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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 27 janvier 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-01-27, Collections de BAnQ.

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• VOLUME VI—No 21 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.*8.00 UNION POSTALE.*6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.«1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE.*2.00 MONTREAL, MERCREDI 27 JANVIER 1915.LEDEV oSUJC SOUS LE NUMERO Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE Al.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Maïn 7461 RÉDACTION ; » Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ' A BATONS ROMPUS LA SEMAINE DE MONTREAL La semaine prochaine sera, à Québec, la traditionnelle semaine de Montréal — celle qui voit les corridors de PHôtel du Parlement, la rotonde du Frontenac et le grand salon rouge encombrés d’échevins, de politiciens, d’avocats et de couiissiers de Montréal, celle où se débattent les intérêts de la ville, où se heurtent souvent, hélas! les intérêts et les appétits personnels.La lettre de M.Dumont indique que le menu est très chargé: conflit entre commissaires et échevins, reconstitution des anciennes commissions municipales, droit pour la ville de faire et refaire à son goût sa charte, sans compter l’annexion de Maisonneuve, jetée dans la bagarre par un groupe extérieur.Et cela laisse peut-être de côté l’un des plus gros, sinon le plus gros problème de la session.» ET LE T R AM WA Y ?On n’a peut-être pas oublié en effet qu’il y a plusieurs semaines l’un des vieux routiers de l’hôtel de ville, un homme qui connaît à fond nos moeurs municipales et les habitudes du parlement de Québec, déclarait: Tout le tapage qui se fait autour du projet Martin n’aboutira à rien du tout.Vous verrez que l’affaire traînera jusqu’à la session provinciale.On arguera alors de ce retard et des efforts infructueux faits pour aboutir à une solution définitive pour réclamer l’intervention du parlement.— Et cela, concluait un cynique, aura le grand avantage de faire retomber sur les épaules d’une majorité indépendante des électeurs de Montréal la responsabilité du règlement conclu.La première partie de la prophétie s’est réalisée à la lettre.La seconde est peut-être à la veille de se réaliser aussi.Il y a un précédent que personne n’a le droit d’oublier.En 1911, après des négociations sans résultat, la compagnie en appela à l’Assemblée, alléguant qu’il fallait de toute nécessité que celle-ci intervint, à raison de l’urgence qui commandait, affirmait-on, un nouveau contrat.On décrétait même, dans le projet de loi, nue d le contrat n’était pas fait dans un délai de.la Commission des Uti- lités publiques pourrait en régler elle-même les conditions, j, La manoeuvre échoua partiellement, grâce — dans une bonne me- ' sure — à l’opposition énergique faite par M.Bourassa et le Devoir, mais elle pourrait facilement être reprise.On fera donc bien d’avoir Toeil sur Québec.ET LE POURCENTAGE ?A propos de cette question de tramway, il est un point assez curieux et qui montre avec quel soin on doit étudier les textes.Tout le monde sait que la compagnie paie présentement un pourcentage sur ses recettes brutes.Ce pourcentage, proportionné au chiffre des recettes, est fort ennuyeux pour elle aujourd’hui.Le contrat décrète en effet qu’elle doit verser à la ville 15% sur toutes ses recettes à partir de $3,090,000, et elle a depuis longtemps dépassé les $3,000,000.Elle nous doit donc aujourd’hui $150,000 sur chaque million additionnel qui tombe dans ses coffres.Et elle voudrait bien, après avoir bénéficié de la partie de l’arrangement qui fixait le pourcentage à 4, 6, 10 et 12%, échapper à l’article du 15%.Dans l’une de ses propositions à la ville, elle a môme suggéré le remplacement de la disposition actuelle par un arrangement global qui ramènerait le pourcentage à 4%, en l’étendant à tout le territoire desservi par le tramway.Mais c’est le projet Martin qui est présentement en cause.Quel effet aurait-il sur le pourcentage?M.Thomas Côté dit qu’il laisserait les choses en l’état — c’est-à-'f dire que la compagnie continuerait de nous verser 15% dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui.M.Martin, qui doit connaître les aptitudes et les dispositions de son enfant, affirme au contraire que le pourcentage disparaîtrait totalement.Il s’est même efforcé de prouver que cette disparition serait compensée par d’autres avantages.Où est l’interprétation vraie?Il vaut la peine de la chercher — et de la fixer — puisqu’il s’agit aujourd’hui d’une affaire d’un demi-million par année, d’un million peut-être demain.L'INTERVENTION DE M.CHAPAIS Le discours fait à Québec lundi par M.Chapais apporte à Thistoire de la question ontarienne nue contribution nouvelle — et fort intéressante.M.Chapais a rendu publique sa correspondance avec sir .lames Whitney, correspondance qui date de 1913 et dans laquelle il demandait, au nom du droit et de l’intérêt supérieur de la nation caanidenne, le rappel du règlement XVII.Cette correspondance fait honneur à l’ancien président du Conseil législatif; elle est un nouvel exemple des démarches de conciliation multipliées sans résutlat, depuis des années, pour amener une solution convenable de la question ontarienne.De fort bonnes gens, que vient à peine d’éveiller la campagne ac-I tuelle et qui s’imaginent candidement que ce dont ils n’ont pas eu connaissance n’existe pas, nous disent parfois: Mais si Ton faisait des démarches diplomatiques, on obtiendrait peut-être davantage.Mon Dieu, nous souhaitons de tout coeur le succès des démarches que Ton pourra encore tenter, mais la vérité vraie, c’est que, suivant l’expression de M.Belcourt, nos compatriotes ont tout épuisé.Ils ont fait démarches sur démarches, et dans les termes les plus respectueux; à la demande d’hommes politiques haut placés, ils ont choisi comme négociateur le vénérable Mgr Latulippe; des interventions personnelles du genre de celle de M.Chapais se sont produites.Tout a été inutile.L’automne dernier encore, des conservateurs éminents ont tenté d’amener une entente.Pour ne pas les gêner, nous avons même cessé pendant quelque temps de discuter la question.Nous avons dit à nos amis de l’Ontario: Ces messieurs peuvent vous aider dans un domaine où nous serions impuissants.Nous leur souhaitons de réussir et nous serons les premiers à les louer et à les applaudir s’ils vous obtiennent justice.Nous ne ferons rien en tout cas qui soit de nature à entraver leur effort.S’ils échouent, nous en appellerons de nouveau à l’opinion publique.La preuve de leur échec — en dépit de la grande bonne volonté sÿ dont ils firent preuve — est aujourd’hui patente.Et voilà pourquoi des hommes de tous les partis, et des hommes qui sont en marge des partis, se donnent aujourd’hui la main pour en appeler à l’opinion.LE " SCRAP OF PAPER " Nous ne perdons point cependant toute espérance.A Theure où Ton conspue l’Allemagne pour son mépris du scrap of paper belge, nous voulons croire qu’il se lèvera dans l’Ontario un homme d’esprit assez large, et de coeur assez haut, pour exiger le respect du scrap of paper au bas duquel nos pères et TAngleterre elle-même ont apposé leur signature.Ce scrap of paper décrète, au témoignage de sir John A.Mac-Donald, la parfaite égalité des deux races.Il n’y aura de paix durable dans ce pays que lorsque ces deux races y jouiront du droit de se développer librement, sous Tégide de la tradition canadienne et de la vé-ritahle pensée britannique.Et le respect du scrap of paper ne doit pas être une simple question de géographie.LE PETIT CREDIT v Le Bulletin paroissial de ITmmaculéc-Coneeption nous apporte l’état financier de la caisse de crédit de la paroisse, l’une des trop rares iraalheureusement qui sc soient implantées à Montréal, Le détail des prêts montrera à quels besoins, même dans une ville comme Montréal, à la porte des grandes banques, peut répondre la caisse.Sur 143 prêts, 18 à peine dépassent les $100, 82 sont de $1 à $10, 29 de $11 à $25.11 est peu probable que ces emprunteurs de $2, $3, $5 ou $10 se fussent adressés aux banques.Et pourtant quels services ont pu leur rendre ces modestes prêts! Orner HEROUX.LETTRE DE QUEBEC M.Tellier et la situation financière.