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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 17 novembre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1933-11-17, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 17 nov.1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTH LAI.TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 e tu nwniD JLiju IsJjVUlIi Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en char : OMER HEROUX % ./ Vol.XXIV —No 265 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue!! E.-Unis et Empire Bri'annio'.’e .8.00 UNION POSTALE 10.00 Edition hebdom-.daîre CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Veut-on du travail ou des expropriations?Un projet prématuré, menaçant pour la situation économique de Montréal, ruineux, et, pour tout dire, loufoque Les gens qui voyagent peu sur nos grandes routes ont dû être surpris d’apprendre que la Commission métropolitaine venait de décider de prolonger la rue Sherbrooke jusqu’au Bout de l’Ile.Il est en effet difficile de comprendre comment on pouvait mousser le mirobolant projet du boulevard métropolitain — boulevard qui est une faute de français, comme le boulevard Taschereau, comme île boulevard Perron, comme presque tous nos autres boulevards, et aussi, on va le voir, une faute contre le bon sens — quand cette grande artère de la rue Sherbrooke, entreprise depuis tant d’années, restait dans l’état d’un Inutile moignon.Mais il semiMe être de l’essence de l’administration municipale de mettre beaucoup de fers au feu et de n’en battre aucun quand il est chaud, de beaucoup entreprendre et de peu achever.De fait, la population de l’est pourrait à aussi bon droit exiger le prolongement de la rue Ontario que la construction du boulevard métropolitain.C’est un engagement assumé par la ville à l’annexion de la Longue-Pointe, tout comme cet autre boulevard dont on parle tant, le boulevard Persillier.Mais si les obligations d’annexion valent pou; le nord, qui a dans l'exécutif un représentant actif et fort en poigne, elles ne valent pas dans l’est qui ne possède dans l’exécutif qu’un membre effacé, brimé et le plus souvent absent.La décision de la Commission métropolitaine au sujet de la rue Sherbrooke semble faire hésiter M.Gabias qui, selon les journaux d’hier, songerait à remiser le projet du boulevard métropolitain pour y substituer, dans l’ouest comme dans l’est, le prolongement de la rue Sherbrooke.Ottawa et Québec refuseraient de s’associer aux expropriations onéreuses du boulevard métropolitain qui ne donnent pas de travail aux chômeurs; or, on le sait et nous l’avons dit et répété, en langage municipal, le boulevard métropolitain est surtout et avant tout un scheme d’expropriations.Qui veut, en effet, faciliter la circulation au coeur d’une grande viilejrie construit pas un boulevard à la périphérie, mais opère des dégagements au coeur même de cette grande ville.Le boulevard métropolitain n’empêcherait personne de ceux qui sont appelés par leurs affaires dans le centre — et c’est, tous les jours, presque tout le monde —- d’y aller; il n’empêcherait pas, non plus, les touristes de descendre en ville: on ne passe pas à ila porte d’une métropole quand on est touriste, c’est-à-dire, badaud, curieux et musard, sans y pénétrer.Et à supposer que cette double fin fût atteinte, que les touristes passassent à la porte de Montréal sans arrêter et que les gens qui viennent aujourd’hui transiger leurs affaires dans le centre pussent s’en dispenser, il en résulterait un décalage du centre actuel des affaires qui serait ruineux pour le gros commerce, désastreux pour la grosse propriété foncière.Enfin, pour rééditer notre vieille comparaison, c’est le goulot et non pas le corps d’une bouteille qui en conditionne le débit.A supposer que Ton construisît deux ou trois routes aussi larges que lui et parallèles au boulevard métropolitain, en quoi cela dégagerait-il la sortie du Bout de ITle?Les mêmes ponts continueraient à jouer le rôle du goulot de la bouteille.Or, ]es dépassements sont impossibles sur ces deux ponts à sens unique et un automobiliste, eût-il la voiture, la plus rapide au monde, doit y épouser la vitesse d’une charge de foin, s’il s’en trouve une, pour lui bloquer la route.Le boulevard métropolitain doit donc, pour être utile, comporter non seulement des millions de dollars d’expropriations, mais encore la construction de deux nouveaux ponts au Bout de ITle, qui coûteraient, eux aussi, la bagatelle de douzaines de cent mille dollars.Projet prématuré, projet susceptible de bouleverser, s'il donne ce que Ton en attend, la vie économique de Montréal, projet ruineux et, pour tout dire, projet loufoque! Si les gouvernements fédéral et provincial s’v associent, ils nous auront rendu, sous prétexte de nous aider, I?.plus désobligeant service; s’ils le bloquent, tous les contribuables et tous les usagers de la roule et tous les partisans, de plus en plus rares, du sens commun, leur voueront une fière chandelle.(.oui* DUPIRE Chronique 40,000 morts et un bouton Un chroniqueur parisien note le ntraste, dans l’Information des lotidlens de son paps.entre la ace donnée à un fait divers, nié-f intéressant, et la nouvelle d’une froyable catastrophe.C’était au temps de la fameuse faire Hunibert, où toute une faille d'escrocs avait intéressé des illicrs de gens crédules à un hé-age fabuleux, et inexistant.L’hé-âge était-il authentique?On n’ex-ait-il que dans /’imagination de iérèse Humbert?On sc passion-lit là-dessus.Il y eut, en fin de compte, per-isitions par ta police.Elle ouvrit coffre-fort de Thérèse Humbert-i s'attendait d'g trouver cent mil-ms de francs, — c’était au temps le franc valait 20 sons.Cent illions, cela faisait $20,000,000.lie somme, surtout alors qu’il Hait pas encore question, à New->rk, de bénéfices de 5 on 6 mil-ms faits avec deux ou trois statures, dans le monde des grands ndits de la finance, H n’y avait pas, dans te coffre-rt Humbert, cent millions de mes: la police n'y trouva que des Iffons de papier, — et on bouton culotte.La culotte, c’était tes ns crédules qui la prenaient.Le jour même où le coffre-fort imbcrt baillait de cette lamenta-• façon, les dépêches rapportaient 'H y avait eu à la Martinique^ me des plus bettes Antilles, el us pavillon français, un épouvan-ble sinistre; le mont Pelé, tflean iqtie-là plutôt endormi, venait tclater, asphyxiant d'un seul up, sous les gaz et les laves, plus Pour le» Narurali»»»», jeune» et vieux.let autre»! Excursion dans la Mauricie-Inférieure Départ banal par temps sombre - Un préjugé mort-né - Chute dont l’absence nous intéresse - Un assaut édifiant de notre flore - Quel enseignement supérieur se dégage - Préfet qui se documente et trappeur qui attise le feu sacré - Retour pas banal de quarante mille personnes, pour ta plupart des citoyens de la république française.D’un côté% te boulon de culotte d’une simulatrice: de l’antre, 40,000 morts.Le croira-t-on?Im presse populaire se jeta sur le bouton de culotte.Les 40,000 morts?Ils étaient morts, donc ils pouvaient attendre.“Le bouton de culotte intéressait plus le public que la lointaine catastrophe, et c’est lui qui eut les honneurs des premières colonnes de la première page”, dans une masse de quotidiens.Concierges, petits employés, bourgeois cossus, tout le monde faillit s’étrangler, A déjeuner ce jour-là, avec le bouton de culotte du coffre-fort Humbert.Ixt Martinique?Où étail-ct, ça?Et puis, 40,000 morts, ù ta fin, c’était trop; et ça ne valait pas le moindre coup de revolver d’une fille délaissée à un souteneur du faubourg voisin.* Ÿ * \e nous scandalisons pas.Nous n'avons pas enfilé ici la culotte Humbert, mais nous en avons eu bien d’autres.Et notre Information n'est pas toujours mieux classée qu’elle Test dans les feuilles populaires françaises, ou étrangères.La preuve?Voyons ce “journal français le plus grand du monde”, ainsi qu’il s'appelle avec modestie, ¦— il aurait bien pu ajouter “et le plus épais”; c’eût été encore plus vrai.Ouvrons-en ta collection au hasard, à la date du 3 novembre, par exemple.Puisque ce journal de famille renseigne sur fout, doit y être classé selon I importun-’ ce réelle, pensez-vous.C’est ce que nous voyons tout de suite.Page 3, grande manchette de huit \ colonnes en tète de ta page : Un automobile plonge dans Je canal: ! deux morts.Lisons, ou plutôt re-1 gardons.