Le devoir, 30 octobre 1933, lundi 30 octobre 1933
Montréal, lundi 30 octobra 1933 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME ttOtmtULL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Cirant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chit : OMER HEROUX Vol.XXIV — No 250 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique C.OO UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Que veulent les catholiques Le premier Congrès d6r“ACFAS” ontariens?Les dépêches nous ont récemment apporté d’assez larges extraits d’un discours de M.Saunders, Tun des gros bonnets du monde orangiste ontarien.Ce M.Saunders en veut naturellement au bilinguisme comme au principe de l’égalité d’impôts en matière scolaire.Nous aurons plus d’une fois l’occasion de reparler du bilinguisme.Profitons du discours Saunders pour rappeler l’essentiel du problème qui se débat aujourd’hui chez nos voisins.Quç demandent, en somme, les contribuables catholiques?Tout simplement qu’on rende opérante une loi de la province que les circonstances privent de la majeure partie de sa force.Les écoles dites séparées et qui, en presque totalité, sont des écoles catholiques, existent.C’est un fait, qui s’appuie sur un texte de loi.Un deuxième fait, c’est que Ja loi reconnaît aux contribuables catholique qui ne veulent point souscrire aux écoles dites publiques le droit de fonder des écoles séparées et de réserver à ces écoles leurs contributions scolaires.Il y aurait beauoup à dire sur les différences qui subsistent entre ce régime et le nôtre; ce sera peut-être pour une autre fois.Pour le moment, nous n’avons l’intention que de marquer ces deux faits premiers, en y ajoutant un troisième, qui est celui-ci : Un très grand nombre de contribuables dans notre pays paient l’impôt scolaire, non seulement de façon directe, à titre de simples individus, mais de façon indirecte aussi, à titre d’actionnaires des compagnies qui contribuent pour leur part au soutien des écoles.Le nombre de ces contribuables grandit naturellement avec le développement des compagpies par actions.La loi ontarienne, vieille de près d’un demi-siecle, recon-naît, en principe, le droit du catholique actionnaire à diriger vers les écoles séparées la part de l’impôt des compagnies afférente à ses actions.Mais il faut faire la preuve de cette propriété; et comment, dans tan.de compagnies où les valeurs changent si souvent de mains, la faire, cette preuve?Le résultat, c’est que la majeure partie des compagnies ne paient d’impôt qu’aux écoles publiques, que le taux de l’impôt des écoles séparées en est forcément haussé, ce qui tend encore à en éloigner les contribuables qui ne sont pas particulièrement dévoués.Ce que les catholiques demandent, c’est tout simplement qu’on prenne, encore une fois, les moyens de rendre la loi opérante, de faire en sorte que s’applique le principe inclus dans la loi ancienne.Cela, aux yeux de nombre de protestants, commence à paraître très juste, et même, à certains égards, très pratique.Car, si la difficulté des circonstances acculait, disons les catholiques de Toronto à abandonner leurs propres écoles, il faudrait que les écoles publiques accueillent leurs enfants et comme, grâce aux instituteurs congréganistes, nos écoles coûtent moins cher que les écoles publiques, l’opération comporterait pour les contribuables actuels des ecoles publiques un relèvement de l’impôt scolaire.On sait qu un problème analogue à celui qui passionne nos voisins se posant chez nous, nous lui avons trouvé une solution dont la minorité ne se plaint point.Catholiques et non-catholiques disposent de leurs contributions directes; quant aux sociétés, leurs contributions sont versées dans un fonds distinct, dont le produit est partagé nronor-tionnellement à la papulation scolaire.C’est une solution qui, aux regards de beaucoup d’Onta-riens intelligents, sinon de M.Saunders, apparait à la fois très simple et très juste.Jusqu’ici la campagne des catholiques ontariens ne paraît avoir obtenu aucun succès de l’ordre législatif ou administratif; mais elle a fait des progrès dans l’opinion.Nous voulons espérer ciue les autorités ontariennes ne tarderont pas à réaliser une réforme qu’exigent, non seulement le bon sens et la justice, mais l’esprit de leur propre loi.