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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 4 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-03-04, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 52 MONTREAL, JEUDI 4 MARS, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS î * Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTALE.*6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.*1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE.*3.00 Rédadion et Administration 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKAJ.Direcfleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION, • Main 7460 LES DECLARATIONS DE M.ASQUITH Le facteur économique Les récentes déclarations de M.Asquith au parlement impérial sont intéressantes à plus d’un titre.En premier lieu, elles affirment une fois de plus l’immensité des ressources financières de la Grande-Bretagne et la supériorité écrasante de sa flotte.Au 31 mars, après huit mois de guerre, le gouvernement britannique aura dépensé £302,000,000 ($1,760,000,000), en sus de son budget ordinaire de la flotte et de l’armée.C’est à peu près un cinquième de ce que lui ont coûté vingt-deux années de guerre contre la France, de 1793 à 1815.Après le 1er avril, le coût de la guerre va monter, pour l’Angleterre, de £1,200,000 à £2,000,000 — près de dix millions de dollars — par jour.Cette trouée effroyable, le peuple anglais va la combler facilement — le Chancelier de l’Echiquier le rappelait l’autre jour — avec le seul équivalent du revenu de ses placements à l’étranger.En d’autres termes, l’Angleterre porte le poids énorme de ses dépenses militaires, sur terre et sur mer, sans même entamer les revenus de sa richesse nationale! Le contraste avec la situation du Canada, obligé d’aller emprunter à Londres le coût total de son expédition militaire et même le prix des cadeaux opulents qu’il fait à la “pauvre” mère-patrie, est cruellement grotesque.Nous l’avons déjà signalé: on ne saurait trop y revenir.A force de mettre les réalités sous les yeux des naïfs Canadiens, ils finiront peut-être par se convaincre de l’absurdité du rôle que leur font jouer nos sauveurs d’Empire.Sur l’impuissance de la flotte allemande à rompre efficacement le cercle de fer flottant qui entoure et protège le Royaume-Uni, le premier ministre a été tout aussi catégorique.“Où est la flotte allemande?” a-t-il demandé.“Depuis que la guerre est commencée, elle ne s’est montrée que deux fois en mer.La stricte vérité (plain truth), c’est que l’Allemagne n’a pas fait le blocus des côtes anglaises, qu’elle ne peut pas le faire, qu’elle ne le fera jamais.” Je crois voir et entendre d’ici le chef du cabinet britannique.Accoudé à la boîte du greffier de la Chambre, il a dû prononcer ces paroles d’une voix calme, un peu sèche, avec une pointe de nonchalance ironique au début.En finissant sa phrase — never will blockade the English shores — il s’est redressé un instant, il a relevé sa tète toute blanche, plus intelligente que belle, sa voix a monté d’un ton ou deux, avec un soupçon de défi tranquille.Un instant, le chef responsable d’un grand Etat a dominé l’avocat habile.Puis, il a repris son atlilude et sa'voix ordinaires.De tous les membres du Cabinet impérial, M.Asquith est peut-être le moins susceptible de s’emballer, de forcer la note, de faire la moindre concession aux exigences de la hâblerie parlementaire.Cette seule déclaration a plus de poids que toutes les harangues, du reste fort intéressantes, du premier-lord de l’Amirauté.Cette affirmation si nette, si positive, si confiante, doit rassurer définitivement les braves gens qui voyaient, en août et en septembre, les escadres allemandes remonter le Saint-Laurent, bombarder Québec, et réduire en cendres le parlement et les bureaux des journaux patriotes.Il y a pourtant des cas incurables.Pas plus tard qu’avant-hier, il s'est encore trouvé un député fédéral — de l'Ontario, évidemment, — pour déplorer, sans rire, l’absence des trois dreadnoughts canadiens dans les eaux si bien protégées de la Grande-Bretagne! Quelle jolie figure nous ferions avec nos trois dreadnoughts, si totalement inutiles, et trente-cinq millions de plus à payer, au moment où le trésor national et celui de chacune des provinces sont à sec, où les gouvernements multiplient les emprunts usuraires et surtaxent les contribuables, où trois cent mille ouvriers canadiens sont privés de tout gagne-pain, où les plus cossus tirent la langue el ont peine à boucler leur budget particulier.Les lecteurs du Devoir me pardonneront sans peine d’avoir ajouté le témoignage du principal ministre et aviseur de Sa Majesté le Roi George V, aux justifications de plus en plus nombreuses et autorisées qui nous viennent de Londres.Il devient facile de savoir où prendre et étiqueter les vrais “farceurs” et les “saltimbanques” authentiques.Puisse la leçon, à force d’être répétée, entrer dans le cerveau géla-tineux des bloated Colonials et y laisser quelque empreinte! Mais, pour les peuples sérieux et majeurs, pour le reste du monde, qui pense el qui agit, la partie vraiment intéressante du discours de M.Asquith, c’est celle où il a défini, assez vaguement, la nature des représailles que l’Angleterre et la France se proposent d’exercer sur mer contre l’Allemagne.Le principal journal libéral d’Angleterre, le Manchester Guardian, signale le défaut de précision de la note lue par le premier ministre et communiquée aux puissances neutres.Le gouvernement britannique — on l’a immédiatement noté à Washington — évite soigneusement de décréter le blocus des ports allemands.Il se borne à déclarer de con-trebande absolue toute marchandise à destination de l’Allemagne et à annoncer la détermination de l’Angleterre de faire saisir à l’occasion tout navire neutre qui portera des marchandises consignées à l’ennemi.Il laisse entendre du reste que ces saisies seront opérées avec une certaine discrétion.La situation bizarre qui se présente est donc celle-ci: l’Allemagne proclame contre l’Angleterre un état de blocus qu’elle ne peut rendre efficace: — depuis l’annonce du blocus, plus de sept cents navires de commerce ont abordé dans les ports britanniques et un nombre égal les a quittés; — et l’Angleterre, qui pourrait opérer efficacement le blocus des ports allemands, ne le proclame pas.Le motif de cette réserve est obvie: l’Angleterre a un intérêt puissant à ménager les principaux clients de son commerce, les Etats-Unis en tète.Elle ne joue pas, comme l’Allemagne ou la France, sa partie suprême.A peine de laisser prolonger une guerre où elle risque beaucoup moins que les nations continentales, elle ne veut pas rompre avec les jQi pays neutres d’où elle tire une forte partie de ses aliments.Réussira-t-elle à maintenir cette situation, tout en affamant l'Allemagne?C’est le problème fort ardu qu’elle cherche à résoudre; c’est, d'ailleurs, un domaine où scs hommes d’Etat, scs diplomates et ses négociants sont passés maîtres.Ils vont avoir toute occasion de démontrer leur force et leur habileté; car il parait évident que le gouvernement américain va les pousser au pied du mur et exiger des précisions plus rigoureuses que celles données, lundi, par le premier ministre britannique.En tout cas, la leçon à tirer de cetlc nouvelle phase de la guerre, c’est que le facteur économique vu jouer un rôle de plus en plus sérieux dans la préparation du dénouement.Si nos gouvernants et nos parlementaires, nos derviches hurleurs de la presse patriote, nos faiseurs de thèses théplogico-impériallstes, et nos sergents recruteurs, de hu,sting.6 l’avaient compris plus tôt, le Canada aurait pu rendre aux Alliés des services signalés.Au lieu de s’épuiser dans un effort militaire hors de proportion avec ses ressources et la compétence de ses gouvernants civils et militaires, — effort qui menace d'aboutir a un cloaque de malversations et de boodlage mille fois plus gluant que la boue des plaines de Salisbury, — il aurait doublé sa production agricole, enrayé le chô* ?mage de ses industries, el apporté à l'Angleterre et à la France un appoint de vitalité et d’endurance infiniment plus précieux que les quelques milliers de soldats qu’il leur envoie.Le pire, c’est que les conséquences de cette erreur folle et crimi- nelle vont se prolonger longtemps après la guerre et retarder de vingt-cinq ans peut-être le progrès du pays — sans parler des ruines et des misères de l’heure présente et de celles, plus nombreuses et plus cruelles, de l’an prochain.Au risque de nous faire écharper par les gens qui battent monnaie à même le “salut de l’Empire”, nous avons, dès le début, jeté le cri d’alarme et indiqué les remèdes à prendre pour améliorer la situation intérieure tout en rendant à la France et à l’Angleterre les services les plus efficaces.Nous avons parlé dans le ; désert; nous aurons, du moins, la consolation de n’avoir pas été les complices de ceux qui ont trahi les intérêts de la nation et, en dernier ressort, desservi la cause même qu’ils prétendent soutenir.Henri BOURASSA.LETTRE D'OTTAWA TOUJOURS LE BUDGET ! Ottawa, 3 mars.“11 y a des années où l’on n’est pas en train”, s’exclamait un flemmard célèbre; la Chambre a donné aujourd’hui des symptômes non équivoques dé cet état d’esprit.C’est dire que le débat sur le budget s’est continué avec plus de persévérance que d’éclat, et que peu d’argument A nouveaux y ont vu le jour.Il faut dire, aussi, que la Chambre n’a pas siégé ce soir, appelée à de plus agréables fonctions par la réception vice-royale, pour laquelle des invités de marque sont venus d’un peu partout.Il est bon que de temps en temps la pointe et l’épigramme fassent place à l’idylle et au madrigal.Les esprits s’en reposent.Préliminaires Au cours des préliminaires de la séance, sir Wilfrid a déclare qu’il remettait à une date prochaine, vu l’absence de M.Pugsley, scs remarques sur le cas du professeur Shortt.On se rappelle que M.Rogers a récemment qualifié avec vigueur les paroles du président de la Commission du service civ:!.M.Laurier devait aujourd’hui revenir sur la question, mais ce sera probablement pour demain.M.Ross, de Middlesex, attire l'attention du gouvernement sur l’épidémie de fièvre aphteuse qui sévit aux Etats-Unis, et il a demandé si l’on s’est occupé d’en préserver le bétail canadien.M.Reul répond dans l’affirmative, assurant la Chambre que le personnel d’inspection a été augmenté à plusieurs endroits, et que les plus strictes précautions sont observées à la frontière.Le premier ministre ajoute qu’en ce qui concerne les animaux atteints, et abattus par ordre, une loi pourvoit au remboursement équitable du propriétaire.A une demande de M.Chs Mar-cil, le ministre de la Milice répond que le gouvernement est informé que le contingent canadien est actuellement sur la ligne de feu, el qu’il s’y comporte de manière à faire honneur à son pays.La Chambre y accueille cette nouvelle avec des applaudissements.Le budget M.Stevens, de Vancouver, reprend ensuite la discussion sur le budget, au point de vue ministériel, sans apporter rien de nouveau au débat.Il est suivi de M.McCoig, député libéral de Kent, qui cause chevaux et porcs pendant près d’une heure, attaquant incidemment des chevaux amenés à Valcnr-tier; il cite le cas d’un cheval ègé de trente ans, qui mourut de fatigue et d’âge en arrivant au camp.Cette assertion provoque un démenti de la part de M.Foster, de Kings, qui a pris part à titre d’expert à ces achats de chevaux.Il s’en suit une discussion sur les mérites des chevaux du comté de Kings et sur la cruauté du gouvernement.dont les inspecteurs, parait-il, ne se font pas faute d’abattre des troupeaux porcins en abondance, pour peu que l'un des individus qui le composent soit atteint de la dangereuse fièvre; ce dont il est difficile de blâmer ces préposés du département de l’Agriculture.Avec ccs graves questions et les fantaisies de M.Wilcox, le facétieux député d’Essex, Ont., sur l’erreur commise hier par M.Pugsley, la Chambre s’amuse une bonne demi-heure.I! faut savoir que dans son discours d'hier, M.Pugsley a commis une “gaffe” véritable, dont il a été le premier à rire.Constatant la taxe proposée sur les “squids”, il blâma vigoureusement le ministre des Finances d'avoir osé toucher à cet engrais, si précieux, d’après lui, pour les fermiers.Les députés, ceux »lu littoral surtout, d'abord intrigués, ne retinrent pas longtemps leur hilarité: “squid”, en effet, se traduit par le mot boëtte, sorte de petit poisson qui sert d'appât pour la prise de la morue.En somme, c’est un poisson, et qui n’a rien à voir à In culture.Apprenant son erreur, M.Pugsley l’admit de bonne grâce.Mais l’occasion était trop belle aujourd'hui pour qu’on n’en profilât pas pour se payer quelques gorges-ehaudes.et M.Wilcox, qui se démène comme un méridional.Spectacle rare en cette assemblée I froide et compassée, a évoqué l'I-I mage de l'ancien ministre des Travaux publics épnndaitt des petits poissons vivants sur les fleurs de î son jardin.Ce pertiffluge amusait tellement certains démîtes qu'ils ont demandé au présiaciit de ne pan déclarer qu’il était six heures, afin de prolonger le plaisir.Mais M.Sproiile ne badine pas sur les règlements, cl la Chambre s'est ajournée à jeudi après-midi.Ernest BILUDEAU.LE CANADA PENDANT U GUERRE Le ministère Borden semble vouloir presser les travaux du parlement, car, à compter de lundi prochain, les mesures gouvernementales auront le pas sur toutes les autres.Entre temps l’enquête sur les hottes se poursuit; et la Chambre des députés obtient de nouveaux renseignements sur ia situation de nos troupes pendant leur séjour en Grande-Bretagne.Nos soldats sont maintenant au feu et s’acquittent bien de leur devoir, rapportent les dépêches.D’ici peu, déclare le ministre des Finances, nous saurons à quelle date la taxe du timbre viendra en vigueur.On avait parlé du lundi, 15 mars, mais cela n’est pas certain.Les bottes Les dépositions des fonctionnaires du ministère: de iu milice, à l’enquête actuellement en cours, sont des plus curieuses, sur un point.Ccs fonctionnaires admettent tous qu’ils ont jugé défectueux le type de la chausspre- militaire, niais qu’ils ont dû l’accepter, puisque ce n’était pas de leur affaire tl y en substituer un autre.Us ont l’air à dire que c’est au'ministre à porter la responsabilité de tout ce qui a eu lieu.Un détail intéressant à signaler, c’est que, au printemps de 191-1, après examen de la chaussure militaire anglaise, les autorités du ministère, ici, ont décidé qu’elle était trop lourde pour usage au Canada; et pourtant, il y a une quinzaine de jours a pfcmc,.M.