— car il y a abondance de s photos: un scaphandrier descend Ce fut sans but précis que, lors de mon récent voyage aux Trois-Rivières, je proposai à certains amis, professeurs du Séminaire, une sortie dans les alentours.Simple histoire d’éviter une invitation à faire encore quelque sermont On accepta sans me dire où nous irions.Et nous partîmes, ce dimanche d’octobre, dans une direction qui devait être celle de Shawinigan.Nous avions comme chauffeur un professeur d’anglais, comme modérateur un professeur de chimie, comme guide et dépensier, un grand amateur de la région, M.J’abbé Albert Tessier.r Un soleil sans conviction souriait vaguement.Nous nous empressâmes de quitter le macadam de la cité qui laisse froid le naturaliste et de faire l’ascension des fameuses terrasses, qui marquent les plus importantes régressions de la mer Champlain.Ce profil régulier et relativement jeune, qui longtemps Courut sous des horizons qui ne sont plus, a pris cependant le temps de bien marquer de son empreinte ces dépôts sableux, stratifiés d’argile, produit de la “mouture” des montagnes colossales qui couronnèrent le bouclier laurentien avant les glaciers et avant l’usure d’interminables époques géologiques.Sylvain, chantant son “Petit pays”, dit avec infiniment d’harmonie: “Son sol est fait de sable fin, “poussière de montagne, qu’aux “époques incertaines où la pierre “et les flots nuit et jour luttaient» “les eaux en déroute ont laissé “tomber comme un butin trop “lourd” (1) Sur ces gradins sablonneux que noircit un maigre humus, la bétu-laie des savanes s’étale, et déjà, les avant-gardes de nos innombrables “Cyprès” du nord, les Pins gris, apparaissent au bord du grand chemin qui lentement se courbe dans la direction du maître des lieux, le Saint-Maurice.L’avouerai-je, ce “maître de céans” me fit d’abord un peu sourire, moi, le contemplatif des rives de TOutaouais.Pour être bon Tri-fluvien, pensais-je, il faut nécessairement exalter cette “rivière sauvage”, jusque dans le bout de ses cheveux; il faut — reconnaître avec Molsette Olier, que le Saint-Maurice est humain: "Entre ses falaises tourmentées, “il endigue se* passions et con-“centre ses élans;.farouche “comme un rêve de conquête, il “fréquente les hauteurs, se com-“plaît dans les solitudes et sert de (1) Mon petit pays, par Sylvain, Pages trifluviennes, série C., No 2, p.13 (1933).“psyché aux aurores boréales.” (2) — reconnaître qu'il est légendaire: “Regardez couler, mystérieuses “et sombres, ces eaux noires cha-“marrées de remous dans le décor “sauvage des rives abruptes.N’est-“ce pas qu’un souffle obscur de légende en émane en volutes diaphanes”?(3) Mais j’étais convaincu que c’était là poésie intéressée, faite sur commande.Mon expérience en cours me prouvait le contraire.Ce jour-lâ, le soleil maussadement se cachait, la flore des hauls lieux que nous traversions et où la nuit est froide était en pleine déroute avec ses trembles blêmes et ses verges d’or sales, le Saint-Maurice enfin n’apparaissait qu’à la dérobée; en un mot, tout concourait à affermir mes préjugés et à me faire porter des jugements plutôt sombres.Ceux-là comprendront, encore plus aisément, mes préventions d’alors, qui feront le voyage de La Trappe, soit en perçant au coeur le minuscule massif prélaurentien des “montagnes d’Oka”, soit en traversant de Como le redoutable Outaouais, grand frère du Saint-Maurice, qui roule, sur les mêmes sables et à travers les mêmes rapides.la même eau fauve des Lan-xentides.Mais non, j’étais dans l’erreur L’enthousiasme sincère de nus compagnons et l’incessante beauté des paysages qui, malgré la grisaille, frappait mes yeux difficiles de botaniste me le prouvèrent vite; je me sentis entamé, dès qu* se montra pour de bon le Saint-Maurice, encaissé entre de hautes rives, large et puissant, malgré le niveau exceptio»néllement bas de ses eaux, cette année.Le soleil enfin, lui aussi, vint prendre part à la démonstration et la vision fut parfaite jusqu’à plusieurs milles de distance.L’instant d’après; nous tournions presque sut nous-mêmes, découvrant ù nos pieds Almaville et Shawinigan, que nous entrevoyions pour la première fois dans leur parure de mi-octobre.La première nous salua avec ses rues débordant d’érables frais et ses édifices neufs aux couleurs voyantes: elle avait un air de petite fille endimanchée.Au fond, adossé à la verdure des collines qui ferment l’horizon, le viril Shawinigan, longuement étendu, fumait par ses énormes cheminées.Nous ne pûmes retenir notre surprise lorsque le ciel, se secouant entièrement de ses nuages, versa sur les calottes des collines voisi- (Suite à la deuxième page) L*infcrmaticn de dernière heure Deux aunes arrestations relativement au vaste complot de contrebande de liqueurs alcooliques Dix des quinze inculpés sont au pouvoir du ministère des douanes et de la Commission des liqueurs (2) Au pays de l’Energie: 7* Saint-Maurice, par Molsette Olier, Rages trifluviennes, série B., No 3, p.8 (1932).(3) Le Saint-Maurice, par Sylvain, Pages trifluviennes, série C., No 2, p.5 (1933).dans le canal; l’automobile émerge de Veau: l'automobile est sorti.El puis, deux atroces photos: le cadavre du jeune homme noyé, le cadavre de la jeune femme qui raccompagnait.Les deux sont là.étendus, exposés au public de toute la province.Leurs parents verront ces effroyables images?Qu’impùrte! C’est de la nouvelle, et pimentée.Et ce fut la grande vedette du journal, ce sotr-lâ.Tournons les pages.A la dix-neuvième, deux minces et modestes colonnes.Congrès de l’ACFAS.Ca n’était que te congrès de toutes les sociétés savantes de la pro-'vince de Qutôtcï' le premier congrès de cette sorte tenu ici.H marquait une date?Soit.Mais quelle importance a-t-il pour des centaines de milles personnes?Iriez-vous comparer cela aux photos des cadavres étendus sur la jetée du canal?L’ACFAS?Qu’est cela?Parlez-nous des noyés du canal au pied de la rue Atwater.Ca, c'est des sous et des sousl Vive la grande, la grosse, la plus importante des informations; celle qui paie, même si elle salit des familles, trouble des imaginations, fait pleurer des femmes désolées, îles enfants innocents.Cela paie.Est-ce que ça ne prime pa* tout, si cela paie?En avant "le journal des famittes”l Pierre JCIROUL A chacun le sien LA CONFERENCE DE M.PAUL GOLTN Nous voulons bien prendre tout ce qui nous appartient, mais pas le bien du voisin.La conférence que M.Paul GouL: donnera demain-soir chez les Voyageurs de Commerce, à la Palestre, sur l’industrie complémentaire, est complètement indépendante de la campagne dite du Devoir.A chacun te tien.,, Carnet d’un grincheux Pour parer i l'insuccès éventuel du petit taxi, la ‘’Patrie” en prépare une nouvelle formule: le taxi-tabloïd.¥ * * — Alors, ça marche plus ou moins bien, le petit taxi?—— On le pense atteint d'ataxie locomotrice.¥ ¥ ¥ A fa radio, à New-York, hier, le Canada a eu pour le représenter une jeune fille du nom de Ziegler.Nom fort répandu au Canada; et tout i fait canadien.¥ ¥ ¥ Le ‘'Soleil” le dit, les (eune-Canada n’iront pas loin.La preuve, c’est qu'ils n'ont pas assez d'argent pour que le “Soleil” les louange.S'ils défendaient les trusts, ce serait autre chose: il ne saurait que parler d'eux en bien.¥ ¥ ¥ M.Rmfret dit qu'il ne sait pas s'il sera de nouveau candidat i la mairie.M.Houde non plus.