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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 16 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-03-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 62 MONTREAL, MARDI 16 MARS, 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS ; Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR Rédadion et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! AU BOUT DE DIX MILLIONS CHRONIQUE Revenons au coût de l'amélioration de la voirie.La question en vaut la peine, car tout le monde paye pour ces travaux: les municipalités qui en bénéficient le plus directement, mais la masse des contribuables aussi.ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE.N’oublions pas, en effet, que si la moitié de l’intérêt du capital est fournie par les municipalités, l’autre moitié et le fonds d’amortissement viennent du revenu ordinaire, c’est-à-dirc du gousset de tous les citoyens de la province.Que si l’on s’étonne de l’importance que nous attachons à ce point, voici notre réponse.Il y a intérêt pour tous à se rendre parfaitement compte du coût de cette entreprise, (vest un peu notre défaut de croire que ce qui ne coûte pas cher ne vaut guère la peine d’être surveillé et bien fait.Ensuite, nous voulons démontrer à nos lecteurs que nous avions raison de différer d’opinion avec le gouvernement provincial à ce sujet.L’on éprouve tant de plaisir un peu partout à nous qualifier d’exagérés et de critiqueurs sans raison, que l’on nous passera la satisfaction de nous justifier de temps à autre.* * ¥ Dans un bulletin officiel, l’Amirauté britannique annonce la destruction du croiseur allemand Dresden.Les communiqués français relatent une série de succès locaux en Belgique et sur divers autres points des lignes alliées.Néanmoins, ils admettent que les Allemands ont fait sauter quatre tranchées françaises près de Pont-a-Mousson.Les positions momentanément perdues ont été en grande partie reprises.Su.le théâtre oriental de la guerre, Russes et Allemands se préparent à une grande bataille en Pologne.Le jour même où l’on demandait dix millions pour l’amélioration (les chemins, — le à mars 1912, — il y a trois ans de cela, le ministre s’occupait longuement de nous.Il nous accusait de lui en vouloir et de faire souffrir la cause des bons chemins de notre antipathie à son endroit.Puis il citait chiffres et chiffres et il argumentait copieusement pour démontrer que nous exagérions beaucoup lorsque nous disions oue le macadam, l’empierrement ou le gravelage des> chemins, en un mot l’amélioration des routes coûterait beaucoup plus cher que le gouvernement le prévoyait.Et sa démonstration faite à la satisfaction de scs amis, du reste faciles à convaincre comme le sont tous les partisans, en Chambre ou devant le public, quitte à dire le contraire privément, M.Caron, qui dirigeait alors le service de la voirie, ajoutait: “Avec la somme de dix millions de piastres qui va être dépensée “pour les bons chemins, on va pouvoir faire 1,650 milles de macadam “qui coûteront cinq millions et 16,000 milles de gravelage qui coûteront “cinq autres millions.Cela fera donc’près de 18,000 milles de chemins “qui seront améliorés avec la présente loi, sur les 45,000 milles de che-“mins dans la province de Québec.“Avec ces dix millions on pourra faire les routes nationales sui-“vantes: “Deux routes de Montréal à Québec, l’une via Laprairie, l’autre viâ “Chambly et Saint-Jean.“Deux routes de Montréal à Québec, l’une sur la rive droite et “l’autre sur la rive gauche.“Une route de Québec à Rimôuski.“Une route de Montréal à la frontière de la province d'Ontario.“Une route de Québec à Sherbrooke.“Line route de Québec à Richmond.“Une route des Trois-Rivières à Grandes Piles, en passant par Sha-“winigan et Grand’Mère.“Une route de Montréal à Sherbrooke.