Le devoir, 22 avril 1915, jeudi 22 avril 1915
VOLUME VL—No 93 ABONNEMENTS • • Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5.00 UNION POSTALE $8.00 Edition Hebdomadaire CANADA $1 oo ETATS-UNIS $1 UNION POSTALE $2.00 MONTREAL, JEUDI 22 AVRIL, 1915 DEUX SOUS LE NUMERO LE DEVOIR Rédaction et Administration ; 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION ; • Main 746G Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A L’ECOLE POLYTECHNIQUE Section des arts industriels et décoratifs En homme de goût, M.Bilodeau racontait hier, aux.lecteurs du Devoir, sa tournée artistique.Son exposé suffit pour suggérer à tous ceux qui ont le souci de l’art la pensée de l’imiter.Mais l'Exposition organisée par les élèves de M.Lyon nous semble, de quelques autres points de vue, réclamer une attention spéciale.On a trop longtemps répété que le Canadien-français n'a pas le goût des choses de l'art.On se trompe: ce n’est pas le goût, mais le sens de l'art, qui lui fait défaut.La preuve, c’est la multitude de bibe hits ou de croûtes dont nos richards couvrent les guéridons et les murs de leurs palais.C’est encore l’adresse avec laquelle des bambins exécu tent, munis d’un simple canif, d’ingénieux dessins.Ce sont les aptitu- des naturelles que manifestent nos ouvriers dans les moindres travaux où 1 art a quelque chance d’intervenir.Le beau nous attire; seulement, nous prenons souvent pour oeuvre d’art ce qui en est la contre-partie, l’oeuvre utile.La cause n’esl pas difficile à découvrir.Notre éducation a développé chez nous l’esprit; elle n’a pas opéré de même sur l’imagination cl sur le sentiment, il en est résulté que nous nous sommes crus longtemps incapables d’atteindre à cette délicatesse de l’ouvrier français le moins instruit.De ce préjugé devront revenir tous ceux qui se seront donné la peine de A’isiter, même en courant, les oeuvres exposées par les six premiers élèves de l’Ecole d’art décoratif, MM.Léveillé, Forest, Dignard, Préfontaine, Clapin et Desrochers.M.Bilodeau a dit pourquoi: nous n’y insisterons pas davantage.La visite des autres, en les débarrassant aussi d’un préjugé stupide, les convaincrait peut-être qu’il s’accomplit là une tâche véritablement patriotique.Combien de nos jeunes gens, entrés au collège sous la pression de leurs parents*et reconnus incapables de continuer des études classiques, s’en vont s’échouer dans les professions libérales encombrées! Celles-ci sont devenues par la, trop souvent, le dépotoir de bien des incapacités, de bien des nullités.Pourtant, ces jeunes ne manquaient pas de lalent, puisqu’on voulait les pousser aux hautes études! 11 y a, pour plusieurs d’entre eux, un débouché tout naturel à leur activité dans l’art décoratif.Cet enseignement tient beaucoup du grand art, un peu de 1 industrie.Il répond aux deux aspects de notre caractère national, tail de culture latine et d'un peu du sens pratique anglo-saxon.Aussi bien, beaucoup, même chez nous, ne jugent de la valeur d’une profession que par le profit pratique qu’on en retire.Sous ce rapport encore, 1 extension de l’art décoratif sera chez nous un véritable hien-fail.Beaucoup de nos familles aisées vont acheter en Europe l'ameublement de leurs salons princiers.Beaucoup font venir à grands frais de l’étranger ces menus objets, portières, paravents, coussins, dossiers, écrans, qui sont l’accompagnement obligé de toute salle de réception.Beaucoup encore recourent à des artistes du dehors pour faire décorer, qui à la Watteau, qui à la Boucher, les murs de leurs salles à manger.Les vestiaires do nos églises regorgent d’ornements où les fils d’argent mêlés aux fils d'or n’ont d’autre mérite que de briller et d’éblouir.Quand 1 on saura que des jeunes gens de chez nous, — hier encore sans souci de tracer une ligne droite ou courbe et n’ayant jamais pensé que des couleurs associées à des couleurs peuvent constituer une oeuvre d’art, — quand on saura que ces jeunes gens en arrivent, après trois années d apprentissage au plus, à produire des travaux comme ceux que l’Ecole expose en ce moment, son enseignement paraîtra peut-être assez pratique.Au lieu d’enrichir les autres, ou confiera à ces jeunes la dé-toiation de scs salons, 1 ornementation de ses meubles, la peinture de ses vêtements d’église.L’art, auquel on reproche de-conduire son ado-i a leur a 1 hôpital, aura une fois de plus fait vivre son homme.Et il l’aura fait vivre au Canada avec de l'argent canadien! La chose sera d ailleurs facile.On a pris, pour assurer une clientèle et des revenus aux futurs maîtres, le moyen le plus ingénieux qui soit.Il n’a que le tort d’être moyenâgeux et de vous ramener aux corporations de métiers.S’en plaindra qui voudra; nous avons, nous, l’audace de nous en réjouir.Dès l’an prochain, nous déclare-t-on, l’on ouvrira à 'l’Ecole même un atelier commun.Déjà des familles bien nanties ont promis leur concours; elles apporteront aux ouvriers des commandes nombreuses.Le gouvernement, lui aussi, se mettra de la partie: la décoration de nos édifices publics, exécutée par des maîtres de chez nous, remplacerait avantageusement le burlap rouge ou vert appliqué sur leurs murs à grands renforts de colle.Au lieu de courir le risque d’attendre longtemps des acheteurs, au lieu de gâcher la tâche afin de pourvoir plus vile à leur existence matérielle, les élèves travailleront là sous les yeux des maîtres qui les ont formés.Assurés d’une rétribution convenable, ils exécuteront leurs travaux patiemment.Cette patience, jointe à l’émulation et à la sécurité, leur permettra de satisfaire les goûts les plus difficiles, la clientèle la plus exigeante.Quand le nombre des apprentis dépassera les dimensions de l’Ecole, les premiers élèves, devenus des maîtres connus par leurs produits annuellement exposés, pourront essaimer à travers la province ou même le pays.Ce ne sera pas l’un des moindres attraits de l’avenir que cette génération d’artistes issue de la nation à laquelle on dénie le goût de l’art et le souci du beau.* * * * C'en sera un autre que cette escouade soit sortie des rangs de la jeunesse de notre Université Laval.Nous sommes de la maison; ce titre même nous permet d’en parler avec autant de compétence peut-être que les quatre-vingt-dix-neuf centièmes de ceux qui la décrient.On ne soupçonne guère dans notre public la haute valeur de l’Ecole polytechnique, affiliée à notre unique institution française d’enseignement supérieur.Et beaucoup ne savent, de notre Université elle-même, que ce qu’ils en ont appris par une comparaison malencontreuse avec les universités différentes de la nôtre.Qui donc aurait connu, sans cette exposition où ses apprentis donnent tant de preuves de leur savoir-faire, les résultats heureux de notre Ecole d'arts industriels et décoratifs?Même après les articles publiés dans le Devoir par M.Baboulcne, le chef et le fondateur de l’école, qui aurait pensé que notre Université eût ouvert un champ comme celui-là à l’activité de notre jeunesse?L’exposition présenle aura pour effet d'attirer l’attention du public sur celle création de premier ordre.En s’intéressant à celle-ci, il pensera peut-être à tourner aussi les yeux sur les autres services organisés par notre Université.Il voudra être moins étranger au fonctionnement merveilleux, vu la modicité de leurs ressources, de nos Facultés des ails, de droit, de médecine et de pharmacie, de l’Ecole de chirurgie dentaire et de médecine vétérinaire, de l'Ecole polytechnique, de l’Institut agricole d’Oka, de l’Ecole des hautes études commerciales, de l’Ecole d'études secondaires modernes pour les Frères et de l'Ecole d'enseignement supérieur pour les jeunes filles.Et Ions comprendront que la race française et catholique, pourvue d’un foyer pareil à Montréal, sans compter celui de Québec, n’a pas à mugir de sa prétendue infériorité.Ceux-là seuls la lui attribuent qui ignorent son oeuvre universitaire afin de n’avoir pas à en reconnaître ou à en proclamer l’incontestable valeur.Abbé Emile CHARTIER.