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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 15 janvier 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-01-15, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—\o II MONTREAL, VENDREDI 15 JANVIER 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKA.L.TELEPHONES 3 ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION î - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA RECOMPENSE DE CINQ ANNEES DE LUTTE ET DE LABEUR Des milliers d’amis du DEVOIR, venus des quatre coins de la province et de l’Ontario, célèbrent, hier soir, sous la présidence de M.J.-N.Cabana, au Monument National, par d’enthousiastes marques d’encouragement aux oeuvres entreprises et d approbation aux combats livrés, le cinquième anniversaire de notre journal.APRES LA FETE lieux agricoles canadiens, on porte j inattendue d'une secousse pvofon-un vif intérêt à la hausse actuelle ! ale.Instantanément la foule aimable du blé aux Etats-Unis.Il se vend actuellement $1.44 le buisseau sur le marché de Chicago.Et l’on croit que si les demandes européennes continuent dans la même proportion que depuis quelques semaines, il ne restera p'us de blé aux Elats- el banale devint peuple vivant, s’anima d’une, âme, vibra, palpita, exista, peuple parmi les peuples, nation chez les nations, fièrement levée et criant dans les larmes qu’elle avait, elle aussi, un passé, à la fin de mars.D’habitude, Chi- une Histoire, des héros, des vertus, cago vendait son blé à l’étranger j une noblesse, un sang, un devoir, jusqu’à la boisson d’automne.11^ y ! mi but, une mission! Orgueilleusement canadicn-fran- Unis pour exportation à l’étranger, de mars.D’habitude, Chi- Le temps nous manque pour dégager les leçons et préciser la portée d’une manifestation comme celle d’hier.Mais nous pouvons tout de suite en marquer le caractère unique.Alors qu’il est presque impossible de réunir un auditoire un peu considérable pour entendre gratuitement des orateurs politiques, nous avons vu le Monument National rempli, de l’estrade aux galeries, par des auditeurs qui avaient payé une piastre, soixante-quinze et cinquante sous pour entendre des hommes qui allaient simplement leur parler d'un journ%! — d’un journal qui n’est l’organe d’aucun parti, d’aucun clan, qui a été obligé de heurter des hommes de tous les partis et de tous les clans.Et cela sans tapage dans la rue, sans affiche sur les murs, sans la plus simple noie de publicité dans les autres journaux, à l’heure où le public est saturé de conférences, où il regarde, justement, à la moindre dépense.Le fait n’a pas de précédent ici.On a le droit de se demander s’il pourrait avoir un pendant.On nous permettra d’être fiers de ce témoignage d’intérêt et de sympathie — d’autant plus fiers qu’il s’adresse d’abord à des idées et qu’il ne nous atteint que dans la mesure où nous avons défendu ces idées.Cette manifestation prouve à la fois la nécessité de notre oeuvre et son efficacité.Elle dit aussi qu’au témoignage du public, nous avons, dans une large mesure au moins, répondu à ce qu’on attendait de nous.C’est avec une joie profonde que nous avons constaté que les acclamations les plus vibrantes, les plus enthousiastes, saluaient avec l’af firmation de nos principes essentiels cette autre affirmation que le journal resterait ce qu’il est, quoi qu’il advienne, envers et contre tous.Nous remercions nos amis, nous remercions le public, et nous nous efforcerons d’être plus dignes encore de leur sympathie.Et nous reprenons l’un des mots les plus applaudis hier.Le De voir n’est pas la chose exclusive de ceux qui y écrivent; il est une les confirment cette prévision notée, arme au service de tous ceux qui travaillent à la défense nationale.ÎL eï’avrii Nous désirons y réunir la plus large collaboration, nous sollicitons le proeh]ir)i j, ne n.sicrait plus de.blé concours de tous: il y a de la besogne pour tout le monde, pour toutes p0ur ^exportation, ni au Canada ni les aptitudes j aux Etats-Unis, que la farine de blé Ce journal n’existe pas pour nous.Il existe pour la défense des y touchera des: prix extraordinaires causes quints sont chères "à tous.Plus il sera fort, plus il sera ré- £ pandu, plus loin et plus efficacement poiteia sa voix et mieux ces eau ,.jne cl’avoine, et de seigle, vu la ses seront défendues.i hausse du pain de blé.L’équilibre ne Hier soir hier l’après-midi surtout, on a dit à nos amis de quelle saurait se rétablir partiellement qu a otre oeuvre.Dans la brochure que pu- ^g^oltS sont bonnes.8611 611160 L’Europe, elle, prise par la guerre, ne pourra guère faire de semailles au printemps.La situation économique sur ce point, s’annonce donc comme fort grave.Et il est raisonnable de croire que, bien que le Canada soit un pays producteur de blé.aura donc, aux Etats-Unis, un découvert de 3 à 4 mois, pendant lequel toute la population devra vivre parcimonieusement sur ses réserves de blé, sans pouvoir en exporter pour un sou en Europe.Ce qui complique la situation, c’est que la Russie ne peut pas exporter, vu qu’elle a besoin de tout son bile, que la récolte argentine et celle du Canada ont été moindres que par le passé, que celle des Indes ne vaut guère mieux et que l’Australie, au lieu d’exporter du blé, comme de coutume, doit en importer, vu la perte totale de sa dernière récolte.Des fermiers américains détiennent 25 pour cent de la récolte de l’automne dernier et ne consentiront à s’en départir qu’au prix de $2 le boisseau.De la farine qui se vendait 70 sous le sac, à Chicago, s’y vend maintenant 90 sous et s’y vendra $1 prochainement, disent les dépêches.Les gouvernements suisse, grec, italien, hollandais et français ont -donné d’importantes commandes à Chicago.Londres n’aurait de blé et de farine que pour 60 à 90 jours, disent les Etats-Unis.De toutes parts, donc, les nouvel M.G.N.Ducharme, président du conseil d'administration, réaffirme la parfaite indépendance du DEVOIR et y trouve la réponse à la nécessité d’une presse libre de tous les partis.