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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 2 octobre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1933-10-02, Collections de BAnQ.

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Montreal, lundi 2 octobre 1933 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME UONTBHAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR FAIS CE ÇUE DOIS ! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER Vol.XXIV — No 227 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.^ .$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieueJ E -Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Un nouveau parti québécois sortira-t-il du congrès de Sherbrooke (Voir page 3) Pour ceux qui ont des idées Nous avons déjà publié, à propos de la convention conservatrice de Sheribrooke — outre les informations courantes —-quelques lettres fort intéressantes.Nous avons donné samedi le remarquable programma de restauration sociale que vient de lancer un groupe d’hommes d’étude.Nous annoncions en même temps que nous serions heureux de faire écho aux observations que susciterait ce programme.Nous commençons la publication d’ume étude d’ensemble sur la situation politique de la province, rédigée par un homme dont la haute valeur saute aux yeux.Tout cela, nous le savons, a été ou sera lu avec un vif intérêt.Nous en profitons pour rappeler aux gens sérieux qui ont des idées saines, des projets sensés à émettre, que nous serons toujours prêts à leur faire ici toute la publicité dont nous pouvons raisonnablement disposer.ypif* H* Trop de personnes bien intentionnées paraissent croire que les journalistes de métier savent tout et peuvent, à eux seuls, traiter les questions d’intérêt public.Les journalistes, d’abord, savent beaucoup moins de choses que ne l’imaginent ces personnes généreuses.Puis, les journalistes de métier sont très peu nombreux, absorbés — particulièrement dans les journaux pauvres, qui ne peuvent se payer le luxe d’une riche collaboration, par une multitude de besognes différentes, incapables très souvent de trouver même le temps de faire les articles qui les tenteraient le plus.Les hommes qui ont des idées saines, en les rédigeant, en les communiquant aux journaux, rendent service et aux journaux et au public.On ne soupçonne point, trop souvent, les résultats possibles d’une suggestion intéressante.On ne pense pas assez qu’elle eut aller se loger dans la cervelle d’un homme d’action, qui a réalisera avec une ampleur que son auteur même, parfois, n’avait pas rêvée.On ne pense pas assez non plus qu’elle peut aller dans un autre esprit compléter un plan à demi ébauché et que, de l'alliance de ces pensées, peut naître un projet beaucoup plus grand que n’avait imaginé l’un ou l’autre des rêveurs.En fait, trop de ^ens ne croient pas assez à la conquérante puissance de la vérité et du bon sens.* * * La besogne d’un journal comme le Devoir, c’est évidemment, comme pour tous les journaux, de faire la plus exacte chronique de la vie contemporaine.Mais c’est aussi, et d’abord, de susciter et d’appuyer des mouvements d’opinion, d’éveiller les esprits, de stimuler et de fortifier les coeurs- Mais les quelques hommes qui sont directement attachés au journal ne peuvent, à eux seuls, s’acquitter de cette besogne presque sans limite.Et c’est pourquoi, tout en remerciant les très remarquables collaborateurs dont la bienveillance nous a tant de fois permis de publier des articles de premier ordre, nous faisons aujourd’hui un nouvel appel à tous ceux qui ont vraiment quelque chose d’intéressant à dire.Qu’ils ne laissent point leur lumière sous le boisseau! ‘ Orner HEROUX fi Chronique Le soleil sauveur Tandis qu’il décline un peu plus chaque jour ci que, dès maintenant, nous devons prendre à In lampe le repas du soir, le soleil apparaît, depuis une toute récente découverte, comme un plus prand adversaire que jamais des fléaux qui ravaqent l'humanité, Ne vient-on pas de s’apercevoir, au Maroc, oit il est particulièrement ardent, qu’il tue les rnis plus vite que n’importe quel poison?Or le rat n’est-il pas l'un des qrands fléaux de l’humanité, un propagateur de maladies féroces, ainsi la peste bubonique et le typhus?Un Marocain de l'Institut Pasteur de Tanger était chargé de détruire chaque matin, en les jetant dans un tonneau d’arrosage, des centaines de rats capturés la nuit précédente.Tanger est une ville infestée de rats; ils se glissent jusque dans l’Institut où Ton cherche tes moyens de protéger l'humanité contre les terribles maladies qui la déciment.Le Marocain préposé à la noyade des rats était un bon Oriental, quelque peu paresseux.Il prenait son temps à exterminer les rongeurs et flânait.Il remarqua que s'il laissait les pièges exposés au soleil pendant une demi-henre chaque matin, il n’y trouvait plus un rat vivant.Cela faisait son affaire.Il grillait des cigarettes.Et le soleil faisait sa tâche.Un jour, la nouvelle de sa trouvaille involontaire parvint aux oreilles des directeurs de l'Institut.Cela leur parut assez invraisemblable.Mais, en hommes de laboratoire, ayant aussi des lettres, ils se dirent que "le vrai.Et ils contrôlèrent tout de suite les expériences du moricaud.Ils constatèrent que le rat soumis pendant une vingtaine de minutes aux rayons du soleil crève immanquablement.{.‘explication de cette vulnérabilité aux rayons du soleil?I.e rat a la vie dnib.Mais, selon un ferme savant, on qui veut avoir l'air de l'élre, les rats ont une idiosyncrasie congénitale.Ils ne peuvent pas résister aux émanations solaires nn 'ont soit peu prolongées.Cela lient à la nature de leur espèce.Tels poisons ne les affectent aucunement.Ils vivent dans des conditions d'hygiène qu’on peut considérer effroyables.Ils résistent très bien à des chaleurs très élevées, à une chaleur d’étuve.Mais, exposés mi soleil une demi-heure, ils meurent.Des centaines d’erpéricnres faites par les membres de l’Institut Pasteur à Tanger l'ont prouvé de façon catégorique.Le rat ne s'acclimate famnh aux rayons solaires.Ils le tuent immanquablement.Excellente nouvelle; car le rat, qui pullule au point de défier tous les agents de destruction connus.