— Le moratoire.— L'annexion de Maisonneuve.— Mont-Royal et le Tramway.— La charte de Montréal.Québec, 26.— A part les affaires de routine, la séance de l’Assemblée a été absolument nulle cet après-midi.Elle n’a duré qu’une dizaine de minutes.M.Tellier qui devait faire sa revue de la situation financière attendait certains chiffres que le gouvernement ne lui a fournis qu’au début de la séance, trop tard pour lui permettre de les utiliser aujourd’hui.11 parlera demain probablement.La commission qui revise le projet de code municipal a siégé de quatre à six heures, étudiant le chapitre des pouvoirs des conseils municipaux.Le chapitre de l’entretien de la voirie est toujours en panne pour le moment.Décrétera -1 - on un moratoire dans la province de Québec?Les opinions sont partagées.Quelques députés le voudraient, mais d’autres ne voient pas quel avantage général il en résulterait.Ce matin, à la Commission de législation privée on a eu le premier indice du projet d’annexion de Maisonneuve à Montréal.Apparemment, tout le monde est surpris : l’annexion ne semble désirée par aucune des municipalités intéressées.D’où part le mouvement?^ Il serait peut-etre osé de le dire.Chose certaine, il y a en jeu des intérêts avec lesquels on ne badine pas à Québec et tout le monde comprend qu’il vaut mieux ne pas résister.Un membre de 4a commission résume probablement fort bien la situation en disant qu’il suffira de faire une douce violence à Tune "et à l’autre municipalité pour les amener à l’annexion.Le seul point apparemment difficile sera celui de l’influence de la dette de Maisonneuve sur le pouvoir d’emprunt de la cité de Montréal.Et tout indique que l’entente ne sera pas impossible., La ville Mont-Royal demande des amendements à sa charte quant à la constitution des commissions scolaires.Mais on a glissé dans les amendements ce paragraphe impératif qui indique l’influence du tramway : “La ville devra accorder à la compagnie des Tramways de Montréal une franchise exclusive pour vingt ans pour l’opération d’un service de chemin de fer urbain dans .es limites de la ville, mû par tout pouvoir autre que la vapeur, sous et sur la surface de certaines de ses rues; les termes et conditions de telle franchise devant être définis par arrangement mutuel entre les parties dans les [cinq ansj de la sanction de la présente loi, ou, à défaut d’entente entre eux sur tels termes et conditions dans ce délai, par la Commission des services d’utilités publiques de Québec qui sera Tanbitre final.” * Le bill amendant la charte de la cité de Montréal, distribué aujour-d’huij contient, tel que prévu, la substitution de la majorité du conseil à la majorité des deux-tiers pour l’amendement au budget municipal de même que pour l’appropriation du produit des emprunts.Autre amendement : Le conseil peut réduire tout crédit demandé par le bureau des commissaires y compris les crédits demandés dans les prévisions budgétaires annuelles, dans le budget des crédits supplémentaires, les crédits à être imputés sur le fonds d’emprunt, excepté cependant les montants que la loi ordonne de payer, les montants requis pour payer l’intérêt sur la dette civique et le fonds d’amortissement et ceux requis pour le remboursement d’emprunt, et toutes autres sommes requises pour rencontrer , les obligations assumées par la cité ou mises à sa charge.Le conseil ne pourra cependant augmenter ni voter aucun crédit sans l’assentiment préalable du bureau des commissaires.Le bill contient aussi le projet de résurrection des commissions municipales, au nombre de six.Il donne également au greffier de la cité le droit de «faire voter un électeur dont le nom a été omis de la liste.Il change aussi la date d’élection du maire et des échevins du premier lundi d’avril au premier lundi d’octobre.Il impose une taxe de $25 à tout ouvrier ne payant pas déjà taxe et qui demeure en dehors des limites de la cité.Il dispense celle-ci jusqu’à 1917 des obligations conditionnelles aux annexions de 1910.Il dispense la cité de payer taxe à la Commission scolaire.Le dernier paragraphe du bill dit ceci: La cité de Montréal a le plein pouvoir et le droit d'amender sa charte, de rédiger et d’adopter une nouvelle charte et d’édicter toutes lois cl ordonnances relativement à scs affaires municipales, sujet à la constitution et aux lois générales du Canada et de la province.* * * Le bill de la Cie E.et A.Leduc demande l’autorisation de construire un abattoir privé au coin des rues Green et Saintc-Emclie.J.D.ROUTINE DE LA CHAMBRE Bouline de la Chambre : Projets de lois déposés: Pour amender la charte de la ville de Joliette.Pour constituer la ville de Trois-Pistoles.Concernant les titres de certains lots et la vente de certains autres dans Sault-au-Récollet et Saint-Laurent.Pour amender la charte de la Cie de chemin de fer Alma et Jonquiè-res.Pour constituer la ville de Laval sur le Lac.Pour amender ]a loi concernant la fabrique de la paroisse de Saiut-Georges, Montréal.Pour autoriser le barreau à accorder dès maintenant à M.T.J.Cooman son diplôme d’avocat.Pour annexer la municipalité scolaire de Saint-Zotique à celle de Montréal.Pour ratifier un acte de vente de Nelson Sharpe à J.A.Richard.Pour amender la charte de la ' ité ce Montréal.Pour constituer la Montreal Hebrew Orphan Home.Pour amender la charte de la commission scolaire protestante de Montréal.Concernant la Mission de la Grande Ligue.Concernant les syndics des chemins à barrières de Montréal.Concernant la succession Desève.Pour permettre à la municipalité scolaire de Coteau Saint-Pierre le faire un rôle d’évaluation annuel.Concernant la succession Mc-Cready.Documents demandés : M.Sauvé.—Copie de toutes correspondances entre la communauté des Soeurs Grises et le gouverne ment au sujet de l’enseignement ménager au couvent de Saint-Benoît.M.Sauvé.—Copie de toutes correspondances, par télégramme, lettre, etc., entre le Dr P.E.Pagm de Saint-Hermas, et le gouvernement relativement à la nomination de conseillers municipaux pour les municipalités de Saint-Hermas, Saint-Augustin et Sainte-Scholastique.Et aussi entre M.J.A.C.Ethier, de Sainte-Scholastique, sur le même sujet.