Le devoir, 26 avril 1915, lundi 26 avril 1915
rOLUME Yl—Xo 96 MONTREAL, LUNDI 26 AVRIL, 1915 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR DEUX SOUS LE NUMERO Rédadtion et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A LA MEMOIRE DE TARDIVEL I.a famille et les amis de Tardivel commémoraient, hier, le dixième anniversaire de sa mort.Les rares journalistes canadiens-français qui ont l’honneur de tenir et de manieç une plume libre ne peuvent manquer d’accorder un hom-maRe de profond respect au fondateur de la Vérité.Tous les Canadiens-français, tous les catholiques du Canada, lui doivent un tribut de reconnaissance qui n’a jamais été suffisamment reconnu.1! ne se trouverait guère de gens, aujourd’hui, pour contester à Tardivel son admirable désintéressement et la sincérité la plus absolue.Personne ne mettrait plus en doute la fermeté de ses principes, son dévouement sans bornes à l’Eglise et son entier détachement des partis politiques.Mais ce qu’on ne connaît pas suffisamment encore, c’est l’étendue et la profondeur de ses aperçus sur les choses et les hommes de son temps.Et surtout, l’on ignore trop les services immenses qu’il a rendus à l’Eglise et au Canada.Personne, évêque, prêtre ou laïque, n’a contribué autant que lui à détruire l’esprit de parti dans le clergé canadien-français, à soustraire -a religion à l’odieuse exploitation des politiciens, à créer une opinion saine, prête à juger les hommes et les partis à la lumière des principes et sans aucun souci des conséquences humaines.Il a été l’ennemi irréductible des compromissions, son oeuvre, l’antithèse vivante de l’opportunisme.j Il a été au Canada français le v éritaible fondateur du journalisme indépendant, soumis à Dieu seul, à sa conscience et à ses convictions : toute sa vie, il a fait de sa profession un véritable apostolat.A maints égards, il a été le précurseur du nationalisme canadien.A ce double titre (]e Devoir lui doit un hommage tout particulier.C’est avec bonheur que je le dépose respectueusement sur sa tombe.Personnellement, je lui dois davantage.'Si je remonte à la source de quelques-unes des idées que j’ai pu remuer, je n’ai aucune peine à en retracer la genèse dans les articles de Tardivel et plus encore peut-être' dans nos trop rares entretiens.* * * Tardivel n’était pas seulement un catholique très éclairé.Il était au même degré un patriote ardent et ferme.C’est la lutte contre l’impérialisme naissant et la participation du Canada à la guerre d’Afrique qui nous fit lier connaissance.Sur ce terrain, comme dans l’ordre des principes religieux et sociaux, il ne céda jamais.Il voyait avec raison dans l’impérialisme britannique une pous-sre monstrueuse d’ongeuil et de domination.Sa religion était assez éclairée et surtout assez libre de calculs humains pour lui permettre de foire la distinction très nette entre ce que les Canadiens doivent à l’autorité légitime de l’Angleterre et le non possumus qu’ils doivent savoir opposer aux desseins et aux entreprises de ceux qui, depuis vingt ans, abusent d’un faux loyalisme pour imposer au Canada des obligations contraires à sa dignité, à ses libertés légitimes, à ses véritables intérêts.Fils d’un Français et d’une Anglaise, il n'avait pas subi la néfaste influence atavique du colonialisme.Il n’avait rien absorbé de cette servilité instinctive qui atrophie l’intelligence et énerve la volonté d’un trop grand nombre de nos compatriotes.Il était Canadien comme il eût été Français ou Anglais : l’homme de son pays, le citoyen de sa patrie.Sa conception d’un tiers-parti, imité du Centre allemand, ne se bor-•lait pas à la défense des intérêts religieux et des principes sociaux applicables à toules les nations et tels que l’Eglise les définit et les enseigne.Dans son esprit, un parti indépendant devait être essentiellement national.* * * D'aucuns lui ont reproché l’absolutisme intransigeant de ses principes, voire l’étroitesse de ses idées.Le reproche n’était pas mérité.Tout au plus pourrait-on dire qu’une existence trop isolée, une logique trop précise et une imagination trop bridée l’empêchaient de voir toutes les réalités du moment et d’envisager tous les aspects d’une situation concrète.De là peut-être une sévérité excessive dans certains de ses jugements sur les hommes lancés dans le tourbillon de la politique, et parfois un dédain trop complet des contingences.Mais dans l’ensemble, ses principes étaient sûrs, ses idées larges, scs aperçus justes.Le seul point, dans l’ordre politique, sur lequel sa logique me paraît avoir été en defaut, e est dans son opposition irréductible à l’expansion des Canadiens-français au delà des frontières de la province de Québec.Il n a jamais accepte 1 idee de la Confédération.Il ne semblait pas comprendre que si nous voulons conserver nos positions intactes dans la province de Québec, il nous faut de toute nécessité, non pas considérer la Confédération comme un mal en soit, mais l’améliorer on fortifiant les groupes franco-catholiques du Canada anglais.Du reste, je me hâte de l’ajouter, chaque fois que les droits d’une minorité catholique et française furent attaqués, il se plaça au premier rang des défenseurs.Le dernier article qu’il dicta, mourant, était consacré à la défense des minorités de l’Alberta et de la Saskatchewan.C’est que la fermeté de ses principes religieux et sociaux, et sa soif ardente de justice, dominaient ses théories et ses préférences politiques.J emploie le mot ’préférences” dans le seul ordre des idées ; car, à l'endroit des hommes et des partis, il n’en avait nullement.Je ne crois pas avoii rencontre au Canada un seul homme aussi totalement exempt que Tardivel de lespiit de parti.Il jugeait les gouvernements et les partis, les projets de loi et les mesur es administratives, avec un entier désintéressement d’esprit, sans le moindre souci de plaire ou de déplaire à qui que ce soit.C’est par œ côté de son esprit qu’il m’attira tout d’abord.Nul n’a plus contribué à m apprendre à juger librement les hommes et les choses de la politique.De ce service inappréciable, je lui garde une reconnaissance qui ne s’éteindra qu'avec ma vie.Henri BOURASSA.REGLEMENTATION INDUSTRIELLE L’on sait les efforts du gouvernement américain pour réglementer les monopoles industriels el commerciaux aux Etats-Unis.Le succès n’a pas été aussi considérable qu’on l’espérait.Même en supplémentant les lois existantes, l’on n’a pas toujours réussi à déjouer les mille et une combinaisons de l’une et de l’autre; si serrées qu’on croit les avoir faites, les mailles des ’ois laissent toujours quelques moyens d’échapper.Par exemple, il est assez probable ue la “Standard Oil Co.”, dont la issolution a ét- décrétée après de si longues discussions îmucaires, s’est réorganisée depuis de façon à exercer la même action qu’aupara-vant sur les prix.Le prix du pétrole, en tout cas, n’a pas sensiblement diminué.Le gouvernement américain ne se lasse cependant pas de légiférer dans le but de réglementer, jusqu’à un certain point, la production et les conditions de vente.Prochainement sera constituée in commission du commerce fédéral qui succédera au bureau des corporations, du ministère du Commerce.Composée de membres appartenant aux deux partis politiques, la commission du commerce fédéral a le droit de surveillance sur les manufacturiers, de connaître leur organisation, leur administration et leurs relations avec les industries similaires.La loi qui lui donne l’existence, déclare illégales les méthodes déloyales de concurrence.Elle autorise la commission^» les empêcher et lui fournit le mécanisme nécessaire pour arriver à ce but.Par méthode déloyale, l’on entend les prix de faveur (discriminating prices) qui peuvent tuer la concurrence et aboutir au monopole; les contrats restrictifs, (tying contracts), qui obligent l’acheteur à ne vendre que le produit du fournisseur, lorsque l’effet de ces contrais peut être «le ruiner la concurrence et de conduire au monopole; 1 intérêt dirigeant (holding companies) dans les campagnes, de production similaire.L’on espère empêcher ainsi la constitution des monopoles, c’est-à-dire prévenir 1rs abus si difficiles a détruire une fois enracinés.Reste à savoir si l’on réussira mieux avec celle loi qu’avec la loi destinée à détruire les monopoles.Unose certaine, celle-ci a produit plus de résultats sur le papier que dans la pratique.Tout 'e momie commercial sait, en effet, que le prix de détail d’une foule de produits est fixé par le manufacturier lui-même.La même pratique existe au Canada et elle est d’autant plus difficile à détruire que beaucoup de négociants vous soutiennent avec enthousiasme qu’elle constitue la mcill urc garantie de la stabilité commerciale, J.D.BILLET DU SOIE.GUY DRUMMOND Nous croyons que le premier devoir de tout citoyen est de consacrer ses énergies, son talent, toute sa vie au pays où il est né ou qu'il a fait librement sien.Le lieutenant Guy Drummond possédait esprit, instruction et fortune.Il avait sur un trop grand nombre de ses frères anglo-canadiens (il n’aurait pas permis qu’on l’appelât ainsi de son vivant, car il était Ecossais, mais non pas Anglais, disait - il), l’incomparable avantage de connaître notre langue, de la parler avec facilité et agrément.Il aurait pu rendre d u-tiles services, dans un pays où son père a fait sa fortune et sa réputation.Comme le faisait remarquer un penseur, il a choisi la conception la pins brillante du devoir, qui n’est peut-être pas la plus utile.Mais combien facilement nous nous inclinons sur sa tombe! Riche, jeune, beau — il était taillé en Hercule, — il était convaincu qu’il se devait à la cause impériale.Il n’a pas fait de discours ; il n'a pas écrit d’articles dans les journaux; il n'a pas joué au sergent recruteur.U a pris modestement son rang dans le contingent canadien, et il est parti, sans éclat, avec son corps.Il est tombé.Saluons sa tombe, c’est celle d’un héros.Nous devons même, comme suprême hommage à sa mémoire, transmettre à nos compatriotes la leçon qu’il nous donna un jour que, ne le connaissant pas encore, nous lui adressâmes la parole, en anglais.