— gaz asphyxiants, virus de tout genre, pièges par milliers, — envahit de plus en plus l’Europe et l’Amérique, tandis qu’il a submergé l’Asie depuis longtemps.Mais, - il y a nn mais, - comment utiliser de façon pratique, la puissance raticide des émanations solaires?Attirer les rats au soleil et les y tenir?Ils n’y viennent pas, sentant obscurément qu’il est leur ennemi.Ils vivent au fond de trous où jamais il ne filtre.Maintenant qu'on a découvert que le soleil les tue, il s’agit de trouver le moyen de les faire s’exposer au soleil.Le rat s’y exposera encore moins qu'aux griffes des chats.Alors?CHÂTARAT Bloc-notes Claviers “Qui le Devoir sert-il?M.Tas-chereau?” Questions posées par des amis de M.Gagnon dans un communiqué aux quotidiens de samedi dernier,—communiqué qu’ils ne nous ont pas adressé, alors qu’ils le faisaient tenir à des journaux amis de M.Taschereau, et alors aussi que ces mêmes amis de M.Gagnon nous envoient d’ordinaire, — encore cet avant-midi ils nous faisaient tenir deux longues déclarations que nous insérons au texte, -.tout ce qu’ils désirent voir publier dans la presse montréalaise.Gomme nous ouvrons nos colonnes à toutes leurs communications officielles, nous avons, même si nous n'y étions pas invités, donné le texte de leur déclaration de samedi.Insinuer que le Devoir sert M.Taschereau, c’est verser dans le cocasse.Nous publions les informations que nous avons lieu de croire vraies.Qu'elles fassent ou non l’affaire de celui-ci ou de celui-là, peu nous importe.Nous donnons au public les nouvelles.S’il s’y glisse des inexactitudes de détail, parfois, cela ne signifie pas que les nouvelles ne sont pas, dans l’ensemble, exactes.Appeler M.Maurice Dupré M.Marcel Dupré n’est qu’un lapsus.Et cela n’a rien de désagréable pour M.Maurice Dupré; car il veut, dit-on, l’harmonie dans son parti.— tout comme M.Marcel Dupré la veut à l’orgue.Chacun son clavier.Et M.Taschereau joue encore moins sur le nôtre qu'il le pourrait faire sur celui de M.Gagnon.“Nudisme inquisitorial’' Cette expression, relevée ces jours-ci dans les colonnes de Figaro, peut tout aussi bien s’appliquer chez nous que là-bas aux indiscrétions commises pendant la recherche d’un criminel par la police.Figaro déplore, en marge d’une récente affaire à sensation qui défraie la chronique scandaleuse de la presse parisienne, Tabsence de discrétion de la police et de la presse populaire.“Cette discrétion pourtant était une garantie pour l’oeuvre qu’ils [policiers et magistrats] poursuivaient dans le silence et la sérénité; elle protégeait l’inculpé, que son défenseur assiste, contre les verdicts hâtifs de la foule; elle était utile aux témoins, utile à la moralité même du public.Elle lui épargnait les honteux enseignements du linge sale des familles, au soleil étalé.Elle le gardait de curiosités malsaines qui divisent passionnément aujourd'hui les avis entre les dires d’une fille perverse et parricide et la mémoire de sa victime .suspectée.La publicité.jadis, attendait son heure.Contrôle bienfaisant à l’audience, elle est chez nous, avant la clôture de l’enquête, une intervention troublante, une cause de désordre.Plus de secrets.Toutes les incertitudes du début de l’enquête dévoilées.C’est le nudisme inquisitorial.Le lecteur des faits divers devient un juge innombrable”.C'est ce qu’aux Etats-Unis des observateurs appellent le trial by press, — l’avant-procès, où le public est tellement empoisonné à coup d’indiscrétions tendancieuses que l’accusé est jugé et condamné, ou acquitté, dès avant le vrai procès.C’est ainsi qu’une presse à sensation facilite la besogne de la justice et des tribunaux.G.P.Les congrès conservateurs québécois de 1922 et de 1929 Le congrès de 1922 Opinions .Les millionnaires sontsdes “locataires” Certains! millionnaires sont souvent à l’abri de la critique.Et ceux-là se bouchent parfois les oreilles pour ne pas entendre gémir le pauvre hère.Mais, si protégés soient ceux-là, ils ne peuvent empêcher la critique de se faufiler jusque dans leurs foyers, par la radio.Ainsi y en a-t-il qui auraient pu entendre hier la voix du sénateur Lawrence Wilson, — leur confrère-millionnaire.— employant une partie du discours qu’il a prononcé hier aux fêtes de la Merci, à critiquer de façon pittoresque certains richards.“Messieurs les millionnaires à la main fermée, n’qubliez pas qu'ici-bas vous n’ètes que des locataires sur la terre, des locataires, je le répète.Et vous n'emporterez rien de vos millions dans l'autre monde, pas même votre chemise.Alors vous feriez bien mieux de délier votre bourse et de faire la charité, avant de mourir.Cela vous avancerait beaucoup plus que de dénigrer ceux qui donnent aux pauvres une part de leurs richesses”.Paroles dures mais qui sont tout un programme social.Les millionnaires- locataires sauront-ils en faire leur profit?LUCIEN D.Responsabilité Les maisons de finance qui se spécialisent dans la vente d’émissions d'actions ou d'obligations ont adopté depuis déjà assez longtemps la pratique d’inscrire au bas de leurs prospectus, en caractères généralement très légers, une note que tend à les décharger de toute responsabilité, quant aux déclarations contenues dans tels prospectus ou circulaires.On a même adopté une formule devenue presque standardisée et qui dit: “Quoique pris à des sources dignes de foi, nous ne garantissons pas l'authenticité des renseignements contenus dans cette circulaire.’’ Cette pratique — qui a ses raisons d’être, n’en doutons pas, — s'est étendue au point que nous l’avons vue dans des circulaires émises par les organisateurs d’une entreprise, qui se chargeaient de distribuer eux-mêmes les actions dans le public.Alors, si ceux-là qui Jancent une affaire récusent toute responsabilité quant aux motifs de vente invoqués, qui est-ce qui sera responsable s’il est démontré plus tard que les renseignements ainsi répandus étaient faux?Il y a ici une cause d’abus possibles qu’il convient d’éliminer.Et l’on comprend que les auteurs du Programme de restauration sociale publié dans le Devoir samedi dernier aient prévu, au nombre des réformes financières qu’ils préconisent, la responsabilité conjointe ries administrateurs et des courtiers quant à la véracité du prospectus.C.M.- 1^1 i mm -1 En page 2 : Voir en page 2t aujourd'hui, un deuxième article à propos de l'Université de Montréal.(Par Louit DUPIRE» Le parti conservateur provincial a l’habitude des conventions (que nous appellerons ainsi à cause de la.convention, mais qui sont, en réalité des congrès).11 en eut une en 1929, il y a quatre ans; il en avait eu une en 1922, celle qui nous permet d’évoquer ces quelques souvenirs.Contrast# frappant que cette con-ventiophilic chez les bleus; tandis que chez les rouges du Québec, c’est l’inverse: la conventiopho-bie.Ce contraste tient au déterminisme, à la différence de situations.L’opposition use vite les chefs, le pouvoir les conserve.Pendant que les libéraux descendent ]e courant dans une barque solide, ]es conservateurs le remontent dans un esquif qui fait eau de toutes parts.De ceci les premiers ont reconnaissance au pilote; Us croient que c’est à cause de son mérite que le bateau tient si bien l’eau; les derniers tiennent rigueur à leur capitaine du mauvais état de leur embarcation.Les deux ont tort.Les équipes se valent; se valent aussi, souvent les capitaines, mais un malin génie s'acharne à enlever de la route du premier les récifs pour les jeter dans la route du deuxième, à souffler dans la voile bleue des vents contraires et dans la voile rouge des vents favorables.Le bateau libéral vogue sous le signe de la chance; l’autre sous le signe de la déveine.Les équipages respectifs n’ont qu’une mince part de mérite ou de démérite à cela.Le seul responsable c’est ce mauvais génie de tantôt et qui s’appelle Ottawa.La convention de 1922 Jusqu’aux environs de t921, le mauvais génie gvllt fait des siennes.pis que jamais.11 avait semé, en 1912, sur la route de la caravelle conservatrice de Québec, la question du Keewatin, puis celle de la marine de guerre, puis encore celle de la participation à ou- trance et, enfin, celle de la conscription.Vint le nouveau capitaine qui se fâcha.Il en avait assez de ces frasques qui lui avaient valu la chefferie avec tout juste quatre hommes d’équipage.Il signifia son intention formelle de suivre une route toute différente de celle de ses prédécesseurs et d’éviter par ties détours les récifs fédéraux.La convention, il l’avait convoquée pour signifier urbi et orbi la nouvelle orientation qu'il entendait donner à son navire.La convention eut lieu le 15 et le K> mai.Les délégués logeaient pour la plupart au Viger, alors encore dans toute sa splendeur, et se réunissaient dans la salle des chevaliers de Colomb, rue Sherbrooke.Ils étaient plus de 500 et le ciel souriait favorablement à leurs palabres.Je ne me souviens pas n a-voir vu plus radieuses journées de mai.Frondaison d’un vert tendre comme l’espoir naissant, ciel d’un beau bleu naturellement, soleil tout en or, brillant, riant, comme il se i leva, sans doute, un certain jour à Austerlitz.Le “Canada” introduit dans la place Rond, bon enfant, un peu chatte-mite, tout sourires, M.Sauvé se montrait peu, mais à propos.Et les | rouages de la convention étaient huilés de main de maître.Pas de panne, pas de difficultés.Une seule petite anicroche qui fit bien rire les reporters.Comme à toutes les conventions il y eut des séances ultra-secrètes (c’est celles dont le secret est le plus vite évaporé).A l’une d’elles, le nouvelliste du Canada put assister au tout premier rang.On avait Impitoyablement écarté ses confrères plus connus.Lui, un jeune, que personne ne connaissait, (je crois que c’était Tremblay, qui vient de mourir), put se faufiler au premier rang et entendre avec d’avides et fidèles oreilles tout ce qui se disait.Son canard devant paraître avant ceux de (Suite à ta dernière page) // Le congrès de 1929 Pour les Rouges et pour les “Bleus7, Où les uns et les autres peuvent lire des choses dures, parfois désagréables, mais qui pourront leur être utiles, tout aussi bien qu'à ceux qui ne sont ni "rouges” ni "bleus" LA SITUATION ET LES PARTIS POLITIQUES PROVINCIAUX, AVEC QUELQUES VUES SUR L’AVENIR Nous recevons d’un observateur du dehors cette vue des hommes et des choses politiques dans notre province où rouges et bleus, et les autres aussi, pourront prendre leur profit, s’il n’y trouvent point toujours leur plaisir.L’ampleur de cette pièce nous contraint à n'en publier aujourd’hui que la première partie.tM deuxième, qui paraîtra demain, traite plus particulièrement du parti conservateur et du programme de réfection politiauc qui s’imposerait à tous les partis.Mon cher Monsieur Héroux, Je viens de lire votre article sur l’état tragique du parti conservateur dans la province de Québec.Quel sujet de réflexion pour ceux qui persistent à s'occuper de politique, non pour les écoeurantes misères qu’elle charrie avec, elle, mais pour les graves intérêts dont elle n la garde et qu'il lui arrive si souvent de trahir.De ce gâchis des conservateurs, j'ai causé bien des fois, en ces derniers temps, avec un homme qui suit les événements de l'extérieur, mais avec une attention aiguë, avec anxiété souvent, et d’assez haut au-dessus des partis pour que son regard ne manque point d’objectivité sereine.J’ai été tenté de résumé ses observations.Il ne m’en voudra pas, je l'espère, si elles doivent eontribuer à former chez nous ce qui, à son avis, nous manque le plus: une opinion.Voici donc comme voit les choses notre observateur dont j’essaierai de ne défigurer ni la pensée, ni le langage.L'extrême faiblesse réelle du parti libéral Le parti libéral de Québec, qui parait être une force, est en réalité d’une faiblesse extrême.Notez qu’aucun de ses chefs, aucun des ministres du cabinet provincial, n’est