•* * * CONSEIL LEGISLATIF Le Conseil Législatif a siégé, hier après-midi, et il a adopté plusieurs mesures ministérielles en première lecture.Ce sont les suivantes : Loi relative aux coroners de la province de Québec ; Loi relative aux détectives particuliers ; Loi amendant les statuts refondus relativement à la Commission des Services d’Utilité Pub.ique ; Loi relative aux syndicats coopératifs ; Loi relative aux sociétés coopératives agricoles ; Loi relative aux clubs de récréation ; Loi relative aux taux de fret sur les chemins de fer ; Loi relative aux sociétés d’agriculture ; Loi autorisant les municipalités à contribuer au fonds patriotique canadien et légalisant les octrois versés jusqu’ici.On a adopté en première lecture les bills privés suivants : Commission des écoles catholiques de Montréal ; cimetière de Saint Pie, comté de Bagbt ; église orthodoxe catholique russo-grecque de Saint-Pierre i et Saint-Paul de Montréal ; loi autorisant le Barreau de la province de Québec à admettre Geo.Archambault au nombre de ses membres ; loi amendant la charte de la ville Lasalle ; loi amendant la charte de la ville de Lachine ; loi concernant les Soeurs de la Charité de {’Hôpital Généra] de Montréal.On a adopté en troisième et der-nière lecture les bills suivants, après qu’ils eurent été expliqués par l’honorable M.Pérodeau : Loi concernant les exhibitions de vues animées ; loi concernant les enregistrements de sociétés ; loi concernant les ventes d’immeubles pour non paiement de taxes.LE TUNNEL DU MONT-ROYAL Les directeurs de la compagnie de chemin de fer Canadien-Nord croient que Le tunnel du Mont-Royal sera terminé au mois d’avril.Le président, Sir Donald Mann, a aussi déclaré hier que la gare de la compagnie à Montreal serait terminée à l’automne.BILLET DU SOIR AUX LACHEURS Ce billet est dédié aux pleutres qui rougissent de leur langue devant un commis, aux imbéciles qui hachent quatre mtots d’anglais et les affichent partout comme un ruban rouge.Chez tel grand marchand de l’ouest réputé fashionable, dont le nom en lettres d’or au fond de son chapeau ou à l’envers de sa cravate est la signature même du “chic” vous croiriez, sans doute vous trouver dans la Mecque du commerce anglais.Cependant, n'hésitez pas un instant sur la direction à prendre dès l’entrée, car un monsieur, très empressé, se précipitera au devant de votre indécision et vous aiguillera dans la bonne voie.Ne lui parlez pas anglais: il devinera tout de suite que vous êtes Canadien et il vous répondra dans votre langue.Et c’est parce qu’il sait votre langue que cet homme occupe ce poste bien rémunéré.Ne lui faites donc pas le tort de laisser croire qu’un Anglais pourrait le remplacer.Si vous poussez plus au fond, vous vous trouverez dans un rayon où, aux heures de désoeuvrement, les conémis s’interpellent d'un comptoir à l’autre en français.C’est à se demander si cette partie du magasin n’a pas été so us-louée à des Français.Si vous allez d gauche, un monsieur affable, avant même que vous lui adressiez la parole, vous demandera en français: “Vous désirez, monsieur?’’ “Quel flair”, vous direz-vous sans doute, “comment a-t-il pu deviner que moi qui me fais habiller par un tailleur tout de ce qu’il lui a de plus Londres, je suis pourtant un Canadien ?” Vous nagez dans l’erreur.Ce monsieur ne parle jamais autre chose que français quand il aborde un client.“Cinq fois sur dix, confiait-il, j’ai affaire à des Anglais, mais jamais aucun d’eux ne s'est formalisé.Quelques-uns d'entre eux ne savent pas dix phrases de français et ils essaient de se débattre, jusqu'à ce que je leur tende la perche.Ils sont fiers, monsieur, de parler français.” Ils sont fiers de parler français ! Entendez-vous cela, vous qui n’osez pas demander un numéro de téléphone en français; vous qui n’exigez pas d’une compagnie qui vit de votre argent qu’elle s’adresse à vous en votre langue?Quand pousserez-vous le courage jusqu’à imiter ce brave homme qui au risque de déplaire quelques fois, ne craint pas de parler français à des gens qu’il sait ne pas le comprendre.Il y a pourtant 20 ans qu’il est dans la maison et on ne songe pas à le remercier.Bien plus, on l’estinle.Oh ! si seulement la moitié de la population canadien-ne-française de cette, ville prenait la résolution de l’imiter, dans un an vous n’entendriez plus dire que le haut commerce peut se passer des Canadiens-français ; et dans cimi, quelque Prussien d'Ontario immigré Ici proposerait une loi Lavergne a rebours, afin de rappeler aux compagnies qu’elles sont tenues à l’usage de l’anglais dans la rédaction de leurs connaissements et de leurs billets.NEMO.LA GUERRE Les journaux apportent toutes sortes de nouvelles du combat naval dans la mer du Nord, dimanche dernier.L’Amirauté rapporte que tous les navires anglais engagés dans cette bataille sont revenus au port.Par ailleurs, les Anglais sc réjouissent d’une victoire sur les Allemands, à la Bassée, en France, victoire que conteste Berlin.Et la décision du gouvernement teuton de s’approprier tous les magasins de céréales et de farine des états allemands tire au net, dit Washington, la question du droit de saisie des cargaisons de blé à destination des ports allemands.Il faut noter aussi, dans les dépêches, l’intéressante réponse du comte Grey, ministre des Affaires Etrangères de Grande-Bretagne, à une interview du chancelier Bethmann-Holl-weg, de Berlin, de même qu’un discours de M.Harcourt, ministre des Colonies, à Londres.Pendant qu’on se bat partout, le prix des céréales et de la farine subit une hausse de plus en plus notable, sur les marches de Chicago et de Winnipeg, les deux grandes sources d’approvisionnement actuelles, pour les Alliés.ECHOS D'UNE B A TAILLE L’arrivée en Grande-Bretagne de tous les navires anglais engagés dans la bataille de dimanche dernier,dans la mer du Nord, a mis fin aux dires de Berlin, qui parlait d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs anglais coulés à fond par les projectiles allemands.Ces rumeurs sont fausses.Un des gros navires de l’Amirauté, le “Lion”, le premier à tirer sur l’ennemi, à une distance considérable,— près de 10 milles, au premier coup de feu,—a reçu certains dommages, qui seront vite réparés, dit TAmti au-té; il a dû, avec le “Meteor”, un contre-torpilleur endommagé par des obus allemands, être remorqué jusqu’au premier port anglais.La flotte du vice-amiral Beatty a eu t officier et 13 hommes tués et 3 officiers et 26 hommes mis hors de combat.Au dire de témoins oculaires de la bataille, les navires allemands “ Der-flinger ” et “ Moltke ”, — ou peut-être le “ Seydlitz ”, — ont reçu de terribles coups et ont dû, à la dernière période de la balaillc, s’enfuir sans pouvoir tirer davantage du canon.On estime que leurs dommages sont très considérables.Berlin est muet à ce sujet.Des aéroplanes LA RENAISSANCE DES PETITES NATIONALITES Tel sera le sujet traité ce soir à V Université Laval par M.Henri Bourassa.M.Henri Bourassa fera, ce soir, dans la salle des Promotions de TUniversiité Laval, une conférence publique au profit de nos frères d’Ontario, persécutés dans leurs écoles.Cette séance sera sous les auspices conjoints du cerde Laval de TA.C.J.C.et de la Fédération des étudiants.Le sujet traité par le conférencier sera la renaissance des petites nationalités.A Theure où les grandes puissances de l’Europe se battent sur