(L’Association canadienne-française pour l’Avancement des Sciences) Cm» HEROUX L’actualité Fascisme matrimonial "En ce temps-lè on célébrait des noce, à Cana.” Invité à des noces à Cana, No-Ire-Seigneur, sur la prière de sa sn/nfe Mère, avait changé l'eau en vin.A,des siècles de distance, Mussolini, d Qui rien ne semble Impossible sauf de changer l'eau en vin et' de ressusciter les morts, change en rculilès des espoirs jusque-là normalement irréalisables.Ainsi, ari-ce au Duce, quatre mille Italiens pourront, à l’exemple des Anciens, marquer le 30 octobre 193?d’un caillou blanc.Aujourd’hui, en effet, deux mille couples de fiancés seront unis par des liens Indissolubles et devront leur bonheur à Mussolini, C’est pour augmenter la nation itnlienne, en danger, que le dictateur de l'Italie a décidé le gouvernement à doter 1rs Jeunes gens pauvres pour leur permettre dt convoler rn justes noces.On croit que Mussolini, qui aime à frapper l’imagination populaire, a choisi cette date du 30 octobre, afin de commémorer en même temps, par cette bénédiction de mariages, le onilè-me anniversaire du Fascisme.L’Italie tout entière est donc aux noces aujourd'hui.A Rome même, dans une seule église, — l’église Santa Marta Degll AngeU (basilique romaine du Cardinal Villeneuve), 380 couples teronl mariés te même 'jour.Cette célébration aura un cachet grandiose.Après la cérémonie, tes onxe cents nouveaux époux seront les hôtes du premier ministre de l'Italie aux quartier*-généraux fascistes, t’n déjeuner qu'on pourrait sans exagérer appeler déjeuner d’Elal — sera servi aux jeunes mariés, aux frais du gouvernement, et de» cadeaux leur seront offert* par Mussolini.Le Duct écrit là une page d’his- Avit à eaux qui voyagent Tant billMi, ftviMa (K t>«r»out.4nvi tu tarit éet campagiMut — Hfttuli.«mu-r«NCM bagafan •« arritUnti.chacun «u rsysf*.patMi'orto, ut«.— Survie* cem-pttt — U DIVOIR'VOYACIS.410 Natru-DMM lit.Téléphaar* HArbwr 114t • (Par le R.F.Marie-Victorin) Jeudi soir, le 2 novembre, s’ouvre à Montréal le premier Congrès de l’Association canadienne-française pour l’Avancement des Sciences.Pour ceux qui ne s’en douteraient pas, disons tout de suite que c’est une date dans l’histoire culturelle de notre pays, parce que c’est la première tentative de réunir, de grouper en un faisceau, non pas seulement, — comme nous en avons l’habitude invétérée, — de beaux projets et des espérances sur le papier, mais des réalisations, les réalisations opérées dans le domaine scientifique à la suite d’un mouvement concerté qui date d’une dizaine d’années.Certes, ces réalisations sont modestes, si on les compare à ce qu’elles pourraient être ici même, et à ce qu’elles sont dans d’autres pays, comme le nôtre en crise d’adolescence.Mais telles qu’elles sont, ces réalisations surprendront sans doute l’observateur attentif, familier avec la situation d’il y a vingt ans.La simple lecture du programme de ce congrès est Une révélation.On y voit que vingt communications seront présentées dans la section des sciences morales; quarante et une dans la section des sciences mathématiques, physiques et chimiques; quatre-vingt-dix-neuf dans la section des sciences naturelles; six dans la section de la pédagogie des sciences: le tout formant un lotal de cént soixante-six travaux.Il n’est que juste de dire qu’une notable partie de ce succès est due au comité d’organisation et nu travail acharné du dévoué secrétaire de V ACF AS, M.Jacques Rousseau.Il faut souligner tout de suite la diversité des milieux d’où viennent les communications, diversité qui affirme une réconfortante unité dans la détermination de travailler à lu création d’une science cana-dienne-française.Pour une fois, les questions de clochers, les rivalités de chapelles, les oppositions de clans ne