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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 19 février 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-02-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 41 MONTREAL, VENDREDI 19 FEVRIER 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne t CANADA ET ETATS-UNIS .*S.OO UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.«i.oo ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE .*4.00 DEVOIR Rédatfîon et Administration : 43 RUE SAINT VINCENT ftfOMTRBA.I* TELEPHONES: ADMINISTRATION: Mam 7461 RÉDACTION ; • Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ï LE DENIER DES PAUVRES !«e Bureau des commissaires a décidé de recommander l’octroi aux sociétés de charité d’une nouvelle somme de cinquante mille piastres sur les cent mille qui leur avaient été attribuées en principe, l’automne dernier.Il va de soi que le conseil municipal ratifiera la proposition.La ville est en face d’un devoir devant lequel elle n’a pas le droit de se dérober, et son intérêt comme le souci de la charité lui commande de faire face à la situation.Il serait mauvais pour l’ordre social et pour la sécurité matérielle immédiate que tant de milliers de gens fussent livrés aux tentations de la faim.11 est excellent aussi que l’on s’en tienne à la méthode adoptée dès janvier et qu’au lieu de créer de nouveaux organismes, on utilise les sociétés charitables actuelles.Elles sont mieux que personne en état de faire rendre aux sommes données leur maximum d’efficacité.Les chiffres fournis hier par Mgr Bruchési ont dû ouvrir les yeux de beaucoup, et sur le travail fait et sur les nécessités prochaines.On nous permettra bien d’ajouter que si la Saint-Vincent-de-Paul a distribué pour la ville une somme de $18,000 environ, elle a distribué pour son compte •— comme fruit de la contribution de ses membres et de ses amis — une somme plus considérable encore.Mgr Bruchési rappelait hier que les conférences — il s’agit d’un rapport daté des premiers jours de février — ont assisté plus de dix mille personnes et il ajoutait que la misère va grandissant.Nous aurons l'occasion de donner tout prochainement des précisions nouvelles, mais cela suffit à justifier l’action de la ville et à marquer le devoir des parti eu Mers.La crise a provoqué une magnifique explosion de charité.Les conférences de Saint-Vincent-de-Paul se sont multipliées et elles ont étendu leur champ d’action.Il faut les aider, pour leur permettre de faire'plus encore.Après l’admirable effort de char ité fait au bénéfice des malheureux de l’extérieur, il serait odieux que nous laissions souffrir de la faim les pauvres de chez nous.Orner HEROUX.LETTRE DE QUÉBEC LE REGIME SUCCESSORAL DANS LA PROVINCE Diverge ences d’opinion.—Amendements à la loi de l’instruction publique.— Le bill de Saint-Hyacinthe.Québec, 18.— A moins d’un accident peu probable, le régime successoral sera complètement modifié d’ici à quelques semaines dans la Province de Québec.A l’avenir tout époux survivant d’un prédécédé mort sans testament héritera du tiers des biens, s’il y a des enfants, et de la moitié des biens s’il n’y a pas d’enfants.La loi ne s’appliquera cependant pas aux interdits, que M.Perron a fait excepter par un amendement de la dernière heure.On reconnaît là le projet de M.Pérodeau dont on parle depuis plusieurs années, que l’on a discuté à la fin des deux dernières sessions, et qui fut ajourné l’an dernier, parce qu’il arriva à l’Assemblée durant lès derniers jours de la session, alors que l’enquête sur les vendus distrayait un peu l’esprit de nos législateurs.L’opinion est loin d’ètre unanime à ce sujet.A la commission de législation, l’autre jour, on était plus ou moins sympathique au projet Pérodeau, mais comme il arriv’ assez souvent, le bill passa, pour donner une chance à son promoteur.Aujourd’hui, l’ofjposition s’est manifestée et généralisée, non pas spontanément, — car le projet étant semi-ministériel, il faut être prudent; — mais après que M.Cousineau eût demandé le vote en troisième lecture, MM.Francoeur et Tessier, de Rimouski, Galipeault, Perron et Lavergne ont combattu le bill, les deux derniers avec certaines réserves.M.Lévesque, de Laval, pleurait presque de chagrin de voir son gouvernement ainsi critiqué par ricochet.Aussi se lança-t-il à sa défense à la première occasion et avec un entrain qui parut fort amuser M.Perron en appela-t-il en dernière ressource à la galanlerie des députés, ce qui réveilla brusquement M.Caron, de Matane, et faillit nous amener un discours du verdoyant député de Frontenac.' L’attitude de MM.Perron, Gali-poauit, Francoeur et Tessier, que.sinon tous, membres du té de législation, équivaut presque à un démenti public de M.Taschereau, lequel, au début de la discussion, tenta de mettre M.Cousineau en mauvaise posture, en déclarant que le bill avait été adopté à l'unanimité par la commission de législation, , .L’opposition sc serait peut-etre e-largie dans les rangs ministériels si le Premier Ministre n’était intervenu et sans en faire tout à fait une mesure ministérielle fait habilement comprendre qu’il tenait à ce que le projet fut adopté.Le vote donna le résultat suivant: Pour 39; contre 18.Parmi ces dix-huit, figurent, du côté ministériel: MM.Perron.Galipeault.Francoeur, Tessier ( de Rimouski), Mayrand, Godbout, Letourneau de Québec Est.façon à mort ab LE DEBAT Le Devoir publiera le texte de ce bül samedi.Et il suffira de le lire pour constater qu’il ne répond pas à la définition qu'on en n faite dans le public.Ce n’est pas seulement la femme à laquelle on donne droit d’hériter, mais le mari est également mis sur le même pied que les enfants.Au fond, personne ne s’oppose à ce que le Code Civil soit amendé de protéger la femme que la intestat de son mari peut laisser dans des circonstances difficiles, mais le projet Pérodeau allant beaucoup plus loin, a provoqué les objections que l’on sait.M.Cousineau, quant à lui y est fortement opposé, parce qu'il bouleverse tout le système successoral actuel, qui n’est pas, quoique l’on prétende, aussi désavantageux pour la femme.Si la famille s’établit sous le régime de la communauté de biens, elle a 'roil à sa moitié de la succession; s’il y a contrat, elle est, la plupart du temps, avantagée autant que les conditions et la position sociale le permettent.Il est très rare qu’une femme reste sans moyens de subsistance et pour quelques cas très rares on va creer un système qui est loin d'être la perfection.Une lettre qu’il reçoit de Mme G.Lajoie et de Mme Ifu-guenin de la Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste le porte à croire que l’on s’imagine le bill tout autre.L’on semble croire que le bill ne vise qu’à la protection de la femme, tandis qu’il fait la part égale à l’époux survifânt, que celui-ci soit le mari ou la femme.Ici se produit une petite liasse d'armes entre M.Taschereau et M.Cousineau.M.Taschereau semble croire que M.Cousineau n’a pas lu, ou n’a pas compris le bill.M.Cousineau lui décoche un trait à propos de la prison de Bordeaux.M.Taschereau se choque un peu et supplie M.Cousineau de regarder vers un horizon plus élevé.M.Taschereau trouve le bill parfait et s’étonne meme qu’on s’attarde à le discuter davantage.Alors de la dernière rangée ministérielle part une voix qui rabat le caquet du ministre des Travaux Publics.C’est la voix du député de