“Une route de Sherbrooke à la frontière américaine.” (Compte rendu de la Patrie, 6 mars 1912, page 7, colonne 2).Donc, d’après celui-ci, dix millions de piastres suffiraient pour refaire près de la moitié de la voirie de la province de Québec.Avec ces dix millions, l’on ferait 1,600 milles de gravelage, des routes ci et là, de chaque côté du fleuve, vers le nord, vers le sud, à l’est, à l’ouest, etc.Or, où en sommes-nous quant à la dépense des dix millions et quant aux chemins refaits avec ceux-ci?Les dix millions sont à peu près dépensés, puisqu’on a demandé cinq autres millions à la dernière session.Et combien a-t-on refait de milles de voirie?D’après le rapport du ministre de la voirie, pour 1914, page 99, le 1er décembre 1914, l’on avait payé, à même les dix millions, 85,814.420 aux municipalités qui pour cette somme avaient fait 759 milles de voirie de toute sorte, macadam, gravelage, etc.Une réponse à une interpellation de M.Cousineau, publiée à la page 305 des Procès Verbaux de la dernière session, déclare que la route Montréal-Québec coûtait, le 17 février dernier, $1,321,636.Nous pourrions et nous devrons ajouter le coût de la route Edouard VU, de la route Lévis-Jaackman, etc.Mais tenons-nous-en à ces deux chiffres pour aujourd’hui; et récapitulons: 140 milles (Montréal-Québec) 1,321,636 759 “ (Municipalités) $5,814,420 Total: 899 Total: $7,136,056 L’on voit tout de suile combien le ministre était dans l’erreur.Mesures de représailles Le gouvernement britannique vient d’informer l’ambassadeur américain à Londres qu’il lui est impossible d’accéder aux propositio: ^ da gouvernement de Washington qui avaient pour objet le ravitaillement de la population civile de l’Allemagne en retour de l’abandon de la guerre sous-marine par les Allemands.En même temps, le cabinet de Londres promulgue un décret royal basé sur un arrêté ministé-riol définissant les mesures de représailles qui seront prises, de concert avec les puissances alliées de l’Angleterre, pour fermer à l’Allemagne toutes les avenues du commerce maritime.On trouvera dans les dépêches le détail de ces mesures, dont l’application rigoureuse sera cependant pratiquée conformément aux regies les plus strictes du droit international.C’est le blocus de fait, le blocus effectif, mitigé à l’égard des neutres par des dispositions permettant de substituer, à la confiscation pure et simple de leurs propriétés, la vente de ces propriétés au bénéfice des propriétaires.Il est certain que l’Allemagn' va crier de nouveau à la violation des lois de la guerre, elle qui les a toutes violées, systématiquement, volontairement, non pas tant dans l’ivresse furieuse des batailles que par les froids calculs de ses états-majors.Mais ceil a ne l’a pas empêchée d’émettre déjà cette singulière prétention: “L’Angleterre, en affamant par le blocus les populations allemandes, agit contre le droit des gens et viole les lois de la guerre.” Pratique constante “Quoi! répond dans le ‘‘Petit Journal” le professeur Charles Richet, de l’Institut; quoi! nous pourrions couper les vivres à l’Allemagne, cette immense forteresse assiégée, et nous laisserions librement les vivres entrer dans cette place forte austro-allemande qui contient 120 millions d’habitants! Que signifierait cette sotte générosité, inconnue jusqu’à présent dans les anales de toutes les guerres! Nous serions assez bêtes pour ne pas profiter de la puissante supériorité que nous donne la maîtrise des mers! “Certes, Bismarck et de Moltke auraient colossalement ri, si, ,en 1870-1871, on avait voulu leur persuader qu’ils étaient des criminels pour ne pas laisser entrer des convois de vivres et de munitions dans Etait-il de bonne foi?Voulait-il dorer la pilule?Ou parlait-il, comme ou dit, à tâtons?Quoi qu’il en soit, les faits le démentent ert avec une telle brutalité qu’il serait cruel d’insister.La province est à peu près rendue au bout de ses dix millions, et les trois-quarts des merveilles qu’en attendait le gouvernement sont encore à faire.* * * Est-ce à dire que nous devions reculer devant l’effort?Non.L’amélioration de la voirie s’impose.Mais le prix qu’elle va coûter et les obligations qu'elle va entraîner pour tous font à chacun le devoir de surveiller les travaux et de faire en sorte que l’entreprise ne soit pas à reprendre dans cinq à dix ans.Jean DUMONT.LA SAINT-VIN- CENT DE PAUL QUELQUES CHIFFRES L'encombrement des matières nous contraint d’ajourner la publication du très intéressant rapport qu’a bien voulu nous communiquer M.l'abbé J.