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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 avril 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1915-04-27, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 97 MONTREAL, MARDI 27 AVRIL, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire canada.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Réda icrai jamais le sourire d’incrédulité qui courut d’abord dans l’auditoire lorsqu il formula l’objet de sa démonstration, mais peu à peu les figures se firent graves, attentives, puis les applaudissements éclatèrent: il avait gagné son point.(;e,1te double défense de notre parler contre les étrangers qui qualifient de patois ou de jargon des formes vieillies, mais de noble origine et contre les Canadiens-français qui laissent trop facilement pénétrer ’ leur langue'd expressions ou de mots incorrects, empruntés directement ou indirectement de l'anglais, ne représente cependant qu’une partie de son effort.f Tardivel savait très bien que ce n’est qu’en les affirmant avec energie et constance qu’un peuple fait respecter ses droits.Aussi conseillait-.! aux Canadiens-français, avec son habituelle ténacité, de réclamer emploi du français dans tous les services publics, et d’affirmer Partout leurs légitimes revendications.Ceux qui mènent la bataille au:|ourd hlu ne font Que reprendre des thèmes qui lui étaient chers et familiers, et lorsque se posa pour la première fois depuis de longues an-nees la question des droits constitutionnels de notre langue, le directeur de la 1 ente fut tout de suite au premier rang de la mêlée.Les anciens n ont pas oublie la sérié d’articles de 1890 et 1891.* * * En fait, on n’aurait qu’à recueillir les articles consacrés par Tardi-vel a cette question du français et à les compléter par ses conférences sur l Anglicisme et la Langue française pour composer un livre de premier ordre, qui couvrirait presque tous les aspects de la question et qui conserverait une grande actualité - une actualité que les luttes présem tes rendraient plus vive encore.1 Beaucoup, nous le savons, souhaitent la publication d’un pareil livre.Il apporterait a ceux qui luttent un nouvel appui et ce n’est nas un mediocre compliment à la mémoire d’un journaliste que celte constatation qu après dix, vingt ou trente ans.les pages qu’il traça sous Fins-piration du moment et dans la hâte de l’heure, restent une force vivante capable de servir ancore les causes qui lui furent chères ’ Suivant la parole antique, defunctus adhuc loquitur.La mort a glace ses levres, mais sa pensée eon linue de rayonner et d’agir Et c’est une recompense magnifique entre toutes.M ment cette guerre était finie, car on ne pourra bientôt plus acheter.15 mars.— .Je ne crois pas que la guerre puisse encore durer longtemps, sans quoi nous risquons d’être affamés.Cftarlottenburg, 25 février.—Nous nous disons : Que sortira-t-il de tout cela ?Cela ne peut continuer ainsi ; on ne reçoit de pain qu’en échange de tickets.Pas de pommes de terre : on n’arrive pas à s’en procurer ; on n’en trouverait pas dans tout Char-lottenburg.J’ai reçu un ticket pour la semaine ; je suis allée chercher une demi-miche chez le boulanger et une livre de farine, ainsi que trois petits pains ; j’ai payé les trois petits pains 30 pfennings ; des petits pains de 3 kreutzers comme l’on .i;t chez nous ; on ne les a jamais payés davantage ; ici ils coûtent 30 pfennings.Me voici sans ticket ; je n’aurai plus rien de toute la semaine suivante 11 faut des cartes pour te pain, pour farine, pour iout.C’est terrible tout ce qu’entraîne la guerre.Il en est de même chez nous (à la campagne), i.es gens sont obligés de tuer leur bétail, et ils le font fumer pour av )ir à manger.Le pain et les pommes de terre suffiront-iis jusqu’à la prochaine récolte ?On pourrait multiplier ces citations à l'infini; mais à quoi bon-?Personne iç conteste que les Allemands se rationnent et souffrent.On se demande seulement si cette contrainte alimentaire ira, sinon jusqu’à la famine, du moins jusqu’à une détresse suffisante pour peser sur le moral du civil et influer sur le résultat final.Des voyageurs, connus pour leurs sympathies à l’égard des Alliés, ayant circulé récemment en Allemagne, n’ont pas encore constaté, en dehors de l'apparition du pain K et de son succé-danc, de difficultés très sérieuses.Quoi qu’il en soit, voici un article, fie ifl Gazette de Cologne, dont on] goûtera certains détails nouveaux "En.,c?filli concerne l’ailimenta tlon, il faut veiller à mieux employer nos ressources, utiliser d'n-ne façon permanente et pendant longtemps encore, tous les déchets le moins du monde utilisables.Il y a longtemps qu'on enseigne dans nos ecoles d agriculture qu’avec les restes de cuisine de dix citadins, on pourrait engraisser un joli porc et déjà, rien qu’en sc servant d’une manière