“Des timbres en français, quelle vétille! ’ ’ Qu ’est-ce que diraient ou plutôt qu ’est-ce que feraient nos compatriotes anglais, si nous ignorions leur langue dans l’impression des timbres ?Ça ne serait pas long avec eux, et ils auraient raison : SECOUONS - NOUS ET FAISONS RESPECTER NOS DROITS ! L’INTERVENTION DE LTTALIE Cette fois, il parait bien que le sort en est jeté: la participation italienne à la guerre est sur le point d’être prononcée.Chaque jour qui se lève peut amener le déclanchement fatal, qui multipliera dans des proportions encore inconnues le nombre des ennemis des deux empires germaniques.Toutes les nouvelles de • Rome concordent sur ce point.L’Italie achève avec une hâte fébrile ses derniers préparatifs militaires.Les négociations, les promesses du prince de Bülow, même renforcé de MM.Giolitti et Bertôlini, ne sont pas parvenues à remonter un courant qui, de plus en plus, apparaît irrésistible.Le sentiment général du peuple, dans toutes les régions du royaume, veut la grandeur du pays, le grandeur morale de l’Ilalic.L’i dée d’entrer dans la lice, de ne pas laisser s’échapper une occasion unique pour l'Italie de compléter ses destinées, s'est fait jour a travers la masse dès le mois d’octobre dernier cl n’a cessé de gagner du terrain.Le peuple italien ne veut pas se contenter de recevoir, sans les gagner, quelques milles carrés de territoire; il ne veut pas que, dans quarante ans d’ici, un Rissolai i puisse dire dé l’Italie d’aujourd’hui qu'en recevant le Trentin, elle a perdu l’honneur.Et le courant est d’autant plus fort que l’opinion publique, revenue à une plus juste appréciation des réalités, s’était, un instant, laissé prendre à l’appât des concessions autrichiennes.¦îfr * # L’Italie n’a pas été longtemps dupe de la tactique de M.de Bülow, qui voulait la faire patienter afin de gagner du temps.On l’a bien vu quand le diplomate a rabattu son jeu en disant : nous ne nous dessaisirons des territoires que nous vous cédons que lorsque la guerre sera terminée.Ce fut un beau tapage dans toute la presse italienne, à part quelques rares journaux germanophiles par intérêt bien plus que par conviction.Plaisanterie ridicule, amère plansanleriel répétait-on de tous côtes.Quelle garantie aurons-nous (tue, le danger passé, l’Autriche nous cédera ce qu elle a tant de mal aujourd’hui à se décider à nous lâ-(ÿier.alors qu’elle y est poussée par la plus pressante nécessité?Même si l’Autriche eût été de bonne foi, on se serait refusé à mettre sa loyauté à une si rude épreuve.Sa bonne foi même était suspecte.L’Autriche paraissait songer si peu à céder le Trentin que, d’après des informations publiées par Vldea Xazionaie, les troupes autrichiennes occupent encore à la frontière italienne certaines zones de terrain qui forment l’objet de contestations entre l’Italie et l’Autriche.L'Idea Nationale dit que ce procédé, qu’elle qualifie d'énorme, est absolument conforme aux procédés de l’Autriche.La neutraliste Slanipa, dont nous avons noté déjà les ardentes' polémiques avec le Carrière della Sera, et qui n’a manifesté que des sympathies douteuses pour les Alliés, a publié sous le titre: La question préjudicielle, un article modéré dans la forme, mais catégorique quant au fond et qui parait réfléter assez bien l’opinion moyenne du public italien à l’égagd d'une combinaison dont le terme aurait été ajourné: “Laissons de côté, disait la Slam-pa, la question de bonne foi et de loyauté, que nous supposons égale dans les deux camps; mais.l’Autriche est partie belligérante et l'Italie est pays neutre.La première est donc sujette aux hasards de la guerre, et aucune prévision humaine ne saurait pressentir que) sera son aspect politique au terme du conflit; alors que l’Italie sait très bien qu’il ne dépendra que d'elle de continuer à rester neutre.Il résulte de cette profonde différence de situation que, pour qu’un accord soit juridiquement possible entre ces deux pays, il faut qu’il ait un effet immédiat; en remettre l’exécution jusqu’au terme de la guerre serait enlever à cet accord toute valeur et toute certitude et introduire dans un pacte, qui doit être précis, des cléments inconnues et variables capables en tout cas d’en renverser complètement la logique et la solidité.“Aussi, si l'Autriche veut réellement arriver à une entente avec l'I-tulle, elle devra renoncer purement géographie el dans l'histoire diplomatique de l’Autriche, pour laquelle la non-intervention dans les choses d’Italie est depuis longtemps un axiome.Les hommes d’Etat autrichiens ne peuvent oublier qu’ils ont déjà perdu la partie dans une autre circonstance par leurs tergiversations.” L’auteur de l’article rappelle ici les événements de 1866, où, malgré la répugnance de l’Autriche à céder à ITtalie, sans combattre, un territoire autrichien, la Vénétie, devint néanmoins ilalienne, après la défaite de l’Autriche.“François-Joseph disail alors : ‘Si le sort des armes se prononce contre moi, je me soumettrai, mais je n’aurai pas manqué à l’honneur de ma couronne, qui ne me permet pas de souscrire a un arrangement par Teffet duquel l'Autriche serait, tôt ou tard, ‘loignée de la mer, et cesserait d’être une puissance maritime’.“La presse se montra plus sagace, et le Wanderer, journal du gouvernement, écrivait le 28 avril 1860 ; Sur la question de la possession de Venise, il n’existe pas de divergence qu’une intelligence médiocre et un peu de bonne volonté ne puissent résoudre.Nous sommes les maîtres, mais non les esclaves de cette possession.Quand l'honneur et l’intérêt le réclament, nous devons nous défendre.Mais, quand l’honneur ne s’y oppose pas, et quand l’espoir d’utn plus grand avantage le conseille, nous pouvons céder.Nous nç.sommes pas tenus de jouer le ro-ie de puissance ilalienne.mais nous sommes destinés à être une puissance germanique’.“Tout le monde sait ce qui arriva .La guerre éclata.L’Autriche n’eut pas de succès militaires, et sans avoir conquis de jirovinces nouvelles, sans avoir consolidé même sa puissance — puisque, bien au contraire, elle se vil arracher 'l’hégémonie germanique par la Prusse —- elle fut encore obligée de céder définitivemenl l’Italie”.* -if- la Vénétie L’avertissement méritait d'être pris au sérieux.Mais, à vrai dire, dans le cas présent, toutes les concessions que l’Autriche aurait pu faire auraient été jugées insuffisantes, même par la neutraliste Stam-pa.Le Giornale d’italia a dit à ce sujet que l’Italie n’acceptera jamais une solution qui impliquerait une renonciation préjudiciable à îa position de 'l’Italie dans l’Adriatique et aux Italiens de la côte autrichienne.Un article — très remarqué — du Corriere della Sera affirme l'impossibilité d’un accord entre l’Italie et l'Autriche.