Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 février 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1915-02-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
UNE CRITIQUE INTELLIGENTE Les lecteurs du Devoir ont lu avec un vif intérêt les lettres que M.Maurice Ilodent, secrétaire de ia Canadienne, nous écrit depuis quelques mois.Celle que nous publions aujourd’hui est presque entièrement consacrée à la brochure dans laquelle j’ai réuni mes articles sur la Politique de IWnqletcrrv, avant et après la guerre.Je la soumets avec plaisir au jugement de mes lecteurs : elle marque toute lu différence qui sépare une critique intelligente des injures grossières et stupides dont nos journaux jingos m’ont abreuvé.M.Hodent est Français.Il souhaite ardemment le triomphe de son pays et de ses alliés et le maintien de l’entente anglo-française.Et cependant quel contraste entre ses observations et ses réserves et les vociférations de nos-dorts-en-gu.eule, qui affectent de voir un acte de trahison dans toute libre appréciation du rôle et des actes des hommes d’Etat anglais ou français.Le point où le contiaste devient amusant c’est dans l’appréciation du jugement que j'ai porté sur l’attitude de sir Edward Grey avant la j guerre.Ici, toute la presse jingo s’est ruée sur moi comme une meute de chiens enragés.J’avais “odieusement calomnié” cet homme d’Etat; j’avais travesti sa pensée, ses paroles et sa politique.Une foule de bons badauds, de ceux même qui me voulaient quelque bien, allaient répétant comme des perroquets : “Ce n'est pas le temps de parler de ces choses !’’ Quelles choses?Je n’ai jamais pu le savoir.Voyons comment un civlisé apprécie ces “choses”, quelle impression produisent sur son esprit, à mille lieues de distance, les “odieuses calomnies” dont j'ai cherché à ternir le nom de sir Edward Grey : “Votre argumentation sur les négociations diplomatiques préliminaires à la guerre vous conduit à penser que sir Edward Grey a fait une politique perspicace, conforme aux seuls intérêts de l’Angleterre et vous l’en félicitez hautement.” “Vous faites un mérite à sir Edward Grey de n’avoir voulu considérer que les intérêts matériels et immédiats de l’Angleterre.A nos yeux, ce fut la seule faiblesse de ce grand homme d’Etat de n’avoir pas vu dès la première heure que la seule menace qui comptait, c’était celle d’une odieuse hégémonie de l’Allemagne qui, prise de folie, voulait mettre l’Europe occidentale sous sa botte.” * * # Ce témoignage est intéressant à plus d'un titre.Il confirme ce que $ j’affirmais en ai alysant l’article de M.Brailsford, paru dans la Contemporary Review : le mauvais effet produit en France, au début de la guerre, par l’hésitation du gouvernement britannique à prendre une décision.Puis il corrobore l’indication que j’avais faite du motif principal et constant de l’attitude de sir Edward Grey ; le souci exclusif des intérêts de l’Angleterre.M.Hodent me reproche même, en termes fort aimables, d’avoir été trop prodigue d’éloges envers le Foreign Secretary.Ce que j'ai appelé “patriotisme”, il l’appelle “faiblesse”.Aux imbéciles enragés qui m’ont accusé de “vilipender” le secrétaire d'Etat, je n’ai pas pris la peine de, répondre ; c’eût été peine perdue.Mais il y a plaisir et profit à discuter avec un honnête homme, qui sait lire et comprendre.Mon “argumentation” ne m’a nullement “conduit à penser que sir Edward Grcy a fait une politique perspicace, conforme aux seuls intérêts de l’Angleterre” ; et ce n’est pas de cela (pie je l'ai “félicité hautement”.Sans porter un jugement définitif sur la clairvoyance de l’un ou l'autre des aeteurs de ia partie diplomatique qui s’est jouée immédiatement avant la guerre, j’ai plutôt incliné dans le sens des diplomates français, russes et italiens.Dès le début de mon étude, après avoir résumé la première conversation de sir Edward Grey et de M.Cambon, j’ajoutais : “Il semble bien, à la lumière des développements ultérieurs, que M.Cambon avait vu clair et suggéré la seule intervention sus-if eeptible d’amener une détente et de détourner le conflit.Naturel •lement, il es! fort possible que l’Allemagne eût refusé d’accéder à la demande de sir Edward Grey et d’exercer à Viqnne la pression suggérée par M.Cambon.Mais en ce cas, l’Angleterre eût ^té en meilleure posture devant ses alliées cl la responsabilité de la guerre pèserait plus complètement sur les seules épaules du Kaiser et de ses conseillers.” (1) Puis, ayant analysé la série des conversations et des dépêches échangées entre sir Edward Grey et les représentants des puissances étrangères, je concluais ainsi ; 4 “Qui avait raison?Les hommes d’Etat anglais?ou les Français, les Russes et les Italiens?La suite des événements semble prouver que ceux-ci ont vu clair.La prédiction de M.Sazonoff, du 25 juillet, s’est réalisée à la lettre: des fleuves de sang coulent et l’Angleterre a été malgré elle entraînée dans le conflit.“Quoi qu’il en soit, il reste à l’honneur de sir Edward Grey, même s’il a erré dans ses prévisions et ses méthodes, qu’il a eu pour objectif constant la sauvegarde des intérêts de son pays.” (2) On ne saurait guère trouver dans ces lignes un témoignage favorable à la “perspicacité” de sir Edward Grey, ni même à l’excellence de sa politique.Ce dont j’ai “hautement félicité” l’homme d’Etat britannique, ce n’est ni sa clairvoyance ni même la politique qu’il a “faite” ou subie; ^ c’est l’inspiration 'de cette politique, c’est le souci constant des intérêts de l’Angleterre.