-O.Maurice, le dévoué aumônier du conseil central de la Saint-Vincent-de-Paul.Mais nous tenons à en souligner tout de suite quelques détails.Ce rapport couvre une période de près de trois mois, du 1er décembre 1914 au 21 février 1915.C'est la période au cours de laquelle la Saint-Vincenl-de-Paul a touché les premiers $18,900.00 que la ville l’avait chargée de distribuer.Bon nombre de gens seront probablement surpris d’apprendre que l'allocation municipale ne représente qu’un peu plus du tiers des recettes dont la société disposait pendant cette période et qu’elle a presque totalement em-ployées: exactement $18,900 sur un total de $54,686.61.Les $35,786.61 supplémentaires se décomposent ainsi : $2,000 fournies par l’archevêché et $33.786.61 provenant des contributions des membres, des oeuvres paroissiales, des quêtes, etc.Et cela est déjà un intéressant témoignage sur la générosité des citoyens.)» Pendant cette même période, les ' conférences canadiennes-françaises ont distribué $43,106.05, les conférences de langue anglaise ont reçu pour leur part $2,100 et Ton a partagé $2,700 en deux allocations distinctes: $2,400 aux soupes gratuites, $300 à l’Assistance maternelle.Nul argent n’aura été mieux employé.Autre détail, qui complète les chiffres que nous donnions vendredi.La moyenne ordinaire des clients des soupes gratuites dirigées par les institutions catholiques est de 2,801, sur lesquels on compte 707 Canadiens-français, 330 An-lais, Irlandais et Ecossais et 1,-64 personnes d’autres nationalités.Nous aurons l’occasion de revenir sur l’intéressant travail de M.l’abbé Maurice.g.h.LA LANGUEFRAN-ÇAISE AU CANADA CONFERENCE DE M.BOURASSA AU MILE-END La langue française au Canada, sa nécessite, ses avantages: tel est le titre de la conférence que M.Bourassa fera vendredi soir au Cercle Paroissial de Saint-Enfant Jésus du Mile-End, 62, Boulevard Saint-Joseph-ouest, au bénéfice des Franco-Ontariens.Billets en vente au Cercle Paroissial et nu presbytère de la paroisse du Saint-Enfant Jésus.Prix: 25 et 50 sous.La conférence sera donnée sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste, section La Haye.Metz ou dans Paris que leurs troupes encerclaient.“Supposons que les Allemands aient pu, en août 1914, comme ils l’ont un moment espéré, faire l’investissement de Paris.Auraient-ils autorisé les Américains et les Hollandais à nous envoyer d’abondantes victuailles?Est-ce vraisemblable?Vraiment nous n’en sommes pas arrivés encore à ce degré de ridicule crédulité.“En Europe, en Asie, en Amérique, dans toutes les guerres, sans exception, le blocus qui affame fut un (les éléments essentiels de l’action militaire.Et aujourd’hui, dans ce grandiose conflit, malgré les ravitaillements hypecrites et sournois qui se font à travers les frontières neutres, voici que le froment, le seigne, l’orge, l’avoine, les pommes de terre commencent à faire défaut à nos ennemis.Us nous disent naïvement que nous n’avons pas le droit de profiter de cet avantage.Et cette affirmation est—nous le répétons—prodigieusement comique.” Le professeur Richet ajoute que l'Allemagne ne peut se nourrir — et bien maigrement — que jusqu’au 1er juin.Et du 1er juin au 1er août, deux mois, deux longs mois, jusqu’à la récolte de linô, il lui sera impossible de s’alimenter.Les grands chefs le savent parfaitement : il leur faut un million de tonnes de blé.La chute de l’Allemagne est écrite dans les livres du destin, conclut M.Richet.Moins par les changeants hasards des batailles (incertaines toujours), que par la famille inexoraole, qui marche lentement, b un pas sûr, et dont ils voient déjà le spectre sinistre étendre ses ailes noires sur leurs innombrables peu pics.” Questions épineuses La question des détroits, comme chacun le prévoit, sera certainement l’une des plus difficiles à régler à la Un de la guerre.Les intérêts qui s'agitent autour de la capitale de l’einpire ottoman font suggérer toutes sortes de solutions plus ou moins empiriques.Mais l’ours russe ne parait pas disposé à laisser la proie LE CANADA PENDANT LA GUERRE L’événement de la journée politique canadienne, hier, c’est le discours de M.Foster, ministre du Commerce à Ottawa.Hors cela, signalons la continuation de l’enquête sur les bottes militaires.Ce matin, la presse publie une nouvelle liste de soldats canadiens mis hors de combat au front.M.Foster -I IIM—I I IUT M.White dit: “Nous devons cesser d’envoyer des soldats outre-mer ou nous devons imposer des nouvelles taxes.” M.Foster, lui, dit : “Les libéraux s’imaginent que nous