Le devoir, 19 janvier 1915, mardi 19 janvier 1915
VOLUME VI—No 14 MONTREAL, MARDI 19 JANVIER 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.*.$1.00 ETATS UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Rédadion et Administration 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE A.!• TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE FLOT QUI MONTE Défenses contradictoires BILLET DU SOIR LE TRIOMPHE DES “FOUS M Le flot qui monte, c’est la protestation en faveur de la minorité ontarienne, c’est l’affirmation du principe de l’égalité des races, posé par les Pères de la Confédération à la base de notre loi organique.Tous les groupes et tous les éléments de la race se confondent dans cette affirmation et cette protestation.Du Prince de l’Eglise au jeune universitaire, du professionnel à l’ouvrier, l’union se fait intime et rapide, par le coeur et par la pensée.Les hommes de tous les partis s’accordent, pour la première fois peut-être.Et les témoignages viennent de partout, du fond du lointain Kéwatin comme du Manitoba et de l’Acadie.Ceux-là même qui ont voulu se mettre en travers du mouvement, qui ont essayé de le paralyser en déclarant que, pendant la guerre, on ne devrait point parler de ces choses, se voient contraints d’emboîter le pas.Demain, ils crieront plus fort que les autres pour faire oublier leur conduite d’hier.C’est un spectacle nouveau et qui témoigne de changements salutaires; c’est un spectacle surtout qui permet les plus larges espérances, car si les Anciens apportent à la cause le poids de leur expérience et de leur sagesse, ce sont les jeunes qui ont pris la tête du mouvement — et cela nous promet un meilleur avenir.Des voix anglaises se sont déjà élevées en faveur de la justice.Elles se feront plus nombreuses encore, nous l’espérons; car la lutte qui se poursuit n’offre aucun caractère de provocation.Nous ne demandons que le droit de nous développer librement suivant l’esprit du pacte fédéral; nous ne recherchons que le maintien de la justice, principe de la paix nationale; nous ne songeons surtout à gêner personne dans le libre exercice de ses droits.* * * Cette campagne, en même temps qu’elle cimentera l’union des divers groupes français du Canada, fera disparaître — même chez les nôtres — un certain nombre de préjugés funestes.Nous disons même chez les nôtres, car, il ne faut pas s’y tromper, nous étions en train de nous laisser empoisonner par certaines des pensées qui commandent l’action de nos adversaires.Quand le Hamilton Herald, par exemple, assimile le français à toutes les autres langues étrangères (numéro du 13 janvier), il ne fait que reprendre une thèse qui, pour notre malheur, fut proclamée par l’un des nôtres, en pleine Chambre des Communes, pour justifier la majorité de son refus de garantir l’usage officiel du français dans l’Alberta et la Saskatchewan.Quand d’autres affirment que la guerre rend nos revendications particulièrement inopportunes, ils ne font que reprendre, en la variant plus ou moins, l’antienne avec laquelle on a voulu nous imposer silence ici, dès la début du mois d’août.Quand d’autres encore basent leur opposition sur le principe de l’inégalité des races, ils font, tout simplement, écho au journal canadien-français qui, en 1905, déclarait absurde la supposition que 40% de catholiques pussent jouir des mêmes droits que 60% de protestants, au député canadien-français, hélas! qui qualifiait d'anachronisme la prétention que les deux races associées dans le pacte fédéral pussent être traitées sur un pied d’égalité.Et, si nous n’avions pas à temps et à contre-temps vanté l’absolue liberté dont nous jouissons — en oubliant ceux qui souffraient — le brockville Times, par exemple, ne nous aurait peut-être pas dit (numéro du 13 janvier) que, depuis la bataille des Plaines d’Abraham jusqu’aujourd’hui, nous avons été traités “avec la plus grondé justice et la plus grande générosité’’.Mais tout cela va être balaye par le grand vent, le vent de bonheur, qui souffle du large.L’instinct de la race se réveille, les esprits reviennent à la pensée des auteurs de la Confédération.Et plus la campagne se prolongera, plus ce réveil s’affirmera, plus cette pensée se fera nette.*¦ * * La question est posée devant l’opinion anglaise de telle façon qu’elle ne saurait manquer d’éveiller d’utiles curiosités et d’amener de fructueuses conversions.Les hommes de bonne foi qu’on a égarés en leur présentant les revendications bilingues comme la chose exclusive des nationalistes préalablement travestis en traîtres et en rebelles — seront forcément réveillés de leur erreur en voyant les hommes de tous les partis et les personnages les plus considérables du pays s’y associer.Us seront édifiés en voyant ces personnages qualifiés d’ignorants et de menteurs comme de vulgaires nationalistes, et par les mêmes journaux.Et les contradictions mêmes des défenseurs du règlement XVII devront éveiller le soupçon des honnêtes gens.Car, d’une part, on nous affirme: “Nous ne voulons pas faire de l’Ontario une province polyglotte — PAS MEME UNE PROVINCE BILINGUE.Nous voulons garder l’Ontario province.ANGLAISE, en autant qu’il s’agit de la LANGUE” (Hamilton Herald, 13 janvier); “Les I Canadiens-français qui s’établissent dans l’Ontario peuvent parler le français tout à leur aise, mais ils ne doivent pas chercher à imposer leur langue aux écoles de cette province” (Brockville Times, 13 janvier) ; “Le régime pédagogique des écoles publiques de l'Ontario n’a certainement pas pour objet d’enseigner le français aux enfants” (Brockville Times, 16 janvier), et, d’autre part, le News jure ses grands dieux que le ministère de l’Instruction publique ontarien n’a d’autre objet que de s’assurer que les enfants des écoles bilingues “apprendront à parler, à lire et à écrire LE FRANÇAIS et l’anglais” (numéro du 16 janvier).Il affirme que "le gouvernement n'a aucunement le désir de bannir la langue française” (numéro du 11 janvier).D’aussi brutales contradictions ne sauraient manquer d’inquiéter les esprits droits.Et s’ils vont aux sources, ils auront tôt fait de constater au moins deux choses: lo que, dans des écoles fréquentées par 85% d’enfants canadiens-français, comme à Windsor, le gouvernement, ou nom de ses règlements (voir la correspondance Gourd-Colquhoun), interdit tout enseignement du français, — ce qui ruine la thèse du News; 2o que le règlement que l’on prétend maintenu dans l’intérêt des enfants a été condamné, du point de vue pédagogique, par les propres inspecteurs du gouvernement.Et cela les éclairera sur la bonne foi des champions du progrès ^pédagogique.La lutte sera, peut être longue, la minorité finira par obtenir justice.Il y faudra du travail et de la persévérance, la volonté de maintenir le droit et de le faire connaître.Mais l’effort en vaut la peine, puisqu’"i7 y a va, suivant ^’expression du vénérable Cardinal Hégin, de l’union des races, du bon renom et de la grandeur de notre patrie.” Orner HER9UX Finissez, MM.les Boches, car, pour peu que vous continuiez, la guerre va donner raison à tous les fous, à tous les ratés, à tous les illuminés.Les esprits pratiques, par le temps qui court, n’en mènent pas large.Chez nous, c’est l’archevêque de Montréal, puis le vénérable cardinal de Québec, puis le prepiier ministre que personne ne soupçonna jamais d’emballement, qui déclarent, après les nationalistes, et malgré les cris de putois des petits Tartes et de leur congénères, que l’oppression du gouvernement d’Ontario exercée contre nos compatriotes est injuste, inopportune et infiniment regrettable ; c’est le premier ministre de la Puissance, puis le ministre de la Justice qui affirment que le Canada ne doit rien à l’Empire et que sa participation au conflit actuel infère qu’il devra être représenté dans les conseils qui font la guerre et la paix, ce pour quoi on menaçait de la corde, du bâton, du chevalet et autres supplices gais notre directeur.En France, c’est le triomphe de ceux qui réclamaient le service de trois ans et la protection des frontières du nord.Bien plus! un journal sérieux, comme /’Echo de Paris, qui fit silence sur les magnifiques campagnes c/’avanP-guerre de Léon Daudet, périr' ! à Maurice Barrés d’écrire au sujet de ce même Daudet: “Léon Daudet a montré un courage exemplaire, clairvoyant et persistant, quand il a mené avec les plus grands risques sa campagne étonnante.Comment se renseignait-il?Comment ceux qui pouvaient et devaient contrôler ses affirmations retentissantes ne bougèrent-ils pas?Il a déployé le plus beau génie de Eerspicacité et mérité le titre de on citoyen.J’apporte en même temps mon hommage à notre éminent collaborateur, le général Mai-trot.” Cet article est intitulé: “Un côté ténébreux de cette guerre”.Le Canada Va reproduit, mais non pas tout.Il a cru bon de faire son petit Malvy en le caviardant du paragraphe que nous citons plus haut, lui qui ne songeait meme pas à promener les ciseaux de la pudeur la plus élémentaire dans la fameuse étude sur Léonard de.Vinci.C’était alors, ou jamais, le moment de couper la partie lapins essentielle.Mais le Canada, n’a qu’une, pudeur : celle de celer ses sottises.Il n’a vraiment pas intérêt à faire connaître à se$ lecteurs que les “songe-creux”, les “illuminés”, les “fous” ont, en fin de compte, toujours raison contre les gens pratiques.NEMO.LETT! E DE QUE A propos de colonisation LA GUERRE Les nouvelles indiquent que les Allemands et les Français se préparent à de nouveaux combats dans la région de Soissons où les Teutons vont essayer de percer les lignes françaises, au sud de l’Aisne.Pendant que ces préparatifs se font, les Russes continuent, dans la région du bâtis commencé.Québec, 19.— En vingt mini! hier soir, rassemblée législativ fait à peu près le tour du feuille Il y avait peu de députés, le tier; l’assemblée au plus et tous étai si occupés à dépouiller leur cor; pondancc que les ministres ont i sente quelques nouveaux projets législation sans même donner mot d'explication.On n’a su qu’après l’intention ceux-ci.Aujourd’hui, le travail des co missions commence.Les pi miers projets de lois qu’ell étudieront sont assez anodii La bataille viendra plus tar à propos du bill de Montré; probablement et sûrement à pro;, du bill de la cité de Québec.La lui qui se fait dans la presse locale au son écho devant la commission d législation privée.Le gros sujet di conflit est l’éclairage de la ville que celle-ci veut se faire autoriser à mu-nicipaliser.Jeudi, nous entendrons le nouveau trésorier pour la première fois à la législature.Parmi les projets de loi ministériels annoncés hier soir, il en est un qui obligera tous les limiers privés à se munir d’un permis avant de pouvoir exercer leur métier dans la pro vince de Québec.Toux ceux qui trafiquent de leurs fonctions sauront ainsi à qui ils ont affaire.Un autre complétera la loi concernant les caisses populaires.On pré cisera aussi la loi concernant la commission des services d’utilité pubii que, quant au partage des frais de ceux qui ont recours à sa juridiction.De même, l’on ajoutera à la loi d’impôt sur les successions un paragraphe décrétant que l’exemption en faveur des premiers quinze mille piastres ne compte que pour la succession globale quelle que soit la province où sont situés les biens.Le ministre de l’Agriculture demande aussi que Tannée financière des cercles agricoles finisse avec l’année fiscale.* * * On distribue rarement le rapport du ministère des Terres avant le débat sur l’adresse: il serait trop utile à ceux qui soutiennent que Ta colonisation ne va aussi bien que le chante annuellement le discours officiel.Le tableau des octrois de terre qu’on trouve dans ce rapport appuie encore une fois notre prétention.On a concédé un peu plus de lots cette année que Tan dernier,—quatre-vingts, environ, — mais il en est revenu beaucoup plus aussi à la couronne que Tan dernier.Trois cents cinquante lots ont été abandonnés en 1913-14.C’est-à-dire qu’on a concédé 2,200 lots et qu’on en a repris environ 970.Vous voyez que le résultat net est maigre.Le rapport de la colonisation dans l'Abitibi est-il aussi magnifique qu’il en a Tair?Jugez-en.On dit qu’il y a 68,134 acres de concédés pour la colonisation.La superficie cultivée est de 1,152 acres seulement, bien qu’il y ait en outre 576 acres d’abatis ramassés et 1,280 d’a- A propos de colonisation la distribution des deniers publics pour la construction des chemins de colonisation trahit toujours la rancune politique.Argenteuil, L’Ilet, Pontiac, Terrebonne, Montcalm, tous comtés de colonisation représentés par des ____ U1_ luu;> oppositiannisles, reçoivent a peine pondu verbalement à Armand La- achevés.Et il devient de plus en i quelques centaines de piastres.On vergue ce soir que le nommé G.-P.* t .•« .* ’ o : i i : .-1 4 A .-I TNT 1 ’ i » r» Il Tl » c: c i /¦»« n r»tv Caucase et dans l’Anatolie leurs succès contre les Turcs.Et, du côté de la Pologne russe, le général allemand Mackenzen laisse prévoir une longue et difficultueuse compagne pour la neuvième année du Kaiser.Chez nous, les préparatifs de la session de février sont presque tous ilion.(ici l’opinion de M.Carufel sur le veinent de la colonisation: ' es inscriptions pour les régions olonisation ont été en nombre moindre que Tan dernier sauf r l’Abitibi où elles ont été plus doublées.Le mouvement de rapatriement a actif et a fourni de bons colons ce à une série de conférences que i données, dans le cours de dé-nbre dernier, en compagnie de M.Iras, dans les états du Connecticut du Rhode Island.Mon agence a fait sur demande, ’x Etats-Unis, dans la province de icbec, ainsi qu'en France et en Igique, une distribution notable v brochures et de cartes régionales ai a amené une correspondance im-ortante et décidé nombre de bonnes ens à s’établir sur nos terres vierges.“Il y a eu beaucoup de demandes ^our les fermes partiellement défrichées.Ce sont les immigrants et les Canadiens des Etats-Unis qui recherchent le plus des établissements dans ces conditions.Ces fermes dans les régions de colonisation, se vendent à de meilleures conditions que dans les vieilles paroisses.“Les immigrants qui se sont dirigés vers nos régions de colonisation, et le nombre en est remarquable, avaient des économies et de l’expérience en agriculture et peuvent être considérés comme bonne acquisition.” Jean DUMONT P.S.—M.Jean Prévost est arrivé à Québec, hier soir.Projets de loi votés en deuxième lecture hier soir: 15 janvier.— Loi conférant à l’Armée du Salut le pouvoir de faire les actes et tenir des registres de l’état civil.15 janvier.— Loi constituant en corporation la municipalité du Lac-Tremblant-Nord.15 janvier.— Loi annexant la municipalité scolaire de la paroisse Saint-Marc de Montréal à la Com mission des écoles catholiques de Montréal.15 janvier.— Loi amendant la charte de la Société des artisans Canadiens-Français.15 janvier.— Loi annexant la mu nicipalité scolaire de la paroisse Saint-Anselme, dans le comté de Maisonneuve, à celle des écoles calholi ques de Montréal.15 janvier.— Loi annexant la mu nicipalité scolaire du village de Té-treaultville de Montréal, dans le corn té de Laval, à celle de la commission des écoles catholiques de Montréal.15 janvier.— Loi amendant la charte de la cité de Maisonneuve.15 janvier.— Loi prolongeant le délai prescrit par l’article 7096mm des Statuts refondus, 1909, en ce qui concerne “The Anglo American Trust Company.” INTERPELLATIONS M.Francoeur.— 1.Le gouvernement a-t-il confié à un nommé Paul Renson une mission spéciale auprès du gouvernement belge?2.Dans l’affirmative, quelle est la nature de cette mission?Sir Lamer Gouin: 1.Non.En outre, sir Lomer Gouin a ré- QUE LE TRAMWAY PAIE ET IL SERA ENTENDU M.McDonald veut que le bureau des commissaires exige que la compagnie des tramways soit en règle avec la ville, avant de discuter une franchise.— MM.Côté, Hébert et le maire ne veulent pas cela.LE TRIO TRIOMPHE Bien que M.Thomas Côté ait déclaré aux journaux la semaine dernière qu’il n y avait pas urgence à régler la question de la franchise des tramways, le bureau des commissaires n’en a pas moins passé toute la journée d’hier a dépecer le projet Martin pour .e faire avaler bouchée par bouchée à MM.McDonald et Ainey.Le débat menaçait de durer, mais un discours de M.Côté y mit fin.Un amendement et une résolution de M.McDonald furent rejetés, tandis qu’une résolution et un amendement de M.Côté passaient sans encombre.M.McDonald, s’élevant contre le fait que la compagnie retardait le paiement de certaines sommes dues a la ville, déclara que le meilleur moyen de les obtenir était de menacer le tramway de lui refuser une franchise tant qu’il n’aurait pas ré-g.é ses comptes avec la cjté.M.Côté ne voit pas de nécessité de mettre ainsi le couteau sur la jporge de la compagnie ; ii croit qu’il est possible de chercher à rentrer dans les diverses créances de la ville tout eu cherchant une solution au problème du tramway.Dans la soirée, ainsi qu’il avait été décidé par résolution à la séance de Taprès-midi, M.le maire, le commissaire Hébert et le trésorier de ia ville, M.Arnold!, eurent une entrevue avec les autorités de la compagnie des tramways, au sujet des créances plus haut mentionnées.Cette entrevue fut très satisfaisante de part et d autre, paraît-il, et on se réunira à midi, aujourd’hui, dans le cabinet du maire Martin, pour le règlement de ces dettes.M.Martin ouvre la discussion en demandant d’en finir avec la question des tramways, puisqu’il y va de l’intérêt et du confort des citoyens, il suggère que, dans ce tout, le bu toute discussion ou négociation entre la compagnie des tramways et la ville de Montréal soit ajournée jusqu’à ce que les montants qui nous sont dûs par notre locataire, la compagnie des tramways, comme pourcentage de recettes et pour enlèvement ide la neige ($603,000), soient rentrés dans le trésor de la ville et que le trésorier nous ait fait rapport en ce sens; et aussi, jus-mua ce que le service qui a été réduit récemment dans le quartier Longue-Pointe, sans prévenir la ville de cette réduction et sans justification apparente, soit rétabli comme il était auparavant; et aussi, jusqu’à ce que nous ayons des renseignements très précis sur la réduction de 20 p.c.qui a été faite dans le service au cours de Tannée dernière, selon que le rapporte notre ingénieur.” M.Ainey appuie cette résolution.M.COTE PLAIDE POUR LA COMPAGNIE M.Thomas Côté, qui prend ensuite ila parole, est surpris d’entendre M.McDonald dire à ses collègues qu’ils veulent étudier la question des tramways à grande vitesse.