les champs de bataille pour,la protection des nations faibles et où s’accomplit dans la province voisine T étranglement lent et systématique d’une minorité, un tel sujet ne saurait manquer d’exciter l’intérêt.Un programme de chant et de déclamation sera rendu par les étudiants.L’orchestre universitaire fera les frais de la musique.Les billets de sièges réservés au prix de 75 et 50 sous s’enlèvent rapidement.L’on peut s’en procurer encore quelques-uns aux endroits suivants: Langevin et L’Archevêque, 8 rue Saint-Jacques.Tel.Main 1948.Ed.Archambault, rue Sainte-Catherine, près Saint-Denis.Tel.Esf 1842.Pharmacie Migneron, 544 rue Saint-Denis, Tel.Est 1948 et 4812.Pharmacie Chouinard, 213 rue Bourbonnière, Maisonneuve, Tél La Salle 532.Après six heures, les billets seront en vente à la porte de la salle des Promotions.Les dames sont particulièrement invitées.La soirée commencera à 8 heures précises.allemands, aux approches des champs de mine d’Heligo and, ont survolé les navires anglais et leur ont lancé des bombes, de même qu’un “ zeppelin ”, paraît-il ; mais ils n’auraient réussi qu’à empêcher les Anglais de sauver tous les survivants du “ Blücher ”.U y en a eu à peu près 225 retirés de la mer et ramenés en Grande-Bretagne, où ils sont prisonniers de guerre.L’insuccès des aéroplanes et des “ zeppelins ” teutons, dans leurs envolées au-dessus des navires britanniques, doit désappointer ceux qui fondaient de grandes espérances sur leur participation à une bataille navale.Il semble évident que ce soit là un désappointement de plus pour le Kaiser, aujourd hui même, 56ème anniversaire de sa naissance.EN ALLEMAGNE La séquestration, par le gouvernement île Berlin, de tous les magasins de farine et de céréales en Allemagne, à compter du premier février, a eu lieu,* disent les dépêches, afin de parer au gaspillage de blé et de farine qui se faisait en Allemagne et de permettre à la population d en garder de- approvisionnements suffisants pour ses besoins, jusqu’à la prochaine récolte.Dorénavant, les villes et les villages seront à la ration, quant aux farines et aux céréales.Fit tout le monde devra manger le pain de guerre, composé de seigle, de farine de nommes de terre et d’un peu de blé.Tous les animaux de boucherie devront être alimentés autrement qu’avec du son ou du grain et il faudra tuer et mettre en conserve ou en charcuterie tous les porcs d’Allemagne.La décision de Berlin, si elle a des avantages pour l’Etat, et prolonge la durée de Tapprovisionne-ment de céréales et de farine, en Allemagne, a un grave inconvénient, affirme Washington, celui d’exposer à la saisie, par les navires anglais, tous les chargements de blé américain à destination de ports teutons, parce que, dorénavant, le gouvernement allemand lui-même se trouve le consignataire réel.“Dans ces conditions, il va devenir impos-sible de distinguer entre les céréales et farines destinées à la population civile et celles destinées à Tar-mée allemande”, entre ce qui est contrebande de guerre et ce qui ne Test pas, au chapitre des céréales.On comprend que ceci simplifiera la situation, quant aux Etats-Unis, si cela la complique, quant à Berlin.LES ANGLAIS Le comte Grey, ministre des Affaires Etrangères à Londres, vient de rendre publique la réponse qu il fait à une récente interview de Bethmann-Hollweg, le chancelier allemand, au sujet de la responsabilité de TAngleterre quant à la guerre actuelle.Le comte Grey affirme que s'il y a eu des pourparlers sans caractère officiel entre Bruxelles et Londres, en 1911, au sujet d’un corps expéditionnaire anglais qui débarquerait en Belgique, adyenant une guerre continentale, ils étaient conditionnels et que ce débarquement n’était prévu que pour le cas où la neutralité de la Belgique serait préalablement violée par une nation étrangère, quelle qu’elle fût.“Tant qu’elle n'aura pas été violée par quelque puissance que ce soit, nous n’enverrons certainement pas de troupes sur votre territoire”, disait le comte Grey à la Belgique, en 1913.Toute cette polémique entre le chancelier allemand et le ministre anglais est trop compliquée et trop étendue pour entrer dans le cadre de cette chronique.Mais les théories des deux ministres valent d’être étudiées par quiconque veut avoir une connaissance un tant soit peu nette de Tattitude de la Grande-Bretagne à l’endroit de la neutralité belge.Il n’nppert d’aucune façon que Berlin puisse se justifier de fa violation qui en eut Heu par ses troupes tout au début de la guerre, en août 1914.Les dépêches relatives aux mouvements des armées en France et en Belgique sont rares et vagues.Londres et Berlin réclament chacun un succès autour de La Bassée, en Trance.Le communiqué anglais parle d’une attaque allemande furieuse, repoussée avec non moins de fureur par les Anglais, dans cette région, Berlin, de son côté, prétend avoir enleve 1,200 verges de tranchées aux Anglais.Sur les restes du front, du Pas-de-Calais à Belfort, escarmouches fréquentes, sans grands résultats, de part et d’autre.LE CANADA Pendant un discours fait à une reunion publique, en Angleterre, le secrétaire des Colonies, M.Harcourt, a fait allusictfi à la présence au front, de troupes canadiennes et au prochain départ du reste du premier corps expéditionnaire pour le feu.“La période d’attente ne sera plus longue, maintenant”, dit-il.Il a exprimé l’opinion que nos troupes feront honneur au Canada.A Winnipeg comme à Chicago, le marché du blé est à la hausse.Le blé de mai s’y est vendu $1.44 et même $1.45 le boisseau, hier, et celui de juillet, $1.45 1-2.A Chicago, le prix du blé y a atteint le maximum depuis le commencement de la guerre et le marché s’y est fermé à $1.46 1-2 le boisseau.Les prix de toutes les autres céréales y sont aussi à la hausse et Ton spécule déjà sur le blé de la prochaine récolte.La Bourse a enregistré une hausse de 5 sous le boisseau pour ce blé, au cours de la séance d’hier.Le gouvernement américain continue son enquête quant à la nature de cette hausse, provoquée en partie par des spéculations gigantesques sur les céréales, surtout quant au blé.Il est indiscutable que si les mouvements des spéculateurs y comptent pour beaucoup, la grande demande de blé et de céréales, par les nations belligérantes, en est aussi respoiiffcble dans une large mesure.Et si, l’automne prochain, les récoltes sont un tant soit peu au-dessous de la moyenne, aux Etats-Unis et au Canada, la situation deviendra extrêmement grave, au point de vue économique, pour peu que la guerre se prolonge, après le temps des semailles, en Europe.Georges PELLETIER.LES OPINIONS SUR L’ANNEXION CE QUE PENSENT M.LE MAIRE ET M.LE COMMISSAIRE COTE DE L’ANNEXION DE MAISONNEUVE.M.le maire est revenu de Québec, hier, charmé de son voyage et de l'amabilité de sir Lomer Gouin.