pouvons aider l’Empire sans qu’il nous en coûte un sou.” Et il nous encourage à payer davantage, de toutes manières.Le point saillant de son discours est celui où il indique que le parti conservateur considère la trêve définitivement finie et où i reproche à la gauche de n’avoir pas suivie l’exemple de l’opposition en Grande-Bretagne.Tout ceci sent les élections prochaines et révèle les préparatifs consèrvaleurs; les chefs ministériels s’empressent de mettre une partie des responsabilités de la crise économique actuelle au compte des libéraux.M.Foster l’a fait, hier.Le débat sur le discours du budget doit se clore la nuit prochaine.Les bottes L’enquête parlementaire sur les chaussures militaires avance lentement.Des inspecteurs ont déclaré hier que la chaussure anglaise eù' été trop lourde pour nos soldats, aux premiers temps de leur entraînement.L’un d’eux, de longue expérience, dit que les souliers fournis à nos troupiers, à Val-Cartier, étaient trop neuves et auraient dû sécher pendant un mois avant la distribution aux hommes.Jusqu’ici, une bonne partie des dépositions sont assez favorables aux fabricants, au détriment'du ministère de ia Milice.Nos soldats Ottawa publie utie liste de K hommes mis hors de combat, parmi les troupes canadiennes, depuis quelques jours.De ces 16.blessés et tués, 13 sont Anglais ou Ecossais.11 n’y a que 3 Canadiens, dont un Canadien-français.Il ne se publie pas une liste des blessés et des morts qui ne démontre à l’évidence la très forte proportion de “British-born” enrégimentés dans notre premier corps expéditionnaire et le proportionnellement petit nombre de soldats anglo-canadiens qui y sont inscrits.Kitchener On commente beaucoup, dans certains cercles, la déclaration d( Lord Kitchener, faite hier à la Chambre des Lords, où il se dit inquiet de la quantité insuffisante de fournitures et de matériel militaires qu’il pourra obtenir, d’ici à un mois ou deux, et de l’embarras que ceci lui cause, quant à l’équipement des nouvelles armées anglaises.Détail à noter, la Patrie, d’hier, oui publie le reste de ce discours de Kitchener, omet ce passage, le plus important de tous.Craint-elle que cela ne nuise au recrutement canadien?Georges PELLETIER.LE BLASPHEME Le R.P.Joachim-Joseph, le missionnaire franciscain bien connu, vient de publier sous ce titre: La bêtise diabolique du blasphème, une brochurette de seize pages qui se vend 2 sous l’unité, 15 sous la douzaine, $1,00 le cent, $4.50 les cinq cents, $8.00 le mille, à la Compagnie Le Bien Public, 3, rue Hart, les Trois-Rivières.C’est un trait de propagande fort recommandé.LES ORIGINES DU CONFLIT Pour fixer les Anglo-Canadiens sur la véritable pensée de notre directeur, pour les renseigner sur son analyse du Livre blanc, on ne saurait mieux faire que de leur faire lire The Foreign Policy of Great Britain, qui contient la traduction anglaise de cette analyse, avec les articles de MM.Ewart et Brailsford et maintes autres pièces intéressantes.25 sous l’exemplaire, plus les frais de port, 3 sous, aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent.-ms > »- lui échapper.Dans le “ Russky Vie-domosti ”, 'c prince Eugène Tr Je ne le répète pas ici je ne veux rien dire pour vous insulter, irais lisez cet article, et vous verrez si vous y êtes bien arrangé, c’est vraiment pénible à lire, lisez cela pendant le Carême, pour votre édification, pour faire pénitence.” • On conçoit si la députation se tord et si le rire français éclate sous la voûte.M.Rainville reçoit en passant l’attention de l’orateur.La question des écoles du Man-loba ressuscite ensuite sous la parole abondante de M.Lafortune.—Qu’est-ce que vous avez fait de plus pour cette question, demande-t-il ?J’ai demandé à votre ministre, par question officielle à la Chambre qu’est-ce qu’il se proposait de faire à ce sujet Savez-vous quelle réponse j’ai obtenue : “ Stand ! ” Je Tai demandé une seconde fois : “ Stand ” encore ! Eh bien I la troisième fois, je Tai pris, avec son “ stand ”, et je lui ai dit que le peuple ne se contenterait pas d’un “ stand ” comme ça.Un peu plus tard, la question du Manitoba étant revenue sur ses lèvres, M.Descarries lui obierte que cette question a été mal réglée par le parti libéral.