* * * M.Hodent rétrécit ma pensée et mes paroles lorsqu'il dit que je fais “un mérite à sir Edward Grey de n’avoir voulu considérer que les intérêts matériels et immédiats de l’Angleterre”.Les qualificatifs sont do trop.C’est au contraire des intérêts généraux et supérieurs de l’Angleterre que j’ai voulu parler.Ce que les Européens — et trop de coloniaux britanniques — ont le plus de peine à comprendre, dans la situation et la politique de l’Angleterre, c’est la complexité de ses intérêts.Depuis qu’expulsé du continent européen, le peuple anglais s'est répandu dans les autres partie du monde, l'Angleterre est devenue une puissance mondiale plutôt qu’européenne.Elle a, en Asie, en Amérique, en Océanie et même en Afrique, des intérêts, des responsabilités, des devoirs, des obligations infiniment plus considérables que ceux qu’elle possède en Europe.Dépourvue de ses possessions extra-européennes, la Grande-Bretagne tomberait au rang de l'Espagne ou de la Hollande.C’est ce qu’oublient trop les protagonistes de l’asservissement colonial qui parlent sans cesse des services rendus par l’Angleterre ;i ses colonies sans songer à la force immense et au prestige qu’elle doit à ses seules f.possessions.Le résultat de cette situation, c’est qu’il ne peut surgir un seul problème nouveau en Europe sans que les hommes d’Etat britanniques n'aient à rechercher immédiatement de quelle manière la solution affectera les intérêts de l’Angleterre dans les quatre autres parties du monde.La seule possession de l’Inde a inspiré presque toute la politique étrangère de l’Angleterre depuis près d’un siècle.Il n'est pas une alliance, une entente ou une rupture, pas une guerre faite ou une paix conclue, entre l’Angleterre et une autre nation du globe, depuis la guerre de Crimée jusqu'à la guerre sud-africaine, dont l’on ne puisse rattacher les causes profondes à la nécessité pour l’Angleterre de protéger ses t intérêts asiatiques.L’intérêt matériel et immédiat de l’Angleterre est d’empêcher l’Allemagne de menacer sa sécurité intérieure et la liberté de son commerce maritime.Son intérêt médiat et supérieur est d’empêcher la Russie de se rendre à Constantinople, à Téhéran, à Hérat et de menacer la sécu-| rité de l’Inde, par terre et par mer.Il n'est donc pas étonnant que ses hommes d’Etat aient hésité si fortement à faire leur choix entre le Slave et le Teuton.X # * lin autre point sur lequel mon aimable correspondant force un peu ma pensée, c'est quand il me fait virtuellement cautionner l’opinion de m’a fait concours ce collaborateur de la Contemporary Review dont j’ai analysé l’opinion, et attribuer à la Russie la principale responsabilité de la guerre.J’ai cité et commenté les opinions de M.Brailsford afin de démontrer à nos bronchos coloniaux qu’à Londres, sous l’oeil vigilant de la censure, il est permis d’avoir des opinions qui diffèrent de celles de la majorité et «de les exprimer sans se voir menacé de la corde, de la geôle ou du bâillon.Du reste, M.Brailsford, tout comme M.Hodent, juge que l’Allemagne a mal calculé son effort et provoqué à tort une issue soudaine et violente du conflit entre Slaves et Teutons.Pour moi, je m’en tiens à l’opinion que j’exprimais dès le 29 août: “Dans un siècle, lorsque les archives de toutes les chancelleries auront révélé leurs secrets, l'historien impartial sera peut-être en mesure de faire le partage des responsabilités.D’ici là tout jugement est prématuré, fautif et aveugle.’’ Cette modeste réserve fit hurler nos jingos, aussi ignorants des questions européennes que présomptueux à les juger.Maintenant que lord Rosebery a écrit la même chose, en termes presque identiques, on me permettra peut-être de croire que je n’étais ni “fou” ni “traître”.* * * Tout naturellement, M.Hodent a le tact de ne pas aborder l’aspect constitutionnel de la participation du Canada à la guerre.Il se borne à exprimer, en termes fort aimables pour le Canada et les Canadiens, l’impression créée en France par les secours de toute nature venus du Canada.C'est le pressentiment de cette impression, en France comme en Angleterre, utile à “l’intérêt supérieur du Canada , qui écrire dès le début (pie le Canada ne devait pas refuser tout aux nations alliées.L’avenir nous donnera raison sur ce point contre les esprits étroits et bas qui ont cherché de vils motifs à notre adhésion à une participation libre, volontaire et raisonnable du Canada à la guerre; tout comme nous serons entièrement justifiés — nous le sommes déjà aux yeux des gens intelligents — d’avoir nié l’obligation du Canada d’aller au secours de l’Angleterre et défendu la doctrine des libertés coloniales contre politiciens et les journalistes avides de malsaine populacerie, et meme contre les pseudo-théologiens qui avaient entrepris de faire du servilisme colonial un dogme de foi.Mais le passage le plus intéressant, à mes yeux, de la lettre de M.Hodent, c’est celui où il définit la situation européenne “une crise d< nationalisme”, où il fait entrevoir la renaissance de toutes les nationa lités opprimées ou conquises.C’est le thème que j’ai développé, trop sommairement, l’autre soir, à TUniversité.C’est là l’aspect de la situation qui mérite vraiment l’intérêt des peupies étrangers; c’est aussi, comme l’indique si bien notre correspondant, celui qui est le plus mal compris en Amérique.Oui, c’est bien là qu’il faut chercher la solution véritable, la seule juste, féconde et durable, de la crise européenne.C’est à cette solution que nous, Canadiens-français, avons le devoir d’accorder toutes nos sympathies et tout notre appui, quelque faible soit-il.Et c’est pourquoi, en travaillant à faire triompher chez nous le principe des nationalités, en défendant notre propre nationalité contre la tyrannie assimilatrice des Prussiens d’Ontario, nous sommes dans la vraie note du jour.Nous soutenons en Amérique la lutte que la France et la Belgique, aidées de l’Angleterre, font en Europe.Henri BOURASSA.POLITIQUE FÉDÉRALE IMPRESSIONS DE SEANCE Y a-t-il encore un parti libéral ?tels mots et de telles formules que Ton achemine le Canada vers la participation à toutes les guerres de l’Empire.