Le devoir, 31 octobre 1933, mardi 31 octobre 1933
Voï.XXIV — No 251 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .3.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.0C Rédacteur en chsf : OMER HEROUX Montréal, mardi 31 octobre 1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTH «AL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Les décorés du Mérite scolaire Il faut au moins souligner d’un rapide coi:p de crayon un fait déjà vieux de quarante-huit heures: l’atlrihution à quelque cent vingt-cinq instituteurs de carrière ou amis de l’enseignement des diplômes du mérite scolaire.* Les titres et les certificats sont parfois décernés avec une telle abondance et un si médiocre souci de discernement que cela fait sourire (et nous ne parlons point de tel cas où l’Académie française elle-même a suscité, par son étrange choix, un geste de surprise et de découragement) ; mais personne ne s’avisera de sourire devant les décorés de l’autre après-midi.Puisqu’il est à propos de marquer par des témoignages publics Je dévouement et le travail, on conviendra qu’il est peu d’hommes ou de femmes qui méritent autant cet hommage que ceux et celles qui ont donné à l’enseignement une si grande part de leur vie.L’hommage est d’autant plus opportun que les éducateurs travaillant dans l’ombre et le silence, trop de gens ne soupçonnent point leur mérite réel.Les décorés de samedi ‘se recrutent dans tous les milieux, laïques comme religieux.Ni le dévouement ni la science ne sont heureusement le privilège d’un groupe quelconque.Mais on ne peut s’empêcher en parcourant la liste des plus anciens d’être frappé du nombre très considérable' de congréganistes qui y figurent.C’est le rappel d’un fait que nous sommes parfois enclins à iperdre un peu de vue.Les congrégations, i part leurs autres mérites, assurent chez nous la formation d’un personnel spécialisé que nous n’obtiendrions qu’avec une extrême difficulté, en pareil nombre du moins, du monde laïque.Par là, elles rendent à notre pays un service dont il serait bien difficile d’exaigérer l’importance.Parmi tous ces éducateurs, il en est dont la tâche apparaît particulièrement difficile.Ce «ont ceux, hommes ou femmes, qui ont à former les enfants qui manquent des moyens ordinaires d’accès à la connaissance.Fous ceux qui ont pris la peine d’observer et de réfléchir un peu devinent ce qu’il en coûte pour apprendre aux enfants lui ont leurs yeux et leurs oreilles les choses les plus ordinaires.Imagine-t-on alors les efforts que doivent déployer, les merveilles d’ingéniosité et de patience que doivent manifester ceux et celles qui enseignent aux aveugles, aux sourds ou aux muets?Parmi les décorées de samedi, il en est une dont la présence a suscité une particulière émotion.Institutrice chez les Sourdes-Muettes depuis près de cinquante ans, Soeur Adéline personnifiait en quelque sorte ce monde ignoré où se dépense quotidiennement un incroyable dévouement.L’une de ses dernières élèves fut une aveugle sourde-muette qu’elle réussit à arracher a ses profondes ténèbres, à conduire jusqu’à la eon-naissance des suprêmes vérités religieuses.Une délicate attention avait réservé à l’inspecteur général (les Ecoles normales de la province, M.C.-J.Magnan, l’honneur de remettre à l’humble religieuse dont la fraternelle piété protégea son enfance orpheline la médaille d’or du Mérite scolaire.Si le petit frère, le protégé d’hier a été infiniment touché de l hommage publie qu’on lui permettait ainsi de rendre à sa grande soeur, le vieil éducateur s’est sûrement dit aussi qu’il ne pouvait honorer une plus méritante institutrice et qu’avec elle c’était toutes ses compagnes ignorées qu’il décorait.Autour de tous ceux qui dignement se consacrent à l’enseignement, efforçons-nous de créer l’atmosphère de respect qu’ils mentent et qui est, au reste, l’une des conditions de leur succès auprès des petits.Orner HEROUX LA TOUSSAINT Entrevue avec I es saints du ciel Par le R.P.Antonio Poulin, S.J.Nous entendons tellement parler les hommes! des hommes qui répètent les mêmes choses, parlent fort et nous ennuient, — des hommes qui d’une science solennelle vaticinent, se croyant écoutés, niais qui n’osent parler de surnaturel, ignorants ou honteux de s'affirmer et d’autant plus ridicules.Nous entendons tellement parler les hommes! Il ferait bon, ce.semble, converser un peu avec les saints du ciel.Qu’il nous devienne donc enfin naturel de parler du surnaturel! Nous avons la foi infaillible, et nous continuons toujours à raisonner avec la seule raison plus raisonneuse que raisonnable! C’est garder la chandelle fumante au lieu de capter la lumineuse électricité.“Nous voyons, comme à travers un miroir, une énigme”, et nous ne songeons pas à consulter les saints, eux qui voient Dieu “face à face”, “tel qu’il est”, et Jes choses telles qu’elles sont.— pas nécessairement tout en rose, ou tout en noir., ou tout en rouge, ou tout en bleu.C’est la Toussaint.La fête de tous les saints.Empruntons leur expérience.Goûtons de leur joie.Les consolations du ciel et de la Sainte Ecriture se-raient-eiles donc pour les seuls initiés, extatiques ou moniales! et non pas pour nous qui avons tant besoin d’etre consolés! Le plus surprenant est qu’en un siècle si utilitaire, la pensée du ciel n’ait pas plus d’influence sur notre vie.Il faudrait des panneaux-réclames, en lettres vives, au néon: — “Nous n’avons pas de cité permanente ici-bas”.— “Notre cité — notre municipe — est dans les deux”.— “Faites-vous des bourses que le temps n’use pas, un trésor inépuisable dans les deux où les voleurs n’ont pas d’accès et où les mites ne rongent pas”.C’est la Toussaint.Veuillons franchir les parvis sacrés.Les saints nous y invitent en ce jour de leur fête.Essayons non pas de voir, encore moins de comprendre, mais de soupçonner, mais d’entrevoir ce que les saints contemplent dans l’éternelle extase de lumière.Entrevoir, c’est déjà beaucoup d’audace.Saint Paul, revenu sur terre après avoir été ravi jusqu’au troisième ciel, balbutie, ne trouve plus ses mots.Et comment notre langage, toujours collé aux choses sensibles, énoncerait-il “les paroles ineffables”, les "profunda Def"?Saint Paul dit: “L’oeil de l’homme n’a point vu, l’oreille n’a point entendu.ce que Dieu a préparé à ceux qui l’aiment”.Fût-il jamais silence plus éloquent! Pourtant nous voulons plus, nous voulons du concret pour notre pauvre imagination qui s’impatiente devant les éloquents silences.Dieu y a pourvu.D’autres ont parlé dans l’Ecriture.Ecoutons-les, prenons leurs mots mêmes, et rien que leurs mots.Qui peut donner de son cru en parlant du ciel?En parlant du ciel, remarquons comme l’Ecriture nous transporte presque toujours sur une montagne élevée, loin des tracas, en pleine et belle lumière, dans un palais, ou mieux dans une salle de festin.