Le devoir, 24 mars 1915, mercredi 24 mars 1915
VOLUME VI—Mo 69 MONTREAL, MERCREDI 24 MARS, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS ; MM mm V Rédaâion et Administration : - ^ I M H I lÜ Ë ÊS WM lÜ 43 RUE SA1NT'VINCENT Edition Quotidienne ||p| m i|ll JÊ WÈÈ Montreal CANADA ET ETATS-UNIS.Hi5.00 M W&M * - UNION POSTALE.$8.00 Sf» iùm fS ^9 BEI TB wM H ^PS P1P| Edition Hebdomadaire H M M ^ M WBH i W H ¦ ¦ MM M TBLBFHONES ' canada.s.)D |M 1 19 11 p| JW H JÊ m m MË.H B ADMINISTRATION : Main 746l SnÎonSale«:»ô tMmÆmmiszJù ÆÈJr ÆSkaéÈ WÊ mdr aBirfb w redaction: .Mam 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! t T «' ii NOS” NAVIRES DE COMMERCE La discussion des détails du budget, lundi, a mis en relief un aspect Intéressant de la situation faite au Canada par la participation de l’Angleterre à la guerre européenne.Le ministre du Commerce, sir George Foster, a explicpié que l’exécution des contrats pour le transport des malles transatlantiques et transpacifiques se trouve complètement interrompue.Le gouvernement impérial a mis le grappin sur la plupart des paquebots des lignes du Pacifique-Canadien, du Canadien-Nord, White Star et Allan.Toute la flotte du Pacifique est réduite à un paquebot à passagers et trois navires à fret.J.a compagnie White Star n’a plus qu’un navire affecté au service des malles et des voyageurs.La compagnie Allan n’a que quelques vaisseaux de faible tonnage.Tout le reste est entre les mains des Lords tie l’Amirauté, pour le service impérial.Le trafic du Pacifique est également interrompu.Toutes les Empresses sont aux mains des autorités impériales.Dans son discours budgétaire, ou plutôt dans sa réplique à sir Wilfrid Laurier, M.White avait indiqué ce fait saillant comme l’une des causes de la désorganisation du commerce canadien.Tout cela représente pour le Canada une perte énorme qu’il faut porter au compte de sa contribution aux exigences de la solidarité im-pcrialc.Mais, ici, il ne s’agit plus d’une contribution libre et volontaire.Le gouvernement impérial, sans même en avertir le gouvernement canadien, a tout simplement fait main-basse sur “nos” vaisseaux de commerce.II a exercé son autorité de maître absolu de toutes les flottes de commerce de l’Empire.C’est la conséquence rigoureuse du monopole que le parlement impérial s’est toujours réservé sur le commerce maritime de tous les pays de l’Empire, malgré les protestations répétées du Canada et de l’Australie.Cette main-mise impériale apporte une nouvelle justification aux arguments que nous avons opposés successivement au projet de Loi navale et à la contribution de $35,000,000.Libéraux et conservateurs ont affirmé à tour de rôle que le Canada devait pourvoir ou aider à la défense de “son” commerce maritime.Les libéraux disaient: “Il nous faut une flotte de guerre pour défendre nos navires de commerce.” Les conservateurs, après 1911, clamaient: “Refuser d’aider l’Angleterre à protéger notre commerce, quelle monstrueuse ingratitude!” Aux uns et aux autres, nous répliquions: Le Canada n’a pas de navires de commerce.Sa prétendue marine marchande est, comme la marine de guerre du gouvernement libéral, “canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre”.Advienne une guerre maritime, le gouvernement impérial fera main-basse sur “nos” navires, tous enregistrés en Angleterre, et les transformera en croiseurs auxiliaires ou en vaisseaux de transport pour ses troupes et ses armes.L’Angleterre a donc la stricte obligation de protéger notre marine marchande, qui, en réalité, est sa chose.Cet argument, je l’ai développé dès la première assemblée de protestation contre le projet de Loi navale, le 20 janvier 1910.Nous l’avons répété maintes fois au cours de la campagne contre la marine et contre la contribution proposée par le ministère conservateur.Naturellement, les politiciens des deux partis et leurs organes en ont fait fi et peu de Canadiens y ont fait attention.Allez donc faire croire aux bons badauds que les Empresses du C.P.R., et les Royals du C.N.R., et tous les .ans de la Compagnie Allan, et tous les .les de la Compagnie White Star, n’appartiennent pas au Canada! Tout ça, c’était des inventions nationalistes.Les dures réalités de la guerre sont venues nous donner raison sur ce point comme sur tant d’autrçs, hélas! La “nation” canadienne va payer un rude prix pour son éducation nationale ou impériale.Puisse-t-elle en profiter pour élargir un peu ses horizons et acquérir quelques notions de sa dignité, de ses droits et de ses intérêts.Henri BOURASSA.A CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE Les opérations de la tlottc alliée dans les Dardanelles ont été suspendues à cause du mauvais temps.Un détachement turc composé d’un millier d’hommes a tenté contre la ville égyptienne de Suez un coup de main qui a échoué.Le communiqué officiel de Petrograd dit que les troupes envoyées en reconnaissance à Mcmel se sont retirées en territoire russe.Dans les Carpathes, les troupes du tsar continuent à progresser du défilé de Dukla à la San supérieure, où 3,500 Autrichiens ont été faits prisonniers avec seize mitrailleuses.Sur le front occidental, les opérations se résument en combats d'artillerie et de tranchées.Il n’y a rien de changé dans la situation générale.En ^Belgique Les correspondants anglais, cepen dant, réitèrent l’affirmation que l'ennemi prépare une attaque en masse pour cette semaine dans la région de l’Yser.Les Allemands, n effet, ont concentré sur ce point des forces considérables cl ils redou blent d’activité.Incapables de reprendre la Grande Dune, qui reste comme une sorte de terrain abandonné entre les deux armées, les Teutons continuent à faire des efforts énergiques pour repousser les Alliés aussi loin qué possible sur 'a route de Lombacrtzyde à Westende et enrayer leur marche vers Ostende.Depuis quelque temps, rapportent les journaux français, une modification physique dans l’état du pays a fait concevoir à l’ennemi le très grave danger dans lequel il se trouverait si les alliçs pénétraient comme un coin du côté de Westende.La route de Lombaertzyde à Ostende, qui était encore sous l’eau Il y a très peu de temps, de même que la campagne avoisinante, est aujourd’hui presque desséchée, et, pour la première fois, il est possible d’y lancer des niasses d’infanterie.Ce fait n’a pas échappé à l’at-lention du commandement allemand, qui ne veut rien négliger pour empêcher un mouvement en avant des alliés sur ce point.De là sans doute les concentrations de troupes signalées avec persistance par les dépêches depuis quelques [ours.Les Allemands ont poussé très ac livement les fortifications de Zce-bugse» où ils ont établi une base d’opérations pour leurs soüs-ma-rins.Le port est entouré de canons, de mitrailleuses et de nombreuses tranchées dont l'abord est défendu par des fils de fer barbelé.Depuis quatre mois les Teutons ont démoli toutes les villas de Zeebrugge et de Heyst; ils ont établi sur leur emplacement des batteries si habilement dissimulées, dit un correspondant, qu’elles sont invisibles aux aviateurs.Les munitions LES ACHATS DE LA MILICE SONT-ILS FAITS RAISONNABLEMENT ?Depuis le début de la guerre, le ministère de la Milice a dépensé des millions en achats de tout genre.Les a-t-il convenablement dépensés?C’est la question que cherche à tirer au net une commission parlementaire, celle des comptes de l’Etat, ces jours-ci, à Ottawa.Elle a déjà établi, dans deux cas, que les acheteurs du ministère n’ont pas agi très sensément.Et leur conduite a valu la perte de plusieurs milliers de piastres à l’Etat, au bénéfice d’intermédiaires parasites, dans une circonstance, et à celui d’une maison qui a reçu, dans une autre, un traitement de faveur.On se rappelle l’affaire Powell-Garland.Powell, agent improvisé de la maison Bauer & Black, de Chicago, a vendu pour plus de $40,000 de pansements d’urgence au ministère de la Milice.Il admet avoir fait de ce chef un bénéfice de plus de $9,000.Or l’agent canadien de Bauer & Black, M.Shaver, déclarait hier à la commission qu’il avait voulu vendre directement ces pansements d’urgence au ministère, comme sa maison le fait en Angle terre, en Russie et en France.Mais les acheteurs du ministère ont refusé de lui donner une commande, disant qu’ils ne traitaient jamais avec les maisons, sans intermédiai re, et cela, par ordre du ministre.De ce fait, les pansements que Bauer & Black vendent IG sous pièce aux gouvernements des Etats en guerre ont coûté, au nôtre, 21 sous chacun.C'est dire que Powell a touché $9,000 pour avoir simplement reçu les commandes et les avoir transmises à Bauer & Black.Voilà donc de l’argent tout à fait mal dépensé par le ministère.Il y a le cas des bicyclettes, dont on a aussi parlé hier.Le ministère de la Milice achète 1,200 bicyclettes d’une maison de Toronto, sans demander de soumissions au préalable.Il les paie de $55 à $62 pièce.Or, au temps où se négocie cette vente, une autre maison de Toronto offre an ministère un nombre égal de bicyclettes de même qualité au prix de $34 pièce.Elle s’adresse à M.Kemp, ministre sans portefeuille dans le cabinet Borden.M.Kemp ne répond pas.Le marché se conclut et tandis que la seconde maison offre ses bicyclettes au prix global de $41,480, le ministère en paie $70,250 à la première; il y a donc $28,770 de payées en pure perte.Ces deux faits sont un exemple de la prodigalité du ministère de la Milice.Il a payé $37,770 en pure perte à un intermédiaire et à une maison qui reçoit un traitement privilégié.On comprend que si le ministère en a agi avec une telle désinvolture dans ses autres achats, il se pourrait qu’une bonne partie de nos $150,000,000 aillent à des intermédiaires ou à des amis politiques du gouvernement.Est-il trop tard pour réformer un tel système?Entendra-t-on les protestations du contrôleur-général des comptes?Georges PELLETIER.QUEBEC AU CONGRES DES BONNES ROUTES CONFERENCE DE M.B.MI-CHAUD.— IMPROMPTU DE M.LEVESQUE.LETTRE D’OTTAWA LES BANQUES ET LES POSTES Un correspondant de l’agence Havas attribue à sir .lohn French une déclaration à l’effet que le problème des munitions préoccupe fortement les nations belligérantes à l’heure actuelle.“Tous les pays ont besoin de grandes quantités de munitions, aurait dit le commandant des forces anglaises; mais l’Allemagne en a un besoin encore plus pressant que nous.J’ai, depuis quelque temps, l’impression que les Allemands économisent les obus, en raison de la rareté du nitrate servant à la fabrication des explosifs, rareté qui se fait Sentir en Allemagne”.On sait que tout le nitrate vient du Chili.Pour les Alliés, la voie reste ouverte, et le réapprovisionnement s’opère sans difficulté.11 n’en est pas de même pour l’Allemagne et l’Autriche, et le nitrate, c’est surtout leur point faible.Beaucoup ne croient pas qu’on arrive a les affamer, et sir John French paraît être de ce nombre.Si elles n’ont plus de cuivre, peut-être pourront-elles le remplacer par un autre métal, et elles disposent encore de millions d’hommes.Mais plus d’acide nitrique, cela signifie plus de poudre noire, plus de nitroglycérine, plus de fulmi-coton, plus de melinite, plus de lyddite, plus de trini-trotoliol ou nitroluène (explosif allemand) ; c’est-à-dire, en un mot, plus d’explosifs.L’acide nitrique s’obtient en décomposant le nitrate avec l’acide sulfurique.On en fait par electrolyse quelques petites quantités en Norvège et en Suisse, à Chippis.Mais c’est une boutte dans la mer.Si le blocus anglais réussit à empêcher tout arrivage de nitrate en Allemagne, il aura remporté une victoire à la longue décisive, affirme un homme de science.On ne remplacera pas, ajoute-t-il, les explosifs à l'acide nitrique par ceux au chlorate de potasse, qui sont trop dangereux à manier.L’Allemagne détenait sans doute une grande provision de nitrate de potasse pour les besoins do son agriculture et elle a dû la retirer à celle-ci pour son armée.Mais elle n’avait pas prévu une guerre d’un an ou de dix-huit mois; l’heure doit venir où .su provision s’épuisera.Et ce sera la fin.Uldéric TREMBLAY.UN SYMPTOME La rapidité avec laquelle s’est enlevée la version française et avec la ouelle s’enlève pareillement la version anglaise de The Foreign Policy of Great Britain est un symptôme qui montre bien l’intérêt que l’on ports de plus en plus aux problèmes de politique extérieure.Coin bien de personnes, il y a quelques années, se seraient intéressées à une étude de ce genre?Nous rappelons que la version anglaise de l’étude de notre directeur contient, outre l’analyse du Livre blanc, le texte même de reticle de M.Brailsford sur The Empire of the East, et de l’étude de M Ewart sur les causes de la guerre, avec une copieuse analyse des débats du parlement britannique re latifs à la neutralité du Luxembourg.La nouvelle brochure se vend 25 sous, plus les frais de port (3 sous), aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, Montréal.PROPAGANDE FRANÇAISE Tous les courriers d’Europe nous apportent, ces jours-ci, des plai (loyers en faveur de l’Angleterre publiés à Londres et dans un français très correct.On a même pris soin de faire traduire ainsi, non seulement les discours des hommes politiques anglais, mais des travaux d’Américains distingués comme M.James M.Beck, l’éminent avocat qui visitait Montréal, la semaine dernière.Pour s’adresser à l’élite du monde civilisé, pour porter sa cause devant les esprits supérieurs de toutes les nations, l’Angleterre se sert de la langue de la diplomatie de celle qui reste le moyen de communication entre les gens les plus instruits de toutek les races.Avis aux bonnes gens qui réclament ‘l’élimination radicale' du français de la province voisine.LE PATRIOTE DE L'OUEST Le Patriote de l'Ouest vient d’en trer dans sa cinquième année.Il a fait pendant tout ce temps du bon et.solide travail, et nous lui souhaitons simplement de le continuer.(Spécial au “Devoir”) Toronto, 24.— On comptait ce matin 450 délégués au congrès des bons chemins.C’est pins qu’on serait porté à le croire à la lecture des journaux de Toronto qui consacrent très peu d’espace aux travaux des déiegués.P ai- contre, l’in-térêt des délégués se maintient.Des salles d'exhibits à la salle de conférence l'affluence ne ralentit pas, et chacun semble vouloir emporter le plus possible de connaissances de cette réunion.Aujourd’hui comme hier la séan ce a été présidée par M.U.H.Dan durand.Il faut souligner le discours de M.F’alconer, Principal de l’Université de Toronto.Parlant au nom de cette institution, M.Falconer remercie les membres du congrès des bonnes routes de contribuer indirectement à la solution d’un problème qui préoccupe les penseurs: celui d équilibrer les forces urbaines et les forces rurales, autrement dit, Je problème des relations entre la campagne et les cités.Beaucoup de gens qui souffrent dans les villes seraient mieux à Ja campagne ot d autres ne donnent pas toute leur valeur en restant continuellement à la campagne.La bonne route devrait être un moyen de rétablir l’équilibre.La modification des systèmes de transport devrait aussi influer sur le coût de la vie, encore un problème qu’il ne i'aut pas négliger.On ne réfléchit pas assez à l’influence de certaines découvertes sur les conditions de travail et d’existence.Ainsi, en permettant au pécheur de substituer le moteur à la voile ou à la rame la gazoline a presque révolutionné l’industrie de la pêche.De même en le fournissant continuellement d’idées, et de renseignements, téléphone et le journal créent dans le public un besoin de confort qu’on ne pem plus rîtéconuaî tre.Et pour le satisfaire il faut une organisation pratique qui devrait tre la leçon principale à tirer de ia guerre actuelle.L’Allemagne n’est devenue si forte que par l’organisation effective.Tournée au bien, imagine-t-on l’avantage qui en se rait résulté pour l’humanité?Que le Ganada apprenne de ce fait ITm portance de l’homme compétent pour la solution de ses problèmes.On a traite aujourd’hui de la construction des chemins dans l’E tat de New-York, et des surfaces durables.M.Diehl, de FEtat de New-York, n’est pas favorable à la construction des bouts de chemins.Le coût d’entretien dans l’Etat de New-York est de 8300 à $500 le mille.M.Tilson, président de l’association américaine, pour la construction des chemins, croit qu’il n’y a de permanent en matière de voirie que l’entretien qu’elle demande.Le meilleur chemin est celui qui dure le mieux et sa durée dépend de la nature du sol et de la quantité de trafic qu’il doit porter.M.B.Michaud, sous-ministre de la voirie à Québec, parle de ce que Ton fait pour !a voirie dans la province de Québec.C’est l’histoire de ce qui a été amélioré avec les deniers votés aux municipalités et de a législation qui a permis à celles-ci de bénéficier des crédits publics.