ça is, l’auditoire délirait, les mains choquées, le coeur battant; et devant lui, sur l’estrade, t’ocil ardent, la voix vibrante, un homme jetait à la salle les mots héroïques et l’air miraculeux : “L’enfant répond: “Je suis Fran- [çaise, Et .malgré tous vos soldats Vous ne m’empêchcruz pas De chanter la Marsemaise.” Qu’étaient devenues les plates préoccupations quotidiennes?l.a Belle au bois se réveillait; dans l’é- u Désespérant de voir vivre la race, nous voulions au moins mourir avec elle proprement; le DEVOIR fut fondé et depuis nous n’avons plus songé qu’à vivre! ” Armand Lavergne “ J’aime le DEVOIR parce que je ne l’ai jamais vu à plat ventre devant personne .parce que tous les jours, il nous fait aimer davantage notre patrie”.Dr J.-B.Prince “ En face^de tousles partis et de tous les appétits, le DEVOIR restera ce qu’il est, quelles qu’en soient les conséquences pour lui et pour les autres .Nous demandons seulement qu’on dise: Ceux-là n'ont pas eu peur et ne se sont couchés qu’une fois morts Henri Bourassa La grande salle du Monument Na-1 inoccupé.Auprès de M.Bourassa se vocation violente de ta patrie ou- ‘j"n.al « ™ des r.éunions ÆÜiÆ Tn Cz .7 de toutes les couleurs, mais jamais Devon , .son piesmeiit M.in.l.a- bhee, ou méconnue, une race entie- ^ plus vastes, ni de plus vibrantes bana, occupant le fauteuil.re se levait et retrouvait en pieu- que celles des nationalistes.Les Les universitaires, si bruyants conversions ont été nombreuses ac- d’ordinaire, étaient comme recueil- complies dans cette enceinte, et ( lis.l’as un cri, même avant 1 ou- .- - dans l’assemblée qui écoutait, hier, i verture de la séance.Ils ne rom-, ses ont bien changé.Maintenant il M.Bourassa et M.Lavergne, quel- paient le silence que pour lancer i n’y a pas de doute que la race fran- ranl.son âme! Robert VAL.tantôt, M.Lavergne, est-il besoin de le nommer?Il retrace les luttes du parti nationaliste et sonne la trompette de la victoire.Avant la création du “Devoir”, il y avait presque du désespoir dans les luttes nationalistes, depuis qu’il existe les cho- M.LE COMTE AFFRE DE SAINT-ROME tion de la loi Lavergne sur les droits j du français.Le "Devoir” n’existait pas alors Un grand nombre de nos lecteurs J-e ueymr nexiMuu m» (rap,p(Hit en politique qui n se souviendront de M.le comte Affre ‘iï fallait livret les luttes plus rudes, {eodent rien du pouvoir et n’en v sonnages officials.C’était une fou le extraordinaire de gens qui n’ont ’ ’at-veu- de Saint-Rome, petit-neveu de feu faire des discours plus violents et lent rien recevol,-.façon ils peuvent collaborer à notre utuvit.x— ^ ^ bliera prochainement le comité central des Amis du Devoir — et qui ‘ contiendra le texte sténographié de tous les discours prononcés hier __on l’expliquera plus nettement encore.Et nous v reviendrons nous-irtèmes.Orner HEROUX.Mgr Affre, archevêque de Paris, mort sur les barricades en 1848.On se rappelle que M.de Saint-Rome accompagnait officiellement, au Congrès Eucharistique de 1910 en sa qualité de camérier secret de Sa Sainteté Pie X, Son Eminence le cardinal Vannutelli, délégué papal.LA GUERRE Une revers pour les Alliés dans la région de Soissons, revers sans conséquences sur lé reste des opérations, dit Paris, et une avance moscovite dans la Prusse de l’est; tel est en somme ce quelles dépêches rapportent aujourd'hui.Notons aussi les préparatifs de mobilisation 'du troisième corps expéditionnaire canadien.Et signalons derechef le mouvement de plus en plus à la hausse du blé américain, ce qui ne manquera pas d’avoir une répercussion immédiate sur Je prix du pain, au Canada.UN REVERS FRANÇAIS Les Allemands, dans la lutte qui se livre depuis quelques jours autour de Soissons, en France, viennent de remporter un avantage, sous les- yeux du Kaiser.Berlin signale ce succès comme une grande victoire.D’autre part, le communiqué français, d’une franchise remarquable, et qui contraste avec la rédaction des communiqués allemands, où jamais Berlin n’admet un insuccès, note sobrement ce revers, admet y avoir perdu plusieurs canons et un certain nombre de tués, de blessés et de prisonniers, mais explique cette défaite partielle et le recul qui l’a suivie en disant qu’une crue soudaine de l’Aisne a emporté des ponts et empêché ses troupes de recevoir des renforts nécessaires pour garder els positions prises.Cet insuccès, les Alliés l’ont subi autour d dont ils der son pûmes ramener avec nous”, dit Paris, ajoutant : “Noys avons fait, de notre côté, un bon nombre de prisonniers importants, qui ne sont pas blessés et qui appartiennent à 7 régiments différents”.Il reste à savoir jusqu’où est exacte la déclaration à l’effet que ce succès allemand est purement local.Il ne parait pas, toutefois d’après les dépêches de dernière heure, y avoir lieu d’en douter, quoique certains alarmistes parlent déjà d’une nouvelle ruée sur Paris.nous sentirons cette hausse du blé et du pain plus tôt qu’on ne le pense généralement.Geornes PELLETIER.