— Nous comprenons très bien pareille comparaison.David nous dit: “Us seront enivrés de l’abondance qui est dans votre maison et vous les ferez boire dans le torrent de vos délices”.Et Isaïe: “Yahweh des armées préparera pour tous les peuple» sur cette [montagne, un festin de viandes grasses, un festin de vin pris sur la lie.” Notre-Seigneur lui-même emploie cette parabole du festin.“Le royaume des cieux est semblable à un roi qui faisait les noces de son fils.J’ai préparé mon festin.Tout est prêt.Venez aux noces.“Allez dans les carrefours, dit le roi à ses serviteurs, et tous ceux que vous trouverez — les bons, les mauvais., les chômeurs! — in-vitez-leg aux noces.Et la salle des noces fut remplie de convives”.Quelle joie pouç, ces petites gens d’avoir compris, et répondu à l’appel! Quel bonheur les attend! C’est le maître des noces, c’est Noire-Seigneur lui-même qui les servira.“Je vous ]e dis en vérité, il se ceindra, il les fera mettre à sa table et s’approchera pour les servir’’.Et sur terre, la plus grande consolation, l’avant-gofit du ciel pour qui comprend, rEûcharistie: n’est-ce pas un banquet?"O sacrum con-vivium, dit le prêtre au retour de la table sainte, O banquet sacré, où l’on reçoit le Christ,., où le gage (Suite à la page 2) L’Infcrmaticn de dernière heure Dès demain, les Etats-Unis effectueront leur premier achat d’or à l’étranger par l’Etat Le gouvernement Roosevelt a graduellement haussé le prix qu'il offre pour ce métal — Explications à la Grande-Bretagne Washington, 31 (S.P.A.) - Le gouvernement Roosevelt compte recevoir des autorités britanniques l’assurance qu’elles verront sans animosité les Etats-Unis acheter de l’or en Europe, et qu’elles ne croiront pas devoir prendre des mesures qui aboutiraient à une course générale vers la dépréciation monétaire.Il s’est efforcé de leur expliquer que le nouveau projet présidentiel pour hausser les prix aux Etats-Unis et raffermir le dollar à l’extérieur ne découle que de la situation intérieure du pays.Ce n’est pas du tout un geste malveillant pour Ainsi parle le lecteur.L’actualité Sir Raymond Unwin Dans une rude aux journaux, que la Gazette publie ce matin, M.Percy Nobbs, professeur à McGill et l’un des architectes les mieux connus du pays, rend à sir Raymond Unmin un hommage mérité, auquel nous voulons nous associer.Sir Raymond se rendait à Boston où il doit donner, au célèbre Tech, une série de conférences sur l'urbanisme et l'habitation.Il a visité Montréal à la demande de quelques personnes qui souhaitent ici le progrès — mieux vaudrait dire la naissance — de (’urbanisme.Ccl homme illustre, qui vient tout juste de quitter la présidence du Royal Institute of British Architects, u fait peu de bruit.Pendant la réception courte ô l’hôtel de ville.M.Rinfret s’est montré, comme il l'est dans toutes ces circonstances, à la hauteur (il sera facile A remplacer dans l'amitié des chômeurs, mais fort difficile comme hôte officiel de la ville.Les maires cultivés, comme disent les gens qui le sont également, n’arrivent que par flux à l’hôtel de ville; et dans la politique les flux sont moins fréquents qu'un billard).Durant son séjour à Montréal, sir Raymond, dans l’intérêt de la cause qu’il aime, s'est prodigué.Et cela est d'autant plus méritoire qu’il vient tout juste de célébrer son soixante-dixième anniversaire.Le nombre de dtners-causertes et de round table conferences que le grand urbaniste a pu accumuler en trois jours est quasi phénoménal.H sait évidemment tirer aussi habilement paru du temps que de l'espace, car ces réunions officielles lui laissaient encore le loisir de réunions intimes.* ¥ * Je fus de l'une de celles-là, vendredi après-midi, au Arts Club.Cette réunion méritait éminemment le nom de round table conference puisqu’elle eut lieu autour du vaste disque d'une table de poker.M.Unwin, comme tous les hommes méthodiques et en dépit de sa vivacité naturelle, ne donne pas l’impression d’ètre bousculé.Son accueil est d’une simplicité exquise.On l'aborde comme on aborderait un camarade.C’est un petit homme aux mouvements prestes qui me rappelle un peu feu M.Dussault, l’organiste de \:otre-Da-me.Un front bombé et à peine ridé, surmonté d’une toison fournir rejetée en arrière, mais indisciplinée.Ses cheveux ont sans doute élé roux; ils sont à peine gris.Derrière les lunettes des yeux bleus, presque sans blanc, 'd’un regard extrêmement jeune, une moustache brève mais peu soignée au-dessous a un nez aigu qui rappelle le bec du faucon.Dans la tenue, insouci vestimentaire qui est presque de regie chez les intellectuels, avec une pointe d'originalité: le col de la chemise de flanelle est mon et la cravate d’un bleu tendre, accordé a lazur des yeux, n'a pas de noeud jnais est tout simplement retenue par un anneau de même teinte.Avant même que nous ayons pris place autour de la table, des visiteurs ont fait passer deux cartes à s/r Raymond, mais encore une fois il ne manifeste aucune presse.Comme nous avons le respect de son temps, nous entamons tout de suite le sujet.Sir Raymond pose les coudes sur la table, entrelace ses doigts el donne l’impression d’un livre qui sc laisse passivement feuilleter.MM.Nolan Cauchon, Percy Nobbs, Irénée Vautrin, mon camarade Benoist, M.Frederick Wright et moi, nous le questionnons tour à tour.Les réponses reviennent précises, lumineuses.M.Unwin raconte ce qu’on a fait en Angleterre, ce qu’on a fait particulièrement à Londres.Et c’est fantastique.Là on a affecté une somme de $170,-000,000, à cire dépensée en dix ans, à l’élimination des slums.M.Nobbs le note dans sa lettre à la Gazette: Sir Raymond dit ce qui s’est fait ailleurs; mais il n’è-met ni une critique ni même un conseil sur noire situation.Tout juste en passant l’idée que l’existence du Mont-Royal et la déclivité qui en dépend devraient commander nécessairement tout projet d’urbanisme ici.De lui-même, de ce qu’il a fait, pas un mot.Notre ami Cauchon, grand expert en la matière, nous confie que sir Raymond fut pourtant le moteur de tout le mouvement d’urbanisme et d’assainissement du logement en Angleterre, il s'y est intéressé passionnément depuis 1903.¥ ¥ Ÿ Nous quittons ensemble le Cercle.Une voiture modeste attend sir Raymond de l'autre côté de la chaussée.Il s’engage en pleine circulation, sautillant et vif comme ne l’est pas son collègue Nobbs, pourtant, champion èpéiste du Canada.Le voilà rendu.