“Que peuvent valoir, dit la feuille milanaise, les petites transactions qu'on rêve à Vienne et à Berlin?Pour l’AMema-gne el l’Autriche, ces arrangements auraient sans doute une importance capitale, mais i! n’en est pas de même pour l’Ilalie”.Le Corriere conclut en disant que le jour où on négociera pour de bon, on s’apercevra nue les intérêts de l’Autriche et de l’Italie sont irréductibles.L’attaque dos Dardanelles par la flotte anglo-française, en effet, a élargi singulièrement la sphère du désaccord austro-italien et a peut-être été la véritable cause de la faillite de la mission du prince de Bülow.L’écroulement de l’empire ottoman aurait des conséquences très sérieuses pour l’Italie si elle n’v collaborait pas, de même que la repartition dos territoires turcs si elle n’y participai! pas.Conséquemment, le grand facteur inlcr-ventionniste est le péril où seraient les Institutions si l’Italie ne recevait des contingences actuelles tous les agrandissements auxquels elle a droit.M.de Bülow admet aujourd’hui son éeher.Il n’y a dans cet aveu rien d’humiliant pour son habileté diplomatique, fl avait engagé une partie qu'il n" pouvait pas gagner.Uldérlc TREMBLAY.LE TRANSCONTINENTAL A Cochrane, avant-hier, le ministre des chemins de fer a déclaré que le gouvernement es! prêt à se * .du rharger de l'exploitation et simplement a toute question pré- Indicielle et avoir, des aspirations nationales de ritalie, cette large vision qui trouve son fondement dans l'histoire, dans la langue, dans la — — .Trans- continental, de Winnipeg à Québec, à la fin du mois courant, si le Grand Tronc Pacifique refuse.Il est plus que probable que le gouvernement devra entreprendre celle lâche; la correspondance entre le gouvernement et le Grand tronc Pacifique, soumise à la Lhambre des Communes, laisse assez prévoir que le Grand Tronc Pacifique pe veut pas, pour le moment du moins, s’en charger.I BILLET DU SOIR.UN FAUX FRERE Au général i honorable Samuel Hughes.Général, Je ne suis vraiment en quels termes vous exprimer mon indignation, mon horreur et mon dégoût profanas.Je vous retire une estime que je vous avais vouée depuis vingt ans et je suis certain que tous les frères orangistes qui acclamaient votre uniforme khaui, il g a quelques jours, feront de même.Général, vous avez trahi la con-fiance que nous, les loyaux fils de Guillaume d’Oranye, avions mise en vous.Et nous nous apprêtons aux élections prochaines ù vous fusiller de nos bulletins de vote.Incapables de vous infliger la degradation militaire, nous vous imposerons du moins la seule qui soit de notre res-sorl, la politique.Général, vous nous avez, par de fausses représentations, entrainés dans une guerre où nous luttons exactement contre les imprescriptibles principes qui régissent les actes de tous tes loyaux frères d'Orun ge.Vous ne pouvez plaider ignoran ce, vous qui vivez dans l'intimité de Kitchener et qui conseillâtes Joffre, lors ac votre voyage au front.Ainsi, nous aurons, grâce à vous, envoyé 20,000 hommes de troupe en France, ainsi nous nous apprê Ions ù en expédier des milliers et des milliers d’autres, tant que du rera cette guerre, et tout cela pourquoi Pour défendre la langue et la pensée françaises que nous nous apprêtons, avec des mains impatientes, à extirper de notre sol,, dont le moindre brin d’herbe respire la loyauté.De grâce, général, ne cherchez pas à vous disculper, ce serait peine inutile.J’ai appris ù prendre au sérieux depuis le commencement de ce conflit les paroles du généralissime français qui, pour parler moins souvent que nous, n’en dit pas moins des choses fort sensées, fl n’a tropipé personne, lui.Et c’est pourtant dans une lettre écrite de sa main que je relève celle phrase exposant à la lumière brutale la trahison dont vous vous clés rendu coupable en nous entraînant dans cette guerre : "En défendant la France, dit Joffre, dans une lettre adressée à la Société des Gens de Lettres, nos héroïques soldats savent qu’ils défendent non seulement le sol national mais aussi la pensée et la langue françaises.” Je vous le demande, général, que font les nôtres qui combattent à côté des soldats français, sous le même chef suprême ?Je vous préviens que dès aujourd’hui je commence contre vous, dans le comté de Victoria et I/aii-burton, une cabale aussi active que.celle en faveur de voire candidature aux dernières élections.Voire organisateur en chef qui vous hait et vous méprise, RRÔOMHEAD.(P.C.C.) Jacques COEUR.LES NEGRES AUX ETATS-UNIS A l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Lincoln, le Bureau du recensement américain a publié un bulletin remarquable sur l’accroissement de la population nègre aux Etats-Unis.Elle est maintenant de près de dix millions — soit deux millions, environ, de plus que la population entière du Canada.Quarante-trois villes américaines comptent plus de 10,000 habitants nègres et dix de ces centres urbains sont situés en dehors des Etats du Sud.La proportion des illettrés (ceux nui ne savent pas écrire), parmi les nègres âges (le plus de dix ans, csl de 30.4% pour tout le pays, contre 3.7 pour la population blanche née aux Etats-Unis.Si on considère que les nègres ne jouissent de leur liberté que depuis 50 ans et qu'après la guerre civile ils ont été soumis à un régime de persécution et d’exception qui a etc longtemps un obstacle à la régénération des anciens esclaves, on peut regarder cc résultat comme remarquable.Mais il y a quelque chose de plus significatif encore.En 1010, il y avait dans les Etals du Sud 1,717!-301 foyers nègres ; 430,449 maisons, soit 22.1 pour cent, appartenaient à des nègres ; 314.310 d’entre eux, c’est-à-dirc 16.4 pour cent, avaient des lili es libres de toute redevance.En 1000, la proportion des nègres propriétaires de leurs maisons était de 20 pour rent.Sur le 7,317,022 nègres âgés de dix ans et plus, énumérés dans le recensement de 1010.5,-102,353, ou 71 pour cent, occupaient des emploi rémunérés, la proportion des hommes et des femmes ainsi employés étant respectivement de 87.4 et 54.7.L’homme de couleur n’est donc plus le lazy nigger d'autrefois.En 1906.les nègres formaient 36.-770 associations religieuses, comptant un total de 3,685,007 membres (ou fidèles).De 1800 à 1006, le nombre des organisations religieuses a augmenté de 57 p.c., et le nombre des fidèles de 3/.8 p.c., l’augmentation de la population nègre ayant élé de 26.1 p.e.pendant la même période.11 serait peut-être prématuré de eonelure qiie le problème nègre aux Etats-Unis esl résolu.Mais les rhif-fres cités sont des indices incontestables d'un sérieux relèvement.Quelle est la valeur intellectuelle cl morale de l'élément noir, rom-poré à la pomilation blanche ?On assure que dans curtains Etats la comparaison donne des résultats surprenants.U.T.LA GUERRE ET LE COUT DE LA VIE La guerre, on ne saurait le nier, a eu un effet appréciable sur la hausse du coût de la vie.Certains articles, il est vrai, se vendent moins cher qu’il y a quelques mois ; mais ce sont surtout des objets de luxe.Ceux de consommation premiere sont toujours d’un a'-1x - f eYt>-.Plusieurs ont monté.Ainsi, la farine, le sucre, le beurre, e.