modérée de ces détritus, nous avons recouvré 4 pour 100 de nos besoins de nourriture.Au printemps, nous pourrons utiliser ks peilouses des grandes villes pour la nourriture du bétail, moyennant le paiement d’un impôt de guerre ; les pelits chevriers seuls devront en etre dispensés.A Londres, on voit bien des bergers mener ileurs troupeaux sur les pelouses des parcs, pt >e paysage en est égayé.Mais P qui est-ce que ça intéresse, à pari les commissaires du Havre et M.le gouverneur de Vile Sainte-Hélène?Et, re-poiirtant, que le soleil faisait joli dans les petites vagues, hier matin, au beau milieu du pont Victoria qui traverse d'une rive à Vautre, sans se décourager, un mille et un huitième de belle eau claire, marqueur en main! Les hommes ont fait des rues d’asphalte et de pavé, dans lesquelles ils s’agitent et courent à leurs petites affaires; mais Dieu, dont les affaires sont fort étendues et peu pressées, s’est fait de grandes rues majestueuses et mouvantes, qui reflètent son soleil, que c’en est beau à crier ou à chanter.Et parmi toutes les rues qu'il s’est ainsi Ira-eées, il n’en est pas de pins vaste, il n’en est pas de plus noble, que celle que nous voyons lentement passer, devant notre grand mont, où les pauvres sauvages, avant nous, le regardaient aussi, avec plus d’attention et de respect que nos coeurs agités n’en sauraient contenir.J'ai reconnu les Eaux qui passaient au soleil.Elles viennent de la grande mer douce qu'on met trois jours à traverser, là-bas, plus loin que la grande cataracte éternelle qui gronde si furieusement de n'êlre pas pins large, pour tant d’eau qu'elle doit déverser.Puis Veau se calme, et s'en vient ici, où elle passe, lentement, dédaigneuse de nos petites personnes comme de nos mesquins souris ef de nos petites fortunes.Que lui font nos préoccupations infimes et troubles?Elle arrive de l’infini et elle y retourne, reflétant le ciel chemin faisant.Ils la verront passer à Kébec, ils la verront, de plus en vins majestueuse, se perdre vers la ligne bleue où Von voit VAnticoste, tout près du terme infini de son voilage.Notre âme devrai! être semblable à l’Eau.Robert VAL.Orner HEROUX.LA DUREE DE LAGUERRE LE FACTEUR ECONOMIQUE Ce n’est pas le vain plaisir de s'adonner au jeu stérile des pronostics qui pousse te chroniqueur de la guerre actuelle à s’intéresser à la situation économique des pays belligérants.La crise alimentaire, comme celle des métaux et du numéraire, entre dans la catégorie des faits qui peuvent avoir une influence plus ou moins directe sur l’issue du conflit, et il est nécessaire d’en suivre le développement.Aussi les spécialistes continuent-ils à discuter dans les journaux et les revues la question de savoir si, à un moment donné, l’Allemagne manquera de ressources pour continuer la guerre, et si, la possibilité de cet événement étant admise, la date en serait proche ou éloignée.Les informations et les statistiques publiées à ce propos semblent quelquefois contradictoires ; mais, en somme, il n’en ressort pas moins que si la guerre, au point de vue économique, est d’autant plus désastreuse qu’elle tombe sur des pays qui ne sont pas préparés suffisamment, elle peut être infiniment plus redoutable pour ceux qui ont perdu presque complètement le contact et la relation avec l’étranger, comme c’est le cas pour l’Allemagne.Celle-ci est en train d’apprendre à ses dépens qu’il n’est guère d’Etat qui puisse vivre sur ses propres res- sources; c est une démonstration de a solidarité matérielle des nations et cie 1 impuissance du législateur qui aura imposé de lourds sacrifices aux consommateurs sans pouvoir sti'-muler la production au point de ren-di e le pays indépendant.La guerre entraîne une série de perturbations dans la distribution rip?SntiriC0na0nimatiPn; elle détruit des utilités, des capitaux, des reve- uîn;’,., au?n?ente directement ou indirectement le coût de la vie les dépensés de toute nature; elle laisse cependant subisister l’activité des usines et des fabriques qui travaii-p0u»r i!a defense nationale, pen-d',,1,’ , f|u el|c re?treint ou supprime ci lie des branches de luxe.Surtout c.‘® interrompt ou diminue l’activité des relations avec les fournisseurs ou clients étrangers- Cette in-terruptipn atteint dans une proportion moindre 1 Angleterre et la France qui ont conservé l’accès libre de leurs ports maritimes et qui commercent avec le monde entier; mais elle frape durement les Allemands tt les Austro-Hongrois.* * *- Les lettres trouvées sur les pri sonniers germaniques sont édifiantes a ce point de vue.En dépit du contrôle severe de la censure et de la discipline allemandes, elles trahissent la détresse et l’angoisse des populatiohs civiles.Le gouvernement français en a fait publier un grand nombre où les plaintes abondent.Sur un papier enveloppant un saucisson de pommes de terre, une mère, une soeur trace cette ligne désespérée : “ Quand cela finira-t-il ?Aurons-noiu à manger dans un mois ?Nous sommes à la ration de et faudrait prendre rapidement une decision afin que les propriétaires de bétail sachent sur combien de terrain ils peuvent compter, et quelle est la quantité de bétail qu’ils pourront entretenir en conséquence.