// abaisse vivement la glace de l’auto rt agite amicalement la main.Il nous laisse sous le charme.Mon camarade Benoist avait signé le compte lendu de l’une des causeries de M.Unwln, Le lendemain, dès hail heures du matin, le grand savant, architecte de réputation mondiale, appelait lui- Le “Devoir” et les partis politiques (Par M.Philippe Aubé) Bien des événements se sont déroulés depuis les premiers jours, où un nationalisme vivifiant et jeune a réveillé dans la province de Québec, une génération nouvelle assoiffée d’idéaïs nouveaux.Le Devoir a pris naissance à une époque troublée où les passions politiques étaient chauffées à blanc, et où les discussions se changeaient souvent en bataille de rue.La partisannerie politique d’il y a vingt ans était plus forte qu’au-jourd’hui.parce que l’on se battait pour l’homme et non pour l’idée.Que de Canadiens français ont suivi Laurier, malgré ses reculades retentissantes, sur des questions qu’il avait d’abord défendues; que d’autres Font combattu, parce qu’avant tout ils voyaient en lui le représentant du parti opposé, ou parce qu’ils ne pouvaient admettre qu’un Canadien français fût premier ministre du Canada 1 Seul, un groupe de jeunes patriotes l’a combattu, ou l’a soutenu, selon qu’il s’écarta ou non de la marge que pouvait lui inspirer à certaines époques de sa vie un nationalisme sincère.S’il est un journal qui a travaillé à effacer l’esprit de parti pour le remplacer par un esprit d’indépendance qui n’excluait pas l’intelligence ni le bon sons, c’est bien le Devoir; et si aujourd’hui une fouie d’hommes sérieux ne veulent pas s’attacher à la moelle d’un parti, parce qu’ils .sont trop hommes pour s’agenouiller devant certains chefs qui n’ont de puissance que le souvenir de gloires fanées à jamais ensevelies, c’est parce que le Devoir,\ toujours sur la brèche, a jeté depuis ! plus de vingt ans, dans toutes les âmes bien nées, un sentiment natio- i nol, inspirateur du plus pur patriotisme et cette fierté qui fait que ! l’indépendance de caractère est de nos jours, autant appréciée que la servitude de ces lécheurs de bottes qu’on appelle les coulissiers, qui sont les favoris d’un régime et qui se gavent aux dépens de ceux qui se dévouent.En mettant dans la balance les même au domicile de Benoist pour préciser quelques renseignements | et dire que si on avait besoin d’an-1 très éclaircissements, on pourrait j te joindre encore à telle ou telle adresse.Mon Dieu, que les grands hommes sont simples et les petits, à la pose/ L.D.hommes qui ont conduit les événements politiques depuis près de deux générations, dans notre province, et qui, de près ou de loin, ont été les médiums inconscients par où la crise est venue, il semble que le peuple mécontent de leur imprévoyance et surtout de leur suffisance, commence à tracer sur les murs du seul parlement “catholique et canadien-français d’Amérique” le “Mené, Thécel, Pharês”, d’un régime qui a contribué à l’avachissement des nôtres d’une manière tellement extraordinaire que la race canadienne-française (Semble vouée à tout jamais à une décadence inévitable.“Honesty is the best policy”, dit un proverbe anglais; mais essayons donc de faire valoir ce proverbe dans la province de Québec en temps d’élections, alors que le peuple semble perdre la tète, sous les poussées des organisations électorales, qui font que trop souvent, les majorités sont accordées au plus haut et dernier enchérisseur.Nos moeurs politiques sont aussi corrompues que celles des autres pays; et il est incroyable qu’un peuple supposé foncièrement catholique et canadien-français présente le triste spectacle que nous voyons en temps d’élections.Que d’organisateurs, gens tarés et sans réputation, font l’office de la mouche du coche, en se rendant indispensables aux yeux de leurs chefs et en se vantant nu grand jour des moyens innommables qu’ils prennent pour faire élire leurs candidats; naturellement, l’un des deux partis est passé maître depuis trente ans dans ces méthodes, tandis que l’autre parti ne compte encore que des novices.Les arrivistes et les opportunistes ont, tour à tour, dans les deux partis, vécu un régne prospère, où les vaches grasses mangeaient les vaches maigres avec satisfaction.Haines politiques, querelles intestines, rancoeurs électorales, ruines économiques ont été les résultantes de nos luttes électorales faites à coup de promesses, d’argent ou de whisky.Le proverbe Vox popull vox Dei n’existe plus; le progrès a tout changé cela; on peut dire maintenant sans se tromper: Vox populi t>ox whisky.Le peuple exige trop de ses hommes publics en tant que partisans, il n’exige pas assez d’eux en tant que citoyens.Les chauds partisans veulent avoir commo candidat un homme (Suite à la dernière page) Bloc-notes Mauvais exemple Pendant la campagne électorale de Ristigouche-Madawaska, les organisateurs du candidat conservateur, M.Dubé, ont fait distribuer parmi la population française du comté un appel aux électeurs où on lisait entre autres choses que M.King est rallié des “Co-Ops" et des socialistes”, qu’il veut prendre “le pouvoir pur tous les moyens possibles et avec l’appui de n’importe que! parti, fût-il un parti socialiste ou révolutionnaire”, alors que le gouvernement Bennett s’est déclaré ouvertement contre le socialisme, le communisme et tons les partis qui veulent renverser nos institutions.Il représente la paix, l’ordre et la justice.En suppor-tant le candidat de King et Lapointe, vous approuvez leur attitude vis-à-vts du socialisme et du communisme, car le socialisme à ta Woods worth n’est autre chose que du communisme déguisé".11 faut croire que les électeurs n’ont guère ajouté foi à cette enfilade de phrases, puisque le candidat conservateur a été battu, par au delà de 6,300 voix.Doit-on penser que les ministériels remiseront cet appél laconique déjà lancé aux électeurs par différentes voix, chez nous: Bennett et Tordre, on King et le communisme?Pour un cri de guerre, il n’a guère porté, — non plus que dans Yamaska.11 reste plusieurs mois d’ici les élections générales.A la presse et aux ministres bleus de trouver mieux, sans quoi l’exemple de Ristigou-ehe et d’Yamaska pourrait bien en être un mauvais pour le reste des électeurs de langue française.Les peurs ne leur font pas peur.Immigration en Palestine Il y eut en 1928 de sérieux et sanglants incidents, en Palestine, par suite du mécontentement de la population arabe contre rétablissement dans le pays, qu elle considère être le sien depuis plusieurs siècles, d’immigrés juifs venus de différents pays d’Europe."La force des armées britanniques peut réprimer les désordres et rétablir le calme; mais la paix définitive ne régnera pas, aussi longtemps que la Grande-Bretagne continuera de s’en tenir à la politique de la déclaration Balfour”, dit alors un des grands personnages du inonde musulman.H y a présentement en Terre-Sainte 600,000 Arabes, contre 200,000 Juifs environ, dont un grand nombre ont répondu aux appels et à la propagande sionistes.La concurrence matérielle que les Juifs font aux Arabes est de plus en plus serrée; et le mouvement sioniste a pour but à peine dissimulé de faire de la Palestine un nays juif, sous le protectorat de l'Angleterre.Et cela aussi mécontente les Arabes.11 ne faut donc pas s’étonner s’il éclate de temps à autre des échauffourées auxquelles les troupes anglaises stationnées en Palestine pour maintenir l’ordre, de même que le corps de police recruté pour la même fin, doivent forcément mettre obstacle.Notons qu’avant l’implantation du sionisme actif en Palestine.