‘‘Nous avons commencé, dit-il, à discuter cette question au mois de juillet dernier, et, si nous avons ajourné la discussion, c’était à la demande de M.McDonald, afin de lui donner le temps de considérer la question sous toutes ses faces.Nous n’avons certainement pas procédé à grande vitesse jusqu’à présent.Nous avons ajourné chaque fois à la demande de M.McDonald.Nous avons compris l’importance de ce problème, nous avons compris qu’il ne fallait pas en hâter la solution; mais nous avons compris aussi qu'il fallait arriver à une solution.Appuyé par M.Hébert, M.Côté .eau dies commissaires siège trois propose ensuite, en amendement à fois par jour s’il le faut.Il voit avec *a Tesohdll1>11 McDonald, que le tré-plaisir que le Conseil des métiers et sor.,er de la ville, M.Arnold!, le du travail a chargé un comité spé- |pinre Martin et le commissaire Hé-cial d’étudier la question ,et que ce- bert _ s abouchent immédiatement lui-ci a fait un rapport favorable à son projet de règlement.Ici, M.Ainey remarque que le comité se prononce en faveur de la municipalisation du service des tramways, et que de cela le projet du maire ne parle nullement.M.Martin répond qu’il a toujours été ______ en faveur de la municipalisation du seconde l’amendement (Te M.* Côté! avec les autorités de la compagnie des tramways pour le règlement de diverses créances, et que, dans Tin-tervalle, le Bureau continue de discuter la quesition des tramways.M.HEBERT A LA RESCOUSSE M.Hébert dit ensuite pourquoi il plus évident que le ministre des finances demandera un nouveau budget de 100 millions pour fins militaires.SUR L'AISNE CONGRES DE COMMISSAIRES Il y aura le dimanche 31 janvier, dans la paroisse Saint Enfant-Jésus .tylu Mile-End, un grand congrès des "membres des diverses commissions scolaires indépendantes de Montréal.Le surintendant de l’Instruction publique, M.de La Bruère, et l’inspecteur général, M.Magnan, y assisteront et prononceront des conféren-fes.M.Tabbé J.N.Dupuis, visiteur ’des écoles, y prendra aussi la parole, de même que M.l'inspecteur Miller.et le soir, et diner en commun.Nous donnerons prochainement d’autres détails.LA SOCIETE D'AGRICULTURE DU COMTE D’HOCHELAGA Demain, le 20, à deux heures de Taprès-midi, aura lieu, au bureau de M.le notaire J.Alex.O’Gleman.90 rue Saint-Jacques, l’assemblée générale annuelle de la Société d’Agricul-ture du comté d’Horhclaga.L’élection du bureau ae direction Il y aura deux séances, Taprès-midi se fera à cette réunion.Le succès des Allemands sur les bords de T Aisne,pendant ces derniers jours, leur a donné l’idée de reprendre l’offensive sur ce point afin d’essayer de passer sur la rive sud de cette rivière.Ils massent des troupes nouvelles sur la rive nord, disent les dépêches et des renforts leurs arrivent tous les jours, de Bel-g.que et de Pologne.Les Français se préparent, de leur côté, à celte attaque, que la crue des eaux de T Aisne rendra difficile peut-être pendant quelque temps.Un correspondant qui a visité les lieux exprime l’opinion que les Allemands fait exception pour le comté de Jo- Noël n’a aucune mission du gouvtr-liette, représenté par je chef de Top- nement.des routes, devenues impassables, et charge des Princess Patrie a, sur la résistance acharnée de Tannée un champ de bataille du nord de russe, qui, à la faveur des nuits Ion- la France, non plus nue des ru rayent toutes les onérations aile- se passera quelques jours avant que mandes sur ce front.Ceci indique le ministère de la Milice, à Ottawa, bien que la campagne allemande en ait des détails complets à ce pro-Pologne ne saurait aboutir avant le pos.On dit, de Salisbury Plains, printemps.que le prochain bataillon à aller au Des dépêches soulignent Tavan- feu sera le I7ème, de la Nouvelle ce des soldats du tzar en Transylvanie et leur proximité de la Hongrie où ils peuvent pénétrer à travers les Carpathes, par des passes dont ils se seraient déjà assuré la possession dans les montagnes.C’est, toutefois, du côté d’Erzéroum, en Anatolie, une des provinces de auront fort à faire pour franchir a-; la Turquie d’Asie, que les vec succès l’Aisne, commandée, au i font les progrès les plus ci Russes ________________.progrès les plus considéra- sud ,par !e feu de puissantes bat-1 blés, de ce temps-ci.Il y a une di-teries françaises.Les Teutons ont zaine de jours, ils cernaient et déjà bombardé un faubourg de i anéantissaient, dans le Caucase, un Soissons.11 se pourrait, au dire ! corps d’armée turc et le froid en des critiques militaires, que.toute ! anéantissait presque tout un autre.cette région fût.bientôt le théâtre de violents engagements, où Tob-jectif alemande serait de réussir, par cette diversion, à enrayer la campagne française dans l’Alsace.Du côté de Be'gique, regain d’activité des Allemands près d’Y-pres.Il n‘y a nul doute que l’avantage remporté par les troupes teutonnes sur la rive nord de TAisne est grossi par Berlin afin d’accroître le zèle de ses soldais sur les différents champs de bataille sud.LES RUSSES du Depuis, les Russes ont capturé les Ecosse, dans lequel on a déjà pris 82 hommes pour remplir les cadres du “Princess Patricia”.Ceci limiterait donc à 82 les pertes subies par le “Princess Patricia” dans sa première charge.Le correspondant de la Gazelle à Londres rapporte que, dans les cercles militaires, on croit au départ prochain des troupes canadiennes de Salisbury, soit pour le sud de la France, soit bons d’Angieterre, — peut-être même en Egypte, — pour y compléter leur entraînement et refaire leur santé générale.D’Ottawa, des correspondants gé transports et les ravitaillements des i néralement bien informés écrivent débris do l’armée turque en retra'i-jgue, lors de la session de février, le te, l’ont suivie dans l’Asie Mineure1 —i-i-h— -i-1—- i- et, vu Timmobilisation de la marine turque par des escadres russes, dans la Mer Noire, les soldats ottomans sont maintenant en pleine déroute, sans vivres et sans matériel de guerre, essayant de regagner leur base d’opérations, la ville d'Er- ministère demandera une somme de 100 millions au parlement pour dépenses militaires au cours de 1915 seulement.En moins d’un an, nos représentants auront donc affecté 150 millions aux fins de la guerre actuelle.Ceci, sans comprendre l’argent nécessaire aux pensionnaires de zéroum, coupée elle-même de toute Vutut que'la guerre multipliera sans communication avec 1 extérieur.|,doute.Allx Etats-Unis, des sommes Des cinq corps d armée turcs expe-j Cons|c]^raj)jes sont affectées au ser-dies en territoire russe par Enver i vjce des pensions militaires; il y a Pacha et le general von Sanders, il 7^000 pensionnaires, qui coûtent Un correspondant américain actuellement en Pologne a réussi à faire passer, de l’armée allemande qu’il accompagne, à Londres, une communication dans laquelle il décrit les difficultés avec lesquelles les soldats du général Mackenzen, commandant de la neuvième armée allemande, en Pologne, se trouvent aux prises pendant leur campagne.D’après Mackenzen lui-même, la brièveté des jours d’hiver, — cinq ou six heures de soltfU sont la moyenne des Journées, à cette saison-ci, Il n’y a encore nulle confirma-dans cette région, — le mauvais état tion officielle, par Londres, de la en reste à peine deux, commandés par le général allemand Lange, tandis que les Russes sont à trois jours de marche d’Erzéroum.Il se pourrait que cette série d’insuccès turcs compromît gravement le prestige des géné nux et des officiers allemands oui avaient pris la direction des opérations, en Asie Mineure et dans le Caucase, avec l’assentiment d’Enver Pacha.NOS SOLDATS annuellement $172,500,000 à l’Etat, à part les frais d’administration, soit une moyenne approximative de $220 par tête.On peut donc se faire une idée, encore qu’imparfaite, de ce que nous coûtera la guerre, en intérêts sur les capitaux dépensés et en frais de pension nux soldats survivants et aux familles des soldats morts à Ten-nemi, pendant des années après que la paix aura été faite.Georges PELLETIER.service des tramways, mais qu’il n’en parle pas dans son projet parce qu’il est impossible à Theure actuelle.POURQUOI SE HATER ?M.McDonald intervient.Il trouve que cette hâte de ses collègues à vouloir régler la question des C’est parce qu’il veut que la question des tramways soit réglée une fois pour toutes.M AINEY PARLE BON SENS.M.Ainey dit aussi quelques mots.Il proteste contre les empiètements des grandes compagnies.Il s’écrie que le projet de M.Martin ne con- tramways n’est pas en harmonie , Gent pas 1111 seul mot pour /’ouvrier, avec les préoccupations qui doivent! , ,Iîla,re riposte que son projet de " ¦ ¦ • ¦ réglementa surtout pour but de sa- tisfaire les demandes des ouvriers, comme ceux-ci ont pu d’ailleurs en juger, lorsqu ils en ont lu les diverses clauses dans les journaux.Il ajoute que son projet est susceptible d être amendé, qu’il ne tient qu’à M.Ainey de proposer les a-mendements qu’il voudra.Le maire Martin annonce ensuite qu’il a, par téléphone, pu arranger une entrevue avec les autorités de la compagnie des tramways pour 6 heures 30, afin de discuter le règlement des deux créances de $603,-000.M.McDonald demande alors que sa résolution et l’amendement de M.Côté soient laissés sur la table jusqu’au lendemain, jusqu’à ce que Ton connaisse le résultat de cette entrevue.Le maire Martin et M.Côté s’opposent à cette demande.On a déjà trop retardé, disent-ils; U faut avancer à quelque chose.Ils ont •d'ailleurs pleine confiance dans le résultat de l’entrevue, et ce ne sera pas la première fois que la ville et la compagnie seront parvenues être celles du bureau des commissaires.Pourquoi se presser d octroyer une nouvelle franchise à la compagnie des tramways ?Elle ne se presse pas, elle .lorsqu’une demande lui est faite.A la dernière séance, continue M.McDonald, on a attiré votre attention sur le fait que, depuis le mois de septembre ¦dernier, la compagnie des tramways garde les $603,000 qui devraient ¦être dans le trésor de la ville, puisque c’est le pourcentage de recettes dû à celle-ci.Au mois d’octobre, et ILeu sait si la ville avait besoin alors d’argent, le maire a essayé de faire rentrer cette somme dans le trésor municipal, mais a compagnie n’a pas encore fait de réponse officielle.11 est vrai que, dans le règlement 210, la date lu paiement de ce pourcentage n’est pas mentionnée, mais il y est dit que tous les trois mois la compagnie soumettra à la ville un état de ses recettes et du pourcentage dû à celle-ci.De sorte que, conclut M.McDonald, 1 interprétation du règlement, étant ! ^ s’entendre sans recourir aux cours donne qu aucune date n est speci-; de justice.On vote alors sur Ta- fiée, doit être cele-ci : qu'un état j de compte est dû dès qu’il est sou-mis.Mais il y a plus, reprend M.McDonald, la compagnie n’a pas encore payé à la ville sa quote-part, soit $100,000, pour l’enlèvement de la neige durant Thiver dernier.Au compte que la ville lui fait pour Tenlevement de la neige, la compagnie oppose un autre compte que la ville lui doit, et elle traîne ainsi les choses en longueur, sans jamais manifester le désir de payer.Il y a aussi le cas du service des tramways à la Longue-Pointe.Pour une raison ou pour une autre, ou sans aucune raison, la compagnie a réduit con-sidéraiblement son service, et Ton sait r- * AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.RTâv^ cat, 72 Est rue Notre-Dame.Tél Bell.Main 2679.Boite Postale 356.— Adresse télégraphiai!* “Nahac.Montréal”.w ’ Tél.Main 1250-1251.Codes : Ltebera West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue 3aint-Jacqn«* LAMOTHE.GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Télé-hone Main 3215.J.C.Lamothe LL.C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J, Maréchal Nantel UOA' 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rires, 19.—Le silence que le ^ rapport officiel allemand garde sur Soissons, où les soldats du Kaiser ¦ont obtenu un succès, et la déclaration française disant que la situation n’est pas changée, portent à croire qu’un violent combat est imminent en cet endroit et que l’acal-mie présentement temporaire ré-suite du fait cju aucun coté ne veut risquer un mouvement offensif dans Je circonstances présentes.Sur le front occidental, il y a eu des engagements en divers endroits, mais la température joue un rôle important.L’orage en Belgique a réduit les opérations à des duels d’artillerie et la neige dans les Vosges et a 1 autre extrémité de la ligne rend le combat extrêmement difficile.Dans l’Argonne, la bataille est incessante, et chaque côté réclame les succès.Pour le moment, les Allemands semblent être plus sur l’offensive que sur la défensive.* LA PROCHAINE BATAILLE Londres, 19—L’opinion générale veut que la prochaine grande bataille se livre dans la région de Soissons.Au cours de la semaine dernière, ries renforts considérables ont été dirigés u 1 .Prusse, de l’Allemagne et de la Belgique vers l’Aisne.Les Alliés, de leur côté, continuent leurs travaux de défense sur la rive sud de la rivière, afin d’être prêts à repousser l’attaque des troupes allemandes lorsque l’Aisne rentrera dans son lit.BULLETIN OFFICIEL Paris, 19.—Le communiqué officiel suivant a été émis, hier soir : Après l’explosion d'un dépôt de munitions par un obus, la partie du village de La Boisscile, 20 milles au nord-est d’Amiens, occupée par nos troupes, a Cié brûlée et évacuée.Ce-^pendant, le territoire évacué a été repris dans une vigoureuse contrc- 1 attaque le matin du 18.L'ennemi a bombardé Saint-Paul, près de Soissons.Dans la Champagne, quelques aé-j roplanes allemands ont volé au-dessus de nos positions.Ils ont été reçus par nos canons et nos mitrailleuses et deux ont été amenés à 1 terre, à l’intérieur de nos lignes, près de Bar-le-Duc.Les aéi planes n’ont été que légèrement endomma-j gcs.Les quatre aviateurs ont été ' faits prisonniers.La tempête de neige continue de TArgonne aux Vosges.LES ALLEMANDS NE PASSERONT PAS PAR SOISSONS | Département de l’Oise, France, 19.— Il est peu probable que les Allemands réussissent à percer les iignes des Alliés à Soissons dans un avenir très rapproché, malgré tous .les régiments de soldats d’élite qu’ils ont fait venir de la Prusse.Comme il est pratiquement impossible à l’ennemi de traverser la rivière de l’Aisne, soit au nord, soit au sud de la ville, il ne lui reste qu’un passage, c’est la ville elle-même.! Comme une bataille à travers les ' rues serait longue et meurtrière, les Allemands préfère'i# rester où ils sont, tout en fnisai f ane guerre d’escarmouches aux avant-postes des Allies, pendant qufc les artilleries ennemies engagent chaque jour de sanglants duels.Dans la vallée de PAisne cependant les ruines continuent à s’entasser: Attichy est l’objet d’un sérieux bombardement depuis que! ques jours; à Tracy-le-Val, la situation est des plus curieuses : Allemands et A'.iés occupent chacun une partie du village, bâti sur h flanc d’une colline.Des corps de cavalerie allemande, pendant ce temps-là, pénètren! jusque dans la forêt de Compiègne où plusieurs escarmouches ont déjà eu lieu.LES OPERATIONS EN FRANCE Paris, 19.— Un témoin oculaire de ce qui s’est passé dans la zone ouest de la guerre en ce qui regarde les opérations de l’armée française raconte ce qui suif: La période qui s’est écoulée du 5 BU 15 janvier a été comme une espèce de préliminaire marquée par des variations extrêmes de température — pluie, neige, vent, brouillard et boue.Comme résultats, les opérations se sont ralenties.Les événements dignes de mention sont : “lo.Le renfort et l’extension de nos mesures stratégiques sur la rive droite de l’Yser entre Saint-Georges et la mer.L’offensive allemande dans rette région s’est anéantie sur l’Yser; nous nous sommes d’autre part, établis sur un grand espace de terrain 'nùvcrt, de l’autre côté de la rivière.2o.La bataille qui s’est livrée aux environs de Soissons, au cours de la- guelle notre offensive avait débuté rillamment, a été empêchée par la crue des eaux de l’Aisne qui détruisit trois ponts dont on avait absolument |)esoin pour permettre que des renforts fussent envoyés sur la rive droite afin de faire face à une très forte attaque de l’ennemi; il s’en est suivi une retraite (te nos troupes sur ane distance de moins de 1,900 metres (un peu plus d’un mille) le long d’un front de bataille réduit à 3 milles.3c.A signaler les nouveaux progrès que nous avons accomplis dans la région de Perthes et l’echec de Imites les contre-attaques de Tcnne-mi.“4o.L’échec des assauts allemands dans l’Argonne.5o.La poursuite et le maintien de Aos succès dans la Haute-Alsace.' Le témoin oculaire rappelle ensuite te qu’il intitule: “Notre succès sur la rive droite de l’Yser”, attirant l’attention sur les importants résul-lats obtenus dans cette région de-puis le commencement de décembre.“A cette date,” dit-il, nous ne tenions en face de la ville de Nieuport ju’iine étroite lisière de terrain.Les illiés se proposaient d’étendre leurs Sgnes et leur but a été atteint depuis ïü mer jusqu’au sud de Saint-Geor-jes.“Le compte rendu complète les dê-lails de la prise de Saint-Georges, à partir de la première attaque qui eut deu le 22 décembre; il rappelle en-luite les nombreux succès remportés tt les charges brillantes exécutées par les troupes françaises et des colonies.Il conclut en affirmant que la posi-lion des alliés sur la rive droite «le rYser a été finalement assurée par la possession d’une large clairière.^‘Dans cette région”, dit l’auteur |u communiqué, l’Yser a fait obsta-;lc à la grande offensive allemande en octobre et en novembre, mais le même fleuve n’a pû empêcher la nôtre.“Le 11 janvier,” continue toujours le même témoin, nous avons subi une violente canonnade mais nous n’avons pas fléchi, et, à midi, le 15 janvier nous repoussions une très vive attaque en restant maîtres du terrain.” La bataille de Soissons qui débute, de la part des alliés, le 8 janvier dernier, est décrite comme suit: “Dans ces combats qui furent entièrement locaux, notre offensive a été couronnée du succès le plus complet, le fi, le 9, et le 10 janvier; mais elle fut, un peu plus tard enrayée par la crue des eaux de l’Aisne.La bataillcj dès le premier jour, a été particulièrement violente et les exemples d’héroïsme sont nombreux.Une centaine d’interprètes français qui furent entourés au cours d’une attaque à ta baïonnette, refusèrent de se rendre et ils furent tués après avoir infligé de lourdes pertes à l’ennemi et l’avoir empêché de faire des progrès sensibles.Rappelant le combat du 10 janvier, l’auteur de la correspondance dit: “Le moral des troupes est excellent, en dépit de ses pertes qui se chiffrent à 548 blessés, (le nombre des morts n’étant pas encore connu).Au cours de la nuit du 11 au 12 janvier, la situation du côté des alliés s’est compliquée de la crue des eaux de l’Aisne, du mouvement offensif des Allemands, et de l’impossibilité pour les Alliés d’obtenir des renforts.Les préparatifs de la retraite, ont été effectués en bon ordre dans le cours de la nuit du 13 au 14 janvier.De Soissons à Perthes, l’engagement s’est limité à des duels d’artillerie, l’avantage restant en définitive aux alliés.