“Pourquoi vous plaindre toujours, disait-il, de ce que nous ne parlons pas le français, puisque vous ne manquez pas une occasion de nous parler anglais?” Guy Drummond aimait parler français, et à cause de cela aussi nous le regrettons.Il était un de ceux qui auraient pu le mieux aider à ramener l’entente entre les deux grandes races du pays, étant admirablement qualifié pour remplir ce rôle d’intermédiaire.Jacques COEUR.LE LENDEMAIN DE L’ECOLE UN BUREAU CENTRAL Mon article sur la Défense française — Le lendemain de l’école m’a valu un certain nombre de lettres intéressantes.De l’Ontario on m’écrit : C’est une idée très juste que de vouloir prolonger et compléter par la diffusion de livres et de revues l’action de l’école bilingue, et nous serions particulièrement reconnaissants à nos compatriotes du Québec de nous aider dans cette propagande.Du Québec on m’annonce l’envoi de certains livres à l’adresse indiquée au premier article et l’an ajoute : Ne conviendrait-il pas de systématiser l’oeuvre, de créer un bureau central où pourraient être adressés et, de là, distribués les envois du Québec ?Assurément, et l’oeuvre ne saurait réussir sans cela.On risquerait d’inonder une paroisse de trois, quatre ou cinq exemplaires du même livre, tandis que telle autre ne recevrait aucun secours.Nous avons fait écho l’autre semaine -un appel particulier, mais une oeuvre de quelque envergure suppose un bureau central.Ce bureau recevrait les envois, assortirait les livres, les distribuerait selon les besoins constatés.On éviterait ainsi les doubles emplois et on donnerait à l’entreprise un caractère de permanence et de méthode qu’elle ne saurait avoir autrement.Bien plus, l’Association d’Educa-tion est toute désignée pour ouvrir ce bureau.Elle a fait le relevé des groupes franco-ontariens, elle est en contact avec eux, elle connaît leurs besoins.Nul donc ne saurait mieux qu’elle centraliser les envois de livres et de revues et les distribuer intelligemment, pour le plus grand bien des groupes français.Peut-elle, avec son labeur actuel, se charger de ce travail nouveau ?C’est à elle de nous le dire.Si elle le peut, il faudra tout de suite passer à l’exécution et lui adresser les pages françaises qui iront là-bas prolonger l’action de l’école bilingue.affermir et maintenir avec notre langue notre volonté de vivre.Orner HEROUX.LA DEPOPULATION DES CAMPAGNES Le Canada ne manque pas de problèmes à résoudre.Problème des races, problème de l’éducation, problème du transport, problème de cl, problème de ça ; on ne voit que ce mot dans les journaux à certains moments.Un professeur et un journaliste d’Ontario auxquels vient s’ajouter un journaliste de l’Ouest discutent actuellement le “problème” de la dépopulation rurale.Le professeur dit: notre système actuel d’enseignement est faux.Les écoles de comté sont beaucoup moins fréquentées aujourd’hui qu’il y a vingt aifs.Il faudrait adopter le système d’enseignement danois qui est à base agricole intense.Le premier journaliste répond nue tous les réformateurs oublient 1 essentiel, savoir que l’humanité cherchera toujours le métier ou la profession la plus rémunératrice.La diminution du nombre des élèves dans les écoles n’est pas due au suffisance de rémunération du travail agricole.Et pour lui, le remède serait l’extension des marchés, la réduction des taux de transports, etc.A quoi, le deuxième journaliste ajoute que tout le mal vient de la protection et des hommes politiques qui ne s’inspirent que de l’intérêt des villes.Je me demande ce que les cultivateurs pris entre toutes ces divergences d’opinions peuvent bien conclure.La dépopulation des campagnes est due à différentes causes, et elles existent sous tous les systèmes économiques; protection haute ou modérée ou libre échange.La cause la plus directe est, je crois bien, le désir de s’enrichir le plus facilement possible, tel que le dit le premier journaliste en réponse au professeur mentionné plus haut.Comment la combattre?Mon Dieu! il est bien difficile de le dire.On n’arrête d’un mot ni même de plusieurs exemples un courant attiré par le succès d’autrui qui, à distance, paraît toujours plus brillant qu’il l’est en réalité.Mais il me semble indiscutable que l’enseignement à base agricole doit créer et enraciner petit à petit le goût de la terre beaucoup plus que l’enseignement où l’agriculture compte à peine.Après tout, si l’enseignement du commerce, des arts et des sciences fait des hommes qui toute leur vie conserveront des préférences pour la profession qu’on leur a appris à aimer, donl on leur a montré les avantages et l’idéal, je ne vois pas pourquoi l’agriculture bien enseignée, bien expliquée, bien impré "née à son élève ne produirait pas les mêmes résultats.Evidemment, Féeole n’est pas fout.Après l’école le jeune homme a besoin de se sentir un peu dans la condition qu’on lui a fait espérer.Et c’est à ce moment que l’action des pouvoirs publics doit commencer.Ici, l’agriculture rélève de deux juridictions: d’Ottawa pour les grandes lignes et des provinces pour les détails.Ne se nuit-on pas, parfois?Je le crois.Il devrait, ce me semble, y avoir plus de coopération entre les deux pouvoirs, de façon à ce que l’esprit du cultivateur qui n’a pas le temps de débrouiller toutes les nuances, soit moins embarrassé dans ses décisions.Mais de là à prétendre qu’on ne fait rien pour F agriculteur, il y a loin; et c’est, je pense, une erreur de dire et de lui répéter que l’on se soucie fort peu de son sort.En somme, mettons un moment la position de l’agriculteur d’aujourd’hui en regard avec celle de ses prédécesseurs.N’est-elle pas.de toute façon, à la fois moins pénible et plus rémunératrice?Or à qui cette amélioration très sensible est-elle due sinon aux moyens que les pouvoirs publics ont donnés à l’agriculteur de récolter davantage et de meilleurs produits.Et, malgré tout, me direz-vous, la campagne ne se peuple pas autant que les villes.J’en conviens, niais je n’admets pas que ce soit uniquement la faute des pouvoirs publies.Je partage l’opinion du professeur McCready.Pour retenir davantage la population des campagnes chez elle, il faut l’instruire de la science agricole, des bienfaits de la culture au point de vue physique et moral, de sa protection contre les aléas de la vie, et ensuite de lui accorder, non pas théoriquement, mais dans la pratique, dans la vie de chaque jour la considération à laquelle elle a droit.G.DALLAIRE.mine de partager leur opinion, restent paisiblement ici et jouissent de la paix en parlant de nos obligations de participer à cette guerre.Ceux qui sont tombés ont fait un acte glorieux.Leur mémoire est pure et noble.Jusque devant l’ennemi, ils ont maintenu leur idéal.Les uns l’ont payé de leur vie, les autres de leurs blessures.La nation s’appauvrit de leur mort, si elle s’enrichit de leur souvenir.Us eussent pu vivre ici heureux et tranquilles.A la paix et au labeur quotidiens, ils ont préféré le tumulte de la balaille, le choc de la mort.Us ont librement choisi et leur sacrifice se rehausse du ehe-valeresque de leur geste.Le Canada les pleure, car ils eussent tous été utiles à son succès el a son progrès matériels.Us ont voulu, servir autrement et le pays et l’Empire.Inclinons-nous devant leur decision et leur tombe.Rendons à leur courage l’hommage suprême.Tous en sont dignes, du premier officier au dernier soldai tombés face a 1 ennemi.Georges PELLETIER.LA DUREE DE LÂ^UERRE DES OUVERTURES DE PAIX CEUX QUI SONT TOMBES Quatre-vingt-dix officiers canadiens viennent d’être mis hors de combat, près d’Ypres, par les Allemands, dit le télégraphe.On rapporte que plusieurs centaines de nos soldats ont aussi été tués ou blessés.Notre corps expéditionnaire a subi lotîtes ces pertes au cours d’une violente attaque de l’ennemi sur les lignes des Alliés, attaque d’abord adverse à ceux-ci, mais ensuite vigoureusement repoussée par les nôtres, dont c’était-ln première prise de contact avec l'Allemand.La presse anglaise signale la valeur des nôtres en face de l’ennemi.Leurs lourdes pertes démontrent leur courage.Le fait qu’ils oui repris les positions momentanément perdues et les onl maintenues prouve qu’ils sont de bon sang et de bonne race.L’éprouve les a trouvés solides.Leurs perles multiples nllristent cet épisode glorieux.Au tableau des morts el des blessés, on lit les noms de jeunes hommes en vue, tel Guy Drummond, fils de millionnaire et millionnaire lui-même, empressé à s’enrégimenter aux tout premiers jours de la guerre.Certaines familles de Québec, de l’Ontario, de In Colombie Anglaise onl perdu doux membres dans relie mêlée.Nos troupes onl reçu le baplêinc de feu et de sang.Des noms canadiens-fran-çnis se lisent au tableau d’honneur.Et pourtant nous ne savons pas encore Détendue complète de nos perles.Aujourd’hui ou demain, des cen-I ai nés d'autres familles canadiennes apprendront leur deuil.Il convient, quelle que soit l’opinion politique d’un chacun, de rendre hommage à ces braves.Ils ont voulu servir leur pays ou l’Empire, ils sont allés se battre contre un ennemi qu’ils n’avalent jamais vu, ils onl donné leur vie ou leur sang pour le triomphe de leurs convictions.Leur exemple est une leçon à R après une dépêche spéciale à un journal de New-York, la semaine dernière, l’agent confidentiel du président des Etats-Unis à Paris aurait.