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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 avril 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-04-17, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 89 MONTREAL, SAMEDI 17 AVRIL, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$S.OO UNION POSTALE .$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.81.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE $2.00 DEVOIR Rédaction et Administration 3 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.Directeur : HENRI BOURASSA TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION ; • M*in 7460 FAIS CE QUE DOIS ! UNE NOUVELLE RECRUE LE “ GLOBE i i Le bon sens et logique finiront par l’emporter, là comme ailleurs.Eclairé par l’affaire Oliver, le Globe lui-mè thèse sur la publicité qui devrait entourer la Le grand organe libéral proteste sans draient attaquer la probité personnelle de l’ancien rieur, il affirme que celui-ci est sorti du cabinet peine de rappeler que le Grand Tronc eme se rallie à notre propriété des journaux, doute contre ceux qui vou-ministre de ITnté-pauvre, il prend la ., Pacifique n’a violé aucun texte de loi en achetant les actions de l’Edmonton Bulletin, mais ii a le soin d ajouter: “Le Globe ne prétend point considérer la chose (la possession par une compagnie d’utilité publique d’actions de journaux) comme désirable.La seule possession en fidéicommis d’une minorité des actions peut meme gêner un journal dans la libre expression de ses vues quand les intcijê/s d’un chemin de fer ou d’une autre compagnie d’ulililé publique proprietaire d’actions sont en cause." Puis il constate avec raison qu"‘/7 n’est pas nécessaire qu'une compagnie (corporation) possède des actions dans un journal pour influer sur su politique.Si les hommes qui sont intéressés dans telle compagnie on habituellement dans les compagnies d’utilité publique sont personnellement maîtres du capital-actions d’un journal, le résultat est le même.’’ Et cela est l’évidence même.Que M.X., maître du tramway ou de la lumière electnque, possède la majorité des actions d’un journal à lilie personnel ou à litre d’actionnaire de la lumière ou du tramway cela ne fait aucune espèce de différence., cc quc le ne dil Poir,l — cela pourrait ne faire de difference non plus si le monsieur ou la compagnie détenait gros bloc d’obligations.L'influence peut Et voilà pourquoi nous réclamons la naires et d’obligataires.Il est intolerable et inadmissible ipie Je peuple accepte indéfini-menl d etre renseigné, conseillé, dirigé, par des hommes dont connaît souvent ni le nom, ni la moralité, ni les liens avec le régime du journalisme guère compagnie détenait un très s’exercer do tanl de façons! publicité des listes d’action- ne d’affaires.Car, anonyme qui règne dans toute la presse canadienne, nous en arrivons là, souvent, que le lecteur ignore tout, radicalement toul, de celui qui lui parle.„ Le Globe, aperçoit le danger de cette situation anormale."Il sérail de l interet public, dit-il, qu’on adoptât une loi analogue ci celle qui a etc récemment adoptée aux Etals-l’nis et en vertu de laquelle les journaux qui font usage du service posted doivent révéler l’identité de leurs vrais propriétaires.La phrase “en fidéicommis" peut couvrir une mut-t,tude de dissimulations.Si tous les journaux canadiens étaient obliges une fois tan de publier dans leurs colonnes et de déposer dans un bureau public ou clic puisse etre consultée la liste de leurs actionnaires reels, cc serait une excellente chose pour la presse et le peuple.” el meilleure encore, si l’on y ajoutait .ainsi que nous l’avons toujours gerce.Et nous espérons que le Globe continue forme: il a assez d’influence dans son projet de loi.De la lumière, encore de la lumière! jour où le public connaîtra les actionnaires il importera relativement peu qu’on nom.Le lepteur saura apprécier.la Une excellente chose», certes! liste des porteurs d’obligations.sug- a de réclamer cette réparti pour amener le dépôt d'un Le mal vient du secret: le et obligataires des journaux, tel ou tel retrouve sur ces tistes Orner HEROUX.LE PASSAGE DES CARPATHES La nouvelle que les Russes ont franchi les Carpathes, qu'ils sont en Hongrie et que les armées austro-hongroises, après des combats acharnés, ont dû plier et fuir, a eu, dans le monde, le reten-l’.ssenient qu’elle méritait.Elle a paru heureuse ou malheuréuse, suivant “Ids pays et les dispositions •d’esprit ; mais en somme c’était une nouvelle importante et de nature à donner quelque satisfaction a ceux qui, jouissant du confort au coin de leur feu.se montrent généralement sceptiques et difficiles sur les opérations de la guerre.Elle donne cependant une idée inexacte de la situation militaire dans cette région.La chaîne des Carpathes figure sur les cartes géographiques une courbe harmonieuse s’étendant du nord-ouest au sud-est.L’imagina-tion populaire — s’appuyant sur la signification apparente des dépêches — se représente le front des armées russes tendu sur une courbe parallèle aux montagnes, ayant déliassé les crêtes dans la partie nord de la chaîne, et se maintenant dans la région qui avoisine les sommets sur le reste de la ligne.En réalité, le front de bataille s’étend sur une ligne à peu près droite de l’ouest à rest à travers toute la chainc des Carpathes, depuis la région île Bartfeld, sur les confins de la plaine hongroise, jusqu'à la région de Stry, à la limilc de la plaine de Ga-licie.C’est la ligne indiquée, en tout cas.dans les récents communiqués de Petrograd, et elle ne paraît pas .s’être modifiée ces jours-ci.L’extrémité occidentale de l'aile droite ru^sc est à une vingtaine de milles à 1 intérieur de l'arc des Carpathes, tandis que l'aile gauche s’étend jusqu'à soixante-quinze milles au-delà de la chaîne, du .côté de l’Orient, Si.donc, d’une pari, les Russes se sont avancés à une vingtaine de milles en terre iiongroise par les défilés de l’ouest, d’autre part ils ne sont gnere qu'à Irente-cinq milles au sud de Lemberg.En un mol — pour employer une expression populaire d’une justesse frappante dans le cas présent — l’armée russe csl présen-tement « cheval sur ies Carnathcs.et c’est là une position assez incommode pour une armée attaquée sur ses deux ailes.Si la droite russe, actuellement en Hongrie, continue à s’avancer vers le sud.à l’Intérieur de la chaîne des montagnes, die mettra en danger la droite nustro-allwnandc qui se trouve à l’est des Carpalhes.Au contraire une victoire germanique à l’est des Carpathes, dans la région de Stry.avec près don accentuée sur Lemberg, serait un désastre pour tes Russes qui ont traversé les montagnes.L'occupation de* cols du nord.Dukla et Lupknw, est d'un avantage Incontestable pour les Russes ; mais la ligne de bataille doit pivoter autour des deux défilés du sud, Uzsock et Vereczke.Les Austro-allemands l'avaient bien compris quand, il y a assez longtemps déjà, ils ont établi une forte armée allemande à Kozio-wa ou Koziowka, à quinze milles à I mteneur de la Galicie, pour défendre les abords des deux défilés.Ces forces tiennent encore, et c’est sur ce tait que Vienne s’appuie pour dire que les Russes n’avancent pas.* * * Il est difficile de se faire une idée exacte des difficultés que les Russes ont dû vaincre pour arriver où ils sont maintenant.Les Carpathes sont assez mal connues, particulièrement le massif de Tatra, à l’ouest, qui en est le coeur et forme, avec ses deux chaînes parallèles, la haute et la basse, comme les deux artères de la Hongrie."La montagne hongroise n’est ni âpre ni terrible, dit un écrivain français.Elle ne supporte pas à son-sommet te poids des glaces et des neiges éternelles: elle ne se montre guère inaccessible comme certains pics des Alpes.Mais elle garde ensevelis dans ses flancs, parmi ses prairies, les moraines d'anciens glaciers, qui donnent au bossellcment du sol une forme spéciale.Ses liau-tes rimes rocheuses, lisses, abrup» tes.dénudées, semblent dresser vers le ciel les murs de quelque cathédrale en ruine."De beaux lars dorment au fond des gerçures de la pîerrc.Ils y mi-loiteiil comme autaiil de limpides prunelles, et leur regard, où passent aux heures ensoleillées de ehaudes lueurs, plonge à travers ies sapins qui es frangent, ainsi que des cils, sur les ravins profonds, les cascades fuites.lçs sombres défilés, dont la montagne fait sa parure et sa défense.("est dans ce cadre gracieux et sauvage à la fois ciue se déroulent les combats quotidiens des armé.s russes.Dans les gorges et sur les sommets, au long clts ravins tor-uieux el sur les pentes rapides des pi c ci pices nu | hiver roule ses avalanches.l'ennemi esl là.à droite, à gauche, au-dessus, au-dessous; il esl i partout qui guette, harcèle, prend et lue.La lutte est dure, niatre.acharnée.El cependant les Russes avancent, défiant la mort, disputant le terrain pied à pied.La campagne d’hiver, qui touche à son lermc, a été marquée par des ca-plmts qui n'ont été surpassés nulle pari ailleurs.Le soldat russe fait aujourd'hui l'admiration du monde par les vertus de courage, d'endurance et d’intrépidité qu’il dépintc tous les jours.En traversant les pie rangée de laites peintes.Cette nation ruthène, qui a l’instinct de la musique, traduit ses sentiments dans de curieuses et langoureuses mélopées.Quelle différence entre ces Slaves, où le Russe a reconnu des frères, et les “Zgunys", qu’il va croiser maintenant sur les routes et les chemins en pente de la montagne hongroise! * * * Une dépêche annonçait, il y a quelques jours, que le gouvernement impérial de Russie appelle souS les drapeaux tous les réservistes aptes au service militaire, à compter de liJOO.Par cette deuxième mobilisation, on compte que les effectifs actuels de l’armée russe vont se trouver doublés.Pourtant, cette mobilisation ne doit affecter que des hommes de 20 à 35 ans.Il reste donc encore des masses énormes où le gouvernement du tsar peut puiser pour les besoins urgents.Le fait est que les ressources de la Russie en hommes sont virtuellement inépuisables.11 en est de même de ses autres ressources, du reste.Dès le mois de février, les autorités de Petrograd faisaient savoir à Paris qu’elles n’avaient plus besoin des stocks de munitions d’abord demandés.L’industrie russe suffi! aux besoins de la guerre.Le centre de fabrication du matériel de guerre de Motobilikha emploie 30,000 ouvriers, dans les hauts fourneaux de Nijne-Toura et les grandes usines dé fer de Gorn-Blagodat.Les énormes usines de Barantcha font exclusivement des projectiles.Pouti-loff, à Petrograd, est un Creusot ou un Essen russe et 50,000 hommes au moins y travaillent jour et nuit.A Sormovo, près de Nijni-Novgo-rod, on fait du matériel roulant, des trains d’année, des canons.Il existe en outre de grandes usines françaises de matériel de guerre à Tsa-ritzin, sur la Volga, un autre centre de fabrication à Briansk, au sud de Moscou, dans le gouvernement d’Orel.L’industrie militaire russe est aujourd’hui égale, sinon supérieure, à celle de n’importe lequel des belligérants.Remarquez que seule, parmi les puissances en cause, la Russie n’a rien à craindre pour son économie, quoiqu’elle soit coupée de la mer autant que l’Allemagne el l'Autriche.Le cuivre, qui fait déjà défaut aux Allemands, surabonde.Ee plomb de l’Altaï est en quantité lelje qu’on ne peut avoir aucune inquietude.-Il y a des réserves de charbon considérables au sud du bassin de Donetz, de grandes mines dans l’Oural, el la Sibérie en possède des quantités inépuisables.Il y a aussi du pétrole en abondance.On voit que le rouleau compresseur est formidablement pourvu.Uidéric TREMBLAY.Nos ministres commencent à s’émouvoir ; persévérons dans nos demandes et leur émotion se changera en acte.EXIGEZ DES TIMBRES DE GUERRE EN FRANÇAIS L’APPEL AU PEUPLE fout en continuant, les uns d’affirmer, les autres de nier l’à-propos d un prochain appel au peuple, la majorité des journaux semble bien reconnaître qu’il sonnera avant longtemps.De part e! d’autre, l’on choisit les candidats et l'on altaque l’adversaire avec la dernière vigueur.Ea session finit en une recrudescence de coni-balivite particulière aux approches d un engagement général.A la commission des .comptes publics, l’on s esl traité d’idiot, de menteur et de lâche; aux Communes, l’on s’abime réciproquement de toutes les pourritures que l’on peut découvrir; au sénat, la majorité libérale ne perd aucune chance de faire pièce au gouvernement.11 ne manque plus qu'un mol pour déchaîner toute la machine et ruer sur l’électeur la troupe habituelle de bagoulards qui iront Tinonder des exagérations des brochures électorales où ils prennent leur formation et leur science politiques.Et si Ottawa donne le signal, pcul-clre sera-l-il suivi de plusieurs provinces.La Colombie-Anglaise esl déjà pra-tiqiicmrnl en lulle électorale; il n’y a Phis qu’à fixer la dale du scrutin.Le Manitoba sort d’un élection générale.mais il n’esl pas sûr qu’elle n y retombe pas prochainement.Cela dépend de I enquête que l’on va faire a propos de la construction d’un nouvel hôtel du gouvernement.La subslitulion d’un certain genre de fondations à celui pourvu par les architectes a produit une différence de prix et de coût que l’on prétend disproportionnée aux travaux.De la a conclure au péculut, il n’y a qu un pas, qui n’est pas toujours Icincraire, et l’opposition l’a fait avec un- telle décision que le gouvernement.forcé ou non par te iicutenunt-gquverneur, a dû promettre une commission royale.Si les conclusions de celle-ci sont favorables ment, il n’est L’Alberta n’esl pas moins La politique de chemin de fer du gouvernement Sifton qui a failli amener sa chute une fois déjà, paraît donner à l’opposition une arme extrêmement effective dans les circonstances.Des garanties données à Mackenzie et Mann en faveur de certains parcours n’ont produit aucun résultat.D’un côté, ‘a population intéressée à obtenir des communications les réclame avec violence et s’explique d’autant moins qu’on ne les lui donne pas, qu’une pari U de l’argent nécessaire à leur établissement est en banque; de l’autre, l’on prétend que cet argent est retenu en garantie de certaines, obligations du Canadien-Nord envers certaines institutions financières.Et voici que le gouvernement, au lieu de tirer la position au clair, demande à la législature de voter des garanties supplémentaires à Mackenzie et Mann.D’où l’opposition eonchit qiie ceux-ci sont maîtres du gouvernement et qu’une enquête impartiale seule peut déterminer les véritables raisons qui font que la province n’a encore relire pratiquement aucun avantage d’une politique de chemin de fer au sujet de laquelle elle a pris tanl de responsabilité.Québec est plus calme.Bien que l’insuffisance de l’enquête Mousseau laisse sous le coup du soupçon la réputation des deux chambres de la législature, le public paraît prendre son parti de la situation.El trop d’intérêts financiers tiennent à l’éîat de chose actuel pour l’inquiéter.Tout de même, nous pourrions avoir des surprises, ici aussi.Le résultat du scrutin fédéral modifiera bien des opinions et tranchera P ten des hésitations.D’ici à quelques mois.In position des partis pourrait changer considérablement.agitée.1 n’est pas ça qui augmentation de bre bilingue.lui vaudra une traitement, le Uni Paul POIRIER.Jean DUMONT BILLET DU SOIR.UNE RAISON Je venais d'appliquer un bon coup de poing sur la face du roi, — pardon, sur un War Tax portant son effigie, — quand je rencontrai une connaissance, Safairien.Safairien est sceptique à l'endroit de la campagne pour le français dans les services d’Etat.Et, chaque fois que nous nous rencontrons, il m’en parle.