Le devoir, 12 décembre 1933, mardi 12 décembre 1933
Montréal, mardi 12 décembre T933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 36T9 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur an chef î OMER HEROUX Vol.XXIV—No 285 TROIS 5 O U 5 LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 La Cour condamne cinq ' du trust du charbon à $30,000 " ' et aux frais La femme et la ferme i La désertion de la terre est surtout l’oeuvre de l’élément féminin — “Il faut commencer la ruralisation par la femme” Nous demandions à un “retour-à-la-terre” revenu en ville pourquoi il n’avait pas persévéré sur son lot.Il nous répondit: “J’aurais été heureux d’être enfin mon propre maître, d’échapper pour toujours aux secours directs, de ne plus payer de loyer, -chauffage et eau, mais.ma femme brâillait tout le temps!’’ Il est très important de sélectionner sévèrement les chômeurs qu’on renvoie à la terre.Ce serait folie de vouloir faire des colons avçc des ouvriers qui n’ont pas été élevés sur une ferme et qui ont pris dans les villes des habitudes absolument incompatibles avec la profession agricole.Seules ont chance de réussir les familles qui ont quitté la terre depuis quelques années seulement, surtout si elles ont de jeunes enfants et si elles ont souffert de la misère et de 1 insalubrité de leurs conditions de vie.Mais c’est toujours la femme qui dit le dernier mot et qui emporte le morceau.Un cultivateur ou un colon aura beau posséder toutes les qualités physiques, intellectuelles, morales et professionnelles qui assurent le succès en agriculture, il ne tiendra pas sur sa ferme si sa compagne ne partage pas ses idéals et ses travaux.La femme qui a goûté à la ville pourra difficilement se réadapter sur la ferme.La maison rurale, et surtout le camp du colon, n’offre pas les commodités des plus modestes loyers urbains: pas de gaz, pas d’épicier du coin, généralement pas d’électricité et d’eau courante.La Rivière-Solitaire eHes autres régions de colonisation n’ont pas encore le cinéma et toutes les distractions faciles offertes par la ville.Une vraie fermière doit travailler au jardili, s’occuper de la basse-cour, traire les vaches, s’intéresser aux travaux de la ferme, confectionner des vêtements et de la lingerie que la femme de ville achète faits.Toutes ces besognes paraissent rebutantes aux femmes qui n'aiment pas la terre, qui ne sont pas préparées à leur rôle par une forte éducation rurale.La femme qui récrimine continuellement contre la vie rurale vient généralement à bout d’entraîner son mari vers la ville.Aussi, la désertion du sol est-elle, la plupart du temps, l’oeuvre de la femme.C’est ce que déclarait récemment Thon.Adélard Godbout, dans une conférence à l’Université d’Ottawa: “La ferme vaut ce que vaut la femme.La désertion des campagnes est née moins du découragement des hommes que du dégoût des femmes pour la terre.Jamais fils d’une femme qui u’aime pas la terre ne sera cultivateur”.L’analyse du recensement de 1931 prouve éloquemment que la femme subit plus facilement que l’homme l’attirance de la ville.La population totale de notre province se chiffrait à 2,873,255 âmes: 1,447,124 hommes et 1,427,131 femmes.Notre population rurale (36.9%) comptait 1,060,649 âmes: 555,490 hommes et 505,159 femmes.No(re population urbaine (63.1%) était de 1,813,606 âmes: 891,634 hommes et 921,972 femmes.C’est dire qu’il y avait 30,339 femmes de plus que d’hommes dans les villes, tandis qu’il y avait 50,331 femmes de moins nue d’hommes dans les campagnes.Les statistiques officielles ne peuvent dire combien de ruraux furent amenés dans les villes par leurs femmes, leurs filles ou leurs fiancées.Trop de jeunes filles rurales, surtout parmi celles qui sont instruites, n’ont qu’un rêve: aller se chercher en ville une place de dactylo, d’ouvriere ou de domestique.Combien de jeunes femmes harcèlent leur mari aussi longtemps qu’il n’est pas décidé à quitter la terre! S.E.Mgr Courchesne a jeté le cri d’alarme à la Semaine Sociale de Rimouski: “C’est par la femme, a-t-il déclaré, qu’il faut recommencer la ruralisation de notre province.L’on ne peut régler le problème de la terre sans tenir compte de l'élément féminin”.* * ¥ Décidément, quelque chose ne va pas dans notre* éducation féminine-de la campagne.On dirait que tout notre enseigne-ment» depuis Técole du rang jusqu’à nos plus hautes institutions, travaille à déruraliser notre jeunesse féminine.On a amélioré le programme de l’école rurale,' mais nos însti tu trices ont-elles reçu la formation nécessaire pour développer l’estime et l’amour de la terre dans l'intelligence et le «Ofcur de leurs éèves?Comme les collèges commerciaux semés à profusion dans nos campagnes, nos couvents sont imprégnés d’une atmosphère urbaine.Sans compter que beaucoup de ruraux croient qu’il est plus chic d'envoyer former leurs filles dans de grands couvents de ville.On a fabriqué en série des demoiselles qui savent de la dactylographie, de la sténographie, de la musique, de la peinture, parfois du grec, du latin et de la philosophie livresque.Toutes ces sciences de bureau ou de salon leur font mépriser le labeur ingrat de la femme rurale.La fille “d’habitant” ne doit pas se sentir inférieure dans nos couvents.On doit enseigner aux élèves que l’agriculture est une profession aussi noble et plus nécessaire que toute autre.On doit leur faire ressortir les avantages réels que procure la vie à la campagne, les attacher à la terre par le coeur et Tintel-ligcncc.L’enseignement professionnel est aussi nécessaire à la future cultivatrice qu’aux fils d’agriculteur.Les futures fermières, autant que la fille de ville, ont besoin de recevoir un enseignement ménager: cuisine, blanchissage, repassage, coupe, couture, etc.N’est-ce pas inconcevable que des jeunes filles puissent passer plusieurs années dans des couvents sans entendre parler de science ménagère?Dans les autres carrières, il existe une cloison entre la vie professionnelle et le foyer.Sur la ferme, la femme est associée au travail de son mari.Tous les cultivateurs prospères attribuent une grande partie de leur succès au travail, à l’intelligence et au coeur de leur femme.Nos couvents ruraux doivent préparer les futures fermières à ce rôle en leur donnant des notions de comptabilité ¦’gricole d’élevage, de laiterie, d’aviculture, d’apiculhire, d’horfîculture, etc.Mais U ne faut pas dépasser les limites d’un article.Albsrt RIOUX L'actualité M.D’Auteuil Un grand nom bien porté.Cela ne se rencontre pas toujours.Parfois un illustre rejeton parait ployer moralement