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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 21 octobre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1933-10-21, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 21 octobre 1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME L HArbour 1241 • H Arbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 TELEPHONE: ., SERVICE DE NUIT : Administration : .Rédaction : .Gérant : .LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chjf : OMER HEROUX Vol.XXIV — No 243 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) EL-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le canal Chambly A la suite de l’article publié dans le “Devoir”, les frais d’éclusage sont réduits de dix dollars -L’Est et l’Ouest - Vingt-cinq ans de retard Le 12 courant nous annoncions que le ministère des chemins de fer et canaux imposait des frais d’éclusage de §25 par cale à toutes les embarcations passant dans le canal de Cham-bly.C’était une innovation, le passage des chalands dans cette voie d’eau ayant toujours jusque là été gratuit.A la suite de notre article, le ministère paraît avoir modifié sa décision.Un appel téléphonique au bureau local du ministère nous apprend que le taux est réduit désormais à $15 la cale.Le ministère s’est sans doute rendu aux représentations qui lui ont été faites par les intéressés qui sont, surtout, les producteurs et les expéditeurs de foin.Cette imposition arrivant à la date où les expéditions atteignent leur maximum était très mal vue par eux.On ne saurait les blâmer, car ils se rendent compte que, cependant que leurs congénères de l’Ouest canadien ont des défenseurs vigoureux et efficaces à Ottawa, eux ne semblent pas pouvoir compter sur la justice élémentaire, puisqu’on s’arrange pour ajouter à leurs charges au moment où celles-ci sont devenues le plus écrasantes.D’ailleurs, cette imposition inusitée les inquiète moins encore que l’éventualité de la fermeture complète du canal à laquelle, on l’a vu par la nouvelle du Devoir, le gouvernement songerait à s’arrêter, de l’avis d’armateurs très au courant de ce qui se passe dans les cercles ministériels.Or, cette-attitude officielle serait inexplicable et personne ne voudrait acepter sérieusement ces rumeurs si elles n’étaient justifiées par la longue indifférence manifestée à l’égard de la navigation dans la province de Québec par les autorités fédérales.Si nous faisions de k politique, nous dirions par les autorités fédérales actuelles; mais, réellement, cette indifférence est ancienne et propre à tous les régimes.Il y a eu des moments de réveil, mais de courte durée.C’est ainsi que l’an dernier on a dépensé à l’écluse de Saint-Ours, prolongement du canal Chambly, une somme de $400,000 environ, et que l’on a fait des traaux de dragage pour $150,000 en aval de Chambly.« On devait continuer ces travaux, mais ils ont été suspendus, de sorte que l’argent dépensé reste à peu près improductif, car il va de soi, comme nous l’avons déjà dit ailleurs, que c’est le plus bas niveau d’un chenal ou d’un canal qui établit sa profondeur pratique.Il aura beau avoir 10 pieds sur toute son étendue, moins quelques pieds où il n’en a que 6, c’est ce goulot de bouteille ou cette courte étendue qui doit déterminer la cargaison des navires qui s’y engagent.Selon les renseignements que nous avons pu recueillir à bonne source, nous sommes vingt-cinq ans en retard dans le creusage des canaux et des chenaux dans la province de Québec.Cela peut sembler inadmissible; mais ce n’en est pas moins l’expression même de la vérité.Il fut décidé à cette époque de porter la profondeur du canal de Chambly à 6 pieds; il n’en a guère que 5% en maints endroits.Le canal de Lachine devait avoir 14 pieds, il n’èn a que 13 et quelques pouces en maints endroits, lui aussi; même chose pour le chenal du lac Saint-Louis qui n’a que 13 pieds six ou huit pouces, quand il en devrait avoir 14.Cependant, dès que l’on sort de la province, que l’on arrive au lac Ontario, on constate que le niveau'est de 27 pieds et qu il est le même dans les autres grands lacs.Quelle est la conséquence?Le trafic aquatique coûte plus cher dans notre province que chez nos voisins.Les primes d’assurance, proportionnées au risque couru, sont moins élevées chez eux et les taux de transport sont nécessairement moins élevés parce qu'ils ont à leur disposition des calos plus considérables et plus payantes pour les armateurs.Il faut qu’une embarcation soit chargée presque a plein pour que l’armateur fasse du bénéfice.Cette inégalité de k profondeur du chenal oblige à charger à demi ou aux trois quarts, d’où rareté des cales et élévation conséquente des taux pour les expéditeurs de Québec.Quand on connaît ces faits, les expéditeurs de Quebec et les cultivateurs en particulier si durement éprouvés par la crise, répétons-le, n’ont-ils pas raison d’être mécontente?Songez que pendant ce temps, pour complaire aux agriculteurs de l’Ouest, on a ouvert au prix de quelque cinquante millions dé dollars le port dé Churchill et que l’on dépense pour l’alimenter pendant les quelques semaines qu’il reste ouvert un million de dollars par année.On aurait'tort dans k province d’en vouloir aux gens de l’Ouest parce qu’ite savent se défendre; c’est aux défenseurs attitrés de la province de Québec que l’on doit reprocher, et ils n’ont guère varié, avec les changements de regimes, leur inipe-ritie ou leur faiblesse.Cela durera-t-il longtemps encore?Louis DUPIRE Chronique Au temps des moules Hélas, le temps a fui, j’ai quitté la mer ravissante, je ne suis plus pêcheuse de moules.Et que pourtant j’aimais cela! .4 marée basse, je m'en allais £n fredonnant, l'anse d’un qrand^anicr passé au bras.La dernière fois, la pluie venait de cesser, le jour restait gris, brumeux, et la mer continuait une colère et battait furieusement le rivage bouleversé.Par peur de cet orage, les pêcheurs avaient tiré leurs barques; et ils étaient partis récolter leurs pommes de terre.La grève était déserte, à moi, et j’aimais ta mer en furie.Elle était belle, comme elle l’est dans les rêves de ceux qui ne ! ont jamais vue.Entre ta pointe du Hocher et le tronçon à moitié démoli du vieux quai, quatre rangs de hautes vagues se brisaient incessamment, parallèles neigeuses, qui couraient et dont le vent éparpillait la crête d'em-brnn.Une odeur violente d’algues.de varech emplissait, m vissait mes narines.J'allais, tenant tête au vent, et les deux mains dans mes pocher, malgré l’anse de mon pa- nter.En approchant de Mont-Joli commença ma pèche; par un gros crabe, bien vivant, que la mer méchamment avait jeté an rivage, et que méchamment aussi je captivai, le.prenant par le dos, par peur de ses pinces.Puis, je me mis 'à trier les moules bleues qui se cramponnent aux herbes marines, se terrent dans les fentes du roc, ou s'attachent les .res aux antres, en grappes, en chapelets mêlés.La mer chantait sa chanson de tempête, plus belle qu’un orchestre, et dont, avide, j'écoutais, j’enregistrais toutes les notes, pour que le cinéma de ma mémoire fût ensuite, dans mon souvenir, un cinéma sonore.J'allais quiiter ce rivage, m’en aller, et tout était si splendide.Le temps était gris, le haut des montagnes, in tete du Pic de l'Aurore se perdaient dans la brume, mats la falaise de Mont-Joli montait près de mot, et de nouveau, je la trouvais si extraor- dinaire, si superbe, si imposante; avec sa surface ardoisée, ses couches superposées de grandes lames perpendiculaires, d’une roche grise, que la mer et les chocs de la vague des grosses marées ont taillée; qui s’effrite, se travaille, s’embellit sans cesse.Cependant, quand on longe de près cette étrange falaise, on regarde avec inquiétude la grande lame du bord, qui vous écraserait comme un couvercle gigantesque, si elle décidait de tomber.Je marchais sur les arêtes restées de lames autrefois écroulées, et j’atteignis la pointe extrême qui sépare la baie du sud de la baie du nord; celle d’où part, à marée basse, le pont naturel qui relie le rocher au rivage, tes vagues venaient en éventail des deux baies.Elles se brisaient éblouissantes sur l’eau glauque qu’un soleil revenant commençait à éclairer.Et au milieu de cet éventail d’écume et d’eau transparente, paraissait s’avancer, se dressait le beau rocher tout proche, comme plus énorme, qui n’était plus blond, qui n'était plus rose, qui n’était plus roux, qui n’était plus gris; mais dont toutes ces couleurs subsistaient, voilées d’une mousse verdâtre dont la pluie l’avait enveloppé.Rien n’était beau comme le travail de cette mousse sur la masse si sculptée, si tailladée, creusée de tant de niches, de crevasses.Je regardais, regardais, mon panier rempli léger à mon bras.Je ne sentais plus que le délice de contempler ce spectacle, et la mer, les joncs mouillées d’embrun, les lèvres salées, avalant cet air si bon.Quand je me décidai enfin à revenir, je vis que le brouillard avait disparu, et la montagne, comme le rocher, pendant la tempête avait changé de robe: sur le vert sombre des résineux se piquaient des bouquets d’arbres couleur de sang, ou d’orange brûlée, ou d’or.Le temps fuyait.Hélas! Il a fallu quitter tout cela, et je ne suis plus pêcheuse de moules! Michelle LE NORMAND Bloc-notes “Halons ensemble!” Halons ensemble/ C’est le mot d’ordre que nous voudrions, partout populariser.Il peut trouver en tant de domaines son application! Nous l’affichons aujourd’hui sur sept colonnes, au bas de cette première page, en l’adaptant à un cas particulier qui ne mano’"* pas d’importance : l’encou, ement que nos amis doivent donner à nos annonceurs, dont l’aide nous est particulièrement précieuse en ces temps de crise.Mais il faut partout songer à mettre en pratique ce bon conseil.Que de services nous pourrions ainsi mutuellement nous rendre! “Le Progrès du Saguenay” Le courrier nous apporte une excellente nouvelle.En tête de son dernier numéro, et sous la signature de l’un des prêtres les plus distingués du diocèse de Chicoutimi, M.l’abbé Gaudreault, le Progrès du Saguenay publie donc un article qui débute ainsi: “Le Progrès du Saguenay”, après avoir traversé des ennuis et des épreuves douloureuses, nous apparaît aujourd’hui plein de vie, animé des meilleures dispositions, et fermement assis sur des bases qui lut permettront, nous l’espérons, de jouer longtemps encore dans l'intérêt de notre région le rôle bienfaisant qu’il avait assumé, il y aura bientôt cinquante ans.M.l’abbé Gaudreault ajoute, au cours d’un article tout plein de substance et qui porte un vigoureux appel en faveur de notre confrère de là-bas: Puisse-t-il être fidèle à son idéal et conscient de sa mission, continuer sans défaillir à livrer les bons combats, à faire rayonner constamment la lumière de la vérité, à défendre les éternels principes qui font les rares fortes et vigoureuses, les peuples heureux et prospères! Les pertes matérielles, le bouleversement économique, la i>a-ralysie qui étreint momentanément le corps social tout entier n'auraient pas le don de nous émouvoir outre mesure, puisque nous aurions conservé, intact, dans ce désastre lamentable, l'instrument le plus propre à la restauration de l’édifice social, au développement progressif de nos immenses richesses.Nous nous réjouissons de tout coeur, avec nos amis de la région de Chicoutimi et du Lac Saint-Jean, du sauvetage de leur journal.Et puisse celui-ci vivre et grandir avec une vigueur nouvelle! Vos souvenirs Dans la dernière livraison de VActivn nationale, qui contient nombre d’autres excellents articles sur lesquels nous espérons revenir, M.Arthur Letondal évoque la curieuse figure du musicien, proba- Le ministère des Terres et Forêts reprendrait la possession d’une partie des concessions forestières de la rive sud du St-Laurent (Voir page 3) bleraent français, qui fit la musique du Drapeau de Carillon.Singulière coïncidence ; alors que le Canadien Crémazie allait mourir en France, le Français Sabatier, son collaborateur occasionnel, mourait presque aussi inconnu dans notre pays.On sera reconnaissant à M.Letondal d’avoir ainsi fixé ce que l’on peut savoir de Sabatier; mais on en profitera pour lui demander de noter d’autres souvenirs.M.Letondal, écrivain et musicien, est le fils d’un artiste qui a laissé une grande réputation, le regretté Paul Letondal Directement ou par son père, il a connu presque tous les' musiciens du dernier demi-siècle.Il nous doit ses souvenirs.Oxford On a beaucoup parlé du mouvement d’Oxford.Ici même, ces dernières semaines, nos concitoyens anglicans en ont commémoré le souvenir.Mais combien de gens savent’ exactement ce que fut et d’où procéda le mouvement d’Oxfordl Sur notre demande, un jeune Jésuite, le R.P- d’Auteuil Richard, a bien voulu rédiger deux articles dont nous publions aujourd’hui le premier.Il n’est pas besoin d’en recommander la lecture aux gens sérieux.Il suffit de les leur signaler.Ils trouveront tout à côté le premier de ces deux articles.Le deuxième suivra tout prochainement.O.H.Carnet d’un grincheux Harry Davis, Moses Melnids, ]arob Melnick, Jack.Potlakowiti, Harry Bres-cher, tous intéressés au commerce des narcotiques, quels beaux noms canadiens! Et comme il noua faudrait plus d’immigrants de cette sorte! * * * D’une tonne de charbon bitumineux acheté au plus bas prix du marché et traité par la “Montreal Coke”, filiale de la “M.L.H.& P.Co.”, Il sort 18,000 pieds cubes de gar, vendus $18 au consommateur, et une tonne de coke dont il paiera $12.Soit $30.D’où viennent donc les beaux profits et les agréables dividendes?* * # Machado irait passer l'hiver à Outremont.Nous aurons nous aussi notre Havane.' * * * la veine ne dure pas: l'affaire de la marâtre de Terrebonna ne donne plus rien à la “Presse” no 1 et à la “Presse” no 2.Serait-ce un faux filon?“L’Allemagne n'a qua des visées pacifiques” (un correspondant anglo-canadien).“L’Allemagne cherche ta revanche et ne parle que de guerre” (un second correspondant anglo-canadien), L’on dira ensuite que nous ne sommes pas bien renseignés.Nous n’avons qu’à choisir quoi croire.* * ¥ Six mois avant que Spencer-Wood ne soit vide, l’on imagine déjà des candidatures.Heureux Spencer-Wood, où il n’y a ni chômage, ni crise du loyer! ^ PAMPHIL» Les livres La magistrature québécoise M.Pierre-Georges Roy, archiviste de la province, vient de placer sur le haut et précieux amas de ses ouvrages de documentation et d’histoire un nouveau volume digne des précédents: Les juges de la province de Québec.Dans notre province, la magistrature a le respect de tous; toujours aussi elle s’est fait remarquer par son intégrité et sa dignité.11 y a bien eu, par-ci par-là, des exceptions, mais si rares, qu’elles ne servent qu’à faire briller d’un plus grand éclat l’hermine judiciaire.Comme le dit le distingué préfacier du volume, M.H.G.Carroll, lieutenant-gouverneur de la province, qui pendant dix-sept ans a compté lui-même parmi les membres de la magistrature, “les autres pays du monde ne peuvent tons se targuer" d’avoir eu et d’avoir encore une magistrature aussi intègre dans l’exercice de scs fonctions.En même temps que M.Roy fournit au trésor de notre histoire une contribution de valeur, il rend à la corporation des juges des différentes cours de la province un hommage mérité, ¥ ¥ ¥ L’archiviste rappelle tout d’abord, au début de son fort volume, l’histoire de l’organisation judiciaire de la province de Québec sous le régime anglais.Il la divise en sept périodes: régime militaire de 1760 à 17tl4, avec les trois districts de Québec, Montréal et Trois-Rivières; régime des lois anglaises tant au civil qu’au criminel, de 1764 à 1774.avec deux districts judiciaires seulement, Québec et Montréal; régime de retour aux lois françaises en matières civiles et d’implantation définitive dans la colonie des lois criminelles anglaises, de 1774 à 1793 avec deux districts judiciaires seulement, Québec et Montréal; régime du nouveau gouvernement responsable avec trois districts judiciaires, Québec, Montréal et Trois-Rivières, de 1793 à 1843; régime de l’Union des Deux-Canadas, avec quatre districts judiciaires, Québec, Montréal, Trois-Rivières et St-François, de 1843 à 1849; même régime, mais modifié par l’inauguration d’une Cour appelée supérieure et la multiplication des districts judiciaires, Québec, Montréal, Trois-Rivières, St-François, Gaspé, Kamouraska et Ottawa, de 1849 à 1867; enfin le régime présent, en vigueur depuis la Confédération, et qui a été témoin de l’augmentation des districts judiciaires et d’une nouvelle hiérarchie des cours de justice.L’auteur des Juges fait remarquer au sujet du régime militaire— première période—que si l’historien Garneau “avait eu l’occasion d’étudier un peu les jugements rendus par le Conseil militaire établi à Québec par Murray, son opinion eût été différente.Les membres du Conseil militaire comprenaient tous ie français et le parlaient couramment.Le greffier, M.Jean-Claude Panel, et les deux procureurs généraux, MM.Jacques Lafontaine de Belcour et Joseph-Etienne Cu-gnet, furent, en fait, les trois juges qui rendirent la justice dans le gouvernement dis Québec, de 1760 à 1764.On ne pouvait demander mieux.” Du régime de 1764 à 1774, M.Roy dit: “Ce nouveau système fit bien vite regretter le régime militaire.Celui-ci avait jugé d’après les lois èt coutumes françaises.Le système inauguré en 1764 introduisait les lois anglaises dans la colonie”.L’Acte de Québec a heureusement rétabli les lois françaises en matières civiles.Il a implanté définitivement les lois criminelles anglaises, suivies déjà depuis 1763.