“ Nous avons obtenu tout ce quo nous voulons, dit-il, l’annexion de Maisonneuve ne sera considérée qu’en même temps que le bill de Montréal.” M.Martin assure qu’il n'est pas du tout disposé à rejeter l'annexion de la ville de Maisonneuve, mais il ne veut pas que Montréal soit pris par surprise.Pour donner preuve de sa bonne fol, dit-il, il demandera à M.Pelletier, contrôleur des finances, de préparer nn état financier de la municipalité voisine.AUTRE OPINION, Le commissaire Côtéèest d’opinion que Tannexion de Maisonneuve vient logiqueiuant après Tannexion de Rosemont et de la Longue-Pointe.La seule chose qu’il ne favorise pas, c’est la construction du pont n la tête du Boulevard Pie IX, à travers la rivière des Prairies, parce que cela devrait être une entreprise du gouvernement provincial.Comme on disait à M.Côté que la ville de Maisonneuve n’nunaft besoin d’aucun travaux après Tannexion parce qu’elle avait eu le soin de les faire elle-même, le commissaire de répondre : " Ne croyez pas cela.On voudra faire payer le boulevard Pie IX et d’autres rues aussi bien.Aussitôt annexés, les gens de Maisonneuve nous demanderont des améliorations.” , LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 27 JANVIER 1915 VOL.VL — No 2] CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE -sas» —- -csscst NOMINATIONS ECCLESIASTIQUES Rimouski, 24.—Par décision de Mgr l’Evêque de Rimouski, M.’’abbé L.D.D’Auteuil est nommé vicaire à la cathédrale de Rimouski ; M.l’abbé J.E.Guimont est nommé vicaire à la Grande-Rivière, comté de Gaspé.SOCIETE D’UNE MESSE Archevêché de Montréal, 19 janvier 1910.M.l’abbé G.1).Lesage, ancien curé de Saint-Paul-l’Ermite, décédé le 16 de ce mois, était membre de la Sccitété d’une Messe.Adéiard HARBOUR, Chancelier.L'OEUVRE DES TABERNACLES Le vendredi, 29 du courant, à 3 heures du soir, il y aura, à la chapelle des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, maison-mère.Sherbrooke ouest, allocution et sa-Jut solennel à l’occasion de la fête patronale de l’Oeuvre des Tabernacles.La cérémonie sera présidée par Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque de Montréal.Les associés et les amis de l’Oeuvre sont priés d’y assister.UNE NOUVELLE INDUSTRIE POUR SHERBROOKE Malgré les conditions commerciales plutôt difficiles causées par la guerre, le departement Industriel du Pacifique Canadien a pu commencer l’année 1815 en procurant une nouvelle industrie, pour l’est canadien.Les arrangements, sont terminés avec la compagnie Julius Kayser, de New-York, l’une des plus grandes manufactures de gants et de sous-vêtements du monde entier, et en mars, celle-ci ouvrira à Sherbrooke un atelier où seront d’abord employées 150 personnes.Un lait qui laisse bien augurer de la prospérité de la nouvelle industrie en notre pays, est qu’à venir jusqu’à la déclaration de la guerre, malgré la présence de nombreuses manufactures de cette compagnie aux Etats-Unis, les ordres canadiens étaient pour 4 plupart remplis par une branche de Julius Kayser et Cm, établie en Allemagne.M.G.W.Curtis, agent industriel du C.P.R.à Montréal, déclare qu’une foule d’industries américai nés peuvent être ainsi amenées en Canada dans un avenir l’approché.En 1914, son département, dont les quartiers généraux sont à la gare Windsor, a accompli un travail très efficace en amenant de nombreuses firmes des Etats-Unis à établir des branches de leur commerce sur les lignes du C.P.R.dans l’est canadien.AVIS AUX HOMMES D’AFFAIRES Un homme pratique qui veut s’assurer se rend directement aux bureaux de La Sauvegarde, dans son édifice, à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Vincent, et demande la police spéciale de $5,000.00 poulies hommes d’affaires.Il signe son application sur-le-champ, un médecin attaché au bureau lui fait subir l’examen médical et, trois quarts d’heure après, il sort des bureaux de La Sauvegarde porteur d’une police de $5,000 qu’il a eue à très bon marché.Exemple: un homme de 35 ans paie une prime de $99.55 pour $5,000.00._ (réc.) LE PROGRAMME CRESPLRUDOLF On nous promet un programme très alléchant au concert qui sera donné lundi prochain, à la salle Lafontaine par mademoiselle Cresoi, la violoniste italienne, et monsieur Gaston Rudolf, basse de l’Opéra Comique.Mlle Crespi a écrit des variations sur un thème roumain mie nous aurons le plaisir d’applaudir vu qu’elles sont très intéressantes ; l’admirable Concerto en sol mineur de Max Bruch et d’autres oeuvres importantes seront aussi au programme.Monsieur Rudolf chantera le grr.no air de La Jolie Fille de Perth, de Bizet, celui de Messaliile, d’Isidore de Lara, et un groupe de melodies.Le beau talent de madame Masson s’ajoutera à relui de ces Jeux artistes pour faire un tout d’une grande homogénéité.P0URAIDER LES COLONS Toronto, 27.-—Dans le but d’aider les colons du nord de l’Ontario au cours de la présente crise, le “ Te-rniskaming and Northern Ontario Railroad ” est à préparer un plan détaillé d’après lequel la province, par l’intermédiaire de M.J.L.En-glebart, président du comité, avancera la somme de $2 par cordc de bois de pulpe.Le projet a été discuté entre M.Englebfirt et Thon.G.H.Ferguson, ministre des Terres, des forets et des mines, et ce dernier a donné son entière approbation.Le projet sera mis à execution sans délai.f 7% PREMIERES 7% HYPOTHEQUES A rendr# par montant do $100 «t plus.Capital et intérêts garantis complètement et payés promptement, par MARC1L TRUST FAITS-MONTREAL 31 uni., 130 St-jacquea Actif |3.5«0,l00.MORT SUBITE Mme 1).Viau, 56 ans, 36b rue Rebel, s’est afaissée sur le trottoir hier soir, coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert, en revenant i r» Beaver .17 16 .515 M.A.A.A.Cubs .14 1!) .124 Royal No 2 .8 25 .242 Eron .171 154 149—474 Weir .148 133 147—428 Duncan ^ .167 191 183—541 Moir .164 186 152—502 O'Mara .215 127 132—474 Totaux.865 791 763 241!) Moyenne d’équipe— -483.8.Windsor N U 1.Moriarity .142 159 151—452 Kerr .158 186 129—473 Chares! ., .158 165 122—445 Fielding .173 155 176—504 Wallace .185 154 153—512 Totaux.816 819 751 2386 iwoyenne ci équipe—4/ i.i.Caledonia gagne deux parties.B.B.Y.M.C.A.[titchie .142 150 150- -448 Campbell .139 148 166- -453 Carmichael .146 213 148- -507 Hair .104 170 148 -422 Simpson .146 140 166- -458 Totaux.677 827 784 2288 Moyenne d’équipe— -457.6.AU MONTREAL SPORTING CLUB LA SEANCE DE BOXE D’HIER SOIR FUT TRES INTERESSANTE.— GIROUX EST MIS HORS DE COMBAT PAR BINGHAM EN CINQ RONDES.Les membres qui assistaient hier soir à la séance de boxe à la salle PrinceArthur donnée sous les auspices du “Montreal Sporting Club” s'en retournèrent très satisfaits du spectacle auquel ils avaient assisté.Comme toujours, Pat Rooney, expert du “Manly art”, sait toujours choisir de bons boxeurs qui cognent dur pour satisfaire ses membres.Encore une fois hier soir les directeurs, sous l’habile direction du président, M.J.