— avant la guerre, il n’y avait là que 50,000 ou 60,-000 Juifs indigènes, vivant d’habitude en paix avec les Arabes qui sont pour la plupart des musulmans.et quelque 80,000 chrétiens de différents rites.C’est depuis 1920 à peu près que le conflit entre les deux premiers groupes s’est préparé pour éclater en 1928 de façon très grave.Le gouvernement de Londres ne tient pas, apparemment, depuis lors, à ce que tel groupe ait le pas sur les autres; mais l’immigration nouvelle dirigée vers la Palestine par les différentes soeiétés juives, surtout depuis l’exclusion des Juifs d'Allemagne, inquiète et rend soupçonneux les Arabes, qui le sont d'ordinaire et.considèrent les nouveaux arrivants juifs comme des envahisseurs, L’Angleterre aura donc fort à faire pour assurer la paix entre les anciens et le nouvel éléments G.P.affaiblir la Grande-Bretagne dans le domaine commercial, non plus qu’un acte d’hostilité contre quelque autre pays.Il y a lieu de penser que la Grande-Bretagne a bien accueilli ces explications.En attendant une réponse précise de la Grande-Bretagne, les autorités fédérales continuent rapidement leurs préparatifs, de manière à pouvoir effectuer dès demain le premier achat dl'or étranger par l’Etat.L’organisme financier fédéral qu’est Ta “Reconstruction Finance Corporation” achètera For au nom de l’Etat, par (’intermédiaire de la Banque de réserve fédérale de New-York.LIVRES, FRANCS ET FLORINS Depuis qu’il a décidé d’acheter de l’or, le gouvernement a graduellement haussé le prix qu’il offre pour ce métal.Mais l’achat d'or étranger présente des difficultés.L’or de Londres se paie en livres sterling, celui de Paris, en francs, celui d'Amsterdam, en florins.La “Reconstruction Finance Corporation" obtient livres, francs et florins en vendant des dollars.S’il ne rencof tre pas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis en offrant sans cesse des dollars aux marchés étrangers peut hausser la valeur de la livre relativement au dollar.M.Roosevelt semble avoir affirmé au gouvernement britannique que tel n'est pas le but des Etats-Unis, mais que ceux-ci voient simplement un rapport étroit entre le prix de l'or, les prix des principaux produits et les fluctuations du change.Le gouvernement britannique est en mesure d’user de reoré-sailles, au besoin.Il a une arme dans la caisse d’équilibre de la livre.Il pourrait t’en servir pour déprécier la devise monétaire de la Grande-Bretagne.Evidemment, une surenchère de dépréciation équivaudrait pour les deux pays à une course à l’abîme économique.Le Cap-de-la,* Madeleine sous la tutelle de la Commission municipale Les échevins refusent l’offre de M.Oscar Morin, de nommer un contrôleur pour cette ville LES TROIS-RIVIERES.31.(D.N.C.) - Les suforirés de le municipalité du Cap-de-le-Medeleine, ont demandé hier soir (lundi) à la Commission municipale de la province do Québec de prendre le confrâln de la corporation qu'ils administrent, considérant qu'ello est incapable de payer ses obligations.Les procédures nécessaires pour faire déclarer la cité du Cap en défaut seront prises incessamment.Une demande a également été faite i la même commission de prendre charge des nécessiteux de cette ville à partir de demain, premier novembre.L’adoption de cette mesure n'a pas Ou lieu sans débat et l'échevin Arseneaulf, a cru sauver la situation en proposant en amendement l'acceptation de le proposition faite en avril dernier par M.Oscar Morin, président de le Commission municipale, de nommer un contrôleur i la ville du Cap, nomination qui, selon M.Morin, ne devait entraîner qu'une contribution de dix pour cent dans le contrat de secours directs au Cap, dépense que le ville pourrait supporter.L’amendement s été rejeté et le motion principale adoptée, grica eu vote prépondérant du maire Nadeau.L'absence de l'échevin Henri Thiffeault et l'abatention de voter de I cchevin Louis Lamy a donné égalité de voix aux deux groupes en préaenca i l'hôtel de ville et le maire Nedeau a prit la décision de demander les services de la Commission municipale.Déposition sensationnelle contre le chef communiste Torgler Un nommé Leberman affirme qu’à plusieurs reprises, en 1931 et en 1932, Torgler a cherché son aide pour incendier le Reichstag BERLIN, 31.(S.P.A.) — Un nommé Custav Leberman, qui purge i Hambourg une sentence de deux ans et demi de prison pour vol, a fait une déposition sensationnelle contre le chef communiste Torgler, aujourd'hui.Il a affirmé qu'é plusieurs reprises en 1931 et en 1932 Torgler a cherché son aide peur incendier le Reichstag.Il a ajouté que de plus l'accusé lui a demandé de participer à plusieurs eutres projets de destruction.Avant la déposition, le président du tribune), M.Buenger, a solennellement ' dit au témoin: J’attire votre attention sur le fait que votre témoignage peut avoir une très grande portée.Tout aussi solennellement, Leberman a répondu: Je suis venu ici pour dire la vérité, uniquement la vérité.Torglar a lancé cette protestation eu cours de la déposition: |a n’ai jamais vu cet homme de ma vie.|e suis étonné de voir lo plus haut tribunal écouter cet mensonges indicibles.Le témoin a affirmé que parce qu’il refusait de te prêter aux projets du chef communiste, celui-ci l’a menacé de le cribler de ballet.Carnet d’un grincheux Israël vient d’avoir deux grands cha- a annoncé quand il a Ce dernier grins: d’abord, lorsqu'on lui qu'Hitlër était mort; ensuite, su qu’Hifler n’est pas mort, chagrin dure.¥ ¥ ¥ L'initiation mouvementée d'un jeune étudiant albertam que cela rendit fou coûtera $57,000 à l’université de l'Alberta, Elle s’en tire à meilleur compte que l'Université du Manitoba, initiée à la haute finance par Machray.¥ ¥ ¥ Des beignet imbibés d alcool rendaient gais, paraît-il, les chômeurs organisés en équipes par ia ville pour travailler à la construction de voies municipales.Le plus beigne en cette affaire de routes, ce n’est pas celui qu'ont acheté les chômeurs.C’est la ville.¥ ¥ ¥ Ni les Arabes de Palestine ni les Egyp-I tiens de Port-Saïd ne veulent des juits I polonais, selon les dépêche*.Pourquoi ne pas les diriger tout sur Saint-Pierre et Miquelon?Nous le» accueillerions sans même nous en apercevoir.Depuis quatre ans que la crise dure, | personne ne s’y est anco'e fait, sauf les pauvres diables qui touchent des salaires de $97,000 et des piofits de 26.7 pour cent à importer et vendre le gallois bon marché.¥ ¥ ¥ Madame Ethel Leginska dirige l'orchestre de la Montreal Opera.Madame Sigrid Onegin est contralto russe.Eugène Onegin, c'est le titre d'un opéra russe.Quelqu’un téléphone à une rédaction: “Chantera-t-on Ethel Leginska en anglais ou en français?— Non, Eugène Onegin le chantera en russe”.Information mêlée.PAMPHILE L’Université Saint-Joseph Nous recommandons particuliè-I renient à l’attention de nos lecteurs l’article où le R.P.Blais a bien voulu raconter pour nos lecteurs le tragique Incendie de Mem-; ramcook et que l’on trouvera au-| jourd’hui en tête de notre deuxième page.Avis à ceux qui voyagent Tous billots, luron» * *?partout, émit au tarif dot compogmos — Hôtels, assurances bogagos et accidents, chèques é» voyages, passeports, oie.