¥ ¥ ¥ Selon les relevés faits par l’archiviste de la province, deux cent quatre-vingt-quatorze juges ont administré la justice dans la province de Québec ou ont appartenu à une cour ayant juridiction sur notre province, de 1760 à nos jours.C’est dire que le livre de M.Roy contient autant de biographies, brèves et variées, comptant de vingt à trente-cinq lignes.Ces biographies font généralement connaître les ancêtres, quelques dates nécessaires, le trait particulier du caractère ou de la carrière du juge, les témoignages d’estime, d’intégrité, de dignité jetés comme des fleurs sur sa tombe, à l’occasion de la mort.Les noms de certains juges ont passé à la postérité parce qu’ils ont entendu telle cause célèbre, d’autres parce qu’ils furent maires de telle ville, qu’j Is furent longtemps députés de tel comté — rares en effet sont ceux qui n’ont pas fait de politique dans l’un des trois champs, fédéral, provincial ou municipal, quand Us n’étaient pas à la fois juges et députés ou échevins, pendant la période où ces doubles mandats n’étaient pas encore interdits.Tel juge a associé son nom à l’histoire du palais de justice de Québec, déjà célèbre pour ses réparations il y a plus d’un siècle, puisque, selon le récit de l’archiviste “protégé du pouvoir, il (Fletcher) fut nommé, le 16 mai 1814, coroner du district de Québec, conjointement avec Henry Blackstone, un autre fils de famille, plus ou moins méritant, (et que) Tannée suivante, le 6 mai 1815, on ajoutait encore à sa prébende en le choisissant comme l’un des commissaires pour réparer le Palais de justice de Québec”.Le volume de M.Roy nous fait aussi observer qu’il y eut de véritables familles de juges.Il y a les petites familles (deux) comme les Angers, ies Bédard, les Belleau, les Berthelet, les Bossé, les Bowen, les Bruneau, les Buchanan, les Cannon.les Champagne, les Cousineau, les Cross, ies Curran, les Davidson, les Deniers, les Doherty, les Glo-bensky, les Hall, les de Lorimier, les Mondelet.les Monk.les Ouimet, les Weir et les White.Il y a les familles moyennes (trois) comme les Archambault, les Caron, les Lafontaine, les Loranger, les .McCord, les McDougall, les Pelletier, les Roy et les Tessier.On remarque une seule famille de quatre: les Dorion; une seule famille de cinq; les Panel.Et, à tout seigneur tout honneur, une unique famille de six: les Taschereau.Qui sait si elle ne comptera Pages d’KUtoire Le centenaire du Mouvement d*Oxford (Première phase: 1833-1845) (Par la R.P.4’Autauil RICHARD, S.|.) De tous les phénomènes religieux des temps modernes, le Mouvement d’Oxford est sans contredit Tun des plus considérables.Des polémiques ardentes, d’une ampleur inouïe, ont entouré sa naissance, traversé sans répit sa carrière d’un siècle, fait vibrer Pâme de la nation anglaise de ses profondes répercussions.Qu'est-ce donc que le Mouvement d’Oxford?Avant tout, une réaction.Tout grand courant d’idées n’est-il pas d’ailleurs une lutte contre le présent, lutte soutenue par une immense aspiration, ou bien vers Ta-venir, pour y atteindre, en brûlant les étapes, un idéal entrevu, ou vers le passé, pour y rejoindre des traditions précieuses dont on a déchu.Le Mouvement d’Oxford est de cette dernière espèce; réaction de l’anglicanisme contre l'emprise protestante et retour vers un christianisme plut catholique.Lancé par une poignée de clergymen, acueilli avec méfiance, contredit et bientôt persécuté, le Mouvement, malgré tous les obstacles, a fait une oeuvre gigantesque.L’anglicanisme lui en sait gré: en cette année 1933, il rappelle avec une respectueuse émotion le souvenir d’un événement qu’il considère comme une seconde Réforme.Chez les catholiques, le Centenaire éveille une sympathie non moins profonde.On devine pourquoi.Le retour vers des traditions plus catholiques, prôné par le Mouvement, pouvait-il, malgré les tendances violemment antiromaines qu’il affichait, ne pas rapprocher de Rome?La logique des événements, suppléant à celle des esprits, s’est chargée de répondre.Au cours du siècle, les catholiques du mondeVn-tier, spectateurs étonnés et ravis, virent une minorité toujours grandissante de l'anglicanisme chasser de son Credo des articles hérétiques glorifiés par la Réforme, y replacer des doctrines éminemment catholiques, la Présence réelle, la Messe, la Confession, redonner à ses églises dénudées et à ses offices desséchants les splendeurs de la liturgie romaine.Il y eut plus encore.Un courant de conversions, unique dans l’histoire de l’Eglise, et dont Ja source à un siècle de dis- tance ne semble pas près de tarir, n’a cessé de déverser dans le catholicisme l’élite intellectuelle et spirituelle de l’anglicanisme, des Newman, des Manning, des Faber, des Bcnson, des Orchard.La dette du catholicisme au Mouvement d'Oxford est immense.Sans lui, qu’aurait été la Renaissance catholique de l’Angleterre au XIXe siècle?¥ ¥ ¥ Si nous voulons avoir du Mouvement d'Oxford une intelligence exacte, nous devons accorder une large attention au passé, à ce passé auquel il prétendait faire retour et où avait fleuri “l'anglicanisme authentique, vierge des corruptions papistes comma des innovations hérétiques du protestantisme”.Cette étape historique, nous la trouvons, a quatre siècles en arrière, à la rupture entre l’Angleterre et Rome.j Sur le continent, le premier souci des Réformateurs avait été de saboter le dogme catholique et d’effacer jusqu'aux traces du culte traditionnel.En Angleterre, il n'était pas besoin d’aller si loin pour réaliser le dessein du roi Réformateur.De ouoi s’agissalt-ü, pour Henri VIII?Supprimer le pape, qui s’obstinait à ne pas vouloir légitimer ses caprices passionnels.S’appuyant sur un clergé et un parlement également serviles, le monarque fit voter en 1534 l’Acte de Suprématie royale.Désormais, le pape, c’était le roi! Le ?o-t était joue: le débauché triomphait.Bon catholique jadis, théotogiea distingué, auquel un ouvrage contre Luther, en 1521.avait mérité du Saint-Siège le titre de “Défenseur de la Foi”, Henri VIII répugnait à pousser son succès.Pas un article du Credo ne fut touché.Pas une cérémonie de la liturgie modifiée.On se pique même d’etre catholique, tandis qu'on feint de ne voir dans l’Eglise de Rome qu’une branche déchue du christianisme, le “papisme"! Cette situation vaut d’être retenue: c’est exactement celle que les oxfordiens de 1833 et les anglo-catholiques de 1933 essaieront de revivre.La révolte eut tôt fait de déborder les limites assignées par les (Suite & la page 2) pas sept juges avant longtemps.¥ ¥ ¥ A quelques exceptions près, toutes ces biographies sont accompagnées en regard d’une photographie.Les visages les plus variés, orné* ou enlaidis par les moustaches et les barbes les plus diverses, défilent sous les yeux.C'est un pèlerinage dans le passé qu’elles font accomplir.Ces favoris en fleuve nous font aujourd’hui sourire; et sans doute donnaient-ils un air de majesté au juge Brooks qui les portait en 1890.Et ces colliers, ces mouches, ces pattes de lapin, ces doubles pointes, ces côtelettes ! Aujourd'hui encore plusieurs juges, et nombre d’autres, portent la barbe.Ils ont choisi la plus fine, la plus élégante, la barbe en pointe.Le livre de M.Roy illustre bien cette longue et digne lignée des juges de notre province depuis la cession jusqu’à Tannée courante.C'est un ouvrage documentaire de videur que tous les bibliophiles voudront placer sur leurs rayons.A.A.La Faculté des Sciences Ce qu’elle a déjà fait — reroni-nous sa survie?Assu- II appartient d’abord à une Faculté de sciences pures de susciter les vocations scientifiques et de les préparer à servir honorablement ta nation.Ce fut compris et réalisé à TUnivorsIté de Montréal en 1920, au moment où cette Institution se relevait de ses cendres.La tâche qui incombait aux fondateurs de la Faculté des sciences était énorme, et ils l’avaient parfaitement comprise.D’une part, il existait à cette époque, et depuis longtemps, chez Télénient anglais de notre ville, un enseignement parfaite nent organisé qui lui valait une prépondérance marquée sur tous les aspects de la vie scientifique.D’autre part, la modicité des moyens matériels dont disposaient nos dévoués fondateurs ne permettait pas l’engagement en bloc de toute une école de spécialistes, comme cela se pratique fréquém-ment chez nos voisins américains, mieux partagés que nous par le civisme enthousiaste de leurs philanthropes.Il a donc fallu à nos maîtres respecter une tradition qui nous est chère et engendrer dans la pauvreté une oeuvre de première importance.Ils ont dû créer de toute pièce le système d’éducation le plus complexe.La Faculté existe depuis moins de quinze ans et elle a progressé à pas de géant.Déjà elle assure dans les principaux domaines de la science un enseignement supérieur de premier ordre.Elle a pu s’associer les services d’un personnel spécialisé, presque exclusivement choisi parmi les nôtres, lequel, grâce à la générosité du gouvernement provincial et de la Fondation Rockefeller, s’est formé aux grandes Universités d’Europe et des Etats-Unis.Les titres et les grades qu’elle dispense ont une valeur reconnue à l’étranger.Ainsi, la licence ès Sciences s’apparente à celle des Universités de France et la Maîtrise ès sciences équivaut au grade des Universités anglaises et américaines les mieux cotees.Parallèlement à son enseignement, la Faculté des sciences lui a assuré un complément indispensable en fondant des laboratoires de recherche et les travaux publiés j par quelques-uns de ces laboratoires portent déjà au loin le renom cana-i dien-français.Un bon nombre de ses diplômés, près de soixante, prêtres, religieux j ut laïques enseignent, à l’heure ac-Itueile, aux milliers de jeunes gens qui fréquentent nos collèges classiques et nos écoles primaires supérieures de la région de Montréal des notions plus avancées de science qui éveilleront chez ces élèves (Suite à la page 2) “Halons ensemble!” Nous demandons à tous nos amis de haler avec le 6"Devoir , mais nous les prions aussi de haler avec nos annonceurs, dont la clientèle nous est particulièrement utile.“Halons ensemble !” Ce doit Être le mot d'ordre commun.k Li DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 OCTOBRE 1933 VOLUME XXIV ~ No 243 Le Collège Mathieu Vibrant appel de S.E.Mgr Melanson .Quelqu'un a dil avec raison: "U jv a des mots dans 1* langue fran-[ çaise, des mots lumineux qui ont | une vertu presque divine, qui éclai-! rent la route des géants des mers i et leur indiquent le chemin du port”.Ce n’est pas exagérer que ! d’attribuer au mot ‘'Collège”, cette ! évocation lumineuse qui révèle tout un programme d'efforts et de ! luttes pour le maintien, le ùévelop-[ peinent et la survivance des nôtres.; Ce sens propre donné au mot ‘‘Col-lège”, vrai pour tout collège, l’est encore et surtout pour le Collège Mathieu, de la Saskatchewan.Le Collège Mathieu Ce Collège Malhieu.fondé pour les Canadiens français non seulement de la région de Gravelbourg, mais encore de toute la Saskatchewan, ouvrit ses portes le 12 décembre 1918.Il fut dirigé d’abord par les prêtres séculiers, puis confié aux HR.PP.Oblats de Marie Immaculée, en 1920, par Son Exç.Mgr Mathieu, archevêque de Régi-na.dont le diocèse englobait, à cette époque, le territoire actuel du diocèse de Gravelbourg.Le Collège fut reconnu civilement, le 17 septembre 1917, et sa charte Uu donna le droit de conférer des diplômes de cours commercial et académique.Affilié, en 1924, à l’Université d’Ottawa, il reçut eu plus le privilège de préparer les élèves aux grades universitaires, Ue Collège Mathieu: On lui donna le nom de son illustre archevêque dont le souvenir éveille encore celui d’un grand éducateur, d’un ami des jeunes, d’un grand coeur.Conditions spéciales de fondation Sa fondation rappellera toujours une des pages les plus héroïques de l’histoire des Canadiens de l’Ouest.On ne conçoit pas très bien dans le Québec, — il faut y passer et y vivre pendant des années, —• les difficultés, les angoisses et les dépressions d’une minorité catholique et française, perdue dans un grand tout anglais et protestant! — C’est le cas pour les nôtres de la Saskatchewan vivant au milieu d’une population numériquement supérieure, qui n’a pas notre mentalité, ne parle pas notre langue et ne partage pas nos aspirations.Ce contact quotidien ne peut être que désastreux au point de vue catholique et français.Ou ne peut vivre longtemps ainsi, — à moins de s’entourer de protection, — sans subir inconsciem-ment l’influence délétère qui, comme un microbe subtiU s’attache a nos pensées, à nos jugements, a nos manières de dire et de faire.Dans ces conditions, il est facile de comprendre que la question sco-lamk n 19-7n# sieee soeur a«30 notre-dame oewr i CCïapigsU* d'Afcmranre Funéraire UCGCI.I3C)IJCC?IË* JLihitef m.orporre ujttree Pauntre d.u Provtac.de QuTbec nu cp" InZoooo assurance funéraire Et directeurs de funérailles T«u* en conformité nrec 1» loi ^ “"““y‘“«lonné.p.r le Perlemeut de Quebec, Dépôt d« «4.900.00 nu Gouvernement - Snlon.mortuntre.à In dl.ponitlon du nubile SERVICE JOUR ET NUIT.pjéter leur dette d'honneur, ce que nous apprécions hautement et nous en gardons un souvenir des plus reconnaissants.L'avenir plus sombre que jamais Pour le moment, il s'agit de trouver le moyen de vivre et tenir une autre année.Nous comptions quelque peu sur la présente récolte qui s’annonçait partout prometteuse, au printemps, à cause des pluies qui avaient donné la base d’humidité suffisante au sol pour la poussée du blé.Hélas! toutes ces belles espérances ont été complètement anéanties.Une chaleur trop intense qui a persisté la moitié du mois de juin et le mois de juillet, temps durant lequel nous avons enregistré 102 et 103 degrés à l’ombre; puis enfin, le terible fléau des sauterelles a tout dévasté et tout ruiné de nouveau.Or le diocèse de Gravelbourg se compose entièrement d’une population d’agriculteurs.C'est aire que tous nos gens sont affectés par la disette qui semble vouloir persister, chez nous, depuis cinq ans.De plus, pour ensemencer leurs terres et vivre quelque peu, nos fermiers ont dû s’endetter par la nécessité de recourir au secours direct et pour cette fin.hypothéquer d’autant leurs terres, leur machinerie agricole et leurs maisons.Dans ces conditions pénibles, ils ne peuvent vraiment pas venir en aide à nos institutions; ils ne peuvent qu’avec peine trouver assez pour vivre, encore moins peuvent-ils défrayer les frais de pensions et d’études de leurs enfants au Collège.Pour cette raison, depuis trois ans, les directeurs du Collège Mathieu ont été forcément obligés de n’admettre que ceux des élèves qui donnaient les plus belles espérances.L'espoir de demain C'est ainsi que le choix de ces enfants en forme aujourd’hui une élite qui mérite toutes nos sympathies.Ce serait un crime que de ne vouloir pas s’en occuper.Pour me servir de l’expression symbolique du terroir: ‘‘C'est le blé qui lève, la moisson (jui mûrit”.Pour me servir de l’expression réelle, en appelant les choses par leur nom: “C’est l’avenir qui s’annonce, malgré les heures sombres du présent, ce sont les hommes de demain qui se préparent.Ne soyez pas surpris si je pousse l’ambition de chercher parmi eux les prêtres futurs du diocèse.C’est ce que je disais à mes curés, il y a quelque temps, en leur parlant de la nécessité de recruter un clergé sur place.