Lotbinière, M.Francoeur, qui ue sort pourtant pas des “lignes de parti” à propos de rien.Eh bien, lui aussi il est contre le bill.Il s’étonne même que ce projet vienne et revienne tou-pres-j jours du Conseil législatif cl en pas-comi- sont, il mord légèrement M.Kelly.Personne n’a demandé un changement aussi radical qui va amener la lutte entre les enfants et les époux survivants pour se partager la fortune du défunt, M.Tessier, de Pdmouski, n’hésite pas à qualifier cette loi d’immorale en ce qu’elle peut conduire à la diminution de la natalité.Le régime successoral actuel n’est pas aussi injuste qu’on le prétend ; et s’il favorise quelques abus que l’on décrète par exemple que la femme aura toujours sa part d’usufruit des biens de la succession.M.Galipeault combat Mc projet dans l’intérêt de la paix des ménages.Ce projet cache beaucoup plus de surprises et de déceptions que Ton pense.A-t-on pensé au sort des mineurs, par exemple?Le système actuel donne satisfaction ; il n’y a pas de demande sérieuse d’un changement ; qu’on laisse cnco'e quelque temps la femme à la générosité du mari.M.Lévesque, au contraire, demande la loi en faveur des épouses, “ des véritables épouses, dit-il, et il croit qu’avec leur galanterie ordinaire.les députés se feront un devoir de la leur donner.L’argument de galanterie ne séduit pas un homme aussi pratique que M.Perron, d’autant que le projet intéresse les époux au même titre que les épouses et qu’il n’oserait, remarque-t-il, faire de galanteries aux maris.M.Perron n’est pas tout à fait opposé au principe du bill.Il se déclare un modéré, presque un conservateur en législation.Ah ! bien, s’amuse l’opposition.Et M.Perron de reprendre : J'espère que cette fois Ton va me trouver un peu moins dangereux que cl nabi tu de.Et M.Perron se plaint du “ Mail ” et du sort que Ton a fait à son bill sur les substitutions, qui est encore, au bout de cinq ans, sur la table de la Chambre.—Il est sur les planches, remarque M .«Lavergne.—Ajournons en signe de deuil, ajoute un autre.M.Perron déclare tout de même qu’il votera contre le projet Pérodeau, parce qu’une réforme de cette importance a besoin d’être bien nui-rie.Il croit cpie ce qu’il y a de mieux à faire serait d’en confier Té-tude à une commission qui réviserait notre Code Civil.M.Trahan trouve que Targument de M.Perron manque de logique.Si le principe a du bon, pourquoi ne pas modifier le projet de loi au lieu de le rejeter?Sir Lomer Gouin admet que ce projet de loi n'engage pas la responsabilité ministérielle, mais tout rie même, ajoute-t-il, il est temps de se prononcer pour ou contre.Voici une dizaine d’années que Ton parle de cette réforme et qu’on la discute.Il est temps de dire oui ou non.11 n’y a pas un député qui voudrait mourir sans avoir assuré une existence convenable à sa femme.C’est ce que cette loi lui garantit au cas où il l’oublierait.Le projet est adopté par le vote cité plus haut.Il devra retourner au Conseil à cause des amendements faits cet après-midi, mais il est probable que ceux-ci seront acceptés et (jiie le bill sera sanctionné à la prorogation.DIVERS On a discuté ensuite quelques amendements à la loi de l’Instruction publique, qui donnent an surintendant de l’instruction publique ou à son délégué des pouvoirs plus efficaces en matière d’enquête, et autoriser le Conseil de l’instruction publique à faire faire l’inspection médicale des élèves.Ces amendements pourvoient aussi à Tclection des commissaires d’écoles dans certains cas, et à l’émission des emprunts.* * * Ce soir, l'heure consacrée à la législation privée a été en partie absorbée par le bill de Saint-Hyacin-Ihe.Au paragraphe concernant les impôts, il s’est produit un incident assez drôle.M.Séguin a refait sa motion d’exemption partielle, sur laquelle Sir Lomer Gouin a greffé en sous-amendement une motion allant encore un peu plus loin.M.Bouchard n’en voulait pas.Le vote fit passer le sous-amendement Gouin mais tout disparut lorsqu’on demanda si le paragraphe tel qu’amendé était adopté; la majorité le rejeta.M.Bouchard se trouva tout d’un coup vis-à-vis de rien.Ce fut un fou rire général.A la troisième lecture, il réussit cependant à faire réinsérer son paragraphe originaire donnant à la ville de Saint-Hyacinthe le droit de taxer les édifices religieux pour fins spéciales, moins toutefois la Cathédrale, l’Evêché, THôtel-Dieu et TOuvroir Sainte-Geneviève.Le Premier Ministre a donné avis que mardi la Chambre commencera à tenir trois séances distinctes par jour.On veut, paraît-il, finir, vendredi prochain.Jean DUMONT.P.S.—En réponse à M.Sauvé, l’Hon.M.Tessier, ministre de la Voirie, a déclaré que la corporation de Saint-Hermas durant Tété 1914, a fait 3.18 milles suivant les dispositions de la loi des bons chemins 1912 et que ces travaux ont coûté $33,638.46; que le gouvernement n’a pas payé tous les montants réclamés par celle corporation parce que les travaux coûtent plus cher que Testî-mation des ingénieurs et que ces derniers doivent justifier les dépenses avant que le département de la Voirie paie la balance du montant des rapports.Le chemin a donc coûté au-delà de $1(1,000.00 le mille.LETTRE D’OTTAWA LA PEINE DE MORT SUBSISTERA Ottawa, 18.— Séance insipide aujourd'hui à la Chambre, soit dit sans offenser M.Dohertv et M.I).A.La-fortune, qui ont prononcé tous deux à la fin de la journée, contre la peine de mort, de solides et remarquables discours.L’après-midi, pour ne pas la négliger entièrement, a été consacrée à Tétude de la question du transport ries grains de l’Ouest.M.Armstrong, de Lambton, Ont., voudrait que la Commission des chemins de fer, qui fonctionne à la satisfaction générale et pour le plus grand bien du pays, prît sous son contrôle aussi bien la partie du trajet qui se fait sur les canaux et les lacs que celle qui se fait par chemin de fer, c’est-à-dire jusqu’à Port-Arthur, de façon à régulariser les taux de transport et à rendre plus facile la lutte contre la force d’attraction des ports américains.Dans l’état de choses actuel, le grain échappe, rendu à Port-Arthur, au contrôle canadien, pour devenir cargaison de caboteurs privés qui le dirigent au mieux de leurs intérêts.Il serait à désirer, par conséquent, que le contrôle se continuât jusqu’au port d’embarquement, c’est-à-dire Montréal le plus souvent; c’est à quoi se résume le hill préconisé par M.Armstrong.M.Carroll, du Cap-Breton, a indiqué le non-sens qu’il y aurait à mettre la navigation sous le contrôle d’une commission affectée aux chemins de fer, et il a exprimé de plus la crainte qu’une pareille concentration de pouvoirs ne nuisît au petit cabotage, qui se verrait forcé à disparaître devant les grandes compagnies.M.Cochrane a demandé et obtenu que la question fût référée au comité des chemins de fer.MM.Bristol, Hepburn, Schaffner et Maclean ont aussi pris la parole, dans le même sens, à peu de chose près, que .les deux orateurs principaux.La peine de mort A L’ALLIANCE FRAN- ÇAISE A OTTAWA Ottawa, 18.