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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 novembre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1933-11-18, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 18 nov.1933 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME TELEPHONE; .SERVICE DE NUIT : Administration : .Rédaction : .Gérant : .HArbour 1241' , HArbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 VOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur an ch if ; OMER HEROUX Vol.XXIV — No 266 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et baniieuei £.-Unis et Empire Britannica» .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNI5 et UNION POSTALE .3.00 “Toute la jeunesse libérale dénoncera les“ Jeune-Canada” - ml Mais pourquoi?Toute la jeunesse libérale dénoncera les Jeune-Canada! Notez bien toute la jeunesse, et non pas tel ou tel club; toute la jeunesse, tous les «moins de trente ou de trente-cinq ans, — tous ceux de Montréal, du moins, car l’on veut bien, pour la circonstance, ne pas faire appel aux troupes de l’extérieur.Et la dénonciation n’àura point pour théâtre une quelconque salle de club, pas même les riches salons du Reform Club.Non! on se réunira à l’Arena, dans la très vaste salle qui peut grouper des milliers d’auditeurs.Pas moins ! Et c’est l’organe, le grand organe du parti, qui nous annonce cette tragique levée de boucliers, qui l’annonce dans les termes mêmes que nous citons plus haut.Mais pourquoi ce rude sursaut, pourquoi cette violente attaque, pourquoi TOUTE la jeunesse libérale dénoncera-t-elle ainsi les Jeune-Canada1! Parce que leur attitude serait équivoque, d’après l’un, mais ceci ne paraît pas sérieux; car, s’il est une chose que l’on ne puisse reprocher à l’attitude des Jeune-Canada, c’est bien d’être équivoque.Rarement, au contraire, des orateurs, jeunes ou vieux, se sont plus nettement expliqués.Il faut donc chercher autre chose.* * * Contre quoi alors toute la jeunesse libérale éprouvera-t-elle le besoin de protester?Les Jeune-Canada ont débuté par un appel a l’énergie, au courage, au travail.Vous vous souvenez de ce texte, qu’ont d’ailleurs contre-signe des milliers et des milliers de jeunes gens: C’est à un vaste labeur intellectuel, littéraire, artistique, scientifique, économique, national, que nous, les jeunes, sommes conviés par les exigences de notre temps.Souvenons-nous que nous ne serons maîtres chez nous que si nous devenons dignes de l’être! Ce n’est sûrement pas contre ce courageux manifeste que laute la jeunesse libérale se propose de protester.La première réunion publique des Jeune-Canada date de près d’un an.Mais des milliers de personnes en ont gardé un très net souvenir.Elle fut en bonne partie consacrée à dénoncer la paijt trop petite faite aux Canadiens français dans les services administratifs fédéraux.Ce n’est sûrement pas non plus cette dénonciation que tonte la jeunesse libérale éprouve le besoin de dénoncer.Plus tard, les Jeune-Canada ont trouvé excessif que l’on fit au bénéfice des Juifs d’Allemagne des manifestations que l’on n’avait pas éprouvé le besoin de monter contre les persécuteurs des catholiques d’Espagne, du Mexique et de la Russie.Ce ne doit pas davantage être cela qui motive la future dénonciation de toute la jeunesse libérale.Cellè-ci se serait, en tout cas, singulièrement fait attendre.Reste*la réunion de lundi, qui est, d'ailleurs, dans le droit fil du manifeste initial et des premières manifestations.V- ÿ }f.Les Jeune-Canada ont dénoncé les abus du capitalisme.Ils Pont fait en des termes assez vifs.Est-ce cela qui motive la future dénonciation de toute la jeunesse libérale"! Nous en dou tons fort; mais, vraiment, s’il en était ainsi, nous oserions conseiller aux organisateurs de la future manifestation de l’Arena de n’y convoquer ni M.Jean Martineau, cet autlientique membre du Reform Club, dont un récent discours a fait si beau tapage, ni même ce vice-président de la Jeunesse libérale, M.Roger Ouimet, dont l’un des orateurs de lundi invoquait le témoignage d’une franchise presque brutale.Les Jeune-Canada trouvent qu’il n’est pas normal que nous payions rélectricité si chère, alors que notre province est si riche en forces hydrauliques; ils ont même émis l’opinion que l’on pourrait, pour faire baisser les taux, faire au trust de l’électricité une concurrence municipale.Si c’est là ce qui doit motiver, de la part de toute la jeunesse libérale, la grandiose dénonciation que l’on annonce, on fera peut-être fîien de n’inviter à VArena ni le président de l’Assemblée législative, M.Damien Bouchard, ni un certain nombre d’autres libéraux, jeunes ou vieux, qui pensent comme lui sur ce point.On fera même bien de ne pas inviter M.Ernest Lapointe.L’ancien ministre de la Justice s’aviserait peut-être d’y réédi-ter*son formidable plaidoyer de Québec et de répéter que cette question de rélectricité ne sera définitivement réglée que lorsqu’elle sera réglée selon la justice.Les Jeune-Canada se sont plaints des hauts prix de la gazo-nnc.Us ont assez durement reproché au gouvernement fédéral sa conduite en cette matière.Toute la jeunesse libérale sc propose-t-elle de courir au secours de M.Bennett, aussi vive-rnent critiqué là-dessus qu'a pu l’être sur un autre point M.Taschereau?Les Jeune-Canada n’aiment point, et ils le disent, que les Canadiens français occupent dans cette province une position si pénible à certains égards.Ce n’est sûrement pas à cause de cela que toute la jeunesse libérale entend les dénoncer.* # * .Mais à propot de quoi, vraiment, Ionie la jeunesse libérale eprouve-t-elle le besoin de lancer contre les Jeune-Canada une si véhémente, une si tapageuse dénonciation?On serait curieux de le savoir.Omir HEROUX L’actualité Madame Chrytanthènne En marge de t'expoeltton qui ae tient ce« Jours-ci dan* * les eerrea du Parc UttFontalne.Choque année, quand revient novembre.Madame Chrysanthème, ouvre ses salon» de verre h la foule de ses admirateurs.Dans un décor de fougères et d’orchtdèes, elle reçoit leurs hommages.C'est, dans le grand monde cultivé des fleurs, l'évènement gui clôt la satson des bains de rosée, des banquets de soleil et des concerts d'oiseaux.On.s'g presse, d'abord pour revoir le sourire éphémère de Madame Chrysanthème, ensuite pour connaître ses charmantes filles dont le nombre augmente chaque année.: J t'inverse de la coutume éta-, blie dans cet autre monde où les fleurs parlent et boivent du thé, che; Madame Chrysanthème on ne présente pas le» invités; on présente les hàlesses.• t'n fardfn/er.promu maître de cérémonie, cueille .es arrlinintt sous le pandands, motif central de la décoration du i>e*tibttle.Tris digne, it kl guide vers tes ban- quettes qui meublent chaque salon et sur lesquelles ces dames -sans doute pour ne pas déranger l'ordre de leurs merveilleuses on-dulatiVne Indéfrisables — se tiennent bien droites, comme des fleurs de verrières.Leur pose, un peu "collet à fraise", avouons-te, évoque des souvenirs d'atenks assises sur te bord de chaises Louis XV ou dirigeant la conversation de tabourets en tapisserie.Les présentations se font à voix basse, ainsi qu’il sied dans un temple: S.M.Irt reine Marie.hady Isabel.Madame Perle du Cha-tijonnnift,.Mademoiselle Na-«oyn.Visiblement, le jardinier, à la fols maître de cérémonie et pacha de ce sérail où sont réunies les plut fameuses beautés d'Extrême-Orient, d'Afrique dih ,Vorrf et du bassin méditerranéen, ne s'arrête qtte detntnt tes fdvorUes.Heureux Paris qui peut distinguer quelques Vénus parmt tant de Junons et de Minerves sans craindre les foudres de ta beauté olympienne! \e l'imitons pas.pourquoi choisir puisqu'il ne s'agit pas d'un concours de beauté et qn'mtrnn Hollywood p'attend notre verdict?Pourquoi choisir puisqu’elles sont toutes belles?Depuis les "pompons” à qui leur tête ronde à la garçonne prête un air de jeunesse que nie leur long passé de joies, jusqu’au nobles douairières an front ceint de vénérables bandeaux blancs, qui ne sont peut-être que de jeunes blondes platine, toutes s'ingénient à nous émerveiller.Allons des unes aux autres avec te même sourire ravi, avec dans ks yeux la même admiration reconnaissante.Inclinons-nous avec un respect égal devant les jeunes débutantes en toilettes rose pâle ou mauve pâmé et devant ces vieilles amies qui ne sont pas ridicules dans leur robe rouge et or.Tous ces frais de satin rare, de coiffures impeccables, de filigrane de soie, elles les ont faits pour nous, afin que, l'hiver venu, quand nos jardins seront vides et froids, nous puissions les peupler au moins de leurs souvenirs.Que notre gratitude soit complète, qu’elle ne cause ni jalousie ni regrets.Mais qui nous dira leurs noms?Qu’importe le nom pourvu qu’on ait l'enchantement! D’ailleurs il se peut que nous soyons désappointés, Ijes horticulteurs, souvent, sont plus galants pour leur famille que pour les fleurs qu’ils baptisent.Par exemple, cette blonde éclatante, absorbée, dirait-on, dans un rêve de lumière, il me semble bien qu’on l'a présentée tantôt sous le nom de Frau Dr.Enguehard.Quelle horreur!.Et cette autre, à tête de chérubin, ks jardiniers l’appellent, si je ne me trompe, Captain Kettle.N’insistons pas.Hors quelques baptêmes de poêles : Source d’or, Ondine, Rayonnante.le choix des noms de nos belles amies a été laissé à de bons petits bourgeois qui n’ont vu dans l’aristocratique chrysanthème que l’humble ancêtre commun, la paysanne marguerite de nos champs, alors que celle-ci, ta toute première, mériterait un trône et le titre d’impératrice.S’il nous faut absolument donner un nom à tontes ces ravissantes étrangères, adoptons au moins la jolie mode orientale du symbole.Que celle blanche vierge, auréolée d’une lumière laiteuse, soit Mademoiselle Clair de lune; que ce globe de feu soit Madame Pomme d’or.Ou alors baptisons-les d’un souvenir heureiix.Cette rousse qui sort échevelé?' des fougères sera la jeune Arménienne qui menait la danse des fillettes dans la banlieue d’Erzeroum; cette autre, d’un rose si fragile qu’on ose à peine respirer de peur de ternir son teint, évoquera l’image de la Bicn-aimée, de VU nique.Prétendre les nommer d’après leur nationalité serait s'exposer à des impairs, probablement à des crimes de lèse-beautè- Tous ces turbans ne viennent pas de Turquie, tous ces chignons bien lissés ne sont pas chinois, toutes ces têtes ondulées ne sortent pas des mains des coiffeurs de la Biviera.Par ses multiples alliances la famille de Madame Chrysanthème est franchement cosmopolite.Dans les fibres de quelques-unes de scs filles coule peut-être, mêlée à la sève d’une noble reine des jardins, celle de la modeste parente de VArctique.