‘Enfin, il j- a une dernière mesure a prendre, c'est l’impôt de guerre sur les chiens.Depuis le mois de janvier, la fabrication des gâteaux pour chiens est interdite.Ce-la a coïncidé avec d’utilisation des detritus pour le bétail.Les chiens de luxe se nourrissent donc aux dépens des maigres provisions si utiles aux gens et aux animaux.A Cologne, il y a environ 14,000 chiens imposés, mais en «se promenant dans les rues, il est facile de se rendre compte combien il y en a qui errent sans collier et sans la marque de contrôle de l’administration.Et si l’on admet pour toute l’Allemagne un chiffre de deux millions de chiens de luxe, on voit que des milliers de gens et d’animaux utiles pourraient être nourris avec ce qu’ils consomment.Si l’on imposait ces chiens d’une taxe de guerre de 20 à 50 marks, si Ton faisait la chasse à tous les chiens qui ne sont pas en règle, on en capturerait bien un demi-million, et un autre demi-million serait sacrifié par ses maîtres.Le reste apporterait un se- LE PROFESSEUR SHORT! AU CANADIAN CLUB le a démontré le contraire.Tous ces ouvriers qui venaient travailler a la construction des chemins de fer, par exemple, ne restaient au Canada que juste le temps de s’amasser quelques milliers de piastres fiu ils envoj'aicnt de mois en mois, a leur famille en Europe Pour tout observateur désintéressé, il était bien évident (pie ce courant devait avoir sa réaction et d’autant plus forte que notre pays est plus grand et moins peuplé, par conséquent plus sensible aux moindres fluctuations de la prospérité.“La période difficile que nous traversons actuellement nous enseignera, dit M.Shortt, à prendre des méthodes d,« vie plus frugales à l’avenir.Un des grands problèmes que le Canada aura à régler après la guerre sera celui de l'immigration .Elle devra être conduite sa-gement et honnêtement puisque l’activité mdustrielite prendra du temps a renaître et que les marchés étrangers, spécialement le marché allemand, seront fermés et pauvres pour un bon nombre d’années.Il faudra donc retourner à la terre, cultiver le sol, l’aimer, le faire fructifier, et lui faire rendre tous les produits possibles puisqu’il sera la grande force économique du pays.’ Espérons avec M.Shortt que rex-périence nous rendra plus sages, mais pour en être raisonnablement sûr, il faut que les esprits désintéressés et avertis continuent de prêcher la prudence et la sagesse.Ce qui est a craindre, du moment que les choses reprendront leur cours normal, c’est que l’on veuille se dédommager trop vile des privations actuelles, si l’on peut appeler privations des préoccupations qui nous ramènent à une vie moins agitée et plus réfléchie; c’est ainsi que 1 on désire se refaire trop vite et que l’on se jette de nouveau dans des entreprises disproportionnées avec les besoins réels, régionaux et généraux, qui ne pourront conduire qu’à de nouveaux déboires.Toutes les colonies anglaises, à part le Canada, ont des timbres bilingues.Pourquoi nos ministres ne voient-ils pas à nous faire donner des timbres de guerre BILINGUES ou, du moins en FRANÇAIS?Jean DUMONT.Parlant hier soir devant les membres du Canadian Club, le professeur Shortt a exprimé l’opinion que la situation économique actuelle du Canada est en partie le résultat de nos extravagances des dix dernières années.Il y a longtemps que nous avons dit la même chose.Sans doute, la guerre en paralysant les échanges commerciaux et en absorbant presque tout le capital disponible a accentué rapidement et considérablement la gêne générale.Mais, même si la guerre n’eût pas éclaté, la situation au Canada n’eut pas manqué d’être difficile.Nous avons trop dépensé et nous avons trop entrepris, pour nos forces, en d’autres termes, nous avons voulu aller trop vite.Presque tout le monde le reconnaît aujourd’hui, à tel point que pour éviter un retour à cette prodigalité quand des jours meilleurs re viendront, l’on suggère la nomina lion d’experts qui devront déterminer les entreprises indispensables pour l’avenir.Ce qui pressait, il y a dix à quinze ans, c’était l’amélioration des ports et des voies de transport.Cela a été fait dans une certaine mesure, mais au lieu de concentrer nos ressources sur ces deux sujets, nous les avons éparpillées sur d’autres travaux d’importance moins que secondaire, et notre budget a été ainsi grevé d’obligations prématurées.Ajoutons à cela, le désir général de s’enrichir vite et nous avons l’explication de la situation actuelle.Cinq, dix, quinze, vingt millions additionnels affectés chaque année à des travaux plus ou moins nécessaires attiraient ici une population flottante dont la consommation produisait une hausse et une activité qui invitaient tout le monde à profiter des milles occasions que l’initiative des spéculateurs de toutes LE CANADA PENDANT LA GUERRE Le ministère de la Milice, à Ottawa, continue de publier des listes d’officiers et de soldats manquant à l’appel, parmi le premier corps expéditionnaire canadien, autour d’Y-pres.De son côté, le conseil des ministres a choisi hier le personnel de la commission chargée des achats à faire à même les 100 millions votés pendant la dernière session.Et les deux partis continuent de se préparer en vue d’élections générales ‘imminentes.