“Notre but, dit M.Michaud, a été non pas de faire des lois pour satisfaire à des exigences particulières, de localité ou de district, mais de généraliser dans la province l’idée de l’amélioration des chemins.Depuis un grand nombre d’années déjà, le cultivateur de la province de Québec s’est procuré les instruments aratoires de toutes sortes qui remplacent, pour lui, la inain-d’oeu-vre toujours de plus en plus rare.Il a ajouté, très souvent, au roulant de sa ferme, certains articles de luxe qu’on ne pouvait pas lui reprocher, parce qu’il avait les moyens de se les procurer.Il est cependant évident qu’il avait oublié, dans la recherche des facteurs de son " ien-ètre, Tun des nlus importants qui soient, c’est-à-dire le bon chemin.Il fallait le lui rappeler.Il fallait l’accoutumer à considérer le bon chemin comme une chose aussi im-"nrtante que la moissonneuse ou la lieuse.A ce point de vue, je crois que l’esprit de nos lois de voirie correspond parfaitement à l’état de choses qui existait et suffit à créer l’état de choses désiré.Nous avons voulu instruire surtout, et nous crovons que c’est encore la manière la plus rationnelle de développer les idées nouvelles dans un pays.Si nous avions limité l'application des idées nouvelles à des constructions isolées, importantes en soi.mais restreintes dans leur utilité, nous aurions sûrement contribué à laisser une certaine partie de la province dans une ignorance complète et dans un dénument déplorable au point de vue de la vie moderne.Certes, en soumettant nos lois à l’appréciation des membres de cette convention, je ne redoute pas une condamnation; je ne m’attends pas non plus à une approbation sans restriction.Je serai heureux si on y a trouvé quelque intérêt, et même si on juge bon d’en faire une critique qui nous soit profitable.” La séance de l’après-midi s’est terminée par une improvisation de M.Lévesque, député de Laval, que le président a invité à parler, aux applaudissements do l’auditoiro, eu- Ottawa, 23 mars.Les résolutions relatives à l’amen-dement à l’Acte des banques ont été adoptées, cet après-midi, vers quatre heures.Il sera désormais loisible aux succursales de l'Ouest d’avancer aux cultivateurs les sommes dont ils pourraient avoir oe-soin pour acheter les graines de semence dont un grand nombre se trouvent dépourvus à la suite de la sécheresse de Tannée dernière.Cs pauvre acte des banques, qu’on s’était accoutumé à considérer un peu comme la femme de César, commence à ressembler à un coussin en “ crazy work ”.Un jour, on s’est aperçu qu’à l’automne les banques manquaient des fonds nécessaires à la manutention des millions de boisseaux de blé de la récolte, et, en un clin d’oeil, le sacro-saint Acte fut modifié de façon à permettre à ces institutions u augmenter le chiffre de leur émission de papier-monnaie.On sait que ce chiffre est limité à celui du capital versé de chaque banque, précaution remplie d’une évidente sagesse.11 faut croire qu’on pouvait s’en départir sans léser les garanties des déposants, car cet état de choses prétendu provisoire a passé insensiblement à l’état quasi-permanent.Premier accroc à la robe de la femme de César.Avant de passer à la seconde déchirure, on rencontre l’admission récente du ministre des Finances, à l’effet qu’il est intervenu à plusieurs reprises auprès des banques pour les amener à plus de complaisance envers leur clientèle, ce à quoi les directeurs-généraux ont iini par consentir.* * * La Chambre a ratifié aujourd’hui même la deuxième importante modi ventions contre les banques; il admet que l’Ouest emprunte beaucoup plus qu’il ne dépose, et il cite le cas d’un seul client empruntant un jour d’une banque de Calgary une somme équivalente au total des dépôts contenus dans toutes les banques de la ville, soit quatre millions.Il est vrai que ce client emprunteur était la ville de Calgary elle-même; mais de toute façon, M.Bennett assure que les banques ont montré en toutes choses la plus grande bonne volonté.Cependant, il leur reproche d’avoir, les premiers, donné le branle à la fièvre de spéculation qui a sévi si longtemps dans l’Ouest.Passant à une note optimiste sur l’avenir de l’Ouest, M.Bennett déclare qu’il faudra changer à l’avenir les méthodes de colo nisatioii, et qu’il faut cesser d’attirer à prix d’argent les immigrants dans notre pays pour les abandonner ensuite à l’isolement et à la misère dans la prairie; il faudra coloniser en bloc, dit M.Bennett, qui allait développer son idée avec la verbeuse abondance qui le rend hors de pair, à la Chambre, lorsqu’un impérieux: “Order!” de M.Sévigny le rappelle à la question.Dans Te rire général, M.Bennett admet qu’il s’est quelque peu éloigné de la question en jeu, qui est l’amendement proposé à la loi des banques.M.Maclean, directeur du “World" et député de York, a profité de Toe-casion pour remettre en lumière son dada annuel de la révision radicale du status de nos banques.Il préconise l'établissement d’une banque d’Etat centrale, genre Banque d’Angleterre, Banque de France, et ressemblant aussi à la Federal Reserve Bank qui vient d’être créée aux Etats Unis et qui semble donner entière satisfaction.Loin de nuire aux banques ordinaires, dit M.Maclean, une ban fication à la loi des Banques.Celles- que d’Etat leur rend les plus grands ci auront désormais le droit — qui services en ré-eseomptant au besoin leur était refusé jusqu’aujourd’hui de prendre garantie hypothécaire sur des graines de semence, sur la récolte et sur le blé qui en proviendront.Sans qu’il y paraisse, le gouvernement se débarrasse ainsi d’une ennuyeuse bûche placée dans sa route par l’opposition, dès les premiers jours de la présente session.le papier de commerce qu’elles ont en portefeuille.La Chambre s’est ensuite formée en comité plénier pour passer à Tétuide du budget du ministère des Postes, M.T.C.Casgrain étant à la - „ .r parade, flanqué de son sous-minis- Ou se rappelle que les députes libè-|tre M_ R M Coulter.De ce moment, raux de 1 Ouest avaient demandé: ]>enc^inije législative a retenti de avec instance au gouvernement -'e doléances venues de tous les points tenir les promesses faites pai soit; Ju pays, et nous avons entendu par représentant à W innipeg, en vertu jj^ ^’invraisemblables bureaux de desquelles les fermiers s attendaient oste t d.inilofnbrables tlestitu_ a ce que les graines ‘ « semence 1 .{ions d’employés postaux.M.Koch ils ont tant besoin cette annee leur * ¦T, .1 ministre de seraient fournies par le gouverne-'™lctot s ?st ,aV1.[.ul,1.™nVs 1 e .f6 ment.Malgré les explications lal)o-'!a.'"auvaise distribution des disrieuses de la droite, il parut évident tricts que les courriers ruraux sont à cette époque que l’agent de Win-! obliges de parcourir.Ainsi, dans nipeg avait placé le gouvernementjson comte de Laprairie, au lieu dans une fausse position.11 fallait!d’un district postal par paroisse, il trouver une tangente, et il semble1 y a certains districts qui compren-hien que, cette fois encore, l'Acte nent trois paroisses, ce qui fait que ds Banques sera apparu comme une des postes parviennent fort en reprovidence au ministère embarrassa, tard aux endroits les plus éloignés.Il faut avouer que le trouvaille i II paraît que la Tortue de Sainl-Pbi-est excellente, au point de vue de la ! lippe et la Petite Côte de Saint-poudre aux veux de l’électeur.' Constant se plaignent pnrticulire-"Nous n’avons jamais rien promis | ment de cet état de choses.Le mi-de semblable, déclare le gouverne-: nistre a promis toute sa sollicitude ment; mais puisque vous avez be-iy ]B Petite Côte et à la Tortue de soin d’argent, nous allons vous c'1 Saint-Philippe, faire prêter par les banques .Ça j j), .\.Lafontune a pris ensuite revient évidemment au meme, çx- ]a paro]e> également en français, Pressés, que ce n’est pas du tout !a ,M>U1 s_e 1) nême chose.En effet, il a été af-îirmé en Chambre qu’en novembre u cepté, pourraient répondre les in-lér mé fir__ il — .dernier, au moment où M.Rogers s’apprêtait à donner le signal des élections générales, l’agent à Winnipeg du ministère de l'Intérieur lançait dans tout l’Ouest des circulaires qui à tort ou a raison, répandaient l’impression que le gouvernement fédéral se pronosail d offrir gratuitement aux fermiers de l’Ouest la totalité des précieuses graines.Si Ton en croit les deputes libéraux de l’Ouest, ces offres mirobolantes furent reçues avec une allégresse qui dût se changer bientôt en un profond désappointement, chargé de dangers au point de vue électoral.Il fallait satisfaire 1 om-nion sans bourse délier.La mesure d’aujourd'hui est née de cette nécessité.Les banques pourront maintenant, lorsqu’elles le jugeront a propos, se faire transporter la semence, la récolte, et le blé en résultant; seulement, il faudra qu elles le jugent à propos! •x ** * M.Schaffner.de Souris, L-P.