(Ce serait l'explication de la froideur de certains visages).D’autfe pari rien ne nous assure que ks teints chauds n’ont pas été hérités d’ancêtres espagnols on levantins.Il y a, parmi ces beautés d’automne, des fleurs qui semblent avoir bu tout le soleil d’un éternel été.Encore une fois pourquoi chercher à connaître leur arbre généalogique ou leur nom d’emprunt?Ne suffit-il pas de savoir qu’elles sont venues de tous ks coins du monde pour égayer no$ jours gris et, par la fraîcheur de leur coloris, apaiser un peu notre soif de beauté?Que nos préférences aillent aux chrysanthèmes simples, à ceux qui offrent leur coeur tout entier sur une collerette de soie, plutôt qu'aux chefs-d'oeuvre frisés sortis des mains des jardiniers-artistes; qu’on s'arrête plus volontiers devant ces petites étoiles de couleur faites pour scintiller dans un ciel de rêve ou devant ces joyeux pompons, dignes de servir de cocarde à Mimi Pinson, peu importe; Vessenliel c’esf que nous sachions apprécier et reconnoitre le grand effort annuel que fait Madame Chrysanthème pour nous plaire.Il faut lui tenir compte des sacrifices nu’eile consent — comme vous, Mesdames, — pour paraître â nos yeux dans dans tout l’éclat de sa beauté féminine.Sait-on que pour former ce bouton gros comme une petite noisette, duquel sortiront les milliers de pétales ébouriffés ou lisses, elle doit se soumettre à une diète sévère et A des opérations peut-être douloureuses?Que pour elle ks bains parfumés sont remplacés par des douches de liquides malodorants?Enfin, que pour garder s» taille svelte elle, porte vingt-quatre heures par jour cet affreux corset de bots qu’on appelle un tuteur?Et voilà pourquoi, Mesdames, il ne faut pas être jalouses de Madame Chrysanthème.Ni jalouses ni envieuses.Les hommages que nous lui rendons, étant entachés de pitié, ne vous plairaient guère el sa beau-if empoisonnerait voire vie.Car, sachez-k, cet incarnai divin qui apparail parfois sous ses pétales diaphanes, ce rose exquis, indescriptible.cette lumière surnaturelle qn'0,1 dirait irradiée par te coeur atfme de la fleur, c’est un signe de mort .C’r ’ à la veille de disparaître pour toute une année que Madam • Chrysanthème est k plus belle, le plus désirable.Claude MELAKÇON Les colons partiront-ils ou ne partiront-ils pas?Le plan Gordon expire au mois de mars prochain (Voir page 3) Bloc-notes Un aveu L’un des députés les plus âgés qu’il y ait aux Communes, M.R.-S.White, de Montréal, vient, dans une causerie où il a très franchement exposé ce qu’il pense de notre Chambre dés députés, de dire ceci, qui ne manque pas d’à-propos: "Je suis conservateur par tradition et par conviction.Néanmoins, j’admets que foules ks vertus ne sont pas g mon parti, qu'il n’a pas tout le temps raison et Vautre parti, tout le.temps tort’’.Comment?Un député qui n’a pas assez d’esprit de parti pour prétendre que son parti a tout le temps raison et l’autre tout le temps tort?Cela ne se voit pas souvent.Ou plutôt, des paroles comme celles de M.White ne s’entendent pas souvent.— ni chez les députés, ni chez ceux qui font profession de foi, ou bleue, ou rouge.L’infaillibilité du parti est un dogme, pour certaines gens.Celui dont ils sont a toujours bien fait et l’autre, toujours mal.Cet esprit de parti est un lamentable boulet que traînent avec eux, toute leur vie, des gens par ailleurs intelligents.Oh ne comprend pas comment il se fait que ces gens raisonnent de façon si courte, sitôt qu’il s’agit de leur parti.Sortez-les de la politique, ils parlent avec bon sens, ils ont des Idées justes; mettez-les sur le chapitre de la politique, iis déraisonnent, déparlent, dérapent et déraillent.S’ils avaient au moins l’excuse d’être obtus, ou stupides, ou de manquer en tout de jugementi Non pas.Leur cctmmerce est agréable, leur esprit ouvert, leur jugement sain, pour- tout ce qui n’est pas politique.Mais si vous les engagez sur ce terrain, holà! Un bleu est une canaille, un rouge est *m saint, ou c’est l’inverse.Qu’il y ait des partis, soit; mais qu’ils rendent aveugles à ce point, — un fort honhète garçon disait un jour: ‘‘Je préfère une canaille rouge à un honnête homme bleu”, et puis ii allait parler, sans qu’il y en eût même besoin, en faveur d’un candidat discrédité à cause de ses fraudes électorales, dénoncées par les tribunaux mêmes, — c’est à faire douter qu’il faille des partis.Ils’ rendent tant de gens aimables des plus fantastiques.Grands quotidiens H y a à Londres plusieurs grands quotidiens, dont le Mail de Rothermere, qui tire à plus de 1.800.000 exemplaires par jour, l’Express, de Beaverbrook, qui tire au delà de 1,700,000, le News, à Rothermere aussi, qui dépasse 700.000 de tirage, le Star, qui atteint 800,000, le Mirror, qui a 1,000,000 d’exemplaires, etc.Ii y a bien le Times, le plus renommé de toute la presse anglaise, dans l’univers; mais il n’a pas 200,000 de tirage quotidien, ce qui fait que, matériellement parlant, il n’est pas du nombre des très grands quotidiens, là-bas.La lutte que se font l’Express, le Mail, le News et \c Star est telle que Beaverbrook a pu récemment écrire, à la fin de septembre dernier, que, de mars à juillet 1933, VExpress, dont il est le maître, a dépensé au delà d’un million de dollars pour dépasser un tirage quotidien de 2 millions d’exemplairés, en attirant de nouveaux abonnés.En juin dernier, il a passé les 2 millions de numéros vendus par jour; mais cela n’a pas tenu et Beaverbrook s’est lassé de dépenser de l’argent d'aussi slu-pidc façon."De telles méthodes sont futiles”, écrit-il en toutes lettres, et "k tirage, obtenu au moyen de primes ne vaut rien ("is worthless”).h y a eu par exemple des concours hebdomadaires de mots croisés, dont le vainqueur touchait un prix de mille livres sterling.Les mastodontes de cette sorte ne sont plus de véritables quotidiens à nouvelles: ce sont des attrape-nigauds; Beaverbrook fait même enlendrc que les premiers nigauds à s’y prendre, ce sont les propriétaires.A retenir Quelque part au cours de leur rapport, les membres de la commission d’enquête Macmillan signalent que de 1914 à 1932, la dette oublioue du Canada — dette fédérale, obligation* portant la garantie de l’Etat, deltcs directes ou indirectes des provinces et dette* directes des municipalités, ainsi que des corporations.a passé de $2.232,855,009 à $8,652,727.000; c'est-à-dire qu’elle a presque quadruplé en 18 an*.La guerre n’est pas seule à avoir gonflé ce total ; notre dette fédérale a bien monté de 336 millions en 1914 à 2 millnrds et tiers à la fin de 1920; mai* celle des provinces a passé de 200 mil,ions en 1914 à $1,363,000,000 en 1922.C’«r.t dire qué si nous payons des impôt* de tout genre, et de plus en puis élevés, depuis 1914, il y a une explication, et qui saute aux yeux du plu* borné des eontri-buahles: rien ouc le service des intérêt» stir In aetie exige cinq fois 1Ô14.Paie, Ainsi parie le lecteur.Elus d’argent qu’en aptistc.C.IL La grande pitié de l'Université de Montréal L’indifférence — La fonction — Une carence — Le miracle — Les nécessités — Les voies et moyens — La libération ' C’est dans la première ville française d’Amérique comme l’une des principales de cette planète que des îiéritiers de la culture latine et des plus hautes traditions intellectuelles mettent en question, sinon la nécessité de l’oeuvre universitaire, du moins l’opportunité d’en assurer dès aujourd’hui l’épanouissement et parfois même la survivance.Car l’Université de Montréal meurt de faim, trop belle et grande dame pour être admise à figurer, à côté des nouveaux gueux de la crise, sur la liste des secours directs, et ses professeurs eux-mêmes, — sa gar de d’honneur et son état-major — attendent impatiemment la permission, peut-être même le droit, de vivoter.D’éloquents et très précis cris de détresse ont d’ores et déjà été lancés aux oreilles distraites d’une population encroûtée d’une épais-' se couche du matérialisme le moins avouable et enlisée dans les mesquines ornières de l’individualisme le plus stupide.Tout le monde a dit: C’est grand dommage.Mats la pitié publique s’est jusqu'ici arrêtée à ce mot, qu’elle a cru consolateur.l es grands manitous modernes de la nation ont jugé convenable de quitter un instant la couche moelleuse où ils altendent le retour du soleil et de piétiner quelque peu sur place, en maugréant contre les fâcheux qui les tirent inopinément en pleine nuit d’une voluptueuse somnolence, quand il fait dehors si mauvais temps.L'assistance â l’Université et à son personnel, si ardemment désirée et fermement réclamée, s’est, à date, bornée à la déclaration suivante: Madame, ne désespérez pas, nous paierons bientôt, plus tard, vos dettes les plus criardes, et probablement qu’un peu plus lard, vous occuperez la nouvelle maison de la montagne, dont vous avez besoin et que d’ailleurs vous méritez; messieurs, que vous êtes nerveux! Nous allons lncessamme.it vous céder une pitance qui vous permette de doubler le bout de Tannée, et peut-être l’an prochain vivrez-vous un peu moins chichement et un peu plus à la hauteur du rang social qui vous appartient.Il n’y a pas chez nous de problème tellement urgent qu’il soit en impuissance de supporter les classi-qiies atermoiements de notre célèbre apathie et de notre ineffable incurie, il répugne à notre sensiblerie de cautériser sans délai les plaies vives.Notre médecin de famille est le temps; ii n’envoie pas de compte, et trouvera tout de même quelque jour un vague remède aux maux que notre foi remet entre ses mains un peu paresseuses, mais si bénévolesI La fonction Serait-ce que l’on douterait sé rieusement de l’importance vitale de l’Université?Non.Les moins dégrossis eux-mêmes en éprouvent l’obscur instinct.A preuve que c’est un truisme de traiter de !a nécessité sociale d’une telle oeuvre, l’Université est l’artère aorte d’une nation.Par son canal elle verse jusqu'aux extrémités de l’organisme social prêtres, médecins, vétérinaires, pharmaciens, infirmières, opticiens, dentistes, chimistes, ingénieurs, agronomes, homme d’affaires, notaires et avocats, et tels autres préparés spécialement â la protection du bien-être économique ou moral.Source de l’élite professionnelle, l’Université est aussi chargée par le peuple de lui former une élit» intellectuelle, ce qui n’est pas.che» nous moins qu’aUleurs, précisément synonyme.Et de ce chef l’Université est le cerveau de la nalion, qui doit penser et vouloir en son 2,om et imprimer aux membres inertes les mouvements de progrès cl les réactions opportunes.Dans le redoutable secret de ses laboratoires les hommes de science fouillent les profondeurs de la nature et lui arrachent les révélations fécondes en bonheur ei en prospérité; dons l’ombre religieuse de ses hi Miothèques et de ses cabinets d’étli-dc.les économistes, les moralistes, les philosophes repèrent la véritable roule des saines traditions, ouvrent et éclairent celle d’une évolution rationnelle et harmonieuse; et tout A côté les littérateurs et les artistes apprennent la rude ascension vers (a beauté.Malheur aux peuples sans Université! A chacun l'on peut demander: dU-mof quelle université tu hactca.je te dirai qui tu es.L’Université porte le peuple entre ses flancs, l'enfant ressemblera à sa mère et sera d’au-tantNpius Min, fort et beau qù'*Ue l’aura mieux alimenté et façonnée ’ (Suite à la deuxième page) Lettre d’Europe Désarmement?La sécession de l’Allemagne - Farce ou tragi-comédie?