¥ ¥ ¥ Une fillette de sept ans vient de louer avec virtuosité, i New-York, du Chopin, du Bach et du Beethoven.On lui prédit un grand avenir musical.Il y en a de plus jeunes qui, sans passer pour être des enfants-prodiges, font merveilleuse-.leurs parents.ment chanter.PAMPHILI Demain Le “Devoir” publiera demain une lettre de ton correspondant européen, M.Alcide Ebray, sur la question du désarmement, ainsi que plusieurs articles spéciaux.Bloc-notes Pour le curé Labelle Notre désir sera réalisé: la population de Montréal aura bientôt l’occasion de rendre au Curé Labelle un hommage public et, comme il convient, c’est la Saint-Jean-Baptiste qtii prendra l’initiative de cet hommage.Est-il besoin de redire les raisons qui commandent cet acte de gratitude?Le curé Labelle a été run de nos vrais grands hommes, un bâtisseur de pays.Puis, la ville de Montréal, outre ce qu’elle lui doit avec tout le reste de la province, a contracté envers lui une particulière dette de gratitude.On se rappelle comment, avec ses colons, il vint un jour au secours de nos miséreux.Le président du comité de colonisation de la Saint-Jean-Baptiste, M.Paul Gouin, le président de l’Union catholique des Cultivateurs, M.Albert Bioux, M.Ouellet, conseiller législatif, prendront part à cette réunion, que présidera M.Victor Doré, Chose particulièrement remarquable: on parait vouloir rendre au Curé Labelle l'hommage qui, sans doute, lui eût été le plus agréable et profiter de l’occasion pour donner à la colonisation un nouvel élan.On nous prévient que le comité de colonisation de la Saint-Jean-Baptiste profitera de l’occasion pour exposer son programme au grand public.Le problème du placement des milliers des jeunes gens qui arrivent chaque année à T’âge oû il leur faut voler de leurs propres ailes est angoissant.Le terme n’est sûrement pas excessif.La colonisation, seule, ne suffirait point à le résoudre, mais elle pourrait largement l'atténuer.Est-il besoin de répéter que, pour uae quantité de raisons, les villes ont au progrès de la colonisation un intérêt aussi considérable que les campagnes?Pour n’en citer qu’un: ou iront les fils de cultivateurs, si l’on ne trouve point le moyen de les placer sur les terres neuves ou anciennes?En ville évidemment, où ils aggraveront encore la situation du marché du travail.Réservez votre soirée du mardi, 28 novembre.Ce sera, ce soir-là, la fête du Curé Labelle.Et l’on y parlera d’autre chose que de scandales ou de bagatelles.“Racket’” et “raquette” Il semble que le nom des Jeune-Canada hante de ce temps-ci beaucoup de gens.Le Canada de ce matin nous apprend que Me Léonce Plante, qui plaidait hier pour un M.George Salomon dit Joseph Spencer, accusé d’avoir aidé à la distribution d’opium, aurait mis en cause ce groupe de “façon savoureuse”."Les "Jeune-Canada’’, le mot "racket" et la vente des drogues — Me Léonce Plante parle de raquette de tennis d une façon savoureuse", dit-il en titre, tandis que dans le texte, nous pouvons lire ces paroles, attribuées à Me Plante: Le tribunal pourra Interpréter à sa façon le mot "racket", dit le procureur.Pour moi, je suis convaincu que les "Jeune-Canada", en l’entendant, vont s'imaginer que je parle d’une raquette de tennis.Si cela rime à qnekrue chose, cela laisse entendre que les Jeune-Canada, amateurs possibles de tennis (et rien ne serait plus légitime) n’entendent rien aux choses de la finance.Si Me Léonce Plante (nous sup posons que le Canada n’a point déformé sa pensée) avait simplement assisté à la réunion de lundi, il se serait convaincu que les Jeune-Canada s’occupent de bien autre chose que de tennis, qu’ils font des études que de plus vieux auraient grand intérêt à poursuivre.M.Plante, qui ne manque pas d'ésprit, pourrait l’employer plus utilement qu’à blaguer de* jeunes gens qui ont au moins le goût du travail.C'est le temps On commence à préparer la célébration du Quatrième Centenaire du Canada.L’occasion ne serait-elle pas excellente de donner officiellement à notre pont ce nom de Jacoues-Car-tier, que lui attribue déjà le parler populaire?O- If» Avis à ceux qui voyagent Québec, 17 (D.N.C.) — La police fédérale, en coopération avec le service de prévention de la Commission des liqueurs de Québec, vient de mettre la main sur deux autres des quinxc individus recherchés relativement i un vaste complot de contrebande de boisson.Georges Desbiens, de Rimouski, a été arrêté hier et a comparu ce matin en Cour des sessions de la paix.Georges Cartier, aussi de Rimouski, est entre les mains de la justice à Rimouski pour une autre accusation.Dès que ce cas aura été réglé, on le ramènera i la prison de Québec pour qu’il comparaisse et réponde à l’accusation portée contre lui.Desbiens s’est dit innocent et son enquête a été fixée au 23, en mime temps que celle de Grave-line, de Dubois et de Dionne, qui ont comparu ces jours derniers.Le cautionnement a été fixé i $25,000 et Desbiens n’a pu fournir ce montant.Il y a donc actuellement 10 des 15 accusés sous la garde du ministère des Douanes et de la Commission des liqueurs.Me Antoine Rivard, qui représentait Georges Desbiens, ce matin, devant le juge, a présenté plusieurs objections pour contester la juridiction du tribunal.Il a prétendu que la plainte était irrégulière et illégale, qu’elle n’a pas été portée par la personne autorisé* en vertu de la loi des douanes, que la plainte réfère à une conspiration pour la Commission d'offenses qui sont déjà prescrites à la face mime de cette plainte, et qu’enfin, l’accusé a été arrêté sans mandat.Nous avons appris de source sûre qu’Alfred Lévesque, contre qui un mandat a été levé, est présentement en Europe.L’accusé ne pouvait se cacher aux Etats-Unis, étant donné qu'il a été déjà déporté de ce pays.Quant à Thomas-S.Stevens, on est d’avis qu'il s'est retiré à Glasgow.Pour aller le chercher à cet endroit, il faudrait auparavant obtenir un bref d’extradition.Des arrestations sont imminentes en cette affaire.To*» billot», frnoM et pjrtswt, ému t*i tarif 4** cemgagmos —- Hétol*.msm-rancM ka(i(M ot •r.cMowta.cHérwti 4» voyafw, Ote.— Sorvieo eom- ate» —- Lo OC VOIR-VOYAGES.430 Notrt-DMM S*».Tétéphooox HArbow 1241 • Pourquoi M.A.Goudreau n’a pu se faire inscrire comme candidat dans Nicolet H explique qu’on l’a empêché de se rendre à Bécaneour, à temps, le 7 novembre —miimo i—.— .'¦ i‘ .it m.M.Arthur Goudreau, cultivateur du comté de Nicolof, gui avait annoncé ton intention de >e porter candidat libéral agricole à l'élection complémentaire de Nicelst, centre M.Gaudet, élu par acclamation, déclare, dant une lettre qu’il nou» adrets*, qu’il a été victime d'un complot et de machination» qui l’ont empêché de »e rendre i Bécaneour.chef-lieu du comté, pour y taire ton dépôt de candidat, en temp» utile, le jeur de l’intcription de» candidats, le 7 novembre dernier.Il dit qu’au tempi de le nomination, il était à cinq milles du village en compagnie de son père, et cherchait vainement une voiture pour se taire conduire au village de Bécaneour.Mal» des intéressés qui, en d'autres occasions, auraient loué des veitures ne lui ont pas permis de se rendre.Par ailleurs tous deux ont été entourés, surveillés, de façon qu'ils n'ont pu se rendre, affirme M.Goudreau.Le Parlement britannique s’est prorogé ce matin La prochaine session commencera mardi prochain LONDRES, 17.IS.P.C.et S.P.A.) — Le Parlement s'est prorogé ce matin.Le prochaine session commencora mardi prochain.Dans le discours royal de prorogation, le gouvernement rappelle que son projet de désarmement a été adopté comme canevas pour un traité international.Il dit que le départ de l'Allemagne e disloqué le programme de la conférence de désarmement, mais qu’il faut poursuivre vigoureusement les travaux entrepris pour la conclusion d’un traité mondial de désarmement.Au sujet de la situation intérieure, il affirmr que.grâce aux lourds secritices du peuple, la Giande-Brctagne est pour ainsi dire la soûle grande puissance qui équilibre tes dépenses et ses revenus.Le tarif des péages sur le pont de Chicoutimi «¦nMSamaaameUMa i me i iSa i i»» .¦ « Un arrêté ministériel vient de le fixer QUEBEC.17.«D.N.C.I —- Le pont qui relie Chicoutimi à Ste-Anne est sur le point d’étre terminé et le gouvernement vient de fixer per arrêté ministériel le tarif des péages qui devront être payés par les piétons et les véhicules qui l'utiliseront.Les piétons psieront 5 cents pour Is traversée du pont tendis oue l’on paiera 50 cents pour uno automobile avec son chauffeur et 5 cents par occupant additionnel.Un véhicula tiré per un cheval paiera 25 cents et tciui r>re par deux chevaux, 50 cents.Les autobus psieront 60 cents, Iss camions d’une capacité de deux tonnes eu moins paieront 50 cents, de deux à quatre tonnes, 70 cents et les camions plut gros.90 cents.Les remorques attachées aux autos appartenant à ces trois dernières catégories paieront 30 cent», 50 cents et 75 cents.Les automobilistes et les camionneurs possédsnt une voiture de pas plus de deux tonnes pourront se procurer vingt billets pour $7 ot les piétons ou lot voyageurs pourront se procurer 25 billets peur $1.00.Abolition de la taxe sur les remorques attachées aux autos de plaisance Tarif d’après la pesanteur • 111 • - ¦»«¦ i ¦ ^¦i.aime QUEBEC.17.