—Eh bien ! Si vous trouvez cela vous êtes plus difficile que le Sainl Père Léon XIII, qui nous a dit dans sa lettre : “ Enfants de mon Eglise, {Suite à la àçmc page), LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 16 MARS 1915 VOL.VL — No 62 Jp*##***** **************** **#************* ********** | $100,000 CTIOSKS MUNICIPALES DE DEBENTURES QUESTION DE LA BIBLIOTHEQUE EST AJOUBNEE DE 4b L’Imprimerie Populaire l_l MITEIE Éditeur des journaux LE DEVOIR — ET — ?“LE NATIONALISTE” CONSEIL D’ADMINISTRATION M.G.-IV.DUCHAKUK.Président M.JOSEPH VERSAILLES.V,ce PeésHent M.EDOUARD GOHIER.Administrateur M.EDMOND HURTUB/S'•.M.OSCAR DUFRESNE.M.L.-P.DESLONGCHAMPS.M.J.N.CHEVRIER.Gérant-Général M.HENRI BOURASSA, directeur du DEVOIR Ces debentures sont émises en trois séries: $100.00, $500.00 et $1,000.00 chacune.Elles portent la date du 1er novembre 1914 et sont payables le 1er novembre 1924, avec intérêt au taux de 7% par année, payable semi-annuellement, les 1er mai et novembre, à la Banque Provinciale du Canada à Montréal, où elles sont en dépôt.Elles font partie d’une première émission garantie par gage et par hypothèque sur tous les biens-meubles et immeubles de la Cie, tel qu’il appert à un certain acte de (idéi-commis (Trust deed) en faveur de la Fidelity Limited, passé devant le notaire Edouard Biron le 30 novembre 1914.Ces debentures seront vendues au pair, plus l’intérêt accru, par M.Ménard demande le “next meeting.” -sujet de la maison du “gouverneur” Hélène.— M.Ainey, champion des tionales.— Nouveau règlement.- Un débat au de file Sainte-unions interna- IfjSAILlïiVlItn,^ Boulais LIMITEE « FINANCIERS EDIFICE VERSAILLES MONTREAL AIDE AUX BLESSES D’ONTARIO AGITATION DE BON AL0I BELLE LA PERSEVERANCE DANS LA BONNE CAUSE PEUT ASSL HER T E SUCCES.EN FACE D’UN DROIT AUSSI EVIDENT QUE CELUI DES FRANCO-ONTARIENS, L’AGITATION CONSTANTE ET EFFICAC EST DES PLUS LEGITIMES.C est le grand patriote irlandais, Daniel O’Connell qui disait à scs vaillants compatriotes, luttant pour la liberté de l’Irlande : Faites le l'agitation, encore de l’agitation et toujours de.l’agitation.Et il avait raison, car les meilleu-l dienne-française.Et l'apport des munitions d’argent continue.11 faut néanmoins qu’il prenne plus d'ampleur ce beau geste qui a su embrasser les provinces de l’Ouest et les centres franco-américains.Il faut aussi qu'il persévère en durée pour que notre élément national tout entier sp convainque pleinement qu il s’agit plus ici que li’un engouement passager et de maigre importance.Non, comme on I'ji déjà dit, c’est l’épreuve du creuset, de la persécution sournoise, destructive que Fm veut .aire subir à toute la race canadienne-franease dans sa partie la plus faible peut-être et la plus exposée.Los lettres admirables contenmt des témoignages plus tangibles d adhésion que le simple verbiage ont été et sont encore reçues par le trésorier de TA.C.J.C.t Et i] devra en être ainsi pour plusieurs semaines à venir si l’on veut créer une impression durable de cohésion et de solidarité nationale les causes, au monde perdront tout i riiez nos adversaires ontariens, et le appui si l’on ne met constamment meilleur moyen de ce faire est de devant I intelligence des intéressés| réunir une somme imposante pour Jes principes en jeu.Il faut ci effet la revendication efficace des droits bien des coups de ranie pour faire remonter à la barque de la conviction l’impétueux torrent du laisser-aller qui suit machinalement la pente abrupte du moindre effort.Et la vigueur de l’agitation iloii «dre proportionnée à l'apathie de ceux-là justement qui devraient n profiler et aussi à la détermination des adversaires qui ne veulent pas ceder le terrain acquis ou enlevé.Il en est ainsi de la belle cause de nos frères ontariens qui ont à mener une lutte excessivement longue et ardue pour la pleine jouissance cie leurs droits à parler leur langue.Celle lùtte qui est de résistance active et de reconquête légale exige des secours llnanciers considérables qu’ils doivent en quelque sorte trouver au dehois puisque le gouvernement leur a coupé les vivres par le retrait des octrois scolaires et l'imposition de nouvelles obligations coûteuses.Mais la province-mère de Québec a su répondre généreusement et d’un élan admirable.Les souscriptions ont littéralement plu dans l’cs-rarcelle tendue par l’Association Catholique de la Jeunesse Cana- 