— Grande réunion, hier soir, ici dans Ja salle du Château-Laurier pour entendre le Rév.P.Lundhauser, un Alsacien, qui a prononcé une causerie d'une tenue littéraire tout à fait académique; la soirée avait lieu sous les auspices de l’Alliance Française.Et c’est pourquoi l’orateur a été présenté par Sir dis Fitzpatrick et remercié par M.Doherty, qui a insisté avec un grand bonheur d’expression sur la “ressuscitation” prochaine de la Belgique, ce qui a paru faire plaisir à tout le monde.A la demande de M.De Celles, le jeune Père Larsimont, Belge récemment encore prisonnier des Allemands, a rappelé quelques incidents pathétiques des exécutions sommaires de campagnards belges par les soudards allemands.La salle a frémi à l’évocation des petits enfants allatlt, à la suggestion de leurs mères, baiser les mains des officiers allemands en disant: “S’il vous plait, monsieur, il ne faut pas tuer mon papa, c’est lui qui nous donne du nain.” L’ovation qu'on a faite an jeune abbé, aheien vicaire à Charleroi, a dû lui prouver combien on éprouvait de sympathie émue envers son malheCf* reux pays et envers lui-même.Vers cinq heures, on a repris la discussion du bill de M.Bickerdikc, sur l’abolition de la peine de mort.Cette discussion avait été ajournée à cause de l’absence du ministre de la justice qui a fait montre, aujourd’hui, d’une certaine érudition sur cette délicate question.Il a été quelque peu interrompu par M.Edwards de Frontenac, qui ne perd jamais une occasion d’ennuyer le ministre, et qui prétend que la vie qu’on fait aux condamnés dans nos pénitenciers est pire que la peine de mort.Interrompu par Theure du souper, M.Doherty a repris à huit heures son argumentation, pour la continuer jusqu’à neuf heures et quart.IJ a insisté surtout sur l’effet moral de la peine de mort sur l’esprit des criminels possibles; et ne fût-elle qu’une aide aux forces morales qui combattent le mal dans Tâme du peuple, a dit le ministre de la Justice, cette institution, pénible mais nécessaire, aurait déjà la pleine justification de son existence.Lafortune parle M.D.A.Lafortune, député de Montcalm, dont îles lecteurs du “Devoir” ne sont pas sans avoir déjà entendu parler, a pris la parole ensuite, pour exposer son point de vue chant de vouloir lui enlever la vie!” Oui, mais on oublie la pauvre victime assassinée par ces messieurs-là ! Us sont féroces, monsieur To-rateur ; ils rencontrent des pauvres gens paisibles, des femmes, des enfants, ils les pillent, ils les volent, ils leur arrachent, ils leur soustraient ce qu’ils ont.ils mettent le feu, et ensuite ils les Rient.Et ensuite, on vient nous dire : “Ah ! c’est donc pénible, ce pauvre homme, vous allez lui enlever la vie.mais il y a des crimes épouvantables, monsieur ! Ainsi, j’avais moi-même à mon emploi un pauvre petit jeune homme, qui part un matin pour aller travailler dans les carrières de Joliette avec sa petite valise, qui ne contenait que ses bas, ses chaussures, ses corps, ses caleçons, et jusqu’à ses bretelles, monsieur, ainsi que la somme de vingt-cinq piastres.Eh bien ! ils Tout rencontré, et ils lui ont coupé le cou, et ils lui ont volé tout ce qu’il avait, monsieur, ses bas, ses chaussures, ses corps, ses caleçons, ses bretelles, et la somme de vingt-cinq piastres.Ah ! on n’en pendra jamais trop de ceux-là, pour leur montrer a quoi ils s’exposent!” Et M.Lafortune continue à citer des exemples tirés de son expérience personnelle, ce qui leur donne un poids indiscutable dont la Chambre se rend compte, car M.Ernest La-pointe s'est rapproché, ainsi que M.Proulx, M.Coderre.M.Doherty et quelques autres, évidemment pour faire leur profit de l’expérience pro fessionnoile du député de Mont calm ; à ce moment, le président quitte son fauteuil, et M.Sévigny Ty remplace avec la calme dignité d’un homme qui commence à s’ha-biiuer à ses nouvelles fonctions.El M.Lafortune continue à citer des exemples de criminalité : “Une pauvre petite fille de 11 ans, monsieur, qui s'en allait à Téeole, avec son sac et ses livres ; un misérable la rencontre, la fait monter au troisième étage d’une maison, la lue séance tenante et la précipite par la fenêtre du quatrième étage, à dix heures du matin.Une autre jeune fille, un Italienne, qui .avait trois cents piastres dans ses bas ; un de ses compatriotes va la trouver, lui coupe la gorge, et lui vole ses trois cents piastres, qu'elle avait dans ses bas.Rappelez-vous, monsieur, la grande révolte au pénitencier de Saint-Vincent de Paul, en 1885 ou 1886, où les forçats révoltés ont tué pas moins de deux hommes et pres-qu’un troisième.L’est comme cela qu’ils sont là-dedans, où ils sont nourris et logés pour rien, et ils complotent tout le temps pour faire des mauvais coups, iis inventent toute espèce de choses pour rendre la chose encore plus difficile.Et combien d’autres choses, car je n’en finirais pas de vous dire tout ce qui me passe dans la mémoire, à vol d’oiseau.Je me rappelle une pauvre femme, assommée avec une bouteille, pour lui voler onze sous qu’elle avait, à trois heures de l'après-midi; et l’affaire Demers, un pauvre homme qui trouve sa femme baignant dans son sang, à six heures du matin; une jeune fille égorgée et volée de ses cent piastres qu’elle avait à 4 heures de Taprès-midi.Non.messieurs, si l’on veut abolir la peine de mort, que les meurtriers commencent à cesser de tuer; pour moi, j’ai CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE Aucun incident n’a marqué l’ouverture (iu blocus des côtes anglaises par l’Allemagne, sauf la perte d’un “Zeppelin” sur le littoral danois, qui n’était vraisemblablement pas au programme.Les bulletins de Paris annoncent une série de succès qui ont couronné l’offensive française de ces deux derniers jours.Le plus remarquable de ces succès est la reprise du viltage de Norroy, en Lorraine, tombé au pouvoir des Allemands le 13 du mois courant.En Champagne, les atlaques allemandes, livrées contre tout le front avec une vio lence inaccoutumée, ont été repoussées.Sur le champ de bataille oriental, les dépêches signalent vaguement une grande bataille engagée sur la frontière de la Prusse orientale et des combats partiels dans les Car-pathes.Détresse économique médiaire de l’Italie, afin d’isoler la Serbie et de faciliter ainsi son écrasement.Les Italiens sont assez fins poii-tiques pour percer à jour cette tactique.Ils savent que l’Autriche victorieuse ne leur céderait jamais le Trentin et Trieste et ne les laisserait pas tranquilles à Vallona, H est probable que le parlement de Rome, qui a maintenant la parole, va déranger les combinaisons du prince de Bülow.Uldéric TREMBLAY.LE CANADA PENDANT LA GUERRE sur la question ciaré au cours voulu vous faire voir le peu d’expé- Comme il Ta dé-! rienee que j’ai devant nos assises cri-de ses remarques, i miivellcs.Je vois ici monsieur le que la Chambre a écoutées avec une I maire de la ville .- de Montréal, M.a.tention respectueuse, M.Lafortu-! Martin, continue-t-il: mais si on a-ne a declare qu il a une certaine | holissait la peine de mort, il ne serait pas une heure au fauteuil de expérience des cours criminelles, ayant, dit-il, l’insigne honneur d’etre le représentant de 1 honorai).e procureur provincial de la Province.Il regrette de ne pouvoir concourir dans “les remarques tombées de la bouche du député de Saint-Laurent”; mais malgré qu’il ait fait de fortes études sur la question, il n’est pas plus convaincu qu’avant, qu’il faudrait supprimer la peine de mort; même, il en est encore moins convaincu qu’en commençant cette élude.11 affirme son respect pour M.Bickerdikc, et déclare qu’en présentant ce hi.l pour l’abolition de la peine de mort, celui-ci a rendu justice aux électeurs qu’il représente.Mais il est certainement dans Terreur, malgré toute sa bonne foi.