(D.N.C.) — Après le premier janvier 1934, il » » aura Rlus de taxe imposée sur les remorques attachées aux automobiles de.plaisance, M vertu d'un arrité ministériel signé hier par le lieutenant-gouverneur.Le mémo arrêté ministériel change aussi la forme de la taxe imposée; présentement, H en coûts $5.00 pour lo permis que l’en doit attachor a I» ro- la pesanteur.c'est le cas A l’avenir, le tarif sera fondé sur l'automobile elle-rtime.Toutefois, lorsqu’il s'agira de voiture de promenade, ayant une _ la plaque spéciale, portant un R et un chiffre, qui do«t être sttacnee * remorque, pourra être obtenoe gratuitement, â condition qoe l» remorq» serve eU'»o transport dos effets personnels et des bagages do I eutomob.listo. VOLUME XXIV — No 265 l»K UfcVOIR, MONTREAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1933 Excursion dans la Mauricie-lnférieure (Suilc de la première page) nés tous les flots des vieux ors et des vieux roses, teintés de carmin.Mise en scène aux nuances indéfinissables où sc perdait, à gauche par delà le pont vertigineux qui n’ose poser qu’une longue patte de héron dans le torrent et à droite, dans la direction de tirand’Mère, lumineuse, la masse argentée du grand fleuve.Mois au centre du paysage, il semblait y avoir un trou, où le décor, qui rendait ce coin du Québec incomparable, fût biffé: la chute n’y était pas! En effet, la chute ne coulait pas, et ce fut pour voir ce phénomène, pour le photographier, que mes compagnons avaient organise ce pèlerinage en Mauricie.if.‘ÿ .y.Curieux, nous descendons au premier pont, et nous nous engageons sur le lit sec des rapides.- Quel enfer de granit, murmura mon compagnon le Préfet, en prenant sa première photo forment cet Ilot de verdure tenant la tête de la chute?C’était ouvrir une longue parenthèse de près d’une heure! Car sur le fond brun sombre du tableau où nous marchions, toute une flore légère.aux couleurs claires, s’était hardiment précipitée du haut des rivages, notre flore laurentiennel Peut-être est-elle sans grands mystères taxonomiques, mais quelle beauté apaisante en rayonne; quelle exubérance dans sa vie, quel équilibre' dans ses vastes formations continentales et dans ses groupements élémentaire* ne couvrant pas un mètre, quelle disposition enfin dans ses habitats, allant du sable aride aux alluvions boueu ses! La vue de ces plantes audacieuses sur des roches que l’onde rapide recouvrait encore, il y a trois mois à peine, «niant que lenr pigmentation automnale multicolore me saisirent tellement que, dans cet incomparable laboratoire de la nature, je me crus un instant en tournée d’herborisation, entouré de mes grands élèves du etnirs agronomique.L’illusion fut complète, lorsque je sentis M.l’abbé A.Tessier, ce document vivant, sortir son calepin et me suivre pas a pas dans l’analyse scientifique, et corn-Cette débâcle de roche à larges!bien pittoresque à ce tournant de cristaux, avec de rares traces schis-1 l’année, d’un pan de notre flore lo-Iruses sur ses bords, a la couleur cale.dessus du gouffre, des notes d’une poésie .charmante.—Tout près, dans quelques fissures, sur plan horizontal, des Graminées intéressantes: deux américaines nu port pleureur: la Muhlen-bergie a grappe et lu M.feuillue; puis deux cosmOpolitaincs: une alpine, la sédentaire et vivace Trlsè-te à épi.l’autre, introduite et annuelle, le Frojnenlal.Dans les dépressions vaseuses, le foin bleu ÎCalamagrostide du Canada) du Lac St-Jean et de tous les lacs des Laurentides.—Au beau milieu de la place, la trifluvienne Astère à feuilles de Li-naire, belle comme une petite rei Le centenaire die Mgr Labelle La manifestation du 28 novembre au Monument National Le.* directeurs de la Société Snint-Jcan-Haptistc de Montréal annoncent qu’une grande assemblée aura lieu au Monument National, le mardi 28 novembre, à 8 heures du soir.Ils veulent par cette manifestation commémorer le centenaire de naissance de Mgr Antoine Lahel-le, Je roi du Nord, et le plus fervent apôtre autrefois de la coloni- ne, mais commune aux Trois-Riviè- sa«jon‘ res comme la première citoyenne ' • • ,• j „ „„ venue; — elle est accompagnée par Cette reun'°n sc tiendra sous la le plat cortège des Lichens vires- cents et d’humbles mousses noires, présidence effective de M.Victor Doré, président général de la Socié- ainsi que par des bataillons serrés ' ît: (*e b»1 "t-Jean-Baptiste et direc-de Potentilles tridentées qui pré- wUr, * kc°les catholiques de sentent en guise d’armes leurs tiges florales desséchées, tandis que du ,„VeSr.P^neipaux orateurs seront: bout de leurs folioles elles grattent ., 9.ue e*’ conseiller le- le granit.gislatif, M.Albert Rioux, président: —Le Fraisier, lui aussi, s’en vient r*c 1 Union catholique des cultiva-1 à notre rencontre en se “coulant” ‘«urs.Me Paul Gouin, avocat, pro- j â grandes enjambées.sident du comité de colonisation brune d’un âtre gigantesque, lavé de ses suies.Les eaux bouillonnantes de cette cataracte dont je vis, le soir même, les incomparables “galops blancs”, dans un superbe film documentaire pris par M.l’ab; bc A.Tessier, semblent avoir brûle no bout de précambrien, taillé suivant des clivages énigmatiques.Les arêtes fines des blocs sur lesquels nous sautons, en descendant vers les bas degrés de cet amphithéâtre grandiose, attestent un état récent.Des “caves”, avec murs perpendiculaires, creusées a des profondeurs variant de dix a quarante pieds, et pourtant déjà vides de leurs gros débris, nous Jamais, je n’avais donné cours avec autant de goût; jamais, (lève n’avait pris de plus diligentes notes et ne s’était déclaré aussi satisfait.— Mais pourquoi fallut-il un revers à cette scène, un réveil brus; que après une contemplation aussi douce?— Vous allez rédiger un article, racontant ce cours en plein air, m’ordonna la voix brève de mon ami le Préfet.En vain, j’essayai de remettre la main sur mon élève de tout à l’heure, eu vain je protestai que ce n’était qu’une inspiration momen- e “trou du diable” qui nous tas-h feuillets qu’il venait de couvrir de notes: il m’assura que cela aiderait suffisamment ma mémoire et que je ne m’en tirerais pas comme cela! vine an loin avec son abime noyé d'eau, comment l’expliquer si ce n’est par un séisme d’une extreme véhémence.Que de problèmes géologiques dans cette culbute rocheuse de 130 pieds! * * * Après une demi-heure d'attente, deux de nos touristes, depuis belle lurette retournés à notre voiture, hélaient presque inquiets, les deux antres amis accrochés quelque part.L’écho de leurs voix vint nous tirer de notre méditation, à mi-chemin de cette descente tourmentée de roches éruptives.Le régionalis-le enragé qui m’avait donné de voir ce spectacle, sa dernière photo pri-nc, me trouvant enfin au diapason, bien consonant, agenouillé devant une menue fougère, me posa une question.malheureuse: ‘ __ Quels sont donc îes arbres qui Avis dre décès Réflexion faite, je crois servir une bonne cause en livrant au public trifluvien ces notules à peu près telles quelles; elles illustrent si bien la façon de se documenter du plus puissant peut-être de scs “éveilleurs d’énergie”.Pour nos grandes et nos grands, sortant des collèges, des couvents, qui n’auraient pas encore remarqué ce fidèle ami de la petite patrie, je transcris surtout ces lignes, qui leur montreront comment un Préfet sait redevenir élève, fis verront que tout en étant théologien, professeur de géographie et de géologie.littérateur et organisateur, journaliste et publiciste, chargé d’âmes et directeur de cercles, on ne doit laisser passer aucune occasion de se documenter sur son pays, fallût-il pour cela, écrire une Par delà le sombre trou du dia-1 ^ Société Saint-Jean-Baptiste, ble, la lumière d’un soleil tiède glis-i .faut ouvrir de nouvelles ré-sc sur le bord de marches taillées i #*ons de colonisation où iront s’éta | par des géants.Décor de force, 1,1'r les milliers et les milliers de; Nous restons frappés de l’éx- J“unes Kens dni, chaque année, ar-1 traordinaire puissance de notre jeu- rivent à la vie active.F.e comité | ne flore du Québec laurentien.! de la Société Saint-Jean-Baptiste —Ses espèces, malgré les eaux • f®r® connaître par son président le grondant derrière la digue, sans plan d’action qu’il a préparé pour perdre un instant, s’emparent de aider les colons, toutes les places vacantes, même | Le public est invité à se rendre lorsque le salaire semble faible et en foule au Monument National.1 avenir peu rassurant; — elles s’y:L’entrée est libre, plantent d’inexpugnables racines.; , -Nos plus belle:; positions scientifiques officielles sont confiées à des Danois, des Norvégiens, des Allemands, des Américains et des Anglais.; aux examens, nos Canadiens français ne se présentent VICHY- ETAT COMPRIMÉS EFFERVESCENTS Mauvaise digestion Acidité de l’estomac 3 comprimés da » un verre d’eau.100 comprimés 60c éikm loatei Ici plurmicin «•(mot vicMv.cst.aTiM» • m.M*am Catlav* • • Mati CIGARETTES DUCHESSE Cbndwg fa 'ttüùndsdzbwùje Chez les maîtres-plombiers UN NOUVEAU REGLEMENT- , - - -1 _ .Le diner annuel de l'Association f t P.as' V 0 Jeu* CeuVc! d?"OBe«ronf ceux-la, pa- d«s maîtres-plombiers a eu lieu tu „uebei, mutez donc nos raît-il, à une grande assemblée hier soir sous la présidence de M.