-B.Lamoureux, ex-échevin, et de Pat Rooney, l’habile organisateur, les membres ont pu assister à une dure bataille entre (pugilistes locaux qui sût plaire à toute l’assistance.La première rencontre de la soirée ent e Young Wolf et Young Dempsey se termina sans résultat pratique; les deux hommes se partagèrent les honneurs dans les six rondes et le match fut déclaré nul.Curley Hume, que nous n’avions vu depuis assez longtemps, est revenu dans l’arène hier soir mais son retour ne fut pas heureux car “Snowball” Green le mit hors de combat à la quatrième ronde par de terribles coups à la mâchoire et Hume dut être transporté dans son coin par ses seconds.La rencontre la plus intéressante de Ja soirée fut sans contredit celle qui mit aux prises Young Cohen et Patsy Dougherty.Au fil des rondes: ’o Un bon coup de la droite faillit mettre Cohen hors de combat qui revient avec plus de vigueur éi se défend bien.2o Scientifiques ni l’un ni l’autre, mais Dougherty plus agressif el un peu plus pesant a l’avantage dans cette ronde.3o Cohen, un peu fatigué et sur l’avis de ses seconds, se contente de se tenir sur la défensive.4o Ronde bien “tranquille”, très peu de coups portés dans cette ronde.5o Les deux se contentent de frapper dans le vide, ils paraissent fatigués.Go Enfin, on décide à se battre.Dougherty l’accule sur les câbles.Cohen se fâche et faillit le battre.7o Les deux saignent et veulent en finir; Dougherty tombe, Cohen fail!il le mettre hors de combat par des swings à la mâchoire.8o Avec un peu plus de science Cohen auraiI mis Dougherty hors de combat dans cette ronde.9n Dougherty tombe pour ne sc relever qu’à la Sème seconde, de nouveau i! tombe, Cohen frappe de nouveau â la mâchoire qui faillit le mettre hors de combat.Hlo Cohen essaie de le mettre hors de combat mais Dougherty reposé résiste à toutes ses attaques.LUTTE PRINCIPALE Arthur Giroux vs Harry Bingham.lo Les deux s’étudient mais Giroux plus agressif et plus léger se bat un peu trop malgré les avertissements de ses seconds.2o Giroux s’épuise.Bingham attend une chance (pour le fanpper â son “goût”.3o A maintes reprises Giroux frappe dans le vide manquant de précision, trop à l’attaque il s’épuise; Bingham se contente de se tenir sur la défensive.to Giroux épuisé encaisse tout sans Irop “broncher”.5o Deux bons coups à la mâchoire de sa droite mettent Giroux hors de combat.LES PARTIES DE CE SOIR Les joules suivantes seront jouées ce soir dans les séries de la N.H.A.: A MONTREAL.Shamrock vs Wanderer.Arbitres, Johnny Brennan el Reg.Percival.A TORONTO.Canadien vs Toronto.Arbitres, Lou Marsh et Dr Wood.A OTTAWA.Québec vs Ottawa.Arbitres, Cooper Smcaton et Ernie Butterworth.LE CHAMPETRE Ce soir aura lieu une sortie du club de raquettes ‘“Le Champêtre”.Le départ se fera â 7 t-2 heures précises de chez M.T.Durand, 634 rue Sainte-Catherine Est.Tous les membres sont priés d'être présents avec leurs raouettes.Il est inutile d’ajouter que Ton s'amusera.LE MEETING DE LA NOUVELLE-ORLEANS 1ère course, 3 1-2 furlongs.— 1 Margaret O., 107, Goôse, 6 â 5, 3 â 5, 1 à I.2 Sands Diamond, 107, Keogh.5 à 2, 4 â 5, 2 â 5.3 Grand Lady.103, Murphy, 8 â 1, 5 à 2, au pair.Temps.43 2-5.Mallet, Zelma, Charsboy, Lillian May ont aussi couru.2ème course, 5 furlongs.— 1 Dav Day, 108.Tavlor, 9 à 5, 7 â 10, 1 à 3.' 2 Jeferson, 101, Murphy, 5 à 1, 2 à 1, 4 â 5.3 Holing Brooke Bell, !)!), Bresch, 30 à 1.10 à 1.4 â 1.Temps, 1.03 2.5.Miss Fissy, Foarest Gate, Georgia-na L„ Kewpie.Dare Devil, Page White ont aussi couru.3ème course, 5 furlongs.1 Uoscoe Goose, 109, Goose, 6 à 5, 1 à 2, 1 â 5.2 Anna Kruter, 109, Ta!,-v, 5 à 2, 7 à 10, 1 à 4.3 Mrs Campbell, 109, Pickens, 11 à 5.3 à 5, 1 à 4.Temps 1.01 2-5.Col.Fred Harlequin, Miss Francis ont aussi couru.4ème'course, 1 mille 70 verges 1 Robert Kay, 100, oGose, 4 à 1.8 à 5.4 â 5.2 Ivan Gardner, 98, McTaggart, 12 à 1 5 à 1.2 à 1.3 Verona, 108.Turner, 6 â 1, 2 à 1, au pair.Temps.1.45 4-5.Polly H., Transportation, Jus) Red Lord Marshall, Yenghee, Old Ben ont aussi couru.5èmo course.6 furlongs.- 1 Kale K., 108 Ambrose, 6 à 4, 2 â 5 1 â 5.2 Fart of Savoy, 111, Turner, 8 à 1, 3 â 1, 7 â 5.3 Riebwood, 115, Tavlor, 7 à 2, 17 â 10.1 â 4.Temps, 1.14 2-5.Miss Déchiré Barsac.Impression, Armor, Salvor ont aussi couru.Orme course.1 mii'e 20 verges.— 1 Jessie Louis1, 102, McTaggnrt, 15 â 1.6 à 1 3 â 1.2 Ma’Jnrd, 90, Maher, 8 â 1.3 à t, 7 â 5.3 I.adv Spirituelle, 90, Uruhart, 10 â 1.I à 1.!» â 1.Temps, 1.(1 1-5.Il semble évident que l’Exposition d’automobiles aura été le gros événement social et mondain de cet hiver, à Montréal.Une foule compacte, on l’évalue à plus de 10,000 personnes, se pressait hier soir au Salon avec un tel empressement que las ascenseurs étaient insuffisants.La société montréalaise, et la plus distinguîe, conviée à une soirée que l’on pourrait appeler de gala, s’est fait fort de prouver aux administrateurs du Salon de l’Automobile qu’elle savait s'intéresser au progrès de cette florissante industrie.On a remarqué, hier, que les toilettes des visiteuses étaient particulièrement attrayantes et leur variété ajoutait â l’éblouissant éclat du décor.Un fait est digne de remarque: c’est l’intérêt que semble porter le public à l'aéroplane blinde.Cet oiseau majestueux, situé à l’entrée de l’Exposition, accapare momentanément l’attention curieuse des visiteurs.Partout, d’ailleurs, à tous les pavillons le public se montrait anxieux d’entendre les explications qui leur étaient données et les vendeurs.affairés, mettaient en oeuvre toutes les ressources de leur art.Nombre de gens semblaient s’intéresser sérieusement aux voitures exposées, et il ne faut pas douter que plusieurs ont dû projeter sinon effectuer des achats.ABBOTT-DETROIT Comme nous le disions hier, M.Victor Lévesque, agent de la Abbott-Detroit, n’est pas représenté au salon d'automobiles à cause du retard dans l’arrivée des nouveaux modèles de 1915, niais il prie les personnes qui ont l’intention d’acquérir une voiture automobile de ne pas faire leur choix avant d’avoir vu l’Abbott-Detroit, modèle 1915, qui sera ici vers le la février prochain car il se dit convaincu que ce modèle sera sûrement du goût de celui qui désire avoir une voiture luxueuse et confortable car es chars de M.Lévesque comportent toutes les dernières améliorations modernes, particulièrement le nouveau motçur à huit cylindres.RUSSELL MOTOR La limousine qu’expose la compagnie Russell a beaucoup attiré l'attention et la curiosité des visiteurs, hier.Les autres modèles qu’exhibe la Russell Motor Co.ont également été l’objet de la même admiration.La Russell est une auto canadienne qui a légitimement droit â notre encouragement.Le magnifique succès qu’elle a remporté jusqu’ici démontre bien sa valeur.Des milliers d’automobilistes experts ont préféré la Russell quoiqu’on leur ait offert le choix sur de nombreuses voitures pareillement bonnes, et ils n’ont pas été déçus dans les moindres petits détails.Cette machiné a gagné des épreuves d’économie de combustible, des concours de grimpages de côtes, des courses a petite vitesse sur embrayage, à grande vitesse concours d’épargnes de pneus presque sans nombre.La voiture Russell peut rivaliser avec n'importe quelle automobile américaine.LA STUDEBAKBR Dans notre étude de la voiture Studebaker en détail, nous remar-ouerons ta simplicité remarquable de son dessin, dans toutes les par-lies: la simplicité du dessin est une indication infaillible d’un vrai bon dessin.Nous allons essayer de vous démontrer, point par point, les avantages au dessin Studebaker, mais avant tout permettez que l’on appuie sur la signification d’un dessin pour le propriétaire d’une auto qui c hauffe et a soin de sa voilure.Le différentiel d’une voiture Studebaker peut s’enlever simplement en enlevant le boulon des disques de l'arbre de l’essieu, en ôtant les arbres, le chapeau d’emmagasinage et seulement deux écroux.Les engrenages de transmission, les arbres et les coussinets, peuvent tous être enlevés en moins de cinq minutes en levant les boulions, la partie d’avant de l’emmagasinage a la transmission.Toutes les parties du moteur sont également accessibles; et ainsi de suite pour toute la voiture.Tout ceci veut