„le’.le rafr- L’an dernier, à pa-reille époque, les grandes épiceries Oe Montreal vendaient un sac de farine de 24 livres $1.Elles le vendent aujourd’hui $1.10.Le sucre nue* 1 on payait alors 90 sous les 20 .se vend aujourd’hui de $1.35 a $1.44, augmentation de 40 à 50 pour cent.De même, le thé et le cafe, sont de 5 sous la livre plus cher que l’an dernier.L’impôt de guerre sur le café, le sucre, la grande demande de blé, de la part des pays en guerre, le coût plus élevé du tourrage pour les vaches à lait, les difficultés d’importation du thé, commerce auquel les navires aile! mands dans l'océan Indien ont porte de rudes coups, au début de la guerre, en en coulant ou en détruisant des milliers de tonnes à destination de ports anglais, tout ceci a provoqué une hausse qui ne fléchit pas et ne fléchira pas de sitôt, sur la plupart des produits d’usage domestique.Ajoutons ; ., à cela que la plupart des fournisseurs n’ont pas été pressés de faire bénéficier je consommateur de diminutions de prix sur certains articles dont le prix de revient a pu baisser, depuis le début des hostilités, que les grosses coin mandes des armées européennes ont fait monter le prix du cuir et des étoffes, partant, des chaussures et du vêtement, et l’on verra que les diminutions de loyer obtenues dans certaines villes par les locataires n ont pu avoir aucun effet perceptible sur la moyenne du coût de la vie.Les hausses ont plus que compense pour les fléchissements de prix.Et la vie.déjà si chère, H y a huit mois, l’est devenue davantage maigre les retranchements, alors que les recettes de la masse devenaient moindres, vu la crise économique générale.Les statistiques du coût de la vie, publiées chaque mois par Je minis-tere du 1 ravail, ù Ottawa, le démon trent du reste à l’évidence.Ce mi-nistère, il y a quelques années, a établi une sorte de thermomètre du coût de la vie, au pays, de manière fort simple.Il a fait la moyenne des prix de gros de 260 à 272 articles d usage ordinaire pendant la période 1890-18!)!).Il l’a fixée arhitrairè-ment au chiffre 106.Et depuis, il calcule, chaque mois.la hausse ou la baisse de chacun de ces articles fait la proportion et établit le eliif! fre mensuel moyen de cet blc.L’INSTITUTION DES11 COURS JUVENILES IV REPONSES A CERTAINES CRITIQUES ensem- En „ y.1*'»'* '"12.ce chiffre fut de 131.8.En mars 1913, il fut de 135 9 En mars 1914, il fut de 137.Au début de la guerre, en août 1914 il '.«VÎ df! 126.3 Pour le mois de mars 1915, il est de 145.9, soit 7 1-3 de plus qu’au commencement des hostilités, presque 9 points di qu’en mars 1914.plus C’esl le chiffre le plus élevé que notre statistique ait encore enregistré.11 importe de noter que mars est le premier mois où le rélève-ment général de nos larifs a commencé à prendre effet et que les nouveaux impôts de guerre ne vicn-nent que d’être appliqués.On peut donc compter que la hausse d’avril sera plus considérable encore, car le prix des vivres et du vêtement n’a pas diminué et les laxes sont plus fortes.Ce point m’amène à discuter en terminant l’objection de ceux qui voient dans la Cour Juvénile une clépossession des autorités familiales, une méconnaissance des droits des parents, une intervention abusive de l’Etat dans le sanchîaire familial.Je soupçonne ceux qui raisonnent ainsi de n’avoir pas vu fonctionner l’institution de près, et il me semble que pour être tout à fait logiques, ils devraient faire enlever au constable qui fait la police au coin de la rue le droit d’appréhender au collet l’enfant qui voie ou brise une vitre, et au recorder le pouvoir de condamner à la prison le père qui refuse de pourvoir aux besoins légitimes de sa femme et da ses enfants.Car la Cour Juvénile n’intervient que, comme le constable, dans le cas d’une offense commise jiar l’enfant ou, ¦comme le recorder, dans celui d’une négligence grave imputable aux parents.11 est vrai que, se proposant de corriger et de prévenir plutôt que de réprimer et de châtier, elle se propos* un but d’éducation.Son intervention peut donner occasion à des ingérences abusives de se produire.J’ai signalé ce danger et indiqué les moyens Vy parer.L'abstention n’a pas de meilleurs résultats.Ce serait une très grave erreur de la part d’un juge de vouloir se substituer aux parents, hors le cas d’impuissance totale ou d’indignité positive, et nul ne peut lui prêter gratuitement pareille intention.L’idée fondamentale de la Cour est de renforcer l’autorité des parents, de la soutenir, et non pas de l’affaiblir.La réalisation est délicate: nous en sommes d’accord.Il vaudrait mieux peut-être de s’ingérer à trouver une organisation qui empêche les abus possibles que de se cantonner dans une opposition stérile.A Montréal, les autorités religieuses sont sympathiques à l’oeuvre de la Cour.L’Archevêché a son représentant au sein du Comité catholique, et la surveillance se fait, dans chaque paroisse, par l’intermédiaire du curé et sous son contrôle.En travaillant dans ce sens, on peut, ce me semble, fermer la voie aux abus redoutés.La loi ordonne de reconnaître et d’employer comme comité chargé de la défense et de la surveillance des enfants placés sous la tutelle de la Cour, foule Société catholique régulièrement constituée de protection de l’enfance.Il est facile ou de faire reconnaître comme telle une société existante telle ('tue la société de Saint-Vincent de Faut, nu de fonder une société spéciale et de s’entourer de toutes les garanties et précautions propres à faire éviter les abus.Je vous demande pardon.Messieurs, de vous infliger la lecture d’un si long mémoire.Si quelqu’un de vous voulait, avant la rédaction et Je dépôt de votre rapport, venir étudier de près le fonctionnement de la Cour à Montréal et recueillir sur place toutes les informations et tous les éclaircissements désirables, je puis lui promettre le meilleur accueil auprès de tous.Je vous prie d’agréer l’hommage de ma respectueuse considération.Ed.«OUIN, P.S.S.- Montréal.(1) Voir le Devoir des 17, 19 et 20 avril.Nos sans-travail, ceux qui vivent a même la charité publique ou particulière, seront les premiers à souffrir de cet état de choses.Tous les autres contribuables s’en apercevront aussi, ils s’en aperçoivent déjà, s’ils portent un tant soit peu d'attention à leurs dépenses,et meme malgré leur économie.Et rien n’indique que cette hausse du coût de la vie s’enrayera de sitôt, quand même la guerre ne durerait encore qu’une dizaine de mois.Georges PELLETIER.VISION SANGLANTE que cetti Bérard, C’est une vision sanglante qu’évo-cette simple parole de M.l'abbé l>i nnoiM ce hier soir, à rassemblée convoquée pour réclamer la suppression des passages à ni veau: J'ai dû personnellement donner les derniers sacrements à trente-cinq victimes dos passages à niveau.Kl, comme on l'a fait remarquer, si cela représente les douloureux états de service d’un seul prêtre, quel doit être le total des victimes qui doivent la mort aux passages à niveau?C'est un état qui devrait faire dresser ceux qui pressent présentement les autorités compétentes de régler au plus tôt cette question.Le grand public montréalais s’intéressera davantage encore A ce risque de mort constant qu’aux dommages d’ordre matériel dont les passages à niveau peuvent être la cause.La vio humaine est chose qui n’a point de prix.Au conseil municipal l'autre jour on affirmait aux délégués de la Chambre de Commerce que tout le monde a hâte