été informé que les Alliés considèrent inopportune toute ouverture de paix maintenant.Aucune démarche pfticielle n’a eu lieu à ce sujet ; mais le gouvernement français aurait fait connaître officieusement au colonel House son opposition vigoureuse à tout mouvement tendant à donner l’impression que les Alliés désirent la paix.Entre autres raisons justifiant l’attitude de ai France à cet égard, lé fonctionnaire du ministère des affaires étrangères chargé de répondre à l'envoyé du président Wilson, aurait donné les suivantes ; 1—L’arrêt de la guerre à l’heure actuelle ne profiterait qu’à l’Allemagne ; 2—Les Alliés onl d'un commun accord, résolu de lutter jusqu’à l’écrasement complet et définitif du militarisme prussien, et ils iront jusqu’au bout ; 3—La F’rance ne peut songer à traiter avec l’ennemi tant que son territoire et celui de la Belgique, qui ont été violés de la façon la plus indigne, ne seront pas entièrement libérés des soldats du kaiser.Le fonctionnaire en question aurait ajouté que les Alliés considèrent la victoire finale comme certaine et que ce serait folie de leur part de vouloir causer de paix dans des conditions désavania-geuses.Depuis le début de la guerre, ils ont fait des efforts prodigieux pour compléter leur arme ment, pour créer des armées formidables et pour s’assurer les iinane s nécessaires à leurs succès définitif.Ce n’est pas au moment où ils vont récolter le fruit de leurs efforts que des propositions de paix peuvent trouver de leur côté une oreille attentive.Au contraire, la France jugerait défavorablement toute tentative faite dans le sens de la cessa-ion (les hostilités et elle se verrait même forcée de considérer celte tentative comme un acte non-amical de la part de la nation qui en prendrait l’initiative.La conclusion delà paix ne devant être que favorable à 1 Allemagne à l’heure actuelle, on pourrait à juste titre suspecter la bonne foi du médiateur et croire qu’il agit à l’instigation de l’ennemi plutôt qu’avec le désir de mettre fin à la lutte qui ensanglante l’Europe.* * # En effet, on parle beaucoup de paix en certains milieux, depuis quelque temps, mais d’une façon détournée, car il ne faut pas que se révèle la source des bruits dont le télégraphe se fait périodiquement l’écho: le bluff initial, soigneusement entretenu comme une nécessité en Allemagne, en serait ruiné du coup, ce qui rendrait absolument intenable une situation déjà fort mauvaise.Le gouvernement allemand se trouve dans l'obligation de chanter victoire pour garder son influence sur l’opinion germanique; non seulement par crainte de troubles à l’intérieur, niais pour éviter le danger d’une agitation en faveur de la conclusion de la paix au moment inopportun.En réalité, il ne parait pas que le gouvernement du kaiser envisage l’éventualité d’un mouvement révolutionnaire, même après une défaite désastreuse: l’opinion allemande est trop passive pour demander des comptes à ceux qui l’ont trompée.Mais un vigoureux mouvement en faveur de la paix pourrait devenir dangereux.Non seulement il aurait sa répercussion dans les rangs d’u-nc armée déjà fort éprouvée, mais il mettrait le gouvernement dans une mauvaise posture vis-à-vis des alliés, dont les exigences grandiraient en raison directe des embarras de leur ennemie.Opposer une attitude intransigeante aux exigences pacifiques d'un peuple désabusé, ce serait donner a ces exigences une force d’expansion qui pourrait tout briser; d'autre part, les accepter sans résistance, ce serait avouer que la force défensive de l’Allemii- ?;ne est considérablement réduite et aire le jeu de l’ennemi.Pourtant,' jamais l’Allemagne n'a senti autant qu’aujourd’hui que le moment est venu pour elle de rechercher ce qu’elle peut maintenant espérer de mieux: mie paix honorable.Les manoeuvres sournoises qui se poursuivent depuis septembre dernier, les ballons d'essai lan- r Les timbres sont bilingues dans l’Afrique Sud-en hollandais et en anglais.Nous donnera-t-on des timbres de guerre BILINGUES ou en FRANÇAIS ?Insistons pour les avoir.cés de côté et d’autre n’ont pas d’autre objet que de tâter le terrain chez Alliés et de provoquer les bons offices des neutres.Le moment approche où, refoulée sur son propre territoire, l’Allemagne n’aura puis ien à offrir de ce qu’elle a pris par la force pour sauver ce qu’elle est menacée de perdre.* * * Cependant, si, selon des indices nombreux et concordants, l’Allemagne a les meilleures raisons du monde de désirer la paix, les Alliés ont les mêmes raisons de rester sourds à ses appels détournés et à ses offres déguisées.Il est réconfortant de constater, à la fin du neuvième mois de guerre et malgré les lenteurs des dernières semaines, l'unanimité de l’opinion au sujet de l’issue finale, dans les pays de la Tri-pie-Entente.La même unanimité n’existe pas, pourtant, quant à la durée probable des hostilités.Nombreux sont les pessimistes qui sont restés sous l’influence de la supé-riroritié de préparation des Allemands, de la force de leur étal-major, de leur artillerie lourde; de la discipline extraordinaire, formidable de leurs troupes, quand elles attaquent en masses — elles viennent d’en donner encore un exemple au nord d'Ypres ; de la solidité de leurs tranchées, qui s’étendent de la mer du Nord aux Vosges, el qui, derrière elles, ont d’autres fortifications presque inexpugnables.De leur rôle, les optimistes estiment que l’effort essentiel des armées allemandes, leurs attaques violentes, brusquées, ont échoué sur les deux théâtres d'opérations, et que leur valeur morale a été forcément et grandement diminuée, tandis que celle des années alliées s’est affermie, exaltée; que, d’autre part, leurs effectifs doivent être numériquement dépassés par ceux des Alliés; que leur grand état-major a donné bien des signes de tiraillements; que leur situation financière, leurs facilités de ravitaillement sont inférieures à celles des Alliés; que si l’espril public est encore à peu près intact en Allemagne, cela tient non seulement aux fausses nouvelles qu’on ne cesse d’y annoncer, mais encore à ce que, jusqu’ici, la guerre s’est faite en dehors du territoire allemand, mais que le jour ou ce sol sera envahi, soil à l’est, soit à l’ouest, — ce qui paraît probable et prochain — il se produira fatalement une chute de l’opinion, un découragement qui activera fatalement la fin de la guerre.“Le moment est sans doute plus proche qu’on ne le pense où, par suite du déclanchement des nouvelles alliances, et avec les moyens nouveaux que la “durée” des opérations nous a permis de développer, les événements vont se précipiter, écriit l’amiral Bienaimé.“Sera-ce demain?dans un ou plusieurs mois?Je l’ignore et ne veux môme pas le savoir, car c’est le secret du commandant en chef, qui a toute notre confiance; ce dont je suis sûr, et cela me suffit pour le moment,c’est que noire armée s'achemine avec sécurité vers la victoire finale, qui couronnera son admirable effort.” Uldéric TREMBLAY.L’ENSEIGNEMENT ANTI-ALCOOLIQUE L’ASSOCIATION DES INSTITUTEURS ADOPTE LE PROGRAMME DE M.J.P.LABARRK.Vendredi dernier, l'Association Anti-Alcoolique des instituteurs avait une réunion générale de ses membres en vue de présenter à leur approbation, un programme d’enseignement anti-alcoolique dans leurs écoles.L’assemblée fut présidée par M.A.C.Miller, principal de l'école (Hier.Parmi les invités on remarquait M.le juge Lafontaine, président de la ligue Anti-Alcoolique, M.le curé J.P.Desrosiers, vice-président de la même ligue.M.l’abbé A.Desrosiers, principal de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, M.Sabourin, principal de l’Ecole Normale de Valleyfield, les révérends Pères Rottot, S.J., et Zénliirin Marie.La plupart dey principaux et un grand nombre des professeurs étaient présents ainsi que tous les élèves-maîtres de l’Ecole Normale Jacques-Cartier.M.le président ouvrit lu séance en remerciant ceux qui ont répondu à l’invitation el en exposant l'objet de la réunion, dit quelques mots du rôle de l’instituteur dans l’enseignement anti-alcoolique puis cède la parole à M.J.P.Labnrre qui est l’auteur du programme à l'ordre du jour.Après avoir lu son programme et l'avoir quelques peu commenté, M.Labnrre en guise d’exposition pratique, fait une leçon d'enseignement anti-alcoolique a des élèves de 2c année supposés présents.11 montre les effets désastreux de l’alcool sur l'estomac et la digestion puis il termine en énumérant les résultats que l’on peut obtenir d’une leçon antialcoolique bien faite et bien préparée.Les membres approuvent le programme et décident de le soumettre aux autorités scolaires.M.le docteur Gauvreau est prié do donner sa causerie sur l’Alcoolisme.Le charmant causeur que l’on connaît intéresse son auditoire pendant quarante-cinq minutes avec la plus grande facilité.Son éloquence ¦chaude et convaincue persuade tous les assistants.Son travail est rempli de statistiques et de constatations médicales.Comme il le dit, c’est un médecin qui parle à ses clients.Les puissances européennes en guerre ont reconnu que le plus grand ennemi, ce n’est pas celui qui est en face mais l’alcool, d’où suppression de la vente de l’absinthe en France, de l’alcool en Russie et en Angleterre et de la bière en Allemagne.C’est encore une vérité reconnue par tous les industriels, par les facultés de médecine, par les 000 médecins de la province de Québec, qui ont déclaré sous leur signature, que l’alcool est une substance dangereuse, jamais salutaire, toujours nuisible.Clémenceau disait récemment que l’alcool était un agent de déchéance national dans une démocratie.Jacquet ajoute que l’alcool tue lentement sa victime el crée l’alcoolisme dès qu’il y a pénétration de l’un ou des organes.Qt trois verres par jour pendant deus ans, suffisent pour devenir alcoolique.Le conférencier parle ensuite d( I atavisme, de la dégénérescence, d( l'appétence produite par la prédis position.II indique ensuite h moyen de lutter contre l’alcoolisme N n’y en a qu’un d’effectif : e’es I abstinence totale, puis il tcrniim en parlant du rôle que l’instituteui est appelé à jouer dans cette lutte.M.le président remercie le con fereneier puis il prie M.le juge La fontaine d’ajouter quelques mots.M.le Juge se rend à sa demand* et avoue que bien qu’il ait été aver h, il n’a pas préparé de discours.1 est heureux des efforts que les insti tuteurs font pour aider la Ligiu Anti-Alcoolique dans son oeuvre.L’alcool est l’ennemi de l’huma-nite et de la richesse.Sa suppression amènera le bonheur et Faisan ce dans la société.Parlant des moyens à employer, il préconise les lois la prédication et 1 éducation ; c’esl celui qui incombe aux instituteurs dit-il.Frédéric Masson, l’académicien indiquait récemment deu.N moyens : un bon clergé et un czar ; Mgr Dupanloup avait dit déjà : “Un bon clergé et de bonnes écoles”.Il demande de travailler en corn mu » au succès de cette grande eau se.Il ajoute qu’il se fera un devoii d appuyer le programme d’enseignement anti-alcoolique à la Commission scolaire donl il est l’un de> membres il propose de l’envoyer aussi a l’Association des Ecoles 'indépendantes.Prié par le président de dire quelques paroles, M.l’abbé Desro-siers répondant aux remerciements (pu lui ont été adressés, dit que ce sont ses élèves qui doivent des remerciements à l’Association.II of-he l hospitalité de son école pour toutes les séances que l’on voudra taire.Et la seance est levée.M.G.