“Dans la région de Perthes, les Allemands ont essayé, de façon persistante à regagner le terrain perdu.Non seulement ils n’y arrivèrent point, mais ils ne purent nous empêcher d’effectuer de nouveaux progrès.Les pertes allemandes dans cette partie de territoire, ont été très lourdes, dit-on.La bataille qui se livre dans l’Argonne revêt aussi un caractère très violent, les alliés laissant Elusicurs officiers sur le champ de ataille.Dans la région de Verdun et sur les hauteurs de la “Meuse”, le “témoin oculaire”, dit: “Notre artillerie a souvent réduit nu silence celle «le Tennemi.” A Bris le Prêtre, nos progrès, durant deux mois, ont été continus.“Des excellents résultats obtenus en Haute-Alsace auraient encore etc accrus si la condition du champ :1e bataille n’avait pas affecté la série des opérations; les soldats ont beaucoup souffert des rigueurs de la température — de la pluie, de la neigi: L’EMPRISONNEMENT DU CARDINAL MERCIER Rome, 19.— Un messager spécial envoyé par les autorités religieuses beiges est arrivé à Rome hier soir, avec un rapport complet: sur l’incident 31ercier.On y constate: lo que les Allemands se sont emparé de 15,000 co-i pies de la lettre du Cardinal Mer-j cier chez l’imprimeur Dessain, à| Malines; 2o qu’ils ont condamné ce ; dernier à une amende de $125; 2ol dernier à une amende de $125; 3o ! cette lettre dans nombre de paroisses; 4o qu’ils ont envoyé trois of- ficiers, le 2 janvier, au Palais de l’archevêque pour l’interroger; 5o qu’ils ont empêché Son Eminence de présider une cérémonie le 3 janvier; 6o qu’ils ont détenu le cardinal toute la journée du 4 janvier dans son Palais; 7o qu’ils se sont présentés le 6 janvier au Palais avec le texte d’une rétractation qu’ils lui demandèrent de signer mais que le cardinal refusa.Ces ordres venaient du gouverneur-général Von Bissing, qui envoyait scs émissaires de Bruxelles à Son Eminence.NOS COMPATRIOTES DEJ0R0NT0 ILS GOUTENT LES DOUCEURS D’UNE SOIREE FRANÇAISE A LA REPRESENTATION BIEN REUSSIE D’UN DRAME INTERPRETE DANS LEUR LANGUE.Versailles, Vidricaire & Boulais LIMITEE BANQUIERS ET AGENTS FINANCIERS Nous avons $200,000 à prêter en montants de $5,000 et plus sur première et deuxième hypothèques, sur balances de prix de ventes et autres garanties.EDIFICE VERSAILLES, 90 Saint-Jacques, Montréal.et de la boue.Rappelant les exploits du corps des aviateurs français, le “témoin oculaire” dit: “Ce fut le lieutenant Von Ballens-tein, non pas Von Falkenhayen, tel que rapporté par erreur, qui fut tué par l’aviateur français Gilbert.C’est la troisième fois que Gilbert, qui est un médaillé militaire a réussi à mener à bonne fin un semblable exploit.Un rapport de Paris, la semaine dernière, disait qu’un capitaine, du nom de Von Falkenhayen, fils du chef d’état-major allemand, avait été tué durant un duel dans les airs, à une altitude de 2,000 pieds, par un aviateur français, conduisant un aéroplane.Le capitaine Falkenhayen était en reconnaissance avec un pilote dans un aéroplane, près d’Amiens, lorsqu’une balle de l’aviateur français lui perça le coeur et blessa son pilote.La machine allemande tomba en territoire français et le pilote fui fait prisonnier.OFFENSIVE ALLEMANDE IMPOSSIBLE Londres, 19.— Un correspondant militaire aux quartiers généraux anglais en France déclare que la plupart des prisonniers allemands font remarquer que leurs armées se rendent compte de Timipossibilité de pouvoir maintenant prendre l’offensive avec succès dans l’ouest et qu’elles ne songent plus qu’à garder le terrain dont elles se sont rendu maîtresses depuis l’ouverture des hostilités.Peu de ces prisonniers par contre admettent la possibilité d’une invasion de leur territoire par les armées alliées.ALLEMAGNE PRISONNIERS DEGUERRE LES RAPPORTS OFFICIELS DISENT QUE LES ALLIES FAITS PRISONNIERS PAR L’ALLEMAGNE ET L’AUTRICHE SONT MAINTENANT AU NOMBRE DE 800,000.Amsterdam, 19.— (Correspondance P.A.)—11 appert d’après des rapports officiels que le nombre des prisonniers de guerre de l’Allemagne et de l’Autriche atteint maintenant le chiffre de 800,000.La “Gazette de Cologne” compare ce chiffre aux 200,000 hommes que les Alliés, dit-elle, ont capturés.D’après les rapports officiels, 3,459 officiers et 215,905 soldats français, 3,575 officiers et 306,294 soldats russes, 112 officiers et 36,852 soldats belges, 492 officiers et 18,824 soldats anglais sont prisonniers.On ne fait pas entrer en ligne de compte ceux qui se dirigent vers les camps de détention ou une partie de ceux qui ont été capturés en Pologne.On évalue le nombre des ennemis tombés aux mains des Autrichiens à 200,000.UN COMPTE RENDU ALLEMAND Quartiers-généraux de la 9ème armée allemande en Pologne, 21 décembre.(Par courrier à Berlin et par la poste à Londres, 10 janvier).— Des journées courtes, des chemins affreux et la résistance acharnée de l’ennemi, tels sont les obstacles qui empêchent que des progrès rapides soient faits, dans la campagne de l’est, d’après le général Von MacKenzen, commandant la 9ème armée allemande, avec lequel le correspondant de la Presse Associée a dîné ce soir.Un bombardement efficace des positions ennemies qui doit précéder toute attaque d’infanterie contre un adversaire bien retranché et muni de mitrailleuses et de fusils à tir rapide, peut seul être effectué, et encore ne dure-t-il pas longtemps, pendant ces jours de cinq à six heures de clarté.Les attaques des fantassins ne réussissent pas pour la même raison.Les Russes, malgré leurs revers et leurs lourdes pertes, ne paraissent pas faiblir et combattent courageusement, ayant l’avantage de la position pour défendre chaque pouce du terrain qui sépare l’armée allemande de Varsovie.Même lorsque les Russes sont chassés de leurs fortes positions comme ce fut le cas à Lohz ou sur la ligne Wloelawok-Kutno, on ne peut poursuivre l’ennemi avec avantage.Les longues nuits donnent aux Russes tout le temps dont ils ont besoin pour transporter leurs troupes et déplacer l«irs trains -sans être inquiétés et leur permettent d’occuper une autre position aussi forte que celle d’où ils ont été chassés au prix de grands sacrifices.PLUS D’HONNEURS DE *LA GUERRE Amsterdam, via Londres, 19.— D’après r’Handelsblad”, le Kaiser a donné l’ordre aux réservistes allemands .non exercés de ne plus servir rie garde d’honneur aux enterrements des prisonniers de guerre.“Bien que nous aimions à accorder les derniers honneurs militaires aux prisonniers de guerre décédés, dit cet ordre, Unis nos efforts doivent cependant tendre à exercer le plus tôt et le mieux possible ces troupes.” C’EST UN CANARD La Havane, Cuba, 19.— Il n’y a rien de vrai dans le rapport publié aux Etats-Unis, disant que le steamer allemand “Président” a été coulé près de La Havane hier soir par le croiseur anglais “Berwick".LA GUERRE VUEJ)E PRES M.E.A.POWELL, CORRESPONDANT DE GUERRE EN BELGIQUE, A RACONTE CE QUTL A VU DE LA GUERRE, A LA SALLE WINDSOR, HIER SOIR.Pendant deux heures, à la salle Windsor, hier soir, M.E.Alexander Powell, correspondant de guerre du “New-York World”, arrivé récemment de la Belgique a tenu ses auditeurs en suspens par son récit vivant des choses qu’il a vues en Belgique durant les premièrsc semaines de la guerre européenne.De nombreuses et fort intéressantes vues de la guerre ajoutaient un intérêt tout particulier à la conférence de ce témoin oculaire des tristes événements qui se sont déroulés dans les Flandres.M.Powell n’avait aucun parti-pris à son arrivée en Belgique, dit-il, mais il en est sorti tout à fait pro-Beige.M.Powell a soulevé les applaudissements de tous quand il a décrit la bravoure, le dévouemebt et la charité sans relâche des prêtres belges.Il avoue qu’il avait cru à la diminution de l’influence des prêtres en Belgique avant qu’il ne fut témoin des scènes inoubliables qu’il relate sur le compte des prêtres belges.M.Powell fait sans passion le ré-cie de nombreuses atrocités allemandes et donne les deux versions qu’il a pu recueillir lui-mème, laissant le public à même de tirer ses conclusions.Les preuves de la destruction voulue de Louvain et d’autres villes abondent dans le récit du correspondant de guerre qui montre des photographies à l’appui de ses assertions.Comme M.Powell a eu le privilège extraordinaire de circuler librement dans les armées belge et allemande sa conférence en est agrémentée.Il a été par hasard témoin du lancement de la première bombe de guerre d’un Zeppelin sur Anvers et décrit vivement l’épouvantable dégât causé par ces engins meurtriers.M.Powell répétera cette conférence vendredi soir au même endroit.LES TROUPES CANADIENNES ELLES QUITTENT SALISBURY PLAINS POUR ALLER HORS D’ANGLETERRE SUBIR UNE NOUVELLE PERIODE D’ENTRAINEMENT.Londres, 19.— Les troupes canadiennes ont commencé à quitter Salisbury Plains sur la fin de la semaine dernière.On donne à plusieurs permissionnaires l’ordre de revenir.Il ne faut pas en déduire cependant que le contingent canadien s’en va à la ligne de feu.Il y a lieu de croire que cette mesure est duc en partie au désir de faire sortir les hommes de leur camp humide.On laisse à entendre qu’une grande partie du corps expéditionnaire sera transportée hors de l’Angleterre et passera par une nouvelle période d'entraînement.Il a été impossible de faire corroborer la dépêche du “Daily Chronicle” relatant, samedi, la brillante charge exécutée par le “Princess Patricia”.Le “War Office” n’a pas reçu de confirmation de cette nouvelle.obseques'de FEU M.G.COUTURE Les funérailles de feu M.Guillaume Couture, maître de chapelle à la cathédrale, ont eu lieu ce matin dans cette église.Une foule nombreuse envahissait le temple et la messe ries Morts de Couture, composée par le défunt fut rendue avec succès.Monseigneur Gauthier fit la levée du corps.Le service fut chanté par Monseigneur Roy, assisté des abbés McCrory et E.Pepin, comme diacre et sous-diacre.Sa Grandeur Monseigneur Bruchési prononça les prières de l’Absoute.Nous avons remarqué dans l’assis lance MM.Armand Papineau, Ernest Turcotte, Jos.Beaudry, W.Panneton, L.C.DeTonnancourt, Gustave Papineau, L.A.Cusson, T.Vantilet, J.B.Vinet, R.Belleay, Charles Lavallée, R.A.Pelletier, C.O.Lamontagne, Alf.Mousseau, A.1.H.Saint-Denis, Victor Morin, E.Trudeau, L.J Vaillancourt, C.Dcssaulles, J.Brise-bois, Eug.Dupuis, H.O.Marcotte, R.j Fournier, A.Robillard, L.O.Tailloir1 M.le coroner McMahon et une foule | d’autres.AU BENEFICE DE LA MISSION CHINOISE Hier soir a eu lieu dans la salle du Cercle Paroissial, au profit de la Mission Catholique Chinoise et sous la présidence de Mgr Lopaillcur, une intéressante séance.L’orchestre Philharmonie Canadienne avait gracieusement prêté son concours.Les tours de prestidigitation du professeur Donal et une opérette interprétée par MM.La-londe et Dupuis furent fort goûtes.Enfin un orchestre chinois joua une musique dont les notes aiguës et les discordances évoquaient ^e ne sais quelle vision de pagodes étranges et d’idoles au sourire grimaçant.Les musiciens furent très applaudis.Toronto, 19.— La population française de Toronto goûta, il y a quelques jours, les douceurs que peut donner l’audition d'un drame réussi.Les membres du ecrete Lamarche de l’A.C.J.C., avaient préparé pour cette soiree un goûter exclusivement composée d'idées, de sentiments et d expressions français.En effet ils offraient au public la tragédie d’Yvonnik, drame guerrier du temps des Vendéens.Avant la representation, les auditeurs eurent le loisir d’entendre M.Waldo Guertin, président honoraire du cercle, à qui i’on avait confié la tâche d’expliquer l'oeuvre de TA.C.J.C.M.Guertin dit que le Canada français et la ville d’Ottawa en particulier, forteresse des défenseurs de nos droits en cette province, avaient appris avec joie la fondation d’un ecrcle de TA.C.LC., dans cette ville, que les Canadiens-français se réjouissaient, non à cause du nombre des membres, mais parce que ce groupement représentait un principe dont la persistance hanterait (a conscience des spoliateurs du droit de la minorité dans la plus anglaise des villes de l’Ontario.M.Guertin définit ensuite le but et les moyens d’action de TA.G.J.C., ^ isi que ses relations avec l’A.C.J.F * Il rappelle les luttes entreprises par ii'a jeunesse au sujet des ecoles du Manitoba, au sujet de l’enmloi de la langue française dans les services d’utilité publique de la province de Québec et en rapport avec le Congrès Eucharistique de Montréal.Il montra l’influence des principes de TA.C.J.C.sur le caractère de ses membres.L’établissement des retraites fermées et de l’adora-lion nocturne n’est devenu possible que grâce à cette formation.M.Guertin rappelle ensuite les pertes énormes que les Canadiens-français ont subies dans cette ville de Toronto depuis un demi-siècle.Quatre mille de disparus, affirme-t-il, qui ont perdu leur nom et même leur religion, ce qui démontre la nécessité d’une organisation locale de nos forces vives.Tl invite les jeunes gens de bonne volonté à sc joindre au cercle Lamarche afin que par une action commune ils contribuent à enrayer l’anglicisa lion persistante des nôtres dans cette ville.Puis les auditeurs virent évolue" les acteurs dans l’interprétation d’“Yvonnik”.T.e maintien la crâ nerie et l’habileté des personnage' de la pièce conrmircnt vite J’nurli toire nni manifesta dès le début sc approbation par des nnnlandisse ments nrolongés et répérés O'-n’avnit jamais cru qu'à Toronto c pourrait trouver un si grand nom bre de beaux ta'cnts.Ceci démon Ire ou’avee du courage et de la dé termination on peut obtenir d’excellents résultats.Voici les noms des personnages qui contribuèrent de leur travail à celle représentation: YVONNTK Drame en 3 actes Prologue.M.Jos.A.Dugai Yvonnik.M.Rosaire Liard Le marquis de Kerhoz M.Lambert Dusseau (président) Alain de Kerhoz (fils du marquis) M.Raoul Tousignant Yann Tortik, espion des b*cus M.Wilfrid Gravel Antonn Even, (chouan) M.Alph.Tousignan (scc.^corr.) Kadoc Tête-Rouge (chouan) M.Albert Meunier Noel Crosqucr (chouan) M.Zenon Bissonnetle Jehan Pouldu (chouan) M.Donal Vézina La scène se passe à Kerglaz en 1794 Yvonnik sut donner aux auditeurs des moments passionnants d’émotion.Le marquis, avec un rare talent, de sa voix de stentor, sévère, impérieuse, dominant son -fris Alain, malgré les protestations réiléVées de celui-ci, remua singulièrement l’auditoire et le convainquit de la fermeté de caractère des nobtes du 18èmc siècle.Yanu Tortik, l’affreux bossu, tout à tour s’attira les rires et le dépit et remplit très bien son rôle difficile.Anlonn Even, un chouan, imita avec succès le paysan de 1794.Kn-doc Tête-Rouge peingit fidèlement son aventure avec Yvonnik Les autres chouans eurent toujours de bonnes paroles dites au bon moment.Entre les actes, les auditeurs eurent le loisir d’entendre M.Henri Saint-Jacques dans une récitation; M.Adolphe Bélanger et M.William Lafianime, dans une chanson.M.Saint-Jacques se conquit de prime abord la sympathie de la gent féminine.S’aidant de Molière et du bonhomme Lafontaine, il fit sans façon le procès des jeunes filles.Comme un procès, d’ordinaire, a pour but de jeter de la lumière sur les travers humains, M.Saint-Jacques ne faillit pas à sa vocation d’avocat du beau sexe.Il fallait voir son geste, l’accent de sa voix et les p«is d'1 son visage, pour se convaincre que si les précieuses élaient telles qu'il nous les peingnit.elles étaient certainement capables de nrovoquor l’hUarilé générale.M.Bé’angcr fit tordre les auditeurs de rire, avec sa chanson d- ]’“Hôtel Numéro 3”, cl dut revenir chanter d’autres couplets sous îes instances de la foule.M.Ln-flamme fu! lout aussi bien accueilli et sut également égayer les auditeurs.Puis on se sépara en chantant “O Canada”, enchanté cj résolu de donner une large p'nce à la langue française dans tous les foyers.Comme la salle était trop étroite, les ieum's gens durent répéter le soir suivant, LA DULUTH-SUPERIOR Les recettes-passagers du chemin de fer Duluth Superior Traction Company, pour la seconde période de janvier, se sont fixées à $22,-104,65, indiquant une moins-value de .