“Le diocèse auquel vous vous êtes consacrés avec tan! de zèle sacerdotal attend encore cela de vous.Vous ne pouvez pas recevoir indéfiniment du dehors ces vocations de prêtres.Ces temps sont passés.Pour vous remplacer, il faut nécessaire*-ment trouver, chez nous, les prêtres dont nous avons besoin.Ce devoir impérieux qui préoccupera l'âme angoissée de votre évêque doit également préoccuper la vôtre”.Cet appel, qui ne faisait qu’accentuer un mouvement lancé depuis longtemps chez nous, a eu son effet; les vocations ne manquent pas.les demandes instantes, les démarché» louchantes non plus.Mais hélas, tes ressources font défaut.Dans ma visite pastorale, au cours de l’été, combien de jeunes gens sont venus me supplier, les uns de leur permettre de reprendre leurs études au rollège.les autres de les V commencer, parce que.disaient-ils.“nous voulons être prêtres’’.Ce spectacle aurait pu émouvoir de moins sensibles que moi.Le recrutement du clergé, en effet, est de trop haute portée morale, sociale et religieuse, pour qu’on reste indifférent en face d’une situation aussi pénible.Appel à no* frères de l’Est Pour toutes ces raisons, j’ai cru bon de m'adresser à vous, peuple si généreux de Montréal et de Québec; en faisant passer ma requête par l’Association catholique de la jeunesse canadienne-françaisé.j'ai pensé que vous seriez plus touchés des paroles persuasives des petits Canadiens du Québec, en faveur de leurs frères, les petits Canadiens de la Saskatchewan.Aidez-nous, afin qu'il nous soit pos-: sible de tenir toujours et de tenir envers et contre tous.Tenir, tenir jusqu’au bout “Tenir”: Tel fut le mot d’ordre laissé comme un testament sacré par mon illustre prédécesseur, S.E.Mgr J.M.R.Villeneuve, aujourd'hui notre vénéré cardinal-archevêque de Québec.“Tenir”, disait-il en partant, à ses diocésains éplorés, “parce que nulle part ailleurs il n'est loisible de céder.Tenir, parce que les autres tiennent, et qu’ils ont droit au concours de chacun, à son exemple.Tenir, parce qu’au-des-mis des motifs égoïstes et individuels.il y a des raisons sociales qui commandent le courage et la force.Tenir, parce que la conquête est à ceux qui tiennent’’.C’est tout juste parce que nous voulons tenir, que nous vous demandons aide, secours et assistance pour les petits Canadiens français de la Saskatchewan * L.-J.Arthur MELANSON, év.de Gravelbourg.N.R Toutes les offrandes doivent être adressées au H.P.Paré, S.J., directeur du Comité de souscription en faveur du Collège Mathieu de Gravelbourg: La Palestre Nationale, 840 Cherrier.Montréal Fr.6311.P«9«s d'histoire (Suite de la-1ère ds#ax scrupules théologiques d’Henri VIII.Il eut beau imposer sous peine de mort une profession de foi à peu près orthodoxe (1539), faire élevar son fils dans le catholicisme et distribuer de fortes sommes d’argent pour des messes, après sa mort, le schisme tournait à l’hérésie.Cran-mer, primat de Cantofbéry.les pu liticicns et surtout les prédicants calvinistes du continent poussaient hardiment en ce sens, persuadés que la rupture avec Rome ne serait définitive qu’avec le triomphe com plet de l'hérésie._____ La triste démolition du dogme catholique se fit avec une rapidité effarante.Sous Edouard VI (1547-53).on supprime le culte des images, le célibat des prêtres, la langue latine.Après le règne malheureux de Marie , l'oeuvre destructrice se précipite.Le Parlement sanctionne le Prayer Book et les XXXIX Articles, résumé de la doctrine protestante: elle est foncièrement hérétique.En 1596, à Eatn-beth.on accepte en bloc le calvinisme avec sa terrible prédestination.La révolution cromwellienne (1048) veut même supprimer l'épiscopal.dernière apparence catholique de l'anglicanisme.Il y avait bien eu des retours victorieux contre les envahissements du protestantisme, avec les grands théologiens Laud, Andrews (1625), et le groupe des Caroline Divines (1660), Mais l'accession au trône, en 1688, de Guillaume III d’Orange, chef du protestantisme d’outre-Manrhc.mit fin à ce jeu de bascule entre les deux courants protestant et catholique de l’anglicanisme, ou.comme Ion commençait à dire, entre la Low Church et la High Church.A sa blessure mortelle, celte dernière ajouta le suicide: hui! évêques et quatre rents prêtres refusèrent de reconnaître l'usurpateur.Ce fut la 1 démission forcée, l’ombre, l’oubli, j Ces tiraillfmenis de doctrine} avaient énervé, lassé le sentiment I religieux.Au sein de l’anglicanisme,! un nouveau parti se formait, ia Broad Church, école de l’indiffé-rence, avant d’être, au XIXe siècle, celle du libéralisme et de l'athéisme.* * * On devine quel pitoyable spectacle offrait l’Eglise Etablie d’Angleterre, quand, un siècle et demi plus tord, aux environs de 1830.un groupe de jeunes clergymen d’Ox-ford, alarmés par les progrès de l’irréligion, vouèrent à cette Eglise en péril leur filiale dévotion.La prière, l’étude et la réflexion leur firent approfondir la situation.L’inspirante religion les premières années de la Réforme.quVtait-elic devenue?Un département du service public.Ses évêques, ses ministres?Des fonctionnaires.Sa doctrine?Empoisonnée par le virus protestant ou évaporée sous l'influence délétère de la Broad Ckurrh.Bien plus, l'anglicanisme était désormais à la merci d’un Parlement où l’abolition du Serment du Test (1828) et l’Emnnci-pation des Catholiques (1829) admettaient indistinctement, à côté des anglicans, des dissenters, des Juifs et même, — humiliation suprême! — des catholiques.N’était-ce pas une véritable apostasie?Tel fui le thème du pathétique sermon prêché par Keble, le 14 juillet 1833.à l’église universitaire d’Oxford.Les traditions éteintes des non-jurors de 1688, de Laud et d’Andrews, ressuscitaient.Le tocsin sonnait, conviant au sauvetage de l’Eglise nationale.Serait-il entendu?Newman, le chef du Mouvement, et ses rares amis ne se faisaient pas d’illusions: la tâche qu'ils assumaient était accablante; la route à parcourir, interminable.11 fallait d’abord bloquer sur la pente de Tin-différence leur religion décadente; puis repartir à la conquête des dogmes que nous avons vus tomber un à un au cours des derniers siècles.Dès septembre, paraissait le premier des Tracts for tltc Times, principale arme des novateurs; les trac^ tartans y stigmatisaient les lâchetés de l’anglicanisme et réclamaient avec une stupéfiante franchise lo reprise de doctrines autour desquelles le protestantisme avait créé une dense atmosphère de préjugés.Le sermon de Keble avait causé un émoi à l’Université; les tracts firent sensation dans toute l’Angleterre.L'étonnement devait se résoudre dans un duel grandiose entre un groupe, insignifiant par le nombre, mais remarquable par le prestige et la valeur, et la nation entière.On comprend bien l'opposition générale.L’autorité civile voyait avec méfiance ces clergymen da RHUM S-JAMES LA GRANDE MARQUE FRANÇAISE DANS DU THÉ DANS DU LAIT EN GROG EN PUNCH etl de tempe immémorial recommandé par les médecins et utilisé dans les familles ceo He : GRIPPE, RHUME.BRONCHITES «t RefroMUjements Délicieui pot» portumer ft relever Lr#ntei.«eteeux, pudding!, compote», etc.S'-JAMES, ce prestigieux paye des Antilles, est le lieu d’origine dea /«« RHUMS DU MONDE.FOURRURE Une aubaine véritable: Manteaux -jn Ecureuil — style français — au prix très réduit de Eugène FAUCHER Ex-prés.Faucher et Pichet Limitée ?54, RACHEL EST.prêt St-Denis Tél.HA.4713.ESPOIR TOUJOURS POESIES 1 exemplaire , $0.10 12 exemplaires $1.00 50 exemplaires .$4.00 100 exemplaires .$7.50 S’adresser à l’auteur.l’abbé PIERRE GRAVEL Thetford-le*-Mines.‘T1P- ILA areNFAISATR* , oui SE FAÎT I corirnTisiSA"*"^ NOS SERVICES DIKECTiON DE FUNÉRAILLES SALONS MORTUAIRES ASSURANCE FUNÉRAIRE AMBULANCES PRIVÉES T(H.S Plateau 7-9-11 Docteurs, Consultes ! 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Pusey.s’écriait-il à son ami, nous nous sommes appuyés sur les évêques, et iis se sont effondrés sous nous, they have broken down under as ".Les tractarians, un moment désemparés par la violence du roup, veulent reprendre la lutte.Newman les laisse faire.Pour lui, i] sc retire avec quelques disciples fidèles à Littlemore.à deux milles d’Oxford, Une lutte plus terrible que celle des dernières années Ty attendait.Newman n’est plus sûr de lui-même! Le doute, qui Ta déjà effleuré en 1839, l’assaille de nouveau.se cramponne à son esprit et ne le lâche plus: cet idéal à la conquête duquel il marche avec ses amis n'est-il pas une utopie?Le catholicisme vrai, celui de l’Eglise de Jésus-Christ, est-il bien celui d’Hen ri VIH?Ou ne se trouve-t-il pas plutôt à.Rome?Mais ce seul mot lui fait peur.Il ne peut sc dégager de la masse de préjugés qu’il traîne avec lui depuis son enfance; i! craint les illusions; il sent ses responsabilités de chef; il aime malgré tout cet anglicanisme “dans lequel il est né et veut mourir”.Drame poignant, que VApologia pro Vita sua a immortalisé! L’histoire des origines chrétiennes et des premières hérésies devait enfin apporter à Newman, avec le calme, la Vérité intégrale.“En plein milieu du Ve siècle, je croyais trouver, réfléchie comme dans un miroir, la chrétienté du XVle et du XIXe siècle.Dans ce miroir, je regardai mon visage; j’étais un monophysite.En étudiant l'arianisme, il vit “que les ariens étaient les protestants, que les semi-ariens étaient les anglicans, et que Rome était toujours la même”.L’âme loyale de Newman n’hésita plus.Le 9 octobre 1845.dans le silence de Littlemore.Newman faisait sa soumission à l’Eglise romaine.Quelques disciples l’avaient déjà précédé.Après lui.ce fut une traînée de conversions.* * ¥ On soupçonne que la “défection” du chef des tractarians et de ses amis devait avoir un retentissement considérable, “fl est impossible.écrit un contemporain.Mark Fattison, de décrire l’effet énorme produit dans le monde académique i t clerical, je puis dire, dans toute l'Angleterre, par ce fait qu’un seul homme a changé de religion”.Quel en serait, pour le Mouvement d’Ox-lord, la répercussion?Condamné par l’épiscopat, dédaigné ou discrédité par l’autorité civile, désavoué par une opinion toujours han tée par le spectre de Rome, pour-raif-il résister à ce coup qui lui venait de ses propres rangs?La défection de ses chefs ne-proclamait-elle pas lu fnillitf des aspirations de 1833 et de tout essai de réforme de l’anglicanisme?Il eût semblé présomptueux de né pas le croire.Mais H restait un groupe imposant de tractarians, hommes remarquables par le savoir et la piété.dont l’admiration qu’ils avaient toujours professée pour Newman n'était pas assez forte pour les *n-trainer à sa suite jusqu’à Rome: Pu*ey, Keble.Church,.Qu'al-laieut-ik faire?Abandonner la lutte.où les chances de victoire s’avéraient par trop inégales?Saluons un héroïsme qui, malgré qu’il fut au service d'une vérité Incomplète, n'en tranchait pas moins sur CIL Exigez les meilleurs fertilisants DEMANDEZ LIS PRIX A Coopérative Fédérée de Québec 3 A r 4P MAI mmmm __ 130 ST-PAUL EST PRINCIPAL PIOTRIBUTBOTR MONTREAL A RCME à la canonisation de BERNADETTE S0UBIR0US LA SAINTE DE LOURDES Départ: MONTREAL et QUEBEC, 17 NOVEMBRE 1933 Aller.“ASCANIA'1 au Havre — 3 heures tie Paris.Retour: “ROMA” par la Méditerranée ensoleillée; arrivée à New-York le 22 DECEMBRE.Tournée FRANCE-ITALIE — Paris (6 jours) Lourdes.Marseille, Nice — la Côte d’Azur, les Corniches — ; Gênes, Rome 41 fl A i fl 414*v 4 • 1 fl 41 Al fl 1 41 fll c» la Démocratie, Nationalité et Gou vernement, l’Europe convalescente, etc.Voici la liste des conférences de M.Zimmern arrêtées pour la semaine prochaine: Lundi soir, à 8h.30, au.Montreal High School: Situation et méthodes d'avant-guerre.Mardi soir à l’Université McGill, salle Moyse, à 8h.30 : La situation d’après-guerre.Mercredi soir, ru Westhill High School, de Notre-Dame de Grâce, à 8h.30: Le Problème européen.Jeudi soir, à 8h.30, l’endroit reste â déterminer: les Problèmes extra-européens.Vendredi soir, à 5 heures, à l’édifice de la compagnie de téléphone Bell, côte Beaver Hall, spécialement pôur les hommes d’affaires: le Problème économique.Samedi soir, à 8b.30, auditorium de la Y.M.H.A., rue Mont-Royal: le Système collectif.La conférence panaméricaine L’ATTITUDE DE L’ARGENTINE Bu en os-Ayres, 21.’(S.P.A.) — Il est de plus en plus clair qu’à la conférence panaméricaine qui aura lieu dans ]a capitale de l’Uruguay, en décembre, l’Argentine se placera plus au point de vue sudaméri-cain qu’au point de vue panaméricain.Depuis la conférence économique de Londres, plusieurs puissances, désireuses de constituer des groupements étonomiques pour suppléer à la coopération mondiale, cherchent des alliances commerciales avec l’Amérique du Sud.La Grande-Bretagne en est même arrivée à considérer l’Argentine comme un élément commercial de l’Empire britannique.Les Etats-Unis veulent rallier le commerce sudamé-ricain à la doctrine du panaméricanisme.Mais l’Argentine invite les autres pays d’Amérique du Sud à se constituer non en économie fermee mais en entité commerciale assez organisée pour manifester sa volonté.^ r Un cartel du commerce de Thuile Des échevins affirment qu’il y b un rartel du commerce de l’huile a Montréal.Récemment, la ville a demandé des soumissions pour 250,-000 gallons d'huile lourde pour épandre sur les, chaussées.Neuf soumissions ont été envoyées toutes pour le même prix.La ville a annulé les soumissions et donne instruction à l'acheteur de la ville d’acheter l’huile par quantités de 2,500 gallons, n’importe où, du moment que le prix sera moindre que 9 cents et demi., Les mêmes erhevms affirment aussi que le même état de choses règfnc pour la gMOÜne et les pétro-les._ Récital Lucien Martin M.Lucien Martin donnera un second résital de violon, vendredi prochain.27 octobre, à 3 heure», à la salle Tudor, sous les auspices des Concerts populaires de Jas.-A.Ogling- qu’il en soit des intentions du gouvernement, il est certain que la question sera soulevée par quelques députés ruraux de cette région qui réclament des lots de colonisation.Le projet de loi corrigerait aussi certains abus que l’on constate aujourd'hui.Ainki une compagnie fait actuellement couper des centaines d’érables de grandes dimensions pour en faire des traverses.Les cultivateurs du voisinage out protesté contre ce pillage de la forêt où pourraient s’exploiter des érablières de premier ordre.Mais on leur répond que les compagnies ont le droit d’agir ainsi.pas d’intirêt dan» la salle des conférences du Château un lustre ancien qui pendait autrefois dans le sanctuaire de rogramme ne manquera l’églixe de Loll(^',,,'u,*• La Société a reçu aussi plusieurs objets, dont Les élections partielles Dans Yamaska, Restigouche, Ma-dawaska et Mackenzie Ottawa.21 (S.P.C.)