vraiment populaire, pas même le premier ministre, plutôt subi par ses propres partisan* et qui ne continue de s’imposer que par son in> contestable habileté de grand avocat, mair, plus encore par la carence d’hommes autour de lui et par sa ténacité de “Capitaine Fracasse”, Que voulez-vous?Nous vivons sous I une dictature de politiciens.De-j puis vingt ans et plus, le mécanis-| me parlementaire est absolument laissé chez nous.Le parlementa-! risnie suppose, entre les partis, un i équilibre qui n’existe plus.Le règne trop absolu d’un groupe, cela ! s’appelle,, si je ne me trompe, une | dictature.Et la dictature, en démocratie, n'a que le choix d’être na-[tionaie ou financière, 11 serait folichon, en notre cas, de parler de dictature nationale: règne d’un homme, d’un ehef de haute taille, corn me en Italie, comme en Allemagne, porté au pouvoir en temps de crise par l’élan d’un peuple et par l’unique souci de l'intérêt national.Et ;je ne crois pas que nos gouvernants [d’aujourd’hui tiennent franchement à ce caractère de leur dictature.11 reste donc la dictature des hommes d’argent.Et voilà bien ce qui caractérise actuellement notre vie politique.La province est devenue la terre d’élection des monopoles.Ils croissent, ils se développent comme des champignons, ou plutôt comme des pieuvres puisqu'ils envahissent tout et que l’on sent partout leurs tentacules.La législation est à leur service.Et si vous avez besoin de vous édifier là-dessus, prenez et soupesez le recueil des lois de la dernière session québécoise; et comptez le temps perdu, les lois forgées pour fortifier la pieuvre, renforcer ses prises sur la bourse du public, sur les ressources de la province.Le mal est assez considérable et manifeste pour que la conscience en soit répandue dans le public.Observez, en effet, ce phénomène: en cette opinion publique chloroformée, anesthésiée, par une presse docile et toute-puissante, il.existe pourtant une conscience nette, aiguë, de cette corruption profonde de notre vie politique.La fin de la “mysfique libérale” Il en résulte, non seulement une impuissance souvent radicale à légiférer pour le bien commun, le monopole égoïste étant l'ennenu-né du bien commun.(I en résulte, chez les partisans même, un certain dégoût, un cer ain désenchan- (Par Emile Benoist) En 1929, au mois de juillet, le 9 et le 10, quelques milliers de repré-1 sentants du parti conservateur québécois se réunirent, dans la ville de Québec, pour se choisir un chef nouveau.La tenue de ce congrès était la conséquence d’une décision prise et annoncée, deux années auparavant, par M.Arthur Sauvé, aujourd’hui ministre des Postes dans le cabinet fédéral de M.Bennett.Depuis 1916, M.Sauvé avait rempli la fonction de chef de l'opposition à la Législature provinciale, (l'était d’abord l’opposition parlementaire elle-même qui l’en avait prié à deux reprises, en 1917 et en 1919.Puis M.Sauvé avait été, en 1922, le choix unanime d’un congrès du parti conservateur.M.Sauvé serait encore, selon toute vraisemblance, chef opposition»iste à Québec, au lieu d’être ministre à Ottawa, s’il n’avait pris sur lui de déterminer certaines circonstances dont devait résulter son effacement de la scène politique provinciale.La déclaration de M.Sauvé Un soir du printemps de 1927, à la veille d’élections générales qui allaient avoir lieu en mai, M.Sauvé convoquait une réunion publique à Sainte-Scholastiqr \ chef-lieu de sa propre circonscription, celle des Deux-Montagnes.Ca ne devait être apparemment qu’une simple assemblée régionale.On avait pourtant pris les moyens pour que la presse montréalaise y fût représentée.C’est que M.Sauvé avait à faire une déclaration qui s’adressait non pas aux seuls électeurs des Deux-Montagnes mais à ceux de toute la province.De fait il annonça, ce soir-îà, son Intention formelle, sa décision irrévocable, s’il ne remportait pas la victoire pour son parti aux élections suivantes, de démissionner comme chef, d'abandonner à un autre le soin ou La tâche de faire valoir aux yeux de la province de Québec les avantages du remplacement d’un gouvernement libéral.tement, la dictature nationale étant la seule à se pouvoir justifier.Nous assistons à la mort ou à la fin de la “mystique libérale”, je veux dire l'élan naïf, la foi enthousiaste qui entraînaient jadis la foule des partisans au service des idées et des chefs.Chez les libéraux d’Ottawa, M.Lapointe, M.Oscar Boulanger continuent d’incarner quelque chose de cette foi; mais, à Québec, finie la mystique.En dehors des vieux partisans encroûtés et un peu bebètes, rougets parce que leur aïeul ou leur grand-père l’était, ou en souvenir de Laurier; en dehors aussi de quelques jouvenceaux qui pérorent dans les clubs, les lèvres dégoûtantes de beurre ministériel, il n’y a plus do mystique et il ne peut plus y en avoir.L’opinion ne se donne pas aux hommes d'argent.Le parti libéral continue d’attirer vers lui, mais parce qu’il est parvenu à constituer dans la province un formidable trust, le trust du patronage, le trust des faveurs de toutes sortes et qu’ils sont légion, ceux qu’il fait vivre et enrichit.En somme, on reste au parti pour ce qu’il rapporte et on se donne aux chefs pour ce qu’ils peuvent donner, Le secret d’une force Mais alors, nie direz-vous, comment expliquer qu’en face de ce parti au fond si faible, nulle opposition de quelque vigueur n’ait pu sc constituer?Un mystère, mais simplement apparent.En dépit de sa faiblesse indéniable, le parti libéral reste une puissance: une puissance d’aborjl par ce qu'il tient entre les mains de par la force que lui prête la dictature financière.Avez-vous jamais réfléchi, par exemple, à l’effroyable dictature intellectuelle que le régime fai» peser actuellement sur la province?Au nombre de gens empêchés par lui d’exprimer leur pensée en matière politique, empêchés d’abord de le combattre?Aux institutions, aux personnages considérables qu’il condamne au silence ou qu’il fait indirectement chanter?Au nombre de publicistes, d'écrivains, de