— Service cem- K — Lo DEVOIR-VOY ACES.430 ro-1 «sot* Téléphones HArbèarr V I LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI 31 OCTOBRE 19Si VOLUME XXIV — No 251 L'incendie de l'Université Saint-Joseph (Impressions) M/l niversité Saint-Joseph brûle!” Telle est la dépêche que relevait le T.R.P.Charron, provincial de la Congrégation de Sainte-Croix, vers onze heures, vendredi soir, le 20 octobre dernier.An lendemain matin, quel tableau effrayant! L’oeil du témoin de la veille ne découvre plus que des amas calcinés, un vent violent de la nuit, qui expire tranquillement, tandis que le soleil monte, monte dans une atmosphère sereine, éclairant une scène de deuil et d’angoisse inexprimables.Les pertes materielles sont immenses, évaluées é plus d'un million de dollars.L’Université, le couvent des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, l'usine électrique, lu maison des philosophes, le logeaient des domestiques, les deux granges, tout a été anéanti, et nivelé au ras du sol.Seuls oui été épargnés, et il faut en remercier la Providence, l’aile tonie neuve, le monument Lefebvre, la patinoire et le gymnase.I! reste en plus le réservoir qui domine les , endres et les ruines fumantes.Il est sept heures et demie.Les élèves sont à l’étude, les professeurs à leur chambre.Tout est ranquillè, comme à l’ordinaire, l’est que la soirée est un peu frolic et que le vent est assez furieux.11 est huit heures.Après l’élu-de, les élèves gagnent la chapelle pour l’exercice du mois du Rosaire.Jusque-là, rien d’anormal et l'exercice religieux se poursuit sans incident.Mais un externe a aper-u de chez lui du feu dans la salle les grands.11 se hâte aussitôt d'aller en prévenir le Père Préfet à la chapelle.‘‘Il n'y a rien de grave, dit le Père aux élèves; mais sortez quand même l’un après Tau-Ire par le sanctuaire et la sacristie." Puis, aidé de deux maîtres, il fait défiler les élèves en bon ordre.Une fois dehors, plus de doute, le feu était bel et bien dans le collège.De la salle des grands, sortaient un torrent de fumée, des flammes et des gerbes de feu.Des vitres éclatent, les unes après les au-I res.Des flots de fumée envahissent les couloirs, ail point que per- sonne ne songe à réintégrer sa chambre.I.e vent du nord-ouest prête main-forte au feu.Il soulève les flots de fumée, et les flammes gagnent le réfectoire, la cuisine, l’usine,électrique, tandis qu’elles montent et descendent les étages de l’Université pour consumer et dévorer.Il est huit heures et demie.Les élèves et le personnel sont groupés sur le terrain de balle et an tour du monument Lefebvre.Ils regardent brûler la chère maison, avec toute son oeuvre et tous ses souvenirs, vieux de 18(i4.L’an prochain, l’Université allait sonner son soixante-dixième Anniversaire de fondation.A ce profond chagrin s’ajoute le regret, pour élèves et professeurs, de perdre tous leurs effets et tous leurs biens personnels.Kn ce temps de crise, c'est dur.Il est neuf heures.Le feu attaque el ronge toujours; le vent pousse et souffle toujours.Il allume cette fois un nouveau foyer Avis de décès PERRIER.— En cette ville, dimanche, le 29 courant, à 65 ans.est décédé Amé-rlée Perrier.Les funérailles auront lieu eudl, le 2 novembre.Le convoi funèbre partira du domicile de son fils.Me Hector Perrier, no 8624.rue Saint-Dents, à 9 heures.pour se rendre à l'église de Saint-Edouard et de Ifc au cimetière de la Cote les Neiges, lieu de la sépulture Parents a amis sont priés d'assister sans autre invitation.PATENAUDE.— A Montréal, le 30 oc-obre 1933, décédé à 88 ans.Antoine Pa-lenaude.époux de Zéchérlna Lablne.Funérailles le Jeudi, 2 novembre.Le convoi funèbre partira du .1652.mo Wi -iiam-Qavid.é ?heures 45 du matin, pour rendre fi régisse du Très Saint-Nom de Jksus Maisouneuve.ou ie service sera célébré il 8 heures, et de là au clmetlere de l'Est, lieu de sépulture tarents e-amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Nécrologie - v “ SlBEROERONnS: A Montréal, le 28.à .Centre.Montreal. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 31 OCTOBRE 1933 VOLUME XXIV — No 251 our le bien des hommes et de la terre Les Voyageurs de Commerce renouvellent leurs demandes en faveur de la colonisation es apprenons avec plaisir que Nous V autorités provinciales ont e retirer de l’emprise des cessionnaires-spéculateurs les rôts colonisables de la rive N que r que l’idée ee con-fo-sud.ious sommes heureux de constater la leçon de géographie des ter-res en bois debout donnée par S.b.Mgr Courchesne, à la Semaine sociale de Rimouski, en présence de M.Godbout, ne sera pas perdue, et que le sol prisonnier, qui appartient aux hommes, à notre race, plutôt qu’aux arbres et aux etrangers, redeviendra notre pays, notre champ de travail et notre moyen de garder, de doubler notre population rurale trop diminuée.Nous comptons bien surtout que les seigneuries, concédées par Louis Xiv pour le peuplement et rien que pour cela, s’ouvriront devant les jeunes gens qui veulent se créer un foyer; que la Grande-Rivière, la Grande-Vallée, la Madeleine, Mont-Louis, le Lac Tèmis-counta, Nicolus-Rioux.et les autres, tout ce qu’il y a d’habitable par des hommes,, seront enfin mis à la disposition des milliers de solliciteurs de lots et qu’on ne verra pas des faux colons et des pilleurs de bois chez ceux qub veulent faire, de la terre.Qu on ne parle doric pas tant de retour à la terre, et qu’on en fasse davantage, qu’on donne des terres et de l’aide à tous les gens de coeur qui veulent sortir de la mendicité.En 1833, notre sol nous était fermé par naines —, .alors, ainsi que le montre bien M.l'abbé Groulx; en 1883, par les marchands de bois qui exportaient de la planche; et en 1933 par les compagnies de pulpe et papier qui f,r remplissent même pas ,niigâtions et qu’on peut cher.Toujours, depuis cent ans, le Canadien s’est heurté à des barrières.à des accaparements injustes, à des légalités ultra vires contraires au droit naturel, contraires au droit de l’homme qui passe avant celui de la spéculation; car il faut bien savoir qu'une injustice peut u' être légale et qu’une, loi peut être injuste, comme c’est le cas pour une quantité de nos concessions québécoises de forêts fertiles, concessions très légales mais très injustes pour la vieille population qui y a les premiers droits.Si M.Taschereau décide enfin de rendre aux Canadiens ce qui est aux Canadiens, nous sommes heureux de l’appuyer de tout coeur, mais nous ne nous contenterons pas d’une déclaration sans suite comme celle du banquet Bullock, il y a deux ans, sur le mouillage des stocks, qui nous donnait des espoirs jamais réalisés pour l’assainissement du capitalisme.Nous voulons du réel, du plus solide que les communiqués grossis sur le retour à la terre, comme celui de M., David; à t’Assomption, parlnut 90(10 familles sorties des villes Québec et placées sur des lots 1932.C’est 530 familles qu’on placées et qu’on n’aide pas tout que partout raté, faute de bonne préparation du sol et que déjà se Joue le sort de la récolte prochaine; alors aussi qu’aux villes l’on ne veut pas voir revenir ceux qui sont