sont pas intervenues.Les congressistes et les auteurs de travaux viennent de toutes les parties de la province.Les universitaires y coudoient les professeurs de l’enseignement secondaire et de l’enseignement primaire supérieur; les techniciens de nos services gouvernementaux y -fraternisent avec les sociologues et les philosophes.C’est, en vérité, au milieu des tristesses que tout le monde connaît, l’un des spectacles consolants de l’heure.On dirait que l’épreuve nous a assagis et nous a permis à nouveau d’apprécier les valeurs spirituelles.Sans doute, ce congrès ne fera pas disparaître beaucoup de mystères.Et qui s’en étonnera?Maeterlinck a écrit avec autant de raison que d’humour: “Il est bien rare qu’un mystère disparaisse; d’ordinaire, il ne fait que changer de place.Mais il est très important et très désirable qu’on parvienne à le changer de place!” Avec Iq congrès de 1933, l’Association cangdiennefrançaise pour l’Avancement des Sciences se dégage définitivement de ses langes.Qu’il soit permis à un ouvrier de la première heure de dire qu’elle a connu des heures difficiles, et qu’eprès un excellent diner d’inauguration, il y a quelque dix ans, elle fut laissée à peu près à ses propres forces.Mais rendons cette justice à l’honorable Alhanase David, secrétaire de la province, qu’il lui resta fidèle, et que son intervention opportune permit à V ACF AS de survivre pendant cette période critique où, le feu d’artifice évanoui, la jeunesse des laboratoires dut s’outiller péniblement et, petit à petit, prendre conscience d’elle-même.Il faut aussi rendre hommage à la clairvoyance et au dévouement discret de M.Victor Doré qui, depuis dix ans, a assuré la liaison entre une organisation destinée à développer la science en notre pays et un organisme scolaire qui en sera le premier bénéficiaire.Tous les grands pays ont des Associations pour l’avancement des sciences.On connaît la British Association for the Advancement of Science, VAmerican Association for the Advancement of Science, l’Association française pour l’Avancement des Sciences.Plus et mieux que des groupements d’individus, ces Associations sont des groupements de sociétés, et leur rôle est essentiellement un rôle de coordination.L’expérience a abondamment montré qu’elles constituent un merveilleux instrument de travail et de progrès.On peut regretter que chez nous, cette formule, à peine créée, ait été de suite délaissée pour d’autres formules, utiles sans doute, mais infiniment plus coûteuses, et dont l’académisme, en faisant de nous d’éternels et passifs auditeurs, nous éloigne de l’action qui crée et qui construit.Le congrès de l’ACfAS va donc nous permettre de dresser l’inventaire de nos modestes ressources (Suite & la page 2) toire que pourraient lui envier bien des premiers ministres.La natalité avait baissé considérablement en IWic, surtout depuis la i/ucrre Pour faire revenir les choses à leur état normal, il fallait prendre de grands moyens : Mussolini, qui méprise les demi-mesures, a décidé un coup de maitre qui ne devrait pas manquer de produire les effets qu il en attend.Bel exemple qu i! donne là au monde.On se marie de moins en moins.Même dans les dernières années qui ont précédé la crise économique, les statistiques de plusieurs pags accusaient une diminution dans le nombre des mariages; les jeunes gens, plus habitués au con-au luxe que leurs pères, se décidaient plus tardivement à faire ce qu’on a appelé le grand pas Puis esl venue, la crise qui a brl-*é bien des rêves, èl fait évanouir bien des espoirs.Et cet étal de choses, que nous constatons particulièrement au Canada, pourra durer encore bien longtemps, à moins que le gouvernement n’imite celui de l'Italie et qu’il ne contribue de ses deniers aux mariages en masse.Quoi qu’il en soli, les mariages d’Italie ne peuvent manquer d'augmenter considérablement, en Italie, la popularité de Mussolini, et de lui attirer aussi, à l’étranger, la sympathie de nombreux fiancés Immobilisés dans de longues fiançailles et qui seraient tentés d’emprunter