“Je sais mieux que tout autre, dit le député de Montcalm, combien il est pénible de demander la vie de son semblable, mais que le député de Saint-Laurent se mette au point de vue< des victimes, et il verra si nous n’avons pas le devoir d’offrir à îa société une jirotection adéquate.” A ce moment, on a pu voir un sourire discret éclairer le visage du premier-ministre.Mais l’éloquent substitut du procureur-général continue sa démons-tratioh.Il affirme que depuis neuf années nulle erreur judiciaire n’a été constatée; dans un seul cas, le ministre de la Justice “ a cru accorder la libération de ce monsieur” grâce à sa bonne conduite au pénitencier, mais c’était là un ras de clémence, dont l’orateur félicita en passant le ministre de la Justice, ei non pas la reconnaissance d’une erreur indiciaire.Et M.Lafortune rappelle toute la filière judiciaire, depuis l’enquête du coroner jusqu’à la clémence royale, pour établir combien une erreur judiciaire peut difficilement sc produire, “tanl on est jaloux, dit-il de donner à Taccusé tout le bénéfice du doute." Et il s’élève contre la fausse sensibilité oui s'élève trop souvent en faveur du coupable.“On vient nous dire : “Ah ! ce pauvre homme, coin-rqc c’est cruel, comme c’est mê- la mairie, U reçoit tous les jours des lettres de menace, et il n’y a que la corde qui empêche des attentats révoltants contre nos hommes publics.” En résumé, avec un langage qui ne manque lias de pittoresque, M.Lafortune a prononcé des paroles véritablement sensées et marquées au coin de l'expérience.M.Bickerdi-ke lui a rétorqué qu’il n’est pas étonné de l’opposition à son bill de la part d’un homme qui s’engraisse à envoyer des âmes dans l’éternité.Le mot est un peu fort, car il est bien évident (tue M.Lafortune n’est pas si méchant homme que cela.Le bill Bickerdike a été rejeté sur division.On a ensuite entendu M.Maclean, de York-sud, à propos d’un amendement projeté à la loi des chc' mins de fer, et la Chambre s’est a-journée à demain après-midi.La discussion du budget ne commencera que mardi prochain.Il y aura demain matin à onze heures, première séance du comité chargé de faire enquête sur la question des bottes du contingent.Ernest BILODEAU.Pour justifier les mesures qu’elle vient de prendre contre la marine anglaise au risque d’attenter aux droits des neutres, TAhemagne in vocpie la nécessité où elle se trouve d’user de représailles pour forcer son ennemie à laisser ravitailler la population civile de l’empire germanique.Quelle que soit, au regard du droit international et du droit des gens, la valeur de cette excuse présentée par le chancelier de Beth-inann-Hollweg, dans ses récentes déclarations officielles, il parait aujourd’hui avéré que la ci ise alimentaire a atteint Tétai iigu en Allemagne comme en Autriche.Ce n’est pas encore la famine, sans doute, mais c’est déjà la gène chez les sujets de Guillaume II et de François-Joseph.Depuis deux ou trois semaines, la consommation du pain à Berlin est limitée à ciuatra livres par semaine et par personne.Avant deux mois, cette quantité déjà faible sera encore diminuée^ et il se confirme, au dire des journaux d'Amsterdam qui publient ces informations, que les mesures de rationnement vont être généralisées.La presse berlinoise èt les habitants se plaignent que les autorités n’aient pas pris iJ y a longtemps les mesures nécessaires pour garantir Tap-provisionnement en blés de façon à éviter les ordonnances rigoureuses.On craint qu’il ne soit trop tard maintenant el que les stocks de céréales ne soien! pas suffisants pour attendre la prochaine récolte.En Autriche, le gouvernement défend (Temuloyer plus de 50% de farine de seigle ou de froment pour le pain, et recommande pour le reste l’emploi de l’orge, de Tavoine, du maïs, du riz, de la pomme de terre.Encore, le pain ainsi cuisiné est-il assez rare, puisque chaque jour les dépêches signalent des émeutes qui éclatent sur divers points de - Tem-pire austro-hongrois et à Vienne même, où les foules s’adressent aux autorités en criant : “ Nous avons faim, donnez-nous du pain.” Les journaux viennois ont reçu Tordre de ne donner aucun détail sur ces émeutes dont le caractère séditieux a forcé le gouvernement à prendre des mesures pour approvisionner la capitale.Un communiqué officiel disait, il y a quelques jours, que le gouvernement avait décidé de réserver 165 wagons de farine prise dans les magasins publies et de les mettre à la disposition de la municipalité, qui en distribuerait le contenu à la population.Le spectre de la faim se dresse donc sur l’Allemagne et sur l’Autriche.Il reste à savoir si les mesures prises par les autorités, jointes à la contrebande que les dépêches signalent ce matin du côté de la Finlande par les pays Scandinaves, parviendront à assurer la subsistance de la population jusqu’à la prochaine moisson.L'Italie et la guerre La Chambre des Communes a obtenu hier certains renseignements supplémentaires du ministère de la Milice.D’autre part, le ministère prépare plusieurs régiments poulies envoyer sous peu outremer.Dans le domaine économique, signalons la demande que font les chemins de fer canadiens à la commission des voies ferrées, pour obtenir le relèvement de leur barême de transport.Nos soldats Le ministre de la Milice nie qu’il ait fallu acheter 500 chevaux lourds, en Grande-Bretagne, pour les substituer aux chevaux de trait de l’artillerie canadienne en service outremer, parce que ceux-ci étaient trop 'légers.Les correspondances de Grande-Bretagne sur ce point sont pourtant des plus précises et des plus affirmatives.M.Borden, de son côté, nie que le “War Office” ait substitué des cartouches anglaises aux cartouches canadiennes fournies à notre premier corps expéditionnaire.Il y a bien assez des bottes, semble-t-il dire, il paraît que, sous peu, nous saurons ce que nous coûteront les premières pensions militaires aux familles des soldats tués ou blessés à l’étranger, pendant celte guerre-ci.Les chiffres pourraient nous surprendre.M.Lochrane, pour sa part, annonce aux Lomnmnes que son ministère, — celui des chemins de fer, — n’a pas encore payé leur traitement ordinaire aux fonctionnaires et aux employés de ITnterco-lonial enrégimentés depuis août 1914, mais que “c’est Tinlenlion de le leur payer en entier”.L’amusant de celte affaire, c’est que M.Gutelius, administrateur de cette voie ferrée, a promis aux fonctionnaires de l’Intercolonial qui s'enrégimenteraient pour service outremer de leur faire payer leur plein traitement.et que des députés accusent M.Gutelius d’être allemand el, partant, parlent d’exiger sa démission, du fait de sa prétendue nationalité.On projette, en certains milieux, de former un second régimenl de Canadiens-français qui se réunirait à Québec dès que celui qui est à Saint-Jean serait parti pour le front.Nos chemins de fer LE 5e ANNIVERSAIRE DU “DEVOIR” COMPTE RENDU COMPLET On mettra en vente lundi le compte rendu complet de la manifestation par l’IMPRI RIE POPULAIRE là responsabilité limit J.N.Chevrier, gérant-général. VOL.VI.— No 41 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 19 FEVRIER 1915 » PRÉCIS DES DÉPÊCHES DE LA NUIT ANGLETERRE —L’ouverture du blocus des côtes anglaises par l’Allemagne n’a été marquée par aucun incident.L’Amirauté anglaise a cependant augmenté la garde de ses côtes.Quelques compagnies de navigation ont suspendu leur service.