—Lundi, trois circonscriptions électorales éliront chacune un représentant à la Chambre des Communes.Yamaska n’a que deux candidats, l’un libéral, l’autre conservateur.Restigouehe-Madawaska, dans le Nouveau-Brunswick, en a trois: un libéral, un conservateur et un agraire-ou-vrier.Quatre partis se font la lutte dans Mackenzie: les partis libéral et conservateur, l'United Front et la C.C.F.L’attaque, dirigée par MM.Mackenzie King et Ernest Lapointe, est très vigoureuse.L’autre parti d’opposition, la C.C.F., a cfu bon concentrer ses efforts dans une seule circonscription, celle de Mackenzie, où il présente l’ancien juge L.St.George Stubbs.Les principaux sujets de discussion sont la situation économique du Canada, le traité économique international relatif à la circulation du blé, les tarifs d’exportation et d’importation, l’assistance à l'agriculture et aux chômeurs, les perspectives de reprise, le tarif des chemins de fer, les salaires des cheminots et la situation bancaire du pays.Dans les trois circonscriptions, la très grande majorité de la population se compose de cultivateurs.Restigouche-Madawaska est à l’extrême-nord de la province du Nouveau-Brunswick e» s’étend de la baie des Chaleurs jusqu’aux frontières du Maine.Elle est surtout peuplée de Canadiens d’origine française.Les principales industries de cette région sont la laiterie et l’exploitation de la forêt.Il y a aussi des pêcheurs.La principale ville du comté est Campbellton, un cen* tre ferroviaire.La population de cette localité est de 6,500 habitants, celle de la circonscription, de 54,-386 âmes.Il y a 115 bureaux de votation.Le candidat conservateur, M.Paul-E.Dubé.parlait durant sa campagne aux côtés des honorable» E.N.Rhode», ministre des finances, et Murray MaeLaren, ministre des pensions militaires et de la santé.Le candidat libéral a eu maintes fois l’appui personnel «{e M.Mackenzie King, le chef du parti libéral canadien.Le candidat travailliste-agrarien.M.J.L.G.Annett, s’est battu presque seul.Le représentant élu par Restigou-che-Madawaska était un conservateur en 1930.un libéral eu 1925, un conservateur en 1925.un libéral en 1921 et un libéral encore en Washington, 21 (S.P.A.) — Le président Roosevelt a amorcé des négociations sur la question des relations entre les Etats-Unis et la Russie soviétique.11 a invité le président des Soviets à envoyer un représentant à Washington pour discuter cette question.M.Kalinine a répondu que le gouvernement soviétique enverrait M.Litvinov, commissaire des affaires étrangères.(Nous publions ci-après la lettre de M.Roosevelt et la réponse du président soviétique).C’est la première fois que le gouvernement des F'tats-Unis et celui de la Russie entrent en communication depuis la chute du régime tsariste.On sait que tout récemment l’association d’anciens combattants dite American Legion et le groupement de syndicats ouvriers appelé American Federation of Labor se sont prononcés contre la reconnaissance du gouvernement soviétique.On sait que d’autre part, il a été question, à Washington, d’assurer à la Russie des crédits qui lui permettraient d’importer des Etats-Unis de fortes quantités de coton, de produits agricoles et de machines.Pour la paix Moscou, 21 (S.P.A.) — Un porte-parole du commissariat des affaires étrangères a fait remarquer que le geste du président Roosevelt ayant lieu à un moment où'la situation mondiale est très grave peut être éminemment utile au maintien de la paix.Nous ne voyons, a continué ce porte-parole, aucun obstacle insurmontable à des relations normales et aucune divergence notable entre les deux pays.Les Soviets comptent que la reprise des relations normales avec les Etats-Unis vaudra à la Russie une facile obtention de crédits, l’abrogation de restrictions douanières contre certains de ses produits et une amélioration de sa position a l’égard du Japon.Ils pensent que la crise économique leur facilitera les choses, du fait de l’âccnmula-,ion An.68 excédents de production aux Etats-Unis.Les Etats-Unis et le Japon sont les deux seules grandes puissances qui ne reconnaissent pas le gouvernement soviétique présentement.En Grande-Bretagne Londres, 21 (S.P.A.) — En Gran-derBretagne, on prévoit que la reconnaissance du gouvernement soviétique par les Etats-Unis se traduira par un accroissement de la concurrence que les produits britanniques rencontrent sur le marché russe.Présentement, les crédits que la Grande-Bretagne consent aux Soviets se chiffrent entre 40 et 50 millions de dollars.Leur échéance ne dépassé pas 18 mois.L’Allemagne et l'Italie accordent à la Russie des crédits de quatre ans.La lettre de Roosevelt Voici la lettre du président Roosevelt: Cher monsieur le Président, Dès le début de mon gouvernement.j’ai envisagé comme désirable un effort pour mettre fin aux présentes anomalies des relations entre les 125,000,000 qui peuplent les Etats-Unis et les 160,000,000 qui' peuplent la Russie.11 est tout à fait regrettable que res deux grands peuples, qu’une heureuse tradition d’amitié a liés pendant plus d’un siècle pour leur bien à tous deux, se trouvent maintenant dépourvus de moyens de' communiquer directement.Les difficultés qui ont causé cette situation anormale sont sérieuses.Mais je ne les crois pas insolubles.On ne peut supprimer des difficultés entre grandes nations qu’au moyen d’entretiens francs et amicaux.Si vous partagez cette opinion, je serai heureux de recevoir les représentants que vous chargerez d’étudier avec moi personnellement toutes les questions qui se dressent entre nos deux pays.La participation A ces entretiens, ne lierait — cela va de soi — ain cun des deux pays quant à sa ligne de conduite future, mais elle indi-querait un sincère désir d’obtenir une solution satisfaisante aux pro-’ blêmes à résoudre.J’espère que ces entretiens auront d’heureux résul-’ tats pour les deux peuples.Veuillez agréer, cher monsieur le Président, l’assurance de mon entière sincérité, * Franklin-D.ROOSEVELT La réponse de Moscou Voici maintenant la réponse du président de PU.R.S.S.: Cher monsieur le Président, J’ai reçu votre message du 10 octobre.J’ai toujours considéré comme* très anormale et regrettable une situation qui fait que, depuis seize ans, deux grandes républiques, les’ Etats-Unis d’Amérique et l’Union des républiques soviétiques socia-( listes, sont privées des méthodes usuelles de communication et du bien que cela comporte.Je suis heureux de noter que vous en êtes arrivé à cette conclusion, ».Il n’est pas douteux que seules des relations directes permettent de résoudre les difficultés, présentes ou à venir, entre deux pays; que, d’autre part, l’absence de ce mode de relations empéçhe d’obtenir des solutions.Je prendrai la liberté d’exprimer l’opinion que la situation anormale dont vous parlez justement dans votre message, a un mauvais effet non seulement sur les intérêts des deux Etats que cela concerne, mais aussi sur la situation générale dans l’ensemble en ce que cela accroît les éléments d’inquiétude, complique les moyens de raffermir la paix mondiale et encourage les forces qui tendent à troubler cette paix Conformément à ce point de vue, je suis heureux d’accepter votre proposition et d’envoyer aux Etats-Unis un représentant du gouvernement soviétique pour qu’il y discute avec vous les questions intéressant nos pays.Le gouvernement soviétique aura pour représentant M.M.Litvinov, commissaire du peuple pour les affaires étrangères, qui se rendra à Washington au temps dont nous conviendrons.Veuillez agréer, cher monsieur le Président, l’assurance de mon entière sincérité.Mikail KALININE jours été beaucoup plus fortes que celles des députés conservateurs, Yartiatka La population du comté d’Ya-maska est de 16,820 habitants.Cette circonscription.ne compte à peu près que des agriculteurs.Elle renferme quatorze villages dont ja plupart remontent au régime français.A la dernière élection générale, elle a élu M.Aimé Boucher, le candidat libéral.La Cour a annulé cette élection.M.Boucher n’avait recueilli qu’une voix de plus que son adversaire, M.Paul Comtois, le candidat conservateur.Les mêmes candidats sont en présence l’un de l’autre, à la présente élection.La lutte politique battra son plein d’ici dimanche soir.Dans Yamaska, des anciens ministres libéraux comme M.Lapointe et Cardin font la campagne pour M.Boucher, et du côté des conservateurs, MM.Sauvé et Duranleau, pour M.Comtois.M.Frédéric Pelletier “Stella” L'Amicale Meilleur Vendredi soir, le 27, l’Amicale de l'Académie Meilleur se réunira, dans la salle de l'institution, angle Fullum et Rouen, pour un concert-> boucane.Dimanche, le 29 octobre, à 10 h.Mu matin, réuation des oaek'ns.U l’y aura défilé, assistance à la grand’-j messe à l’église Saint-Eusèbe, puis , banquet.Dans l’après-midi, salut i du Saint-Sacrement et le soir, à 8 i heures, soirée paroissiale gratuite i à l’Académie.Le nouveau président, M.Israël Nnntel, invite tous les anciens de l’Academie.Réunion des échevins, mardi La prochaine réunion du conseil municipal aura lieu mardi prochain.On y discutera le projet des nouveaux travaux d’aqueduc.au Le Dr Frédéric Pelletier, critique musical au Devoir et président de l’Académie de musique de Québec.donnera une causerie vendredi prochain, à 5 heures, sous les auspices de la Société des Confc-rences-audittons du Stella.M.Pelletier a choisi le sujet sui-vnnt : Hymnes nationaux.Cette conférence sera illustrée."i*™1- « rpêu a,lssl " ,‘ / u-i j ' ni?VMi i noter- les maiorltés 4i;7rr,.oïïs.s.réd.","ir .s;'.s.n„.r:s1'p" • w ‘,‘r i» • ^ * «"> *™- Les cours de M.Raoul Blanchard La grande industrie moderne — Comment regarder un paysage Le géographe Raoul Blanchard a Nr-minc hier soir les deux séries de efférentes qu'il a données cette semai"* sous les auspices de r'Instituf tique franco-canadien".A I I« vaient pas tarder à changer l’aspect de ces terrains: un à un ils furent vendus, en bloc ou en lot, aux compagnies d’immeubles; la pre mière impulsion était donnée.L’annexion de Notre-Dame de Grâce avec la cité de Montréal, i) y a quelque vingt ans, termina le travail.Le mouvement de constructior modéré en 1911 par une crise algue d’immeubles, puis presque totalement arrêté durant in grande guer re, reprit après 1918 sa marche as t endante si bien uu’en 1925 les RR PR.Dominicains jugèrent à propos d’établir une desserte sous le vocable de Saint-Dominique, pour les quelque 158 familles habitant le: limiles acluelles de la paroisse.< Le R.P.A.Gnsavant, O.P., fui chargé de cette tâche et commença à exercer son ministère le 3 janvier 1925 dons a salle de l’école Sninl-Dominique.Tous connaissent l’abnégation de notre d.'ss.r vaut, son désir intense de connaître les misères, les troubles, les peines de chacun pour mieux les consoler et aider à les supporter saintement; tous savent avec quel zèle II visitait les malades, leur donnait les secours religieux et les préparait à mourir chrétiennement; nombreux sont les enfants qui prirent leur première leçon de catéchisme sur ses lèvres, hésitantes parfois, mais d’où découlait la doctrine thomiste ta plus pure.Pendant trois ans et neuf mois, le Révérend Père cumula les fonctions de desservant, chaniant les offices le dimanche et les jours de fête dans la chapelle quittée il y a quatre ans.Tous les ans venaient stajouter à la liste des paroissiens (Suite â la page 8) Halons ensemble avec le “Devoir" Roméo BEAUDET Président de l’Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada Gérant de la Confederation Life Association IMMEUBLE CONFEDERATION rue Ste-Catherinc Angle Av# McGill College Tél.M Arquette 5324 Domicile; WAlnet 1693 Banque Canadienne Nationale Actif, plus de $132,000,000 Toutes opérations de banque et de placement 563 bureaux au Canada 69 succursales dans l’I le de Montréal Notre personnel est à vos ordres.‘ : ¦ -¦-.a.,.:- Nouvel atelier de confections et réparations Assortiment complet de LINGERIE pour bébés et enfants CHANDAILS.BAS.SOUS-VETEMENTS pour dames, ainsi que BAS, LAINE et MENUS ARTICLES.Mme Henri Trudel Angle Boulevard Décarit e» Notre-Dame de Grèce ™.':¦¦¦ ;.¦ Tél.ELwood 1238 Garage Snowdon, Ltée Snowdon Garage, Ltd SERVICE JOUR ET NUIT Gazoline, Huilage, Graissage Lavage, Remorquage, Réparation* 5008 BLVD DECARIE.MONTREAL «J 'Calcicure” LE MEILLEUR RECONSTITUANT Chaque grain est une parcelle de vie.Ecrire pour échantillon: LAPOHTX, HUDON HEBERT.LTEE OU LYMANfl LIMITED ANESTHESIE RAYONS X Dr Roland Grégoire CHIRURGIEN-DENTISTE 5352 Sherbrooke O.DExter 6286 Coin Prud'homme Tél.FL.7331 Nettoyage, Teinture, Réparage, Pressage -w LAMOUREUX Exper Nettoyeur et Teinturier 514, rue ROY, près Berri / 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 OCTOBRE 1933 VOLUME XXIV — No 243 L’Ouest canadien-français s'affirme.Notre-Dame de Grâce (Suite de la paye 7) A part la chorale, les confrérie et fraternités accoutumées dans nos paroisses catholiques françaises: Dames de Sainte-Anne, Enfants de Marie, Hommes et Jeunes Gens de la Congrégation de la Sainte-, Vierge, tertiaires de Saint-Dominique, Notre-Dame de Grâce compte des sections de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Vincent de Paul, de l’A.C.V., du Noël, de l’Assistance Maternelle, de l’A.C.J.C., du Scoutisme catholique.Ces deux dernières la gravité doctorale, la solennité de la chaire, mais non, certes, de ce qu’il dit de conscience, d’exactitude, d’exigence, de labeur.” Sur l’élève ensuite: “Il fut excellent élève, et cela ne doit pas nous étonner.C’est la même vertu qui tiers spécialisés qui chômeraient si on ne leur fournissait cette occasion de travailler.UN TEMOIN Bribes d’histoire (Suite de la paye 7) si un grand nombre de nouveaux bien qu’à l’été 1929, un groupe de' paroissiens résolut d’envoyer une requête â Mgr l’archevêque, pour oeuvres ont pu, grâce à d’heureuses j l’érection d’une paroisse.initiatives et à des générosités au delà de tout éloge, se fonder en pleine crise, vivre alors que tant d’autres meurent et même pousser une pointe audacieuse jusqu’au lac Lachigan, au camp Saint-Victor.L’AVENIR Telle fut ta bénédiction de Dieu, de Notre Mère et Patronne, des Anges et Saints préposés à la garde de j son habile cure la paroisse de Notre-Dame de Grà- ! Dès le 24 suivant, une présent, ce, dans le passé et le qu’on peut ici respirer à i’aise et tendre vers l’avenir avec certitude parfaite et paix profonde.Terre de fertilité magnifique autrefois, Notre-Dame de Grâce, en évoluant dans le sens citadin, demeure terre de santé, assez unique dans le grand Montréal; le soleil y parait de meilleure heure, l’air qu’on respire sur ses coteaux est sec et vivifiant.A ce titre, le quartier exerce déjà une attirance invincible, attirance que favorise et vient renforcer une loi d’ordre physique à peu près inéluctable et qui travaille en sa faveur: loi du développement des villes et de la migration des peuples vers l’ouest.