partis.Y a-t-il donc prédominance de la piastre sur l’homme dans le gouvernement de l’Etat?crédits de colonisation diml- Les ______T _ nués celte année, alors qu’on aurait dû les multiplier par dix, vont trop souvent se perdre où ils n’ont pas d’affaire, où il n’y a plus de colonisation à faire depuis cinquante ou cent ans.11 faut les augmenter au besoin, ce» crédits, au fur et à mesure, comme on vote des mesures d’urgence en cas d’inondation, d’incendie, etc.Bien peu d’arrêtés ministériels seraient si bien accueillis.Québec a doublé la taxe d’amusement pour augmenter l’aide à la colonisation: ce revenu a pris un autre chemin puisque l’on a diminué d’un quart ces crédits plus nécessaires que jamais.Nous appuyons la proposition de M.l’échevin Trépanpier de taxer d’un sou chaque bouteille de liqueur douce au profit des faiseurs de terre: le revenu serait de 7 à 9800,000, de quoi aider 4000 colons.Nous appuyons le travail de M.Gabias pour employer 3000 chômeurs à continuer la route Mont-Laurier-Amos, et cela au plus tôt.Nous demandons qu’on ouvre des camps de concentration ou simplc-les spéculateurs-fonction- nient je défrichement, dans des anglais, tout-puissants cantons colonisables, d’y employer i.;»„ m jes iQQQ célibataires du refuge Belmont.dont 90% sont d’anciens bûcherons, à couper les arbres_ dont la vente compensera les frais de déboisement; de faire essoucher et labourer quelques acres; de faire bâtir des cabanes et des granges en série; de faire creuser des puits et de mettre à l’enchère ces fermes préparées d’où la misère et Je découragement seront exclus d’avance.Nous demandons qu’on vote des mesures exceptionnelles dans ces exceptionnels; qu’on double et triple les crédits de colonisation; et que la prochaine session soit véritablement une session d’a-griculturé et d’établissement de jeunes gens.Nous croyons à l’effort de 1930-31 pour le retour à la terre; on l’avait chanté bien haut pendant les élections; puis, désenchantement; Qûébec a hésité à accepter, puis a réduit le plan Gordon, sans remarquer que toute année de retard accroît de 80,000 lo chiffre de notre jeunesse qui sort des écoles et qui veut s’établir.Québec possède de la terre et des hommes.Nous demandons à ses chets civils, maîtres de nos destinées, de remédier à la misère des villes et du surpeuplement des vieilles paroisses, en envoyant suides lots et en aidant au maximum tous ceux qui veulent se redresser et se faire un avenir.Et nous ne cesserons de prier.L’A.C.V.DU CANADA, Section Mont-Royal, 840 rue Cherrier, Montréal.leurs faire Ift- de du en a à Décorés du Mérite scolaire Les 125 instituteurs et institutrices à l’honneur Samedi, à l’Institut pédagogique, cent vingt-cinq instituteurs et institutrices ont été décorés du Mérite scolaire, en présence de MM.Cyrille Delâge, surintendant de l'Instruction publique, Athanase David, secrétaire provincial et C.J.Magnan, inspecteur général des écoles normales de la province.M.Athanase David a reçu la médaille d’or du Mérite scolaire de même que Soeur Marie-Adélinc, des Soeurs de la' Charité de la Providence, soeur de M.C.J.Magnan.C’est M.Magnan lui-même qui a épinglé la médaille sur la poitrine de sa soeur, laquelle a à son actit quarante-six.ans d’enseignement chez les Sourdes-muettes.En lui remettant sa décoration, M.Magnan a dit d’elle: C’est ma seconde mère.Orphelin très jeune, c’est elle qui, retardant de cinq ans son entrée au noviciat, m’a élevé jusqu’à ce que je pusse , voler de mes propres ailes”.Voici la liste des décorés: Premier degré fait assez, surtout les familles nombreuses.Comment le même $GOO peut-il suffire pour une famille de douze, s’il n’est que suffisant pour une famille anglaise.Nous avons eu des nouvelles de ces familles du retour à la terre établies dans Villemontel, au Té-misoattiingue, sur la route de Rouyn: elies sont tout simplement splendides, de vaillance et de bonne humeur, - bien que les chefs civils ne les aient pas gâtées.D’abord, on aurait dû les monter là au printemps; on attendit .octobre et novembre, comme si l’on avait tenu à les décourager, et la même erreur se répète encore cette année.L’on aurait où mettre à leur disposition des instruments de travail un peu moins primitifs que des haches et des pioches; voir à organiser le labourage de ce sol riche | mais dur comme celui de l’Ouest, jamais cassé, qui a besoin de s’égrener, d’absorber de l’air et du soleil; en un mot l’on aurait dû suppléer au manque de chevaux, de b.oeufs, de charrues et de voitures de ces colons robustes et bien voulants, certes, mais qui ne peuvent tout de même pas tout faire avec leurs mains.Il est infiniment triste d’entendre ces ambitieux, ces encouragés de succès vous expliquer leur travail de nettoyage à la hache, de 11.8, 10 et même 12 arpents de soi prêt à labourer, qui reste là faute d’une meilleure coopération des autorités: “Il faudrait au moins un cheval, avec haruais, charrue, herse et voiture; et puis du foin, qu’on paie ici 122 la tonne pour nourrir ce cheval; un boeuf, à la rigueur, on nourrit cela avec du foin bleu du bord de l’eau à deux ou Irais milles, qu’on transporte ici comme on peut, sans voiture.Mais un cheval exige du bon foin et de l’avoine; et l'on n’a pas d'argent €a serait si facile au gouvernement de faire venir des tracteurs de la voirie, du Témiscamin-gue ou de l’Abitibi, avec une charrue double qui creuserait bien le sol dur, comme dans l’Ouest.Quels beaux cadeaux pour le défricheur sérieux que de labourer tout ce qu'il y a d’essouché: 5 acres, 10 acres, prêts à semer au printemps! Ce serait mieux que la médaille d’honneur du mérite colonisateur! En quelques semaines, pour une dépense de quelques cents piastres, c’est une valeur de $50,000 et plus, et un tel encouragement qu’on apporterait au colon de l’hiver dernier! ., De hauts officiers du Ministère de la Colonisation qui sont passés à Villemontel, à la Rivière Solitaire ont si bien reconnu rurgence de ce cassage du sol et pour tous ces colons pauvres de l’accomplir, même en cooperation, qu’ils ont promis d’expédier un tracteur, etc., dès leur retour à Québec: tout ce qui parvint aux côlons gonflés d’espoir ce fut encore un> télégramme de désenchantement comme ils en ont tant essuyé: “Pas d’argent.Budget épui sé”.Et cela, en septembre, alors qudjftt'técatte de jardinage'a A Genève Le problème des armement* Genève, 31, (S.P.G.et S.P.A.) - j Par suite d’objections de Pltalie, M.Arthur Henderson a remis à plus tard la séance que le bureau de la conférence de désarmement devait tenir vendredi.L’Italie est d’opinion, paraît-il, qu’il faut confier aux signataires du Pacte à quatre -qui sont elle-même, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne le soin de résoudre le problème des armements.On soit que la reprise de la conférence proprement dite a été ajournée au 9 décembre.Le chef de la délégation des Etats-Unis, M.Norman-H.Davis, a annoncé, il y a quelques heures, qu’il se rend à Washington pour consulter le président Roosevelt