—“Tiens", s'exclame-t-il, goguenard.“tiens, toi aussi, lu colles des War Tax sur des enveloppes?Tu es pourtant nationaliste.Mors, pourquoi ne mets-tu pas des War fax en français?—J’en ai demandé.Il n’y en a pas.J'ai protesté.Mais je me soumets au fisc, pour l’heure.Je vais continuer de rrotester.Et nous les aurons, nos timbres en français.—Oui, je te connais.Le Devoir proteste, donc tn protestes.Vous êtes tous comme ça, vous autres, les nationalistes.Vous passez votre temps o embarrasser les fonctionnaires.Vous n'avez pas de pitié pour eux.—Ce n'est pas que nous voulions embarrasser les fonctionnaires, — dont tn es, je pense: — mais nous voulons obtenir nos droits.situation éommis- i l tombe au lations amies, galicienne', en montagnes et de la Tisza, Russes luttent à thènes Garpath milieu de popu-Sur la frontière effet, entre les la haute vallée] jet, < là même où les Gér celte heure, les Bu-dominent.Race douce, paisible.agricole, elle se groupe autour de son église, humble édifice de bois au toit large et bas surmonté de trois coupoles que recouvre, comme de volants plissés, une tri- an gouverne-, -.t?«s probable qu’il sur- veuille courir le risque d’un nouveau oui-1 scrutin, mais il lui faudra bien en passer par la si I enquête découvre des vols ou seulement des irréguia-rtU.'s, En Nouvelle-Ecosse, la csl mugi oorsée aussi.Uni si cil royale a déclaré qu’en nrreptan! un billet promissoire de >17.5,000 des parties intéressées à obtenir des la-veiirs du gouvernement, le Procureur General de la province a été "gravement imprudent parce qu'il a exposé I intérêt publie à venir en conflit avec ses Intérêts privés." Un verdict semblable rnlrtnnernd la retraite mmédiatc d» cebit qui en est l’ob-ii An d’li rrc.Mais Je Procureur •rnl de la Nouvelle-Ecosse n'a pas unu;;é rl le Premier Ministre ne parait pas vouloir s’en séparer.On Imagine si, d'antre part, l’opposition d mande sa tête, et si elle exploite à son profit le sentiment public contre l'attitude du gouvernement, , —Nos droits, nos droits vous dites ça, vous tionaJistcs, vous en bouche, .Vos droits!' niqucinent, bras en Quand autres, les nu-avez plein lu s'exclame (ro-l'air, Safairien.L’INSTITUTION DES COURS JUVENILES LES LEÇONS D UNE EXPERIENCE.— GARANTIES ET AMELIORATIONS NECESSAIRES.Nous commençons aujourd’hui ia publication d’un important mémoire de M.l’abbé Ed.Gouin sur la Cour Juvénile.Ce mémoire a été adressé à une commission du conseil municipal de Quebec, mais il expose surtout l'é-lat des choses à Montréal.Nous en recommandons la lecture attentive à tous ceux qui s’intéressent au sort des enfants.Ils y trouveront de précieuses indications sur l’organisation et le fonctionnement actuels du tribunal et sur les réformes qu’il faudrait réaliser pour lui donner sa pleine efficacité.L’auteur y donne à la fois le fruit de son expérience et de ses réflexions.* 4C- * Montréal, 8 avril 1915.A Messieurs les Membres du Comité de police et des règlements de la Corporation de Québec, et du sous-comité chargé d’étudier la question de l’établissement d'une Cour Juvénile.Et it ajoute: “Mais pourquoi ne portez-vous pas des timbres-postes ordinaires en français?Vous fuites du chahut pour les nouveaux, vous oubliez les anciens! —Ça viendra, pour les anciens.Tu suis qu’un jeune arbre esl plus facile à déraciner qu’un vieux, n'est-ce pas?Nous allons raser le jeune tout de suite, après, nous déracinerons l'ancien.—On Ta bien dit, vous êtes des démolisseurs, vous autres, des gens b ors la loi”, grommelle Safairien.) s’Inlércssc prévoyant déjà de multiples ennuis r de de son côte: car il vend des timbres-poste rt II s'imagine déjà tes embêtements que les nationalistes Un causeront, en demandant : — “Pour 25 sous de timbres-poste.\ monsieur, rt en français.— Je n’en Messieurs, Après avoir lu le compte rendu de votre dernière séance tel que Publie dans l’“Action Sociale” du 31 mars, page 2, je suis fondé à croire qu’on a invoqué devant vous certaines déclarations que j’aurais laites, comme un argument à l'appui de l’opposition que rencontre à Québec le projet d’établir une Cour Juvénile.Le compte rendu s’exprime ainsi: "L’échevin Vcrret déclare au comité qu’il est informé que M.l’abbé Gouin, de Montréal, qui a été le promoteur de l’école juvénile de Montréal.est désenchanté des résultats obtenus, et il a déclaré qu’il serait heureux de rencontrer l’échevin Verret pour lui en causer," D'abord je n’ai aucun droit à l'honneur qu’on m’attribue d’avoir été le promoteur de l’école juvénile a Montréal.Je ne me suis intéressé ¦«n travail de la Cour qu'un an après sa fondation.J'ai suivi assidûment depuis cette date les séances du Comité de défense des enfants catholiques.J’ai écrit sur la Cour Juvénile une brochure que je vous adresse el dont les conclusions sont nettement favorables à l’institution.Je suis tout prêt à la rééditer: je pourrais insister davantage sur quelques desiderata; mais, somme toute, je maintiendrais l'ensemble de mes appréciations.Je crois exceUéhle Vidée fondummlate de l’institution et bienfaisante son influence.J’y vois un moyen très efficace de pourvoir à la moralisation de l’enfance, et de suppléer à l’impuissance ou à la négligence d'un trop grand nombre de familles.Mais une bonne organisation est nécessaire.J'ai relevé dans l'organisation de la Cour de Montréal certaines lacunes que ses ouvriers les plus actifs déplorent également, mais qui ne tiennent nullement au principe de l'inst tutmn et auxquelles il serait relativement facile del remédier à quoi nous pensons] bi'-it aboutir.J’en parlerai ei) dé-! tail.Ces coiislatations que j’ai pu faire avec quelque vivacité — plus on j à une oeuvre, plus on ses imperfections —- ne '(tonnent à personne le droit de con-1 ]clurc avec logique que je suis ilésen-] chanté des résultats de la Cour à Montréal el disposé à m'associer aux efforts de ceux qui refusent I LA COUR JUVENILE, OEUVRE D’EDUCATION.D’OU GARANTIES SPECIALES A EXIGER.je me beau Ce que je lui aurais dit permets de vous l’écrire: Une Cour Juvénile est coup moins une cour de justice qu’un conseil de famille, un moyen de répression qu’une oeuvre d éducation.Puisqu’on veut seconder ou suppléer les familles et faire oeuvre d'éducation, il faut tenir le plus grand compte de la religion des familles et faire droil à toutes les exigences ou sus-ceptibi ités de l’Eglise lorsque la conscience de l’enfant est en cause.Assurer le respect des consciences des enfants, et des consciences catholiques püus exigeantes, pousser ee respect jusqu’au scrupule, ce doit être voire première préoccupation dans l’organisation d’une Cour Juvénile.On peut croire que cette institution qui a pris naissance et s’est développée dans les provinces du Canada en majorité protestantes el aux Etats-Unis, a besoin pour s’acclimater dans la province de Québec, province en majorité catnoli-que où fonctionne exclusivement un system?d’écoles confessionnelles et séparées, d’une certaine adaptation, et dune qu’il y a lieu d’être en garde contre l’idée très naturelle d’introduire purement et simplement à Québec ce qui se fait à Toronto.Win ni peg ou ailleurs.Est-ce que les susceptibilités des consciences catholiques sont suffi-s a mine nt sauvegardées par les arli-eies de loi qui pourvoient à la nomination d’un Comité de défense des enfants catholiques chargé de faire au juge les suggestions qu’il croira opportunes pour la réforme de ce s enfants, et qui stipulent que le juge de la Cour Juvénile ne pourra confier aucun enfant catnoiique à une oeuvre ou famille protestante’?Non.1) Il faudrail définir cc que la loi entend par "enfant catholique” : suffit-il d’être baptisé?faut-il de plus que le père, ou la mère, ou l’un et l’autre soient catholiques?et dans le cas d’un enfant baptisé, fils de parents catholiques, est-ee qu’une déclaration du père renonçant à la religion catholique pour son enfant, sera reçue?2) 11 faudrait avoir la garantie que tous les cas concernant des enfants catholique»' seront soumis au Comité Catholique et que la recommandation du Comité sera suivie.Que si des raisons spéciales en font prévaloir une autre, le Comité en soit informé.3) Il faudrait prévoir Je cas où le juge ou son suppléant — greffier qu autre — recevant paternellement et amicalement, comme cela se fait, des parents qui se plaignent d’enfants indociles et leur donnant des conseils en ami, recommanderait telle institution neutre ou protestai] le.Autant de points qui donnent lieu à des abus possibles que la délicatesse ou la largeur d’esprit de tel juge, de tel greffier, peut écarter provisoirement, mais les hommes changent! Il vaut mieux amender le système pour supprimer le risque.Je suggérerais le système qui fonctionne à New-York.Au tribunal même, à côté du cabinet du juge, une chambre est réservée au délégué des Conférences de Saint-Vincent de Paul qui s’y tient en permanence.Hors le cas d’offenses criminelles graves, tous les cas concernant des enfants catholiques qui viennent en Cour lui sont renvoyés.Il est en relation avec toutes les paroisses el toutes les sociétés et institutions catholiques.Par leur intermédiaire, il s’occupe de procure au petit négligé ou au quant l’éducation ou la surveiManc convenables.Il le suit assidûment.Ce n’est que lorsqu’il a épuisé en vain les ressources que l’organisation paroi ssi aile et la charité ou la solidarité catholique mettent à son service pour amener l’amendement d’un enfant difficile, qu’il sollicite l’intervention du juge.Ce système esl simple, économique el efficace.Plusieurs proposent un dédouble go u ver-Grand-Trans-de son QUEBEC ET LE TRANSCONTINENTAL Le Chronicle de Québec nous apporte le texte du mémoire que 1< Conseil de la Chambre de Commerce adresse au représentant du district dans le cabinet fédéral, à propos de l’exploitation du Grand-Tronc-Pacifique.Ce mémoire demande au nement d’exiger que le Tronc-Pacifique prenne le continental aux conditions contrat avec le gouvernement et que celui-ci fournisse à la compagnie toutes les facilités terminales qui lui ont été promises, savoir de docks et des élévateurs dont le coûl s’élèverait à une douzaine de millions.Sans quoi, ajoute ce doeu-ment, les 200 millions payés pour !ü construction de ce chemin seronl inutiles.Québec fail bien de surveiller ses intérêts, de pétitionner et d’insister, car les difficultés qui surgissent entre ses espérances et leur réalisation sont assez considérables.Paire un contrat et le mettre en pratique sont deux choses bien différentes, surtout quand l’intérel, d’une partie est forcé et que l’autre partie est un gouvernement.L’on sait le prétexte invoqué par le Grand-Tronc-Pacifique pour éviter d’exploiter le Transcontinental.Le chemin n’est pas fini, dit-il.La vérité, c’esl que le Grand-Tronc-Paeifique ne trouve pas son avantage à immobiliser cinq millions de capital pour exploiter un parcours à peu près désert.C’est tout ce que l’exploitation demanderait pour le moment, mais le Grand-Tronc-Pacifique trouve que cela est encore trop et voilà pourquoi il se dérobe.Il faudra sans doute construire îles docks et des élévateurs à Qué-li c surtout si on les a promis; il csl meme regrettable qu’ils ne soient pas déjà en construction s'ils élnient une condition du contrat.Mais pour le moment, ils ne sont pas indispensables.Le bassin Louis'?où le Grand Trone-Paeif que peut conduire ses trains, est pourvu d'un élévateur d’une certaine capacité qui peut être utilisé en attendant mieux.L'on a déjà transbordé du blé à Quebec, même quand le port était moins bien outillé qu’au-jou rd’lnii.Loin de nous le désir de restreindre la part que Québec a le droit d’avoir dans le transport des produits de l’Ouest, mais elle espère trop pour le moment si elle compte que tout le blé va lui être apporté par le Grand - Tronc - Pacifique.Croit-elle que le Grand-Tronc va laisser vide ses élévateurs de Montréal, par exemple?Cela pouvait être bon a dire pour faire vol r le projet du Grand-Trone-Pacifique.mais aujourd’hui que l’affaire est faite et qu’il nous faut compter avec des intérêts, et non plus avec des perspectives, il serait puéril d’eufretenir plus longtemps ces illusions.Croit-elle aussi que le Canadien-Pacifique ne conservera jms su part?Encore une fois, Québec fait bien de veiller à ses intérêts, et de fortifier par une documentation intelligente la position do son représentant au Conseil des ministres, mais elle doit en même temps se garder d’espoirs presque impossibles pour le momenl.j q QUE VA DIRE M.OLIVER ?Oliver fut ministre de l'Inté-aa temps de l'administration M.rieur Laurier.l.e ministre de l'Intérieur est un personnage important.Il administre tout le domaine public de l’Etat.Et celui-ci est immense, — car il com- __ ____prend les mines, les terres, les fo- petit délin- rTls el ,rs parcs d’une granae partie de la Puissance, du Lac Supérieur au Pacifique.Le ministre de l'Intérieur est donc une manière de roi.Comme aux rois, il lui faut beaucoup de caractère pour éloigner de lai les flagorneurs, les intéressés, les coartisans désireux de pratiquer la grivèlerie.Et comme bien des rois aussi, il est parfois tenté de s'enrichir aux dépens de l'Etal.M.Oliver, une fois sorti du ml- meiit de la (mur: juge et greffier | nistère.esl resté dans la politique, < ulholiqueR pour les eiiftinls cA«no* J H n'est fins riche, liques.Juge el greffier protestants Les conservateurs, il y a peu de pour les.enfants protestants.jours, ont porté contre lui de gravet Si Mm e que je suggère d après | accusations, au parlement.ce que j ai vu pratiquer à New-York | M.Oliver y a répondu qu'on s'ai- es, nt pas.