1100 COMPTANT, IN8- -vc— LLRZ-VOIIB, ptiyri cnsultr 120 pnr moi» et In mnhnn r»t 11 voit».Malion on brique, 2% (‘tuile», six chambre», prè» de lu »lnlloii do Dixie, du l*c el dee Tramway».MARCIL TRUST Ile cimie.Actif 14,000,000.des Franco-Ontariens dans tous les domaines où l’énergie orangiste ou simplement malveillante les portera à la lutte d’ici l’obtention complète des^ justes réclamations des nôtres.C’est encore M.Emile Girard, trésorier-général de TA.C.J.C.qui reçoit les souscriptions en faveur des blessés d’Ontario, au No 160, rue Saint-Jacques, Montréal.Le COMITE.EUCHRE .C’est ce soir, à la salle Victoria, •1600, rue Sherbrooke ouest, Wçst-mount, qu’aura lieu le euchre au profit de l’admirable oeuvre de la Crèche de la Miséricorde.On peut encore se procurer des billets chez les Soeurs de la Miséricorde, No 470, rue Dorchester est.De jolis prix seront dislribués aux gagnants c4 un goûter sera servi gratuitement.# * UNIVERSITE LAVAL i Z1 8.30 h., dans la salle de ta bibliothèque, M.Edouard Montpe-uf continuera la série de ses cours sur la législation commerciale.fuite, M.Blumenthal s’est décidé à déposer, hier, devant le conseil, des affidavits contenant les accusations qu’il avait promis de porter contre la police.M.Houle lui ayant demandé s’il en prenait la responsabilité, l’échevin juif a répondu évasivement.Ainsi, c’est là le réquisitoire menaçant qu’il proposait de faire contre la police 1 M.l’échevin McDonald a demandé que l’on donnât lecture des accusations contenues en ces paperasses, M.le maire s’y est objecté, déclarant (pie la demande est parfaitement en règle, mais qu’il croyait préférable de lui en laisser la garde, jusqu’à ce qu’il les soumette au bureau des commis-aires, La séance du conseil municipal a donné lieu à d’intéressantes discussions sur les travaux en cours à Elle Sainte-Hélène et sur la question des unions ouvrières.Cependant le conseil s’est tenu coi sur deux questions assez importantes: l’histoire des fausses pesées à la Longue Pointe et l’affaire de la disparition des documents relatifs à l’achat d’obligations de la commission scolaire de Saint-Grégoire-1 e-Thaumatui gt‘.L’une regarde le conseil, l’autre le bureau des commis-1 saires.S’est-on dit: passe-moi lai paille que j’ai dans l’oeil, je te pas-1 serai la poutre que tu as dans Je lien?C’est possible.Ce serait erreur que de conclure bar là, (pie tous les rapports du bureau des commissaires ont passé connue beurre dans poêle à frire.Trois ont été “revirés” comme on dit communément.Rien d’étonnant i cela, puisque c’étaient revirements qu’ils proposaient.M.Hébert a été joliment harcelé au sujet de ces virements, ce qui ui a fait prendre dés engagements formels pour le budget de Tannée prochaine et menacer de ses courtes foudres Je conseil.Sans donner ses raisons, M.Ménard, qui, on le sait, est l’ennemi du next meeting, a demandé la remisa à huitaine de l’affaire de la bibliothèque municipale.La longue entrevue des commissaires avec les échevins en caucus n’a donc abouti à rien.T avait demandé aussi la remise à huitaine de l’expropriation de la rue Notre-Dame Ouosl, mais vers la fin de l’assemblée, il s’est ravisé et l’affaire a été confiée à une commission spéciale.Le conseil a voté sans difficulté des crédits additionnels pour Ta-, chat des propriétés Boudrias et Roy sur le chemin de la Côte-des-Nei-ge.s; $30,000 pour la commission des services électriques; $3,275 pour la cons’rrction de barrières dans Jes! nies Saint-Philippe, du Couvent et j Sainte-Marguerite $40,650 pour pavages per et $1,200 pour le service des Parcs.A propos d'un des rapports demandant un virement de fonds et qui a été rejeté, il s'est produit un incident drolatique.Comme M.La-pointe disait que le cheval et la voiture demandés pour un des desin-fecteurs de la ville n’étaient pas nécessaires, mais (pie le tout était base sur une lettre fort habile: “Il y a une femme là dedans”, s’écrie M.Lapointe.Et M.Loranger de murmurer à mi-voix, mais assez haut cependant, pour être entendu du publie: “Que l’affaire soit référée a M.Téchuvin Blumenthal.” On rit, mais M.BlumenthaT ne rit pas.Il' se lève congestionné par la colère :| "Je veux que ce monsieur rétracte | ce qu’il vient de dire; la farce a assez duré.” M.Loranger déclare qu’il n’a pas d’objection à retirer