$690.25, soit 3 p.c., en comparaison de la période corres-pondan-te de l’année dernière.Madame, Avez-vous goûté à ce pain, si savoureux, le plus délicieux que vous puissiez mettre sur votre table, Le pain parisien Si vous ne le connaissez pas, prenez mon conseil, deman-dez-le à votre épicier.Demandez aussi le PAIN KREAMY enveloppé dans un élégant papier ciré: il est sans rival.Si votre épicier ne les a pas, téléphonez à Westmount 247 et une voiture fera la livraison chez vous à la demande.JOS.MARTIN BOULANGER 119 avenue Brewster.Grande vente de janvier CB EZ H.SCOTT LE PLUS GRAND BIJOUTIER DE L’EST 479 rue SAINTE-CATHERINE EST $250,000 de bijouterie à votre choix Assortiment considérable de Diamants, Bijouterie, Horloges.Verre taillé.Bronzes, Statuettes en marbre, Argenterie, Coutellerie, Bracelets-montre montés en diamants.Montres en or et filled case pour dames et messieurs, ainsi qu'un grand nombre d’autres articles appropriés pour cadeaux.20% D’ESCOMPTE D’ICI AU 1er FEVRIER ÉGOUTS Avis aux contribuables üÉii Avis public est par les présentes donné que les rôles spéciaux pot-la construction d’égouts dans les rues ou sections de rues ci-dessoi mentionnées de la Cité de Montréal, savoir: QUARTIER EMARD ET QUARTIER SAINT-PAUL \, entre la rue De Razilly au Boulevard Monk.B, entre la rue De Razilly au Boulevard Monk.BEAULIEU, de la rue -St.Patrick à 757 pieds au sud de la rue Bro BOULEVARD MONK (ci-devant rue Davidson), de la rue St.Patrick 735 pieds au sud de lu rue Bromby.BRIAND (ci-devant ruelle Saint-Louis), de la rue Jacques Hertel est .la rue Jacques Hertel est.BRIAND (ei-devant ruelle Saint-Louis) entre la rue DeVilliers et la rue Cardinal.BRIAND (ci-devant -la ruelle Saint-Louis), entre la rue St.Patrick et u rue LeCaron.BROMBY, entre la rue Hamilton et la rue De Razilly.CARDINAL (ci-devant lième Avenue), de la rue Briand à 322 pieds à l’est de la rue Eadie.CLOVIS (ci-devant rue Marie-Anne), entre la rue De Razilly et la rue Hamilton.RE BIENCOURT (ci-devant 6iènie Avenue), entre la rue Rielle et le Boulevard Monk.DE MÀRIECOURT (ci-devant 7ième Avenue), de la rue Rielle à 400 pieds à l’ouest de la rue Hadley.DENONVILLE (ci-devant 3ième Avenue), de la rue Briand à 327 pieds à l’est de la rue Eadie.DE RAZILLY (ci-devant rue Ryan), de la rue De Biencourt à 605 pieds au sud de la rue Bromby.DE VILLIERS (ci-devant 2ième Avenue), du Boulevard Monk à 312 pieds à l’est de la nie Eadie.DUBOIS (ci-devant Siènie Avenue), de la rue Eadie à 330 pieds à l’ouest de la rue Hadley.EADIE, entre la rue DuBois à la rue -LeCaron.HADLEY, entre la rue DuBois et la rue LeCaron.HAMILTON, de la rue St.Patrick à 794 pieds au sud de la rue Br, nby.JACQUES HERTEL, est et ouest, entre la rue Briand et la rue Hamilton.JACQUES HERTEL, est, erttre la rue Rielle et la rue Briand.LECARON (ci-devant 1ère Avenue), de la rue Briand à 312 pieds à l’est de la rue Eadie.RIELLE, de la rue De Mariecourt aux limites nord-est du quartier Emard.ST.PATRICK, entre la rue Hamilton et la rue Briand.sont terminés et déposés au bureau du soussigné à l’Hôtel de Ville.Toutes les personnes y mentionnées comme sujettes au paiennent de quelque taxe ou contribution foncière sont par les présentes sommées d’en payer le montant au soussigné, à son bureau, dans les dix jours de cette date, sans autre avis.CHS.ARNOLDI, Trésorier de la Cité.Bureau du Trésorier de la Cité, Hôtel de Ville, Montréal, 18 janvier, 1915.CITÉ DE MAISONNEUVE Soumissions demandées Des soumissions pour la finition complète du Bain Public de Maisonneuve seront reçues jusqu’à mercredi le 27 janvier à midi.Les plans et devis peuvent être examinés au Bureau de l’Ingénieur de la Cité.Marius DUFRESNE, Edifice de la Banque de Toronto, Maisonneuve.Les soumissions devront être adressées au Bureau du Secrétaire-Trésorier de la Cité de Maisonneuve, M.M.G.Ecrément, et devront être accompagnées d’un chèque accepté au montant de 10 pour cent de la soumission.Le Conseil ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Marius DUFRESNE, Ingénieur de la Cité.A L’EPOUSE D’UN IVROGNE J'nl un message Importent et confidentiel pour vous.Il vous sera expédié sous enveloppe ordinaire.Comment vaincre l'hn-liltude des liqueurs en trois jours et faire pénétrer le honheur au foyer.Méthode merveilleuse, sûre, permanente, digne de confiance et garantie.Edward J.Woods, 288E.Station E.Ncw-\ork, N.V.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 21272.— V.Tardif, demandeur, vs U.E.Germain, défendeur.Le 28ème Jour de janvier 1915, à dix heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1825A rue Esplanade, en la cité de Montréal, seront vendus par aukirité do Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, clavigraphe, etc.Conditions : argent comptant.J.A.Blssonnette, H.C.S.Montréal, 18 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1000.— E.DeEa-niotne, demandeur, vs W.Moïse, défendeur, et The Canadian Consolidated Rubber Co., Ltd., mise en cause.Le 28ème Jour de janvier 1915, à deux heures de l'apris-mldi, à la place d'affaires de la mise en cause, au No 950 rue Notre-Dame Est.en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en 96ti paires de eluques.Conditions : argent comptant.J.B.Trudeau, H.C.S.Montréal, 19 Janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal, Cour de Circuit, No 12288.— Beaudoin Limitée, demandeur, vs F.Marchand, defendeur.Le 30ème Jour de Janvier 19t5, à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1524 rue Saint-Denis, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptent.A.Brossard, H.C.S.Montréal, 18 janvier 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 20227.— Empire OU Co., demanderesse, vs J.A.Provost, défendeur.Le 2Hèmr Jour de lanvler 1915, a onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1451 boulovard Goutn, Ahuntslc, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis eu cette cause, consistant en nn piano, meubles de ménage, etc.Conditions i argent comptant J.H.Dockstader, H.C.8.Montréal, 18 Janvier 1915. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 JANVIER 1915 VOL.VL — No 14 U VIE SPORTIVE L£ NATIONAL EN TETE IL BAT LAVAL PAR 5 A I, DEVANT 3,500 PERSONNES.— UN DUEL EMOUVANT.— LE NATIONAL SCORE TROIS POINTS DANS LES DERNIERES MINUTES.— VICTORIA DEFAIT PAR LA M.A.A.A.PAR 3 A 2.— McGILL BAT SHAMROCK.Les National ont remporté une glorieuse victoire hier soir, sur le Laval, par 5 à 1, à l’Aréna devant une assistance monstre, en dépit de lu température exécrable.Cet éclatant succès lui donne la première place de la Ligue de la Cite, et son triomphe couronne bien les glorieux efforts qu’il a déployés inlassablement depuis cinq semaines pour arriver au terme de ses ambitions.Mais, il lui a fallu combattre avec acharnement, car le score est loin de donner une idée exacte du match, qui fut l’un des plus ardemment contestes de la saison.Si l’on regarde le sommaire, on y constatera que les Nationaux ont compté trois points dans les dernières minutes du jeu, et que la partie fut indécise jusque-là.Maltais a joué comme un vétéran, et sa tenue, comme toujours, a été digne d’un professionnel de la N.H.A.Les arrêts ont été sensationnels et multiples.Il a sauvé son club en plus d’une occasion et, pour ainsi dire, il a été le plus brillant facteur de la victoire du National.Il faut ajouter, cependant, qu’il a reçu un support parfait.Ses co-équipiers lui ont donné tout l’appui voulu, et ils ont joué avec un brio extraordinaire et une maîtrise consommée.Laurendeau et Clément ont scoré chacun deux points, et leur travail fut inlassable, soutenu et fort effectif.Ces deux étoiles ont joué, hier, la partie de leur vie, et la foule les a applaudis en plus d’une circonstance.Chamaillard a enregistré l’autre point pour le National sur un lancé de toute beauté.Ce trio de scorers a effectué un travail gigantesque, qui a puissamment contribué au succès des porte-couleurs du National.Leduc, Young, Furlong ont opposé une résistance opiniâtre à leurs rivaux.Ils ont fait noblement leur devoir.Young s’est révélé très fort “stick-hander” et c’est vraiment dû à la guigne s'il n’a pas scoré hier.Lavallée, Dandurand, Sauvé et autres substituts ont déployé une ardeur égale à celle des réguliers: ile onl joué avec ardeur et figure1 avec grand honneur.Le Laval a joué son va-tout.Pan-1 nelon a été merveilleux dans les buts; on sait que les trois derniers points du National ont été comptés dans les moments ultimes de la jou-; te, alors que le score était de 2 à 1.Panneton n’a pas été un moment inférieur à lui-mètne.Ses arrêts ont électrisé la foule, qui l’a ovationné maintes fois.Lajoie, Labrecque et Ponlbriand ont joué avec acharnement.Le travail de ces trois étoiles a été phénoménal.Mais, nos étudiants ont été poursuivis par une guigne sans miséricorde.Guèvremont, Badeau, Caine, O’-l Sullivan, Gareau ont èlé à la hauteur de la position et ont joué une brillante partie.Les Victoria ont subi leur première défaite aux mains de la M.À.A.A., hier, par 3 à 2, dans une joute sensationnelle et remplie d’incidents émouvants.Le match tint l’assistance dans l’émoi jusqu’au son .du timbre.La première partie fut gagnée par McGill par 5 à 3 sur Shamrock.Elle donna lieu à un heap duel, qui fut goûté de l’assistance.Voici les alignements des clubs, avec les sommaires des trois parties: PREMIERE PARTIE Shamrock (li) McGill (5) Mulcair Buis Montgomery McMullan Points Kendall Kelly Couverts Dnnmth Burfowes Avants Rooney H.Allan Avants Andrews McCallum Avants Parson Substituts, Shamrock: Brownrigg, R.Allan, Quinlan, Hill.Mallinson, R.Ledoux, H.Le-doux, M.Dunlop, W.Dunlop.Substituts, McGill — Mann, Hall, Morrison, Marson.Arbitres — Newsy Lalonde, Donald Smith.Umpires — J.J.Carrick, Argue.Chronométreur — T.J.Foster.Pénitencier — L.Prévost.SOMMAIRE 1ère période 1— Parson, McGill .2— Rooney, McGill .3— -Parsori, McGill .2ème période 4— Ledoux, Shamrock .5— Rainboth, McGill .AU CLUB CHAM- | PETRECANAD1EN Malgré le temps qui était, dimanche, loin d'être propice, les clubs de raquetteurs de Montréal se sont rendus nombreux et.enthousiastes à la réception organisée en l’honneur de leurs confrères de Jolictte, par le | Club Champêtre Canadien.L’excursion du Joliette arriva à 11 heures a.m., à la gare de la Pointe aux Trembles, et fut reçue par une délégation du Club Champêtre.Puis ce fut une parade à travers les rues de MontréaLEst et finalement l’arrivée au chalet du C.C.C., où les attendaient les officiers du club.M.Ladouceur, maire de la Pointe aux Trembles, et M.J.Versailles, maire de Montréal-Est, qui, en des discours très appréciés, célébrèrent le bon vieux sport de la raquette et leur souhaitèrent la bienvenue.Puis à son tour, M.Théo.Bonin, président de la section de la raquette du C.C.C.j leur dit quelques mots bien sentis, et le plaisir commença.A l’arrivée des différents clubs de la ville, ce fut chaque fois une scène marquée au coin de la plus vive cordialité, qui ne sc démentit d’ailleurs pas une seule fois aii cours de toute la journée.Après un succulent souper servi dans les salles du club, une petite sauterie fut organisée et c'était grand plaisir de voir tous ces hommes, jeunes et vieux, prendre part à tous les amusements.La soirée se termina à minuit, au départ du club de Joliette, et tous se quittèrent contents de l’emploi de leur journée, en se promettant de la renouve er au plus tét, à Trois-Rivières d’abord.les (i et 7 février, et ensuite à Joliette, le 14 février, Voici les noms des raquetteurs de Joliette présents à la réception : MiM.Jos.Dcdisle, président, J.B, 12.30 1.30 2.00 9.00 .30 2.30 3.00 .30 Dc- Allan, R.Al- 6— -Rainboth, Mc G ni .7— McMullan, Shamrock .8— R.Allan, Shamrock .Pénalités — 1ère période, oriUth, Rooney, 3 min.2èmc période, Deimuth, H.R.Alan, Deamith, Burrowes, lan, Burrowes, 3 min.DEUXIEME PARTIE Victoria (2) vs.M.A.A.A.(3) Law Buts Rutledge Ekers Points Rend Darling Couverts Springs Sargeant Avants Meldrum Mowatt Avants Sargent Slater Avants Bell Substituts : Victoria—Patterson, Wood, Fraser et Orchard; M.A A.A.Blumenthal, M.Gill, Rowlands, Sharp Scott.Arbitres :—Donald Smith, Newsy Lalonde.Empires :—Hukeman, Jeffries.Chronométreur :—Watt Pénitencier :—L.Provost.SOMMAIRE Première période 1.—M.A.A.A.—Bell .13.30 Deuxième période 2.—M.A.A.A,—McGill .13.30 3.—Vies.—Sargeant.1.30 4.—Vies.—Slater.30 5.—M.A.A.A.—Meldrum .1.30 Pénalités :—1ère période, Darling, Bell, Fraser, Bell, Ekers.—3 inin.2ième période :—Mowatt, Meldrum Sargent.—3 min.TROISIEME PARTIE Laval (1) National (ô) Panneton Buts Maltais Labrecque Points Leduc Lajoie Couverts E.Chamaillard Pontbrland Avants Laurendeau Guèvremont Avants Furlong Gaudet Avants Clément Substituts.—M.Laval : O’Sullivan, Badeau, Gareau, Caisse; National : Young, Lavigne, Dandurand, J.Chamaillard, Lavallée.Arbitres :—“Newsy” Lalonde, Donald Smith.Umpires :—P.Bastion, T.Girard.Chronométreurs ;—K.R.Amiot.Pénitencier :—L.Prévost.SOMMAIRE Première période 1.—National, Laurendeau .fi.00 2.—National, Clément .8.00 Deuxième période 3.—l.avat, Lajoie.4.00 4.—National, Laurendeau .13.30 5.—National, Chamaillard .1.30 6.—National, Clément.30 Pénalité :—Leduc, 3 min.POSITION DES CLUBS G.P.N.A,J.National.4 0 1 1,000 Victoria.4 1 0 .800 M.A.A.A.2 I 2 .606 Laval.2 3 0 .400 McGill.1 4 1 .250 Shamrock.0 5 0 .000 UNE RENCONTRE IMPORTANTE AU CLUB CANADIEN C’EST CE SOIR QU’A LIEU LE MATCH DE POOI, ENTRE QUINN ET GIRARD, POUR UN PARI DE $25.— LES DEUX ADVERSAIRES SONT CONFIANTS.C’est ce r, ir qu’a lieu la rencontra Quinn-Gin rd si impatiemment t •- ¦ tendue rar les amateurs du jeu de pool.En effet, la question de supériorité entre ces deux amateurs du tapis vert a été depuis longtemps le sujet de beaucoup de discussion entre les supporteurs des deux adversaires de ce soir et l’heure est maintenant venue de régler, une fois pour toutes, la question de suprématie.Quinn est passé à nos bureaux, hier, et il n’a pas hésité un seul instant à déclarer qu’il était assuré de la victoire.“ Je suis heureux, dit-il, de pouvoir démontrer à mes nombreux amis que je suis supérieur à Girard, et je puis assurer à mon adversaire que je me rendrai au Canadien, demain soir, avec mes amis, prêt à parier n’importe quel montant sur mes chances.J’ai déjà vaincu Girard et je triompherai de nouveau, demain soir, prenez ma parole.” Comme on le voit, le joueur de la salle Eleetra est très confiant, mais il ne faut pas conclure pour cela qu’ij a la partie gagnée avant de l’avoir jouée, car il ne faut pas oublicf que Girard est un joueurs de tout premier ordre et qu’il va entrer en scène bien déterminé à vaincre.Quoiqu’il en soit, la rencontre de ce soir promet des émotions et il sera sûrement intéressant de voir ces deux meilleurs joueurs de la partie Est aux prises.Comme nous 1 annoncions nier, la partie commencera à o heures .lü et tous les amateurs pourront être témoins du match sans qu il leur en coûte un sou.Donc, en foule, ce soir, aux salles du Club Athlétique Canadien et à bonne heure, :(ii l’on veut s’assurer une bonne place.LES PARTIESDE LA CLASSE “A” Voici les résultats des parties jouées hier soir dans les séries dej la classe “A”, de la Montreal Bow-j ling Association: Canadien Egan.157 221 191— Plante.203 152 1S1 — Lamoureux .192 221 178— J Pelletier .156 181 200— 182 194 169- L’HOCHELAGA TRIOMPHE DU SAINT-ZOTIQUE LE CLUB ‘ DU BOUT” REMPORTE SA PREMIERE VICTOIRE DE LA SAISON.— UiS GARNETS VICTORIEUX DES STARS.— LA CASQUETTE EST BATTU PAR ALI.-MONTREAL.E.Pelletier 569 536 ! 59 U 537 545 Totaux .890 969 919—2778 Moyenne d’équipe—555.6.Steele Kaufman .201 168 222— 594 Kelly.162 186 187— 535 Fricot.140 170 124— 434 Bourdon .162 163 149— 474 Hartcorn .147 187 141— 475 Totaux .815 871 823 Moyenne d’équipe—502.4.Canadien gagne trois parties.R-R.Y.M.C.A.Cuthbcrt .200 195 166— Rollo.213 188 157— Storey .165 135 161— Carmichael .157 169 214— Clayton .161 135 182— 2512 561 558 461 540 478 Totaux .896 822 880—2598 Moyenne d’équipe—519.6.Belmore.Nelson .157 117 157— 461 Mahonev .138 145 176— 459 Bachand .137 176 148— 461! Williams .143 155 157— 455 Désautcls.139 221 181— 5411 Totaux .714 844 819—2377 Moyenne d’équipe—475.4.R.R.Y.M C.A.gagne deux parties.Caledonia Nagle.143 177 120— 440 Il offer n an .157 186 162— 505 Ray.133 147 161— 441 Gobie.152 149 150— 451 O’Hara .163 189 144— 496 Fontaine, trésorier, E.Prévost, secrétaire, J.O.Liard, lieutenant, J.A.Duplessis, G.Morrissette, J.C.N.Coutu, A.Lapierre, S.Cloutier, A.Audet, N.Gareau, T.Forest.N.Bel-lemarre, J.Landeville, J.Coffin, A.Lévesque., A.Riopel, L.Pilon, A.J.Soumis, A.Chartier, H.Lcprohon, F.Faust, J.A.Bruno, P.H.Duckett, J.J.Garièpy, T.Wodon, R.Roche, W.Perrault, P.A.Flavery.L.Horion, C.Desmarais, A.Joly, A.Mayer, J.N.Mayer.Les clubs présents étaient ; Le Coureur des Bois, le Sainte-Brigide, le National, le Tricolore, le Rejal, le Meilleur, le Cercle Paroissial, le Forestier, La Casquette.La Feuille d’E-rable, 'e Montagnard, le Saint-Paul, le Richmond, le Franc-Rieur, le Saint-Charles de Longucull, le Boucanier.Nous avons aussi remarqué dans l’assistance MM.J.N.O.Ledoux, J.A.Savard, J.G.A.Deceiles, E.Lambert.île FUnion Locale ; S.Martin, président du Forestier ; R.Mazuret-te, président du Sainte-Brigide ; A.Sabourin, président de La Casquette ; A .Sansfaçon, président de La Feuille d’Erable ; A.V.Dupuis, clairon-major du Coureur des Bois : M.Pinet, du Montaganrd ; E.I.arose président du National ; F.Dulude, président du Saint-Paul ; K.Scul-'ion, du Richmond : E.Ste-Mnrie, président du Saint-Charles ; A.Meu-! nier, président du Boucanier.Sur l’air de “Tipperary” la chanson suivante, composée par M, J.Si-card, du Sainte-Brigide, obtint un grand succès ; Suivons la route qui mène au Cham-Voir nos amis de Joliette.pètre.Suivons In route qui mène au Chnm-Au camarade faisons fête, pètre, Aux sons joyeux des trompettes, Que chacun de nous répète : Vive le camarade de Joliette, i Vive le Champêtre, Totaux .748 848 737—2333 Moyenne d’équipe—466.6.National Foucher., .165 189 152— 506 .Cattarinich .170 188 203— 561 Meunier ., .158 169 159— 486 Blondeau .189 164 169— 522 Bouliane .164 232 190— 586 COMMERCE ET FINANCE Après avoir fait un mauvais début cette saison, le club Hochuaga a remporté hier soir sa premiere victoire, battant la puissante équipe du Saint-Zoùque par le score décisif de 6 à 3.C’est là un brillant et glorieux succès.La Casquette a fait une lutte sensationnelle au Ail-Montréal, mais a été battu par un score de 3 à 2, dans une joute dont la fin fut excitante au possible La joute si impatiemment attendue entre les Garnets et «es Sars a résulté en une victoire pour les premiers.Luttant dans des conditions tout à fait défavorables pour eux, les Stars ont été vaincus par un score de 3 à 0.Voilà brièvement le résultat des trois parties jouées hier soir au Ju-bilée entre clubs de la Ligue Montréal.En dcipit du temps doux de ces jours derniers, la glace était dans un excellent état, coliante, certes, mais encore ferme.L’assistance était de deux mille personnes environ et deanontre que les joutes de cette ligue provoquent un vif intérêt.L:a première rencontre mit aux prises le fameux Saint-Zotique et l’Hochelaga.Précédemment, il y a une couple de semaines, le Saint-Zotique avait battu les Stars et il considérait peut-être l’Hochelaga comme une quantité négligeable.Arthur Lauzon, toutefois, mit sur la glace, la plus forte équipe qu’ii avait alignée jusqu’ici.Une équipe qui renfermait des joueurs comme Eugène O’Sullivan, frère de Paul, Charlebois, Latiberté, l’une des plus brillantes étoiles de la Ji-gue, et Robert et -autres.Sachant qu’avec une glace collante, les joueurs se fatigueraient vite, Arthur Lauzon avait toute une légion de substituts prêts à remplacer les réguliers qui montreraient un premier signe de fatigue.Pendant toute la soirée, Arthur Lauzon, qui du côté du rond, dirigeait le jeu de ses hommes en habile général, fit une continueile série de changements.Il y avait toujours un ou deux hommes frais et dispos oui sautaient sur la glace pour remplacer leurs camarades fatigués.L’Hochelaga put ainsi jouer pendant toute la partie d’une façon extrêmement agressive.C’était là une tactiaue très habile qui fut couronnée de succès l’Hochelaga attaquait avec furie.Charlebois et Laliberté comptèrent tour à tour dans la première moitié qui se termina avec un score de 2 à 0.L’Hochelaga enregistra deux autres points au commencement de la seconde moitié.Robert urenant deux fois Hickey en défaut.Robert a compté le point fait le plus rapidement cette saison en aucune ligue, soit cinq secondes.Le score se trouvait de 4 à 0 en faveur de l’Hochelaga.Laliberté, O’Sullivan, Robert et les autres accomplissaient des prodiges.Le Saint-Zotique ne voulant pas se faire écraser, redoubla d’efforts et Lalonde compta.Il compta de nouveau, un peu plus tard, rachetant ainsi sa médiucre partie de l’autre semaine.Lalonde a joué un brillante partie, hier soir, et a fait l’impossible pour faire triompher son club.Après une lutte acharnée, mais nullement rude, la joute se termina avec un score de 6 à 3, en faveur de PHochelaga Le point saillant de cette joute a été le jeu fantastique, sensationnel de Bunions, dans les buts de l’Hochelaga.Runions a accompli des exploits fantastiques, incroyables et pour le moins égaux à ce qui s’est jamais fait de mieux dans les grandes ligues professionnelles.Ceci s’applique surtout à son jeu pendant les deux premiers tiers de la joute.Plus d’une demi douzaine de fois, alors qu’il se trouvait seul en face de l’adversaire qui se ruait vers ses buts avec le puck, Runions se précipita vers l’ennemi et lui fit perdre la rondelle ou détourna le coup menaçant.Reunions arrêtait avec une adresse et, disons-le, avec une chance inouï, tous les coups dirigés vers ses buts.La Casquette a fait une belle lutte au All-Montreal, mais a tout de même été vaincue.Le All-Montreal s’assura la victoire au commencement de la joute alors que Thompson enregistra trois points pour son club, mettant le score à 3 a 0.Derrick réussit à compter une fois pour la Casquette juste avant la lin de la première moitié, mettant le score 3 a 1.Dans la deuxième moitié, la Casquette combattit avec beaucoup d'énergie.Les joueurs de la Casquette se lancèrent alors dans la lutte avec furie pour égaler le score.Ils attaqi.aient avec une ardeur et une énergie incroyable, taisaient de urieux assauts contre les gaules de iturs adscrs ires Le spectacle était passionnant au possible et l’exciti-tion parmi ia foule était intense.Toute l’équipe de la Casquette, à ' exception jp Muir, le gardien des huts, attaquait la forteresse du Ail-Totaux .985 820 807—2612 Montreal.C’était une lutte émotion-Moyenne d’équipe—522.4.liante au possible.A plusieurs re* Strachan prises, la Casquette vint à un che- Bryson .171 198 168— 537 veu d'égaler le score, Ip puck pas- Brown .161 181 164— 511|.saut tout à côté des buts.Fina'e- Vachon .166 168 194— 528 ment, le timbre sonna, annonçant la Turner .158 175 179— 512 victoire du All-Montreal.Il est cer- Walkcr .162 163 187— 512 tain que si la lutte eut duré quel- -————| ques minutes de plus, la Casquette Totaux .818 885 897—2600 aurait certainement égalé le score.BOURSE DE NEW-YORK BRILLANTE SEANCE A WALL STREET.