{^ospertes cours de guerre de 20 à 50 millions! catégories multipliait et grossissait, qui ne serait pas à dédaigner.Sans] Comme à la bourse en temps de doute, cet impôt ne serait pas faci- hausse personne ne pensait, et mêle a recouvrer, mais les possesseurs de chiens seraient amenés ainsi à se limiter et à prendre sur leur bouche ce qu'ils donneront à leurs chiens, au lieu de le faire supporter aux autres.” Pauvres toutous! Innocentes victimes que l’on va bientôt massacrer par centaines de mille! Uldéric TREMBLAY.ERRATUM Pour ceux qui auraient pu remarquer, avec raison, que nous paraissions faire des inondations à bon marché, notons qu’il fallait lire, dans notre article d’hier : “On risquerait d’inonder une paroisse de trois ou quatre cents exemplaires du même livre", et non point “de trois, quatre ou cinq exemplaires".Cela fait quelque différence.— O# lia me rie voulait croire quand on les avertissait — que cela ne pouvail durer indéfiniment.Et tout ie monde se lançait tête perdue dans ia course à J'argent, à la fortune.Chaque ville crojuiit pouvoir attirer chez eile toute l’immigration qui débarquait au Canada.En quelques mois, tous les terrains avoisinants étaient accaparés, subdivises, offerts en vente et trouvaient assez facilement des acheteurs incités par ( exemple du voisin.Un homme d'expérience dans l’immeuble nous affirmait récemment que depuis dix ans la subdivision urbaine au Canada s’est faite à l’aveugle sans tenir le moindrement compte du mouvement de ia population.Pour remettre le marché de l’immeuble sur une base solide, ajoutait-il, il nous faudrait tripler le chiffre de notre population en cinq ans.L’erreur a été de croire que toute 1 immigration qui débarquait au €a-nada, y demeurait et venait pour s’y établir.La statistique déceuna- Déjà les listes du ministère de la Milice enrégistrent la mise hors de combat de près de 100 officiers canadiens, lues ou blessés, et laissent prévoir que le nombre de nos soldais mis hors de combat dépassera les neuf cents.Londres nie, ainsi qu’Ottawa, la rumeur de la capture, par les Allemands, d’un millier de nos hommes.Il paraît aussi que nos troupes ont repris les canons qu'elles avaient perdu pour un temps aux mains de l’ennemi.Quoi qu’il en soit, il est certain que nos pertes, encore vaguement connues, seront considérables.Et l'aventure n’est pas de nature à pousser à l’enrégimentation ceux qui, penchant à le faire,s’imaginaient que la guerre ne leur donnerait guère de misère.Elle effraiera cette catégorie de gens.Par ailleurs, elle activera le recrutement dans une certaine classe, la meilleure.C’est ainsi que, de Calgary, on signale que, hïer, plus de 130 hommes se sont inscrits sur les listes et qu’une foule nombreuse s’est pressée aux abords du bureau de recrutement de cette ville.Notons, dans le même domaine, le télégramme du colonel H.H.McLean au général Hughes, lui disant qu’il nous faut mettre sur la ligne de combat 100,000 hommes, et, dans la réserve, 50,000 autres troupiers.Ce colonel exagère.Mais il ne manque pas de jingos pour parler comme lui.pue.Et la "Gazette” publiait ce matin, en dépêche d’Ottawa, des détails, vrais ou faux, sur les préparatifs libéraux d’élections, détails qui révèlent un évident souci, pour le parti conservateur, de se mettre en excel-lente posture et de faire porter l’odieux des élections à la gauche.Gela trahit son inspiration.Il ne serait pas surprenant que, sous peu, le parlement n’existât plus et que la date de l’appel au peuple fût définitivement fixée.Georges PELLETIER.La commission Afin d'empêcher la répétition de bévues et de fraudes commes celles que les enquêtes sur les bottes et celles de la commission des comptes publics ont découvertes, pendant la dernière session, le ministère vient de former la commission d’achats promise par M.Borden, il jr a quelques jours.M.Kemp, ministre sans portefeuille et homme d’affaires important, M.Galt, commerçant de Winnipeg, à sa retraite, et M.' H.Laporte, à la tête d’une grande maison de Montréal, la constituent.Elle aura a surveillance de tous les achats dorénavant faits par le ministère, à même les fonds de guerre.Si elle évite les