à Virgile, en le transformant nn peu, l’un de ses vers, et de s’écrier par delà les mers: o For-tunatos Romanos.” Lucien DESBIENS Bloc-notes Profits A l’issue de l’enquête sur le cartel du charbon, menée à Québec ces semaines-ci, des chiffres qui devaient probablement être dans le rapport McGregor, mais qui n’avaient pas encore été rendus publics jusque-là, ont enfin paru.Ainsi, l’on a su, vendredi, que pour l’exercice 1932, les compagnies Webster ont fait un bénéfice net de $367,933.85; et aussi que les actionnaires de ce* mêmes compagnies ont re-çu, en 1932, 26.7 pour cent sur leur mise de fonds réelle.Des journaux ont même dit 29 pour cent.Prenons le chiffre le plus bas et mettons que ce profit n’ait été que de 25 pour cent.Cela signifie qu’en temps de crise économique comme nous n’en avons jamais connu jusqu’ici, un groupe de maisons sous la même administration, qui font le commerce d’une matière indispensable aux pauvres comme aux riches, le combustible, ont pu.toutes leurs dépenses, salaires, frais généraux, etc., une fois payés, — et il y a eu des salaires individuels de $23,833 en une seule année, — retirer un quart de leur mise de fonds à titre de profits, en un nn.Donc, en quatre ans, leur mise de fonds réelle se trouverait remboursée et ensuite tout serait pur profit.Cela se dispense de tout commentaire.Et cela autorise à penser que des gens qui font d’aussi belles affaires, en des temps de misère comme ceux-ci, pourraient se dispenser de poser aux bienfaiteurs de Québec, de Montréal et du public en général.Si tous les actes de bienfaisance comportaient pareille rémunération immédiate, on ne compterait plus le nombre de ceux qui voudraient être de cette catégorie de bienfaiteurs publirs.Presse libre "La presse indépendante n’a rien a craindre de la création de journaux conservateur».On l’accuse tantôt d’étre rouge, tantôt d’être bleue, selon que ses critique» portent sur un parti ou sur l’autre.I.orsqu’il y aura des journaux franchement conservateurs, on verra mieux en quoi consiste i’indépen-daure de quelques journaux, dont nous sommes’’, écrit dans le Droit M.Léopold Richer, en marge aux réflexions de M.Louis Prancoeur, du Journal québécois, sur la nécessité d’une presse bleue.En effet, lorsqu’on compare la manière dont la press* indépendante traite M.Bennett avec celle dont la presse rouge use envers lui, ne lui ménageant ni les épithètes malsonnantes, ni les commentaires systématiquement désagréables, il est facile de voir qui est libre et qui ne Test pas.De même, si l’on examine la façon dont la presse libre juge de la politique provinciale et la critique que lui assène une rare presse bleue, on voit quelle distance il y a.de Tune à Tautre presse.Cela sera pins évident encore, si jamais il y a dans notre province de véritables quotidiens bleus, actifs et remuants.On trouvera sans doute alors que la presse libre n’n ni le parti pris ni l'injustice qu’on lui suppose en certains milieux.On a commencé de s'en apercevoir quelque peu, aux temps où il y avait des hebdomadaires qui multipliaient les attaques personnelles les plus basses et les plus violemment injustes, Les hebdos H vient d’y avoir à Montréal le congrès de la presse hebdomadaire provinciale.Tous les journaux des centres ruraux ne sont pas d’un égal mérite ni de même valeur.Il y en a d’excellents, de bons et de tout à fait quelconques, —- comme les quotidiens, du reste.La petite politique y tient parfois une trop large place, en ce sens que des politiciens locaux prétendent y faire la pluie et le beau temps, y exercer une sorte de dictature qu’ils n’ont pas réussi à imposer à tous lis hebdomadaires ruraux.Ce type de presse a sa très grande utilité: car elle développe et stimule, si elle y travaille bien, le patriotisme régional, l'intérêt dans les questions locales, elle met obstacle à cette centralisation excessive qui est Tun des obus du temps présent, dans maints domaines.C’est surtout à cause de cela que des brasseurs d'affaires ont tenté, en une couple de circonstances, de