dire que le garage sur une telle voiture est réduit à sa plus simple expression; tout propriétaire d’auto avec un peu d’enclin et de goût pour la mécanique peut prendre soin d’une voiture Studebaker sans difficulté et sans perte de temps.Le moteur à longue course de la Studebaker est placé bas sur la charpente du chassis, et la transmission est en unité avec l’essieu d’arrière; ceci ne permet pas seulement la ligne la plus droite possible entre le moteur et l’essieu, mais assure aussi un alignement parfait et rigide entre les arbres de transmission et le pignon de l'essieu d’arrière et les Revel Gears.Le dessin de la Studebaker préserve l’alignement et la commande en ligne droite parfaitement lorsque le châssis est saccadé par l’inégalité de la route.La même simplicité constante existe dans l'embrayage de la Slu-debaker et dans toute la transmission.augmentant davantage la force motrice en réduisant la vibration, la friction et les pertes inertes.Nous avons amplifie sur le dessin du châssis parce que nous croyons que vous êtes suffisamment iiiteres.se dans les automobiles pour vous justifier de faire une investigation profonde avant d’acheter votre voiture.LIGUE DE QUILLES DES TROIS HOMMES M.Jos.Nelson travaille ardument a la formation de la nouvelle ligue de quilles qui doit porter le nom de “Ligue de Quilles des Trois Hommes”, el aussi ce soir une assemblée a ele convoquée et l’on s'attend â ce (ine les clubs Strachan et M.A.A.A.se décident de faire partie de cette nouvelle organisation qui est appelée à faire parler d’elle., j LE parachèvement d’une ligne de téléphone de longue distance entre New York et San-Francisco est, au double point de vue de la science et du génie civil, une prouesse qui aura un retentissement mondial.Le Canada, où le téléphone fut inventé, se joindra certainement à nos voisins, pour louer à leur juste valeur les ingénieurs et les savants qui ont obtenu ce triomphe.C est une des plus belles œuvres scientifiques qui aient été accomplies.La force motrice qui transmet la voix humaine par le téléphone est à peine plus considérable que celle d’une souffle; et cependant, cette impulsion impalpable presque imaginaire, composée de jusqu’à 2,000 vibrations différentes par seconde, on est parvenu, grâce à un instrument très délicat, à la recueillir, à la conserver sur une distance de 3,400 milles et à la reproduire parfaitement et instantanément d’une extrémité à l’autre du continent.On a réussi à donner à la voix humaine une vitesse égale à celle de la lumière, et supérieure à celle du son, quand il n’est pas transmis par des appareils techniques.On pourrait même dire aujourd’hui que la voix humaine rivalise de rapidité avec la pensée.Le département d’expériences et de recherches du Système Bell, dont fait partie cette Compagnie, travaille à cette solution depuis que le téléphone est devenu une actualité commerciale, il y a moins de 40 ans.Cela a nécessité de très fortes dépenses et une concentration d’efforts considérable, mais tout a été justifié par les résultats obtenus qui seront d’un bénéfice inestimable pour le public.Les habitants d’Ontario et de Québec bénéficieront bientôt de ce dernier triomphe de la science.“Chaque téléphone Bell est un appareil de longue distance.’’ X Latompa du Téléphone Bel! du Canada g ET LE SALON DE L’AUTOMOBILE La Abbott-Détroit n’expose aucune voiture au Salon et demande aux gens de ne pas faire leur choix avant l’arrivée de notre MODELE 1915, que nous attendons vers le 15 février prochain.La Cie Abbott-Détroit a décidé de sortir un nouveau modèle comportant toutes les dernières améliorations modernes, particulièrement notre NOUVEAU HUIT CYLINDRES sans toutefois discontinuer le “Six” et le “Quatre”.Voilà la raison pour laquelle nos autos ne sont pas exposes au salon.Encore une fois, nous conseillons aux acheteurs d’attendre.Nous les prions de nous écrire pour plus de renseignements—nous sommes convaincus qu’ils auront tout à y gagner, car nous sommes plus que jamais bien décidés à ne vendre que LA MEILLEURE AUTO AU PLUS BAS PRIX 4, 6 et 8 cylindres—Touring, Roadster et Limousine.Prix de §2,000 à $4,500 VICTOR LEVESQUE 1 à 7 Coin Part-Lafontaine) -960.Distributeurs dans la Province de Québec pour la Abbott Motor de Détroit, Mich., et la Westcott Motor.Exposition d’automobiles de Montréal EDIFICE D'EXPOSITION 129 avenue Laurier ENTRE 8T-LAURENT ET ST-DENIS TOUTE LA SEMAINE 10 a.m.à 10.30 p.m.ORCHESTRE APRES-MIDI ET SOIR ADMISSION, 50c ENFANTS, 25c La réunion de ce soir aura lieu à 8 heures au No lOfta rue Sainte-Catherine Est et tous les clubs intéressés sont priés de se faire représenter car on procédera au choix des officiers et l’échelle des parties sera dressée à cette réunion.FREDDIE WELSH A EU L’AVANTAGE New-York, 27.— Freddie Welsh, champion mondial des poids-légers, n déclassé Willie Beecher, qui avait été .substitué à Charley White, de Chicago.L’Anglais oui l'avantage dans huit rondes tandis que Beecher mena la danse dans les deux autres.Welsh pesait 136 1-4 livres et Beecher 140.Celte renconlre fut disputée au Madison Square Garden.Exposera au salon de l’auto, 4me étage.AUTO DE ROUTE, 30c.v.$1,090.AUTO DE TOURISME, 30 c.v.$1,160.AUTO DE TOURISME, 30 c.v.$1,450.COUPE, 35 c.v .$2,175.AUTO DE TOURISME, 6 cylindres, 7 places.$2,000.GADBOIS Ltd 258-260 avenue des Pins Est DISTRIBUTEURS «foi»*,,.-, i ¦ijVY. VOL.VI.— No 21 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 27 JANVIER 1915 5 LE CONGRES NATIONAL DES PRETRES ADORATEURS Le Souverain Pontife approuve et bénit le projet dans un bref autographe d*une grande portée doctrinale.Le clergé du Canada et en particulier les 3,500 membres de l’Association des Prêtres-Adorateurs exulteront de bonheur, nous en sommes sûrs, en apprenant que le Souverain Pontife, informé par le Directeur-Général de l’Association du projet de tenir à Montréal, en juillet prochain, un Congrès National des Prêtres-Adorateurs, vient d’ajouter son Auguste Approbation et ses bénédictions aux encouragements déjà reçus de Nos Seigneurs les Archevêques et Evêques du Canada.Par un bref autographe d’une grande élévation de pensée et d’une véritable portée doctrinale, le Saint-Pére salue le Congrès National des Prêtres-Adorateurs du Canada, comme un événement d’une importance singulière et d’une opportunité s,ans conteste.Malgré les tristesses de l’heure présente et l’amertume dont son âme est abreuvée, Benoit XV affirme que ce prochain Congrès est pour lui la cause d’une grande joie.Faisant d’abord allusion au Congrès des Prêtres-Adorateurs italiens, qui se tint à Rome en septembre 1913, et dont les cérémonies se déroulèrent avec un éclat incomparable dans la Basilique de Saint-Jean de Latran et dans celle de Saint-Pierre du Vajtican, avec la participation de huit cardinaux, d’une centaine d’archevêques et d’évêques et de plusieurs milliers de prêtres, le SouMerain Pontife s’exprime en ces termes : BREF PONTIFICAL.“C’est pour Nous un grand sujet “de joie que l’exemple du cierge ‘•d’Italie ait incité le clergé canadien “à rivaliser île zèle et lui ait suggéré “le projet de convoquer pour l’an “prochain, un Congrès des Prêtres-“Adorateurs.Et ce projet, on ne peut “plus salutaire, ne Nous réjouit pas “seulement, hien-aimé fils, mais “Nous l’encourageons de toute No-“tre approbation et de nos voeux les “plus ardents.