„.Buriku,u.déclaré à la Chambre que le gouvernement en est venu récemment à la décision de substituer une chaussure faite d’après les types anglais et français à colle dont nos troupes se sont servies jusqu’ici.Nos troupes La Chambre, hier, a mentionné certaines rumeurs lancées par un journal de Halifax, d’après lesquelles les soldats néo-écossais auraient été durement traités, au camp de Salisbury.Lord Kitchener a formellement démenti ces rumeurs de mèi que le général Alderson.Pour l’heure, il appert que les première, deuxième et troisième brigades du premier corps expéditionnaire canadien, ainsi que leur artillerie, sont au feu et qu elles y ont subi certaines pertes dont l’étendue est encore inconnue.Le ministère prévient les familles des soldats avant de livrer aux journaux la liste des troupiers mis hors de combat.De la sorte, on évitera des incidents pénibles comme il en survint au cours de la guerre anglo-boer, alors que les journaux étaient les premiers à apprendre aux parents des soldats la blessure grave ou la mort de l’un des leurs.Les timbres Au train où va la discussion du budget, il se pourrait qu’il se passât encore quelques semaines avant la mise en vigueur des nouveaux impôts de guerre.Le relèvement i du tarif et les taxes spéciales, ainsi que le droit du timbre sur les vins, - sont en vigueur depuis le jour du j discours fait par M.White, il y a j trois semaines.Mais la taxe du ; timbre sur les billets de chemins de fer, de paquebots, sur les lettres, ; les chèques et le reste ne prendra : effet qu une fois le bill White adop-I lé par la Chambre (tes Communes et le sénat et sanctionne par le gouverneur général.Cela devra prendre au moins une quinzaine.Le nombre des sans-travail aug-mento.La manifestation italienne à Montréal, hier, n'esl qu’un incident entre cent.Pour peu que ,a guerre dure encore, la situation daus Jcs milieux ouvriers sera des plus tendues et la misère, des plus grandes, surtout l'hiver prochain.L’Etat semble s'en désintéresser, pour ne s’occuper que de ce qui se passe outremer.En quoi il fail une profonde erreur.Georges PELLETIER.CUIQUE SUUM Dans le billet du soir de Camionneur (mardi, 2 mars), on attribuait à une grande dame le don de six barils de farine pour les pauvres qui fréquentent la maison des Soeurs Grises, rue Guy.La meunerie O’Ogilvic, où l’achat fut opéré, nous signale le fait que (rois des barils furent payés par la damé, des trois autres ayant été ajoutés par les propriétaires eux-mènies.La charitable compagnie voudra dès lors accepter pour elle-même 'a moitié des éloges discrets que le billet contient à l’adresse de ta grande dame.Cuiquc s mint l i -î -i- CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE.LETTRE DE QUÉBEC LA FIN, VENDREDI L’avance des Français en Champagne est le principal événement à signaler.Les troupes du général Joffre sont maintenant maîtresses de toutes les hauteurs au nord de Perthes et ont étendu leurs positions dans les bois.Sur les autres pojnts, à part le duel d’artillerie qui forme la base de l’action, nous avons encore aujourd’hui dans les communiqués que des mentions d’affaires très localisées.En Pologne, les Allemands continuent à se replier, excepté à l)s-sowetz, où le bombardement de la forteresse par les Teutons se poursuit.Dans les Carpathes, les Russes refoulent les Autrichiens, auxquels ils ont infligé de grandes pertes.On rapporte qu’ils ont réoccupé Stanislau, apres en avoir chassé l’ennemi.La Grèce' Le bruit du canon à l’entrée des Dardanelles fait tressaillir les Etats balkaniques, et particulièrement la Grèce qui souffre, elle aussi, des maux que la guerre a déchaînés sur les populations helléniques de l’empire ottoman.A la destruction affreusement méthodique des eités industrieuses de la Belgique, martyre en dépit de son héroïsme, correspond, dans le Levant ensanglanté, l’abominable système de violence, de terreur, d’incendie et de carnage que le brigandage officiel des autorités ottomanes inflige aux populations chrétiennes de l’Anatolie dévastée, [.es bachi-bouzouks du padischah s’acharnent sur des personnes innocentes, sur les pauvres gens désarmés.Comme au passage des uhlans dans les territoires français et belges, c’est l’abus de la force brutale, l’assassinat des femmes, des vieillards et des enfants, les innombrables attentats prémédités par un état-major de chefs sanguinaires, exécutés par des équipes de bourreaux disciplinés.La Grèce a vainement réclamé depuis des mois et des années contre cette atroce et lâche tuerie pratiquée même en temps de paix.Les plaintes adressées récemment aux délégués des puissances européen- eu leur effet, mais les réparations sont prochaines.Cette protestation dénonçait à l’Europe un vaste projet d’anéantissement des chrétiens, une série d’actes de persécution et d'extermination qui ne constituent pas des émnements isolés et de pur hasard, et qui sont l’exécution d’un plan de destruction par le massacre et par l’incendie, combiné d’avance par les autorités musulmanes.Les trois puissances protectrices de la Grèce — l’Angleterre, la Russie et la Erance — sont réunies aujourd'hui, comme au jour de Nava-rin, dans un effort commun pour détruire la tyrannie turque appuyée sur la puissance germanique.La Grèce, recours naturel des Grecs de l’Asi.hellénique, chassés de leurs foyers ou menacés dans leurs biens, est sur le point de joindre ses forces à cc.lcs des alliés pour ouvrir la route de Constantinople.Les dernières dépêches annoncent la convocation prochaine dsu jparle-ment grec dans le but de premïi e une decision définitive à ce sujet.Il n’est pas douteux que l’intervention hellénique ne détermine également l’entrée en scène de la Roumanie, et peut-être aussi celle de la Bulgarie.La Bulgarie Le “ Fremdenblatt ”, organe du ministère austro-hongrois des affai-des étrangères, paraît être fort au courant des négociations que la Rul-¦A et ' garie a engagei pourrait engager.de celles qu’elle Il (Ul : “ Entrt.la Bulgarie et l'Italie, il n’existe aucune espèce de pourparlers.Entre* la Bulgarie et la Roumanie se poursuivent des négociations qui concerneiii uniquement le transit du material de guerre à travers le territoire n, main.Il n’y a absolument aucun prétexte à négociations politiques entre Bucarest et Sofia, étant donné que les deux, paya, pour le moment, entendent conserver une attitude de neutralité expectante.” _ L’“ Echo de Paris ", après avoir cité l'organe austro-hongrois, se demande pourquoi |e “ Fremdenblatt" veut qu’il n'y ait aucune espèce (le pourparlers entre la Bulgarie et l’Italie.Quant aux négociations bul-garo-rnumaiiies dont par'e le journal viennois, dit-il, il serait intéressant d’apprendre : lo Si les Roumains peuvent permettre à la Bulgarie de recevoir lu matériel de guerre sans lui demander à qui elle a l'intention de ftsirc la guerre, question qui constitue évidemment le début d'une négociation politique ; 2n Si l'Autriche et l'Allemagne n’ont pas un intérêt capital à se servir des Roumains pour qu'ils laissent la Bulgarie s’armer, quitte à se servir ensuite de In Bulgarie pour immobiliser les Houmains.C’est sans doute pour réussir ccs deux opérations, conclut lp journal parisien, que la dipomalie autrichienne tient tant à la neutralité expectante de la Boumanie.Uldéric TREMBLAY.Québec, 3.—La prorogation aura! probablement lieu vendredi.L’as-sembiée législative a disposé aujourd’hui des deux projets d’emprunts et les longues discussions sont probablement terminées.Il reste encore un autre projet d’emprunt pour la prison de Montréal et un projet de taxe sur les donations, mais il n’est pas probable que l’on prolonge beaucoup le débat sur ces deux sujets.L’opposition, qui a exigé le vote à propos de l’emprunt de dix millions, ne, l’a pas demandé à propos de l’augmentation du pouvoir d’em-prunt pour l’amélioration de la voirie.Elle ne veut cependant pas qu’il soit dit qu’elle approuve le détail de cette politique qui laisse parfois beaucoup trop à désirer ; elle se réserve de la juger au mérite.Avant l’ajournement, ce soir, M.Lavergne a demandé si le gouvernement se propose de contribuer au fonds des écoles bilingues d’Ontario pour permettre à nos compatriotes de continuer la lutte.Sir Lomer Goulu a répondu qu’il préférait laisser cela à l’initiative privée.* » * ENCORE L’EMPRUNT Avec M.Taschereau, nous avons entendu une autre chanson quant à l’emprunt de dix millions.C'est à se demander, a-t-il dit, si l’opposition a lu et si elle comprend les résolutions.Mais,,les 175,000 payées poulies secours aux alliés exceptées, il n y j, rien de neuf dans ces résolutions.Ce n’est pas même un emprunt nouveau ; c’est la fusion de vous les emprunts que la législature a autorisés depuis quelques années : emprunts que nous sommes obligés de .faire, répète M.Taschereau ; emprunts que nous ne pouvons pas nous passer de faire ; emprunts décidés depuis longtemps, va toujours M, Taschereau.Si bien, que quelques-uns de ses amis semblent ahuris de sc voir rabattre lés orei les de ce terrible mot “ emprunt ” dont ils ont fail naguère leur cheval de bataille.Et M.Taschereau, sans pitié reprend de nouveau : Emprunts pour ci, emprunts pour ça, emprunts permanents, emprunts temporaires : tous ces emprunts sont décidés et autorisés depuis longtemps.Le ministre des Travaux publics comprend enfin la signification du sourire qui se dessine sur toutes les figures do la gauche : et il tente de faire oublier l'effet du mot tragique à ses amis en leur parlant de surplus.Des Surplus, dit-il, nous en avons eu, nous en avons toujours et nous en aurons encore.Nous n’aurons pas besoin de moratorium pour payer nos dettes el quand nous passerons l'administration à d'autres, nous laisserons dans le coffre assez d’argent po ir faire face aux obligations de la province.M.TELLIER Evidemment, dit M.Tellier, il y a quelqu'un qui ne comprend pas les résolutions.M.Taschereau nous dit qu’elles ne contiennent aucun nouveau pouvoir d’emprunt, sauf quant au paiement ou cadeau fait aux alliés.Le trésorier nous avail déjà dit avant (pie son projet n'augmentait pas d’un sou le pouvoir d’emprunt de là province.Est-ce nous qui ne comprenons pas ?Les statuts antérieurs autorisant des emprunts que celui-ci devra rembourser, constituent un pouvoir d'emprunt total «le $13,040,000.De cette sommé, $5,941,-3(1!) ont déjà été empruntées et dépensées.L(> pouvoir d’emprunt qui reste disponible est donc de $7,098,-690.Or comment allez-vous avec 7 miliions payer les dix millions que vous empruntez pour dix ans ?En d autres termes, comment allez vous rembourser dix millions avec sept millions ?On connaît la multiplication des pains, mais lu muitiplicu-tion dev deniers est une autre affaire.Par quel miracle allez-vous payer dix millions avec sept millions ?Je suis prêt à entendre une explication si vous en avez une à oil rir.M.Teilier attend une seconde et renrend: “Quant aux vantardises de surplus et de merveilles en fait de finances, elles tombent d’elles-mè-mes devant les faits.On a beau ditjc qu'il y a surplus, le fait de l’emprunt et de la taxe parle plus fort que loul cola.Je souhaite, dit-il, que le gouvernement soil traité avec moins de rigueur ei plus de justice qu'il n’a traité ses adversaires car si ceux-ci lui rendent dans la mesure qu’ils ont reçu, c’est aux verges de fer que le gouvernement doit s'attendre d'être passé.De quoi M.Tallinn n'a-t-il pas été accusé pour un emprunt de 77 à 3 p.c.équivalent pourtant au pair à 4 p,c.Or, ce n'est plus à 4 mais à 4 1-2, 4 8-4, 4 7-8 cl peut-être à 5 demain que le gouvernement actuel emprunte.Et il n fini de vivre des ressources des autres.Tant qu'il n'a eu (iu’à faire tourner la petite roue de l'administration, le gouvernement n pu faire face à ses obligations sans trop de misères, mais dès qu'il a voulu faire des améliorations quelque peu considerables, il a dû recourir aux mêmes moyens que les nuiras: à l'emprunt et à la taxe.Jusqu’à date, il a réussi à faire emprunter par intermédiaires, mais maintenant il faut mi’ll se montre nu grand jour et qu’il emprunte lui-même " Rappelant le discours de sir Lo-mer Gotlin an Monument National, le 19 mal 1908 .dans lequel le Premier ministre disait: "Nous n'aVons pas emprunté et nous n'omnrunte-rons nas”.M.Tellier dit que le chef du cabinet devra sc trouver une nouvelle formule s’il veut nasser pour un homme sérieux.Les fausses représentations peuvent avoir leur effet longtemps mais elles vont tomber devant ce volume des statuts de la présente session qui va sortir tout chargé de^ taxes et d’emprunts.Quant à la' mention dans le préambule, des résolutions du cadeau de fromage comme motif d’emprunt, M.Tellier trouve cela indécent.SIR LOMER GOUIN Dès les premiers mots de sir Lomer, il est facile de juger de son humeur.Il commence par classer le Devoir au premier rang des journaux d’opposition, parce que son correspondant croyait voir dans la discussion préliminaire de l’opposition la recherche d’un point d’attaque.Eh bien, s’écrie le Premier ministre, ce point d'attaque, eÿo ne l’a pas trouvé.Il faut qu’elle' remonte à 1891 et 1887 pour trouver des semblants de comparaison.Sir Lomer tâtonne un peu sur ce sujet, puis en vient aux déclarations de 1908 que lui a rappelées M.Tellier.Ce que j’ai dit dans le temps, c’était vrai.J’ai tenu promesse; nous n’avons pas augmenté la dette et nous avons rétabli l’équilibre financier.Quant à dire que nous resterions toujours dans le marasme, c’est une autre affaire.Nous avons parlé au peuple en 1912, et nous ne lui avons pas caché que s’il nous donnait sa confiance, nous n’hésiterions pas à emprunter dix, i quinze et vingt millions s’il le fal-I lait, nour lui donner de bonnes | routes.Et cette confiance il nous i l’a donnée dans une bonne mesure.Le Premier Ministre a trouvé sa veine et il l’exploite pour tout ce qu’elle vaut.Ah ! Je comprends, dit-il, pourquoi l’on s’oppose tant à i ce que nous empruntions.L’on ne veut pas nue nous continuions notre oeuvre.L’on n’a pas le courage de 1 se dire ouvertement contre les bonnes routes, mais nous n’hésiterions pas à emprunter dix, quinze el vingt millions s’il le fallait pour lui donner de bonnes routes.Et cette confiance, il nous l’a donnée dans un" bonne mesure.Puis, sc rappelant tool à coup Par gument de M.Tellier quant au total du pouvoir d’emprunt; le chef de Poil (position a cru embarrasser le Iré-! sorier en soulignant une différence jde deux millions et demi entre le pouvoir d’emprunt et la somme à racheter, dit-il.11 est si facile de répondre.Alors quelle est la réponse?Nous écoutons et nous comprenons qu’il y aura peut-être encore une demande additionnelle d’emprunt qui comblerait la diffé-j rence.Et reprenant la corde du sentiment politique, sir Lomer la tend à la faire casser.Nous voulons des chemins, de bons chemins et nous en ferons.Nous emprunterons, i mais nous aurons encore des surplus.Du reste, nous n’empruntons pas, nous ne faisons que rembourser le 'fonds consolidé,qui a avancé de l’argent pour la construction de grands travaux publies.Quant au coût du fromage, comment l'opposition peut-elle s’en scandaliser, elle qui approuve le gouvernemenl d’Ottawa d’emprunter cent millions pour payer les cadeaux qu’il fait à 'l’Angleterre.M.Tellier.— Il y a une différence.On ne peut prendre cent millions sur un revenu de cent cinquante millions, tandis que l’on peut payer un demi million à même un revenu de huit millions, surtout quand l’on réclame surplus par dessus surplus.Alors, s’écrie M.Gouin, au milieu des rires triomphants et des applaudissements prolongés de ses amis: vous trouvez que nous n'empruntons pas assez?Et il compare le laxeux De Boucherville aux administrateurs actuels.Enfin, s’écrie le Premier ministre, que voulez-vous que nous retran-cliinns?—Vous n’avez pas besoin de retrancher puisque vous affirmez que le revenu a déjà tout payé ce pourquoi vous demandez d’emprunter.Nous ne retrancherons rien, conclut M.Gouin, parce que ce serait peut-être provoquer un désastre, et c’est pourquoi nous voulons de l’argent pour continuer d'entretenir la prospérité dans la province.Après ce discours, le vote règle la question.On empruntera dix millions.Et l’on empruntera aussi cinq millions pour continuer l’amélioration de la voirie.A ce dernier emprunt l’oppo- | sition acquiesce tout en se réservant | le droit de juger au mérite le détail 1 de cette politique.LES ROUTES En réponse au député des Deux-j Montagnes, le ministre de la Voirie dit que les routés nationales dont on a commencé la construction comprennent 276 milles de chemin : Montréal-Québec, 150 milles; Sherbrooke, 33 milles; Jackman, 73 mil-ies: Chatnbly, 20 milles.125 milles ont été construits depuis ; 1913.j En réponse aussi à M.Sauvé, le ministre de la voirie déclare que le projet d’une route entre Montreal et Ottawa est à Tétude, qu’il n’a jamais désigné à personne les localités que traverserait cette route si le gouvernement la construit; que le tracé de cetlc route n’est pas encore désigné, ni fait, ni approuvé; qu’il préfère le grnvelage au macadam, parce qu’il , coûte moins cher et est aussi durable; que si les deux municipalités de Sainte-Scholastique n’ont pas encore reçu lo montant qui leur est dû, c’est à cause des conseils municipaux ou de leurs secrétaires qui n’onl pas .(Suite à la 2èmc page) ;n ::ï! .imwty.LU DEVOIR, MONTREAL,.JEUDI 4 MARS 1915 VOL.VI.— No 52 r DEBENTURES L’Imprimerie Populaire LIMITEE Éditeur des journaux 1E DEVOIR - ET - “LE NATIONALISTE” CONSEIL D’ADMINISTRATION M.G.-N- DUCHARME.Prt.idMtt M.JOSEPH VERSAILLES.V,c*-Pri.iJent M.EDOUARD GOHIER.AJminitfrattur M.EDMOND HURTUBISL.M, OSCAR DUFRESNE.AJ.L.P.DESLONGCHAMPS.•• M.HENRI BOURASSA, Directeur M.J N.CHEVRIER, Gérant-Giniral .IllAESyiDRlc, Boirais LIMITEE FINANCIERS ~^r~ EDIFICE VERSARLES MONTREAL BULLETIN DE SOUSCRIPTION .101.Mmsieurn Versailles.Vidricalre A Koulais, Limitée, AGENTS FINANCIERS, 90; Saint-Jarques, Montréal.Messieurs .souscrl.par les présentes à.debenture.de $.chacune, de la compagnie "I/Imprlmerie Populaire (Limited”, éditeur du DEVOIR; et.vous indu.un cheque à votre ordre, de $.en paiement de 25Cy de.sous- cription; quant à la balance.promet.suit :— ^5» , dans .1 mois — ÎSt', dans 0 mois - N o m .la payer comme ' , dans 9 mois Adresse .»,.N.B.