Le devoir, 19 octobre 1933, jeudi 19 octobre 1933
Montré?!, jeudi 19 octobre 1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME montmul TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en ct.îf : OMER HEROUX ,r, • Vol.XXIV — No 241 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue} E.-Unis et Empire Britanniquo .3.00 UNION POSTALE .10.0Q Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Gardez-vous le moyen de suivre ces cours ! Quelques leçons de brûlante actualité Il y avait assez de monde hier soir, au premier cours du P.Chagnon, pour qu’on ait dû changer de local et passer de la salle de la Bibliothèque à la grande salle académique du Gesù.C’est un premier succès, dont le directeur diocésain de l’Action catholique, Mgr Forget, s’est très justement félicité.Il y a vu la preuve de l’intérêt que suscitent aujourd’hui les questions sociales.Il a profité de l’occasion pour marquer, non seulement le caractère élevé du cours et le talent du professeur, mais pour rappeler aussi que certaines réformes doivent se faire et que, si elles ne se font point par les gens les mieux disposés, elles se feront sans eux, contre eux et dans un esprit qui pourrait bien être fort dangereux.Il a profité de l’occasion pour rendre hommage à l'Ecole Sociale Populaire, sous les auspices de laquelle se donnent les cours, pour féliciter son directeur, le R.P.Joseph-Papin Archambault, S.J., et pour souhaiter aux leçons prochaines un succès de plus en plus grand.Il faut que ce souhait se réalise et que cet appel ait un ample écho.Les cours ont lieu toutes les deux semaines, le mercredi soir, au Gesù.(Il n’y aura d’exception que pour le prochain qui, à cause de la Toussaint, aura lieu le mardi 31 octobre.) Nous conseillons d’avance à tous les gens qui ont le souci des questions importantes de réserver ces différentes soirées et de les consacrer aux cours du P.Chagnon.Ils ne le regretteront pas.Il y avait hier soir, au Gesù, un auditoire fort intéressant; mais que d’autres auraient trouvé profit à être là! Que d’autres, particulièrement parmi les hommes d’affaires, les juristes, etc.! * * * Le P.Chagnon, en traitant du capitalisme, touchait à l’un des problèmes les plus aigus et les plus complexes qui soient aujourd’hui.Il l’a fait en suivant pas à pas l’encyclique Qua-dragesimo Anno.En fait, a-t-il modestement déclaré, je n’ai l’intention que de commenter un chapitre de cette encyclique.Le P.Chagnon—que l’on vient de désigner pour une chaire de sociologie à FUniversité Grégorienne de Rome, et ceci, comme le notait Mgr Forget, suffirait à marquer sa valeur — est un professeur d’une remarquable clafté, qui sait distribuer et mettre en valeur sa matière, dont la parole épouse rigoureusement une pensée ferme et précise.On sent tbut de suite en l’écoutant qu’il n’a pas feuilleté que les livres, qu’il a regardé autour de lui et que le sociolcgue chez lui se double d’un moraliste.Il définit nettement, il marque ce qui tient à l’esseîtce des choses et ce qui est accident, il distingue entre les faits et les intentions des hommes, entre ce qui dépend d’eux et ce qui procède de causes qui les dépassent.Ce souci de ne pas blesser les personnes, de ne pas passionner inutilement le débat, de garder au discours son caractère de strict enseignement, n'empêche point le professeur d’appeler les choses par leur nom et de pointer du doigt les plaies et les erreurs.Du reste, pour être net et précis, et à certains égards formidable, il n’a qu’à suivre son maître.# ÿ ¥ Certains n’ont voulu lire et retenir de l’encyclique Quadragesima Anno que la dénonciation du communisme, oubliant surtout qu’après avoir souligné en traits de feu l’erreur et les , méfaits du communisme, le Pape a écrit: "Ceux-là surtout mé- ] filent d’être condamnés pour leur inertie, qui négligent de supprimer ou de changer des états de choses qui exaspèrent les \ esprits des masses et préparent ainsi la voie au bouleversement i et à la ruine de la société.Le P.Chagnon a lu l’encyclique entière; et c’est l’encyclique entière qu’il analyse et commente loyalement.S’il constate, en précisant les termes, que le capitalisme en soi n’est pas à condamner, il ajoute, comme le Pape, que ce régime a été vicié par des abus très graves, qu’il importe donc de le réformer; il n’hésite point à montrer ces abus.Nous n’avons aujourd’hui ni le temps ni l’espace qu’il faudrait pour donner de cette très substantielle leçon un résumé convenable: nous espérons d’ailleurs avoir l’occasion d’y reve-j nir; qu’il nous suffise, pour le moment, de marquer que le pro-fesseur, tenant, pour être juste et loyal, pour ne pas risquer; d’induire en erreur des auditeurs que pourrait exaspérer le spectacle des abus, à démontrer que le capitalisme en soi n’esl ! pas à condamner, a vigoureusement fait l’analyse et l’énumération de ses tares; qu’il est entré dans des détails tels que l’abusif cumul des mandats d’administration, la surcapitalisation et le mouillage des valeurs, les abus de la spéculation en Bourse, etc.L'auditoire se mouvait — mais comment, le professeur étant informé et sincère, aurait-il pu en être autrement?— dans une atmosphère de cruelle et douloureuse réalité.ÿ * * Il parait qu’il est des gens qui redoutent que ces choses, même dites du ton le plus calme, soient dangereuses à rappeler.S’imaginent-ils qu’elles ne se voient pas, qu’elles ne crèvent pas tous les yeux?Ne sentent-ils pas que les vrais artisans de la paix sociale, ce sont ceux qui ne laissent pas aux agitateurs mal informés ou mal intentionnés le privilège de flétrir les abus, avec la faculté d’orienter le public vers des solutions discutables ou dangereuses, mais constatènt et dénoncent courageusement ces abus, en indiquent le caractère et les origines réels et montrent la voie des réformes salutaires?A la tête de tous ceux-là, il y a Sa Sainteté Pie XL Modestement, mais de tout son coeur, le P.Chagnon est de ceux qui s’efforcent de faire écho à la parole et à la pensée du Pape.A nous, tout au moins, de profiter de ces utiles et vigoureuses leçons.Nous répétons notre conseil: Gardez-vous le moyen de suivre ces cours.Vous ne le regretterez point.Orner HEROUX , propriétaires, il y a aussi identité de récits.De l’épreuve d'hier le public sortira plus convaincu que jamais que l’amalgamation des deux journaux lui vaut une économie.Il lui suffit d'en acheter un pour avoir taule la sanie.* * * Cette unité de récit tient aussi sans doute à un autre fait.Le chef Jargailles (nous croyons que c’était M.Lalande le chef de la police, mais il parait que non) a fourni lui-même tous les renseignements.On nous avait parlé d’un ordre du procureur général exigeant la discrétion.Il semble oublié ou rapporté.Le chef Jargailles déclare que la femme Paquette est le type achevé de la femme iriarâtre, un coeur ou rien ne vibre (Presse no 1).Les époux Paquette comparaissent aujourd'hui au tribunal.S’ils ont un avocat habile, je me demande quel parti il ne pourra tirer de celte déclaration du chef de Police qui a préjugé l’opinion.Serait-il possible de trouver un jury impartial après cet étalage?* ¥ * Je ne crois pas méjuger M.Taschereau en disant qu'il honnit ce genre de sensation.La pratique de la démagogie ne lui a pas fait perdre tout sens de la dignité humaine.Il a gardé quelque chose de la distinction patricienne.Un magistrat m’a fait observer que j’avais eu tort de le lui reprocher de ne pas adopter une loi comme la loi italienne pour enrayer le jaunisme.C’était une distraction.La loi criminelle est du ressort fédéral.J’en profite pour faire mes excuses au procureur général.Mais, par contre, l’administration de la police provinciale est nettement de son ressort.Nous attendons de lui qu’il interdise de semblables déclarations qui sont indignes et qui fournissent un élément au jaunisme.Il s’agit, me disent des gens de Terrebonne qui connaissent les intéressés, d’un cas pathologique.Il y a un idiot dans la famille; un autre membre serait à l’asife.M.Jargailles, lui-même déclare le père faible d’esprit.La mère est, sans doute, une dégénérée.On aurait épargné un étalage morbide, une réclame dommageable à l'une des plus pittoresques et charmantes villes de la province (dans sa vieille partie) en saisissant discrètement de ce cas les aliénistes officiels.Je ne doute pas un Instant que M.Taschereau tienne compte de cette requête et veuille mettre chaque chose à sa place: les procès devant les tribunaux et non pas dans les journaux, les dégénérés à l'asile, la police provinciale au service de l’ordre et de la justice et hors du reportage sensationnel.NESSUS Bloc-notes L’actualité La petite Rolande Paquette Une bonne note: fa crise qui affecte presque tout laisse le jaunisme intact.~ Il est là latent, malS entier.Il suffit qu'un sourcier le touche de sa gaule pour qu’il jaillisse comme üux plus beaux jours de Prince et de Marion.On a vu la photo de la pauvre petite fille qui Kiotiffre non seulement des mauvais traitements de sa mère, mais évidemment de végétations adénoïdes.On a vu la photo du trait de fer, des chaînes et des cadenas.Le tirage baisse.Si on trouvait une enfant-martyr tous les jours, il remonterait.Nous ne dirons pas que le propriétaire de la Presse no 1 et de la Presse no 2 songera à primer les marâtres.Mais il cannait l'effet de la publicité.Plus oh parle de ces choses et plus les dégénérés, les esprits faibles sont troublés.Exempla trahunt.disent les Latins; ils pourraient dire que c’est surtout, hélas! l'exemple du vice qui entraîne.Le jaunisme n'est donc pas en baisse.Cependant — et c'est une.note moins bonne — son clavier se restreint.Autrefois les amateurs de jaunisme passaient de la Presse à la Patrie.L'émulation stimulait tes deux commères.Elles n'oubliaient aucun détail, elles ramassaient tout comme les meilleurs limiers; elles mentaient même un peu.Maintenant qu’il y identité de Incomplet Il y a quelques semaines, l’on annonça d’Ottawa que les tractations entre Londres et le Canada au sujet d’un amendement au traité franco-canadien, de façon à faire admettre chez nous, sous le régime des taux préférentiels britanniques, certains articles nécessaires aux hôpitaux de notre province, venaient d’aboutir à la satisfaction de ceux qui réclamaient.Mais il est, depuis, apparent que nos hôpitaux et nos cliniques ne reçoivent que satisfaction partielle.L'article 476-A qu’il s’agissait de modifier ne Ta pas été comme il aurait dû l’être.Le changement fait ne s’applique qu’aux instruments de chirurgie; il ne tient nul compte des autres articles énumérés dans le texte initial: appareils de rayons X, appareils de précision médicale, microscopes, etc.Malgré des démarches pressantes faites à Ottawa par des groupements intéressés, depuis deux mois, des droits de douane assez élevés frappent encore ces articles d’importation française; et les taux préférentiels britanniques ne s’y appliquent pas du tout.Le maintien des droits élevés cause un grave préjudice d’une part aux importateurs et de l’autre à leurs clients canadiens.Dès juillet, le gouvernement canadien a été saisi de la question; mais ses fonctionnaires continuent d’exiger le paiement des droits fixés tout d’abord; et nulle solution ne vient.N’y aurait-il eu qu’une erreur d’écritures, lors du remaniement du texte?Alors, quand la corrigera-t-on, en remboursant ceux qui ont payé des droits trop élevés?Ou le caractère incomplet de la modification faite à l’article 476-A est-il voulu?En ce cas, la situation faite aux importateurs et aux institutions de langue française est injuste, préjudiciable a nos hôpitaux et à nos cliniques On avait pourtant promis de rectifier en plein l’erreur initiale commise à leur détriment.Banque centrale Le tout n’est pas de savoir si nous aurons la banque centrale.Là-dessus, M.Bennett vient de dire qu’il s’est prononcé dès l’été dernier en faveur de sa formation, à la conférence économique de Londres, —- des semaines avant qu’il invitât lord Macmillan à venir faire ici l’enquête que l’on sait.Singulière façon d’agir et de préjuger le débat.Que sera au juste cette banque centrale, l’on n’en sait encore rien.Mais le Financial Poil de Toronto écrit: “Nous avons lieu de penser que le groupe de financiers internationaux tout à fait liés ensemble, qui a pour truchement la Banque d’Angleterre a eu bien plus à faire avec lu décision de fonder une banque centrale impériale que n’en eut la conférence économique mondiale.Le groupe de la Banque d’Angleterre a travaillé de façon persistante à établir dans l’Empire une chaîne de banques centrales dirigées par une institution-mère, à Londres; ce qui affermirait la mainmise d’un tout petit groupe de Londres sur la finance impériale et ferait des banques dans les différents pays de l’Empire des jetons aux mains des animateurs du gigantesque projet de contrôler la finance de l’Empire et, de cette façon, celui-ci même.L’on trouvera assurément des traces visibles de l’influence de ce groupe dans le rapport que soumettra la majorité des commissaires choisis par M.Bennett.La vraie bataille se livrera sur la question d’une banque centrale ou de l’établissement d’un nouveau type de régime monétaire pour le Canada, lorsque notre parlement étudiera une nouvelle législation bancaire, à la prochain! session fédérale”.S’il est vrai que le projet de banque centrale doit aboutir à une machine impérialiste, chez nous, Ton devra de toute nécessité l’écarter.Ce n’est pas cela que recherchent ceux qui réclament ici l’organisation d’une banque centrale, — à commencer par M.King.En finance comme ailleurs, les liens avec Londres devront être de moins en moins serrés, non pas de plus en plus étroits.Enormes traitements Albert Wiggin, ancien président de la Chase Nalional Bank, du groupe Rockefeller, à New-York, toucha pendant les cinq dernières années de son administration $25,000 en moyenne, par mois, à titre de salaire ou de traitement.Au moment où ses associés haussaient le chiffre de son salaire, lui-même, sous prétexte d’économie nécessaire, comprimait celui de ses subalternes, déjà plus ou moins bien payés.Et quand il a pris sa retraite, ses co-associés lui ont voté une pension à vie de $100,000 par an.Un autre administrateur de grande maison américaine, Eugene Grace, du trust de l’acier, reçut plus de 5 millions de dollars en traitement et boni, de 1925 à 1930; et oans une seule année il toucha plus de $1,600,000 de ce double chef, — en.192Ô, année de la dégringolade.'Quoi d’éton-nant à ce que, devant de pareilles révélations, déjà précédées le printemps dernier par d’autres aussi effarantes, au cours de l’enquête menée sur le Big Business par le tenace avocat-général Pecora, à Washington, le président Roosevelt ait décidé de demander aux 2,000 plus grandes maisons d’affaires des Etats-Unis de lui faire tenir sous le plus bref délai, la liste fidèle des sommes payées à leurs administrateurs, etc., à titre de salaires, et qu’il se prépare à inter venir pour faire cesser ce scandale.G.P.L*infcrmaticn de dernière heure C’est àV Allemagne de fairelepremier pas vers le désarmement,dit Mussolini ' TT .