—Plusieurs soldats anglais viennent d’être décorés de l’ordre “Victoria Cross” pour actes d’héroïsme sur la ligne de feu.—Deux Canadiens, les majors Cory et Davidson, ont été décorés par le * roi Georges pour services rendus à l’armée, du général French.—L’Allemagne a permis aux capitaines des navires chargés de vivres pour les Belges de traverser en Belgique.—On a trouvé dans la mer du Xord une chaloupe de sauvetage appartenant au navire espagnol “Horacio”.On croit que ce paquebot a sauté en touchant une mine allemande.—La dernière liste des blessés anglais au feu ne contient que quatre noms, ce sont tous des lieutenants.—Le “Morning Post” croit que l’Allemagne ne pourra pas affecter le commerce anglais avec son blocus sous-marin, car elle n’a qu’une "trentaine de sous-marins pour encercler les îles Britanniques.—Le gouvernement anglais a pris les mesures nécessaires pour venir en aide aux matelots des navires-marchands qui pourraient être vic-% limes des sous-marins teutons dans la mer du Nord.—Sir Arthur Conan Doyle avait annoncé il y a cinq ans dans un article intitulé “Danger”, le blocus actuel de l’Angleterre.—Le paquebot “Adriatic” battant pavillon anglais, est arrivé à Liverpool, hier après-midi, venant de New-York.FRANCE-BELGIQUE —Reims continue à être bombardé par l’ennemi.—Cinq mille Allemands, dont trente officiers, sont inculpés dans une mutinerie qui aurait eu lieu à Gand.—La majorité des députés se prononcent en faveur de la prohibition des liqueurs alcooliques.RUSSIE ^ —Vienne annonce officiellement ^ l'occupation de Czernovitch.—La retraite des Russes de la Bu-kovine se fait sans pertes considérables.—Les Allemands sont à 12 milles de Gradno.—On croit que l’Allemagne se procure de grandes quantités de vivres de la Russie par la Finlande et la Suède.—L’Empereur de Russie donne 1,000,000 de roubles .soit $500.000, à des sociétés charitables de Varsovie.ALLEMAGNE Le parlement allemand a fait savoir au pape que l’interdit contre le cardinal Mercier vient d’être retiré.—Le navire norvégien “Nordoap” a coulé dans la mer du Nord après avoir frappé une mine allemande.—Un décret allemand du 28 janvier appelle sous les drapeaux tous les citoyens âgés de 45 ans qui appartiennent à la landstrum.—L’empereur Guillaume, son frère le prince Henri de Prusse et l’a-”mirai von Tirpitz doivent partir aujourd’hui pour Heligoland afin de surveiller le blocus des côtes anglaises.—La nation allemande craint plus la famine que la défaite de ses armées, et le peuple attend avec anxiété les résultats du blocus allemand.—Le roi de Bavière a été l’hôte des frères Krupp, ces jours derniers.Dans un banquet donné en son honneur,il a déclaré que l’Allemagne dicterait elle-même les conditions de la paix à la fin de la guerre.—Un navire hollandais, r“Hele-na”, a été arrêté dai > la mer du Nord par un Zeppelin.Après en-• quête à bord le capitaine a pu continuer son voyage.—Les Allemands viennent de' compléter 22 forts à Wilhelmshven.Tous seront munis des canons les plus modernes.^ LES NEUTRES ^ —Dix navires danois sont partis hier pour l’Angleterre, avec des car-, gaisons de vivres.—Un étranger, Fred A.Taylor, soupçonné d’espionnage, a été déporté en Angleterre par les autorités des Etats-Unis.—Gabriele d’Annunzio déclare que son pays entrerait dans Ity conflit européen avant deux mois.—M.William J.Schioffelin, président de la Jigue de la paix aux Etats-Unis, déclare que la paix sera signée avant l’automne prochain.—Il y a actuellement dans l’Atlantique 170 navires qui se dirigent vers l’Angleterre.Tous peuvent être coulés par les sous-marins allemands.AUTRICHE Le ministre de PAgricu'ture lance une proclamation aux fermiers les f-'riant instamment de ne pas laisser le moindre coin de terre non cultivé.—Les Autrichiens reprennent avec plus de violence le bombardement de Belgrade.LES ZEPPELINS SONT ACTIFS Londres, 19.—Au dire du correspondant du “ Stan ” de Londres à (lopenhague, les zeppelins, en dépit de la perte récente de deux navires aériens, continuent à faire des envolées au-dessus de la mer du Nord.On affirme que loute In flotte des |i©ppelins fait la patrouille juste en Ttenors des eaux anglaises.Le NATIONALISTE est le meilleur des journaux du dimanche, à Montréal.Le Usez-vous?FRANCE BEAU SUCCES A NORROY LES FRANÇAIS REPRENNENT CE VILLAGE DE LORRAINE, A LA POINTE DE LA BAÏONNETTE.— NOMBREUX SUCCES SUR TOUTE LA LIGNE.Paris, 19.— Les communiqués officiels publiés hier contiennent avec des détails une liste considérable des succès qu’ont remporté les armées alliées depuis deux jours.Le plus remarquable est sans contredit la reprise (le Norroy, en Lorraine, dont les Allemands s’étalent emparé le 13 février.Le ministère des affaires étrangères fait remarquer que l’état-major teuton a annoncé que Norroy avait été évacué et que les Français n’y avaient pas dirigé une attaque.On oppose un démenti catégorique à cette assertion.Le bulletin de la nuit affirme que les Français ont chassé l’ennemi de cette position à la pointe de la baïonnette.Le succès des Alliés se mesure chaque fois à la violence des contre-attaques ennemies.Le fait que les casques à pointe ont dirigé assaut sur assaut et vainement pour recouvrer le terrain perdu indique que ces succès ont été marqués.Les combats ont été d’une violence inusitée, particulièrement dans la Champagne, et le long de la ligne de Souain, de Perthes et de Beau-séjour.Dans ces régions, les Teutons ont fmt des efforts terribles our reprendre les tranchées perdues le iti.Les Français ne les repoussèrent qu’en dirigeant une irrésistible charge à la baïonnette.Les régiments allemands ont perdu la moitié ou le quart de leurs ffectifs.Les Français ont capturé une position au sud de la ferme Sudel, en Alsace, où ils ont trouvé une grande quantité de matériel de guerre.JUSQU’AU TRIOMPHE FINAL Paris, 19.— Le premier ministre Viviani a déclaré de nouveau, aujourd’hui que le gouvernement français était déterminé à poursuivre la guerre jusqu’au triomphe final des alliés.”La France, s’est écrié M.Viviani, restaurera la Belgique et reprendra l’Alsace-Lorraine.” Les députés ont acclamé longuement les déclarations de M.Viviani.Le premier ministre a fait une éloquente allusion à la tendresse ressentie par la France pour l’héroïque fidélité de la population des provinces occupées par les Allemands dans le nord de la France.Il a parié des souffrances du peuple français, de *on courage et de la fermeté des soldats en faction dans la boue des tranctiées; il a fait ressortir la grandeur de la force morale qui les encourageait à sauver leur patrie.Le premier ministre a répondu à l’interpellation de M.Chaumet louchant la présence de MM.Guesde et Sembat à la conférence internationale des socialistes tenue récemment à Londres.M.Chaumet a remercié M.Viviani.d’avoir dissipé par ses déclarations .toute mauvaise impression.ALLEMAGNE ENCORE UN ZEPPELIN DETRUIT LE “L 3” EST PRIS DANS UNE TEMPETE SUR LES COTES DA-NOISES.— QUATRE MEMBRES DE SON EQUIPAGE PERISSENT, ONZE SONT SAUVES.Amsterdam, vià Londres, 19.—Une dépêche officielle de Berlin confirme la perte du Zeppelin “L 3”.Le mauvais fonctionnement du moteur, pendant un orage, alors que le dirigeable était en reconnaissance sur les côtes de Jutland, serait la cause de ce désastre.Le Zeppelin a été perdu, mais tout l’équipage a été sauvé, r ¦ * * * Londres, 19.