“Nous n’y sommes pas obligés, mais”.Cela diffère-t-il tant de la tirade du “pas-prisonnier-mais", de l’Aiglon?“Après la guerre, nous discuterons de la modification de nos relations avec l’Empire”, dit M.Laurier.En attendant, les deux partis ne discutent pas.et nos relations se modifient, mais pas du tout dans le sens que disent le désirer les deux chefs.Jusqu’où sont-ils sincères?LES DEPENSES DE LA Ottawa, 8.— La trêve des partis durera encore toute cette session-ci, à la condition que le ministère donne à la gauche la preuve qu’il a dépensé convenablement les 50 millions votés par les Chambres en août dernier, dit en substance M.Laurier, aujourd’hui.M.Borden est tout prêt à ia lui fournir, cette preuve, déclare-t-il.On comprend que M.Laurier a surtout en vue l’affaire des bottes fournies aux soldats du.premier corps expéditionnaire.Il demande la lumière la plus complète à ce propos.Quelques mots au sujet de la ' guerre actuelle et de la tournure qu’elle prend ; quelques phrases touchant d’un peu près à la question d’un nouveau régime entre les colonies et la métropole, la guerre une fois close; certains détails quant aux bottes militaires canadiennes; peu de tirades; des discours brefs, de la part des deux chefs: tel est le bilan de la journée.LA GUERRE ET LES LETTRE DE QUÉBEC LA LEGISLATURE EN DEUIL trois dreadnoughts canadiens, c’est donc qu’elle n'en a nul besoin.Eau dra-t-il inscrire M.Borden sur la liste des témoins du Devoir, après MM.Churchill, Rosebery et bien d’autres ?LA FEDERATION IMPE- PARTIS “Nous avons assuré au notre plus entier concours, dès début de la guerre; nous le lui con tinuerons pendant toute cette ses- RIALE U y a bien un sujet où MM.Borden et Laurier ne sont pas ou du moins ne semblent pas être, pour le moment, du même avis.Mais la contradiction paraît n’ètre qu’apparente, à y regarder de près.M.Laurier, dans son discours, y fait une brève allusion, non pas pour soulever une polémique, inopportune dans les circonstances, mais pour prendre date, déclare-t-il.11 s’agit de la modification des relations entre les colonies et la métropole, du fait que celles-ci prennent volontairement part à la guerre.“Nous en parlerons au long, et de bien d’autres choses aussi, la paix signée”, dit le chef de la gauche.MM.Borden et Laurier s’accordent à reconnaître qu’il sera .fort difficile de trouver un système nnmstere p0iitiqUe nouveau apte à donner concours, (les le \ plus de satisfaction à l’Empire et ; à ses différentes parties que ne le fait le régime actuel.Notons une lé- sion-ci .dit M.Lauriei.La 11 ève gère malice de M.Borden, toutefois, des partis subsiste donc.Les libe- ù l’endroit de M.Laurier; elle mon-raux laisse! ont le ministère agii a tre comme les chefs de partis évo-.e pmds desjjueut dans leurs opinions.“Qu’ai-je combattront, j dit autre chose à Toronto, que ce que Laurier disait, il y a dix-huit (1) "La politique de l'Angleterre", page ü.L2) Id., page 13.sa guise et supporter responsabilités.Ils le la guerre finie.Mais !is ne renon cent pas comme le disait le doc-:ails, an Grande-Bretagne, quand il tem Llaik, ce sou, a Icui dioit de : s'exclamait : "If you want our aid, critique, sans verser toutefois duns ^ /q if our councils” V cite vin es acrimonies des discussions po-jp,.„ narquoisement M.Borden, etn-litiques étroites.pressé à.su déclarer opposé à tout Aussi bien, la journée a-t-elle étéi régime nouveau qui diminuerait des plus paisibles et les discours, ’ d’une simple parcelle les droits et quelconques.Des lieux-communs à ! ia liberté du Canada, propos de la guerre et de la tour- Les deux chefs s’entendent aussi, nure qu’elle a prise depuis l’échec au fond, quant à “la participation des Allemands, presque en vue de volontaire du Canada à la guerre Paris, constituent une bonne partie actuelle”.M.Laurier estime que des remarques de MM.Borden et tout système de conscription ou de Laurier, de même que quelques ti- service obligatoire répugne à la rades admiratives au sujet de l’atti- Grande-Bretagne, — laissant com-tude de la Belgique.M.Borden a prendr qu’il répugnerait aussi aux soin de glisser dans ses remarques colonies d’être forcément amenées un couplet su- “la protection que à se battre pour la Gran(le-Bretn-la marine anglaise offre aux côtes gne.M.Borden, de .son côté, parle canadiennes contre des raids aile- des 30,000 volontaires que nous mands du genre-de ceux de Scar- avons mis à ia disposition de la boro, de Hartlepool et de Grims- Grande-Bretagne, des 50,000 autres by.” Cela répond presque explici- que le ministère de la milice a relouent et de manière concluante ; crutés et qu’il entraîne; et l'un des aux discours de M.lîorden deman- amis du ministère, M.Achim, dont dant 35 millions pour trois dread- le premier ministre n’est pas sans noughts à verser à l’Amirauté.Si la’ avoir passé le discours au crible de flotte anglaise est aujourd’hui ca-lla censure, — comme il le fait tou-pable de garder la maîtrise des jours pour ceux du proposeur et du mers et (Tcmboutciller la marine! sccondcur de l’adresse, — déclare de von Tirpitz dans le canal de| que la guerre actuelle ne crée nul Kiel et derrière Héligoland, sansi précédent, vu “son caractère par-qu’il y ait dans la Mot du Norcjl ticulier”.C’est en se payant de • t GUERRE Et puis, il y a les dépenses de la uerre.Les deux partis ont voté d’emblée 50 millions comme premier budget militaire, en août.Le ministère demande à cette session-ci 100 autres millions, tout d’abord.Et c’est l’impression générale que M.White demandera aux Chambres une somme additionnelle de 50 à 75 millions, à titre de budget supplémentaire de la guerre, à la fin de cette session-ci; cela ferait, en moins de douze mois, un vote totai de 200 à 225 millions pour fins militaires.La