—LES COURS SONT EN HAUSSE ET LE MARCHE MONETAIRE SOULAGE.Wall Street, 19 — Le marché des valeurs mobilières a rouvert ce matin en vif élan et avec des cours élevés, mais les affaires se sont ralenties avant la fin de la première demi-heure d’opération.A la réserve du Misouri Pacific, du Lehigh Valley et du “Soo”, qui tous ont gagné un point et davantage, les avances ont été pour la plupart insignifiantes.Le Bethlehem Steel a fléchi d’un point, vraisemblablement du chef de la crainte que le dividende ne sera pas déclaré à la réunion d’aujourd’hui du conseil d’administration de cette institution.Toutefois, il s’est en partie rattrapé.Comme à l’ordinaire, depuis quelque temps, le groupe des industries a été particulièrement achalandé et la demande du cuivre a été abondante.Dans la suite ia cote s’est inscrite en continuelle et exceptionnelle ascension.Les transactions enregistrées durant la première heure se sont présentées à 140,000 parts et ont embrassé la plus grande variété de titres.Toutefois, il est manifeste que les favoris ont été soutenus par les écheliers, quoique le Missouri Pacific ait «ruidé la marche en avant.L’U.S.Steel a changé de mains en masses de 1,000 et 1,700 parts, progressant d’un point.Le retrait de la circulation des billets de l’émission exceptionnelle a remarquablement soulagé le marché monétaire.Les obligations ont été fories.UNE ANNEE FRUCTUEUSE VOILA CE QUI RESSORT DU RAPPORT FINANCIER DE LA BANQUE DE LA NOUVELLE-ECOSSE, PUBLIE HIER.— LES BENEFICES.BOURSE DE JVIONTREAL Les affaires ont été un peu plus nombreuses, ce matin, en Bourse de Montréal, et cela servait de pendant à la remarquable hausse qui a favorisé l’action Pacifique-Canadien, sur la place de New-York.Le Brazilian a été traité—au comptant, bien entendu—à 57 1-2, le Power, à 213, et l’obligation Cedars, à 86.Le Détroit s’est établi à 62 12, l’Ottawa Power a marqué 120, tandis que Wyagamak s’est échangé à 26.Le Tramway Power était à 40.dirent avec succès dans la deuxième moitié et le match se termina avec un score de 3 à 0.Cette joute a été plutôt dure, mais sans brutalité aucune cependant, tandis que les deux premières joutes furent exemptes de toute rudesse.Composition des équipes: 1ère partie.(6) St-Zotique (3) Hoohelaga Runions Sauvé O’Sullivan Charlebois Laliberté Robert Arbitres- Dubeau.Buts Points Couverts Avants Avants Avants Hickey Carignan Brunet Lalonde Bougie Godet La Banque de la Nouvelle-Ecosse vient de publier le compte rendu de son exercice expiré le 31 décembre dernier, dans lequel s’accusent une situation financière bien assise et des I revenus abondants.L’an dernier les comparaisons du : rapport financier de 1912 avaient été ; rendues difficiles par le fait de l’absorption de la Banque du Nouveau-Brunswick par la Banque de ia Nouvelle-Ecosse; cette année, les mêmes difficultés surgissent du chef de l’absorption de la Banque Métropolitaine, conclue à l’été ne 1914 et définitivement effectuée à l’automne.Toutefois s’il faut établir la place qu’a tenue la Banque de la Nouvelle-Ecosse dans le mouvement bancaire de l’année, on peut dire qu’elle a pris sa bonne part de bénéfices.Les profits de l’année, après défalcation des créances douteuses, etc., s’offrent à 1 million $196,116 contre 1 million $210,774, en 1913.Même en comptant les opérations de la Banque Métropolitaine, en fin d’exercice, les bénéfices ressortent en perte de $14,-658.Ce chiffre, si l’on tient compte de toutes les attributions, est relativement modique, mais l’acquêt du capital versé le présente à 19.7 pour cent, contre 20.8 pour cent, l’année précédente.Après le service du dividende régulier de 14 pour cent, et l’attribution de 850,000 au fonds de prévoyance des fonctionnaires, la dotation de $100,000 au fonds de réserve — $10,000 seulement de moins que Tan dernier — et l’allocation de 837,433 aux divers fonds de secours, on a reporté à nouveau $159,933 au solde créditeur du compte pertes et profits qui s’établit maintenant à $201,-057.Le bilan de la Banque présente une ituation financière notablement consolidée.L’encaisse métallique de la Banque, par rapport à son passif dû au public, s’établit à 20 pour cent, contre moins de 17 pour cent, Tan passé et l’actif immédiatement réalisable s’offre à environ 64 pour cent, contre moins de 63 pour cent, en 1913.Voici un tableau résumant les principaux chapitres du bilan de la Banque de la Nouvelle-Ecosse.On voudra bien tenir compte des difficultés de comparaison engendrées par l'absorption de la Banque Métropolitaine: 1914 1913 Capital.$ 6,500,000 $ 6,000,000 Réserve.12,000,000 11,000,000 I Circulation.7,148,813 5,948,022 Dépôts à vue.13,895,259 12,670,716 Dép.à préavis 55,060,091 43,305,668 Tôt.des dépôts 68,955,350 55,976,385 Passif au publ.76,651,577 62,540,795 Numéraire.5,074,956 4,363,163 Bill, de la Puis.9,258,684 6,077,686 Encaisse .$14,333,641 $10,440,849 -Harry Hyland et Ernie SOMMAIRE Totaux .846 942 873—2661 Moyenne d’équipe—532.2.National gagne trois parties.M.A.A.A.Maxson .188 163 140— 491 Whittet .234 147 157— 532 Walsh.179 162 141— 482 Gardner .185 160 183— 528 Darling .199 188 192— 579 Moyenne d’équipe—520.Strachnns gagne deux parties.POSITION DES CLUBS National.G.28 P.8 P.C .778 M A.A A.23 13 .639 Canadien .23 13 .639 Strachan.21 15 .583 • Beèmore .19 17 .528 R R.Y.M.C.A.15 21 .417 Stede .12 94 .333 Caledonia .3 33 .087 UNION I 0CALE DES RAQUETTEURS Pour cause de mauvaise température, l’Union Tramp a été remis à jeudi prochain, le 28 courant.Il y aura assemblée mercredi soir, | aux salles du National, à 8 heures, 250 rue Amherst.Tous les membres de l’union devraient se faire un devoir d’assister à cette assemblée, afin de faire rapport des billets du bal.Chacun s'accorde à dire que la Casquette méritait de vaincre.Le gé rant Al.Ritchie était tout glorieux de la victoire de son club après la partie.La dernière joute de la soirée mit les Stars et les Garnets en présence.Les conditions favorisaient cependant les Garnets et ils ont rçagné par I à 0, Les Stars sont de rapides patineurs, des joueurs de combina sons, jouant avec un ensemble parfait.Or, hier soir, avec la glace collante.il no pouvait être question de combinaisons ni de jeu rapide.Les Stars qui sont des artistes du hockey sur une belle couche de glace se trouvaient ù lutter avec désavantage.car les Garnets sont de robustes joueurs extrêmement agressifs et forts effectifs, au jeu individuel.Les Stars opposèrent une belle résistance à leurs adversaires.Les Garnets toutefois luttant avec une superbe énergie comptèrent trois points dans la première moitié de la joute.Les Stars se défen- 1.Hochelaga.Charlebois.1.30 2.HocheJaga.Laliberté.8.01 Deuxième moitié.3.Hochelaga.Robert.3.25 4.Hochelaga.Robert.0.05 5.St-Zotique.Lalonde.6.10 6.Hochelaga.Laliberté.4.01 7.St-Zotique.Bougie.0.10 8.St-Zotique.Lalonde.1.55 9.Hochelaga.Schnauffer.2.25 AV1S PUBLIC est par les présentes donné que la Cité de Maisonneuve s’adressera a la Législature de ia Province de Quézec, » cette session commençant le 7 janvier courant pour obtenir les amendements suivants it sa charte, à savoir : pour fixer a l’avenir la date des élections municipales au premier jour juridique du mois d’avril ; pour obtenir un décret autorisant la construction d’un pont libre pour piétons voitures et tramways et reliant Pile Jésus à Pile de Montréal, et ce aux frais des cités de Maisonneuve et Montréal, du Village de Saint-Michel de Laval et de la Paroisse du Sault au Récollet, ce pont devant continuer et compléter le Boulevard Pie IX ; et pour toutes autres fins concernant l’administration et le bien-être de la Cité.____ Montréal, 7 Janvier 191o.TAILLON, BONIN, MORIN ET LARAMEK, Procureurs pour In COé rlf Maisonneuve.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 23522.— The Sheet Metal Products Company Limited vs G.Collette.Le 28ème jour de janvier 1915, à une heure de l’après-mldi.à la place d’affaires du dit défendeur, au No 343 rue Marquette, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en ferronneries, etc.Conditions : argent comptant.E.Aumnis.H.C.S.Montréal, 19 janvier 1915;______ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit, No 23376.— E.Dussault, demandeur, vs A.Davignon, défendeur.Le 29ème jour de janvier 1915, é une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 218 Sème avenue, en la cité de Maisonneuve, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.E.Aumais.H.C.S.Montréal, 19 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 2008.— The Oldfield Apartments Co.Etd., demanderesse, vs B.Forest Ogilvy, défendeur.Ee 28ème Jour de janvier 1915, à une heure de l’après-midi, au No 9 rue Saint-Mathieu, en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano et meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.A.Bissonnette, H.C.S.Montréal, 18 janvier 1915.________ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 20293.— O.lar-dif, de Montréal, vs The Motel Players Co.of Montreal.Ee 28ème jour de janvier 1915, h 11 heures de l’avant-midi, à la place d’affaires des dits défendeurs, chambre 613 New Birks Bhig., en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en pupitre, cla-vlgraphe etc.Conditions : argent comptant.S.R.Horvieux, H.C.S.Montréal, 18 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 23544.— H.Mac-Cullock vs M.Rothstein.Ee 28ème jour de janvier 1915, à 11 heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 662 rue Colonial, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.S.R.Hervieux, H.Mon treat, LS janvier 1915._ _ _ _ _ PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont real, Cour de Circuit, No 22553.— L.Cohen et al., demandeurs, vs H.Brisebois, défendeur.Le 28ème jour de janvier 1915, à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1916 rue Saint-Denis, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano et meubles meublants.Conditions : argent comptant.L.E.Bachand, H.C.S.Montréal, 15 Janvier 1915._________________ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 4555.— Henri Pê-iadeau, demandeur, vs John Donoghuc, défendeur.Le vingt-huitième jour de janvier 1915 à dix heures'd 'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 130 rue Selby, en la ville de Westmount, dit district, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.Coutu, H.C.S.Montréal, 18 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 14391.— Z.Cor-beil et al., demandeurs, vs L.Mayer, défendeur.Le 28ème jour de janvier 191», n 10 heures de l’avant-midi, nu domicile du dit défendeur, au No 176 rue Bourbonnière, en la cité de Maisonneuve, seront vendue par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette causer, consistant en meubles meublants, etc.Conditions : argent comptant.L.E.Bachand, H.Montréal, 18 janvier 1915.2ème partie.All-Montreal (3) La Casquette (2) Peters Buts Muir Sorei Points Léger AL Ritchie Couverts Campbell Colligan Avants Wilson Degray Avants Stentson Thompson Avants Kearns SOMMAIRE 1.All-Montreal.Thompson .12.55 2.All-Montreal.Thompson .1.05 3.All-Montreal.Thompson .2.40 4, La Casquette.Derrick.45 Deuxième moitié.5.La Casquette.Derrick.13.50 3ème partie.Stars Garnets Major Buts Sugden Lanue Points Norton Hughes Couverts Musgrove Sauvé Avants H.Liffiton Kelly Avants Tannehill Bell Avants O’Grady SOMMAIRE 1.Garnets.Tannehill.5.00 2.Garnets.Delaney.10.00 3.Garnets.L if fi ton.3.00 Deuxième moitié.Rés.d’or centr.$ 1,500,000 Prêts à terme, Can.7,240,516 Prêts à vue, Can.Prêts à terme étrang.Portefeuille .Actif réali.Prêts à vue.Can.Prêts à vue, étrang.Actif total.$ 500,000 4,208,081 4,820,684 4,468,668 4,581,662 7,359,830 40,232,412 6,160,565 5,409,481 39,073,108 37,248,847 32,266,640 .5,160,278 .$95,733,670 5,584,004 880,151,829 LE COMMERCE DUCANADA IL SE PRESENTE EN MOIN.s-VA-LU'3, POUR LE MOIS DF DE CEMBRE.Ottawa, 19.—Un nouveau déclin du commerce canadien est constaté dans le rapport du ministère de Douanes, publié hier.Les importations s’y établissent en fléchissement d’environ 21 millions, le relevé du mois de décembre de l’exercice en cours se présentant à 31 millions $454,883 par comparaison avec 52 millions $571,831, Tan dernier.Les exportations s’offrent à 37 millions $193,624 contre 55 millions $803,676 durant le mois correspondant de l’année dernière.Aucun point.LIGUE SPALDING Le club Amical A.A.A., de Lachi-ne, a défait le Silver Star, de Maisonneuve, dans une partie de ligue par un score de 4 à 0, Ua joute a été dure et très excitante et les joueurs surtout du club vaincu ont fait un fréquent usage du “body check”.L’Amical A.A.A.joua en vrai champion cl il eût le dessus durant presque toute la partie.Néanmoins, le Silver Star fit son devoir et ie jeu fut excessivement brillant de part et d autre.E.Brisebois, de TAmical A.A.A., arracha des vivais à ses adversaires mêmes, à la fin de la dernière période en traversant la défense, et allant seul placer la rondelle dans les fiîcts du Silver Star.Scorers: E.Brisebois, R.Labcr-ge, L.McCall, E.Cosset le.Composition des équipes : E.Métayer Buts B.Thornhill Points JM.Taylor Couverts H.Beaumont NOS V0IES_ FERREES ELLES PRESENTENT DES RAPPORTS INDIQUANT DES AMELIORATIONS.F,.Brisebois P Mérineau L.McCall E.Cossette R.Roy R.Laberge Rovers Ailes g.G.Wilkie W.Clark T.Seaman J.Smith Ailes d Centres Arbitre.A.Brisebois.Ue clb Amical A.A.A., lance un défi au St.Lawrence, de Lachlne.Informations : E.Cossette, gérant, boîte postale No 152, Lachine.Le rapport des recettes brutes du chemin cte fer Pacifique-Canadien, pour la seconde semaine de janvier, fait ressortir une déperdition de $242,000 seulement, c’est-à-dire le plus léger fléchissement accuse depuis longtemps.Les recettes de la semaine se présentent à 1 million $321,000 contre 1 million $563,000, en 1914, et 1 million $963,000, en 1913.Ce n’est pas fameux, si Ton considère les recettes normales du C.P.R.j mais elles sont supérieures de $o,000 à celles de la semaine précédente et laisse entrevoir de moins lourds déclins.Les revenus du Grand-Tronc s’établissent à $779,745.soit une moins-value de $24,174 seulement, soit 3 p.c.MONNAIE FRAPPEE Londres, 19.— Le compte rendu de La Monnaie royale, pour 1914, constate que 213 millions 800.000 pièces de monnaie ont été frappées, soit une augmentation de 28 millions sur Tannée précédente.Ceci comprend 25 millions de pièces émises pour les colonies, PHOVINCE DE QUEBEC, (tistrict de Montréal, Cour de Circuit, No 18207.— Bye et Horwitz vs S.Finestone.Le 28ème jour de janvier 1915, à dix heures de l’avant-midi, au domicile, du dit défendeur, au No 1189 rue Clark, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en ameublement de maison, etc.conditions : argent comptant.L.A.Dionne, H.C.S.Montréal, 18 janvier 1915.RHOVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit, No 21934.— The Hobbs Mgr.Co.vs A.Bouchard.Le 28ème Jour de janvier 1911V, à dix heures de l’avant-midi.à la place d’affaires du dit defendeur, au No 14 rue Notre-Dame de Lourdes, en b< cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en coffre-fort, ameublement, etc.Conditions : argent comptant.L.A.Dionne.H.C.S.Montréal, 18 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 4925.— Louis Wisintainer, de Montréal, demandeur, vs I.Kiriagis, de Montréal, défendeur.Le 28e jour de janvier 1915, à 10 heures de l'avant-midi, ù la [dace d’affaires du dit défendeur!.au No 38 rue Clark, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en taille, poêle, etc.Conditions : argent comptant.J] U.Normandin, H.C.S.Montréal, 19 janvier 1915.VIANDE SUR PIED A CHICAGO.Chicago, 19.— Gros bétail: arrivages, 4,000; marché ferme; bouvillons du Texas, $5.65 à $9.40; bouvillons de TOuest, $5.00 à $7.60; vaches et génisses, $3.20 à $8.10; veaux, $7.00 à $7.60.—Menu bétail.— Porcs: arrivages, 16,000; marché lent; légers, $6.15 à $7.15; mêlés, $6.60 à $7.10; lourds, $6.45 à $7.05; très gras, $6.45 à $6.60; cochons.$5.60 à $6.00; moyenne des ventes, $6.75 à $7.00._ Moutons: arrivages, 8,000; marché fort ; indigènes, $5.60 à $6.35; de l’Ouest, $6.50 à $7.50; d’un an, $6.50; agneaux indigènes, $6.50 à $8.40.-»- LES GRAINS_A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall and Cowans; Cours Cours d ouverture à 11 h.30 a.m.