et même physiquement sous le lourd héritage.Haut de six pieds, large d’épaules, barbe et moustache facilement hérissées, M.d’Auteuil eût porté avec aisance la fraise et le morion ou, puisque sa-famille était de.robe plutôt que d'épée, le mortier et la perruque à marteau.Chez lui lout dénotait la race: aisance, politesse raffinée et jusqu'à cette absence de recherche vestimentaire, qui est le propre des grands seigneurs affranchis de.soucis mesquins.Quand on l’apercevait derrière le trône de l'orateur, tirant de longues bouffées de sa cigarette blonde, on pensait à Poincaré, le grand juriste, mais à un Poincaré élongé, du corps, de la tête, à un Poincaré paS-sé dans le laminoir de la distinction.Grand fumeur, M.d’Auteuil affectionnait ce poste d’observation, derrière le fauteuil du président; il pouvait, tout en satisfaisant à son goût, suivre la séance d’un peu loin, marquer son détachement de la politique, qui était grand et qui allait s’accentuant tous les jours.Vint le moment où il joua sciemment, volontairement, bien que doué d’un beau talent oratoire, le rôle de député muet.Son vieux sens aristocratique latent s’était sans doute réveillé et avait engendré chez lui un insurmontable dédain pour les palabres démocratiques, pour ce déluge verbal du parlement qui noie l’action et la pensée.Un vendredi matin, son chef, rappelé à Montréal, lui avait laissé la direction des débats.Les séances du vendredi, salts doute à cause du grand respect pour les prescriptions religieuses du parti au pouvoir, sont maigres.M.éTAuteui! avait à réclamer l’ajournement d'un débat, simple formalité.Je le croisai après ta séance dans le couloir.“Figurez-Vous, me dil-tl, que je commence à m’inquiéter sur mon cas.En entrant en séance, je voulais me lever, accomplir ma mission simpliste.Le moment venu, j’ai été pris dans une chape de plomb.Mes jambes refusaient de se mouvoir et ma langue de parler.Quand on a, comme moi, quelque expérience parlementaire, on est tellement convaincu de la stérilité de ces débats, de l'inutilité de toutes les paroles qui se disent ici; on sait de- science si certaine que la pièce se joue dans la coulisse et non pas sur ce théâtre de simagrées, qu'on n’a plus le courage, de parler.Je m’en irais bien., ; mais qu’est-ce que vous voulez?on a ses travers de caractère.Je sais que mon départ ferait trop de plaisir à X.Je reste”, M.d’Auteuil a tout de même fini par retourner à cette magistrature où il avait déjà fait un stage et où avaient brillé ses ancêtres dès te régime français.Le.parlement de Québec et la politique ont perdu un hoyime qui faisait leur ornement; mats jamais prêtre n’eut moins foi que celui-là en la divinité démagogique qu’il servait avec une extrême désinvolture.Au reste, quels sont les fidèles de la démocratie qui peuvent garder la foi quand ils ont pénétr1 dans son temple?Tm “caverne de voleurs”, de voleurs de temps, de voleurs de suffrages, de voleurs de confiance, pour ne paKs parler des antres, ne, se Irouife pas sur le péristyle.mais an plein milieu de l’enceinte.Ceux qui restent là, sauf quelques héros ou quelques naïfs, ce n’est pas la fol qui tes tient, mais c’est l’espérance, quand fis n’ont pas encore touché à la crèche; et la charité pour ceux qui y mangent, cette charité, extrêmement mal ordonnée, qui commence et finit, par soi-même.La carrière de Mi d’Auteuil mériterait une étude plus précise et plus longue; mais l’auteur de ces lignes a perdu depuis longtemps tout contact avec tut et ne l’a rencontré que pendant les Quelques années où il fut courriériste à Québec.Il prend fout de même la liberté, au nom du journal, d’offrir ses respectueuses sympathies à la famille et à la belle-famille de M.d’Auteuil.L.D.Bloc "notes Nazareth Jeudi soir, à la salle Windsor, l’Ecole de Musique de Nazareth donnera son concert annuel.C’est, chaque année, une sorte d'événement musical, et d’un caractère unique.# Nous avons bien des fois ici même fait observer qu’à Nazareth il y a bien autre chose que l’Ecole de Musique: une école qui, avec des élèves aveugles ci, dans maints cas, des professeurs pareillement aveugles, donne, en même, temps que le braille, l’enseignement ordinaire de nos écoles, une école professionnelle, etc.Mais l’Ecole de Musique sera vraisemblablement toujours celle qui frappera le plus l’attention dn public.Et pour de bonnes raisons.L’Ecole a un passé magnifique, elle a formé des élèves de première valeur.Son concert annuel permet au grand public de soupçonner ce qu’on peut, sans exagération, appeler les merveilles de son enseignement.—• Nous n’avons rien de pareil, nous disait un jour un musicien distingué.Comme tous les ans le programme de jeudi contient des oeuvres fort variées, dont certaines d’anciens élèves de la maison.L’occasion est excellente d’applaudir à l’un dcs*plus grands efforts artistiques qu’on ait encore tentés chez nous, de prendre contact avec l’une de nos oeuvres les plus intéressantes, les plus profondément dignes de sympathie.L'enquête qui s'impose Quatre-vingts des grévistes de Rouyn ont été arrêtés à la suite d’une manifestation dont l’on trouvera.dans une autre page, le détail, fourni par une agence de presse.Le cas personnel de ces quatre-vingts ouvriers relève désormais des tribunaux.Mais il ne faut pas perdre de vue le fait que, quelles qu’aient été ta conduite ou les er reufs de conduité de ces quatre-vingts ouvriers, ceci ne touche point au fond de 1« question, qui est de savoir quelle est la situation faite aux bûcherons dans les chantiers de la province de Québec.Devant les plaintes qui s’élèvent d’un bout à l’autre de la province de Québec une enquête s’impose.Elle s'impose d’autant plus que M.Taschereau a publiquement lié à la question de la réduction des droits de coupe dont bénéficient les compagnies celle des salaires raisonnables et que M.Arcand a dé claré que les compagnies s’étaient engagées à surveiller les sous-entrepreneurs.A l'heure actuelle, on semble vouloir, en certains milieux, charger les sous-entrepreneurs de tous les péchés d’Israël.C’est l’un des points que l’enquête devra éclaircir.Mais nous pouvons tout de suite rappeler que la première pièce importante que nous ayons versée au dossier est un contrat de VAnglo-Canadian Pulp & Paper Milts.Ltd., et que celle-ci n’est pas, qu’on sache, un sous-entrepreneur.L'ordre social Le P.Chagnon.S.J., donnera demain soir, à la salle académique du Gesù, le dernier de ses cours publics.11 y traitera de l’ordre social et de l’organisation professionnelle.