gauche, aujourd’hui, donne d’avance son assentiment à l’affectation de n’importe quelle somme d’argent à ces fins, pendant cette session-ci.La trêve tient donc bon, à la faveur de laquelle on surchargera le contribuable de taxes additionnelles.” Nous nous réservons le droit de discuter, avec largeur d’esprit, tout projet de nouveaux impôts que nous considérerions injuste ou mal conçu”, dit le docteur Clark.Voilà qui annonce quelques escarmouches quand M.White demandera une nouvelle assiette des impôts, — cette semaine même, dès jeudi.Mais, en somme, tout passera comme une lettre à la poste, à la condition préalable, posée par M.Laurier, que le ministère donne à la Chambre tous les renseignements à sa disposition sur la manière dont il a disposé des 50 millions votés en août dernier et si vite disparus, constate le chef de la gauche.Il y a aussi l’affaire des hottes, dont M.Laurier parle longuement, — c’est même la partie, sinon la plus relevée, au moins la plus intéressante de son discours, — insistant sur le fait (pie “l’honneur du ministre est en jeu et qu’il doit trouver et punir les coupables.” Il faut lire, à ce sujet, terns’ les détails que donne le chef de la gauche, en insistant sur l’existence irréfutable de méfaits commis à l’endroit des soldats, mal chaussés, soit du chef des fabricants, soit du chef de l’Etat.“Il peut y avoir eu des erreurs, nous comprenons cela; mais nous, de la gauche, nous ne voulons que la délimitation des responsabilités, la lumière la plus complète sur le sujet; nous ne voulons pas faire de capital politique avec cette affaire, nous nous mépriserions d’en faire”, dit M.Laurier.M.Borden n’a pas l'air aussi certain que cela des bonnes intentions de la gauche car il riposte vite, dans son discours d’allures paisibles, mais précautionneuses, que.vu la hâte avec laquelle il a fallu pourvoir à l’accoutrement des soldats du premier corps expédition; naire, le général Hughes a donné des commandes établies sur des modèles de chaussures préparées et acceptées au ministère de la milice il y a plusieurs années,.au temps des libéraux, faut-il lire entre 1rs lignes.On a là tout le plan de défense, indiqué grosso modo, (les conservateurs, dans cette affaire des bottes.Le ministère en a une double.Il imputera d’abord la faute aux fabricants.Ceux-ci démontrent-ils qu'ils ont fait les chaussures conformément aux modèles que le ministère de la milice leur a fournis, vite M.Borden et ses ministres (liront, se tournant vers l’opposition : “Ces modèles, s’ils sont défectueux, pourquoi les avez-vous acceptés au temps où vous étiez à ia direction des affaires, — car c’est vous qui les avez faits préparer et les avez acceptés?*’ Et la gauche aura un scandale rétrospectif de bottes militaires, elle aussi.Ce sera fort habile, de la part du ministère.Mais que déduira le public, de tout cela, sinon que les deux partis sont de tout aussi pitoyables gouvernants?LE BUDGET ORDINAIRE Québec, 8.—L’Assemblée législative n’a siégé qu’un quart d’heure, ce soir, de 9 hrs à 9.15 hrs, pour en tendre la nouvelle officielle de la mort de Son Honneur le lieutenant-gouverneur de la Province, décédé dans le cours de l’après-midi.Le> premier ministre a été informé du pénible événement en revenant de Montréal.L’émotion était vive, ce soir, lorsque le premier ministre se leva.“ J'ai, dit-il, la pénible tâche de vous annoncer la mort de Son Honneur le lieutenant-gouverneur de cette province.“Sir François Langelier souffrait d’une maladie grave.Son Honneur l’administrateur l’avait annoncé aux chambres dans son discours d’ouverture de la session, en exprimant les voeux d’un prochain rétablissement et nos espérances étaient si fortes que nous pensions que nos voeux se réaliseraient.La Providence en a décidé autrement.La mort de sir François Langelier met lin à une carrière éminemment remplie de travail intelligent, d’oeiw vres et de civisme.On a dit que le meilleur tombeau des morts est le coeur des vivants.Le tombeau de sir Frs Langelier sera beau, il sera grand, et il durera.Toute sa vie, il a semé partout où il a passé l’afTec lion, l’estime, l’amitié et l’admiration.Avocat quarante ans, il a laissé au barreau des souvenirs d’amitié, de respect et d’estime.Député et ministre à Québec, puis député i Ottawa, il a donné l’exemple du travail.Professeur surtout, il a initié îles générations à la connaissance du droit et ceux qui se sont groupés autour de sa chaire savent avec quel succès.Juge, il a été à la tête de la magistrature, commandant la considération, l’estime et le respect.Gouverneur, il a continué de montrer les mêmçs grandes qualités : il a été un gouverneur constitutionnel.Aussi, Ions ceux qui l’ont connu l’ont aimé, probablement parce qu’il a aimé tous ceux qu’il a rencontrés.Jamais il n’a laissé échap- Droite et gauche semblent donc à une période d’expectative dans leur campagne.C’est une trêve, mais à la faveur de laquelle ils se mesurent tous deux.Quels coups ils se porteront dès la trêve finie, iî devient assez aisé de le prévoir.A l’ajournement de la séance, ce soir, le ministre des finances dépose sur la table la liste des prévisions budgétaires ordinaires pour 1915-1910.Le ministère demande, pour les dépenses prévues du prochain exercice financier national, 190 millions, soit 18 millions de moins que pour l’exercice 1914-1915.Tel quel, 190 millions, c’est encore un chiffre respectable; d’autant qu’il faut y ajouter le budget militaire de 100 millions que les Chambres vont bientôt voter d'emblée.Le Canada, donc, en 1915-1910, a déjà des dépenses prévues au chiffre total de 290 millions, aussi bien dire 300 millions.Trois cents millions en un an, à part les quelque 50 millions de dépenses additionnelles que nous ferons certes au cours au prochain exercice financier, voilà qui