-mma< » journal t-VInccnt, Beit impr HHS HH _ I Snlnt-Vlneent, à Montréal, par l’IMPIUME-RIE POPULAIRE iù responsabilité limitée).J.N.Chevrier, gérant-général.Hôtel Riendeau Limitée WILE.GERVA1S.Pré».Tré».P.A.SAMSON, Vier-Pré,.-Sec.Le Rendez-vous des Canadiens-Français.Si-60 Place Jacques-Cartier, Montréal.779367 vol; vi.— No ii LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 JANVIER 1915 3 LA RECOMPENSE DE CINQ ANNEES DE LUTTE ET DE LABEUR f (Suite de lu 1ère page) parla ensuite du “Devoir”.“La manifestation de ce soir, dit-il, était devenue une nécessité.Il fallait en effet que les amis du journal et ses collaborateurs jetassent un coup d’oeil sur le chemin parcouru.Et ce chemin c’est le même que nous avait tracé il y a cinq ans M.Henri Bourassa.Et jamais nous nous en sommes écartés.Il y a cinq ans, continua-t-il, nous n’avions pas de feuille indépendante.Cette lacune a été comblée.Et avec combien de succès, je n’ai pas besoin de vous le dire.Les faits parlent d’eux-mêmes.St peut-on en citer de plus louangeurs que la scène qui s’est déroulée il y a quelques jours à l’Assemblée Législative de Québec?Cette revendication des droits du français dans l’Ontario à qui la devons-nous si ce n’est au “Devoir” et à son vaillant ami Armand Lavei-gne?C’est là, un titre de gloire qui demeurera à jamais gravé dans l’histoire du journal.Lors de la fondation du journal, il se trouva des gens pour prédire que le “Devoir” ne vivrait pas.Et ces gens-là, connaissaient toutes les vicissitudes et les enmrs qui s'attachent à toute publication importante.Les événements ont apporté à ces prédictions un démenti éclatant.Malgré toutes les embûches jetées sur son chemin, malgré les nombreux pièges dans lesquels on le voulait faire tomber pour ensuite le tuer, le “Devoir” a grandi, et il grandira encore parce qu’il est dirigé par un homme en qui nous avons tous foi et cpii n’a jamais, même pour un instant, démérité de notre confiance.” M.G.-N.DUCHARME Monsieur le Président, Le président du conseil d’administration du “Devoir” s’est exprimé à peu près en ces termes : Je vous félicite, vous et ceux qui ont travaillé avec vous, de la bonne pensée que vous avez eue d’organiser cette fête réconfortante pour célébrer le Sème anniversaire de la fondation du ‘ Devoir”.Je vous remercié de l’honneur que vous me faites en m’invitant à parler à un auditoire aussi distingué ; mais comme j'ai hâte d’entendre les brillants orateurs qui sont ici ce soir, vous me permettrez d’être très court.Mesdames et Messieurs, Voilà cinq ans que le “Devoir” est organisé.ORGANISATION DU “ DEVOIR ” Il me semble que c’est hier que nous nous réunissions une cinquantaine d’amis, dans une des salles de l’hôtel Windsor, pour rencontrer M.Bourassa et lui demander de se remettre dans la politique active.M.Bourassa céda à nos sollicitations et “Le Devoir” prit naissance; mais ce journal fut fondé spécialement pour répandre et développer les idées et les principes de M.Bourassa.C’est dans cette idée qu’il fut unanimement résolu par les intéressés de lui laisser le contrôle absolu de la rédaction du journal.“Le Devoir” est donc l’organe de M.Bourassa qui compte parmi ses amis des libéraux et des conservateurs.Je dois admettre que moi-même ce n’est pas l’admiration seule que j’avais pour M.Bourassa qui me faisait agir, mais c’était aussi parce que je voyais dans ce mouvement * et dans ce journal un moyen d’aider mon parti.(Appl.) Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours été un libéral-conservateur convaincu : je ne vois rien dans les principes tie M.Bourassa d’incompatible avec les principes du parti libéral-conservateur, tels que je les ai toujours compris.(Appl.) LES LUTTES Les élections de 1911 eurent lieu.Le gouvernement libéral fut défait et M.Borden fut appelé à former un gouvernement.Vous savez ce qui s’en est suivi.Arrivèrent les questions des écoles du Keewatin, de la marine, et “Le Devoir” commença alors à faire contre le gouvernement conservateur, pour les mêmes principes, la lutte qu’il avait faite avec succès contre le gouvernement libéral.J’admettrai que quelques-uns des articles du “Devoir” étaient très sévères.Il m’est arrivé plusieurs fois d’aller le dire à M.Bourassa, mais presque toujours il me démontrait que ces écrits n’étaient pas plus sévères que ceux qu’il avait faits les années précédentes, et, quand il ne réussissait pas à me convaincre tout de suite, j’étais, après réflexion, obligé d’avouer que c’était moi qui n était pas suffisamment dépouillé du vieil esprit de parti.(Appl.) Dans tous les cas, aucun des articles de M.Bourassa n’a jamais atteint le degré de violence de ceux qui l'ont attaqué dans la presse française et anglaise.(Appl.) LE BANC JUDICIAIRE On a critiqué ses articles contre le banc judiciaire.Certes, nous comprenons que, dans un pays démocratique comme le nôtre, il faille entourer le Banc ^ judiciaire du plus grand respect, i mais je dirai comme on a dit à propos de l’abolition de la peine de mort : —Nous en sommes, pourvu que Messieurs les juges commencent les premiers.