professionnels, de fonctionnaires, de propagandistes, de tous grades, que les ministres font manger dans le creux de leurs mains?Le parti libéral est puissant encore par l’opulence de sa caisse électorale, alimentée par des sources abondantes et diverses, ctc, etc, puissant enfin, par l’audace de ses chefs, par la milice fasciste que lui constitue en ras de péril, certaine police que vous savez,,.L’incroyable faiblesse du parti conservateur Disons-le néanmoins: il est puissant surtout par l’incroyable faiblesse de ses adversaires, la nullité presque totale du parti conservateur, Un journaliste libéral, bon observateur, a dit de ce parti: “C’est lin tvorfi • n rsa irlÂAC** Tl f au pouvoir depuis une trentainl d’années, par un gouvernemen! conservateur.En d’autres termes M.Sauvé avait décidé de ne pai entreprendre une autre batailU électorale en tant que chef opper sitionniste.Etre premier ministr* ou rien: aut Caesar, ant nihil.M.Sauvé était tout à fait sérieux en faisant cette déclaration.On 1* vit peu de temps après.Son parti n’ayant pas obtenu, aux urnes, U succès espéré, ayant même perdu du terrain, du peu de terrain qu’ii avait précédemment gagné, M« Sauvé donna sa démission corn ml chef du parti conservateur.Après la bataille de 1927 Ce parti se trouvait alors dam une situation fort précaire à la Lé< gislature de Québec.Neuf conser» valeurs seulement avaient été élut ou réélus.En s’adjoignant un dé< puté ouvrier, l’opposition ne com< prenait tout de même que dix députés.Or, parmi ces dix, M.Sauvé était le seul qui pût agir conuné chef.Pour ne pas désobliger le reste du groupe, il accepta de continuer à le diriger, jusqu’à la tenu< d’un congrès générai.C’est ainsi que M.Sauvé agit comme chef d« l’onnosition, au cours des deux ses-sions provinciales de 1928 et de 1929.Mais tout en exerçant cett« espèce de régence, M.Sauvé songeait à la convocation d’un congrès du parti.C’est lui-même qui désigna le comité chargé de l’organiser.Ce congrès, convoqué par M, Sauvé, se réunit le 9 et le 10 juillet, au Château-Frontenac, à Québec.Ceux qui y prirent part s« souviennent sans doute que ces deux journées furent particulière-ment chaudes et humides.La salle du congrès tenait de l’étuve et de l’autoclave.Deux journées de fructueuses délibérations et -l’abondante sudation, sans parler de l’enthousiasme, chauffé à blanc, des quelque deux mille délégués.Le jour de l'ouverture, plusieurs candidatures à la succession de M.Sauvé s’annonçaient comme possi- (Suite d la dernière page) dire davantage: C’est un parti sans antennes.On comprend à la rigueur que, maintenu dans l’opposition pendant tant d’années, ses ca-rires se soient à peu près vidés d’hommes de valeur et que.de ce côté-là, il souffre aujourd’hui d’une effroyable pauvreté.Ce que l’on comprend moins, c’est que la conscience lui échappe de cette incommensurable pauvreté et qu’il ne fasse rien, ou à peu près rien, pour s’en guérir^ pour renouveler ses cadres, offrir à la jeunesse un programme qui l’attire et la conquière.MARC-ANDRE (Iai fin demain) Carnet d'un grincheux Il y aura deux camps à Sherbrooke demain: les myopes et les clairvoyants.Ceux qui viseront i battre M.Duplessis et ceux qui viseront à battre M.Taschereau.àè Ÿ L'abondance des candidats à la chefferie conservatrice fait pressentir ce que seront les élections municipales.Il n'y aura pas seulement des candidats de toutes les couleurs, mais de toutes les nuances de couleur.Et les rouges unis passeront comme dans le beurre Juste retour des choses, puisque le beurre a vaincu leur parti, en 1930.* * * Le journal le plus conservateur du pays, la ''Gazette'’, organe avéré du capital, fait, en première page ce matin de M.Saint-Martin et de ses amis des héros.Les révolutions sont généralement préparées par ia bêtise des gens qui possèdent.3f.Sf.ff.Pourquoi les politiciens sont-ils si prodigues des poignées de main?Parce que pour donner une poignee de main il faut tendre une main vide; et rien de si avide qu’une main vide.& Les noms prédestinés: Médéric Martin se présente à la mairie, c’est une révolution.Une révolution se produit à Cuba, on élit San-Martirt.Saint-Martin prépare la révolution à Montréal et pour corjjurer complètement celle-ci il faudrait que les gens qui ont trop fissent comme saint-Martin, de Tours, qui coupa en deux son umque richesse, son manteau.* * ¥ Abondance de “salons de beauté" rime avec absence de vraies beautés.Celles-ci sont en proportion inverse de ceux-là.PAMPHILI Si vous voyagez.ldreuej’"Weur Lawrence Wilson, dont quelque $400,000.00 réduit de plus des deux-tiers, depuis l’emploi de la souscription de 1920, malgré l’aide de l’archevêché et des coin- subvention également annuelle de ¦ $25,000.00 offerte par le gouvernement de Québec?C’est dire que '’université d'une métropole en état de progrès constant distribuait son enseignement sans faire appel au public, sans recourir à l’Etat ni à la municipalité.C’est dire qu'un peut groupe de professeurs, au prix de saenfices héroïques et d’un dévouement admirable, mûs par le seul désir de sauver les Facultés alors indépendantes les unes des autres et par la seule ambition d élever le niveau intellectuel des (.aiîadiervç français, donnaient sans compter â une jeunesse de plus en Plus nombreuse le fruit de leurs veilles et de leur labeur.La récompense de tant d’efforts se présentait enfin, en 1919, sous la forme de l’indépendance.Cette an-“ 8 &dile de longues et pénibles démarches, après des discus-' Pcbo n’atteignit pas oreille du public, malgré des obstacles sans nombre et des oppositions tenaces, Benoît XV accordait s la succursale de Laval son indê nnnaait TusT^ôt’1 pnr ".înc 'Saîte, ,(’'S 77 '.'