faire le faisceau de la presse rurale au bénéfice de tel ou tel groupe, de tel ou tel parti.Cela n’a pas réussi jusqu’ici et fort heureusement pour la presse rurale elle-même.Le jour où elle serait presque toute à la merci d’un clan, ou politique, ou financier, ou industriel, son utilité réelle aurait en grande partie ressé.Et elle se susciterait une concurrence rendue nécessaire par l’intérêt même de la population rurale.La presse quotidienne, trop sûre de son Importance, n’en attache pas asses aux organes ruraux.Elle y recrute pourtant, de temps à autre, un |icr sqnnel déjà bien entraîné aux laborieuse» besognes du journalisme.On a souvent besoin d'un plus petit que soi.C.f.I *infcr»natlcn de déni 1ère heure Le gouvernement égyptien refuse à 900 juifs polonais l’autorisation de débarquer à Port-Saïd Ces Juifs se rendaient à Jaffa, à bord d’un navire danois — Crève générale à Jérusalem Port-Saïd.30 (S.P.A.) — Le gouvernement égyptien a refusé aujourd’hui d’accorder à 900 juifs, presque tous de Pologne, l’autorisation de débarquer à Port-Saïd.Ces juifs se rendaient à Jaffa, à bord du navire danois “Polonia”.Ce navire a fait escale à Port-Saïd, à la demande des autorités de la Palestine.VICTIMES ARABES Jérusalem, 30 (S.P.A.1 — Blessés mortellement au cours d’une nouvelle manifestation contre l’accroissement de l'immigration juive, hier, trois Arabes ont succombé aujourd'hui.Cela porte à 30 le nombre des Arabes tués ou blessés mortellement depuis vendredi.Quant au nombre des blessés, il dépasse 200.Malgré une grève générale de protestation, Jérusalem est calme aujourd’hui.On prévoit des troubles à Haïfa.Il y a eu des manifestations en Transjordanie, mais aucune effusion de sang ne les a marquées.Le comité exécutif des Arabes a décidé de protester auprès de la Société des nations et des souverains arabes contre l’usage d'armes à feu par la police à Jaffa vendredi dernier.Propos d’Ottawa Les conservateurs feront la lutte dans Wolfe mais non dans Nicolet Convention, demain après-midi, à Weedon SHERBROOKE, 30.(D.N.C.) — R «ppurt que lui électeurs conservateurs du comté do Wolfo ont décidé do taira U lutta, lors do la prochain* élection complémentaire provincial*, la 14 novambra prochain.On dit qua la convention aura lieu demain après-midi, à Weedon, à 2 heures.On mentionna lat noms ét, quelque* candidats en vue, dont MM.Brunelle et Skinner.M.Skinner, entrepreneur, serait choisi.Les organisateurs conservateurs, interrogés, n’ont voulu rion déclarer.DANS NICOLET BECANCOUR.30.( D.N.C.I — Les conservateurs du comté de Nicolet n'ont pas l'intention de faire la lutte i la prochaine élection complémentaire qui sera tenue lundi, le 14 novembre prechain.Cetto élection est tenue per suit* du décés de M.Savoie, qui était le député du comté.Les conservatours estiment que.par suit* de certaines conditions localos il convient d'attendre aux prochaines élections générales.En plus, le résultat n'affectera en rien la situation des partis, par suite de l'énorme majorité du gouvernement.Les organisateurs ont déclaré qu* c'était aux électeurs du comté à décider quelle attitude il canvanait d* prendre an l'occurrence.Lignes aériennes entre le Grande-Bretagne et le Canada LONDRES, 30.(S.P.C.) — Au csurs d* ta réunion annuelle da la compagnie ‘impérial Airways", aujourd'hui, sir f.fic Codas, ancien ministre des transports, a parlé da rétablissement d* lignas aé-.ennas entra la Grands ’¦spn# et la Canada.Il a notamment dit, à c* sujet: La compagnie a conclu certaines ententes avec les autorités du Canada et celles da Terre-Neuve reLüvement à l’organisation da lignes aérionnos nord-atlantiques.Forcément, i* Canada s* trouvera la dernier dominion avec lequel nous établirons un contact aérien régulier.Mais nous prévoyons une parfaite harmonie antre la Crandc-Bretagna et la Canada quant au prolot.[-‘élection de la Colombie canadienne Elle, ne manquera pas d’avoir des répercussions à Ottawa Le cabinet fédéral dans l’attente Réinstallation de MM.Gaboury et Webster OTTtAWA, 30.