— Où l’on reparle des quatorze points - Evolution du “plan” MacDonald — Pour réhabiliter la S.D.N.: la Conférence continuera Le 3 novembre 1933 Plusieurs fois je me suis excusé auprès des lecteurs du Devoir de ne pas parler de la conférence du désarmement aussi souvent que d'autres le faisaient.Je leur »i dit, pour ma justification, qu’on avail l’impression, surtout quand on assistait, comme c’était mon cas.aux débats de cette conférence, d’être le jouet d’une comédie, d’une mystification, en ce sens qu'il était évident que personne ne voulait désarmer, et que chacun manoeuvrait de manière à rejeter sur autrui la responsabilité d’un échec toujours plus probable.Dans ces conditions, parler de la conférence aux lecteurs en ayant l’air de la prendre au sérieux, c’eût été faire le jeu de ceux qui les mystifiaient.D’autre part, dénoncer trop haut cette mystification, c’eût été s'exposer à passer pour un pessimiste exagéré, pour un broyeur de noir.11 valait donc mieux s'abstenir autant que cela était possible, c’est-à-dirc ne parler de la fameuse conférence que lorsqu'il n'y avait pas moyen de faire aulrement.En présence de cette comédie, la seule question intéressante, qu'on se posait fréquemment entre spectateurs était de savoir comment elle se dénouerait.Par un enlisement silencieux, par une sorte de léthargie qui ferait qu'on cesserait de parler d’elle, sans même s’apercevoir qu’elle avait pratiquement pris fin?Ou bien par quelque éclat qui signifierait une issue violente.et bruyante?Un éclat a fini par se produire, plus sensationnel qu’on ne s’y serait jamais attendu: la sortie de l’Allemagne, d’abord de la conférence du désarmement, puis de la Société des Nations et du Bureau international du Travail, enfin de la Cour de justice internationale de La Haye.11 s'agit donc d'une sécession complète du Ilïe Reich, d’une sorti’ de retraite générale sur TAventin, de quelque chose qu'on n'avait pas encore vu se produire.Le Brésil, en sortant de la Société, était reste au Bureau international du Travail.Le Japon avait continué de prendre part à la conférence du désarmement.Le Ule Reich, lui, de l’armistice, est tout autant dans l’intérêt économique et national de la Franrc que dans celui de l'Allemagne, du moins si l’on regarde un peu plus loin dans l’avenir des deux pays et dans celui de l’Europe.La victoire de l'Entente aurait dû être la victoire des quatorze points.Mais Lloyd George et Clemenceau jouèrent Wilson".Jusqu'à l'avènement de l'hitlérisme, les Allemands avaient surtout discuté la question des responsabilités de la guerre.Un fait très remarquable.c'est que, notamment dans la campagne électorale qui se poursuit actuellement, ils mettent surtout en avant la violation des promesses contenues dans le programme de Wilson.Hitler lui-même t’avait fait dans son discours d’où* verture au Reichstag.L’autre jour, un fils de Guillaume II.qui prend une part active à la campagne electorate, le faisait à son tour, à Pots-dam.il en résulte que.chez les peuples vaincus, ce n’est qu’officielle-ment que les hommes d’Etat semblent tenir compte des traités.Moralement et pratiquement, ils ne sc croient tenus que par les préliminaires de paix.Ignorés dans tés traités.C’est pourquoi Us ne se font aucun semoule d'agir contrairement aux traités et d’en demander sans cesse la révision.C’est pourquoi aussi ils n’éprouvcnl aucune reconnaissance des "concessions” qu'on peut leur faire par rapport aux traités, cl en demandent toujours de nouvelles.En ce qui concerne, par exemple.le désarmement, il était prévu par le quatrième des quatorze points, ainsi conçu: "Echange de garanties suffisantes que les armements nationaux seront réduits au minimum compatible avec la sécurité intérieure”.Il n’était pas prévu que ce régime ne s’appliquerait qu’aux vaincus.Or, c’est à eux seuls qu’on l’a appliqué.Il en est résulté que, ne tenant moralement compte que des points wilsoniens, ils se sont crus autorisés, non seulement à réarmer clandestinement, mais eneore à réclamer publlque-.* .Hé ment le droit à l’égalité en matière militaire.— - , Par malheur, dans les pays vain- rompt les pont» de tons les côtés; queurs, on cache cette situation à il semble vouloir sc confiner dans 1 opinion publique, parce qu’on ne veut pas lui avouer qu’on a fait la paix contrairement aux engagements qu’on avait pris.C’est pourquoi l’opinion, du côté du public, et même des hommes politiques, s était endormie dans une sécurité trompeuse, comptant sur son bon droit et sur le respect, par les vaincus, des traités signés.D’où, aujourd’hui, son pénible réveil.La sécurité par la vérité: voilà ce qu’on aurait dû se dire dès le (Suite à la deuxième page) un "splendide isolement” J’ai signalé aux lecteurs du Devoir un livre très intéressant, paru il y a quelque temps déjà, qui a pour auteur le général français Denvignes.et pour titre La barce du désarmement.On y voyait ce qu’il y avait d’utopie, ou d’insinçé-rité, à vouloir désarmer dans le monde tel que le règlement de la paix l’avait fait.D’autre part, le lecteur français y constatait, non sans inquiétude, que le désarmement imposé par les traités aux vaincu* était plus illusoire que réel, et que l’Allemagne, en particulier, disposait de forces irrégulières bien nu delà de ce que lui permettait le traité de Versailles.En signalant aux lecteurs du Devoir le livre du général Denvignes.je leur ai dit que les débats de la conférence du désarmement obligeaient à se demander si la "farce" ne se terminerait pas en tragédie, de sorte que ce serait à une tragi-comédie qu’on aurait assisté plutôt qu’à une comédie.Cette crainte s’impose plu* que jamais après la sécession de l’Allemagne, quoiqu'il ne faille pas encore désespérer du maintien de la paix.* * * Comme je l’ai toujours fait.Je tâcherai d’être ici objectif, non pas par souci de rappeler lu vérité historique, ni par souci de condamner théoriquement ceux qui la méconnaissent ou la fardent, mais simplement parce que je suis convaincu que l’insécurité croissante où se trouve la France vient de ce qu'on a caché à l'Opinion française la vérité historique, et, chose plus grave, en même temps que curieuse, de ce que certains hommes politiques français, surtout ceux de gauche, ont agi vis-à-vis des vaincus, notamment de l’Allemagne, comme s'ils ignoraient eux-mêmes, autant que le simple vulgaire, la vérité historique.Ce qui est à la base de tout le trouble européen actuel, et, par voie de conséquence, de l'insécurité de la France, c’est qu’on a fait la paix san* tenir compte du programme du Président Wilson, qu< devait pourtant compter comme préliminaires de paix.Depuis la signature del traités, cette omission a été signalée dans plusieurs des pays vainqueuY*.Récemment, le rnmtf Sforaa, ancien, ministre italien des Affaires étrangères, disait dans son livre Intitulé Les Frères ennemis; "La vérité est que le respect ùr* quatorze points, qui furent la basi Carnet d’un grincheux Il y * da$ gens qui se groupent autour d'une crèche — pas celle qui reçut le petit Jésus, on peut le croire.Il y en a d'autres qui se groupent contre les trusts.Pour donner votre estime, vous evez le choix.* * * "Si jeunesse savait, si vieillesse pou-veif', d>t le proverbe.Mais que penser de vieillesse qui sait, qui peut et ne veut pas?# ¥ * "La jeunesse", dit Mussolini, "est l’âge de l’héroïsme"; et à cause de cela II veut s'entourer de jeunes.Pârlereit-i! des jeune-Ceiude comme en perle M.Taschereau?¥ ¥ ¥ M.Taschereau a donc été Jeune-Canada.Quel bonheur pour les trusts qu'il ne le soit pas resté! ¥ ¥ ¥ Le jeunesse libérale, songerait, dit-on.< nous n y croyons pas ) i dénoncer les Jeune-Canada.La jeunesse libérale d’auiOurd'hui aurait donc déchu depuis la jeûnasse de M.Taschereau?Elle était, dans ce temps-lè, leune-Canade.Ipse dixit.* ¥ ¥ Dans certaines provinces, les gouvernements donnent beaucoup aux universités et ne leur reprochent rien.Dans c«rreines autre», on ne leur donne presque rien et on le leur reproche beaucoup.PAMPHILI Avis i ceux qui voyagent Teat kitten.Nie— e*r partout, ém«s rance* kepage* et accident», «kuç eee de «uyapee, pMieperts.etc.—- Servie# corn -,,n U DfVOIR-VOYAGIS.«10 ¦tie ftewae 1st.T«ldpkeuee HArkiwr 1141" LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 NOVEMBRE 1933 VOLUME XXIV — No 266 kinsi parle le lecteur.(Suite de la première page) [arec pins d’amour; et si la gesta-ftion est secouée «fépreuTes ou in-de tares, 1! en recueillera à jamais les stigmates ou naîtra dif-| forme.Une carence Il n’est cependant pes certain (que notre peuple se rende clairement compte de la haute fonction | sociale de l’Université.Et cette ignorance explique sans doute l’im-! popularité relative de la cause universitaire.Accoutumés de ne voir en notre université qu’une fabrique de professionnels en série standardisée, nos gens la traitent à peu près sur le pied de l’école primaire, au plus de l’école secondaire.dont elle ne parait être que le prolongement.t Mais la faute de cette injustice incombe-t-elle seulement à l’opinion publique?Est-il inopportun de souhaiter que l’Université, bénéficiant, il est vrai, de l’excuse de l’adolescence, prenne nettement et résolument conscience de ses pté-relatives sociales, où réside d’ailleurs la formule de son rôle le plus salutaire?L'histoire d’un pays est fréquemment assombrie d’heures tragiques, alors que des menaces viennent hurler ou des dangers glapir à le porte.Il faut alors dans la maison quelqu’un qui se lève avec calme et fermeté, dissipe les craintes, sache vite quoi faire pour chasser l’ennemi, pose le premier pas et commande de le suivre.Le peuple est une masse inerte et aveu gle, qui, du fond de son impuissance, appelle des guides et des éclaireurs, aspire désespérément à ce qu’on lui signale les plus sûres \oies de sa destinée et à ce qu’on l’y engage, l’y entraîne.Il serait néfaste que ([’université ne fût qu’une avenue vers une bourgeoisie satisfaite et insouciante et que le peuple ne cessât pas de le croire.Elle doit à sa plus haute mission, surtout aux jours troubles ou sombres, de quitter l’apparat de se chaire pour descendre dans les tout derniers rangs du peuple, se pencher avec commisération sur ses misères, lui révéler les plaies qui le rongent ou les chancres qui le dévorent, lui apprendre et lui imposer les meilleurs remèdes, organiser un réseau de mesures préventives qui le défende contre tout nouveau malheur.La voracité des chancres dont les savantes racines atteignent les profondeurs vitales de notre économie, la hideur des plaies dont souffre et se dépare la face de notre société, n’ont peut-être pas assez ému les gardiens de la nation.Pourtant l’heure semble avoir sonné qui appelle les mots nets et sincères, les gestes énergiques et prompts.Georges ROUSSEAU (A suivre) Dans Saint-Paul L’union des citoyens de St-Paul tiendra une assemblée dans l’intérêt des citoyens du quartier, cet après-midi a 2 h.30 à Ja salle paroissiale de l’église St-Paul.Tous vont invités.Lettre d'Europe Nécrologie (Suite de la première page) début.On ne l’a pas fait, et on a laissé l’insécurité naître de l’ignorance de la vérité.Dans un article peu favorable aux Allemands, le Journal de Genève résumait récemment leur point de vue de la manière suivante: “S’ils ont perdu la guerre, c’est donc qu’on les a joués, c'est que les quatorze points du Président Wilson n’ont pas, — seloh eux, — été respectés.La paix de Versailles consacre donc pour les Allemands, non la punition d’un coupable, mais la plus terrible injustice.Cet effroyable malentendu entre l’Europe et l’Allemagne vicie toute l’atmosphère du continent”.Malentendu d’autant plus “effroyable”, pourrait-on dire, qu’il sépare l’ensemble des peuples vaincus des peuples vainqueurs.