à (’Arena ! T.Stanton._ ! M.Aimé Cousineau, inspecteur ! "Jeune-Canada" et jeunes libéraux Visitez IQUTE MÉDITERRANÉE A BORD DE L’"EMPRESS OF AUSTRALIA" DÉPART DE NEW-YORK LE 30 JANVIER Allez admirer toutes les merveilles historiques et scéniques de cette vaste mec intérieure, qui fut le berceau de notre civilisation.Faites ce voyage unique à bord du luxueux paquebot “EmprMtMf Australia”, réputé pour l’excellence de son service et de sa cuisine.Vous visiterez la C6te d’Azur, la côte d’Afrique, l’Adriatique, Rhodes, Chypre, la Terre Sainte et l’Egypte antique.KaturtUma à terre facultatives, fri» de le aéria complète de 20 excuraitma, t3M.S'adresser à l'agent local; au taureau maritime, gare Windsor, ou à D.R.Kennedy, 201 rue Salnt-Jac-^jiues ouest, PLateau 2211.»l*r peur le Materne seulement.Avec Main, JMS et plus.PREMIERE CLAME SEULEMENT 69JOURS-25 PORTS V.* *¦* * a-v.1.vaaxsav • i plantes sauvages! Ayez leur éner- PACIFIQUE CANADIEN gie: * * * ].es jeunes libéraux vont dénon- i e« sanitation de la ville de Mont-1 Notre incursion en Mauricie se cer ,es Jeune-Canada.M.Jean Dus- »’éal, a déclaré que la ville édicte- : termina aux Files- à Fuller nous sault> Président des jeunes libé- ra prochainement un nouveau repassâmes par Ste-Flore et St- raUx de Saint-Denis-Dorion.a dit, glement pour les maitres-plom- Jean, au retour, par St-Jacques et îli.er,so,i.r’ à.“ne réunion du Club ii-; biers.- • , Grand’Mère.beral Youville, que toutes les as- M- A.Ste-Marie a insiste sur.Je ne veux rien dire des Piles 1 sociatlons de jeunes libéraux se- l’importance, pour le maitre-plom-irice coule toujours I’0nt il,vit':’es prochainement à une bier, de se qualifier, à cause de ia ou Je saint-Maurice coule toujours 1 mucnamcuieiu a une y avec une grande majesté ni de srande assemblée à l’Arena Mont- ! nouvelle loi provinciale qui exige Grand’Mère, avec son joli pont sus- Ro>a4.°ù on dénoncera publique- des qualifications très seneuses.pendu où notre chauffeur dut n)ent ,e^ Jeune-Canada; il a ajou té que leurs critiques de M.Tas- néanmoins paver une barrière de que Jeilrs .cr.,lld|ies fU‘ '>• 50 sous, avec l'historique tète dure chTcrea« *antt.1Pju1st'is et fasses de la Grand’Mère nrimiti™ j* ô , Le Club liberal Youville a tenu ! uene a rr-eoie.i.a section ue reusement arrachée au courant d£ hîer soir ses élections annuelles.! plomberie comprend 451 éleyes.M.J.A.Bélanger, directeur de i’Ecole technique de Montréal, par- ; le de l’enseignement de la plom- ! berie à l’Ecole.La section de la M.Stevens va se reposer en Angleterre M.Stevens, ministre du commerce, est parti ce matin pour l’Angleterre.à bord du Duchess of York.Il prend un repos dans l’Intérêt de sa santé.; j heure de temps contre ses genoux, - -.-.11—r“;7~r~r assis dans le creux d’un rocher! PXQUIN — A Ville La Balle, le 15 novem- - v „ iv.'e 1923.décédé à 64 ans, 3 mol», Joseph- Ÿ barré el reconstitué* nrè* h» „t„.âl.J.Cleo Guimond a ete réélu MM.1.A.b rancoeur, depute min Ce serait loue et* difirPe lé Président pour un cinquième ter- : provincial, et W.H.Biggar, éche-SVm ZÏÏXZ?.F.»“trfs pour la vin.on.a,mi parlé.piré à Shawinigan, en même temps Pr9c.bame aniJ^ s^,nt-.a yice-mic l’âme de tant do présidence, MM.Fabien Briand, que l ame de tant de fleurs mon- Joseph Berger et Jos Lapointe; M.Samuel Caron, secrétaire (réélu); M.Geo.Aubé, assistant-secrétaire; M.Paul Bancel, trésorier; M.J.H.Châles, président de ia délégation des Clubs libéraux; directeurs seniors, MM.W.Courtemanche, C.tant dans une légère buée cendrée vers le Créateur, après nous avoir fortement recueillis, eut la vertu de déclancher, en nos quatre pèlerins, une joie marquée.Nous rentrâmes aux Trois-Rivières, à 3a brunante, fredonnant pfçh» pas noir, aimable fiichard0Ganieiiu ' Geo’‘lChâr'- Ness -York, 17.(S.P.A.l A une De New-York à Paris en 20 heures Pour $350 — Cargos aériens transatlantiques — Les îlots flottants ui Danlëi.Funéndlle* le samedi.18 cou- ! (Soifs ri Ull Calepin> rant.Lo convoi funèbre partira du No — Cette arete rocheuse, courotl sm Chemin LaSalle, à 8 heures 30 du ton *909 Chemin A i née d'une touffe de nos plus beaux Im iÉré-c^Ür de viile L^a*lU o^r“e ; Conifères (Pins, Epineîte et Thuycr visi- goût et tes affiches rédigées en bon français.Bravo! Ce tour, bouclant une soixanlai- ,w W.V.— _____________________ - _________ .: ne de milles, en Mauricie inférieu- EiTk* atra célébré * ® heures, et de ik 0„ “Cèdre”), nous tiendra lieu de i re.mérite certes d’être signalé et soMprl^crr Pivot d’observation.; fortement recommandé aux assister sc.m autre imstatton.— Autour s etagent.en zones no- m rizontalcs.encore interrompues, ! quelques plantes ligneuses et de jo i lies formations semi-ligneuses où : herbacées._ Parmi les arbres: c’est l’infail-1 toujours l’attraction principale, lible Bouleau à feuille de Peuplier | celle qu’il ne faut pas perdre de et son confrère le Tremble aux | vue, feuilles jaune serin., j V * C’est l’Aulne grisâtre chargée , Le lendemain, visitant rapide- Morf de M.j.6.Douglass Halifax, 17 (S.P.C.t - M.J.-B.Douglas, ancien député à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Ecosse (1917-1925), et président de la Halifax Insurance Co., est mort aujourd'hui.Registratcur pour Shefford Québec, 17 (S.P.C.)—M.Joseph-Oscar Séguin, do Waterloo, a été nommé registratcur du district judiciaire de Shefford.PETITES AFFICHES — Tarif — 1 sou le mot.25c minimum comptante Annonces facturées, l»/2c le mot, 40c minimum.Avis de Naissance, Mariage, Décès, Remerciements, 50- l’Insertion suivant notre formule, tout mot additionnel 2c 1 ¦ juoï.Si facturé 75c l’insertion, euirans notre formule, tout mot additionnel, 3c le mot.Carnet mcndAla, etc — tl.co par Insertion.A vendre ou à échanger Bonne propriété j logement;.6 et 4 pièces.JO x 43 pieds.Bas et garage chauffés eau ensu-de.Echangerais pour petite propriété au Sauir.S’aortsser 6^9*5 Drolet, du DUpcnt 0902 n o BOIS ET CKAReON îiiÆi"; is, sssasr* t Retraite André Fauteux.aviseur légal.nautiques d Europe et d Amérique ^ Chatcauguav -_— se sont declares unanimes a peu- ser: que dans deux ans, tout au Cercle Albert-Lozeau P]us, des hydravions assureront i des services transatlantiques d’une! •rsr Nécroiogie _ A Montré*!, le 13.Rebecca leurs.Il y a là toute une propagande à faire.Cependant on de-, ' Erable, aievisier, 6,ü!i j ce-des.prcir.r-i qualité.$7.A $10.Scié.Essayer, une rc -^ de de 3,000 livres $9.Charbon $3.50 .N’attende!’, pas.le?froius «ftoniue au.I mentoront ies .frai?Oc livraient! i C'harlebots.AMhersl T lu,:* , ALLARD ^TOURNAT A Longueuit.le 14.Octa-5 is Brats, veuve tic Louis Bétournay, A 72 '"bOCLI ANNE-HERMANN A l'bôpUal — .„- - letw*Boun»nce.épou?e de Hermann.; V née fortes rosettes lotissàIres.Eton- trappeur.trenovkau a Montréal, le is m 2» namment loin vers le large du cou- j Ï4» légende porte; Attisons te feu.ans.Mile Blanche Prénoveau.RIOPEl, - A Cartlcrvllle, le 15, A 33 am, Au Conservatoire national prononciation française PAR LE P.THEOPHILE H U DOS, SJ.____ Un ouvrage de tongue haleine, Makamic, prov.de Québec, 17 (S.P.C.) — Le capotage d’une auto dans laquelle clic voyagéait avec ses parents, aujourd'hui, a causé la mort de Micheline Maillet, âgée de 11 ans.Les parents, M.et Mine Armand Maillet, de La Heine, ont été légèrement blesses.Au Mexique Tampico.Mexique, 17 (S.P.A.) — Les autorités militaires ont fait arrêter plusieurs agrariens partisans, parait-il, du colonel Adalborto Tejeda, candidat à la présidence du Mexique.Elles affirment que ees hommes complotaient contre le gouvernement.Incendie à (a “Carden City Paper” Merritton, Ontario.17.