Le devoir, 20 mars 1915, samedi 20 mars 1915
VOLUME VI—No 66 MONTREAL, SAMEDI 20 MARS, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : ammB HfeMUra ¦^¦^1 BMP W lV Rédaction et Administration : 1 ül wk ® 1 IM m jÉg yà l|| H H 43 RUE SAINT-VINCENT Edition Quotidienne l|p| ||^ ira TOH MV; B p^| Wm Montreal C ANADA ET ETATS-UNIS.#5.00 h|| |HL|n WIÉ lÉM ' Wk É MàjM MB HH - union postale.ss.oo K^i H^àplra mm Ha lëllil BS mwl ioSl Emp^ÿS^ Edition Hebdomadaire M g 1 % W.M M' t 9l Ü ¦ ¦ ffil - 1 Canada.,i.«» m Ë m a m & m JË mm 'H M JH H PU administration = m.» im SrosTiii'«:ôô ¦ilHrtfiÆkJr Æiïfasm BV ÆÊudim MH redaction: Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Main 7460 LES CONSEQUENCES DE LA GUERRE Réaction nationaliste Un peuple ne joue pas impunément à la guerre.Pour un pays immense comme le Canada, à peine peuplé, où tout est encore a faire ou à compléter, la tâche est plus lourde que pour un pays dont l’organisation intérieure est achevée; pour un pays pauvre en numéraire, vivant d’emprunts, le fardeau s’appesantit davantage; pour une nation dépourvue d’une opinion publique vigilante et forte et affligée de politiciens sans compétence et d’exploiteurs sans vergogne, qui font monnaie de tout, le coût de la guerre s’accroît dans des proportions formidables.Proportionnellement, la participation à la guerre va coûter trois fois plus au Canada qu’à l’Angleterre, quatre ou cinq fois plus qu’à la France ou à l’Allemagne.Les libéraux, préoccupés de justifier leur attaque aux yeux des jingos, se sont efforcés de démontrer que la guerre n’est pour rien dans la situation désastreuse du pays et que les impôts de guerre ne sont nullement justifiés par les dépenses extraordinaires encourues par l’expédition dos troupes canadiennes en .Europe.Autant vaut chercher à prendre la lune avec scs dents.Cette grotesque tentative a échoué misérablement.Les chiffres cités par ie ministre des Finances établissent à l’évidence: lo que le gouvernement ne peut à la fois améliorer la situation intérieure du pays et soutenir l’effort militaire qu’il a entamé; 2o que pour soutenir cet effort, jusqu’au bout, il lui faut emprunter tout ce que le crédit national peut porter et maintenir ce crédit au moyen d’impôts additionnels.La dépense actuelle du Canada est d’un million de dollars par jour — en comptant trois cents jours à l’année — et son revenu de S400,000 seulement, ce qui laisse un déficit de $600,000 par jour.L’intérêt sur l’emprunt exclusivement affecté à la guerre va dépasser $7,000,000 par année, — et l’amortissement?— les pensions aux soldats et à leurs familles — donl les trois quarts habitent en Angleterre — vont atteindre $5,000,000 par année.Et l’on peut être assuré que tous ces chiffres seront dépassés.Il faut que tout cela se paie, et se paie par l’impôt.M; * Le ministre des Finances a parfaitement résumé la situation : Avons-nous jamais dit autre chose?C’est étonnant comme, poussés au pied du mur, tous nos chefs d’Etat et de parti sont forcés, à tour de rôle, de revenir aux principes essentiels du nationalisme.Sir Wilfrid Laurier y a passé.Il y reviendra, et tout son parti avec lui.“Où le père a passé, passera bien Venfaiit!" En attendant ce juste retour des choses, l’opposition aurait plus avancé ses affaires et celles du pays si elle s’était appliquée à démontrer en quoi le ministère a desservi non pas les intérêts de l’Angleterre mais ceux du Canada.Toutes les calamités dont le pays souffre, celles pins grandes entore qui le menacent, seront accrues et prolongées dans la mesure où le gouvernement canadien sacrifiera les intérêts du Canada à ceux de l’Angleterre ou de tout autre pays- Que l’on pèse bien ces paroles.Elles se réaliseront à la lettre, comme se sont déjà réalisées beaucoup de celles que nous avons prononcées et écrites depuis six mois.Non pas que nous soyons prophètes ou fils de prophètes; mais nous voyons clair et nous prédisons juste, parce que ni l’intérêt de parti, ni le désir morbide de flatter les passions du moment et d’exploiter tour à tour le colonialisme anglais ou le sentimentalisme français ne nous ont fait oublier un seul instant que le premier devoir du gouvernement canadien, c’est de veiller au salut du Canada, c’est de protéger les intérêts nationaux.En 1876, le parti libéral tenta la même attaque qu’aujourd’hui.Il accusa sir John Macdonald de mettre en danger les intérêts de la mère-patrie et même le lien colonial.