* Nos lecteurs sont trop au courant déjà de la valeur et de la portée de ces cours pour qu’il soit besoin d’en souligner ici l’importance.Ainsi que nos lecteurs le savent aussi, ces cours sont donnés sous les auspices de l’Ecole sociale populaire.O.H.On répond.LE BLANC PËIÔUSCRIPTION — PAGE 3.BAS DES COLONNES 6 ET 7 Nous commençons à recevoir, eignés er accompagnés de chèques, les blancs de souscriprion que nous publions depuis quelque* jours en page 3, bas des colonnes 6 et 7.Mais la souscription ne fait que de commencer.Prière donc de lire, de signer, de détacher et de nous expédier —- avec chèque è l’appui —— ce blanc de souscription.Au "C»n»JI»ii Club" Un communiste anglais M.John Strechey (Par Emile ÊËSOIST) “Le régime capitaliste peut-il se rétablir?’’ C’est le titre que l’hôte d’honneur du Canadian Club, hier midi, M.John Strachey, avait donné à sa causerie.M.Strachey, diplômé d’Eton et d’Oxford, doit être au moins de la gentry britannique.Il ne se donne pas moins pour communiste et, comme tel, il a répondu tout de suite, avec une franchise brutale, à la question posée par le titre de sa causerie: “Non, le régime capitaliste ne peut se rétablir.C’est du moins notre ferme conviction, à nous, communistes.Quant à vous autres, capitalistes," — et l’orateur, d’un large geste, désignait son auditoire — “nous comprenons que vous tc-niies par tous les moyens de sauver le régrme qui vous est cher.Nous autres, rommunistes, nous vous souhaitons bonne chance dans votre entreprise.’’ Le flegme snglo-saxon n’est évidemment pas un mythe.Autrement, on ne comprendrait pas que (Suite à 1* deuxième page) La "Canadian Import" paiera $5.000; la ‘Xanadian Import Co.’\ $7.000$ la “F.P.Weaver Co.".$5.000; la "F.P.Weaver Co.Ltd.".$7.000?la "British Coal Corp.".$6.000 — La "St.Lawrence Stevedoring Co." acquittée — Les frais calculés par trentièmes JUGEMENT EN ANGLAIS — EN APPEL — LE DEUXIEME CROUPE COMPARAITRA LE 18 QUEBEC, 12 (Spécial au “Devoir”) —» Il y a un trust du charbon.Cinq des six compagnies traduites devant M.le juge Lsliberté, de la Cour Supérieure, à Québec, au cours de l’automne 1933, en font partie.Et M.le juge Laliberté vient de condamner ces cinq compagnies au paiement d’une lourde amende et des frais de justice et de cour, ce matin même.Les cinq compagnies trouvées coupables d’avoir fait un monopole du charbon sont: fa “Canadian Import”, condamnée è $5,000 d’amende; la “Canadian Import Company’/, condamnée è $7,000; la "F.-P.Weaver Company”, condamnée à $5,000; la “F.-P.Weaver Company Limited”, h $7,000; la “British Coal Corporation”, è $6.000.Ces cinq compagnies paieront tous les frais du procès, dans la proportion où elles sont condamnées ensemble à l’amende de $30,000, par trentièmes.La ”St-Lawrence Stevedoring Company” est acquittée, comme ne faisant pas partie du monopole.Les frais de cour sont considérables.On croit que les compagnies condamnées en appelleront de cet arrêt de M.le juge Laliberté.Les livres “Le Nom dans le Bronze” (Par Michelle le Normand) Les lecteurs du Devoir connaissent bien Madame Michelle Le Normand.Collaboratrice des premiers jours, elle leur a d’abord donné, par tranches, des souvenirs d’enfance, qui furent ensuite réunis sous le titre: Autour de la Maison, un volume délicieux.Puis, ce furent de menues chroniques, des observations, des notes, de courtes études de moeurs, qui préparèrent les chapitres de Couleur du Temps.Et Michelle Le Normand continue.Il ne se passe guère de mois sans que nous ayons l’occasion et le plaisir de lire une ou deux “actualités’’ au-dessus de sa signature: un récit de voyage, une scène d’in térieur, une conversation, un compte rendu.Toujours, c’est attrayant: cela vit, cela remue et parle.Elle a je ne sais quel don de nous intéresser quelquefois arec des riens, plus souvent avec un brin de philosophie sereine et qui remonte joliment.On ne peut se défaire d’admirer sa phrase primesautière, le naturel et l’enjouement d’un style qui a l’air de ne pas toucher aux choses qu’il exprime, et qui, pourtant, les pénètre jusqu'à l’émotion; privilège difficile'à définir, mais que les écrivains de sexe fort ne possèdent pas, ou si Peu.En outre, Michelle Le Normand garde en réserve un franc-parler assez dru, dont elle se sert, au besoin.pour fustiger les travers qu’elle rencontre chez ses contemporains; et j’imagine que ce dernier genre doit lui créer quelques inimitiés.C’est naotie de si belles qualités, pourvue d’un tel acquis d’ex-périeTice dans l’art d’écrire, qp’elle aborde maintenant le roman, avec Le Nom dans le Bronze, sorti cette (Suite à la page 2) Carnet d’un grincheux Le mal que font les crédits qui gèlent n’est rien à côté de celui des oreilles et du nez qui dégèlent.On le sent aujourd'hui.* * # Trente mille dollars d'amende pour le trust du charbon, plus les trais de cour?C’est autant que M.Webster a commencé de se faire verser dés septembre par Baptiste pour lui apprendre à rouspéter.Et s'il continue, M.Webster continuera.H faut bien qu’il fasse de petites croisières d'hiver autour du monde.* V- * Nous vivons "de privations’’ par le temps qui court, selon la “Patrie".Ce qui ne la fait pas se priver de "passer des lacunes au crible".* * * On annonce la publication prochaine d’un traité du R.P.Harvey, s.T.(serviteur de Taschereau) contre l’hérésie des |eune-Canada.* if.if.Les jeunes gens qui sortent tète nue au froid qu’il fait savent d'expérience que l'ivoire solide ne gèle pas.* >f if Anaclet vient de fonder "le parti fasciste national du Canada”.Diogène fondera "le parti québécois", un autre, le parti national fasciste, un quatrième, le fascisme national du Québec: et ainsi de suite.Et Baptiste, sceptique au point de ne plus prendre au sérieux le parti rouge ni le parti bleu, perdra bientôt toute foi politique.if if if “Les vieux fous sont plus fous que les leu nés” (de La Rochefoucauld).¥ * * Signalons h M.Taschereau, procureur-général, qu’on croit avoir vu circuler en liberté dans les rues de Montréal quelques leene-Canada.Comment se fait-il que ces séditieux ne soient pas encore à Bordeaux, ni sur les Plaines d’Abraham?Est-ce que la police de M.Lanctôt commencerait à pactiser avec le vice?PAMPHIll Une seule compagnie acquittée Québec, 12 (D.N.C.)