* * Ÿ Je n’abuserai pas de la patience des lecteurs, comme on l’a fait dans quelques journaux, en leur rappelant en quoi consistaient les quatre “plans” que la conférence a t discutés jusqu’à présent.Ce serait j me faire le complice de ceux qui ont mystifié le public jusqu’à présent.Je leur rappellerai seulement que le plan anglais, dit plan Mac-Donald, avait, au moment où s’était séparée la conférence, été adopté par toutes les délégations, y compris la délégation allemande, comme base de la convention des désarmements à conclure.Or, ce plan MacDonald n’a pas été maintenu au moment où a repris la conférence.La France, secondée par l’Angleterre, les Etats-Unis, et plus faiblement par l’Itn-lie, a estimé que les événements d’Allemagne avaient créé un état d’insécurité qui obligeait à être plus prudent en ce qui concerne les concessions à lui faire.Cela peut être vrai.Mais on «perçoit le cercle vicieux dans lequel on tourne: plus on tarde à faire des concessions à l’Allemagne, plus elle devient dangereuse, et moins alors on croit possible' de lui faire des concessions.D’après le plan MacDonald modifié, l’Allemagne n’obtiendrait l'égalité de droits qu’au bout de huit «ns.Ces huit années seraient divisées en deux périodes de quatre ans.Pendant la première serait organisé un contrôle international, et, d’autre part, — ceci est un point capital, — l’Allemagne transformerait son armée de métier, la Reichsv.ehr, qui comprend, d’après le traité, 100,000 hommes, en une armée de milice de 200,000 hommes.Les formations paramilitaires seraient supprimées.Or, on admet généralement que la Reichs-wehr ne représenterait, eu cas de guerre que les cadres de ces organisations paramilitaires.qui comptent bien plus de 100,000 hommes, et qui seraient vite transformées en soldats proprement dits, lî en résulte que l’armée de milices de 200,000 hommes, qu’on offre à l’Allemagne, serait très inférieure à sa Reichswebr actuelle augmentée des organisations paramilitaires.C'est pourquoi, dans les pays voisins de l’Allemagne, notamment en France, on tient essentiellement à cette transformation de la Reichswehr, qui représenterait une diminution réelle de la puissance militaire allemande.Quant à la France, son année continentale de milice compterait aussi 200,000 hommes.Mais elle Pour haler avec le “Devoir* Dans ces conditions, il ne restait à rAUemegnc qu'à se soumettre ou à se démettre, c’est-à-dire à quitter la conférence du désarmement.Elle a préféré ce dernier parti, quittant en même temps la Société ; des Nations, où elle prétend ne pas ! être traitée sur pied d’égalité avec j les autres nations.________________________ Pour être complet, il faut signa-L|S pACE5 _ — L’ACHAT CHEZ NOUS 1er que les Allemands ont prétendu COLLANTS * voir dans le revirement qui s’est ________________ Nouvelle* de la campagne que font nos amis LES AFFICHES ET BEAÜCHAMP — A Montréal, le 16.à 55 ms.Nirclase Beauchamp, époux de Rose-Alba Plante.n.J'du^john-p6' Bran- i ;a,rail ‘’11 Plus.200,000 hommes de et, M&ctame Bnumen, née Paquette.| troupes coloniales, qui pourraient bbikre — a st-Janvier, te 18.& 28 «us.aisément» en cas lie guerre, être Raoul Brlére.fila de.M.et Mme FenUn.nd ; {riinsport sur lp conliaent.Brlére.BROTJSSKAU — A Montréal, le Î5.A 54 tps.Marla-B.Maisonneuve, époa-tc de (eu Joseph Broussaau, architecte de oou fiant.CADIEUX — A Beloeil.le 15, à 73 ans.lacques Cad leu:,, époux ü'Amanda Babouin.DUQUETTE — A Montréal, le 16.à 32 ans.Oraziella Charbonueau, épouse de Jhariemagne Duouettc.GAUTHIER — A Montréal, le 15.à 42 »irs.Uachnrie Gauthier, époux de Fabienne Smith., GERMAIN — Mme Jean Germain, né: AdéUne Germain, décédée A l'hospice Ga-melln.OUYON — A Montréal, le 15.à 80 ans, Louis Quyon, ex-Sous-Mlulstre du Travail de la province de Québec.LABEL 1,11 — A Montréal, le 15.a 81 ans, Mme veuve Adrien Labetle.née Règina Go-don.IUARÛSE — A Montréal, le 15 à 54 ans.CéclUa Prud'homme, épouse d'Aimé La-rose.LEDUC — A Montréal, lo 17.il 47 ans.Blanche Choquette, épouse ,d'Arthur Le-dv LIZOTTE — A Montréal, le 15, à 46 ans Toutefois, pour que l« transformation de la Reichswehr étant accomplit: au bout de quatre ans, elle fût suivie d’une transformation identique des autres armées, il y faudrait deux conditions: d’abord, que le contrôle militaire, qui aurait fonctionné pendant quatre ans.sc fût révélé effieuce; puis, que “l'atmosphère politique de l’Europe se fût assainie", selon les paroles prononcées par M.l’aul-Bon-cour au Bureau de la conférence.Il pourrait donc, objectent les Allemands, se produire ceci: que l’Alfl'magne, au bout de quatre ans.eût considérablement affaibli sa force militaire, mais qu’elle ne fût pas suivie par les autres pays, ceux-ci estimant que les deux conditions susdites ne seraient pas remplies.Tancrtde Lizotté.(ils de (eu Ferdinand Ola leur parait d’autant plus pos- * MO nette — A Verdun, â 67 mis.Mme sible.qu’on soutient couramment veuve Rémi Mouette, née Olympe Laber- cette these: qu un COllIro :¦ militai- sePAQUiN - A Ville LaSalle, le H.5 64 re es' pratiquement illusoire «ns.Joseph-Herménégiidc Faquin, époux de , (> serait, objectent même cer- 0PEUJ?riERle- A Montréal, le 13.a 42 ht ins Allemands, comme la 'épéti-ana.René Pelletier, épicier, époux de Mar-! tien de ce qui s est produit en iPIP.! alors que.l’Allemagne s’étant laissé ROBERGE — A Verdun, le 15.à 71 ans.1 ' • .produit à leur égard, c’est-à-dirc dans la modification du plan Mac-Donald, non pas un souci de sécurité résultant de la victoire hitlérienne, mais une “vengeance” d’Israël, c’est-à-dire de la puissance juive internationale, à cause de la manière dont le régime hitlérien traite les Juifs.Cette interprétation, qu’elle soit fondée ou qu’elle tienne de la manie de la persécution, ne devait pas les prédisposer à céder.* * * Quelques sceptiques, qui désespèrent de voir aboutir jamais la conférence du désarmement, poussaient déjà un soupir de soulagement, estimant que l'attitude de l'Allemagne lui imposait nécessairement une fin.Mais ils se réjouissaient trop tôt, car la conférence va continuer sans l'Allemagne.La commission générale s’est ajournée jusqu’au 4 décembre.D’ici là, le Bureau préparera un projet de convention de désarmement, en tenant compte de ce qu’on appelle, peut-être avec trop de complaisance, les résultats acquis.Ce projet de convention, s’il est adopté par la conférence, sera soumis à l’Allemagne, qu’on invitera à l’accepter ou à le ejeter, étant entendu qu’il ne deviendrait effectif pour tous que s’il était accepté par l’Allemagne.A première vue, cette procédure paraît bien vaine, car il semble peu vraisemblable qu’on puisse élaborer un projet de convention qui satisfasse en même temps l’Allemagne et les autres puissances.Mais, à y regarder de plus près, on comprend cette procédure, dont le but doit être de sauver la face à la Société des Nations.La sécession de l’Allemagne, suivant celle du Japon, a porté un nouveau et très sensible coup au prestige de la Société.Ceux qui veulent la réhabiliter ne veulent pas qu’il soit dit qu’elle ait été incapable de mettre sur pied une convention de désarmement.Si, donc, elle arrive à en mettre une sur pied, on pourra dire que ce n’est pas elle qui est coupable, mais l’Allemagne, qui n'aura pas accepté ce projet, Comme on admet généralement que les élections au Reichstag, qui vont avoir lieu le 12 novembre, en même temps qu’un plébiscite approuvant ou désapprouvant l’attitude du gouvernement, se termineront par la victoire complète de celui-ci, il n’y a guère lieu d’espérer que l’Allemagne se montre plus accommodante après qu’avant.On semble donc s’acheminer vers la “redoutable échéance" que j’ai plusieurs fois fait entrevoir aux lec teurs du Devoir: ou bien laisser l’Allemagne réarmer contrairement aux traités, ce qui peut signifier la guerre à plus longue échéance; ou bien vouloir l'empêcher, par la force.de réarmer, ce qui peut signifier la guerre à plus brève échéance.Détail significatif: le gouvernement suisse, le plus pacifique de tous, se dispose à demander au Parlement un crédit de 82 millions de francs-or, somme énorme pour un petit pays, en vue de procéder à des armements.Pendant ce temps, on continue) d'édifier, près de Genève, le nou-| veau palais qui doit abriter la Société des nations, construction gigantesque qui coûtera 30 millions de francs suisses, soit 130 millions de francs français.Des mauvaises langues le comparent déjà au somptueux monument que la veuve inconsolable du roi Mausole til, rapporte l’Histoire, élever à la mémoire de son inoubliable époux.^Alcide EBRAY M.le juge Creenshields M.le juge Greenshields, président de la Cour supérieure, racontera aux membres du Cercle Universitaire, au diner-causerie «le ce soir, quelques-uns de ses nombreux et pittoresques souvenirs du Palais.Présidence de M.Arthur Vallée, c.r., remerciements de M.L.F.Beaulieu, c.r.ancien bâtonnier du barreau de Montréal.Conférences du dimanche au Monument No* amis sont de plu» «" Plu* enthousiaste* 4e ('ASSOCIATION CATHOLIQUE DES VOYAGEURS DE COMMERCE DU CANADA, et de l’ardeur q«o nos lecteurs ont mis à entrer dans !e mouvement qu’il s’agit de mener à bonne fin.La campagne entre maintenant dant une nouvelle phase, comme on le verra plus bas.PACES SPECIALES _____ Deux douzaines de ces pages paroissiales et régionales se complètent aujourd'hui par la publication de celles de Saint-1 ouis de France.C'est un magnifique résultat et nous en sevens gré à nos zélés amis.Cette initiative se poursuit avec entrain.Tous les samedis, jusqu’à la fin de (’«innée, sont pratiquement retenus d’avence pour au moins deuz de ces pages.On annonce que la Côte des Neiges veut aussi les siennes, que Maisonneuve et Saint-Stanislas désirent récidiver.Elles verront poindre l’aurore de la nouvelle année.SOIREES PUBLIQUES — Ces soirées se reprendront bientôt.Colle du Comité dos Lecteurs du “Devoir" de la paroisse Sainte-Philomène de Rosemont est fixée au 5 décembre avec un programme unique.Celle de Notre-Dame des Neiges se donnera le 14 décembre.Et d’autres viendront, dues à l’initiative des Comités paroissiaux et régionaux.Ces soirées ont à la fois un but éducationnel et récréatif et nous ne saurions trop les recommander.Et l'organisateur général de la campagne du “Devoir" n’y manque pas dans une lettre qu’il adresse ces jours-ci aux 50 comités existants.Détachons quelques lignes de cette communication aux officiers de chaque Comité de Lecteurs: "Votre propagande de vive voix et par les imprimés, vos séances paroissiales, vos abonnés, votre sollicitation auprès des annonceurs et les milliers de numéros