«,< Cette opinion du premier ministre d’Stalie cause de la surprise à Berlin — Les journaux berlinois louent Lloyd George On craint la chute du cabinet Daladier La navigation Le chenal du St-Laurent et le canal de Welland Une dépense de $128,000,000 pour celui-ci en quelques années, et de moins de $35,000,-000 pour celui-là en plus d'un siècle — Le canal de Welland porte notre commerce aux ports des Etats-Unis — Le niveau de l’eau à Montréal -— Une recommandation des ingénieurs du ministère de la * Marine — Ce qu’en pense M.le sénateur Rainville (Par Endfe lŒNOIST) Les ingénieurs du ministère de la Marine viennent de recommander ait gouvernement fédéral de nommer une commission d'ingénieurs pour étudier le problème du niveau de l’eau dans le chenal océanique du Saint-Laurent jusqu'à Montréal.Cette recommandation néd pis nouvelle.On in trouve dans le rapport de sir Alexander Gibb, ingénieur anglais, qui avait été chargé par Ottawa de Lire une enquête sur tous nos ports; on la trouve encore dans les derniers rapports annuels de l’association des armateurs, la Shipping Federation of Canada.Cette même recommandation, M.le sénateur Rainville, qui occupa pendant deux ans in présidence de la Commission du port de Montréal, l’avait faite à maintes reprises, encore ces jours derniers, dans une brève entrevue donnée collectivement à nn groupe de journalistes de la chronique maritime.Sans être nouvelle, la recommandation des ingénieurs du ministère de la marine survient fort opportunément.L’abaissement du niveau de Tenu dans le chenal de Québec à Montréal et dans le port de Montréal est devenu plus qu’inquiétant.Avant-hier, le niveau de Tenu, à Térhelle d'étiage du port de Mont-rén! était descendu a 27 pieds 6 pouces.C/est Je pl'is bas niveau qui ait été enregistré jusqu’ici, Depuis plusieurs semsines, le niveau de (Suite A la Page 2) Berlin, 19 (S.P.A.) — Dans les milieux politiques on a manifesté de fa surprise en apprenant que le premier ministre d’Italie a exprimé l’opinion que c’est à PAUema-gne de faire le prochain pas vers le désarmement.C'est au moyen du Giornale d’Ualia que M.Mussolini a exprimé cette opinion, de la manière suivante; Les puissances européennes ont été surprises du retrait de l’Allemagne, mais elles ne connaissent pas encore les plans pratiques, substantiels, que l’Allemagne est prête à offrir comme gage de coopération européenne, à commencer dans le domaine du désarmement.Les journaux de Berlin louent Tex-premier ministre de Grande-Bretagne Lloyd George d’avoir dénoncé la politique de sir John Simon._______ Dans Yamaska MM.Lapointe, Cardin, Sauvé et Duranelau parleront dimanche Saint‘Françoisédu-Lac, 19 (S.P.C.).— M.Aimé Boucher candidat libéral, et M.Paul-E.Comtois, candidat conservateur, à l’élection partielle dans Yamaska, lundi prochain, tiennent présentement deux assemblées par jour.M.Georges Laurin, organisateur conservateur, est arrivé dans le comté pour diriger la campagne en faveur de M.Comtois, jusqu à lundi.M.Cardin, ancien ministre de la Marine, fait la lutte en faveur de M.Boucher.Dimanche, MM.Sauvé et Duran-leau parleront en faveur de M.Comtois, à Saint-Guillaume.MM.Lapointe et Cardin seront à Pierre-ville, le même jour, pour appuyer M.Boucher.Le cardinal O’Conell revient’ de Rome New-York, 19 (S.P.A.)._ Le cardinal O’Connell, archevêque de Boston, est revenu de la Cite Vati-cane aujourd’hui.La grève de Stratford Stratford, Ontario.19 (S.P.C.).— Une centaine des 800 ouvriers de fabriques d emeubles en grève depuis cinq semaines sont retournés au travail ce matin, par suite d’un accord avec leur patron, la “Preston-Noclting Company”.Les autres grévistes, qui font partie de la main-d’oeuvre d’autres fabriques, les ont acclamés.Pie XI tient un consistoire public Cité Vaticane, 19.(S.P.-A).— Le Souverain Pontife et 18 cardinaux se sont réunis en consistoire public aujourd’hui, en vue des canonisations des bienheureuses Bernadette Soubirous et Jeanne-Antide Thouret.(Dernière heure) PARIS, 19.(S.P.A.) — La Chambre des députés fait au projet financier gouvernemental une si forte opposition qu’on craint la chute du cabinet.Avertissement de la Tchécoslovaquie à l'Autriche Un article de Benès dans la “Prager Press" Vienne, 19.(S.P.A.) — Un avertissement à l’Autriche a marqué le séjour que le ministre des affaires étrangères de Tchécoslovaquie, M.Edouard Benès, a fait à Vienne il y a quelques heures.Cet avertissement a pris la forme d’un article dans un journal qui appartient à M.Benès, la Prager Press.L’article en question déclarait que les relations amicales de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie ne s’accentueront vraiment que “si nulle des len- dances extrémistes qui se sont affirmées avec éclat récemment ne prédomine l’Autriche”.Les tendances en question peuvent aussi bien être celles des socialistes que celles des fascistes.Des exemplaires du journal ont été distribués à Vienne.Les journaux viennois de ce matin ne soufflent mot de cet article.Au sujet de la visite de M.Benès, ils s'en tiennent au communiqué, qui annonce que les entretiens ont porte sur des questions économiques.Roosevelt vient d’interdire Timpomtion des spiritueux entrant aux Etats-Unis à titre thérapeutique Le président désire garder intact ce qui lui paraît être un précieux avantage commercial New-York, 19 (S.P.C,).— D’après nn correspondant du journal new-yorkais “Herald-Tribune” à Washington, le président Roosevelt vient d intedire l’importation des spiritueux entrant aux Etats-Unis à titre thérapeutique.Il parait, explique ce correspondant, que le gouvernement a constaté une très forte augmentation des importations de ces spiritueux ces dix derniers jours.Cette augmentation tient évidemment à la perspective d’une prompte abrogation de la prohibition.L’interdiction s’explique en partie par le désir du président de garder intact, en prévision de né- gociations économiques iptematin-nalès, ce qui lui parait être un précieux avantage commercial.M.Roosevelt songe à la France et au Canada.L’interdiction n’empêchera pas l’exécution de commandes faites antérieurement, mais elle empêche l’importation même sous condition d’entreposage jusqu’à l’absorption de la prohibition, abrogation qui aura sans doute lieu le 5 décembre Le correspondant ajoute que la mesure présidentielle enraye un projet d’importer aux Etats-Unis 500,000 caisses de whisky canadien pour fins thérapeutiques.Carnet d’un grincheux On ne dit plus chez nos voisins smé-ricains: “La caravane passe et les chiens aboient”, mais: "La prohibition passe et les chameaux boivent".* # * Eugene Grace, président de la Bethlehem Steel, toucha $1,626,000 en salaire et jetons de présence, en 1929.En voilà un qui eut de quoi rendre grâces.* Ÿ * Tiers parti.silence.obscurité.¥ Ÿ ÿ Pas de gallois sans le cartel.Mais avec le cartel, pas de monopole; croyez-le si vous pouvez.Ÿ # "La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée" (Talleyrand).Et la plume?# Aurons-nous la guerre de ceux qui croient à ia guerre avec ceux qui ne crôient pas à la guerre?PAMPHILE La petite industrie Lire en page 8, le cour* donné hier à l'Ecole des Hautes Etudes, par M.Raoul Blanchard.Si vous voyagez.tdretaex-vous au SERVICE PES VOYAGES.LE "DEVOIR".Billets émis pour tous les pays au tarit des compagnies: paquebots, ctsmins de ter, autobus.Aussi hôtels, assurances bagages et accidents.chèques de voyages, passeports, etc.Téléphones HArbour 1241* Les pays voisins de l'Allemagne s?nt très fortifiés le long des frontières qu’ils partagent avec le Reich En Autriche, des soldats lourdement armés montent la garde derrière des lignes de fil de fer 1 barbelé - La France a une chaîne de forts souterrains, longue de 125 milles (Service de Y Associated Press) Les pays voisins de l'Allemagne sont très fortifiés le long des frontières qu’ils partagent avec le Reich.En Autriche, des soldats lourdement armés montent la garde derrière des lignes de fils barbelés.On sait que, le mois dernier, ce pays a obtenu de la France et de la Grande-Bretagne l’autorisation d’augmenter d*’ 8,000 hommes ses effectifs.Après une certaine hésitation, la Belgique a affecté des sommes considérables à des fortifications qui ont été parache préconisaient une propagande mondiale au moyen de brochures.La Tchécoslovaquie vient de répondre à cela qu’aucune révision des traités de guerre affectant-les frontières tchécoslovaques ne sera possible sans le recours à la force armée.Il y a longtemps que la Pologne a affirmé, avec énergie, qu’elle ne cédera jamais à l’Allemagne la province polonaise de Pomorze, qui constitue le fameux corridor séparant la Prusse orientale du reste du Reich.(Des brochures montrant que le corridor est polonais 1 vées tout récemment.Quant à la au double point de vue historique France, elle a mis trois «ns à fa- et ethnique ont été distribuées au briquer une formidable chaîne de " * forts souterrains longue de 125 milles.On sait qu’un opuscule anonyme indiquant la révision des traités de guerre comme élément essentiel de la politique étrangère de TAlle Canada récemment,) Mardi dernier, le premier ministre du Danemark déclarait, au sujet d’une augmentation des effectifs gardant le Slesvig, que les Danois défendront par tous les moyens à leur disposition cette pro- magne nouvelle a causé de l'émoi vince reprise à PAHcniagnc ces jours derniers, du fait que le La Suisse même vient de mani-Journal des nations avait annoncée fester l’intention d’accroitrc ses que des associations allemandes armements.La manifestation de la jeunesse Déclaration de l’abbé Deniger au sujet de la parade de samedi en faveur de l’Université de Montréal M.Tabbé Georges Deniger, aumônier de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal, nous remet ce matin la déclaration suivante, qui a trait au défilé de la jeunesse catholique et française, samedi prochain, sous les auspices de l’Association des étudiants en faveur de PCnivcrsité: “La démonstration du 21 octobre courant, à laquelle participera toute la jeunesse étudiante de Montréal, a pour but de seconder le mouvement déjà entrepris par le comité des professeurs.“H ne s'agit pas, par conséquent, de la défense de personnes ou do situations particulières, mais uniquement d'éveiller la sympathie publique sur Je problème angoissant de la survie de TCniversifé de Montréal."A cette fin, les organisateurs entendent dp revêtir cette mani-: festation de toute la dignité qui i convient à la noble cause univer-; silaire.“Ils condamnent donc à l'avance tout écart malheureux qui pourrait se produire”.j Cette manifestation est fixée i 3 ! heures samedi.Le défilé quittera i le square Viger pour monter à la rue Mont-Royal et à TArena par la •rue St-Denis.Voir, bas page 3, la nouvalla rubrique de rédaction: U rais do-chaussée.^ LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 19 OCTOBRE 1933 VOLUME XXIV — Ne 241 La participation des médecins aux allocations de chômage Une échelle d’honoraires - Projet de grève d’assistance médicale aux chômeurs écarté -Distinction entre le chômeur et l’indigent -Des cliniques de quartiers - La discussion à la réunion des médecins, hier soir, à l’Université Une bonne partie des médecins présents hier soir à la •réunion convoquée par la Fédération des associations médicales de la province, à ITniversité de Montréal.