—Une seule des six compagnies de charbon qui ont subi leur procès devant la Cour du Banc du Bol a été acquittée.C’est compagnie St.Lawrence Stevedoring.Les cinq autres ont été trouVées coupables d’avoir violé la loi des combines et elles ont été condamnées à l’amende en vertu de l’article 498 du Code criminel.Voici les noms des compagnies et le montant de l’amende à laquelle elles sont condamnées: Canadian Import Co., 85,000; Canadian Import Co., Ltd., $7,000; F.P.Weaver Co., $5,000; F.P.Weaver Co.Ltd., $7,000; British Coal Co., $6,000.Cet important jugement a été rendu cet avant-midi par M.le juge Wilfrid Laliberté.Pas de fouie Tous les avocats intéressés dans ces mises étaient présents dont les procureurs de 1» Couronne: MM.Louis Saint-Laurent, Vnlmorc Bienvenu, et André Taschereau, i Contrairement à ce que l’on s’attendait, il n’y avait pas de foule dans la Cour comme lots du procès, il n’y avait que les avocats, les principaux intéressés et les journalistes.Le jugement de M.le juge Laliberté comporte deux parties.Le président du tribunal a d’abord donné ses conclusions, c’est-à-dire qu’il a déclaré les six compagnies, moins une, coupables des offenses dont elles étalant accusées, à savoir, d’avoir conspiré, par de» ententes verbales ou des contrats écrits, pour contrôler l'importation du charbon, pour éliminer la concurrence, et pour élever les prix, de manière à réaliser des profits illégaux et à nuire à l'intérêt public.En anglais M.le juge Laliberté a donné ensuite lecture de ses “notes”.C’est un document qui couvre 45 pages rédigé en langue anglaise.Le président du tribunal y fait une étude approfondie de la preuve qui a été faite devant lui, rappelant les déclarations faites par les principaux témoins, notamment sir Alfred Cope, le sénateur Webster, les comptables Scott, et Crowley, analysant aussi les principaux documents produits par la Couronne au cours du procès.Les prix Le juge explique en détail comment les compagnies défenderesses s’y sont prises pour en arriver à contrôler toute l’importation du charbon et, en particulier, du charbon gallois au pays.Il attache beaucoup d'importance aux listes de prix émises par les magnats do charbon et imposées aux détaillants ainsi qu'aux consommateurs.En somme, les notes du juge sont un résumé concis de la preuve très longue faite au procès.A la fin do ces notes, le juge dispose des objections faites par la défense, eu particulier quant à la production de certains documents, objection* qu’il a rejetées.L«s frai* Quant aux frais imposés aux compagnies défenderesses, la St.Lawrence Stevedoring en est libérée, cependant que les cinq autres compagnies trouvées coupables devront payer les frais proportionnellement à l’amende qui leur a été imposée, c’est-à-dirc: Canadian Import Co., cinq trentièmes; la Canadian Import Co.Ltd., sept trentièmes; la F.P.Weaver Co., cinq trentièmes; F.P.Weaver Co.Ltd., sept trentièmes; British Coal, six trentièmes.Après avoir terminé la lecture de ce long document, le président du tribunal a reifiercié les procureurs de la Couronne et de la défense de lui avoir facilité le travail de cetta cause.Lt 18 décembre Le deuxième groupe de companies qui se compose des firmes longeau & Itobert, Scotch Anthracite, Montreal Coke, Ellas Rogers, Hartt and Adair, comparaîtra devant lu €our le 18 décembre prochain.La Couronne déclarera alors quelle attitude doivent prendre ce* compagnies.Ce qu’en dit M.Taschereau Le premier ministre de la province a appris à Montréaj ce matin les conclusions du jugement du juge Laliberté, de Québec, sur les compagnies de charbon poursuivies en vertu de la loi des combines.11 n’a pas voulu le commenter vu qu’il n'en a pas pris connaissance dans sa teneur encore.C’est un jugement élaboré, dit-il.Il compte au moins 45 pages, m’a-t-on dit.Comme un journaliste faisait observer à M.Taschereau, que le prix du charbon venait précisément d’être haussé légèrement, le premier ministre a ajouté en souriant: — Probablement que les compagnies vont passer l’amende sur le» dos du public.En appel Quebec, 12 (S.P.C.) — Me Lu» cien Cannon, l'un des avocat» qui occupaient pour les accusées, a déclaré que les compagnies condamnées en appelleront du jvgeroent du juge Laliberté.Le village de Saint < Basile > le.Grand menacé de destruction L’école est détruite — A 11 h., le feu s'attaquait à plusieurs autres maisons M.|« cure de St-Beiile-le-Crand, comté de Chimbly.nous «ppreneit vers 11 heure* que le village était menacé de destruction.Au moment où M.l’abbé Erneit Marten nous perleit.le* flemme», qui avaient prit naissance dans la maison de Mme Maurice Bordua, avaient déjà détruit l'école et l'étaient attaqueee à plusieurs autres maisons.Toute la partie oueet de village était menacée.Lot pompiers de Beloeil aidaient aux pompiers volontaire* de St-B«*«l*-le-Gr*nd, mais il était pratiquement impossible de lutter contre le feu, car H n’y avait pat asaes d'eau et Iq vent soufflait à une grande vitesse.Les restes de M.Dalton inhumés dans le cimetière catholique de TIgnish TICNISH.Ile du Prince-Edouard, 12.(S.P.C.) — Les restes du lieutenant-gouverneur Charles Dalton ont été inhumés sujoord'hui dans le cimetière catholique de Tignish.village natal du défunt.La service funèbre a été célébré, hier, dans la basilique Saint-Dunstin.Son Exc.l’évéque de Charlottetown .Mgr Sullivan, a officié.Mgr C.-|.McLennan a prononcé I oraison funèbre.Dans le cortège, il y aveit dea représentants du gouverneur général, des Neutenents-gouverneurs, des autorités fédérales, les aetorités provinciale*, do Conseil privé.—-—— -—-—.«6—v EN FACE 2: Ainsi porlo l« lecteur — ” lettre de M.Taschereau — Le cas commet lea abus?.pat N.J.-p.tandem.” — Une »ous-entrepreneurs — ^819 22^1 Lt iViOi^n'K^ML, iviMrtt»» » yj>j> ««ibOivik ÀX« i — i'io 4.0} 19 Aiwti p«rl< ie lecttur.‘ v^uousque tandem.Une lettre de M.Taschereau - Le cas des sous-entrepreneurs - Qui commet les abus?.La Tuque, li décembre 1933 Dans son édition de mardi, le 5 décembre, le Devoir, dans un article intitulé: “M.Taschereau et les bûcherons”, reproduisait la lettre suivante de M.Taschereau à M.(îa-gnon, dépoté de Dorchester, (’.et te lettre était une réponse de 1 non.premier ministre aux plaintes de M.Gagnon concernant les salaires des bûcherons et se lisait comme suit: "Cher M.Gagnon, “Je reçois votre lettre du 1er décembre, au sujet des salaires que reçoivent les bûcherons.“La plainte que vous m’adresse* n’est pas nouvelle, elle nous vient de plusieurs endroits de la province.Nous constatons cependant, qu’en général, les compagnies paient des salaires convenables, mais ce sont les sous-entreprenems qui ^abusent de la situation pour iiayer des salaires de famine à leurs ouvriers.Nous n’avons malheureusement aucun contrôle sur eux et nous avons averti les compagnies qu’elles n’auront droit é aucune réduction dans les droits ne coupe si les salaires raisonnables ne sont pas payés aux bûcherons.