- N'y rii a-t-il pas rf’(/iipr/-|s mains d’un Iroquois cet aviron >nt ils avaient absolument besoin lur leur fuite.Pendant que l’autre canot iro-ini se hâtait de venir au secours »s naufragés que le tomahawk du shin épi k’ u'avait pu jdtaindro.les igitifs profitèrent d?l’obscurité •ofonde que faisaient alors d’épais xages qui sc roulaient pesamment ms le ciel, et gagnèrent le rivage ms que leurs ennemis eussent pu ¦marquer la direction qu'ils • a* < n tx I r\ 1 C (Il Espèce de gibier eonaui sous le nom de chevalier.Le surnom de pirouys, que lui donnent les chasseurs, est une imitation de son cri.-K- LE “TAG DAY” DE LUNDI Nos lecteurs voudront bien se r.mpeler qu’il y a lundi un Tag Day.Le comité France-Amérique l’a organisé au profit de VUnion Nationale Française, dont la plupart des souscripteurs sont partis pour la guerre, et de l'Assistance Maternelle, oeuvre admirable dont le Devoir a maintes fois entretenu scs lecteurs.Les d'eux institutions sc jiartage-ronl les recettes de la journè L'Assistance Maternelle, encouragée dès son début par tes autorités civiles et ecclésiastiques de Montréal, compte aujourd’hui 19 comités; elle n pour but d'aider les mères pauvres, à la naissance de leurs enfants.Pendant son dernier exercice financier, les démmsos de cette oeuvre ont été de $2,200 et ses recettes, d" $1,900.Elle a distribué plusieurs milliers de morceaux de linge aux malades, à son.vestiaire de la rue Saint-Christophe.Comme celte société propage d'*s notions d'hygiène domestique et lutte contre la mortalité infantile, à part le fait qu’elle protège et secourt les femmes pauvres.11 importe que tous nos lecteurs se fassent un devoir d" lut donner leur obole.Qu’Ils veuilUint bien le faire, dès lundi.—#¦¦• ———.REVUE PEDAGOGIQUE (Pc noire correspondant) Québec, 17.— Le Comité Permanent de l’Enseignement Secondaire s’est réuni, jeudi, à l’Üniversité Laval, et a décidé de publier, à l'automne, une revue pédagogique pour le publie, mais spécialement pour les professeurs.Cette revue rorlcra le nom de “Bulletin de Enseignement Secondaire”.**£**** éé #******#.# ft A**# **##*#«*****.* « « t « « ¦c «fi % « « «J « I « « « i 1 J i «i* •3 « Ab * 5 Z LA VIE DE Monseigneur Taché La vie de Mgr Taché écrite par le docte et pieux Dom Benoit est un ouvrage précieux cl presque indispensable pour tous ceux qui veulent étudier Thistoire du Canada, à quelque race ou à quelque religion qu’ils appartiennent.Ce précieux ouvrage ayant été tiré à un trop grand nombre d’exemplaires pour lui conserver indéfiniment sa valeur commerciale qui est de $3.00 est maintenant en vente à UN PRIX VRAIMENT POPULAIRE Deux forts volumes in-8 illustrés, de près de 200 gravures, brochés *1.00 FRAIS de PORT en SUS Les maisons d’éducation el les commissions scolaires ne sauraient acheter un livre de prix d’une telle valeur à des conditions aussi avantageuses.LIBRAIRIE NOTRE-DAME 35 rue Notre-Dame Ouest Téléphone Main 7767 * S ?y* -*• ?§ i » » ?t * y» > y* » t y» y» ?«?» ? °* » n * ?+•> Z *##***+'«**#« **** ****- ******* » ü » SAINT-ANDREWS BY - THE - SEA La nature s'est montrée prodigue envers Saint-Andrews, N.-B.On ne saurait trouver un endroit plus joli sur la côte de T Atlantique pour y passer scs vacances d’éte.11 y a Wi deux des plus beaux terrains de golf de l’Amérique.I.e touriste y trouvera aussi une plage excellente pour les bains, des endroits propices au canotage, de nombreux terrains «le tennis et de croquet, des allées de quilles en plein air, éclairées à l’électricité, des routes charmantes pour la promenade, de la pêche en abondance, tant dans Tenu douce que dans l’eau salée, de charmants compagnons et bien d’autres choses agréables.I.es terrains de golf de Joe’s Point, au-dessus de la baie de Passatnâquody, sont sans rivaux dans l’Ainerlque du Nord.Ils sont sous l'habile direction de John Peacock, un professionnel de marque qui a appris ce jeu ancien et royal à Saint-Andrews, Ecosse.Le C.P.R.vient justement de terminer la reconstruction de l’Hôtel Algonquin qui est maintenant Tun des plus beaux du Canada.Il sera ouvert le 15 juin et un grand nombre de montréalais de la meilleure société ont déjà réservé leur chambre pour y passer leurs vacances.rec.PETIT CARNE! j EUCHRE-CONCERT Le jeudi prochain, 22 avril, dans la salle de l’Assistance Publique, 340 rue Lagauchctièrc Est, roin lierri, aura lien le Euchre-Concert donne par les Conferences de Saint-Vincent de Paul de la paroisse, sous la présidence de M.le curé Henri Gauthier.Tous les amis des pauvres y sont invités.Le prix du billet est de 50 sous.« * * FIANÇAILLES On annonce les fiançailles de Mlle Annoneia Thibault, de la rue Saint-Denis, avec M.Lucien Fortin, pharmacien.• * * EUCHRE l.a Société Saint-Vincent de Paul n organisé pour mercredi, le il avril, un euchrc qui se donnera A la Salle Paroissiale, rue Christophe Colomb, au profil des oeuvres de lu Conférence Saint-Eticnde.Le prix des billets est de 50 sous. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 17 AVRIL 1915 VOL.VI.— No 89 CHRONIQUE DE LA GRANDE GUE ‘ EN MARGE DE LA GUERRE LES DERNIERS JOURS D’UN AUMONIER Vambulance.— A l’hôpital.— Mentalité des blessés.— L’ouvrier parisien.— Vive reconnaissance.— Les prêtres-soldats.—Impression d’hôpital.—Malade douillet.—Paysan geignard.— Une fleur d’atticisme.— Le commandant de la gendarmerie d’Ypres.— Défilé de régiments.— Le sacrifice.— Service au ciel.le me permets de revenir sur les 'derniers jours du directeur de la conférence Olivuint, le- Père Paul Aucler.C’est lui d’ailleurs que l'on va entendre.Une première lettre nous dira Je ministère qu’il exerçait au moment où il tomba malade, une seconde racontera ses impressions d’hôpital.Jusqu'à la fin le vaillant aumônier conserva l'espoir de reprendre son service auprès des soldats.De fait les médecins le trouvèrent assez bien, quelques jours après son 'opération, pour lui permettre de se rendre dans le Midi de la France où il devait compléter sa convalescence; c'est durant ce voyage qu'il fut atteint d’une rechute.Dirige aussitôt sur Rouen, il y mourut pieuse-meiit.A L’AMBULANCE.“Nos services sanitaires ont réalisé de notables progrès.Les blessés ne sont plus entassés dans d’étroites salles et serrés les uns contre les autres comme des sardines, ce qui ne permettait pas à l’aumônier d’aborder chacun d’eux.On les réparti! dans plusieurs maisons du hameau où l'Ambulance est établie.Je ne trouve couchés sur la paille que les blessés dont l’état est le moins grave.Les autres Sont élendus sur ries paillasses ou des matelas, enveloppés de draps et de couvertures.On peut donc les déshabiller et les soigner avec plus de propreté qu’au temps où ils restaient couverts de leurs capotes trempées, glacées et souillées.’ Mais surtout réspahe libre qu’on a soin de laisser entre deux voisins inc, permet de m’étendre sur le sol, auprès de chacun d’eux, et de causer plus intimement.Je puis ainsi témoigner à chacun l’intérêt qtièjo lui porte, l’interroger sur sa f(kiwile, son pays, son métier, lire avec soin le çarton où se trouve inscrite la nature de sa blessure, et me rendre compte par ces préliminaires du travail personnel auquel il’îàut Jîifl liVrer.Au lieu d’absolu-tipp.s hâtives, données sous condi-tiplr, j'ai lout loisir de préparer dans Pâme le» dispositions nécessaires à une réception fructueuse des sacrements.Inutile de dire que je rencontre les mentalités les plus va-rildtâi.Le plus grand nombre de nos hotnmeij —, jpi jdaisir à [e constater i- sont profondément ohrétienisi la foi existe, le recours à Dieu est sftôntané.Pacte de contrition est su par coeur et les confessions très bien faites; car l’intimité des conversations rend souvent possibles les confessions intégrales.Rien plus, dès que je propose, à l’occasion des fêtes de Noël et de la nouvelle année, la sainte communion, elle est agréée avec bonheur et reçue avec piété.Combien je me félicite de porter sur moi la Sainte EuclUifistie' “Sacramenta propter homines”.Sans la petite pyxide où je garde la Sainte Réserve, j'aurais laissé échapper bien des occasions de faire faire des Pâques tardives à des gens qui n’avaient plus reçu les sacrements depuis plusieurs années; ou de satisfaire la ferveur de chrétiens habitués à la communion fréquente.— Ces hommes île foi que l'on rencontre ici, appartiennent à toutes lis conditions sociales; sous b s capotes, rigides de boue séchée et de sang caillé, je vois le plus sou-vent dus cultivateurs, souvent aussi îles ouvriers, des marchands, îles petits fonctionnaires, parfois des industriels ou des châtelains, anciens élèves de nos Pères.Mais il m’arrive aussi do rencontrer à côté d’un brave cultivateur de la Lozère,! heureux de communier pour la Noël, un ouvrier parisien au langage élégant et facile, qui me ué-cliire: “Monsieur l’Aumônier, je respecte la religion, je vais à l’église pour les enterrements et les mariages.mais je ne suis même pas baptisé." 11 me faut alors entamer une conversation amicale, où défilent en quelques minutes tous les principaux points de la religion.Je ne puis soudain transformer le païen en chrétien pratiquant, mais j'obtiens qu'il écoute avec intérêt une doctrine dont il ne soupçonnait pas la beauté, et qu’il comprenne la nécessité d - songer enfin à l'affaire capitale de la vie.A l’hôpital où il va être transporté, il profitera de ses loisirs pour voir plus longuement l'autre aumônier et s’acheminera tout doucement vers le baptême et la pratique du christianisme.— Parmi ces païens de la veille, il en est qui me remercient cordialement de leur avoir ouvert ces horizons nouveaux pour eux; il est de nos indifférenls qui, invités à sortir de leur négligence religieuse, me répondent rPun ton pénétré: “Monsieur l’Aumônier, je vous le promets.” Quelle reconnaissance ne trouve-t-on pas chez les vrais fidèles â qui la visite de l'aumônier a apporte la paix et la joie! Tel, qui ne peut parler, m’enlace de ses bras pour me baiser; tel autre me dit naïvement; "Monsieur l’Aumônier, je vous oimo.je vous nimcl.rit je ne suis assez comment remercier Je Bon Dieu, de m’avoir appelé à un ministère si consolant; souvent je suis dans l’ambulance, les rednn» plupàrWjpfcîf, postés, le travail le l’aumônier se trouve fait d’avance.” ” Ainsi nous voyons se réaliser, comme par la forcé des choses, le desideratum que vous signalait une de mes lettres précédentes : “ Il faudrait «u moins un aumônier par régiment ”, vous disais-je.— lit maintenant je vois tantôt un artilleur, tantôt un dragon, tantôt un fantassin me dire ; “ Je suis prêtre et mes officiers m’ont donné une fonction qui me permet d'otfrir à tous mes camarades les secours religieux dès qu’ils sont blessés ”, Ces aumôniers en dolman ou en capote viennent me prier de leur procurer des chapelles portatives enfermées dans une sacoche, car ils trouvent de plus en plus souvent la facilité de dire la messe devant leurs camarades.Je suis heureux de me faire leur intermédiaire auprès de notre Procureur de la Mission de Chine, qui s’applique à leur fournir du matériel dont il était habitué à fournir nos missionnaires.“ Et voila comment Poeuvn de Dieu grandit et se dilate, par les voies les plus imprévues, dans notre chère année française, à mesure qu’elle subit de plus dures souffrances et fait de plus admirables sacrifices." Le Père Aucler se doutait-il qu’à tous ces sacrifices le sien viendrait bientôt s'ajouter ?L’épreuve, dans tous les cas, ne le prit pas à l’im-proviste.Elle fut’dure.Les souffrances, le vaillant aùmônicr fut heureux de les subir.Il les offrit pour sa patrie et les âmes.Mais il y avait le ministère interrompu, un ministère de jour en jour plus fructueux.Cela lui causa une véritable peine.Tl en prit cependant généreusement son parti.Et dans la salle d’hôpital qui l’abrita, à Poperjnghe, il garda sa bonne humeur et s’intéressa vivement à son entourage.Voici quelques-unes de ses réflexions.Elles comptent • parmi les dernières qui tombèrent dù sa*pluîné alerte.larmes de (iioi ns poste yeux pleins naissance.“ Voilw de quoi me faite regretter d’être éloigné des d* accouru.Là d'ailleurs la du travail se transforme auss collègue qui s’élait réservé dure br sogne, m’écrivait, il y a quel' que* jours : “ Les aumôniers volontaires, pris dans la troupe, Uplient dans les régiments.• „ OR L’HOPITAL,,.