distribués en marge du plan “Taillon" ont fait connaître notre journal davantage et des centaines de personnes s'abonneraient à l'occasion.Pourrez-vous leur fournir cette occasion?.Les améliorations apportées , au journal même, les graves événements qui se préparent, les sessions d'Ottawa , façons.Pour avoir et de Québec et les élections prochaines facilitent la vente." Nos comités sont donc priés de se mettre à l’oeuvre.ACHAT CHEZ NOUS — Nous disions au début que U campagne du ’’Devoir” entre dans une nouvelle phase.C’est exact.Le mot d’ordre est lancé pour une campagne d’achat chez les nôtres des produits de chez nous.Ceci ne peut qu’intéresser vivement les hommes d'affaires et les professionnels canadiens-fran-çais qui seront approchés à ce sujet.Le “Devoir" y reviendra dans des articles variés.Et les soirées publiques paroissiales d’abonnement démontreront, par les discours de circonstance, que notre survivance, notre prospérité et l’établissement de nos enfants dépendent: de la valeur de nos hommes; de l’état de notre commerce, de notre industrie et de notre finance; et de l’existence d’un quotidien libre et d’opinions saines, catholiques et françaises.AFFICHES ET COLLANTS — Pour donner plus d’ampleur à cette campagne, des affiches ou pancartes de vitrines ainsi que de petits collants d’automobiles seront imprimés pour ceux qui participent au mouvement.Un dessin symbolique portera en en-tête le mot d'ordre “HALONS ENSEMBLE”, et au bas "C’est LE DEVOIR de tous”.Bref, du nouveau flotte dans l’air.et c’est l’êre de la renaissance.PAGES SPECIALES DU “DEVOIR" CELLES DE SAINT-LOUIS DE FRANCE PARAISSENT AUjOURD’HUI Les commerçants qui permettent, par leurs annonces la publication de ces pages méritent l’encouragement des nôtres.Net lecteurs le savent.22 pages spéciales ont déjà paru dans te "Devcir” sur différentes parties de la métropole.Cette initiative se poursuit sans relâche comme le démontra le tableau suivant des pages prochaines: 18 novembre, 2 pages pour St-Louis de France; 25 novembre, 2 pages pour Ste-Brigide; 2.décembre, 2 pages pour Ste-Philomène de Rosemont; 9 décembre, 2 pages pour le Sud-ouest: ^ 16 décembre.2 pages pour St-Viateur, St-Cermain, Ste-Madeleine d’Outremont, et St-Ceorges-23 décembre, 2 pages pour St-Enfant-Jésus.A QUI S’ADRESSER Voici une liste à laquelle nos amis sont priés de référer pour poursuivre leur travail dans la campagne en faveur du "Devoir": FOUR LES DEPOTS: le chef d'expédition.M.H.Meunier, le “Devoir”, HA.1241 ; le soir: AM.1656.POUR LES PACES SPECIALES D'ANNONCES: M.Etienne Caul.n, le "Devoir", hA.1241; le soir: HA.1396.POUR LES IMPRESSIONS: M.O.-D.Brosseau.le 'Devoir", HA.1241 ; le soir: CA.1532.POUR LES ORATEURS: M.Orner Côté, aveeat, 359 Champ de Mars, HA.5959; le soir: DUpont 0924.POUR LES ARTISTES: M.f.-H.Langevm.La Sauvegarde.HA 7223-, le soir: AT AS10 9 POUR LES RENSEIGNEMENTS SPECIAUX, CONVOCATIONS D ASSEMBLES.IMPRIMES DE PROPACANDE: M.Lévis Lorrain, le “Devoir”, HA.V241; le i9ir: DO.327».GRANDE FEUILLE DE PROPACANDE Il reste encore quelques milliers de copies de la grande feuille de propagande : format du “Devoir" I qui est laissée au prix coûtant: 300 $100 500 .1.60 1.000 3 00 2.000 5.75 Prière de s'adresser au “Devoir"., Si vous voulez un soulagement très rapide •Demandez et faites-vous donner V- ASPIRIN MARQUE DE FABRIQUE IikfOSEK Par un procédé unique de fabrication, les comprimés d’aspirine sont faits pour se désagréger ou se dissoudre à l'instant ou vous les absorbez.C’est ainsi qu’ils commencent instantanément leur travail et surmontent en quelques minutes après que vous les avez 'pris les migraines même violentes, névralgie, névrite ou douleurs rhumatismales.Et c’est un soulagement inoffensif que ces comprimés procurent, car l’Aspirine n'affecte pas le coeur.Quand vous en achèterez, toutefois, méfiez-vous des contre-la certitude d’obtenir le soulagement rapide que procure l’Aspirine, assurez-vous que le nom de Bayer en forme de croix sc trouve sur chaque comprimé d'Aspirine, L’ASPIRINE N’AFFECTE PAS LE COEUR FABRIQUEE W CANADA J.R.Bonhomme, Limitée BOIS DE CONSTRUCTION BRUT ET PREPARE SPECIALITE; “BON PIN BLANC” CAlumet 2736 540, rue VILLERAY 1681-3, rue Dorchester est CHerrier 4747 1256, rue Robin CHerrier 6602 L.L.GAMACHE IOIS ET CHARBON — COKE LASALLE PRIX TRES SPECIAUX Demandez notre représentant, n Ira vous voir à l’heure qut vous lui fixerez.Spécialité: Nous nettoyons gratuitement votre fournaise au vacuum vanv poussière.Nous acceptons les bons de la Confé’ence du Chômage.SATISFACTION EN TOUT GARANTIE.IPIÂ* » N DjJ CIL jmTti Exigez les meilleurs fertilisants DEMANDEZ LES PRIX A Coopérative Fédérée de Québec 130 ST-PAUL EST MONTREAL PRINCIPAL r.STRIEUTECB Derrière le rideau rr athalie" C’est l’esprit prévenu cl cuirassée d’avance contre émotion que je pénétrais après I ame toute jeudi «u.ca-midi dans l'Auditorium du Collège de St-Laurent ou I on reprenait Y Athalie qui eut un si rcten- pi.__ tissant succès l’an dermer.On en avait fait tant d cloges, j a-vais lu des critiques si flatteuses de ce spectacle que je m étais promis.de ne pas me laisser influen-cer ni attendrir par cette reputa-, parfaite comprehension des ins-tion qu’on avait faite à l\4/ba/ie | tnimcnts qui soutiennent la voix des élèves des religieux de Ste-, du grand-pretre Croix de confiance: “Tout Vunivers est plein de sa magnificence' Le temple, qui résonne encore des chants pieux et dans lequel flottent encore des vapeuts d'encens, tressaille bientôt aux accents tourmentés d’Athalie.L’acteur qui a la tâche difficile d’incarner la reine impie, joue son personnage avec maîtrise.Il raconte avec toute la fougue mêlée d'effroi pu'il faut le terrible songe, bien qu’il scande un peu trop, à mon sens, les syllabes de ses vers.La prophétie de Joad est rendue de façon saisissante grâce à un jeu de lumière spécial et à la üzmp VHxllne Gemler.épouse de feu Ar thur Roberge.RIOPÏL — A CartlervIHr, le 15, * 33 ans, Rvzrlste Rtcpel.rus de Mine J.Hlopel.et frère de l'abbé Judo Rlopel.ST-JACQUES — A Polnte-aux-Trembifs.le 16, à 32 ans, Hector St-Jacque* W WAYLAND & VALLEE Directeur* d« Funérailles 5238, AVENUE DU PARC DOIIard 3314 mettre dans l'impossibilité de reprendre les hostilités, sur la foi des promesses de Wilson, elle s'élait vu imposer des conditions toutes différentes de ces promesses.Sur un autre point important, l'Allemagne n’acceptait pas le plan MacDonald modifié.Le plan pri mitif lui aurait permis de se procurer certaines armes dites défensives.Or, le nouveau plan devait le lui interdire, ses auteurs partant de ce principe, qu’aucune augmentation des armements, môme défensifs, n’était conciliable avec le principe du désarmement, qu’il s’agissait de réaliser.Demain, à 2 h.30 p.tn.M.le professeur C.N.Valin, médecin, poursuivant sa série de conférences sur l’hygiène, traitera le sujet suivant: La suggestion; l’autosuggestion.Entrée libre.Cette conférence, donnée sous les auspices de la Société St-Jcan-Haptiste de Montréal, sera illustrée à l’aide de projections lumineuses.Débat sur le fascisme Bien décidé à trouver coûte que coûte la petite bête noire, J attendis patiemment le lever du rideau.Sous le bâton de M.J.J- Goulet, l’orchestre attaque avec un admirable ensemble l'ouverture de Mendelssohn.Les instruments se deta-ehent avee grâce sur le fopd sombre du rideau de velours noir et la musique nous enveloppe complètement.Dès le premier mouvement, qu’on le veuille ou non.I ame est empoignée par cette ^ musique somptueuse, elle est entramee dans des régions où elle demeurera longtemps encore, même après la dernière chute du rideau.Lentement, comme un morceau de nuit que déchire l’aurore, le rideau s’ouvre sur les perspectives imposantes du temple de Jcrusn Le rideau du troisième acte tombe sur la prière touchante de trois voix pures; “D’un coeur qui t’aime.”, qui est comme un sourire dans les choeurs majestueux.La mise-en scène préparée pour le quatrième acte de VAfhalie de St-Lnurent est d’un faste incomparable.Jeux de lumière très fondus auxquels se mêlent les longues flammes des torches, parfums subtils qui s'échappent des encensoirs antiques, robes de soie des prêtres et «les lévites, tout s unit pour faire à la splendide marche des prêtres de Mendelssohn un cadre que bien peu souvent elle a connu, j'en suis sûr.Comme derniorss lableaux «te < e spectacle grandiose: le couronnement «lu petit Joas et la scène finale qui met Athalie en présence - du voulu est apporté à leur preparation.J/Oratorio «te Bach réjouira les admirateurs du grand maître.‘‘La Maison”, de YVJitkowski, mettia en lumière un poème de haute envergure.Knlre autres choses, la chorale | exécutera: “Sainte-Cécile”, de Charles Lefebvre.C’est une scène anti-arro-chi.Il exerça le saint ministère a Bruxelles, à Paris, puis à Montréal à partir de 1892 alors que fut fondée au Canada In prondère maison vives condoléances^ Fermeture du vieil observatoire de Pékin Pékin (Chine).Le fameux oh* srevatoirc de Pékin, longtemps di-1 rigé par les Jésuites, n’exister» plu* comme tel: il devient un musée; H sera remplacé par le département de météorologie de l’Académie Nationale de Pékin.Les Chinois considéraient leur observatoire de Pékin comme In plus ancienne Instltutlftn fie ce genre au monde.Il avait été fondé p»r le célèbre empereur mongol Kublai Khan, le "Seigneur do monde”, en 1279.paquebots rancre L 'Antonia”, r’Ascania” et U “Duchess of York’’ La navigation sur le fleuve n’a jamais été plus mauvaise et plus dangereuse depuis vingt ans, selon des pilotes du Saint-Laurent.Parti hier matin, à 6 heures, de Montréal, VAntonia, de la ligne Couard, a louché fond à la Barre-à-Boularde.où la bouée à gaz 61-Q aurait été déplacée par les glaces, e’est-à-dire en bas fie Lotbinière.à environ 43 milles de Québec.Le navire a pu continuer sa route, mais H a jeté l’ancre, à 1» Pointe Platon, en face de Portneuf, d’où il ae devail partir que ce matin.L’Aicania, autre navire de la Cn nard, a quitté Montréal hier matin un peu après Y Antonia.Il a jeté l’ancre à son tour a la Pointe Platon jusqu'à ce matin.Pnrli à 10 heures de Montréal, hier matin, le Duchess of York, du Pacifique C/anadien, a jeté l'ancre pour le reste de la journée et pour la nuit aux environs de So-rel.Le vent et la neige rendaient hier la navigation extrêmement difficile.Sur les grands lacs comme Han* le golfe, les navires ont navigué avec grande difficulté et beaucoup ont souffert des dommages considérables.Les deux brise-glace Le ministère de la marine * donné ordre aux deux brise-glace San tel et Ladu Grey de tenir le chenal du fleuve libre de glace.11 » aussi ordonné à ses eftiployéx de remettre en place les bouées dêpj*' cées par la glace et le vent, R'1" d'éviter tout accident maritime.Avec Je renouvellement de ier, on espère que quinze Join ‘ hier, de beau et de doux t vre.vont nui* A GrjndWèr* Grand’Mère, 18 (S.P.