— Il est compris que les debentures ainsi achetées ne seront livrées aux acquéreurs qu’nprè* le pairmem du dernier versement, et de l’intérêt «terru sur icelle aumoment de la livraison: mais ai un acheteur paie comptant tout le montant de sa souscription et l’intérêt accru comme dit plus haut, les debentures ainsi achetées lui seront livrées immédiatement, et il aura droit nu paiement des intérêts qu’elles comportent à partir du 1er novembre 1914.l es chèques ou mandats devront être payables au Pair à Montréal et faits à l’ordre de Messieurs VERSAILLES, V1DRICAIRE & BOULAIS.LIMITEE.Sont autorisés à offrir en vente $100.000.00 de debentures de L’IMPRIMERIE POPULAIRE (Limitée) éditeur des journaux “Le Devoir” et “Le Nationaliste”, émises en dénomination de $100.00, $500.00 et $1,000.00 chacune, datées du 1er novembre 1914 et payables le 1er novembre 1924, portant intérêt à 7% par année, payable semi-unnuellement, les 1er mai et novembre, à la Banque Provinciale du Canada, Montrent Ces.debentures, étant partie d’une première émission, sont garanties par gage sur tous les biens-meubles actuels et futurs et hypothèque sur tous les immeubles actuels de la Cie., tel qu’il appert â un certain acte de fidéi-commis (Trust deed) en faveur de la Fidelity Limited, passé devant le notaire Edouard Biron le :I0 novembre 1914.Ces débentures seront vendues au pair, plus l’intérêt accru Petit Carnet RECEPTION Une jolie réunion eut lieu ces jours derniers, chez Madame Alfred Du’puy, de la rue .Iuliolte) à l’occasion de .’anniversaire de la formation du choeur de chant des dames, de la nouvelle paroisse du Très-Saint Rédempteur, 1 dont Madame Dupuy prenait la direc-J tion au mois de février de l’an dernier.Madame Dupuy est aujourd’hui dans la nécessité de donner sa démission.vu le mauvais état de sa santé; c’est pourquoi les dames reconna’s-santés ont voulu lui faire une "partie de surprise” pour lui exprimer leur sympathie, et former des voeux pour le prompt rétablissement de sa santé.Elles lui ont présenté un magnifique morceau de crystal taillé et une cuillère en argent.Madame Dupuy était secondée dans sa tâche par Madame (Dr) Hébert comme organiste, et les dames ont profité de la circonstance pour lui of- VOVK7.LES MAISONS ¦ .endr» i 112.17 par m«U (InUrAt rnm-prta) — qui a.ronatrulatnt aur l« bl«d.Marril.2 étairra rt ri.mt.r*-«ou.crtaa de briqura.atmi-déta-cM»>.pria d» la gar» d» Dlxl», te Lac «t Ira Iramwaj-a.S’ad.à MARCH TRUST Mf année.Actif M.SOO.AOO frir une jolie corbeille de fleurs.Les personnes dont les noms sui-ven.ont contribué au succès de cette fete L’abbé J.U.Geoffrion, Mmes D.Signori, J.Leflamme, P.Allard H.Archambault Bertrand.Bleau, Char-land, A.Desroches A.Dupuy Claudette, Uibeauit, Giugras, L.A.Hébert, iioude, Jeanneau, Jobin, J.Lamontagne, Mlles McCumber, Mondou, N.Picard, J.A.Radak.r, A.San loir e.J.îi.Tremblay, V.Varin.VOYAGE D'ESSAI DU METAGAMA LETTRE DE QUEBEC (Suite de lu première pane) fourni les renseignements demandes par Je département.M.Sauvé demande au ministre de la voirie si la seconde réponse à Pinterpellaiion qui a été faite relative au macadam fait à S.-Hermas, en 1!M4, est correcte.Oui, répond le ministre, et je suis prêt à soumettre le dossier au député des Deux-Montagnes pour vérification.le crois l’Hon.ministre, dit M.Sauvé, mais on m’informe que le maire de S.-Hermas a déctaré publiquement que la réponse du ministre n’était pas exacte et que le chemin a-vait coûté à peine $4,000.00 le mille, tandis que le ministre déclare qu’il a coûté $7,000.00 moins une fraction.Le ministre déclare qu’il est prêt â prouver qu’il dit la vérité dans sa deuxième réponse à l’interpellation de M.Sauvé et que le maire de S.-Hermas fait erreur.Le Code Municipal ne deviendra pas loi d’ici quelque temps.Il faudra qu’une nouvelle commission lui passe dessus.Celle-ci qui sera la dernière, espérons-le, sera la troisième.Hile devra donner une rédaction uniforme au projet d’incorporer les a-mendements aux endroits appropriés» Jean DUMONT.LES LOGEMENTS OUVRIERS.Du consentement des promoteurs et des adversaires du bill, la Chambre; au lieu de concourir dans les amendement faits au projet de loi incorporant la Société des logements ouvriers par le Conseil Législatif, a décidé hier d’envoyer au i Conseil un message lui demandant j d’insérer dans le lui! certains amendements inclus dans le message.Ces j amendements qui ont été préparés! et approuvés par tous les intéressés pourvoient à ce que le droit de prendre possession d’une maison | terminée au lieu d'être accordé à celui qui aura la plus grande somme de travail accumulée ou la priorité d’inscription, devra être vendu à l’enchère au plus haut enchérisseur parmi les membres bénéficiaires et aucun membre ne pourra acquérir [dus qu’une maison de la société.Les prix èt les conditions des contrats de vente des maisons salubres devronl être approuvés par un bureau de censeurs composé de trois membres dont l’un sera élu par le bureau de direction et les deux autres par 'es ouvriers appartenant aux associations ouvrières mentionnées dans la loi avec l’approbation d" la majorité des membres bénéficiaires présents à l’assemblée convoquée à cet effet.LES MARECHAUX-FERRANTS.Le bill incorporant EAssocb tion des Maréchaux-Ferrants a été tué hier par l’Assemblée Législative.La Chambre'a voté sur le concours dans les amen dements du Conseil au bill dont le renvoi à six mois a été proposé par M.Bouchard, si eUe a rejeté le concours par 35 centre 25.Le bid a reçu ainsi son coup de mort, la persistance du conseil dans les amendements qu’il y a faits, entraînant son rejet.CONSEIL LEGISLATIF Au Conseil Législatif, hier après-midi, on a voté la troisième lecture du bill Pérodeau amendant le code civil relativement à l’acquisition de certains droits réels et aux hypothèques sur les biens futurs.Oit a introduit à la Chambre Haute le bill Mitchell concernant les distributeurs automatiques (slot machines), le bill Caron autorisant les municipalités à contribuer à ,l’achat de graines de semence et le bill Fraiicoeur, amendant la loi des cités et villes.Ces trois bills ont subi leur première lecture.Le bill Garncau, amendant les statuts refondus -relativement à l’assurance sur la vie fournie comme garantie d'emprunts, a été expliqué par l’honorable M.Pérodeau.Voici le texte de ce bill : “ Toute personne, compagnie ou corporation peut, quand elle contracte un emprunt, fournir comme garantie collatérale du paiement de cet emprunt une ou plusieurs polices d'assurance sur la vie d’une ou le plusieurs personnes qui y consentent, el dont lç bénéfice est payable au préteur, soit à la mort de l’assuré; soit à l'expiration du terme de l'emprunt, selon h cas.Advenant la mort de l'assure avant l’expiration du terme de l'emprunt, le bénéfice est payable au prêteur en acompte du capital, et >e p; ieinent des intérêts et des primes selon le cas, est diminué d' autant.Toute police d'assurance émise en vertu du présent article ne peut être modifiée ou révoquée que du consentement du prêteur et de l’emprunteur.” L'honorable M.Pérodeau a déclaré qu'il valait mieux ne pas presser l'adoption de ce bill durant la présenté session.C'est plutôt pour en permettre l'étude que ce bill a été présenté celle antuM*.L'honorable M.Chapais a déclaré que l'innovation eut trop considérable pour que le Conseil Législatif vole le principe de ce hi I, en votant la seconde lecture, sans l'étudier davantage.On ni.,'as insisté davantage sur Li seconde lecture de ce bill qui a été laissé en suspens et qui reviendra à la prochaine sesssion.Chambre de Commerce LE BOIS EST EN DEMANDE IL NE SE PASSÉ PAS UNE SEMAINE SANS QUE LE MINISTERE DU COMMERCE NE REÇOIVE DES COMMANDES.AU BOARD OF TRADE dei Londres, 4, — La crainte sous-marins n’a pas empêché ta compagnie du Pacifique-Canadien de faire faire, avant-hier, le voyage d’essai de son nouveau transatlantique de 13,1)00 tonnes, Ig “Métaga- ma".De nombreux visiteurs êlaieut à bord pour cet essai sur la Clyde.Le navire évolua de faeoti satisfaisante et atteignit une vdesse de 17 1-2 noeuds.Le "Metagamn” est merveilleusement pourvu quant û ce qui regarde le confort et la sûreté des passa gers.Les aiiyarells ‘ le système Ook Mû); ches ont reçu Vine spéciale du Rua Lé paquebot a quitté la Clyde, avant-hier soir, et est arrivé i\ LU vorpnoJ hier, sous le commandement du capitaine Webster, anciennement du “Manitoba”.I^s inscriptions des passagers pour la première traversée sont dé-ik nombreuses.t la sûreté des passa-(relis de.suuÿédnge et ü pTu pa i li Üljf n t s cbin ne apiuobatinn Ymile ird of Trade.L’assemblée régulière du conseil du Board of Trade, hier, il a été longuement question de la remise à une date inconnue du neuvième congrès des Chambres de Commerce de l’Empire qui devait avoir lieu à Toronto en septembre prochain.Si !a guerre se termine cet été il est probable qu’une réunion des principales chambres de commerce de 1 Empire soit convoquée à Londres pour étudier les nouveaux problèmes commerciaux suscités par le confiit artuel.M.Joseph Perrault, président de l'association des architectes de la (province de Québec, a demandé l'appui du Board of Trade pour obtenir que les plans du nouveau Pnla’s di> Justice qu’il est question de construire li Montréal soient faits au moyen d'un concours cnirc les architectes de la Province.Le conseil a décidé qu’il ne pouvait s'adresser i\ 'a Législature tant que la construcdcn de l'èdif ce n'aura pas été décidée.Le Board of Trade fournira à la Commission dos chemins de fer les renseignements demandés par elle au sujet de l’organisation projetée des taux de transport.Un rapport a été présenté à rassemblée de la Chambre de Commerce, hier après-midi, par le comité de-s Bois et Forêts qui s’était réuni lundi dernier, afin de mettre à ,’étude les possibilités d’expansion du commerce du bois.Le rapport fait remarquer que la demande du bois dans le Dominion, soit pour l’exportation ou pour la consommation locale n’ést pas aussi grande qu’elle l’a déjà été ou qu’elle devrait l’être, mais i» laisse entrevoir les plus belles perspectives pour après la guerre, alors que la demande européenne sera très forte.Ceux qui lisent régulièrement les rapports hebdomadaires que publie le Ministère du Commerce savent qu’il ne s’est à peii près pas passé ne semaine sans qu’on y trouve une ou même plusieurs demandes de bois canadiens.Ces demandes por-lent généruilement sur deux articles: les traverses de chemin de fer et les élançons pour les mines.On a si grand besoin en France, d.traverses dé chemin de fer, que la Société anonyme des établissements Carrel ainé, Rouche et Compagnie, 55 rue d’Amsterdam, à Paris, enverra bientôt au Canada et peut-être aussi aux Etats-Unis, une commission qui y fera une enquête sur le pouvoir de production des traverses de chemin de fer.Ces messieurs sont les acheteurs des chemins de fer d’Etat de France.Le “ Canada Lumberman ” annonce qu’on demande à acheter de 1 à 5 millions de traverses en chêne de 8Y2 pieds de long, de i) ponces 45 de large et de 5% pouces de haut, à être livrées dans des ports français et italiens, inspectées et payées avant expédition.Sir William Schüch prévoit la possibilité, si la guerre se prolonge deux ans, de la fermeture de mines de charbon en Angleterre, faute de Fois pour les élançons.Au mois de septembre dernier.l’Angleterre a importé 210,000 tonnes de ce bois, la plu- grande partie venant de l’ouest de la France ; et elle cherche le moyen de s’en approvisionner désormais au Canada Par ailleursC MM.Ozbeck & Co.Ltd, de Cardiff, Pays de Galles, affirment que l’importation normale des bois d’étnnÇons, dans leur région seulement, n’est pas moins de I, 750,000 tonnes par an, soit 06 millions de pièces.Ces pièces ont généralement une longueur de 614 pieds et de 6 pieds, et un diamètre de 4M- pouces à 8 pouces.La tonne se vend $4.80 à bord du bateau, à destination, même pendant la guerre Le rapport cite un lettre du “ Canada Lumberman ”> demandant qui peut fournir à l’Angleterre du bois commun pour ja infection des boîtes ; lé rapport hebdomadaire du ministère du Commerce, le 15 février, contient, comme à l’ordinaire plusieurs demandes : on a besoin en Angleterre de bois de toutes sortes.Le Board of Trade, de Londres, a fait 1111 intéressant rapport sur la possibilité d'impwrtér des bois d’é-tançons pour les mines, afin de remplacer ceux que fournissaient, avant la guerre, les ports de la Baltique^ Une commission anglaise, après une visite dans notre pays, a déclaré que le bois canadien pourrait être mis sur le marché anglais à des prix raisonnables.Ainsi ce n’est pas la demande é-trangère qui fait défaut.Notre pays fait lui aussi, une énorme consommation de bois; une statistique pour l!)lt accuse qu’en celte seule année, le Canada a acheté 13.683,770 traverses.Et cette statistique estimait qu’il faut remplacer chaque année environ 10 millions de traverses sur les chemins de fer en'exploitation.Il y a donc là une demande constante, et qui ne peut qu’augmenter.Et il en va de même de tous les autres articles on bois, dans notre pays en plein développement.Et l’on constate, d’autre part, qu’en 1913, le Canada a importé des manches en bois pour une valeur de $71,214; des poteaux de clôture et des traverses de chemin de fer pour $1,856,711; des billots et du bois non manufacturé pour $1,001,717; des bardeaux pour $277,551; du bois de chauffage pour $149,077.La Commission des bois et forêts n’ignore pas qu'il y a des difficultés à surmonter pour ce qui est des transports; mais elle est prête à travailler à les apèanir, avec la collaboration de la Commission des transports, dès que les intéressés auront fait connaître avec précision quelles sont les difficultés qu’ils rencontrent.* En résumé, la demande est abondante, et il semble que c’est l’offre qui fait défaut.Quand la commission dont b est question plus haut, viendra de France, que pourront répondre les marchands de bois canadiens?Le rapporte présenté par le président a été adopté après quelque discussion.M.1.-H.-Paul Saucier, président du comité des voyageurs de commerce a aussi présenté le rapport de son comité, qui a été adopté à l'unanimité.Dans ce rapport.M.Saucier parle surtout des améliorations à faire dans les hôtels de campagne qui ne sont trop souvent .que des buvettes et des cabarets.Deux présidents de comités ont jeté élus à rasié’tnblée d’hier : ce Mint: l’hon.N.Pérodeau.président du comité de législation, et M.J.A-D Godbopt, président du comité de.s produits chimiques.-9- PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions I assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College.62D j Boulevard St-Laurent.Montréal.JARDINIER On demande un jardinier habitant dans le quartier Mont-Royal (Cô'c den Neiges), 'pour cultiver un terrain situé dans son quartier, d'une superficie de 125 000 pieds carrés.S’adresser par lettre à J.N.C., Boite Postale 750, Montréal.MEDECIN DEMANDE; 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Ni vous, pauvres femmes lasses qui n’avez, entre deux dimanches, aucune récréation et.aucun repos; ni vous, vaillantes ouvrières, levées avec le jour et qui vous couchez, le soir, après avoir dépensé tout ce que vous avez de force vitale à un travail pénible dont vous attendez le pain quotidien.Celles qui aiment, celles qui travaillent, celles qui souffrent, celles qui aident, celles qui acceptent doucement la vie telle que Dieu la veut pour elles, ne sont pas des 'lièdes', parce qu’elles ne vivent pas dans un égoïsme stérile et parce que leur générosité donne à leur vie nue chaleur vivifiante.Elles peuvent se tromper, errer, ne pas connaître la douceur des prières qui montent comme un encens vers le ciel, elles sont, quand même, des ferventes ét leur manière.Pendant que le.zélé prédicateur développait en trois points son sermon.énergique, ces pensées, en voltigeant autour de moi, auraient détourné mon attention, sans ma volonté arrêtée et curieuse d'attendre, comme tonies les autres, la petite lueur qui devait jeter de lu lumière dans les âmes.Une tristesse singulière pesait sur cet auditoire de femmes venues là, peut-être, pour déposer un instant leur fardeau quotidien, avides d'encouragement, ayant espéré repartir plus fortes, i)lus douces et plus confiantes.FADETTE.LA LITANIE PAR RENE BAZIN.La mère Gelineau, qu’ils appellent souvent la Gelinette, est de Vendée aussi.Elle a trois fils dans la bataille: un au nord, un vers l’Argonne, à ce qu’elle croit, l’autre en Alsace.Et le monde n’a plus pour elle que trois points cardinaux.Etienne, Jean, Francis, elle songe à chacun de ses fils comme si elle n’en avait qu'un, elle craint pour chacun d’oux comme s’il était seul exposé.En vérité, cette Gelinette, qui aimait plusieurs choses avant la guerre, et, par exemple, regarder sa volaille, en rond devant la porte, picorer le menu grain; commander la maison quand le mari allait aux foires; manger de la minière chez sa voisine de la Eaverie; causer avec la femme de l’épicier du bourg, sa plus intime amie; elle n'a plus d’autres plaisirs que ceux-ci: prier pour ses trois soldats, lire leurs let très, entendre parler d’eux.