de régler cette question et que les intéressés se pressent.Tant mieux, et qu'on agisse au plus tôt; car on tic peut laisser subsister une pareille cause de morts et d’accidcnU^—ü.11, POUR M.MORPHY & CIE Si M.Morphy, le député ontarien qu’horrifiait le "beastly horrible french" de MM.Chapais, Lamarche et autres, lit la Gazelle de ce matin, nous craignons fort pour sa santé.Il y trouvera en effet une lettre de M.Whitby, ancien rédacteur de la Gazelle, aujourd’hui soldat au corps expéditionnaire canadien, où il pourra lire en toutes lettres cos paroles terribles: "The Canadians were immensely popular with the remnant of the French civilian population, while, of course, the French Canadians, old Gôth men, were masters of the situation, especially as to language.” Si le brave député n'a point un coup de sang en apprenant que les soldats du 65e, grâce à leur connaissance du français, — d’un français qui leur permet de sc faire comprendre des Français de FranceI — sont “les maîtres de la situation”, c’est qu’il est insensible aux grandes émotions — ou que ses discours de banquets orangistes ne viennent pas du profond de son coeur.On peut du reste conclure de la lettre de M.Whitby qu'un certain nombre de soldats anglo-canadiens reviendront de là partisans de l’école bilingue."Cela vaut la peine, écrit-il, d entendre un Montréalais affamé, possesseur d’un vocabulaire français de cinq niots environ ex- piiquer à un boucher patient qu'il désire “un bon hifsteak très f ' - thick and pas trop fat".La faim aura probablement appris à celui-là la valeur "économique" du français, f.’esf autant de pris.—O.H.LE “PROGRES DU GOLFE” Le Progrès du Golfe vient d’entrer dans sa douzième année.Il se déclare animé de la meilleure volonté de vivre.Nous en sommes fort heureux, car c'est l’un des journaux les mieux faits de la province de Québec.Il témoigne aussi d’un bel esprit d'indépendance. Lfc DEV OIR, MONTREAL, JEUDI 22 AVRIL iyïT> VOL.VI.No 93 LETTRES AU “DEVOIR” QU’ON L’ENVOIE A L'ECOLE 1!) avril 101.T.IL Henri B mirasse, Directeirr du -Ire directeur, arrive du fond de la Saskatch wan : Monsieur, J’ai reçu votre excellente brochure sur “ Le Devoir ”, son origine, son passé, son avenir.Je ne puis ré sister un plaisir de vous remercier de votre envoi.Mes sentiments eu-.vers le “ Devoir ” ont toujours été ceux de la nlus vive sympathie, pour ne pas dire dé l'admiration.A son, origine j'avais mes craintes au sujet de son avenir, car je me demandais comment un journal à idées, d’une tenue littéraire égale à celle qui parait dans votre quotidien, pourrait trouver un nombre de lecteurs suf-lisant, t'entends de lecteurs assidus et d’amis ljdç.lçs.pour Ur faire vivra.J'avoue avec plaisir que mes craintes n’étaient pas fondées puisque le “ Devoir ” est plus vivant que j:-mais, et en bonne Voie de continuer encore de longues ah nées.Je l’ai toujours vu au premier rang pour défendre les.spnses justes, .même im-popiiiairesy bn dti-irfoiiTs?les causes que Ton trouve peu “ pratiques ” ; la défense qu'il_a apportée à ces i: jiit : ri ?il» t *¦- pP ' .p ^ m ¦" , (Un bureau meublé par Langmvin & L’Archeveque) LANGEVIN & L’ARCHEVEQUE LIBRAIRES—IMPRIMEURS—EDITEURS Cabinets et Coffres-forts classeurs.Bibliothèques à sections dans les styles les plus nouveaux et les plus élégants et meubles de bureaux des plus modernes.7e/.Main 1948.8 RUE SAINT-JACQUES ServiceiDinen No 313-19 St./11-POHCELAINE ROYALE ANGLAISE, RIDGWAY, 113 PIECES.flft VALEUR $35.50 POUR.Décor — Dessin Anglesey, reproiiuciion d’un service fabriqué pur la môme maison il y a 100 ans.Style japonais, couleurs bleu, brun, brique et or.IMPORTANT.— La combinaison des services à dîner de la Cie Brodeur est différente de celles du commerce ordinaire.Elle est arrangée pour convenir à la coutume canadienne, elle comprend grands plats pour grandes pièces, etc.Marchandises achetées, conservées jusqu'à ce que vous soyez prêts à les prentice.Livraison sans frais.533 SAINTE-CATHERINE EST Si vous ne trouvez pas oc qu'il vous faut à notre magasin de détail, venez avec la carte de notre gérant à notre magasin de gros : 86 RUE ST- PIERRE.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’nd.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent.Montréal.HOMME DEMANDE Une bonne chance pour un agent actif pour représenter une grande Compagnie tarif.S’adresser Continental insurance Company, Bâtisse “Lewis”, Montréal.JARDINIER On demande un jardinier habitant dans le quartier Mont-Royal (Cô'e de Neiges), pour cultiver un terrain situé dans son quartier, d’une superficie de 125 000 pieds carrés.S’adresser par lettre à J.N.C., Boîte Postale 750, Montréal.cat, 72 Est rue Bell.Main 2670.Botte Postale 336.— Adresse télégraphique."Nahac.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codes : Liebera, West.Un.C.H.CABAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Roe Salnt-Jaeqa»^ LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.A., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantet.B.C.L.ORGANISTE Plusieurs années d'expérience dans principales églises de la ville.Connaissant chant grégorien.Las meilleures recommandations ; accepterait position sérieuse.Adresser par lettre à Casier 20, “ Le Devoi- PERSONNE On demande tu personne sérieuse et de très bonne éducation comme gouvernante dans petite famille, à Westmount.S’adresser par lettre à B.de P., Boîte 04.A LOUER cause's a toitfours Tête che et babil,e.Et je pécher de cVoire que sift «fé ft ne puis la Trari-m’em-destînée de FAITS-MONTREAL Editor of "Le Devoir”, Montreal, Can.m- i>h\ As "Le Devoir” is considered dependent and read by the intellectual and thinking people of Quebec, 1 desire a little space in Its columns to call attention to a political situation, which should be made clear at the present time.People are beginning seriously to ask why Premier Borden and his cabinet are bringing on an election in the present war crisis, when the present parliament has over a year to run, but it appears to me, that there may be an ulterior motive: a form of conscription In Canada lo pave the way for it in the United Kingdom.Great Britain In the present war has learned the salient lesson that if she wishes to cope with her most powerful enemy, Germany, In the future, she "must fighl Inc devil with his own weapon”: fire and must introduce conscription in the army and navy but is very loathe to admit it.Neither political parties in England have any desire to make it a plunk in their political platform, lest il .