“Rien, en effet, ne Nous tient a “coeur comme de voir le culte de “l’Eucharistie s’accroître de jour en “jour parmi les catholiques du mon-“de eiîlier.Nous ne pouvons donc, “pas ne pas souhaiter vivement que “tous les prêtres, ministres de l’Âu-“tel, s’adonnent tellement à la pratique de l’adoration eucharistique, “qu’ils en reviennent “cpmme des “lions qui jettent la flamme et que “redoute le démon lui-même.” “Et de fait, il n’y a guère, croyons-“Nous, pour stimuler chez les prêtres le zèle de la gloire de Dieu, de “moyen plus efficace que la méditation assidue de la charité divine.“L’âme, en effet, s’y remplit de la “grâce, les appels de Jésus-Christ, “victime d’amour, provoquant lelle-“ment à lui rendre amour pour “amour, que le plus grand bonheur “est de répandre dans tous les coeurs “cette divine charité.“Qu’il soit donc prospère, qu’il “réussisse le Congrès des Prêtres-“Adorateurs Canadiens! Que par leur “zèle, le culte et la réception de l’Eucharistie soient accrus et procurent “à tous les fidèles ce gage de la gloi-“re éternelle que Nous leur souhai-“tons dans Notre paternelle ten-“dresse.“En attendant, comme garantie “des dons divins et comme témoignage de Notre bienveillance, Nous “accordons dans le Seigneur, bien-“aimé fils, la bénédiction apostoli-“que à vous et à tous ceux qui tra-“vaillent à la préparation du Con-“grès, de même qu’à tous ceux qui y “assisteront.“Donné à Rome, près Saint-Pierre, “le 20 décembre 1914, la première “année de Notre Pontificat.” BENOIT XV, Pape.LETTRE DE S.E.LE CARDINAL SECRETAIRE D’ETAT.La lettre de Son Eminence le Cardinal Secrétaire d’Etat, qui accompagnait le bref pontifical, est elle-même un encouragement si précieux et une si haute approbation pour le Congrès national des Prêtres-Adorateurs que nous nous reprocherions de ne pas la reproduire ici.“R m’est bien agréable, écrit Son Eminence au Directeur-Général de l'Association, de vous transmettre, sous ce pli, la lettre autographe de félicitations et d’encouragements que Sa Sainteté, le Pape Benoit XV, a daigné vous adresser en réponse a la lettre par laquelle vous venez de lui faire part du projet des Prêtres-Adorateurs du Canada de se réunir en Congrès National sous la prési- dence de Monseigneur l’Archevêque de Montréal, dani le courant de l’année 1915.“Il est à souhaiter que l’auguste parole du vicaire de Jésus-Christ contribue puissamment au succès de ces Assises Eucharistiques; et, avec mes meilleurs voeux personnels pour la réussite de votre Congrès, je vous prie d’agréer, Très Révérend Supérieur-Général, l’assurance de mes sentiments bien dévoués en Notre-Seigneur.P.Card.GASPARI.SON EMINENCE LE CARDINAL L.-N.BEGIN.PRESIDENT D’HONNEUR Les organisateurs du Congrès sont heureux et fiers d’annoncer que Son Eminence le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, l’un des membres les plus anciens de l’Association des Prêtres-Adorateurs au Canada, a daigné accepter la Présidence d’honneur du prochain Congrès.Voici en quels termes élo-gieux pour l’Association Son Eminence répondait récemment au R.P.Letellier, Secrétaire Général du Congrès: Révérend et bien cher Père, “Vous m’offrez la présidence de votre prochain Congrès national des Prêtres-Adorateurs; j’accepte a-vec grand plaisir et je vous remercie cordialement.“Votre pieuse association contribue puissamment à développer la dévotion envers la Sainte Eucharistie et a déjà fait un très grand bien.Durant les retraites pastorales, je me suis fait un devoir d’exhorter mes prêtres à faire partie de cette Association, la plus belle, la plus édifiante qui se puisse trouver.Je me réjouis de savoir qu’un grand nombre de membres de mon clergé de Québec sont Prêtres-Adorateurs et je fais des voeux pour que ce nombre aille toujours croissant.Votre tout dévoué en Notre-Sei- ment fixée aux mardi, mercredi et jeudi, 13, 14, 15 juillet prochain.I.e programme des cérémonies religieuses et des séances d’étude sera publié prochainement.Mais nous devons annoncer dès maintenant que les fidèles seront invités à prendre part à quelques-unes des cérémonies religieuses du Congrès.Ainsi que s'exprimait la "Semaine Religieuse de Québec”, dans son numéro du 26 novembre dernier, le Congrès national des Prêtres-Adorateurs du Canada apparaît donc déjà comme “un événement religieux inouï dans nos annales, et qui aura, au point de vue social catholique, une portée incalculable par les bénédictions qu’il répandra sur notre clergé, et, par lui, sur notre pays.” “L’Egiise et la société canadienne sont en droit d’attendre les grâces et les bénédictions les plus a-bondantes de ce Congrès où les 3,450 Prêtres-Adorateurs du Canada COMMERCE ET FINANCE LA NATIONAL BREWERIES, LTD CETTE ENTREPRISE FAIT TENIR A SES ACTIONNAIRES UN RAPPORT FINANCIER INDIQUANT QUE LES BENEFICES DE L’EXERCICE SONT EN DECLIN.— DIVIDENDES, LA BANQUE PROVINCIALE L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DES ACTIONNAIRES DE CETTE INSTITUTION A EU LIEU AUJOURD’HUI.— RAPPORT SATISFAISANT.s!e trouveront réunis, nous l’espé- L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la banque Provinciale a eu lieu aujourd’hui, à midi, au siège centra» de la banque, Place d’Armes, sous la présidence de M.Hormisdas Laporte, président.Après adoption à l’unanimité des La National Breweries, Limited, _ .vient de faire tenir à ses actionnai- minutes de la dernière assemblée rons, au pied de l’Ostensoir, p’ôur ! res un rapport de ses opérations générale, le secrétaire de la réunion, approfondir en commun, pendant, pendant l’exercice écoulé le 31 oc- M.Tancrède Bienvenu, a_ lu le dis- pîusieurs jours, et chanter les gloires de Jésus-Hostie.“Nous invitons chaleureusement nos lecteurs à prier pour le succès du premier Congrès eucharistique national des Prêtres-Adorateurs du Canada, afin qu’il fasse rayonner sur la société canadienne tout entière ce divin “Soleil de Justice qu’est la Sainte Eucharistie.” LA GRANDE FETE DE L’HOPITAL NOTRE-DAME GRAND TRUNK RAILWAY SYSTEM VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURE Montréal — Toronto — Détroit — Chlrafo INTERNATIONAL LIMITED Le service par èxeellence du Canada Départ de Montréal à 9.00 a.m.tous le.% jours.Wagons-observatoire, salon et à compartiments, wagons-lits, de Montréal à Chi-cago.Montreal and Chicag* Limited Départ de Montréal à 11.00 p.m.tous les jours.Wagons-oiub et à compartiments e: wagons-lits de Montréal à Toronto.Wagons-lits jusqu’à Toronto, Hamilton, Détroit et Chicago.4 trains express par jour pour Toronto 122, rue St-Jacques, angle fet-Fran-çoia- Xavier—Tél.Main 0901 Hotel Windaor 41 Uptown HOT Gare Bonaventur* “ Main S22I Bureaui «n Ville EDIFICE DE "LA SAUVEGARDE” Angle des rues Notre-Dame et Saint-Vincent.MONTREAL tobre dernier, où les bénéfices se I cours du président de la banque, où présentent à $52,532, soit un fié-, la solide situation de l’institution chissenient de 9.6 pour cent sur les | est constatée, résultats de l’année 1913.Ce chif-j Le secrétaire de l’assemblée fre peut être considéré comme sa- également lu le rapport des commis-tisfaisant, dans les circonstances, j saires-censeurs et le rapport finan-Les profils nets se sont établis «ier
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