“ C’est un spectacle bien intéressant que celui des blessés parmi lesquels je vis.Quelle variété ! Variété d’autant plus grarwie que, dès-que l’mv d’eiix yU trlmApftêlahte,'oh Té-vdeue péAir Te remplacer par un autre.J'avais ces joui ^-ct.pôur voisin de lit un tout jeune ouvrier parisien qui avait eu la jambe déchirée par plusieurs éclats a’obus.11 me parlait en termes touchants de sa mere, de sa paroisse, du vicaire- qui dirigeait son patronage ; je l’entendais faire sa prière le soir avant de s'endormir.Deux jours lui ont suffi pour : e lier d’amitié avec moi.Mais qu’il é.tail douillet ! une piqûre de sérum lût faisait peur ’; sa grande préoccupation était “ qu’on ne lui lit pus de mal ”.On voyait que sa maman à laquelle il pensait beaucoup l’avait élevé dans du coton.il l’avouait d’ailleurs.Il remerciait ses inlinuiè-res avec une petite voix câline d’enfant gâté.Au moins il était reconnaissant celui-là.A quelques lits de distance, il y a un gros paysan qui semble ignorer complètement ('usage des mots " merci ” et “ s’il vous plaît ”.11 parle aux Dames de la Ch oix Rouge comme un despote parlerait à ses esclaves, ce qui ne les empêche pas, elles et nos deux infirmiers, de continuer à l’entourer de prévenances.Cîeignard et plaignard autant que p mirait l’être un citadin raffiné, il passe le temps, surtout la nuil, à s'exclamer sur sa misère en son gros et sonore patois méridin-nal.Auprès de ce rustre et de scs congénères est apparu comme une fleur d’atticisme un garçon boucher de Paris, dont le langage correct, l’accent très pur, cl surtout la gailé tranquille, sans un mot qui détonnât, a conquis immédiatement to' los les sympathies, il remerciait bien gentiment l’aumônier du Collège de lui avoir donné “ les sainls sacrements ”.En face de moi, un Belge, le cottthnMidant do gendarmerie d'Yprcs, blessé en novembre aux deûd'JfùPbes, et qui, depuis huit semaines, subit opérations sur opérations avec une résignation silencieuse.Chaque soir sa femme vient le voir cl je crois les entendre réciter ensemble Jour prière en flamand.Nombreux Son! les trépanés qui passent ici quelques jours.Il en est qui reprennent peu à peu l’usage de la vue, puis de leurs autres facultés ; on assiste à des résurreclio’is mentales.11 en est d'autres qui s’en vont lentement, dans des crises de délire bien pénibles à voir et à entendre."Dans rcs conditions, les nuits sont parfois dures à passer.Mais les journées ne niunqiieiü pas d’in-térèi.Nos fenêtres donnent sur une placé où se trouvent les maisons occupé,'s pur rétal-major du corps d’armée et par celui de a division.Activité incessante; passage d’automobiles, vu et vient de troupes, tirs sur les aéroplanes allemands qui nous survolent parfois.L’aulre jour, pour la première fois depuis la guerre, l’entends une musique militaire: c'est lu marche de Satnhre-et-Mettse.(inuid défilé de régiments.Le général apnurait à cheval.cn|qi|t;é dp son étal-major; il les passe en revue’, puis su voix nature retentit.C’était une longue pro* Mon | motion dr.nfnivcftux officiers et eette| chevaliers de la Légion d’honneur.Pour chacun d’eux, se Inil la hellu cérémonie’ traditionnelle, puis les UN CURIEUX EFFET DU 75 De M.Charles Ncrdmann, dans la “ Revue des Deux Mondes ”, 15 mars ; On a signalé depuis longtemps, et nous ayons .ouvent remarqué qu’un granit nombre de cadavres allemands victimes de nos canons n’offrent aucune blessure apparente.Ils offrent seulement ce caractère d’avoir la figure, presque entièrement noire, et ce masque ténébreux qu’il impose aux faces ennemies est comme la signature immédiatement reconnaissable de notre obus explosif.Je m’excuse de ces détails macabres ; j’en pourrais donner bien d’autres à faire frémir, mais tout le monde n’a point cette accoutumance à l’horrible qu’on acquiert si vite sur les champs de guerre, et qui est elle-même aussi quelque chose d’horrible quand on y réfléchit .Mais j mieux vaut ne pas réfléchir trop sur ces choses.Donc, un grand nombre d’hommes tombent sous nos canons sans avoir été vraiment touchés par nos projectiles ; leur mort doit être instantanée et sans douleur, car on les trouve dans les poses les plus vives, comme figés dans quelque veste familier qui ne s’est pas achevé.J’en ai vu plusieurs dont l’attitude était celle d’hommes vivants et on dir.iit un instant immomiisés devant !e “ ne bougeons plus ! ” du photographe.Généralement, en outre, leur sombre visage n’offre point l’expression de la souffrance, mais plutôt d’un calme repos.A quoi peuvent être dus ees effets parfois contestés et pourtant inco i-.testables de nos car.on., ?On a don-! né déjà diverses explications de ce j phénomène qui évoque le fameux vent du boulet ' des combats d'autan.Aucune ne m’a paru scientifiquement défendable, et je crois qu’on pourrait expliquer bien plus simplement la chose.Un exemple nous montrera comment.Chacun connaît les cloches à plongeurs, ces sortes de chambres que l'on plonge dans le fond des rivières et où l’on introduit de l’extérieur de l’air comprimé qui les empêche d’être envahies par l’eau dont il contre-balance la pression.Des ouvriers peuvent y travailler commodément, et on n’a pas oublié que c’est par ce procédé- que furent creusées dans le lit de la Seine, entre la place Saint-Michel et la rive droite, les excava-tions dans lesquelles le tunnel du Métro prit peu à peu sa place.C’étaient les caissons métalliques eux-mêmes destinés à former le tunnel qui constituaient les cloches à plongeurs et ils s’enfonçaient peu à peu sous la Seine, à mesure que les ouvriers qui y travaillaient creusaient le lit de celle-ci.Les ouvriers ne passaient point brusquement de l’atmosphère extérieure à l’air comprimé des caissons.Us séjournaient’ d’abord un certain temps dans une chambre intermédiaire où l’on augmentait peu à peu la pression de l’air, de telle sorte que la transition fût progressive et non pas brusque.On opérai! en sommé comme dans lés écluses où, pour faire passer un bateau du niveau le plus élevé au plus bas, on le place dans un bassin qui, parti de l’un des niveaux, se met peu à peu à l’aulre par une vanne entr’ouvcrle.On faisat l’opé-ration inverse lorsque, leur travail | terminé, les ouvriers regagnaient l'extérieur.Or, il est arrivé parfois que certains d’entre eux furent malades parce que celte transition n’avait pas été établie assez lentement; ils éprouvaient alors des malaises pareils à ceux dont souffrent dans des circonstances semblables les scaphandriers, ou à ceux que ressentent les aviateurs lorsqu’ils montent à une certaine altitude ou en descendent trou vite.Les effets étonnants de nos obus explosifs appartiennent, à mon avis, à la même catégorie de phénomènes et relèvent des mêmes causes qui sont sans doute les suivantes: Les liquides dans lesquels baigne notre organisme — et noire sang en particulier — sont contenus dans îles vaisseaux cl des tissus assez légers et élastiques, de telle sorte que la pression exercée sur ees vaisseaux par l'atmosphère extérieure est à peu près équilibrée par celle des liquides inclus.Si, pour une raison quelconque, l'atmosphère extérieure se raréfie ibrusqueincmt, les vaisseaux seront soinlaln distendus par la pression, devenue prépondérante, des liquides inclus, el ils risqueront d’eclater.Les parois d.« veines et des artères ne suffiront plus, n’àtunt plus étayées par la pression atmosphérique à maintenir la pression sanguine, et elles courront le risque d’être rompues, d'autant plus que le gaz dissous dans le sang, et en par- ticulier l’air qu’y amène la circula- i tion pulmonaire, se dégageront brus- : quement, comme le gaz d’une bouteil- ! le de champagne lorsqu'on la dé- i bouche.Des phénomènes analogues! auront lieu si, au lieu de diminuer, | la pression atmosphérique augmente ! brusquement: les vaisseaux se comporteront alors comme ees cornets de papier sur lesquels les enfants, i apres avoir insufflé de l’air, appli- j quent un coup de poing qui les fail éclater.Mais i! faut, pour que ees phéno-menes physiologiques aient foule leur intensité, que la variation de pression soit brusque, soudaine.Si, en effet, elle n’a lieu que lentement, nos vaisseaux ont le temps, par leurs réactions naturelles, de s’équilibrer avec la nouvelle pression extérieure.Par exemple, si la pression atmosphérique diminue lente-menl, le sang abaissera la sienne peu a peu par osmose à travers les capillaires, en rendant à l’atmosphère une partie îles gaz qu’il inclut et par d’autres processus dont l’organisme dispose.Car nous sommes merveilleusement outillés par la na-ture„pour nous adapter aux conditions les plus variées, pourvu que cette adaptation soit lente, pourvu que nous ayons le temps de nous y acclimater.Revenons maintenant à nos obus.Lorsque l’un d’eux éclate, lorsque l’explosion de la poudre qu’il con-lient a lieu, cette explosion dégage brusquement une grande masse de gaz qui, dans le voisinage de l’obus, augmente soudain la pression atmosphérique._Cette augmentation de pression est énorme el elle s’exerce dans un assez grand rayon avec les explosifs modernes, ceux des Allemands comme les nôtres; d’autre part, elle esl extrêmement soudaine, extrêmement brusque, bien plus soudaine, bien plus instantanée pour, les explosifs français que pour ceux de l'ennemi.Cette soudaineté est telle, dans le cas de nos poudres actuelles, que la rupture d’équilibre, causée par leurs déflagrations dans les organismes voisins soumis à cet effet, suffit à causer instantanément la mort.Effectivement, à l'autopsie des ennemis tués sans blessure apparente par nos obus de 75, on trouve généralement les poumons éclatés.C’est une sorte de congestion pulmonaire instantanée (jui a fait son oeuvre et qui est causée par l’extrême vitesse de déflagration de nos explosifs.HONNEUR AU CONSCRIT S.-PIERRAIS (Choses vues.) L’autre soii;, dans la salle d’attente de la gare B (Inaventure, à Montréal, une heure avant le départ du tra.n pour New-York, des sujets français, atteints par les derniers ord.-es d’appel, accomplissaient certaines formalités, avant de quitter pair longtemps, pour toujours peut-être, la- terre hospitalière du Canada.Ils étaient une trentaine, de condition et d’âge divers : des hommes ayant dépassé la quarantaine, convoqués pour “ la territoriale ”, et des conscrits imberbes des classés 1015 et 1916, réclamés par “ l’active Des parents, des amis les accompagnaient.Tous étaient graves, Iristes, silencieux, mais résolus.Un couple attirait tout de suite jet retenait l’attention : une mère et son lils.“ Elle ”, déjà âgée, semblant avoir beaucoup vécu, beaucoup souffert, beaucoup pleuré, tout de noir vêtue —, une veuve, dont c’était peut-être le seul fils — petite, mince et pâle, avec un visage qu’on eût dit taillé dans du vieil ivoire et deux larmes «pii coulaient lentement sur scs pauvres joues amaigries, comme d’une source près de tarir ; immo-j bile ri silencieuse, elle était l’expression viv it de la désolation résignée et muette, et on pensait en lu regardant qu'elle eût fourni in admirable modèle â un artiste chrétien, préoccupé de rendre, une fois de plus, le type immortel de la douleur maternelle, accablée et géné-; reuse : Marie debout au pied île la , Croix.“ Lui ”, un tout jeune homme, distingué, délicat, avec des traits 1 fins, une figure intelligente et ou-j verte, un air de candeur et d’inno-! cencc, devait être le frère jumeau i du petit Turco de Déroulcdc, à part j peut-être la nuance de la chevelure et (1rs yeux : tenter la cupidité d’un vainqueur, et d’ailleurs protégé par la loi de Mun-roe ?Elait-il, eet enfant délicat et doux, grandi entre des femmes, d’humeur et de taille à courir les aventures et mener la dure vie des tranchées ?Point d’apparence que ces questions aient été même posées cl qu’on ait admis, un seul instant, qu’il fut possible de méconnaître l'ordre de France.11 y eut des pleurs, mais point d’hésitations, point de plaintes.Quelle puissance impérieuse leur faisait accomplir un sacrifice qui brisait leur vie ?Ces coeurs fidèles retrouvèrent peut-être dans l’héritage de souvenirs et de sentimnts qui se transmet et se conserve nu sein de fortes familles, quelque vieille dette de reconnaissance et d’amour, quelque engagement d'honneur que rijeure était venue d’acquitter, ou ees âmes vailantes, accoutumées dès longtemps à se rendre aux appels des nobles sentiments, voyant un devoir difficile, y allèrent d’instinct et tout droit.D’autres soldats partaient ce soir là pour la France, et depuis huit mois, plusieurs milliers nous ont ainsi quittés.Mais la plupart ont grandi là-bas ; ils y ont laissé des êtres et des souvenrs chers ; ils vont payer une dette personnelle et défendre avec la patrie commune un bien à eux.Ce petit Saint-Pier-rais accomplissait quelque chose de plus désintéressé, de plus difficile, de plus grand que les autres.Et moi, Français de France, incapable de rejoindre, qui ai vu partir pour le front mes deux frères et bien des amis, je ne leur ai point serré la main plus fort qu’à cet inconnu.Et une heure plus tard, quand les lumières du train disparurent dans la nuit, dans le flot d’amis qui s’écoulait, je reconnus la mère ; pauvre femme accablée, toute secouee de sanglots, soutenue, presque portée, par deux jeunes filles en larmes — les deux soeurs.C’était navrant de les voir toutes trois, se tenant serrées et si désespérées, leurs deux visages aux couleurs vives encadrant son visage fané.Je les ai saluées 1 bien bas ; mais elles ne voyaient personne, et j’ignore si elleç liront ces lignes où j’ai voulu aépos’er mon respectueux hommage et mes voeux les plus ardents pour l’heureux et prompt retour du cher petit soldats.y NED.réBimcnts s’écoulent nu son de nouvelles marches militaires.Ou» brillante parade est venue jeter lu premier rayon de lumière qui ail éclairé pour nous la sombre et interminable guerre de tranchées.Et je l’apercevais d un lit d’hôpital.” Le mol final découvre un peu la plaie qui saigne.Voici qui \a nous la inoalrer plus à nu."C’est un grand sacrifice de me trouver interrompu pour plusieurs semaines, pour plus longtemps, peut-être, dans ces fonctions d aumônier militaire qui prenaient pour moi un intérêt de plus en plus passionnant .Comme vous récrivait, il y x mois, mon collègue, i! y a, (jour mener à bien ce ministère, une initiation spéciale à acquérir, un e situation à se créer dans le milieu auquel on es! affecté, or, pendant ces d irniers mois, je sentais que j'uequérais de plus en plus ces conditions de réussite.Que lu volonté de Dieu soit faite ! La promptitude de mon rétablissement, qui fail l'mltnirution de nos inéd-'-cins, inc donne l'espoir que je ne larderai pas Iron après mon évacuation sur on dépôt de convalescent', à reprendre mon service.” Espoir don! se bercent tontes les natures généreuses même iors-qu’ellrs sont morîeüeinent nttcLi-tes.la1 service du Père Anc'vr était fini ici bas.DEu vouloil près de Lui e?fidèle serviteur.Il cou tlutte là-haut son apostolat.Les soldats français ne doivent pas avoir au ciel d’ami plus fidèle, de proferfeilf plus hirnvell'art.lokenh-Ponln AJICHA.MUAULT.SJ.