s’appelle aller bon train.Mais où les prendre, 00s 300 millions, sinon dans la bourse déjà plate de Baptiste et de Johnny Canuck?Et comment les y trouver, s’ils n’y sont pas tous, car ils n’y sont pas tous?M.White nous le dira jeudi.Nous en emprunterons sans doute une bonne partie à Londres et nous per une parole qui put blesser, et »’on peut dire que pour la première fois aujourd hui il cause de U peine à ceux qui l’aimaient.La Province sera unanime à témoigner à sa famille l’expression de ses sympathies émues et cordiales.La carrière de sir François restera un exemple pour les générations à venir.Pour exprimer notre deuil, en attendant que nous allions le reconduire au champ derr nier, je propose que l’assemblée ajourne à 5 heures demain l’après-midi.Nous déciderons alors ce qu’il y aura à faire.Sir Lomer invite le chef de Top-position à seconder sa motion.M.Tellier se fait an devoir d’ac-cepter.Les sentiments que vient d’exprimer le Premier ministre sont partagés par toute la province, dit-il.C’est une grande figure qui disparaît, une figure qui a fait honneur à toutes les positions que sir François Langelier a occupées, une figure qui a fait honneur à sa race.Sir François a rempli le rôlé de gouverneur suivant la lettre et l’esprit de la Constitution.Auparavant, il avait occupé d’autres positions avec distinction.IJ a été un juge éclairé et consciencieux, Je ne saurais faire en si peu de mots un éloge plus juste de la carrière d’un juge.Son rôle politique a étç remarquable aussi, et s’il a eu des adversaires, il n’a jamais eu d’ennemis.J’ai été son élève à TUniversité et je m’enorgueillis.Il avait le merveilleux talent de bien concevoir le droit et de le faire aimer à ses élèves.La Province perd en lui un citoyen distingué.Homme de travail, d’une conduite irréprochable, bon chrétien, sir François Langelier ne laisse que des regrets.et je me joins au premier ministre pour exprimer à sa famille nos plus vives condoléances.La chambre s’est ajournée iminé-diatement.Elle ajournera de nouveau demain à mercredi, et mercredi jusqu’à lundi prochain.Les comités siégeront aussi demain et mercredi.Jean DUMONT.paierons à John Bull des intérêts, à perpétuité, sur l’argent qu’il dépensera pour se défendre et que, par une fiction quelconque, il sera censé nous avoir prêté.Voilà de la bien saine finance! “Il n’y a plus de parti libéral”, disait hier, à Tissue du discours de M.Laurier, un vieux rouge.Il n’y a plus de parti conservateur non plus.Il n’y a plus.que Sam.Hughes.Georges PELLETIER.mTungelier M.Langelier a occupé une place considérable dans la vie canadienne et l’histoire retiendra son nom.Alors que beaucoup d’autres, qui ont rempli d’aussi hautes fonctions, seront totalement oubliés, l’historien des idées scrutera la carrière et l’influence de l’homme politique qui vient de disparaître.Ce n’est point que M.Langelier ait été un grand innovateur ou un créateur de théories, mais il a été mêlé à des luttes qui touchaient à des problèmes politico-religieux considérables; sa situation politique et professionnelle lui a conféré une influence fort étendue et l’annaliste ne saurait le passer sous silence.Et il s’occupera davantage, croyons-nous, de son action intellectuelle que de ses travaux administratifs.C’est une aventure qui arrive à fort peu de Canadiens.M.Langelier était d’un abord charmant et d’une vaste érudition.C’était l’un des derniers survivants de la vieille garde libérale et il a joué dans son parti un rôle considérable.Professeur pendant de très longues années, il a formé des centaines et des centaines de notaires et d’avocats.—O.H.années qui attaquent les Autrichiens et les Allemands, des forces aussi nombreuses, sinon plus, sont tenues en réserve, au dire de M.Francis Luvelle Murray, correspondant de Tlnternationai News.Les violentes attaques des Allemands, venus à la rescousse des Autrichiens dans les Carpathes, ont été repoussées et le Ilot russe continue à se déverser dans la plaine hongroise par les cols glacés des montagnes.U est douteux cependant que le mauvais temps et la neige leur permettent d’aller bien vite.Sur la rive gauche de la Bzura, l’élan germanique est brisé.Les it-taques de l’armée du général Mac-Kensen se ralentissent et perdent de leur violence meurtrière.EN CAUCASIE t pro-théâ- CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE Le communiqué officiel de Paris signale, ce matin, l’offensive allemande prononcée à La Boisselle, au nord-est d’Albert, où l’ennemi a fait sauter quelques tranchées aussitôt reprises qu’abandonnées par les Français.Les critiques militaires voient dans ces faits d’armes le début d’une bataille de plusieurs jours, qui égalera en violence la dernière bataille de Soissons.En Pologne, les succès russes s’affirment L’EFFORT DE LA RUSSIE En Arménie, nous ne voyons pas se dessiner encore les grands événements (iue la dernière victoire russe de Sarykamich semblait mettre.Dans l’ensemble, ce ! tre d’opérations est secondaire et I son intérêt est plutôt pour la Rus-j sie en particulier que pour les Al-! liés.En effet .a frontière qui s’é-I tend de Batoum au mont Ararat, dans un pays montagneux, difficile, dépourvu de routes, ne constitue nas un obstacle naturel continu.C’est une frontière politique, qui coupe la vallée du Tcherokh, aboutissant à Batoum, et aussi celle de l’Araxe, qui descend de la région d’Erzeroum et forme plus loin la.frontière de Perse, à partir du mont Ararat, sans compter de nombreuses vallées secondaires.La vé-j ritahie barrière de la Russie, sa véritable frontière militaire est au, nord de celte région, au nord même de Tiflis ; c’est la grande ligne droite du Caucase, qui.sur près de quille milles de longueur, va diagonalement de la mer d’Azoff, en face de Kertch ,n Bakou, sur la mee Caspienne.Entre cette