(Appl.) Nous savons qu’il y a sur le Banc des juges parfaitement intègres, mais nous savons aussi qu'il ' “n a qui ne le sont pas.Je pense que e’esl délicate attention qu’ils ont eu’e M associer à son nom “celui de la compagne de ses jours de joie et de douleur”; puis il entre le plain pied dans l’histoire du Devoir.C’est une histoire courte, dit-il, mais pleine d’enseignement, qu’il faudra raconter quelque jour en la prenant à ses origines.Elle révélera des dévouements,, des sacrifices, des héroïsmes même devant lesquels il faudra s’incliner; elle attestera en même temps un magnifique sens pratique et des forces de sursaut qui nous donnent le plus grand espoir.Le Devoir est né de la conviction ancrée chez mes amis et chez moi, par le spectacle des luttes politiques, qu'il était inutile de combattre dans le domaine électoral si l’on n’avait d’abord créé une opinion publique éclairée et agissante, qui encourageât les hommes de bien et inspirât aux autres une crainte salutaire.Nous avons alors formulé un programme.Ce programme, vous l’avez pu lire en entier dans le Devoir de ce soir.Je vous en rappellerai simplement deux paragraphes: “Enseigner au peuple canadien-français un patriotisme raisonné et agissant qui lui fasse connaître, aimer et pratiquer ses devoirs nationaux: la eonservation de sa foi et de ses traditions, la connaissance véritable et la revendication énergique de ses droits constitutionnels, le respect des sentiments légitimes des autres races, le développement de ses facultés intellectuelles propres, rattachement au sol, une participation active et intelligente à la vie nationale et au mouvement économique du pays.Elever le niveau moral et intellectuel de la race en développant dans toutes les couches sociales, et principalement dans la jeunesse qui sera la classe dirigeante de demain, le goût de l’étude, la passion des idées nobles, l’attachement aux jmneipes, le sentiment de l’honneur et de la probité.” “Ce journal sera à la fois un vulgarisateur d’idées et un organe de combat.Inutile d’ajouter qu’il sera absolument indépendant des partis politiques et de toute influence financière, et qu’en matière religieuse il sera soumis de coeur et d’esprit à l’autorité de l’Eglise.” "Pour assurer le triomphe des idées sur les appétits, du bien publie sur l’esprit de parti, il n’y a qu’un moyen: réveiller dans le peuple, et surtout dans les classes dirigeantes, le sentiment du devoir public sous toutes ses formes: devoir religieux, devoir national, devoir civique.De là le litre de ce journal qui a étonné quelques personnes et fait sourire certains confrères.La notion du devoir public est tellement affaiblie que le nom même sonne étrangement à beaucoup d’oreilles honnêtes.Cet étonnement et ces rires nous confirment dans la pensée que notre oeuvre est urgente et Je nom est bien choisi.Sur toutes choses, — fond ou forme, — nous n’avons pas songé un instant qu’il serait possible de i)J.ai-rc à tout le monde ni d’atteindre à la perfection.Notre ambition se borne à chercher à faire de noft'e mieux ce que nous j>rôchons.le devoir de chaque jour.” Demandez le pain “KREAMY” == ET LE PAIN ¦ ¦ “ PARISIEN ” Le “KREAMY” est un pain délicieux enveloppé dans un joli papier ciré et portant une étiquette bilingue.Le “PARISIEN” est le plus savoureux de tous les pains cuits sur la sole.Ces deux pains sont vendus par tous les épiciers.Si votre épicier ne les a pas, téléphonez «à JOS.MARTIN 119 avenue Brewster, TEL.WESTMOUNT λ1T Tout en savourant le meilleur pain sur le marché, vous ferez bénéficier de votre patronage une maison canadienne-française.Soyez patriote et commencez aujourd’hui.Chez JOS.MARTIN, vous aurez en outre des brioches (petits pains au lait) et toutes les sortes de meilleurs pains que vous puissiez déguster.J Et après cinq années de lutte, je demande en toute confiance, non pas seulement à nos amis, mais à tous ceux qui ont la conscience droite et l’esprit clair: Ce programme, y sommes-nous restés fidèles?Avons-nous cherché à le répandre?Avons-nous appuyé ou combattu, tour à tour, sans nous occuper de leur couleur et sans nous occuper de nos intérêts, ceux qui l’appuyaient ou le défendaient, mesurant à l’aune de l’intérêt public notre appui ou notre blâme?Avons-nous mis de côté, pour défendre nos idées, non seulement nos intérêts, mais nos amitiés et nos sympathies?Avons-nous poursuivi notre lutte dans la même direction, quelles qu’en dussent être les conséquences pour nous ou pour les autres?Je laisse encore une fois la réponse — en toute confiance — aux honnêtes gens de tous les partis, à ¦ceux qui peuvent penser que nous avons été durs parfois à leur égard, mais qui, je le dis avec une légitime fierté, sont forcés de nous respecter.(Longues acclamations).LES LUTTES POLITIQUES Les luttes politiques ont tenu dans la première période du journal une grande place, une place trop grande, peut-être, une place plus grande en tout cas, je l’espère, qu’elles n’y tiendront à l’avenir.