était nettement en faveur d'une grève d'assistance médicale aux chômeurs, à moins que les gouvernements fédéral, provincial et municipal ne les fassent participer aux allocations de chômage ou argent des secours directs, comme les épiciers, les laitiers, les propriétaires, etc.Cette déclaration de grève a été finalement écartée comme trop “draconienne", selon l’expression même de M.le docteur B.G.Bourgeois, membre du comité exécutif de la Faculté de médecine et chef de la clinique chirurgicale de l’hô-pîtal Notre-Dame, président conjoint de la réunion d’hier soir avec le docteur Emile Desrochers, président de la Fédération des sociétés médicales.Gomme la majorité, à la suite des paroles du docteur Bourgeois et de l’incident Plante — relui-ci tint à faire connaître publiquement qu’il était contre le projet de grève - se prononça contre la grèw, quelqu un demanda Je vote secret.Mais on laissa tomber sa demande et le spectre de la grève d’assistance médicale à tout chômeur est momentanément écarté.L’assemblée d’hier soir a nommé un comité composé des présidents des diverses associations médicales, des médecins députés, des surintendants d’hôpitaux, etc., qui sera délégué animés des autorités fédérales, provinciales et municipales pour exposer le projet ‘des médecins de participer aux allocations de chômage et leur soumettre l’échelle des honoraires suivants, arrêtés hier soir au milieu de discussions parfois vives, entremêlées d’amendements et de sous-amendements: a) $1.50 par visite du médecin au domicile d’un chômeur, à raison de quatre visites par semaine; 50 cents par consultation au bureau (tu médecin par un chômeur.Exceptions, après entente avec la Commission du chômage, dans les cas de maladies graves.b) 50 cents comme prix maximum de prescriptions pharmaceutiques.ci $5.00 par accouchement, y compris deux visites subséquentes.,d) Le patient aura le libre choix de son médecin.Nécrologie ARC.AND — A Deschambault.j* 15.* fiO an».Oeorgrs Arrand.époux de f'réel ma ^BARBEAU - A St-Comtant.lo Ifl.à 36 ma, Roch Barbeau, époux d Antoinette Monehamp .j.BEROKVIN — A Lachtne.la IB.a 7.ans, Cyprien Bergevln.époux de Javeline Hébert.„____ BOYER — A Vile Perrot, le 17, ft 62 ans, Eusébe Boyer, époux de leu Cléptvyr Rous- ^OHAREST —- A Montréal, le 17.à 43 ans.Mm"1 veuve Eusébe Cliarest, née Rosia Ethter dit Lanmllce.CLEMENT dit EARIVTERE — A Montréal.le 17.Bernadette Larlvière, fille de ftu F.-X.Clément dit Larlvière.CORBEIL — A Montréal, le 17, à 51 ans.Edouaié Corbel!.DALLAI HE A la maison-mi l e des SS de la Charité rte Québec, le 16, Aimée Dal-lalré.en religion Sr Ste-Pol.fille de M.et Mme Irénée Dallalre.décédés DAVID - A Montréal, le 16.à 87 ans., F.-X.David, époux d’Adèle Desnoyers.GAGNON A St-L’.n, le 17.à 75 ans.Israèï Gi gnon GIROUX — A Montréal le 16.a 58 ans, ; Arthur Cltoux, époux de Florence Ras- j iron.GOUGEON-CREVIEH — A Montréal, le : 17.Msrle Crevier.épouse de feu Pierre j Gougcou GUENARD — A Montreal, le 17, ft 22 ans.i Maurice, fils d’Orcar Ouénard et de Cé- { tante Petit.T.ABELLE - A Montréal.Octavle Ha- | mrlhi.épouse de Régis Labelle.LABBE - A Ahuntalc.le 16.ft 1 an, Ma-re-Juliette-Ray monde, enfunt rte M et i Mme Pierre Labhé, née Alexandrine Pha-neuf LESAGE — A Montréal, le 17, à m mission du chômage.Le Dr Normand revient suil son point et déclare que les médecins devraient envoyer leurs enm/tes à la'Connu iss ion du .-chômage fu exi- I.A SIENFAISANC».Ol'B SK FAUT COMîHTWSANn M.heur du point individuel.Dans l'antiquité, le conférencier distingue deux conceptions differentes du bonheur: les conceptions épicuriennes (Epicure et Aristote); les conceptions stoïciennes (Zenon et Sénèque).M.René Turck parte ensuite des | nouvelles conceptions du bonheur, telles qu’elles apparaissent avec la I venue du christianisme: conrep-i tion faite de fraternité et d'amour, i C.he/ les modernes, le confère!)¦ j cicr classe les philosophes et les poètes dans deux catégories liiffe rentes: les pessimistes et les opti mistes.Tous les pessimistes désespèrent de connaître le vrai bonheur et s'en consolent avec le devoir, et aussi le sarcasme, l’ennui, l'espérance et I® vie inutiles.Les optimistes, nu contraire, croient à l’existence du bonheur.; Les uns je trouveront dans l'amour, ; d'autres dans ta vie simple et la I satisfaction d» leur art; les rler-: nirrs.enfin, dans la pratique de la vie intérieure, tels que saint François (ie Sales, Pascal et Maeterlinck.De retour d'Europe | siens, et dans l’autre, ceux du recensement en tenant compte de a population respective des quatre provinces mentionnées, pour chaque famille urbaine que le gouvernement de Québec a ramenée sur la terre en exécution du plan Gordon.la Nouvelle-Ecosse en a établi deux, le Manitoba trois et ta Saskatchewan quatre.“Je m’étais soigneusement abstenu de faire la moindre comparaison à cet égard, entre ma province et les autres, parce que je savais qu’elle mettrait en piètre posture Je gouvernement Taschereau.Puisque le premier ministre y tient, je ill’s résigne en complétant celle qu’il »'« fait qu'ébaucher.On vient de voir à quelles conclitsions elle conduit.“S'il est quelqu'un qui doive des excuses au public de toute la province, et non pas seulement à celui d'Ymnaska pour l'avoir induit en erreur en représentant les faits sous un faux jour, s’il est quelqu'un qui a “économisé sur la vérité’’ en en escamotant les trois quarts, c'est, ses propres chiffres le démontrent, le premier ministre de la provîn- M.le docteur Hlotel-Dieu, et sont de retour revenus à bord Oscar Mercier, de madame Mercier, i d'Europe; du Paris.G.T.real.et sont arrivés hier ils sont «te la G.à Mont- C'est la bienfaisante hospitalité du logis familial que Von retrouve dans nos salons mortuaires.Direction Je funérnitiét Soient Mortuaires Assurance funéraire Ambulances privées LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DE FRAIS FUNÉRAIRES L.-Ettt.( onrloi».PrGideni «,< Uértmt Général Joseph Coortnin, Sec r.-Trés, et A»»'t -Gérant Gén.Rue Stc-Csl'herine, 302 Est Téléphone: RLcitcou 7-9-tl r^s demandez nos BROCHURES ILMJSTRftES Docteurs, Consultez ! ! ! tes Grands C'onstrurteurs de Vranre Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute électricité médicale —Gallois ûr Cie— Ultra-Violet» — Quartz Intia-RoUKci Lampes anclallqués pour salles d'operation».—Etablissements C.Boulitte— Instrumenta de Dlagnœtlc —Collin Cr Cie— Inatnimentatlcm chirurgicale par excellence.Serelce d'ingénieur élcctrc-radloioglau c'aagjlions faciles Prix, o«t.«T%\ie- sur demande PAUL CAR0U4AUX.D.Sc.¦ preouuonYrancaisb" «S Ctsarrtar 1 HA.MST Mom# m S.E.Mgr Yelle à St-Boniface Mgr l'archevêque-coadjuteur est arrivé hier dans son diocèse Sain t-Bon ihn-,, 19 Toute la ville de Samt-Boniface a fai* un chaleureux accueil au nouvel ar-chcvêque-eoadjiiteur du diocèse hier à son arrivée à la gare.En j •rie de la foule massée à lu gare, «m remarquait les dignitaires er-clesiasliques, 1,11e centaine de prê-urs, des personnages officiels ci vils H (les milliers d,> personnes Non Excellence a été conduite au palais archiépiscopal de Saint-Uonifyice précédée d'un long dé-idc auquel menaient part Son Lxcellence Monseigneur Arthur Bell veau, archevêque de Ssiint-Bn-niface.et |(.maire Frank Dowse.A son arrivée au induis archiépiscopal, ;| PRENEZ 2 cuillerées ft thé de Lait de Magnésie de Phillips dan» un verre d'eau chaque matin en vous levant ; prenez - en une autre après avoir mangé, puis une autre enfin avant de vous mettre au Ut.OU BIEN prenez les nouveaux comprimés de Lait de Magnésie de PhlUlpe — un comprimé pour chaque cuillerée telle que prescrit cl-dessus.Si vous avez de l’acidité d'estomac.que cria ne vous trouble pas.Suivez les indications très .simples fournies ci-dessus.Ge faible dosage de Lait de Magnésie de Phillips agit instantanément, neutralisant les acides qui causent les maux de tête, douleurs d’estomac et autres malaises.Faites-en l’essai.Vous vous sentirez une tout autre personne.Mais prenez bien 1 soin, quand vous achetez, de vous faire donner le véritable lait de magnésie, — le Lait de Magnésie de PHILLIPS authentique.Voyex à ce que le nom de Phillips se trouve sur l’étiquette.Aussi sous forme de comprimés Chaque petit comprimé est l’équivalent d’une cuillerée ft thé de Lait de Magnésie de Phillips Authentique., ., fabriqué au Canada Lait de Magnésie de Phillips EAU MINERALE NATURELLE !•* vie sédentaire, urique, cause de VITTEL A Jeun et aux repas, est le plu* puissant des diurétiques naturels.EN VENTE Chez votre PHARMACIEN Emboutedlée aux Sources même à VITTEL (France) I Rxiger la marque j Agent général pour lé CANADA |.-ALFRED OUIMET 84, St-Paul Est - Montréal ITTEI Li navigation (Suite de la 1ère du**.1 lean, à Montréal, reste de moins de 28 pieds.Cela signifie que les navires de fort tonnage ne peuvent plus entrer dans le port de Montréal ou en sortir avec leurs pleines cargaisons.Qu’un pareil état de choses se continue pour la peine et Montréal aura perdu son rang comme grand port de mer.Est-il possible de remédier à cela?Sir Alexander Gibb, dans son rapport, dit que c’est parfaitement possible.A son avis, des travaux remédiateurs doivent être entrepris, mais en attendant qu’une commission d’enquête ait déterminé exactement ce qu’il faut faire, il recommande de continuer les travaux de dragage.* M.te sénateur Rainville, ancien président de la Commission du port de Montréal, que nous avons interviewé à propos de la situation présente dans le port, est de la même opinion que sir Alexander Gibb.L’enquête recommandée lui semble nécessaire parce qu’il considère que le Saint-Laurent doit être une voie océanique jusqu’à Montréal.“Il y a plus de cent ans, nous dit-il, que la nécessité d’un chenal océanique sur le Saint-Laurent jusqu’à Montréal a été reconnue comme nécessaire.Dès 1825, un comité de marchands et de citoyens de Montréal recommandait déjà le dragage du «fleuve.Cette même année-, le canal de Lachine avait été ouvert, ce qui permettait aux navires des Grands Lacs de se rendre jusqu'à Montréal.“A cette époque le chenal du fleuve, entre Montréal et Québec, était de 10 pieds et demi.En 1850, après bien des délais et un faux départ, le gouvernement avait dépensé $1,000,000 pour approfondir ce chenal à 14 pieds.“H y eut une période de tâtonnement.Les premiers commissaires du port de Montréal se mirent à l’oeuvre et.pour commencer, ils entreprirent les travaux nécessaires avec leur propre argent.En 1888, le chenal océanique avait été creusé à 27 pieds 1-2.“Cette année-là, 1888, le ministère de la Marine entreprit de creuser le chenal du Saint-Laurent.Le ministre «les Finances d’alors, sir Charles Tupper, qui (lavait par la suite devenir premier ministre, favorisait l’entreprise.Dans un discours à la Chambre des Communes, il félicitait les commissaires du port de Montréal de ce qu'ils avaient déjà accompli.'’ M.Rainville nous rappelle que dès 1888, le gouvernement fédéral avait décidé d'élargir à 450 pieds et de creuser à 30 pieds le chenal océa- Ecoutez l’appel des enfants de Sainte-Justine //s sont petits - Ils sont pauvres - Ils sont malades Parmi les miHe besoins de notre civilisation, - il n'y a pas de besoin plus urgent.Contribuez votre part à cette oeuvre d'intérêt public.Pour qu’ils guérissent ! JOURNEE DU DOLLAR - 17 octobre - PETITES AFFICHES — Tarif — 25c minimum compte 1 «oïl le mot.tant.Annonces facturées, l«à;- le mot, minimum.Avis de Naissance, Mariage.Décès, Remerciements.50c l’Insertion suivant notre formule, tout mot additionnel 2o L; mot,, ril facturé 75c l’Insertion, suivant notre formule» tout mot additiocrel, 3c le mot.Carnet mondain, evu.— gi.oo insertion.par Voyez la partie de rugby Montréal-Ottawa A vendre ou à échanger Bonne propriété 3 logements, 6 et 4 pièces, 30 x 43 pieds.Bas et garage chauffés eau chaude.Echangerais pour petite propriété au Sault.S'adresser 83941 Drolet, ou DUpont 0902.j.n.o.BOIS ET CHARBON Erable, merisier, 6,000 cordes, première qualité, $7.A $10.Scié.Essayez une corde 3,000 livres $9 Charbon $3.50 à $13.50, N'attendez pas.les froids d’automne augmenteront les frai» de livraison.Jos Charlebols, AMheret 7153 Aller cf retour de Montréal à 0TTA Samedi, 21 oct.Dép., Gare Bonavcnture Chambre et pension Chambre propre, confortable, dans famille respectable, sans enfant, bonne table bourgeoise.Cinq lignes de tramways a la porte.Bon marché.Lavage et entretien du linge si désirés.6980 rue St-Denis.DOllard 8643.1-10-33 a.m.8.55 Spécial 2.00 p.m.4.15 Emploi demandé Comptable, administrateur, surveillant d’affaires.Organisation de compagnies.Ville ou campagne, jour ou soir.DOllard 8643.1-10-33 Emploi demandé Comptabilité à temps libre, à l’heure, à la semaine ou à forfait, jour ou soir.Très bas prix.Adresse comptable, 6980 rue St-Denis.1-10-33 .Saint-Laurent, depuis cent ans que ce creusage esl commencé, a coûté moins cie $35,000.000.Et de cette .„ ., , , , somme, il convient de déduire $13,- nique du Saint-Laurent jusqu à oor.ooo, représentant le coût de j Montreal.construction de dragues dans les Il a quarante-cinq ans de cela, et le chenal océanique du Saint-Laurent n'est pas encore de trente pieds.Dans le port même de Montréal, aménagé et outillé pour recevoir des navires de fort tonnage.la profondeur de l’eau est actuellement «le moins «le 28 pieds.Et même quand le niveau de l’eau est suffisamment haut à Montréal, le long du chenal, en amont de Québec, les navires océaniques chantiers maritimes du gouvernement, à Sorel.Pour les travaux de creusage même, on n'a donc dépensé que $22,000.1100 en cent années.I En cinq années seulement le Canada a dépensé presque autunl pour i la construction du fameux pont Montréal-Ltmgueuil.La construction do canal de Welland a coûté 9130,000,000 au pays.Ce canal ne rend pas service au Canada actuellement ou lui rend RETOUR AVANT LUNbl, 23 OCT.Trains spéciaux d’Ottawa: Samedi Dimanche 8.30 p.m.8.00 p.m.Prix spéciaux au Château Laurier.Billets Réduits pour les LAURENTIDES Sam.et dlm.f 21-22 oct.miter et retour ARUNDEL.$1.55 HUBERDEAU.$1.60 LAC REMI .t.$1.85 MONTFORT.$1.20 MORIN HEIGHTS .$1.05 WEIR.$1.45 ST-JEROME.75 SHAWBRIDGE_______ .85 Dép., Gare du Tunnel Samedi Dimanche 2.00 p.m.9.00 a.m.WETOUIt AVANT LUNDI, 2S OCT.Billets valables en voitures de première.Pas d’enrégistrement de bagages.Enfants de 5 à 12 ans, moitié prix, RMuW(n«(B«nl> rom.Mm mi (.Ira.4» lut «(«nt 4.M.tMV CANADIEN NATIONAL doivent attendre encore la marée | plutôt un mauvais service.C'est haute pour passer.