“ C’était un enfant, “ dix-neuf " ans (à peine, “ De beaux cheveux blonds et de (grands yeux bleus : " De joie el d’amour, son âme était (pleine ; “ H ne connaissait le mal, ni la [haine, “ Rien aimé de tous cl partout heu- (reux.” Emu, oui, très ému, mais très préoccupé de n’en rien laisser paraître et de ne point s'abandonner aux attendrissements jusqu à l’instant qui suivrait le dernier adieu, debout devant sa valise toute neuve soigneusement bouclée, il promenait ses rc-i gards sur les alhmls el venants,' avec un petit air d’insouciance -is-| siirémcnt voulu et au fond 1res crâne.Lu sympathie et, l'avoucrui-je, la curiosité, i poussant, j’allai vers lui.J’appris qu'U n’était point né en France, qu’il nfnvail même jamais vu li> pays pour lequel i) allait se balin’ et commençait déjà de souffrir.Il venait de Sainl-Piorre Miquelon ; M y avail dix ans que lu famille était établie à Montréal : c’est là qu'il avail grandi, et se trouvait heureux entre sa mère el ses soeurs, avantageusement placé dans un bureau de la ville, estimé de ses patrons, aimé de ses camarades, gagnant un bon salaire et aidanl les siens à vivre sans privation.La guerre, puis l'attente d'un appel prochain vinrent brusquement in-terrompre leur bonheur domestique, cl quand l'ordre fatal arriva, que de tristesse s'ahatlR sur l’humble foyer 1 .Smigjw-t-il à demeurer ?Songèrent-elles à le retenir 7 Que devait-il » celle France inintninu qu’il n’nvait point connue el qu’il ne pensait guère ù connaître ?Que pouvait attendre ou craindre de ht guerre gon pauvre ilôt natal, perdu dans l’océau.proie bien chétive pour, NOS GRANDS CHEFS Où et quand se décidera la guerre?Au point de vue strictement militaire, ce ne peut être que sur le théâtre principal des opérations, là où se trouve l’armée principale ennemie.Jusqu’à présent c’est en France qu’est l’armée principale de l’Allemagne.Cest là que sont encore ses meilleures troupes, ses meilleurs généraux, son grand quartier générai, et presque toujours le généralissime des armées austro-allemandes, l’empereur Guillaume.C’est là—à moins que nos valeureux, glorieux alliés les Russes ne forcent les Allemands à mettre de leur côté la plus grande partie de leurs corps d’armées — c’est en France qu’auront lieu les événements décisifs de la guerre.I,es:facteurs qui influeront le plus sur les événements sont le nombre, la valeur morale des troupes, la supériorité de l’artillerie — à tous ces points de vue nous tenons la corde; — et aussi la valeur, l’énergie du haut commandement.Si l’on s’en rapporte aux faits, autant qu’aux citations à l’ordre et aux motifs des hautes récompenses accordées, il semble bien que notre commandement ne soit, en quoi que ce soit inférieur à celui des Allemands.11 est inutile d’insister sur notre éminent, illustre généralissime dont, comme nos alliés, comme la France, le monde entier apprécie, admire aujourd’hui l’autorité, la fermeté, la maîtrise, la hauteur du caractère.Un des premiers services rendus au pays pyr le général, Joffre, et non des moindres, des moins délicats, a été de mettre toute son énergie à faire assurer le commandement de ses années par des hommes ayant toute sa confiance, et maintenant — depuis la glorieuse, inoubliable bataille de la Marne — ayant aussi la confiance de la pa-tiou tout entière.Tout le monde connaît, maintenant, les noms glorieux de nos éminents commandants d’armée actuels, qui ont déjà rendu tant de brillants services cl qui vont en rendre, bientôt, d’autres nlus éclatants encore; de I.angle, u’Espérey, Sarrail, de Castelnau, de Maud’huy, Dubail, d’Urbal, Gouraud.Un nom manque aujourd’hui à l’appel; celui du général Manoury, “le duc d’Auerstaedt” de la bataille de la Marne, qu’une balle ennemie vient d’enlever, pour quelques semaines seulement, à l’affection de ses vaillantes troupes de la Vie armée.Aux années de ces chefs intrépides, vigilants, pleins de talent "t d’ardeur, ui ont déjà fait sentir à l'ennemi le poids de leur valeur douzaines de bas en cachemire, échantillons.Valant 50c Pour DENTELLE TORCHON 2,000 verges de dentelle torchon, 2 à 4 pouces de largeur.Valant 5c à 8e.Spécial à C 1,500 verges de dentelle torchon merceri-see.fm» Valant 8c à 10c.Spécial à CORSETS ! 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où personne n’est déçue dans son attente, e'est chez Certainement, NOUS VENDONS NOUS DELIVRONS les paquets dans toutes les parties de la ville Patrons Butterick LES COMMANDES par malle ou par téléphone reçoivent notre scrupuleuse attention. & LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI, 17 AVRIL 1915 VOL.VL — No 89 _____LES ‘BLESSES" D'ONTARIO____ UN NOUVEL APPEL A LA JUSTICE Dans un vibrant manifeste, l’Association d Education d’Ontario déclare que la question bilingue dépasse les intérêts de tous les partis.— Elle fait appel au concours de tous et réaffirme la condamnation du règlement XVII.L’Association d’Education vient de publier le manifeste suivant: Plus les rumeurs des prochaines élections fédérales prennent de la consistance, plus on s’efforce de toutes parts de déplacer la question scolaire d’Ontario pour la jeter dans la politique.L’Association d’Education tient tout d’abord à répéter ici ce qu’elle veut et ne veut pas: Les Canadiens-français d’Ontario veulent: 1.—Le respect de leurs droits sur l’éducation de leurs enfants dans les écoles qu’ils soutiennent de leurs deniers; 2.—L’enseignement efficace des deux langues officielles du Canada pendant tout le cours primaire dans les écoles ou classes fréquentées par leurs enfants; 3.—L’enseignement donné a leurs enfants par le véhicule naturel: La langue maternelle; 4.—Le groupement par écoles ou par classes des élèves à qui les parents veulent faire apprendre les deux langues officielles; 5.—L’emploi d’instituteurs capables d’enseigner les deux langues officielles du Canada dans les écoles ou classes fréquentées par les enfants dont les parents exigent renseignement du français et de l’anglais; 6.—Leur part des subventions votées chaque année par l’Assemblée Législative; 7.—L’inspection unique, catholique et franco-anglaise des écoles séparées fréquentées par leurs enfants; 8.—L’inspection unique et franco-anglaise des écoles publiques fréquentées par leurs enfants; !).—L’octroi des brevets aux instituteurs et institutrices bilingues qui ont passé avec succès les examens exigés par le Ministère de rinstruetion Publique.Ce que les Canadiens-français d’Ontario ne veulent pas: 1.—Les Canadiens-français d'Ontario ne veulent pas pour leurs enfants d’écoles exclusivement françaises; 2.—Ils ne veulent pas forcer les enfants de langue anglaise ou autres à étudier la langue française; 3.—Ils ne veulent pas l’établissement d’un troisième système scolaire dans la Province: 4.—Ils ne veulent chasser personne de la Province.Ils paient pour chaque pouce de terre qu’ils acquièrent ; •>.—Us ne veulent pas supporter la confiscation des subventions scolaires qu’ils subissent depuis trois ans, pour avoir exigé pour leurs enfants l’étude efficace des deux langues officielles du Canada.L'Association tient à proclamer bien haut que la lutte scolaire d’Ontario n’esl pas une lutte politique, mais bien une lutte de principe pour la sauvegarde des droits qu'ont les parents à faire apprendre à leurs enfants les deux langues officielles du Canada dans les écoles primaires qu’ils soutiennent de leur argent.Nous attirons l'attention sur les deux mots écoles primaires, les seules fréquentées par les enfants de 5 à 14 ans.Tel est l’objet et l'unique but des démarches respectueuses, discrètes, et nombreuses que l’Association ne cesse de faire, des adhésions qu’elle recherche dans Ions les partis, dans toutes les sociétés, chez tous les hommes vraiment imbus de justice et de science, chez tous les citoyens à esprit large qui désirent la naix et la convergence des énergies plutôt vers la prospérité du Canada que vers ces dissensions intérieures qui arment les fils les uns contre les autres.Pour arriver à ce but, n’est-il pas nécessaire que toutes les têtes dirigeantes s’unissent dans un même désintéressement en faveur de la justice, de la saine pédagogie el des sages institutions de notre pays?Cette union ne sera pas possible si déjà on se prépare à jeter cette question dans lu mêlée électorale ou ordinairement les passions, les intérêts mesquins qui désunissent ont plus à dire que la saine raison et le vrai patriotisme.L’Association l’a déjà dit et démontré bien des fois, le fameux Kè-glemcnt 17, promulgué par le Ministère de l’Instruction Publique de l’Ontario, en 1913, a pour but avoué d’angliciser sûrement et à brève échéance tous les enfants canadiens-français de la Province.Tout, dans ce règlement est savamment combiné pour arriver à ce but ; et dans les rares localités où le gouvernement est parvenu à mettre son règlement en vigueur, i! a montré jusqu’à l’évidence qu’il entend bien l’appliquer dans tou'c sa rigueur et sa brutalité.C’est contre cet acte de persécution odieuse que l’Association, avec les parenls canadiens-français, lutte et luttera encore.Le désir de favoriser un parti politique au détriment d’un autre ue pénètre pas dans cette résistance ; et il serait plus que regrettable qu’on lui en attribuât la moindre parcelle.N’est-il pas du devoir de tous de soustraire cette question aux harangues passionnées des luttes politiques et de la placer hors de l’aré ie brûlante où se disputent les intérêts des partis ?Cette cause est trop sainte pour la sacrifier sur les hustings.Nous ne demandons pas à un parti politique quelconque de prendre notre cause sous sa protection.Au contraire, nous demandons à tous, conservateurs comme libéraux, Canadiens-français comme Anglais, Ecossais comme Irlandais, catholiques comme protestants, de ne pas se servir de cette question pour s’.'ii faire une arme politique dans les élections fédérales prochaines.D’ailleurs, nous p avons pas povlé notre cause devant le Parlement canadien, auquel nous n’avons rien à reprocher de ce chef.Personne non plus, n’a besoin d’un mandat spécial de l’électorat pour défendre une c:.i se aussi juste, aussi noble et aussi nécessaire au maintien intégral de la Confédération canadienne.Les Canadiens-français de l’Ontario demandent donc à tous les électeurs canadiens-français vraiment dignes de ce nom de ne pas permettre aux candidats qui solliciteront leur vote aux prochaines élections de trainer cette question dans l’arène politique.D’ailleurs, quel bien peut apporter à un parti politique quelconque l’acceptation ou la défense d’un iè-ifgement aussi opposé aux règles de la saine pédagogie, aussi injuste, aussi outrageant, que le HeglemMt 17 ?Les Canadiens-français de l’Ontario demandent tout particulièrement à leurs compatriotes où qu’ils soient, tant candidats qu’clecteurs, de donner le bon exemple sous ce rapport.Encore une fois, aucun parti n’est autorisé par nous à prendre noire cause sous son patronage politique.Les journaux rendraient un très grand service au pays tout entier en la disant bien haut.Nous leur demandons cette faveur avec instance.L’Association Canadiennc-Fran-çaise d’Education d’Ontario.P.LANDRY, Président.A.GRENON, Secrétaire.PERMETTEZMOI DE VOUS PRÉENTER K» à MON MEILLEUR AMI m ROYAL YEAST AKES ENACHETANT DES PA/NS DE .-Levure voyez a r* SPECIFIER les • 'levure ROYAL f REFUSEZ LES SUBSTITUTS, THE WHITEST.llûHl m E.W.ÔILLETT CO.LTEh TORONTO.WINNIPEG.MONTREAL* QUESTION QUI N’EST PAS A LEUR TAILLE (Suite de la dernière pac/e) LA DISCUSSION Au début de la séance, l’échevin Narcisse Lapointe demande aux commissaires ce qu’ils ont l’intention de faire relativement à l’expropriation de la rue Notre-Dame ouest.Le maire répond que lorsqu’on aura besoin de lui on le fera demander.M.Lapointe de répondre, très vivement ; ‘ Vous aurez peut-être à payer cela, M.le maire.” Puis l’on en vint au tramway, et M.Martin prend la parole pour exposer brièvemenl, dit-il, ce que comporte son projel.D’abord, il veut la fusion en une seule des diverses franchises détenues par la compagnie des tramways.Jl est toujours en faveur de la municipalisation, niais elle est impossible à l’heure actuelle et elle le sera pour plusieurs années à venir.Il veut un tarif de billets uniforme par toute la ville, comme M.McDonald te désire aussi.Les expropriations dans les rues où circulent les tramways devraient être aux frais de la compagnie.C’est la ville qui devrait construire les métropolitains.