“Vous êtes comme moi, lui disait la voisine de la Faverie; les petits qui nous res-.ent ne remplacent pas les grands qui -ont partis, et même ils nous achalent sncore plus que d'habitude.” Ce qui voulait dire que les mères qui souffrent à cause des grands n'ont pas oujours assez de patience envers les lemiers nés.Le père, lui, n’a pas été pris par la ruerre; du moins son corps est resté à, sur les champs de la Pougeraie, ju’il cultive depuis l’âge où les en-ants, une gaule à la main, et leur première culotte trouée devant et ierrière, mènent tout, un troupeau des mtures à l’étable.Mais l'esprit n'est oas souvent présent.L’homme iva-aille dur, car la ferme a bien :15 hee-ares, et, sauf un vieux valet aux jambes tonses, aucune aide possible.Les boeufs même ont diminué de nombre à cause des réquisitions.Il laboure, il refait les fossés, fl coupe les épines; mais le soir, au soleil couché, quand il n’y a plus de lumière qu’au ras des collines et tout en bas, dans l’eau de la Sèvre, mince et tournante parmi les prés, il reste là, peut-être une demi-heure, pensant des cho ses qu’il ne dit pas.Il est grand, et, avec un peu de soin, il serait un joli homme, avec son profil droit, son masque plein et rasé, et ses cheveux bouclés, encore épais au-dessus des oreilles.Sa femme est toute petite, et vive, et volontiers parlante.Leur métairie, tout le monde vous la vantera comme la plus grenante de la paroisse, bâtie à mi-coteau, longue un peu, ayant l’étable en contre-bas, séparée par une cour, et, par-dessus les tuiles, la vue des prés en pente, de la rivière, et des terras qui se relèvent.Maison laborieuse, maison joyeuse autrefois, dont le bonheur, aujourd’hui, est trois fois exposé.Après souper, quand on fait la prière en commun, dans la grande salle, selon l’usage, maîtres, valet, enfants, la mère, qui dit tous les commencements, de sa voix rapide, récite la litanie des saints de la famille, et alors elle va lentement, toute émoyée, mettant son coeur dans tous les mots.Elle dit: “Sa .nt Etienne, saint Jean, saint François, sainte Anastasie, saint Pierre, sainte Guillaumette”, et lès voix accordées des deux anciens et des plus jeunes enfants répondent: “Priez pour nous!” Cha un aime également chacun des trois soldats, mais il y en a un qui écrit beaucoup plus souvent que les autres: Jean, le second, celui qui ressemble au père, et que les camarades appellent Barbe-Fine, parce qu’il a une barbe en pointe, d’un chatain clair, et à travers laquelle on voit un A Marfe=Magdefle5irae Le jour où ta douleur embrasa Béthanie Ton coeur eut le frisson de l’immortalité; D’un coup d’aile il plana dans cette pureté Dont l’or brille aux sommets de la gloire infinie.Tu savais, car la main du Christ t’avait bénie.Que ployer le genou très bas c’est la beauté De celui qui se livre avec humilité.Et que l’amour divin n’a jamais d’agonie.O les desseins d'En-Haut! Notre raison humaine.Lacérant son orgueil aux ordres de la foi, N’a qu’à lever les yeux au ciel quand Dieu la mène: Avant tout, le pardon des péchés fait la loi.Puisque sous les rayons de l’éternel domaine Les larmes d’un bouvier valent celles d’un roi.Ludovic LEBLANC.1 mônier, une du lieutenant, qui avaient voulu rendre hommage à l’enfant et à la mère, et remercier ces deux âmes.Tout le travail s’était arrêté, sauf le plus nécessaire, qui est de cueillir la ration des betes et de la d stribuer.La mère avait beaucoup pleuré, silencieusement; elle s’était retirée dans ce qu’ils appellent là-bas la chambre d’honneur, où étaient sa couronne de mariée, les portraits de tous ses errants et le grand Christ au-dessus.Quand elle avait rouvert la porte, les petits qui attendaient, Anastasie, Pierre, Guillaumette, avaient été tout consolés de voir qu’elle ne pleurait plus.A l’heure habituelle, et dans l’ordre habituel, quand l'ombre entra dans La vallée, tous ceux de la métairie s’agenouillèrent pour la prière du soir.Ce fut la mère qui la récita, et c’est à peine si, par instants, elle faiblissait.Le dernier rayon du jour montait sur la muraille.Le père ré pondait, de la même voix que d’habi-vude.Quand la mère commença la litanie des saints de la famille il remarqua qu’elle passait le nom de Jean.“Puisque ie fils est mort, pen-sa-t-H, elle a raison."’ Elle continua la litanie.Mais après le nom de sa dernière fille, elle dit: —Saint Jean de chez nous.Anastasie, Pierre, Guillaumette, levèrent la tête, hésitèrent une seconde, et répondirent: —Priez pour nous! Et, en même temps, le père, de sa voix grave disait aussi comme ses enfants.René BAZIN, .de l’Académie française.(L'“Eeho de Paris”).menton jeune et ferme.Dans la 27e compagnie, qui est la sienne, ce gars de Vendée dépasse d’une demi-tête les plus grands de ses camarades.Or.l’aime pour sa tranquille façon et pour son obligeance; on l’est"me pour son courage.Quand le lieutenant — depuis longtemps il n’y a plus de capitaine — demande des hommes de bonne volonté, Gelineau est toujours le premier à se présenter; mais on est sûr qu’il viendra de son pas bouvier, époussetant les basques de sa capote: “Eh bien! mon lieutenant, moi qui étais à me reposer! Il paraît que vous avez besoin de moi?” Le lieutenant dit toujours oui.On a toujours besoin d’un tireur qui a été braconnier, d’un homme silencieux, terrible dans l’attaque à la baïonnette, et d’un coeur si doux cependant, comme la mère, que plus de dix fols on a vu le Vendéen rapporter sur son dos, à travers la forêt, un ennemi bien sé.La forêt! C’en était une, avant la guerre, et, dans les communiqués, on continue d’écrire ce mot-là.Mais les balles sont des bûcheronnes, et les obus travaillent le bois plus rudement encore! Entre les deux lignes de tranchées, et jusqu’à trois cents mètres en arrière, soit de notre côté, soit du côté allemand, il n’y a plus un seul tronc de chêne ou de hêtre, plus une gaule de no'setier: tout a été coupé, écrasé, réduit en poussière.Des copeaux blancs, tachés de boue sortent de la terre brune, et marquent la place où furent les grands arbres.Au delà, vers les secondes et les troisièmes lignes de tranchées, il reste quelques baliveaux, quelques tiges menues ayarit un bouquet de branches, et de rares grands arbres dont les têtes sont tombées.On voit loin, en hiver, dans ces bois dévastés.C’est là le champ de bataille où Gelineau se bat depuis quatre mois.Tout près de lui, quand il est “de première ligne”, et qu’il attend, posté dans un observatoire, il découvre des terrassements en zig-zag, des talus inégaux, des rangées de sacs à terre, des pierrailles rejetées d’une mine inconnue, tout cela prolongé jusqu’au point où commence le bleu de l’horizon, et sans qu’on puisse apercevoir un être vivant, une chose remuée, le luisant d’une arme ou le jour d’un créneau.Et cependant, l’ennemi est là, partout, guettant.Pendant des heures, chaque jour, quelquefois pendant tout le jour, la canonnade ne cesse pas; d’un côté le 77, le 105; de l’autre, le 75, le 90, le 155.Jean Gelineau Bar be-Fine connaît leurs voix aussi bien que celles des chiens de M.le vicomte de Beaubien, quand l’équipage de lièvre passe dans les halliers et les choux des métairies de la Sèvre, et que les jeunes fils de métayers et les journaliers, remuant le terreau ou fagotant le bois, nomment: “Ramo-neau! Trompette! President! La Goutte! Hurleloup!” Les balles vont et viennent aussi, entre les lignes.A force de les entendre, il est parvenu à distinguer celle qui file droit et siffle follement; celle qui creuse le sol et s’enfonce; celle qui claque com- me un fouet, en cassant un débris de bois; celle qui ricoche et dont le vi-brement décroît vite; celle qui, déformée à dessein, pour mieux déchiqueter les sacs à terre des parapets, éclate comme un petit obus et couvre de poussière les veilleurs adossés aux parois.Dans les moments où la mitraille fait sauter ou s’écrouler la terre des talus, dans le vacarme des bombes, il a une pensée pour la maison de Vendée, la tendresse de la mère, et le grand silence du soir venant.Mans, comme il est très brave, il chasse le souvenir qui l’émeut trop.Jean Gelineau a été blessé, un matin au petit jour.On ne sait quelle balle de hasard l’a frappé.Il arrivait au boyau de communication qui donne accès dans les tranchées.Il était parmi d’autres, et la forêt, encore à demi-vivante en cet endroit, suffisait pour cacher une petite troupe comme celle-là.Il est tombé.Deux camarades ont couru chercher une civière, dans un abri, et ont placé dessus le Vendéen, qui a dit d’abord; “Laissez-moi mourir ici! Je souffre trop! — C’est le lieutenant qui l’a dit!—Alors, faites le devoir!” Sur ce mot magnifique, et tandis que le gros de la section disparaissait entre les murs de terre et gagnait la première ligne, les deux porteurs ont soulevé le mourant.Ils l’emportent au poste d’ambulance qui est à un kilomètre, en avant du village.Deux autres camarades les accompagnent, et aussi le 1 eutenant, qui aime ce grand gars de Vendée, son meilleur soldat, et qui veut savoir qu’il y a des chances et le recommander au médecin, aux infirmiers.Les arbres ne sont plus qu’éraflés ou troués par les éclats d’obus, dans cette région; il y a des broussailles; on est en sûreté.Le cortège suit l’extrême bordure de la piste boueuse tracée par les pieds des hommes et des chevaux.é —Mon lieutenant?—Que voulez-vous, Gelineau?A boire ?—Mon lieutenant, donnez-moi mon chapelet, s’il vous plaît, qui est dans ma poche de droite.On me s’arrête pas.La main qui s’est tendue pour saisir l’objet, la main gauche, est toute blanche, et le visage aussi est blanc, et les yeux sont fermés.La pauvre tète se renverse en arrière; la barbe fine remue un peu, la pointe en l’air, et les lèvres demeurent entr’ouvertes, mais elles ne crient pas.Le lieutenant regarde la main pendante, et qui tient le chapelet.Les grains coulent, un par un, entre ces doigta qui eurent l’habitude de semer le bon froment.La première dizaine est achevée.Mais le mouvement se ralentit.Le matin se lève dans les bois.—Halte! dit le lieutenant.Les hommes déposent doucement le brancard sur la mousse.Ils s’aperçoivent que le chapelet est tombé, et que Jean Gelineau vient de mourir.A dix jours de là, et dans l’aprèis-midi, la métairie de Vendée fut en grande douleur.On avait tout appris, non pas par un avis administratif, mais par deux lettres, une de Tau- LE REVEIL D’UN PEUPLE Sous ce titre: “Les Barbares en Belgique”, va paraître un volume de M.Pierre Nothomb, dont la “Revue des Deux Mondes” a déjà publié d’importants fragments et pour lequel M.Carton de Wiart, ministre de la justice de Belgique, a écrit une émouvante préface.De te livre poignant au delà de toute imagination, nous détachons le chapitre que voici: (Le Gaulois).Celui qui n’a pas vu Bruxelles dans les premiers jours du mois d’août ne peut deviner ce qu’est le réveil d’un peuple.Une nation tranquille, endormie dans la paix et n’ayant d’autre orgueil, semblait-il, que sa richesse, sentit tout à coup peser sur elle la plus formidable menace.Cette guerre, qui devait l’épargner, — elle qui n’y pouvait ••*en et que protégeaient des engagements sacrés — elle allait en être la première victime.L’odieux ultimatum allemand lui demanda l’Honneur ou la Vie.Elle répondit: la Vie.Elle offrit sa vie pour rester digne de vivre.Nid n’hésita.Chacun savait pourtant ce qu’il allait souffrir.Dans la nuit historique du 2 au 3 août, quand nous ignorions tout encore, le Roi et ses ministres, assemblés au Palais, ne discutèrent pas, ne songèrent point à transiger.Et, quand le public connut à la fois, le lendemain matin, l’ultimatum et la fière réponse, ce fut une explosion d’ivresse.Cette foule de marchands, de petits rentiers, d’ouvriers, épanouis par le bien-être ou lassés par le dur travail, retrouva, comme toujours dans les heures tragiques, son véritable visage.L’âme des anciens chevaliers, la libre fierté des vieux communiers, l’honnêteté foncière d’un peuple aux vertus bourgeoises, s’exprimèrent dans un seul cri.Pour fêter sa résurrection et affirmer sa résistance, Bruxelles pavoisa.Non que ce peuple s’étonnât de son sentiment.Un honnête homme ne s’émerveille pas de sa droiture.Mais, dans cette explosion de naturel orgueil, la nation, pour la première fois depuis longtemps, s’était sentie unie.Cette Belgique, divisée par les partis et par les langues, déchirée par les luttes sociales, n’avait plus qu’une âme et qu’une voix.Ceux qui doutaient de leur patriotisme ne doutèrent plus, les frères séparés se reconnurent.L’Allemagne avait contre elle Funanimilé d’un pays que son sourire épais avait voulu séduire et que trente deniers ne pouvaient' acheter! L’année se leva, et toute la jeunesse avec elle.Les volontaires affluèrent de partout.Jamais une plus belle cause ne s'était offerte à leur rêve.Biches et pauvres, gentilshommes et bourgeois, paysans et ouvriers, accoururent vers leur mère outragée avant même qu'elle eût appelé ses enfants.L’Allemand viendrait, soit! Mais il trouverait devant lui une muraille vivante! De longs trains emportèrent vers Liège nos régiments frémissants.On passa dans ta fièvre la journée du 3 août, sans savoir.Le matin du 4 août, à l’heure même où le roi Albert, dans le pathétique discours qu’il prononçait devant les Chambres, exprimait encore l’espoir que “les événements annoncés ne se produiraient pas”, farinée ennemie pénétrait par trois routes sur le territoire belge.Dès le •EAU PURGATIVE Guérit la Constipation Habituelle [¦I < .Ne cause ni coliques, ni irritation.Purge sans vous déranger de vos occupations.Peut être donnée aux enfants sans aucun danger.EN VENTE PARTOUT.Je vol individuel, (es outrages aux femmes, les fusillades en masse s’étaient multipliées.On sui désoi mais que ce n’était pas seulement la vie des soldats, mais aussi le martyre des civils, que c’était le sang de tout un peuple qui allai! paver son Honneur ! On apprenait aussi que, decant Liège, les régiments prussiens étaient montés à l’assaut en imitant la sonnerie des clairons belges; qui des détachements précédés du drapeau blanc avaient démasque ton! à coup des mitrailleuses et attaque nos hommes à bout portant ; que l’ennemi violait délibérément la Convention de Genève ; que, n -respectant pas 3a vie liumainc, il ne respectait pas non pins les règles locales du combat.Un murmure d’horreur ci de dégoût se mo-la à nos enthousiasmés.Pierre NOTHOMB.Le livre ami est comme un oeil ouvert que la mort même ne ferme pas, et où se fait.toujours visible, en un rayon de lumière, la pensée la plus profonde d’un être humain.Le réalisme mal entendu rend le demi-talent absolument intolérable.On pourrait définir le vers idéa": la forme que tend à prendre toute pensée émue.Quiconque s'analyse à l’excès est nécessairement malheureux.soir, elle campait devant nos forts.Le lendemain, la victorieuse résistance de Liège exalta la Belgique entière.Jamais elle n’avait vu ses soldats â l’oeuvre.Tout de suite, ses soldats s’étalent révélés des héros.Rien ne les avait préparés â la guerre, sinon cet élan sacré qui nous emportait tous.L’Allemagne, qui n’avait cru qu'à une démonstration de notre part, l’Allemange s’étonna sans comprendre.Nous comprenions.Autour des marchands de journaux qui, le soir du premier assaut, jetaient leurs feuilles à la foule, je vis des vieillards et des enfants pleurer de joie.Dans les rues, on se serrait les mains sans se connaître, sans mot dire.Mais, hélas! En même temps que ce premier bruit exaltant de victoire, nous en arrivaient d’autres qui nous révoltaient d’horreur.La flampe qui rougissait le ciel à nos frontières de l’Est n’était pas seulement celle des | canons, c’était celle des incendies, j___________________9___________ Le sang qui fumait n’était pas seulement celui de la bataille, c’était celui j rT'& JC Ai DI du massacre.Le grand cri que l’on y Y VJ 1 JTvX-» IVA entendait n’était pas seulement le j - “hourrah” de nos troupes enthousiastes, c’était le déchirant appel des blessés mutilés, des prisonniers torturés, des femmes qu’on violait, des villages qu’on assassinait! Le général von Ennnich, dès ses premiers pas sur notre sol, avait annoncé par cent affiches que les Allemands éprouvaient pour le peuple belge “la plus haute estime et la plus grande sympathie”.On vit tout de suite ce que valent l’estime, la sympathie et l’hypocrisie des Barbares! Après une lutte de quelques heures au pont de Visé, l’ennemi était entré dans la pittoresque petite ville avait forcé les habitants à niveler les travaux de défense creusés par nos soldats