«‘'ersites d’Etat ou uni-vile.Et l’Université de Montréal 1 vfrs,u‘s 1,bres dans notre P™ éprouvée par deux désastreux ’ vl la générosité a soutenu l’oeuvre de ia .uerci à chaque phase de son histoire.Mme Léon-Mercier Gouin Mme Ln-Mercier Gouin, inspiratrice des fêtes d'hier en l’honneur du sénateur Wilson, a souhaité la bienvenue la plus cordiale à l’auditoire.Elle a rendu particulièrement hommage à S.E.le délégué apostolique qui avait bien voulu se rendre à la Merci: “C'est là le plus grand hommage que nous puissions recevoir et aussi le plus bel encouragement", assure Mine Gouin.La présidente des Dames patron-nesses raconte ensuite l'histoire merveilleuse de l’oeuvre de la Merci, depuis ses débuts misérables rue Saint-Paul, jusqu’à son plein épanouissement aujourd’hui dans le magnifique édifice à l’épreuve du feu.boulevard Gouin, munaiitcs religieuses: voilà oui ! M ^prfs ^vni1' son conte, tient du miracle! Et c’est cela, cela ' J1"1?^MM.seulement, que la population doit ! pt' Honïré^tercier mii onTfaUn'ar relenir en sommant n„e l’ens^ne-i retenir en songeant que l'enseigne ment professionnel et supérieur, distribué par l’Université de Montréal, n’a coûté jusqu’ici tout problème de construction mis à part à peu près rien aux pouvoirs pu à cette oeuvre de la Merci.Le maire Rinfret M.Fernand Rinfret, maire de blirs, par conséquent à la populn- j Montréal, rend un touchant hom-tion elle-même.mage à l’oeuvre de bienfaisance V,ÎUB "-nares nenoit AV accordait! or jj n>n va Das nonr .; accomplie par les Frères de Saint- « 1s succursale de Laval son indê- ! .'."h,- .,„nM 1 ; J" ! Jean-de-Dieu a la Merci, ainsi que rwndflnr#» .— ouasi-totallte antres univcrsi-i nar In® f|amp® rm» rxtiJc sn- Nécrologie inco.dans le reste du Canada et, à plus forte raison, aux Etats-Unis.Veut-on quelques chiffres?Voici d’abord un petit tableau des budgets annuels de quelques-unes de ces universités pour le seul enseignement : CANADA: Montréal (1932-33) West.Ontario (1930-31) $ 350,000 ANDRE —• A Côtesu-Svatlon.le 30.M«-aemeiseU* Eva André, à si ans.mie de Mne Joseoh André, neSROSIXRS — A Montréal, le 29 sept.* 80 ens, Mme veuve Agaplt Desrosiers, née Adelta .lalhert.FLEURANT — A Montréal, le 29, A 53 Mis, FjUma Imbîeau dit Mantha, épouse d Anaédàe Fleurant.JOLY -» Mme veuve Joseph, née Ellsa-beth Dufresne, décédée é Jollette, à 75 ans, LARIVEE - A Montréal, lé 23, a 57 ans.Adhémar Lsrtvée, LS3AOLT — A Montréal, le 23, à 50 an*.AÎ?5?S«PAI'f.'?aultVép2lix d* Fortier.TVvfrtâPoF* i T a*'® * 79 ans.Dame Trudel (Loulaal épouse de feu Cyrille Mor-nenu.tvpottraphe NîCTïOtfiQN — A sa résidence, le 29.aarrv-Edward Nlcholron.époux d AcnD4) .- *.Austin et flU d; feu M.et Mme George- ! Columbia C Nicholson, A 52 ans.! POUPART — A Montréal, le 29, a 57 an», i ^ '!'r CTfemffi0up‘l«»of^£*cteurL.i Chicago .10,320,000 a ELI!"le Th0'-vi«.époux d» Ma- n* Tftirion, a 54 ans t'* * 4 tremblay - A Montréal, is 2# Mme v, °!01 mî1in,pnant un autre ta- yeuve Charles Tremblay, née Aiexmà Oau-1 "'eau où apparaissent les mon-,hier.une de M.Adoiput Oauthisr, l'ex- j tants des subventions annuelles de par les dames qui collaborent puissamment avec eux au succès de l’oeuvre d'hospitalisation (les vieillards.M.Rinfret souhaite que le sénateur Wilson ait des imitateurs parmi les riches.Il termine en assurant la direction et le personnel de la Merci de la sympathie efficace de la ville de Montréal.S.E, Mgr Cassulo Son Excellence le Délégué apos- \\ est.Ontario U 930-31) al 1,213 j folique, Mgr Andréa Cassulo féli Foronto .3.//O,, 82 i Cjte iPS Montréalais de compren i ononin ! f'.rp s' 'eur^ devoirs de catho-1,398,919 * Ijques en construisant McGill (seul) Queen’s .Manitoba .1,536,598 Saskatchewan .906.501 Alberta .1,011,748 923.172 Colombie-Britannique ETATS-UNIS: Harvard (1927-28) $12,305,000 15,340,000 eontenmltr» au h«ii Taiephcn*.VANTER A Montréal, le 28, à 2g an*.bauR10 'ian er' *P0uae Ce Léo Archam- LÂ MENnilMflCE QUI SE FAIT IcawttnwMNTEl Notre Servie* de Funérailles i domicile est rtmarçutble per son ordonnance «t sa dignité.Direction de funérailles Salons Mortuaires Assurance funéraire Ambulances privée* LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DE FRAIS FUNËRAIRFS Couru,i», Fré.ld.iit *t Gérant Général Jeieph CourtoU, Sevr.-Tré», «t Aea't-Géritnt Gén.Rue Ste-Catherine, 302 Est Téléphone.PLatcau 7-9-11 DEMANDEZ NOS BROCHURES ILLUETR&KS l'Etat et des municipalités qui per metent en temps normal aux universités d’Etat et libres de boucler leur budget.- (Il ne s’agit toujours que de renseignement): CANADA: Montréal (1930-31» _____ $ 37,200 Toronto .2.079,885 Western Ontario .405.000 Queen’s .i.352,200 Manitoba .501,000 Saskatchewan .779,739 Alberta .576,388 Colombie-Britannique 588,776 ETATS-l NI,S: pour toutes les universités d’Etat: Maine (1926-27) .8 755,000 Maryland .1,545,000 Virginie .2,500,000 Ohio .4,384,000 Ne pas oublier toutefois que le gouvernement de la province de Québec distribue chaque année 1448,610,00 aux écoles qu’il a fondées et aux collèges classiques.Hour comprendre enfin comment d se fait que toutes les univeçjttés canadiennes et américaines (ten-pent de vastes locaux, paiurit à Ictu s professeurs des salaires/convenables, multiplient les lahoijutoi res, les bibliothèques et les travaux de recherches, progressent J sans cesse au lieu de piétiner surjdace, il faut se rappeler la munificence des dons qu’elles reçoivent Jhaque année — Harvard a déjà /eçu en une seule année $6,272,256/0! le 'Fiche portefeuille que la / plupart des hôpi taux modernes et spacieux pour y soigner les pauvres, les malades, les vieillards, Mgr Cassulo assure que ce qui l’a le plus touché lors de sa première visite à Montréal, ,*e fut de visiter les institutions “où Ton .souffre, où Ton pleure”.Quand 1 L194.800 • S°n Excellence Mgr Gauthier, ar-1 chevèque-coadjuteur de Montréal, m’eût tracé mon itinéraire, je lui demandai de le modifier un peu et de me faire visiter, avant, les maisons d’éducation, les hôpitaux.Mgr le Délégué apostolique demande aux Canadiens français de continuer à être généreux et pitoyables envers ceux qui souffrent et qui gémissent.R leur demande de soutenir de leurs deniers les oeuvres pour lesquelles on les sollicite: c’est là le plus beau témoignage de leur foi.Le sénateur Wilson Le sénateur Lawrence Wilson, après avoir présenté ses hommages à Leurs Excellences Nos Seigneurs Cassulo et Charlebois, rend hommage à l’Hôpital de la Merci, Docteurs, Consultez ! I ! I*> Grands Comtructrurs de Franc* Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Tout* électricité médical* —Gallois & Cie— Ultra-Vloleta — Quartz — Infra-Rouge» Lampe» asctattque» pour «aile* d opération*.