-A.G1GAULT I ne dépêche de Québec annon mort de M.G.-A.Gigauit, sou: m ¦'dre de l’Agriculture.M.Gi avait soixante-dix ans, mais il reste très actif et n'a inlerrc son labeur qu’à la veille de sa i M.Gigauit avait joué un ce> rote politique, mais son nom r ni attaché surtout à son oÂivre cole et particulièrement au mr nienl coopératif.il était Fuir plus ardents promoteurs de lu opération.C’était du rcsle l’un homines les plus renseignés d province sur les questions cr nuques.Nous offrons à sa famille nos pectueuscs condoléances.LA CONFERENCE AURA-T-ELLE LIEU?La Haye, vià Londres, 2(1—Dos difficultés se sont présentées de tou* côtés avant même les assises du Cou-grés International des femmes touchant la paix qui devait commencer cette semaine.Le " Noordum ”, qui devait arriver hier, avec les déléguées américaines, n’a pas encore paru.Les autorités allemandes ont refusé de remetlre des permis de départ aux principales déléguées teutonnes, et li délégation anglaisa, après avoir i !é rniiitc à un sixième de ce qu’elle était o abord, n’a un traverser la Manche par suite (les difficultés de transport.Les déléguées suiss s tablent aujourd’hui qu’on les "mpèchent de venir.I es Français, dès Fabo.d, ont refusé de prendre part à la conférence. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 AVRIL 1915 VOL.VI- — No 96 CHOSES MUNICIPALES LE VETO DE M.LE MAIRE IL SERA APPOSE i L’ACHAT D’UNE PROPRIETE.RUE CRAIG, POUR L’AGRAN DISSEMENT D’UNE STATION DE POMPES.— LES JITNEYS.— QUI SERA BIBLIOTHECAIRE ?M.le maire Martin a annoncé, samedi, tiu’il mettrait son veto au rapport adopté par le conseil à la séance de vendredi, recommandant de voter une somme de $34,957 pour acheter le terrain nécessaire à l’a grandissement de la station de pompes située à l'angle des rues Craig et Capineau.M.le maire se propose d’explicfuer à la séance de cet après-midi que le rapport est irrégulier.On assure que des intermédiaires réalisent un bénéfice de $24,000 dans cette affaire.Le président du bureau des coti-seurs, M.Hamilton Ferns, a informé le maire qu’il s’est aperçu qu’en date du 9 septembre 1913, M.I.Collard qui a donné la préemption acceptée par le conseil vendredi matin a vendu la moitié du terrain à Mme Eugène Blanchard, au prix de $10,120.En consultant le dossier, on a constaté de plus que M- Collard en donnant son option à la Cité pour tout le terrain n’a pas démontré qu'il était autorisé à faire une promesse de vente pour cette partie de lot qui a été cédé à Mme Blanchard.C’esl en constatant cette irrégularité que le maire a déclaré qu’il ne signerait pas le rapport.Si M.Collard envoie au conseil l’autorisation requise.M.Martin le signera non cependant avant d'avoir constaté qu’il n’y a pas eu de transaction de propriété entre le moment où la préemption a été donnée à la ville et celui où elle a été acceptée.QUI SERA BIBLIOTHECAIRE?On mentionne, comme postulants à la succession de M.Villeneuve.MM.Jules Fournier.Jean Charbon-ueau, et Casimir Hébert.Chacun de ces candidats ont de puissants appuis dans le gouvernemenl municipal, mais il est une candidature— qui n'est pas encore posée et qui ne le sera probablement pas—qui rallie tous les suffrages: celle de M.Edouard Montpetit.D’ici peu de jours, la question sera réglée au bureau des commissaires.Elle ne devra avoir l’approbation du conseil qu’au cas ou il faudrait un vote d’argent en prévision d’une augmentation de traitement.M.Villeneuve n’avait, en effet que $1,900 par année et on incline à croire que ce traitement sera insuffisant pour le conservateur d’une bibliothèque de l'importance de celle que la ville esl à construire.LE PROBLEME DES JITNEYS Le maire a publié samedi une déclaration au sujet des jitneys.“Il s’agit de déterminer dit le maire si celle sorte de locomotion doit être autorisée.“Est-il de l’intérêt d’une municipalité qui participe au revenus d’une compagnie de tramways d’encoura-gpr ce qui peut être considéré comme une concurrence, quand le dernier service ne rapporte rien à la Ville et peut même lui faire du tort en diminuant les recettes du tramway et du même coup celles de la ville?'', demande M.Martin-.M.le maire ne se prononce pas definitivement, mais il assure que même si ces jitneys sont inoffensifs, il est du devoir de la ville d’en contrôler la circulation.Un règlement municipal vienl d'être soumis au conseil qui, s’il est adopté dans sa forme actuelle, interdira à tous les véhicules de ouilter leurs postes à moins qu’ils en soient retenus par des voyageurs.M.E.MORGAN CANDIDAT Sainte-Victoire, Que., 24.—La convention conservatrice qui s’est réunie ici, aujourd'hui, a choisi M.E.A.I).Morgan, avocat, comme candidat ministériel aux prochaines éec-tons fédérales.Le choix de la convention a été à peu près unanime, M.Morgan, qui s’exprime dans les deux langues avec une réelle éloquence, a adressé la parole à un auditoire de plus de deux mille personnes à la suite de la convention.11 a invité le député libéral, M.Cardin, à le rencontrer devant les électeurs pour discuter la politique fédérale.MORT DE M.A.GIGAULT Québec, 25.— M.G.A.Gigault, ancien notaire et sous-ministre de l'Agriculture pour la province de Quebec, est décédé cet après-midi, après une courte maladie.Il était âgé de 70 ans.M.Gigault a représenté le comté de Uouville, aux Communes de 1878 à 1891; il était alors un fervent partisan de Sir John McDonald A Québec il s’est acquis une grande réputation «l’expert en matières agricoles.l.aehine nui» Stimmerl»* Dorral Strathmore Valois Laketlds Pt* Claire Du BROUHAHA bu SILENCE — ici duns ces locnlitds nuisible», attrayantes et salubres, échelonnée» eotnme autant de jardins sur les bords du Lac Saint-Louis.Taux : de H sous 1-3 à 8 .sous.Pc 15 h 30 minutes de la ville.5 sou» le pied en montant.10 p.c.comptant, $5 et plus par mois.Plans gratuits.Ecrive*.MARCH TRUST Slème Année.Actif $4,000,000.FAITS-MONTREAL EMPREINTES ACCUSATRICES GRACE AU SYSTEME BERTILLON, LA SURETE ARRETE UN NOMME LECLAIR QUE L’ON CROIT ETRE L’AUTEUR DES VOLS COMMIS RUE NOTRE-DAME.Le bureau de la Sûreté vient d’opérer une arrestation importante grâce à l'aide efficace de M.Eug.La-flamme, expert en empreintes digitales.Samedi midi, Albert Leclair était arrêté à Québec, à l’arrivée du train de Montréal, et samedi soir, il était ramené ici par deux agents du üu-reau de la Sûreté.Dans les cercles de la police, on est convaincu que Leclair est l’auteur du vol audacieux commis la semaine dernière, dans deux ou trois magasins de bijoux, chez Pearson Brothers, 31, rue Notre-Dame Est, chez Sheehan k Thomas, 100, rue Notre-Dame Est, et chez J.LazofF & Brothers, 111, rue Windsor.Preuve écrasante contre lui, Leclair, au moment de son arrestation, portait un sac tie voyage contenant pour au moins $400 de bijoux.Le vol à l’un des endroits nommés plus haut, au magasin Pearson, a été commis dans la nuit de mercredi à jeudi.Pour pénétrer dans la place, le voleur avait coupé un mur qui sépare ce magasin tie la maison voisine et pour plusieurs centaines de dollars de bijoux avaient été raflés.Le lendemain du vol, les détectives chargés des recherches remarquèrent des empreintes digitales nettement marquées sur des horloges recouvertes d’une épaisse couche tie poussière.Ces horloges furent trans portées au bureau d’anthropométrie dont M.Latlamme est directeur.Après avoir bien examiné les empreintes, celui-ci conclut qu’elles ét:\icn4 bien celles d’Albert Leclair, de Québec, qui avait déjà purgé des sentences de deux, quatre et sept ans.à Saint-Vincent de Paul.Plusieurs policiers avaient en plus remarqué la présence de Leclair à Montréal depuis quelque temps *t en particulier les jours où les vols de bijoux avaient été commis.Plusieurs agents furent mis à la poursuite de Leclair et, samedi, il était pincé à Québec, au moment où il descendait du train de Montréal.INCENDIE RUE BERRI.Un sérieux incendie a ravagé, samedi matin vers 11 heures, une maison de la rue Berri, numéro 201, où logeaient MM.Adolphe Esprit et Léo Bonlet.Les dommages subis par les locataires sont très élevés.La cause de l’incendie est inconnue.BLESSE A LA TETE.Un nommé Bernard Litwalt, 1342, rue Cadieux, a été grièvement blessé à la tête, samedi soir, par la chu le d’upe lampe à ai’c dont il remplaçait la cheminée, devant un cinéma du Boulevard Saint-Laurent, coin do l'avenue Duluth.A BAS D’UN TRAM.Une jeune fille, au service dAine famille de l’avenue des Pins, est tombée d’un tramway, coin de l’avenue du Parc et des Pins et s'est luxé l’os de la cuisse gauche.La victime a été conduite à l'hôpital Vie loria.EN JOUANT.Un garçonnet de 10 ans, Fret! Hall, dont les parents demeurent au No 448, rue Madeleine, s’est fait casser une jambe en jouant, hier matin, avec un petit camarade qui le bouscula sur la chaussée.L’enfaut dut être transporté à l’hôpital Victoria.MENACES.Un certain Olivier Martin, de Coteau Station, a comparu, samedi, en Cour de Police, devant le juge Lanctôt, pour avoir laissé entendre, dit la plainte, à son beau-frère, Joseph Taillon, à la suite d’une querelle de famille, qu’il pouvait se préparer à mourir.Martin a nié toute culpabilité.Son procès fut ajourné à mercredi.SAUVETAGES AU BAIN ST-LOUIS M.Honoré Lessard, gardien, du bain Saint-Louis, rue Ontario Est, qui l’hiver dernier a retiré du fond de ce bain environ une vingtaine tie baigneurs en danger de mort, a opéré trois sauvetages nu cours de la semaine dernière.Samedi il secourait un nommé A.Rosennv, âgé tie 24 ans, domicilié au No *.>5 avenue de l'Hôtel de Ville, qui ne sachant pas nager s’était lancé dans la partie la plus profonde du bain qui mesure huit pieds et demi.Il offrit une résistance désespérée à son sauveteur.Jeudi dernier, J.B.Charrette, No 109 Ouest, rue Lagauchetière.fut secouru par M.Lessard.Enfin, le samedi, 17 avril, Edward Jones, âgé de 14 ans.demeurant au No 75 rue Benoit était aussi retiré du fond.LE JEUNE^ BARREAU L'ASSEMBLEE GENERALE A EU LIEU, SAMEDI SOIR.AU WINDSOR.