Ç.i *•— Ln recensement paroissial vient ne montrer que l« population de Grand s | Mère s’élève à 7.650 Ame*, ce qui, | est une augmentation de 430 relatis j ventent à 1932.) LC DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 NOVEMBRE 1933 VOLUME XXIV — No 166 En marge d’une causerie — Un musicien de Winnipeg à New-York - Ennuyeux double emploi — L’art bénédictin — L art et le commerce — Un compositeur de chez nous M.Jean Dufresne, qui signe Marre! Valois ses chroniques musicales de la Presse, a donné, sons les auspices de l’Association Canadienne d’Afi Dramatique, la semaine dernière.une fort intéressante cause^ rie qu’il avait intitulée du Homan à rOpéra.Ce titre disait fort bien le sujet qu’il traiterait et ses exemples, fort bien choisis: Manon, Carmen et la Traviata, ont prouvé sa thèse qui, sans avoir été posée, est qu’en général la musique ajoute au roman non seulement son intérêt, mais sa faculté d’assouplissement et de correction.Voilà en effet trois héroïnes qui ont fait couler bien des larmes dans le roman, soit au théâtre, et cela depuis des générations, sans que dans la littérature, elles soient bien intéressantes.Son autobiographie que nous compte l’abbé Prévost, la brutale héroïne de Mérimée, la courtisane d'Alexandre Dumas n’ont rien qui puisse soulever l'enthousiasme et seule la musique a pu leur conférer un peu de sa propreté.Les autres sujets d’opéra ont pour la plupart, eux aussi, été grandis par la musique et ne la dominent jamais, hors peut-être le Mé-pbistophélès de Beiiioi et le Hans Sachs dès Maîtres-Chanteurs.Tous les autres sont des fantoches qui seraient insupportables en prose.M.Jean Dufresne avait donc une ample matière où puiser.Il s’est limité à trois oeuvres et en a tiré un très beau parti.il.& 4 La Scljoln Cantoram de Xcw-Vork, qui n’est pas, comme l'indiquerait son nom, nne école, mais un choeur de concert à voix mixtes, donne, tous les hivers, une série de six eoncerts et conférences patronnés par des dames de la haute so-eiété.„ ., Parmi ccs concerts, la Sohola elle-même sjest réservé un soir, celui du 30 janvier, qu’elle consacrera è la Hissa Solenwis de Beethoven.M.Hugh Ross, directeur de ce choeur, analysera l’oeuvre dont il sera donné (tes extraits.ML Ross est un Anglais qui a passé plusieurs années à Winnipeg où il tfvait organisé le Winnipeg Male Chorus, l’une des meilleures sociétés chorales.d’hommes de l’Amérique du Nord.Ce choeur a chanté à Montréal il y a sept ou huit ans.La Schola comprend deux cent cinquante voix mixtes et Arturo Toscanini s’en servira lorsqu’il viendra à son tour diriger les concerts hebdomadaires de l’Orchestre Philharmonique à l’un desquels il dirigera la Neuvjèqie Symphonie de Beethoven, ailssl connue sous le nom dé Symphonie chorale.m ¥ y Lundi soir, il y a deux concerts: celui de M.Marcel Dupré au temple St.Andrews’ and St.Paul, et celui du téftor Tito Srhipst.C'est un double emploi qui ne peut être utile à persphnç et les impresarios ont dû être acculés à des dates qui ne pouvaient être prises en d’autres temps.Pour eux nécessité fait -loi, mais pour un grand nombre de la clientèle des concerts, cela n’a cessé d’étre fort ennuyeux.11 y aurait cependant un moyen de prévenir cela: il suffirait que les imprest»rioe.qui ont toujours leurs engagements des mois à l'avance, annonçassent leur calendrier dès le début de la saison musicale et se le communiquassent dès le commencement de septembre.La Presse a bien publié, dans ce temps, une rveue très détaillée des principaux événements musicaux de la saison.Mars cela no suffit pas, car c'est entre eux-mêmes cl directement que les impresarios devraient s’en-tcitdre.On n’aurait plus l’ennui de ranger, ses collaborateurs et ses diLnPpartie musicale d^illdstratior» a été confiée, par M.J.-N.Charbon-neau, directeur-fondateur de la Schola Cantoram.aO cbOeyr de Notre-Dame, sous ,1a directfon de M, Guillaume Dupais*—- J Les séance* de la Schola Canto-rum sont toujours très fréquentées par tous ceux qui s’intéressent non seulement è la musique, mais à tout l’art religieux.• Celle-ci revêtira un aspect encore plus intéressant parsçe que le conférencier parlera du "renouveau dp l’art liturgique depuis un siècle.Elle préparera les esprits a la venue, dans le oourant de l’hiver, de Dom Bellot, le grand architecte dominicain, qui a su plier l'art moderne le plus avancé aux convenances exigées par le telnple catholique.L’Illustration de Paris a consacré plusieurs pages d’un numéro de l’an dernier à la reproduction, en couleurs, de plusieurs églises dues à Dom Bellot.# * * Le théâtre et le concert sont, par la plupart des journaux, toujours traités comme le commerce de l’épicerie ou de la bonneterie.A condition qu’ils s’annoncent de la façon ordinaire, on leur consacrera un communiqué qu’ils devront faire eux-mêmes, tout comme les grands magasins se voient accorder des pages de réclames à I occasion d’une exposition de modes ou d’autos.Le seul privilège dont ils jouissent pour se distinguer des autres, c'est le compte rendu, à quoi le journal consacrera son plus petit caractère et souvent un parcimonieux espace.Je crois bien que le Devoir a toujours été le seul à insérer des communiqués gratuits, sans exiger, en compensation, des annonces payées à tant la ligne agate.Un exemple, bien vieux peut-être, mais très à point, illustre cette comparaison de l’art au commerce.En 1894, M.Achille Fortier donnait à Notre-Dame, à la fête de Sainte-Cécile, une messe de sa composition d’une fort belle écriture.Cette oeuvre, n’étant pas éditée, ne pou1 vait rapporter de l’argent à aucun éditeur et ni sa composition ni son exécution ne donnait à l’auteur autre chose que du renom.Un de nos meilleurs musiciens fit une analyse de cette, messe et en demanda la publication à un grand journal de Montréal.On lui répon- goriennes, 8 pièces d’orgue, une vingtaine d’orchestrations; musique profane dont 26 chansons et une trentaine de pièces pour le chant, le piano et l'harmonie militaire; théâtre: 9 oeuvres; arts, sciences et pédagogie, 17 cours, conférences, etc.C’est énorme et seul un religieux disposant d’un temps que ses supérieurs ménagent à ses travaux peut fournir un pareil travail.Un jour qu’au cours d’un voyage j’étais allé saluer le Frère Raymon-dien à six heures du matin et que je m’en excusais, il me répondit: “Ma journée commence à 4 heures et finit à 9 heures du soir.” Le Frère n’est pas qu’un artiste, il est aussi professeur, comme c’est la règle de son Institut, dans une école primaire et c’est tout autre chose que la musique qu’il esI chargé d’enseigner pendant les heures de classe.En dehors de ses heures-là, il peut faire de la musique ou toute autre chose, mais n’est jamais libre de s’amuser.C’est l’un des plus redoutables polémistes que je connaisse en matière d’art musical et son érudition en matière de réglementation du chant liturgique est étonnante.Il va sans dire que j’écris tout ceci à son insu et que je n’ai demandé aucune permission à ses supérieurs pour le faire.J’ai pensé qu’une semblable personnalité ne devait pas être effacée derrière les portes de son cloître.Frédéric PELLETIER Serge Lifar et les ballets russes Premier danseur et maifre de ballet de l’Opéra de Paris, Serge Lifar est Aujourd’hui reconnu dans toute l’Europe comme le représentant le plus autorisé de la danse classique.Voici les commentaires du Musical Courier, à la suite de son premier récital dans la métropole américaine: “Serge Lifar a été salué à grands éclats de voix par l’un des auditoires les plus considérables et les plus chics qu’il nous ait été donné de voir réunis entre les quatre murs d’une salle.Tout l'espace qui se trouve en arrière des sièges de l’orchestre était littéralement fempli par une foule debout, et pendant les intermèdes il n’était même pas possible d’accéder au foyer.On aurait cru qu’il y avait dans cette salle plus de gens que sur le quai du métro à Times Square, à cinq heures de l'après-midi.“Serge Lifar, incarnation de la jeunesse bouillante de sève, procura à cel auditoire un vif plaisir.Doué d’un physique aux lignes parfaites, il réussit des bonds prodigieux et des fresques sculpturales.” Quelques jours seulement nous séparêùt de l’apparition sur le plateau de Y Impérial de ce bel artiste de la danse.En effet, c’est jeudi soir, 23 novembre, que MM.Goulet ^ n0,IS présenteront cette et qu’on ia publierait moyennant le pamment de tant la ligne.U semblerait pourtant qu’on dût faire une différence entre une manifestation intellectuelle et artistique et l’annonce d’un produit matériel, entre une oeuvre et un commerce.On le fait déjà pour la musique d’église et pour certaines productions d'amateurs.C’est une amélioration dont il faut tenir compte.sans cependant se croire tenu à en être reconnaissant.Muis ne pourrait-on faire plus, du moins dans certains cas?Qu’on se montre exigeant pour le communiquâ qui n’est qu’une forme d’annonce, c'est raç sonnable.Mais le compte rendu qui devrait — c'est du moins In théorie — être confié à un spécialiste ne pourrait-il pas s’étendre plus loin que le lendemain de première qu’on sc contente de lui accorder?Déjà le Devoir n’y répugne pas et l'exemple pourrait, dans beaucoup de cas grande vedette.Gazette artistique La semaine prochaine 20 mVEMBHE: AUDITORIUM ST-LAURENT: — A thalle, de Racine, avec choeurs de Mendelssohn, par les élèves du Collège de St-Laurent.41* ¥ 4* TITO SCHIPA, ténor du Metropolitan, à l’Imperial.(Impresario: Louis H.Bourdon).MARCEL DUPRE, organiste français.à l’église St.Andrew’s and St.Paul, angle Sherbrooke ouest et Redpath.Ÿ ¥ * STELLA: — H manquait un homme, de Félix Gandera, par l’A.C.A, I)., avec toute lu troupe régulière.(Dir.artistique Letondal).îy» MONUMENT NATIONAL: ’ — Veillée du Bon Vieux Temps: La Guignolêe.* * ¥ 23 NOV EMBUE: SERGE LIFAR et les BALLETS RUSSES à l’impérial.(Impresarii: Goulet et Pager).Un seui spectacle.VICTORIA HALL:*— Le Montreal Hepertory Theatre dans: Dangerous Corner, de J.B.Priestley (avec Alan Marshall, Eleanor Nichol, Martha Allan, Reginald Cornish).Aussi ies 24 et 25 nov.y y RITZ-CARLTON ^ A 11 h.a.m.— Ladies’ Morning Musical Club.¥ ¥ ¥ 24 NOVEMBRE: STELLA: — Causerie de M.Victor Brault sur Havel.(A 5 h.p.m.,) ¥ ¥ ¥ PROCHAINEMENT: Orphée, de Gluck, par, la Canadian Opera Company.(Victor Brault).¥ •¥ ¥ Richard Crooks, ténor du Metropolitan.¥ ¥ ¥ Soirée en l’honneur de Mgr La-belle, au Monument National.Récital Roy-Villandré, au profit de l’église St-Jacques.Deris Kenyon, soprano, r’Yvette Guilbert américaine”.