et avait fusillé, sans raison et pour l’exemple, onze civils.Les cadavres de deux notables, MM.Broutsa, avaient été jetés sur un trottoir, face découverte ; un officier supérieur et quelques jeunes lieutenants prussiens s’étaient placés contre le mur, et d’autres, ayant obligé la population à venir contempler ce sinistre spectacle, Fun d’eux avait crié en français : “ Ce sort vous est réservé, si vous nous êtes encore hostiles ! ” Déjà la ville brûlait.A Soiron, le garde-chasse et deux jardiniers avaient été saisis et massacrés à coups de baïonnette, le château avait été dévasté, le bourgmestre avait été envoyé en Allemagne.A Olne, le vicaire, M.Renson-net, et le secrétaire, communal, M.Fondcuir, coupables d’avoir, de la demeure de ce dernier, soulevé un coin de rideau pour voir défiler les Allemands, avaient été arrachés de cette maison, maltraités, conduits hors du village et fusillés.Un paysan qui allait voir ses vaches, un enfant qui passait trop près des canons avaient eu le même sort.A Forêt, le fermier Delvaux et ses deux fils avaient été poussés devant les troupes, pendant que, les visant à bout portant, on faisait éclater le crâne de ses deux autres enfants.L’instituteur, M.Rongy, avait été sommé de fouler aux pieds le drapeau belge et fusillé, quoique sa femme enceinte et suivie de ses quatre enfants eût levé le plus jeune vers les bourreaux, en forme de supplication ! Les Allemands avaient incendié les fermes, conduit au feu un groupe d’otages, parmi lesquels des jeunes gens et ie curé, qu’on devait ramasser le lendemain, méconnaissables à force d’avoir été déchiquetés.Ils étaient descendus ensuite à Saint-Hadelin, où ils avaient mas-j sacré soixante ei une personnes, je-I tant à la boucherie des familles entières, la famille Warnier, par exem-! pie, dont une des jeunes filles devait se relever blessée après son évanouissement, sous les corps entassés de son père, de sa soeur et de ses I deux frères : Fun râlait encore.11s avaient incendié Battice, tué à Herve | quarante-sept civils, puis brûlé trois J cents maisons et obligé le bourg-I mestre, revolver au poing à signer { une déclaration certifiant que la destruction de la ville avait été causée par les obus du fort de Fleron ! \ Soumagne, Us avaient fait cent qua-tre-vingt-deux victimes, doit une soixantaine, fusillées dans une prai-tre-vingt-deux victimes, dont une figurées ensuite par cent baïonnettes acharnées.Un jeune homme avait été trouvé enterré la tête en bas et les jambes sortant du sol; son frère avait été brûlé vif dans sa ferme.A War-sage on avait pendu, à Barchon 0:1 avait brûlé, â Julimont on avait ané-anli, à Berneau on avait chassé par le feu el (es salves les habitants du château, qui s’étaient enfuis vers la Hollande, traînant des enfants blessés.Il n’était guère de village qui ne fût ruiné.Le pillage collectif.Chaque pas dans la vie est une perspective qui s’ouvre pour nous dans le coeur de l’humanité: vivre, c’est comprendre, et comprendre, ce n’est pas seulement tolérer, mais aimer.La vérité ne vaut pas toujours le rêve, mais elle a cela pour elle qu’elle est vraie: dans le domaine de la pensée il n’y a rien de plus moral que la vérité.RECETTES THE DE BOEUF.Ingrédients: 2 Kbs de boeuf dans la ronde.Sel et poivre.Préparation : Otez tous les petits morceaux de gras, faites griller sur un feu vif pendant quatre minutes en tournant constamment.Coupez par morceaux d’un pouce carré, battez plusieurs fois chaque morceau, puis extrayez-en le jus dans un pressoir pour la viande.Mettez ce jus dans des tasses bien chaudes.Assaisonnez au goût et servez tout de suite.HACHIS AU CORN BEEF.Ingrédients: 1 chopine de corn beef froid (haché).% cuillerée à thé de sel.14 tasse de c^'ème.1 chopine de patates froides (hachées).tê .cuillerée à thé de poivre.1 cuillerée à soupe de beurre.1 oignon.Préparation : Frottez le dedans de votre poêie à frire avec un oignon.Mettez lé beurre et laissez-le venir chaud, ajoutez la viande, les patates, le sel, poivre, et mêlez bien le tout ensemble.Humecter le tout avec la crème, en arrosant également et faites brunir votre hachis.Quand il est cuit, mettez dans un plat.Vous pouvez faire brunir le hachis dans le fourneau si vous le désirez.POUDING COTTAGE.Ingrédients: 1 cuillerée à soupe de beurre.1 tasse de sucre.2 oeufs.Y2 cuillerée à thé de sel.(4 tasse de lait.2 tasses de farine.4 cuillerées à thé égales de poudre à pâte.Préparation : Réduisez en crème le beurre et le sucre.Ajoutez Foeuf non battu, et battez pendant deux ou trois minutes.Ajoutez le lait et la farine, ia poudre à pâte et le sel tamisés ensemble.Battez bien.Faites cuire dans un four à feu modéré pendant vingt-cinq minutes environ.LE DESERTEUR par Roger DUGUET 3 (Suite) Par malheur, Bourbaki batlail en retraite; Louis Bresse voulait con-inuer sa marche en avant; il passa.A l’arrière-garde, cependant, une •ompagnie était aux prises avec un .larli de cavalerie allemande.Lu brigade Pa«lu de la Barrière s'a-¦hnrnail à défendre le passage.De 1 raves gens se faisaient luer pour ‘rester en France”! Un capitaine venait de tomber, atteint d’une halle iu front.A cette vue, le déserteur se préci-rila, redressa le drapeau tricolore iris en passant à quelque mairie mur servir de fanion à la petite roupe, défendit à coups de revolver ’officier évanoui.—Pour la patrie! songeait-il nu Milieu d • lu fumée du combat ; et mur ceux de là-bas! > L'ennemi dut s • retirer.s Fi nn-;ais continuèrent leur chemin ; é-ouis se trouva seul dans les bois avec le blessé.Il le traîna jusqu’à la cabane abandonnée d’un bûcheron el voulu! se mettre en quête d’un secours.— Je suis le capitaine de Mareillv, lui dit l’officier en se ranimant.Vous m’avez sauvé, laissez-moi.Une fois pris, vous seriez fusillé; car je vois que vous riéles pas un combattant.Franc-tireur, sans doute ?Un irrégulier.Prenez garde! Emportez seulement avec vous notre pauvre drapeau et mettez-le à l'abri dans quelque cachette.Vous me le rendrez plus lard, Le fugitif enroula autour de son corps la loque glorieuse el partit dant la nuit froide.Il espérait rencontrer un village, trouver un homme de bonne volonté qui l’aiderait à transporter le capitaine dans une maison hospitalière.Il s’égara.Les forces l’avaient peu à peu abandonné.Il du! s’arrêter an malin sur une hauteur, loin de toute habitation.Dans un bouquet d'arbres, un paquet venait de rouler à ses pieds, où quelque fuyard avait noué les débris d'un uniforme fran-j çais.Le malheureux pensa: -J’ai expié, je vais mourir.Dieu ' m’a pardonné ma trahison.Kl comme un galérien reprenant! en gage de sa réhabilitation à la fa-] ce du monde l’habit des honnêtes gens, Louis Bresse endossa un à un les vêtements militaires, repoussés1 el reniés, il y a six mois dans une ! heure de faiblesse.Il voulait mou-! rir en tenue de soldat et parailro devant le Juge sous la livrée légitime.Avec sa baïonnette, il creusa sous! un érable une fosse où il ensevelit son drapeau, afin de le soustraire I aux profanations.—Le capitaine, songeait-U, ne le! reverra plus; mais, du moins, les Prussiens ne l’auront pas.Puis il s’étendit toul auprès afin d’y achever son supplice.Il se sentait devenu lourd de lassitude et de chagrin, si lourd qu’il songea aux soldats de plomb du petit Roger.Dans son délire, il se voyait étendu comme Fun d’eux, mais énorme et pesant, sur (a table de famille, dans la clarté douce de l'abat-jour.Et les doigts menus de l'enfant ne pouvaient pas même le soulever jusqu’à ses lèvres pour le baiser puéril ci tendre.1! s’évanouit.Mais Dieu n'avuil pas encore agréé son repentir.Un voyageur le trouva au bout d'une heure étendu dans la neige et le transporta jusqu'à Besançon.Un train d’ambulance ie transféra de là jusqu’à Dijon.Cette ville élait, depuis l’abandon de Garibaldi, occupée par l’ennemi, | mais le maire restait chargé de la 1 police municipale sous le contrôle prussien.Quand Louis Bresse s'éveilla de sa longue inconscience, ce fut pour s'entendre interroger avec défiance et rudesse.On ne comprenait point la présence aux portes de la place de ce fantassin en uniforme, si loin del son Corps d’armée.—C’est un espion! pensaient lcs| Allemands.—Un déserteur ! songeaient les Français.Une peine infamante le guettait des deux parts: il refusa de répondre aux uns comme aux autres et fut jeté malgré l’armistice dans une dure prison.lit A Troyes, cependant, la misère était grande.Lucie avail attendu vainement »cs nouvelles el l’argent promis par son mari; elle dut travailler pour que le petit Roger ne souffrit pas du dénuement.Puis l'ouvrage fil défaut.Les usines de bonneterie fermaient l’une après l’autre.Le commerce, paralysé par la guerre, perdait ses débouchés, La mère oui faim, puis le bébé.L’hiver devint terrible, et ils seraient morts de froid tous les deux, dans la pauvre chambrctte abandonnée par (0 père, sans les secours qui leur vinrent du couvent voisin des Soeurs de la Charité.Il fallut goûter au pain amer de l’aumône.Une nouvelle, qui jadis eût comblé de, joie la famille, acheva de désespérer la jeune femme.Elle «(lait cire mère une seconde fois; et Louis était parti sans le savoir, il ne reviendrait jamais peut-êlre.I! faudrait partager avec le nouveau-né la ration déjà trop réduite de Roger.—Hélas! pourquoi Louis ne m’écrit-il point?songeait Lucie dans sa désolation.Je pourrais lui répondre; je saurais qu'il esl vivant.Tout le reste n'est rien au prix de cetlc angoisse.Mais le facteur passait chaque matin cl chaque soir devanl (a pauvre maison, sans crier jamais dans l’escalier le nom de la malheureuse.Elle souhaita la mort.Ce furent les Prussiens qui arrivèrent ! Us emplirent un matin la ville de leurs innombrables liai aillons, s'en-tassèrenl un peu partout sans pré- senter de billets de logement : ils étaient trop pour prendre souci des ressources ou' des convenances ! Chaque jour, une main brutale et hardie frappa à la porte de la jeune femme.Quand les passages de troupes étaient plus forts, les soldats occupaient jusqu’à cinq ou six ensemble l’étroit logis.Lucie ne fui plus maîtresse chez elle, et trembla à chaque minute pour son en-fanl.Car ces soudards étaient brutaux parfois.Quelques-uns se préoccupaient le moins possible de l’habitant, se contentaient de dévaster à leur aise, d’exproprier sans fracas; mais d’autres, féroces ou surexcités par les batailles, s’emportaient sous !e moindre prétexte, menaçaient de tout briser.Des lâches profitaient de ia faiblesse de cette femme sans défense et se vengeaient par d’insolentes fureurs de leurs propres alarmes à l’heure du combat.Elle ne pouvait, la plupart du temps, malgré leurs menaces, fournir à ses hôtes forcés même le feu ni le sel des réquisitions: ils saccageaient par représailles son linge el les épaves de son modeste mobilier.L’un creva d’une balle, un soir, la glace de la cheminée ; l’autre, pour sc dislraire, défonça son ar- moire., Cinq mois de transes parmi ces hommes ivres, dont elle ne comprenait pas les ordres, la vieillirent, atténuèrent d’un seul coup Fécial de sa jeunesse et de sa beauté, lui firent une âme effrayée et farouche.Elle dormait, la nuit, retirée dans un coin, serrant son enfant entre ses Les deux abandonnés mangèrent le pain sanglant de l’ennemi.Et voici le plus dur! Furieux de ne rien trouver chez elle, les soldais reconnaissaient bientôt sa réelle détresse; ils avaient apporté leur pain de munition, et les mines affamées du petit Roger quêtaient leur miettes autour de la table.Les deux affamés mangèrent !o pain sanglant de l’ennemi.Il fallut même un jour implorer son assistance.Au mois de février, un vieil officier de cuirassiers, à la moustache grise, était venu loger chez Initie.11 était seul avec son ordonnant-dl et n’était pas méchant, celui-là! (A suivre) # VOL.VT.— No 72 LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 4 MARS 1915 5 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LA LETTRE DE L’ABBE WHELAN LA PRESSE TEUTONNE CHANGE DE TON LES CITOYENS DE HULL ADKES ; ELLE LAISSE MAINTENANT EN-SENT A LEUR TOUR D’ENER-1 TENDRE Al PEUPLE QUE L'ALLEMAGNE NE GAGNERA RIEN A LA CONCLUSION DE GIQUES PROTESTATIONS A S G.MGR L ARCHEVEQUE D'OTTAWA.Ottawa, 4.— La ville de Hull, à l’exemple de celle d’Ottawa, vient d’envoyer à Sa Grandeur Mgr Gau-Ihier une protestation contre la lettre de M.l’abbé Whelan.Cette protestation fut rédigée et signée ¦par quelques centaines des citoyens les plus marquants de la ville, avec en tète le maire et tous les éche-vins, les avocats, médecins el autres hommes de profession de la ville.Les protestataires répudient les avances de l’abbé Whelan en ces termes : “Ce qui rend cette lelti'e souverainement scandaleuse, c’est que nous savons tous qu'elle contient d’odieuses calomnies.“il est faux, absolument faux, que Je regretté Monseigneur Duhamel ail jamais favorisé les querelles de race dans le diocèse d’Ottawa ou ailleurs.“H est faux, absolument faux, qu'il ail agi en quoi que ce soit au détriment des catholiques rie.langue anglaise, pour le bénéfice de ses compatriotes."fl est archi-faux que Monseigneur Duhamel ait jamais tenté d’imposer l’étude du français aux enfants de langue anglaise et qu’il ait favorisé les écoles bilingues au détriment des écoles catholiques de langue anglaise.“Il est faux, absolument faux, que Monseigneur Duhamel ait provoqué par son intolérance les difficultés scolaire* qui ont obligé les Frères des Ecoles Chrétiennes à abandonner la direction de nos écoles séparées d’Ottawa ou d'ailleurs.” LA REINE ELISABETH EN PERIL DES AVIATEURS ALLEMANDS LANCENT DES BOMBES INCENDIAIRES A LA PLANNE OU SE TROUVE LA SOUVERAINE BELGE.Paris, 1.- Les Allemands, avertis par des espions qui continuent encore à exercer leur métier dans les Flandres, ont envoyé cinq aéroplanes chargés de bombes incendiaires à la Planne, où la souveraine des Belges, la reine Elisabeth, passait en revue un régiment de grenadiers et le dixième régimenl d’infanterie.Dès que les Tauben furent au-dessus de la ville, les bombes se mirent à tomber.Le terrain où se faisait la parade était apparemment !.!e point de mire.Quelques projee-liles s’abattirent près de l’hôpital de la Croix-Rouge et près de la villa royale, mais sans causer tie dégâts.Les machines ennemies se tenaient à une altitude telle qu’elles étaient presque invisibles.Nonobstant l'émotion produite, les troupiers n’eu firent pas moins leurs exercices avec vivacité, et 72 compagnies et deux régiments défilèrent entre la reine et la mer.La reine sur son cheval avait figure de vétéran.Les mitrailleuses belges furent pointées contre les nuages, mais vainement, et les aéroplanes teutons, leurs projectiles épuisés, disparurent du côté des lignes allemandes.LA CYRENAÏQUE EN ETAT DE SIEGE L’ITALIE PREND DES MESURES POUR REPRIMER LA REBELLION QUI GRONDE.LA PAIX.Rome, 4.— L’état de siège a été proclamé dans la plus grande partie de la Cyrénaïque, pour qu'on puisse réprimer une rébellion.La Cyrénaique est un des districts indépendants de la Tripolitaine, maintenant sous la domination ila-/ lienne.On reeevail das celle ville le ^1 10 février, une dépêche de Tripoli disant que le capitaine Vellino abandonné presqu’entièrement par ses troupes indigènes, par suite de la rébellion dans la Libye avait reçu des renforts.Le retrait des troupes italiennes opéré de l’intérieur au littoral encourageait les insurgés disait-on, et le mouvement d’insurrection enveloppait graduellement Tripoli lui-même où l’on érige des fortifications.N w-York, 4.— Le “Herald” de cette vi.le a reçu par l’inlermédiai-re du "Daily Krpress” ri Londres, la dépêche suivante, datée d’Amsterdam, mercredi : “Des entrefilets significatifs des journaux quotidiens et hebdomadaires d’Allemagne révèlent que le gouvernement veut familiariser le peuple avec la pensée que l’Allemagne ne pourra pas gagner un pouce de terrain à la conclusion de Ja paix.Le “Berliner Post” convient qu’il n’esl pas sage de germaniser une race qui n’est pas teutonne et n’est lias digne de l’être.Diverses revues donnent la même noie.On fait remarquer que l’annexion de la Belgique à l’Allemagne serait une source perpétuelle de troubles.Le mot “guerre” revenait le plus souvent dans la presse autrefois, à présent c’est le mot “paix”.On n’en parle pas ouvertement encore, mais on veut y habituer le publie.Le Dr Zimmermann avoue franchement dans le “Der Hammer” qu’il n’est plus question de s’agrandir, mais de conserver son bien.La victoire est impossible, continuer la guerre, ce serait entraîner une perte irréparable.Voilà quelles sont les pensées de tout Teuton non a-veuglé par le militarisme.” MORT DE M.L’ABBE I.FORGET Ou nous communique de l’archevêché la nouvelle de la mort de M.l’abbé Isidore Forget-Despaties, ancien curé de Saint-Uolomban, survenue ce matin à Saint-Jérôme.Le défunt est né à Saint-François, Ile-Jésus, le 28 juillet 1841, de Charles Forget-Despaties et de Charlotte Hubau-Tourville.11 a été ordonné à Montréal Je 4 novembre LStiti.Il a été vicaire à Napierville, 186t)-71, à Chambly, 1871-75; curé de Saint-Damien de Brandon, 1875 82.de Sainte-Agnès de Dundee, 1882-87, de Rawdon, 1887188, de Sainte-Sophie de Laconie, 1888-91, de Saint-Colomban, 1891-1905; vicaire à Saint-Henri de Montréal, 1905-0(1; retiré à l’archevêché de Montréal, 1900-1907, à Saint-Jérôme depuis 1907.Les funérailles auront lieu samedi matin à Saint-Jérôme.LES ALLEMANDS PERDENT ESPOIR UN OFFICIER D’ETAT MAJOR ADMET QU’UN SUCCES DECISIF EST IMPOSSIBLE EN BELGIQUE.Londres, 4.