“Je suis content, remarque le maire, de voir que M.McDonald a copié ma politique.” Le maire croit que la compagnie eensentirait à se charger de la traverse de l’île Sainte-Hélène.Quant à la montagne, elle ne doit pas seulement être le rendez-vous des bourgeois qui ont chevaux et voitures.Elle est la propriété du peuple, fies ouvriers.Il devrait y avoir moyen de construire, sur le versant le moins abrupt une voie de tramways qui mènerait les ouvriers au sommet.La compagnie demande une franchise de quarante années.C’est trop.On devrait lui octroyer une franchise de vingt-deux ans.Et celts nouvelle franchise permettrait à la compagnie d’émettre des obligations pour exécuter les travaux nécessaires à l’amélioration de son service.Quant au pourcentage de la ville, M.Martin le veut fixe, à date fixe.Cette année, la ville a retiré *500,000.Elle retirera moins l’année prochaine, considérant la dépression financière dont souffre la compagnie, comme fout le mor le.Or, le contrat actuel a encore huit années à courir.Avec un nouveau contrat, dit le maire, on pourrait exiger de la Compagnie, disons pendant les dix premières années, un pourcentage fixe de $500,000.puis, considérant l’augmentation des revenus de la Compagnie, de $750,000, et enfin de $1,000.000.ce qui se totaliserait à $22,550,000, à l'cxpiia-toin du contrat de vingt-deux .m-nées.Le maire ne veut pas qu'un soutire chaque année à la Compagnie un pourcentage exorbitant.C’est le Tramway (pii a produit et qui produit encore le développement de Montréal, Non, si la ville enlève tout privilège à la Compagnie des Tramways, oile fera une très mauvaise transaction, fille en souffrira tout autant que la Compagnie.Reste la question du referenda n.M Martin dit qu’il veut tenir la promesse faite à S(>s électeurs.Si la question est réglée, il y aura un referendum.service de la Compagnie.C’est, troisièmement, le contrôle absolu des tarifs de transport.Ainsi, il est question, dans le projet du maire Martin, d’établir par toute la ville des laux uniformes de t> billets pour $0.25c aux heures ordinaires, de 8 billets pour $0.25c aux heures de travail et de IU billets pour $Ü.2ôc pour les enfants.Or.par ce contrôle absolu, il faudrait que la ville, à toute période de la durée du contrat, si elle constatait que les revenus de la Compagnie justifiaient une réduction additionnelle des taux de passage, pût l’exiger de celle-ci.Dans son projet, le maire énumère les lignes nouvelles de tramways demandées par les échevins des quartiers excentriques.Quant aux autres lignes, dit le projet, si on ne peut lias s’entendre, on aura recours à la commission des Utilités Publiques.Sur ce point, M.Côte dit qu’il diffère d’opinion avec le maire Martin.Pour que la ville conserve le contrôle absolu des extensions de lignes, il ne faut pas qu’elle s'en départisse en faveur de la commission des Utilités Publiques.M.Côté dit ensuite qu'il proposera que les avocats de la cité modifient le règlement 210 de façon à ce que la ville construise elle-même la ligne, lorsque la compagnie, après Un délai de., aura refusé de le faire.M.Côté passe ensuite au second point, l’e contrôle absolu du service des tramways, il suggère de modifier le règlement 210 de la même façon qu’il l’a indiqué pour le premier point.Une modification semblable s’applique au troisième point, e’esl-à-dire le pouvoir absolu pour la ville de réduire les taux de passage, si elle le juge à propos.Suit une algarade.M.McDonald dit que M.Coté n’a pas étudié la question.Qu’il n’est pas de taille à la régler.M.Côté reproche à son collègue de ne pouvoir discuter sans descendre sur le terrain des personnalités.M.McDonald le prévient que pour AL Côté, c’est heureux qu’il ait la peau épaisse, car il en reste à venir.Il est prêt à soutenir devant la ville entière que M.Côté n'a pas la capacité voulue pour régler la question des tramways.Il demande à M.Côté où est l’expert qu’il avait l’intention d’engager.M.Côté répond qu’il a eu, en effet, l’inlention de retenir les services d’un expert du dehors, r ur satisfaire ceux qui le réclamaient.Il a suggéré usi nom, mais le ’‘Mail ’ s'ssl alors écrié que ce n’était uas un expert technique qu’il fallait, mais un expert financier.S’il avail suggère un expert financier, le “Mail” aurait réclamé un expert technique.M.Côté a alors décidé de se contenter, comme il ! ¦ désirait tout d’abord, des ingénieurs de la viWe.Il y a, dit-il, la question de décongestionner le centre de la ville.Les commissaires ont obtenu des représentants de la Compagnie qu'ils consentiraient à faire par expropriation et à leurs frais l'élargissement de la rue Vitré.Les ingénieurs de la ville, après avoir itu-dic la question, recommandent 'rélargissement de la rue Vitré, comme le meilleur moyen de décongestionner le centre.“Une chose certaine, dit M.Côté, si l’élargissement de la rue Vitré se fait sans mi’il en GRAND TRUNK SYSTEM^ j EXCURSIONS PE COLONS BIBLIOGRAPHIE Abbé E.1 )upi,ussy : LE PAIN DES PETITS.Explication dialoguce du Catéchisme.T.I.Le Symbole des Apôtres, tie édition, entièrement revue et adaptée au texte du nouveau'catéchisme de la province de Paris.1 volume in-12 illustré, de 260 pages.Prix : 2 francs.Le pain des petits ?Et pourquoi pas des grands ?.II nous semble que tout catéchisme, ayant à mettre la vérité religieuse à la portée de n’importe qui, n’aura qu à gagner en se servant de cet ouvrage où le polémiste bien connu a déployé toute sa science, son talent el son zèle infatigable.C’est élégamment imprimé, illustré de nombreuses gravures r! pratique.(Hullctm paroissial de Moscou.) R.P.Qu.vunui'AM ; Direction pour rassurer dans leurs doutes les Ames timorées.Direction pratique et morale pour vivre chrétiennement.2 vol.in-32.Prix : 40 sous.Ces deux opuscules .'e vendaient autrefois réunis en un volume unique à 2 francs.On a eu l'excellente idée de les éditer à part.Chacun a son but spécial et s’adresse à un public spécial.Le volume unique d’autrefois allait surtout aux âmes timorées ; et celles qui ne se jugeaient pas timorées ou qui même eussent rougi de paraître telles, faisaient difficulté de s’en laisser recommander la lecture.C'était dommage.Car toute la partie de ce travail qui est maintenant publiée sous la rubrique ."Pour vivre chrétiennement’' s'adresse à tout le monde et doit être méditée par tout le monde.Outre les exercices pour la Confession et la Communion et pratiques de dévotion qui remplissent les 00 dernières purges, le reste du volume est un fort bon traité des rapports que nous devons entretenir : lo avec Dieu, 2o avec le prochain, 3o avec nous-mêmes, et ce sont pages que nous ne saurions trop recommander à tant de personnes qui ne savent guère faire leur examen de conscience.» {Ami du Clcilaé.) Abbé Grimes ; Traité des Scrupules.1 vol.in-18 de 200 pages.Prix : 20 sous.Ceci n’est pas précisément une nouveauté : je me souviens d’avoir lu l’opuscule de l'abbé Grimes pour la première fois dans mes années de Grand Séminaire ; il y a tantôt trente ans.Mais tout ce que j’ai lu depuis sur cette matière si difficile ne m’a guère appris grand’chosc de nouveau.Tout est dans l’abbé Grimes, qui aussi bien s’est borné à mettre en oeuvre ici.avec un tact exquis, les enseignements des Saints et des Docteurs.C’est ce même abbé Grimes qui est l’auteur de l'Esprit des Saints : et ce Traité des scrupules pourrait passer pour un chapitre supplémentaire à l’Esprit des Saints.— On a eu l'excellente idée d’y ajouter in extenso, en 55 pages, le chapitre si profond et si fouillé du P.Faber sur les scrupules.(Ami du Clergé 13 janvier 1910.) Le Suint assuré par la Dévotion à Marie.Témoivnages et exemolcs.Nouvelle édition, 1 vol.in-18 de xn-188 pages.Prix : 20 sous.Nous apprenons de l'auteur anonyme que toute sa pensée tient dans ce texte abrégé de saint Hilaire : 'Dévolus Marine nonquam peribit", en faveur duquel il cite, avec les Pères et les docteurs de l'Eglise, les saints et les mystiques, ajoutant à cette "masse de témoignages”, de nombreux exemples.Ce qui rend plus louable encore le zèle de l'érudit et savant écrivain à nous inculquer une vérité si consolante pour les âmes de bonne volonté, c’est qu'il ne néglige pas de rappeler aux pécheurs qu'il faut y puiser l'espérance et le désir de la conversion, et mm la présomption si funeste à tant de faux dévots.{Etudes Religieuses.) Abbé F.de Lamennais : Le Guide de la Jeunesse.15e édit.In-10 de 315 pagej.Prix : 20 sous.L’ouvrage contient d'abord un petit traité apologétique de 78 pn- fes : La itcligion démontrée, de arques Balmès;—puis l'Abrégé de l'Histoire sainte, de Dossuct ; — en- QUESTIONS DE M.McDONALI) A peine le maire Martin a-t-il fini que M.McDonald lui demande s'il est en mesure d'expliquer les détails de son projet.U doute que M.Martin puisse véridiquement en récla-cer la paternité.Le maire répond que les suggestions qu’il fait dans son projet sont véritablement les reformes qu’il a préconisées durant su| campagne électorale.“ Ce sont les suggestions du Tramway ”, reprend M.McDonald.M.Martin répond que les insultes ne le feront dériver en rien de la ligne de conduite qu’il s’est tracée et epii lui a valu d’etre élu maire du peuple de Montréal.Le peuple voilà son organe.M.Côté regrette de constater que ’’on ne puisse faire la discussion sans recourir aux personnalités.Les membres du Rureau des Commissaires.continue-t-il, sont d’accord sur les trois principes fondamentaux qui doivent le guider dans la recherche d'une solution.C’est, premièrement, le contrôle absolu des extensions de lignes en dehors du territoire désigné dans le règlement 210.C'est, deuxièmement, le contrôle absolu du service des tramways.C’est-à-dire que, si.à un moment donné, les citoyens du quartier Centre, par exemple, demandaient un service de deux ou trois minutes, il faudrait (tue la ville eût le droit absolu d’exiger ce Billets «Hcr et retour pour l'Ouest Canadien via Chicago, à très bas prix, chaque mardi jusqu’au 26 octobre.Ces billets sont b ns noue deux mois.122, ru# St-Jacquea, an*lo fet-Fraiv çoi»-\avier—Tél.Main flôftl Hotel Windsor 4* Uptown 11S7 Gare Bonaventur» “ Maie £221 suite le Guide de la Jeunesse, de l’abbé F.de Lamennais: conçu sous la forme d’entretiens entre Jésus-Christ et son disciple, ce petit truité ascétique s’appellerait tout aussi bien l'imitation de la jeunesse: il comprend (i chapitres traitant successivement: lo Des dangers du monde dans le premier Age: 2o de la vraie fin de l'homme; 3o de la fidélité aux devoirs; 4o de la confession; 5o de la communion; flo de l i dévotion à la sainte Vierge, aux saints patrons et aux saints anges; —enfin, l’ouvrage se complète par un recueil de prières usuelles empruntées pour la plupart aux écrits de Fénelon.Ce petit chef-d’oeuvre devrait être entre les mains de tous nos jeunes gens.(Action Populaire.) Bureaux tn Ville CANADIAN PAGIFtC EXCURSIONS DE COLONS Tous les mardis Winnipeg.Edmonton et stations intermédiaires.I.r train laisse In gare Windsor fi 9.-là P.M.ï.i’s billots sont bons sur lus wagons-lits “Tourist” en payant le prix du lit.Natal 0«r«« Plaça VLaar ai da le «ua AMUSEMENTS GRAND CONCERT ARTISTIQUE DU "PANTHATI.ON” ASSOCIATION DF.LA CASQUETTE f.io Mont-Royal Est.LE DIMANCHE.IS AVRIL.AAH.10 ADMISSION.50c R Orchestre S;mphoniqne MODEST ALTBCHULKK, dlrectrir A l’Artn», mercredi «olr, 12 mai.SECONDE DK L’OEUVRE DK 8CRIABINK POKMK IHJ F15 U "Peom^lhOe” l’réaentant le Taaterla Per Lure.(Clavier A Inmll'rra) Soliste — Margaret Volavy — Au Piano Ordre» pur mnlle, 22 avril, elle* Archambault.[ TTÏ^nTTiTTl En tous Taya.IVmatuleA te GtüDM DK L’INVENTEUR oui erra envoyé gratis.MARION A MARION 3S4 rue Université, Montréal.coûte un sou à la ville, nous serons satisfaits.” M.McDonald — Savez-vous si la rue Vitré n’appartient pas déjà a la compagnie?—Non, mais ça n" m'- fait rien.—Il n’en va pas de même pour la compagnie qui veut transporter ¦la rue Saint-Jacques sur la rue Vitré.Gomme le maire Martin, M.Côté est d’opinion que la ville devrait construire elle-menve les voies sou-t-rraines.I.’exploitation en serai! ensuite confiée à la compagnie, moyennant le paiement d’un loyer annuel.La construction d’un souterrain suffirait pour le moment Dans la suite on pourrait en construire un second, selon qu’il esl suggéré dans le plan de l’ingénieur McLeod.M.Côté donne ensuile avis que les avocats de la cité soient priés de modifier le règlement 210 et d’y ajouter dans les lignes qu’il vient d’indiquer.L’ajournement a lieu peu de temps après, mais pas avant que de nouvelles lances aient ébé rompues entre les parties adverses.Selon M.Ainev, on s’y prend trop vite pour régler la question des tramways.M.McDonald demande si on va octroyer un contrat de trente années à la compagnie sans contrôler la valeur de celle-ci, si on va a/¦•ler la compagnie à l’expiration du contrat sans demander le prix.Puis il accuse M.Marlin d’être partisan de la compagnie, de s’en être fait le champion.Le maire répond que les suggestions qu’il fait sont celles qu’il a toujours préconisées.Ce qu’il fait est dans l’intérêt du peuple et l’avenir le prouvera.M.Ainev reproche au maire Martin d’être partisan de la municipalisation et de ne pas la vouloir.M.Martin répond qu’elle est impossi-bb dans les circonstances.Puis 51.Ainey reproche aussi au maire d’être “avec les trusts”.M.Martin proteste.Il csl ouvrier et il prend toujours l’intérêt de l’ouvrier.Il ne s’est pas fait élire avec l’argent de l’Association de,s Citoyens, comme MM.Ainey el McDonald.Finalement, M.Côté pronose d’ajourner la discussion > 3 heures p.ml, mardi, et après une nouvelle discussion la séance est levée.F"1"T ¦¦ ?&mÊÈIÊ98®!44ii PAUL DUFAULT LE CELEBRE TENOR CANADIEN qui chantera le 22 avril à la SALLE WINDSOR a demandé à la maison Willis & Co., Limited 580 Sanite-Catherine Ouest de fournir un fameux PIANO KNABE pour la circonstance.NECTAROL au proi iniemcn une dos Sirop composé do ] GOUDRON |fwe dTmorueII tin.SIROP Il “ cassera ” votre rhume immédiatement.fynrp of Tsr Scon ÛVER Olin jSÏStfS.: "-“US'S' BfiWW tHWIUl t*î MullM».r.» nn • ••ir quitté votre fauteuil ! Le voyage esi d’autant plus intéressant que l’on néglige, son âme pour ne s’occuper que de celle des autres.Forts de ces secrets connus de tout le monde, ils rédigent un mémoire verbeux de leurs trouvailles et proposent immédiatement des remèdes.Ils “ se penchent vers les foules ” — par trop toutefois — prêchent le culte de la terre en exaltant le charme de la vie pastorale au sein des prairies toujours très “ émaillées «le fleurs ” .même à la Saint-Sylvestre ! ils tonnent contre les “ cités tentaculaires ” — qu’ils habitent généralement — dissertent à fond de train sur “ l’aurea mediocritas ” de ce vieil épicurien d'Horace, prêchant le “ détachement des biens de ce monde ” ! ! ! et puis, débitent ainsi un chapelet de formules ronflantes.Certes, ce sont de bonnes, d'excellentes choses, surtout au point de vue littéraire ; mais il esl permis de se demander si leur valeur est véritablement effective, leur influence tant soit peu constatée.La sincérité de ces plaidoyers n’est pas mise en doute, pas plus que leur tenue littéraire, mais en se plaçant sur le terrain des fails positifs on a la certitude que presque jamais ces raisonnements ne retiendront à la campagne le jeune homme qui est dégoûté de travailler sur la terre paternelle.Je vous prie de soumettre ces théories à une petite expérience : le résultat sera des plus concluants.Allez à la campagne, rendez-vous aux champs, c’est là que la question se discutera le mieux.Conversez avec les “ jeunes ” — les “ vieux ”, eux, sont plus attachés au “ nid souvent ils y tiennent par toutes les libres de leur coeur.