“Dans l’Ouest, ma chère”, n’esl donc pas un vain mot, simplement fait pour rire ou plaire.11 explique cette éclosion d’oeuvres, cette poussée de bâtiments et d’institutions superbes autour de la montagne que le voyageur peut apercevoir avec admiration depuis quelques années.Et quand l’Ouest s'appelle Notre-Dame de Grâce, nom presque magique, où i! y a, non pas peut-être comme disait Rostand, “de la poudre et du canon", mais de la grâce tout plein, un charme poétique et mystique à la fois, un je -.e sais quoi de doux, de grand et de fort, comme la Vierge Mère, patronne et JHOtectrice chez nous à un titre si particulier, celui de “toutes grâces”, de distributrice de toutes les grâces, celles de la terre et du Ciel, du Temps ei de l'éternité, il n’y a pas à résister: un jour ou l’autre on en sera, de coeur et d'esprit en attendant de l’être de corps, pour son bonheur, le bonheur et bien-être de ce qui nous tient le plus à coeur: les siens, les chers petits, les hommes et les femmes de demain.P, Marie-Gabriel FERRAS, O.P., curé que d'exécuter les travaux argent comptant permet de soulager la misère d’une foule “’ouvriers «le mé- le "bon dTsciple'et'Te bonVaU t.ers snér.ahsé, oui chômeraient si tr8; Ja ayrnpathi£ ,a disposition à aimer, à découvrir l’esprit.” Enfin le P.André Bremond parle des oeuvres capitales de son frère, son Newman, son Histoire du Sentiment religieux en France, et aussi des luttes diverses du polémiste.Ne laissant dans l’ombre aucune des périodes de sa vie, même les plus pénibles, il note que “la séparation (d’avec la Compagnie de Jésus) si douloureuse fut-elle, ne consomma pas la rupture : des amitiés restèrent fidèles et celui qui partait continuerait à combattre le bon combat”.De même, à propos de ses relations avec George Tyrrell “_____s’il fut entraîné à quelque grave imprudence, il se soumit au jugement de l’autorité souveraine, et la suite montra que sa soumission était sans arrière-pensée.Il ne bouda pas, il ne se retira pas dans sa tente.La meurtrissure laissée par^ les luttes une fois cicatrisée ce prêtre voulut continuer de servir l’Eglise, filialement, selon son génie”.Avec autant d’exactitude que de fraternelle affection le P.André Bremond nous révèle l’âme d’Henri Bremond “son âme douce de lutteur”, selon le mot de M.Champe-tier de Ribes, J.B.La desserte de Saint-Dominique avait vécu et était remplacée par la paroisse actuelle de Saint-Antonin.Le 17 novembre 1929, en la chapelle de Saint-Dominique, M.Je curé Henri Delongchamps venait saluer ses nouvelles ouailles; la paroisse venait de naître, mais elle était vigoureuse et promettait de vivre sous la ferme direction de miyJWk -a chorale était organisée sous les soins de M.Arthur Blaquière et se chargeait de donner le chant, le dimanche et les jours de fête; cependant des circonstances incontrôlables l’ont forcé d’abandonner son oeuvre; elle n'a pas péri pour cela grâce à la perévérance et à la ténacité de ses membres et à leur désir de perpétuer l’oeuvre du fondateur.Aujourd’hui, M.Edmond Breton, ancien maitre de chapelle de Notre-Dame de Grâce, est le dévoué directeur de notre chorale.Non sans mérite, il a réussi à nous préparer les Vêpres qui ont été chantées pour la première fois le 1er octobre dernier.Les jeunes filles ne tardèrent pas à suivre l’exemple donné par les hommes; après quelques tribulations et certaines difficultés indépendantes des volontés, la direction Conférence du dimanche au ' Monument National Le dimanche 22 octobre, à 2h.30 de l’après-midi, M.le professeur C.-N.Valin, médecin, poursuivant sa série de conférences sur l'hygiène, traitera le sujet suivant: Hygiène du système nerveux.Le même jour, à 8h.du soir.M- le professeur J.-B.Lagacé, pour en échut à Mlle G.Choquette qui,!suivant sa série de —~,A- grâce à sa haute compétence, guide sur ('histoire de l’ort, sa chorale avec une incontestable maîtrise.La seconde organisation masculine fut celle d’une conférence de Saint-Vincent de Paul; M.C.Tessier, l’avocat bien connu, en fut le premier président; c’était une nomination judicieuse.La réputation de M.Tessier n’est pas à faire: tous ceux qui ont eu le plaisir de le côtoyer connaissent son affabilité, sa bienveillance et son ingéniosité à trouver le mot qui console, qui fait sourire.Cette organisation a fait beaucoup de bien à notre paroisse: elle a assisté quelques familles ou dans la pénurie, ou dans le grand besoin et elle est prête à donner son concours le plus généreux et le plus désintéressé pour secourir les misères qui se multiplient avec la crise que nous traversons.Il serait ingrat de passer sous silence l’oeuvre de nos mamans; depuis longtemps déjà, elles ont leur [association des Dames de Sainte-Anne et se sont prêtées complaisamment aux organisations paroissiales; de même, elies se sont fait un devoir de se réunir sous forme de chorale et, sous l’habile direction de Mme J.-R.DesRosiers, de se faire entendre une couple de fois par mois.Pendant deux ans, la chapelle de Saint-Dominique nous servit de chapelle publique, mais un grand pas 1 a été fait, il y a quatre ans: de la ________ _ i chapelle de la desserte nous som- .'l1 *.• en particulier, avec son ves- : mes ren{|lls dans notre propre tem-tibulc détaché, que surmonte une j ple sur notrp propre terrain.l0*ir> ei.sa tour qui I ()h! elle est pauvre notre église, elle n’est pas spacieuse, on n’y trouve aucun luxe, mais elle est à nous, c’est notre chose, c’est notre bien.[Simple et modeste, elle se cache En I92 novembre conférences traitera le L’art égyptien : le sujet suivant: temple.Entrée gratuite.Ces conférences données sous les auspices de la Société Saint-Jean-Hapttstc de Montréal seront illustrées à l’aide de projections lumineuses.__ La manifestation de la jeunesse Cef après-midi — RaHiement au square Viger — Défilé — Les discours à l’Arena t-Léon de Westmount (Suite de la page 6) donc parachever l’église devenue insuffisante.On y ajouta la nef et la façade actuelles.L’église prit alors ses proportions architecturales définitives.Elle est de style toscan, assez nouveau, ici.Cette fa a balustrade s'eiiciistre à moitié seulement dans e mur de façade, donnent à la construction une originalité bien marquée.Occasion Avantageuse-N’attendez pas Toute une réputation connue à votre service pour l'examen de votre vue.PRIX SPECIALEMENT REDUITS DURANT TOUTE CETTE SEMAINE SEULEMENT SUR TOUS NOS VERRES ET MONTURES COMPRENANT VERRES A DOUBLE FOYER, REPARATION EN LUNETTERIE, AINSI QUE LES ORDONNANCES DES MEDECINS OCULISTES.K • PHCIAllMTSt -•fT«MBTIM«TES — orricir.** mccncibi 265.Bureau ptlncipal: ru# STE-CATHERINE Tél.LA.«703 EST Succursale; 6890, rue ST-HUBERT Tél.DO.*335 Succursale; 8T-LAMBERT, 270 ave Victoria, TéL 7*1 LA PLUS GRANDE INSTITUTION DU GENRE AU.CANADA Tel.CR.^ X 4114 ingue prêtres 1931.seul, la semaine, aidé de .auxiliaires, le dimanche.Depuis I erection de la paroisse.Depuis 1926, les catholiques del1® Population catholique canadien-langue française, assurés de la pus- i nt^figmçaise s est elevee a pies de session de cette église dont ils avaient toujours constitué la majorité comme population et comme contribuables, secondèrent avec enthousiasme leur curé dans la fo- .____.construction de leur temple parois-jtl0n* )£' p“1,eiu c.’ ,a al V',,,1 sjal | perspicacité sont venues à bout de Moins les murs extérieurs.Saint- toll*os les difficultés.i»;,.: __i„.• ____ Dennis un an.il a> 400 familles.Point n’est besoin de «lire que ces améliorations, ces progrès sont en grande partie l’oeuvre de notre excellent curé M.l’abbé H.Delongchamps, dont la pondéra Environ 10.000 jeunes gens prendront part cet après-midi à une manifestation destinée à éveiller davantage la sympathie publique à l’égard de l’Université de Montréal.Voici les détails du défilé: Les manifestants seront: les étudiants de l’Université de Montréal, les membres de i’A.CJ.C., les membres de la J.O.C., les Jeune-Canada, lés élèves des Collèges Ste-Marie, Jean-de-Brébeuf, Mont-St-Louis, St-Laurent, Grasset, les élèves des écoles du Plateau.St-Louis, soit un total d’environ 10,000 jeunes gens.Lieu de ralliement: au square Viger, à 3 h.Départ à 3 h.30 et défilé par les rues St-Hubert, Rachel, St-Urhain et Mont-Royal.Entrée à l'Arena à 4 h.30.Prograrrvie à l’Arena: ouverture: le chant O Canada par les fanfares et la foule.Les étudiants: le Boum.Discours de Ls-P.Robert, président de l’Association générale des étudiants: “Le besoin impérieux qu’ont les étudiants de l’existence et de la prospérité de l’Université de Montréal.Discours de Philippe Ferland, de l’A.CJ.C.: “Le rôle intellectuel et social de l’Université” Discours de M.Cholette, de la .1.0.C.: ' I.ouvrier peut-il se désintéres-scr de l’Université?” Discours de M.Gérard Filion, des Jeune-Canada: “Au point de vue national, nécessité de l’Université de Montréal et de ses progrès”.Les discours seront irradiés par] CRAC.Chant: O Canada.La sentence de Davis Dix coups de fouet, quatorxe ans de pénitencier et $3,000 d’a- Notre mot d’ordre: Encourageons les nôtres contre les envahisseurs étrangers.Montres — Horloges Bagues — Bijoux Joncs de mariage, etc.Dans tout ce qui fait l'objet de notre commerce, vous êtes assurés d’être servis à souhait à nos deux magasins — la qualité toujours.Spécialité: Réparations de montres.—ET BIBEAU HALÏ AVEC LE "DEVOIR" G.H.BIBEAU & Frère HORLOGERS-BIJOUTIERS DEUX MAGASINS: 1257, Ste-Catherine Est 905, Boul.St-Laurent.arguery Mangez CHEZ _____ Réassurant français authentique* Repas réguliers Lunch: 40c.Dîner; 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On inaugura en 1927 ce program- [ me de reconstruction graduelle, ba- j sé uniquement sur les revenus ac- ' cumulés au cours de l’année écoulée, sans contracter aucune nouvelle dette de fabrique, tout en amortissant celle de la construction de 1921.Tout le parquet, jusqu’alors de bois, a été remplacé par une dalle «le béton recouverte de tuiles de marbre, parsemé de trente panneaux de mosaïques florentines.Les autels et la chaire de bois ont fait place A des mosaïques et à des marbres sculptés qui sont de véritables morceaux d’art.Le professeur Gui-do Nincheri a aussi commencé l’installation de verrières qui supportent avantageusement comparaison avec les plus belles de Montréal.Le même* artiste est en voie d’exécuter la décoration à fresque de la voûte intérieure.Les murs ont été dénudés de leurs enduits sur lattes de bois, et l’on esl en train de les revêtir de pierre «le France avec des ornements et des symboles sculptés.Les lambris de base de ces murs et des piliers de la nef sont des panneaux de mosaïque de marbre de couleurs et de dessins variés, exécutés avec une précision et une perfection de maître.Sous l’habile direction artistique et financière de leur curé, les paroissiens de Westmount voient donc leur église se transformer «(•année en année, pendant cette terrible crise économique que nous traversons, sans aucune inquiétude financière, parce qu’ils voient leur dette diminuer à chaque exercice financier; ils sont même très heureux de constater que cette pollti- Depuis un an, il avait comme vicaire M.l’abbé Raymond Allard, qui a été remplacé, cette année, par M.l’abbé Louis LeCavalier.Saint-Antonin va toujours de l’avant; le culte liturgique s'organise; l’action catholique va bientôt s’implanter; nouh n'avons pas à rougir «le notre clocher.i .mire nt S A1NT-G F.O RGES Henri Bremond vu par son frère Au lendemain de Ja mort d’Henri Bremond, la presse tout entière, hâtivement, rendit hommage à l’écrivain célèbre.En rassemblant «•es notes, on éprouverait quelque peine à dégager l'exacte figure «lu disparu.C.’est que l’homme el l’oeuvre ne se laissent pas facilement appréhender et que le portrait, pour être fidèle, réclame une connaissance profonde du modèle.Au nom des Eludes (1), qui comptèrent Henri Bremond parmi leurs collaborateurs durant un certain temps, le I*.André Bremond apporte à sa mémoire, dans cette revue, un hommage fraternel.On trouve là non pas tant un jugement sur Henri Bremond et son oeuvre que d’émouvants souvenirs sur l’homme et le prêtre.Sur le pro fesseur d'abord: ".jamais jient-être ne fut-il plus simplement hÀi-reux.«'.’était sa vocation.Il c.st tlu-jonrs resté profess«*ur” parce rue “.il.aimait à donner de ses id/es.de son talent, lui-même, et delà pour *la joie mèfme ne dom/r".Mais en l’appliquant à Henri JW-mond il faut alléger ce mot «lefpro-fesseur “de t«>ut ce qui l’alofrdit, BEURRE Qualité supérieure TOUSIGNANT Frères Ltée Le» plus grands détaillants au Canada de beurre, freinage, neufs et autres provisions.TOUSIGNANT Frères Ltée 9 MAGASINS Commodément situés 6312 ST-HJBiRT 5167 rue Clarke ?929 rue Masson 1584 Ste-Catherino Est 2034 Mont-Royal Est 1148 Mont-Royal Eat 1374 rue Ontario Est 2309 rue Ontario Est 3539 rue Ontario Est 20c LA LIVRE Bourre de choix Beurre pour la cuisson .CETTE SEMAINE (1) Etudes, 15, rue MonsieAr, Pa-jûs Vile.No du 5 netobre/1933 ment et pour le bien des deux ac-eusés, je les séparerai.Un ira au penitencier, l’autre à la prison.” mende Le juge Greenshleids a condam-i.e Harry Davis, Israélite.\ 10 coups de fouet, trois mois après son incarcération, â 14 ans d’in-au pénitencier et à •, 3,000 d amende, pour avoir vendu «les narcotiques.Davis a été condamné à un total «le _, années de pénitencier, mais comme «leux sentences seulement ne sont pas concurrentes, il ne passera réellement que 14 ans à Saint-Vincent de Paul.Le juge a donné une sévère re-mnntrance à Davis en lui disant qn H est pire qu’un assassin et pire qu’un voleur.Voici la sentence de Davis: Conspiration pour l’importation des narcotiques, 7 années de pénitencier; Conspiration pour vente ,1e drogues, 2 ans de pénitencier (sentence concurrente); Conspiration pour contrebande de drogues, 2 ans de pénitencier (sentence concurrente); Conspiration pour distribution de pols-de-vin.2 ans de pénitencier (sentence concurrente) et $509 d’amende ou 6 mois de plus, à défaut de paiement.Importation de mq cotiques.sans permis, 7 années de pénitencier, à compter de l’expiration de la 1ère sentence de 7 ans, et $1.000 d’amende ou 1 an de plus, à défaut de paiement, et, 3 mois après votre entrée au pénitencier, 10 coups de fouet, Conscpiration avec d'autres personnes; Deux a liable pénitencier (sentence fonçurNyile) ; Transport (f%narcotiques au Canada; ._____________________ Deux ans de Ipcnitcncier (sen-pnble à un dearé”moindre que son | encore rendu son jugement, sur la «ence eoneurrcqfb) ; amende de frère.Aussi Vue montrerai-je rlé- décision du jury.La pelisse de fourrure “En avril, ne te découvre pas d’un fil”.Pour obéir à ce sage précepte, Samuel, qui va fêter la pâ-que à la ville, en compagnie de son vieux copain Isaac, a endossé comme en plein hiver sa grosse pelisse en peau de brebis.Elle pèse au moins trente livres.Le soleil printanier darde ses flèches brûlantes; la route est longue pour se rendre à la ville, et les deux amis ayant raté le tortillard de 7 heures 43, sont obligés d’aller à pied.Samuel regrette joliment d’avoir pris cette malencontreuse pelisse qui le fatigue et le fait suer sang et eau.il voudrait bien pouvoir s'en débarrasser.Soudain, il demande à son compagnon ; —.Isaac, est-ce que tu pourrais me prêter dix piastres?—Bien volontiers, Samuel, mais il faudrait me donner un gage sérieux .—Oui, oui, naturellement.Eh bien, tiens, prends ma pelisse, elle vaut cinquante piastres.Isaac s’en empare, et rassuré sur sa créance, remet à Samuel les dix piastres demandées.Tout» la journée, Isaac porte stoïquement sur son bras la précieuse et encombrante fourrure.Le soir, ils prennent le train pour regagner leur village.la; temps commence à fraîchir.—Tiens, dit Samuel à Isaac: voici tes dix piastres, rends-moi ma fourrure.Ferroviana Jeb, avant de faire dans le journalisme la brillante carrière que l’on sait, était modeste employé dans une des grandes gares de la Compagnie de ’Fîtat.Il était spécialement chargé du secrétariat du chef de gare.En ce temps-là, la Compagnie des Chemins de fer de l’Etat avait à sa tête un vieux fonctionnaire, excellent homme, certes, mais bureaucrate vétilleux qui exigeait de tous ses subordonnés le maximum de paperasses.On voit cela d’ici.Par exemple, il avait maintes fois rappelé par d’impératives circulaires que le moindre accident devait lui être immédiatement signalé et faire l’objet de communications successives aussi nombreuses qu’il pouvait être nécessaire pour que la Direction centrale fût informée rapidement et complètement (vite et tout!), des circonstances ‘dans lesquelles s’ètait produit ledit accident.Ce «mi lui valut un beau matin les télégrammes suivants de l’ami Jeb en veine, ce jour-là, d’humour: “On signale qu’une femme et ses six enfants, voulant traverser la voie 4 pendant que manoeuvrait le rapide d’Ottawa, ont glissé sur les rails et sont tombés devant la machine.Détails suivent.” Les “détails” se résumèrent heureusement à ceci : “Complément à télégramme no.Aucun accident de personne à déplorer: la locomotive du rapide faisait, précisément, machine en arrière.” L’oeuf de Pâques On vient dc mettre au lit Mlle Nanette, six ans aux prunes.Sa mère l’a bien bordée et range ses jouets épars en attendant qu’elle s’endorme.Mais comme tante Isabelle a apporté aujourd’hui à Nanette un superbe oeuf de Pâques bourré de fondants et de chocolats, le souvenir de cet événement considérable trouble la petite fille, et le sommeil ne vient pas.Au bout d'un instant d’immobilité, elle s’agite et appelle.