(le fut le fait de circonstances d’ordre général et particulier.Les luttes politiques prenaient une place énorme dans la vie canadienne; elles la dominaient tout entière et elles paraissaient presque l’unique moyen d’éveiller l’opinion sur les choses d’intérêt général.Puis, j’avais déjà une carrière assez longue, j’avais fait des luttes nombreuses et vives et le journal en héritait forcément.Enfin nous naquîmes au début de la campagne sur la marine et d’une grande bataille municipale.Nous fumes ainsi pris dans le combat, et nous y restâmes longtemps, trop long temps peut-être.On nous a taxés de violence et d’injustice.Peut-être.Mais nous pouvons nous rendre un double témoignage: celui de n’avoir jamais attaqué personne dans sa vie privée, quelles que fussent les provocations; celui de n’avoir sciemment calomnié personne.Et à travers toutes les vicissitu»1 des de la bataille, noi/i pouvons j nous rendre encore cl! autre témoignage de n’avoir jamais sacrifié notre indépendance ou trafiqué de notre liberté (Acclamations).QUELQUES DECLARATIONS Je vous lisais, tout à l’heure, les déclarations essentielles que le Devoir jetait au public, aux premiers jours de 1910.Au banquet d’anniversaire du journal, le 28 janvier 1911, entouré d’hommes politiques qui appartenaient pour un granci nombre au parti conservateur, je répétais: “Nous n’attendons rien du parti “conservateur.et nous serons “prêts demain à tirer à bout portant sur ce parti, si, arrivant au “pouvoir soit à Ottawa, soit à QNé-“bec, il n’accomplit pas ses pro-“messes et fait les memes oeuvres “(le reniement que le parti libel al “d’aujourd’hui, ce parti qui n’a “plus de libéral que le nom.” Le 21 spetembre 1911, au soir de la grande bataille politique tpii venait de sceller le sort d’un gouvernement, je réaffirmais notre complète et totale indépendance: “Je le dis dès ce soir; le Devoir sera indépendant du gouvernement conservateur de demain, comme il l’était du gouvernement libéral.C’est au nom des principes qu’il a toujours soutenus que no'/ e journal combattra, sans accepter ni aumône, ni prix de trahison.Toujours nous revendiquerons les droits des minorités, qu’il s’agisse des Canadiens-français ou des Canadiens-anglais, des protestants ou des catholiques.Toujours loyaux à Sa Majesté, à la Couronne d’Angleterre, nous ne cesserons néanmoins de revendiquer Pautonoinic canadienne, et nous veillerons à ce qu’elle soit respectée par tous.Nous promettons de donner au gouvernement conservateur qui entrera en fonctions demain un loyal appui, connue nous l’avons toujours 1 donné à Laurier lorsqu’il suivit le droit chemin, lorsque ses agissements furent justes et profitables au jiays.Mais nous nous engageons aussi à combattre le nouveau ministère s’il faillit à ses engagements.Indépendants nous fûmes, indépendants nous sommes, indépendants nous resterons.” Au mois de janvier 1912, un certain nombre de dîneurs attirés paf une table plus somptueusement servie nous avait déjà quittés, mais nous allions faire quand même un banquet d’anniversaire quand la maladie vint coucher sur un lit d’hôpital Armand Lavergne.Lavergne vivant ne pouvait être absent d’une fête du Devoir et nous renonçâmes au banquet.Mais je tins à réaffirmer nos sentiments et, dans le Devoir du 15 janvier 1912, j’écrivais: “Cette déclaration, je n’hésite pas jilus à l’écrire aujourd’hui que je n’ai hésité à la prononcer, il y a un an.” Je vous rappelle ceci pour vous permettre de constater la continuité de notre action et la constance de nos principes.Au projet de marine Laurier et au projet de contribution Borden, nous avons opposé les mêmes principes.A l’abandon des droits de la minorité du Kéwatin, les mêmes principes encore qu’à l’abandon partiel des droits de la minorité de l’Alberta et de la Saskatchewan.Et c’est au nom de la même conception de l’honnêteté publique que nous avons dénoncé les scandales de Val-Cartier et le scandale de la peinture Lanctôt.EN FACE DES PARTIS Que ce soit donc réglé une fois pour toutes, et je le répète ce soir dans les termes les plus clairs possibles.En face de tous les partis et de tous les gouvernements, le Devoir restera ce qu’il est, quelles, qu’en doivent être les conséquences pour lui et pour nous.(Longues acclamations) .J’avoue cependant que, depuis que je suis sorti de la fournaise, je suis devenu plus indulgent pour les hommes publics.Je me rends mieux compte de l’importance es-1 sentielle de créer une opinion qui les encourage, les soutienne ou les effraie, et c’est à faire cette opinion, à l’éclairer et à la fortifier de plus en plus, que nous consacrerons le gros de nos efforts.LA CAMPAGNE ANTI-IMPERIALISTE De 1910 à 1915, nous avons poursuivi la même campagne, en nous appuyant sur les memes principes, formulés dans les Résolutions de Saint-Eustache et que nous avions prêchés depuis 1899.“Les événements ont prouvé que vous aviez eu tort”, s’écrient de bonnes gens qui ont besoin d’excuser leur volte-face.Vous aviez nié le “péril allemand” et le "péril allemand” jette répouvanlj dans l’Europe entière., Ceux qui jmrlent ainsi n'ont évidemment pas lu le Devoir.Nous n’avons jamais nié le danger d’une guerre anglo-allemande; nous l’avons au contraire affirmé.Et j’en cite pour preuve, entre dix articles du même genre, cet extrait du Devoir du 31 août 1912: “Sir Wilfrid Laurier a cru devoir prendre la contre-partie absolue et affirmer qu’il n’existe aucune menace de guerre.Il a eu tort, croyons-nous, de s’avancer si loin.Le danger d’une guerre anglo-allemande nous semble indéniable.Sa principale source n’est pas.comme on le prétend, la rivalité économique de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne.C’est la campagne systématique entreprise par les journaux jaunes, comme le Mail, de Londres, et le Star, de Montréal, complices volontaires ou inconscients des capitalistes anglais et allemands, dont la cupidité