gaspillages et les achats inconsidérés (tue la dernière session a signalés, elle aura bien mérité de ’Etat.Sa création équivaut à un rude certificat d'incompétence pour ceux qui, jusqu’ici, se sont occupés des fournitures de l’armée.Des élections ?Aurons-nous des élections bientôt?Question qui se pose chaque jour, partout, dans les milieux où l’on s’occupe un peu de politique, et à laquelle personne ne peut donner de réponse catégorique, pour le moment.Il semble toutefois, vu l’ardeur des journaux ministériels, et les préparatifs que font les organisateurs et les chefs libéraux, que nous soyons à la veille de la dissolution.Une partie du ministère y est opposé, la partie la plur, considérable les veut et les réclame.Les prétextes sont tout trouvés, la trêve est rom- LE VERITABLE ESPRIT FRANÇAIS M.L’ABBE EMILE CHARTIER EXPLIQUE LES CONDITIONS NECESSAIRES A SON MAINTIEN CHEZ NOUS.Dimanche après-midi, au Monument National, Chambre 6, l’abbé Emile Chartier, de l’Université Laval, s’était chargé de l’entretien aux membres de l'Association des Employées de bureau.Le conférencier, qui avait entrepris d’expliquer à ses auditeurs les conditions nécessaires au maintien chez nous du véritable esprit français, fit remarquer d’abord qu'il consiste surtout en trois éléments: un incomparable instrument d’expression, la langue délittable dont parlait déjà Brunelleschi, une gaieté et une jovialité de bon aloi, un équilibre parfait de toutes les facultés.Cet équilibre, rien ne le rompt aussi pernicieusement que les lectures dangereuses, la lecture surtout des romans.Qu’il s’agisse de romans d'aventures ou de romans d’idées, tous ont sur les jeunes filles cette désastreuse influence de faire prédominer sur ia raison comme sur la volonté l’imagination et la sensibilité.C’est ce, que démontre.avec la profondeur d’un psychologue, le romancier René Bazin dans ie chapitre de ses Questions littèrairés et sociales sur les lecteurs de romans.La sentimentalité, exaspérée par l’assimilation de ces livres indigestes pour des jeunes filles, trouverait un correctif dans la gaieté.Malheureusement, au lieu de l’entretenir par des chansons où l’ironie se mêle à l’esprit, on recourt trop souvent à la romance amoureuse.Celle-ci a le tort de faire accepter à l’intelligence, sous le couvert d’une musique endormante, les idées les plus déprimantes qui soient.Le causeur cite, comme échantillon, ces vers d’une élégie récemment entendue : Ah! je voudrais voir mon âme mou- [rir Du premier baiser qui 1 aurait par- [fumée! Comme remède à ces fadeurs, il propose le retour à la chanson de Botrcl, la Bonne chanson, mieux encore à la chanson canadienne-française, venue de France et transformée par le coeur de nos habitants.En suivant le recueil de M.Ernest Gagnon, il lit quelques-unes des strophes de ces chants naïfs, où la satire mordante côtoie l’ironie plus douce, oii l’amour parle un lan-gave vraiment humain.Langage humain! Il n’en est pas qui le soit plus que le verbe transporté de l’Ile-de-France aux bords du Saint-Laurent.Pourquoi donc tant de jeunes filles affectent-elles d’employer hors de propos un idiome étranger?Le conférencier prétexte contre les mariages mixtes, l’alliance hybride de l’anglais et du français, mariages aussi blâmables en linguistique qu’en religion.Que l’on parle l’anglais le mieux possible, mais qu’on le parle là seulement où il le faut! Au téléphone, au magasin surtout, l’usage n’en est pas de mise: c’est une question d’économie autant que d’honneur.Parlons aussi le meilleur français possible.Et le causeur recommande aux jeunes filles d’avoir toujours sur leurs pupitres d’employées de bureau le Dictionnaire du bon langage de l’abbé Blanchard.Elles y trouveront sur place Je mot précis qu’elles doivent substituer au terme anglais ou au vocable incorrect.Respect de la langue, gaieté de la chanson, crainte du roman: ce sont les trois qualités qui maintiendront chez nos jeunes filles le sain esprit français.En le conservant, elles mettent de côté un trésor qui, transmis à leurs enfants après le mariage, sauvegardera le prestige de la race.cüiquëTuüm L’omission d’une ligne nous a I empêché de marquer l’origine de la liste d’expressions françaises pu- I bliées samedi dans notre page coin- ! merciale.Réparons cette omission : ; cette liste a d’abord été publiée dans le Bulletin du Parler français [ par M.l’abbé Etienne Blanchard, auteur du Dictionnaire du bon langage.A PROPOS DEJIMBRES Un employé de l’administration des postes porte à notre connaissance le fait que la plupart des^per-sonnes ne sont pas au courant des règlements postaux et perdent ainsi des sommes considérables, à la longue.Depuis l’inauguration des timbres de guerre, une foule de gens ont dû écrire pour des réclamations au directeur des postes de Montréal ou au directeur-général des postes.Or, elles manquent rarement d’affranchir leurs lettres non seulement d’un timbre ordinaire mais d’un timbre de guerre.Cela est inutile.Toute correspondance avec le ministre des postes ou un bureau quelconque de l’administration se fait “Au Service de Sa Majesté” c’est-à-dire gratuitement.Il suffit d’inscrire sur i’cnveloppe à côté de l’adresse les lettres S.D.S.M.