— L’Exchange Telegraph a reçu une dépêche de Copenhague qui donne une version différente de celle de Berlin au sujet du désastre d’un dirigeable allemand sur la côte Occidentale du Jutland.Onze membres de l’équipage auraient été sauves et quatre auraient péri.Le Zeppelin est complètement détruit.¦ ¦ • * ¦* * Copenhague.12.— On mandait d’Esbjerg hier qu’un autre Zeppelin ai-té détruit le long de la côte danoise.Les habitants du Jutland répètent qu’ils ont vu un second Zeppelin évoluant au-dessus de la mer du Nord, avant-hier et qu’il a disparu au milieu de la tempête de neige.Les survivants étaient épuisés et à moitié nus.Une autre dépêche d’Esbjerg corrobore la nouvelle de la destruction d'un nouveau Zeppelin.Il était du type Perseval.PILLEURS DE TRAINS (Spécial au “Devoir”) Washington .19.— Deux brigands, après avoir réussi à monter sur le rapide de Jacksonville à Alexandria hier soir, en ont enlevé le coffre fort et l’ont jeté sur le remblai au moment où le rapide entrait à Franconia.Les employés de la compagnie ont déclaré que le coffre fort ne contenait aucune somme d’argent.N0UVELLEDE S.-TITE (Spécial au "Devoir”) Saint-Tite, 19.— Hier matin, à 7.30 heures, ont eu lieu, en l’église paroissiale, les funérailles de Dame S.Matte.L’assistance était fort nombreuse, et la cérémonie des plus imposantes.Ce matin, ont eu lieu aussi les obsèques de feu M.Edouard Paradis.ETATS-UNIS LA CRISE ESTPASSEE LA RECEPTION DE LA REPONSE ALLEMANDE A LA NOTE AMERICAINE A FAIT DISPARAITRE UN GRAND MALAISE.Washington, 19.—Depuis plusieurs jours, de fait depuis la publication de ]a note américaine à l’Allemagne, les hommes publics ressentaient in grand malaise.Sans distinction de parti, plusieurs sénateurs et représentants opinaient que la note était digne des meilleures traditions de la diplomatie américaine et on en louait généralement le ton énergique.Mais en même temps on était d’avis que le secrétariat d’Etat s’était servi d’un langage un peu outré, quand il a affirmé que 1».destruction d'un navire marchand américain pourrait mettre un terme aux bonnes relations des Etats-Unis et de l'Allemagne, comme si la guerre fût devenue inévitable en pareil cas.Voilà ce qui tourmentait les hommes u Etat.A huis clos, le Sénat discuta les questions de politique étrangère, et un sénateur suggéra l’adoption de mesures de représailles immédiates si les Allemands coulaient un vaisseau américain dans la zone de guerre.Mais, hier, ces craintes se dissipèrent, et l’attitude de M.Bryan et des autres autorités décela qu’ils croyaient la crise passée du moins pour l’instant.BULLETINS OFFICIELS DE LA NUIT PARIS s Paris, 19.— Le communiqué officiel suivant a été publié hier soir: La journée du 18 février ne nous a pas été plus* favorable que les deux journées précédentes.A partir de la mer jusqu’à l’Aisne toute la campagne s’est résumée à des combats d’artillerie; près de Borhincourt, les Allemands ont livré cinq contre-attaques dans le but de reprendre les tranchées qu'ils n-vaient dû abandonner le 17 février.Tous ces assauts ont été repoussés pt plusieurs centaines d’ennemis parmi lesquels plusieurs officiers ont été laissés sur le champ de bataille.En Champagne, dans la région de Souain, de Perthes et de Beauséjoùr, l’ennemi a livré au cours de la nuit du 17-18 février, de même qu’au matin, deux violentes contre-attaques le long du front entier de nos troupes dans le but de recapturer les Iran chées qu’ils avaient perdues le 1(1 et le 17.Ces deux contre-attaques ont été complètement repoussées, nos soldais mettant l’ennemi en déroute à pointe de la baïonnette.Tout en remportant ces succès, nous avons opéré la prise de trois mitrailleuses et fait plusieurs centaines de prisonniers.D’après la déclaration de ces derniers, les régiments allemands engagés dans le combat ont subi de lourdes pertes s’élevant, dans un cas au quart de l’effectif et, dans l’autre, à la moitié.Sur les hauteurs de la Meuse, dans le voisinage d’Espargès, nous avons gagné quelque terrain dans le cours de la journée du 17; la position con-;uise a été gardée en dépit d’une contre-attaque de la part de l’ennemi.En Lorraine, dans la région de Xou, nous avons livre un assaut qui nous a permis d’occuper par la suite le village de Norroy et tous les terrains avoisinants.Il n’est pas vrai que les Allemands aient évacué Norroy, comme Fan-nonce leur communiqué; la vérité c’est qu’ils ont été forcés 4,e l’abandonner.En Alsace, les détails supplémentaires reçus jusqu’ici sont de nature à faire voir que le pic sud de la ferme Budel que nous avons conquis mercredi dernier constituait une formidable redoute.Nous y avons trouvé à notre profit, cinq mitrailleuses, quelques centaines de fusils, des bombes, des appareils téléphoniques, des milliers de cartouches.PETROGRAD Petrograd.19.— Les quartiers-généraux du commandant-en-chef des forces russes ont publié hier soir, le communiqué officiel suivant: La bataille sur le front entre la Niémen et la Vistule s’est poursuivie le 17 février, avec une fureur accentuée dans la région d’Augustovo, de même que sur les routes de Sier-per à Plouck.Sur la rive gauche de la Vistule, il n’y a pas eu de combat.Dans les Carpathes, nous avons repoussé une série d’attaques obstinées de la part des Autrichiens sur le front, de Svidnih à la San supérieure.Dans les régions de Ko-ziowka, Toukolka, Senethouw, Wy-szow et Klausse, nous avons livre plusieurs contre-attaques fructueuses, cependant que nous avons aussi continué à repousser de conslanles attaques générales.En Bukoviim.nos colonnes ont re-trailé sur la rivière Pruth.BERLIN Berlin, 19.— Par T.S.F.à Say-ville — L’état-major allemand a publié hier soir le bulletin suivant: “Sur la route d’Arras et de Lille on se bat encore pour une portion de tranchée allemande prise par l’ennemi le 16 février.Le nombre des prisonniers français pris hier au nord est de Bcims a augmenté.Les pertes françaises dans cette région surtout ont été lourdes.Les attaques françaises ont cessé en Champagne.Au nord de Per-thes la bataille continue.A l’est de Perthes les Français ont été repoussés et ont subi de lourdes pertes.L’ennemi a pu s’avancer quelques fois jusqu’aux tranchées allemandes.Les prisonniers pris par nous hier sont onze officiers et 785 soldats.Les attaques ennemies contre les positions allemandes près"de Bourc-mille et de Vnuquois, à l’est de la forêt de l’Aroonne et à l’est de Verdun, ont été infructueuses.La colline 365 et le village de Nor- Umito) j LARTICLE PARFAIT VENDU PARTOUT REFUSEZ LES SUBSTITUTS roy, au nord de Pont-à-Mousson, pris par les Allemands le 13 février, ont été évacués après la destruction des fortifications françaises.L’ennemi n’a pas tenté de reconquérir ces positions.Outre cela, il n’y a rien d’important à signaler sur le front occidental.Près de Tauraggen et dans la région au nord-ouest de Grodam, les Allemands poursuivent l’ennemi en combattant.Un détachement russe, battu près de Kolno, a été renforcé au nord de Lamza par des troupes fraîches.Nous avons alors attaqué de nouveau l’ennemi.Des engagements près de Plock et de Racionz ont tourné en notre faveur.Au cours de ces rencontres, nous avons fait jusqu’ici 3,000 prisonniers.Il n’y a rien de nouveau à noter au sud de^la Vistule, en Pologne.Les résultats obtenus près de la frontière de la Prusse Orientale augmentent en notre faveur.Jusqu’ici nous avons pris 64,000 prisonniers, 71 canons, r'us He RIO mitrailleuses, 3 convois d’hôpital, des avions, 150 wagons de munitions, des réflecteurs électriques, quantité d’automobiles chargées d’effets et beaucoup de chevaux.Nous comptons augmenter encore ce butin bientôt.ITALIE AGITATION BELLIQUEUSE LES DEMOCRATES, LES REPUBLICAINS ET LES NATIONALISTES ITALIENS S’AGITENT EN FAVEUR DE LA PARTICIPATION DE L’ITALIE A LA GUERRE.