demande à grands cris de l’or et du sang.C’est de cette manière, — je le rappelais l’autre jour, — qu’une bande de cormorans américains provoqua la guerre contre l’Espagne, en dépit des résistances du président MacKinley.Si une vaste organisation financière, dont les tentacules s'étendent sur tous les territoires de ’Empire, peut provoquer une guer.re, Anglais et Allemands seront V prises avant longtemps.Des i: *l-liers d’être humains périront p‘'1* Vous obtenez * Double Agrément — Double Bénéfice - Double Dividende WRIGLEY La plus grande valeur pour Jus aromatique de ‘Spearmint’ connue partout.La nouvelle saveur “Peppermint” double force.Elle donne un double agrément parce que ces deux différentes et délicieuses saveurs durent si longtemps 1 Double bénéfice parce qu'elle stimule l’appétit et la digestion.Les médecins conseillent d’en faire usage librement après les repas.Double dividende à cause de ses avantages et de son prix économique notoire ! FAITE AU CANADA par W.M.Wrigley, Jr.Co., Ltd.,Toronto.Gomme exquise pour un rien! Norton, 2; Musgrove, 2; LLffitdon, 1; Foster, 1; nelaney, 1.La Casquette: Campbell, 2; Watson, 2; Kearns 1; Multan, 1; Loger, 1; Wilson.1.Ho chelaga: Laîiberté, 4; Robert, 2; Gi-rouard, 1.-9- VICTOIRE DU DELORIMIER IND.Le club DeLorimier Ind.a continue sa marche victorieuse en infligeant un blanchissage au club Albion dans une partie de la ligue Spalding, par le score de 4 à 0.A.Regimbait!, J.Noseworthy et T.Martin, furent les étoiles de la partie.Noms des vainqueurs: A.Désormier, J.Noseworthy, T.Martin, L.Richard, A.Smith, À.Regimbald, I.Prévost, Co-meait Grégoire, Morin, Morritt.SOMMAIRE.Première période.1— DeLorimier, T.Martin.2.00 2— DeLorimier, Noseworthy.2.00 3— DeLorimier, Regimbald .2.00 4— DeLorimier, T.Marlin .8.00 -» LE NATIONAL Dimanche, le 17 janvier, à 10 hrs a.m.aura lieu une assemblée générale des raquetteurs du National dans les salles du club, 250 rue Amherst.Tous les membres et ceux qui voudraient se joindre au club sont priés d’être présents.Plusieurs questions importantes sont à l’ordre du jour, spécialement: Le Carnaval.Le euchre et danse.Les courses du club.Que tous se fassent un devoir d’y assister.A.RACICOT, Secrétaire.Aux jeunes N’oubliez va» l*atelier du DEVOIR pour Vimpeeaaion de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d’invitation.Aux avocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.* .* “ LE MONTAGNARD M Une assemblée très importante du Comité de régie aura lieu ce soir au bureau du président, 52 rue St-Jac-ques.Tous les of (ciers sont priés d’être présents.ELECTION CONFIRMEE (De noire correspondant) Ottawa, 15.— Le décompte dans l’élection des éehevins du quartier Victoria a eu lieu hier -soir, et a confirmé l’élection des éehevins Rice et Larouche.La majorité de ce dernier est diminuée de deux voix, lui laissant un totai de sept de majorité sur M.Sinclair, qui avait demandé le décompte.Atelier d’imprimerie ; LE DEVOIR 43 rue Saint-Vincent TÉL.MAIN : 7461 Célérité, Prix modérés, Travail parfait A TOUS Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impressions.— Faites - en l’essai.* .* .* PRECOCE_VOYAGEUR (De notre correepondant) Québec 14.— Un bambin de 6 ans, de Montréal, fils de M.Alfred Couture et petit-fils de M.Louis Mercier, surintendant de la Voirie à Lévis, a fait seul, hier, le voyage de Montréal à Lévis pour venir voir son grand-père.Sa mère ne s’empressant pas de remplir sa promesse de le conduire chez son grand-père, l’enfant se rendit à la gare Bonnventure où il prit le convoi de l’Express Maritime, On le trouva, la nuit dernière, errant dans lies nues de Lévis.Les parents ont été informés et le bambin sera renvoyé à Montréal.QUATRE DOIGTS AMPUTES • (De notre correspondant) Québec, 15.—Un machiniste à l’emploi de la fabrique d’armes Ross, Armand Mercier, s’est fait prendre une main hier dans la roue d’engre- » nage d’une machine.Conduit à l’hô- 9 pital, il a dû subir l’amputation de quatre doigts.I % \ t VOL.Vi.— No 11 ,E DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 JANVIER 1915 7 COMMERCE ET FINANCE LA BANQUE D’HOCHELAGA CETTE INSTITUTION FINANCIERE VIENT DE TERMINER LA PLUS PROSPERE DE SES QUARANTE ANNEES D'EXISTENCE.— BRILLANTS RESULTATS ET ENCOURAGEANTES PERSPECTIVES.L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Banque d Hoehe-laga a eu lieu à midi, dans les salles du siège central de la Banque, rue Saint-Jacques, sous la présidence de M.J.A.Vaillancourt.Après adoption à Tunanimité des minutes de la dernière assemblée générale, M.Beaudry Leman, gérant-général, a lu le rapport des affaires de la Banque dont on trouvera plus loin la substance.M.le président Vaillancourt a ajouté quelques mots par lesquels il a exprimé tout le travail et l’énergie constante qu’il a fallu déployer pour en arriver aux brillants résultats obtenus.Le Conseil d’administration a été réélu de la façon suivante : MM.J.A.Vaillancourt, président; F.L.4 Béique, vice-président; A.Turcotte, E.H.Lemay, J.M.Wilson, A.A.Larocque et A.W.Bonner.