“La législation dont vous parlez pour payer un salaire minimum présente deux aspects qui nuriten une étude approfondie.Nous aurons, du reste, l’occasion d en reparler au cours de la prochaine session.“Sincèrement à vous, L.-A.TASCHEREAU” M.Taschereau prétend donc, qu’en général, les compagnies paient des salaires convenables, mais que ce sont les sous-ent p neurs qui abusent de la situation pour payer des salaires de famine.Tous ceux qui vivent dans H centres forestiers et qui savent un peu ce qui se passe dans les chan- remerciements et Mme Rodolphe »»•£ nef renient leurs parents et.amis leur ont témoigné des marques de pathle it l’occasion de la mou de FiUe Mireille.Avis de décès JUIN - A Montréal, le tl décembre e*t décédée Mademoiselle Ollva Panne de feu Joseph J*» lea auront lieu mercredi le 13 cou-U convoi funèbre paUhad®1* cle-dr M.Jos.-M Faquin, No 113 tue ïfield » 8 heure» pour se tendre a m 6te Madeleine d'Outremout.ou le :e sera cèleore i 8 h.30 et de 'é A 'a Ave du Parc pour LoulsevUle, Pact amis «ont puf» d’y aealswr sans s invlteWous.Nécrologie ait y _ A-Notre-Dame de FierrevUle, le 8.A Î5 au».Bernadette Roberge, épouee tie Louts Ally.a fiQ BACHAND — A Montréal, le 10.fc o» fl)s.Mme Michel Bachand.née Joséphine 4 'bEI.ANOER — A St-Hyaclnthe, le 10, A ‘•.B ans.Rosi a Mathieu, épouee de J.Alcide ^BERTRAND — A Ottawa, le 10, A SI amu Oordélla Bertrand, de Rlgaud, fille de Mme veuve Emery Bertrand , .BISSONNKT — A Montréal, le B.A oa ans.Mme Louis Blasonnet, née Agnès Du- 11 BOURDEAU — A Montréal, le B, A 28 en», Antonio Bourdeau, époux de Jeannette Lallberté., BRISEBOIS — A Montréal, le 8, J.-Alfred Brlsebols.BRISSETTE — A Ste-Agathe des Monts, le U.A 75 ans, Mme L.-W.Brlssette.BROSSARD — A Lapralrle, le U, A »8 ens.Marie Qravel, épouse de feu Louis Brassard., „„ CHAMPAGNE — A Montréal, le 9, A 69 an».Mme Antonio Champagne, née Oeor-Ulatta Dàsroslers.COURTEMANCHE - A Montréal, le 10, i, 54 ans, Alvary Courtemanche, époux d’Eva Durocher DECARIE — A Notre-Dame de CVrftoe.le 10, A 61 ans, Arthur Décarie, époux de Zoé Leduc.DONAIS — A Montréal, le 11.A 70 ans, Sydney Donats, époux d’Eugénie Oroleau.DUFRESNE — A Montréal, le 10, à 49 an».Frank Dufresne, époux de Délia Germain.DI CESARE — A Montréal, le 8.à 23 an».Phylt», fille de M.et Mme DI Cesare.DILLON — A Montréal, le 9, M.Dtllon, père de John-Francis Dtllon.DÜRUIS8EAU — A Montréal, le 9, A 40 ans, Reglna Dubé, épouse de L.-A.Du-rulsseau.FAVREAU — A Ht-Chrysostome.le U, A 66 ans.Télesphore Favreau, époux d’An-géllna Robtdoux.GARIEPY — A Montréal, le 9, Blanche Garlépy, fille de Nazalre Garlépy et de Catherine Dazé.décédés.GIROUX — A Montréal, le 11 à 55 ans, Charles-I Glroux GERVAIS — A Montréal, le 10, à 64 ans.Mathilda Fluette, épouse de leu Charles Gtrvals.LACOMBE — A Montréal, le 10, à 73 ans.Mme veuve Augustin Lacombe.née Edwtdge Chrétien.LECLAIRE — A Montréal, le 10.A 40 an».Alice Morin, épouse de J.-Ulrlc Le-tlalre.LEONARD — A St-Vincent de Paul, le 9, A 71 ans.Rose-Anna Therrlen, épouse d’Hormlsdas Léonard LEROUX — A Ville LaSalle, le 9, à 73 ans.Joseph Leroux, époux de feu Anna Wood.FAQUIN — A Montréal, le 11, Mlle Olt-va Faquin, fille de leu Joseph Faquin » A Y“utlreu11’ le u’ A 70 ans, Achille Poirier, époux de feu Albsrttne ana.Joseph Robert, époux d’Emllla Noél.uautnier.~ A BouchervUle, le 10, A 86 - 8»YAÇIA ~ A Varennes, le fl, à 87 an» Tusébe Savarta, époux de feu Elmlre Ber-irana.tiers de la province de Québec ont été grandement surpris de cette déclaration de l’hon.premier ministre.Je suis porté à croire que M.Taschereau ne puise pas au bon endroit les informations dont il au-| rail besoin pour discuter la question des bûcherons et de leurs patrons, les “sous-contrncteurs.” Le sous entrepreneur ou “sous-contracteur”, c’est l’homme qui, à l’automne, signe, avec une compagnie un contrat pour la livraison à tel endroit d’mi certain nombre de pieds de bois pendant les saisons d’hiver et de printemps, ('.’est or-, dinairetnenl un homme bien pauvre qui, cherchant du travail pour i !lui et ses chevaux pendant la sffi-; son d’hher, signe ce contrat à un prix dérisoire dans l’espoir au, moins de se faire vivre et de ne i ! pas passer l'hiver à ne rien faire.' Les prix les plus élevés payes j aux sous-entrepreneurs aujourd'hui varient entre $4.00 et $(1.25 le mille j pieds de bois; c’est-à-dire qu’à ce ! prix il n’y a aucune possibilité del si faire même un salaire.De plus, et c’est là le fait important pour M.Taschereau, dans ce contrat, le prix maximum devant être payé aux bûcherons est déterminé par la Compagnie dans une clause qui se lit à peu près comme suit: Le sous-contracteur s’engage à ne pas payer plus de $20,00 ou $26.00 (selon le cas), par mois en salaire à ses employés et la Compagnie ne se'tient responsable envers "employé que de cette somme de $20.UÜ ou $26.00 par mois.Aussitôt que le “sous-contrac-teur” entre en opération, des pancartes sont affichées dans tous les camps sous les ordres des compagnies: “Nous ne garantissons que $26.00 par mois.” Signé: Du nom des plus grosses Compagnies.Comme question de fait, ce salaire maximum de $26.00 est payé à l’employé au moyen d’un ordre écrit que lui donne son patron, le “sous-contracteur”, lequel ordre est présenté par l’employé aux bureaux’ de la Compagnie pour recevoir en échange un chèque de cette meme compagnie.S’il arrive qu’un “sous-contracteur” a jugé qu'un bûcheron méritait un salaire plus élevé que le salaire “maximum” déterminé au contrat et donne par erreur à ce bû cberon un ordre en conséquence, invariablement cet ordre est refuse par la Compagnie, de sorte qu il est impossible au “sous-contracteur” de payer un salaire plus élevé que le fameux salaire maximum déterminé par ia Compagnie.Le “sous-contracteur”, s’il désire récompenser le bûcheron méritant, doit le faire de ses propres deniers, ce qu'il fait très souvent lorsque la Compagnie lui en laisse assez.D’autre part, les Compagnies, celles qui exploitent dans notre région.du moins, ont la réputation de bien m»! payer leurs employés et dë les mal nourrir (il n’est pas question ici des employés de bu-eatix, mais des bûcherons, charretiers et flotteurs, etc).11 est admis généralement que les “sous-contracteurs” paient de meilleurs salaires à leurs employés que ne le font les Compagnies.Outre la question des salaires, le “sous-contracteur” est lié envers ia Compagnie par un contrat où il n’est question que d’obligations de la part du “sous-contracteur” et de pouvoirs de la part de la Compagnie.Ce contrat, dans la