¥ ¥ ¥ Le comte de Luxembourg, de Lehar, par la Société canadienne d’opérette.si Le comte de Luxembourg1 A L’OPERETTE —COMEDIE MUSICALE— ÏS A 1.50 Soc.Can.d’Opérette Théâtre Impérial 3174 St-Denis LA.C1SS HA.2IS3 «Le SECRET de POLICHINELLE” Matinée et Soirée Comédie en B actes de Felix Gandera.IL MANQUAIT Semaine du 20 novembre UN HOMME 4652 ST-DENIS THEATRE IMPERIAL, LUNDI, 27 NOVEMBRE W.F.Shepherd présente RICHARD CROOKS Premier ténor do la “Metropolitan Opora Co.” Etoile dos concerts do radio et d'opéra.Les prix comprennent la taxe BALCON 1 oute la première sectlpn $1.69 BALCON Toute la deuxième section $1.13 ORCHESTRE Ç la W Q v A DU10VS COlII HIV «1C v les leaCrCIvvIl prOCUeuQf le ££ ÏIO» vlTÏ DlPj CuOZ Llndta; et ehex Archambault.Lee commandes postales adressées à 39 avenue Rosemount seront rempUes si «Uec sont accompagnées d’un chèque ou d'un mandai-poste et d'une enveloppe- portant l'adresse du solliciteur.Programme de Marcef Dupré Voici je programme du récif il d'orgue que donnera Marcel Dupré, organiste français, lundi scjir, nu temple St.Andrew and St.Paul, rue Sherbrooke ouest.lo Symphonie (De la Cantate i.o 29).de Bach; 2o Fragments (Stations de chemin de Croix), de Mor-cel Dupré: (1ère station: Jems es» condamné à mort; 3e station: Jésus tombe pour la première fois; 8e station: Jésus console les femmes de Jérusalem; Ile station: Jésus est cloué à la croix; 12e station: Jésus meurt sur la croix; 14e station: Le Le prochain spectacle de la So- ! eiété Canadienne d’Opérette sera : Le Comte de1 Luxembourg, de Franz Lehar.Cette opérette viennoise, pleine de mélancolique sentimentalité, comporte des mélodies agréables, des valses exquises, une intrigue imprévue et amusante.C’est M.Lionel Daunais qui incarnera le comte de Luxembourg.Il sera secondé par Mmes Caro La-moureux, Fabiola Hade, par MM.Charles Goulet, Georges Dufresne et Luc Gearny.Décors nouveaux el soignés.Ce spectacle sera à l’affiche de l'impérial, durant la semaine du 4 décembre.Il continuera le grand succès remporté cette semaine avec Le secret de Polichinelle, de Félix Fourdrain.La conférence de la Schola Cantorum DOM JAMET— L’ABBE LAMBERT — M.ETHELBERT THIBAULT, P,S,S* .La Schola Cantorum de Montréal inaugurera la série de ses conférences-auditions, jeudi, le 23 novembre prochain, à 8h.15, à la salle Saint-Sulpice, rue Saint-Denis.Le R.P.Dom Albert Janvet, O.S.B., moine de Solesmes, sera le président d’honneur et représentera le révérendissime Père Dom Germain Cozien, abbé de Solesmes, que ses devoirs viennent de rappeler en France.M.Tabbé Emile Lambert, cnré de Saint-Léonard-de-Port-Maurice, présentera le conférencier.M.Ethelberl-H.Thibault, P.S.S.professeur au Grand Séminaire et au Séminaire .de Philo,Sophie et directeur de la partie musicale de l’heure catholique, parlera dp renouveau liturgique et grégorien qui se poursuit en France, depuis Dom Gïîéranger : “Cent ans de Restauration, à Solesmes.par Solesmes”.Les chanteurs de Notre-Dame, sous la direction de M.Guillaume Dupuis, exécuteront un programme choisi de musique religieuse.On aura l’occasion de voir les petits chantres de ia maîtrise de Notre-Dame dans leur nouveau costume.Les billets sont en vente au Bureau d’Ediüon de la Schola Cantorum, 500 rue Sainte-Catherine est.(Communique) THEATRE IMPERIAL.LUNDI SOIR A 8 H RES 30 SCHIPA I.'Ulustre premier ténor du Metropolitan Opera de New-York Prix des billets — Orchestre: $2.SJ, $2.60 et $2.25; Balcon: $2.50, $1.90 et $1.15 Taxe comprise.Un seul concert.Billets en vente au Théâtre.IMPRESARIO: LOUJS-H.BOURDON — (1666, AVENUE LINCOLN) être suivi par les autres journaux.| i m ps de Jésus est déposé au sépul-„ .cre.lo Concerto en sol mineur.¥ ¥ Le Frère Raymondirn, des Ecoles Chrétiennes, dont j’ai déjà parlé dans ees chroniques, est l’un des compositeurs les plus abondants de notre pays.Il es» bien naturel qu'un religieux n'ayant pas le souci du sp de mander ù nuel concert on ira ! gagne-pain quotidien et trouvant le tel ou tel soir, quand libres pendant la se- de préférence il en reste de.inaine.¥ ¥ ¥ La Schola Cantorum de Montréal, qui est notre école de chant religieux, ouvrira une nouvelle série de conférences publiques, jeudi prochain, à la salle Saint-Sulpice.Le conférencier sera M.Ethelhert Thibault, P.S.S., directeur de la Schola Cantorum du Séminaire de Philosophie, à qui est due l'institution de l’Heure Catholique chantée à la radin.M, Thibault a pris pour sujet: Cent ans de restauration rî Solesmes et par Solesmes et s'occupera non seulempnt de celle du chant liturgique, mais du renouveau do tout l’art e " moyen, avec lu permission de ses supérieurs, de donner le temps voulu au travail absorbant de la composition artistique, puisse, au contraire de ses confrères laïcs, fournir un nombre élevé d’oeuvres.— pourvu «lue ses études aient été ce qu’elles doivent.Or, le Frère Raymondien est un ancien élève libre du Conservatoire de Paris, où il fréquenta les classes élémentaires et celles de composition.Son catalogue d’oeuvres, publiées ou encore en manuscrit, se divise en quatre parties: oeuvres d'église, com prenant 11 messes, 12 offertoires liturgiques, 21 motets, 30 cantiques, 12 pièces pour les morts, 27 , , — — ;—.Magnificats en faux-bourdons, 30 ntnonque depuis Dom Gué* psalmodies, une série d'oeuvres gré- no 3, de Haendel; 4o Can ta bile (7e sypniphonie) de Widor; 5o Fantaisie, de Frank-S.Adams; 6o Symphonie intermède (La Rédemption) de César Franck; 7o Scherzo (Songe d’une nuit «l’été), de Mendelssohn; 8o Finale de la Symphonie chorale ni ré mineur, de Foister; 9o a) Souvenir.d, son aveuglante blancheur et ses sons joyeux de clochettes, de chasser cette mélancolie du mois des morts; à la poésie pleine de langueur que notre religion prête à novembre succédera la poésie gaie et bruyante du mois des élren-nes et de la naissance du Sauveur.Sois cependant remercié, ô mois des morts, pour l’apaisement que tu fais pénétrer en nos âmes et l’espoir que tu renouvelles en nos coeurs.Si ton glas se perd dans le bruit des grands centres, nous le recueillons pieusement et l’accueillons comme une douce invitation à nartager, durant trente jours, le repos et le calme avec fous nos chers disparus.Sois remercié pour le timide et sage avertissement que tu donnes aux vivants; ton appel discret nous dit que l’immense assemblée de tous les morts du monde, dont nous serons un jour, implore notre charité, notre prière.Quand la santé, le bien-être nous sourient, nous ne pensons guère au jour où nous serons, nous aussi, couchés sous le si gelé et où nous aurons besoin de la prière de ceux que nous aurons laissés.Merci, mois de novembre, pour Société des ouvrières catholiques Le dimanche, 19 courant, réu-; nion dans les salons ns.Je voulais sei village au Cloître; les soins les "ur 1 Où la science et l’expérience répondent précisément aux besoins de l’oeil.A votre service: «ETHUTES — brncics* Licencies 265.Bureau principal: rue STE-CATHERINE Tél.LA.8703 EST Succursale: 6*90.rue ST-HUBERT Tél.DO.8355 Succursale: ST-LAMBERT, 27(1 ave Victoria, Tél.791 LA PLUS GRANDE INSTITUTION DU GENRE AU CANADA arguery CADEAU PRINCIER L’argenterie de Bibeau b Frère, artistement ciselée, mérite sous tous rapports ie nom de cadeau princier.Entrez voir ce que nous avons à vous offrir dans l'argenterie à l'un et à faut e de nos deux magasins.—ST BIBEAU.KAI * AVEC LE ‘DEVOIR ’ G.H.BIBEAU b Frère HORLOGERS-BIJOUTIERS DEUX MAGASINS: 1257, Ste-Catherine Est 905, Bout.St-Laurent.Mangez CHEZ _______________________ Restaurant français authentique Repas réguliers Lunch: 40c.Diner: 50c.SERVICE A L« CARTE 1252-4, RUE ST-DENIS Dans l’hôtel Pennsylvania Face à VUniversité.Chaussures Formes correctives Soin des pieds Houle & Bleau Pratipédlstee diplômés Spécialistes en ajustement.4561 est, Ste-Catherine CL.7987 Deux institutions Sans argent, les jeunes volent au jeunes filles, fondé par la Fédér secours de l’oeuvre menacée.Ils tion Nationale Saint-Jean-Bapiist lui prêtent leur juvénile mais enthousiaste assistance.Il serait vraiment glorieux le faisceau de tous les efforts, de tous les sacrifices.de tous les déboires, de toutes les veilles et de toutes les démarches qui ont assuré sans le moindre capital préalable l’achat définitif de cette accueillante maison.Rappelons la mémoire de M.Joseph Versailles, remercions de nouveau le R.P.Paré, S.J., MM.Godin et Leroux qui n’eurent de répit que le contrat signé et qui se dévouent encore tous les jours avec un viril enthousiasme à la cause du dévelopcment physique chez les nôtres.Après deux ans d’administration, les dircteurs et les pionniers surtout peuvent montrer avec un iè gilime orgueil au public étonné que l’oeuvre de la Palestre est non seulement réorganisée mais améliorée, assise sur des bases financières solides, débordante de membres intéressés et enthousiastes.Voici quelques lignes d’histoire, regardons maintenant quelques faits d’actualité.Le comité de l’Association catholique de la jeunesse canadienne dit de la Palestre Nationale occupe, à l'angle des rues Saint-André et Cherrier, dans la paroisse Sainl-Louls-dr-France.un immeuble rie trois élages, avec sous-sol, tout do brique vêtu et d’une élégante allure.On y pratique tous les sports, depuis tes plus lents jusqu’aux plus violents et cela dans des conditions excellentes île sécurité morale et physique.On y reçoit, on y rnuse, on s’y restaure.Le tint est de développer les forces du corps et de l’esprit ’ par des exercices physiques.Nous voulons former une race plus forte et meilleure.Puisque eetle page est consacrée à cette belle paroisse Snint-Louis-de-Franee, mentionnons que l’institution de la Palestre Nationale est A part les institutions déjà desi-1 gnées, il faut noter que la paroisse ! possède deux établissements d’un intérêt particulier: un foyer de par la Fédéra-e.et dirigé par les religieuses Notre-Dame du Bon-Conseil, à l’angle des rues Sherbrooke et Saint-André; le pensionnat de Saint-Louis de Gonzague, dirigé par les religieuses de la Charité du Bon Pasteur, fondé en 1878 par.l'abbé Z.Racicot, de concert avec la R.M.Saint-Alphonse de Liguori, alors supérieure provinciale.Quarante religieuses y exercent actuétemcnt leur zèle; l’enseignement est bilingue./ Ouvrage de fa baronne Staffe TULIPE NOIRE CHENARD par.! -r Parfum qui (tarife la mémoire.Le secref du parfait bon ton.L'once: $2.50 EN VENTE PARTOUT Depositaires: CANADA DRUG COMPANY 837, rue St-Maurtce - Montreal EN achetant de préférence chez nos annonceurs, vous halez sûrement avec le “Devoir".Halons donc tous ensemble.Léon-A.HurtttbiseC.P-A.Comptable public licencié 60 St-facques ouest MONTREAL Telephone : K Arbour 5065 Où l’on s’habille bien— Ernest Meunier Le Tailleur Fashionable 994, rue Rachel membre* prépare de» travaux i qu’elle tend à créer des forces vl-rnensiiels 1res Intéressants.M.J.ives, il est logique que le milieu le 1 crraton en est le directeur.plus de ce précieux voisinage.Ans- Une filiale de la Société du bon parler français a été fondée l’an dernier et comiite 225 membres., Os élèves travaillent sans relâche', à épurer leur langage el sèment le bon exemple dans un terrain bien préparé, M.Art.Therrien, directeur.Une Brigade de sécurité, formée de 26 élèves, veille sur Je» plus jeunes.Ces brigadiers se font remarquer par leur maintien et leur ponctualité; ils ont conscience d’areompilr une lâche nécessaire.M.J, M.Cameron, directeur.Une Ligue des cadets du Sacré-Coeur.formée de fous les élèves de te à 8e année qui obtiennent leur (’•rte d’honneur, fait les frais d’un office spécial tous les (irémlcrs verjf —- Samedi, 18 novembre 1933 Pensée reste Un idiot pauvre est un idiot, un idiot riche est un riche.* * * Inquisition Le bourreau noir, aux doigls crochus, dans Je prétoire, Saisit les condamnés au col Et les mène à la mort d’une main péremptoire.