muraille du Caucase qu’on peu! considérer comme infranchissable pour Tarmée turque et ia région d'Erzéroum où l’on se bat, il y a plus de deux cents milles de distance.Les Russes n’ont donc absolument aucun souci à avoir de Tarmée turque, quand bien même ils n’auraient aucune nuire force à lui opposer que des détachements gardant les défilés des montagnes.Si donc ils ont une armée de ce côté, c’est plutôt dans un esprit de conquête qu’avec la préoccupation de se défendre, et In déclaration de guerre de la Turquie a dû leur être plutôt agréable, en leur donnant une bonne raison d’étendre leurs possessions.Après six mois de guerre, toute Tarmée russe est maintenant eu campagne et la pression qu’elle accentue sur tous les fronts de Tim-mense champ de bataille de l’Est se fait sentir de plus en plus lourdement.En Prusse orientale, dans le nord de la Pologne, à l’ouest de Varsovie, en Pologne méridionale, en Galicie et en Bukovine, les légions au tsar tiennent en échec «11 refoulent les alliés teutons dans la lutte la plus formidable que l’histoire ait enregistrée.En arrière des L’ANGLETERRE siégeant à 1^ secré- Lord Kitchener Chambre des lords, c’est le taire parlementaire de la guerre, M.H.-J.Tennant qui a exposé aux Commîmes le budget de Tarmée.H a virtuellement demandé un blanc-seing, car les crédits qu’il a soumis sont représentés par des chiffres nominaux, sujets à modifications déterminées par les circonstances.Il s’agit en principe de subvenir aux dépenses d'une armée de 3,000,000 d’hommes.Le secrétaire Tennant a rendu^ hommage à Tannée anglaise et il a insisté sur la nécessité d'activer le! recrutement.Il a demandé aux ou-' (Suite à la dernière page)./ LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 9 FEVRIER 1915 VOL.VL — No 32 ein.|offe I MORT D’UN FINANCIER New York, 9.— Norman B.Ream, financier bien connu et administrateur de chemins de fer, est mort à i’hcpital, aujourd’hui.——-a- VIANDE SUR PIED A CHICAGO Amal, Copj Am.lie.Sugl A nier.Cru 1 Ani.Cr.8t F; Amer, Icc.Amer.Locoj Ara.Sm.ftnj Am,.,Sii(ra Aiinco.Mu ait.as.f Helt.A Ohi Until .Steel.Itro.Ra.T.Cnn.Paeifl.Cen.Leath.Che» « ohi CH.M.& S p C.,P.& 1 £on.Cas •H.X Huit ”en.* H.O." a X .(t.pr pet.Un.R y Krie.Coin.Or.N pr llliu.oriitr.JnterCeetr.1 "•M nr.if' •v*1,ry ¦>".» Nn- .R.'Ç Tl.“•(U’ncifih ¦MS fin*).iMtq .x , 8Tv MT- iiteg' -*'(¦ ¦t 4, 'ïiji ¦."tq; mm 8" b IM ¦'«H 42 87 ûiA iè'b 87 I 185 | 'ink! ng 22'., u.-, r iu'4|.Me*.Petro N.-Yor.Cen N.Y.O.A W Norf.A We Nort.Facifi New Ilare.Pennsylva.People.Oas Reading.Rock Man: ¦' Pr.l South.Pac.' South.Rail “ Fr.i Third Ave.Twin City.Cnio.Pac.i:.S.St.Cor." Pr.Mali Co|i.!.Vit.Chrmt1 W't.Union , W’i’li.Klec woolworth Pr.88 23'ij io:i ' 50 105! 2 88^ 23', loak 50 105J4 116% UMg «SV 15V 5» «fi 98', il1, 101 «.IV uM 53 m 98f| ml •nv HMb 11'1 HT, Chicago, 9.— Gros bétail: arrivages, 4,000; marché faible ; bouvillons indigènes, $5,60 à $8.85 ; bouvillons de l’Ouest, $4.85 à $7.-35; vaches et génisses, $3.00 à $7.-85; veaux, $7.50 à $11.00.— Menu bétail.— Porcs; arrivages, 30,000; I marché ferme; légers, $6.65 à $6.-90; mêlés, $6.65 à $0.90; lour .s, $6.-50 à $6.90; très gras, $6.50 à $6.65; cochons, $5.40 a $6.70; moyenne des veilles.$6.75 à $6.90.—’ Moulons: arrivages, 10.000 ; marché fort; moutons.$6.25 à $7.10; d’un an $7.50 à $8.15; agneaux indigènes, $7.50 à $9.00.LES GRAINS^ CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall et Cowans ; Cours Cours d’ouverture, à 11 h.30 a.m.Blé — Mai 163 1-2 163 3-8 Juillet 139 3-8 139 1-4 Maïs •— Mai «0 1-2 80 1-2 Juillet 82 3-8 82 1-4 Avoine — .Mai 60 3-4 61 1-8 Juillet 58 1-8 58 1-8 BOURSE DE NEW-YORK LE PACIFIQUE-CANADIEN EST LE TITRE EN VEDETTE A WALL STREET.— LE GROUPE DES SPECIALITES EST EGALEMENT EN FAVEUR.Wall Street, 9.— Une avance de 2 points du Pacifique-Canadien, a-vânee résultant de la déclaration du dividende d’hier, a constitué la seule note intéressante du marché quelque peu irrégulier des valeurs mobilières.Les têtes dp lignes ont de nouveau varié diversement, TU.S.Steel, l’Amalgamated Copper et l’Union Pacific enregistraient d- légers gains, tandis que le Reading et le Southern Pacific perdaient une fraction.Le National Lead a été Je plus fort des titres du groupe des spécialités, s’inscrivant en gain de 2 points, cependant que le Fédéral (de mines) privilégié reculait d’autant.Les affaires sont devenues plus animées et le ton s’est raffermi vers la fin de la première demi-heure.Les vues optimistes du président de TUnited States Steel Corporation sur la situation du commerce extérieur, appuyées d’une nouvelle brèche dans la question du change à Londres, ont été les éléments principaux de la hausse qui a suivi Pou-verture de la séance.Toutefois, nulle ü lire valeur de premier ordre ne s’est classé en aussi haut progrès que le remarquables étant ceux du groupe Pacifique-Canadien, les gains les plus des tilros spéciaux.Le Bethlehem Steel a continué de monter en dépit des c> aintes circulant à Tégard de son dividende.Une vente subite de New York Central a fait rétrograder de 2 points ce cours.Les obligations ont été calmes.LE BLE*RUSSE On sait que la récolte du blé de la Rusie se chiffre par miti ons de boisseaux.Or il est notoire que la somme de blé rucüc acluolement exportable est de 75 à 90 millions de boisseaux.On s’occupe activement à l’heure présente de faire passer ces cargaisons par les Dardanelles—seule voie recomandable pour atteindre les Alliés.—détenu» par les Turcs et bombardés par les canons alliés.On pourrait également faire passer ccs convois par Port-Arthur, mais le prix de revient du transport rendrait le coût du blé prohibitif.BOURSE DÏfLONDRES Londres, 9.