— Interrogez les premiers, étudiez-les, puis, “ ha ranguez ’'-les, adjurez-les de ne pas se laisser séduire par les gros salaires de la ville, endoctrinez-les contre les séductions des villes, la vie de plaisir, elc„ etc., etc.— On vous écoutera, oui ! on dira que “ c’est vrai ”, que vous “ parlez bien que c'est “ plein de bon sens ’“.Quand vous serez parti, on trouvera que vous avez trop parlé, qu’à cet effet vous devez toucher un bon salaire, qu’il est pljs facile de prêcher que de pratiquer soi-même qui est copieusement vrai 1 Vous aurez parlé inutilement et la situation n’en sera pas davantage améliorée.Ces arguments do littérature, de sentiment, de morale sont excellents à leur place et il faudrait être un béotien pour contester leur bonne influence en letups et lieu.Mais il faut se rendre à l'évidence des faits et constater que malneureusemenl les “ déracinés ” font la sourde oreille aux protestations morales et littéraires.I.a désertion oes campagnes étant avant tout une question d’ordre économique, il ne faut pas négliger d’en chercher les causes de ce côté.Car, après tout, la plupart quittent la terre parce qu elle “ ne paie pas ”, Et quand les jeunes seront convaincus — on pressent déjà ce renouveau — que l'agriculture est rémunératrice et payante dès qu’elle est pratiquée d’une manière intelligente et raisonnée, alors ils quitteront moins la terre pour l’usine tu le petit commerce urbain.NECROLOGIE M.L.I».LANDRY Sainte-Marguerite, Co.de Dor-j I Chester, 17.— La semaine dernière avaient lieu les funérailles de Lio-j I ne] Landry, fils de M.L.P.Landry, i au milieu d’un grand concours de | parents vt d'amis de la famille, venus des paroisses environnantes.Le service a été chanté par M.l'abbé ,1.Halle, du collège Notre-I Dame de Lévis, assisté de MM.les abbés Lavoie et Théberge.Il y eut do nombreuses offrandes de messes et de bouquets spin-j tuels.M.N.LAVALLEE Hémmingford, 16.— Notre paroisse vient de perdre l’un de ses plus anciens citoyens, en tu personne de .Monsieur Narcisse -Lavallée, père, décédé après une longue maladie, à l’âge de 90 ans.lie service fut chanté par Monsieur l’abbé F.X.Goyette, curé de la paroisse.Le deuil était conduit par scs fils.Narcisse et Hormisdas.Les porteurs étaient MM.Moïse.Arthur, Wilfrid, Hormisdas, Joseph el Eusèbe Lavallée, ses petits-fils.Ee défunt laisse pour déplorer sa perte, deux fils, M.Narcisse Lavallée, ex-maire de Hémmingford, et M.Hormisdas Lavallée, de Sainl-Chrysostôme, un'e fille, 23 petits-enfants, et 5 arrières-petitsrenfants.OUTILS de JARDINS et graines de fleurs et de potagers BOYAUX D’ARROSAGE, en caoutchouc et en coton, avec accessoires.BROUETTES, fortes et légères.GRILLAGE galvanisé pour clôture, de 12 pes à 72 pes de hauteur.GARDE-FLEURS artistiques.Pelles, Bêches, Râteaux, Houes, Truelles, Etc., au plus bas prix.CIE FERRONNERIE BERNIER 126 Blvd S.-Laurent 59 rue Clarke ptê.VITRE Où vont vos dépenses ?Lorsque vous payez un dollar pour des légumes, celui qui les a cultivés ne reçoit pas plus de 35 p.c.de votre argent.Le reste est pris par le Iransport, et surtout les intermédiaires.Arrêtez cela, et soyez votre propre producteur ; faites produire des revenus au terrain perdu on arrière ou autour de votre maison.Semez des graines de choix de la qualité “Déry”.Un toi de 10 x 50 pieds produira tous les légumes nécessaires à une famille, pendant l'été.ESSAYEZ CELA LUT ETE., AVEC LES GRAINES DE CHOIX DERY.GRATIS.— Joli catalogue français, 300 illustrations, «SS pages, au delà de 1,500 variétés de légumes, fleurs, gazon, etc., etc.Demaiidez-Ic tout de suite.Hector L.DERY 21 el 23 NOTRE-DAME EST Phone Main 3036.Montréal.Gaston Vennat&Cie 16, RUE NOTRE-DAME OUEST ORNEMENTS D’ÉGLISE Seuls agents des maisons : Biais Frères & Oie., Paris, Chasublerie, Tentures, Drapeaux, Vases Sacrés, Bronzes, Fournitures de toutes sortes pour Chasublerie.Institut Catholique de Vaucouleurs, Statues, Chemins e pavement).Account — Acompte, compte.Account-book — Sommier.Account (current—) — Compte courant (cta' par doit et avoir des topérations entre deux individus).Closed account — Compte inactif Opened account — Compte actif.On account — En acompte.To close an account —Solder, balancer (établir la différence entre le débit et le crédit).In account with — En cou de avec (en-tête de facture).Accusé de "éception — Récépissé.Annulation — Contre-lettre (acte secret annulant ou modifiant un acte authentique).Approbate a (sur approbation) — A l’essai, au choix.Assets — Actif, avoir.MARCHE DE MONTREAL SEMAINE FINISSANT 17 AVRIL 7.SI) 7.:to 7.30 i 7.00 7.30 7.30 LES NOUVELLES EMISSIONS LEUR NOMBRE A ETE REMARQUABLEMENT restreint, SUR LE MARCHE DE LONDRES.Les nouvelles émissions lancées durant le premier trimestre de 1015 ont été numériquement modiques, par suite de la surveillance jalouse dont est l’objet le capital londonien, mais leur valeur n’a pas été sans importance, grâce aux opérations du gouvernement britannique hd-même et aux amples sommes requises par ceux qui ont reçu du trésorier britannique de lancer des titres sur le marché.Le chiffre total du trimestre, tel que relevé par ]’“Economist”, s’établit à £40,000,-OOO, montant au-dessous du chiffre FARINES Patentes du printemps: Royal Household .2 sacs Cinq oRses.2 sacs Glenora.2 sacs Harvest Queen .2 sacs Fortes à Boulanger: Bakers Special .2 sacs 7.10 Manitoba SB.0.70 Keeloba.2 sacs 0.70 Montcalm.2 racs 7.10 Pat"Hes d’TTiver: Straight Rollers .2 sacs Hurona (à pâtisserie) .2 sacs A (do) 2 sacs Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers.2 sacs 5.60 Farine de blé-d’Inde, pour engrais.2 sacs 4.10 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roujéc^sac de 90 Ibs.$3.45 Avoine rouféc, baril .7.15 Issues de hléi y Son Man., au wagon, tonne.20.00 Gru Man., au wagon, tonne.28.00 Gru blanc d’Ontario, pu wagon, tonne .29.00 Moulée pure, au char .$33.00 à 36.00 Moulée mélangée, au wagon.36.00 OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs frais.22s BEURRE Beurre de choix.3fjs Beurre de choix, en bloc d’une livre.:.36 l-2s Beurre de laiterie .27 à 28s Raisin, la caque .i Oranges "Sunkist”.Oranges du Mexique.$7.80 Ananas de Floride .Pommes .Pommes “Spies”.# # i I Pommes “McIntosh”, i en huiles.j Tomates de choix, la ! manne .i Céleri, la boîte .' Raisin, en caque.Raisin rouge.Poires de Californie $(j.H0 à $6.50 $2.75 à $3.00 $2.00 à $2.25 $5.00 $3.00 à $3.50 $1.50 à $5.50 $2.25 à $2.50 $4.00 à $4.50 $3.25 $6.50 .25s à 30s .$3.25 $6.00 19s 19s FROMAGE Fromage doux la livre .Fromage fort, à la meule, la livre.Fromage fort au morceau, la livre .Fromage de Gruyère, la livre .Fromage d’Oka.28s Fromage I.imbourg.22s Fromage Roquefort .37s SAINDOUX Bonne demande.Airelles, le baril .Raisir.j la caque.Raisin, la caque.Raisin, qualité medium .Bananes, le régime .$2.00 à Canneberge, au baril .Céleri, par caisse.Noix de coco.$4.75 et Choux nouveaux, la manne.Pommess de terre, au pa- aiier.Oignons rouges, au sac, par livre.Oignons blancs, la manne.$ Figues, la boîte .13s à Figues, la boîte.1! Dates, la livre.Dates, par colis.8 à Marrons, la livre.Noix.la livre.9s à Arachides Bon Tons .10s et PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL AVOINES Canada-ouest ( Canada Western) No 2 sur olacc, (rare) OOIA à Canadn-ouest( Canada Western i No 3.67 E- a Manitoba.No 2, d’alimentation (feed) .66(4 à Québec, blanche, No 2.67 à ORGES 5.50 5.00 2.75 $2.50 $7.50 $6.00 $5.00 $5.00 $2.75 2s 76s 68s 67 Va s 67 % s r,A F, par 48 -Os Canada-ouest (Canada Western) bs 37s Saindoux.pur, en tinette.Saindoux pur, en seau.Saindoux pur, bidon de 10 Ibs.Saindoux pur, bidon de 5 Ibs.Saindoux pur, bidon de 3 Ibs.Saindoux pur, bioc de 1 1b.La 1b.12 3-4s $2.60 14s POIS ET FEVES No 3.80 à 81s Canada-ouest (Canada Western) No 4.76 à 78s Par 56 livres :— Maïs de l’Argentine (rare) 84 à 85s Maïs de Chicago.82 à 83s BLE Pour volailles (bonne qualité), par 100 Ibs.$2.30à$2.40 FOURRAGES SUR RAILS A MONTREAL MAIS Mil No 1, par 2,000 livres.$18.00 à $19.00 Mil No 2, choix .$17.50 à $18.09 Mil No 3, par 2,000 livres.$16.00 à $16.50 Mil et trèfle, par 2,000 livres.$14.50 à $15.01 Le marché est irrégulier.MARCHE CENTRAL AU POISSON la livre Flétan.Us Merluche (haddock).6s Doré, frais.Us Brochet, frais.gs .'.$2.50 à $3.0(E Barbolte.l()s fruits DE LA Californie | j •.: ; ;;;; J* Framboises, la boîte.50s Morue fraîche .8s Pois jaunes .Pois verts .Fèves blanches Le nu’not $3.25 3.25 3.50 PRODUITS DE L’ERABLE Sirop, bidon de 8 1-2 Ibs.75s Sirop, bidon de 13 Ibs.$1.00 Sucre, la livre.10s FRUITS Citrons “Messinas” .$3.25 Citrons, de choix.$3.00 Pamplemousse (grape fruit) Asperges, le paquet.50s j Pêches, la boite.$1.50 Melons.45 par manne .$5.50 ! Melon d’eau, chacun.50s Prunes, la manne.$1.50 normal.pour la même période, J’indique le Sommaire ci- -comme après : Premier Total de quartier l’an.1908.£45,287,900 £192,203,700 1909.64.238,400 182,356,800 W10.99,355,600 267,439,100 1911.61,245,000 191,759,400 1912.47,966,1(10 210,850,000 1913.50,344.700 196,537.000 1914.97,610,200 512,522,000 1915.46,313,500 Anguille fraîche.9s Merluche fumée.gs Filet de merluche" .12s Hareno frans, 1-2 baril .$3.50 Morue fraîche, No 1, 200 Ibs.$10.00 Indes el Cey-lan ., .' 2,071,800 Afrique-Sud 5,122,900 Autres possessions 2,506,300 256,200 457,000 91,000 Dans ses commentaires sur'la situation, l’“Economist” dit: “Près de £30,000,000 de ce montant sont dus à l’émission des £$50,000,000 de Bons de l'Echiquier, le reste ne doit pas entrer en ligne de compte de nos émissions parce qu’il était requis par le remboursement de Bons de l’Echiquier, représentant des capitaux engagés anterieure-ment.Les émissions de valeurs industrielles les plus intéressantes ont été celles du plan de teinturerie, ayant absorbé £1,000,000.Le seul autre prospectus de quelque importance a été celui de la “Furness, Houlder Argentine Lines”, une compagnie de transport cons-Ütuéc par les commerçants de vian-W- de l’Argentine.L’action du trésorier a imprimé une influen cemarquée sur la répartition géographique du capital, durant ce trimestre.Voici les chiffres que donnent les possessions britanniques: Premier quartier.1914 - Roy.-Uni, total .Possessions brit.: Australie.Canada .1915.£14,261,600 £30,897,300 13,401,200 23,746,600 75,000 4,975,000 Total > L’AFFAIRE DU “THREE WEEKS L'enquête dans la cause de “Three Weeks” a encore été ajournée hier après-midi, parce qu'un document, le programme de la soirée de vendredi.15 janvier, n’était pas dans le dossier.'Le magistrat Saint-Cyr présidera de nouveau cet avant-midi à l’enquête.AUTOMOBILES ASSURANCES Coorrint contre ACCIDENTS, I-’INCENDIE, L’EXPLOSION.LA RESPONSABILITE PUBLIQUE.LE VOL, LE TRANSPORT, LA COLLISION.LES DOMMAGES MATERIELS A AUTRUI.BRIS DE GLACES, MALADIES.VOL.ATTELAGES.RESPONSABILITE DE PATRONS ET PUBLIQUE.GARANTIE DE CONTRATS, CAUTIONNEMENTS JUDICIAIRES FIDELITE DES EMPLOYES.LA PREVOYANCE 160 ST-JACQUES, Montréal.Tél Main 1626.J.C.GAGNE.Gerant-général.LA TAXE DE GUERRE .Vos abonnés, clients d'imprimerie et correspondants en générât sont priés de prendre note (pie l'impôt du timbre entre en vigueur, le jeudi, 15 avril.Toute lettre devra porter un timbre additionnel d’un son, sous peine d'être envogée aux Lettres de rebut, à Ottawa.Tout chèque, mandat, bon-poste devra porter un timbre de guerre de 2 sous, sinon le paiement en sera refusé à la banque ou au bureau de poste ou de messagerie.PRIX PLUS BAS QUE PARTOUT AILLEURS AMEUBLEMENT DE SALLE A DINER Style JACOBIN IPp-Buffet, Cabinet, Table ronde extension, 5 ses, 1 fauteuil ivmbourès dî en cuir espagnol, 9 morceaux.lit wfiSk ¦ Style MISSION HyWÿ ~Buffet, Cabinet, avec ou sans vitres décorées, table ronde extension 5 chaises, fitïïCa 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seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles d*- ménage, piano, etc.Conditions : argent comptant.H.LAJEUNKSSTv, H.C.S.Motréal, IG avril 1915.Province de Québec, district de Montréal, dans la cour de Circuit du district de Montréal, No 5400.William J.J-arjta.«eintrc-décora- teur, des rilé et district do Montréal.demandeur, vs Dame Yvonne Mongenais, rie la cité d’Outrcmont, district rie Montréal, épouse de Arthur Prévost, et re dernier de lieux inconnus, et partie aux présentes, pour autoriser son épouse, défendeurs.[1 est ordonne au défendeur Arthur Prévost de comparaître dans le mois.Montréal, 15 avril 1915.(Par ordre): S.E.Meunier, Député Greffier de la dite Cour.Fauteux et Fauteux, Procureurs du demandeur.AMS.— Demande a été faite a la Corporation de la ville de Montréal pour permission d'ériger un réservoir à gazoline de 500 gallons, sur le No cadastre 411a du quartier S.-Jean-Baptiste.Romuald Hn;te, 1459, rue Clarke.Montréal, 16 avril •‘Uô.ri’O) IM-L 1:1.IJL J.i;i.igutll'ict tic Montreal, Cour de Circuit, No 197!).M Wai.s-i man.demandeur, vs Coobit/.et al., défen-; deurs.Ix- JHèiiie jour d’avril HUâ, « ,iiX i m.yre.s de l'avant-midi, au domicile du dit détendeur J.Kretclunan, au No U77 rue itarmer, en lu cité de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et el-icts du dit défendeur saisis en cette cause consistant en meubles.Conditions : argent comptant.J.E.Desmarais, H.C.S.