# grâce a ce canal qu’une grande par- M.HainviUf nous dit qu’en lie de notre commerce d'exporla-1910.le gouvernement fédéral dé-jtiqn prend la voie des portes anié-cida de creuser le chenal du St-jricains.I.e nouveau canal de Wel- Lnurent, de la mer jusqu'à Montréal.à 35 pieds, sur une largeur de 500 pieds.Décision qui devait malheureusement rester vaine.Le pays connut par la suite des années de prospérité.Il eût pu disposer des quelques millions de dollars que nécessitait !«¦ creusage du chenal océanique du Saint-Laurent.Au lieu de cela, le gouvernement a dépensé des millions et des millions de debars à la réalisation d’entreprises dont l’utilité n’est même pas aujourd’hui reconnue.Le chemin de fer de la baie d'Hudson nous a coûté au delà de cin-I quante-quatre millions de dollars.' Cinquante millions de dollars ont 1 etc voté* pour l'entreprise avortée «arc centrale pour le Cana- ia mess, pour Li “ G cathédrale Au cours ,|e ta )clle a rendu visite municipales.première fois ; a pris quelques instan! !,C 'Z" rM "'U ^brer cnsuitèl^^teon.1/ à Montréal, Le canal de Welland nous a coûté 9128,• 000,000., il>ar contre, dit M, Bain ville, la creusage du chenal océanique du journée, Mgr aux autorités port océanique qu'il devrait èire.VI.Rainville nous fournit à ce sujet des précisions dont nous ferons part à nos lecteurs dans un outre article.Emile BcilOlSV Küiliun du "Devoir' land nous a pourlanl coûté quatre fois plus d’argent «|ue le creusage du chenal laurentien.* Si le Canada veut bénéficier de son commerce maritime, nous dit M.Rainville, il lui faut nécessairement maintenir la voie océanique «lu Saint-Laurent.Il faut que le chenal jusqu'à Montréal soit à une profondeur convenable du commencement à la fin de la saison de navigation.Dès 1888, le gouvernement fédéral reconnaissait que le chenal du Saint-Laurent devait être de 30 pieds jusqu’à Montréal.Il y a quarante-cinq ans de cela et le chenal j en question est aujourd'hui de moins de vingt-huit pieds.Il est surprenant que, dans ees conditions, Montréal soit considéré corn- j me grand port de nier.Les compagnies d’assurance maritime se chargent toutefois de nous Montréal n’est pas la “Avec ma vis Par l.LTIKN RAIMLB (.Ouvrage couronne par française) POKMKS i Académie rappeler que ‘ Bien des poètes, notamment les symbolistes, nous ont donné de leurs sentiments le rythme et les sons de l’envol musical.Moins intensément, je crois, que Lucien Rainier.Je ne puis «pie louer Lucien Rainier pour l'excellente leçon de disciplina prosodique que (toutes «’es pages constituent”.(Albert Pelletier, Egrappage»).poète délicieux.(Maurice Hébert).Ge volume ne sera pas réédité.Il reste quelques rares exemplaires à ft 1,fin franco, SERVICE DE LIBRAIRIE MbDWOUi * VOLUME XXIV — No 241 CALENDRIER Demain: VENDREDI, 20 octobre 1012 Saint Jean Cantius, C., double, lever du soleil.« h.Z2.Coucher du soleil, S h.07.Coucher de la lune, S h.41.Pleine lune, le 3, a 0 h.n m.du soir.Dernier quart, le 11, llh.52m.du matin.Nouvelle lune, le 19.à Oh.51 m.du matin.Premier quart, le 25, à 5 h.27m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” Montréal, jeudi 19 octobre T933 F — DEMAIN — MAXIMUM ET MINIMUM PLUIE Aujourd’hui maximum 5.1.Même date l’an dernier 5S.Minimum aujourd'hui M.Même data l'an dernier 3d.BAROMETRE: 10 h.a.m.30.85.11 h.a.m Midi: 30.21.Chiffres fournis car la maison M.-R.de Meslé.1010, St-Denis, Montréal.M.Of.Le centenaire de Mgr Labeile Les fêtes du 28 et du 29 octobre à Sainte-Rose de Laval Samedi, le 28 et dimanche, le 2D octobre, on fêtera à Sainte-Hose de Laval le centenaire de la naissance de Mgr Antoine Labeile, dont le Devoir a parlé hier.Le centenaire de naissance tombe le 24 novembre prochain, niais les organisateurs ont rapproché la date des fêtes parce que le mois de novembre n’est pas favorable poui* convier les gens à une célébration.En nous faisant part de cette nouvelle, M.Ubalde Baudry, président du comité de presse du Cercle d’étude Labeile, nous écrit: “Tout dernièrement, un groupe de Montréal, composé d’hommes d’oeuvres, a voulu organiser, un an d’avance, pour le 24 novembre 1934, *la célébration du centenaire de naissance de Mgr Antoine La-belle, P.A., le grand apôtre de la colonisation.“Les patriotes qui ont eu ce pi^ux souvenir ont droit à des felicitations, mais ils ont été induits en erreur.Le Curé Labeile n’est pas né en 1834, mais l’année précédente.comme en fait foi son acte de sépulture, et surtout son acte de baptême dans les registres de la paroisse de Sainte-Rose, Laval: “Le vingt-quatre novembre mil huit cent trente-trois, nous prètre-curé soussigné avons baptisé Antoine né aujourd’hui du légitime mariage d’Antoine Labeile, cordonnier.et d’Angélique Maillcur (sic) de cette paroisse.Parrain, Paul Labeile, marraine Marguerite Morand qui ainsi que le père n’ont su signer.F.-M.Turcotte, pire.” “Ajoutons que riki 14 au 30 novembre 1834, il n’y a aucune inscription dans tes registres de I > paroisse." _ _ Le “Graf Zeppelin” part pour Chicago Rio de Janeiro, Brésil, 19 (S.P.A.) — Le dirigeable allemand Graf Zeppelin est parti de cette ville pour Chicago, avec 17 passagers.On croit qu'il arrivera à destination mercredi.Des représentants des ministères de l’air de,la Grande-Bretagne et de l'Allemagne font le voyage.C'est le capitaine Hugo Kckcner qui commande.Le dirigeable doit faire trois escales.^ V.1 * "7 ^ Machado est allé à New-York Fermeture des magasins-encans1^ p*** des compagnies de charbon Le comité exécutif a reçu un rapport du chef de police Dufresne qui recommande d’annuler les permis des magasins-encans de la rue Ste-Catherine et de la rue St-Lqprenh Le comité a approuvé le rapport et annulé les permis.Ces magasins seront fermés immédiatement.M Beauchemin, de la “Quebec Coal”; M.Gingras, marchand de Québec, et le président de la “Elias Rogers” rendent témoignage ce matin Tout le conseil approuvera la motion Auger Le conseil municipal tiendra une séance cet après-midi.On y discutera notamment la motion Auger contre l’immigration des pays centraux.Des échevins ont fait valoir qu’il convenait non seulement de s’opposer à l’immigration des pays centraux mais à toute immigration.M.Auger a déclaré que la chose lui convenait parfaitement.Il y aura donc amendement proposé par M.Coyette, dit-on; pour condamner toute immigration.Il jst maintenant certain que la motion sera adoptée par tout le monde.Mots d’ordre de Le combat Bernard Son Eminence Aux comités paroissiaux de Québec Québec, 19 (l),N.C.) —- Poursuivre et faire disparaître tous les foyers d’immoralité, activer la campagne toujours nécessaire contre l’intempérance, surveiller spécialement les buvettes, les plages, les cinémas, travailler sans relâche au maintien et à la diffusion de la bonne presse, voilà le quadruple mot d’ordre donné hier soir par le cardinal Villeneuve ,aux comités paroissiaux.“Lor^ des noces d’argent de notre oeuvre d’action sociale catholique, en février dernier, ajoutait S.Eminence, je vous avais donné comme mot d’ordre: Formons des comités paroissiaux.Je comprends qu’il y ait eu de l’hésitation, mais le travail préliminaire est maintenant terminé, c’est le temps d'agir.Que l’on forme les comités paroissiaux et je leur indique immédiatement les premiers points sur lesquels ils pourront diriger leurs activités”.Son Eminence lançait cet appel et donnait ces mots d’ordre en clôturant la Journée diocésaine.M.Duplessis ira-t-il dans Yamaska?Ghnouly L’arbitre Desrochers s’est trompé — Décision renversée New-York, 19 (S.P.A.) Le Xeiv York limes dit que le général Machado, ancien président de Cuba, est venu de Montréal par chemin de fer, la semaine dernière, et a rendu visite à sa femme, à ses deux filles, à leurs maris, et à ses cinq petits-enfants qui logent dans un appartement à New-York.Le projet de boulevard métropolitain M.H.-A.Quintal, président de la Commission métropolitaine, M.Ga-bias.président du comité exécutif, J.-E.Blanchard, chef ingénieur et de la cité de Montréal et de la Commission, et M.Charles Laurendeau, aviseur légal de la ville, se réuniront demain pour étudier le projt du boulevard métropolitain.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service âe librairie du “Devoir ”, 430 rue Notre-Dame est.Montréal.(Téléphone; HArbour 1241*).On ne sait pas encore si M.Duplessis ira dans Yamaska.S’il s’y rend ce sera à l’invitation de M.Antonio Elie.député provincial du comté et whip de l’oppositiOp provinciale que ses amis doivent fêter dimanche, à Baie-du-Febvre.D’autre pari, on apprend que MM.Alfred Duranleau, ministre de la marine, M, Arthur Sauvé, ministre des postes, M.Maurice Dupré.’kollieileur général, et M.Onésime Gagnon, député de Dorchester à Ottawa, seront dans le comté d’ici le jour de la votation et prendront activement part à la lutte électorale.Pseudo-image de Sa France à Chicago Paris, 19 (S.P.A.) — Le comité des affaires étrangères de la Chambre des députés a attiré l’attention du gouvernement sur ce qui est censé évoquer les rues de Paris à l’exposition de Chicago.Le comité a déclaré avoir constaté avec indignation que les organisateurs de l’exposition n’avaient pas soumis à des représentants des autorités françaises cette pseudo-image de la France, de ses goûts et de son esprit public.Le secrétaire de la Commission athlétique nous fait tenir le communiqué suivant: A une séance spéciale tenue ce matin, la Commission athlétique a entendu M.Marcel Desrochers, l’un des juges à la séanqt d’hier soir.M.Desrochers a déclaré qu’il y avait eu erreur au sujet de sa décision qui aurait dû être un verdirt de nullité.M.Desrochers a expliqué qu’il avait compté les points et les rondes sur son programme.Lorsqu’il avait oulu transcrire sur la feuille rie la commission, il a été entouré et pressé par plusieurs spectateurs pendant que l’annonceur réclan^it la feuille du verdict.Comme résultat.M.Desrochers s’est trompé pour donner 6 rondes à Ghnouly et quarte rondes à Bernard, alors que son marquage officiel indiquait 5 rondes a chacun des combattants et, par conséquent, un verdict nul.La commission, à la suite de cette déclaration et par site du fait que l’arbitre aait aussi donné un verdict nul, en est venu à la conclusion que la décision devait être renversée.Embargo non observé Bismarck, Dakota-Nord, 19.(S.P.A.) Des chemins de fer du Dakota-Nord ont enfreint aujourd’hui l’embargo que le gouverneur de l'Etat.M.William Langer, a décrété relativement au blé.Il est question de faire intervenir la garde nationale pour faire observer l'embargo.Bulletin météorologique Toronto.19.(SJP.C.) — Hier il a fait froid à peu près dans tout le pays; il a neigé dans le sud de la Saskatchewan et de l’Alberta.Voici le temps qu’il fera probablement dans le Québec demain: bassins de 1 Outaouais et du haut St-Laurent, nord-ouest et lac St-Jean: pluie ; bassin du bas St-Laurent : vif vent du sud-ouest, ' probablement de la pluie; rive nord, golfe et baie des Chaleurs: pluie.Voici la température maximum d’hier et la température minimum de la nuit dernière dans les principales villes du pays: Victoria, 54, 44; Calgary, 38, .; Winnipeg, 50, 22; Toronto, 52, 32; Montréal, 48 30; Québec, 48, 30; Saint-Jean (N.-B.) 58, 38; Halifax, 04, 40.Québec, 19 (D.N.C.) — A l’issue de la journée de demain, le procès des compagnies de charbon poursuivies en vertu de la loi des coali-lions aura complété sa deuxième semaine depuis la première séance.II y a actuellement devant la section criminelle de la Cour du Banc du Roi.225 exhibits.La Couronne a entendu eet avant-midi M.Beauchemin.secrétaire de la Quebec Coal Association, M.Patrick Gingras, marchand de charbon de Québec, et M.Alfred Rogers, de Montréal, président de la compagnie Elias llogers, une des six compagnies qui subissent leur procès.Me Léon Garneau agit comme procureur de cette compagnie.Le premier témoin de la matinée avait été entendu hier après-midi et son interrogatoire a consisté en quelques questions seulement.Le second témoin, M.Gingras, a été interrogé par Me St-Laurent, procureur de la Couronne, sur les différents contrats passés entre lui et la Canadian Import.Ce marchand était un commissionnaire de la Canadian import.M.Alfred Rogers a été interrogé sur l’achat d’une cargaison de charbon gallois.Ce témoin a déclaré qu’en 1931, la logées acheta le charbon gallois de la Canadian Import et du charbon écossais qu’elle obtenait de la Scotch Anthracite.M.Beai’chemin La Cour s’ouvre à 10 h.30.M.Beauchemin est appelé de nouveau et eontre-interrogé par Mtre Lucien Morand, un des procureurs de la défense.Le témoin, en réponse aux questions posées par Mtre Mo-raud, déclare que les différentes résolutions adoptées aux assemblées relatives au maintien des prix fixés n’ont jamais pris effet.M.Gingras M.Patrick Gingras témoigne ensuite et la Couronne l’interroge.Il est marchand à Québec depuis 1914 et vend toutes les sortes de charbon, même le charbon mou.Depuis 1930, il s’aprpovisionne à la Canadian import.^ Ce n’est que depuis 1932 qu’il a une cour à charbon.Durant un an, il avait un espace sur le bassin Louise.La Canadian Import déposait le charbon à ect endroit au fur et à mesure.Par contrat, cet espace était payé par la Canadian impori.Avant lui, la IVeoner Coal était propriétaire dudit espace.Durant le cours de la saison, il signait un contrat pour telle ou telle quantité de charbon.Mtre St-Laurent produit alors un eonfrat et quelques lettres au sujet de cette location de terrain.Dans une de ces lettres, la Canadian import demandait à M.Gingras de faire les démarches nécesasires pour obtenir ce contrat de la Commission scolaire moyennant la commission habituelle.On lui donnait pour ees transactions un prix spécial.Me St-Laurent demande au témoin s’il a le contrat de 1933 et le témoin dit qu’il l’apportera pour la séance rie l’après-midi.Me St-Laurent — Cette année, ayez-vous vendu du charbon à la cité de Québec?Le témoin dit non.Me St-Laurent Avez-vous soumissionné?Oui.M.Rogers M.Alfred Rogers, président de la hhas Rogers, est le témoin suivant.Il déclare qu’il demeure à Toronto.Il fait cependant le commerce du charbon en détail à Montréal.Jusqu’à 1930.la Rogers charbons américains à 300,000 tonnes par vendait les entre 200,000 année.