— Le correspondant du "Daily Express” télégraphiait mercredi de la frontière belge: “De l’aveu d'un officier d’étal-major allemand, la situation est sans espoir pour les Teutons en Belgique."Nous ne nous faisons pas d'illusion au sujet de la campagne de l’Vser a-t-il dit.Une retraite eut été sage voici quelques semaines, mais nous redoutions l’effet que cela eût produit au pays, La nouvelle de l’abandon de terrain qui nous a coûté lant de sacrifices causerait un effet terrible.Notre peuple est las de maigres bulletins et la victoire récente d’Hindenberg a été providentielle.Les Alliés ne pourront jamais nous chasser eu masse de nos tranchées, mais je’crains que nous ne soyions impuissants à en faire autant.” COURRIER I DE QUEBEC *De notre correspondant) POUR FAUX Québec, 4.— En vertu de la loi I des postes, un jeune homme du j nom d’Alfred Carrier, de Lévis, ail été arrêté, hier, sous l’accusation I d’avoir forgé un mandat-poste au | nom d’un nommé Webster et de l’avoir échangé à son profit.Il a été envoyé en prison en attendant de subir son procès.LE SALON DE PEINTURES Québec, 4.— Sir Lomer Gouin a présidé, hier après-midi, à quatre heures, dans la salle du comité des bills privés, au Parlement, l’inauguration de l’exposition de peintures des artistes canadiens au béni-fiee du Fonds Patriotique.En grand nombre de visiteurs distingués étaient présents à l’ouverture et ont admiré les magnifiques peintures (pii y sont exhibées.L’exposition durera jusqu’au 10 mars et se terminera par la vente à l’enchère des peintures au bénéfice du] Fonds Patriotique et de leurs auteurs.CORONER BLESSE A LA TETE Québec, 4.(—-Le Dr Jolicoeur, coroner du district, a été victime, hier, d’un pénible accident.En passant sur la rue Saint-Valier, à Saint-Sauveur, il a reçu sur la tète une avalanche de glace et de neige.Il a été retvé sans connaissance et transporté dans une maison à proximité où deux médecins ont été appelés.Subséquemment, il a pu retourner à son domicile, mais ses blessures l’obligeront à rester au repos pendant quelques jours.M.L’ABBE JOLICOEUR FETE Québec, 4.— M.i’abbé Jolicoeur, curé de Sainte-Catherine, qui est arrivé samedi du théâtre de la guerre où il avait accompagné le premier contingent canadien comme aumônier, a été l’objet d’une chaleureuse réception à son retour dans sa paroisse.J,a plupart des paroissiens étaient réunis à la gare à l’arrivée du train pour lui souhaiter la bienvenue et l’ont accompagné triomphalement jusqu’au presbytère qui avait été joliment décore pour le retour du pasteur de la paroisse.Les cloches de l’église sonnaient joyeusement à l’arrivée du curé et il y eut dans la soirée grande illumination et feu d’artifice.Le lendemain, une autre grande réception à laquelle assistaient une fouie d’amis du dehors du curé Jolicoeur eul lieu pour saluer le retour de celui-ci dans sa paroisse.LE CEI B CANADIEN Québec, 4.— L’assemblée générale annuelle du club Canadien de Québec a eu lieu, mardi soir, au Château Frontenac.J.es nouveaux officiers suivants ont été élus: Patron honoraire, l’hon.P.-E.Leblanc, lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Président honoraire, sir Lomer Gouin, premier ministre de la province.Vice-président honoraire.Son Honneur Je maire Drouin.Président actif, M.Philippe Paradis.Premier vice-président, M.W.-G.Hinds.Deuxième vice-président, M.A.-.1.Painchaud.Secrétaire, M.J.-C.Sutherland.I resorier, M.H.Colette.Membres du comité exécutif, MM.•/¦-N.Francoeur, Joseph Picard.N.Belleau, Joseph Morin, Thon, juge Ç.Langelier, Nap.Lavoie, R.-M.Beckett, A.-C.Dobell, A.Laurie, J.-F.Burslall, W.-S.Champion, A.-B.\\ hitehead.Argent sterling déposé sur poterie Vente D’ECHANTILLONS DE MANUFACTURE Décorés au Canada—Par des artisans canadiens Avec de l'argent canadien.Ce n’est pas une vente de marchandises en magasin, mais bien une vente d’échantillons, 11 n’y a pas deux morceaux semblables.TOUT SERA VENDU A :: MOITIE PRIX :: /M km M.J.A.LEMIRE CURE DE ^AÏNTE-CECILE (De noirs correspondant) Trois-Rivières, 4.-Leniire, vicaire de Sainte-Cécile des vient d’être choisi -Monsieur J.A.la paroisse de Trois-Rivières, comme curé de cette nouvelle paroisse, en remplacement de M.Auguste Lelaidier, qui a été fait chapelain des Dames Ur$u-lines.Né à Saint-Etienne des Grès, le 5 septembre 1870, M.Lemire fit ses études au Séminaire des Trois-Rivières.Il a été ordonné prêtre le 29 juin 1900, par Mgr Cloulier.Il fut nommé vicaire à la cathédrale de cette ville de 1901 à 1907, vicaire au Précieux-Sang, à Woonsoket, B.1.de 1907 à 1912, aumônier des Soeurs Dominicaines, de la même place puis vicaire à In paroisse Sainte-Cécile, au mois de mai 1914, où depuis il occupe cette charge avec beaucoup de zèle et dévouement.M Lemire est très estimé par 1rs paroissiens de Sainte-Cécile el c'est leur plus grande joie de le voir à la direction de la nouvelle paroisse.Mme BERNHARDT VA PLUS MAL Bordeaux, via Paris.4.—L'état de santé de Samn Bernhardt a empiré 1 récemment, et durant le cours des 1 dernières 48 heures, ses amis ont conçu des craintes.Scs médecins annonçaient, hier soir, toutefois, qu'elle s* portait quelque peu mieux.LE MEURTRE DE MEGANTIC (D« notre corr&sDonduul) Méganlic, Qué., 4.— Le jury du coroner s'enquêtant des circonstances qui ont entouré la mort d’Kthel Vintinner ont rendu, hier soir, le verdict que la jeune fille a été assassinée par des personnes inconnues, la nuit du 29 janvier dernier.Le jury a aussi recommandé au procureur-général la nomination d’un agent de la sûreté pro vine indu avec bureau permanent à Sherbrooke.Les agents continueront leurs efforts pour soulever le voile qui entoure cette tragédie.seconde Attaque SUR L’EGYPTE ?ON CROIT QUE LES TURCS TENTERONT UNE NOUVELLE INVASION — MOUVEMENT A LA FRONTIERE.Le Caire, 4.— Les autorités militaires.et civiles ici se demandent si les Turcs tenteront une seconde nl-laque contre TEgypte el le canal de Suez.On croit généralement que Djemel Pacha tentera un autre coup avant d’abandonner son projet et que son récent effort n’a été qu’une reconnaissance en force.Les, bruits se répandent que de nouvelles Irotipes se meuvent près de la fronlière et qu'elles amènent une dcmi-douzailie de grosses pièces montées sur des roues centipedes et trainees chacune par 24 boeufs.Les officiers allemands dans l’armée turque auraient fait enterrer ces gros canons dans les sables bien a-j vaut la guerre en vue d’une marche à travers le désert.DRAPEAU-SOUVENIR AU 22eme REGT.(De notre rorreaoonCAMI Saint-Jean, Québec.4, Mme Germain et Mme Gauriel ont présenté hier soir sur te champ de manoeuvre au 22ème régiment cana-dien-français deux drapeaux d’un magnifique travail.Ces drapeaux sont l'oeuvre d'environ une vingtaine de fillettes toutes âgées de moins de 12 ans.Les dépositionsi recueillies hier Page 5.LA NOUVELLE BIERE FRONTENAC Le concours organisé par la direction de la Brasserie Frontenac pour le choix d’un nom à donner à cette bière exquise, la FRONTENAC BOCK DE NOEL, a obtenu un succès des plus remarquables.L’enjeu en valait la peine — le vainqueur oc va il recevoir cent dollars en or.El 500 prix de consolation sous forme d’une caissette de BIERE ER(JX-1ENAL BOCK DE NOËL devaient être répartis entre les 500 concurrents classés a ia suite du vainqueur.Parmi les milliers de noms envoyés, le choix n’était pas facile, et ce n'est qu’après une laborieuse enquête que Ton a choisi le nom historique de I RIAXGX” — le nom de Madame de Frontenac, née Anne de la Grange-Trianon, Celait là un nouvel hommage rendu à la mémoire de Frontenac— “le gouverneur .e plus éminent que Louis XIV ait donné à la Nouvelle-France”, — le patron de la Brasserie F'rontenac.C’était un hommage rendu ù la femme supérieure qui a eu une influence considérable sur les destinées de notre ancienne mère-patrie.Anne de la Grange-Trianon, Comtesse de F’rontenac, mondaine raffinée.arbitre de l’élégance el du bon goût, qui avait, d’après ses historiens, la grâce plus b ci le encore que la beauté, était désignée à la Cour de Louis XIV, sous le nom de “LA DIVINE”.“Nulle femme, écrit M.Alfred Carneau, reine ou sujette, n’était plus , aimable el plus aimée qu’elle.Toute sa vie, elle fut entourée de gens empressés à Jui plaire; mais elle cl ail fière comme Diane, et tenait haut le sceptre qui jamais ne s'échappa de ses mains.” La DIVINF Comtesse n’était-elle pas toute désignée comme la marraine de la nouvelle bière Frontenac qui lient haut le sceptre de la qualité et qui saura le conserver envers el contre tous?M.Eugène Bouiüard, de Québec, a éié proid'amé vainqueur du concours et c’est à lui que revient le prix de (8100) cenl dollars en or.Les noms des 500 concurrents qui ont droit à un des prix de consolation ont paru dans lés journaux.Us dégiisleronl, sans aucun doute, avec délices celle fameuse bière qui a conquis d’emblée la faveur populaire.Ajoutons qu'en attendant la nouvelle Cliquette, la F’RONTENAC TRIANON reslc toujours en vente «mis son ancien nom de FRONTENAC ROCK DE NOEL.r LA CIE BRODEUR LIMITÉE.84-86 RUE SAINT-PIERRE — Ouvert jusqu’à 6 P.M.L’OEUVRE DE LA S.-V.DE PAUL LETTRE CIRCULAIRE DU CONSEIL CENTRAL AUX CONFERENCES MONTREALAISES AU SUJET DE LA REPARTITION E-QUITABLE DU DON DE LA VILLE.Le conseil central de Montréal de la Société de S.-Vine.enl-rie-Paul vient d’adresser à tous les présidents de conférence une lettre-circulaire au sujet rie la répartition des fonds (Ion-nés à la Société par la ville.Voici cette lettre qui jette une petite lueur sur le fonctionnement de cette admirable institution rie charité.Montréal, le 1er mars 1915.Monsieur le Présidenl et bien cher Confrère, L’heure que nous vivons est bien grave.La terrible guerre qui sévit en Europe a de pénibles répercussions jusque chez nous.Le Iravail manque et la misère augmente partout.Le rôle bienfaisant rie la Société de Saint-Vincent frie l’au! devient donc rie plus en plus important et nécessaire dans nôtre ville de Montréal.C'esl le temps ou jamais pour elle d’agir selon les règles de la vraie charité qui en est Tâme, la force et Ja vie.Nous devons nous rappeler, dans ces circonstances, que si notre but est tout surnaturel, notre oeuvre a aussi une grande portée sociale, c'est-à-dire, que si nous devons avoir lou-jours en vue la sanctification rie nos âmes et celle des pauvres dans l’exercice de notre charité, nous devons comprendre aussi que rie cette charité dépend, en bonne pari, la tranquillité, la paix, le bonheur temporel rie notre société.C’est à nous d’apporter ‘ un remède efficace à la plus grande des plaies sociales: le paupérisme.C’est pourquoi, Monsieur le Président et bien cher Confrère, nous venons faire appel à tout voire ¦dévouement., à votre prudence et à votre générosité dans l'accomplissement rie vos fondions.A votre dévouement, pour que vous donniez, pendant les semaines qui vont suivre, plus de temps et de soins que jamais au bon fonctionnement de votre Conférence.Veillez, bien surtout à ce (tue les séances hebdomadaires soient régulières, à ce que la visite des pauvres à domicile se fasse bien, à ce que les rapports des visiteurs soient fidèles et précis, etc., etc.A votre prudence, afin que les secours soient distribués en abondance, mais aussi sans perte, ni gaspillage, ni exploitation.Gardons-nous é-galemenl rie la mesquinerie el de la prodigalité.A votre générosité aussi, car, si le Conseil municipal de Montréal s’est montré très charitable envers les pauvres et plein de confiance à notre égard, en nous confiant la distribution des secours qu’il a votés pour le soulagement de la misère, eel hiver, il ne faudrait pas lui laisser porter à lui seul tout le fardeau de l’assistance publique.11 ne pourrait pas le faire non plus.Votre conférence doit en prendre sa part et la faire aussi large que possible.C’est pourquoi nous invitons les membres de votre Conférence à donner générouscmenl à la quête des séances.Fuilrs, si vous le pouvez, quelques organisations qui vous procurent des ressources, adressez-vous à la eharilé de vos membres honoraires cl des personnes riches de votre entourage.Priez MM.les Curés de vous donner de temps en temps, selon la permission de Mgr F,Archevêque, le produit des quêtes faites à l'église, le riiman-eiic, Que si vos propres ressources suffisent au soutien de vos pauvres, faites-vous un devoir et un point d’honneur de ne rien demander au! Conseil central des fonds municipaux qui lui sonl confiés et de les laisser aux paroisses où les pauvres sont plus nombreux et où les ressources sont moins grandes, D’un autre côté, vous comprenez que la besogne que le Conseil central a assumée de diviser équitablement l’allocation de la ville entre les Conférences est une besogne delicate et difficile ; nous espérons donc que vous saurez nous la rendre plus facile en nous expédiant, chaque fois que vous demanderez ries secours, un rapport détaillé le l'état rie votre Conférence, tel qu'indiqué dans les formules ci-jointes.La charité bien entendue nous rie- V 0 INSECTICIDE PACE MARK Registered exterminez punaises avez vous DETRUIRA En vente chez tous les PHARMACIENS ET EPICIERS mande à vous et à nous d'agir ainsi, pour que les nécessiteux soient soulagés partout d’une façon propo-tib n nelleme n t égal e.Monsieur le Président, vous comprenez donc Tim,portance du rôle de notre Société, la nécessité qu'il y a pour nous d’élever nos vues et notre chanté à la hauteur des circonstances graves que nous traversons, de nous donner aussi entièrement que possible à l'accomplissement de nos fonctions et devoirs.Par là nous mériterons vraiment des pauvres, de noire ville et du bon Dieu surtout, de qui seul nous attendrons la récompense de nos soins et de nos fatigues.Je vous prie d’agréer l'assurance] de mon entier dévouement.Le président du Conseil central.Les formules de demande de secours à l'usage des diverses confé-j renees exigent la nomenclature du nombre de membres actifs cl hono- ] raircs, l’assurance que les membres] font régulièrement la visite des pan , vres à domicile, le nombre des familles secourues, d'adultes et d'en-] fanls, le total des dépenses de la se-: maine, la moyenne des dons faits à chaque individu par semaine pour la I nourriture el à chaque famille pour] ] le chauffage.11 faut inscrire aussi les sommes] reçues du Conseil central depuis le 1er janvier 1915, le montant des re ] , cettes provenant des quêtes aux i i séances, les dons particuliers, des jquèles à l'église et des autres dons, ] le montant en caisse et la valeur des] j comptes en souffrance.L'on peut voir que la Soeiété de j Saint-Vincent de Paul répartit cons-| eieneieusement les fonds it’après les besoins évidents des divers quartiers.ELECTROLIERS “Faits au Canada” Fabriqués sur n'importe quel dessin.Sur demande notre artiste voua préparera de» plans et desfifns de tous genres gratia.Nous vous préparerons et vous soumettrons des dessins appropriés au style de votre maison et de chaque appariement.Installations électriques de bon goût faites par des experts.LAÇASSE ROUSSEAU Propriétaire de la ‘CANADA ELECTRIC CO.” 230 rue Dorchester Ouest TEL.MAIN 722.Près Bleury.2 8 1 Salons d’Optique Franco - Britanniques ROD.CAR RI KR H.- HENRI SENEGAL OI’TICIKNS CT OPTOMETRISTES 207 RUE STE - CATHERINE EST Entre les rues Ste-Elisabeth.*t Sanguine!.MONTREAL.Assortiment complet de lorgnons.lunettes, yeux artificiels, lunettes marines et d’opéra.A usaft un grand choix de Thermomètres, Baromètre», de toutes sortes.Hygromètres et Boussoles.Salons privés pour rajustement dea yeux artificiels.: A niôtel Dipu, par Kod.Lurrièrc, de 9.*10 à 11 heures, ex-samedi.Aux Salons d'Optique, de 0 a.ni.à 8 p.m.» par Rod.p.ni.Tel.Bell : Est 2257.CONSULTATIONS cepté le mercredi et le ( arrière d*- 1 p.m.