(D.N.C.) —• MM.L.-|.Caboury, soua-mlnistr* des postes, at M.Arthur Webstar, secrétaire du ministère, sont tous deux i leurs bureaux c* matin.La ministre des Postes, M.Arthur Sauvé, les a avisés, dès samedi, da leur réinstallation.Les deux fonctionnairas avaient été suspendus de leurs fonctions II y a prés d’uq mois au sujet d* cartains déboursés encourus par l’impression d'un album-souvenir dos délégués do la commission préparatoire qui a siégé i Ottawa l'été dernier pour rédiger la programma du congrès da 1' —nion postal*, qui tiendra sas séances au Caire, on Egypte, an février prochain.Ottawa, 30 —Sitôt des élections finies, d’autres commencent, La Colombie Anglaise aura les siennes cette semaine.— A ce propos, devons-nous dire Colombie Anglaise ou Britannique ou Canadienne?Depuis l’adoption du Statut de Westminster, nous pourrions peut-être faire la nique à l’histoire et affirmer notre autonomie.— Quoi qu’il en soit, les débats linguistiques étant toujours assez vains, les électeurs de la province de Tex* trême-ouest sc choisironl un gouvernement le deux novembre.Deux cent dix-neuf candidats sc disputent les quarante-sept sièges de la législature.Il y a donc quatre candidats par comté, parfois cinq.La situation politique tourne au chassé-croisé.Les libéraux et les C.C.F, sont représentés dans | toutes les circonscriptions électorales.La bataille véritable se livrera entre ces deux groupes que Ton veut, en certains milieux, montrer comme sympathiques l’un à Tautre.M.S.h.Tolmie, premier ministre depuis le 21 août 1928, n'a pu faire mieux que de retenir sous son étendard une poignée de fidèles partisans, son (parti s'étant lamentablement effrilé depuis deux ans.Les indépendants sont nu nombre de trente-sept.Ils réclament une administration saine, progressive, en dehors «les cadres des deux anciens partis politiques.Pour leur malheur ils ont perdu leur chef.M.William J.Rowser.qui fut premier ministre de la province du 15 décembre 1915 au 23 novembre 1916.M.Bowser n aimait pas M.Tolmie.Tout rapprochement entre leurs groupes était impossible.M, Bowser est mort subitement la semaine dernière pendant qu'i| menait une vive campagne en faveur de son programme administratif.Maintenant qu’il est disparu, les candidats ministériels espèrent obtenir Tappui des Indépendants, , , .Nous ne sommes pas habitués nu Canada au morcellement des partis Les luttes électorales se sont faites In plupart du temps entre libéraux et conscrvalrurs qui accaparaient à lour de rôle les faveurs de l’électeur.Par une contradiction géographique vraiment remarquable, c’est la province le plus a pouest qui adopte les moeurs électorales de l’Europe.E* pour un coup d’essai, on ne peut nier que ce soit un coup de maitre puisqu'une dizaine de partis *e sont organises depuis les premières ru-1 meurs d’élection.Les dépêche* de Vielnria et do Vancouver ne nous onl pa» permis de suivre 1rs détails de la rampti-gnr.A cause même de leur brièveté, Tissue de lu lutle est attendu* avec plus dlmpatlenc*.On verra si M.Tolmie a réussi à otdenir (Suite à U page 2) Le gouvernement Sarrault ne paiera pas, le 15 décembre PARIS, 30.(S.P.A.) — On apprend d'axcallenta source qu* la gouvernement Sarrau» na paiera pa* I* prochain* échéance d* la datte de guarra anvars la* E»a»(-Unis.I* 15 décembre prochain.La question du paiement no tara pas soulevé* au Parlement.L’échéance du 15 décembre s’élève i $22,200,921.Pour employer les sans-travail célibataires des provinces Maritimes OTTAWA, 30.(S.P.C.) — La premier miniatr# du pay*.M R.-B.Bannatt.c» la premier miniatr* du Nouveau-Brumwick, M.L.-P.-D.Tlllay, on» conclu una entente on vertu d* laquelle le Nouveau-Bruiwick cédera i l’Etat fédéral una superficie de 78 milles près d* Coltar'a-Siding et Ica autoritéi fédérales transformeront cafta étendue an une pépinière expérimental* et an champ da tir peur l'artillerie.Dca sans-travail célibatairsa des province* Maritimes seront employés aux travaux d'aménagement.Carnet d’un grincheux Le bref ministère Daladier a battu le record de la durée des ministères en France.Elle n'est guère que de daqx moi» et demi.Système équitable et bien démocratique.Chacun a I* droit d'aspirer è la présidence du conseil et beaucoup y parviennent.