“Cette année, dit le témoin, la Cic Rogers n’a vendu que 100,000 tonnes à Montréal, la moitié, du charbon américain et l’autre moitié, du gallois.Répondant aux questions de l’avocat de la Couronne, M.Rogers déclare qu’en 1931, la Rogers acheta le charbon gallois de la Canadian import et le charbon écossais de la Scotch Anthracite.Tout le charbon, en 1932, fut acheté de la Canadian import.Une cargaison de gallois fut importée en juillet 1932, mais elle fut vendue en bloc dès son arrivée à la Montreal Coke.Cette cargaison avait été importée pour être vendue au détail, mais à la demande de M.Munro, il l’a achetée en bloc.Le prix de vente fut de $7,50 alors qu’il avait payé $6.50.A l’heure où nous allons sous presse, Me Louis St-Laurent interroge le témoin sur la correspondance échangée entre le sénateur Webster et sir Alfred Cope.Les médecins et les allocations de chômage La Commission du chômage ne peut rien taire pour ou contre la participation t dit M.Terrault — Son attitude lui est dictée par la loi Mgr Rhéanme fêté à Hafleybury A L’OCCASION DE SON DIXIEME ANNIVERSAIRE DE CONSECRATION EPISCOPALE Haileybury, 19 (S, P.C.) Le diocèse d’Haileyburv a fêté S, E.Mgr Rhéaume à l’occasion de son 10e anniversaire de consécration épiscopale.S.E.a célébré une messe pontificale hier matin avec sermon en français par l’abbé Routier, de Né-delec et, en anglais, par l’abbé O’-Gorman, de Timmins.Un grand banquet a eu lieu hier soir.Le “Royal Scot” sera exposé à Montréal le ?2 novembre Le rapide du Midland and Scottish Railway, le “Royal Scot”, sera exposé à la gare Bon a venture, dimanche le 12 novembre On pourra le visiter de 8h.30 du matin à 9h.du soir.Juge en Nouvelle-Ecosse Ottawa, 19 (S.P.C ) Mc John Doull, (te New-Glasgow, a été nommé juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Ecosse e! Me Robert II.Murray a été nommé juge de la Cour de comté d’Halifax.La loi dil qu’il ‘‘est inutile de communiquer avec les bureaux de chômage relativement aux frais de médecins, achat de remèdes”; alors en face de ce texte de loi, la Commission du chômage qui n’est que 1 instrument de la loi, la distributrice des secours autorisés par la loi, ne peut rien faire pour ou contre la participation des médecins aux allocations de chômage ou secours directs; son attitude lui est dictée par la loi.Telle esj la déclaration que nous a faite ce matin M.H.-A.Terreault.président de la Commission du chômage, interrogé sur les réclamations des médecins exprimées publiquement hier soir au cours d’une grande assemblée tenue à l’Université de Montréal.Les médecins sont venus me voir en délégation, reprend M.Terreault, mais je me suis contenté de les recevoir poliment, car la loi est là et je dois la suivre.Elle ne peut êlrc plus claire, Non seulement, elle n’autorise pas, parce qu’elle n’en parlerait pas.la participation des médecins aux allocations de chômage, mais elle va au devant des demandes et elle dit expressément: “ij est inutile de communiquer avec les bureaux de chômage relativement aux frais de médecins.achat de remèdes, rtc.’’ La loi demande à la Commission de fournir aux personnes qui y ont droit les citoyens de Montréal qui n’ont pas de revenus quelconques la nourriture, le vêtement, le chauffage, et, dans certains cas, l’abri ou leur équivalent.Voilà à quoi la loi nous limite.Si les médecins, dit M.Terreault.peuvent obtenir de la ville de Mont- réal et des gouvernements provincial et fédéral un amendement à la loi les autorisant de participer aux allocations de chômage, très bien! La Commission n’a pas d’objection.Elle distribue les secours.Elle en distribuera aussi aux médecins sous forme d’honoraires si la loi vient à le lui permettre.Le travail de la Commission M.Terreault nous dit ensuite un nyd du travail accompli par la Commission.Présentement, dit-il.le personnel de la Commission revise et corrige les listes des secours.Nos enquêteurs font retrancher les noms des personnes qui n’ont pas droit aux secours.Le travail avance rapidement.Les cheques sont adressés ees jours-ci pour acquitter les dettes de juillet.M.Torreaull ajoute qu’il n’v a pas de conflit entre la Commission du chômage et la Société Sl-' incenl de Paul.La Commission met a la disposition de la St-Vin-cent les listes de ses secourus afin que les mêmes personnes ne reçoivent pas double secours.L’on sait, en effet, que c’est désormais lii (-onimission qui se charge de la distribufion des secours.Le président de ]a Commission n déclaré, en plus, que jamais il n est venu a Pidéc des commissaires d’organiser des cliniques dans les quartiers de la ville pour soigner les chômeurs sous le secours direct, malades.Nous n avons pas de sommes allouées pour cela.(.’est là répondre aux médecins qui ont déclaré hier soir que la Commission sc dispose à ouvrir des cliniques, ce qui serait étatiser la médecine, selon eux.Travaux «Je voirie OTTAWA APPROUVE JETS QUEBECOIS 57 P Re- feront incessamment, excepté dam certain,» cas d’élargissement dt routes où il faudra procéder à de expropriations ou à dc,s entente avec les propriétaires riverains.Québec, 19 (D.N.C.) - Des pro-, jels d’entreprises pour une somme de $2,600,000 ont été soumis à üt-tawa par le ministre de la voirie cl des mines, M.Perrault, il y a une couple de mois.De ces projets, au nombre de 99, Ottawa en a approuvé à date.57.pour une somme totale de $1,054.725, soit environ la moitié, A cause de la date tardive de ces ] approbations, plusieurs travaux de pavage qui étaient au programme ne pourront être commencés eet automne.La gelée et le froid ne permettant pas de poser des revêtements en béton ou en asphalte.Les entreprises approuvées la semaine dernière et les semaines précédentes sont maintenant en voie d’exécution.Celles qui ont été approuvées depuis deux jours ne sont pas encore commencées, mais les travaux se Les nouvelles plaques d’automobiles Québec, 19 (D.N.C.) Les pli ques d’enregistrement des antonio biles pour l’année 1934 csront gri aluminium avec chiffres noirs.Elles sont beaucoup plus longue que larges.L’émission des nouvelels plaque: se fait à compter du 1er février di chaque année et le port en est obli gatoire à partir du 1er mai sui va ni.Mineur tué d’un coup de feu Springfield.Illinois.19.(S.P.A.Un mineur n été lue d’un coup d< feu au cours d une manifestation.Pour haler avec le “Devoir’ EN ALLEMAGNE — Joseph Goeb bels, chef de la propagande hitlérienne.A la Côte'deS'Neiges, ce soir Cl SOIR, à 8 heures 15, le» Lecteurs du “Devoir" des paroisses Notre-Djme-des-Neiges et Saint-Pascal Baylon sont priés de te réunir à la salle paroissiale de Notre-Dame-des-Neiges, chemin de la Cdte-des-Neiges, près de l’avenue Lacombe.SAINT-NOM DE JESUS CE SOIR, à 8 heures 30, réunion du comité paroissial de Maisonneuve dans le soubassement du presbytère.LE R EZ - E E - CL A LSS EE — F A I TS ET CLINIONS Anomalie Je cherchais, il y a quelques jours, l’inscription du Ministère du Revenu National, à Montréal,-cl le numéro de téléphone de l’un des | '•services subsidiaires.Ne l’ayant pas trouvé, j’ai demandé à un officier du Revenu National.Division des Douanes et de l’Accise, à Montréal, \ comment la classification était faite.,lc.reçois aujourd'hui sa réponse, i Je dois vous dire que le ser- ! vice téléphonique du Revenu Na- ! tional.a 105.rue McGill, Montréal, apparaît sous la rubrique “Customs and Excise Division Dent of Na-ional ilevcnue .à la page 101 de l’annuaire du téléphone, septembre , 1933.” | C.e n’csl pas moi qui le dis.c’est un officier du Ministère.\ Montréal.il n’est pas jugé nécessaire, dans une ville aux deux tiers fran-•aise, d’inserire le nom rie ce Mi-listérp rie même que celui des clif-érents services, en français.Une Intervention discrète mais ferme de i’un oU l’autre de nos ministres suffira probablement à rectifier cette inomalie.Enfin, peut-on demander décetn-nent à la population française de chercher un numéro de téléphone sous la rubrique “Department of National Revenue", ou sous celle non moins éloquente “Dominion Government”?Ge titre générique couvre les ministères, y compris celui de la Marine et des Pêcheries et celui des Postes.Est-il besoin d’en dire davantage?CACTUS L’exception En feuilletant l'annuaire téléphonique.on constate tout de même qu'il est un service que l'on peut trouver sous une indication française.Page 166.bas de la troisième colonie (édition de septembre 1933), on peut lire ceci: Gouvernement du Canada Ins pie des Poids et Mesures 704, St-Gabriel.HARBOUR 5530 Les Canadiens de langue française auraient le droit de croire que c'est à quoi se résument, à Montréal.les services féré-•xmuJACQUES B.Hitlèr intelligent?U'ost un Français qui vient rie le dire à New-York: l'abbé DimneL bien connu dans le monde intellectuel américain çt qui, depuis des années, passe ries mois aux Etats-Unis.Cette année, il a fait un assez long séjour en Allemagne."Du çha/i-relier allemand lui-même.l'abbé Dimnet exprime l'avis gue c'est un homme intelligent ; cl l'abbé Dimnet est convaincu qu'aucun homme ne saurait exercer pareil pouvoir sur I une nation, la commander à fatal, en diriger les destinées, à moins de ! n'avatr en lui quelque chose qui ; tienne du génie:’ “Je pense tout de même qu'Hitlcr n’a pas le génie de Mussolini." dit aussi l’abbé Dim-I net.Cela rencontre l’opinion qu’ont ! déjà écrite au sujet d'Hitler çt de Mussolini deux autres Français qui ! ne sont ni des fous ni des ecerve-llés: Philippe Barrés et François [Le Grix.après leur enquête en | pays allemand, au début de l'ar- rivée ri'Hitler auv affaires natiopo-.les A.X.Industrie familiale Le Canadian Handicraft Guild organise, pour les 28 et 29 du mois ! cornant, un congrès de l’industrie j familiale.On se propose d’étudier | jusqu’à quel point le développe-l ment de l’industrie familiale dans ! nos campagnes, et même dans les | villes, pourrait améliorer la situation économique présente pour [ plusieurs.Cette initiative a son | importance puisqu’elle servira à | attirer une fois de plus l’attention sur les arts domestiques, non seulement ( en tant que passe-temps agréable, mais aussi comme sour-! ce de revenus pour ceux qui s’y li-! vrent.Le Canadian Handicraft Guild a déjà beaucoup fait pour répandre les arts domestiques au Canada et | particulièrement dans notre province où le terrain était déjà préparé.En fait, c’est avec des .produits de nos gens de la campagne qu’elle s’est imposée à l’attention en les faisant mieux connaître.Ses : expositions annuelles attirent tou- ! jours de nombreux visiteurs quoi-1 que tout ce qu'on v expose ne soit pas d'égale valeur.Mais c'est un, [ encouragement pour ceux qui sc livrent à ces travaux.Surtout, ce fut à l'occasion, lorsqu’on a exposé des travaux des différents pays européens ainsi que des métier! à tisser à peu près ignorés de nos gens, un moyen de faire connaître ce qui se fait de bien ailleurs cl un encouragement à adopter des | méthodes nouvelles afin ri diver-sifier notre production.| Il v a des eentaines de sortes de ! tissu* que noos pourrion: ainsi | produire, et qu'il nous faut importer de Tétranger à prix d’autant plus élevés que notre tarif douanier est prohibitif.Dans ce seul domaine, la consommation nationale est assez considérable pour assurer la subsistance de centaines et même de milliers de familles.On parle beaucoup de Vétoffc du Pays, du homespun de nos concitoyens anglo-canadiens.En fait il y a possibilité de développer ici une industrie intéressante.Mais ce n’est qu’une des spécialités que nous pourrions facilement pousser chez nous.Non seulement nous pourrions varier presque à l’infini les draps tant pour les complets dfbommes que pour les costumes féminins; nous pourrions aussi développer considérablement l'industrie (lu tapis, la fabrication des tissus à meubles et à tentures, etc.Et si nous avions des artistes dont les activités seraient dirigées de ce côté, nous pourrions pourquoi pas?• nous établir peut-être une solide réputation comme créateurs.Nous n«> manquons pas d’imagination Et, malgré les horreurs que nous voyons étalées partout, jusque dans nos magasins les plus réputés, je persiste à croire que ce i n’est pits une tâche impossible que | de développer notre sens de l'es- ' thétique et, donc, le bon goût Des initiatives comme celles du i Canadian Handicraft Guild et de l'A.G.J.U.qui « organisé il y a quelques k-fiis l'exposition des produits de la petiti’ industrie, peuvent avoir les plus heureux effets, l’on sait s’y montrer plus éclcc-cc qui est des oeuvres tuent un encouragement à l’initiative de l’Ecole d’art domestique ei des autres institutions similaires qui se chargent de commencer à répandre les bonnes méthodes de travail chez les petits artisans et parmi les ruraux.C.H.Un peu comme chez nous Un voyageur qui parle incidemment des Grecs modernes, dans la Revue Hebdomadaire.