à 5 RENDEZ-VOUS l'HIS 1»\K TELEPHONE.Ce u’est pus le numéro giiKiinnl d’une loterie, ce n’esl pas non plus le nombre de Roches tués hier par les canons des Alliés, c'est tout simplement le numéro d'adresse ne Thos Dussault, le bottier fashionable que tout le monde commit el où tout le momie élégant se clmrsse.N’oubliez pas que Tadresse est 281 rue Slc-Cathcri ne est.rée.EN CAS D’INCENDIE Le chef Tremblay, du Service des Incendies, attire l'attention du public sur le fait que 'a Compagnie de Téléphone Bell a consenti à faire imprimer sur la couverture du nouveau livre de téléphone, qu’elle vient de publier, des instructions sur la manière dont on doit appeler la brigade par téléphone en cas d'incendie.Le chef insiste sur la nécessité d'appeler les quartiers-généraux du Département du Té'tgraphe d’Alame exactement dans les termes suivants; INCENDIE UPTOWN 4900.LOGEMENTS A LOUER Un monsieur qu'intéresse la statistique, s’est amusé à compter, dimanche, les maisons à louer rue Saint Denis et rue Sain,-Hubert.11 en a re'cvé, rue Saint-Dents, de la rue Craig au tunnel, 244; et rue Saint-Hubert, entre Ontario et Mont-Royal.75.Sleighs et Lorries en tout genre, neuves et de secondes mains, à des prix réduits au plus bas.ONTARIO CAORIAGE WORKS JOS.I.EMAY.propriétaire 50 RUE, ONTARIO OUEST TEL.EST.5958 MONTREAL **4********* **** *•»*#«««*#**« **«9*«?»9* FEU MADAME EUCLIDE BERNARD Saint-Bruno.3.— Les obsèques de Mine Euclide Bernard, née Hurtubiae (Hermmie), ont eu lieu, mardi matin, eu notre église paroissiale.M.l'abbé J.Z.Hurteau, curé de Samt-Basiile le-Grand, officiait., assisté de.M.l’abbé Champagne, curé de Saint-Bruno, comme diacre, et d’un prêtre de Saint-Hubert, comme sous-diacre.Uni choeur composé de chanteurs de Montréal et accompagné par M.Romain Pelletier, organiste de Saint-Léon de Westmount, a chanté la Messe de Requiem de G.Ett et le “Dies Irae” de M.Fred.Pelletier, maître-de-chapelle à Saint-Ja»ques de Montréal et gendre de Mme Bernard.I.e deuil était conduit par MM.Eu-clido Bernard, mari de la défunte; Bernard Bernard, son fris; Octave Pelletier, son petit-fils; le Dr Fred.Pelletier, son gendre; A.L.Hurtu-bise Fphrem Hurtub'se et Alex.Hur-tubisc.ses frères; Elias Bernard, Oec ge- Bernard, A.Vinet, A.David, A, Barlow, J.S.Vincent, ses beaux- frères; Giovanni Hurtubiae, Lionel et Paul Hurtubise, Hervé BarloN, Albert Bernard, ses neveux, etc.Les porteurs étaient: MM.Adélard Benoit, B.Faust, Orner Baillarg^eon, Jos.Perrault) Norbert et Xiste Bernard, tons parents de Mme Bernard.DESCLAUX EN COUR MARTIALE Paris, 4.—L'enquête judiciaire instituée au sujet de l'accusation por tée contre Frédérick Desclaux, te paie-maitre général de t’armée et ci-devant secrétaire de M.Gaillaux quand celui-ci était ministre des finances, vient de se terminer.Son procès en cour martiale commencera le 15 mars.1 ut ùMi L’EXPOSITION PROVINCIALE Québec, 4.— La Commission de TKxposition provinciale de Québec n commencé, hier, à s’occuper de l'organisation de l'exposition de 191 o (fui aura lieu à la tin du mois d'août.A cette réunion a aussi été discutée lu possibilité de In tenue û Québec d’une exposition ri'hlver.La question sera étudiée sérieuse ment et mise à exécution Thivcr, prochain, si la chose est 6 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 MARS 1915 VOL.VI.— No 52 LA VIE SPORTIVE LE CANADIEN EN DERNIERE ________________POSITION LE BLEU BLANC ROUGE A ETE DEFAIT HIER SOIR FAR LE SHAMROCK.— UNE ASSISTANCE PEU NOMBREUSE.—RESULTAT FINAL: 3 à 2.Toronto, 4.— Les clubs Shamrock •t Canadien se sont rencontrés hier soir en cette ville dans la dernière partie de la saison et le Bleu Blanc Rouge a été défait par les hommes de Livingstone par 3 à 2, dans une joute excessivement intéressante et contestée.Cette rencontre eut lieu devant une couple de cents personnes seulement.Ronan s’est tout particulièrement distingué sur l’équipe du Shamrock.Harry Scott s’est mis en évidence sur ï’équipe du Canadien.Les équipes se composaient comme (suit: CANADIEN SHAMROCK Vézina Buts Lesueur Dubeau Points Trenuth Corbeau Couverts G.McNamara Pitre Centres Ronan lia violette Avants Cy.Denneny Berlinguette Avants Corb.Denneny Substituts: Canadien , Bawlf, Four- mier, Scott; Shamrock, H.McNamara, Skinner, Brown.Arbitres: Vie.Russell et Lou Marsh.SOMMAIRE.Première période.1— Shamrock, Ronan.6.00 Deuxième période.2— Shamrock, Ronan.12 00 3— Canadien, Scott.2.00 4— Canadien, Scott.5.00 Trois'ème période.5— Shamrock, Ronan.5.00 AU CERCLE S.-PIERRE Dimanche après-midi aura lieu dans les salles du Cercle la distribution des prix pour les tournois qui viennent de se terminer.A cette occasion, il y aura une exhibition de billard donnée par MM.Marchessault et Ménard, deux des grands favoris des amateurs du billard à Montréal.Cette partie est une première d’une série de parties que ces joueurs joueront en vue du tournoi pour le championnat du Canada qui aura lieu à la fin du mois.LES STARS SONT CHAMPIONS DE LA LIGUE MONTREAL ILS ONT BATTU LES GARNETS HIER SOIR PAR LE SCORE DECISIF DE 8 A 1.— ILS RECEVRONT LA COUPE LIMBO U RG ET JOUERONT FOUR LA COUPE ART.ROSS.Les Stars ont remporté hier soir le championnat de la Ligue Montréal en battant les Carnets par le score décisif de 8 à 1 au Jubilée.Les vainqueurs se sont montrés fort supérieurs à leurs adversaires et méritent amp’ement le titre de champions qu’ils ont décroché.Les Stars recevront la coupe de Limbourg, offerte par le Dr de Limbourg, président du club de La Casquette.11 est certain que les Stars joueront pour la coupe Art.Ross.Les Stars qui étaient en grande forme hier soir et qui jouaient sur une Bupenbe couche de glace, enregistrèrent le premier point de la soirée, Harry Bell prenant Langevin en dé faut en 2 minutes.Les G;J nets égalèrent toutefois le score après 12 minutes de lutte ardente et rapide.Les Stars se mirent sérieusement à l’oeuvre dans la deuxième période et enregistrèrent cinq points consécutifs.Cette période se termina avec un score de 6 à 1.Les Stars ajouteront encore deux points à leur actif dans la période finale et la partie se termina avec un score de 8 à 1.Composition des équipes: STARS GARNETS Proudfoot Buts Langevin Lahue Points Norton Hughes Couverts Musgrove Sauvé Avants Eva Wall Avants O’Grady H.Bell Avants Liff.ton Arbitres: Riley Hern et Newsy La-londe.Substituts: Stars Roddick et Ryan.Garnets: Delaney et Foster.SOMMAIRE.Première période.1— Stars, H.Bell.2.10 2— Garnets, Liff iton.12 40 Deuxième période.B—Stars, H.Bell.0.40 4—Stars, Sauvé.3 65 6—Stars, WaT.9.30 6— Stars, H.Bell.1 35 7— Stars, Lahue.3.20 Troisième période.B—Stars, H.Bell.9.40 0—Stars, Sauvé.5.25 Punitions: Norton, Bell et Liffiton, B minutes.OTTAWA GAGNE DANS LA PERIODE SUPPLEMENTAIRE GRAHAM COMPTE LE POINT DECISIF APRES VINGT-CINQ SECONDES ADDITIONNELLES.— TOMMY SMITH A ETE L’ETOILE DE LA PARTIE.Ottawa, 4.— Pour la troisième fois cette saison les Sénateurs ont été for cés de jouer une période supplémentaire pour s’assurer la victoire.Hier soil-, les Ottawa triomphèrent du Québec par 4 à 3 mais non sans beaucoup de difficulté.Alors qu’il ne restait plus que quelques secondes à jouer Tommy Smith enregistra son troisième point en faveur des Québécois égalisant ainsi les chances.Les Sénateurs semblaient être rendus au bout de leur force et leurs partisans croyaient qu’ils allaient être vaincus mais à leur grande satisfaction les joueurs de la Capitale Fédérale remportaient les honneurs de la soirée après vingt-cinq secondes de jeu supplémentaire.Voici quel était l’alignement des clubs: OTTAWA QUEBEC Benedict Buts Moran Merrill Points Hall Ross Couverts Mummery Darragh Centres Smith Broadbent Ailes droites Marks Gerard Ailes gauches Crawford Substituts — Ottawa : Duford, Québec — Malone, Ritchie et McDonald.Arbitre: Dr Wood, Toronto; assistant, Ernie Butterworth.sommâTre.Première période.1— Ottawa, Broadbent.11.00 Deuxième période.2— Ottawa, Broadbent.14.00 Trois'ème période.3— Ottawa, Broadibent.10 00 4— Québec Smith.5 30 5— Québec, Smith.1.00 6— Québec, Smith.2.00 Temps supplémentaire.7— Ottawa, Graham.0.25 Punitions majeures — Marks 1 McDonald 1; Graham 1.Mineures — Mummery 2; Marks 2; Smith 1; Ross 1; Shore 1; Dar-ragh 1.LA CHANCE À ETE POUR LE WANDERER L’EQUIPE DE WESTMOUNT QUOIQUE VICTORIEUSE NE S’EST PAS MONTREE A LA HAUTEUR DE SA POSITION.—ODIE CLEG HORN A DONNE LA VICTOIRE A SON CLUB.— SPRAGUE A BRILLE SUR LE CLUB LOCAL.— RESULTAT: 5 à 4.ACCESSOIRES D’AUTOS Quelle que soit la marque de votre voiture, nous avons tout ce qui vous est nécessaire.Notre assortiment est complet, nos prix corrects.OUVERT TOUS LES SOIRS THE RENAUD MOTOR SUPPLY CO.326 Ste-Cathcrinc Est SAINTE-MARIE v* HAUTES-ETUDES Les Stc-Marie viennent de remporter un de leurs plus glorieux triomphes, en 'battant l’équipe des Hautes Etudes Commerciales.Pour triompher enfin des invincibles collégiens, le gérant Champoux s’était assuré les services de quel- Les Wanderers peuvent se compter heureux d’avoir gagné la partie d’hier soir car en vérité ils ne méritaient pas la victoire.La qualité du jeu des hommes de Sammy Lichtenhein a laissé beaucoup à désirer et nous devons attri buer au hasard leur victoire d’hier soir, sur le Toronto, par 5 à 4.A aucune phase de la joute les West-mountais, à l’exception toutefois des dernières minutes du jeu ne se sont montrés à la hauteur de leur position et «ans les accidents aux joueurs visiteurs.les locaux auraient sûrement été défaits.Harry Cameron et Jack Walker durent être reminisces par de:; substituts manquant d’exnérienee et cec' a beaucoup contribué à la défaite des Torontoniëns.Les visiteurs eurent l’atantage dans les deux premières périodes niais un réveil des Wanderers dans les dernières vingt minutes du jeu changea les choses de face.Avec un score de 4 à 3 en faveur des visiteurs les Wanderers se tancèrent résolument à l’attaque dans la dernière période.Ils prirent toutes les chances qui se présentèrent afin de vendre le score égal pour ensuite triompher si la chose était possible.Les Wanderers avaient l’avantage du poids con tre leurs adversaires d’hier soir et ils mirent ce handicap à profit.Les joueurs locaux se montrèrent rudes par intervalles et' quatre de leurs joueurs furent envoyés au repos tandis que Wilson et McGiffin allèrent eux aussi rendre visite aux pénitenciers.Odie Cleghorn déc’da du sort heu reux des( Red Bands en comptant le point décisif.Lowther brilla d’une façon toute spéciale pour le club de Marshall, tandis que Sprague Cleghorn fut comme dhabitude le grand travailleur des Wanderers.WANDERERS TORONTO McCarthy Bute Holmes S.Cleghorn Défenses Carpenter Proidigers Défenses Okes Hyland Centres Foyston Roberts Ailes gauches Lowther O Cleghorn Ailes droites Wilson Arbitres: J.Brennan et Reg.Per-cival.Juges des buts: J.O’Loghl n et Ch'3.Hoerner.Chronométreur: W.Morrisson.Compteur: E.W.Ferguson.Pénitencier: Gordon Miller.SOMMAIRE.Première période.1— Toronto, Wilson.2— Wanderers, Roberts.Deuxième période.3— Toronto, Wilson.4— Wanderers, O.Cle^liorn.5— Toronto, Foyston.6— Toronto.Wilson.Troisième période.7— Wanderers, Baker.8— Wanderers, S.Cleghorn.9— Wanderers, O.Cleghorn .0 * *********************** fX7zazx3Jaoaa^77777^ ****** ARETTES NAVY CUT 3 S % 5 N® J52 Iron Duke Veu&Seôo» ôjniraJ de fcv /lotte ôkncflôjse.—-—-ra zaczzzoaacaoaocDaoaaDaaauzxziouzsxœazzxzænaznzzzz^^ ques joueurs de la Ligue de la I^lé.Mais les Ste-Marie avaient justement à leur opposer relui qu’ils ont vite reconnu être leur maître, A.Laurendeau, qui s’est fait une réputation cet hiver comme premier compteur de la Ligue de la Cité.SOMMAIRE 1ère Période Hautes Etudes.Période .U.Courchesne .A.Laurendeau .A.Laurendeau Période .A.Laurendeau .Pontbriand .Panneton .Pontbriand Ste-Marie.Stc-Marie Ste-Marie 2èine 3ème Gaudel Hautes Etudes Ste-Marie .3.35 .2.25 .3.50 .5.00 .0.10 .3.35 12 40 .0.17 .4.34 Résultat : (i à 2 pour Arbitre: P.Côte.LA RENCONTRE DE CE SOIR EST IMPORTANTE LE NATIONAL COMPTE SUR LA VALEUR DES SHAMROCKS POUR VAINCRE.CE SOIR, KA M.A.A.A.— MATCH DE TROIS 20 MINUTES.Devons-nous nous attendre t\ la surprise de «a saison, ce .soir, alors que la M.A.A.A.et les Shamrock vont se rencontrer sur la glace artificielle de H’Arena?tC'esl-à-dire, devons-nosu espérer voir les Irlandais battre l’équipe de Wcstmount et améliorer les chances du National?Si nous prenions pour critérium l’opinion publique, ii nous faudrait t faire montre d’un optimisme excessif et ne pas craindre de répondre par l’affirmative.Car, les sportsmen sont, pour la très grande majorité.convaincus que les Shamrock peuvent battre, et battront, ce soir, leurs redoutables adversaires.Ils déduisent leurs pronostics sur' la forme sensationnede, affichée par les Tricots Verts à la fin de la saison ; régulière et la joute nulle qu'ils ont faile avec les WesUnountais, le 18 février par le score de 1 à 1.Coin-; me on le suit, il est des clubs, qui, sont lents à démarrer; mais quand • ils ont a gincü.ce soir, tiour venger le National de son éclioé de lundi, aux mains de la M A.A.A., qui eut recours à des artifices discutables e1 réprouvés des sportsmen pour vaincre son adversaire.C’est assez dire que la lutte entre ces deux clubs anglais sera vive et fort contestée.Le résultat est des 1 plus incertains et la bataille promet d’être acharnée.Les partisans du National se rendront en foule, ce soir, au match annoncé entre ies clubs Shamrock et M.A.A.A.C’est un devoir pour eux d’aller faciliter la tâche du triomphe aux Tricots Verts afin d’assurer une joute de détail pour le National, lundi soir prochain, avec la M.A.A.A.Disons encore une fois, que le match de ce soir sera disnute comme les derniers, c’est-à-dire, il se composera de trois périodes _de 20 minutes et commencera à 8.15 n.m.Parions que ce soir, la M.A.A.A.connaîtra la défaite.ATHLETIQUE A TRIOMPHE , DU WINDSOR Voici les résultats des parties jouées hier soir dans les séries de la Ligue de Trois-R’vières: Eleetra.Boulianne .211 215 178—604 Meunier .185 160 164—509 Labelle .206 214 172—592 Wallace .203 156 1 89—548 Totaux.514 .485 531 1530 Athlétique.! Bolduc .•.161 208 170—539 Charbonnier .215 209 186—610 R.Egan .163 216 192—571 POSITION DES?CLUBS.Totaux.539 633 548 1720 Athlétique gagne trois parties.Beimore.J.Nelson .148 147 168—463 Lebeau .166 185 183—534 Désautels , .166 167 158—491 Totaux.480 499 Canadien.509 1488 Plante .177 199 170—546 J.Pelletier .177 200 179—556 Lamoureux .177 202 158—637 Totaux.531 601 507 1639 Canadien gagne deux parties.G.P.Pc.Canadien .11 4 733 Eleetra 9 6 600 Belmore .7 8 466 Athlétique .6 9 400 Steele 6 9 400 Windsor .6 9 400 MOYENNE DES JOUEURS.P.Pts.May.Lamoureux .12 2397 199.7 Plante .15 2941 196 E.Pelletier.9 1714 190.4 Labelle 15 2827 188.4 Sparey 6 1122 187 Kaufman .12 2181 181.9 Désautels .15 2716 181 Harreorn .12 2158 179.10 Charbonnier .15 2688 179.2 Cattarinich .3 538 179,1 (Sirilc à la leme page) Totaux.Keating .Brown .Bryson .602 589 514 1701 Steele.143 157 179—479 .140 176 169—485 .186 165 204—555 Totaux.469 498 551 15191 Eleetra gagne deux parties.Windsor.Churest .166 161 157—484 Fielding ., .145 168 185—498 POSITION DES CLUBS « ?G.fP.Pour C’tre A j’er.WANDERER 14 6 127 82 0 OTTAWA , 14 6 74 65 0 QUEBEC - 11 9 86 82 0 TORONTO 8 12 66 84 0 SHAMROCK 7 13 76 96 H CANADIEN 6 14 66 82 0 / VOL.VI.— No 52 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 MARS 1915 COMMERCE ET FINANCE SPORT LA “C, GENERAL ELECTRIC Co.” LES BENEFICES DE CETTE ENTREPRISE INDUSTRIELLE ONT DECRU DE 1 MILLION $115,371, SOIT PRES DE 55 P.C.— RAPPORT FINANCIER TOUTEFOIS SATISFAISANT.(.Suite de lu sixième page) BOURSE DE , irnP nF pnni mcw vnoif L,GUE DE P00L NEW-YORK CANADIENNE LA SEANCE EST D’ABORD ANIMEE ET LES COURS EN AVANCE, A WALL STREET, MAIS CE MOL YEMENI RALENTIT PAR LA SUITE.