“UN CANADIEN ERRANT” LETTRES PARISIENNES ET CROQUIS CANADIENS.Sous ce titre, M.Ernest Bilodeau, rédacteur au Devoir, vient de réunir en un coquet volume les attachantes “lettres parisiennes” qu’il envoya naguère à l’Action Sociale.Il y a ajouté d’intéressantes chroniques, pleines de saveur locale bien canadienne; on dit même que “les vers se sont mis” dans cet ouvrage, que M.l’abbé Thellier de Ponche-ville, le renommé prédicateur français qui compte tant d’amis au Canada, a voulu faire précéder d’une délicate préface écrite sur le théâtre même du gigantesque conflit européen.Parmi les vignettes hors texte que contient le recueil, on remarque une excellente photographie, encore inédite au Canada, d’un superbe vitrail offert, en 1891, par feu Honoré Mercier, premier ministre de la Province de Québec, à l’église de Tourouvre, en France.L imprimerie de l’Action Sociale a donné ia plus jolie toilette typographique à Poeuyre de M.Bilodeau, dont l’apparition compte déjà comme l’un des événements littéraires de l’année.En vente à 50 sous dans toutes les librairies, à VAction Sociale et au Devoir.On est prié d’ajouter 5 sous pour le port.CONFERENCES DE S.-VINCENT DE PAUL Jeudi prochain, à 8 heures du soir, commencera à la Villa Saint-Martin, à l’Abord-à-Plouffe, la re-tl'aile fermée des conférences de Saint-Vincent de Paul.Elle se terminera le lundi suivant, à 7 heures du matin.Tous les membres, et en particulier les officiers ides conférences, sont invités à y assister.POUR LES SOLDATS TUES A L’ENNEMI Ottawa, Ont.27.—Il y aura, jeudi après-midi, au Parc Lansdowne, une courte cérémonie religieuse pour les soldats tombés sur le champ de bataille depuis le commencement de la guerre.Chaque église sera représentée par ses hauts dignitaires.Sa Grandeur Mgr Gauthier, actuellement en tournée pastorale, enverra probablement un représenta it.Tous les soldats qui sont actuellement dans la capitale assisteront à ce service religieux, de même que les soldats enrôlés dans le district.LE TIMBRE DE GUERRE Certains de nos correspondants, par distraction, omettent d’apposer un timbre de 2 sous sur les chèques qu’ils nous adressent.Nous leur rappelons que, à part le fait que leur chèque ne vaut rien, en ce cas, ils s’exposent au surplus à une forte amende.Car la loi des nouveaux impôts de guerre décrète que toute personne qui ne se conformera pas aux nouvelles exigences du fisc et n’apposera pas de timbres de guerre sur les chèques, lettres, effets de commerce, etc., est passible d’une lourde pénalité.Avis aux distraits. Z le DEVOIR, MONTREAL, MARDI 27 AVRIL 1915 VOL.VL — No 97 ,CHOSES MUNICIPALES M.G.MENARD SANSREGRET WON SEULEMENT IL NE FAIT PAS D’EXCUSES AU MAIRE ET A Mtre LAURENDEAU, MAIS IL CENSURE M.RENE BEAUSET.— M.MARTIN QUITTE LA SALLE.Nom seulement M.Ménard n*H pas fait d’exruses à M.le maire ni à Me Charles Laurendeau, au conseil hier après-midi, mais il a fait, grâce à une docile majorité, supprimer du Erocès verbal de la dernière assem-lée deux alinéas qui se rapportaient à son diftérend avec l’avocat en chef de la ville.11 a ajouté quelques commentaires à l’adresse Je Me Laurendeau et de l’assistant-se-crétaire, M.Beauset, qui donnent à penser que ces deux fonctionnaires qui tiennent sans doute moins à leur traitement qu’a leur fierté, vont démissionner.M.le maire a quitté la salle sans éclat, après avoir annoncé qu’il mettait son veto en vertu des pouvoirs à lui conférés par ta charte, sur le rapport des commissaires, adopté par le conseil, recommandant l'achat d’une propriété, rue Craig, de M.).Collard.M.Martin a été immédiatement remplacé dans le fauteuil par le v nérable M.McDonald, dont la sur dite très prononcée fait un président assez malhabile à maintenir l’ordre.La discussion est restée pai sible cependant, les conseillers s'amusant quelques fois comme de grands enfants des “ qui pro quo ’ du maire suppléant.M.L.A.La-pointe doit vraisemblablement souffrir de laryngite, car il a présenté ses nombreuses motions sur le ton d’un marchand avril intitulé: “La vente de l’hôtel Carslake”, M.Hugh Graham déclare que M.Dalby lu’i a souvent parié des attaques du “Mail”, mais toujours sur un ton de badinage.M.Hugh Graham dit qu’il a rencontré M.Dalby le matin du 3 courant, jour auquel l'article “Conspiracy” a été publié dans le “Herald” Cependant, M.Graham affirme qu’il n’en fut pas question dans leur conversation ce jour-là, ni les jours suivants.Lorsqu’il prit connaissance des attaques du “Mail” à son retour de New-York, il n’y altacha aucune importance, les considérant comme du “bluff”.C’est alors (pie Sir Hugh fit allusion à la bonne humeur constante de M.Dalby.