écrit : “Avec quelle abondance ils discourent, ouelle ingéniosité, quelle ampleur dans leurs vues! Aptitudes individuelles.au reste, car de s'organiser pour l’action, c'est trop humble et trop laborieux souci.” lit plus loin, à propos du Grec de Constantinople: "Il a perdu cette fécondité étincelante propre à sa race.Sa langue même s’est desséchée.” ("est un peu comme si un voyageur doué d’un sens d’observation aigu, écrivait, d’une plume sévère, ce qu’il aurait pu constater ail)cur> qu’au pied de l’Hymettc, ou aux bords du Bosphore.C.D.Elle y est SI i qui- pou r exposées En tout cas elle eonsli- Méme si les portes du Canada étaient hermétiquement fermées à tout immigrant juif, de la minute présente jusqu’à l’an 2100, il ne serait pas exagéré de dire qu’il y aurait au moins 3 ou 4 millions de Juifs dans la seule province de Québec, à cette date reculée D’après V.Anatole Vnnier qui cite le dernier recensement fédéral dans son article sur les Juifs rni Canada, paru dans la livraison de septembre de VAction Nationale, il v a au-jourd’hui dans la province de Québec 59,735 Juifs - chiffre assurément en-dessous de la vérité, car nombre de Juifs portent l’étiquette de Hongrois, Busses, Roumains, Polonais, etc.Prenons pour acquit qu’ils soient 60,000 Juifs dans la province de Québec à l’heure présente.C’est le même chiffre que celui des Canadiens demeurés au Canada lors de la cession aux Anglais en 1760.La famille juive est regardée comme aussi prolifique que la cnnadienne-française.Si les 60,00(1 Canadiens de 1760 se sont multipliés au point «le former en 1933 un tiers de la population du Canada et de peupler une large étendue (je |u Nouvelle-Angleterre, soit plus de 4.000,000 en tout, jugeons de l’expansion juive dans la province de Québec pendant une période équivalente, soit en 170 ans en chiffres ronds.Déduisons 1 million, pour être de bon compte.Il en reste trois.Si l’on songe maintenant qu’il y a an Canada, d’après le recensement de 1931, un total de 156.726 Juifs chiffre encore bien en deçà de la vérité — essayons de mesurer l’étendue et la puissance du flot juif qui couvrira je Canada dans cent ans Et l’on parle d’immigration juive en masse au Cann-de, Mais elle y est déjà! A.A.M.Beatty le sait-il?De- immigrants de langue anglaise qui ont de l’argent?Mais M.Realty n’a pas l’air de savoir qu’il peut rn amener iei tant qu’il le vou- dra.La loi ne s’y oppose pas; et il n y a pas interdiction de cette sorte d’immigrants, dit un peu narquoisement le Journal d’Ottawa au président du C.P, Rt “H paraît manquer singulièrement de la connaissance à fond du régime présent de l’immigration”, écrit le Journal.“N’importe quel agriculteur brüan nique peut débarquer ici, acheter une terre et s’installer.Il sera bien vu”.Et n’importe quel immigrant britannique aussi, même s’il n’est pas agriculteur, mais s’il a de l’argent et est capable de prendre soin de sa famille en attendant de trouver de l’emploi.Cela aussi, M.Realty n’a pas l’air de le savoir, note le Journal.Ou.s’il la su, il a 1 air de 1 avoir oublié.M.Realty a parlé d’immigration appuyée financièrement.Or nous avons eu de ce type d’immigration dans le passé.Qu’en est-il sorti?Rien de bon."La moitié des immigrés assistés de la sorte ont mal tourné; et il y en a même qui sont à charge a la société, aux municipalités canadiennes”, écrit le Journal.Il reste la ressource de les renvoyer en Angleterre?Soit.Mais les immigrés renvoyés chez eux ne sont pas de bons propagandistes pour le Canada.__________ 11 y a des terres à ne rien Lire, chez nous, dans l’Est comme dans l’Ouest.Il faudrait y mettre des immigrants?"Si les Canadiens qui ont occupé jadis ces terres n’ont pu y réussir, pense-t-on que.par le temps qui court, des nouveaux^ venus pourraient les faire valoir?Trêve à ces discours sur l'immigre-, lion.11 n’en faut pas, présentement.Quand la prospérité sera revenue,] ce sera le temps d’en reparler.Past avant.C.0.* LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 19 OCTOBRE 1933 VOLUME XXIV — No 241 Le relèvement économique Les constatations du gouvernement Roosevelt ne le satisfont pas Washington, 19 (S.P-.*-) - — •gouvernement est en train de scru ter les résultats du plan de relèvement économique national.Les constatations qo’il a laites jusqu a présent sont réconfortantes, mats elles ne le satisfont pas.Le président Roosevelt estime insuffisante l’auamentation de 32 pour 100 qu les produits agricoles accusaient en septembre relativement aux prix moyens de l’exercice qui » est terminé en mars.11 faut soustraire de ces 32 pour 100 une augmentation de 11 pour 100 qu’ont subie les produits que le cultivateur consomme.Or les 21 pour 100 qui restent au cultivateur constitue un rendement très inférieur, d’après les économistes gouvernementaux, a ( la moyenne de rendement qui s imM.Roosevelt a appris avec plaisii u’en septembre l’emploiement in-ustriel accusait une reprise de deux cinquièmes relativement » septembre 1929.Le rapport contenant cette information indiq^ que.de mars à septembre, les salaires de la main-d’oeuvre industrielle ont été augmentés d’un quart et que le coût de la vie a augmenté de 9 pour 10°- , Les principaux applicateurs du plan présidentiel ont discuté, a la Maison Blanche, l’article du plan qui interdit aux détaillants de vendre leurs marchandises à un prix inférieur au prix payé aux marchands en gros pour 10 pour 100.Le secrétaire d’Etat pour l’agriculture, M.George-NT.Wallace, a exprimé l’opinion que cela affectera le pouvoir d’achat du cultivateur et celui du consommateur en général.M.Hugh-S.Johnson, l’un des principaux applicateurs, a répondu qu’aucun détaillant ne peut retirer de profit de ces 10 pour 100 et que l’article discuté peut, d’autre part, mettre fin à l'habitude que des marchands ont contractée de vendre certains produits à perte achalandée leurs magasins.Un programme catholique! RADIO 3 pour L'exposition du "Canadian Handicraft" M.Louis Forest, relieur d art.sera au nombre des exposants du Canadian Handicraft Guild dont l’exposition s’ouvrira samedi prochain.M.H.-G.Carroll, lieutenant-gouverneur de la province, présidera la cérémonie d’ouverture de cet; te exposition.Il sera accompagne du colonel Wilfrid Bovey.M.Forest a déjà exposé le fruit de ses patients labeurs.Toutefois, cette année, le nombre de ses reliures d’art sera plus considérable et l’Intérêt n’en sera que plus grand.Saint-)acques de Montcalm l/Anuc&le se réunit pour lois depuis m.fondation, en 1931.Dlman che, le 8 octobre, k deux beUTe8, aocuet 1 généreux et bienveillant des £»r les autorités et le personnel religieux du couvent, A la réception académique, la révérende Mère Provinciale Ut un mes-eage do voeux et de félicitation* de la pan du Conseil général de la ( ommunau- , j}r^ve allocution, souhaita BU nom (Article paru dans le Montreal Beacon, organe des catholiques de langue anglaise de Montréal, le B octobre 1933) .Le Beacon accueille avec enthousiasme le programme détaillé publié par l’Ecole sociale populaire, et reproduit dans ce numéro.Voilà bien le moyen, réclamé depuis longtemps déjà, de combattre les erreurs de toutes sortes, introduites dans l’organisme politique de nos divers gouvernements: fédéral, provincial ou municipal.De toute première nécessité, ce programme comble une lacune dans ia lutte contre les doctrines subversives des communistes, des socialistes ou autres, qui exploitent la détresse actuelle au profit de mouvements ou d’idées politiques, très peu en harmonie avec les principes chrétiens.Clergé et laïques catholiques ont fait beaucoup pour réfuter ces erreurs, mais il leur manquait la plus efficace des armes: un corps de doctrines, inspirées par les principes de llïglise, adaptées à la restauration de l'ordre social et à la guérison du malaise économique.Le programme, tel qu’esquissé dons ce numéro, ne se présente pas comme une panacée.Son principal mérite réside dans le fait que chacune de ses clauses est constructive.Si quelques-unes semblent timides dans leurs revendications, l’important est encore de faire le premier pas.Le programme de l’Ecole Sociale populaire propose de faire ce premier pas dans tous les domaines, susceptibles d’intéresser la justice sociale.Le Beacon promet de seconder toute activité tendant à rendre le programme effectif.Nous croyons que les catholiques de langue anglaise devraient saisir l’occasion qui leur est offerte de s’unir à leurs coreligionnaires de langue française, en vue du bien commun.Nous n’entendons certes pas, par là, que nos organisations anglaises doivent se fusionner avec les organisations françaises, mais bien que ce programme permet de combattre sur un même front contre un ennemi commun.Par son adhésion à ce mouvement, le Beacon entend s’engager à soutenir ces idées par tous les moyens à sa disposition, autant que le lui permettent ses ressources et l’influence dont il dispose.4 Bénédiction d’un calvaire A Sainte-Anne-de-Bellevue Sainte-Anne de Bellevue, _ 18.— Une imposante cérémonie s’est déroulée ici, dimanche dernier, alors que S.E.Mgr Deschamps, assisté de M.l’abbé Georges Chartier, curé de Saint-Edouard et ancien curé de Sainte-Anne, et de M.l’abbé A.Dm charme, aumônier militaire, a béni le calvaire érigé au cimetière paroissial.Les statues de ce monument ont été coulées à la Fonderie de Vau-couleurs et la base de granit, oeuvre de F.Dalceggio, porte en inscription: “Hommage de 1» paroisse de Sainte-Anne au Christ Rédempteur, A.D.1933”, La grande simplicité de ses lignes et la richesse de son fini classent ce calvaire parmi les plus beaux de la province.Bienvenue à Son Excellence M.le curé J.-Bte Aubry, dans une tê de Ste-Anne, Les ancienne* élèves re voient avec plaUtr ;es Reléguées de «eue réunion : Mère M.Adalbert Mère M.du St-Nom de Jésus.Sr M.Unelda, Sr M.Christiana.Sr M.Georges-Emile.Sr M.-Ÿvonne.Sr M.GlMas.venue* exprès pour leur prouver une foie encore l'Intérêt et le dévouement déjà prodigués.Les ancienne* élève* devenue» religieuses sont aussi généreusement représentée*.Le* élève* actuelles entonnent le vibrant eppcl aux amlcallstcs: "Sou* la bannlè- de ses paroissiens, la bienvenue à Mgr Deschamps.Le sermon M.l’abbé Conrad Chaumont, curé de Maisonneuve, prit comme texte de son sermon: "Je suis la Résurrection et la Vie".L’Eglise catho- signe de la rédemption, a M.l’abbé Chau- ve de stèÏAnne, d'un geste franc, rallions- seule, remarqua le prédiea- nCDans un dialogue d'une belle tenue ut- teur.a de ces cérémonies touchan-téralre.elles évoquent le triple objectif de ; tes comme celle qui I10U8 leUlllt aU-l Idéal chrétien: Religion, Famille.Patrie, jourd'hui, et cela au pied d’un crtl-Ccs vo'x Juvéniles, on le devine.^r&c,u*" : .ssnt fidèlement la pensée, le désir apos* •1 “'x., to'lque de nos mères dont les figures seu-; (,etto croix rappellera «UX gélu les out quo'qué peu changé: les coeurs ! ratjons futures ies vertus (le fol, restent toujours le* mêmes, attentif* à a'penépnnce et ,|p charité rie votre s»mer le bien.Merci, chère* éducatrice».; histoire contemporaine.11 démontre la nécessité urgente de cet apos- ! to at commandé par les papes: Le monde.ist, d,‘^ utl ar .Ro^evelt les tableaux noirs offrent d'aimables sur- l>0,,r re(,lllrt' les salaires des ni-priee*.gr-deux symboles, paysage* tou- recteurs et des chefs d’industrie.v2££ U 0,1 ri^ndera sous peu à 2,000 biiité* ama- compagnies américaines de rendre "Jeune* d'hier, mère» et grand'memarr compte (les salaires qu'elles paient vivent un jour le» pur* bonheurs dan- à leurs chef*.Ce mouvement s’est nn- .¦!**»"• 1 dessiné par l’enquête sur les salai- , _______r élève* fîm*: rs «nycs aux étoiles de Hoj|y- aautaa de* neuvième et dixiéme année* se wood.MCMaee i.n ,, ^ Quelques membres du Cor.dtés l'Amicale de notrebcou^'nt vm:?prt,e.^-.hé'- , 103‘j 106 107', BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la mâtiné* (P.C.) Sous l’influence déprimante de Wall Street, le marché local a encore faibli ce matin et on a remarqué une augmentation de l'activité à mesure que les cours fléchissaient.Nickel est tombé à son plus bas niveau depuis le printemps, soit à 17.4(1 avant de se remettre un peu à 17.70.A ce dernier prix, le recul était encore de 40 sous.Smelting est tombé à 113 pour ensuite s’a- méliorer à 114.un recui net dp G i points rf-t un de 20 points depuis une semaine.Alcohol “A” a reculé de 1 3-4 et Alcohol “B” de 2 1-4.Montreal Power, National Breweries, Brazilian, Dryden, McColl, Dominion Bridge et d’autres ont reculé de quelques fractions.Canadian Celanese et Canadian Car de 1 point et Dominion Glass de 2 points.Hollinger a fléchi de 30 I sous.iComoiferton de la maison L-C.Beaucien) LES NOUVELLES EN RACCOURCI Bourse de New-York 107 >4 108% 98H 100 107 Price Brot \ la suite des négociations conclues avec le Comité de protection des porteurs d’obdgations de Price Brothers & Co.la Bowater s Paper Mills.Ud.d’Angleterre, vient de soumettre à M.(lonton Scott, null* eiaire de la compagnie on liquidation, les détails do l’offre qu elle fait aux obligataires et aux actionnaires de cette compagnie.En voici les grandes lignes: Une nouvelle compagnie sera incorporée.Elle prendra à peu près complètement l’actif de Price Bros, et un montant de cinq millions de dollars sera placé par Bowater s Paper Mills et scs associés dans l’entreprise rcconstituée.Les obligataires recevront en échange des obligations qu’ils détiennent des obligations de la nouvelle compagnie dans la proportion de SI 12 pour chaque SURI détenu, les *12 supplémentaires représentant les intérêts en souffrance.La même garantie sera assurée aux nouvelles obligations que celle | constituée par les anciennes.Toute- j fois, pour une courte période, il sera possible de remettre pour une courte période le versement des intérêts si les recettes nettes de la compagnie ne sont pas suffisantes pour en couvrir le montant entier ou partiel.!,a nouvelle compagnie paiera en entier les réclamations des créanciers privilégiés, y compris lesjjun-qjues qui ont accordé des prêts à Price Bros.t our tes autres créanciers, la nouvelle compagnie versera au fi duciasrp un montant de $230.000 à être réparti entre eux au prorata j de leurs créances respectives.Tou- ! tefo s.pour leur donner l’occasion i d*obL ;6r plus par la suite, on leur! donnera te droit d’utiliser le' mon-» îants qui leur reviendront ainsi en ittat-aclions de ir.Its pourront ix de *1.23 des sans valeur au privilège de §3 pal.Ces »c-ideiide don ou script, «m su i nouvelle rump i n "S it S-CAL! "i-f f i.fï* i ctkms priwi lègiée* sa 'air.tails ayant un »n hso-une quant au print ions porteront un pmilstif de 30 idende qui sera en ar la constitution d’ iai représentant 10', es versés sur les ac s chacune, di partie assurt I gggll P fon< WR t'-s divide »-ordinal* i.cs porteur, d actions privilégiée, et d'actions ordinaires auront le droit tie souscrire au capital-action-, de b nouvelle eimpygnie aux mêmes condition, qui sont faites au groupes Bows ter.Donvnion Storci La valeur des ventes des Dominion Stores pendant les quatre semaines terminées le 7 octobre s’est cHrdie à ?1,300,470 comparativement à SI.735,733 pour la période correspondante de 1932.soit une diminution de 10 3 pour cent, mais ure augmentation de près de *lt»U.