“ Le Devoir ” publiera demain le rapport financier complet de 'la Banque d'Hochelaga, qui a terminé, au 30 novembre 1914, la plus prospère de ses 40 années d’existence.La Banque a réussi, dans une année difficile, et lorsquè partout Tés'établissements de crédit ont eu à souffrir de la crise, non seulement à augmenter ses bénéfices nets de $32,000, les amenant au chiffre imposant de $566,614.39, et à augmenter ses dépôts de $1,200,000 mais aussi à donner à sa clientèle $1,685,557.45 de plus d’escompte que l’an dernier, afin d’aider au commerce, à l’industrie, aux munie pal,ités, aux commissions scolaires, etc., et elle a consolidé sa situation financière en augmentant son encaisse de près ; de $638,000, la portant à $3 197,031.31.Dans le cours de l’année dernière, dix-sepl nouvelles succursales ont été ouvertes, et dix-huit agences.Le rapport du conseil d’administration appelle l’attention des Gouvernements et du public sur l’appui et l’aide qui doivent être donnés à l’agri-culiure, notre grande richesse nationale, qui a été l’un des facteurs les plus importants pour réduire dans ce pays les effets de la crise monétaire universelle.Les directeurs de la Banque d’Ho-chelaga ont confiance dans l’avenir et dans le retour de la prospérité, qui sera d'autant plus solide qu’elle sera dégagée des excès de la spéculation.Les mesures prises par la Gouvernement du Canada pour aider à maintenir une situation satisfaisante dans le commerce et l’industrie du pays, par l’interméd'aire nécessaire des Banques, sont signalées, ces mesures ayant été trouvées opportunes et leur mise en oeuvre rapide en ayant doublé l’efficacité.Le résumé des quarantes années de vie financière de la Banque qui termine le rapport annuel, est très en-, Cou rageant et laisse entrevoir un ' avenir brillant pour la Banque dont le succès est si intimement lié au progrès de la province de Québec et de la ville de Montréal.—-«- DECLARATIONS DE DIVIDENDES Hollinger—4 p.c., quatre semaines, échéant le 28 janvier aux porteurs d’actions inscrits le 21.Montréal Tramways—2Vz p.c.trimestriel régulier, distribuable le 1er février aux actionnaires inscrits le 15 janvier.LA HOLLINGER GOLD MINES CETTE ENTREPRISE SERVIRA DORENAVANT UN DIVIDENDE ANNUEL DE 52 P.C.TELLE EST LA DERNIERE DECISION DE SON CONSEIL D’ADMINISTRATION.Le Conseil d’administration de la Hollinger Gold Mines s’est réuni hier à Toronto et a déclaré un dividende régulièrement distribué par périodes de qùatre semaines de 4 p.c., au lieu de celui de 3 p c., antérieurement réparti, ce qui porte la capitadisat'cn des fonds placés dans cette entreprise à 52 pour cent par année contre 39 pour cent, versés depuis l’inauguration de la distribution des bénéfices, en aucomne 1912.Le premier des dividendes nouveau type—qui sera en même temps le trentième dividende périodique de quatre semaines—sera tlistr.bué le 28 janvier aux actionnaires inscrits le 21, et nécessitera un déplacement de $120 000 contre $90,000 antérieurement.La somme global distribuable annuellement est de cette façon portée de 1 million à $170.000 à 1 million $560,000 se répartissant sur un capital nominal de 3 millions.Le rapport financier de la compagnie sera publié d’ici quelques semaines et l’on s’attend qu’il indiquera une importante réserve de minéral.On se rappellera qu’à l’assemblée générale ordinaire de l’an dernier M.Robbins, directeur-gérant, disait, au sujet de 23 des 44 veines prospectées appartenant à la Compagnie que leur valeur certaine s’élevait à 11 millions $604,800.A cette époque, la j veine No 1 ne marquait que 550 pieds de profondeur.LA BANQUE D’ANGLETERRE LA PROPORTION DE SA RESERVE PAR RAPPORT A SON PASSIF RESTE STATIONNAIRE.LA BANQUE R0YALE SIR HERBERT HOLT RECOMMANDE LA PLUS STRICTE ECONOMIE ET UNE AUGMENTATION DE NOS EXPORTATIONS.—L’ACCUMULATION DES EMPRUNTS.EX-DIVIDENDE Les titres suivants sont ex-dividende aujourd’hui: Banque de Montréal, Dominion ¦ ’ANGLETERRE à.50e (Très rare en librairie).LE PROJET DE LOI NAVALE à.25C GRANDE-BRETAGNE ET CANADA à.25c POUR LA JUSTICE à.25c DEVANT LE TRIBUNAL DE L’HISTOIRE à.25ç LA CONVENTION DOUANIERE à.25c LA CONFERENCE IMPERIALE et le rôle de M.Laurier à.25c Librairie GRANGER FRERES Limitée 43.RUE NOTRE-DAME OUEST, MONTREAL.ON LEUR DEMANDE DE S’ENROLER (Do notre corrosDoüflaut) Ottawa, 15 — Le capitaine McNeill, un sportman bien connu de la capitale, vient d'adresser à tous les clubs de la ville une proclamation engageant les membres à s’en-régistrer dans le contingent canadien.Le capitaine McNeill rappelle à plusieurs anciens membres qu'ils sont officiers dans différents régiments de la ville et qu’il est de leur devoir dans les circonstances de s’en régi strer.On croit que les membres des différents clubs nautiques s’enrégis-treront en assez grand nombre pour demander d’être enrégimentés dans une seule et même compagnie.Un assemblée des membres des clubs sportifs de la ville aura lieu dans quelques jours afin d'organiser la compagnie projetée.FAUSSÉ DECLARATION .Ottawa, 15.— Sir Geo.Foster, ministre du Commerce et du Travail, a nié officiellement une déclaration faite dans une circulaire par M.G.Noël el P.Renson, 11 Saint-Sacrement, MontréaJ, disant qu’ils ont été nommés agents du gouvernement pour aller en Belgique et en France dans l’intérêt des manufacturiers canadiens.Sir Geo.Foster dit que cette déclaration n'a aucun fondement.CITÉ DE MAISONNEUVE Soumissions demandées Des soumissions pour la finition intérieure de la Station de Police et Feu de la Cité de Maisonneuve seront reçues jusqu’à jeudi, le 21 janvier à midi.•Lès plans et devis peuvent être examinés au bureau de l’Ingénieur de la Cité.Marius DUFRESNE, Edifice de la Banque de Toronto, Coin Ontarioet Lasalle, Maisonneuve.Les soumissions devront être a-dressées au bureau du Secrétaire-Trésorier de la Cité de Maisonneuve, M.M.