—Quand je rencontrais M, Dnlby, dit-il, il me demandait plaisamment.“Eh bien! Vous êtes encore en liberté?” ou quelque chose de ce genre.M.Laflamme.— “Il vous a demandé samedi si vous étiez toujours en liberlr?M.Graham.— Il aime lanl à badiner.M.Enflamme.— Alors, il badinait sur le fait qu’on faisait contre vous des insinuations?M.Graham.— Il n’est pas de sujet sur lequel on puisse l'empêcher de badiner.M.Laflamme posa ensuite au lé-moin plusieurs questions ayant pour but d’établir que M.Hugh Graham détient le contrôle du “Herald” mais ces questions ne furent pas permises.Il est de plus en plus évident que le public n’a rien à voir avec la direction des grands organes qui ont assumé la fonction de le diriger.M.Laflamme a exprimé l’opinion qu’il lui sera possible de terminer sa preuve à la prochaine séance.Le tribunal s’est ensuite ajourné à jeudi matin.Le témoignage de M.Dalby, spiri-lurl mais pei substantiel, n’a été qu’une confirmation de celui de Sir Hugh Graham.A VERDUN LE SALAIRE DES EDILES LE CONSEIL ADOPTE EN DEUXIEME LECTURE UN REGLEMENT ETABLISSANT UN SALAIRE ANNUEL DE $1,000 POUR LE MAIRE ET DE $600 POUR LES ECHEVINS.Les contribuables de Verdun devront décider prochainement si leurs édiles méritent une rémunération en bon argent du pays, ou s’ils devront se contenter comme ci-devant de l’honneur de les représenter.Hier soir, le conseil municipal de la ville-soeur, au grand complet, a passé en première lecture un règlement établissant un salaire annuel de $1,000 pour le maire et $600 pour chaque conseiller.Après la si coude lecture, le règlement ira devant les électeurs municipaux, et devra être adopté concurremment par la majorité en nombre d’électeurs et en valeur foncière ; quand le projet aura franchi ces deux écueils on croit qu’il n’ira pas naufrager entre les mains du maire et des conseillers.Une délégation du Club du Travail a demandé une augmentation de salaire pour les charretiers et camionneurs à l’emploi de la ville ; ceux-ci reçoivent actuellement $3.75 par jour pour voiture à un cheval, et $6 pour deux chevaux.Cette demande a été référée au comité plénier du conseil, mais il était évident que des conseillers ne lui sont guère favorables.Ces hypothèque c’eat de plu» qu» le intérêt» de 3% à U banque.Pa» de rU-que».Intérêt et principal ffarantia et payés par MARCH TRUST 18u St-Jacques Sic cnncc.Actif *4.000.000.LES PRIX DE LA ELDER EBANO.M.Ward a fait, hier, une interpellation fort intéressante, bien qu’elle ait été sans cesse interrompue par M.L.A.Lapointe qui s’est attiré le reproche, contre lequel il a protesté avec véhémence, de se faire le défenseur de la compagnie Ebano.Cette interpellation se lit comme suit: “Les commissaires savent-ils nue le prix de la Elder Ebano est de $29.51 cette année et que la Imperial Oil Company, qui a obtenu le contrat de la ville de Toronto, cette année, nous offre la même asphalte à $15.40 et que la Texeeo qui a eu le contrat pour la ville de Toronto, il y a deux ans, demande $14.27 soit moins de la moitié du prix de la Elder Ebano?“Les commissaires savent-ils que la compagnie Texeeo s’est conformé en tout aux exigences de la ville de Toronto, de sorte que sa qualité ne peut être mise en doute?La ville d’Ottawa a, cette année, accordé son contrat à la même compagnie.“Si nous employions, cette année, six mille tonnes comme nous l’avons fait jadis, cela sera une économie d’environ $90,000 de sorte qu’on voit l’avantage qu’il y a à demander des soumissions.’’ M.VANDELAC PERSECUTE TOUTOUS.LES 1 «'*an-.x:rz- M.Vandelac a demandé aux commissaires, hier, pur voie d’interpellation qu’ils fassent construire des clôtures en fer autour des bassins du Parc Mance pour empêcher les enfants d’y jouer et les toutous de s’y baigner.PERMIS DE CINEMA.Le règlement changeant le tarif des permis des théâtres de cinéma a subi, hier, sa troisième lecture.Le nouveau tarif est de 85 sous par siège et par année.Service.Dîner Ko .149-31 SEMI-PORCELA1NR ROYALE ANGLAISE, 93 PIECES.VALEUR DE CC lïH *7.50.POUR.90.UU Ptenr Dessin bleu, bordur* classique.IMPORTANT.