-000 sur les quatre semaines précédentes.1! faut tenir compte, dans la comparaison avec l’an dernier, que la compagnie opère 31 magasins de Kioiim qu’il y a un un.New-York.19 (F.A.) Une re-i prise du mouvement de liquida-I tion a fait reculer les cours de 1 à ; l points ce matin.Certains titres 1 d’utilités publiques et de pétrole ont assez bien résisté au mouvement tandis que National Distillers et American Can sont restés fermes.Les ferroviaires cl plusieurs industriels ont été particulièrement atteints.Allied Chemical a perdu plus de 4 points tandis qu’au nombre des titres qui ont reculé de 2 à 3 points on note Case, American Commercial Alcohol, Goodyear, Union Pacific, DuPont, Western Union, Loews.Ont reculé d’environ un point: U.S.Steel.„\.Y.Central.American Smelting.Dome, American Telephone.Scars Roebuck, American Sugar Refining.Les cours se sont légèrement relèves un certain moment pendant la deuxième heure mais ils sont re-lombés à leurs bas par la suite.Seul National Distillers a avancé de 2 points alors que les autres alcools ont continué de fléchir.GEOITfllON A RAINVILLE, courtieu, î*5, rue Notre-Pame ouest, Montréal Air Réduction OUT Allied Chemical American Can American & Foreign Power American Power A Light American Smelting American Water Works American Tel.& Tel Anaconda Atchi&oa Atlantic Refining Auburn Baldwin Locomotive Baltimore & Ohio Bethlehem Steel Canadian Pacific Commercial Solvent;, Chicago Rock Island Chrysler Motors Columbia Oa* & Electric Cons.Gas of New York Continental Corn co.Com Products Commonwealth Southern Dupont Eec Power A: Light Corp Freeport Texas General Foods Corp General Motors Gillette General Electric Hudson Motor» Int Tel.& Tel.Co Johns Manrllle Kennecott Copper Loews Theatres Mack Trucks Montgomery A Ward Nash Car Co.National Biscuit ¦varions! Power Light New York Central North American Noranda Mines New Haven Packard Motors Pennsylvania It, R Phliiipps Pet» Pub Serv of New Jersev Radio Corporation Remington Ranci Sears Roebuck Simmons Bed Southe-n Railway Standard Brand Standard Gas A Electric Standard OH of N«wJersey Socony Vacuum OU studebaker Texas Corp.Union Pacific United Aircraft United Gas Improvement U 8.Rubber U 8 Industrial Alcohol V S, Steel Vanadium Weoern Union Westinghouse Woolworth 95', 130 85', 7', 7', 33 V, 1BN 113", 10', 47', 35» 38 9'.2H, 28», 11% 32 S 4 37», 12', 40', 60%.79' .2% 70', 5», 40», 33', 25% 11 17% I 9’-• 10% 48 16'-27% 24», 16% 99% 101 105% 107% 100 101% 99’4 101% Ec Cath.de Montréal 6%, 1937 102% 103% N.-Brunswick.5%%, 1952 104 105', Ontario, 5%% 1947 Ontario 4%% 1950 I.du P.-Edouard 6%.194; Prov.de Québec.4% -,! de cette sneiét», res ^ documents de la nriouts" ' RunT.iu1 d'Informatlons Econo- ! mlaues 'etBCTn^u 1*d rnformatlon.s Econo- yiulUm" a“ rue Lagaucheriére est.Elle est onverti smu tultemcnt au public tous les Jour», de 9 heu es du matin à 10 heures du soir.Le premier salon de la qualité française Du 24 novembre au 10 décembre 1933 une exposition des produits de qualité de* dlférentes branches de l'Industrie française se tiendra ft Paris sous le nom de Salon de la Qualité Française.La diffusion des moyens de production Industriels, leur facilité d'emploi amènent In plupart des pays à produire chez eux les articles le» plus courants répondant aux besoins de leur marché Intérieur.Il en résulte que la tendance qui prévaudra de plus en plus parmi les différents pays sera de n’acheter à l'étranger que ce qu'ils ne pourront produire chez eux et particulièrement des produits de haute qualité, des produits vraiment exclusifs.La France, qui par tradition est le pays de la qualité, de la personnalité dans la production, est mieux que quiconque à même de satisfaire ces demandes.Le Salon de la Qualité Française prouvera aux acheteurs de tous les pays que la France peut présenter dans tous les domaines, des produits Introuvables chez ses concur-lents.La décoration générale du Grand Palais transformera ce vaste vaisseau en un grandiose “talage" de produits de qualité.Toute l'élite de la production sera représentée à cette exposition.La recherche de la qualité se traduira par une sélection librement acceptée par les exposants.Les comité de sélection, comprenant des autbrltés des sciences, des arts, du commerce, de l’Industrie et des membres de la société parisienne, seront constitués par les principales sections.Par produits de qualité, on entend, non point des produits chers, mais ceux dont la mise en oeuvre demande les études d'un personnel compétent, les recherches constantes ou l'Intervention de matn-d’oeuvre qualifiée et d’artistes industriels.Parmi les nombreuses sections et groupes du Salon de la Qualité Française, on trouvera un groupe de créateurs de l'élégance (haute couture, haute mode, tissus pour la haute couture, bijouterie, orfèvrerie.bottiers, gants de luxe), un groupe de métiers d'art meuljles.tapis, porcelaines.arts graphiques, verreries et faïences de table, ferronnerie), un groupe du tourisme et un groupe des réglons fran- Avis légaux Province de Québec, District de Montréal No 122560 Cour Supérieure Bernard Lahale, comptable, des cité ef district de Montréal.Demandeur — vs — Oeoar Normandln.des cité et district 0* rx^r >0000(: 4 mon avis l'.'b ’l Lcilham, champion poich j ?c ? x 9, Edition universitaire avec 2ï gravures dans le texte.Préface du Dr L.de L harwoed Belle reliure pleine toile.Au comptoir 12.50.par la poste $2.75.POUR LA MERE ET L'INFIRMIERE par le Dr Gaston Lapierre.Comment prévenir les maladlel des enfants.Manuel pratique d# Dueiiculture pour guider celles qui ont la mission d’élever l’enfant.Au comptoir SI.25.Par la porte Q1.35.Service de Librairie du Devoir, 4JO, Notre-Dame est.SE HATER - L’EXPOSITION FERME LE 31 OCTOBRE CHICAGO Ligne directe — Canadien National VOYAGES INDIVIDUELS — DE MONTREAL kINCONTRiS PAR NOS REPRESENTANTS A CHICAGO ET DETROIT (Prix spéciaux de lout endroits) 10 TRAINS DE JOUR Départs quotidien* Les nuits aux hôtels JOURS, dont 6 à CHICAGO — y compris RôbergerhenT i ïre classe: visite ville et «xpositior» çn autocar; coucher en route TORONTO et DETROIT.Partout chambre avec bain.Pour deux ioge.mt ensemble, chacun.Hébergement seul, en plus.$5.00 Niagara — Comme ci -dessus.5 jours à Chicago et I aux Chutes tviagara, supplément.$4.00 EN PULLMANS Départs tou* les MARDIS et SAMEDIS Wagons-salons de jour; wagons-dortoirs de nui» 9 JOURS — 6 à CHICAGO — visites en autocars: ville complète et exposition y compris entrée DETROIT.visile en autocar — '/z journée à TORONTO.Partout hôtel 1ère classe, centre de la ville, chambre avec oain.Deux dans lit bas, lits individuels aux hôtels.Chacun./ Lit bas seul; à deux aux hu-tels, chacun .$82.Lit bas et chambre seule aux hôtels .$87.Deux Dernières Excursions à Prix Réduits De MONTREAL: VENDREDI 20 OCTOBRE — retour le 26 VOYAGES de 7 JOURS dont 5 à CHICAGO Y compris: Ch.de fer 1ère classe aller et retour.— Rencontre er gare par notre représentant et transfert à I hôtei.— Hébergement 1ère classe, en plein centre, chambre à deux avec bain (sans repas) — Trois entrées à l’Exposition — Visite complète de la ville en autocar avec guide /TJ50 — Une journée facultative à Toronto: par personne, jO Chambre seul avec bain, en plus $2.50 Le dirigeable Voyage de 5 jours, dont 4 à Chicago, avec tous les avantages ci-dessus.Départ le 20 octobre, re- $/)Q.S0 tour le 25 .ZéQt Chambre seul en plus $2.00 GRAF ZEPPELIN est attendu à Chicago le 25 octobre.Itinéraire et tous renseignements sur demande.TOUS PRIX EN DOLLARS CANADIENS rertolbtes (I les fluctuations Sa chante l'exlfent LE DEVOIR «VOYAGES _ Montréal 430 Notre-Dame est Téléphone: HArbcur 1241 Montréal, jeudi DEVOIR 19 octobre 1933 L’industrie complémentaire modernisée est un facteur de progrès social Elle peut être d’un puissant secours dans la lutte contre la désertion des campagnes -L’électrification rurale LE COURS DE M.RAOUL BLANCHARD M.Raoul Blanchard a traité hier après-midi, à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, de l'industrie complémentaire.Comme l’industrie domestique, l’industrie complémentaire est une forme d'industrie qui n’est pas désuète, qui n’est pas vouée à disparaître.Au contraire, elle se transforme, s’adapte aux besoins présents et, avec l'électricité, elle peut se promettre un bel avenir.Modernisée, elle est un facteur de progrès social et peut être d’un puissant secours dans la lutte contre la désertion des campagnes.M.Blanchard considère que dans notre province, ou il y a de l’électricité à ne savoir qu’en faire, notre population rurale pourrait trouver grand profit à pratiquer l’industrie complémentaire.Il y a cher nous depuis quelques années un fort mouvement en faveur de la petite industrie — c’est le nom que nous avons donné à l’industrie complémentaire pour la distinguer de la grande industrie.On parle aussi beaucoup et depuis longtemps de l’électrification des campagnes.M.Blanchard considère que ces deux problèmes pourraient se résoudre l’un par l’autre.Voici le résumé de la conférence d’hier soir.Comment les hommes ont-ils déserté l’industrie domestique pour un mode plus spécialisé où l’on prépare des produits destinés à être échangés vendus?Plusieurs raisons se présentent a l’esprit.D’abord des possibilités plus considérables d’échange et de vente, c’est-à-dire le développement de la vie de relation.Puis il y a a évoquer le développement de 1 habileté technique; l’ouvrier devient habile et est tenté de tirer de celte habileté un profit plus considérable.Il y a aussi la présence de fac- ; leurs favorables: l’abondance à un endroit de certaine matière pre- j mière, ou par exemple l’abondance de l’eau motrice, qui a été d’une Importance capitale dans l’ancienne industriel Enfin il y a la pauvreté, le besoin qui forcent à ajouter un autre profit pour faire vivre la famille.C’est l’industrie complémentaire.C’est un travail intermittent.L’homme qui s’y livre a autre chose à faire.De cette intermittence découlent deux formes principales d’industrie complémentaire, celle que M.Blanchard appelle, pérenne: on pourrau l’appeler permanente, dit-il, mats i| V àurait conflit entre les mots si i’on disait d’une industrie intermittente qu’elle est permanente.Par pérenne, M.Blanchard entend 1 in* dustrie complémentaire qui se fait tout le long de l’année par opposition à celle qui est saisonnière.Dans l’industrie complémentaire saisonnière, à un certain moment de l’année, le travailleur abandonne ses autres occupations et devient un industriel.L’industrie complémentaire s a* joute à l’agriculture: il s’agit de paysans; elle est pérenne lorsque les paysans sont pendant toute l'année des ouvriers d’industrie.Il y en a eu de nombreux exemples dans le jassé: en France, dans le Maine et .a Normandie, les paysans sc livrent à l’industrie textile; dans la Picardie, c’est la serrurerie, ¦dans la Flandre, la dentelle.Les types d’industrie complémentaire d'aujourd’hui sont ou des anciens qui se continuent, ou des nouveaux.Parmi les types anciens, outre ceux déjà cités, il y en a en Roumanie, en Russie (au moins pour jusqu’en 1918); au Japon dont la population est beaucoup trop nombreuse pour le soi occupé; les Japonais sont rebelles à l’exploitation de« montagnes, ils n’exploitent que les petites plaines de leurs lies, soit 16 pour cent de leur sol; pour vivre, ils ajoutent à l'agriculture le tissage de la soie, la fabrication d’objets de paille, de papier, de boutons de nacre, la bonneterie.En Chine où l'on fait des cotonnades.Dans l’Inde, l’industrie du coton et du jute est moderne; elle fait du tort à l’industrie complémentaire des paysans à la restauration de laquelle Gandhi travaille.K Au Canada français Au Canada français, les ruraux ont conservé l’industrie complémentaire, Le gouvernement provincial encourage beaucoup cette forme de travail.Il a raison, c'est un moyen de retenir la f*-mme et les jeunes filles chez elle?et de procurer aux populations qui en ont besoin, à cause de la forte natalité, un supplément de ressources.Les formes nouvelles d’industrie complémentaire ont une allure ultra-moderne.D’abord, ce sont les industries qui abandonnent les villes pour les campagnes; elles évitent ainsi les taxes lourdes et la main-d’oeuvre chère.Dans ce cas, ou bien les paysans | deviennent ouvriers d’industrie, ce I jqui n’est pas heureux, du bien ils ! continuent à travailler la terre en j même temps qu’ils travaillent à I l’industrie.En France, l’application rigoureuse de la loi de huit heures a favorisé cette combinaison.Dans les