-G.Ecrément, et devront être accompagnées d'un chèque accepté au montant de 10 p.c.de la soumission.•Le Conseil ne s'engage à accepter ni la priis basse, ni aucune des soumissions'.Marins DUFTŒSNK, Ingénieur de la Cité.AVIS LEGAUX PROVINCE DK QUEBEC, district de Montrent, Cour Supérieure, No 1«24.1 H Caillé et al.vs De M.Caugloig et vir, Lè 25ètne Jour de Janvier 1915, li dix heures de l’Hvant-mldl.b la plaee d’affaires des dits défendeurs, au No 2185 rue Ontario Est, en la cité de Montréal, seront venou-.par autorité de Justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cell" cause, consistant en tables de pool.et-.Condt-tfii's ; argent comptant.G.K, pigeon.H.C.S.Montréal, 15 Janvier 1915.Compagnie det Tramwayt de Montréal AVIS DE DIVIDENDE Avis est par les présentes donné qu'un dividende trimestriel de deux et demi pour cent (2VaVe) pour le trimestre finissant le 31 décembr ‘ 1914 a été déclaré sur le capitaj-ac-tions libéré, payable aux actionnai-,res inscrits à la date du vendredi ,15 janvier à 4 heures p.m., et quf ce dividende sera pavaMe le 1er février 1915.Par ordre du bureau, Patrick DUBEE, .Secrétaire-trésorier.HOTEL LORTIE LIMITEE Avis est donné au public que, en venu de la loi des compagnies de Québec, il a etc accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du 28 novembre 1914, constituant en corporation MM.Louis Lortie et Ernest Boucher, commis de bar.Elle Gagne, bourgeois, Magloire Lortie, couturier, Albert St-Louis, commis de bar, de la cité de Montréal, dans les buts suivants : Exercer en général et dans toutes ses branches le commerce d’hôteliers et de restaurateurs conformément aux prescriptions de la loi des licences de Québec ; Acquérir par achat comme un commerce en opération et exercer le commerce d’hôtel actuellement exploité dans la cité de Montréal par Napoléon Gagné, 1105 rue Sainte-Catherine Est, avec son installation, ses meubles, fonds de commerce, licence, clientèle et tous ses autres biens mobiliers en général et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Acquérir par achat, échange, bail ou autrement de toute personne, société ou compagnie tout commerce d’hôtel ou de restaurant avec ou sans les terrains et les bâtisses, servant ou destinés à leur exploitation et leurs installations, meubles et autres biens en général et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Acheter ou autrement acquérir et posséder toute propriété Immobilière qui peut être nécessaire aux fins de la présente compagnie, et payer telle acquisition ou détention en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Vendre, échanger, louer, toutes ou chacune de ses propriétés mobilières ou immobilières, en disposer ou en faire le commerce autrement et emprunter de l’argent sur la garantie d’icelles ; Construire, maintenir et exploiter sur tous terrains acquis ou détenus par la compagnie, des hôtels, restaurants et toutes autres bâtisses qui peuvent être nécessaires pour les fins de la présente compagnie ; Acquérir, posséder, vendre, céder des actions, débemures ou autres valeurs de toute autre compagnie ou personne engagée dans le commerce que cette compagnie est autorisée à exercer ; Kaire et exécuter tous les autres actes et choses qui peuvent être utiles ou paraître avantageux pour mener â bonne fin aucun des susdits objets non contraires aux lois et réglements de la vente des liqueurs enivrantes sous le nom de “Hôtel Lortie Limitée”, avec un capital social de vingt mille piastres (?2(),()n chacune.Lu principale place d’affaires de la corporation, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce vingt-huitième jour de novembre 1914.C.J.SIMARD, 6129 Sous-secrétaire de la province.AVIS PUBLIC est par les présentes donné que la Cité de Mais mneuve s’adn ssera s la Législature de In Province de Quézec, il cette session commençant le 7 janvier cou rant, pour obtenir les amendements suivants a sa charte, à savoir : pour fixer a l’avenir la date des élections municipales nu premier jour juridique du mois d’avril ; pour obtenir un décret autorisant la construction d'un pont libre pour nié tons, voitures et tramways et reliant l'îie Jésus â Pile de Montréal, et ee aux frais des cités de Maisonneuve et Montréal, du Village de Saint-Michel de Laval et de In Paroisse du Sault au Kécollet.ce pont devant continuer et compléter le Boulevard Pie IX ; et pour toutes autres fins concernant l’administration et le bien-être de in Cité.Montréal, 7 janvier 1915.TAILLON, BONIN, MORIN ET LARAMEr.Procureurs pour la Cité de Maisonneuve.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1804.— DAME FRANCKS MARGARET McINTOSH, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens d’Ebenezer R.Davies, menuisier, ci-devant du même lieu et maintenant absent, demanderesse, vs LE DIT EBENEZER R.DAVIES, menuisier, ci-devant du môme lieu et maintenant absent, défendeur, et ROBERT NELSON, machiniste, des cité et district de Montréal, tiers-saisi.11 est ordonné au défendeur Ebenezer R.Davies de.comparaître dans le mois.Montréal, 12ême jour de Janvier 1915.— T.Hepatic dép.protonotoire.H.A.Cholette, procureur de la demanderesse.A la chambre—2 PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 862.— Dame Flore Tanguay, de la cité et
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