—- Le marché des valeurs mobilières a été calme et ferme aujourd’hui.Les principaux cours cotés ont été l’emprunt de guerre, les chemins de fer locaux et les fonds d’Etats russes, égyptiens et brésiliens.Le groupe (les titres américains a ouvert aux environs du pair.Le Pacifique Canadien, l’Union Pacific et le Southern Pacific ont eu de la vogue, mais les | autres valeurs ont été calmes.La fermeture a été irrégulière.L’argent disponible est abondant! et le taux de l’escompte facile.BOURSE DE PARIS Paris, 9 — Les cours ont été à peine fermes sur notre place aujour-d hui.La Rente a coté 71 frs 95 au ! comptant.Le change sur Londres | marquait 25 frs 13 1-2 centimes.M.G.ROCHON ESTDEPUTE LE CANDIDAT DE LA CONVENTION CONSERVATRICE EST ELU DEPUTE DE TERREBONNE PAR UNE MAJORITE DE 244 VOIX.(Sprcial au "Devoir”) Saint-Jérôme, 9.— L’élection partielle dans Terrebonne, nécessitée par la nomination de M.W.B.Nan-tel au poste de commissaire des chemins de fer a eu Feu hier.M.Gédéon Rochon, candidat conservateur choisi par la convention et neveu de l’ex-ministre a défait M.J.A.Beaulieu, avocat de Montréal, conservateur-indépendant et aussi neveu de M.Nantel par une majorité de 244 voix.Voici le résultat des votes dans chaque paroisse : Rochon Beaulieu La Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal SOIXANTE-HUITIEME RAPPORT ANNUEL St.-Jovite .23 Bréboeuf 11 S.-Faustin .27 Ste.-Agathe 146 Ste.-Lucie 12 Stc.-Marguerite .15 Ste.-Adèle .25 S.-Hippolyte .95 S.-Sauveur 48 Shawbridge .32 S.-Jérôme (ville et p.) 229 Ste.-Sophie 47 New-Glasgow .3 S.-Janvier 10 Ste.-Anne 48 Ste.-Thérèse, (ville et paroisse) 92 Terrebonne (ville et paroisse) 157 Totaux 632 388 Majorité pour M.Rodion 214 Aux élections de 1911 , M.W.B.Nantel candidat conservateur battait son adversaire libéral M.le docteur Samuel Desjardins de Sainte-Thérèse par 626 voix.4,828 électeurs s’étaient alors rendus aux poils.M.J.GAREÀÜ ECHEVIN DE VERDUN On a procédé, hier après-midi, en Cour de Pratique, présidée par M.le j ige GharboUlneau, au recomptage des uulletins de votation déposes en faveur de MM.J.H.Gareau et V.Bour-gie, lors de la récente élection qui les mit aux prises pour l’échevinat dans le quartier No 2 de Verdun.On se souvient que M.Gareau n’avait été élu que par une mjorité te six voix seulement; le recomptage d’hier lui en a accordé six autres et il se trouve avoir maintenant un surplus de douze bulletins sur son adversaire, soit 600 contre 588.Get après-midi, on s’occupera du décompte des bulletins de vote pour ce qui regarde la lutte entre M.William Crowder et Pex-échevin Hâdlev.Cé dernièr n’a été défait que par huit voix.Montréal, le 8 février 1915.Aux Actionnaires, Messieurs : Vos Directeurs ont le plaisir de vous soumettre le Soixante-huitième rapport annuel des affaires de la Banque et le résultat de ses opérations pendant Tannée expirée le 31 décembre 1914.Les profits nets de l’année ont été de $235,632.53 auxquels il faut ajouter le solde reporté du compte des Profits et Pertes de l’année dernière soit $100,153.13, ce qui forme un ensemble de $335,785.66.Sur cette somme il a été payé quatre dividendes trimestriels à nos actionnaires; la somme de $10,000 a été votée au fonds Patriotique Canadien; $1,000 ont été versés aux fonds de Secours français et belge et $100,000 ont été portés au compte de la réserve, laquelle €‘st maintenant de $1,350,000.Il reste, en conséquence, au crédit du compte des Profits et Pertes un solde de $64,785.66.L’inspection des livres et de l’actif de la Banque a été faite avec soin, et plusieurs fois pendant Tannée.Le rapport des Auditeurs et le bilan sont maintenant devant vous.J.ALDRIC OUIMET, Président.MANIFESTATION A CHICOUTIMI Chicoutimi, 9.—Une des plus belles et des plus enthousiastes manifestations patriotiques que notre ville ait jamais vues a eu lieu à la salle municipale, en faveur des “ blessés de l’Ontario,” le dimanche, 31 janvier.M.Thomas Chapais, conseiller législatif, et M.Alexandre Grenon, secrétaire de ^association Canadienne-française d’Education d’Ontario, ont été les Orateurs de la soirée.S.G.Mgr.Labreeque, qui n’a pu assister à la séance, a adressé au président une éloquente lettre de protestation contre le traitement inique dont sont victimes nos compatriotes d’Ontario.Cette lettre a été lue à l’assemblée.Une généreuse contribution à “ l’Aide des Canadiens-français d’Ontario” a été faite par l’assistance.A LA ^POLICE LES SENTENCES AUX SESSIONS Les sentences suivantes ont été prononcées ce matin par le juge Bazin, en cours des Sessions : William Gordon, Joseph Cross et Charles Brown, trouvés coupables sur douze chefs d’accusation de vol avec effraction.4 ans chacun.Charles Duplessis et Albert Tremblay, vol avec violence, 6 ans chacun.Délia Duplessis, ia soeur de Charles, qui était impliquée dans le même vol, 7 ans au pénitencier.En entendant prononcer sa sentence cette femme a eu une crise d’hystérie.Jos.Carrières et Septime Letourneau, pour vol, 1 an.Alphonse Robert, pour vol, 4 mois.Ferdinand Miron, vol, 6 mois.Adélard Joncas* vol, 1 an.CETTE PRETENDUE AGRESSION Joseph-Levis Ffancoeûr qui avail raconte hier à la police une histoire d’agression nocturne, dans su maison.a avoué ce matin au chef Charpentier que toute son histoire n’est que pure invention.Il avait perdu de l’argent appartenant à son patron et il avait inventé cette histoire pour se justifier.* * * MAISONS CAMBRIOLÉES Des cambrioleurs sont entrés dans trois maisons du Nord de la ville, la nuit dernière à l’aide de fausses clefs chez M.U.Corbeil.506 rue Fabre; M.A.J.Déromc, 988 Saint-Hubert et M.Nap.Râtelle, aussi rue Saint-Hubert.Aux trois endroits les voleurs se sont emparés des bijoux et des argenteries qui leur sont tombés sous la main.La police informe.DESERTEUR ARRETE Un nommé Pierre Wagner, alias Wener, alias Laliberté, alias Roi-vin, n été arrêté hier soir sous une accusation de vol de meubles.Cet individu était aussi recherché par les autorités militaires de Québec; il aurait déserté un poste qui lui avait été confié.Etat des affaires de la Banque d’Epargne de la Cité et du Di^tridt de Montréal AU 31 DECEMBRE 1914 ACTIF Espèces en caisse et dans les Banques .