industries à feu continu, on a 3 éqifipes par 24 heures.Le paysan qui a travaillé 8 heures à l’industrie consacre 8 heures au sommeil et aux agréments de la vie de famille.Les 8 autres heures restent pour le travail de la terre, dans lequel il est aidé par sa famille.Les industriels n’aiment pas bien cela; ils disent que ces messieurs viennent dormir à l’usine et s’y reposer de leurs fatigues agricoles.Mais ces industries ne pourraient pas marcher autrement, car cela permet de payer des salaires peu élevés.C’est un alliage heureux.Dans l’industrie où l’habileté manuelle est essentielle, où il n’est guère besoin de machine, on est très tenté de faire travailler l’ouvrier chez lui.Lorque l’agriculture est en progrès elle voit sans satisfaction l’uûne qui vient appeler des travailleurs.Quand l’ouvrier agricole est tout près de sa nouvelle usine, cela va bien, mais s’il lui faut se rendre à plusieurs milles de chez lui il négligera su terre.M.Blanchard cite le cas des soieries pour montrer comment l’industrie a dû tenir compte de ce problème.Il y a un siècle, les soieries de Lyon employaient des ouvriers qui travaillaient à cela toute la journée, et à domicile.A la suite de grèves, l’industrie s’est installée dans la campagne.C’était le type complémentaire pur; chaque paysan avait un métier à tisser chez lui.Avec le développement de l'industrie et de la vapeur, il a fallu monter de grandes usines, qui employaient jusqu’à 800 employés, dont environ 700 femmes.Ces usines ont dû établir des dortoirs et des réfectoires; on allait chercher les ouvrières le lundi matin dans de grandes voitures et on les reconduisait chez elles, le samedi.Après la guerre, l’agriculture a fait des progrès et les paysans n’ont plus voulu de ce régime.L’indus-| trie a dû déménager et venir au | paysan.Dans chaque hameau on a 1 installé une petite usine de 10 à 20! métiers, soit un maximum de 5 à 10 employées.On est allé plus loin.Avec la vapeur, il fallait une grande usine; grâce à l’électricité on a pu installer à domicile les métiers mécaniques, l'usine est entrée dans la maison rurale.11 y a des avantages pour la moralité, pour l’agriculture; les employées étant plus libres, l’industrie les paie moins cher; et cela empêche l’émigration des campagnes.Industrie rurale à domicile M.Blanchard dit qu’il n’a pas étudié la question, mais qu’il croit que cette forme d’industrie complémentaire pourrait être adoptée duns notre province.11 s’agirait de trouver quoi faire, ce serait à déterminer après enquête: mais il y a ici de la force électrique à ne savoir qu’en faire, et on n'aurait mi’à l’installer dans la maison rurale.Cette forme d’industrie à domicile et entièrement rurale pourrait être très heureuse pour l’avenir de la race.j Dans l’industrie complémentaire I pérenne on a déjà vn se dessiner j une influence saisonnière, car les paysans peuvent mieux se livrer à l’industrie complémentaire, l’hiver.I Mais il y a des types industriels qui réclament certaines saisons indépendamment des facteurs agricoles.Nous pouvons imaginer deux cas d’industrie saisonnière.D’abord celui où l’agriculture est tyrannique; elle prohibe tout travail industriel pendant certaine saison.Dans l’autre cas c'est l’inverse, c’est l’industrie qui est tyrannique et réclame pendant une saison donnée toute l’activité du travailleur.JLe climat rend l’agriculture tyrannique dans les régions tropicales, montagneuses, froides.Pas dans la région équatoriale, car là il n’y a pas de saison; mais dans les régions tropicales les saisons sont très tranchées; il y « la saison séché et celle des pluies; pendant la saison sèche et pendant qu’il pleut il n’y a pas d’agriculture, elle n’est possible qu’après la saison des pluies.C'est le cas du Soudan, c’était le cas de l’Egypte avant les! grands progrès qu’y ont apportes les Anglais.Au contraire, là où il y a de l’irrigation la saison agricole est plus longue: c’est le cas de l’Egypte d’aujourd’hui, de Java, du Jadon, du Tonkin, où l’industrie complémentaire est pérenne.Dans les régions montagneuses, l’agriculture est tyrannique parce que là aussi lu saison agricole est courte.M.Blanchard donne plusieurs exemples pris dans les Alpes.La saison agricole y est tranchée; pendant six ou sept mois l’activité de la population rurale y est forcenée; on commence à 3 ou 4 heures élu matin et on besogne jusqu’à 10 heures du soir; il n’est pas question d’industrie complémentaire dans ce temps-là.Mais dans la saison morte il y a toute une série d’industries complémentaires.Il y « une petite mine de charbon anthracite dans les Alpes qui ne fonctionne que l’hiver.Il y a aussi les cas d’émigration industrielle pendant l’hiver.Un grand nombre des travailleurs ne trouvent pas sur place de quoi faire de l’industrie et ils vont ailleurs.Certains sont bouchers et charcutiers à Marseille, d’autres servent dans les hôtels de la Riviera; d’autres encore sont chauffeurs de taxis à Paris.Et ces gens reviennent à l’agriculture au printemps.Les chantiers Dans les régions froides, c’est la même chose que dans les montagnes.C’est le cas du Canada français.L’hiver y est rigoureux.Pendant cette saison un bon nombre de paysans vont faire du bois.Mais il y a des paysans qui quittent la terre un peu trop vite pour le chantier; ils partent dès le mois d’octobre et reviennent vers le mois de mars.Ceux qui le peuvent descendent à la “drave”, au mois de mai, ce qui est déjà tard pour la saison agricole.C’est un danger de déracinement agricole.Le second cas c'est celui où l'industrie choisit sa saison et rejette l’agriculture dans les autres saisons.Déjà avec l’industrie du bois nous sommes sur cette piste.On ne peut faire chantier que l’hiver à cause de l’obstacle de la végétation; mais cela s’adonne bien avec la saison agricole ici.Mais il y a d’autres cas où l’industrie bouscule l’agriculture.Par exemple l’industrie des denrées périssables; lorsqu’il s’agit de mettre les légumes ou le poisson en conserve, Tes ouvriers agricoles qui se consacrent à ces travaux négligent l’agriculture.Exemple en Bretagne, et en Cornouailles.Même chose dans les Alpes pour la distillation de la lavande qui prend cinq semaines en août et septembre.C’est le cas aussi pour certains produits minéraux comme le sel marin, pour la pèche des perles I dans le golfe Persique; 80,000 hommes chaque année viennent de tous les coins de l’Arabie pour faire cette pèche, qui ne peut être faite que pendant l’été; après cette sai-I son ils vont cultiver leurs oasis.Le sucre de betterave ne peut se faire que d’octobre à janvier et on abandonne pour cela les dernières opérations agricoles.A Cuba il vient même des travailleurs temporaires de très loin car cette fabrication rapide demande beaucoup de main-d’oeuvre.La fabrication de la bri-I que à ciel ouvert, l'exploitation des ! carrières à ciel ouvert ne peuvent I se faire que pendant l’été.La soie La production de la soie est aussi une industrie exigeante.Au printemps, le ver à soit a de l’appétit, il mange tics feuilles de mûrier et Sécrète la soie.Cela dure six semaines et demande beaucoup de soin; toutes les femmes de la maison doivent y travailler et les hommes consacrent tout leur temps à transporter les feuilles de mûrier dont les vers mangent une quantité considérable.Au Japon, cela se produit deux fois par an à cause de la clémence de la température.Cette industrie se pratique aussi en Chine, en Asie mineure, dans ntalie du nord et dans le sud de la France.Mais elle est en train de disparaître parce que l’agriculture s’insurge et que d’autre Part pour lutter contre la soie artificielle cette industrie ne peut pas payer de gros salaires.Une autre industrie saisonnière, c’est le colportage.Là, c’est la vente qui choisit sa saison et rejette la fabrication dans les autres saisons.C’est généralement l’ouvrier qui vend ce qu’il a fabriqué; ce qui l’intéresse surtout c’est la vente, et la vente se fait mieux l’été.D’abord on circule mieux dans les campagnes, puis à la campagne l’été est la bonne saison.L’industrie autonome L’industrie saisonnière est donc plus assujettissante que l’induslrie complémentaire pérenne; ceux qui s’y livrent sont même plus surchargés que les ouvriers de l’industrie autonome.Mais elle n’est pas nécessairement une chose condamnée à disparaître; elle peut même évoluer et revêtir des formes mieux adaptées au temps présent que certaines formes de l’industrie autonome.C’est de cette industrie autonome que M.Blanchard parlera dans ses deux dernières conférences à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales: cet après-midi, ce sera l’industrie autonome dispersée; à l’école du Plateau, ce soir, il parlera de la ville de Québec.P.S.La Compagnie Mutuelle cTImmeubles RECEPTION AU CLUB CANADIEN Plu» de cent cinquante pereonMf.M»*» de la Mutuelle d'ta meubles.a^dent rê pondu A l’Invitation 1d’rn meUU^fde fo^ rtiTe iteou H « i;ter *°tr± ac t*#'* d® Cette vente a été préparée depuis pilusieurs semaines, ce qui explique le prix avantageux pour une marchandise de saison.$ 88 Bien enveloppée dans un de ces manteaux amples et découpés i la taille.vous ne craindrez pas les premiers vents d’hiver et votre promenade quotidienne ne sera pas interrompue par le froid ou la neige.Tailles 14 à 40.Ne vous laissez pas influencer par la température actuelle et rappelex-vous que les premiers jours de froid et de neige n’arrivent jamais à la même date, chaque année.Venez acheter votre manteau de rat musqué demain, afin de n’être pas prise au dépourvu par un changement soudain de température.Prévalex-vous des avantages de nos conditions faciles de paiement.Au deuxième (De Montlgny) m ¦tiuc.Ltêre*s( ln^uC Am*8 MefPcl ante! 4* e'eA#’ ' '• * ** à** GAUC'-_ Int*"'*’- U?.use ! Au 5* .to îtafc® ^Diipiils^rèrea» ¦ rnrrmsmmuatmmmmi Albert Dupuis, prkidmt.A -y.itesel.».*p.U éir.Htw*l Armand Dupuis, uc.-trSt.Arrestations à Verdun Le maire Ferland félicite le chef Dubeau La police de Verdun, sous h» direction énergique du chef Dub®?^’ a arrêté 48 personnes.La police avait fermé il y a une semaine salle de réunion de la Verdun Workmen’s Association.Hier après-midi les membres de cette associa-tnio ont distribué des circulaires convoquant une nouvelle réunion a cette salle qu’ils voulaient prendre d’assaut.La police, avertie, a envoyé des contingents de policiers sur les lieux.Elle n arrêté tous ceux qui faisaient résistance et a nettoyé l’angle des rues Wellington et Hickson., .Les 48 personnes arrêtées ont ete relâchées vers onze heures sur parole, à la condition de reparaître en Cour du recorder mercredi soir prochain.La police surveille désormais de façon spéciale les demeures du maire Hervé Ferland et de léche-vin H.J.Garrity.La police a arrêté aussi hier Alfred Vale, 22 ans, 614.avenue Woodland, qui distribuait des circulaires sans permis.Il a dû payer une amende de $5.00.Vers 10 heures, le maire rerland est allé féliciter le chef Dubeau de son beau travail.Londres, 19.(S.P.A.) —- Ivor John Caradoc Herbert, premier ba-ron de Treowen, est décédé.R était âgé de 82 ans.En 1897, il fut le commandant des troupes coloniales à la célébration du jubilé de la reine Victoria.Il s’étalt distingué lors de ses campagnes en Egypte, en Russie et , en Afrique.Lord Treowen était major Nénéral honoraire de la milice canadienne.L'hôtel Labelle incendié Labelle, Qué.19.— Une hôtellerie d’été, VHôtel Labelle, propriété de M.Louis Jubinville, a été détruite, hier après-midi, à Labelle.L’hôtel incendié était une construction de bois de deux étages» contenant 15 chambres.Il n’y avait aucun pensionaire dans l’hôtel quand le feu fut découvert par M.et Mme Jubinville, hier après-midi, vers 4 heures.Malgré le travail des pompiers volontaires, l’hôtèl fut détruit de fond en comble.Les pertes s’élèvent à environ $8,000 dont la moitié sont couvertes par les assurances.On attribue l’incendie à une défectuosité de la cheminée.VOYAGE DE LUXE A PRIX SPECIAL AUX BERMUDES 10 JOURS — De MONTREAL et retour, lit bas pullman.— De NEW-YORK et retour — passages 1ère classe cabine extérieure avec douche et toilette et tous repas.2 jours aux Bermudes, chambre et repas; 2V2 jours à New-York, chambre avec bain, visite de la ville en autocar; pour 2 logeant ensemble, chacun, *120 en dollars canadiens.De MONTREAL: tous les vendredis et mardis.De NEW-YORK; les samedis et mercredis.à bord des luxueux “Monarch of Bermuda” "Queen of Bermuda” Départ avancé et retour retardé à volonté — frai» de séjour en plus.Rencontre par notre représentant à New-York.Le Devoir-Voyages 430 N.-Dame E;t, Montréal.Amicale St-Jean- Berchmans-Carnier Tous les membres, anciens et nouveaux, sont conovqués à l’école, angle Chambord et Marie-Anne, pour lundi, le 23 octobre, à 8 h.30 du soir.Affaires importantes à régler dans l’intérêt de l’Amicale.Le boulevard métropolitain Le gouvernement ve la construe* Québec, 19.provincial a approuve tion de la section ouest du bouiè* vard métropolitain, à partir de la rue St-Laurent jusqu'à Ste-Anne de Bellevue.Quant à la partie est de la ville, elle n’aura rien.On ne sait encore combien d’expropriations ce boulevard entraînera.mais on craint que le coût en soit très élevé.Cercla pédagogique Desrosiers Samedi, le 21 octobre, à 8 h.15 du soir, tous les membres du cercle pédagogique Desrosiers sont priés de se rendre à l’Ecole Normale où l’on procédera à l'élection de ses officiers pour Tannée 1933-34.Avis à ceux qui voyagent Tsv» billets, bare»* «t partout, émit ta tarif des compagnies — Hâtais, assurances bagages at accidents, chèçuns de voyages, passeports, ate.— Service comte DIVOIR-VOYACES.430 5»t.Téléphone* HArboui
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.