majorité des cas, est plus dégoûtant que le contrat-type “Pollack-Renoud”, et lorsqu’au printemps arrive le règlement le ’’sous-contracteur” se voit ballotté par les commis de bureau jusqu’à la conclusion finale: C’est regrettable, mais il ne vous revient rien.Et cela s’explique si l’on songe au prix qui lui a été accordé par mille pieds de bois, par 1 les charges exorbitantes pour les provisions, la pension des mes» reurs et des officiers de la Compagnie, et lu kyrielle des infractions que connaissent les "sous-contracteurs" pour les avoir payées assez cher: infractions pour petites souches, infractions pour les arbres demeurés accrochés dans les bouleaux et merisiers, infractions pour les souches trop longues, infractions pour les bûches laissées dans la forêt, infractions pour les arbres restés debout, et lu liste s’allonge démesurément et laisse croire que le “sous-contracteur” est un hors I» loi de première espèce.Le sort du "sous-contracteur” est moins attrayant que celui Deaf.En Angleterre, le gouverne* ruent BaldwFn-MacD.onald, dont l’exemple est suivi au Canada par le gouvernement Bennett, croit plus sage de s’en ienir à la vieille formule: Laisser faire, laisser passer, autrement dit à la politique de l’inaction.Le New Deal de M.Roosevelt peut-il sauver le capitalisme aux Etats-Unis et dans le reste du monde?M.Strachey dit qu’un séjour de deux mois aux Etats-Unis Ta convaincu du contraire.La politique de rétablissement économique poursuivie par M.Roosevelt intensifie, dit-il, a même déjà intensifie les causes mêmes qui ont déterminé le krach de 1929.La tendance de cette politique, ajoute-t-il, c’est de favoriser le monopole, le trust, de favoriser la mécanisation de la production, Tex-tension du crédit et partant de favoriser l’inflation d’qù ne peuvent résulter que de nouveaux krachs, de nouveaux désastres.La Grande-Bretagne et le Canada à sa suite ne recherchent pas un New Deal pour le mortient.Les gouvernements actuels de ces deux pays se disent que les vices du régime se corrigeront d’eux-mêmes, que la politique de l’inaction est la plus sûre.MM.Baldwin, MacDonald et Bennett semblent là-dessus parfaitement d’accord.Peut-être en viendront-ils un jour à proposer également un New Deal.Les résultats ne seront pas plus heureux qu’aux Etats-Unis.L’Italie et l’Allemagne en sont à l’expérience fasciste.Par de nouveaux moyens, de nouvelles méthodes on cherche encore là à maintenir le régime capitaliste.Mais ces moyens et ces méthodes mettent le monde sur la route de la pire de toutes les crises: la guerre.Pourrait-on nier que le fascisme allemand soit une menace de guerre pour l’Europe?Le fascisme cherche à sauver le régime capitaliste dans un pays mais aux dépens des pays voisins.Le fascisme se^, fonde sur Tesprit impérialiste de conquête et d’agression.Quand le fascisme existe dans un pays, il met les pays voisins dans la nécessité de préparer la guerre.Le régime capitaliste cherche encore son salut dans des moyens de répression dirigés contre les individus qui préconisent des théories nouvelles.C’est trop simpliste pour avoir de l’effet.Ce n’est pas par la répression que le capitalisme se sauvera.“Vous avez mis en prison mon camarade Tim Buck.Est-ce là votre solution à la crise du chômage?L’incarcération de Tim Buck a-t-elle fait disparaître la moindre misère?Non, détrompez-vous.En emprisonnant Tim Buck, vous n’avez pas diminué son influence.Derrière les barreaux de sa prison, Tim Buck est encore plus puissant qu’il ne le serait à la tribune.“Si votre régime capitaliste est bon, s’il peut survivre, c’est à vous lét.Wllbank 7119-7110 STPge Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST t-.Compatnle d'A**urance Funéraire tJCCCL M UI MI.(LIMITEE :r:oiporee par Lettre» Patente» de la Protlnce de Québec au capital de 1150.000 « ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES :aux en conformité avec la loi de» assurance», sanctionnée par le Parlement de Québec.le 22 décembre 1916.Dépôt de 925,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaire» A la disposition du put Us.SERVICE JOUR ET NUIT.(Suite de la première oauel l'auditoire du Canadian Club, largement composé de banquiers, de financiers, d’industriels, de grands marchands, de grands assureurs, de capitalistes de tous poils, en ait tant encaissé, hier midi, sans broncher.La causerie de M.Strachey prenait absolument la forme d'un défi à l’auditoire.L’auditoire a pris le tout avec humour, s’est franchement amusé de certains traits.Et pour finir, le conférencier a été convenablement applaudi, et le président.M.lluguessen, lui a même souhaité de n’avoir pas à subir l'exécution capitale.S’il n’était déjà tellement pris par sa propagande communiste, M.Strachey pourrait aspirer, en restant en terre d’Amérique au lieu de retourner bientôt dans sa brumeuse Angleterre, à la gloire d’être half-back ou quarter-back dans une grande équipe de rugby.11 aurait le physique pour eela: six pieds et quelques pouces de haut, carrure de colosse, encolure puissante, dos brus à pouvoir ceinturer deux hommes du format ordinaire.Heureusement que M.Strachey, communiste.ne prêche pas le recours à la force physique.Il est d’avis qu’il faut plutôt laisser mourir le régime capitaliste de sa belle mort.Dans son opinion, cet événement doit fatalement se produire.“Nous qui sommes opposés à votre régime capitaliste”, dit-il, “nous ne nous faisons pas d’illusions à votre sujet.Nous vous savons parfaitement convaincus de la valeur de Votre régime.Vous croyez que ce légimr peut encore aller, qu'il est possible do lui trouver le remède qui le guérira.Nous autres, communistes, croyons exactement le contraire.S'il est vrai que vous pouvez encore faire marcher votre régime, le rétablir, tant mieux pour vous.Vous pouvez dormir en paix fin.-, - - .lynché son hôte d’honneur, mais il lui a même servi de copieux applaudissements.Le flegme anglo-saxon n’est évidemment pas un mythe un terrain tout prêt à recevoir la semence communiste?Emile BENOIST QUALITÉ SUPÉBIEUBE GRAND FORMAT férent: le site, les scènes, les personnages, l'ambiance, la conduite de l’intrigue, Técriture.Vous ne supposez pas une Michelle Le Normand qui ne serait pas originale.J’ignore de quelle façon nos critiques littéraires vont apprécier l’invention et la composition du Nam dans le Bronze.Ils sont devenus, depuis quelque temps, une gent hargneuse et dure à satisfy»» re.Bien qu’une incursion dans leur domaine soit en dehors de ma spécialité, je ne crois pas qu’ils puissent taxer Tauteur d’invraisemblance ni lui dénier la précision et la sobriété.C’est déjà beaucoup.Et le récit contient de bien agréables descriptions.Par exemple, cette arrivée d’un bateau, au quai de Sorel, le soir: “Une horloge, de la tour du bureau de poste veille sur Sorel comme un phare; lentement, elle sonne dix heures.Une lumière surgit au loin.