“So much the worse, for British connexion !” se contenta de répondre le chef du parti conservateur.Et il balaya le pays au nom de la politique “nationale”.Chose étonnante, H ne se trouva personne pour le traiter de “révolutionnaire dangereux”.C’est vrai qu'il était bleu, protestant et même un peu orangiste — toutes qualités qui font pardonner bien des pédhés.N’importe; je persiste à croire que le nationalisme d’il y a quarante ans et celui d’aujourd’hui valent mieux pour le Canada et les Canadiens que l’impérialisme militaire et le servilisme colonial.Henri BOURASSA.“La vraie question est celle-ci: ferons-nous notre part dans cette guerre, ou ne la ferons-nous pas?Nous avons pris le peuple au mot.Le peuple dit: envoyez un régiment, deux regiments, uoj régiments; envoyez tout homme qui veut partir.Mais ce que j< tiens à signaler, c’est que la guerre ne se fait pas seulement avec des troupes, des armes et des munitions; elle se fait avec de T argent.Le peuple doit être prêt à sacrifier non seulement du sang mais aussi de l’argent.Sinon, où est le sentiment impérial?” LES EMBARRAS ECONOMIQUES DE L’ALLEMAGNE blocus par les Etats Scandinaves, la Hollande, l’Italie et la Suisse, cette importation deviendra de plus en plus impossible et les stocks encore disponibles seront vite épuisés.D’ailleurs, il y a déjà assez longtemps que les Allemands ont senti la nécessité d’économiser les muni-Le cuivre entre pour une si gran-|tjons.Les dépêches ont signalé ce ‘e de part dans la fabrication des mu- fajt à plusieurs reprises, et tout r finitions de guerre modernes que *e comment encore, pendant le bom-j blocus établi par 1 Angleterre et a Laidement (t’Ossowetz.Un officier France parait devoir, a lu longue, françajs écrivait du front ces jours placer l’Allemagne et F Autriche j (i(,rniers .dans une situation désespérée.De Leur artillerie paraît manquer “Le gouvernement .doit ou imposer des taxes nouvelles ou cesser d’envoyer des troupes au feu.” “Si j’ai erré, ce nesl pas en taxant trop, c’est en ne taxant pas «issffz”,;,,'.“L’opposition n’a que trois alternatives.Elle peut dire: Cessez d’envoyer des troupes au feu; mais je comprends qu’elle ne dit pas cela.Elle peut suggérer un autre mode d’augmenter les revenus, afin de faire face à la situation qui s’impose.Ou enfin, si elle est sincère lorsqu’elle affirme son désir de coopérer avec le gouvernement dans la poursuite de la guerre, elle doit concourir à nos propositions.” L’opposition n’a pas eu le patriotique courage de répondre à l’invite du ministère et de proposer hardiment que le gouvernement cesse d’envoyer des troupes en Europe pour consacrer toutes ses énergies et toutes les ressources nationales à raviver les forces de la nation.L’opposition est trop “loyale” pour renoncer à la tâche patriotique de “mettre le Canada en banqueroute afin de sauver l’Empire!” Qu’elle ait au moins le courage et la logique de son “loyalisme”.Qu’elle porte sans plier les jarrets sa part des responsabilités qu’elle a assumées.Le parti libéral arrivât-il au pouvoir demain, il maintiendrait tous les impôts actuels.Il en ajouterait même de nouveaux.Tout au plus apporterait-il quelques modifications dans leur répartition.M.Laurier le sait à merveille; et c’est parce qu'il le sait qu’il ne veut pas d’élections générales maintenant.* * * L’opposition n'a pas été plus logique et plus honnête dans son attaque contre l’augmentation de la préférence accordée aux importations (in Royaume-Uni.Sir Wilfrid Laurier a tenté d’établir que ce n’est pas l’augmentation de la préférence qu’il a attaquée, mais le relèvement des droits prélevés sur les marchandises anglaises.La distinction est futile.Sur ce point, la réponse du ministère est péremptoire.Le relèvement des droits de 7 VS % sur les importations étrangères et de 5% sur les marchandises anglaises constitue véritablement une préférence additionnelle en faveur des fabricants du Royaume-Uni.De plus, cette préférence additionnelle porte sur un nombre considérable d’importations qui jouissaient jusqu’ici de l’entrée libre.Le premier ministre a fixé le chiffre global de ces importations à $135,000,000.sur lequel l’industrie anglaise va désormais bénéficier d’une différence de 2 V2 % ¦ Il y aurait beaucoup à dire sur cette faveur accordée à l'industrie britannique, infiniment plus prospère que l’industrie canadienne.L’attaquer comme une mesure défavorable aux intérêts britanniques, c’est le comble de l’hypocrisie.L’opposition ne s’est pas bornée à cette première palinodie.Après avoir affirmé que tes nouveaux impôts douaniers