* * ¥ Contraste.Il y a treize ans que M.Taschereau est premier ministre.On ne dira pas après cela que le chiffre treize est malchanceux, — au moins pour M.Taschereau.¥ ¥ ¥ Franchement le métier d'échevm est dur; on n'y a même plus droit de favoriser ses enfants.¥ ¥ ¥ Si un échevin loue à la ville la propriété de sa fiite, on l'invalide.Il peut placer 57 d# ses parents, qui retireront plus de cent mille dollars de traitement annuel et cela passera comme une lettre è la poste ¥ ¥ ¥ Un contremaître enjoignait à un chômeur de travailler."Nous ne venons pas ici pour travailler, mais pour toucher $3.00 par jour”, lui fut-il répondu.Ce chômeur perspicace sera de l'hôtel de ville, un jour.Il connaît le tabac.¥ ¥ ¥ M.Bennett a payé $13,759.45 pour un film anglais qui est, dit-on un nevet et n'e d'ailleurs jamais vu l'écran ici, C’est de l’argent que $13,759.45, mais M.Bennett est un bienfaiteur de l’humanité.s’il achète les Inepties pour las enterrer.On nous inflige tant de mauvais films! ¥ ¥ ¥ La "Patrie’’ se fait tableid.Après avoir essayé tous les oripeaux, la vieille beauté te met en maillot de bam.PAMPHILE Une lettre de S.E.le cardinal Villeneuve S.E.le cardinal Villeneuve « bien voulu adresser au B.P.M.-A.Lamarche, O.P.In lettre suivante: Pillais cardinalice, Québec, 18 octobre 1933 Rev.Père M.-A.Lamarche, O.P., Mon révérend et cher Père, Aucun livre ne peut venir plus à propos que Les Laies dans l'Eglise (1), pour toutes sortes de raisons.mais surtout en vue des grands combats qui s'annoncent cn-Ire les deux C.ités.Il s’agit d’éclairer, de stimuler nos chefs et nos soldats laïques.Votre plume le fuit d'une façon sobre, mais doctrinale et vivante, avec une pointe d'humour et de modernité que je loue.Je vous en félicite en mon nom et même au nom de notre Mère la Sainte Eglise que vous voulez ainsi continuer de servir.Croyez en mes très vifs sentiments en N.S„ J.-M.-Rodrigue Card, Villeneuve, O.M.I.— arch, de Québec.(1) I.o Devoir, Service de librairie.Prix: 50 s.Le cours du P.Chagnon Nous avons souligné Tautre jour l’extrême intérêt qu'offrent les cours du R.P.L.Chagnon, S.J„ sur lu crise présente.(Nous aurons prochainement le plaisir de publier en articles la substance du premier de ccs cours).Nous tenon» b noter que le professeur donnera ce soir, en la salle académique du Gesù, la deuxième de ces leçons.Après avoir diagnostiqué le mal.il Indiquera certains de ses remèdes.C’est un cours à ne pas manquer.— O.H.¦f t^Wawkaéi ' *•» LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 30 OCTOBRE 1933 t«> concern A J?S-Ür ï udor Le récital conjoint de Me&daïues presse hebdomadaire Horten»e Lord, Annette La Salle et Camille Bernard a été un succès artistique, s?non financier.L’auditoire trop peu nombreux a cependant manifesté une satisfaction non équivoque.(îrieg n’est plus très en vogue, mais il y a trente ans son influence fut très grande.La plupart des compositeurs Scandinaves, les musiciens français de la période post- T '^n franckisle se sont inconsciemment laissé subjuguer par Le congrès de l’Association des journaux hebdomadaires cana-diens-français — Le nouveau président est M Albert Ger-vais.de Jolietts — Les allocutions — La presse franco-américaine — La lutte contre le mouvement communiste Le boulevard du curé Labelle L’inauguration de la route Car-fisrville-Ste-Rose Le congrès de l’Association desj hebdomadaires cana- ! f-aîV.wi,.diens-francais.tenu à l’hôtel Place- «?rnim.h* i .,n» Viger, samedi et dimanche der- et.même de nous jours, a une epo- ¦ ® double effet que de modernisme intense, ‘er- ^ , P f d tains d entre eux en portent encore a encourager les leaaueurs de ces les traces.Ses sonates pour violon journaux a prêcher avec unisson et piano, l’op.8 entre autres, s’écou-!, doctrines saines, a combattre tent toujours avec plaisir: c’est du iles .n?5>yvcraents communistes et bon violon et de la bonne musique.sot‘,a ,s es i Duplessis; M.Joseph Lussier, re-qui n’empêche que je la préfère ! ^*cteur de la Justice de Holyoke, dans les chansons de genre et les * Maj s- Le dîner était présidé par le airs de folklore, ou elle est inimita-i n0l,veau Président de l’Association, ble.La Belle Fille et le Pctil Bossu M- Albert Gervais, rédacteur de et la Ballade des Gros Dindons, de L'Etailr du Nord, de Johette, qui Ghabrier, sont deux pièces où U succède à M.Louis Francoeur, di-est très amusant de l’entendre.: recteur du Journal de Québec.Mademoiselle Annette La Salle a Les autres officiers de l’Associa-,joué avec ampleur le Pré/ut/c ef .1/- tion sont les suivants: présidents Pages spéciales pour l'Est DANS LE “DEVOIR" DE DEMAIN .___ _______ lui l'harmonie qui existe dans cette 1 no vin ce entre l’Eglise et l’Etat, qui fraternisent comme deux soeqrs jumelles, dit-il.Il en voit une preuve dans la décoration conférée au premier ministre Taschereau, récemment, par N.S.Père le Pape.M.le curé Demers parle de l’oeuvre du curé Labelle et fait un historique des plus intéressants de la région.Il signale notamment que sous l’ancien régime, l’intendant Hocquart avait fait tracer des rou-tes sur Pile Jésus.Il compare le lefiro de Pugnani et son exécution i lionoi aires, le sénateur Jules- travail et l'oeuvre de M.J.E.Per- de la Joba de de Falla a fait regret- Edouard Prévost, de VAvenir du ter qu’elle n’ait pas donné les au- i Xord, de St-Jérôme; le sénateur très morceaux de cette suite.Gustave Laçasse, de la Feuille Madame Hortensc Lord avait à d'Krable.de Tecumseh, Ont.; M.son programme une jolie et courte Edouard Fortin, M.P.P., de YEclai-Sonate de Cimarosa et le brillant reur, de Beauceville; vicc-prcsi-Éonccrtstückc de Gabriel Pierné et dent honoraire, Joseph [.ussier, de Pont sait quelle conscience et quel- la Justice, de Holyoke.Mass., vice-]ç habileté cette pianiste possède.I présidents, M.Maurice Marquis, J’ai moins aimé les Orientales d’E- Le Courrier de L’islet, Montinagny, miliano Renaud, d’un orientalisme | Québec; M.Elzéar Dallaire, l'Echo un peu conventionnel.(/u St-Maurice, Shasvinigan; secré- 11 ne faut pas s’étonner si.parmi taire, M, Charles-Auguste Saint-la multitude de concerts de lu pré- Arnaud, la Chronique, Trois-Bi-sente saison, il y en a quelques-unsI vières; trésorier, M.Raymond qui n obtiennent pas un auditoire ! Dou vil le, le Bien Public, Trois H i- très nombreux, mais il faut regretter que d’excellents artistes de chez nous n’attirent pas plus de monde.Romain-Octave PELLETIER Le “Correspondant disparaîtrait M Le courrier d’Europe de ce matin nous annonce que le Correspondant, la vieille revue française, serait à lu veille de disparaître ou du moins de suspendre provisoirement sa publication, victime de la crise économique.Avis de décès MIRF.AUI.T- A Amos.Què., le 21 octo- I bre 19Ï3.décédé é 51 an», In notalrn J.-Arthur Mtreault Pn Libéra sera bre, à 9 heures, llet.tc, «lien A Jollett», assister vières; directeurs, MM.Jean Lafre-nière.le Courrier, Sorel; Edouard [foins, lit Berne, Granby, P.E.Rioux, la Parole.Drummondvilie; Camille Duguay, la Voix des Bois-Francs, Vicloriavilie; W.Gagné, l’Echo, St-Justin.M.Louis Francoeur a présenté M.Athanase David.Il Ta présenté “à la manière de".M.David, qui s’en est amusé tout le premier.Le secrétaire provincial considère que les journaux hebdomadaires ont une grande influence, qu'ils sont le journal du dimanche des familles rurales, qu’ils sont lus en entier et parfois relus et prêtés aux voisins.Les hebdomadaires sont généralement d’un tou modéré et prêchent une doctrine saine.Les jugements sont plus calmes, plus pondérés.M.Charles A.St-Arnaud remercie rault, ministre do la voirie, à l’oeu vre de l’intendant Hocquart.M.le curé Champaux parle, lui aussi, de la collaboration de l’Eglise et de l’Etat.Il remercie le ministre ait plus du tiers de la population de la province dans nie ,j„ Mont-!f.Ppnsf
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