$ 4,227,975.99 Debentures du Gouvernement Provincial .620,482.25 Débentures de ta Cité de Montréal et autres debentures municipales et scolaires .14,461,136.43 Autres obligations et débentures.1,372,676.40 Valeurs diverses.227,000.00 Prêts à demande et à courte échéance garantis par des valeurs en nantissement.8,512,289.97 Fonds de charité, placé sur débentures municipales, approuvées par te Gouvernement Fédéral.180,000.00 -$29,601,561.04 Immeubles de la Banque (bureau principal et quatorze succursales).$475,000.00 Autres litres.44,442.44 519,442.44 $30,121,003.48 PASSIF AU PUBLIC : Montant dû aux déposants.$27,302,778.36 au Receveur Général.93,341.86 au Fonds de Charité.180,000.00 à Comptes divers.130,097.60 -$27,706,217.82 AUX ACTIONNAIRES : Capital (souscrit $2,000,000) payé .$ 1.000,000.00 Fonds de Réserve.1,350,000.00 Profits et Pertes.64,785.66 2,414,785.66 $30,121,003.48 Pour le Bureau de Direction, J.ALDRIC OUIMET, Président.A.P.LESPERANCE, Gérant.RAPPORT DE L’AUDITEUR Ayant obtenu toutes les informations et explications (pic j’ai demandées, et ayant constaté l’exactitude des valeurs en caisse et examiné les valeurs détenues en nantissement pour emprunts à demande et à terme et celles représentant les placements de la Banque et ayant examiné le bilan ci-haut et l’ayant comparé avec les livres du Bureau Principal el avec les rapports certifiés des Succursales, je suis d’opinion que toutes les opérations de la Banque ont été faites dans la limite de ses pouvoirs et que le bilan est rédigé de façon à donner une idée vraie et juste des affaires de la Banque, ainsi (pie démontré par les livres de la Banque.Montréal, le 25 janvier, 1915.A.CINQ-MARS, C.A., Auditeur PROVIXCIÎ DE (J U F.ma., district de Mont-rénl.Cour rte Circuit, No 41.Geo.Ë.Amyot et uL, demandeurs, vs A.D.Sau-vugcuu, rtéfwideur.Le ISrine jour rte février 1915,, a dix heures de l’avant-midi, au domicile rtu dit défendeur, au No 282 rue Marquette, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité rte justiee les bleus et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano et meubles de ménage etc.Conditions : argent comptant.J.E.Bissonnette, H.C.S.Montréal, 9 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 19777.C.W, Lindsay Ltd.vs ü.Leduc.Le 17èmr jour de février 1915, à 1 hr.de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No .'idl rue Saint-Philippe, ru la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.Ed.Desroches, H.C.S.Montréal, 6 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 22515.Montreal Public Service Corporation vs A.E.Liddell.Le dlx-hultiéme jour de février 1915 à deux heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 260 rue Clouranald, en ia cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.1.O.Horion, H.C.S.Montréal, 9 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 16497.— François X.Roy vs Dame Plnlomène Pelland et Si-méon Beauchamp.Le dix-huitième jour de février 1915, à dix heures de l’avant-midi, au domicile des dits défendeurs, au Nu 142 rue Fullum, en ia cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en piano meubles de menage, etc.Conditions : argent comptant.T.O.horion, H.C.S.Montréal, 9 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 9709.— Frs.Dumouchel, épicier, de Montréal, demandeur, vs Eugène Fontaine, du mécm lieu, défendeur.Le 18ème jour de février 1915, è.11 heures de Pavant-midl, au domicile du dit défendeur, au No 170 Parc Geo.Etienne Cartier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.Ü.Normundin, H.C.S.Montréal, 8 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 72.— Cléophas St-Aubin, de Montréal, demandeur, vs Katie Meehan et Michael Mechan, de Montréal, défendeurs.Le ISème Jour de février 1915, à onze heures de l’avant-midi, 5 la ci-devant place d’affaires des dits défendeurs, mi No 90B rue Inspecteurs, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cmise, consistant en lubies, chaises, registres ii urgent, etc.Conditions^ : argent comptant.I,.,1.S.Rncette, Montréal, 8 février 1915.| PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real.Cour de Circuit, No 6871 —.Jacob hotscliild, marchand, de Montréal, demandeur, vs F.Eulford, du même lieu, défendeur.Le 18ènie jour de février 1915, à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 171 avenue de l’Epée, en la ville d Outremont, district de Montréal seront vendus par autorité de justice les hlcns et effets du 25 ans.rue Salnt-CHAHLF.BOIS, Joseph, 80 ans, journalier, rue Ross, 25.CHAMPOUX, Inure, 3 ans, enfant de Vlc-ta'is ( hampoirv, journalier, rue Bordeaux, Dominique.1201.* COUSINEAU, Adélard, 40 ans, journalier, rue Lejeune, 20.DEROCHER, Delphine Bouvrrt, 67 ans, femme de Maxime Ihirocher, ferblantier, rue Worwmnn, 516.DUROCHER, Roland.2 ans.enfant de Cléophas Durochcr, horloger, rue Fabre, 376.GIRARD, Joseph, 29 ans, barbier, rue Dorchester 566 Est._ GOSSELIN, Mathilda, 23 jours, esnfant de Pa.u!.ïV?S£UI.V.ct>Uvreur> rue Sydenham.I.L AMOUREUX, Rose Alma, 38 ans, rue Ontario, 2287 Est.LEVESQEE, Maria Ricard, 33 ans, femme de Ferdinand Lévesque, journalier, ni* Dickson, 637.A LORD, William, journalier, 52 ans, nie Dorchester, 571 Est.MILETTE.Alixe Beaudoin, 69 ans, femme de Charles Milette, bouclier, rue Wolfe, 48.").PEG MEN, John,, 25 ans, commis, rue Notre-Dame, 576 ouest.TOWN ER, Alextna Duquette, 30 ans.femme d Albert Towner, contremaître, rue Albert.700.V ALI ERES.Rlnnche Rleau, 25 ans, f eiS me d Alexandre Vallères, employé civil, r* Berri, 880.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.