(S.P.C.) Un incendie a détruit deux bâtiments de la Garden City Paper Co., aujourd’hui.Typographe compétent, Journaux, travaux de ville, Impositions.E.-H.Boulay, 6325 Papineau, Montréal.Tél.DO na06.Les merveilleuses guérisons du Docteur GILLET par René JOHANN El Une des plus grandes découvertes médicales de notre temps.“INCURABLES?".Lises ce livre, ii esf écrit pour vous.Volume de 425 pages, format bibliothèque, $1.25 franco.Service de Librairie du “Devoir", 430 Notre-Dame est, Montréal.T**- r____ __________ _ _______ rage rant sc dressent des colonies d’AI-j En tout cas.ce “trappeur”, que OUVERTURE DF, LA CLASSE DE ¦ fruit de plusieurs années de tra-relles aux couleurs de braise.Bel!je crois reconnaître, c’est encore ^ ARTHUR LAURENDEAU \vail.H se compose de trois par-exemple de d y nanisme biologique! un éveil leur d'énergie, bâti tou - ties’, un traité de prononciation.Evariste Rlopel ROBERGE — A Verdun, le 15.5 71 ans Mme vitatine Grenier, épouse de feu Arthur Robe-g*.LA BIE4FAKSARCE OUI SE FAIT OT*f PATISSANTE Parmi les herbacées: — enraciné dans l’humus fait d’aiguilles, e’est le Polypodc de Virginie, garni de ses gros spores brun pâle â la face inférieure de ses frondes; puis, dans les angles rentrants du gneiss, c’est la Woodsie alpine (W.de î’ilo d'Elbe), avec son rachis articulé.—Partout, sur les parois vives, presque verlirales, une exquise petite plante, la Uainpamile à feuille ronde, nous sourit; sa clorhette cé-ruléenne sonne silencieusement, au- Nos bureaux ne ferment jamais.Nous malmenons en devoir — jour et nuit — un! personnel d’urgence.Direction de funérailles Salons Martuoirai Assurance funéraire Ambulances privées LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DE FRAIS FUNÉRAIRES Caarteia, PrOaMnitet Gérant G4n< Rue Ste-CoHierine, 302 Est Téléphone: Plateau 7-9-11 DEMANDEZ N Of BROCHt’RE» iLLcrraiK» Joseph Csortsis, Seer.-Trèi.et aérai A»»‘t-Gérant Géa.Docteur*.Consultes ! ! 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Itirtps qtit les [quics les plus crai- J!-*—’*- tneillpures dcsiinécs t’ons.A ce point de vue.le traité (Comtn ) *era fort aux Ana1als désireux On trouvera en outre un ensemble de maîtriser la langue française, assez complet des règles oui régissent les liaisons en conversation et dans le discours public.Les exercices de la seconde partie sont destinés d compléter tes jours sur le même type.>f.* ÿ fort battre l’amour de la grande patrie qui sc fonde sur l’attachement à la petite région (4).“Uoninuncons par révéler aux “intéressés, dit M.l'abbé A.Tessier.Pour haler avec le ‘‘Devoir’ Pages spéciales du “Devoir” CELLES Di SAINT-LOUIS DE FRANCE PARAITRONT DEMAIN Une exposition commerciale dans Test La Ligue des propriétaires de (“leur existense.Aux distraits qiii |“nc savent rien voir, aux t»erpé-j “fuels mécontents qui se lamentent , “sans cesse sur leur sort et trou-î “vent toujours à redire contre les ! “choses et les gens qui les entou-“rent, rappelons les beautés ra-I “ractéristiques de leur petit coin “de pays.Chaque région a une déchh^offrirson'patrona- — —v "j",,,,;.,a Drcmière “ame.une personnalité faites de „x.exemples donnes aans ia premiere “l’tiarmonie matérielle des navsa- se ^•son con*ours *vtit, h uni ex # ^ enneiur le vocabulaire si pau-••«.TZfnrmés iVar l’eninreinle «’o.mnerci.ie qu.seraje- pfp Canadiens.Un lexique forme la troisième partie.On g donne, par ordre al-¦.‘ cités dans .• », ; position eomniei •ges transformes par empreinte nu.— Le président provisoire Getulio Vargas a déclaré qu’il autorise tous les Brésiliens exiles â rentrer dans ‘eur patrie.La Commission du retour à ! * terre se réunira lundi prochain à Montréal.Elle décidera probablement qu’il est maintenant trop tard pour envoyer des colons sur la terre, à ce temps-ci de l’année.s Une noie de $5,000 Dans le cas de Montréal, les rc-( présentants de la province affirment que toute la cause du retwd vient nu fait quo Montréal n’a pas paye une note de $5,000 pour frais médicaux aux colons envoyés en 1932.A quoi M.Gabias répond que la ville n’a pas reçu un seul compte officiel, à cet effet, et qu’elle a payé tous les comptes envoyés jusqu’à date.D’ailleurs, le président a eu la promesse formelle de M.H.F.Stpckwelî, trésorier de la province, que la province placerait les 300 colons de Montréal aussitôt que Montréal aurait payé sa note pour les colons de 1932.Or, cette dette a été payée.Mais rien n’est venu.Lord Halifax démissionne Londres, 17 (S.P.C.).—- Lord Halifax a résigné la présidence de l’English Church Union, association formée pour maintenir l’oeuvre du grand Mouvement d’Oxford.* * * On se rappelle que lord Halifax a participé très activement aux conférences de Malines pour le rapprochement de l’Eglise catholique romaine et de l’église anglicane.Conférence de M.Paul Gouin, avocat A LA SECTION MONT-ROYAL DE L’A.C.V., SAMEDI SOIR Samedi soir, le 18 noArembrc, Me Paul Gouin donnera une conférence sur la petite industrie à l’A.C.V.du Canada, section Mont-Royal, Palestre Nationale, 840 rue Chcrrier.Les membres des autres sections de l’A.C.V.et leurs amis sont invités à cette réunion qui s’ouvrira vers 8 heures.“Reconduisez M.Smith à la porte” M.Bennett' met ainsi brusquement fin ce matin à une entrevue avec la “Canadian Labor Defence League” Ottawa, 17 (S.P.C.) "ftecon-duisez M.Smith à la porte.L’agitateur qui se dissimule pour sauver sa peau, reconduise/.-le à lu porte”, Par cet ordre péremptoire, le premier ministre, M, Bennett, a brusquement mis fin ce mutin à une entrevue qu’il avait accordée à la Canadian Labor Defence league.11 a en même temp» coupé court â la tentative d’un Montréalais nommé Joseph S.Wallace, d’entamer avec lui une discussion sur un mémoire de l'organisation susnommée.Le M.Smith en question est le secrétaire d’un groupe qui s’intitule l’Association de l’Est du Canada pour l’abrogation de l’article 98 du code criminel.Il faisait partie de la délégation, qui se composait de six hommes et de deux femmes.Mais c’est M.Wallace qui était le porte-parole.Les six hommes sont sortis.Quant aux deux femmes, Mme “Tim” Ruck et Mme Sam.Cohen, elles ont obtenu une entrevue pour parler du sort de leurs maris, qui sont au bagne avec six autres communistes.Le ministre de la justice, M.Hugh Guthrie, qui était avec M.Bennett, a accordé aux deux femmes l’autorisation de visiter le pénitencier où sont leurs maris pour se rendre compte de la salubrité de l’établissement.M.Bennett parlera lundi soir à la radie Ottawa, 16 (S.P.C.) — Le pre- mier ministre du Canada, M.Bennett, prononcera lundi soir, de 9h.30 â 10h„ une allocution qui sera radiodiffusée dans tout le pays.Cette allocution, qui portera sur des problèmes nationaux et n’aura pas de caractère politique, inaugurera une série de discours analogues par des membres du cabinet fédéral.Dommages au pont de Gaspé M.le juge Philippe Demers, siégeant en Cour d’amirauté, a entendu ce matin la cause de la Dominion Bridge et al.contre le vapeur Philip T.Dodge, Ce navire a causé des dommages le 6 juillet 1932 au pont de Gaspé qui était en construction alors.La Dominion Bridge réclame $11,500; la Dufresne Construction Co„ $5,559; et la Compagnie du pont de Gaspé, Limitée.$18,000.L'Année sainte se terminera le 2 avril Cité Vaticane, 17.(S.P.