constituent une charge trop onéreuse pour le consommateur canadien — en quoi elle n’a pas tort — elle a poussé le faux loyalisme jusqu’à prétendre que la surtaxe protège le fabricant canadien aux dépens de l’industriel britannique! Les deux propositions s’excluent.Si c’est le contribuable canadien qui paie la surtaxe, ce n’est pas le fabricant anglais.Mais ce n’est pas cet illogisme qui vaut d’être signalé; c’est le plaidoyer en faveur du fabricant et de l’ouvrier anglais contre le fabricant et l’ouvrier canadiens.Il faut vraiment que l’abjection coloniale ait atteint son paroxysme pour que tout un parti politique en soit rendu à soutenir en plein parlement une thèse aussi nettement anti-nationale.Qu’un libre-échangiste de doctrine, comme le Dr Clarke, attaque tout le système protectionniste, fort bien — encore que le brave docteur semble s’être assez bien accommodé du régime protecteur maintenu par son parti de 1896 à 1911.Mais que les chefs de ce parti, aussi protectionniste que l’autre, en fait sinon en paroles, dénoncent la protection accordée aux industries nationales et réclament une protection plus étendue pour les industries anglaises, voilà qui dépasse toutes les bornes du bon sens.Et c’est bien cela que l’opposition libérale a réclamé en dernier ressort, lorsqu’elle a offert de voter la surtaxe de 7 té % sur toutes les importations étrangères tout en laissant les importations anglaises absolument libres de tout impôt additionnel.Cette fugue insensée a forcé le premier ministre à reprendre pied sur le terrain des réalités.Il a expliqué que le gouvernement ne peut sacrifier les intérêts du Canada à ceux de l’Angleterre.,.7» • r i J ,, i-wxïni d 1 l* i.i v.1.1 v.- pciicui nicei vav.1 fait, dit un \icux Diplomate dams (|0 munitions; ces munitions sont ?imes.tout leur syste- mauvaises et elles sont employées, dans le secteur que occupons, je les ai vu em-clu's a lusn.lanuis Ç R-, Emilien Gadbois, LL.L., J.Maredud Nantet.JLC.L.PA TTERSON & LA VERY AVOCATS-PROCUREURSi SUITE lit.180 ST-JACQUES ToL Bell Main 3960.Cable Wilpon."A.« ter"on, C R Salluite Lavery, B.C L.nu ]“«very a son bureau du soir : t Saint' Thomas, Longueull.CAMILLE TESSnÊR AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) Dr A.L.GUERTIN Maladies des Yeux, des Oreilles, du Ntl et de la Gorge.320 RUE SAINT- heukes DE BUREAU : Tél.Bell Est 6164.DENIS 2 A 5 H RS.97 St Jacqties, Ch.MAIN 8728, 34.MONTREAL ROCKLAND 931.EMPLOI DEMANDE Garçon de 15 ans, grand, fort et actif, possédant bonne instruction commerciale, anglaise et française, demande emploi dans magasin de gros ou manufacture.S’adresser: Phone, S.-Louis 4851.À LOUER Les lecteurs de notre journal ont sans doute déjà éprouvé ]«- besoin de traduire leurs sentiments de PATRIOTISME SANS LIMITE ET D'HAR- MONTE, par un signe extérieur, qui filt à la fois d’un USAGE PRATIQUE ET D'UNE EXECUTION ARTISTIQUE ET DU MEILLEUR GOUT.Nous avons réussi à combler celte lacune avec nos Garde-montres (fobs) et nos broches “Unity” représentant, dans un fini de vieil argent, les tètes de nos souverains bien-aimés.Le roi Georges D'ANGLETERRE Le roi Albert DE RELGIQUE I.1 Envoyez ce coupon et 2 'I rue.Saint-Jacques, Ci-inclus POINCARE DE FRANCE Le czar Nicolas DE RUSSIE symboles des glorieuses'vérins de nos guerriers ANGLAIS, FRANÇAIS.RUSSES ET BELGES, dont nous admirons sans réserve les liants faits de cette rive lointaine.CE COUPON ET 25 SOUS fous donn, droit de recevoir un de ees SOUVENIRS , patriotiques.Pour un supplément de 5 sous nous l'enverrons à votre adresse gratuitement.LES AGENTS, LES MARCHANDS DETAILLEURS, LE» ASSOCIATION et les organisateurs de bazars de charité et autres reunions patriotiques, auront «Irolt à «les prix spéciaux pour leur’aider à atteindre leur noble but.COUPEZ ICI sous par article à Consolidated Mfgs.Limited, Drpt.Montréal, Canada.• i > (en timbres ou en argent).Veuillez envoyer à* Nom No et rue.Bureau de poste.Garde-Montre (Fob) "Unity".Brorhea Par ta poate, 5 aous de supplément."Unity" A LOUER Plusieurs logements, S.-Denis près Beaubien, Ghâmpâgneur près Van Horne, 6 appartements bien finis, é-lectricité, eau chaude.Prix modérés.S’adresser 2222 S.-Denis, dimanche après-qiiidi, 850 Champagneur, S.-Louis 6377.A LOUER Manufacture et entrepôt.Grande manufacture, 3 étages, pouvant être utilisée comme entrepôt, située en arrière de 684, Parc Lafontaine.Pour renseignements, s’adresser 1445, Papineau, Saint-Louis, 4108.A LOUER LOGEMENT chauffé à louer, 7 pièces, chambre de bain, lavabos dans tes chambres, fixtures électriques installées, le tout remis à neuf, possession immédiate sans charge de loyer d’ici au mois de mai, 69 rue Cherrier.BUREAUX A LOUER.