-E., a demandé si dans les banques de TOuest, les dépôts reçus du publie s’élèvent à un chiffre aussi eleve que celui des prêts consentis.M.R.B.Bennett, de Calgary, a répondu qu’il s’est livré a ce sujet a une enquête personnelle qui lui a fait perdre’ quelques-unes de ses pre- rieux peut-être de savoir s il y a beaucoup de Canadiens-français qui parlent anglais.M.Lévesque a naturellement commencé par les traditionnelles excuses à propos de son incompétence a parier la langue de ses auditeurs, mais il a fini plus fièrement.Grace à Renseignement bilingue de nos écoles, dit-il, mes enfants pourront, plus tard, vous parler ai-grais mieux que moi.L’allusion méritait d’être applaudie, et elle Ta été, apparemment sans arrière-pensée.Quant au sujet principal, M.Lévesque a montré le bon exemple que nonne la province de Québec en matière de voirie.Et.à propos de la contribution fédérale à l'oeuvre des bons chemins, dont on a parlé dans le cours de la journée, il explique que ce que Ton veut c'est une répartition des subventions suivant le chiffre de la population, oui donnerait la plus grosse part à l’Ontario, ce qui prouve encore une fois, dit-il, que fa province de Québec n’est pas jalouse, ij.w .i-.-.1 "• plaindre qu’on n’a pas en-struit le bureau de poste Jacques TAchigan, qu’il attend, dit-il, depuis “la malheureuse année 1911.” Il a fait depuis, des remontrances là-dessus à l’ancien ministre des Postes, M.Pelletier, il Ta même “grondé” mais sans autre résultat que de voir te chiffre anciennement voté réapparaître au budget de 1914.“Mais il est encore là, dit-il; pourtant, quand on décide de construire un bureau de poste de quinze nulle dollars, ce n’est pas pour rire, c’est parce qu’on est convaincu que Tintérêit public le demande.” M.La-fortune assure ensuite M.Casgrain de toute son estime, mais il l’avertit que s'il ne lui construit pas son bureau de poste, il baissera sérieusement dans la dite estime.Qu’on emploie s’il le faut des architectes bleus, des entrepreneurs bleus.Et de la pierre bleue, suggère M.Lapointe.Mais qu’on construise sans plus tarder, continue le député de Montcalm.Il rappelle ensuite que poussé jadis par des amis, il avait créé un bureau de poste qui portait son nom: “Mais on Ta supprimé, M.le Président, et à sa place on a fait un bureau de poste “Marion”, du nom de mon adversaire.Ce n’est pas sérieux, et je sais bien que le ministre actuel des Postes ne prend pas de stock dans ces choses-là, il est plus sérieux que cela.” M.Casgrain ne pouvait laisser passer sans remercier cette avalanche de compliments; il suggère ensuite au député de Montcalm de répéter au ministre des Travaux Publics le plaidoyer éloquent qu'il vient de prononcer, car c’est à son département que revient la charge de construire les bureaux de poste.Reprenant une autre suggestion de M.Lafortune, il admet que la pénalité de trois années de pénitencier imposée par la loi criminelle aux employés postaux coupables du vol d’une lettre, n’cût-elle contenu qu’u-no somme infime, semble être en effet d’une sévérité un peu outrée, et il promet de.soumettre le cas à son collègue de lu Justice.On a ensuite entendu MM.Rou-lay.Michaud, Mardi et Copp réclamer diverses améliorations au service postal dans leurs comtés respectifs.Ernest BILODEAU.REPONSE A M.L’ABBE WHELAN L’ASSOCIATION CANADIENNE -FRANÇAISE D’EDUCATION DISCUTE POINT PAR POINT LA FAMEUSE LETTRE.— LA SITUATION BILINGUE EN ONTARIO.(Service particulier) Ottawa, 24.— Le “Droit” publie aujourd’hui la réponse de l’Association Canadienne-française d’Educa-tion à la lettre fameuse de M.Tabbé Whelan.Cette réponse couvre treize colonnes de textes et discute point par point les assertions de M-Tabbé Whelan.Elle dit, entre autres choses, quant à l’accusation portée contre les Canadiens - français d’avoir “sans merci” imposé leur langue aux enfants de langue anglaise: “Les Canadiens-français viennent de Québec.Même dans cette province où ils sont en très grande majorité, ils n’imposent pas leuj' langue aux enfants de la minorité.Comment seraient-ils devenus si agressifs dans l’Ontario?Non.C’est tout le contraire qui arriva et qui arrive dans l’Ontario.Les enfants des premiers colons canadiens-français durent subir pendant de longues années des écoles purement anglaises.Les générations de 40 à 50 ans sont là pour témoigner de la vérité de cette assertion.Qu’on les interroge.Plus tard, dans les localités où les Canadiens - français constituaient la totalité ou du moins la très grande majorité de la population ils commencèrent à enseigner à leurs seuls enfants le français et l’anglais.Les témoignages suivants le prouvent,” et l’Association cite de nombreux témoignages dans ce sens.Plus loin, elle donne des précisions fort intéressantes sur la situation actuelle du français et de l’anglais dans la province: “S’ils avaient été si prompts à imposer leur langue aux autres nous ne verrions pas des localités comme Alexandrin où sur 500 enfants qui fréquentent Téeole 400 sont Canadiens-français et cependant le français, pas même les prières françaises, ne son! enseignés.Le même ostracisme du français est pratiqué à Glennevis, Green-field, Windsor, Chatham, Amherst-burg.Sandwich, Renfrew, Fort-William, Arnprior, Lancaster, Winchester, etc., etc., autant d’endroits où les enfants canadiens-français constituent une bonne partie de la population scolaire.A part des deux ou trois premières années du cours primaire le français est banni à Cornwall, Pembroke, etc., etc.Tout cela date de longtemps avant la promulgation du règlement 17.“Par contre, dans les localités où les Canadiens-Français constituent la majorité comme Hawkesbury, L’Orignal, Rockland, Ottawa, Mat-tawa, Sudbury, Sturgeon Falls, Steelton, Haileybury, Cobalt, etc., etc., les commissaires groupent les enfants de langue anglaise dans des écoles ou classes séparées et les confient à des institutrices de leur langue.” CONTRE M.POIRIER Moncton, N.-R.24.—L’“ Acadien ” i exprime tout son regret du discours récemment prononcé au Sénat par M.Poirier.“ Nous sommes loin, dit-il, de nous accorder avec lui et nous aimons ,» croire que nos frères de TOntario n’ont pas pris comme le sentiment acadien les malheureuses paroles de notre sénateur.CONFERENCE DU R.P.LOUIS LALANDE Demain soir, jeudi, à la salle des Chevaliers de Colomb, rue Sherbrooke-Est, le R.P.Louis Lalande, S.J., donnera, sous les auspices de la Ligue du Sacré-Coeur des jeunes gens de Saint-Louis, une conférence sur le jTéril américain.Prix d'admission, 50 isous.Descendante de Jecques-Cartler morte pour la patrie Paris.24.— A Saint-Malo vient de mourir, à l’Age de trente-quatre ans, d’une maladie contractée en soignant les soldats blessés, une religieuse des Filles de la Charité, soeur Cécile, qui était la dernière descendante de Jacques Cartier, ce Malonin dont la ferme est encore visible, aux environs de Rothéneiif, et qui découvrit le Canada.Lu ville aux nobles remparts a suivi la noble fille avec recueillement. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 MARS 1915 VOL.VI.No 69 AUX ASSISES RACHELLI SERA PENDU APRES PLUS D’UNE HEURE DE DELIBERATIONS, LE J U R V CONDAMNE A MORT [/ASSASSIN DE STEFANO MALFERATO.— EXECUTION LE 18 JUIN.te* Jures de la cour d’Assises rprès être revenus par deux fois devant le tribunal pour obtenir des explications et après avoir enfin délibéré pendant une heure et quart ont rendu un verdict de meurtre contre Ouiseppe Rachelli, assassin de Stefano Malfcrato, tué le 14 février dernier, rue Richmond.Avant de rendre la sentence, le tribunal a demandé au coupable •’il n’avait pas de déclaration à faire.Ce dernier par la bouche de l'interprète Viglino a déclaré: qu’il avait tué son compatriote pour défendre sa vie et celle de sa femme.Le juge Lavergne le condamna alors à être pendu le 18 juin prochain au lieu ordinaire des exécutions à Bordeaux.Les jurés vinrent d’abord devant le tribunal et rendirent un verdict d’homicide volontaire.Le juge refusa pareille déclaration pour accepter plus tard un verdict de meurtre.Rachelli prit la chose froidement, ainsi que sa femme et sa mère qui se trouvaient à l’audience.L’avocat du criminel veut porter la cause en appel.