* I ¦ -I".votre journal est belle et pleine d’espérance.Les légendes, Terreur, so.U vivaces, j’en conviens, mais la v rite aussi et la justice sont des plantes vigoureuses elles font appel à ce qu’il y a clans Thommc de droiture et de noblesse ; elles font appel à cette chose rare, la plus rare au monde, a-t-on dit, le sens commun, qui Unit tout de même par se réveiller quand on Ty force.Je crois, monsieur, que vous vous y êtes essayé, et que si vous n’avez pas encore complètement réussi vous ôtes en bonne voie.Permettcz-moi en terminant de vous renouveler mes sincères remerciements.et de souhaiter au “ Devoir ” de longues années d'existence, et même suivant la vieille dc-visp : flores fructusque perennes.Votre bien respectueusement, XXX * * * “THE DUTY OF CANADA" St.Lambert, Que., April 15,1915.Mr Henri Bourassa, Editor of The Devoir, Montreal.Dear Sir.Having received through a friend one of your pamphlet forms name'y “ The Duty of Canada at the tire-sent hour ”, I wish to say that I have read the above mentioned pain plilct from cover to cover and must say as far as 1 am concerned 1 can linri nothing in it, which should cause the people of Ottawa to e jiM’t von from delivering your speech there, and see nothing unpatriotic whatsoever.The whole trouble in a nut shell is, that the people of the English speaking provinces of the Dominion have been falsely informed by the ’ yellow journals of Canada “ as « the present conditions of affairs and 1 think if the people of Cant da would be a little more broad minded and use their own judg ment instead of being inlluenct by a pack of party strifers, they would he of a different opinion.I am glad to sec that we have one newspaper in Montreal that cannot he bought or influenced and that paper is the “ Devoir Again 1 say to the English speaking people of Canada to And out for themselves what yon say.and not lie influenced by other people, as the Indians of North America were four hundred years ago.I cannot help but congratulate you on thijj pamphlet which certainly is nothing more than for the future welfare of Canada.Yours truly, O.MeGOVERN.PRIS AU PIEGE! Pierre Sénécal, 251 rue 'William, a été arrêté hier après-midi dans l'édifice de la banque de Montréal au moment où il s'apprêtait à changer un chèque de $318,81.L’accusé aurait forgé la signature d’un nommé Georges Richard.Ce dernier qui est actuellement dans l’Ouest à Tem-ploi.pu gouvernement ne recevait plus son salaire et les autorités de la banque averties attendirent hier pour trouver qui s’appropriait ces montants et Sénécal filets de la Sûreté.appropr tomba dans les MILITAIRES ARRETES.Deux militaires, Roméo Jodouin, 1296 rue Evelyn, et Ovide Amyot, 619 rue Amherst, ont été arrêtés hier soir sous l’accusation d’avoir volé deux complets et des montres à M.Àl.Paquette, 72 rue Bérard.DE NOUVEAU ARRETE.Joseph Hainelin libéré mardi en cour de police de l’accusation de ecel a été de nouveau arrêté hier soir.Il devra répondre à une accusation analogue.A LOUER OU A VENDRE Cottage sur le bord de la grève, coin de rue, garage, bain, électricité, arbres ombreux, 8 appartements, peinturés à neuf, chars élec triques, Notre-Dame, quartier Mercier.S’adresser, 80 Cuvilliers.Tél.LaSailç 1275.A LOUER Un logement contenant six pièces avec fixtures électriques et gaz et tout à fait moderne, situé au No 244 Notre-Dame de Grâces, s’adresser à L.J.A.SurVeyer, 52 Boulevard Saint-Laurent.Tél.Main 1914.A LA COMMISSION DIES.DES INCEN- Le commissaire Latulippe a tenu hier des enquêtes sur quatre incendies différents, chez H.Lussier, 119 Beaudry, Julius Rosh, 1340 St-Urbain, Uluège Poirier, 246 De-isie, et George Koussay, 191 Notre-Dame Est.Dans chacun des cas, les émoins entendus ont laissé entendre que les assurances des mai-et qu'ils ne pouvaient rien dire qui fut capable du beaucoup aider Je tribunal dans ses recherches.NOUVELLES DES CHEMINS DE FER CHANGEMENTS D’HO RA 1R K GRAND-TRONC DU Lfs eliuiiKrinents d’horaire du printemps sur le (•rnnd-Trouc seront mis eu vlaurur dimanche, le 2 juui prochuiu, à moins d’iivis contraire.Un autant que Montreal est cou-rem»*, c»-s chMUKements seront ainsi : MONTUKAL VAUDKKUIL-VAL CORNWALL LEYt'IKLD- tsai le* trimestre* nui premi+rt* hr»*L M*r-pe 50,!G C».d’ennui.Intérêt et prlneip*! garantis et payes pramptement par MARCIL TRUST î®' lia annie.Artlf 1ST St-Jftcque M.eén.oèo RETOUR A L’EGLISE Ruine, vit! Paris, ’J2.— L”Osser-Vfltore Romano", l'organe du Vatican, publie aujourd'hui une correspondance reçue de Sophia, annonçant que l’excommunication du roi Ferdinand de Bulgarie prononcée par l’Eglise catholique, quand il permit à son fils, le prince Boris, l’héritier dn trône, de sc joindre à l’église orthodoxe grecque est maintenant levée.lu uuuvrau train ipiiUrni Moiilrrnl A 6.20 n.m., tous 1rs Jours cMTpti' Je dimanche, arrivant a Yaudrruil à 7.16 a.m.lu nouveau train a.m., tous 1rs Jours o.M-epte h- illman-ehr, arrivant A l’oiuto-LluIre A 7.18 a.ni.Un imuvrau train •lutttrra Montreal A 7.21 a.m., tous lis Jours r.vcrptC le (llm.-m-the, arrivant A t’ointe-(Jairc A 7.56.a ni.ru nouveau train 5 a.m.Le train (initiant mahilrnant Montréal A 6.40 a.m., liais les Jours, U'arrêtera pas pour prendre des passagers entre Montréal et la Itai* d’UlTé, le dhuaaehe.Un nouveau tram quittera Montréal A 11.45 a.ni., h- samedi seulement, arrivant au (junl Dirhlnr A 12.08 p.m.Le train quittant lualntenaut Montréal A 12.06 p.m., Ir samedi seulement, arrivant a l’ohittM'.lnlrr A 12.18 p.m., fera je servlee tous les Jours rxerpti1 Ir dimanche, d'après horaire actuel.t.e train iiulttant mnlntrnnnl Montréal A 12,00 p.m., tous 1rs Jours excepté le samedi et lo dimanche, pour Vaudreull, sera cancellé, Un nouveau trahi quittera Montréal h 1.20 p.m.le samedi Seulement, arrivant A Vaudreull h 2.05 p.m.(Un vigueur samedi, le 1er mal.) Le train quittant maintenant Montréal A 1.36 p.m., le illmaaehe seulement pour Vau-drentl, sera eaïu'etlé, t.e train quittant maintenant Montréal A t an p.m., le samedi srulcitirut, pour Vau-dreuft.continuera Jnsqu'A Cornwall, iRn unir samedi, le ter mal,) nouveau train quittera Montréal A 1.30 p.m., tous tes loues exeepté te samedi, arrivant A Vaudreull A 2,50 p.m.Un nouveau train quittera Montréal A 1.46 p.m., le samedi seulement, arrivant nu quai de Larbtnr A 2.1)6 p.m.Un nouveau train quittera Montréal A 2.1 T.p.m., le samedi seulement, arrivant A Vaudreull A 3.10 p.m.Un nouveau train quittera Montréal à 2.15 p.m.le dimanche seulement, arrivant à Pointe-Claire à 2.47 p.m.Un nouveau train ijuittera Montreal à 4.10 pan., tous les jours excepte le diman- che, arrivant à Pointe-Claire A i.37 p.m.Le train quittant maintenant Montréal à 5.15 p.m., tous les jours excepté le dimanche, pour Vaudreuif se rendra jusqu'à Coteau Jonction, arrivant à eet endroit à ti.JO p.m Un nouveau train quittera Montréal à 5.45 p.m., tous les jours excepté le dimanche, arrivant à Vaudreull à 0.40 p.m.(En vigueur samedi, le 1er mai.) Lu nouveau train u 5 Vu .13 20 .av» .60 2% 2% 3% .10 12% .4V.5 5 6 Paris, 22.— Le correspondant du “Petit Journal” à l’armée du nord, relate l’héroïsme d’un aviateur qu il désigne par les lettres “De M” L’aviateur fut chargé avec un sergent de bombarder un endroit du littoral belge où les Allemands avaient déployé une activité exceptionnelle.Ils durent passer au-dessus d'une région où Garros a accompli ses prouesses les plus étonnantes, et où les Teutons ont installé des canons contre les avions.L’avion se fraya heureusement un chemin à travers l’orage d’obus, et le sergent lança des bombes suivant les instructions reçues.La machine, revenant vers les lignes françaises, s’éleva à une allitude de 9,000 pieds pour sc mettre hors de portée des pièces ennemies.Soudain un obus brisa les roues de devant et coupa le pied gauche du pilote.M.redressa cependant sa machine et soutenu par le sergent, il franchit une étape de 15 milles.Il ne s’est évanoui qu’une fois rendu à l’hôpital de Zuydcote.DOUZE TUES VINGT BLESSES UN MUR DE CINQ ETAGES EN S’ECROULANT FAIT DE NOM-BREUSES VICTIMES.Birmingham, Ala., 22.