^ Montréal, lli avril PKOVINCE DE QUEBEC.Distr.ct de Mont-leal, Lour Supérieure, No 2021.Lamon-tngne Limitée, demanderesse, vs Antonio «nH1 v1’ défendeur.Le 2(>ème jour d’avril LU ), a onze heures de Pavuiit-midi, au hu-rî,.a.u du shérif, au Palais de Justice, en la ciî(‘ » .Mnntréa4!.seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit de-lendeur saisis en cette cause, consistant en actions toutes payées.Conditions : argent comptant.J.K.Desmarais, II.C.S Montréal, 16 avril 1915.j PKOVlNCi: DE QUEBEC, district de Mont-j real, Cour de Circuit No 239.— M Seiu-nian, demandeur, vs M.Sparding, défendeur.Le 2/éme jou rd’avril lui.>, à dix heures dt* 1 avant-midi, au domicile du dit dé-lendeur, au No 575 rue Church, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité ue justice les biens et effets du dit defendeur saisis en cette cause, consistant en meuines Conditions : argent comptant.J.M.Desmarais, H.C.S.Montréal, 1(5 avril 191*».PBfXVlNCE DE QUEBEC, district de Mo.it-ithI, t^tur de Circuit, No 1618.— A.Strln-ii'ai.et nl„ demtmdrurs vs \V.Smith défendeur.I/- 27ème jour d'avril 191.7.à dix heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 779 rue Church, en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles Conditions : argent comptant.,1.E Des-immiis, H.C.S.Montréal, 16 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit, No 5076.- E.Coobit/ demandeur, vs .1.Kretclmiaii.défendeur.Le Uoènie jour d'avril 1917.à dix heures de l'avant-midi, an domieile du dit défendeur au No 1177 rue Garnier, en In rite de Montréal.seront vendus par aulorilé de justice les liiens et effets du dit défendeur saisis en cette eause.consistant en menhirs de ménagé.Conditions : argent comptant.J.E.Desnia' sis, H C.S.M—«.l| loi g.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont féal.Cour de Circuit No 19021 S.L.Contant, demandeur, vs T.Martin et ai., défendeurs.I.e 'JBiiic Jour d'avril 1916 h une heure de l’après-midi, à la place d’affaires des dits défendeurs, au No 329 rue Nicole! en la cité de Montréal, seront vendu.Par autorité tic justice les hiens et effet* des dit défendeurs saisis en réite cause, consistant en x'iaudes, etc Condition,; ar» gent comptant.L.K.BACH AND, H.C.S.Montreal, 16 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real.Cour de Circuit No 666—J.iaunoths, demandeur, vs.V.Desnoyers, défendeur, I.e iiOme Jour d'avril 1915 à 11 heures ds I iivnnt-nildi, au domicile du dit défendeur, nu No.18j:t rue Notre Dame Est en la cite de Montréal, .seront vendus pur autorité de Justice les hiens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles meublants, etc.Conditions : argent comptant.!.E BACHAND, H.C.&, Montréal, 16 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit No 20615—B.Damien, demandeur, vs.F.Cliuinpagne et al., défendeur, ' Le 26me jour d’avril 1915 à 11 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, Maxime Champagne, au No 293 rue Chambord en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les hiens et effets du dit défendeur, saisis eu cette cause, consistant en meubles meublants, etc.Conditions: argent comptant.L.E.BACHAND, H.C.S Montréal, 16 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 5410—S.Garmaise, et al., demandeurs, vs.V.Blais, défendeur.I.e 27mc jour d'avril 1915 a une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1126 rue Henri-Julien en la cité de Montréal, seront vendus pai autorité de justice les biens et effets du (lit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles meublants, etc.Conditions ; urgent comptant.L.E.BACHAND, H.C.S.Montréal, 1C avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit No 18237—J.Cohen et al., demandeurs, vs.E.Beaudoin, défendeur.Le 27mc jour d’avril 1915 à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1203 rue Parthenais, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles meublants.Conditions : argent comptant.!.E.BACHAND, H.C.S.Montréal, 16 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit No 1367—C.H.Fournier, demandeur, vs.F.Florent, défendeur.Le 29me jour d’avril 1915 à 10 hueres de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 2219 rue Bordeaux en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, et meubles meublants.Conditions: argent comptant.L.E.BACHAND.H.C.S.Montréal, 16 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 14314—E P.Paradis, demandeur, xs.E.Lipalme, défendeur.Le 29me jour d’avril 1915 à 11 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1287 rue Saiutc-Catherino Est en la cité de Montréal, seront xendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles mueblants et machines à coudre.Conditions: argent comptant.!.K.BACHAND, H.C.S.Montréal, 16 avril 1915.PROVINCE DF.QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit No 8546 Louis Abino-vitch, demandeur, vs.S.Syikos, défendeur, i.e 28me jour d’avril 1915 à 10 heures de l’avant-midi, h la place d’affaire du dit défendeur, au No 220 rue Centre en la cité de Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en tables de pool, ete.Conditions : argent comptant.G.E.PIGEON, H.C.S.Montréal, 16 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 171 I Max Frank, demandeur, vs.New York Picture Frame Co., défendeur.Le 27èmo jour d’avril 1915, à 10 heures de l’avant-midi, à la place d'affaires du dit defendeur, au No 575 rue Saint-Laurent en la cité de Montréal, se roui vendus par autorité icns et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, un piano, etc.Conditions : argent comptât.A.LAVERDURE, H.C.S.Motréal.16 avril 1915.___________ PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real.Cour Supérieure No 8877—Dame M.L.O.Myler et vir.de Beloell, demanderesse, vs.Dame E.Recours, de Montréal, défenderesse.Le 2Gmc jour d'avril 1915 h midi, au domicile de la dite défenderesse, au No .318a rue Saint-Antoine en la eité de Montréal, seront vendus par autorité do Justice les biens et effets de la dite défenderesse.saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.A.LAVERDURE, H.C.S.Montréal, 16 avril 1915.Ce journal est Imprimé tu No 43 ru» Saint-Vincent, à Montréal, par i'IMPRIKE-, RIE.PgPLHaVIRE t* reiponaamilUJlmlUt).! LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 17 AVRIL 1915 VOL.VL — Nto 89 Le temps qu’il fera Rrau et très flou*, aujourd’hui et demain.DIMANCHE, LE 18 AVRIL 2ènle dimanche après Raques.Icnnité de l'Annonciation.Lever du aoleil, 5 heures 11.Toucher du soleil, 6 heures 48.Lever de la lune, f* heure» 45.Coucher de la lune, Il heures 36, 8o- LÜNDI, LE 19 AVRIL R.Expédit, martyr.Lever du soleil, 5 heures 10.Coucher du soleil, 6 heures 50.Lever de la lune, 7 heures 39.Toucher de la lune, matin.Premier quartier, le 22, à 10 45 ni.du matin.LE PROCHAIN CONSISTOIRE AURA LIEU EN MAI, CROIT-ON, HT ON Y NOMMERA LE CHANCELIER RE L’EGLISE ET MGR IRELAND SERA PROBABLEMENT CREE CARDINAL.(Spécial au '‘Devoir”) Rome, 17, vià Paris.— On prend des mesures au Vatican pour tenir un consistoire au mois de mai peut-être ou plus tard.On allègue que c’est pour élire un nouveau chancelier de l’Eglise catholique, ce poste étant inoccupé depuis la mort du cardinal Agliardi, survenue le 17 mars.Le chancelier ne peut être choisi qu'au cours d’un consistoire.De fait cependant, dit-on le pape désire encore une fois s’adresser solennellement au monde pour expliquer l’attitude neutre du Saint-Siège, ses efforts pour rétablir la paix, sans manifester de préférence pour les catholiques de l’un ou l’autre des belligérants.On considère qu’aucun cardinal nouveau ne sera probablement nommé, vu la difficulté qu’il y aurait à ne pas froisser des susceptibilités, même si les nouveaux élus étaient choisis dans ie sein du clergé des pays neutres de l’Europe.Si des nouveaux cardinaux sont créés, ce sera pour l’Amérique du Sud, pour l’Australie, ou même un quatrième américain serait élevé au cardinalat.Dans ce dernier cas on a exprimé l’opinion dans certains milieux ici que le pape jetterait le dévolu sur Mgr Ireland.M.OSCAR DUFRESNE M.Oscar Dufresne, de Maisonneuve, bien connu dans l’industrie canadienne de la chaussure où il occupe un poste important est revenu hier d’Europe où il a visité la France cl l’Angleterre et noué des relations industrielles considérables avec de nombreuses maisons importantes d’outremer, M.Dufresne voyageait en mission oficielle pour le compte de l’Etat.LE “TAG DAY” DE LUNDI Nos lecteurs voudront bien se r ope 1er qu’il y a lundi un Tag Day.Le comité France-Amérique Ta o’-ganisé au profit de VUnlon Nationale Française, dont la plupart des souscripteurs sont partis pour la guerre, et de VAssistance Maternelle, oeuvre admirable dont le Devoir a maintes fois entretenu ses lecteurs.I.es d'eux institutions se partageront les recettes de la journé.Ij’Assistance Maternelle, encouragée dès son début par les autorités civiles et ecclésiastiques de Montréal, compte aujourd’hui lit comités; clic a pour but d’aider ’es mères pauvres, à la naissance de leurs enfants.Pendant .son dernier exercice financier, les dépenses de cette oeuvre ont été de $2,200 et ses recettes, de $1,000.Elle a distribué >du-sieurs milliers de morceaux de linge aux malades, à son vestiaire de la rue Saint-Christophe.Comme cette société propage dies notions d’hygiène domestique et lutte contre la mortalité infantile, à part le fait qu’elle protège et secourt les femmes pauvres, il importe que tous nos lecteurs se fassent un devoir de lui donner leur obole.Qu’ils veuillent bien le faire, dès lundi.LA GREVE DE LA PAIX LES OUVRIERS AMERICAINS RECLAMENT DE PLUS EN PLUS LA CESSATION DES HOSTILITES.QUESTION QUI N’EST PAS A LEUR TAILLE M.LE COMMISSAIRE McDONALD ATTAQUE DE FRONT LA COMPETENCE DE MM.MARTIN ET COTE A REGLER LE PROBLEME DU TRAMWAY.— INTERROGATOIRE EMBARRASSANT.La discussion des tramways n a pas manqué d’entraîner de vives algarades entre les commissaires.I.a salie du comité de législation était comble de spectateurs et il fallait par gentillesse réjouir la galerie.La séance n’en a pas moins été remplie en ce sens qu’on y a fait beaucoup de besogne.Ce n’est pas à nous de juger si elle liit bonne.M.Je maire a exposé son connu depuis longtemps.I porte, cependant, une modi au sujet des pourcentages ville doit percevoir sur les de la compagnie.11 propose échelle fixe.Pendant les dix LA GUERRE RAID EN ALLEIIM6NE Pendant que les Toutes tentent vainement d'effrayer l’Angleterre, les aviateurs français accomplissent des incursions fructueuses en territoire ennemi ; ils mettent le feu à une fabrique d'obus à Rothwell et lancent 40 bombes sur une station électrique à dix milles de Metz.— Garros attaque un taube dans les airs et tue les deux occupants.Des aviateurs ennemis cherchent à bombarder la cathé drôle d'Amiens ; ils tuent sept personnes et blessent huit.en projet, 1 y ap-fieation que la recettes une premieres années de la Iranchise, la Compagnie devrait payer SüOü.OOO par douze mois à la Ville, pouces de large, valeur de CIO g» $1.50, pour.SOIE PAILLETTE dans toutes lescouieurs, de 34 pouces de largeur, pour robes de réception, belle valeur à 90c à grande ré- ftQg* duction, pour.TEL.EST 4510 fl>jq»wfaarère» 447 Le Magasin du Peuple SAINTE-CATHERINE EST.Cadeau pour 1ère communion A notre département de Librairie vous trouverez le plus beau choix de cadeaux pour 1ère communion, tels que Statuettes, Chapelets et Livres de prières, aussi un beau choix d’images à des prix réellement bon marché.h Table de librairie “Jacobin” $28.00 Le dessus de la lahle a 36 pouces par 23 pouces.Elle est faite de quart de chêne blanc choisi et finie “Jacobin".Tous les bords sont sculptés à la main en forme de rosace.Nous avons en mains différentes grandeurs de tables semblables.—~ •— ¦— ^ ^ .¦ w.- ÎLtq /n -xu-U m tO/t it i .D ' m VJ, T«.Est 7330-7331-637-39 SAINTE-CATHERINE-EST, an*U Benudry.MONTREAL PHARMACIE Lecours et Lanctôt 310 STE-CATHERINE EST Coin St-Denis, Montréal.Téléphones .Est 4608-833-2770.Aux Médecins Les compagnies d’assurances exigent maintenant la détermination de la pression artérielle des candidats.Nous avons en magasins les SPHYG-MANNOMETRES approuvés par les compagnies.Entre autres: celui de Riva-Rocci, à $8.50, et celui de Nicholson à $15.HABITS ELEGANTS S 18.00 Tout faits marque et sur mesure “ Individuality ” EX MONTANT SPECIAL, valeur de $2.75 — Chemises de couleur, $1.25 pour 95Cj 3 pour S.A.de LORIMIER 34 rue Notre-Dame Est Nouveautés pour h mmes M.OLIVER SE DEFEND L’EX-MINISTRE DIT QUE LE RAPPORT FERGUSON A ETE PRODUIT AFIN DE DETOURNER L’ATTENTION DU PUBLIC DES SCANDALES DES FOURNITURES MILITAIRES.Ottawa, 17.—M.Frank Olirtr, ancien ministre de l’Intérieur sous ie régime Laurier, a publié, hier, une déclaration où il nie les accusations gnements! Malgré cette lettre, M.Oli- pnrtéeis contre —- r*-'-* ' ' • mercredi, par le avait pu en agir ainsi à la faveur de son poste de ministre de ITnté-rieur.C’est par l’intermédiaire de son gendre, M.Anderson, d’Edmonton, qu’il a pu obtenir des terres 'le la couronne et réaliser sur elles des bénéfices, l'automne dernier.Ce dernier déclare ensuite que le rapport Ferguson a été déposé sur le bureau de la Chambre à la Jin de la session, rendant toute discussion impossible, par mesure, de représailles contre l'obstruction du député d’Edmonton (M.Oliver), comme M.Meighen et le Dr Boche l’ont admis.Le passage du discours de ce dernier, où il dit que le rapport Ferguson est mie réponse à l’opposition qui cherche à faire du capital politique des enquêtes des comptes publics, a été retranché même du Hansard.Les deux ministres admette.it donc que le raport Ferguson n'a p is été pas été produit dans l’intérêt public, mais pour détourner l’attention du public des abus exposés par les enquêtes sur les contrais militaires C’est une tentative de chantage contre le parti libéral.Ottawa.17.—Le gouvernement a décliné de répondre aux déclarations de M.Oliver, hier, mais on réfute la déclaration où il dit qu’il no savait pas que le gouvernement possédait les droits miniers par la production d’une lettre qui lui a été écrite à ret effet, le 26 février 19
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