* 71a rue St-Jacques, rez-ae-chaussee et sous-sol, 5,000 pieds Je planchers, aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux étages supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bédard, 55 rue St-François-Navier.FLAT A LOUER Parc Lafontaine, No 202, fiat moderne et chaud, huit pièces, gaz, électricité, etc.Site idéal, vis-à-vis le pe-GHru e I le ki n s < | ü e à musique.RESIDENCE D’ETE Saint-Eustache, cottage d’été à louer, au bord de la rivière, meublé, cinq et six pièces, chaloupe; 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VOL.VI, — iNo 6b LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 20 MARS 1915 3 Notre Page Littéraire du Jeunes filles, veillez sur vous-mêmes, prenez garde à l’anémie.C’est le mal de votre âge.Lisez ce que dit Mlle Alexina Lesage et suivez son exemple.Pour acquérir des forces, du sang, gagner de Tembonpoint, avoir bon teint et surtout bonne santé, prenez les PILULES ROUGES.Le Five o’clock Général Acs ordres, arrivés à l’instant, sont formels: En dépit des assauts, des obus, des shrapnels, ( Tenir, tenir toujours dans le petit village Que, depuis le matin, on attaque avec rage.Le général, bon chef, stratègiste averti, Et fin lettré, de plus, — s’appelle Grossetti.I Adoré, du soldat, calme autant qu’intrépide, Il a tout du héros.mais rien de la sylphide.Son embonpoint fameux, presque proverbial, Est bien connu de tous, surtout de son cheval.Il sourit le premier, d’ailleurs, l’excellent homme.De mériter si bien le nom dont il se nomme.* * * Donc, il fallait tenir jusqu’au soir, sans broncher, Et trois heures venaient de sonner au clocher Qui, près du cimetière où s’alignent les tombes.Se dressait, vierge encor de l’outrage des bombes.On était en septembre, et le soleil brûlait.Sur la grand'place, à l’ombre mince d’un volet, Tranquillement assis sur une chaise prise Pour lui, par un soldat, dans le.choeur de l’église Le général donnait ses ordres, épongeant Son front rouge, sous ses courts cheveux blanc d’argent.Et dès que des soldats, que la peur semblait mordre, De la ligne de feu s’échappant en désordre, Inquiets, désunis, passaient auprès de lui: “ — Eh bien, qu’avons-nous donc, mes enfants, aujourd’hui?“ Vous courez, vous trottez.A votre âge on est leste.“ Mais, moi, je suis trop lourd pour courir.et je reste! "Si vous me quittez tous, ils me prendront ici.” Et les soldats, devant le courage endurci De ce brave homme, au ventre épais, gros comme quatre.Dominaient leur faiblesse et retournaient se battre.* * * A cinq heures, malgré l’affreux bombardement.On tenait, on tenait toujours, obstinément.Tout à coup le clocher, sous un obus énorme, S’effondre.Epoussetant du doigt son uniforme, Le général se lève, et reculant un peu Sa chaise, se.rasseoit et demande du feu Pour son cigare, éteint par ce flot de poussière.Puis, à son ordonnance: "Apporte de la bière."Dans ce petit café.lâche d’avoir cela."Avec quelques biscuits.J’ai soif.Je t'attends là." Et, comme le soldat apportait la bouteille, Un officier anglais, jeune, mine vermeille, Arrive à plein galop, saute à terre, et gentil.Souple, correct, s’en va tout droit à Grossetti."Pressé, mon général, très pressé.cette lettre." “ — Merci, merci, Monsieur.Mais veuillez vous remettre."D'abord.vous avez chaud.Faites-moi le plaisir “ De goûter avec moi, pendant ce court loisir."Je voudrais vous offrir le thé.réglementaire."Mais nous ne sommes pas dans la belle Angleterre!."Rien qu’un five o’clock bien simple de soldat." Un obus gigantesque à vingt mètres s’abat.L’Anglais, crâne pourtant, hésite un peu, recule."Rassurez-vous, Monsieur.Leur tir est ridicule." De mon five o’clock, ils n’auront pas raison! "Un biscuit, voulez-vous?.” Le mur d’une maison S'effondre avec fracas."La bière semble fraîche."Buvez, Monsieur, pendant que je lis la dépêi ' Et la dépêche lue avec placidité: ( “ Répondez que l’on peut, sans être inquiété, “ Tenter le mouvement de flanc que l’on propose."Je tiendrai, j’en réponds, jusqu’après la nuit close "Par devoir.aussi bien que pour mon agrément." Je suis gros; la chaleur m’éprouve infiniment "El voyager de nuit m'est bien plus salutaire.” Brusquement un shrapnel éclate à ras de terre.Projette des éclats de fonte et des cailloux.Et le général dit à l’Anglais: “ Fumez-vous?"Allons, Monsieur, prenez.Pas de cérémonie.