—Maman!.Maman!.,.—Quoi?—Je voudrais encore un petit chocolat de l’oeuf de Pâques.—'Non, non, ma chérie, il faut dormir, on ne mange pas de chocolat dans son lit.Nanette semble se résigner à son triste sort, soupire et se tait.Mais deux minutes après: —Maman! S’il te plaît, donne-moi un petit chocolat.—Tu en as assez mangé, tu m’ennuies.Dors.Nouveau silence.Puis: —Maman.tu ne veux pa& me donner un petit chocolat?.—Oh! écoute, Nany, s'écrie maman impatientée, si tu parles encore au lieu de dormir, je vais aller te tirer les oreilles! Nanette effrayée se cache la tête sous le drap et ne dit rien.Cinq grandes minutes se passent.Sa mère la croyant endormie, va s» retirer sur la pointe des pieds.Soudain du creux de loreiller s’élève une voix douce.SIVEL Ut hint* Alcalin* font éfcnomiquemont une délicieuse eau de table et de regime très digestive.Recommandés contrtf les maladies de la peau, du foie, de l’estomac, de la vessie et de l’intestin, rhumatisme, goutte et acide urique.MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS ïïa vente dans toutes les i pharmacies Eglises et Commanaotés Profitez du nouveau tarif et importez vous-mêmes vos ornements, vases sacres, soles, damas, velours, draps cTor pour ornements.Aussi sujets à appli-quer tels que: IH8, croix, figures au petit point.Catalogue sur demande.Importation Chéret C.F.241 Station Hochelaga MONTREAL FOURRURES Manteaux en pattes de Caracul .Seal Chapal ., , , Rat Musqué , , , .04) .es-®® .85-00 P.A.ASSELIN Amherst BAS PRIX — HAITTK QUALITE Téléphone: CHcrrier 9644 ACCESSOIRES de jradio 8 £ Ïi i B a SIC Beéouy LA 2108 Lisez le “Devoir" et encouragez ses annonceurs.ii^aiiUEiririE a IHïmÉ Nous envoyons chercher et livrons tous articles confiés à nos soins.Il suffit d'appeler CRescent 2149 Nettoyage français R de unie, Costume, Manteau, Complet, Pardessus.% Ouvrage Garanti Comoiet pressé.50c CHaueau nettoyé 75e Service de Zi heures NEW SYSTEM CLEANING SERVICE ENRG.J -H.BRUTON, prop.TEINTURIER-NETTOYEUR Nouveau local: 2461 DES CARRIERES $500 ou 6 mois de plus, â défaut, de paiement; Possession de narcotiques, 2 ans de pénitencier (sentence concur-rente), «>t $500 d’amende, ou G mois de plus, à défaut de paiement.El distribution de narcotiques, 2 ans de pénitencier (sentence concurrente), et $500 d’amende, ou 6 mois de plus, à défaut.Les juifs Melnick condamnés Moses Melnick, qui s’était avoué coupable d’avoir vendu x-ington, Ky., en 1866.H est tilulaira de la mé(iaillc Darwin, d'* la Royal Society of London.Le Dr Morgaii est membre de l’Académie franpaU se des sciences, depuis 1931. VOLUME XXIV — No 243 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 21 OCTOBRE 1933 9 DERRIERE LE RIDEAU LA MUSIQUE Si l'on me demandnit lesquels, ou des musiciens ou des artistes de théâtre, déploient le plus d’activité cette saison, je serais le plus embarrassé du monde.Du théâtre il y en a, de ce temps-ci, pour tous les goûls et pour toutes les bourses.On peut dire la même chose de la musique, sauf peut-être que.les prix sont légèrement plus élevés pour le concert et l’opéra que pour le théâtre; et cela se comprend quand on songe aux difficultés auxquelles se heurtent les imoresarii pour faire venir à Montréal les artistes étrangers.Je n’ai pas à rappeler les derr nières activités musicales, — le critique officiel de ce journal s’en est chargé.Celui-ci me permettra cependant de faire un choix dans les divers programmes qu’on nous annonce pour la semaine prochaine et de signaler quelques spectacles particulièrement intéressants.L’opéra-concert Avant d’aller plus loin, je m’en voudrais de ne pas rendre hommage à la Canadian Opera Company.Sous la direction de M.Victor Brault, elle nous a donné cette semaine en concert un opéra de Mozart: Les noces de Fiyaro.Cette forme d’art lyrique: l’opéra-concert, était peu usitée à Montréal.Elle a cependant un charme très subtil: les fervents de l’art lyrique .goûtent peut-être encore plus la musique d’opéra — surtout si c’est du Mozart — lorsque celle-ci est dépouillée des artifices scéniques dont on l’entoure habituellement à l’opéra.La page si délicate et si gracieuse des Noces de Figaro s’est déroulée dans la Salle Dorée du Mont-Royal, comme le plus exquis des poèmes, dans une atmosphère très rare d’intimité.L’opéra La Canadian Opera Company débutera à son tour — ou plutôt ressuscitera — bientôt à l'impérial, sous la baguette de M.Clerk-Jeannotte et de Mme Ethel Le-ginska, avec: Thaïs, de Massenet.Cette fois, on donnera l’opéra avec costumes, décors et orchestre.Il faut féliciter la Canadian Opera Company d’avoir préparé un répertoire neuf, — et j’entends par là qu’on a eu l’heureuse idée de nous faire grâce, cette année, d’oeuvres dont nous sommes sursaturés, telles que Carmen, Faust, Rigolet-to, Il Trovatore et toute la litanie italienne.M.Clerk-Jeannotte nous présentera, jiar contre, exclusivement en français, six opéras des plus intéressants: Thaïs, de Massenet; Louise, de Charpentier; Werther, de Mozart; Manon, do Masseriet; Pel-léas et Mélisande, de Debussy; La Bohème, de Leoncavallo.Comme artistes nous entendrons des vedettes telles que Chase Baro-inée, du Chicago Civic Opera, et la prima donna Hope Hampton, bien connue à Montréal.Parmi nos artistes locaux, nous reverrons Mme Caro Lamoureux, M.Emile Brodeur, M.Géraid Desmarais et M.Charles Goulet.La mise en scène des spectacles de M.Clerk-Jeannotte sera inspirée de celle qu’on fait du Théâtre Royal de Stockholm, le plus luxueux du genre au monde.Les ’’Cosaques du Don” Depuis longtemps, on les attendait : ils seront à VImpitial le 29 octobre.Le célèbre choeur russe, connu d’un continent à l'autre sous le vocable de: Cosaques du Don, donnera dimanche prochain à Montréal, son concert d’adieji; car le choeur de Serge Jaroff, qu’on a justement comparé à un orchestre humain, se dispersera bientôt à jamais, pour des raisons inconnues.Ksl-i] besoin de faire l’é'og ¦ des Cosaques dn Don, de tenter l’éloge de ces trente-six Russes chassés de leur patrie qui errent à travers le monde depuis dix ans et pleurent, à leur manière, leur exil, en chantant à tous les échos les chansons pleines de nostalgie et de sauvage beauté de leur pays natal?La dernière tournée canadienne des Cosaques du Don devrait être un nouvel u triomphe ajouté à ceux qui, partout, depuis dix ans, saluent leur passage.Les Cosaques parcourront tout le Canada et tous les Etats-Unis.1| faut savoir gré aux Impresari! Goulet et Pager de nous procurer l’occasion d’entendre une nouvelle et dernière fois l’un des choeurs les plus homogènes et les plus pittoresques qu’ait connus notre époque.____.Lucien DtSBIENS LE THEATRE Qui a dit que Montréal était la viüe la moins artistiqut de la province?On nous a certes calomniés.Il n’est que d’ouvrir les colonnes de nos journaux locaux pour tomber, à ne s’y plus démêler, dans un labyrinthe d’expositions de peintures.d'annonces de concerts, d’opéras, de théâtre, et que sais-je encore?Ceux qui ont un faible pour la comédie ou la tragédie sont particulièrement choyés cette année: ils n’ont que l’embarras.Le temps manque pour faire une revue complète des activités diverses des groupements voués, chez nous, à la cause du théâtre.Je me contenterai, pour aujourd’hui, d’effleurer ces diverses activités.Au Stella Le Stella est peut-être le plus petit Je nos théâtres.Je n’hésite pas, cepend-nt, à lui donner la première place: il la mérite à bien des titres.La modeste scène du Stella est devenue le principal foyer de l’art français à Montréal.C’est là, en plein centre canadien-français, que s’est établie l’Académie Canadienne d’Art Dramatique, mise sur un pied solide, grâce à M.Henri Letondal et à ses collaborateurs.L’ancienne troupe du Stella, rajeunie et vivifiée, est ambitieuse; et nous ne la blâmerons certes pas de ce sentiment; nous voudrions le rencontrer plus souvent chez les nôtres.Ambitieuse, elle l’est d’abord par son nom un peu ronflant d’A-cadèmie.Elle l’est surtout par son répertoire, taillé à même les ouvres les plus modernes.On a pu en juger par les oeuvres qu’elle a déjà données et qui sont signées de noms tels que Francis de Croisse!, Marcel Achard, Maxime Léry, Guy d’Abzac, Régis Gignoux.Jacques Théry, Yvan Noé, André Bi-rabeau et Léopold Marchand.On en jugera aussi par les autres oeuvres qu’elle promet et qu’ont écrites les dramaturges Félix Gande-ra, Mouzi-Eon, Jean Guitton, Bernstein, Denys Amie!, Armont, Ger-bidon, Roger Ferdinand, Berr, Ver-neuil, Jérôme-K.Jérôme.Ambitieuse, l’Académie Canadienne d’Art dramatique l’est par ses initiatives nouvelles: la création d’une Ecole de spectacle, où les jeunes pourront apprendre la diction, l’élocution, la littérature, en un mot, l’art dramatique; la fondation d’une Société de Conférences-Auditions, dirigée par Mme Jean-Louis Audct, et qui présentera tour à tour nos meilleurs écrivains et musiciens.Souhaitons à cette Académie de réaliser ses rêves et ambitions.Elle ne pourra manquer d’atteindre ce but, pourvu qu’elle y aille avec prudence dans le choix de ses spectacles et qu’elle se soumette avec sagesse à une censure nécessaire et légitime.Aux ‘‘Majesty’*” La troupe Georges Colin, de Paris, achève au théâtre Majesty’s une saison de comédie française belle à tous les points de vue.Le groune d’artistes français que nous a présentés l’imprésario J.A.Gauvin a fait revivre sur la scène du vaste théâtre de l’ouest les beaux jours de jadis.Les oeuvres que nous a jouées la troupe Colin étaient, pour la plupart, nouvelles.Oeuvres intéressantes mais qui ne le cédaient en rien à l’interprétation, supérieure, à mon sens, aux oeuvres elles-mêmes.Au M.R.T.Le MET (Montreal Repertory Theatre) a débuté, cette semaine, à Moyse Hall, la salle académique de l'université McGill qui est, plus qu’aucune autre, propice au théâtre.La troupe de Mme Martha Allan a débuté par une oeuvré des plus arides: Uedda Gabier, d’Ibsen.La critique locale a été unanime à déclarer que le spectacle du MRT est ce qui a été donné de mieux, depuis longtemps, par des amateurs.Le MRT est une organisation qui mérite tout particulièrement l’en-côuragement des Canadiens français.Mme Martha Allan, fondatrice de ce théâtre, a organisé, par une délicatesse tout à son honneur, une section française qui a déjà fait ses preuves récemment à une soirée de studio alors que deux critiques de théâtre, attachés à des journaux de langue française, ont présenté des pièces, critiquées sur place, par des metteurs en scène: façon originale de développer le talent des nôtres, et qui n’avait pas encore été exploitée à Montréal.Lucien DESBIENS (.’Allemagne et la S.D.N.Genève, 21 (S.P.A.).— On ap-rend que le consul d Allemagne innncera formellement nujour-hui même aux autorités compé-ntes la décision que son pays a rise de se retirer de la Société des ations.Chez les autorités dé jà aciété d’aucuns disent que le dé-art de l’Allemagne aura un effet i'sar*reux sur ta conférence de ésa^nement, mais nullement sur Société, qui s’est passée du Reich squ’à 1926./_ _______________ Une nouvelle alliance de la France Paris, 21 (S.P.A.).— Des sé-sur» ont demandé au gnuverne-it de sbstituer une alliance de •'rance, de la Grande-Bretagne et l'Italie au pacte que ces trois ssanres ont conclu avec l’Alle-gne Tété dernier.Plusieurs hom-i politiques sonta d’opinion que lemagne a mis fin au Ibicte à tre en sc retirant de la Société Nations."Joseph *» VICTIME ET SAUVEUR — TRAGEDIE BIBLIQUE.EN VERS.par BenoR L'HERMVTE Mise en scène pathétique du poignant récit de la Genèse; en quatre actes: Au Puits de Dothaïn, l’Otage, le Songe du Pharaon, la Coupe volée.Trois tableaux s’intercalent: Joseph est mort! — Il vitt — Jacob a retrouvé son fils.Ne comportant que deux toiles de fond, avec décors libres et faciles, quinze acteurs principaux menant l’action, sans rôle féminin, la pièce, de profonde impression, convient éminemment pour Cercles dramatiques, collèges, patronages, oeuvres d’action catholique.D’ailleurs, même sans être jouée, la lecture seule de cette oeuvre sincère ei de belle poésie, aura le don d’émouvoir.Un grand souffle l'anime et sc communique à l’âme.Au comptoir .75.par la poste ,85.Service de librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.Aves-vout besom de bon?livres?Adretset-vous su Service de librairie du “Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241*).% * * L/A CADI©»* RADIO-GAZÉTTE I Samedi, 21 octobre WABC 8.00 p.m.— "Meet tüe Artists".Entrevue de Bob Tmllngei avec Isham Jones 7.00 p.m.— "The Political situation in Washington", par F.W.Wile.7.15 pm.— Mildred Bailey.8.13 p m — Gertrude Niesen.Direction Freddie Rich.8.30 p.m.— Goldenrod Revue.Orchestre Phil Spltalny.Ethel Pastor et Nlcollni Cosentlno.10 00 pjn.— Columbia Public Affaira Institute.10.]5 p.m.— Ann Leaf, à l'orgue.(Extraits de musique populaire).11.15 p.m.— Columbia News Service.WOÏ 3.00 p.m.— Merry Madcaps (Musique de danse).3.30 pm — Matins* Gems, avec Lew White, organiste (NBC).8.15 p.m.— Bill Rote, téner.7.00 p.m.— Résultat* du baseball.7.05 p.m.— Ballades de la Montagne, par Bradley Kincaid.8.00 p.m.— General Electric Program.Antoinette Halstead, contialto; quartette de voix d'hommes; Rice String Quartette.8.30 p.m.Antobal's Cubans (NBC).8.45 p.m.— The Utica Singers.Marion Williams, soprano: Roger Sweet, ténor; Muted Strings.10.00 p.m.— Saturday Night Dancing Party (NBC).PROGRAMMES SPECIAUX WABC 5.45 p.m.— Spanish Serenade.Marche maure (Boabdtl) de Moszkowsky; Torre Bermeja (sérénade) d'Albtnlz, Dans l'Espagne ensoleillée (Boléro).Jardin à Valence.Procession des Banderilleros.Siesta 1 d'Elliott, i 6.45 p.m.— Tito Gulzar.ténor mexicain.Lupe (canclon); Les cuatros Milpas (bolero); Because, M&rquita; Adlos, adlos (rumba).9.30 p.m.— Symphonie Strings.De Toronto.Sérénade en quatre parties, de Klengel; Dans le Jardin d'un temple chinois, de Ketelbey.Programme du Vatican 2.30 p.m., Programme spécial émis directement du poste du Vatican, consacré à la Propagation de 1s Fol.(Longueur d'ondes; 50.26 mètres, fréquence de 5,960 kilocycles).Les Grenadiers Impériaux 7.30 p.m., CCR.Le soir, de Gounod; Da Margoton du Régiment, d'Oberfeld; Going, going, Gone, de Baxter; Les chansons que ma mère m’a apprises, de Dvorak.Artiste Invité au programme des Grenadiers: M.Charles Magnan, planiste.— Nl-nerta (Yeux d'enfants), de Turin»; An-dalouse.de Lecuona; Danse arabe, de Magnan; Clair de lune, de Debussy; Variations sur un thème allemand, de Chopin.Demi-heure de la Société St-jean-Ba^tlste 8.00 p.m., CKAC.' Directeur msuical: M.Eugène Dubuc, maître de chapelle à St-Gabrlel.Causerie du R.P.Alexandre Du-gré, 8.J.aumônier du Comité régional du centre: Chez las colons du nord de l'Ontario.L'artiste invité par la Société est M.Germain Lefebvre, maître de chapelle A la paroisse de St-Jean-Baptlste.Il chantera: La chanson du blé (extrait des Saisons), d'Hayden; Songe d’une nuit d’été.d’Ambroise'Thomas; Le Miroir, de Ferrari; J’ai pleuré en rêve, de Georges Hui.Accompagnateur: M.Leroux.Canada-radio Théâtre à C.C.R.Le Théâtre radiophonique de la Com-mtaslon canadienne de la radio présentera ses artistes, le mercredi 8 novembre, dans un sketch spécialement écrit pour la circonstance.La petite troupe se compose de vedettes du théâtre à Montréal.Ce sont Mmes Germaine Géranne, Liliane Dorsenn, MM.André Laurent, Jacques Auger et Henri Letondal.Le programme de cette saison de théâtre à la radio officielle comprend des oeuvres des auteurs les plus connus: Maurice Donnay, Coutellne, Jules Renard.Tristan Bernard, Sacha Guitry, Zamacoïs, Gall-peau, etc .Cette émission aura lieu chaque mercredi soir, le 7 h.30 à 8 h.‘‘La boite à musique” “La boite à musique" qu« la Commission de la radio vient d’ajouter à ses programmes, en conduisant les radlophlles dans un petit magasin à musique, — est un prétexte original pour la présentation des chansonnettes françaises les plus récentes.La vendeuse est Mme Maubourg-Ro-berval, son assistante, Mlle Berthelet et le client, M.Letondal.L’orchestre est sous la direction de M.Henri Delcellier.On en- I tendra ce programme le Jeudi soir, de 6 h.35 à 7 h.