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure.No 2407.— George Shank, demandeur, vs Dame David Sime.défenderesse.Le 28ème Jour de décembre 1914.il ointe heure» de l’avant-midi, au domicile de la dite défenderesse, au No 455A chemin Lasalle, en la ville de Verdun, dit district de Montréal, seront vendus par au-torité de justice les biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.Coutu, H.C.S.Montréal, 18 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1961.— Tiavtj Museovitch et ni., de Montréal, demandeur», vs Tobacco Buyers Association Limited, de Montréal, défendeur*.Le vingt-neuvième Jour de décembre 1914, à dix heures de tV vnnt-mldi, h h» pince d’affaires des dits défendeurs, au No 100 rue Clarke, eu la rlté de Montréal, seront vendus par autorité Ue Justice les biens et effets des dits défendeur», saisis en cette cause, consistant en rasoir», parapluies, chaises, rouleaux de porta', etc.Conditions : argent comptant.A.1.a venture.11.C.i.Montréal, 19 décembre 1914.Ce Journal est Imprimé au No 43 rue Saint-Vincent, il Montréal, par I’lMPBIME-BtE POPULAIRE ia responsabilité limitée).1 N.Chevrier, gérant-général.99 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 DECEMBRE 1914 VOL.V.— No 297 POUR LES CANADIENS- FRANÇAIS DE L’ONTARIO Vibrant appel de VAssociation Catholique de la Jeunesse L’Association catholique de la Jeunesse adresse aux Canadiens-français ce vibrant appel: Chers Compatriotes.Un groupe des nôtres, les Canadiens-français de la province d’Ontario, se voient brutalement refuser, par une majorité intolérante, le droit de faire enseigner la langue française à leurs enfants, dans les écoles qu’ils soutiennent de leur argent.Ils se défendent avec un courage et une ténacité également a(Ç inirables.Après avoir protesté énergiquement, niais en vain, auprès du gouvernement, auteur de l’inique “règlement 17”, ils ont organisé ces magnifiques grèves d’écoliers contre l’injure de l'inspectorat protestant dans leurs écoles toutes catholiques.Quant aux ordonnances et réglementations dont la mise en vigueur rendrait impossible l’enseignement du français, ils les ignorent lout simplement, et ils organisent renseignement dans leurs écoles sans en tenir compte.Leurs adversaires, est-il besoin de 3e dire, ne désarment pas.Ils ont même trouvé des alliés ou, pour mieux dire, des complices assez imprévus — et forts de leur nombre et du pouvoir qu’ils détiennent, ils n’épargnent rien pour écraser nos compatriotes ontariens.Sans doute il leur faut pour cela fouler aux pieds le droit naturel et les traités qui portent la signature de leurs pères; mais qu'importe! Un de leurs juges n’a-t-il pas dit récemment que le droit naturel devait céder devant la volonté du plus fort?Et quant aux traités, un Prussien n’a-t-il pas déclaré, récemment aussi, que c’était de simples bouts de papier dont il n’y avait pas lieu de tenir cpmpte?Voilà contre quels adversaires les Canadiens-français d’Ontario doivent se défendre.La lutte dure depuis longtemps et coûte effroyablement cher.Ce sont les frais de propagande qu’il faut payer et qui montent vite, bien qiru’ne grande partie du travail se fasse gratuitement.Ce sont les paroisses pauvres qu’il faut aider à soutenir leurs écoles.Ce sont surtout les procès qui se multiplient et qui, ne devant avoir leur denouement, pour la plupart, qu’au Conseil privé, entraînent des dépenses considérables.Or, pris dans leur ensemble, les Canadiens-français d’Ontario ne sont pas riches et ils voient approcher avec terreur le moment où il leur faudra abandonner la lutte, faute de ressources.En différentes circonstances déjà, la province de Québec est venue à leur aide, mais les secours sont toujours restés en deçà des besoins.De nouveau ils s’adressent à nous: qu’allons-nous leur répondre?Les pères de la province de Québec, tmas 1 'îk Sets à dépecer, depuis 75 ë à.