— LES NOUVEAUX OFFICIERS.Service» Diner^ SI 2.00 .Ll MITEE No 310-22 SEMI-PORCELAINE ROYALE FLRNI-VAL, 94 PIECES.VALEUR DE $18.00 POUR.Décor — Reproduction de lithographie en couleur avec dessins eu bordure et filet or.IMPORTANT.— La combinaison des services à diner de la Cie Brodeur est différente de celles du commerce ordinaire.Elle est arrangée pour convenir à la coutume canadienne, elle comprend grands plats pour grandes pièces, etc.Marchandises achetées, conservées Jusqu’à ce que vous soyez prêts à les prendre.Livraison sans frais.53.3 SAINTE-CATHERINE EST Si vous ne trouvez pas ce qu’il vous faut à notre magasin de détail, venez avec la carte de notre gérant à notre magasin de gros : 86 RUE ST- PIERRE.TRIBUNAUX CIVILS CHINIQUY vs LA “CROIX fl LA COUR D’APPEL REDUIT LE MONTANT ACCORDE A LA DEMANDERESSE PAR LA COUR SUPERIEURE DE $3,000 A $200— AUTRES JUGEMENTS.Le procès Chiniquy contre La “Croix”, de Montréal, a eu son épilogue en Cour d'Appel, samedi, alors que ce tribunal a réduit le montant accordé à la demanderesse par la Cour Supérieure, de $3,000 à $200.J,a poursuite avait été intentée, comme on le sait, par la fille de Chiniquy à la suite de la publication (l’un article dans “La Croix” dont M.Joseph Bégin est ie directeur.La demanderesse obtint en première instance $3,000 de dommages-intérêts et, à la suite de la découverte d’irrégularités dans les pro-eédures, la cour de Révision, sans toucher au mérite, renvoya l’affaire.La demanderesse régularisa les procédures et s’adressa à la Cour d’Appel.Ce tribunal a quatre voix contre une — M.le juge Trenhol-me se déclare dissident — tout en admettant qu’il y a eu en réalité libelle, trouve exorbitant la somme accordée par la Cour Supérieure.Si, dit en substance le juge en chef, M.Archambault, l’article en question avait été publié par un journal à fort tirage, nous accorderions le plein montant, mais “La Croix” qui est moins répandue n’a pu causer des dommages réels e! il convient plutôt de lui imposer un jugement punitif et c’est pourquoi la cour n’accorde que $200 et les frais à la demanderesse.Le tribunal en admettant 1 bonne foi de M.Bégin dit qu’il n’avait pas le droit d’écrire l'article incriminé.M.le juge Trenholme, pour sa part, dit que dans son opinion le montant de $3,000 ne devait pas être changé.La cour d’Appel a ensuite rendu sa décision dans les causes suivantes: Tebrich & Frank & Boston Shoe Co & Lamarre, liquidateur.Le jugement de la Cour Supérieure est renversé et ordre est donné que le dossier soit renvoyé devant la Cour Supérieure.McLaren vs Hull Electric Co.Jugement confirmé avec frais; les juges Carroll et Pelletier sont dissi-dents.Cedars Tbmids Mfg & Power Co.Lacoste et al.Les dispositions prises par la Cour Supérieure sont confirmées et en plus un tiers arbitre sera nommé.Chaque partie paie ses frais en Appel.Le Roi vs Spires.Requête renvoyée.Dougan & The Auer Light Co.— Jugement confirmé avec frais.Montreal Investment & Larault.Jugement confirmé.CITE DE MONTREAL Vente à Venchère de matériaux de démolition Sur les lieux, à la date et à l’heure ci-après mentionnées, seront vendus à l’enchère tous les matériaux de démolition des bâtisses suivantes i — MARDI, LE 27 AVRIL, 1915, à 10.00 a.m.I^s bâtiments situés au coiq du Chemin de [a Côte des Neiges et du Chemin Sainte-Catherine, sur le lot du cadastre No 47, 3uartier Côte des Neigea ; aussi garnitures e bar d’hôtel, deux pianos, deux tables et environ :i0 chaises.MARDI, LE 27 AVRIL, 1915, à 10.30 a.m.I.es bâtiments situés sur le Int du cadastre No 67, et portant les Nos civiques 1657-1659-1661 du Chemin de la Côte des Neiges, du quartier Côte des Neiges.MARDI, LE 27 AVRIL, 1915, à 11.00 a.m.Les bâtiments situés sur le lot du cadastre No P.68, et portant les Nos civiques 1679-1635 du Chemin de la Côte des Neiges, du quartier Côte de la Côte des Neiges.MARDI, LE 27 AVRIL, 1915, à 11.30 a.m.Les bâtiments situés sur le loi du cadastre No P.72, et portant le No civique 1725 du Chemin de in Côte des Neiges, du quarte r de la Côte des Neiges.MARDI, LE 27 AVRIL, 1915, à 3.00 p.m.Les bâtiments situés sur les lois du cadastre No 65, subdivisions 83-8.1, et portant le No civique 265 avenue Clanranade, du quartier Notre-Dame de Grâce.Les conditions de la vente ainsi que tous les renseignement» dont on aura besoin pourront être obtenus du Bureau du Surintendant des Achats et des Ventes, Hôtel de Ville.nu LA REVUE DE LA GARDE CIVIQUE LE DUC DE CONNAUGHT TERMINE SA VISITE A MONTREAL PAR L’INSPECTION DES TROUPES A LA FERME JEANNE MANCE.r L’assemblée générale du Jeune Barreau a eu lieu, samedi soir, à l’hôtel Windsor.Après la lecture du rapport de Fan dernier, qui a été trouvé tout à fait satisfaisant, on a procédé à l’élection ties nouveaux officiers ; en voici les résultats : Président, M.Antonio Genest ; vice-président, M.John T.Haekelt ; trésorier, M.H.Mulvena ; secrétaire, M.Paul Mercier.Conseillers : MM.J.Papineau Couture, P, Csagrain, William Ptigsley, Gordon Hyde, \V.McFadden, W.Merrill, Auguste An* vers, Gerin Lajoie et Arthur Lalon-de.La soirée s’est terminée par un concert intime.MM, Edouard Fabre-Surveyer.Adélard Leduc, Romuald I f,roy, Charles Emile Montpetit et Antonio Leblanc s'étaient chargés du programme artistique et musical et ont été fort applaudis.Samedi après-midi, à la Ferme Mance, Son Altesse Royale le duc de Connaught a complété son pro-amme, en passant en revue la Gar-Civique, le 55e Fusilliers Irlandais et le 58c Carabiniers de West-mount.Cette revue a constitué un imposant spectacle, pas moins de 2,432 hommes ayant répondu à l'appel des officiers-commandants.A distance, il eût été impossible de distinguer ces troupes volontaires d’une armée régulière, tant leur tenue était martiale.Dans les rangs de la Garde Civique, on remarquait des hommes d'affaires, des banquiers, des courtiers, dont quelques-uns décorés de rubans indiquant qu’ils ont déjà servi sous les armes il y a un demi-siècle.La revue a commencé à trois heures, devant un public composé de plus de 25,000 personnes.Arrivée à trois heures et demie.Son Altesse Royale, accompagnée de sa maison militaire, de M.C.J.Doherty, colonel honoraire, du Lt.-Colonel J.M- Grccnshields, et du major Strange, procéda immédiatement à une minutieuse inspection des troupes, s’arrêtant fréquemment pour causer avec les soldats décorés pour services passés.Le duc a adressé ensuite des compliments aux officiers, rassemblés autour de lui.Puis les trois bataillons ont défilé au son des fanfares et des clairons, terminant par là une remarquable manifestation militaire.qiujnt ati prix : ARGENT payable pour droits du Conditions COM PTANT.Un pour cent gouvernement.Les autres conditions seront soumises lors de la vente, et devront être acceptées par l’acquéreur.Par ordre, du Bureau des Commissaires, I,.N.SENEGAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville.Montréal, 14 avril 1915.MARCOTTE FRERES.Encanteurs.LA DESERTION DEJA TERRE SA GRANDEUR MGR EMARD, DE VALLEYFIELD, EXHORTE SES OUAILLES, DANS UNE LETTRE PASTORALE, A S’ADONNER DE PLUS EN PLUS A L’AGRICULTURE.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College.62D Boulevard St-Laurent.Montréal.ORGANISTE Plusieurs années d’expérience dans principales églises de la ville.Connaissant chant grégorien.Lés meilleures recommandations ; 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gardez vos traditions nationales et restez honnêtes afin qu’après vous vos enfants marchent sur vos Iraces, Cette lettre, qui est comme on voit, d’une grande valeur religieuse et sociale, a été lue, hier, dans les églises du diocèse de Valleyfleld.MESSE DE REQUIEM A l'Asile de la Providence, mardi, le 27 courant, à huit heures, grand’-messe pour l’âme de feu Monsieur Alphonse Granger, bienfaiteur de cette maison.A VENDRE ET A LOUER Une maison neuve de quatre logements, Nos 1021 et 1023 rue Saint-Germain, quartier Hochclaga.Argent à prêter, par Z.Mayrand, N.P., 1131 Saint-Denis.‘93—6 A VENDRE Minnows vivants et grand assortiment d’articles de pêche, bon choix pour les amateurs, peintures et vernis pour chaloupes et yachts.S’ad.R.N.Sévigny, 510 rue S.-Jacques, M.1624.____________________ CADRES ET MIROIRS 200,000 pieds de moulure à cadres à vendre à bas prix ainsi qu’un grand choix de cadres et miroirs que nous avons achetés d’une grosse manufacture en liquidation.Le marchand qui désire en profiter recevra de nos échantillons de moulures gratuitement.Demandez-les.N’oubliez pas que nous sommes la seule maison à livrer promptement tout ce que vous aurez besoin et au plus bas prix qu’aucune maison en Canada, car nous n’avons pas de voyageurs et cela vous épargnera de l’argent.Le stock que nous avons est tout dans la dernière nouveauté.Chez la Cie Ls.Wisintainer Fils Inc., manufacturiers de cadres et miroirs, gros et détail, 58 boulevard Saint-Laurent, Montréal.GLACIERES GLACIERES pour épicier, avec châssis à coulisse, “patente Aubin”, dernière amélioration, cinq dimensions.Glacières échangées et réparées.C.P.Fabien, manufacturier, 31 Sainte-Cuuégonde, entre Vinet et Charlevoix.Vict.1590.GL/CTERES GLACIERES pour épicier, avec châssis à coulisse, “patente Aubin”, dernière amélioration, cinq dimensions.C.P.Fabien, manufacturier, 31 Sainte-Cunégondc.entre Vinet et Charlevoix.Vict.1590.IMMEUBLE TALBOT FRERES, courtiers d’immeubles, experts eu propriété, échanges de propriétés de toutes sortes, ville ou campagne Nous .tommes des experts en propriétés de ville ou campagne, terres à culture, llmi te* à bois, etc.Aussi échange de commerce pour propriétés, terrains et balance de vente.Plusieurs de-niandt's actuellement.Pour informations, s’adresser à Talbot Frères, 902, Ji« Soiiu-Valler.Tél.Saint-Louis 6296 /i nTlp ^ ^ 7* *"v ^ -v**' N KI C^ v >RÛFES5I0NNE|CE:5 11 avocats BOURBONNIERE, F.J., C.R., avocat, 72 Est rue Notre-Dame.Tel.Bell.Main 2679.__________________ Boite Postale 356.— Adresse télégrapBiqu®» “Xahae.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Code» : Lieber».West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-JacQo»* MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tel.Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Maki 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L.Dr A.L.Guertin Maladies des Yeux, des Oreilles, du Ne* de la Gorge.CAMILLE TESSIER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier» 320 RUE SAINT-DENIS HEUP.ES DE BUREAU : 2 A 5 a RS.Tel.Bell Est 6L64.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Pris Saint-Denis) Maladies des yeux, creilles, nés, gorge, larynx TELEPHONE EST 4550 DENTISTES 97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.ROCKLAND 931.Résidence : Est K919.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.„AVOCAT Tel.Main 213.— Chambre 53._ 97 rue Saint-Jacques.Résidence : Î80 Jeanne-Mance.Tel.Est 5578.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Chambre 76.TU.Main 2«32.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacnues.Main 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal AMEDEE BLANCHARD NOTAIRE ET COMMISSAIRE.C.S.EDIFICE CANADA LIFE, 189 St-Jacques, Ch.46.Phone M.4067 MONTREAL.Résidence: 15 B Boyer.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installé au Coin MONT-ROYAI et CHAMBORD MONTREAL.Heures de bureau : 8 a.m., à 9 p.m.Tél.Saint-Louis 3732.Dr HONORE THIBAULT L.D.S., D.D.S.CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU i 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacquer.TELEPHONES : Bureau: Main 7618.-Résidence: S&-Louis 2141 DOCTEURS "Diplômé en hygiène Pub.Dr.J.-N.CHAUS*; 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Coups de deux buts, Maiset, Strait, Mullen.Coups réussis sur Breckenridge, 5; Harkins, 3: Dowd, 2; Dessau, t.Laissé sur les buts, Scranton, 4; Montréal, 6.Frappé par le lanceur, Irelan par Brec-kenridge.Retirés au bâton, par Breckinbridge.2; Harkins, 1, Dowd, 1; Dessau, 3.Coups sacrifiés, Dowd, Durée de la joute, 2 heures.Arbitre, Connors.DEUXIEME PARTIE SCRANTON.LE CONCOURS DE GYMNASTIQUE DU MONT SAINT-LOUIS LA SEANCE DE SAMEDI APRES-MIDI, DONNEE A L’ARSENAL DU 6.7EME REGIMENT, OBTIENT UN FRANC SUCCES.COMMERCE ET FINANCE Le concours annuel de gymnastique et d’escrime des élèves du Mont Saint-Eouis a eu lieu, samedi après-midi, à l’arsenal du 65ème régiment et comme toujours cette séance a été des mieux réussies.Les divers exercices furent rendus avec une maîtrise qui, parfois, enleva les assistants.Le Mont Saint-Louis mérite les plus vives félicitations pour avoir fait entrer l’escrime clans son programme de culture physique.Une trentaine d’élèves prirent part à cette savante et originale démonstration, qui fut peut-être la plus admirée de la séance.La séance était présidée par l'abbé Brosseau, chapelain de l’institution de la rue Sherbrooke-Est.Après la démonstration d'escrime par les élèves de première division, le major John Long reçut de la cl is-se d’escrime une magniflue montre militaire, qui lui fut présentée par W.T.McGaulley, élève finissant du cours commercial, avec une.adresse.Le major Long sut trouver des termes heureux pour répondre à cette marque o estime.Le programme musical fut à la hauteur de l’éclat de la séance de samedi.Sous la direction de MM.J.J.Goulet et Oscar Arnold, l’orchestre et l’harmonie du Mont Saint-Lopis exécutèrent un superbe programme, que tout le monde goûta particulièrement.LA MATINEE A LABOURSE LE MARCHE DES VALEURS MO-BIUERES EST PLUTOT CALME, MAIS LES COURS S’ORIENTENT VERS LA HAUSSE.—CAINS NOTABLES.NOUVELLES DE WALLSTREET L’“ UTAH ” ET PLUSIEURS DE SES CONGENERES ONT FAIT UN PAS EN AVANT.— DES GAINS DE 1 ET 2 POINTS ONT ETE GENERALEMENT ENREGISTRES.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées samedi et dimanche dans les séries des ligues Nationale, Américaine et Fédérale: LIGUE NATIONALE Boston à Philadelphie : Boston.103021102— Philadelphie.OOOuOl 100— Batteries — Hughes et Meyer, Oescher et Killifer.New-York à Brooklyn ; New-York.300020000-Brooklyn.00220120x- Battries — Mathewson et II.E.11 0 7 3 Gowdy ; B.10 o R.H.E.5 5 4 7 7 1 Meyers ; Brooklyn .New-York LIGUE AMERICAINE.Cleveland .Détroit .Morton et nolcls, Cavet, Kee.St-Louis .Chicago .Baumgardner et Schalk.POSITION .2000000lx .000000010-1 Egan, O’Neill ; Boehler, Dauss 3 et 400 8 6 0 Rev-Mc- Ah R H Po A E Hastings, 3b.3 II 1 0 II 0 Maiset, cf.2 II t 2 1 II Dalev, rf.3 0 II 2 1 II Sharp, 2b.3 0 II 8 1 1 Strait, If.2 (1 1) 0 II (1 Evans, c, .2 0 0 1 2 II C.ruikshank, 1b.i 0 0 Ô n 0 Fuhrev, ss.*> n II n o 0 Skelley, p.2 0 0 0 i 2 Totaux,.20 0 MONTREAL.2 18 6 1 Ab R II Po A E Smith, rf.2 0 0 HI 0 Irelan, 2b.3 1 1 3 2 0 Holden, If.3 II II 1 o 0 Whiteman, cf.3 II 1 0 0 II Yeager, 3b.2 2 II 0 1 •J Holstein, lb.2 2 0 II 1 (1 Purtell, ss.3 n II II 3 1) Murphy, c.3 2 3 3 1 II Stevens, p.3 o II •) II Totaux.25 7 9 18 9 0 .000000000—0 4 3 .00001000x1 I 1 et Agnes ; Russell DES CLUBS.Appleton.Ragan et McCarty.Chicago à Saint-Louis : R.H.E.Chicago.000000000— 0 2 3 Saint-Louis.OlOOOOllx— 3 5 1 Batteries — Zabel et Bresnahan ; Sallce et Snyder.Cincinnati à Pittsburg : R.H.E.Cincinnati.00000100— 1 6 t Pittsburg.00010000— 1 4 0 Batteries — Lear et Wingo ; Mc-Quillen et Schaug.Partie arrêtée a la Sème pour p>-n.ettrc aux visiteurs de prendre le train.Américaine S.-Louis à Chicago; S.-Louis.000100000— 1 4 2 Chicago.02200000x— 4 8 3 Batteries: James, Perryman, Baun-garten et Agnew; Besch et Schalk.Détroit à Cleveland:— Détroit.020020200— fill 2 Cleveland.000000000— 0 5 3 Batteries: Roland et McKee; Steen, Hagerman, Walker et O’Neil.Washington à New-York:— Washington.000000000— 0 2 4 New-York.0002020ÛX— 4 11 3 Batteries: — Johnson et Ainsmith; Caldwell et Sweeney.Philadelphie à Boston:— Philadelphie.210300000— fi 7 3 Boston.100000011- 3 I 1 Batteries:—Pennock et McAver; Leonard, llulh, Foster el Carrigan.LIGUE FEDERALE Baltimore à Buffalo.R.11.E.Baltimore .200006110—10 11 1 Buffalo .000300100— 4 8 t Batteries: Cuinn et Owen; Ford, Ehmkc et Blair.Brooklyn à Newark.Brooklyn.000000011—2 fi 2 Newark .000201400—7 9 0 Batteries: Seaton, Mcrion et Watson; Moran et Bariden.Pittsburg à S.-Louis.Pittsburg .000000101—2 5 0 S.-Louis .000000000—0 0 3 Batteries: Allen et Berry; Groomc et Hartley.DIMANCHE.LIGUE NATIONALE.Pittsburg.100000000—1 9 1 St-Louis .10000070x—8 fi 0 Kantlehner, Mataux, Gibson, Doak et Snyder.Chicago.10020001001.00-4 10 0 Cincinnati 000004000000000-4 13 2 Cheney, Standbridgc et Bresnahan; Dale, James, Douglass et Wingo.POSITION DES CLUBS.Détroit .9 3 750 Washington .f) 1 556 New-York , .a t> 4 556 Boston .4 1 500 Cleveland ., .6 6 500 Chicago ., .6 (i 500 Philadelphie .3 f) 375 St-Louis .3 9 250 LIGUE FEDERAL E.Buffalo Newark .000010000000011- 1 00001000000(101 —‘J / 10 9 Schultz, Blair, Allen ; Kaiserling et Bariden.Pittsburg .100020000—3 St-Louis .000000000—0 Hearne et Berry ; Watson, bert et Chapman.1ère partie: Chicago.132000130—10 12 Kansas City.000000003— 3 4 B.Johnson el Wilson ; Main ( lop et Easterly.2ème partie: Chicago .001000010—2 8 Kansas City .00000202x—4 îj' 75 ! 38V jury.i 77V 146 i 169 42-., («v 96 I 127U 152% '*14^1 ”29 i 121% àikj 70% 144 I iài i io% 14 ! I i 79 Mex.Petrol 50 N.-Yor.Cen 39% N.Y.O.& Wi 55% N or f.fit We; .I S’ort.Pacifi 57% New Hare.j 75% Penttsylra.i .People.Gas! 39 Reading.; 104% Rock.It»lan 78%1 “ Pr.147 South.Pac.91% South.Rail 169»/4 ¦*7.90 : mi iioii 69*/ novy -•>3*4 90 317(5 110$ lié “ Pr.4lVThird Ave.48*4 Twin City.97L4,Unio.Pac.32k U.S.St.Cor.j 28 ! “ Pr.152^4 Utah Cop., .Vir.Chemi 14”g W’t.Union .W’t’h.FJec1 29% woolworth 122 *4 j ” Pr.2i j’.’.’.'.70k.I 144 .121 ’i iok.i2k.94 18k "55k 133 ’ 59k 18>! 55.H Î33V« 58v 1 ,>c’vh 109% 109^ Cours Dougall Blé- fournis par & Cowans: la maison Mc- Mai 165 165% Juillet 140 V4 140 Maïs— Mai 78 «4 78 Mi Juillet 81 N 80% Avoine— Mai 57;'n 57 % Juillet 56 % 5(5 Vs BOURSE DES MINES ST.f.douard-L.Don-Saint-Sacramant, 11, Coura fourni» par rette.rourticr, rue Montréal.MINES DE COBALT De- Offre mande Bailey .^4 3 Bon ver .T5 37 Buffalo 50 70 Chambers •22 23 (’.onia (ins 4.75 3.19 Crown Reserve., .«S7 93 Foster •¦Hi 4 Gifford a • a 3 3V4 Golild Vi (ireat Northern .3 3U ty* Hargraves • .1 Hudson Bay 17.09 19.09 Kerr Lake 4.95 .5.10 I .arose .a .79 no McKinley Daragh .M 33 6.25 Nipissing .6.05 Peterson Luke .26 26% Right of Way .a 5 SVb Rochester 1 2 Seneca Superior .1.40 1.45 Silver Leaf .2 2M Silx'er Queen .2 3 Temiskamtng .38 38 L, Tretheway .I2V4 16 WettUmfer 5 « York, Out MINES DE .19 PORCUPINE 11 Apex .• 5 Cons.(Oldfields .« 7 Con.Smelters .105.99 119.90 Dobic a .7 8 Dome Extension ., , mi 11 Dome Mines .13.90 14.99 Foley O'Brien .24 27 Gold Beef , .4»» 5 Vi Homestake 22 30 Mollinger a .23.75 24.-.0 Jupiter * « 13 1 1 Motherlode .*“i 10 15 McIntyre , , 54'y 56 n, 1’carl 1 ,akc Hi 2 Pore Crown .81 85 Pore Imperial .« a a 6 y 1 Pore Pet , .5 19 Pore Tisdale a .a 2 2'.4 Pore Vlpond .61 62 Preston K.Dome .2'') 3 Vi Hph Mines ., , 10 20 West Dome .6 Vi 5 Vi Trek Hughes .‘-V 4 b, ûVg (d) produire des forces motrices, par la vapeur, le gaz et l'électricité, aussi des forces pneumatiques, hydrauliques et autres dans toutes leurs branches ; (e) Faire, comme principaux ou comme agents, le commerce d’importation et d’exportation de tous effets mobiliers se rattachant aux industries ei-dessus mentionnées et à leur exploitation ; (f) Pour les fins ci-dessus mentionnées, construire et exploiter toutes manufactures, usines, fabriques, et moulins ; et exercer tous droits se rapportant aux industries et commerce ci-dessus désignés ou servant à leur exploitation ; (g) Demander, acheter, ou autrement acquérir tous brevets d’invention, permis, concessions, licences, marques de commerce, franchises, privilèges et pouvoirs, secrets ou tout autre renseignement concernant toute invention ou procédé, de toutes personnes, sociétés, compagnies ou corporations ou de tous pouvoirs publics ; les posséder, exploiter et en disposer ; (h) Faire les affaires d’agence générale pour aucune des fins précitées ; (i) Vendre ou en dis poser autrement les droits, entreprises et propriétés de cette compagnie, en tout ou en partie, et en acquérir, de quelque manière que ce soit, de toute autre personne ou compagnie ayant des objets en tout ou en partie semblables à ceux de ia compagnie ; (j) S’amalgamer anec tontes autres compagnies, et en général faire toutes les opérations et accomplir tous actes, cou trats, obligations qui peuvent découler des pouvoirs de la compagnie, qui lui sont utiles, et qui sont propres aux fins et aux objets que la compagnie a en vue.T.a compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom de "Lamarre A Compagnie, Limitée”, axer un capita actions de rent quatre-vingt-quinze mille dollars divisé en 1,950 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d'affaires de la compagnie sera ù Saint-Rémi, dan» la province de Québec.Daté du bureau du Secretaire d’Etat du Canada, ce 28e jour d’octobre 1011.THOMAS ML'I.YEY,, lg-2 Sous-secrétaire d’Etat.PATEN AUDE, FILION ET MONETTE Avocats des requérants.PROVINCE, DE QUEBEC, district do Ri-mouski, Cour de Circuit No 987.