—Etablissements C.Boulitte— Instrument* de Diagnostic —Collin & Cie— Instrumentation chirurgical* par excellence.Servie* d'ingénieur «lectro-radloloiUt* ^fculltlons faciles Prix, ca^togue* sur demand* PAUL CAI TRECIBK «* Cherrter M HNAUX.D.Sc.FRANÇAISE" k HA.3357 ItREAI M.Sauvé à Coaticook Le ministre des Postes réplique à M.Taschereau — ‘‘Les libéraux obéissent aux vents populaires" M.Arthur Sauvé, ministre des Postes, a adressé la parole hier a Coaticook et au Lac-Mégantic.Voici la substance des discours de M.Sauvé aux deux endroits: .Les Cantons de TEst ne me sont pas inconnus, j'y suis venu plus d’unP fois depuis 25 ans.Quoi que Ton dise, je crois avoir plus que d’autres visité la province de Té-miscamingue à Gaspé et vécu en contact avec mes concitoyens.J’ai parcouru la province non seulement pour défendre la saine doctrine de mon parti, pour combvttre sans relâche les fautes de l’adversaire, mais pour connaître aussi les richesses nationales, les moyens et les besoin-s du peuple.Peu d'hommes ont été vilipendés plus que mol par des adversaires du temps ou leurs journaux, A ma retraite de 1927, me croyant tué, le Soleil, ses semblables, ses chefs ont chanté les louanges de l’homme courageux se battant inlassablement contre 75 à la Chambre, de Thomme droit, de direction sage.Mais depuis les élections fédérales de 1930, Thomme digne de respect est maintenant traité comme ci-devant.C’est après avoir élabli les efforts faits par le gouvernement fédéral pour fournir des débouchés commerciaux aux producteurs que j’ai exposé la nécessité pour les gouvernements provinciaux et municipaux, pour tous, pour les corps publics, comme pour les individus, d’organiser la production en vue de répondre aux conditions des nouveaux marchés qui nous sont offerts.Et c’est après avoir démontré ce qui se faisait dans les autres provinces du pays pour tirer avantages de ces marchés que j’ai signalé ce qui devait être fait dans la province de Québec pour reprendre ce que nous avions perdu et pour profiter le plus tôt possible des accords commerciaux obtenus par le gouvernement Bennett.M.Taschereau répond à sa façon: “C’est au gouvernement fédéral, à M.Stevens, ministre du Commerce, à nous fournir des marchés.’’ Ce n’est pâs là une réponse, c’est le honteux échappatoire d’un coupable plutôt que d’un incapable.Dénigreur! me fait-il répondre encore.Certes, loin de moi l’idée de dénigrer ma province* natale.Mais il ne faut pas abuser de ce mot dans le simple but de cacher ses fautes et ses faiblesses.Il y a trop longtemps que M.Taschereau exploite cette expression au détriment de Tintérêt public et de la loyauté.A certains points de vue et en somme la province de Québec n’a rien à apprendre ni à prendre des autres provinces, qui elles aussi ont leurs faiblesses avec leurs richesses.Mais notre province comme les autres doit prendre les bons exemples là ou ils se trouvent.Il s'agit en ce moment de faire un , examen de nos manques et de nos possibilités.M.Rioux, président de TUnion catholique des Cultivateurs, n’a-t-il pas récemment dénoncé le fait que la province achète encore pour 82,000,000.00 de chevaux.A celle dernière période de ia crise, se rend-on bien compte partout des difficultés que présentent i 'es rajustements nécessaires dans le momie entier?Tout a été boule- .__ ________ versé par la fausse prospérité et la Russie, s’esl dit dégoûté du désastre crise; tout se transforme par la réorganisation.Les conditions de la consommation et les modes de distribution sont changés; les méthodes de la production doivent être modifiées en conséquence.Au nouveau commerce international des produits agricoles et manufacturés, les pro-} cédés modernes doivent s’adapter I avec prudence mats sans trop d’hé-; situation et dq tâtonnement, ou sans laisser dominer le» influences opposées de$ mesquins intérêts de ta Politique, Je maintiens ce que j’ai dit, et Pas plus aujourd'hui qu'auparnvant le prêtai r ministre de Québec ne nie fera reculer devant ses méthodes.M.Taschereau cherche toutes sortes de moyens pour attaquer haïssablement le gouvernement Bennett et pour essayer de lui faire porter la responsabilité des autres administrations, quand il sait bien, lui plus que bien d’autres, que Tune des principales causes locales qui nous tiennent dans cette crise sont les dettes provinciales, municipales, scolaires, le dégonflement de Tim-meuble, des stocks soufflés, de la Bourse, sous le contrôle législatif de chaque province.Et c’est pour venir en aide aux provinces incapables de faire face à leur échéance que le gouvernement Bennett a augmenté sa dette et ses obligations, M.Francoeur, qui ne manque pas de franchise, lui, Ta dit dans son récent discours de Lot-binière.“Si la municipals, dit-il, est dans le besoin, c’est au gouvernement provincial à intervenir, et le gouvernement demande de Taide au pouvoir fédéral s’il en a besoin.” N’est-il pas vrai que le gouvernement Taschereau a demandé, lui aussi, le secours direct au gouvernement Bennett?Et comment s’en sert-il de ce secours?Comment s’en est-il servi?Par son manque de contrôle ou par ses mauvais calculs politiques il a laissé voler l’argent qui était destiné aux véritables chômeurs, aux pauvres colons, aux pauvres ouvriers, aux ruinés.M.Sauvé parle aussi des efforts du gouvernement pour améliorer les affaires, et il cite un extrait d’une revue que M.le sénateur J.