• Moralité: L’agrippe-Espagnols, ‘ * * * D’après nature Un critique d’art, qui buvait du matin au soir, se rendit au British Museum pour V chercher les éléments d’un article sur quelques nouveaux tableaux.Bien entendu, ij était, comme à l’ordinaire, complètement ivre.A peine eut-il franchi le seuil du musée qu’il s’arrêta devant une glace qui, naturellement, réfléchit sbn image.L’excellent critique pensa se trouver devant un tableau et se mit à le contempler longuement; après quoi, sortant un calepin de sa poche, il y consigna les notes suivantes: Salle d’entrée.— Tête d’ivrogne non signée.Beaucoup de caractère.Le nez, rouge, est saisissant de réalité, ainsi que la physionomie abrutie.Ce doit être un portrait d’après nature, car j'ai déjà vu cette tête-là quelque part.Y ¥ * Erreur sur la personne A une soirée où il avait réuni la fine fleur de la société anglaise.Monseigneur Trench demanda un partenaire pour une partie d’échecs.Quelqu’un de première force à ce jeu, s’offrit.L’archevêque, qui n’était plus jeune, vivait dans l’appréhension d’une attaque de paralysie.En effet, après s’ètre absorbé pendant quelque temps dans sa partie, il donne les signes d’une vive agitation, devient d’une pâleur mortelle, se renverse sur sa chaises.On l’entoure, on le presse de questions.—Ge que je craignais est venu, dit-il avec résignation.J’ai le côte droit paralysé.—Mais c’est impossible! -Je suis sûr de mon fait; je pince ma jambe, je ne sens plus rien.Alors, en souriant, le partenaire de l’évêque s’interposa: —Mais, c’était la mienne, Monseigneur., * * $ L’esprit ecclésiaatique L’abbé Quirini, qui vient de décéder, aimait les calembours et ne ratait jamais l’occasion d’en lâcher un.Un jour, ayant invité un père Jésuite à prêcher en son église, — en l’occurrence, le P.Paquy,—il l’aborde en disant; —Bonjour, mon Père, vous êtes cuit par derrière, tandis que moi, je suis cuit par devant— ÿ ÿ 3* La jalouse Mme Beyc.hc contemple une comète de passage à proximité de la terre en interrogeant, son mari.—Qu’est-ce que c’est que cette traînée lumineuse?—C’est’ sa chevelure.Alors, haussant les épaules: —Jamais tu ne me feras croire que tout cela est à clic! ?4* q» Un bon conseil Débidonneau, un financier connu, qui eut, l’an dernier, maille à partir avec les tribunaux, est sorti hier de prison, pauvre comme Job.—C’est égal, disait-il mélancoliquement à un ami, il-est dur à mon âge de recommencer sa vie.* —A ta place, reprit l’ami, j’en recommencerais une autre.* * * Le poinf de vue du peintre Le peintre Croûtamort disant à un ami qui voulait se marier; - Que n’épousez-vous Mlle Yolande de Coeur-Volant?C’est un ange.—C’est possible, niais elle sc peint.—Voyons, la main sur la conscience, répliqua le peintre, réaliste.avez-vous jamais vu un ange [qui ne fût pas peint?SfVEL LITHINES Liftjnés Alcaline Ju Dr G US TI N font économiquement une délicieuae eau de table et de régime très digestive.Recommandés contre les maladies de la peau, du foie, de l'es» tomac, de la vessie et de l’intestin, rhumatisme, goutte et acide urique.MTFIEZ-VOUS DES IMITATIONS La vente decs , toutes les 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en termi- j n«nt de dire aux paroissiens de Saint - Louis • de - France: ’‘Aidez donc les jeunes dans la poursuite de leur but patriotique.Devenez membre* d* la Palestre Nationale.Vous y trouverez votre profit”.Roger L AB OSE, pharmacien, Directeur de ia Palestre ___________ Nationale.Av oz-voua boavm do bons livras?Adrooaoz-voua au Sorvlco do librairie du “Devoir”, 4?0 rue Notre-Dame et», Montrée).(Té-léphdns: HArbour 1241 *>, Je veux garder mes illusions.Sensible el tendre, elle est enthousiaste et optimiste, voyant le beau côté des choses, s’illusionnant d'abord, et souffrant beaucoup des déceptions inévitables.Très active, elle manque d’ordre et elle n peu d’esprit pratique.Elle est tout de même capable de sc tirer d'affaire en négligeant beaucoup de détails, Bonne, facilement apitoyée, capable de sc dévouer pour low siens et de secourir ceux qui sont dans le besoin.l.a volonté exf Inégale, indépendante.plus impulsive que résolue; elle manque rie persévérance cl de fermeté réelle, mais cilo pent faire de» coups rie tète et elfe est souvent entêtée et capricieuse, Elle est bien vivante.gentWIe, un peu vive mais ni égoïste, ni susceptible, ni vaniteus,.et elle doit avoir beaucoup d’amies.Gatpésiennt s.4.H.n.Très Jeune, un peu étourdie mais capa- ble de réfléchir, elle a un sens Po-' silif qui ira en s’iM'centuant.L humeur est variable et pas toujours agréable parce qu’elle est orgueilleuse cf susceptible ci ne souffre la moindre critique.EUc eM vive el délicate, dispose au rêve et nourrit les Mimions.11 es! alternativement gai ou triste.Pas pratique, il manque d’ordre, d’exaetitude et de jiersévérance.pas a moindre critique- » || proc^qp pnr impulsions rt élans, d ailleurs de relies d .j„ volonté est.cependant, assez jours avoir raison.énergique; résolue, ferine, auturi- ïiüc aime beaucoup à parler, mais des affaires «les autres, et cMr garde les siennes bien secrètes.Au fond, e*ilc a de la bonté, une sensibilité délicate et elle ne manque pas de générosité, tuais 1 égoïsme, chez elle, est développé fl lend plus des autres nu elle n est prête à leur donner.Elle a du être gâtée.Mais le dévouement, cela s’apprend et eile est jeune affectueuse et elle a de la volonté; qtl ode y joigne la bonne volonté de se corriger el cMe réussira.Vile est un peu jalouse.La vanité aussi est asset marquée.El le est intelligente et inge exae-l tement les gens el le* choses.A, S.G.— DéMcnt, très impm* «lonniible.nerveux et d’humeur v* érité et >1» franchise! taire; ne sachant pas continuer, il recommence sans cesse avec une ardeur qui ne dure pas.H est ouvert, confiant, d’une confiance un peu naïve, souvent itnprudenle.Généreux et bon, capable «le dévouement, il est ires sympathique.H aime à contredire et A discuter; il le fait d’une façon paradoxale.amusante et un peu déconcertante pour ceux qui ont moins d’esprit que lui.' Mousseline, «—• Réfléchie, sérieuse.elle a l’esprit clair et un bon Jugement.La bonté est profonde, généreuse et dévouée.Le sen* du devoir es» marqué et doit la guider en tout.Un orgueil fier el de la dignité, fiable.l,a sine____ , iiPisS sou; grandes.mai» Ô«s OC vanité et une simpll- II est intclllgenl avec un espritl cité charmante qui ne se dément ouvert ri original.L’imagination * On voit rarement une si parfaite droiture et tant de sincérité.La réserve, toute grande qu’elle soit, n’nrrètc pas une franchise qui peut aller trop loin el lui nuire.La volonté est prérise, égale et ferme.Sensibilité et tendresse très retenm's.Besoin d’affection, de sympathie et d'approbation.Quoique la confiance en e.]le-mème soit bien marquée, je vois de nombreux signes de timidité.Paul Louis.—• Nerveux, délirât, très sensible, c’est un tendre timide et qui ne veut pas le paraître.Caractère inégal et raide.Il est un peu gourmand.Il doit aimer la poésie et il a le goût des belle* choses de l’esprit mai» il n’est pas cheore assè* cultivé pour donner tonte sa valeur.Bon, généreux, sincère, il deviendra certainement dévoué et il l’est peut-être déjà.l.a volonté, quoique variable, est suffisamment énergique.Résolution, fermeté et ténacité dans ecr-j tains ras.Très peu d'égoïsme et lionne volonté enthousiaste à certains moments suivie de tristesse Un peu découragée, l’as assez d’écriture.Jean DESHAYES Coupon papholofiQUr ESQUISSE CDADDCLOQIQIIE da JEAN DESHAYES 1 jamais.• ft i !•«» 'DCVCIR1 Samedi, 18 novembre 1933.Bon pour sema ma» Un coudou vtiAhlr 35 «ou* en Ucnbnw-poat* doivent tecnmpMnrr critiquât enrol.Tout mtmwcrlt Jolt 4t.ra k l'enera.*ur papier non rayé.Nu pu envoyer ne ropl», Aéreiw* Jean Oenhyre», le "Revoir".Montréal.f VOLUME XXIV — No 266 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 18 NOVEMBRE 1933 9 LA RADIO RADIO-GAZETTE Postes extérieurs Samedi, 18 novembre WABC 7.30 p.m.— Music on the Air.1.00 pin.— Happy Bakers.Phil Duey, Frank Luther, Jack Parker, Vivien Ruth, Orchestre Joe Green.5.15 p.m.— Edwin C.Hill: ‘¦The Human Side of the News".8.30 pjn.— March of Time.Dramatisation des événements de la semaine.9.00 p.m.— Gulf Program.Irvin 8.Cobb et l’orchostre Al' Goodman.9.15 pm.— Threads of Happiness.T.McLaughlin; David Ross; Vera Van; Orch.Kostelanetz.0.30 p.m.— All-Amerlca Football Show.Christy Walsh et Dana X.Bible; Orcttes-tre.Max le Waxnow, 10.00 p.m.— Revue "Swift”.Avec Olsen et Johnson.Orch.Harry Sosnlk.11.15 p.m.— Les Soeurs Boswell.11.30 p.m.— Orchestre Isham Jones.12.30 am.— Orchestre Leon Belasco.10.45 p.m.— Symphonic Strings.(De Toronto).Sérénade, opus 48 (Quatre parties) de Tschalkowsky; In the Garden (Arrangement de Roland Todd) de Goldmark.PROMOTION A LAWRENCEVILLE SCHOOL 10:4& pm.— Promotion des grades à LawrencevlUe School.Programme musical par Fred Warlngs Pennsylvannlans; discours prononcés dans le gymnase de l'école préparatoire de danse.Les beaux programmes WABC Sème CENTENAIRE DE LA GEORGIE 10.00 pm.— Do grandes fêtes marqueront, à Savannah, le Deuxième Centenaire de la Géorgie, Le programme, de 10 à 11 heures, comprendra: Ün choeur de 15,000 voix d'enfants.Dqs discours, prononcés par: le Président Roosevelt; le Gouverneur de Géorgie.M.Eugene Tannage; le juge William Gordon Sausay.secrétaire du 2ème centenaire; M.Pleasant A.Stovall, président des fêtes, qui présentera le Président Roosevelt.MO p.m.''Avant-première” de la comédie musicale: “Mr.Whittington”, musique dé Johnny Green, paroles de Clifford Gray et Oreatorez Newman.Cette comédie sera Joué» pour la première fols à l’Alham-bra de Glasgow, le 27 novembre.L’EXPEDITION BYRD 10.00 p.m.— L'amiral Byrd parlera du S.8.Jacob Rupert.Son discours sera retransmis de New-York avec le concours de l'Orchestre Daly, un choeur et uji soliste.“Emission Jeune-Canada” , »»*.•„- .6.30 p.m.CKAC.Programme des Jeune-Canada: a) La leçon d'un triomphe, par M.Li.L’Ailler; b) Restauration sociale, par M.Thubibe Belzlle.Demi-heure de ia Société $t-Jean-Baptiste 7.30 p.m.CKAC.— Emission réservée aux Franco-Américains par la "Société Salnt-Jean-Baptiste'’ dans le dessein de resserrer les liens qui les unissent aux Canadiens français.Causerie de M.le Juge Elphège J.Dalgnauit, president de r"Àssoclatlon Canada-Amérlcalne", de Woonsocket, lt.-I., sur ‘Tç RAlç de la province de Québec dans la conservation de la langue française chez les Franco-Américains”.L'Association des chanteurs de Verdun, sous la direction de M.le major Roméo Tanguay, chantera: 1—Le Beau Danube bleu/ de Strauss; 2—Chanson hongroise, de Bcahm; 3—O Canada, de Callxa Lavallée.Boston vs Canadiens 0.00 p.m .CFCF.Description do la partie de hockey du Boston Brulns vs le Canadien.au Forum.Description, en français, de la Joute, par Roland Beaudry, rédacteur sportif et membre de le Commission athlétique de Montréal.Radio-cavscrîcs de TU.C.C.12.40 p.m.18 nov.• :»î.Vv»E.Laforce: “AÉricuituie et Colonisation”; 20 nov.R.P.Léon Letoel; 2t jiov; M.Albert Rloux; 22 nov.M.R.-M.Pucet, 2ème leçon des (Jours à Domicile;; 23 nov.M.L.-A.Lange: “La Mutualité”; 24 nov.M.R.-M.Pucet: ‘ " n,> S "vec ‘"teflon à cette lâche
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