* * * Le procès de Joseph Rivet, accusé d’avoir volé $444 à la librairie Beauchcmin Limitée, s’est commencé hier après-midi.C’est le dernier sur la liste de la session de mars.CHOSES MUNICIPALES LE TRAMWAY A VILLE EMARD LA VILLE NE PEUT ETABLIR DE PAR SA CHARTE, UNE VOIE DANS CET ENDROIT.SOU DES HOPITAUX.RROGiLIO.— DIVERS.LE IM- LE PROCES DESCLAUX LES DOMESTIQUES DE Mme BE-CHOFF RENDENT UN TEMOIGNAGE ECRASANT CONTRE L’ACCUSE.Paris, 24.—- Le procès du colonel Franç-ois Desclaux, général paie-maître de l’armée française, traduit sous l’accusation d’avoir détourné Jes approvisionnements des troupes s’est continué hier et la séance a été toute consacrée à la déposition des domestiques de Madame Bechoff, la femme d’un Allemand, citiez qui tou-I es les provisions et les armures militaires onl été saisies.Le cuisinier de Mme Bechoff certifie le premier qu’il a entendu sa maîtresse remercier Desclaux des victuailles qu'il lui avait envoyées et celui-là répondre que c’était de son devoir d’en" agir ainsi.A son tour, la gouvernante affirme avoir vu dans les appartements de Madame un uniforme de dragon Français et pense même qu’il était destiné à un espion Allemand.Ces témoignages importants ont laissé chez tous une vive impression.L’avocat eii chef de la ville.Me Laurendeau, a soumis hier après-midi, au bureau des commissaires, son opinion sur le projet de M.McDonald de faire construire par la ville une ligne de tramways dans Ville Emard.La motion proposant la construction de cette ligne qui devait coûter $20,000 avait été référée au conseil de la ville.Me Laurendeau est d'avis que la municipalité n’a pas le pouvoir, de par sa charte, de construire cette ligne.M.McDonald a immédiatement proposé que l’on demande à l’avocat en chef quel moyen légal on peut prendre pour forcer la compagnie clés tramways à faire circuler clés tramways dans le quartier.Cette motion fut adoptée sans débat.M.McDonald a déclaré, après la réunion, que 'son intention n’e.st pas de faire exploiter des lignes de tramways par la ville, mais il veut absolument apporter un remède à la situation qui est faite aux habitants du quartier Emard.M.HEBERT ET LE SERVICE CIVIL Le commissaire Hébert annonce qu’il est à préparer un projet d’institution d’une commission du service civil, inspirée des méthodes en usage à New-York et à Boston, il en souligne, dès maintenant, les avantages, qui seront de supprimer le patronage et les pertes de temps des commissaires et des échevins.Cette commission serait composée de deux ou trois membres compétents.M.Hébert ne croit pas que la promotion due à la duree du service soit seule recommandable, car on voit donner de l’avancement à des gens qui n’ont d’autre mérite que d’avoir occupé la même place pendant longtemps.La commission du service civil devra remédier à cette lacune.LA VENTE A L’ENCAN La vente à l’encan du stock de notre quartier Hochelaga se continuera à notre magasin magasin du SALLE WINDSOR VENDREDI, LE 26 MARS.— M.PA BLO CASALS, VIOLONCELLISTE LE PROGRAMME DE CASALS PERCEPTION DU SOU DES HOPITAUX Les propriétaires de théâtre ont discuté hier, avec la commission de législation, le mode de percevoir le sou des hôpitaux sur les billets de théâtres et de salles d’amusement.On n’a-pris aucune décision, car les divers projets devront être rédigés par écrit et soumis ensuite aux experts.M.L.A.Lapointe expose d’abord en quelques mots le but de cet impôt.M.H.VV.Cane-ver, représentant le théâtre Impérial, suggère immédiatement que les propriétaires de théâtre achètent de la ville des rouleaux de billets et qu’ils les vendent ensuite aux clients ; seulement, à cause de la peine qu’ils se donneraient, les propriétaires bénéficieraient d’une réduction de 10 p.c.sur le coût de ces billets.La persep-tion serait contrôlée au moyen des machines automatiques.< Me Jacobs, représentant plusieurs propriétaires de cinéma, rappelle ensuite à M.Lapointe que la ville ne peut forcer les propriétaires de théâtre à vendre ces billets ni à en surveiller la perception, car ce serait établir du coup l’impôt indirect qui n’existe pas chez nous.La ville peut se faire représenter per-manemment par un agent de police qui contrôlera ia perception de celte taxe.M.Jacobs est vivement applaudi Le recital du •violoncelliste, Pablo quand il déclare que les proprié-Casals, le virtuose des virtuoses, ta ires de théâtre ne peuvent être comme on le surnomme déjà aux i responsables de cette taxe.Etats-Unis, aura lieu vendredi pro- M- L.A.Lapointe (aux représen-chain, à la salle Windsor, Voici son ! lants de théâtre).Vous applau-programme : (lissez parce que vous voyiez que Concerto en la mineur (A minor) |,on soulève des objections à la per-Op.33, C.Saint-Saëns ; Suite en do cePtion 4e la taxe des pauvres.(C major), J.S.Bach : Prélude, Al -C’est très bien cela : mais qui vous lemande, Courante, Sarabande, Hour ; dit que nous vous forcerons à faire rée, Gigue.— Variations Symphoni-1 ceMo perception ?ques.L.Bocllmann.— Sonate en la M- A- Lavergne.— Ce n’est pas (A) Boccherini : Adagio, Allegro —I |:1 façon dont vous devez traiter vos (a) Elégie, (b) Sicilienne, (c) Pa- ; invités, illon, G.Faure ; (d) Gigue, (c) Al- - Si vous n'étiez pas éehevic M.i Lavergne, reprend M.'Lapointe, je | vous dirais quelque chose.—Dites-le donc.—Non, je ne le dirai pas, je veux être discret.Mais voilà M.Jacobs qui vient nous faire des menaces avant que nous ayions pris une décision.M.Jacobs sc défend de faire des menaces.Il n’a aucune objection à ce que la ville recueille pareille taxe, mais elle doit faire elle-même cette perception.Les propriétaires ou les gérants des divers autres théâtres sont invités à faire leurs suggestions.D’aucune d’elles ne jaillit une solution pratique.On invite donc ces messieurs à soumettre leurs projets par écrit.327 B’d S.-Laurent Cette vente sera faite à l’avenir par M.Woods, un expert eneunteur, l’en-Zagement de M.Lewis, obligé de partir pour une vente, étant terminé.Tout doit être vendu sans réserve.SKRVICES DE VERRERIE.PORCELAINES, SERVICES A DINER.SERVICES DE TOILETTE, SERVICES A THE.SERVICES A FRUITS, CAISSES DE COUTELLERIE, COUTELLERIE DETACHEE, LAMPES, ELECTROLIERS, MARBRES, VERRE TAILLE, ETC.La Tente aura lieu les lundi, mardi, vendredi et samedi, à 2.30 et 7.30 et les mercredi et jeudi, de L à 3 et de 5 à 7 p.m.REDUCTIONS SPECIALES A NOS AUTRES MAGASINS.Limitée .533 rue Sainte-Catherine Est.1S27 rue Sainte-Catherine Est.Notre magasin de gros : «6 rue Saint-Pierre, ouvert jusqu'à 6 p.m.-.’ .¦¦¦¦—— .||L p.m., m PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, r.î moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir, bad.Molers Barber College, 62D ° y ; *-mjre n t.Montréal.COMPTABLE On demande un comptable de plusieurs années d’expérience pour prendre charge d’un grand bureau.Inutile d’écrire, si on ne possède pas J expérience voulue.Repondre par lettre à J.N.C.Boîte postale 750, mentionnant l'expérience ac quisc et le s al a ire^dem a n 11 é.22—£ jardinier On demande un jardinier habitanl dans le quartier Mont-Royal (Cô’e de: Neiges), pour cultiver un terrain situé dans son quartier, d’une superficie de 125 000- pieds carrés S’adresser par lettre a Postale 750.Montréal.J.N.C., Roi le JARDINIERS On a besoin de bons jardiniers, connaissant à fond leur métier.Position d’avenir et logement assuré.References exigées.Ecrire à Eugene Roy, Iberville.Qué.À LOUER COMMISSION SCOLAIRE L’AFFAIRE GIROUX On décide de référer le dossier à Me F.L.Béique.— M.Lafontaine demande si dans les circonstances des procédures ne devraient pas être prises contreTinculpé.— Pourquoi le Surintendant de l’Instruction publique n’agirait-il pas ?dit Mgr Roy.Il a été longuement question de l’affaire Giroux hier soir, à l’assemblée de la Commission scolaire catholique.On se rappelle que dans une lettre adressée aux commissaires, le 8 mars, MM.Gustave Lamothe, C.R., et Paul Saint-Germain, C.R., ont déclaré qu’une poursuite intentée contre le commissaire incriminée ne réussirait probablement pas, vu qu’une grande partie de la preuve faite à l’enquête devant le juge Mercier n’est basée que sur des ouï-dire et ne saurait être admise devant un tribunal.M, le juge Lafontaine trouvé UN étrange que ie commissaire visé dans les accusations n’ait pas encore pris une poursuite au criminel contre les accusateurs.