“ Us sont bons.et j’en ai ma poche très garnie.’’ Un obus tombe encore: “ Ils ne tirent pas bien "Je vous l’ai dit, Monsieur.Beaucoup de bruit pour rien."Votre divin Shakespeare eût ainsi pris la chose." * * * Une minute après, le jeune Anglais.moins rose Peut-être un peu.très peu, cependant.s’en allait, Admirant hautement ce bonhomme replet, Ce brave, qui, parmi la mitraille en délire, Raillait son embonpoint et citait du Shakespeare! février 1915.Jacques NORMAND.tait: on y buvait du lait, on y chantait des chansons, on y dansait quelquefois, et, quand il commençait a se faire un peu tard, on allait rejoindre les compagnons laissés à la garde des canots et des marchandises.Alors on s’étendait sur le rivage, à la belle étoile, autour d’un bon feu quand il faisait beau temps, du mieux possible à l’abri des canots mis sur le côté, quand il faisait mauvais temps, pqur dormir ainsi jusqu'à deux heures du matin, temps du réveil et des prépositifs du départ chaque jour du l’eau le pauvre missionnaire, et que lui et son feu ont été changés en loups-garous.J.-C.TACHE.(Forestiers et Voyageurs).L’OFFICIER Les héros ne s’improvisent pas.Comme tous les chefs-d’oeuvre, i s a;rivent lentement et par ur iong travail à leur point de perfection.Un seul instant en déride, mais les .— ' — A, ' X, V 4 X/ | X 4 A VS wS , .voyage.Et figurez-vous que ce causes sont anciennes, Je ci ois voyage de canots chargés durait environ trois mois, sans autres interruptions de repos que celles que nous douait quelquefois une tempête sur les lacs.Enfin je faisais route à ce métier au temps dont je vous parle, et le dixième jour nous étions le soir à camper aux Ecores, sur la rivière des Prairies.C’est là que j’ai entendu raconter à un vieux voyageur les deux histoires que je vais vous répéter maintenant ; remarquez bien que nous étions alors, nous autres, assis en rond autour d’un feu de campement dans le voisinage de l’endroit où les choses s’étaient passées.Vous savez qu’aux Ecores il y a un rapide qu’on appelle le Sault-au- qu'on le verrait avec une grande évidence, si l’on prenait la peine de rechercher, dans la famille, dans les croyances, dans l’éducation, dans les habitudes d’esprit et les amitiés, la cause de ces morts généreuses dont on ne peut lire le récit sans enthousiasme et sans lamies.Rappelez-vous ceux de vos proches ou de vos amis dont la conduite a été digne d’être citée en exemple, dans cette armée où il y a tant de braves; demandez-vous quels signes, autrefois, pouvaient faire pressentir cette audace, cette endurance, cette charité, cette puissance de tout perdre pour une idée: vous en trouverez toujours quelques-uns, si petits qu’ils fussent, et mêlés et voiles.Chez la plupart des hommes, je le répète, cette pré- Récollet; ce nom lui a été donné paration lointaine est éclatante, parce que (dame, je vous parle là ri un/* nlmcrt rmî .cl A— ______ d’une chose qui est arrivée dans les commencements du pays), parce qu’un récollet missionnaire sést noyé dans ce rapide (1).Le missionnaire descendait de chez les Murons avec les sauvages.Que de fois j’ai pensé, en rencontrant cet ami qui vient de mourir dans les batailles du Nord: “Celui-ci ne.donnera sa mesure que dans le grand danger!” Je ne pouvais le voir, en ces années où la guerre pouvait paraître lointaine encore, sans parmi lesquels il y avait un vilain savoir, de science très certaine, qu’il ^arm3lu s 'a Prérï'calinri ; élmt un entraîneur d’hommes, un de 1 Evangile au sein de sa nation: l chef, un héros qui n’aurait peut-être mais il avait eu le soin de cacher ! pas l’ocasion.Il l’a pue.Je ne dis pas ses projets.Choisissant un mo- son nom afin de pouvoir le mieux men favorable a 1 accomplissement louer.En lui, beaucoup d’autres pour-de ses desseins, le satané monstre ront être reconnus.Mince, élégant, noya le missionnaire dans le raride, ¦ .v.On n’a jamais pu savoir au juste de quelle manière il s’y est pris mais voici ce oui arriva quelques années p’us tard.Un canot, monté par des voyageurs descendait la rivière des Prairies, on était campé, le soir, au pied du rapide.Il faisait noir comme chez le loup.En se pro- éleçant, il avait une sorte de charme viril, si ce mot peut exprimer, en meme temps que l’énergie du visage, cette finesse, cette ardeur, cette attention, et parfois cet abandon et ce rêve qui n’étaient point faiblesse, mais permission, repos mesuré et volonté encore.Il était musicien, il dessinait Ixès bien, il causait à merveille.E il n’y avait aucune pose chez