avant la reprise.11 a souligné qu’il ne faut pas du tout considérer son départ comme lo manifestation d’un fléchissement de l’intérêt que les Etats-Unis portent aux questions d’armements.Il a annonce aussi qu’avant de s’embarquer, il passera par Paris et y aura des entretiens avec le chef de la délégation française à la conférence, M.Jo sepr Paul-Boncour.La plupart des délégués croient que le départ de M.Davis trout cons- Titre de méritant, 35 ans d’enseignement, au moins.Institut des Frères de Ste-Croix: Les Frères Emilien, Raymoùd, Florentin.Frères du Sacré-Coeur; les Frères Bruno, Christophe, Irénée, Urbain, Léonard, François-Xavier.Institut des Frères de l’Instruction chrétienne: les Frères Paulin-Arsène, Henri-iMie, Constant, Jules, l’atriek-Gregory.Frètes des Ecoles chrétiennes: les frères Silvius, Lucien, Edmond, Antoine, Irénée, René, Arsène, Joachim, Alban et Thomas.Frères Mur 1st es: les frères Charles-Casimir, Adonius, Joseph-Maximin, Charles-Augustin, Marie-Alexandre, Marie-Eparque.Clercs de Sl-Viatèur: les frères Joseph Drainville, Adalbert Desro-chers, Alfred Charbonneau, Ernest Dubé, Adélard Gauthier, Noël Pot-vin, Joseph Larose, Roméo Lariviè-re.Soeurs de la Congrégation Notre-Dame: Les Soeurs St-Louis de Toulouse.de la Visitation, St-Godefroy, Ste-Blandine, St-Jacques, Ste-Céli-nie, Ste-Albine, Ste-Marie-Richard, Ste-Adolphine, St-Anatole, Ste-Ro-maine, Ste-Marie-Octave, St-Jean-Baptiste de la Salle, Ste-Marie-Clc-mentine, Ste-Démétrie, St-Domini-que du Rosaire, St-Honoré de Can-torbéry, Ste-Agathe, Ste-Léonie, St-Alphonse-Marie, St-Melchiade, St-Joseph-Marie, Ste-Marie-Luména, Ste-Mechtilde du Sacré-Coeur, Ste-Apoline, St-Dldyme, Ste-Firmine, Ste-Marie-Stanislas, St-Joseph de Syracuse, St-Liboire, Ste-Artémie, St Albimis, Ste-Mnrie-Amnble, St-Fi-dèle, St-Eloi, Sainte-Marie-Georges, Ste-Tatienne.Congrégation des Soeurs de Sainte-Anne: Les Soeurs Marië-Euphro-sine, Marie-Humbéline, Marie-Joseph de l’Eucharistie, Marie-Thérèse de Jésus, Marie-Bernard de la Croix, Marie-Catherine de Russie, Marie-Basilisse, Marie-Anne, Marie-Fabinnne.Soeurs de la Charité de la Providence; Les Soeurs Odiion et Ma-rie-Palmyre.Soeurs des SS.NN.de Jésus et de Marie: Les Soeurs Marie-Laurent Justinien, Marie-Martin, Marie-Aimé.Marie du Bon-Conseil, Marie-Didace, Marie Tarcisius, Mnrie St-Symphorien, Marie des Neiges, Ls-Mario, Mario-Edmond, Marie des Victoires, Marie de la Paix, Marie de Fourvières, Marie-Ermelinde.Soeurs de la Croix d'Ottawa: les Soeurs Pufroist, Sainfe-Agathange, Sainte-Anysie.Soeurs de Sainte-Cmtx: T,es SS.Marie de Saint-Bernardin de Sienne, Marie de Saint-Alexandre, 'Marie de Saint-Euthyme, Marie de Sainte-Rose de Viterbe, Marie de Saint-Cléophas, Marie de Sainte-Em-mérencienne, Marie de Sainte-Ber-thilde, Marie de Saint-Benjamin.Marie de Saint-Alfred, Marie de Sainte-Lucie, Marie de Sainte-Flore.Soeurs des Mères de Jésus-Marie de Si lier g : Los Mères Marie Sainte Hedwidge, Marie Saint-Nazaire Marie Sainte-Augustine, Marie Sto Célestine.Soeurs Servantes du Coeur-Immaculé de Marie: les Soeurs Marie de Saint-Paul, Marie-Ange, Marie de Sainte-Marguerite du Sacré-Coeur.Marie du Précieux,-Sang, Marie du Borv-ConSeil, Mnrie de ; Saint Cyprien, Marie de l’Epiphanie.Soeurs de la Présentation de Ma-i r/c: les Soeurs Marie de la Coinpas- des SS.Grises de la Croix; les SS.Marie-Ignace de Loyola, Mnrie de St-Charles Bôrromée et Marie de la Providence des SS.de Ste-Croix, les Mères Marie St-Remi, Marie des Anges, Marie St-lrénée, Marie SU-Agnès de Jésus, des Mères de Jésus-Marie; les Soeurs Marxé-Louls-Nazaire, Marie de Ste-Cécilia, des Soeurs Servante* du Coeur Immaculé de Marie, cls SS.Stc-H-'dwid-ge, St-Ubald, dos SS.de la Présentation de Marie; la Sr Marie de Jésus, des Mères Ursulincs de Québec, la Mère Ste-Philomène, des Mères Ursulines des Trois-Rivières; la Sr Saint-Elzéar, des SS.Notre-Dame du Bon Conseil, la Sr Marie-Hélène Milot, des SS.Missionnaires Franciscaines de l’immaculée Conception, la Sr Célestine, des SS.de i’Enfant-Jésus, la Sr St-Vin-cent de Paul, des SS.de St-Joseph, la Sr Marie St-Bicuzy, des Filles de Jésus.Instituteurs et institutrices laïques: Maria Armstrong.Berthier; Alphonsc-L.Auger, Québec; Rose-Anna Beaudet, Lotbinière; Eva Blanchet, Abitibi; Valade Bélanger, Lotbinière; Ella Bissounette, Valleyfield; Marie-Jeanne Bouras-sa.Lévis; Diana Bourdeau, Rou-ville; William Brennan, Montréal; Marie-Louise Brunet, Valleyfield; Rose-Anna Carnirand, Nicolet; Aurore Charland, Brome; Mme Jean Jobin, Québec; Louis Denis, Terre-bonne; Annette Desilets, Trois-Rivières; Alice-Aimé Dion, Belle-chasse; Alexandre Dorais, Verdun; Obéline Doyle, Bounce; Marie-Anne Dubé, Témiscouata; Mme Amédée Fortin, Monùnagny; Jacques Filion, Chicoutimi: Alice et Clara Fontaine, Shawimgan; Delvina Garneau, Lotbinière ; Mme Laura Marricr, Kamouraska; Alice Gariépy, Shefford; Laure Gaudreault, Charlevoix; Adélard Gingras, Montréal; Ida Gosselin, Mégantic; Achille Goulet, Québec; Walter Héroux, Montréal; Marie Joncas, Matane; Charlotte Kearns, Outremont; Mme Hilaire Lnbelle.de Labelle; Albina Lachance, Richelieu; Marie-Rose Lacombe, St-Jean; Arthur Ladouceur et Wilfrid La-cénix dp Montréal; Délima Laporte, Abitibi; Mme Josaphat Poulin, Frontenac; Mme Q.Poitras, Papineau; Mme Pierre Jackson, Napier-ville; J.-A.LeFrançois, Ghambly; Rachel Letourneau, Bagot; Nelly Marchand, Ville LaSalle; Eva Marcotte.Arthabaska; Anne-Marie Martel, l’Assomption; Alexina Martin, Chambly; Hélène Morin, Kamouraska; Ôréphise Ostigny, Rouville; Bertha Paquin, Trois-Rivières; Zu-melda Paré, Québec; Jean Primeau, Chateauguay; Georgiana Rivard, Maskinongé; Alma Renaud, Port-neuf; Atala Simard et Léda Simard, Robérval; Georgiana St-Cyr, Nicolet; Alfred St-Vincent, dit Ver-inette, Québec; Olivine Tardy, Beaucc; J.-M.-Z.Trempé Champlain; Georges Trade!.Montréal; J.Vallières, Pontiac; Elise Vilhard, Yamaska.Troisième degré Titre de “Très Méritant”.Vingt ans d’enseignement avec très grand succès; L’hon.Athanase David, Son Exc.Mgr J.-H.Brunault, évêque de Nicolet; les chanoines Irénée Grevais et L.-U.Mousseau, de l’Ecole Normale de Joliette et de Valleyfield, respectivement; le R.Fr.Martial, Georges-Emile Marquis, J.-Arsène Paquin, ,T.-Gervais Marien, J .-Eugène Lamarre, A.Charbonneau, N.-.T.Gurot, J.-Z.Dubeau, J.-Alcxandre Chabot, Alfred Letourneau.Zénon Michaud, Thomas Cuddihy, J.-David Pilon.Irénée Reauchemin, le R.Fr.Walter, des Ecoles Chrétiennes.A.Leblond de Brumath, le R.Fr.Wilfrid Coderre, C.S.V., le R.Fr.Denis, Antoine, I.C., le R.Fr.Euphrosin-Jo-seph, l.C.le R.Fr, Jean-Marie, les RR.FF.Jean-Félix, Evariste, Pain-sis et Gabriel-Marie; la Sr Marie de la Miséricorde, des SS.Grises de la Croix, la Sr Ste-Théophanie, C.N.D., la Sr Marie-Elise, des SS.de Ste-Anne; les SS.Ignace de Loyola.Marie-Adéline et Angélique de Marie, des SS.de la Charité, la Sr Marie-Catherine de Suède, des SS des SS.NN.de Jésus et de Marie, do Ste-Hermine et Marie Ste-Maximilienne des SS.Ste-Croix; les Mères Marie St-Jean-Chrysostome et Marie St-Médard.des Mères de Jésus-Marie; la Sr Marie-Antoinette, des SS.de Notre-Dame du Bon Conseil; la Sr Marie Ste-Mechtilde, lies Filles de Jésus, Alexandre Garneau, de Grand’Mère,___ Récital de Laurence Holmes LA RADIO RADIO-GAZéTTE Mardi, 31 octobre 6 45 p.m., Little Italy.7.30 p.m .Orchestre Jack Denny.Jeannte Lans et Paul Small.8 45 p.m., Sw&nee Music, Direction Jack ^“lo’no p.m., Gertrude Nlesen.