—Isidore Gagnon et EIzéar Sassevillc.tous doux ax-o-cats de la ville de Saint-Germain de Ri-uski, demandeurs, \;s.F.lphège Bélair, nmerçant de Montréal, défendeur.Le quiènie jour de mai 1915 à dix heures l’avant-midi, à la place d'affaires du défendeur, au No 130 rue St-Antoine en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un registre, liqueurs, etc.Conditions : argent comptant.M.1.ALBERT DECELEES, H.C.S.Montréal, le 26 avril 1915._________ PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure No 5106-—Lacroix et ! Léger T .imitée, demandeurs, vs.D.Raymond.défendeur.Le 6me jour de mat 1915 i» dix heures de l’avant-midi, au domicile ! du dit défendeur, au No 1896 rue Clarke en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisi en cette cause, consistant en piano et meubles de ménage.Conditions : argent comptant.J.BREUX, H.C.S.Montréal, 26 ax'fil 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 288—Félix Fortier, ! demandeur, vs.F.C.E.Fectcau, défendeur.I.e 6me jour de mai 1915 à une heu- 1 re de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 18 rue Querbcs en la cité d’Outremont, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano et meubles de ménage.Conditions : argent comptant.1.BREUX, H.C.S.Montréal, 26 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit.No 18726—Théo.Grenier, épicier de Montréal, maintenant d’Ar-ton Vale, district de Saint-Hyacinthe, demandeur.vs.Adélard Gagnon, de Montréal, défendeur.!/¦ tme jour de mai 1915, k 10 heures de l’avant-midl, au domicile du dit défendeur, au No 689 rue Panel, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice tes biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, etc.Conditions : argent comptant.J.U.NORMANDIN, H.C.S Montréal.26 avril 1915.PROVINCE II K QUEBEC, district .le Montréal, Cour Supérieure No 5124—l-outs Rover, demandeur, vs.Lepage et Frères, défendeurs et Joseph Octave Robfdoux.mls-en-cause.Le 6me jour de mai 1915 k dix heures de l'avant-midi, k la place d’affaires des dits défendeurs, au No 504 rue Rachel Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice tes biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en effets d'éplcertc, vins et thés.etc.Conditions : argent comptant J.BREUX.H.C.S.v Montréal, 26 avril 1915.VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 26.— Gros bétail: arrivages, 20,000 tètes; marché faible; boeufs indigènes, $6.10 à $8.05; bouvillons de l’Ouest.$5.60 à $7.40; vaches el génisses, $2.90 à $8.40; veaux, $6.50 à $9.00.— Menu bétail — Porcs: arrivages, 40,000 tètes; marché morne; légers, $7.30 à $7.65; mêlés.$7.20 à $7.62 Vi: lourds, $6.90 à 87.55; liés gras, $6.00 â $7.10; cochons, $5.25 à $6.95; moyenne des ventes, $7.35 à $7.55.— Moulons: arrivages.10,000 tètes; marché fort; moulons, *7.50 à $8.61); agneaux, Indigènes, $8.30 à $10,85.1» vol.vi.— .no y& LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 26 AVRIL 1915 S NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE L’ITALIE ET L’AUTRICHE UN SUCCES DU “TRIUMPH” LE CUIRASSE ANGLAIS OUVRE LE FEU SUR LES TRANCHEES TURQUES, A L’OUEST DE GAL LIPOLI ET FAIT TAIRE UNE BATTERIE D’HOWITZERS.A bord du vaisseau de guerre “ Triumph ” dans les Dardanelles, via Malte, le 25, et Londres, le 26.— Le “ Triumph ” a pénétré dans l’embouchure des détroits et ouvert le feu avec ses canons de 7.5 pou-» ces sur les tranchées turques, situées à l'ouest de la péninsule de Gallipoli, à une distance de 7,000 verges Après une demi-heure de bombardement, le vaisseau s’est avancé plus b in pour rechercher les tranchées et s’est ainsi trouvé à portée des canons des forts turcs.Cette batterie de howitzers a lancé seize obus environ en moins d’une demi-heure dans les environs du “ Triumph ” Le vaisseau n’a été atteint que deux fois et peu gravement.Deux marins ont été blessés assez grièvement mais sans que leur vie en soit mise en danger.Le “ Triumph ”, une demi-heure après avoir repéré cette batterie Ta réduite au silence et a continué son feu contre les tranchées ottomanes.Londres, 26.—On a fondé tr^p d’espoir, dit le correspondant d’un Ü journal anglais qui est accrédité au près de la marine anglaise, sur les permières opérations de la flotte alliée dans les Dardanelles.“ La marine anglaise est convain eue qu’il serait possible de forcer les détroits si on voulait consentir le sacrifice de navires nécessaires, mais il faudrait par ailleurs qu’une puissante armée soit en état d’occuper la péninsule de Gallipoli, aussitôt que la flotte pénétrerait dans la mer d ; Marmara, sans quoi les Turcs et les Allemands refermeraient les détroits derrière elle et elle aurait beaucoup de difficulté à s’évader.“ P.ien n’a surpris davantage les artilleurs anglais et français que la résistance des vieux forts à l'entrée des Dardanelles.Par exemple, ceux de Sedul Bahr et de Kum Kale furent soumis à un bombardement • terrible, au mois de février, et cependant quand les troupes de débarquement les ont examinés, elles ont constaté que les dégâts étaie it relaliv nient peu considérables.” Le correspondant assure que les Turcs sont de si mauvais artilleurs que s’ils eussent été seuls, il y a longtemps ques les Alliés seraient à Conlanlinople, mais les officiers allemands se montrent très habiles et liront excellemment partie des vieux forts.A ca ne du concours que les Allemands prêtent aux Turcs, il faudra, assure le correspondant, une forte armée de débarquement avec de l’artillerie lourde pour venir à bout de la résistance des forts.LE TSAR a’pRZEMYSL Petrograd, 26.—- Des dépêches de Lemberg, Galicie, disent que l'empereur Nicolas, accompagné du grand duc Nicolas et de son état-major.a visité Przemysl, vendredi.A Sambor l’empereur a fait l’inspection des troupes.Tl a visité les trophées et les forts de Przemysl après quoi il est retourné à Lem-berg.FILS DE MINISTRE TUE AU FEU Lond.es, 26.— L’agence Reuter reçoit du Hâvre la nouvelle que Paul Renkin.le fils aîné du ministre belge des Colonies, a été tué au feu près de Dixmude, en Belgique, jeudi.UN BRIGAND ASSASSINE Londres, 26.— D’après le corres-pondant de l’agence Reuter à Sofia, Vanne Sandausky, le fameux chef rie brigands macédonien, qui a capturé cl détenu pour rançon en 1901 Mlle Ellen M.Stone, la missionnaire, a été assassiné par des inconnus.GUERRE A L’IGNORANCE Sous les plis du Carillon Sacré-Coeur, dit un gentil programme, 'les élèves de Méthode “A” du Collège Sainte-Marie, offriront, mardi soir, une séance de classe au R.P.Recteur.Le titre de cette soirée est ‘Guerre à l’Ignorance’’, et c’est mi intéressant mélange de ces fameuses concertations séculaires des colleges des Jésuites, de morceaux de chant et de musique joints à des déclamations et à une saynète.ON DISCUTE A ROME AVEC UN VIF INTERET LE PROJET D’ENTENTE ENTRE CES DEUX PAYS, PROPOSE PAR LE COMTE VON BUELOW.(Spécial au “Devoir”) Rome, 26 — La presse, les politiciens et le public discutent avec un vif intérêt le projet d’entente entre l'Italie et l’Autriche, qui a été présenté par l’ambassadeur allemand, le prince von Buelow ; ce projet comporte la reconnaissance de l’avantage que trouveront ces deux pays à maintenir la Triple-Aliance et fait allusion à certains abandons de territoire que ferait l’Autriche en faveur de l’Italie.On trouve généralement que les dites concessions territoriales ne sont pas décrites avec une précision suffisante.On exprime l’opinion que nulle entente ne sera possible tant que l’Autriche gardera le territoire qu’elle possède actuellement sur la côte orientale de l’Adriatique, avec Pola, Cattaro et les 600 îles dalmatiennes, qu’on a comparées à 600 dreadnoughts.“Un pareil règlement, dit un militaire, laisserait à l’Autriche tous les points stratégiques qui sont pour nous une menace constante.Si l’Autriche consent réellement à nous céder les territoires qui sont habités surtout par des Italiens, elle devra ajouter à la province de Trente, celles de Pola, de Fi urne et la plus grande partiel de la Dalmatie.Il devient évident cependant que telle n’est pas l’intention de l’Autriche, car elle fait visiblement traîner les négociations en longueur dans l’espoir vague que des événements imprévus rendront possible une solution moins onéreuse pour elle que la concession totale de toutes les demandes de l’Italie.” Le “Corriere Delia Sera” dit que le problème austro-italien ne peut être réglé par 'des expédients, mais qu’il appelle une solution basée sur ia question de races.LES DIFFERENDS AUSTRO-SERBES Paris, 26 — Un diplomate accrédité au Quirinal, qui ne veut pas que son nom soit oublié, a dil au correspondant du “Matin” à Genève, qu’au cours d’une conversation avec le prince von Buelow', le 19 avril, l’ambassadeur allemand semblait pessimiste relativement à une solution pacifiques des différents austro-italiens.“La situation est embrouillée, aurait dit le prince, et j’en augure rien de bon.Les prétentions de l’Italie sont telles qu’il est impossible à l’Autriche de les accepter.D’un autre côté les préparatifs militaires de ritalie assument de telles proportions que l’hypothèse d’une simple pression di-plomatioue devient inadmissible.L’objet des négociations est évidemment tin ffagner d” temps.” Londres," 26.—M.Jancovitch l’envoyé spécial de la Serbie, en Italie retourne à Belgrade, dit le correspondant du “ Daily Mail ” à Salo-nique.“ On annonce ici, continue le correspondert! L'idée est d’Yvonne, comme qui croit au\ lenline, cela /'CI l/ffClIff.^ert! L’idée est d’Yvon-l’écriture.Encore une iu\ sentiment.Avec Vt-i ijift deux arriérées.(,V suivre) 12 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 AVRIL 1915 VOL.VI.