lui.menant autour du campement, les Homme du monde, homme de coeur, hommes virent la lumière d’un feu sur la pointe voisine, à quelques arpents seulement de leur canot, —-Tiens, se dirent-ils, il y a des vova-geurs arrêtés là, comme nous ici; il faut aller les voir.Trois hommes de la troupe partirent pour aller à la pointe en question, où ils arrivèrent bientôt, guidés par la lumière du feu.Il n’y avait ni canot, ni voyageurs; mais il y avait réellement un feu, et, auprès du feu un sauvage La faiblesse chez les jeunes filles est invariablement un présage de malheur.11 faut immédiatement combattre ces premieres sensations de fatigue qui gagnent vite du terrain et cèdent le pas à la débilité générale, à l’anémie.Les jeunes tilles faibles et anémiques qui ne prennent pas ks bons moyens de surmonter le mal, doivent se préparer à une vie de tristesse et de sacrifices.Votre teint est-il blafard, vos yeux sont-ils cernés, vous voyez-vous dépérir ?Prenez garde à l’anémie.Sentez-vous que vos forces s'altèrent, que votre santé s’épime, que vos nerfs affaiblissent ?Prenez garde à l’anémie.Votre digestion est-elle défee- " tueuse, avez-vous des palpita- 1 lions de coeur, êtes-vous sujettes aux maux de tète, d'estomac, souffrez-vous périodiquement ?Prenez garde à l’anémie.Tous ces smptômes sont de mauvais précurseurs, il faut s’en méfier et les chasser sans merci.Le moyen le plus facile et le plus sûr de s’en débarrasser, d’anéantir sur-le-champ ces plus mortels ennemis de votre âge et de votre sexe, c’est l’emploi des Pilules Rouges.Avec les Pilules Rouges vous vous sentirez bientôt revivre, car elles procurent un surplus de vigueur et d énergie ; elles créent du sang nouveau, nourrissent la chair, activent les forces, tranquillisent les nerfs et réconfortent le système entier.Les Pilules Rouges sont tout spécialement recommandées aux jru-| nés tilles qui ont souci d’elles-mèmes, de leur santé et de leur avenir.Toutes celles qui les emp'oient en font les meilleurs éloges.Mademoiselle Alexina Lagacé dit : “ J’étais depuis longtemps fa’ble et insouciante.Ma mine chétive mes yeux cernés, mon teint couleur de cire annonçaient bien aussi ma mau- ÉÉËÉt^ I Mlle ALEXINA LAGACE vaise santé.A Tagc difficile, mon état s’aggrava encore ; je devins plus faible et, à certains jours, je | souffrais atrocement de douleurs aux reins, à la tête, aux jambes et je me sentais si fiévreuse et si abattue que j’étais obligée de me cou-1 cher.On m’avait bien des fois re- i commandé les Pilules Rouges, mais j’avais toujours retardé à les e n-ployer.Un jour toutefois je m’en achetai quelques boîtes et je fus plug attentive aux soins que je devais me donner.Immédiatement ie-constatai que mes forces revenaient ; ce que j’avais de douleurs disparaissait ; j’avais acquis de 1 embonpoint ; mon teint était meilleur, enfin, ma santé était revenue ’’.—Mlle Alexina Lagacé, Fishervillo, Mass.CONSULTATIONS GRATUITES.— Le Dr Simard, qui a passé près de trois années en Europe, à étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres docteurs spécialistes Capelle et DeVos, est maintenant de retour, et continuera à donner des consultations au No 274, rue Saint-Denis.Comme par le passé, ces consultations se donneront tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à f heures du soir, et seront abio-lument gratuites.L’expérience acquise par le Dr Simard, durant son séjour prolongé en Europe, est une sérieuse garantie de succès ; nous espérons donc que toutes les femmes qui souffrent sauront profiter des avantages que non* mettons à leur disposition, en venant le consulter ; celles qui en seraient empêchées, peuvent lui écrire en lui donnant une description complète de leur maladie et elles recevront des conseils qui leur seront de la plus grande utilité.AVIS IMPORTANT.— Les Pilules Rouges pour Femmes Pâles - et Faibles sont en vente chez tous les marchands de remèdes, au prix de 50c la boîte ou six boites pour $2.50 ; 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mais le sauvage de-l^aite dignité de vie, un charme per-meura dans la même position et ne sR.?n?; indéniable.Comme soldat, répondit pas.P< L’examinant alors avec plus d’attention et à le toucher presque, à la c’était un amoureux du métier, un chaud patriote, voyant dans la carrière militaire le moyen le plus coin lueur du feu, ils virent avec un re- P*4;* de servir le pays.Par sa grande doublement de surprise que cette1 ^a^eur professionnelle, par son ar-eau qui dégouttait sans cesse du