— Chant.10.45 p.m., Manhattan Serenaders.11 15 p.m.Columbia News Service.12.00, minuit.— Orchestre Vincent Lopez.— De Chicago.Les beaux programmes Orchestre CHLP, Montréal 8 00 p.m.— Extraits (Sweetheart*, opéra-comique), de Herbert; Pasqulta (tango argentin), de Milano; Ballet Indien (Lak-méi de Delibes: a) Terana; b) Rektah; c) Persian; d> Coda.— Extraite (Paganini), de Lehar; Très Jolie (valse), de Wald-teufel.WABC 9 00 p.m., America’s Request Program.— L’Orchestre de Philadelphie, direction Leopold Stokowski.— Symphonie no 5 (Allegro con brio; Andante con moto; Allegro-scherzo; Allegro-presto); Viens, douce mort, de Bach; Symphonie no 6 (pathétique), de Tschaikowsky (Adagio: allegro non troppo); Allegro con grazla; Allegro molto vivace; Finale; Adagio lamentoso.“Radio-divertissements Molson” 8 00 p.m., CKAC.— C’est ce soir que commence la série des programmes hebdomadaires organisés sous les auspices de la Brasserie Molson Limitée.Ces "Radlo-di-vertlssements” seront présentés tous les mardis et vendredis, à » heures p.m., Parmi les artistes qui participeront à ces programmes, citons M.Lucien Martin, violoniste, Prix d’Europe 1931 et licencié en concert de l’Ecole Normale de Paris; un orchestre de concert dirigé par Slgnor ! Giuseppe Agostini; Le Trio Molson.formé de Mme Geneviève Davls-Lebel, soprano; de MM.Gérard Duranleau, ténor, et Fournier de Belleval, baryton.Maître de cérémonies, M.Roméo Poirier, notre populaire chansonnier montréalais.Programme de l’Â.C.j.C.Au poste CKAC, mardi le 31 octobre, à 5 h.15.Directeur: Jean-Paul Verschelden, avocat; assistant-directeur, Philippe Fcr-land.e.e.d.Programme: Il neige, Bemberg, M.Lucien Pellerln.Causerie sur la refrancisation par le R.P.Germain Dandenault, aumônier du cercle Dollard-des-Ormeaux, de la paroisse St-Pierre.2.L’adieu du matin, Pessard, M.Lucien Pellerln.Mademoiselle Pauline Phaneuf, organiste à l’église de Notre-Dame du Mont-Carmel, accompagne au piano.L’Heure provinciale L’Heure provinciale, transmise par le poste CKAC, de 8 à 9 heures, mardi.Programme entièrement consacré & Mozart.Audition des Noces de Figaro, sous la direction de M.Victor Brault.8 h., Causerie; Mozart, par M.Victor Brault.8 h.15.Les Noces de Figaro.Mozart, (fragments) ; La Comtesse.Mme Jane Lee; Suzanne.Germaine Bruyère; Chérubin, Eugénie Havard; Marceline, Jeanne Desjardins; Barberlne.Blanche Girard; Le Comte Almavlva, Paul Leduc; Figaro, Gérard Géllnas; Bartholo, Gérard Desmarals; Basile, Paul Trottler; Antonio, Albert Vlau.Direction: M.Victor Brault.Au piano: Jean Leduc.1.—Premier acte: a) Duo: Près d’elle la nuit te réclame (Suzanne et Figaro); b> Air de Chérubin: Je ne sala ni penser ni que faire; c) Folle Jeunesse; d) Air de Figaro avec choeur: Bel enfant amoureux et volage.2.—Deuxième acte: a) Air de la Comtesse; Dieu d’amour, ma voix t'implore; b) Duo; Ouvrez vite (Partez Je meurs d'effroi) Suzanne et.Chrérubln; c) Final: Nous vous demandons Justice.Troisième acte; a) Sextuor: Charmante Journée; b) Choeur des Jeunes filles: A Madame la Comtesse; c) Choeur mixte: Amoureux fidèles.4.—Quatrième acte: ») Récit et air de Suzanne: O nuit enchanteresse; b) Final.Soli et choeur.L'Ombre nous est favorable.Mercredi, 1er novembre WABC 7.30 p.m,.Music on the Air.avec des artistes d’honneur.8.00 p.m.Happy Bakers.Phil Duey, Frank Luther, Jack Parker et Vivian Ruth.8.15 p.m., Edward C.Hill: The Human Side of the News.9.00 p.m.Gulf Program.Irvin S.Cobb et l’orchestre Al Goodman, Theodore Webb, baryton.9.15 p.m., Swanee Music, avec Kate Smith.Direction Jack Miller.9.30 p.m., White Owl Program.Orchestre Guy Lombardo avec Burns et Allen.10.00 p.m.Old Gold Program.Pennsylva-nlons de Fred Waring.10.30 p.m,.Alexander Woolcorr; The Town Crier.10.45 p.m.Mark Warnow.Gertrude Nie-sen.Four Clubmen Quartet et orchestre, 11.15 p.m., Columbia News Service, 4 30 p m., 5.15 p.m., 6.30 p.m., tlon Julius 7.15 p.m., [Ruer un obstacle aux négociations sion, Saint-Bonaventure, Snint-Pa-entamées pour faciliter l’oeuvre de | eifique.Saint-Léonard de Port Mau- la conférence.Byrd à Panama Gristabal, Panama, 31.Le vice ; amiral Richard Ryrri est arrivé hier j à bord du Jacob Euppert, en route j vers sa base de Little America, et le pôle sud.Ge navire traversera le canal de Panama au cours de la journée de demain.Mort de M.Carbit Paris, 31.— Hubert Garbit, âgé de fi4 ans.ministre des colonies avant la guerre et gouverneur général de Madagascar, pendant la guerre, est décédé hier.H fut décoré de la Croix de Guerre et de la Légion d’honneur.Récompense de $1,000 dans l’affaire Ascah Québec, 31 (S.P.C.) — Le département du procureur général offre l’impossibilité | une récompense de $1.000 à toute personne qui fournira à la police des renseignements qui entraîneront l’arrestation des meurtriers des fillettes ^seah, disparues le 30 )»cût dernier.On a retrouvé le davre de l’une des victimes, niedi dernier.L’examen a ré que la victime a été bâillonné a eu t?crâne fracturé.Les ports que ta fillette avait été irdée étaient faffix.près ca- sa- eté et rap- poi- rirc et Sainte-Véronique.Monastère des HH.Mères Ursulincs: ta Mère Marie du Carmel.Instituteurs et institutrices laïques: Marie Bergeron, Marie-Louise Bérubé, L.-Yvonne Guay, toutes de Québec; Godefroy Bourget, J.-R.-Louis Cuddihy, Mme Mary Duggan-Shaw, G.-A.Kendall, Katherine Gorman, J.-A.Morin.Cyprien Paulhus, Mme Patrick Meehan, tous de Montréal; Rose-Anne Doyle et Sophie Landry, de Beaucc; Vitaline Mathieu.de Gatineau, Elodie Tessier, de Jacques-Cartier.Deuxième degré Titre de bien méritant: 20 ans d’enseignement avec grand succès: i.es Frères Osé et Alphonse, des Frères de Sainte-Croix; les Frères Albertus et Wilfrid, des Frères du Sacré-Coeur; les Frères Christophe-Marie et Théophile-Marie, des Frères de Saint-Gabriel; le Frère Gratien-Raphaël, des Frères de l’Instruction Chrétienne; les Frères Micétas, Virgile, Christophe et Antoine, des Frères des Croies Chrétiennes; le Frère Henri-Noël (les Frères Maristcs; le Frère Joseph Loiscllc, des Clercs de Saint-Viateur.Les Soeurs Saint-Joseph des Séraphins et Sainte-Marie-Vitaline.de la C.N.D., la soeur Marie-Jean-Chrysostomc, des SS.de Ste-Anne; les SS.Diosoore et Théophanie, des SS.d ¦ la Charité de la Providence; les Soeurs Marie-Grégoire de Nazianze et Marie-Rodrigue, des SS.NN.de Jésus et de Marie; les Soeurs St-KIpllège et St-Adolphe Voici le programme du récital que don -nera Laurence Leslie Holmes, dl matin, il 11 heures.BU sous le» auspices du Ladies Musical Club_ I.—Du Dr John Blow
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.