$8.00 Couteaux et Fourchettes, de $1.50 à.$9.00 'S L Perculateurs à Raquettes, depuis toutes ¦afé, depuis $2.50 $1.50 Patins, toutes grandeurs et qualités.SOÇ Traînes sauvages, depuis $1.50 Balais à Tapis Bissell $2.50 Cages d’oiseaux, cuivre ou émaillées, depuis .$1.25 Rasoirs Sûreté Gillette $5.00 LU.Surveyer Cadeaux pour Noel et Jour de l’An Rien n’est plus approprié pour cadeau à donner à T occasion des Fêtes qu’un Graphophone Columbia ou une série de records (disques) Venez voir notre département de Graphophones Columbia, au 2e étage.QUINCAILLIER 52 BLV’D ST-LAURENT | ~ ^ MAIN 1914 »*•?***«*»#*# LE RESTAURATEUR DE ROBSON pour la chevelure est hautement recommandé par les personnes compétentes.Il est en usage depuis 40 ans.Pourquoi perroettro à tor cheveux gris de vous vieillir prématurément quand par un usage judicieux du RESTAURATEUR ROBSON vous pouvex facilement rendre à votre chevelure sa couleur naturelle et faire disparaître ces signes d'une décrépitude précoce ?Non seulement le RESTAURATEUR DE ROBSON restitue aux cheveux leur couleur naturelle.maia il possède de plut la précieuse propriété de lea assouplir, de leur donner un lustre incomparable et de favoriser leur croissance, qualité que ne possèdent pas les teintures à cheveux ordinaires.VENTE PARTOUT.SOc LA BOUTEILLE- DEPOSITAIRES A MONTREAL MAILLOUX FRERES, Marque de commerce 1 SHERBROOKE OUEST Angle Bld.Saint-Laurent.Tel.Est 404 95 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 DECEMBRE 1914 VOL.V.— No 297 Le temps qu’il fera demain.Légère neige locale ce ¦oir et DIMANCHE, LE 20 DECEMBRE IVe dimanche de l’Aeent.Lever du aoleil, 7 h.39.Coucher du soleil, 4 h.19.Lever de la lune, 10 h.49.Coucher de la lune, B h 25.Premier quartier, le 24, à 3 h.31 m.du matin.LUNDI, LE 21 DECEMBRE Saint Thomas, martyr.LES DUDITS DE LD LIME FRANÇAISE!®» Acheter Demain uu Ministère de PAgriculture) NATIONALISTES _____ VENDUS “—Les politiciens se sont vendus de tout temps”, disait, Vautre jour, un liseur de journaux, au coin d’une rue, à deux de ses amis.“Je viens de lire un maître livre à ce , propos.Ainsi, les hommes publics, au temps d’Aristide le Juste, se vendaient pour une poignée de monnaie.et expatriaient déjà les vrais patriotes, comme, de nos jours, on les empêche de parler.Üu temps de Cicéron, les hommes publics pillaient, se vendaient, s’achetaient et se livraient.A ce métier, ils s’enrichissaient tellement que l’Etat dut sévir.Et l'un des plaidoyers les plus notables de Cicéron fut afin de sauver un de ces bandits de la vindicte du peuple.Depuis, hélas! depuis, les méthodes de vente, d’achat et de livraison de nos hommes publics se sont perfectionnées, te commerce, a ses spécialistes et ses grands négociants.Dans tous les pays du monde, dit mon auteur, les politiciens se vendent et se revendent.Ici même.—Allons, lu ne vus pas nous faire un sermon sur la pureté électorale’'?dit l'un de ses auditeurs.—Non pas.Mais il est établi que des bleus et des rouges se sont déjà vendus, qui pour une faveur, qui pour une autre.Et, les scandales politiques ne manquent pas dans notre vie publique.—"Assez.Tu vas trop loin.Il n’y a pas (pue les rouges et les bleus qui sc vendent.Il y a aussi.—“Je sais ce que lu veux dire.Tu prétends, toi, anti-nationaliste, que les nationalistes se vendent ?—C’est bien ça.—Mon vieux, j’admets ce
de

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