— No 96 Le temps qu’ii fera Vent* modérés.Beau et chaud aujourd’hui et demain.Foudre en quelque* localités.Aujourd'hui maximum • • • • 72 Même di.te l’an dcruijf • « • • 4# Aujourd nui minimum .• • • • 47 Meme date l'an dernier • • • • 32 BAROMETRE :—8 h.matin, 29.96, 11 h.matin, 29.94; midi, 29.92.DEMAIN, MARDI, 27 AVRIL S.Anthime, évêque.Lever du «oleil : 4 heure* 57.Coucher du soleil : 5 heures 59.Lever de la lune : 4 heures 56.Coucher de la lune : 3 heures 38.Pleine lune, le 29, à 9h.25m.du matin.DERNIERE HEURE Voir les nouvelles de Vavant-midi en page 5.UNE EGLISE EN CENDRES LA FOUDRE S’ABAT HIER SOIR SUR L’EGLISE DE SAINTE-JULIENNE DE MONTCALM, ET LA DETRUIT DE FOND EN COMBLE AVEC LE PRESBYTERE.(De notre corresnonlent) S.-Julienne, comté de Montcalm, 20.— Au cours du violent orage d hier soir, la foudre est tombée sur notre église, provoquant un incendie qui a détruit de fond en comble l’église et le presbytère, malgré tout Je dévouement des paroissiens.Seuls quelques meubles du presbytère ont pu être sauvés des flammes.L’incendie se déclara à neuf heures et demie, et le bedeau voyant jaillir les flammes après le coup de foudre, pénétra dans l’église pour avertir les paroissiens à l’aide de Ja cloche.La fumée était déjà tellement épaisse qu’il ne put que lancer la cloche à toute volée et sortir avant d’être asphyxié.Les parois-riens accourrureiit en toute hâte, mais leurs efforts furent vains tant le feu avait d’emprise.On téléphona à Saint-Esprit d’où l’on fit venir la pompe à incendies, mais celle-ci n’arriva à temps que pour sauver les dépendances du presbytère qui brûlait à son tour.Dans l’intervalle, les paroissiens avaient réussi à sauver une grande partie du mobilier du curé.L’église et le presbytère sont une perte totale, mais déjà l’on parle de reconstruction.Les assurances sur les deux édifices étaient de $35,000.L’église datait de cinquante ans environ, et, comme le presbytère, était une construction en pierre recouverte de bois.Les offices du culte seront célébrés dans l’intervalle dans la salle du conseil de comté, tandis que l’on utilisera la maison de la fabrique comme presbytère.M.le curé Joseph-Alphonse Jac-oues, qui a charge de cette paroisse depuis 1911, est profondément affecté de cette perte, mais s’occupe à prendre les mesures nécessaires pour la restauration de l’édifice sacré.La paroisse de Sainte-Julienne, si douloureusement éprouvée, compte environ 1,500 âmes.SON PROPRE JDEFENSEUR COMMENT UN OUVRIER PREFERE PLAIDER SA PROPRE CAUSE PLUTOT QUE DE LA CONFIER A UN AVOCAT.“Monsieur le juge, je n’ai pas d’avocat pour me représenter el cela pour plusieurs raisons: je suis un ouvrier qui gagne péniblement quelques dollars par jour dans un atelier, et je n’ai pas les moyens de payer des honoraires élevés.Je me suis déjà fait prendre à ce jeu, mais j’ai juré que ça ne m’arriverait plus.Et encore serais-je en état de payer, je ne le ferais pas ; un avocat ne ferait pas mieux que moi car je connais mon affaire mieux epie personne.Voilà déjà plusieurs fois que ma cause est remise pour des raisons que je ne connais pas.Je ne discuterai pas la valeur de ces raisons mais je ferai remarquer à Votre Seigneurie que tous ces retards me font du dommage.Mon chef d’atelier me faisait la remarque ce matin que j’étais obligé de m’absenter souvent.C’est de mauvais augure! Je demande à Voire Seigneurie de fixer une date définitive pour entendre ma cause.’’ Telles sont à peu près les paroles que prononçait ce matin en Collide Pratique, devant M.le juge Beau-din, Simeon Hamelin, un ouvrier peu habitué aux méandres des procédures civiles.Le fait se présente rarement en cour civile d’un homme, surtout un ouvrier défendant lui-même sa cause, sans avoir recours à la science d’un avocat.Le juge a fixé une date de la semaine prochaine pour entendre la cause.LA PLUS GRANDE BATAILLE DE LA GUERRE SIR WILFRID l > CHEZ LE MAIRE L’ENNEMI SUR L’OFFENSIVE LE CHEF DE L’OPPOSITION VEUT SAVOIR CE QUE FERA M.MARTIN DANS SAINTE-MARIE.— CE DERNIER TOURNE SES BATTERIES SUR QUEBEC.— COALITION.Les» Allemands tentent un second effort désespéré pour atteindre les forts français de la Manche mais les Alliés, au nombre desquels se trouvent les Canadiens résistent héroiquement malgré les pertes subies.AVIS AUX DEPOSITAIRES DU DEVOIR Nos dépositaires qui déménagent sont priés de nous faire parvenir immédiatement leur nouvelle adresse soit en appelant Main 7461 ou en s’adressant directement à nos bureaux, 43 rue Saint-Vincent.M.Wilfrid Laurier s’est rendu chez le maire ce matin.Il a eu, avec ce dernier, une entrevue prolongée.On assure que le chef libéral veut savoir de M.Médéric Martin quel sera suu altitude aux prochaines élections.Si ie premier magistral se décide à quitter l’arène fédérale, on prête à M.Lemieux, qui est considéré comme le lieutenant de M.Laurier, l’intention de se présenter à sa place, les libéraux ne voulant plus commettre l’erreur de négliger Montréal comme ils l’ont fait dans le passé.On se souvient qu’au moment de leur chute, pas un seul ministre fédéral n’habitait cette ville.M.Martin aura d’autant moins de difficulté à accéder à la demande du chef de l’opposition qu’il a, dit-on, des visées politiques sur Qué-bec.Il ne veut pas désormais s’occuper d’Ottawa où sa voix n’a pas été entendue quand il a voulu agiter la question des sans-travail.Ce matin encore, il adressait une dépêche au maire de Winnipeg en réponse à l’invitation 'de celui-ci le priant de se joindre à ses collègues des autres municipalités du Canada pour avoir une entrevue avec le premier ministre au sujet des chômeurs, qu’il regrette de ne pouvoir coopérer à ce mouvement.“Mes efforts pour obtenir une intervention du gouvernement ont toujours été vains, écrit-il, et je ne crois pas opportun de renouveler ma requête.” M.Martin veut obtenir, si nous sommes bien informés, des nouveaux pouvoirs de la législature de Québec.Il a été cette année vertement éconduit.Tl désire se venger et pour y parvenir, il ne voit pas de meilleur moyen que de se présenter aux prochaines élections provinciales.11 aurait même conclu une entente avec M.Cousineau, chef de l’opposition, à ce sujet.Quoiqu’il en soit, il est certain que M.le maire est résolu à se faire entendre et obéir de la législature de Québec, et brandira l’étendard de l’autonomie de Montréal.M.Lomer Gouin apprendra ce qu’il en colite, nous disait un ami du maire, de contrecarrer les vues d’un meneur populaire.LA ROUTE’ EDOUARD VII L’INAUGURATION DES TRAVAUX DU TRONÇON DE LAPRAIRIE EST FAITE PAR MM.PATENAU- DE ET RAINVILLE.L’A u t om o b il e -C luib avait convo-qué ce matin quelques journalistes à accompagner quelques-uns de ses membres à l’inauguration des travaux de la route de Laprairie, qui reliera, comme on sait, les deux tronçons de ta route Edouard VII.Cette route nationale, qui est de la plus grande importance pour la ville et le district de Montréal, avait été quelque peu négligée jusqu’ici par le gouvernement fédéral, et il a fallu que l’Automobile-Club annonçai que chacun de ses membres allait fournir un madrier, pour que M.Rogers se décidât enfin à agir.Mais tout est bien qui finit bien, et les quelque trente personnes qui se sont trouvées ce matin sur la route de Laprairie ont pu 'constater de visu que lorsque M.Rogers se déride à faire quelque chose, il y va rondement.Dans la superbe voilure automobile de M.U.H.Dandu-rand un groupe de visiteurs purent compter, en les dépassant, plus d’une vingtaine de lourds camions chargés de madriers, se dirigeant vers la première section de la route à réparer ; déjà, du reste, une trentaine d’ouvriers y étaient à l’oeuvre, et l’on y retrouva MM.Arthur Berthiaume de la “Presse”, Eug.Tarte, de la “Patrie”.Ernest Bilodeau.du “Devoir”, MM.Arthur Pa-tenaude, député de Laprairie, J.H.Rainville, député de Ohambly, L.E.Gcoffrion, F.V.Ghampagne, Â.Du-ranceau, etc., etc.M.MoNamee., le courtois secrétaire de l’Automibile-Club, s’est prodigué au cours du voyage pour veiller au confort des invités de M.Eandurand dont l’hospitalité, du reste, ne laissait rien à désirer.La cérémonie du premier clou enfoncé s’est déroulée dans tonies les règles, M.Patenaude brandissant un marteau de six livres à trois pouces du chef auguste de M.J.H.Rainville, ferme au poste malgré le danger ; aux approches des élections, nos députés ne craignent plus rien.En résumé, charmant voyage dont acte reconnaissant à M.Dandurand.La route Edouard VII est entrée dans l’histoire.Les opérations ont repris dans les Carpathes et des combats sanguinaires s’y livrent.— La Mer du Nord est toujours fermée.LES CANADIENS REPOUSSENT DEUX ATTAQUES MALGRE QUE LEURS RANGS AIENT ETE DECIMES, ILS TIENNENT TETE A L’ENNEMI SANS BRONCHER.— LANGEMARK A ETE REPRISE GRACE A LEUR BRAVOURE.LES ALLEMANDS EN ECHEC AUX EPARGES ) LES DROITS DÜFRANÇAIS (Spécial au “Devoir”) Toronto, 2ü — M.le sénateur Bel-court en plaidant aujourd’hui l'appel de l’arrêt de M.le juge Lennox dans l’affaire des écoles bilingues ontariennes, a été interrompu par le président du tribunal, le juge Meredith.Celui-ci lui a demandé si les Allemands et les autres nationalités n’avaient pas le droit également de faire enseigner leur langues dans les écoles.“Les Français étaient ici les premiers et ont un droit naturel,” dit M.Belcourt.“Et les Indiens,” dit le juge Meredith.M.Belcourt insista sur le droit naturel des Français.11 affirma qu'avec la législation nouvelle, l’inspecteur principal des écoles peut restreindre à une minute par jour l’enseignement du français.Londres, 26 — Une bataille que des experts sont portés à regarder comme la plus grande de la guerre, fait maintenant rage le long du canal de l’Yser.Les rapports officiels sont à la fois maigres et contradictoires.On croit généralement dans cette ville que les Allemands font encore des efforts désespérés pour se frayer un chemin vers les ports français de la Manche.Les experts avaient prévu cette recrudescence des attaques ennemies, mais vu qu’elle précède le mouvement d’offensive des Alliés tant annoncée, elle surprend Je public.Il est encore impossible de se figurer clairement quelle est l’éten-du
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