(Spécial au “Devoir”) Rome.19.— Des milliers de soldats se tenaient hier autour du parlement, du ministère de la guerre, et des ambassades autrichienne et allemande pour maintenir l’ordre dans le cours de la manifestation organisée par les démocrates, les républicains et les nationalistes en faveur de l’intervention de l’Italie, le jour de l’ouverture du parlement.De forts détachements de cavaliers se tenaient dans des endroits favorables d’où iis pussent charger la foule dans les rues les plus importantes.• On ne laissait personne s’approcher des ambassades autrichienne et allemande sans raison.A une heure avancée hier soir, on ne signalait aucune émeute.Le premier ministre Salandra est déterminé à éviter un débat sur la question de l’intervention italienne.La chambre siégera jusqu’au 27 mars.Tout le monde comprend que l’atmosphère est tellement chargée d’électricité que même un petit incident pourrait allumer l’étincelle.Le premier ministre Salandra en parlant des victimes du récent tremblement de terre a fait une allusion indirecte à la situation internationale.On l’a bruyamment applaudi.CHINE LA SITUATION EST TENDUE LES DEMANDES DU JAPON CREENT DE L’ANXIETE A LONDRES.— LE GOUVERNEMENT DE TOKIO VEUT ETENDRE SON INFLUENCE.Londres, 19.—- L’anxiété créée à Londres au sujet des demandes faites par le Japon à la Chine, presque immédiatement après l’occupation de Kiao Teheou, s’est accrue hier après-midi au Parlement lorsqu’on a demandé la publication du texte de ces demandes.En répondant à cette requête, sir E.Grey a déclaré qu'il ne pouvait pas, dans les circonstances, communiquer à Ja Chambre des renseignements à ce sujet, parce nu’ils avaient été transmis d'une façon confidentielle par le gouvernement japonais.NOTES DE LA CHINE AUX PUISSANCES Washington, 19.—La Chine vient de donner instruction à ses ministres plénipotentiaires aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Russie de transmettre à ces puissances une copie des demandes faites par le Japon, concernant les concessions et les nrivi-lèges qu’elle exige de la Chine en retour de la restauration à cette dernière du territoire de Kiao Teheou.Le gouvernement vient d’entrer en pourparlers à ce sujet avec ses ambassadeurs à Tokio et à Pékin.Le secrétaire d’Etat a nié 4a rumeur disant (pie le f{ouvernement américain avait envoyé une note au Japon.CE QUE VEUT LE JAPON Tokio, 19.— On a appris ici hier que le Japon avait récemment donné des explications sur la teneur des demandes faites à la Chine à certaines puissances avec lesquelles il est en relations amicales* L’impression générale est que le gouvernement japonais, sans vouloir créer des troubles en Chine ou dans les sphères d’influence des puissances dans ce pays, a l’intention d’étendre graduellement son influence sur le territoire chinois; il croit que sa position lui donne droit à jouer un rôle prépondérant dans le développement de la République chinoise.Les “blessés’’ ae l’Ontario GENEREUSES .INITIATIVES LES ELEVES DU PATRONAGE DE LEVIS.— ST-JEROME DU LAC SAINT - JEAN ORGANISE LA SOUSCRIPTION PAROISSIALE.— LONGUEUIL ENVOIE $200.00.— UNE LETTRE DE LA NOUVELLE-ECOSSE.Il nous est agréable d’accuser réception d'une somme de $21.28 que les élèves du patronage de Lévis ont souscrite pour la défense de la langue française.Sous la direction des Frères Maris! *s, le Patronage poursuit une belle oeuvre, il s’ao-quierl aujourd’hui un nouveau litre à la reconnaissance publique, M.le curé L.-E.Roily, de Saint-Jérôme Métabetchouan, comté du Lac Saint-Jean, ajout” 4a contribution de ses paroissiens à la belle souscription personnelle qu’il nous faisait parvenir au cours du mois dernier.C’est $89.40 que les paroissiens de Saint-Jérôme versent aujourd’hui dans la caisse de secours des écoles ontariennes.Sur ce montant, ie conseil municipal de la paroisse a souscrit $25, le conseil municipal du village $25 également, les enfants des écoles du village $12, les enfants des écoles de la paroisse $7.65, MM.David Angers et Georges Perron $5 chacun, M.l’abbé Degagné, vicaire, et M.André Plourde $2 chacun, et suivent plusieurs autres souscriptions de $1.00 à 25 sous.Les paroissiens et les autorités de Saint-Jérôme Métabetchouan méritent les beaux éloges ; nous les remercions de tout coeur et les citons en exempie au pays tout entier.La paroisse de Longusuil fait tenir à A.C.J.C., une souscription qui n’a pas moins de valeur, c’est une somme de $200 transmise par M.le curé J.-G.Payette, comme offrande de la paroisse de Longueuil.Merci aux généreux donateurs; honneur à Longueuil! Une excellente dame de Eel Brook N.-E., écril: “Je vous envoie ma faible contribution pour nos chers “blessés d’Ontario”.Hélas, Monsieur.nous souffrons nous-mêmes ici d’un régime qui malheureusement diminue nos forces et annihile bien des volontés,.c’est pourquoi je suis si sincèrement avec vous dans ie beau mouvement qui se dessine.Veuillez croire toujours à mon entier dévouement à la juste et sainte cause pour laquelle vous vous prodiguez, el recevez mes plus chaudes félicitations.” L’Association Catholique de la Jeunesse canadienne-française par l’entremise de son trésorier général.M.Emile Girard, accuse réception des souscriptions suivantes.Merci aux généreux donateurs: Paroisse de Longueuil, $200; paroisse Saint-Chrysostôme de Châ-teauguay, $109; paroisse Saint Jérôme, Lac Saint-Jean, $89.40 ; Soeurs de la Providence, Montréal, $50; Association Saint-Jean-Baptiste de Roberval, $25; Cercle Saint-Chrysostûmo de l’Alliance Nationale, $25; paroisse de Vanda, Saskatchewan.$12.25; Ordre des Forestiers Canadiens, Saint-Chrysostôme, $10; M.J.Morris, Châteauguay, $6; M.C.-R.Blache, L’Abonba-Plouffe, Dr F.Bertrand, de Sherbrooke, Ecoles de la paroisse La Patrie, notaire J.-A.Beauchamp, de Westmount, M.J.-R.Nelson, de Montréal, chacun $5.Ont souscrit chacun $2: M.\L-H.Lai né, Sherbrooke; M.J.Gou-geon.Ville Saint-Laurent: notaire J.-L.Dozois, Granby; Dr A.Lau-reault, M.A.-T.Théoret, Un Ami, Montréal.Ont souscrit chacun $1 : Soeur Dalton, Jos.Neveu, P.St-Pierre, J.A.Pelletier, A.A.Decelles, Dr L.A.Hébert, P.H.Ross, G.P.Lafontaine, Un inconnu, R.Taillefer, O.Villemu-re, Emile Miller, Débiteur retardataire, de Montréal, M.F.X.E.De-mers, Drummondville, M.G.Lindsay, Roberval, Rév.Père Cardin, Acton Vale, M.S.Lefebvre, Lachine, M.Art.Desjardins, Rimouski, M.Geo.Jal-bert, M.J.Morel.M.Hector Marien, M.J.Art.Bédard, Québec, Dr L.S.Giroux, Gent illy.Ont souscrit $0.50: Notaire I).H.Rheault, Gentilly, Clé Nicolet, MM.Cyrille Breton et Nap.Doyon, St-Victor de Tring, M.J.A.Gagnon, M.J.Louis Martineau, M.Art.Roy, Montréal.Ont souscrit $0.25: M.Jos.Mathieu, St-Victor de Tring, M.Ixmis Baril, Gentilly, Albertine Michaud, St-Eloi, Cté Témiscouata, Mme A.Chamberland, St-Eloi, Cté Témiscouata.On est prié d’envoyer toute souscription à l’ordre de: M.Emile Girard, trésorier général de FA.C.J.C., 160, rue Saint-Jacques, Montréal.LE COMITE.Les maux d’estomac sont dûs à l’acidité C'EST CE QUE DIT UN EMINENT SPECIALISTE.Les soi-disant troubles intestinaux, tels que .’’indigestion, les maladies des voies respiratoires et les maux d’estomac, sont, neuf fois sur dix, causés par une fermentation qui se produit dans l’estomac par des gn/.ou des acides en formation.La respiration gonfle l'estomac et cause cette sensation accablante *iu’on appelle quelquefois cardialgie, tandis que i’acidc irrite et enflamme la membrane délicate de l’estomar.Tout ce trouble est produit par la nourriture qui fermente.Une pareille fermentation est anormale mais la formation de l'acide est non seulement anormale mars peut avoir les plus graves conséquences, si elle n’est pas réprimée.Pour arrêter ou prévenir la fermentation des aliments que contient l’estomac et pour neutraliser l’acide et le rendre doux et inoffensif, prenez une cuillérée A thé d'urate double de magnésie, qui est probablement le meilleur et te plus effectif des correctifs pour l’esto-mne qui soit connu, dans le quart d’un verre d’eau immédiatement apres le repas ou dés que l'on ressent .