— Douze personnes pour le moins ont été tuées ici hier quand le vent a renversé un mur de cinq étages sur deux magasins remplis de clients.Quatre cadavres ont été retirés des ruines et vingt blessés ont été dirigés sur les hôpitaux.I! manque encore plusieurs personnes à l’appel.Ces magasins sonl ceux de la Hann Shoe Co.et de la Atlantic and Pacific Tea Co.et ils ont été complètement delimits par le stand mur resté debout à la suite d’un incendie.Les fouilles des débris ne seront terminées que ce soir.M.P.E.LEBLANC A SPENCER WOOD (Ve notre corrcspomtant) Québec, 22.— M.P.E.Leblanc, lieutenant-gouverneur et sa famille sont arrivés hier soir de Montréal pour occuper définitivement leur résidence de Spencer-Wood.M.Leblanc et Mme Leblanc étaient accompagnés de Mlle Leblanc, de M.et Mme Art.Pérodeau, du Major Victor Pelletier et de Mme Pelletier.Les réparations que l’on fait subir à Spencer Wood ne sont pas terminées mais les appartements du lieutenant-gouverneur sont prêts pour occupation.ADELE HUGO EST MORTE LA FILLE CADETTE DE VICTOR HUGO EST DECEDEE HIER \ PARIS A L’AGE DE QUATRE-U^CÏNQ ANS APRES UNE MALHEUREUSE EXISTENCE.Paris, 22.— Mlle Adèle Hugo, fil-i Je cadette de Victor Hugo, est dé-; cedee 'hier a sa demeure à Suresnes, ! dans la banlieue de Paris, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.¦www L histoire navrante d’Adèle Hugo a eveilié, il y a oien des années, la sympathie du monde entier.Jeune fille, elle avait été enlevée' à Guernsey par un officier anglais.Ses parents fouillèrent toute l’Europe en vain pour la trouver.Plusieurs mois apré.% une fille fui trouvée errante dans les rues de New-York, apparemment démente, et répétant “Je suis la fille de Victor Hugo”.Elle n a jamais voulu dilre àmtre chose.Elle fut renvoyée chez ses parents en France, mais ses lèvres restère it closes jusqu’à la fin et personne ne sut jamais la tragique histoire de sa vie Sa raison ne lui revint jamais toute enlière et après la mort de son pere elle coula une existence solitaire dans sa villa ne parlant presque jamais du passé.Mlle Hugo 'n’apparut en public qu’une fois.Elle assista dans une loge obscure à la représentation d’une pièce dp son père.Elle n’avait pas d’amis et ne recevait jamais de visiteurs.L’enquête dans le procès de la Cie du “Daily Mail” contre le secrétaire de la Cie du “Herald”, s’est ouverte hier après-midi devant le jueg Choquet.Le premier témoin, M.C.Gordon-smith, secrétaire de la rédaction du “Dail>- Mail”, a déclaré être l’auteur de l’article incriminé et avoir donné ordre à l’accusé, M.Leil-head, d’expédier des copies marquées de cet article à tous les députés et les sénateurs à Ottawa.M.E.Nichols, président de la Cie de publication du “Daily Mail”, a déclaré que les articles en question sont de nature à nuire à la réputation des deux propriétaires de l’hôtel Carslake, au journal le “Daily Mail”, au spéculateur en terrains mentionné dans l’article, puis à Son Honneur le juge Pelletier.Questionné par Me Laflamme, M.Gordonsmith a dit qu’il n’avait nas visé le “Daily Mail”, mais plutôt 1” Evening News", qui sont publiés, d’après lui, par deux sociétés différentes.M.Gordonsmith a admis avoir fail distribuer gratuitement des numéros du “Herald” du 3 avril, mais il prétend que cette distribution gratuite s’est faite pendant plusieurs mois, dans diverses parties de la ville.Le témoin dit qu’il songeait depuis plus d'une année à écrire cet article et qu’il en avait déjà parlé à plusieurs personnes, mais pas à M.Leithead.Parmi les personnes orésentes, on remarquait sir Hugh Graham, M.B.A.McNab et plusieurs autres personnalités connues du monde journalistique.Le grand connétable Cinq-Mars a rendu compte de l'exécution de son mandat de recherches au “Herald”, où M.Gordonsmith lui a remis les documents demandés, soit l’article intitulé: “Conspiracy” cl les deux aulres portant comme titre le nom de l’hôtel Carslake.Le témoin suivant, M.Nichols, .a déclaré avoir lu les trois articles en question; il a cru, en les lisant, qu’ils étaient dirigés contre le “Daily Mail”.Il trouve, que ces articles sont de nature à nuire à la réputation de M.H.A.Dorsey, du “Herald”, à cause de l’insinuation qu’il aurait participé à une affaire louche avec le gouvernement.Le témoin ne déguise pas son opinion que le prévenu, M.Leithead, s’est rendu coupable de “conspiration” en cette affaire, dans le but de nuire au “Herald” et à sés propriétaires.On assermenta alors M.Gordonsmith, qui expliqua sa conception des devoirs d’un bon journaliste.D’après lui, ces devoirs consistent à éclairer et renseigner le public, et c’est dans, ce but qu’il a publié les articles en question, auxquels il songeait d’ailleurs,, depuis plus d’un an.Il ajoute qu’il ne visai! pas le “Daily Mail” mgig plutôt ^‘Evening News”, et (pie.ne connaissant pas les noms des aelionnaires du “Daily Mair*.' il ‘ n e pofivâit dire qu’il avait cherché à leur nuire.11 prend la responsabilité des numéros du journal envoyés par son ordre à la députation fédérale ; il ignore si ces numéros se sont tous tous rendus, mais il sait que M.Pugsley a reçu le sien.La cour s’esl ajournée ensuite à dix heures ce matin.AVIS est par les présentes donné qu'un DIVIDENDE DE DEUX ET DEMI l’Ol'H CENT sur le capital payé rti cette.Institution a été déclaré pour trois mois finissant le .'Î0 avril 1915, ainsi qu'un BONUS DE UN POUR CENT, et que ceci sera payable à sa banque dans cette ville, et à ses succursales, le et après le .MARDI, le PREMIER JOUR DE JUIN prochain, aus actionnaires enregistrés au 30 avril 1913, Par ordre du bureau-chef, FREKERl C K-WILLI AM.S-T A YI.OR, Gérant général.Montréal, 20 avril 1915.P£T/r CARNE! j GENERAUX FRANÇAIS MIS A LA RETRAITE Paris, 22 — Vingt-neuf autres généraux français ont été mis à leur retraite ou dans les cadres de la réserve pour faire place à des chefs plus jeunes et plus actifs.Le journal officiel contient les noms de onze généraux de division et de dix-huit de brigade qui ont été retirés du service actif.MAGNIFIQUE SUCCES Le public de Montréal a répondu avec largesse à l’appel de la charité, fait au nom de l’Union Nationale Française de l’Assistance Maternelle.$4,900 ont été receuillis lors du tag day de lundi dernier.i BATAILLE EN AFGHANISTAN DES MOI IM ANUS ATTAQUENT LES TROUPES ANGLAISES ET SONT DISPERSES APRES UN ENGAGEMENT VIOLENT.Londres, 22 (Câblogramme au “Globe” de Toronto).— L’antique et belliqueux peuple des Mohmands, habitant l’Afghanistan oriental et les provinces du nord-ouest de l’fn-de.a donné sérieusement du fil à retordre aux troupes anglaises.Au nom du bureau des Indes, le bureau de la presse a publié mercredi le bulletin officiel suivant : “Quatre mille hommes de la tribu des Mohmands, sous les ordres d'un Mullah fanatique, ont menacé la frontière anglaise en face du fort Shah Kadar, à la lisière septenlrio-nale de la vailée de Peshawer.Une colonne commandée par le général Young sortil du Peshawer pour protéger la frontière menacee, le 18, el livra combat aux Mohmands du côte d’Hafiz Kor.