* E.Prévost trouve excellent, dit-il; voici: “La situation économique au Canada s’améliore graduellement.Confiée d’abord aux entreprises pourvoyant aux besoins immédiats du consommateur, l’expansion s'étend maintenant à l’industrie lourde.A tout événement, les déclarations et commentaires d’hommes étroitement mêlés aux affaires sont réconfortants.La vie matérielle accuse un progrès modéré, les prix se raffermissent, les échanges commerciaux augmentent.Des débouchés commerciaux, dit le premier ministre de Québec, pourtant, M.Taschereau sait bien que pas un gouvernement canadien n’a fait autant d’efforts que celui de M.Bennett pour reconquérir les marchés perdus sous le régime King et pour nous procurer le plus grand du monde, celui de TEm-pire britannique.La dette On parle de l’augmentation de la dette du pays depuis Tavènement du gouvernement Bennett.Si la dette a augmenté c’est dû en grande partie à Torgie de dépenses du gouvernement King dans l’administration des chemins de fer nationaux.Au lieu, comme l’avait promis le parti de M.King, faire un loyal essai aussi de la nationalisation des chemins de fer, il en a fait un fardeau d’obligations qui a coûté au pays, de 1923 à 1930, la monstrueuse somme de $456,345,456, nous tenant aujourd’hui dans une situation financière extrêmement difficile, qui exige toute une réorganisation et de lourds impôts.Immigration Hier, à une assemblée tenue au lac Mégantic, comté de Compton, le ministre des postes a fait la déclaration suivante: Les abus de la politique d’immigration poursuivie par le gouvernement libéral, surtout de 1906 à 1910, a eu des résultats déplorables.Cette politique a défiguré la mentalité du pays, faite du respect des traditions et des institutions du pays.Elle a compliqué nos problèmes et multiplié nos difficultés en grevant le budget national de lourdes obligations.Depuis que le gouvernement Bennett a les rênes du pouvoir, il a rigoureusement limité l’immigration et il a renvoyé dans leur pays un grand nombre d’immigrants qui étaient illégalemcjit entrés au Canada, sous le régime King.Je suis de Tavis du premier ministre, M.Bennett, qui a déclaré qu’il ne serait pas sage d’activer présentement l’immigration au Canada, tant que nous n’aurons pas les marchés suffisants pour écouler une plus grande production ou des industries pour employer avec avantage pour le pays les ouvriers qui sont sans travail chez nous.Je suis d’avis aussi que nous devrons toujours à l’avenir considérer judicieusement le choix des immigrants et exiger d’eux la garantie qu’ils accepteront ou respecteront les institutions du pays et les obligations du citoyen canadien.Le ministre des postes dit que les adversaires du gouvernement n’ont pas d’idées assez stables pour offrir des garanties au pays.Ils obéissent non pas à la raison, aux intérêts du pays, mais aux vents populaires.M.Lapointe est en faveur d’une banque centrale; M.Taschereau est contre;.M.King est en faveur des groupes en Chambre; le lendemain, il est contre parce que M.Lapointe et M.Charles Stewart ont pensé le contraire.M.Vincent Massey dit qu’il n’y a qu’une différence de surface entre le socialisme et le libéralisme; c’est vrai et c'est l’opinion de M.Lapointe, mais M.Cardin, M.Taschereau, M.Rinfret, M.Euler, M.Malcolme ne veulent pas qu’on dise cela.Quant aux C.C.F.de M.Woods-worth, ils ne s’entendent guère.M.Gardner, le chef des progressistes, ne partage pas toutes les opinions politiques de M.Woodsworth, ni M.Kennedy ni M.Carmichael, ni M.Lucas et encore moins le représentant ouvrier d’Ontario, M.Mit-çhell, qui revient d’un voyage en CIGARETTES DUCHESSE Conmvg éd, \naindd£,bwùje LES POPULAIRES ÉMISSIONS RADIOPHONIQUES DU Dr.J.-0.LAMBERT Saison 1933-1934 SI scmht** arr.Antoine.montMaq •9 :| MAISON D’EDUCATION 300, BUE SHERBROOKE OUEST MONTREAL COURS DU JOUR REOUVERTURE, 3 OCTOBRE Préparant aux carrières Industrie lies les plus diverse*.Enseignement théorique et pratique.Laboratoire» et ateliers des mieux outillé**.L’Ecole décerne des certificats d'aptitude professionnelle aux élèves qui suivent une série de cours se rapportant à leur spécialité.Mathématiques Chimie Industriel lectrlclté théorique Électricité (ateliers) Radio (théorie) Radio (pratique) Dessin industriel ippliquées Forge (ateliers) .Fonderie (ateliers) ÏKKÎ SSÏSÏ?Peinture d'Enselgnes Menuiserie (ateliers) Charpente (ateliers) Modèle rie (ateliers) Construction et lecture des plans Estimation en construction Tracés en Menuiserie (tout genre) rie Plomberie et chauffage (théorie) Plomberie (ateliers) Ferblanterie (atelleii) Ferblanterie (théorie) Ajustage (théorie et pratique) Soudure Electrique Automobile (mécanique et électricité) Automobile (cours spécial pour dames) Aéronautique Moteurs d’aviation Imprimerie (composition) Imprimerie ( presse») Tracé du meuble Composition du meuble Ebénlsterle (pratique).causé par le communisme, fils du socialisme et petit-fils du libéralis-me._ _ Retour du R.P.Métivier au Canada Après un séjour de dix ans aux Indes Orientales, le H.P.Alphonse Métivier, G.S ,C,., missionnaire en Birmanie, curé d’Akyab depuis plusieurs années, s'embarquera prochainement à Chittagong pour s’en revenir au Canada, pour raisons de santé.Le Rév.Père entend profiter de son congé, non seulement pour se reposer, mais pour faire du boni et construction Soudure Autogène Inscriptions de 7 h.30 A 9 h p.m.samedi excepté.IMPORTANT: A cause de la crise les rétributions des cours du soir sont réduites de moitié.travail.Le missionnaire n’arrivera que quelques mois après la mort de sa trière et ne retrouvera pas non plus son père à la maison familiale, celui-ci étant décédé depuis quatre ans et demi.Le Père Métivier est le frère du R.P.Joseph Métivier, également religieux de Sainte-Croix, supérieur du Noviciat St-Joseph, à Ste-Gene-viève de Pierrefonds, et de la Rév.Soeur Valérie Métivier, des Soeurs Grises, missionnaire à Aklavik, Territoires du Nord-Ouest.I! convient d'eppuyer ia motion Auger LETTRE DU CONSEIL CENTRAL DE L’A.C.V.DU CANADA AUX MEMBRES DU CONSEIL DE VILLE ______________ L’A.C.V.du Canada vient d’adresser au Conseil municipal la lettre suivante: Montréal, 30 septembre 1933 Aux membres du Conseil de 1
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