ce qu'il a dit, d’autant plus que “si M.Blumenthal avait été comme il le pensait, homme d’esprit, il ne s’en : serait pas formalisé.” Après une assez longue discus-j sion on a adopté un autre rapport du bureau des commissaires demandant d Homologuer les lignes de la rue Robin.M.Larivière refuse de se prononcer, étant à la fois; membre du conseil et de la commission scolaire.M.le maire déclare que Mgr Roy s’oppose à l’homologation.M.Giroux s’en étonne, • car.dit-il, on a assez attendu.D’ailleurs la commission scolaire ai le droit d'exproprier la largeur de terrain dont elle a besoin.m ni v «i i i «mer une election ne com-nissaire.Les commissaires n’ont pour e faire que leur $7,500 de salaire, , admis à l'hopit i! stationnaire No 13.à Boulogne.Blessé au visage d un éclat d'obus.Plus AUX ASSISES VERDICT DE CULPABILITE Les petits jurés de la cour d’As-sises ont rendu un verdict de culpabilité, hier après-midi, contre Richard Wilson, alias “Dare Devil Dick” qui était accusé de tentative de meurtre sur la personne de l’agent Patrick Dowd.Le jury en est venu à cette décision après quatre minutes seulement de délibérations.La preuve contre ’accusé était très forte.Voici les faits que la preuve a démontrés: le 16 octobre dernier un homme, étranger de la ville, vint se plaindre à la sûreté qu’une somme l’argent considérable lui avait été volée dans la maison du nègre Wilson, au No 29 de la rue Saint-George.Dowd et plusieurs autres agents se 'présentèrent chez Wilson, munis de mandat.Voyant la police faire irruption chez lui, le nègre s’arma d’un fusil et fit feu à plusieurs reprises blessant Wilson à la nuque.Quelques minutes plus tard Wilson s?rendait de lui-même à la police.Dans sa charge, le jug?Lavergne fait bien comprendre au jury la force des pr' uves contre l’accusé et comme nous le disons plus haut le jury a rendu un verdict de culpabilité après quelques minutes seulement de délibération.G L’ORCHESTRE DUBOIS RECITAL DE Mlle CATHERINE GOODSON Pas n’est besoin d’être initié à toutes les savantes minuties du contre-point pour apprécier dignement le magnifique concert donné hier soir par l’Orchestre Symphonique Dubois à la salle Windsor.Il suffit de se sentir l’ânie élevée au-dessus du grotesque de la rue, du banal des salles publiques et du terre-à-terre de la vie routinière par les superbes accents d’artistes comme ceux qu’a pu réunir le professeur J.B.Dubois our saisir dans un agréable ensem- e le charme éthéré qui plane dans la musique des maîtres interprétée de pareille façon.C’est avec raison que Guizot a pu dire: “La musique donne à l’ânie u-ne culture intérieure et fait partie de l’éducation du peuple”.C’est celte culture musicale, si épurante pour l’âme du peuple que M.Dubois se propose de faire â Montréal; il s’y est attaqué avec succès.La salle du Windsor était tout à fait rumplie, hier soir, et l’impression d’évidente satisfaction qui se voyait dans l’auditoire, le témoignage sans équivoque qui éclatait dans les tonnerres d’applaudissements prouvent que M.Dubois a heureusement atteint le but visé dès son premier concert.Les exécutants de l’orchestré sont j très nombreux et habilement disciplinés.Les solistes, Mlle Katharine Goodson, pianiste, et M.P.Vandcr Meerschen, violoncellis'e, ont tout bonnement été parfaits.M.Dubois ne saurait recevoir trop d’encouragement dans l’oeuvre artistique d’éducation musicale qu’il a ainsi entreprise.L’orchestre a exécuté “La petite suite d’orchestre” (Jeux d’enfants), de Bizet, “La marche nuptiale d'une poupée”, de C.Lecocq, et “le ballet de Sylvia (suite d’orchestre), de Léo Delibes.M.P.Valider Meerschen a merveilleusement joué, avec accompagnement d’orchestre, le Concerto, Op.33, de Saint-Saëns, tandis que Mlle Good-son, soutenue aussi par l’orchestre, a interprété admirablement le Concerto No I en mi bémol, de* Liszt.La célèbre artiste, de réputation mondiale, a ensuite enlevé l’auditoire par son exécution magistrate de l’Etude en La mineur, l’Etude en Ré bémol (sixte) et le Scherzo en Si bémol mineur de Chopin.Une pareille interprétation de la grandiose musique des maîtres saura certainement avec le temps relever le niveau général du goût musical de la Métropole.Les minitieux critiques pourront relever dans le travail de l'orchestre, hier soir, des peccadiles contre