“Un homme public, dit-il, ne saurait échapper complètement à la critique; la critique a du bon et il faut l’accepter, | Viïle Pour: Mgr Hôÿ, MM.; Lafontaine, McLaughlin'' ërCotbcil." Contre : MM.Dccarlc,'Larivière et Lapuinle.,v' • POUR LES “BLESSES” DE L'ONTARIO Afin d’intéresser les écoliers à ,a lutte en faveur; des droits du fran-ais, dans l’Ontario, l’Association de i la Jeunesse Catholique Canadienne-I française a de'fflmmîé de faire une ! collecte dans les écoles.Cette per-mission a été accordée, M.Décarie étant dissident.COMPTE QU’ON PAS NE PAIERA P le igue egro appassionate, C.Saint-Saëns.| rec.POSAGES DES PREMIERES BOUEES LE “DRUID” EST DEJA A L’OEUVRE.(De notre ccrreaDondtnt) Québec, 24.— Le “Druid”, steamer du gouvernement, part aujourd’hui pour aller mettre en place la bouée du banc de Beaujeu, à la traverse S.vRocli.C’est un véritable record dans les annales de la navigation car jamais encore on a vu commencer le posage des bouées aussi tôt.Les premières bouées avaient été posées, l’an dernier.Je 29 mars, et l’on considérait cela ionime très hâtif.Im première goélette qui a quitté cette année ses quartiers d'hiver pour le bas du fleuve est parti samedi.C’est la goélette “O.S”.du capitaine Onésime Caron, de la Mal-haie.L'an dernier, la première goé-'etie.qui était la même, n’était par-lie que le 25 mars.FEU Mme G.E.BOUGIE agie "‘déc Mme Georges E.Bougie, _ _______ J oc 'Ber- the Gadbois, est décédée lundi, a l’àge de 26 ans et 6 mois, à la demeure de son père Joseph Gadbois.Mo 2086 rue Saint-Hubert.Le ser-l vice funèbre aura lieu jeudi matin: 1 8 heures en l’église Saint-Elienne.L’inhumation se fera à Terrebonne.L’IMPOT SFR LES VOUTES SOUTERRAINES Une délégation, composée des représentants des grandes compagnies fiduciaires et des banques, s'est présentée hier devant le comité de législation pour protester contre la perception des impôts sur lo> voûtes construites sous les trottoirs cl les ponts reliant les propriétés privées passant au-dessus de certaines ruelles.Les propriétaires de ces voûtes ne s’opposent pas à la peic-ption d’une taxe raisonnable, mais certaines compagnies paient jusqu’à $1,-2U(>_ et $1,800 pour des voûtes enfouies sous les trottoirs et qui ne nuisent en rien à la ville.A la suggestion de M.L.A.La-pointe, le président, il n été décidé de faire préparer un rapport par J les officiers de la ville sur la som-I inc de taxes imposées sur c\s voûtes, la date de leur construction cl eue est nécessaire; mais il est des accusations qu’un homme public ne saurait accepter, quand il est question de son honnêteté publique; et il me semble que l’accusation qui concerne notre collègue est de celles-là.Dans les circonstances ne devrions-nous pas prendre nous-mêmes, des procédures tant dans son avantage que dans le nôtre”?“Ne serait-ce pas plutôt, demande Monseigneur Roy, le devoir de ceux qui ont porté ces accusations, ;i prendre des procédures?Ces personnes-là doivent avoir des preuves à l’appui de ce qu’elles ont dit.Et pourquoi ces procédures ne serait-elles pas prises par le Surintendant de l’Instruction publique, à la demande de qui J’enquête a été établie.“Comme les avocats consultés, MM.Lamothe et Saint-Germain, sont des gens sérieux et refuseraient de prendre cette cause en mains, suggère alors M.le curé Cor-beil, nous devrions consulter un autre avocat.” Après quelque discussion, la proposition de M.Corbeil est adoptée à l’unanimité.Tout en affirmant leur confiance en l'intégrité, l'honnêteté et la science légale des avocats de la Commission, tes commissaires ont décidé de consulter M.le Sénateur Béique.Il devra répondre aux mêmes questions qui ont été posées à MM.Lamothe et Saint-Germain, à savoir si la Commission peut légalement intenter une poursuite soit civile, soil criminelle contre le commissaire nommé dans le rapport Mercier.Au cas où M.Réïquc ne voudrait lias sc charger d’étudier le dossier qui lui sc u soumis, le secrétaire de ia Commission est autorisé à s’adresser à M.N.K.Laflamme, C.U.L’ETAT DE LA RUE ROBIN.L’échevin Larivière demande où en est rendu la construction de 1 e-Cole de la rue Robin.Le président répond que rien n’a encore été tait.Une discussion assez vive s'ensuit puis M.le juge Lafontaine propose que Me Lamothe reçoive avis de s'opposer à la demande d'homologation de la rue Robin.Une délégation de la paroisse Saint-Jacques était présente à l’assemblée pour demander que la Commission permette cette homologation.M.Décaric déclare qeu dans l’intérêt du quartier la Commission ne devrait pas s’opposer.M.le juge La société'légale Emard et Ernârd i demande le paiement d'un compte I de $2,760, pour services professionnels rendus à Tbccasion de l’ann.ex-dn de la municipalité scolaire de Emard, et aussi pour avoir représenté les contribuables de Ville Emard qui s’opposaient au hill de la Commission Scolaire, lors de la dernière session.La Commission demandait t’üntoWsâtion de faire un rôle d'évaluation dans Ville Emard afin de percevoir IVs-laxcs de l’année 1914.Ces taxes nAivaienl pus été perçues parce que le rôle n’a-vail pas été dressé.Un des items de ce compte réclame $500 pour “trois .voyages à Québec pour s'oppose!* aïi projet de loi de la Commission Scolaire de Montréal, ayant pour objet d’obtenir le droit de prélever une taxe spéciale sur les propriétaires de Ville Emard”, pour l’étude des documents,- et pour les plaidoieries.En entendant la lecture de ce compte Mgr Roy s’écrie: “J’espère ponces.1.50 Crêpe Liberty, :S9 pouces.1,50 Taffetas Papillon, 40 pouces 2.00 Charmeuse, 40 pouces.-2.00 Satin, 27 pouces.1.00 Satin Florentine, 35-0 pouces 1.25 Satin Luxor, 35-6 pouces.1,50 Popeline de soie.40 pouces.1.50 Popeline de soie, 44 pouces.-2.75 Moire de sole, 40 pouces.1.50 Moire de soie, 42-3 pouces.-2.75 gauche, en arant Bottines et Escarpins de Pâques A 2.75 — Bottines pour fillettes qui grandissent, quatre modèles, à lacets et il ilouions, en chevreau vici nu tout en gunmetnl ; aussi O “7R pointures pour les femmes qui aiment les talons hns.“* * ’** A 2.85 — Six modèles pour dames, tout en chevreau, en gunmetai avec tige en drap ou en veau, à boutons et à lacets.Elégante forme JJ QK pour une bottine à la mode, solidement faite pour le bureau.A 3.45 — La bottine populaire avec tige en drap noir.Grand choix de modèles, aussi avec empeigne tout en cuir verni avec tige en O A C veau on en drap.” A 3.95 — Presque tous les modèles imaginables, escarpins à boutons et il lacets, oxfords, colonials et bottines.Nous faisons une spêeia- O QC lité à.W.3%» A 5.00 et 5.50 — Chaussures Dorothy Dodd — escar- E flfS et (J CA pins, oxfords et bottines.A 6.00 et 6.50 — Chaussures Hurt, modèles bas et A AA et A CQ montants.La dernière mode pour Pâques.W>WW w>t#U — Au res-de-ehaussée, au coin nord-est.Nouveaux Gants de Chevreau, .69 Faits de peaux fines, souples et élastiques, bien confectionnés et AA bien finis De jolis gants pour Pâques.Jeudi.•>5ïS» NOTA — Il y a une couple de cent paires de gants de Goodwins de AQ 1.00, 1.25 et 1.50 dans cette offre â.•WO —Au rez-de-chaussée, à droite au centre.Corsets à la Mode, .59 460 de toutes tes grandeurs dans la vente, mais pas de chaque ligne ; en routil uni et rayé et en batiste à pois, jarretelles à même chaque EQ corset.Bonne longueur à la mode, à écouler à.* Brassières, .49 En belle batiste, agrafant en avant ou croisées en arrière.Garnies de broderie ; grandeurs : de.32 â 46 pouces.Le lot comprend même quelques brassières à mailles.49 donne une idée des bas prix de Goodwins.—A droite en arant, au premier étage.Petrograd, 24.— Le communiqué officiel, publié hier soir, dit : Notre détachement, envoyé en rtri r aë laïn te-Ca the ri n ë^Ert” connaissance a Memel, s est retire sur le territoire russe.-»- Sur la rive gauche de la Niémen.! nous avons repoussé une attaque allemande, infligeant à Tennemi de lourdes pertes.Sur la route de Kalwara, à Su-walki, près de Piliviszki, notre cavalerie, profitant des ténèbres et de la lourde chute de la neige, a cap turé un convoi allemand, nombre considérable MONTREAL LIMITED M, PARADIS vs L'“ EVENEMENT" (De notre correspondant) Québec, 24.