# Ble— Mai .141 1-2 à 141 140 3-4 Juillet .125 à 124 5-8 124 1-2 Maïs— Mai .79 1-8 à 78 3-4 78 1-2 Juillet .79 5-8 79 t-8 Avoine— Mai .56 1-8 à 56 55 3-8 53 Juillet.53 3-4 a M.G.F.CALDER MAIRE DE LACHUTE Lachute, Qué., 19.—Les élections municipales ont eu lieu hier et M.G.F.Calder, régistrateur du comté n été clu avec une majorité rie 24M voix contre M.J.P.McKimmie.Le vote total a été de 299 pour Calder et de 53 pour McKimmie.Dans le quartier centre, M.J S Giles et E.Lavigne ont été élus conseillers.Les conseillers pour les quartiers est et ouest on» été choisi# par acclamation, il y a une semaine 7 / t VOL.VI, No 14 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 JANVIER 1915 a QUEBEC EN UNE LETTRE AU SUJET UE LA TETE DELA LISTE "C'EST DANS NOTRE PROVINCE, EN EFFET, QU’ONT ETE PRELEVEES LES PLUS GROSSES SOMMES POUR LE FONDS PATRIOTIQUE CANADIEN.C’est la province de Québec qui a le plus souscrit au fonds patriotique canadien.Une lettre de M.H.B.Ames secrétaire honoraire, à M.Rodolphe Lemieux, en fait foi.Et les chiffres ci-dessous en sont la preuve : Montréal et la banlieue .831,270.00 Les comtés de la vallée d'Ottawa.10,464.00 Québec.130.066.00 Trois-Rivières.7,240.00 Grand’Mère et Snawinigan 2,008.00 Les comtés de la rive sud du Saint-Laurent.12,784.00 Gaspé et Bonaventure.2,370 00 Les Cantons de l’Est, y compris Sherbrooke.28,731.00 Divers montants.260.00 CUMMISSION SCOLAIRE STE MADELEINE D’OUTREMONT $1,035,100.00 La collecte faite dans les églises catholiques a rapporté la somme de $20,000.Voici le montant prélevé dans chaque paroisse : Diocèse de Mont-Laurier, $325.00 ; diocèse de Québec, y compris le golfe Saint-Laurent, $4,697.90 ; le diocèse de Trois-Rivières, $1,010.00 ; le di> èse de Joliette, $730.70 ; le diocèse de Chicoutimi.$1,400.00 ; le diocère de Saint-Hyacinthe, ÿl 400 ; le diocèse de Sherbrooke, $1,102.42 ; le diocèse de Valleyfield, $700.00 ; le diocèse de Nicolet, $1,268.3' ; le diocèse de Montréal.$6,000.00.Le Fonds Patriotique Canadien a des succursales dans tous les comtés de la province de Québec.Dans le comté d’Argenteuil, il y a une succursale a Lachute.Saint-Joseph de Beauce, dans le comté de Beauce, a déjà envoyé $100 00 à Ottawa.La paroisse de Saint-Félix de Valois, dans le comté de Berthicr, a souscrit $150.00.La succursale du comté de Bonaventure, établie à New-Car-lisle, a fourni $2,800.00.Dans Brome, les quartiers généraux se trouvent à Knowlton.Eastman, dans ce même comté, a fourni $100.Le comté de Chambly a souscrit $5,632.00.Grand’Mère est la succursale des Fonds Patriotiques dans Champlain.Châteauguay a deux succursales, a Tune à Aubrey et l’autre à Orms-” town.Compton s’est montré généreux ; des diverses paroisses de ce comté, Scotstown a fourni $250.00 ; Mégantic, $100.00 ; Waterville, $75 ; East Angus, $310.00 ; Cookshire, $400.00.Dans Drummond, Durm-mondville a fourni $1,000.00, et Ul-verton, $/2.50 La ville de Gaspé a envoyé $857.82.Dans le comté d’Huntingdon, les diverses collections se chiffrent à $5,571.00.Buckingham, dans Labelle, a souscrit $8,-775.00 et Mont-Laurier, $325.00.Lévis a une succursale.Mégantic a une succursale à Inverness et une autre à Thetford Mines.La paroisse de Cowansville, dans Missisquoi, a souscrit $244.36.Montmagny a une succursale.Bryson, dans Pontiac, a fourni $1,000, et Fort Coulonge, $1,-730.00.La ville de Windsor Mills, dans le comté de Richmond, a envoyé $2,147.53 à Ottawa.Richmond, Melbourne et Cleveland, dans ce niême comté, ont également souscrit $3,200.00.La paroisse de Marieville, dans le comté de Rouville, a fourni $116.00.La ville de Saint-Jean a donné $1,600 et celle de Trois-Ri-vières, $13,550.00.Sherbrooke a fourni $29,000.00.Un grand nombre de comtés et de villages n’ont pas encore fait leurs rapports.UN QUEBECOIS TUE A L’ENNEMI CD» notr» corresoonaan» Québec, 19.-—On apprend que l’un des réservistes français partis de Québec sur la “ Caroline ” et qui faisait partie du 143ème régiment d’infanterie, a été tué dans un récent engagement.C’est un nommé Henri Manriette, peintre-décorateur, qui était établi à Québec depuis quelques années.LE FONDS PATRIOTIQUE (De notre corresnondanO G Québec, 19.— L’hon.Cyr.F.De-lage.president de la succursale de Suébec du Fonds Patriotique Cana-ien, annonce que cette succursale a vu porter à son crédit jusqu’ici la somme de $200,000.Tl a été fait 643 demandes de secours dont 75 de Lévis mais un certain nombre n’avait pas droit aux secours.Au 31 décembre 1914, le comité avait payé en secours environ $26,000.Outremont, 19 janvier.M.le Rédacteur: Sans vouloir engager de polémique avec M.Pierre Evariste Leblanc, avocat, qui n’est pas contribuable de la municipalité scolaire de Sainte-Madeleine d’Outremont,; mais qui se faisant l’interprète d’u-! ne poignée de mécontents et qui1 vient de donner dans une entrevue à votre journal certaines informations de nature à laisser planer du doute sur la bonne administration de la Commission, dont j’ai l’honneur d’être le président, je désire résumer et faire en quelques mots, en rétablissant les faits, l’historique de la construction et de l’administration de l’école Lajoie.C’est un fait admis et reconnu par la majorité des contribuables, que l’école Lajoie, située dans un centre progressif, a été construite dans le but de donner à notre population, un local spacieux, hygiénique et moderne sous tous les rapports; la commission scolaire actuelle de Sainte-Madeleine d’Outre-mont a évidemment bien administré ses affaires et la meilleure preuve en est qu’elle en est à sa septième année d’administration, et depuis quatre ans, on a bien voulu m’honorer en m’élisant à la présidence de ce corps public, unanimement.Je n’ai pas l’intention de revenir sur les explications que j’ai déjà données, mais le résultat de la conduite des Commissaires, c’est que tout en ayant partiellement fait, construire une école, qui une fois terminée, sera un crédit pour notre; municipalité scolaire, la contribution que les propriétaires de Sainte-Madeleine sont appelés à payer, annuellement, n’est que de 30 sous par $100, alors que la contribution scolaire de Montréal est de 40 sous, sans parler de différentes autres commissions scolaires, où la contribution atteint un chiffre encore plus élevé.A ceux qui nous reprochent de n’avoir pas localisé notre école sur le terrain de la fabrique, je ferai remarquer que le terrain où est érigé l’école Lajoie, est un site idéal, à proximité de l’église et des tramways; et d’ailleurs, la commission scolaire possédait ce terrain denuis quelques années.Il ne lui coûtait que $8,000, alors que pour acheter le terrain qui lui avait êlé offert par la fabrique de la paroisse de Sainte-Madeleine, on lui en demandait $40,000, et à ce moment-là.les plans pour la construction de l’école Lajoie (site actuel), étaient déjà faits.Je craindrais d’ennuyer les lecteurs du “ Devoir ”, et contribuables de notre municipalité scolaire, en revenant sur les explications que j’ai données à l’assemblée tenue jeudi soir, le 14 courant, et oui avait réuni environ 150 contribuables, alors que nos critiques, toujours les mêmes, comptaient une dizaine de personnes.Je dois ajouter, que j’avais, au préalable, offert’ à ees critiques, d’aller leur expliquer la situation, afin de démontrer, une fois de plus, le mcl fondé des insinuations contenues dans un petit pamphlef destiné, évidemment, à jeter du discrédit sur la commission scolaire de Sainte-Madeleine d’Outremont, et partant à en retarder le progrès et l’avancement.En face de ce refus, la commission scolaire convoqua l’assemblée mentionnée ci-dessus, avec le succès que l’on sait, réunion à laquelle j’assistai et où, au cours d’explications détaillées et avec pièces et documents officiels à l’appui, j’ ai la satisfaction d’avoir convaincu tous les contribuables de bonne foi.Le but évident des quelques critiques est d’empêcher, disent-ils, que la construction de notre école.aux trois quarts faite, soit terminée, ayant déjà été retardée par des procédures vexatoires.La commission a demandé à la Législature l’assentiment du gouvernement de Québec et sa sanction, dans le but de lui permettre de compléter la construction de l’école Lajoie, construction en partie assez avancée et dont la non-exécution des travaux qui restent à faire entraînerait pour notre municipalité scolaire des dommages ccnsidéra-bles et dont les frais devraient inévitablement être soldés par tous les contribuables.Je dois ajouter que, contrairement aux prévisions des pessimistes, l’assistance à 1 ecole Lajoie est très satisfaisante, 11 va toujours en s’améliorant ; de plus, notre école est construite en prévision de l’avenir, attendu que la moitié de notre territoire, quoique prêt à construire, est retardée par la situation financière actuelle, qui devra inévitablement s’améliorer à la reprise normale des affaires ; c’est le but ‘ie notre commission de requérir les services d’instituteurs et institutrices d’ordres religieux, pour cette école.Or, dans la situation actuelle, il ne reste pas suffisamment d’espace pour loger convenablement ces religieux et religieuses dans l’école Lajoie.Les plans de l’école comportent le corps principal ou édifice central, avec deux ailes latérales, l’une devant servir pour classes de filles et l’autre pour garçons.Actuellement, nous utilisons l’aile gauche, (côté ouest), de la bâtisse, qui sert aux classes pour filles et garçons, tout en ayant cependant deux entrées distinctes ; et la commission, temporairement, a dû requérir les services d’institutrices laïques pour y donner l’enseignement.Après le parachèvement de l’aile droite (côté est), déjà commencée, la commission sera en position de se réorganiser, afin de donner au public des instituteurs religieux et institutrices religieuses, comme il le désire, et c’est l’intention de la commission scolaire de se rendre à cette demande bien légitime.Afin d’obtenir les pouvoirs nécessaires, la commission scolaire a décidé de présenter un bill à Québec, à ce sujet, et je dois dire que cette démarche a rencontré l’approbation de la grande majorité des contribuables, et particulièrement des plus grands intéressés et propriétaires de notre municipalité.Une fois de plus, j’invite toutes les personnes qui désireraient se renseigner, à s’adresser en aucun temps, au secrétaire-trésorier ou à n’importe que] membre de la commission scolaire, qui se fera un plaisir et en même temps un devoir de fournir tous les renseignements demandés.Vous remerciant une fois de plus, monsieur !e rédacteur, d’avoir bien voulu me fournir l’occasion de renseigner le public.Je demeure, Votre dévoué, (Signé) Arthur CORBIN.LE DEVELOPPEMENT DES NATIONALITES CE SERA L’UN DES RESULTATS DE LA GUERRE ACTUELLE AVEC LA CONSECRATION DU PRINCIPE FEDERATIF, DIT LE PROFESSEUR WRONG, AU CANADIAN CLUB.DE “BLESSES” A^BLESSES” MGR BELIVEAU SOUSCRIT A L’OEUVRE DES ECOLES DE L’ONTARIO.— UN GESTE DE SOLIDARITE SIGNIFICATIF.Pour Empêcher votre Peau de Gerçer MISE EN NOMINATION A LA CHAMBRE DE COMMERCE La Chambre de Commerce du district de Montréal tiendra à son siège social, 76 rue Saint-Gabriel, mercredi après-midi, 20 janvier, à 4.30 heures, une assemblée générale spéciale, à laquelle seront mis.en nomination les membres de l’exécutif et les officiers de la Chambre pour l’année qui commence.Tous les membres de la Chambre de Commerce sont instamment invi-1 tés.BUDGET DE GUERRE DE $I00,D0D,DU0 _ Ottawa, 19 — Les estimés des différents diépartem-ents sont maintenant terminés et tout sera prêt pour la session qui s’ouvrira dans une quinzaine de jours.Tout ce qui n’est pas strictement nécessaire est éliminé des estimés.Les grands travaux publies maintenant commencés à travers le pays seront continués, mais aucune nouvelle entreprise importante ne sera commencée.Plusieurs projets pour des édifices publics seront laissés de côté pour le présent, à cause des nécessités de la çuerre et de la difficulté d’obtenir de l'argent pour autre chose.LES ESTIMES MILITAIRES On comprend que les estimés mi- “La protection des petits peuples el leur libre développement, ainsi que l'avènement du principe fédératif dans le monde, seront les j principaux résultats heureux de la1 guerre actuelle, a déclaré hier, devant le Canadian Club, M.ie professeur George W.Wrong, de To- ! ronto.Le conférencier a préconisé pour ¦ la durée de la guerre la garde du pouvoir par le gouvernement actuel du Canada et l’élimination de toute lutte politique.”La conduite du gouvernement peut être critiquée, mais il ne faut pas miner le pouvoir.Que le gouvernement actuel reste au pouvoir un an encore après ! la guerre et qu’alors les chefs des partis se concertent pour fixer la politique à suiv’-e pour l’avenir du Canada.” M.Wrong a parlé sur les condi-1 lions de paix possible à la suite de cette guerre.Il s'est appliqué à dissiper les illusions courantes au sujet de l’Allemagne.Celle-ci ne seia pas de sitôt réduite par la faim.Elle n’entretient pas l’espoir de prendre les colonies anglaises non plus.M.Wrong énumère les conditions de paix préconisées par les modérés en Allemagne qui veulent la liberté des mers, et par les extrémistes teutons qui veulent en somme l’annexion de la Grande-Bretagne à l’Allemagne.Par contre, la France et la Grande-Bretagne, dit-il, aux applaudissements de fauditoire, exigeront une magnanime compensation pour la Belgique, la sécurité future de la France contre l’agression, et la restitution de PAlsace-Lorraine, l’établissement sur des bases solides des droits des petites nationalités et l’abolition du militarisme prussien.M.Wrong ne sait pas ce que réclamera la Russie à part un débouché sur la Méditerranée.Il ne faut pas espérer de désarmer complètement l’Allemagne pas plus qu’il ne serait juste de diminuer le prestige de la flotte anglaise, dit le conférencier, mais il s’agira de faire garder à l’Allemagne la juste mesure des armements futurs.Entr’autres illusions à détruire, dit aussi M.Wrong, il y a celle de la permanence des alliances.“Ne nous fions pas à la permanence des alliances actuelles.La Russie et le Japon étaient ennemis il y a dix ; ans.L’Allemagne et l’Angleterre i pourront entretenir les relations les ! plus amicales avant quelques an-i nées.” ! La seule garantie de paix avec (’Allemagne serait de frapper un tel coup que toute cette nation en soit atteinte et après cela de refuser de traiter avec le personnel militariste actuellement à la tête de ce pays.Il faudra traiter avec les peuples divers composant la fédération germanique, et ramener ce pays à son état d’esprit normal.Il est actuellement aigri contre toutes les nations qu’il croit prêtes à vouloir l’écraser.Le Kaiser actuel et ses satellites devraient disparaître, dit M.Wrong, afin que la véritable Allemagne puisse sortir des ténèbres du militarisme à outrance où elle a été plongée.On a déjà parlé d’une fédération mondiale des nationalités sous une police mondiale.Si l’union complète sous une même tête n’est pas encore possible, il semble du moins certain que le principe fédératif des nationalités jouera un grand rôle après cette guerre.Interrogé par le représentant du “Devoir”, après la conférence, M.Wrong déclara être en faveur du libre développement de toutes les nationalités dans leurs propres limites.Sir Douglas Mawson parlera des explorations antarctiques, devant le Canadian Club, samedi, à une heure, et l’honorable Clifford Sifton parlera lundi prochain.Winnipeg, 19.— Les Canadiens-français du Manitoba, répondant à l’initiative prise par La ‘Liberté”, ont voulu, comme leurs compatrio tes du Québec, donner un appui gé néreux à la cause des “blessés” d l’Ontario et une première iisle de souscriptions qui iront grossir les fonds ramassés par l’Association de la Jeunesse Catholique, parai dans le dernier numéro de la “Li berté”.En tête est le nom de S.G Mgv Béliveau, évêque auxiliaire du die cèse de Saint-Boniface, qui s’étend, comme on le sait, jusqu’à l’intérieur de l’Ontario.Sa Grandeur accompagne son offrande de la lettre suivante: Monsieur le rédacteur de la Liberté.Cher monsieur.L’exemple donné par l’hon.Jo sçph Bernier, secrétaire de la province du Manitoba, mérite d'etre suivi.C’est de la bonne sorte de patriotisme.Je vous envoie $50, contribution personnelle pour aider les Canadiens-français d’Ontario à faire valoir leur cause devant les cours de justice de leur pays.Veuillez me croire, Monsieur le rédacteur, \ Voire tout dévoué, Arthur BELIVEAU, Evêque (Je Domitianopolis.La “Liberté”, en publiant cette première liste qui s’élève à près de $100, touche à la signification toute particulière des dons des Mani-tobains qui sont eux aussi des “blessés”.Le confrère écrit: C’est à la vieille province de Québec en particulier que s’adresse, l’appel du vénérable Cardinal.Mais en vertu de la solidarité qui lie tous les membres d’une race, qui fait communes toutes les souffrances et toutes les joies, nous n’y devons point rester sourds.Pour être moins riche que celle de Ja province de Québec, notre offrande n’en aura pas moindre valeur.Peut-être en aura-t-elle même plus, car notre situation de persécutés dans notre foi et notre langue lui donnera une signification toute spéciale.Faites usage d’eau chaude avec du savon Baby’s Ouru.L’eau chaude ouvre les pores de U peau et les petites particules d’huiles végétales pures qui forment la mousse crémeuse et odoriférante du savon Baby’s Own sont absorbées par la peau, en la conservant douce, saine et empêchant lea crevasses et les gerçures.En rinçant parfaitement, pais en essuyant énergiquement pour l’assécher, on est certain d’avoir une peau douce et belle par n’importe quelle température.BAHTS own SOAP Le Meilleur pour le Bébé Le Meilleur pour Vous Hotel Windsor .fiaro* Ploco Viaor ot do la Rue Windsor LE FEU CHEZ UN MERCIER JUIF Cornwall, 19.—Le magasin d’un mercier juif, Ben Goldstein, a été incendié, hier matin.Les dommages s’élèvent à environ $7,000, prétend Goldstein, et il n’a que $2,500 d’as-wirancte.D’autres (occupants du même édifice ont subi des dommages soit par l’eau ou la fumée.pendant six mois.Pour toute personne qui peut placer des sommes, même très petites, ou pour toute personne qui a placé sans profit, cette publication a la valeur de $10 00.De grande valeur pour toute personne qui peut épargner $5.00 par mois et qui ne sait pas comment les placer.La revue montre comment les banquiers et les boursiers opèrent, lu grande science de faire augmenter l’argent qu’ils cachent au grand public.Elle montre comment $1,000.00 deviennent $22,000.00, et comment on gagne des fortunes fabuleuses.Pour introduire ma revue je vous l’offre gratuite pendant stx mois Écrivez de suite.H.L.BARBER, R 500, 30 W.JACKSON ^ ______Çky?