de.uC, ail travad, et sa haute culture sauvage ne mouillait pas le sable et i jntcllectuell'e, ce beau type de soldat ne donnait pas de vapeur.latin cultive et vibrant s était fait Les trois gaillards n’étaient paslune Place a part au regiment.Fou-faciles à effrayer, mais ils eurent,‘es ccs belles qualités trouvaient eur soldeur; ce qui ne les empêcha j emploi dans le role d éducateur pas, cependant, de prendre le temps j d’hommes qui, en temps de paix, est de se bien convaincre de tout ce ',e PrinclPal de notre vie.L ascendant PAGES CANADIENNES LE NOYEUX par Jean* Charles TACHE :pnr qu’il avait pris, dès sa prise de possession de commandement d’escadron, combien davantage encore avait-il dû le développer depuis le début de la campagne! Ses hommes l’ont, j’en suis sûr, suivi là où il voulait les mener.S’il est tombé, c’est après avoir largement payé sa dette à la patrie bien aimée.“Des mots consolateurs! à quoi bon tenter d’en trouver?Je n’en vois qu’un qui soit digne de votre fils, celui de fierté.Toute sa vie, il avait mérité la fierté des siens.En mourant héroïquement pour le pays, il l’a méritée plus encore.Que son nom désormais n’évoque pour vous que l’image rayonnante d’un être d’élite qui a donné sa vie à la plus sainte, à la plus noble des causes: celle qui sera bientôt victorieuse.” On ne peut mieux dire.Ce “beau type de soldat latin cultivé el vibrant”, c’est la définition même, non surprise des voyageurs à ce récit, seulement d’un homme, mais de cel-extraordinnire: tous étaient à exa-j te immense élite d’officiers que nos miner ce lisnn se le passant de (soldats comprennent bien à présent, .auxquels ils rendent toute justice, en qui ils reconnaissent, dans le péril quotidien, l’autorité indispensable, qu'ils voyaient, mais sans oser tou cher au sauvage.En nas.sanl t-, repassant autour du feu.i’s remar-nuèrent encore que cette flamme ne donnait point de chaleur: ils jetèrent une écorce dans le brasier, el l’écorce demeura intacte.Ils allaient se retirer, lorsmie l’un d'eux dit aux autres: “Si nous racontons ce que nous avons vu.à nos compagnons, ils vont rire de nous et dire nue nous avons eu peur”.— Or, passer pour peureux parmi les voyageurs, c’est le dernier des métiers.Comme il ne leur était pas possible de ne pas raconter cette aventure.ils se décidèrent à emporter un des tisons de ce bûcher diabolique.nui donnait flamme et lumière sans brû'er afin d’offrir à leu s camarades une preuve de la vérité de leur récit.Vous pouvez vous imaginer -de la aboutissent toutes les puisances motrices du bateau, on plonge volontiers.” L’armée de terre aussi mesure le commandant.Et quand le chef est habile, vous voyez ce qu’elle fait.Mais il n’a toute puissance, pour le bien des troupes et du pays, qu a une troisième condition: aimer les hommes, savoir le laisser transparaître toujours, avoir, à l’occasion, “les gestes et les paroles”.C’est une grande science, et qu’il faut apprendre jeune.On ignore ses voisins, trop souvent, et les préjugés accroissent l’ignorance, et l'envenimant, on peut voir, dans la société peu fraternelle où nous vivons, une réunion d’ouvriers ou de paysans se défier d’un bourgeois et réciproquement.Mais ceux qui ont vécu près du peuple, lès leur jeunesse, et surtout ceux qui l’ont abordé par les oeuvres d’enseignement, de charité ou de mutualité, ceux qui, de bonne heure, ont été mêlés à la vie d’une armée, surtout d’une armée en guerre, sont tout de suite en intelligence, sans aucun embarras, sans aucun chan-gement d’habitude avec tout honnête homme.S’ils ont du coeur, ils découvrent mille coeurs, trompés quelquefois.mais qui se rendent vite à l’évidence; ils connaissent des délicatesses populaires, des politesses, des confidences aussi, et des misères, et des bonnes volontés auxquelles on ne résiste point.Grande joie, grande force pour l’action, grand avantage pour l’Etat! Et l’école des héros n’a point d’autre commencement.J’imagine qu’après la guerre il y aura des amitiés durables, entre les bons chefs et les bons soldats.Ce sera un grand bien, même pour nous.O mon ami disparu, combien d’amis vous auriez eusl RENE BAZIN, »*¦**«####£* **£*«!