la haute technique, mais la musique aura atteint son noble but qui est d’élever l’âme au-dessus dos basses préoccupations de la vie quotidienne.L’Orchestre Symphonique Dubois mérite les encouragements et les meilleurs souhaits de tous.HAUTES ETUDES COMMERCIALES Jeudi le 11 mars a eu lieu l’élection de l’Association ues Etudiants des Hautes Eludes Commerciales: Ont été élus: M.Clarence Hogue, président, élu par acclamation; M.J.Gosselin, vice-président; M.S.Hélie, secrétaire-trésorier, élu par acclamation; M.Aimé Cusson, président du Cercle Economique; M.Benoit Champoux, président des jeux; M.B.Bourgoin, conseiller de 3e année, élu par acclamation; M.Albert Michaud, conseiller de 2e année, élu par acclamation; M.Joseph Blondeau, conseiller de 1ère année, élu par acclamation; M.J.A.Décarrie, ex-président, conseiller général.- -m- LE TREMBLEMENT DE TERRE EN ITALIE Rome, 16.— Un rapport parlementaire officiel sur te tremblement de terre du 13 janvier, évalue à 29,-978 le nombre des morts signalés jusqu’à présent, en faisant abstraction des victimes qui ont succombé plus tard à leurs blessures ou à la maladie.Eaton (sa mère), No 32, rue Seymour, Montréal.Le soldat J.N.Côté, admis à l’hôpital stationnaire de Rouen.Blessé légèrement par un éclat d’obus.Plus proche parent, M.A.B.Côté, No Um>3, avenue Delorimier, Montréal.i Le sapeur P.T.Bould, adniis à l’hôpital Général No 3.a Le Tri-port.Blessé d’un éclat d’obus à l’a vant bras.Plus proche parent, Mme Beatrice May Bould, 114, rue Ea*i, proche parent, Mme Isabella Maria Kingston, Ont.Offres du magasin Goodwins pour demain Le magasin de chaussures pour toute la famille chez Goodwins.NOUVEAU LOCAL—REZ-DE-CHAUSSEE, COIN NORD-OUEST Bottines ou souliers Je toutes les Les hommes y trouveront la plupart des meilleures chaussures, de tous les genres, h 5.50, 6.00, 7.00 et 8.00, et nos fameuses chaussures connues dans tout le pays à 3.95 et 4.50.Les femmes y trouveront les bottines, les souliers et les Colonials, Burt, Dorothy Dodd, ('has.H.Fox et Goodwins.Marques de chaussures pour tous les 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LE JUGE ARCHIBALD S’ELEVE AVEC VEHEMENCE CONTRE LES GOBSLCKS.~ CENT CINQUANTE POUR CENT D’INTERET.S’il y a plusieurs manières (te tuer un chat, a fait remarquer hier le juge Archibald en Cour de Révision.il n’y a qu’une manière pour clouer au pilori la classe des usuriers: c’est de leur jeter ce qualifi catif à la face et de prouver qu’il doit être attaché à leur nom.Ces paroles sévères sont celles du jugement de cette cour, confirmant celui qui a été rendu il y a quelque temps dans la cause de Félix Va-nasse vs Adolphe Robillard.Il appert d’après ce jugement que le défendeur avait chargé un intérêt de 150 pour cent au demandeur qui lui avait emprunté une somme de quatre cent cinquante ($450.00) dollars.Le tribunal déclara qu’il ne pouvait pas intervenir cependant pour punir le coupable parce que l'emprunteur n’avait pas allégué au cours des procédures qu’il avait été traité illégalement par le prêteur, ce dernier lui ayant déclaré que les intérêts étaient tout simplement un bonus.LE BARREAU CANADIEN.Le sujet que traitera M.James Beck, ancien procureur général adjoint des Etats-Unis, à l’assemblée générale annuelle de l’Association (lu Barreau Canadien, qui aura lieu les 19 et 20 mars prochains au Ritz-Carlton, sera celui-ci : "Les avocats et les questions sociales actuelles.” Parmi les personnes qui assisteront à ce congrès se trouvent M.Baxter, procureur général du Nouveau-Brunswick, M.G.Teed, C.R., de Saint-Jean, M.A.R.Slipp, président de l'Association du Barreau de Fredericton, M.J.Chisholm, C.R., aucien maire de Halifax, et une délégation d’une soixantaine de membres du Barreau ontarien.LES VOUTES DU PALAIS.L’enquête officielle sur l’incendie du Palais de Justice commencera cet après-midi à 2 heures dans cet édifice, sous la présidence du commissaire Ritchie, de la Commission des Incendies.Par suites des dommages causés par l’incendie de Jeudi dernier, les immenses voûtes du Palais viennent d’être condamnées.Comme NECTAROL GOIT fllrttp c«n>p*»4 nBi»erce américain surtout celui ,es champs seront assez sec,; pour dtftés queIquesnfols et de^iueUeTa- î>» « l’/^urtation des tein- rartil,
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