*.’ £HICAGO» 8- A- HOTEL LORTIE LIMITEE Avis est donné au public que, en venu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du 28 novembre 1014, constituant en corporation MM.Louis Lortie et Ernest Boucher, commis de bar, Elle Gagne, bourgeois, Magloire Lortie, couturier, Albert St-Louis, commis de bar, de la cité de Montréal, dans les buts suivants : Exercer en général et dans toutes ses branches le commerce d’hôteliers et de restaurateurs conformément aux prescriptions de lu loi des licences de Québec ; Acquérir par achat comme un commerce en opération et exercer le commerce d’hôtel actuellement exploité dans la cité de Montréal par Napoléon Gagné, 1105 rue Sainte-Catherine Est, avec son installation, ses meubles, fonds du commerce, licence, clientèle et tous scs autres biens mobiliers en général et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de lu compagnie ; Acquérir par achat, échange, bail ou autrement de toute personne, société ou compagnie tout commerce d’hôtel ou de restaurant avec ou sans les terrains et les bâtisses, servant ou destinés à leur exploitation et leurs installations., meubles et autres biens en général et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Acheter ou autrement acquérir et posséder toute propriété immobilière qui peut être nécessaire aux fins de la présente compagnie, et payer telJe acquisition ou détention en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Vendre, échanger, louer, toutes ou chacune de ses propriétés mobilières ou immobilières, en disposer ou en faire le commerce autrement et emprunter de l’argent sur la garantie d’icelles ; Construire, maintenir et exploiter sur tous terrains acquis ou détenus par la compagnie, des hôtels, restaurants et toutes autres bâtisses qui peuvent être nécessaires pour les fins de la présente compagnie ; Acquérir, posséder, vendre, céder des actions, debentures ou autres valeurs de toute autre compagnie ou personne engagée dans le commerce que cette compagnie est autorisée à exercer ; Faire et exécuter tous les autres actes* et choses qui peuvent être utiles ou paraître avantageux pour mener î» bonne fin aucun des susdits objets non contraires aux lois et règlements de la vente des liqueurs enivrantes, sous le nom de “Hôtel Lortie Limitée’*, avec un capital social de vingt mille piastres ($20,000.00), divisé en deux cents (200) actions de cent piastres ($100.OOj chacune.La principale place d’affaires de Ta corporation.sera dans la cité de Montréal.Daté au bureau du secrétaire de la province, ce vingt-huitième Jour de novembre 1914.C.J.SIMARD.0129 Sous-secrëtalre de la province.GRAND TRUNK SYSTEM^ VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS Montréal — Toronto — Chicago INTERNATIONAL LIMITED Le service par excellence du Canada Départ de Montréal ü 9.00 a.m., arrive A Toronto à 4.30 p.m.Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.Wagons-salon-observatoire Pullman et wagons-lits directs de Montréal & Chicago, tous les jours.EXPOSITION D’HIVER D’OTTAWA Billets simples de.première classe plus un tiers.Départ du 18 au 21 janv., limite de retour jusqu’au 23 janvier.122, rue St-Jacquea.angle bt-Prao-coin Xavier—TM.Main 6901 Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventure “ Main 8221 m Villa COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DI) SERVICE SUBURBAIN POUR 1914-15.LACHINE.— Du Bureau de Poste.Service de :—.10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., k 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de 20 min.de 5.30 a.m., à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., il 9.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., à 12.If u.m.Dernier tramway extra à 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Déni» à Saint-Vincent.—Service de :— 15 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.01) a.m.à 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.in à 8.00 p.m.30 min.tie 8.00 p.m.à 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de 15 min.de 5.45 a.m.à 8.30 a.m.8.30 a.m.à 4.30 p.m.4.30 p.m.à 7.30 p.m.7.30 p.m.à 8.30 p.m.8.30 p.m.à 11.35 p.m.Tramway de Henderson à Saint-Denis, 12.20 a.m.Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denis» 1.10 a.m.CAKTIEKVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m.à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIER VILLE.Service de s* 20 min.de 5.40 a.m.à 9.00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.à 12.20 a.m.MONTAGNE.—De i’Avc.du Parc et Mont-1 Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.à 12.00 minuit.DE I/AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit, j De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 oiin.5.51 a.m., à 8.50 p.m.10 min.de 5 50 a.m.à 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.Service de 00 min.de 5.00 a.m.à 12.00 mluit.i TETREAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 am.à 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.à 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.à 8.30 p.m.POINTE-AUX-TREMBLES.—Service de : 15 min.tie 5.00 a.m.à 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.ft 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.à 11.00 p.m.I 00 min.de 11.00 p.m.k 1.00 a.m.20 min.de 15 min.de 20 min.de 30 min.de Ce journal est Imprimé au No 43 rut Saint-Vincent, k Montréal, par l’IMPHIMb-RIE POPULAIRE «a resDonsabilité limitée^, J.N.Chevrier, gérant-général.Feuilleton du DEVOIR Les roses refleurissent ¦< E)* Madame Mathilde Alanic 8 (Suite) Pour Estelle et pour Adriep, il était insolite et un peu (|jconcertant même, d’entendre résonner, aussi familièrement, le prénom de M.Marccnat.Et pendant que l’avocat écoutait, avec complaisance, l’humble témoin de son passé, cet homme, grave, distant et froid, leur semblait tout à coup plus proche, plus sensitif, et comme rajeuni.Ses impressions lointaines se ravivaient d’autant mieux à retrouver la maison habitée, les croisées pénétrées de soleil, des vêtements et des chapeaux suspendus aux patères du couloir, le piano béant, les angles du salon fleuris de grandes gerbes champêtres.•—Mme Adèle a raison.Vous avez ramené la vie icil J’ai grnnd’peur seulement que vous n’y manquiez du confort le plus élémentairel Je m’excuse de vous avoir livré tne pareille masure.Mais les deux jeunes gens protestaient à l’unisson.Une masure, quelle hérésiel.D’ailleurs, à cette époque, ne vivait-on pas dans le jardin, le suave, l’exquis jardin où foisonnaient les roses et les lilas! Avant de s’y laisser entraîner, M.Marcennt voulut se libérer d’un souci.Mme Adèle avait enfin battu en retraite, le laissant seul avec le frère et la soeur.L’avocat commença, presque timidement: —Pardonnez-moi une réflexion indiscrète.Vous me savez trop votre ami pour vous en froisser.Mais il ne suffit pas d’un abri et de l’air du temps.Mon cher artiste, vous ne devez vous remettre au travail qu’avec une santé résistante, affennje par un repos prolongé.Je serais blessé que vous manquiez de confiance en moi, I‘un et l’autre.D’ailleurs, le plan de la crèche a été accepté par notre comité, il est à propos que je vous en remette le prix.Il tirait à demi son portefeuille.Adrien l’arrêta d’un geste de remerciement et de refus.—Vous êtes trop bon, Monsieur, balbutia-t-il, très rouge, et si nous avions réellement besoin., mais.Impuissant à traduire ses seati-ments, il s’esquiva vers le piano et attaqua, sur le clavier jauni, une fugue de Bach.Estelle, demeurée en face de M.Marccnat, dit avec émotion : —Votre prévoyance ne néglige rien, Monsieur 1 Mais rassurez-vous! Je pense pouvoir attendre le rétablissement complet d’Adrien avec nos petites ressources.Je possédais quelques réserves, mon frère n’était pas sans économies.Ses méolcïes et ses adaptations lui valent aussi quelques droits d’auteur.Et nous dépensons si i/ u que rien, avec notre régime frugal! Le regard de M.Marcenat découvrit, sur la table, une corbeille à ouvrage autour de laquelle s’éparpillaient de minuscules pièces de layette.—J’ai beaucoup de loisirs, fit simplement la jeune fille.Et une amie de Poitiers a pu m’obtenir quelques commandes d’un magasin.—Je vous sais toutes les vaillances! murmura l’avocat, inclinant le front, en un salut de respect.Il se rappelait que l’architecte Gerfaux ayant été frappé d’une congestion, sans connaître, après son rétablissement, le danger encouru, sa fille, durant depx années, l’avait accompagne partout, aux carrières, aux fours à chaux, #.ix nombreux chantiers, conduisant elle-même le cheval, dressant les devis, les toisés, et tout cela comme par jeu ou fantaisie, en cachant du mortelles inquiétudes.Après le père, la mère.C’était le frère maintenant.Et toujours la même défense valeureuse contre le mal, Ja même promptitude à s’oublier.11 y avait donc des femmes capables d’aimer avec cette abnégation et cette force d’âme! Un rapprochement se fit dans sa pensée.Aulrefois, son coeur de vingt-cinq ans s’était laissé séduire par une délicate image modernisée dVVJ’Antifione antique.La ravissan- te jeune fille blonde, penchée sur la chaise longue d’une mère presque mourante, qui apparut à ses yeux charmés, dans le parc de Luchonl Mais la période de deuil terminée, ses crêpes enlevés, Odette de Tin-pagnac, devenue Mme Vincent Marcenat, reprenait sa vraie nature, avide de bruit, de changement, de lumière! Comment retenir, derrière la vitre où il se fût brisé les ailes, ce papillon tourbillonnant qui ne vivait que pour briller et s’agiter.Alors Vincent, profondément blessé et déçu, avait ouvert la fenêtre.Ainsi, tout à coup, en cet endroit où il se revoyait petit, rangeant des soldats de plomb sur le parquet, s’offrait à lui l’ensemble ramassé de sa vie entière.Et la nausée des amertumes subies lui étreignit soudain le coeur.Estelle, en riant, deux doigts passés dans les manches minuscules, exhibait une brassière.—‘C’est amusant de coudre ces choses mignonnes! M.Marcenat ne répondit rien.Peut-être ces vêtements puérils le faisaient-ils songer au vide de sa demeure, privée d’enfants.Estelle y pensa, en le voyant se détourner, les yeux sombres, les traits rigides, et s’accusa de maladresse.AdriOi, frappant les touches, s’amusait à prolonger les vibrations grêles et chevrotantes.—Ne croirait-on pas entendre une épinette?dit-il en riant.Eclairé, le soir, par les bougies, je m’i-niagine être un ancien maître de chapelle du dix-huitième siècle, Haydn ou quelqu’un des Bachs, j Les belles vies d’artistes, droites, simples, sans ambition, sans vaine j gloriole et si fécondes! —Beau exemples à suivre! fit M.; Marcenat.Mais visiblement distrait, il consultait sa montre et, alléguant l’heure, refusait de descendre au verger et brusquait les adieux.Si vive-; ment il gagna le vestibule qu’il en ouvrit luimiême la porte et se heurta presque à une très petite personne blonde qui se préparait à tirer la poignée de fer de la sonnette.L’avocat s’excusa d’un salut et s’éloigna aussitôt, coupant court aux geste aux derniers compliments du frère et de la soeur, La nouvelle venue, plantée sur ses hauts talons, suivit M.Marcenat de son regard aigu.—Peste! vous recevez de belles visites! Et s’adressant à Estelle d’un ton de reproche: —Vous auriez pu me présenter, ; son plus gracieux sourire.Caroline «Laguépie était une connaissance de Poitiers qui témoignait à Estelle beaucoup d’intérêt, depuis que Mlle Gerfaux s’était retirée à Lusignan avec son frère.—Ma chère, je puis enfin vous montrer mon amitié.En présence de nos geôliers, j’était bouclée! Le geôlier de Mlle Laguépie n’était autre que sa propre grand’mère, vieille femme avaricieuse qui, nonagénaire, se cramponnait à la vie.Caroline attendait impatiemment sa délivrance, et l’héritage qui lui eût permis sans doute de sortir enfin du célibat où eU.e languissait encore, la trentaine dépassée.Hautement, Mlle Laguépie avait pris le parti d’Estelle Gerfaux.Elle procurait de l’ouvrage à l'émancipée et la venait visiter assidûment à ‘Lusignan, — où l’appelaient d’ailleurs les réparations d'une ferme,— ce qu’elle ne manquait pas de signaler.Mlle Caroline aimait se meltre en valeur et se plaisait au rôle généreux et protecteur qui lui conférait la supériorité.Et il lui était agréable que son zèle eût pour témoin ce sympathique garçon donl la fine tête d’artiste se détachait, avec une pâleur si distinguée, entre l’ombre de la chevelure soyeuse et de la courte barbe frisée.(A suivre) ma chère! Ceci dit, elle s’introduisit dans le couloir, en réservant à Adrien Un foulard en soie et une plume-réservoir ont été oubliés!, jeudi l’après-midi, dans la chambre No 11 du Monument National.On pourra les réclamer à l’admi-nistraFon du “ Devoir ”, 43, rue Saint-Vincent.CURE DE DE GRACE Le R.P.Frs.Louis Bourque, O.P., vient d’être nommé curé de la paroisse de Notre-Dame de Grâce, en remplacement du R.P.Bibeau.LA guerre: OFFENSIVE ALLEMANDE SUR YPRES L’ennemi tente vaineimnt de réoccuper la vi!7e où les Ang’ais reçoivent des troupes fraicher.— Dâ vioieats co nnais sa poarsuivent à La Saisselle, Soissons et dans la forêt du Prêtre.— L’intention des Teutons de se frayer un chemin par Soissons est évidente ; la ville est en ruines.— Les Français luttent ferme pour reprendre Saint - Mihiel.— La neige arrête les opérations en Alsace.LA DETTE DU TRAMWAY M.G.A.ROBERT EXPOSE LA SI-1 TUATION DE LA COMPAGNIE! VIS-A-VIS DE LA VILLE.— IL ADMET QUE LA COMPAGNIE DOIT $600,000 A CETTE DERNIERE.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) TEL.EST 4510 Le Magasin du Peupla 447 SAINTE-CATHERINE EST DERNIERES NOUVEAUTES EN LIBRAIRIE INTERVENTION DE M.McDONALD Les Allemands conlinaent à chercher un débouché vers Vest et le sud-ouest de Varsovie.- La marche des Russes, le long de la Vistule, met leur aile droite en péril.^Spécial au "Devoir") Amsterdam, via Londres, 19.-— “On entend une forte canonnade depuis lundi dans la région d’Y-preSj où les Allemands ont pris l’offensive”, dit le correspondant du ‘Telegraaf” à Sluis.Les Teutons ont vainement tenté jusqu’ici d’occuper Ypres.De nombreuses troupes fraîches anglaise sont arrivées à la ligne de front.” Dans la région de Gand, les Teutons ont lancé des proclamations défendant aux habitants de discuter la ejuestion de la guerre, sous peine d'une amende considérable ou d’une longue détention.Plusieurs personnes ont déjà subi un châtiment, dit un correspondant.POUR FETER L’ANNIVERSAIRE DU KAISER Paris, 19.— Un combat des plus violents se poursuit actuellement pour la possession de La Boisselie, à vingt milles au nord-est d’Amiens: à Saint-Paul, près de Sois-.ons et dans la forêt du Prêtre, où les Français tentent de nouveau de reprendre les positions perdues de SaintMihicl.Les Allemands ont repris l’offensive dans le but évident de remporter un succès notable avant la célébration de l’anniversaire du Kaiser, la semaine prochaine.Dans l’extrême nord, la température s’oppose aux mouvements des armées et l’Alsace est bloquée par la neige qui met tout dans l’inaction si ce n’est l’artillerie.Il n’y a plus de doute que l’objectif principal des Teutons est à travers Soissons.La réunion d’un certain nombre des meilleures brigades prussiennes dans les positions au nord de l’Aisne donnent! créance à cette hypothèse.L’artillerie ennemie continue ses tentatives de détruire Soissons dont une grande partie est déjà en ruines.Les autorités ont fait évacuer la ville par la plus grande partie de la population civile et l’entrée en est interdite à tout autre qu’aux militaires.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 19.— (2.45).— Communiqué officiel de cet après-midi: — “En Belgique, il y a eu une tempête de neige et aussi une canonnade inlermittente à certains endroits.Il tomba également de la neige hier dans la région d’Arras, où notre artillerie fit taire maintes fois les batteries ennemies.‘ Comme nous le disions hier, un vif engagement s’est livré à La Bois-i se'île où par suite du commencement de plusieurs incendies, nous' avons été forcés d’évacuer nos positions durant la nuit du 17 au 18 janvier.Nous les avons reprises j cependant le 19 à l’aurore.L’en-' nemi n’a pas renouvelé ses attaques! à cette partie de noire ligne 1 "Dans la région de Soissons, unej atlaque d’infanterie n’a nas succé-j dé au bombardement du faubourg de Saint-Paul, effectué durant le cours de la nuit du 17 au 18 janvier, et le 18 janvier sc passa dans un calme absolu.“Dans la vallée de l’Aisne, à Test de Soissons et dans la région de Soissons, une canonnade tonna hier.“Au nord-ouest de Pont-à-Mous-son, nous avons occupé hier un autre ouvrage de campagne dans la forêt du Prêtre, où nous nous sommes établis dans 500 verges de tranchées ennemies.“Dans ies Vosges, une tempête de neige fit rage.Il v eut une canonnade surtout à Ban-du Sapt et dans le voisinage de Thann.” LES OPERATIONS EN POLOGNE Petrograd, via Londres, 19 — Les troupes allemandes dans le centre de la Pologne cherchent toujours à s’avancer à l’ouest de Varsovie, entre Sochaczew et Roll mow, et au sud-est de Varsovie, entre Skier-niewice et Grodzisk, bien que la marche «i avant des Moscovites sur la rive droite de la Vistu’e, à l’ouest de Plock, mette l’aile gauche ennemie en péril, et d’après les rapports russes, les positions des casques à pointe le long de leur aile droite ne sont plus tenables.Le mouvement des envahisseurs a échoué jusqu’à présent.Les Russes ont repris tous les retranchements que les ennemis parvinrent à leur enlever.Les critiques nrlitaires ici prétendent que les Teutons devront ou se frayer un chemin à travers la ligne russe au centre, ou bien se replier sur la rivière Warta.à moins de 25 milles de la frontière allemande, car le mouvement tournant dirigé contre les ailes des kaiser-licks les forcera à abandonner leurs positions actuelles, au centre.Jusqu’ici les Autrichiens au sud n’ont pas coopéré, avec leurs alliés.L’artillerie a enrayé leur mouvement à l’est de Pietrkow et dans la région de Tarnow.Dans le voisinage immédiat de Varsovie, il ne s’est pas produit de changement marqué récemment.En autant que les experts russes peuvent en juger, les ennemis n’ont pas l’intention de diriger sous peu une attaque général qui déclancherait la bataille décisive.QUATRE NAVIRES TURCS COULES.Sébastopol, via Petrograd, 19.— Une escadre de torpilleurs russes a pénétré dans la baie de Sinope, port turc de la mer Noire, dans l’Asie Mineure, et a coulé un paquebot ottoman et trois voiliers.Les équipages des quatre navires ont été recueillis.Le paquebot semble être le “Meor-ges”.On ne dit pas quand rengagement eut lieu.BULLETIN DE BERLIN.Berlin, viâ Londres, 19.