“Opéra” 3 la C.C.R.M.Arthur Dupont, directeur des programmes de la Commission canadienne de la radio pour l’Est du Canada, annonce ! que 1» diffusion des opéras, chantés au Metropolitan Opera House, de New-York, comemncera le samedi, 16 décembre.Cètte émission est faite aux Etats-Unis par les postes du réseau Columbia et su Canada par ceux du réseau de la Commission.ver* le Canada et les Etats-Unis par la Commission canadienne de la radio et le réseau de la NBC.Programme: Marche triomphale (Cléopâtre), de ManclnelU; Reminiscences.de Sullivan; Ouverture (La Princesse Jaune), de Balnt-Saéns, Marches régimentaire*: Irish Guards, Welsh Guards et Old Comrades de Tetke.La Symphonie de New-York 3 h., WABC et CKAC.Le fait saillant du programme de la Symphonie de New-Yoïk sera le solo de violon de Mlshel Plastro, violoniste du Metropolitan Opera de New-York.Il Jouera le Concerto pour violon et orchestre de Glazounoff.opus 82, sous la direction de Bruno Walter.Les autres pièces au programme sont: Symphonie en sol majeur, de Haydn, et Symphonie no 1 en do mineur, de Brahms Au cours de l’Intermède, Leonard Liebllng, critique musical du Journal “American'' et rédacteur en chef du “Courtier Musical”, commentera les pièces choisies pour le concert de la symphonie.5 h.30.WABC.Le duo Julia Sanderson et Frank Crumlt, chantera plusieurs pièces populaires.Orchestre sous la direction de Don Voorhees.L’Heure catholique 6 h.p.m.Le prédicateur sera le R P.Lorenzo Gauthier, C.S.V.qui développera le texte évangélique de* "Noces de Cana”.Le programme musical aéra donné par la Chorale du Très Saint-Nom de Jésus, de Maisonneuve, qui exécutera les pièces suivantes: Prière du soir, XVIe siècle, choeur à 4 v.mixtes, a cappella; Kyrie, 4 v.mixte», a cappella.Palestrina; Pater Noster, Niedermeyer, solo et choeur, avec accompagnement d’orgue; Ave Maris Stella.2 v mixtes, avec accompagnement, Roux; Offertoire De Profundls, chant grégorien XXIIIe dimanche après la Pentecôte; cho- ral et récitatif, extraits de la Rédemption, de Ocunod.solo et choeur, avec accompagnement d'orgue; Exulta te, choeur à 4 v.mixtes, avec solo.Mendelssohn.La chorale est composée des enfants de l'Ecole des Frère» de* Ecoles chrétien** de Chomedey de Maisonneuve, et des hommes de la paroisse Directeur: M.le notaire J.Théo.Legault Accompagnateur: M.le prof.Bernard BHen 6 h.WABC.Programme de chansons anciennes par Oliver Smith, ténor, et Muriel Wilson, soprano, avec accompagnement par l’orcheetre que dirige Jacques Renard.Inauguration d'une nouvelle série de programmes radiophoniques avec le concours d'Ethel Waters, chanteuse nègre, et de George Beatty, comédien, Egon Petri, pianiste Le célébré planiste hollandais Egon Petri reprendra ses récitals au microphone dimanche soir, â 8 h., poste WJZ.Les dé-vaüs de es programme seront donnés au microphone 9 h., WABC Nlno Martini, ténor Italien du Metropolitan Opéra, reviendra au programme des Sept Etoiles et chantera plusieurs pièces On entendra aussi Jane Froman.Julius Tannen.Orchestre sous la direction d'Erno Rapes.L’“Amour Tzigane” .9 h.CKAC.etc.La Commission canadienne de la radio Irradiera dimanche soir l'opérette en trois actes l'Amour Tzigane, adaptation française de Jean Benedict et d'Henri Oauthter-Vûîars, et musique de Franz Lehar.Cette opérette a été représentée pour la première fols au théâtre Molière Bruxelles, en 1911.Des artistes de Montréal Interpréteront les rôles.“Petite guerre’’ Le “Devoir” commencera prochainement la publication de “Petite guerre”, l’émouvant roman de François du Clos.Si vous voulez un soulagement très rapide —Demandez et faites-vous donner V- ASPIRINE MARQUE DE FABRIQUE DEPOSEE Par un procédé unique de fabrication, les comprimés d’aspirine sont faits pour se désagréger ou se dissoudre d l’instant où vous les absorbez.C’est ainsi qu’ils commencent instantanément leur travail et surmontent en quelques minutes après que vous les avez prises les migraines même violentes, névralgie, névrite ou douleurs rhumatismales.Et c’est un soulagement inoffensif que ces comprimés procurent, car VAspirine n’affecte pas le coeur.Quand vous en achèterez, toutefois, méfiez-vous des contrefaçons.Pour avoir la certitude d’obtenir le soulagement rapide que procure l’Aspirine, assurez-vous que le nom de Bayer en forme de croix se trouve sur chaque comprimé d’Aspirine.L’ASPIRINE N’AFFECTE PAS LE COEUR FABRIQUEE AU CANADA Anion Young Anion Young, baryton, que l’on entend dans l'un des programmes de la Commission canadienne de la radio, — Modulation», — êst originaire de Winnipeg.Young a fait ses études musicales en Europe et 11 a chanté sur plusieurs scènes, â l'opéra et en concert, dans les grands centres artistiques.Son répertoire comprend des oeuvras des maîtres français, Italiens et anglais.Ce programme, présenté sous le nom de Modulations, comprend aussi les deux planistes Scott Malcolm et Reginald Godden, de Toronto.Invitation h tous les maires Les maires de nos villes seront Invitée à parler à la radio le dimanche après-midi, au cours de la prochain* saison.Cette Initiative de la Commission canadienne de la radio permettra aux maires de faire connaître les progrès de leurs villes respectives au point de vue économique et social.Le premier ainsi à prendra la parole sera H.H.le maire J.-J.Allen, d’Ottawa.Musique de chambre Le quatuor fc corde* du Conservatoire de musique dé Toronto a commencé à donner une série de concerts de musique de chambre cous le» auspices de la Commission canadienne d* la radio Lors de son prochain concert, le lundi 23.â 7 h, 30.11 Jouera le quatuor en ré mineur de Mozart.Les exécutants sont Hais Splvak, Ma-rald Sumberg, Donald Helns et Leo Smith.Nino Martini Nlno Martini, qiA l'on entendra mardi soir, de 9 h.30 & 10 h„ au programme offert par le réseau Columbia et transmis au Canada par la CômmUaloh canadienne d* la radio, chantera Oome Ruggiada al Cesplte, de l'opéra de Verdi (Ernanl).Il chantera aueal des oeuvres du répertoire français, Italien et anglais.Entre autre» ëléces qu'exécutera l'oreheetre de Howard iarlow, citons "La Boite â Joujoux" de Debussy.Dimanche, 22 octobre Programmes détaillé* 1 h,.WABC.Emission sacrée d’Albany.capitale de l'Etat de New-York, sous la direction de 8 E.Mgr Edward F, Gibbon*, évêque d'Albany.qui prononcera une brève allocution.Le sujet suivant: L'éducation catholique, sera traité par Mgr Joseph M.Nooman, président do l'Unlverel-té de Niagara La partie musicale, dirigée par M.l'abbé John J, Oofflgan.comprendra un choeur de prêtrer et.un choeur de 600 Jeunes filles Lémissb n aura Heu de la cathédrale de Tlmmacmée-Concep-tlon Surveiller CKAC.p Musique des “Grenadiers Guards” 2 n., postes de la CCR.Concert de musique militaire aous la direction du lieutenant J.J Oagnler par la musique de» Grenadiers.Ce concert est transmis à tre- J.DONAT LANCELIER, Divans de Studio **DE LUXE** Variété de couvertures, toutes cousues à la main.— Matelas à ressorts bourré de feutre blanc pur.Trois beaux coussins en kapok.Exactement tel qu’illustré.Prix régulier $57.50.Votre Vieux Radio Vous Donne'Ml Un Bon Rende ment ?Quel que soit l’âge, il ne possède pas foutes les «meliorations des radios 1933-34 — échangex-le pour LE NOUVEAU VICTOR VICTOR TONA-LITE It-90 St 57 — à 10 lampes.A CONTROLE “TONA-LITE” Nous sommes persuadés que le nouveau Victor vous plaira miens que tout au-tro «t comblera voa désirs.Il y a un Victor 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Mont-Royal. 10 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 21 OCTOBRE 1933 COMMERCE ET FINANCE Cassonade, no 1, 100 Ibs .6.30 Cassonade, no 2, 100 Ibs.6.20 Cassonade, no 3, 100 Ibs .6.10 FRUITS El LEGUMES Marquons nos prod uits On a dit avec raison qu’il est encore plus important de retenir nos gens sur les terres que de faire du recrutement dans les villes pour la colonisation.C’est d’autant plus juste que si nos cultivateurs vivent avec peine, le recrutement pour la colonisation sera plus difficile.Et si ceux qui se font colons ne parviennent pas à y faire leur vie, ils reviendront d’autant plus rapidement dans les grands centres qu'ils y sont déjà habitués alors que celui qui a toujours été sur une terre se décide plus difficilement, surtout s'il a dépassé la période de la vie où l'enthousiasme et l’espérance se manifestent avec le plus de vigueur.Tous ceux qui s’intéressent d'un peu près à la question le reconnaissent, le cultivateur est en partie responsable du fait que ses revenus ne sont pas plus considérables.Certains d entre eux l’ont démontré à l’évidence en faisant un véritable succès de leur entreprise alors que leurs voisins continuaient de végéter sur d’aussi bonnes terres et en disposant des mêmes moyens.Toutefois, s'il est logique de demander au producteur d’améliorer sa terre pour obtenir un rendement plus considérable et des - ^ ( p no ] 70 à produits de meilleure qualité, et de suivre une politique simi(aire|bteerre.’.’'sio à pour l’élevage; s’il doit profiter des moyens qui sont mis à sa portée Tomates- bte .il0 à pour classifier ses produits non seulement pour en retirer plus, mais aussi pour s’assurer des débouchés plus réguliers et sur lesquels il pourra compter, il ne s’ensuit pas que le consommateur des villes n’a rien d’autre à faire que d’acheter et payer.Il doit tendre à favoriser les produits des siens et de sa province d’abord, parce que les montants qu’il aura ainsi dépensés lui reviendront indirectement par les achats des cultivateurs dans nos magasins.C’est un .échange.Naturellement, il n’est pas facile pour un Montréalais de déterminer si les légumes qu’il achète sont du Québec où s’ils ont été importés des Etats-Unis.Un seul moyen pourrait faciliter cette distinction; c’est le marquage des produits ou de leur contenant.La proposition peut paraître absurde à celui qui est trop traditionaliste, qui ne voit que comme ses pères voyaient, sans penser que le nionde a continué d’évoluer et qu'il évolue toujours.Les méthodes de vente ne sont pourtant pas tellement inflexibles quelles ne peuvent être changées.Mais il faudrait procéder en tout avec cette idée de nous protéger d’abord, au lieu de laisser tout aller au hasard.La "Coopérative Fédérée de Québec’' vient de prendre une initiative qui mérite d’être soulignée.Afin de bien garantir au consommateur I4 qualité des pommes de terre qu'il désire, cette association mettra sur le marché prochainement ce légume, dans des sacs de 10 et de 15 livres.Naturellement ces sacs seront marqués à son nom.On aura ainsi la garantie de la Coopérative quant à la qualité de ce produit.La même méthode ne pourrait-elle être adoptée pour un grand nombre au moins des produits de la terre?Ne pourrait-on pas marquer ainsi, soit en lettres, soit par un signe conventionnel enregistré, la provenance québécoise des produits de toutes sortes?Si la plupart de nos produits étaient ainsi marqués, produits agricoles comme produits industriels, il serait autrement plus facile pour le citadin de manifester sa volonté de faire servir son argent aux siens d’abord chaque fois que cela est possible et que les produits ainsi offerts répondent à ce qu’il exige Et il deviendrait aussi plus facile de lancer un mouvement pour I achat oes produits des nôtres.La "Coopérative Fédérée” ouvre la route — Qu’on la suive.Clarence HQGUE Prix fournis par la maison î».G, Mallette, Cl marché Ronsecours.FRUITS Citrons de Messine, la boite .4.00 à 5.00 Citrons de Californie, la oolte .6.00 Oranges Sunklst .5 00 à 5.75 Laitue Iceberg, cageot .5.75 Salade frisée, doue.J0 h .40 Pamplemousses .5.50 Poire», Callf., boite .4.25 à 4.50 Bananes, 1-2 & 7 mains .1.25 a 1.50 Bananes Jumbo, le rég.2.50 à 2.75 Aubergines, la doua.75 i .90 Haisrn Thompson Seedless.2.75 Balsta Malaga rouge .2.75 Raisin Rtbter .2.75 Cantaloups Ontario .75 à .90 Cantaloups Plat .1-25 à 1.33 LEGUMES CANADIENS ET AMERICAINS Betteraves, la doua.25 A .30 Poireaux Jumbo .- 35 A .40 Radis, doua.15 a .20 Navets, la doua.25 Carottes, la douz.25 à .35 Panais, la douz.35 A Céleri canadien .75 A 1.25 AU.CAUf.,lï>.W AU canadiens», la 1b.15 A .2# Persil, douz.50 A .60 Noix de cocos, le sac .3.50 Pommes de terre, Montréal, le sac, nouvelles . semaine correspondante d|e l'année paasée.Voici comment elles se répartissent parmi les différents ports, (chiffres d’il y a un an entre parenthèses) : Semaine terminée le 8 septembre: Mont réal 1,580.304 ( 2,296,647); Vancouver et New Westminster.565,716 t,693,061); Churchill 223.708 ( 554,000); Ports américains de l'At lantlque, 637,000 ( 327,000); Sorel, 0 (120, 000) ; total, 3.025.395 ( 3.980,708) Six semaines terminées le 8 septembre Montréal.9,659.454 (10.814,560); Vancouver et NewWestmthster, 2,572,158 ( 4,170,208) Churchill, 2,401,881 (1.319,803); Ports américains, 2,012,000 12.299,000); Sorel.1,335, 369 (1,367,713); Québec, 304,500 ( 79,970) Victoria 0 ( 62,695); Total, 18,304,029 ( 20.653,949).BUREAU FEDERAL DE LA STATISTIQUE Le Bureau fédéral de la statistique pos- L analyse révèle un rapprochement assez prononcé entre les prix du blé et les prix d autres denrées pour la période dont 11 s agit Ici.On volt sans difficulté que la haussa ou la baisse du blé.denrée prlmal-ISuf, de Ies bausses comme les baisses générales.En plus, ses oscillations sont plus étendues que celels de» prix en géné-î^.' î* n UaI.:tKX^>Otxxt>0cxry'^ooc}cyr>cvty^r>cxr>ooor- | te-paroïc du ministère a dit que les 1 raisons qui ont porté l’Allemagne à prendre cette décision sont con- j nus depuis longtemps et que cela prouve réflexion.H a notamment S cité à ce sujet le passage suivant d’un discours que le chancelier a prononcé devant le Reichstag le printemps dernier: Toute tentative de maîtriser l’Allemagne au moyen d’une décision fondée simplement sur la majorité et enfreignant Tes-prit des traités ne peut provenir que de l’intention de nous forcer à nous retirer des conférences.Notre peuple a été constamment diffamé.De plus, il nous serait difficile rie rester membre de la Société des nations.Pour les apiculteurs _ ___ Québec.21.(D.N.C.> Les apiculteurs de la province apprendront sans doute avec plaisir que le service de l’apiculture, dirigé par M.Cyrille Vaülancourt, possède une bibliothèque apicole roulante et qu’ils peuvent emprunter, pour une p.'riode d'un mois, les principaux livres français cl anglais traitant de l’apiculture moderne et même ancienne.11 arrive souvent qu’un apiculteur voudrait lire tel ou tel volume, niais l’achat de tous les traités qu'il voudrait se procurer formerait un montant trop élevé et « et empêchement ne lui permet pas d’augmenter ses connaissances.Aujourd’hui, moyennant le dépôt d’une somme de deux dollars, comme garantie, somme «pii lui sera remboursée plus tard, les livres «le cette bibliothèque apicole roulante peuvent lui être prêtes pour un mois chacun.Les apiculteurs n'ont qu’à s'adresser au service «le l’apiculture, ministère de l’agriculture, Québec.Aucun danger immédiat de guerre LP brigadier-général sir Norman Orr-Ewing, D.S.()., soldat anglais distingué, qui commanda durant la grande guerre les fameux régiments ties Scots Guards et Sutherland Highlanders, ne croit pas qu’il y ait danger immédiat d’une guerre en Europe, à cause de la situation actuelle.Interviewé, vendredi matin, à son départ de Montréal.à bord du Duchess of York, du Pacifique Canadien, sir Norman a déclaré que Je monde n’est pas encore “prêt” pour une nouvelle guerre.A son avis, la France et l’Allemagne finiront par régler leurs différends sur les champs de bataille, mais le moment n’est pas encore venu pour ces deux peuples de prendre les armes, bien que la présente situation ne soit pas sans gravité.Sir Norman Orr-Ewing, qui est accompagné de lady Orr-Ewing, retourne en Angleterre après avoir rendu visite à son fils, qui étudie actuellement l’agriculture au Collège de Guelph, Ontario.Promu à un nouveau poste M.J.Harry Armstrong, agent du service des passagers, attaché au personnel des ports de l'Atlantique, pour la compagnie du Pacifique Canadien, vient d’être transféré aux bureaux «pie possède cette or-gaisation à Los Angeles, avec le ti tre d’agent préposé aux croisières.M.Armstrong est très avantageusement connu dans les Cercles maritimes de Test du pays, ayant, depuis 1912, occupé pour le compte du Pacifique Canadien plusieurs postes de confiance à St-Jean, N.