#**£*###***«**«#****#«**«************ I LA VIE DE I Monseigneur Taché La vie de Mgr Taché écrite par le docte et pieux Bom Benoît est un ouvrage précieux et presque indispensable pour tous ceux qui veulent étudier l’histoire du Canada, à quelque race ou à quelque religion qu’ils appartiennent.Ce précieux ouvrage ayant été tiré à un trop grand nombre d’exemplaires pour lui conserver indéfiniment sa valeur commerciale qui est de $3.00 est maintenant en vente à UN PRIX VRAIMENT POPULAIRE Deux forts volumes in-8 illustrés, de près de 200 gravures, brochés $1.00 FRAIS de PORT en SUS Les maisons d'éducation et les commissions scolaires ne sauraient acheter un livre de prix d’une telle valeur ci des conditions aussi avantageuses.LIBRAIRIE NOTRE-DAME 35 Rue Notre-Dame Ouest.Téléphone Main 7767 t » » » Vf * (f ïf f> v> “f V* Vf Vf Vf Vf Vf ‘f Vf Vf Vf Vf Vf .f Vf Vf t m (f main en main el mettant les doigts sur la nartie en annarenee encore ardente, lorsqu’un bruit de chasse-aalcrio et un sarakona éoouvanta-ble se firent entendre.Au même instant un énorme chat noir fit.d’une course furibonde, poussant d^s miaulements effroyables, deux ou trois fois le tour du groupe des vovageuns : thus, sautant sur leur canot renversé sur ses pinces, il en mordait le bord avec rage et en déchirait Tècorce avec ses griffes.—Il va mettre notre canot en pièces, dit le guide à celui qui tenait le morceau de bois en ce moment, iette-lui son tison! Le tison fut lahcé au loin ; le chat noir se précipita dessus, le saisit dans sa gueule darda ses regards de feu vers les voyageurs et tout l’exemple non moins nécessaire et beaucoup de vertus d'amitié.Le jeune et cher ami que j’ai pris ici pour modèle écrivait à son père, au mois de septembre dernier: “Demandez à Dieu qu’il m’inspire les gestes et les paroles capables de faire de tous mes hommes (les héros I” Cela pourrait être une devise.Eh bien! si je l’étudie, lui qui a réussi — sa fin l’a prouvé — à elever jusqu’à son âme Pâme de tous ses soldats, je reconnais que pour faire des héros il faut d’abord en être un soi-même, non de parade, et de vanterie, et de mois qui sonnent, mais en simplicité, tous les jours, dans la résolution constamment affermie de se dévouer à une cause noble.Il faut aussi inspirer disparut , .Ce sauvage, qu on a revu P’u-Iconfiance et savoir Je métier très _ sieurs fois depuis cette premiere difficile de la guerre.L’officier n’en- u .» .apparition tantôt d un cote tantôt traîne pas seulement, il protège.Ceux Nous avions donc quitte Quebec'fanf I autre, six lieues par jour en de 1 autre du Sanlt-au-Rccollet, quel- qUj dépendent de lui ont vite le sen- pour les pays d'en haut, comme je remontant les rivières, et environ quefois sur les îles voisines, c’est le timenl qu’il est un ménager de la for- vous l’ai dit, reprit le Père Michel.J—L,- — J-J—* 1-*- ’-1— -1 —- Dans ce temps-là, il n’y avait sur l]e fleuve que des goélettes, des ba- ie double en descendant, les porta- j Noyeux du père récollet.On suo- ce; qU>jj veille, prévoit, abrite, et ges compris., , pose que le diable s’est emparé du qq’on peut être protégé, grâce à lui, , Je vais tacher, dans ce récit de! meurtrier au moment ou il se fai- tandis que cette folie dont on enten- leaux plats et des canots qui voya- mon voyage, de vous faire connaî- sait sécher après avoir traîné dans (jajt parler autrefois dans les réu- geaient entre Québec et Montréal : tre comment on raccourcit le temps i- i nions publiques cette fameuse “levée Bouvent les bâtiments à voile met- de ces longs parcours.Et tout d’a-1 (1) Le Père Nicolas Viel.nové pn masse du neiinile” twe serait nu’une bord, au départ, c’était la coutume1 en 1625 avec un jeune néophyte.4rahande deriinée au massacre im- des voyageurs, avant d’atteindre le D’après les rapports des sauvages, .Aaioi iin second-maître de la ma- point de la grande rivière des Ou- tr.iis Hurons auraient pris part au rjnc je rencontrais hier me di-taouais où cessaient les établisse- double assassinat du Père et de son sajt.’ J * ments, de profiter de leur reste jeune compagnon; mais jamais on “Quand nous embarquons sur un allr»r truie ««vire à fruit* imi cavnir ov /*tnr»nf r»o mil - ^ - - • .B011V tuient deux semaines, quelquefois trois, à monter à Montréal : le voyage le plus prompt était celui qu’on Jaisait en canot d’écorce loge.Je J*rois vous avoir dit que nos canots à nous, cette fois-là, étaient chargés: or.avec un maltre-canot chargé el bien monté, on fait, l’un por- pour aller tous les «olrs, à tour de n’a pu savoir exactement ce qui rôle, aux maisons d’habitants voi-j s>st passé dans rette circonstance, sines de l’endroit où Ton s’arrè-1 (Note de l’auteur.) submersible, nous regardons d’abord le commandant.S’il est “calé”, tran-auille, à Taise dans son réduit, où kGOUDRON B»MATî
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