-A.) — On annonce aujourd’hui que la présente année sainte ne sera pas prolongée et se terminera, par conséquent, le 2 avril prochain.Pas de lutte dans Jacques-Cartier La décision des contcrvatturs o*7 pratiquement prise Il semble pratiquement décidé que les conservateurs ne feront pas la lutte dans Jacques-Cartier.Le délai pour préparer la convention est d’ailleurs trop bref, et les conditions climatériques exceptionnellement désavantageuses qui sévissent à ce temps-ci de l’année rendent l’organisation de la lutte difficile.On fait aussi remarquer que le chef de l’opposition, tout récemment choisi, n’a pas eu le temps de préparer de façon suffisante, l’organisation du parti.Il n’y a pas eu lutte dans Nicole! et la lutte dans Wolfe n’a eu lieu que parce que les conservateurs dq ia région y tenaient beaucoup.Les chefs conservateurs de Jacques-Cartier ont d’ailleurs exprimé l’opinion qu’il était préférable de ne pas faire de lutte dans le comté, mais d’attendre à la prochaine élection générale.Le témoignage d’Otto Grothe A l’enquête sur l’incendie du Reichstag Berlin.17 (S.P.A.) — Un exfonctionnaire communiste nommé Otlo Grothe a affirmé au tribunal chargé de juger les hommes accusés de l’incendie du Reichstag que les communistes avaient organisé une insurrection pour février dernier, mois où l’incendie a eu lieu.Les communistes, a-t-il expliqué, étaient dans une profonde anxiété depuis l’avènement du chancelier Hitler, le 30 janvier.Des sous-chefs ont ordonné la distribution d’armes aux membres du parti juste quatre jours avant l’incendie.Grothe a aussi affirmé &e rappeler qu’un communiste nommé Kemper a donné à l’accusé bulgare Blagoi Popoff, du combustible pour le Reichstag.A l’Université de Montréal i Plusieurs professeurs protesteraient contre l’attitude des entrepreneurs — Suspension des cours Les membres du comité des professeurs (te l’Université de Montréal se réuniront lundi prochain.Plusieurs d’entre eux, à ce que l’on sait, veulent protester contre l’attitude des entrepreneurs de l’immeuble de la montagne qui bloqueraient le règlement des dettes universitaires et qui, par le fait même, empêcheraient TUnivcrsilé de toucher une somme de $93,009, somme qui lui permettrait de payer aux professeurs et aux autres membres du personnel universitaire leurs salaires ou traitements pour les niôis de septembre, octobre et bientôt novembre.Certains professeurs laissent même entendre que lundi prochain, il y aura plus que des protestations.Quelques-uns veulent aller plus loin et parlent simplement de la suspension des cours jusqu’à paiement des sommes dues.J)es sténographes n’ont même pas de quoi acheter leurs billets de tramways pour se rendre travailler à l’Université.Des professeurs, qui n’ont pas d’autre source de revenu que leur enseignement universitaire ou leur travail de laboratoire, sont dans la gêne.Non seulement le loyer attend, mais aussi la note du boucher et de l’épieier-_ Le prix de Tor restera instable New-York, 17 (P,A.) On a nié catégoriquement ce matin à la AL V.Federal Deserve Bank que le gouverneur de cette institution.M.Geo, L.Harrison, ait donné l’assurance à d’importants banquiers français que Je prix de l’or sera fixé définitivement aux Etats-Unis dans un prochain avenir.Dans une dépêche de Paris, on déclarait que les autorités financières françaises avaient reçu de M.Harrison l’assurance que la valeur de ce métal sera stabilisée aux Etats-Unis.On disait même que M.Harrison avait fait cette déclaration au cours d’une conversation téléphonique.Morts et dégâts en Yougoslavie Belgrade, Yougoslavie, 17 (S.P.A.).—- Des inondations dans la région du lac de Scutari ont causé douze morts et des dégâts très considérables.en Yougoslavie, aujourd’hui.Il paraît que la partie albanaise de la région a aussi été ravagée.M.Gabias se rendra A Québec Pour diicutar de nombreux problème* relatif* eu châmoge M.Maurice Gabias.président du comité exécutif, a déclaré, ce matin, qu’il n’avait pas rencontré M.J.E.Perrault, pour discuter Renvoi de chômeurs montréalais, pour la construction de la route Montréal-Abitibi, Il annonce toutefois, qu’il sc rendra à Québec, lundi soir, pour discuter les nombreux problèmes relatifs au chômage, avec les autorités provinciales, notamment pour obtenir le remboursement do la dette de trois millions et demi que les gouvernements de Québec et d’Ottawa doivent à Montréal.H y a discussion sur de nombreux articles.Les autorités municipales déclarent que le gouvernement fédéral a déjà retourné les comptes deux fois à Québec, parce qu Ottawa n’approuvait pas certaines dépenses.M.Lavigucur et le “Soleil” Québec, 17 (D.N'.C.) Une chronique publiée hier soir dans un journal local cl qui faisait voir le maire de Québec comme un grand soigneur traversant en limousine des rangs de chômeurs en haillons a provoqué ce matin de vives protestations de la part du premier magistrat de Québec.“(>t article, a-t-il déclaré, est malicieux, erroné et de nature â faire murmurer les miséreux contre l’autorité.Je m'empresse de le découper pour le faire parvenir à M.Taschereau et lui dire que le Soleil raconte contre moi des choses mensongères comme je n’en ai jaamis lu dans aucun autre Journal au cours de ma carrière”.La “General Theatres” Washington, 17 (S.P.A.) — Lè comité sénatorial d’enquête sur les opérations financières cherche à éclaircir le cas de la General Theatres Equipment, Inc., dont l’écroulement, Tannée dernière, a causé des pertes énormes au public.Les enquêteurs croient avoir établi que 38 des 43 millions inscrits à l'actif de la compagnie consistaient en valeurs.soufflées.Le comité a cherché à obtenir des explications claires d’un financier de Chicago nommé Harley L.Clarke, N’y réussissant pas, il a formulé des menaces à peine voilées de poursuite en justice contre Clarke.L’église Ste-Philomène S.E.Mgr Gauthier la bénira dimanche S.E.Mgr Georges Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, bénira dimanche prochain à 11 h.du matin l’église Sainte-Philomènc de Hosemont, située rue Masson.Cette église est de style roman moderne.Elle peut contenir 181)0 personnes assises.Fondée m 1905, cette paroisse s'esi rapidement développée.Elle compte aujourd'hui 2,000 familles.Le premier curé fut M.l’abbé Brien.Le curé actuel es! M.l'abbé Samuel Gascon.A cause de l’expansion et de l’augmentation de la population de la paroisse, il a fallu construire l’église présente, de lignes sobres mais artistiques.De nombreux prêtres seront présents à la cérémonie, M.le juge Curran a émis ce matin un bref d'habeas corpus rap-portable le 23 novembre, à la rc-quêle de Paul Trudeau, détenu ao-tuelcment à la prison de Bordeaux.Calendriers 1934 — CALF.NDHIER DU CUBIST- ! BOI, se composant de 12 pages, format 22 x 13, nombreuses illustrations en couleurs.Au comptoir 50s., par la poste 55s.MES MISSIONS, se composant de 8 pages, format 14 x 9^, nombreuses illustrations.Au comptoir 25s„ par la poste 30s.* CALENDRIER DES SOEURS DE LA MISERICORDE.— Calendrier de fantaisie, sujet religieux encadré de motifs peints a la main, format S'ê x 11.Au comptoir j 35s., par la poste 40s, ALMANACH 1934 ALMANACH DE ST-FRAN- i COIS sur beau papier, 82 pages, nombreuses Illustrations.format 7 x 10.Au comptoir 25s, par la poste 30s.CARTES DU JOUR DE L’AN Carnets de différentes couleurs avec enveloppes doublées, 63 sujets différents peints à la main par une artiste canadienne.Au comptoir 15s., à la douzaine 81.75.SERVICE DE LIBRAIRIE DU- DEVOIR 430 Notre-Dame est, Montréal, j .i „ .-.,.nn_j C EEZ - DE - CH AWSSEE — r AITS ET CDINICNS L'électricité Un comité du Real Estate Board rient de se prononcer contre le arojet qui permettrait à la ville de produire elle-même l’électricité pour éclairer les rues et les édifices municipaux sans avoir recours au service de la Montreal Light, Heat and Power Cons.D’après un journal du matin, la raison invoquée, c’est que la municipalisation de l’électricité à Montréal nécessiterait une forte mise de fonds oue la ville serait forcée d’emprunter, que cela aurait pour effet d’augmenter les impôts immobiliers et par conséquent diminuerait la valeur des immeubles de chacun.Et pour justifier son attitude, le comité en question citerait en exemple les cas des 26 municipalités de 'la province qui ont abandonné le service municipal d’électricité pour le confier à des compagnies privées, parce que cela était plus éco-inique.Nous ne savons jusqu’à quel point l’enquête conduite par ce comité s’est étendue, non plus que les facteurs qu’on a fait entrer en ligne de compte.Pour approuver Tattitu-de qu’il vient de prendre, l’on devrait connaitrc tous les détails, afin dp pouvoir déterminer si eette enquête a été complète, si elle a été faite sérieusement, ou si elle n’a pas été conduite à la légère.Car il ne faut pas oublier que les six membres de ce comité ne sont pas.que nous, sachions, des techniciens en lu matière et qu’en conséquence leurs conclusions ne vaudront qu’en tant qu’elles s’appuieront sur des faits concrets.On cite le cas de municipalités qui ont.p.Armand Duptrii, passé, après quinze ans d’existence.Comme au Canada,- les droits sont de $8.00 le gallon sur les spiritueux étrangers et de $7.00 sur les spiritueux de fabrication domestique, à quoi il faut ajouter la taxe de vente de 6 pour cent; on peut en con-cure qu’aux Etats-Unis le minimum des droits sera de $8.00 le gallon, et peut-êîre de $10.00, comme ce fut le cas au Canada pendant plusieurs années.Les cognacs Interrogé sur la décision de la Commission des liqueurs d’Ontario d’importer ses cognacs en fûts de l'Australie et de l’Afrique du Sud, notre interlocuteur nous déclare que les consommateurs de cognac de la province de Québec n’accepteraient jamais cela, qu’ils feraient la grimace sur ces faux cognacs.Habitués que nous sommes, dit-il, aux cognacs français — il ne peut nous venir de véritables cognacs d’ailleurs, car ce nom de liqueur vient du lieu qui les produit — nous ne voudrions pas les abandonner pour des produits qui s’en rapprochent mais qui ne les égaient pas.En Ontario, on n’est pas consommateur de cognac, tandis que dans le Québec, on est demeuré bien français sur ce point.Malheureusement, même si la Commission des liqueurs de Québec voulait diminuer ses prix sur les spiritueux présentement, elle ne le pourrait pas vu que le franc a presque doublé avec 1932.Nous quittons notre interlocuteur en restant sous l’impression que la vente contrôlée des spiritueux aux Etats-Unis ne portera guère atteinte au commerce de la Commission des liqueurs dans la province de Québec et dans toutes les provinces qui ont adopté un régime du même genre._ A.A.La navigation Une péniche sombre Le péniche Scotland, jaugeant 300 tonnes, a sombré hier au large de Coteau-Landing, dans le lac St-l’rançois.Cette péniche avait trente années d’existence.La glace a fait craquer la coque.Son équipage, comprenant 14 hommes, a immédiatement sauté dans une chaloupé de sauvetage.Elle était chargée de 200 tonnes de sucre.Le cargo anglais Canby s’est échoué mercredi en voulant sortir du chenal du fleuve, en face de Varennes, pour y jeter l’ancre.Il faudra enlever sur les lieux une partie de sa cargaison de charbon pour lui permettre de se remettre à flot.La goélette Miron L.a frappé un haut-fond mercredi soir au large de Maisonneuve, mais elle n’a subi aucun dommage.Elle a pu continuer sa route et atteindre le bassin Victoria hier.Glace sur le Richelieu Selon le service des signaux, le Pichclleu est recouvert de glace entre Sorel et Ghambly.La navigation y est impossible, de même que sur le canal de Ghambly où s’est formée une épaisse couche de glace.Notre port sera ouvert jusqu'au 30 La Commission du port de Montréal a fait savoir nu ministère de la marine ce malin que le port de Montréal demeurera ouvert jusqu’au 30 novembre et peut-être plus tard, et qu'en conséquence elle demandait l’entretien du chenal de la métropole à la mer.Le niveau est tombé de six pieds A comparer avec l’an dernier à la même dale, le niveau de Veau dans le port de Montréal est de six pieds plus bas.L’an dernier à celle date, l’échelle d'étiage marquât! 33 pieds et 2 pouce* tandis que ce marque 27 pieds et 2 r—r Dernier départ du “New-Northland” Le paquebot de la Clarke Steamship, le New-Northland, a quitté Montréal ce matin pour la dernière fois de la saison, à destination de Comerbrook, Terre-Neuve.Il était chargé jusqu’au faîte.La voie fluviale M.Alfred Duranleau, ministre de la marine et des pêcheries, a prononcé mercredi soir une allocution sur la voie fluviale de notre province.Voici quelques passages de son allocution: “Notre incomparable Saint-i-au-rent n’est pas sur tout son parcours une paisible nappe d’eau, dit>-il.A iJlusieurs reprises, ses flots se précipitent impétueux, en autant de rapides, et en particulier là-bas, entre deux grands lacs, il s’élance d’une hauteur de 160 pieds.Il a donc fallu détourner ces-rapides et construire de toutes pièces de nombreux canaux pour permettre à la navigation intérieure d’atteindre le grand port de Montréal.Voilà donc notre voie fluviale tour à tour construite ou creusée.Il a fallu jalonner d’innombrables signaux sonores ou lumineux cette voie que dérobe aux regards la profondeur des flots.Si la brume dérobe tous ces signaux au regard, le marin n’est pas pour cela abandonné à lui-même.“Le son d’une cloche ou le cri d'une sirène se fait entendre à travers le vent et le grandement des vagues pour mettre le marin en garde et lui conseiller de modifier sa course.Le rôle des phares ef bouées “Quelques-unes de ces bouées lumineuses ou sonores atteignent onze pieds de diamètre et pèsent jusqu’à dix-neuf tonqes.Elles f°nr.‘ tiennent avec une régularité infaillible pendant huit ou douze mois sans aucune intervention humaine.“Les phares sont beaucoup plus anciens que les bouées.Sur le St-Laurent, les phares et les bouées indiquent la direction au navire dans le chenal navigable.Le Jour, les bouées de toutes couleurs et les balises guident le navire à travers les courbes du chenal; la nuit les feux d’alignement indiquent de façon précise la direction à suivre.Ces indications, qui ne disent pas grand chose au profane, sont aussi claires pour le pilote expérimente que les poteaux Indicateurs placés par le ministère de la voirie le long de nos routes.“Le service des phares et des bouées du ministère de la marine doit voir à l’entretien et au bon fonctionnement de deux mille phares.de quatre cents sirènes, de six cents bouées à gaz et bouées sonores, de douze bateaux-phares, da trente-deux postes de radiotélégraphie, de neuf mille bouées non lumineuses, balises, etc.C’est donc dire que nous avons plus dé douze mille aides à la navigation distribues sur une étendue de cinquante mille milles sur la côte ainsi que le long des lacs et des rivières.“Douze mille gardiens vigilants auxquels nulle défaillance ne peut être reprochée, qui sont d’autant plus fidèles à l'accomplissement de leur devoir que la plupart d’entre eux, étant privés d’âme, de vie et de volonté, sont nécessairement esclaves de la loi que la science leur a tracée au début.“Voilà donc ta voie construite.Mais ü a été nécessaire d’ériger en même temps les stations et les gares.autrement dit d'aménager Tes ports.Importa net do la navigation “Le Canada est unanime à reconnaître que son bien-être et sa prospérité dépendent dans une large mesure de l’expansion dé son commerce extérieur.“Pour vous donner une idée de l’importance attribuée à toute époque au développement de la navigation chez nous, taissez-moi vous dire que les huit ports qui relèvent indirectement du ministère de lu aller at retour OTTAWA da Montréal Samedi p.m., 25 Nov.Dimanche a.m., 26 No v.Dép.Arr.Montréal Ottawa samedi.2.04 p.m.4.45 p.m.•amedi.4.00 p.m.7.15 p.m.samedi.IB.15 p.m.1.00 a.m.dimanche.8.30a.m.11.45a.m.• RETOUR jusqu’au LUNDI p.m., 27 NOV.O Voiture, de 1ère classe seulement.Aucun bagage enregistré.Enfants de S ans et au-dessous de 12 «rts, moitié prix.341F Pacifique Canadien marine, ceux de Halifax, Saint-Jean, Chicoutimi, les Trois-Rivières, Montréal, Québec, Vancouver cl New-Westminster, ont absorbé jusqu’à ce jour une somme de $115,-000,000.Ccci sans parler des quatre autres çorts administrés par des commissions autonomes et des quelque cent soixante-dix ports aménagés par le ministère des travaux publics.Le niveau de l’eau “Et si le niveau de l’eau dans le port de Montréal est encore parfois inquiétant, si le creusage du Saint-Laurent à 35 pieds n’est pas encore terminé, ce n’est pas, vous pourrez en garder et en transmettre au besoin l’assurance, ce n’est pas qu’aujourd’hui comme hier, ceux à qui incombe le devoir de diriger les affaires de ce pays ne soient pas convaincus de la nécessité pressante de cette oeuvre, c’est que dans un pays neuf comme le nôtre, cette entreprise doit être construite, de pair, avec bien d’autres qui se réclament d’une égale urgence; c’est en formule plus simple qu’il n’est pas possible de tout faire à la fois.Signaux modornas “Il y a maintenant le radiophare qui semble être le dernier mot en matière de signaux radiophoniques.Il rend le même service en lançant ses appels que le phare en pfojetant ses rayons, et fonctionne comme lui automatiquement.“Le service météor/logiquc a aussi une grande importance.Il a démontre son utilité par l'exactitude de ses pronostics.C’est de cette façon que le réseau des soixante-sept postes radiographiques échelonnés le long de nos côtes permet à tous les navires, dans un rayon de, cinq cents milles au large, de communiquer à volonté svec la terre ferme.Avez-vous besom de bons Adressex-vous au Service de librairie du '’Devoir**.
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