— On a publié hier après-midi le communiqué officie] suivant: “Sur le théâtre occidental des opé-1 rations, sauf quelques escarmouches | sans importance, il ne s’est livré que des duels d’artillerie tout le long de la frontière.“Dans l’est, le temps fut très défavorable.Nous avons repoussé les Russes à Radzanowa, à Cjezhun et à Sicrpnec (au nord de la Vistule), en leur faisant subir des perles considérables.Plusieurs centaines de prisonniers tombèrent entre nos mains.“A l’ouest de la Vistule, et à l’est du Pilica, la situation reste généralement la même.” MINISTRE AUSTRALIEN ALLEMAND (?) Adélaïde, Australie, viâ Londres, 19.— Hermann Homburg, procureur-général de l’Australie du Sud depuis 1909, a donné sa démission à cause des sentiments germanophobes du public.ECHO DU COMBAT DES ILES MALOUINES Londres, 19.— Le capitaine J.D.Allen, du “Kent” qui coula le croiseur allemand “Nürnberg” au large des îles Malouines, raconte dans une lettre envoyée à un ami dans quelles circonstances l’exploit fut accompli.Le “Nürnberg” était seul.La poursuite commença à midi et l'engagement à quatre heures.Le “Kent ’ fut atteint par au moins 36 projectiles ennemis.Le croiseur teuton s’enfonça à sept heures et vingt-six minutes.Le capitaine explique qu’il n’a pas pu sauver plus de 12 marins à cause de la mer houleuse et de l’eau glacée.CONSTANTINOPLE BAILLONNE LES TURCS.Londres, 19.— L’agence “Central News” publie une dépêche de son correspondant à Athènes qui dit que les autorités à Constantinople suppriment la nouvelle de la défaite turque du Caucase.Elles ont donné instruction de fusiller quiconque répandra des nouvelles sans permission.Le régime militaire dans la capitale ottomane est plus rigoureux qu’aux jours les plus sombres du règne d’Abdul Hamid.Plusieurs bruits courent au sujet d’une révolution.VAISSEAU AUXILIAIRE ANGLAIS AVARIE.Callao, Pérou, 19.— Le “Kings-way”, vaisseau auxiliaire de la marine anglaise et servant de charbon nier, est entré dans ce port hier, après avoir subi des avaries en frappant un récif à Santa Helena.Le consul anglais cherche à obtenir du gouvernement du Pérou la permission de mettre le navire en cale-sèche.DANS LE NATIONALISTE dimanche prochain : "La sciGta LA TERRE TREMBLE ENCORE EN ITALIE (Service de la Pï-ease Associée) Rome, 19.— On a appris ici aujourd'hui qu’un fort tremblement de terre est survenu en Calabre, surtout dans le voisinage de Cosen-za, la capitale de la province.On ignore encore s’il y a eu des pertes de vie ou des dégâts sérieux.La Calabre est située à l’extrémité sud-ouest de l’Italie.C’est une région montagneuse fréquemment ravagée par de désastreux tremblements de terre.Coscnza, Caiabrc, 19.— Tous les habitants de cette ville, ainsi que ceux de Paola, d’Amantea, de Cas-trovillari et de Rossano ont abandonné leurs maisons.11 n’y a heureusement pas eu de pertes de vie.On ne peut cependant induire les gens à réintégrer leurs demeures, vu qu’ils craignent la répétition du tremblement de terre.NOUVELLES SECOUSSES A CELA N O Tagliacozzo, 19.— A mesure que les envois de secours pénètrent dans la région dévastée par le récent tremblement de terre, le nombre des pertes de vies s’accroît d’une façon alarmante.Ainsi à Paterno (1,800), à Pesci-na (4,000), à San Benedetto (4,000) et à Celano (1,000), ce nombre s’élève à 10.800.A Pescina, en outre, la secousse sismique a détruit l’ancien castel de la célèbre famille des Piccolomi-ni, bâti au lltèmc siècle, ainsi que la maison où est né le cardinal Ma-zarin.A Celano, de nouvelles secousses sismiques se sont fait sentir lundi dernier.2,000 VICTIMES A ORTUCHIO Avezzano, 19.— La ville d’Ortu-chio, située au sud-est d’Avezzano, ne compte plus que 500 survivants sur 2.500 habitants qu’elle avait avant le désastre de la semaine dernière, les 2,000 autres ayant été ensevelis sous les ruines de leur ville.LE “DACIA” NE PASSERA PAS Washington, 19.— Le gouvernement anglais a notifié aujourd'hui le secrétariat d état qu’il ne tolérera pas que le paquebot allemand “Da-1 cia”, battant depuis peu pavillon américain, ‘se rilnde à Rotterdam avec sa cargaison, muni d’un sauf-1 conduit.Il base son objection sur la crainte 1 qu’il a de voir se créer un précédent, grâce auquel les Américains pourront acheter de nouveaux navires allemands et continuer ainsi le commerce de l’Allemagne.Si l'acheteur persiste à envoyer dans ce pays le “Dacia” avec sa cargaison de coton, la note anglaise laisse entendre que cette cargaison sera saisie et détenue dans un port anglais.Les propriétaires pourront alors entrer en possession de leur marchandise ou recevoir sa valeur en argent.AU COMITE DES BILLS PRIVES LE BILL DE LACHINE Québec, 19.— Le bill amendant la charte de la cité de Lachinc a été adopté, ce matin, par le comité des Bibs Privés de l’Assemblée législative.Ce bill comportait une clause réduisant les licences de buvettes,, de magasins de liqueurs en détail et d’embouteilleurs dans les limites de la municipalité, mats elle a été retirée.La ville de Lachi-ne demandait par cette clause le pouvoir de réduire de deux à un le nombre des magasins de liqueurs de détail, de neuf a quatre celui des buvettes et de limiter à cinq ie nombre des embouteilleurs.Le bill a été adopté sans autre amendement.^ deM.Bsck" TUE AU TRAVAIL Un ouvrier du nom de Michael McDonald, habitant au No 7a rue Ayhvin, a été tué ce matin à son par PIERRE LABROSSE travail aux usines Angus, du Cana- dien Pacifique.Le cadavre a été transporté à la morgue.(De notre correspondftnt) Québec, 19 — Le comité des bills privés, de l’Assemblée lé-gts ative, a inauguré ses séances ce matin, sous la présidence de son nouveau président, le Dr Desaulniers, député de Ghambly.Le comité a adopté le bill érigeant en corporation civile la Communauté des Soeurs de la Charité, de l’hôpital Général de Montréal.M.Laurendeau, aviseur légal de la ville de Montréal, a soulevé quelques objections au nom de celle-ci, mais le bill a été adopté sans amendement.Il a commencé ensuite l’étude du bill amendant la charte de la ville de Lasalle.Quelques autres bills de peu d’importance ont aussi été adoptés sans amendements.A l’ouverture de la séance, le nouveau président a prononcé quelques remarques au cours desquelles il a déclare qu’il sera conciliant mais ferme dans la direction des délibérations du comité.-«- ACTEURDISPARU La direction du théâtre “ His M >-o ’ a h,formé la police -de- -la disparition d’un des mambreo de la troupe, un nommé Thomas Sullivan, qui n’a pas été revu depuis mercredi dernier.* * * FACTEUR COUPABLE DE VOL Plusieurs hauts fonctionna res du département des postes ôtaient on cour hier pour assister au procès de Camille Chapioau, facteur, accusé de vol de lettres.L'aocusé s est avoué coupable; il sera sentence ie -0 cou ant Deux représentants de la Compagnie des tramways ont eu à une heure moins dix minutes cette après-midi une entrevue avec le bureau des commissaires, qui dure encore au moment où nous mettons sous presse.Ces deux représentants, M.E.A.Robert, président de la compagnie, et M.L.-J.Perron, son avocat, venaient discuter avee la ville la question des $603,000 qui sont dues a cele-ci et que le tramway refuse de lui payer.M.Robert a exposé très sobrement la situation.La compagnie doit réellement cette somme à la ville, par contre la ville doit $95,000 à la compagnie pour certains travaux qu’elle lui a demandés et ensuite pour la construction du tunnel de la rue Saint-Laurent.M.Robert trouve que la commission, pour se garantir de la prescription dont certaines de ses réclamations remontant jusqu’en 1908 sont menacés, est justifiable de retenir les sommes qu’elle doit à la ville.M.le maire déclare qu’en effet la ville est prête à payer à la compagnie ce qu’elle lui doit mais qu’elle exigera une réduction de $5,000 uqi représente à peu près l’intérêt sur la somme de $600,000 qui est due depuis quelques mois à la ville.M.McDonald intervient à ce moment : “—De quel droit proposez-vous de régler les affaires de la ville avec la compagnie, demande-t-il à M.Martin, lorsque vous ne connaissez qu un côté de la situation.De quel droit régleriez-vous les affaires de la ville sur la suggestion;- des demandeurs en celte cause?—Je ne dis pas, dit M.Martin, que je ferai cela de moi-même, mais je le ferai certainement si la majorité m’appuie.Je n’ai pas l’habitude de me rapporter aux autres pour agir.Je me fie à mon propre jugement.M.McDonald de reprendre: “Nous verrons à ce que le maire de Montréal fasse son devoir jusqu’au bout et ne trahisse pas les intérêts de la ville dont il a l'administration”.Commencée sur ce ton la discussion pouvait aller loin.Elle n’y manqua pas, malgré l'intervention de M.Côté, qui expliqua que le maire voulait dire, sans doute, qu’il réglerait l’affaire de cette façon après avoir soumis les réclamations de la compagnie au bureau des ingénieurs pour en connaître le bien fondé.M.McDonald reprenant sur le ton courroucé et comme M.J.L.Per-1 ron voulant lui donner des explications, M.Côté fait remarquer ironiquement : —Laissez, laissez, M.Perron : M.McDona d va continuer son discours pour la galerie.—Il fut un temps, rétorque M.McDonald, où vous parliez pour la galerie, M.Côté: c/était avant les élections.Defpuis, vous vous appliquez à démentir magnifiquement les promesses que vous faisiez alors sans compter.M.McDonald continue ensuite l’exposé de la question en anglais.Il analyse la situation en deux mots.La compagnie croit qu’elle est justifiable de refuser de payer un eix cent mille dollars à la ville parce que cèlle-ci lui en doit $95,000.Au contraire les sommes que réclame la compagnie sont pour des travaux rie bagatelle.Cela se chiffre à $20,000.Les autres $65.000, jamais de la vie M.McDonald ne consentira à ce qu’ils soient payés au complet, car pour le tunnel du boulevard Saint-Laurent, il sait très bien, parce qu’il a été gérant de la compagnie ries tramways, que celle-ci demande plus que ne vaut le travail.RIVARD CHEZ NOUS .25 AUTOUR DU FOYER.25 LA FIN DE L’EMPIRE ALLEMAND.50 LE CANADA A LOURDES, discours de Mgr Gauthier et Henri Bourassa.HANSI, MON VILLAGE.3.00 A Spécialités durant notre VENTE Angle Ste-Catherine et Montcalm de JANVIER Couvrepieds blancs et couleurs (Honey Comb).Ré- gulier $1.00.Spécial à.O wC Couvertes en flannellette, grandeur de 11-4 fl?«| pouces, la paire.Confortables en mousse de mer, couvertes en indienne mercerisé de fantaisie avec empiècement uni.Valeur de ÆÜQ $3.50, pour.NOTRE VENTE DE JANVIER BAT SON PLEIN.Ut en cuivre- pour enfant, $20.75 La grandeur de ce lit est de 2.6 de large par 4.6 de long.Toutes les parties sont en cuivre.Les côtés se rabattent pour faciliter la manipulation de l’enfant.Il est garni d’un bon sommier hygiénique.m Kit 7330-7331-C37-3» SA1NTE-CATHEKINE-EST, and* Beaudry.MONTREAL A VENDRE 33.000 pied» de terrain, ayant front but deux rues et sur la roie du C.P.R y, dans Hochelaira, entre les rues Sainte-Catherine et Ontario.15.000 pieds de terrain, chemin Papineau, près rue Ontario.19.000 pieds de terrain, rue Chatham, près rue Saint-Antoine.Une terre de 30 arpents au Tillage de Contrecoeur.Une terre de 110 arpents au Cap Saint-Martin.Une terre de 240 arpents sur la Montée des Perrons, 12 milles de Montréal.Une propriété donnant de gros revenus, rue Laffauchetière, près Saint-Denis, en parfait ordre et claire d'hypothèques.R.L.de MARTIGNY, 54 rue Notre-Dame E& VENTE ANNUELLE DE CHEMISES Chemiata de |1.25 et $1.50, réduite, A 95c 3 POUR $2.75 so% DE PEDITCTION SCR TOUTES NOS AUTRES MARCHANDISES.ABSOLUMENT SANS RESERVE S.A.de LORIMIER Nouveautés pour hommes.34 rue Notre-Dame Ouest LA MAIRIE DE HULL REGLEMENTS LE MAIRE BOURQUE EST REELU.—AYLMER ET POINTE-GATINEAU.(De notre correspondant) Hull, 19.— Le maire Bourque a été réélu hier par une majorité de MUNICIPAUX ¦ P* 108 sur son adversaire, le Dr.Archambault.Le vote a été plus considérable que par les années passées et la lutte a été très contestée dans tous les quartiers où il y a eu opposition.Dans le quartier No 4, ies deux candidats Forcier et Reinhardt ont obtenu le même nombre de voix.Ce matin le greffier et officier-rapporteur, a donné son vote prépondérant en faveur de M.Forcier.Il y aura certainement décompte dans ce quartier.Dans le même quartier M.Montpetit a défait 1 échevin Dufresne par une majorité de 41 voix.Voici la composition du nouveau conseil :— Quartier No 1.—T.B.Davies (accl.) V.Navion.Quartier No 2.—A.Stafford (accl.,) D.Laviolette (accl.) Quartier No 3.—G.E.Gauvin (accl.) J.Leduc (accl.) Quartier No 3a.—V.O.Falardeau, (accl.,) E.Duguay, (accl.) Quartier No 4.—G.Montpetit, H.Forcier.Quartier No.5.—J.Chenier (accl.) T.Lambert.H est rumeur ce matin que le Dr Archambault a l’intention de contester l’élection à la mairie.Il est probable qu’il y aura d’écomptc dans les quartiers 4 pour les deux sièges, et dans le quartier 5, les majorités n’étant que de dix et onze en faveur MORT ETRANGE incendie a outremont Le cadavre d’un nommé Thomas Marat a été transporté à la morgue hier mkli.Le défunt qui est eé-ibalaire était âgé de 61 uns et demeurait au No 5 rue Huron.Hier après-midi il appelait par téléphone la police du poste No 13.Deux agents se rendirent chez Marst où toutes les portes étaient fermées et verrouillées; les agents défoncèrent et trouvèrent Marst étendu mort sur le plancher.Les médecins de la cour du coroner ont déclaré que Marst avait succombé à une syncope.Trois ogements ont été dévastés par un incendia, rue Lajoie, à Outre-mont hier soir.L’immeuble appartient à M.Jos.Ainey.Un 's logs, le No 1382, était loué à nné Robert Smi'h Au cour- ,, ceud;e le pompier Joseph Mari.• e .a brigade d Outre mont, tomba au deuxième sur le plancher du rez-de-chaussée avec des débris en feu mais fut assez heureux pour ne pas s’infliger de sérieuses blessures.Les dégâts seraient eva lues A $10,000.—.LA SITUATION VUE DELONDRES Londres, 19.—La presse anglaise et française continue à discuter la probabilité d'une nouvelle ruée contre les lignes françaises barrant le chemin qui mène à Paris, mais ies Teutons jusqu'ici n’ont pas pu poursuivre l’avantage remporté dans la région de Soissons.Les ennemis restent p’us ou moins ir-actifs au delà de l’Aisne, et le bombardement de Saini-Paul constitue la seule manifestation d’activité dans cette région depuis 24 heures.Personne loutcfois ne croit qu'on a fini de se battre à Soissons.Des deux côtés, on fait venir apparemment des renforts.Un combat opiniâtre devrait s engager bientôt.La prise de quelques positions allemandes, sur la rive est de ia Meuse, au dire du communiqué officiel français, constitue à peu près le seul changement notable survenu dans’ l’ouest.Aucun changement digne d’être relaté sur le théâtre oriental des opérations, sauf des gains russes au centre de la ligne en Pologne, et le prétendu écrasement de l’armée ottomane, qui ténia d’enrayer la marche des Russes à Kara-Urgan.Les Moscovites prétendent avoir pris pied pour de bon -rn Transylvanie La menace de l’invasion de la Hongrie par les Russes devenant de plus en plus réelle, on rapporte de nouveau à Londres que ce pays cherche à conclure la paix séparément.Au à tous 1 s sacrifices pour échapper à .’invasion.Les troupes austro-allemandns n’ont pas encore commencé à exécuter leur nouveau mouvement d of fensive contre les Serbes, mais on répète toujours que les Autrichiens concentrent des hommes à la frontière serbe, et que ce mouvement est imminent.Dans l’intervalle, les Serbes construisent de puissants retranchements, dit-on.que des candidats élus.LE MAIRE D’AYLMER Aylmer, 19.— Le maire Baillic a été réélu hier, par une majorité de 48 sur son adversaire M.R.H.Wright.La lutte a été très contestée et on s’attendait à l’élection de M.Wright.Voici les noms des membres du conseil :—MM.T.Ritchie, T.Gagnon, H.Paquette, A.D.Quinn, G.Rout-liffe et W.Beeton.M.PREFONT AINE, REELU Pointe-Gatineau, 19.— MM.R.Lafontaine a été hier soir réélu maire de la municipalité par les membres du conseil, M.Lafontaine en est à son troisième terme comme maire de Pointe-Gatineau.Les conseillers sont MM.A.Mancel, E.Fournier, E.Le-tang.D.Séguin, R.Moreau et F.Saint-Jean.UNIVERSITE LAVAL COURS DE M.MONTPETIT Ce soir à 8 heures 15, dans la salle de la bibliothèque, M.le professeur Montpetit continuera la série de ses conférences si intéressantes sur la législation commerciale (chaire Forgel) Le sujet sera le suivant: "Les lettres de change: définition légale.Conditions de validité.Capacité des parties à une lettre.” , L’entrée de ces cours est gratuite.(De notre correspondant) Québec, 19.— A la demande de 1 Association des Marchands Détail- m leurs et de l’Association des Corn- ^ mis-Marchands, ie comité de législation municipal a décidé hier soir de préparer un règlement décrétant la fermeture de tous les anagasins à 7 heures le soir.Le comité a également résolu d'exiger une licence de $200 de tous les cirques qui viendront à Québec et de les obliger à aller sur ies terrains de l’exposition.Il sera aussi imposé en vertu d’un règlement nouveau, une taxe sur les automobiles de transport et de livraison qui stationnent aux postes de charretiers.La taxe sera basée sur ia puissance de la machine.CEREMONIE GRECQUE JJRTHODOXE Les fidèles de l’église grecque orthodoxe célèbrent aujourd'hui la fête de l’Epiphanie.Ce matin, sur le Champ de Mars l’évêque Vladimir Sakovitch a présidé la cérémo- » nie de la bénédiction des eaux.Une foule considérable composée surtout de Russes, de Grecs et de Syriens y assistaient.DECES MARTIN — A Montréal, la 18 janvier 191.i, à 1 igc de 52 ans et 1 mois, est décédé Napoléon P.MarUn, employé des douanes k Montréal.Les funérailles auront lieu mercredi, le 20 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure du défunt, No 45 Iflémc avenue, à 8 heures 30, pour se rendre à l'église paroissiale de Lachlnei où le service sera célébré, et de \k au cimetière de la paroisse.Itesi de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans antre invitation.T.A Montréal, le 17 Janvier 1915, est décédée Anna hmard, épouse du Docteur Paul Ostiguy, à l’âge de 3(i ans.Les funérailles auront lieu mercredi à 9 hrs a.m.I.e convoi funèbre quittera la demeure mortuaire.No 255 Sherbrooke Est a 8 heures 45 a.m., pour se rendre 5 réalise Saint-Louis de France, et de Irt au cimetière de la Côte des Neiges.Parents et amis sont priés d’% assister sans autre Invitation.DECES A MONTREAL # Anna u«ibec, 38 ans, fem-me d Aldéric Beauregard, machiniste, rui Notre-Dame, 1690 ouest, mi ODRAÜ, Joseph, 42 ans, menuisier, ru.Désery, 78, c-HAHEST, Pierre, 33 «ns, rentier, rue St André.748.6 CAKRIFit, Emile) 5 ans, enfant de Cléo îdnrî
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