— “L’Evénement” a i confessé jugement pour !a somme avec un' de $100 dans la poursuite pour li-de wagons le belle prise contre ce journal par POUR CACHER SON CRIME | APRES AVOIR INCENDIE LA FERME DE SON FRERE, UN ANGLAIS POIGNARDE UN GARÇONNET QUI L’AVAIT VU j FAIRE.Les Maladies de la Gorge, des Bronches et des Poumons.Nécessitent M P.J.Paradis, à la suite de commentaires faits à son endroit après la publication d’une lettre dans un Dubonnet L’APÉRITIF ORIGINAL BONNfcÉl terdam, a été déclaré valide.La cour autres points munitions.Les escortes furent tuées ou capturées.Notre artillerie à Ossowetz a obtenu des résultats avantageux.Le autre- journal de cette ville au su-feu des batteries allemandes s’est jet de la distribution des argen’s du montré moins vigoureux.| Fonds Patriotique.Le jugement se- Sur les autres secteurs, sur la rive' ra rendu sous peu.gauche de la Vistule et sur la rive droite de la Narew, il n’y a pas eu de changement important.Dans les Carpathes, nos troupes ont continué de progresser sur le front, du défilé de Dukla à la San supérieure, où nous avons capturé jusqu’ici 3,500 hommes, et seize mitrailleuses.Des attaques de Tennemi, dans la direction tTUzsok, ont été repoussées.Le commandant à Przemysl a acquiescé à notre requête de capituler sans condition.Nos troupes ont pénétré dans la forteresse, et pris possession des fortifications ; elles ont commencé par préparer les listes des prisonniers et à se rendre compte du nombre de l’artillerie et de la quantité du malériel de guerre capturé.VIENNE Vienne, 24.—Le communiqué officie] suivant a été publié, hier soir : Le combat dans les Carpathes, d’Uzsok à Kneicza, continue.Au cours des deux derniers jours, de violentes attaques russes ont été repoussées et nous avons capturé 3,-oüO prisonniers.Dans un assaut contre une colline, j.lès de Wyszkow, nous avons réussi à attirer Tennemi en dehors de cette position et avons capturé huit officiers et 685 hommes.Il n’y a pas de changement sur lesl .4 1-4*", LE MEILLEUR TONIQUE Owcn Sound, Ont., 24.— Un nommé Reginald Guardhouse, aj trouvé hier soir, sur sa route à deux milles d’ici, le corps de James Edward Nicholson, transpercé de coups de poignard, alors qu’il accompagnait un étranger, nommé William King.C’est grâce à la lueur de l’incendie d’une ferme voisine que Guardhouse put distinguer le corps roulé sur le bord du die-, min.Averti aussitôt, le coroner1 Dow constata que le petit garçon âgé de 12 ans à peine, avait été assailli traîtreusement et frappé dans ic dos.Ses parents le savaient parti avec un anglais déba -qué au Ca nada depuis un mois, William King Le frère de ce dernier éclaircit toui le mystère, en déclarant que William avait incendié sa ferme le soil môme de son lâche attentat et qu’i.avait tué le jeune Nicholson pour n’avoir plus à craindre un dangereux témoin.Arrêté le lendemain, le prisonnier se dit âgé de 43 ans, et sans emploi depuis son arrivée.GOUDRON ¦icsrs C00 LiVTR on des soins immédiats et i emploi de remèdes actifs et sûrs combinés de façon, à soutenir les forces du malade et à gué rir son mai.C’est le rôle accompli avec des succès constants LA PLUS GROSSE LES COURS GRATUITS DU MONUMENT NATIONAL AGENTS CANADIENS L.CHAPUT, FILS & CIE, LIEE, MONTREAL Ce soir, au Monument National, ex-BOUTEILLE ercicc de clôture pour la saison 1914-1915, des cours publics gratuits donnés sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste.Cette séance sera présidée par M.Victor Morin, président de l’Association S.-Jean-Baptiste et par M.l'abbé Brosseau, président du comité des cours.par le SIROP MATHIEU au Goudron, à i’Hnile de Foie de Morne et antres Extraits Médicinaux Il vous guérira comme il a guéri des milliers de personnes souffrant de maladies de Poitrine graves et souvent désespérées.En vente partout Si vous avez des frissons, vous faciliterez l’action du SIROP MATHIEU en psenaal.suivant les directions, une ou deux POUDRES NERVINES MATHIEU souveraines contre : Etal Nerveux et Fiévreux, Maux de Tête, Migraines, Névralgies.Grippe, Fatigue excessive de tête ou de corps.Exemptes d’opium, de morphine, chloral et autres drogues dangereuses.En Vente Fartoot: 25c la Boite de 18 Poudres.CIE.J.L MATHIEU, Propriétaire, SHERBROOKE;.Qué.L.CHAPUT.FILS 3 CIC.LIMITCC, Distributeurs, MONTREAL. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 MARS 19D, LA VIE SPORTIVE LE MATCH DE SAMEDI AU PARC SOHMER Royal [.ES PARTISANS DM I krknt a parier QUE LEl'H FAVORI MSTHi OF-CONTRE 1 NE SERA PAS MIS MORS DE COMBAT PAR FREDDIE \VE! 3— 7.76 726 757—222» mipe — 445.8.2 gagne trois parties.184— I TO- II 5— 186— 166— Totaux.Moyenne Roklue .Egan .Bal'.ia/.ai' .Charbonnier Paradis .007 ’équipe Canadien .151 .149 .142 .185 .146 2506 196 173 168 199 Totaux., 773 958 842-Moyenne d’équipe 514.6.I aynes gagne deux parties, Caledonia.Fron .167 174 191 .Weir .138 144 125-Dunean .171 129 146 Moir .137 150 172 O’Mara .154 142 181 R.Totaux.767 739 815 Moyenne d’équipe—464.2.Y.M.C.A.Rouge.2321 R.Riteihic .Thompson.Carmichael Hair .Simpson .Totaux.1 11 740 761 M oyemie d’éq u i p e—436.2.Caledonia gagne deux parties.R.R.Y.M.C.A.Rien.Brown .141 McBrearty.161 Turnbull .186 Mann.168 Biron.259 2181 LES WANDERERS SONT VICTORIEUX CONTRE QUEBEC L’EQUIPE DE WESTMOUNT TRIOMPHE DES “HABITANTS” PAR A 6.HIER SOIR, A NEW-YORK.LA DERNIERE PARUE SERA JOUEE CE SOIR.i ^w-Wk, 23.Les Wanderers de Montreal, ont défait le club Quebec par 12 à 6, hier soir, en (vite ville, dans la première partie de h sérié entre ces deux équipes.Dans la première période, les honneurs furenl égalemenl oarta-ges; le résultat étant de 3 à 3, mais I') Wanderers s’affirmèrent dans la deuxième reprise en comptant le point contre un pour Québec.Les Québécois enregistrèrent deux autres points dans la période finale tandis que les Wanderers en mettaient trois à leur crédit, McCarthy se distingua sur l’équipe victorieuse en faisant des arrêts sensationnels.Voici quel était l’alignement des équipés: Wanderers Québec McCarthy Ru Is Moran Prodgers Points Ritchie O.Lleghorn Couverts McNamara Baker Centres T.Smith Roberts Ailes g.Malone Hyland Ailes d.McDonald COMMERCE ET FINANCE w -^-.-l-ririn _,-innrw LA “HOLLINGER [NOUVELLES DE GOLD MINES” WALL STREET LA NOUVELLE INSTALLATION EST SUR LE POINT D’ETRE TERMINEE.—ELLE ACCBO ITERA DE 1,500 TONNES PAR JOUR LA CAPACITE DE LA MINE.a Bourse de new-York POURSUIT UNE PERIODE DE Progression et de hausse que RIEN NE SEMBLE VOULOIR ARRETER.198-145— 190— 17U 185— Totaux.Moyenne , 915 d'équipe- Beaver 861 008—2664 -532.4.Buis Foin 1 s Couverts Centres Ailes g.Ailes d.Arbitre: Cooper Smealon.Substituts: D, Smith pour gers.Première période 1— Québec, McDonald .2— Wanderers, I).Smith .3— Québec, Ritchie.4— Wanderers, O.Cleghorn.5— Québec, Malone.6— Wanderers, Baker .Deuxième période 7— Juébec, Malone.8— Wanderers, Baker ., .9— Wanderers, Roberts .10— Wanderers, Baker .11— Wanderers, Hyland .12— Wanderers, Hyland .13— Wanderers, O.Cleghorn.Troisième période 14— Wanderers, Baker .15— Wanderers.Baker .16— Québec, McDonald .! .17— Québec, McDonald .18— Wanderers, Hyland .Prod- 1.58 8.35 9.11 9.55 1.22 11.53 2.14 9.35 950 11.08 16.40 16.45 18.21 2.02 2.26 12.53 17.21 19.39 \ Fexceplion de 20 bocards el des tubes métalliques, les nouveaux tOO bocards de la "Hollinger (loid Mine” sont actuellement en plein fonctionnement.Quatre-vingts bocards, dont 66 travaillant au minerai Hollinger el 20 au minerai Acme, sont maintenant en oeuvre, et les 20 autres qui doivent être appliqués à l’extraction du minorai Aorne compléteront le nouveau moulin et augmenteront sa capacité l’.ui moins 1,500 tonnes par jour.M.I,.H.Timmins, de retour t’e la mine, rapporte que les conditi ois sont des plus favorables.M.Timmins dit qu’on éprouve encore des difficultés à se procurer de Teau, mais que les travaux se poursuivent au moyen de l’installation de ta compagnie.La Hollinger est ordinairement alimentée par un pouvoir de 300 chevaux-vapeur qui lui est fourni par la chute d’eau, située à proximitée de la mine, niais, par suite de la saison printanière, 'a force motrice a fonctionné difficilement, depuis quelque temps.On a pourvu !a compagnie de 15 nouveaux wagonnets, avec remise, pour le voiturage du minerai des diverses parties de la mine.M.Timmins dit que le creusage à une profondeur de 800 pieds, se poursuit d’une façon satisfaisante, l.p parachèvement des moulins serait probablement un fait accompli, si on n'avait eu à subir un retard dans la livraison des vingt bocards encore à installer.LE CANADIEN A REMPORTE LES HONNEURS UE LA DIVISION No 1, TANDIS QUE LE ROYAL FAMILY EST ARRIVE PREMIER EN DIVISION No 2.La saison de la classe " B ” de la Montreal Bowling Association s’est terminée hier soir, alors que Us clubs Canadien et Royal Family sont sortis avec les honneurs de leur division respective.Le détail entre I s leaders des deux sections aura lieu au_ cours du tournoi de la M.B.A.qui s’ouvrira demain soir.Eddie Biron remporte 1e prix de la plus haute partie simple avec 259.tandis que Ned.Quinn gagne celui du plus haut score en trois parties avec 659 Voici les résultats détaillés des parties d’hier soir : Du il ii .167 172 186 Gibbs .117 Snow .140 142 156 438 Waller .147 203 144- 494 Garabut .172 176 137 185 Munn .194 208 156- - 558 Totaux.800 896 765- -2461 Moyenne d’équipe—492.1.R.R.Y.M.C.A.Bleu gagne deux parties.Royal Family Dueharrne .166 185 162- - 513 Villeneuve .133 147 183- - 463 Lanfhier.159 204 147- - 510 Jean notte.167 158 147- - 472 Rydberg.