“Ce falot qfni approche, suspendu au mât invisible, ne donne d’abord qu’une étoile de plus à la nuit qui cache le fleuve; puis le bateau, dépassant la Pointfyaux-Pins, se montre tout entier, blanc, énorme, ses fenêtres illuminées se réfléchissant dans les.vagues, en lon-gue.s colonnes torses.Il entre dans le Richelieu, ralentit, «lisse, rasant le quai.” (p.7) - .Ou son dépaçt, quelques instants plus tard: “Le temps passe et le bateau surgit soudain de l’obscurité.Il sort oon, s il pt*ui am tiT-» v-x-ç»* ** v ^ gu soudain qc i uuscui n * de la prouver.Si le régime peut iju Richelieu» Sur son passage, les .-.île.*» murrhpr.NiOUS n pli H Pflt * aller, faites-le marcher.remorqueurs amarrés s’inclinent: vous souhaitons bonne chance, ai poussés par la houle, ils craquent vous réussissez, tant mieux oour __ i-mini T ’Ai'lnimne vous.fcV/S».» .IJUIISOVS HaI " ; ïussissez, tant mieux P0,ir et se heurtent au quai.L éclairage vous.Mais si vous manquez à la de Rran(] hôtel, la gaîté des innom-tâche, ne croyez-vou?pas que nous Arable» bougies aux abat-jour mul-ayons alors le droit de dire aussi tjcoiores rappellent la féerie d’une notre mot?” ' .f^e nocturne.L’orchestre joue des L’auditoire a tenu bon jusqu à xa ^ de danse » (P.H) in.Non seulement n a-t-il p t» 0 encore, le tableau de cette Ou encore, le tableau de cette maison ancienne dans Québec vieille-ville: “La maison est étroite et haute; sous-sol, le rcz-de-chaussée et -mment pas un mythe.tr0-s étages dont le dernier man Le Canadian Club deviendrait-il ^ardé Les escaliers montent les LA Q5.-J SS FAST I copim’rasANTï I Aucune classe sociale n'échappe aux aléfs de la vie, et c'est un» des raisons d’étre de t’Assurance-Funérair».Direction de Funérailles - Salon» Mortuaires ^ Assurance Funéraire Ambulance» privée» Tel.: PLoteau 7-9-11 LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DE FRAIS FUNÉRAIRES L-Knr Court sis.Pré».•t Gérsnt Général RUE SAINTE-CATHERINE.r 302 EST Jotiph Covnaië.S**!**.T ré#.*t Aft«*t>Gérftat GAiiéral Docteurs, Consultes ?! I les Grand» Constructeur* de Franco Compagnie Générale de Radiologie Rayon* X forte électricité médirais —Gallois & Cio— Ultra-VlolsU — Quarts — Intra-Rouco» Lampes «sciatique» pour salir» d'opérations.—Etabiisiementt C.Boulitte— Instruments de Diagnostic —Collin & Cio— Instrumentation chirurdcais par etce.lsnos.Servies d'ingénieur «lectm-radUdoftsM Conditions faciles Pria, catalogue» «ur demandé.PAUL CARDINAUX.D.S«."FRJBCISION FRANÇAISE' - HA.1157 MONTH*AL LES LIVRES (Suite de la première uage) semaine des ateliers de Tlmprime-ria Populaire.Ce Nom dans le Bronze raconte l’aventure amoureuse d’une jeune Canadienne trop moderne (dans le sens péjoratif); indépendante,crâneuse, pas du tout chaperonnée et très lieu surveillée.Elle est sans souci du péril, se moque de l'opinion; à la fois sportive et rêveuse, soigneuse et évaporée, pieuse et provocante, illogique.Aussi, se îaisse-t-clle aller d’abord à un flirt, puis au grand amour pour un homme de dix ans plus âgé qu’elle, de nationalité et de religion différentes: le fils d’un pasteur frotestant.Alors commence le drame intérieur.Elle entrevoit les conséquences désastreuses d’un mariage mixte, Pourtant, 4 414% 1er nov.1949-59 .99 100 Avec U garantie ne l’Eta», C.N.R.4)4% 1951 .100 101 C.N.R.4V, l»®4.n8 09 C.N.R.4*;a5e 1956 .99',4 100',* C.N.R.4Vc 1957 .97',a 99 C.N.R.4)?% 1®«* 09 100)4 C.NJR.444% 1955 .101'i 103% C.N.R.S‘/o 105*.102% 103% C-N.R.5% 1968 .104% 105% Port de Montréal 5% 1969 106 103 Can.Nat.5% 1955 104 106 Provinces et munlcipaotM: Colombie Britannique 8% 1947 Ville de Montréal 5% 1945 Ville de Montréal 6% Les rendements AC/40N* OltDINamWS New-York, 12 (F.A.).— Le marché a été actif a l’ouverture, mais la demande a ensuite diminué.Les cours toutefois sont restés fermes, à l’exception des alcools et des métaux qui ont eu tendance à fléchir après un bon début.American Telephone, General Electric, Gonsolidatcd Gas, General Motors, American Can ont été fermes.Au nombre des titres qui sc sont avancés environ d’un point, on note Congoleuin, U.S.Steel, American Commercial Alcohol, Allied Chemical, Delaware and Hudson, Standard of New Jersey tandis «pie Case.U.S.Smelting, U.S.Alcohol ont légèrement fléchi.Dans la deuxième heure l’activité est restée limitée mais les cours s»- sont généralement maintenus.A midi, Case et U.S.Smelting avaient récupéré leurs recuis.par t* malaoa GKOFFRION de RAINVUJ.K, 225, rue Notre-Dame ouest.Air Reduction .Allied Chemical American Can .American 8c Foreign Power American Power de Light BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (P.C.) _ Marché insignifiant et et Banque Royale de 1 point.Par peu actif en Bourse ce matin.Do minion Bridge, Nickel, Alcohol sc sont avancés de quelques fractions contre, Brazilian, Canadian Car, Canadian Celanese, General Sleel \Vares et d’autres ont fléchi.(Compiranon de le maison L-C.Beaubien) Ventes Valeurs 425 Brazilian .40 B.C.Packers .20 B.C'Power "A” 5 B.C.Power "fc” 5 Canada Cernent 490 Can.Ind.Alcohol "A” 265 Can.- Ind.Alcohol “B” 185 Can.Pac.Ry .25 'Can.Celanese 60 Can.North.P< 125 Dom.Bridge .45 General Steel Wares Dlv.Prix Rend B.A.OU ’’A” .80 14 5.71 B O.Power "A" 2.00 21% 7 06 Bell Telephone Build.Prod."A” .6.00 114 5.26 1.00 16% 6 06 Calgary Power Can.Malting Can.North Power 6 00 1.50 125 27% 5.58 5 46 .80 17 4 71 Can.Bronre .60 19 3 16 Can.Converter» 2.00 30 » M Dom.Bridge 2.00 23% 8.51 Dominion nia»a 5.00 80 6 25 Dominion Store 1.20 23 5.22 Dominion Textile 4 00 64 6 25 Imperial Oil .50 13% 3 74 Imperial Tobacco .52% 10% 5 00 t Extra» compris) Int.Petroleum 1.12 21 533 McColl Frontenac 1.12 11% 5.33 Montreal Power 1.50 33 4.55 Mont.Tramways 9.00 108 8.33 Nat.Breweries 1 60 24% 6,53 Ogllvle 8.00 180 4.44 Ottawa Power 80% 7 48 Quebec Power .1.00 15 6 67 Pnrçe Hersey .3.00 57», 5 24 Penman» 3.00 44 6 82 South.Can.Power 80 10% 7 80 Shawlnlgan 50 19>« 3 07 Steel of Canada 1.20 28 4.29 American Water Works American Tel.Sc Tel.Anaconda .____ Atchison Atlantic Rednlng .Auburn .Baldwin Locomotive .Baltimore & Ohio.Bethlehem Steel.Canadian Pacific Commercial Solvents Chicago Rock Island Chrysler Motors Coca Cola Columbia Gas Sc Electric Cons.Gas of New York Continental Can.Co.Corn Products .Commonwealth Southern Dupont .Elec.Power & Ught Corp.Freeport Texas .General Foods Corp.General Motors .Gillette .General Electric .Hudson Motors Int.Tel.