•‘L’engagement fut violent, et dura plusieurs heures.L’ennemi subit des pertes considérables.Les Mohmands se sont déjà retirés dans les montagnes et l’on dit qu’ils ont été dispersés.Nous avons perdu environ 70 soldats tués et blessés.D’autres détails seron! donnés plus tard.” Le fail le plus significatif de ce combat c’est que les autorités de 1 Afghanistan sont parvenues à empêcher les mahométans afgans d'v prendre part.POUITaIDER L’ESPAGNE Madrid.22 — Le marquis de Lc-ma.le ministre des affaires étrangères d’Espagne, a annoncé à une reunion du cabinet aujourd’hui, que la h rance a consenti à ce que les teintures à l’aniline, l’acide oxalique et d’autres produits chimiques expédiés d’Italie en Espagne, passent en transit en France.L’arrêt de l’importation d’Allemagne de ces produits a vertuellement jeté sur le pavé des milliers d’ouvriers.Le gouvernement français fait ainsi disparaître une des principales causes de la gêne économique de l'Espagne.CONFERENCE-CONCERT Ce soir, à 8 h.15, dans la salle académique du Gésu, aura lieu, un : conférence-concert au profit de la bibliothèque publique du Gésu.Le R.P.M.Tamissier, S.J., fera une conférence sur “la société mu-su'lmane”.Un joli programme artistique et musical a aussi été préparé.Une comédie en uai acte: “A la porte du Paradis”, sera interprétée par des jeunes filles.En voici la distribution : Mlle Clémence (vieille fille) Mlle Anna Benoit; Mme vve Chopin.Mlle Albertina Marlin; L’Ange du Paradis, Aille Flore Beauchamp; L’ange du vestibule, Mlle Yvonne Turcotte; Sainte-Catherine, Mlle Marie Claire I.agacé.s billets sont en vante au prix de 25 sous, au parloir du Sainte-Marie.college EUCHRE DE CHARITE C'est ce soir, à 8 h.30, à la salle de l’Assistance Publique, 340 est, rue Lagauchetière, qu’a lieu le euchre au profit des conférences Saint-Vincent de Paul de la paroisse Saint-Jacques.L’orchestre du Cercle Saint-Jacques jouera durant la soirée.M.Arthur Lapierre rendra la chanson de Collin”, Mlle Marie-Antoine Chénè rendra "Le Menuet” de Del-Aqua et MM.A.La-pierre et Fernand Langlois chanteront “Le Crucifix”, de Eaure.M.le curé II.Gauthier présidera.LE CONCERT DEFAULT roui le Montréal musical comblera la salle Windsor, ce soir, au concert du i > ténor Paul Dufault, déjà si avantageusement connu, il est à espérer qu’un succès encourageant marquera son passage parmi nous.Les billets s’envolent, mais il est encore possible de s’en procurer au magasin Archambault, rue Sainte-Catherine Est.Le récital est sous la direction de M.Louis H.Bourdon.LA HOLLANDE AU VATICAN Londres, 22 — Une dépêche d'Amsterdam à l’agence Reuter dit que le Maabode a appris que Mgr Nolens est parti pour Home en mission officielle, pour le gouvernement hollandais, au sujet de la restoration de la représentation hollandaise auprès du Saint-Siège.Il appert que Mgr Nolens sera le représentant officiel.COUR SUPERIEURE Province de Québec, District de Montréal.No 1542.Frederic Abraham, journaliste, de la cité de Westmount, dans le dis trict de Montréal, Demandeur ; Soo Hoo Loun, de la cité de Montréal, là y faisant affaires sous les nom et raison sociale de Sam Wah Sing Laundryman, Défendeur ; et Arthur H.Graham, de la cité et district de Montréal, mis en cause.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans les quinze jours.Montréal, 19 avril 1915.T.Dépa-tie, dép.-protonotaire.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 359.— Pierre Robert dit La-pointe, cultivateur de la paroisse de Saint-Vincent de Paul, district de Montréal, et Napoléon Robin dit Lapointe, cultivateur de Saint-Bernardin des Siens, dans le Comté d’Hochelaga, district de Montréal, demandeurs, vs Antonio Russo, con-tre-maitre ci-devant demeurant en la Cité et district de Montréal, et actuellement de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur Antonio Russo de comparaître dans le mois.Montréal, 2üième jour d’avril 1915.T.Dèpatie, dép.protonotaire.Z.Gauthier, procureur du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 5257.— Pierre Robin dit La-pointe, cultivateur de la paroisse de Saint-Vincent de Paul, district ne Montréal, et Napoléon Robin dit Lapointe, cultivateur de Saint-Ber-mrdin des Siens, dans le Comté d’Hochelaga, district de Montréal, demandeurs, vs Antonio Russo, contre-maître ci-devant demeurant en la Cité et district de Montréal, et actuellement de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur Antonio Russo de comparaître dans le mois.Montréal, 20ième jour d’avril 1915.T.Dèpatie, dép.protonotaire.Z.Gauthier, procureur du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2413.— Napoléon Robin dit La-pointe, cultivateur de Saint-Bernardin des Siens, Comté d’Hochelaga, dans le district de Montréal, et Pierre Robin dit Lapointe, euitivaleur de la paroise de Saint-Vincent de Paul, dit district, demandeurs, vs Antonio Russo, contre-maître ci-devant demeurant en la Cite et district de Montréal, et actuelement de lieux inconnus, défendeur, il est ordonné au défen deur Anion in Russo de Comparaître dans le mois.Montréal, 20ième jour d’avril 1915.; T.Dèpatie, dep.protonotaire.Z.Gauthier, procureur du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 3356.— Napoléon Robin ou Lapointe, cultivateur de Saint-Bernardin des Siens, Gomté d'Hoche-i«ga, dans le district de Montréal, et Pierre Robin dit Lapointe, cultivateur de la paroisse de Saint-Vincent de Paul, (lit district, demandeurs, vs Antonio Russo, contre-maître ci-devant demeurant en la Cite et district de Montreal, et actuellement de lieux inconnus, détendeur.Il est ordonné au defendeur Antonio Russo de comparaître dans le mois.Montréal, 20iemc jour d’avril 191o.1.Dèpatie, dép.protonotaire.Z.Gauthier, procureur du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC,'^Dis-trirt de Montréal, Cour Supérieure, No 1511.Napoléon Robin dit La- pointe, cultivateur de Saint-Bernar-dm des Siens, Comté d’Hocheiaga.dans le district de Montréal, et Pierre Robin dit Lapointe, cultivateur de la paroisse de Saint-Vincent .de Paul, ait district, demandeurs,-vs Antonio Russo, contre-maître ci-devant demeurant en la Cité et district de Montréal, et actuellement de deux inconnus, défendeur.Il est ordonne au défendeur Antonio Russo de comparaître dans le mois.Montréal, 2iHème jour d’avril 1915.T.Dèpatie, dép.protonotaire.Z.Gauthier, procureur du demandeur.l'IÎO\ ! NCU DE QUEBEC, district de Mout-l'étil, Cour de Circuit No 16918 A.Fontaine.demandeur, vs.H.K.alias C.Malouf, -delrndeur, et Beaudoin I.imitée.tiers-saisi.I.e ter jour de mai 1913 à deux heures de l'après-midi, ou No 33 rue Notre-Dame Ouest en la cité de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette .cause, consistant en 1 machine pour eliar-coal.Conditions : argent comptant.J.A.BISSONNBTTK, H.C.S.Montréal, 22 ftVftt IttS, I’ltOVINC.E DM QUEBEC, district de Montreal, Cour Supérieure No 5176-Dame P.a chcl Oroher, vs.(ierson Zudick, et Lamarre et Brodeur.Le premier jour de mai 1915 a dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au Nn 829 rue Saint-Urbain en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, gramophone, meubles de menage, etc.Conditions : argent comptant.J.O.DORION, H.C.S.Montréal, 22 avril 1915.PliOVlNCK DE QUEBEC, district de Monl- ' real, Cour Supérieure No 3:101—\Y.H.Rus-scll, vs.G.C.Anderson.Le 1er jour de ma' 191.1 à 2 heures de l'après-midi, au dominie du dit defendeur, au No 45 rue Victoria, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et eifets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en ameublements de mai-w'.hfîS- Çjn
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