— UNE CONSIGNATION D’OR EVEILLE L’ATTENTION.Le rapport financier de la ‘‘Cana-I dian General Electric”, (pour l’exercice 1914, doit être regardé comme satisfaisant, bien que constatant un.déclin marqué des bénéfices — soit 1 million $115,371, équivalant à 55 ! pour cent.En dépit des circonstances exceptionnellement défavorables, la j Compagnie a trouvé moyen de servir i les intérêts de ses obligations et des ' avances de la banque, et, par-l’ampu j tation du compte amortissement, de réaliser des bénéfices suffisants à la distribution des dividendes, tout en permettant un report à nouveau de $26,830.L’omission de l'attribution habi- ! tuelle à l’amortissement ne concorde pas avec la traditionnelle coutume de la Corporation, mais cette licence peut s’expliquer par le fait que, depuis déjà longtemps, chaque année, onj avait pourvu ce compte de généreu- ! ses dotations et qu’on s’était placé | dans la favorable situation de pou- ! voir, à l’heure actuelle offrir un excédent de 3 millions $640,762.Les ad- ' ministrateurs ont également remarqué qu’il existe une autre inactive provision de 1 million $517,068, qui porterait à plus de 5 millions le surplus total, par comparaison avec un capital social de 10 millions de piastres.En cours d’exercice expiré, la Compagnie s’est débarrassée de ses em (prunts à la banque, qui s’élevaient à 3 millions $542,200 en fin d’année 1913, et a également réduit de près d’un million son portefeuille déffets à payer’.En tout, la “General Electric” a soulagé de 4 millions $200.000 son passif exigible, durant l’exercice considéré par le rapport que nous avons sous les yeux.En 1914, les recettes de la Compagnie se sont établies à 36.17 pour cent du capital de priorité contre 66.8, en 1913; !e capital ordinaire a produit 7.29 pour cent contre 14.96 pour cent, l’année précédente.Le tableau suivant résume le compte excédent consolidé de la Compagnie, poqr les deux derniers exercises: Walt Street, 4.— La note saillante du début de la séance du matin au Stock Exchange, a été inhabituelle activité autour de l’U.S.Steel, provoquant une hausse de son cours de 1 point.Les autres tètes de ligne, notamment le Pacifique-Canadien, l’Union Pacific et le Pennsylvania ont manifesté quelque incertitude, mais ont bientôt emboîté le pas dans un mouvement général en avant.Les valeurs spécialisées ont également témoigné irhc-sîtation dans l'ascension.Le marché local a marqué de l’indénendan-ce à l’égard du marché lodonnien, oil toutes les valeurs internationales ont été lourdes, accusant un tassement accentué du Reading, de l’Erie et de l’Union Pacific, Toutefois, d’animation première s'est subitement ralentie après la poussée de l’ouverture et les cours ont rétrogradé.Quelques-unes des principales valeurs, comprenant le Pacifique-Caandien, le Reading et 1’Amalgamated Copper, ont décliné au-dessous du cours de la dernière fermeture.L’intérêt s’est renoué, sur une modeste échelle, en résultat de l’absence de développement de la situation internationale et des suggestions des milieux bancaires intérieurs.Le Southern Railway (priv.) qui récemment à dénoté une extrême faimesse a été de ceux à enregistrer un gain appréciable.Une autre consignation d'or, de provenance orientale, a éveillé l’attention des changeurs internationaux.Les obligations ont été irrégulières.-j-«-' NOS VOIES FERREES ELLES SIGNALENT UNE LEGERE AMELIORATION.Les parties d’hier soir:— LAVAL — Quevillon.100; Barré, 100; Latour, 100.CANADIEN — St-Jean, 70; Grand-court, 81; Girard, 73.Lavai gagne trois parties.IDEAL — Letourneau, 76; Mayer, 100; Lepage, 42.ATLAS — Toraro, 100; Gagnon, 69; Larue, 100.Atlas gagne deux parties.DEMOCRATIC — Marier, 84; Lau-zon, 99; Gingras, 35.ELECTRA — Ouimet, 100; Quinn, 100; Gliddom, 100.' Eleetra gagne trois parties.LA CASQUETTE — Dssee.les, 100; Duplessis, 100; Duchesnil, 66.ACADEMIE — Desforges, 69; Deliè-re, 63; Provost, 100.La Casquette gagne deux parties.1914 1913 Kevenu net.$ 914 527 $2,020 898 Amortissement 470,934 Balance .$914,527 $1.558.964 Intérêts 190 953 222,655 Bénéîîees .$723,571 $1 336,309 Dividendes .696,741 776;634 Report à nouv.$26,830 $559,675 Eep.antérieur.913 932 682,390 Force motrice.$940 762 $913,932 Provision .2,700,000 2,700,000 , Excédent .$3,640.762 $3,613.932 NOTREPRODUCTION MINIERE Le chiffre global de ia valeur 'es produits de l’industrie minérale de la Province de Québec, en 1914, est de $11,325.428, offrant une diminution de $1,794,393 par rapport à Tannée précédente, soit 13.7 pour cent.En vue des conditions adverses industrielles qui régnent dans le monde en tier depuis plus de six mois, il y a tout lieu de nous féliciter que notre industrie minérale n’ait pas plus souffert.De fait, notre chiffre de production pourv 1914 dépasse celui de l’année 1912, Le Bureau des Mines a enregistré 133 accidents durant l’année 1914 dont 9 ont résulté en mort d'homme.Comme il y eut 6 756 ouvriers em-| ployés, ce chiffre représente une proportion de 1.33 par 1 000 ouvriers, alors qu'en 1913 a proportion avait été de 1.86.Les recettes brutes du Pacifique-Canadien, pour la dernière semaine de février, se présentent à 1 million $815,000 contre 2 millions $84,000 du rant la période correspondante il y a un an, en diminution de $269,000, soit 12.9 pour cent.Le résultat de la semaine écoulée est supérieur à celui des huita’nes précédentes d’environ $180,000 et le total du mois, conformément aux données hebdomadaires, se chiffre par 6 millions $503,000, pour le brut.La déperdition de février s'établit à $862,000, soit 11.7 pour cent, la moindre depuis décembre.On pourra comparer dans le tableau ci-après les revenus de février des deux derniers exercices: Sem.1915 1914 Perte 1ère.,$1 440,000 $1,752,000 $312,000 2e.1,634,000 1 733,000 99,000 3e.1 614,000 1,796,000 182.000 4e.1 815,000 2,084,000 269,000 $6,503.000 $7 365,000 $862,000 Les revenus bruts du Gran.d-Tronc, pour les quatre semaines de février, se totalisent à $898 187, en dépression de $50,477, soit 5.3 pour cent; tandis que le Nord-Canadien rapporte à $321,900 ses recettes brutes, en recul de $50,300, équivalant à 13.5 pour cent.VIANDE SUR PIED A CHICAGO LA BANQUE D’ANGLETERRE ELLE INDIQUE UNE REDUCTION DE SA RESERVE.Londres, 4.— L'état comparatif hebdomadaire de la Banque d’Angleterre fait ressortir les modifications suivantes : Réserve totale, dim.Circulation, aug.Encaisse nié(aTique, Autres valeurs, aug.Dépôts divers, dim.Dépôts du public, aug.Réserve en billets, dim.Compte courant du Trésor, dim.7,000 Eu proportion de la réserve de la Banque par rapport à son passif] s'établit a 25.71 contre 30.10, la niaine dernière.Le taux de l’escompte est de 5’ Chicago, 4.— Gros bétail: arrivages, 5,000 tètes; marché ferme; bouvillons indigènes ; bouvillons de l’Ouest, $5.10 à $7.50; vaches et génisses, $3.50 à $7.70; veaux, $6.50 à $10.00.— Menu bétail — Porcs: arrivages, 28,000 têtes; marché faible; légers, $6,40 à $6 60 ; mêlés, $6,40 à $6.65; lourds.$6.15 à $6.60; très gras, $6.15 à $6.25; cochons, $5.50 à $6.70; moyenne des ventes, 6.50 à $6.60.— Moutons: arrivages, 11.000 têtes; moutons, $7.00 à $7.80; d’un an, $6.70 à $8.60; agneaux indigènes, $7.65 à 89,75.-«-s— BOURSE DE MONTREAL La matinée a été on ne peut plus calme à la Bourse de Montréal.Les ordres de ventes continuent de dé-jpaisdr démosuréinqnt jk-s ordres d'achats ; ces derniers ont été, ce matin, particulièrement rares.Les valeurs mobilières négociées avant midi ont été : , , un 1 500 Crown Reserve.90 ' moooi •-> Montreal Cotton.”1 dim.3,879,453 * • • ftgjff» BOURSE DE NEW-VORK "l'rtinnir Cours fournis par MM.Bruneau & ’ Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital.4, Montréal.POSITION DES CLUBS.Electra .G.31 Laval 30 Canadien .23 Atlas .23 Démocratie.U) Académie .15 La Casquette .10 Idéal 8 —a UNE REUNION DEJA N.H.A.La question de savoir si le Wanderer devra reprendre sa partie avec le Shamrock sera décidée à une réunion de la N.H.A.qui aura lieu en cette ville cet après-midi.Si cette joute n’est pas reprise on décidera des dates des joutes de retour entre Ottawa et Wanderer qui sont actuei-lement sur un pied d’égalité pour la première position de la N.H.A.PIERRARD À*TENU DEVANT JIM ESS0N Jim Essen, le lutteur poids lourd écossais; a échoué à la tâche qu’il s’était ,'mposé hier soir de tomber deux lutteurs en vingt minutes.Il réussit à coller les épaules de ITtalien Gar-dini en 9 minutes mais ne réussit pas à tomber le colosse Belge Pierrard et ce dernier encaissa les $100 promis.Ce soir, notre policier athlète Si mari sera l’adversaire de Jim Es s on.A MAISONNEUVE L’OUVERTURE DES RUES LE CONSEIL DE MAISONNEUVE ECRIT AU BUREAU DES COM MISSAIRES LUI DEMANDANT D’OUVRIR LES RUES BOYCE ET ONTARIO.Les séances du nouveau conseil municipal de Maisonneuve soul régulièrement suivies par une foule énorme.Quelques-uns attribuent ce fait ad grand nombre de sans-travail.d’autres à l’intérêt que portent les contribuables au nouveau conseil.A la séance d’hier, lecture a été donnée d’une lettre des chefs ouvriers ‘de Maisonneuve, demandant que T,:ehevin .1.L.Yigeant soit nommé président du departement de la voirie, en remplacement de l’échevin H.A.Morin.La lettre a été référée à un comité d’étude.L’échevin Pichet a demandé hier à l'avocat de la ville s'il avait initiale les titres des lots vendus par i ia vil e à M.Mendoza Langlois, pour i la .somme de $84,987.Et Me J.A.; Morin de répondre non.Entraîné i sur la voie des déclarations, l’échevin Pichet ajouté qu’à une assemblée du conseil, tenue le 11 décembre 1914, on adopta une résolution prolongeant de dix ans l’exemption de taxes accordée à ia maison Watson Foster.L’écdievin Pichet demande ensuite s’il est vrai que cette compagnie n’est portée sur le rôle de l’évaluation que pour ia somme de $193,500.‘Je propose, continue-t-il, que cette résolution soit rescindée.” Ordre a été donné au greffier Ecrément décrire au bureau des commissaires de Montréal leur demandant l’ouverture de la rue Boyce, des limites de Maisonneuve jusqu’à Notre-Dame des Victoires.L’échevin Tardif demande à son tour d’ajouter dans la même requête l’ouverture de la rue Ontario.La compagnie Slater a écrit au conseil demandant une réduction d’évaluation.Le conseil antérieur lui avait déjà refusé une telle demande.De sorte que le nouveau conseil ne jugea pas à propos de revenir sur cette décision.Plusieurs autres affaires de routine furent également traitées.A OUTREMONT UN TRIBUNAL MUNICIPAL LE CONSEIL ADOPTE, HIER.EN, TROISIEME LECTURE, LE RE CLEMENT INSTITUANT UNE COUR DU RECORDER.Assemblée intéressante à Outre-mont, hier soir.Etaient présents ; M.le maire Beaubien et les conseillers, MM.Bessette, le docteur Marso .ais, Gauthier roe et Robinson.l'UOVIM.l: PH qi i:Tjl;( .ilidrict de Montréal, Cour du Hccol.ler de Maisonneuve, No 1688.Lu Cité de Mainonncuve, dcman-d» ressie, vm Nq|>oi)4oii Kulkun, défendeur.Ce j.lème jour de murs tfllT», h dix heures de ï’iHi.nt.mijii .fr la.iriillllh‘Ps (ill dît défendeur, rue Nolfe-Dtilw.en la cité de Maisonneuve, seront Vendus pur autorité de justice Ilk IneuH et effet)* du dit défendeur saisis eu cette cause, consistant en un piano, sièges, portières, etc.Conditions : argent comptant.A.Hisiionnettc, II.C.N.Montréal, I mars ittlf».PHOVlNGj; DK OIT.BEC, district de Mont-réul.Coué Supiérirtife, No 6218.O.Desserres.demandeur, vs D.Tsepuras, défendeur.Le llièiue jour de mars 1915, à midi, à la place d'affaires du dit défendeur, nu No H)0 rue• SainC.Iacques, en la cité de Moi^réaP*' '.«Ctuut vendus pfir autorité de justice les'biens et effets du dit défendeur saisis en cette musc, consistant en fixtures, cash register, vitrines, etc.Conditions : argent comptant.J.A.Hissonnette, H.C.S.Montréal, I mars 1915.GRAND TRUNK systwemv EXPOSITION PANAMA-PACIFIQUE TAUX REDUITS POUR San Francisco, Los Angeles et San Diego, via toutes les routes, du 1er mars au 30 novembre 122, rue St-Jacques.eagle fet-Freo çois-Xavier—Tél.Mein MOI Hotel Windsor “ Uptown HW Gare Bonaventur» ** Hein 1221 PKOMNCK DK QUKHKC.district de Montréal* Cour de Circuit, No 7404.— .T.1.Koss, dejnandèur, vs J.Tl.Geary, riefen-Corbin Cook.Mull- ! d( ur.be lOème ,ii»uc de mars 1915, h une ' heure de l’après-midi, à ia place d’affaires du dit défendeur, au No 192 rue (’entre, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saJsis en cette cause, consistant en effets d'épicerie, etc.Conditions : argent .i comptant.«T.B Trudeau, 11.C.S.J Montréal, 4 mars 1915.se- STOCKS jPem.jOfTrc.STOCKS Dem.Offre.LES TAUX DU FRET Washington, 4.— Les avocats d« 41 compagnies de chemins de fer, oui demandent un accroisseiftent des taux de Iransport, vont défendre leur cause «iiinnrH’lnii rWn.ii F’.Daniels, de par année.Pari de cette mesure, can National Livi “National Broom Association” la ' Packers Associatu autres firmes.Am al.Copj Am.He.Stig Amer.Can A m.Cr.& F ' Amer.Icc.Amer.boco Am.Sm.A R A tner.Suga A tint o.Mg .At.T.& S.Fi Beît.St Ohi Bath.Steel flro.Ra.T.Cnn.Pacifi.Cen.Leath.j Chett .v Ohi \va ; Connni ssion du Ch.M.ft S P *Vl4; 86 V1 fiats.L’augmen- C.,F.8t I Cou.C»a« .|1 n lierait aux vbies Del.8c Hudi.Jl 9,000,000 de nius Den.A R.G.| i les a dversaires “ & R .G.pr, Del.Un.Ry craieni r“Anieri- Erie.Com.ùik Stock Assoeia- Gr.N pr.115V lÏ5$f Fou ne iJ of Far- Tllin.ornlr InterCeetr.1 Associa it ion", la “ -Mur Manufariurer.s’ Leh.Valley uikj 1»» ‘Corn Bell Meat l.ou.* Na* Mi.s-P.ft si 1 vï .H2 ; n” el plusieurs i M.K » Tl .j 10% i 10J* M.* Pacififc m.Mex.Pctro N.-Yor.Cetv IN.Y.O.a W N orf.8: We Nort.Pacifi •W New Have.; i Peu o sylva.' .People.Gas; -• Heading.Rock.! lan! Ç’%! “ Pr.l.54H South.Pac.I 87% South .Rail 46*3 , “ Pr.! 341h Third Ave., Twin City.! Uni o.Pac.U.S.St.Cor i “ Pr.83 144ty 144 «4 83l-4 83U! f'a Mk! une 43% 105 W’t.Union W’t’h.Rlec woolworth “ Pr.1 AU SENAT Le sénateur • Frost a suggéré aujourd’hui que le gouvernement prît de l’avance dans les lois intéressant l’industrie.Il a attiré l’attention du Sénat et du gouvernement sur la Commission Fédérale des Métiers créée par le Congrès américain en septembre dernier.II croit que le Canada ferait bien de suivre l’exemple des Etats-Unis.Au Canada, les affaires sont devenues plus compliquées et plus étendues en même temps que le pays a grandi, et il croit qu’il serait important de créer une commission permanente qui s’occuperait des questions industrielles comme la Commission des Chemins de Fer s’occupe des questions inté- ssant les compagnies de chemins de fer.Le recensement de 1911 fait voir que, durant cette année, la somme de $1,247,583,000 a été placée dans dés entreprises industrielles; la production annuelle a atteint le, chiffre de $1,165,975,635 et le montant des salaires payés a été de $241,008,416.‘‘C’est là.dil le sénateur Frost, une responsabilité immense qui repose sur une demi-douzaine de ministres •et il est possible qu’avec des intérêts aussi vastes et un actif aussi important pour tout le Dominion, nous devrions avoir une Commission formée des hommes les mieux renseignés et qui s’occuperaient à ce qu’aucune injustice ne soit faite entre l’acheteur et le vendeur comme entre le capital et le travail.Une telle commission s’occuperait des affaires actuellement existantes pour le bien du Canada tout entier.” Le sénateur Frost donne ensuite des explications sur le fonctionnement du système américain.La Commission des Etats-Unis a des pouvoirs qui équivalent à un contrôle complet de toutes les corporations et industries importantes.La Commission doit recevoir des rapports qui lui permettent de surveiller les affaires et de préparer des lois pour remédier aux défauts possibles.Les pouvoirs de cette Commission sont très étendus et le sénateur croit (pie.au Canada, on devrait avoir un coips du même genre, permanent, et possédant l’autorité voulue pour régler 1rs différends industriels, terminer les grèves et les lockouts.Personne ne peut nier que, aujourd’hui, la concurrence excessive existe au Canada; il y a des contrats de favoritisme, des listes noires et des listes blanches, des boycotts, de l’espionnage et de la coercion.Il demande donc au gouvernement s’il a l’intention de présenter un projet de loi dans ce sens.L’honorable sénateur Lougheed remercie le sénateur Frost de ses renseignements intéressants.La Commission américaine dont il a parlé est nouvelle et le système est pour ainsi dire dans une voie d’essai.Le gouvernement canadien a l’intention de surveiller de près cette expérience.A l’heure actuelle, beaucoup du travail qui incombe à cette nouvelle commission américaine est fait au Canada par le.ministère du Commerce.La session actuelle est presque entièrement consacrée à la guerre et les projets de loi du gouvernement se limiteront à des mesures intéressant les finances cl la guerre.Pour le moment, donc, le gouvernement n’a pas l’intention de présenter de loi dans ce sens.Le sénat s’est ensuite ajourné à demain, jeudi.ÇKOMM.i: IM.Ul iau-.C, district de Mont-mil.Cour tie Circuit, No 431.\V.,T.Farr, tlciiuiiidcur, vs les héritiers de feu NV.Ernest, défendeurs.Le lUème jour de mars 1915, à (Un heures de l’avant-midi, au No î 2452 rue Esplanade, en lu cité de Montréal A l’ouverture de la séance, le conseil adopte en troisième lecture un nouveau règlement instituant une cour de recorder dans la municipa lité.Le titulaire sera nommé par le ’ieutenant-gouverneur en conseil sur recommandation des conseillers.Une lettre de M.Edouard Monpe-tit, secrétaire du comité France-j Amérique, soulève un assez vif d“-! seront vendus par autorité de justice tes bat.MM.les conseillers Munroe
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