- .152 181 167- - 500 Totaux.777 875 806- -2458 Moyenne d’équipe — 491.6.R.R.Y.M.C.A.Bleu Perrig.117 168 170- - 455 McCuatg.193 180 133- 506 Stenhouse.190 161 186- - 537 Grose.164 163 139- - 4661 Flower.180 124 173— 477 Totaux.¦ .844 796 801- -2411 Moenne i'éq upe — 488.2.UNE RENCONTRE QUI SUSCITE DELTNTERET CHAMPIONNAT.H0NNElRS DlJ POSITION Holstein, ¦onmierz.Johnson.Rice.Orr.To tau j 169 190 131 188 184 170— 204— 148— 129— 132— ,, •• • 826 862 783—2471 Moyenne d équipé — 494.2.M.A.A.A.Stars Anderson.Benson.Dudley.Web b.Meighen.Totaux.Moenne 809 équipé 793 816-483.6.- 516 - 496 - 435 - 422 - 549 -2418 Canadien.Steele.M.A.A.A.Stars.Caledonia.Windsor No I.R.R.Y.M.C.A.Rouge Payne.Royal.Division Royal Family.Strachan.Beaver.Windsor N > 2 R.R.Y.M.C \.Bleu MA.A.A.Cubs.Royal No 2 .DES CLUBS i No G.1 P.P.C.45 18 .714 41 22 .651 40 23 .635 35 28 .556 31 .32 .492 28 .35 .441 17 46 .270 15 48 .238 ) No 2 G.P.P.C.37 17 ¦OiS.i 36 18 .667 28 26 .519 27 27 .500 26 28 .481 23 ,31 .426 12 42 .222 Les fervents de la lutte ont suivi avec un intérêt marqué l’entrainement des deux grands lutteurs qui se rencontreront ce soir au parc Sohmer, pour le championnat mondial des poids-légers.Cette rencontre a une couleur locale ioute spéciale par le fait que les intéres ses sont Canadiens-français et que notre race semble avoir accaparé le monopole de donner des champions à la classe des poids-légers du genre libre.t Pour les partisans Ue Bénard, c est déjà une chose décidée que leur homme tombera Tremblay.Bénard devra se défier de la fameuse prise d’orteils que Tremblay sait appliquer à la Gotch et qui lui a valu maintes victoires.Bénard a sûrement beaucoup de cordes à son arc, mais que ses amis n’aillent pas oublier que Tremblay a pour le servir l’expérience de plusieurs années de lutte.Cette rencontre sera sans contredit l’événement de la saison à Montréal.Steele gagne deux parties Windsor No 2 Copeman.144 189 Somerville.160 156 Beveridge.144 159 Marshall.179 160 Hamilton.156 204 149— Lis- tes— 165— 164— Totaux.Moyenne .783 868 779—2430 d’équipe — 486.FLEMING A TERMINE SON ENTRAINEMENT , | trer un club de T rankie Fleming a terminé son I pie plaisir de entrainement, hier après-midi, pour C’est sa bataille de demain soir, contre et Harry Bingham, au Monument National.j cher Fleming considère la rencontre de demain comme la plus importante de sa carrière et il n’a rien négligé pour s'assurer la victoire.Les deux adversaires devront faire le poids de 126 avant d’entrer dans 1 arene ou sinon ils perdront le dépôt de $250 qu'ils ont déposé comme garantie.Cette bataille sera arbitrée par Alf.Bennett, qui fut autrefois ON DIMINUERA LES SALAIRES loionto, 24.— i.es clubs de crosse professionnelle sont incertains de ce qui doit se passer la saison prochaine.Charlie Querrie et Eddie Upthergrove, les gérants des deux clubs locaux ne savent que dire et attendent les développements.Je ne sais si nous aurons ou non une équipe, a déclaré hier M.Upthergrove, mais si la chose se realise, je puis assurer que le temps des gros salaires est passé.Nous ne paierons pas plus de $10 et $15 par semaine.Personne ne doit adminis- LA ‘PATERSON LAKE’ Le rapport financier de la “Paterson Lake Mining Company”, pour l’exercice terminé le 31 janvier dernier, fait ressortir une encaisse de $179,932: une patente échue et impayée évaluée à $22,-842; effets à recevoir, $560; total, $203,335.Effets à payer.$20,955; excédent, $182,380 ; dividendes.$42,000.Le compte rendu déclare que les travaux de la mine ont avancé de 847 pieds et de 230 pieds de travail au pic.Des communications ont été établies avec les travaux de la “Little Nipissing” et l’on s’occupe maintenant de perforer le puits -No 7 au-dessous de 200 pieds de profondeur, LE REVENU DU CANADA Ottawa, 24.— Une amélioration marquée du revenu de la Puissance provenant des douanes et de l’accise ressort des rapports de icvrier el mars.Le total général du revenu de l’accise, pour février, a été de $1,916,822 contre $1,593,915 pour le mois correspondant de Tannée dernière.New-'»ork, 24.Le mouvement ascensionnel des cours s’est continué en ouverture, ce matin, au Stock Exchange, plusieurs princi-paels valeurs et quelques slocks moins importants s’inscrivant en progression.Parmi ceux-ci, on doit noter l’U.S.Steel, TUnion Pacific, le Southern Pacific, TAmerican Smelting, le Band O, TAmerican Can el quelques parts rie construction de matériel de chemins de fer, notamment TAmerican Locomotive et TA-merican Car and Foundry, chez qui le progrès s’est chiffré par 1 et 2 points.Le Bethlehem Steel a reculé de nouveau.Les affaires ont élé très nombreuses.Les opérations se sont étendues notablement durant le reste de la séance, le chiffre d’affaires de la première heure s’élevant à environ 209,000 parts.Mais, un ralentissement s est fait sentir vers midi.Toutefois, (es cours ont continué de monter, TUnion Pacifique émergeant, enregistrant une avance de 2 3-8 points.f.o fait que les transactions se sont concentrées sur les émissions saisonnières plutôt que sur les valeurs spécialisées a été interprété comme une preuve de la solidité du marché.Grande Vente à Sacrifice Pour cause d’abandon de notre magasin de détail du bas de la ville.Perte considérable sur tout le slock en magasin qui sera vendu a sacrifice et comprenant: Appliques (fixtures) de tous tes modèles Dômes de salles a manger, appareils pour chambres à coucher—Passages, etc., etc.Portables sbudes-lampes Tungsten et Carbone, etc., etc.F.X.GUILLEVIN, 1088, ST-JACQUES TEI.KPBONK UPTOWN 4 1 6 « vente extraordinaire durera 3 jours et commencera Cett< 25 mars.Nos nouveaux magasins et salle EN GROS seront transférés à partir le d’exposition du 1er mai: pour la VENTE 189, rue AMHERST, Téléphone EST 450 LE MARCHE ALIMENTAIRE SAl.I.K WINDSOR, VEND.26 MARS.8.30 CASALS II reste des bons sièges à $2.00 et $2.50 ARCHAMBAULT LINDSAY LTEE Dir.: C.-O.l a montagne.La Compagnie Bonin Avis Psi (Itumé , P'i’fre, Limitée.an public ur un échantillon fourni Dardanelles, à 10 heures, hier ma-matin.Plusieurs chalutiers accompagnaient les navires de guerre.BEAU SUCCES DES FRANÇAIS Paris, 24.— La prise de Notre-Dame de Lorette, au nord-ouest d’Arras, est le gain le plus important des Français fait récemment, dit un rapport d’aujourd’hui du ministère de la guerre sur les 10 derniers jours de combat., .R,es f?ufons, en battant en re- L’un de nos amis nous écrit du V uànTt0.lllne établirent fond du Nouveau-Brunswick pour 4 lignes de tranchées dans la région réclamer la brochure-souvenir du ze?s les protégeaient Durant ni ' Rlle ,lous a été demandée de même sieurrmÔTs I^s Français Tes Po.R T P^vmces de l’Ouest et de la constamment bombardées Ces ^°bv?1,e-Angleterre.On tient par-jours derniers, els Français, secon- \° .a se, renseigner sur l’histoire dés par quelques détachements an- du journal et sur ses projets, glais, ont emporté toutes ces posi-1 .a brochure-souvenir est une vêtions.niable page d’histoire politique.L’ennemi laissa 100 morls sur E.Ile résume la lutte contre l’impé-plaee.Les Français s’emparèrent riaiisme, pour le français, etc.Elle de 110 soldats, de deux mitraillcu- raconte la fondation du Devoir, ses ses.Depuis, ils ont repoussé trois luttes et dit sa besogne future.’ On contre-attaques féroces.y trouvera le texte intégrai des dis- aîlT.''a P
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.