-R., sa ville natale, Toronto, Québec cl Montréal.A Québec particulièrement, il compte de nombreux amis, car il fut agent des passagers en cette ville de 1926 au printemps de celle année.M.Armstrong a fait plusieurs des croisières d’hiver du Pacifique Canadien u cours des dernières années et i acquis ainsi une expérience qui lui sera précieuse dans ses nouvelles fonctions.M, Houde censuré Le Conseil central de la Fédération des Clubs ouvriers de la province de Québec a tenu une réunion hier soir au no 6558, rue St-Denis.Les délégués ont adopté une résolution unanime de censure contre M.Camillien Houde.à la demande ] de M.P.-Z.DeJcourt.Ils ont aussi j donné un vote de non-confiance à , la présente administration muniçi- I pale et lui ont demandé de démis- j sionner en bloc.Malheur aux bolchevistos?Berlin, 21 (S.P.A.).Au cours d’unP audience du procès de 59 communistes accusés de Tassassi-nat «Tu ntroupier nazi, le procureur de TEtat s’est écrié: Malheur à ceux qui seront encore bolehevistcs en sortant de In salle du tribunal! Le poing du troisième Welch s’abattra sur eux! Lc public qui suit le procès «les cinq hommes accusés «l’avoir incendie le Reichstag a éprouvé de l’émoi en voyant soudain le jeune Hollandais Van Dcr Lubbe recouvrer son énergie à un commandement qu’un jeune chef nazi, le comte von Helbiorf, a lancé à voix forte.Von Hrlldorff a réussi à obtenir de Tact usé une réponse que le tribunal demandait depuis 1U minutes.PETITES AFFICHES — Tarif — 1 «ou le mot.25c minimum comp-tant.Annonces facturées, 1 tic le mot, 40c minimum.Avis de Naissance.Mariage, Décès, Remerciements, 50c J'Insertion suivant noti« formule, tout mot additionnel 2c le mot.Ml facturé "5c l'Insertion, suivant notre formule, tout mot additionnel.3c la mot.Carnet mondain, etu.— 31.00 par insertion.L'Association chorale Saint-Louis-de-France Os jours derniers, les membres de l’Association chorale St-Louis-de-Francc se réunissaient pour élire ses officiers pour Tannée 1933-34.M.F.-C.Larivièrc.président avait à ses côtés.M, l’abbé Armand Paiement, curé de la paroisse, et M.Tabbé Ernest Rivcst, chapelain de la chorale.Le secrétaire.M.Wilfrid Du-chesnay, présenta un rapport de la dernière assemblée générale, lequel fut accueilli avec une salve d’applaudissements.M.L.-A.Clavel.trésorier, présenta ensuite le rapport financier.MM.F.-C.Larivièrc, l’abbé A Paiement, Jos.Saucier, le directeur, et M.Edouard Prévost, parlèrent dans l’intérêt de l’Association.On procéda ensuite à l’élection des officiers.Ont été élus: président honoraire, MM.le curé A.Paiement; yice-prèsidents honoraires, Tabbé Ernest Rivest, Alphonse Millette; président actif.F.C.Larivièrc; 1er v.-président, Ghs-Aug.Bertrand; 2e y.-présidenl, Armand Morin; secrétaire, Wilfrid Duchesnay; trésorier, E.Alp.Elavel; bibliothécaires, J.E.Lusignan et Geo.Gnmdmaison; ass.-bibliothecaire, Alexandre Elavel; conseillers, Aza Lamarche, Edouard Prévost, Alphonse Ledai-re, W.A.Dansereafi, Edgar Lambert, J.E.Huot, Maurice Bernardin; directeur, Joseph Saucier; ass.-direeteur, E.D.Bertrand; organiste, Antonio Letourneau; vérificateurs, J.,\.Rice, Wilfrid Duchesnay.Il est intéressant de noter que M.Frédéric Larivièrc a été réélu président par acclamation pour la 35èti)c fois.La chorale est composée de 76 voix d’hommes.A vendre ou à échange! Bonne propriété 3 logementu 6 et 4 pièces.30 x 43 piedsi Bas et garage chauffés eau chau* de.Echangerais pour petite pro* priété au Sault.S'adresser 8394 Drolet, ou DUpont 0902.j.n.a Chambre et pension Chambre propre, confortabir« dans famille respectable, sans en« fant.bonne table bourgeoise, Cin«i lignes de tramways a la portr.Bon marche.Lavage et entretien du linge si désirés, 6980 rue St1 Denis.DOllard 8643.l-lO-ïl Emploi demandé Comptable, administrateur, surveillant d'affaires.Organisation dl compagnies.Ville ou campagne, jour ou soir.DOllard 8643.i t-io-al Emploi demandé Comptabilité à temps libre, ,4 l'heure, à la semaine ou à forfait, jour ou soir.Très bas prix.Adres* se comptable, 6980 rue St-Denis, i-io-sl 25e anniversaire de l'Académie Richard C’est lundi prochain, le 23 octobre, à 8h., qu'aura lieu à l’Académie Richard, 206 riu- Galt, le con-eert-boucanc des anciens (’-lèves, sous la présidence du Dr Eugène Thibault.Tous les anciens professeurs et élèves sont cordialement invités et sont pro's de considérer cette invitation comme personnelle.Un programme varié sera exécuté et un goûter sera servi gratuitement.Donc, pas besoin «le carte, tons ceux qui oui pass»* par l’Académie Richard sont invités.On compte sur une assistance considérable d’anciens.(Comro.) «i Dominantes’’ Par RENE CHOPIN Les Editions Albert Lévesque présentent à l’attention du public un nouveau recueil de vers «le René Chopin, intitulé; Dominantes.Ce poète a déjà publié, en 1923, chez Créa, à Paris, un volume de vers Les coeurs en exil qui a obte- nu un grand succès.L'auteur se re-commande par une grande franchi' se d’expression et un fyrisme par' fois saisissant.Il faut l’envisager sous deux aspects différents.Jl y a en lui l’artiste épris de formes, le jonglent de mots; il y a également le poète qui nous émeut ou nous enlève.Le plus souvent, le verrons-nous, avec une parfaite maîtrise, se plier, aux disciplines éprouvées du vers classique, et puis, par un sursaut de son tempérament nerveux, sa rebeller soudain contre ses exigen-ces sévères, en rejeter les cadres étroits, et, suivant un caprice que d’aucuns jugeront condamnable, donner à son vers le rythme intérieur «pii conviendra à chacune de ses images, à chacune de ses émotions, à chacune de ses pensées.René Chopin est un sensitif qui chanté suivant la saison.II n’est pas un penseur, il ne veut imposer de directives à personne.Mais sa manière de se comporter avec la vie ne se manifeste-t-elle pas sous le signe de la sagesse?Il saura lui sourire comme pour en attirer les grâces, ou du moins en adoucir Taigmir; il saura tempérer Tan-goisse d’une époque de grise p*r une ironie discrète, rarement amère.Nu) doute que tous voudront encourager, à l’occasion de cet événement littéraire, notre production canadien lu-française.Chacun voudra y aller de son enquête personnelle sur l’oeuvre de René Chopin, poète distingué, en découvrir par soi-mêiue les caractéristiques particulières et.suivant le titre qu’il porte, les Dominantes.Dominantes, volume de 164 pages.est en vente au prix de $1.00 au Service de Ldirairie du Devoir.Pour ceux qui voyagent Où l’on peut’ lire le “Devoir” Sous ie litre ci-dessus, on lira chaque samedi dans le journal un* liste d’hôtels et de pensions où Ton est assuré «Je trouver le Devoir.Beaucoup de lecleurs désirent lira le journal en voyage; ils sauront ainsi a quel hôtel descendre pour le trouver sûrement.La simple publication de cotta liste constituera pour Thêtel un* utile réclame, car elle le désignera à tous ceux qui veulent lire le journal.Getlc réclame (on n’a qu’à écrire au bureau du Devoir pour obtenir les renseignement* nécessaires) est consentie à un prix exceptionnel.C’est un hôtelier oc la frontièr* qui ouvre la liste: Frontier Inn.Limited — Hamming-ford (Huntingdon) Qué.Crosse à l'Académie Roussin »,AV s/'i Mardi dernier la brillante équipe de crosse du Collège Mont-Saint-Louis venait rendre visite à l’Académie Roussin.à TArena de la Pointe-aux-Tremblcs.La nombreuse assistance fut témoin d’une joute fort intéressante.Le beau jeu d’en semble des visiteurs et leur dextérité à manier le bâton leur permirent de remporter les honneurs de la journée par le pointage final de 11 à 2.Pour l’Académie, Perron, Faille, Royal et Foy offrirent une résistance opiniâtre aux usants répétés des visiteurs.Du côté du Mont-Saint-Louis tous se signalèrent: mentionnons cependant le jeu brillant du jeune capitaine, Ângelino Pizzagalli.qui donna TexemplP à ses coéquipiers, en comptant cinq points pour son équipe, tandis que devant les filets, le gardien, Roger Montpetit, bloquai! impitoyablement le* lancers, de loin comme de prêt, des académiciens.Félicitations au Mont-Saint-Louis cl à son ins-tructenr.Albert Vincent, pour le j succès remporté.Prêts aux cultivateurs américains Washington, 21 r^and f10,1116» c.r., aviseur légal de 1 Association, le remerciera.Tous les membres de l’Associa-tion et leur famille, tous ses amis, ainsi que tous les citoyens du nord, en général, sont très cordialement invités à cette réunion.Offices de T Eglise LE DIMANCHE 22 OCTOBRE XXe Dim.après la Pentecôte, Semid.(Vert).Messe: Omnfa,avec Gl.et Cr.; 2e or.A cunctis, 3e libre (au choix du célébrant: qui peut etre omise), puis or, pro qnacuni-que tribulationc [et dans le dioc de Montréal, or.pro infirm!s1: ; préf.de la Trinité, —- Aux vêpres du dim.Suffrage.Ou bien: (dans les dioc, de St-Hyacinthe, de Sherbrooke, de Jo-liette, de Pembroke, de Mont-Laurier, d’Hatleybury et de Gaspè et dans le Vie.Ap.d’Ontario-Nord).Messe votive de la Propagation de la foi (Violet).Messe: Deus, mise-reatur, sans GL avec Cr.; 2e or.du dim.XX, 3e pr quacumque tribu-latione; préf.de la Trinité; dernier Ev.du dim, — Vêpres (vert) du XXe dim.comme ci-dessus.Juniperus de petites tout au- Après une longue envolée, notre — L’identification est exacte, jeune reine, hardie pour une fois.!p| je Prends bonne note de cette s’agrippa à une branche d’épinct- extension de Faire du Genévrier te, et nous à sa suite.La maîtresse du rucher nous avait suivies de l’oeil, car nous n’avions cessé notre tapage que depuis un instant, sionnat de l’Ajnge-Gardien, Mont- ) quand elle accourut vêtue de blanc, réaL -M.Jules Brunei.(A suivre) ¥ * ¥ éposa une ruche au pied de l’arbre, étendit un grand drap, et d’un coup sec sur la branche, nous fit «j.• j* .tomber.Plusieurs des nôtres en.Histoire d Une abeille (voulant nous défendre, perdirent la vie.Je trouvai plus sage d’attendre la décision de notre reine.Dès que l’apicultrice se fut retirée, elle pénétra dans la nouvelle ruche et nous l’y suivîmes.Nous y fûmes enfermées bientôt et je m’endormis sa;is inquiétude.Le lendemain matin, ô surprise, je m’éveillai pour me rendre compte que nous avions été placées auprès de notre ancienne ruche.Je me sentais de bonne humeur et pleine d’entrain pour commencer l’approN^onnement de la belle demeure qu^c vous ai décrite.,* .¦ .f *1® voulark» être la plus vuilhm- hlle peut avoir trou/ou quatre te et sortis \ première.Je par- “Qui es-tu, me demande-t-on souvent, et où habites-tu?” C’est pourquoi Je m’empresse de satisfaire la curiosité bien légitime de mes interlocuteurs.Je suis une mouche à nicl de lordre des hyménoptères.Thnbite à Rimouski, dans une niais2nnette logée au milieu d’un vergerj en fa.ce du Couvent des Soeurs d4 Saint-Rosaire.Vous ne pouvez /énétrer à l’intérieur de ma niaison, parce que la porte est trop bas*/ et trop étroite, je vais donc vqfis la décrire de Virgine dans le Québec, exten sion qui est une confirmation de l’indigénat.Les botanistes de la région d'Ottawa devront avoir l’oeil ouvert sur cette question.Avec de nombreux chercheurs sur le terrain nous allons maintenant apprendre du nouveau sur la flore du Québec! F.M.-V.Partie de cartes Une partie de cartes aura lieu te jeudi, 26 octobre à 2h.30 à In salle Thé Salad#.407 Blvd Saint-Laurent, au profit du Foyer Notre-Dame de la Protection.Ce foyer, situé rite Flair mount ouest, hospitalise et secourt les jeunes filles sans travail et sans foyer.Les dames et jeunes filles qui désirent se procurer de* billets peuvent appeler Dollard 8531 ou Atlantic 5851.Causerie philatélique “BALLONS POSrFbu SIEGE DE PARIS, 1870-71’’ Le mercredi 27 courant à 8h.36 du soir au café Saint-Jacques.415 rue Sainte-Catherine est, M.Saint-Loup donnera une causerie sur les ballons montés.On sait que durant l’occupation allemande de l’enceinte de Paris un des moyens de communication avec l’extérieur était les ballons, montés de courageux citoyens de Paris.On empor-làit des documents et notamment des pigeons et des lettres.Celles-ci portaient le timbre-poste et un cachet postal “PAR BALLON MONTE’’.Elles sont réellement les premières envolées postales et sont recherchées des collectionneurs de timbres d’aviation du monde entier.M.Saint-Loup possède une des plus belles collections de ballons montés connue en Amérique.Elle sera exposée lors de sa causerie.M.Vincent tiendra les enchères.Tous les collectionneurs sont cordialement invités.(Comm.) Pour les petits infirmes LA QUETE DE SAMEDI PROCHAIN C’est samedi prochain que la Société de secours aux enfants infirmes tendra la main au public de Montréal.Ce sera la Journée du myosotis t forget me not), la journée consacrée au soulagement des petits malheureux qui, souffrant dans leurs membres paralysés ou atrophiés, implorent de laide, des secours.I.a Société aide tous les petits infirmes et elle étendra son oeuvre à un plus grand nombre d’enfants 1e jour, où ses moyens le lui permettront.Les personnes qui désireraient faire parvenir immédiatement leur obole pourront l’adresser à la chambre 1213, édifice Al-dred.Si vous voyages.e4r»tt«i-vout au SIRVICE PIS VOYAGES, LE “DEVOIR”.•HI*»* émit p.ur ton* lai part au tarif dm» compafntat paquatot*.«kamina de far.aur«lk«|.Aussi hôtels, assurances kagagst at accidents, chèques 3s voyages, passeports, «fe.Téléphanss HArhour 1241* i) U P U g S OUVERTS CE SOIR JUSQU’A 10 HEURES Belles et chaudes COUVERTURES à larges carreaux 2-49 Environ 60” x 80” chacune Couvertures garanties tout laine et de bonne qualité.Carreaux verts, bleus, or, mauves ou roses sur fond blanc.Valeur exceptionnelle.y Nappes de toile d’Irlande Environ 70” x 70” chacune JL .98 Ces nappes se vendent d’ordinaire 3.95 chacune.Toile d’Irlande pur fil marque John S.Brown.Dessins damassés.Couvre-lits en rayon Environ 80” x 100” chacun 1.89 Une parure élégante et peu chère pour lit de jeune fille Dessins Jacquard en rose, bleu, vert, or ou^ mauve.Bord festonné.PLateau 5151 —- Local 202 DUPUIS — au deuxième (Bte-Cntherine) Un intéressant voyage à travurs la TERRE SAINTE CTeat exactement ce que vous offre le cyclorama exposé chez DUPUIS.Ne vous privez pas d’un tel voyage quand le prix est si minime, Adultes: .25 Enfants: .10 (Taxe comprise) Au 5e étage.- R» ¦ arrrîfmiBtt——- Albert Dupai», prMebnt., IhagBli « dis.mtrmmt Armand Dapnla, ••o.-ti-h.L’EXPOSITION EST PROLONGEE JUSQU’AU 12 NOVEMBRE Nos prix réduits restent valables CHICAGO Ligne directe — Canadien National VOYAGES INDIVIDUELS — DE MONTREAL RENCONTRES PAR NOS REPRESENTANTS A CHICAGO ET DETROIT (Prix spéciaux de feus endroits) TRAINS 9E JOUR Départs qubtidiens Les nuits aux bétels | r\ JOURS, dont 6 à CHI-CACO — y compris hébergement 1 ire classe: vS-ar le R.P.aIrCHAMBAVLT, S.J.Un catholicisme conquérant ; c’est ce que l'Eglise demande ac-tuellement, par la voix du Souverain Pontife, de ses enfants dans tous les pays du monde; c’est ce ù quoi aussi tendenl ces allocutions et discours que le R.P.Archambault, SJ., a prononcés devant divers auditoires et qu’il vient d» réunir en un volume d'environ deux cents pages, Le fournattsme catnolique, U syndicalisme confessionnel, le respect du dimanche, la tulle contre les infiltrations protestantes, h formation d’une élite, le recrute ment sacerdotal.autant de ques lions auxquelles le sort de noir nationalité esl lié el qu’il nous fait résoudre, pour son plus gram bien, d’après les directives d'ui catholicisme conquérant.Dans une langue ferme, claire directe, avec une dialectique vtgou reuse et des accents prenants, l’ar
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