— P.A.Gouln, marchand de ferronneries, de la ville de Trois-Rivières, district de Trois-Rivières, demandeur.vs J.H.Lafrennyc, ci-devant des cité et district de Montréal, et maintenant de lieux inconnus, défendeur.IL EST ORDONNE au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal.IB février 1915.— (Par ordre) S.E.Meunier, sous-greffier de la dite Cour.— Jacques Brosseau, procureur du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 3820.A.Wilson and Co„ Limited, demanderesse, vs AIL Moir, défendeur.Le 1er jour de mars 1913, 9 dix heures de l’avant-midi, (i la place d’affaires du dit défendeur, au No 1219 rue Green, en la cité de Westmount, dans le district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en stock de pipes et de tabac, cigares, coffre de sûreté, garnitures de magasin, etc.Conditions : argent comptant.J.S.Lavcry, H.C.S.Montréal, 19 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 83.Aldéric Charbonneau, bouclier, du village de Nomi-ningue, district de Montréal, demandrur, vs J.H.Thibault, de Montréal, défendeur.Le premier Jour de mars 1915, à dix heures ne ''avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur.au No 120 rue Saint-Jacques, en (a cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en ameublement de bureau, etc.Conditions : argent comptant.M.J.A.DeCelles, H.C.S.Montréal, le 19 février 1915.PROVINCE DF.QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 873.— Ludovic Duquette et Joseph Adolphe Leeavalier, tous Hntx marchands de Montréal, “Duquette et Leeavalier”, demandeurs, vs J.A.Forget, du même lieu, défendeur, la- premier Jour de mars 1915, 0 dix heures de l’nvant-mldl, au domicile du dit défendeur, nu No 2218 rue Saint-Denis, en la elté de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage.etc.Conditions : argent comptant.M.J.Albert DeCelles, tt.C> s.Montreal, le 19 février 1913.PROVINCE PE QUEBEC, district i ' «s Ufjà ,:-trémité de ligne.> " ~ ,* LE SCANDALE DE LA Où Acheter Demain PIERRE MUNICIPALE | PR1MEAU VS.TARDIF.— LE SE-CRETAIRE feE M.COTE NIE LES ALLEGATIONS DE L’ANCIEN CONTREMAITRE; CELUI-CI NE FAIT QUE LES AGGRAVER EN REPONSE.— DES PARTICULIERS DESERVIS PAR LES .CHARRETIERS DE LA VILLE.S’il faut en croire M.Zoël Tardif, ancien contremaître de la ville, congédié l’automne dernier, il a plus d’un scandale dans son sac qu’il sortira aussitôt qu’on voudra bien lui en fournir l’occasion par une enquête dûment instituée.Il a des affidavits pour les prétendus vols de pierre dont la ville aurait été victime ; il en a d’autres aussi, nous a-t-il déclaré, non moins nombreux ni moins patents, pour établir que les charretiers de la municipalité sont employés quelques fois à des besognes qui n’ont rien de commun avec l’intérêt public.C’est ainsi qu’à la Longue-Pointe, des particuliers ont fait voiturer des graviers sur les propriétés aux frais de la ville par les charretiers d’icelle, comme disent les notaires.C’est là du moins ce qu’il nous a affirmé devant témoin.M.Primeau qui est, toujours d’après M.Tardif, dépositaire de plu-sieurs affidavits qui pourraient servir d’assiette à une enquête, ne prend pas au sérieux les accusations de celui-ci.M nous a déclaré — et nous tenons à le répéter ici pour bien établir que nous ne prenons parti ni pour Tun ni pour l’autre — que M.Tardif aurait eu de la pierre à vendre à la ville au moment où celui-là était surveillant des achats et des ventes, et que comme cette pierre n’a pas été agréée, il.tente maintenant de se venger en eh lançant dans le jardin de M.Primeau, à qui il veut susciter des embêtements.M.Tardif, empressons-nous de le dire, nie absolument qu’il ait jamais eu quoi que ce soit à placer chez Concordia.Le plus sûr moyen de savoir le fond de toute cette histoire serait bien d’instituer une enquête et il est certain que le conseil ne pourra tarder à le faire.SENSATION A L’ENQUETE DE DEMAIN Quand on est venu proposer récemment au bureau des commissaires l’expropriation de la rue Robin, il a été question de quelqu’un qui s’opposait à cette affaire.Or, celui qui en était le parrain, aurait dit aux commissaires qu’il espérait qu’ils ne seraient pas arrêtés par un maître-chanteur.Celui qui est clairement désigné par ces paroles, a l’intention de demander des explications à Tautcur de cette déclaration à la reprise de l’enquête sur l’achat du terrain pour la construction d’un bain rue Amherst.Il y aura du poil, comme on dit à Paris.LE PARTI OUVRIER SUBIT UN ECHEC LA CHAMBRE ANGLAISE REJETTE LA MOTION DEMANDANT AU GOUVERNEMENT DE PRENDRE LE CONTROLE DES MOYENS DE TRANSPORT.- Londres, 19.— La Chambre des Communes, après une discussion qui s’est terminée fort avant dans la nuit, a refusé de se diviser sur la motion du parti ouvrier qui veut que le gouvernement prenne le contrôle des moyens de transport et établisse un prix maximum pour les vivres et le charbon.Bien que les partisans des ouvriers aient demandé la division, leur demande a été rejetée et la question soulevée est désormais close pour ce qui concerne le parlement du moins.Walter Bunciman, président du Board of Trade, a répondu, hier, aux allégations du parti ouvrier.Le gouvernement, dit il, a rassemblé tous les wagons de chemin de fer pour remédiei à la disette du charbon à Londres.Les mesures déjà adoptées par le gouvernement ont empêché le prix des^ vivres de monter davantage.Le bie est contrôlé à 1 étranger et le gouvernement peut difficilement en fixer le prix.Si le gouvernement s’emparait des navires de commerce, la situation empirerait même.M.Bunciman dit que la hausse de salaires compenserait celle des vivres.-c———— DETOURNEMENTS Paris, 19.—Depuis un mois environ, des di ournements nombreux étaient constatés par le service de l’intendance militaire, aux magasins généraux, avenue Victor-Hugo, 45.Un manoeuvre occupé à la manutention des boites de conserves, nommé Ferdinand Myron, sur lequel se lequel se portaient les soupçons, fut arrêté l’autre soir, à la sortie des magasins, et fouillé.On trouva sur lui quatre boites qu’il avait dérobées dans une caisse que l’on venait d’ouvrir pour permettre les prélèvements du laboratoire municipal.Après avoir été interrogé par le commissaire de police, M.Voinot, l’employé infidèle a été écrouc.Le NATIONALISTE est le meilleur des journaux du dimanche, à Montréal.Le lisez-vous?(F.nrcgislré conformément à In loi du Parlement
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