& Tel.Co.Johns ManvlUe .Keunecott Copper Loews Theatres Mack Trucks .Montgomery Sc Ward .Nash Car Co.National Biscuit .National Power Light - New York Central .North American .Noranda Mines .35% New Haven Packard Motora .Pennsylvania R.R.PhUUpps Pete Pub Serv.of New Jersey Radio Corporation Remington Rand Republic Iron Sc Steel Bears Roebuck Simmons Bed Southern Railway Standard Brand Standard Gas Sc Electric Standard Oil of New Jersey Socony Vacuum OU Studebaker .Texas Corp.Union Pacific United Aircraft United Gas Improvement U.S.Rubber U.8.Industrial Alcohol U.S.Steel .Vanadium Western Union Westinghouse .Wool worth - courtier».Montreal Ouv.Midi !02'i 148% 149% 99% 99% 10 7% 43% 42% 199» 20 120% 120% 14% 14% 56% 57 30% 57*4 57% 12% 26% 36% 37% 13% 32% 32% ' 3% 52% 52% 97 12% 129, 39% 39 % 75% 76 76% 76% 1% 92 92 |% 5% 47 47% 36% 34% 34% 10% 20% 21 14% 13% 14% 61 61% 20% 20% 32% 37% 24 24% 24% 48% 9% 37% 1514 18% 4% 31% 17 35 7% 8 17% 44)4 18 37'4 23% 8% 46% 16% 4% 26% 114% 34(4 15% 171» 62% 48% 23% 59% 41% 42% 24% 49 38 15% 31)4 35)4 8 17% 27 23% 9 47)4 16% 26% 15% 17% 48)4 24(4 80% 41% Sur le Curb ( P.C.) — Aucune tendance particulière ne s’est manifestée sur le Curb ce matin.Walkerville a avancé de 5 sous à $4.10, nouveau sommet, Imperial OU et imperial Tobacco de quelques fractions chacun.Melchers et International Petroleum ont fléchi.Dans la section des mines No- 5 Mont.Tram.10 Ogilvie Flour 50 N.Ecosse 60 Royale Ouv.Haul Bat Midi .11 Vi 14 Vi ll^B l'% .2 Vi 2 Vi .21 21 .HA .• 41/4 .17 17 .6 Vs .16V4 16% 16'/4 6 Vs 43/4 I6V4 14 Vi 14 Vi 13 Vi 13% 13% .71/4 • • - 7'/4 130 1 8.»/4 .17 .23 Va 24 Vi 23'/4 * 24 Vi .4 .2*/4 4 23/4 .5 Vi 5 Vi .1 1.75 11.85 11.75 11.85 .21.60 21.75 21,60 21.75 .1 1 Va 1 1 Va .323/4 32% 32^ 32% 43% 43% - 31 1/2 .12 Vi 12% .108 108 185 185 .16 V4 161/4 16 16 4QUES .140 140 .135 135 Vi 135 135 .1671/2 167 Vi .273 273 .135 135 .157 157 Chang.va - V» + va >/4 »/s + V4 + 1 + + -f + Va .10 .25 % V» Ve + 5 Va CIL Exigez les meilleurs fertilisants DEMANDEZ LES PRIX A Coopérative Fédérée de Québec 130 ST-PAUL EST — PRINCIPAL LTZSTRIBUTBUK MONTREAL par 748,8 Cours moyens A l'ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Cie: France, franc .Belgique, belga .Italie, lire • «7% • • • « Suisse, franc .Hollande, florin .Espagne, peseta ,.Suède, couronne .Norvège, couronne Danemark, couron Brésil, milreis , ,.Eiats-UrtU, dollar.Allemagne, r.marks .2382 Pair Ouv.$4.86 2-3 $5.06% .0392 .0607 .1390 .2160 .0526 .0817 .1930 .3005 .4020 .6238 .1930 .1267 .2680 .2663 .2680 .2545 .268(1 .2263 .196 .0840 ACTIONS ur, BANQUES Montréal .8 00 187% Nouv.-Ecosse .12 00 273 Commierce .8.00 135 Royal» .8 00 134 Can.Nationale 10.00 140 ACTIONS UE M1NE8 Dome .Hoi linger .(Extras compris) Lake Shore (Entras conipn») McIntyre .Pioneer .Slsooe .Syl vault» Tcck Hughes Wright Hargreaves 140 34.00 .75 11.75 3.00 44.60 1.75 38.00 .80 12.00 .12 1.50 .05 1.15 60 5.80 39 650 ACTIONS KRIVtLEGlEKS Csu.North.Power 7.00 t a a.Bronze.7 .0nest Gravel a pris la chute sur son adversaire Ovila Léguait quelques secondes avant le son de la cloche.Les deux pesaient chacun 100 Ibs.Le deuxième combat k l’affiche, 1 chute ou 30 minutes, mettait aux prises Montreuil et Giguère.La victoire semblait pencher du côté de Montreuil qui est un artiste de la savate, mais Giguère lui résista pendant toute la durée de l’engagement et le combat fut déclaré nul.Le deuxième combat, un engagement de 45 minutes ou 1 chute, fut la pièce de résistance de la soirée.St-Germain perdit le combat par sa faute en donnant un coup de genou très bas à son adversaire qui fut mis hors de combat.On dut mettre Bonomo sous les soins du médecin et il fut déclaré vainqueur du combat.La finale, qui mettait au jeu le championnat amateur indépendant de la province à 145 Ibs, causa une grande surprise.Masson, qui était le grand favori de la foule perdit l’engagement en ne prenant qu’une chute sur trois.Strangler René Vu-rin fut donc déclaré champion et défendra son titre mercredi soir contre Roger Bouchard.Programme de mercredi: Vlftnnln Manthet, 15 lbs3, vs Gaston Clermont, 137 Ibs, 15 min.Roiond Richer, 130 lbs vs Bob Percheron, 138 Ibs, 20 min, Giguère vs John Porcheron, 140 Ibs, 30 minutes.Montreuil( 140 Ibs, vs Tarzan Masson.140 Ibs, 45 min, Roger Bouchard, 142 Ibs, vs Strangler René Varin, 145 Ibs, 2 dans 3 à finir.Pour inf.s’adresser à chez Rné, 2112, Gilford, FR.0066, ou au Cercle Paroissial de Ste-Rose.Oklahoma City en tête Kansas City, 12.— Voici le classement de l’Amerlcan Hockey Association, à date: G.P.N.P.C.Pts Oklahoma City 4 1 0 12 4 8 St.Louis .2 1 1 9 7 4 Tulsa .1 1 0 5 6 2 Kansas City .121692 Wichita .0 3 0 3 8 0 PETITES AFFICHES — Tarif — 1 sou le mot.25c minimum comptant.Annonces facturée», me le mot, 40c minimum.Avis de Naissance.Mariage, Décès.Remerciements, 50c l’Insertion suivant notre formule, tout mot additionnel 2c le mot.Si facturé 75c l'insertion, suivant notre formule, tout mot additionnel, 3c le mot.Carnet mondain, etc., — $1.00 par insertion.BOIS ET CHARBON Erable.merisier, 6.0uo ce-dea, premiers âuailté.*7.à $10.Scié Essayer une cor* e , Cd5; 13.Cé4, Fxg5; 14.Cfx«5, Cf8; 15.Dh5, Té7; 16.Fxd5, cxd5; 17.Cf6+, abandonne.xk Vè 4F PROBLEMES % F.NOREJARQUE 1er prix Nostra Parla (1932) &a É ùM BiBir ¦ mm m m mmzm .ü£§ rm 'ytTTT// juyjuju),1 É1B.B C«$ €c!kc$ RENCONTRE DE LA LIGUE CLASSE A National au Sainte-Catherine.L.Hicherd x, F'.Payette x.J.Sawyer x, W.-H.Rawlings x.G.Gaudet x, E.Phaneuf x.A.Cartier 1, L.Bédard 0.E.Brisebois 0, M.Deslauriers 1.De W.Winfrey 0, Martin 1.National 1, Ste-Catherine 2.Trois parties ajournées.IQ if.Sfi Le 16 juillet dernier M.Alekhine u joué simultanément 32 parties â l’aveugle; c’est le record du monde; il en a gagné 19, en perdu 4 et les 9 autres ont été nulles.La séance a duré douze heures et demie.En réalité le champion du monde n’a pas battu son précédent record de 23Vi points sur 28 porties lors de la séance de parties ù l’aveugle du 1er février 1925, à Paris; il a obtenu h Chicago le même nombre de points, mais le plus grand nombre de parties rend le tour de force plus remarquable.D'ailleurs, le maître Rétl avait déjà obtenu ce chiffre de 23)4 points sur 29 parties dans une séance jouée à Sao Paulo.Voici quelques parties de la séance de Chicago.DEFENSE SCANDINAVE Alekhine Kohler 1.é4, ri5; 2.cxd5, Dxdô; 3.Ce3, Daô; 4.Cf3, éfi; 5.
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