— La combinaison des services ii dîner de la Oie Brodeur est differente de ciriles du commerce ordinaire.Elle est arrangée pour convenir à la coutume canadienne, elle comprend grands plats pour grandes pièces, etc.Marchandises achetées, conservées Jusqu’à ce que vous soyez prêts 6 les pren-J.ivralson sans frais.53.3 SAINTE-CATHERINE EST Si tous ne trouvez pas ce quMt vous faut A notre magasin de détail, venez avec la carte de notre gerant à notre magasin de gros : 86 RUE ST-PIERRE.FAITS-MONTREAL POMPIERS ASPHYXIES VINGT POMPIERS, DONT HUIT SONT A L’HOPITAL, SE VOIENT MENACES D’ASPHYXIE COMPLETE EN VOULANT ETEINDRE UN INCENDIE A LA CANADA SUGAR REFINING.NECTAROL GUERIT Un incendie qui a éclaté vers 9| heures 15 hier soir dans l’entrepôt de la Canada Sugar Refining Co.Ltd., rue Saint-Patrice, a asphyxié vingt pompiers dont huit ont dû être transportés aux hôpitaux.Leur état n’inspire cependant aucune (Mainte.L’incendie a duré deux heures, bien que les dommages ne soient pas considérables car c’est un amas de poches qui ont brûlé causant une épaisse fumée.Dès le retour des pompiers, deux alarmes successives les appelaient à des hangars qui brûlaient rue Saint-Georges, près de la rue Vallée, mais ce feu fut vite maîtrisé.A la rafinerie de sucre le feu prit origine au deuxième étage d’un entrepôt où personne n’avait travaillé depuis un mois.Quand les pompiers durent pénétrer dans l’âcre et dense fumée rdusieurs tombèrent asphyxiés et l’on dut faire venir toutes les ambulances de la ville.Les médecins restèrent sur les lieux à prodiguer leurs soins aux moins sérieusement atteints tandis que les pompiers suivants étaient transportés aux hôpitaux: Georges Watson, 36 ans, poste 15; Philippe Morel, 30 ans, poste 4; Henri La-douceur, 25 ans, poste 4 ; Alfred Arbour, 30 ans, poste 3; Emile Pré-jent, 25 ans, poste 9; Joseph Grace, 23 ans, poste 9; François Clermont, 27 ans, poste 9.Un huitième fut porté au poste par l’ambulance.Les pompiers empêchèrent les flammes d’atteindre la toiture à l’étage supérieur à force de travail tandis que l’équipe de sauvetage protégea les marchandises des étages inférieurs.A il heures 35 une seconde alarme appelait les pompiers au hangar en bois de deux étages situé coin des rues Saint-Georges et Vallée, en arrière du No 183.Les flammes semblaient menaçantes, mais après un rude combat les pompiers purent les éteindre sans dommages pour les édifices voisins.Quatre chevaux furent retirés d’une écurie voisine fd une malade fut transporté à l’hôpital de crainte que le feu n’atteignit les balcons de bois derrière les maisons avoisinantes et les hangars de bois de ces maisons.Le hangar a été détruit et les pertes sont d’environ $1,000.ABANDONNE DANS UNE EGLISE.Un agent de police a trouvé hier soir sur un banc isolé de l’église Saint-Jacques, un nouveau-né de quelques semaines à peine, emmailloté dans un châle.L’enfant a ete confié à Ja matronne de la police.IL S’ECHAPPE DE L’ASILE.Un nommé Owen Thompson, 27 ans, conduit il y a deux mois de la prison de Bordeaux à i’asiie de Verdun, s’est échappé de cette institution, hier soir.Les recherches de la police sont jusqu’ici restées infructueuses.FRACTURE DU CRANE.Un Italien, du nom de Wilfrid Pe-ricio, 37 ans.domicilié au No 66 me Edward, est tombé d’une charge de meubles, au coin des rues Ca-dieux ci Mont-Royal, hier soir, et s'est fracturé le crâne.Soai état à l’hôpital Victoria, est précaire.GOUDRON stnm cttEKim et TTtfc ïSsTsrSte PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College.62D BouJeyard St-Laurent.Montrêa 1.PERSONNE On demande u> personne sé rieuse et de très bonne éducation comme gouvernante dans pelite f, mille, à Westmount.S’adresser par lettre à R.de P., Boîte 94.utiini.uihii I .lid(ill Ut >!I| illlUIMII'llHol KROFESSIONNEICE-S Iblllll nmtlI'IUHllUb 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lui demanda quelques explications sur la présence du pétrole trouvé dans sa maison.Goldsmith se souvient avoir remarqué quelques traces de pétrole, mais n’en avoir acheté que plusieurs mois auparavant pour soigner les cheveux de sa fillette, laissant entendre qu’il n’en nestait goutte dans la nuit du feu.La femme Goldsmith et l’enfant ensuite entendues, n’ajoutent rien de nouveau à la déposition du père .L'enquête se poursuivra.Les cas du café la Sainte - Catherine, Fisher, 744, Boulevard rent, furent ajournes.BAMBIN VICTIME DU TRAMWAY.Un bambin de quatre ans, Mendelson Schwartz, 1027 boulevard Saint-Laurent, a été frappé hier après-midi par un tramway, alors qu’il s’amusait sur la voie avec des compagnons de son âge.L’enfant se jeta devant le ttamway qui reprenait sa marche après avoir stoppé lue Roy et le garde-moteur n’ayant pas pu, grâce aux freins, arrêter sa voiture d'un coup, le petit malheureux fut projeté sur la chaussée et retrouvé sans vie sous les roues.Cet accident empêcha toute circulation pendant près d'une heure.‘Patrie”.81a.de Solomon Saint-Lcu- De quelle manière, doit-on poursuivre les laitiers qui vendent du lait impur ?Cette question a été résolue hier par le juge Guérin, en Cour Supérieure, lorsqu’il a renversé une décision du recorder Weir, acquittant un nommé Octave Tungeon, qui avait été accusé en vertu d’un réglement municipal.Le, juge a déclaré que la Cour du Re- 8rar>d Propriétés à vendre SUPERBE OCCASION A vendre, magnifique propriété, 49-63 Hutchison, près Sherbrooke, 10,009 pieds de terrain, 8 logements.Conditions faciles.Localité avantageuse pour maison à appartements.S’adresser à U.H.Dandurand, édifice Dandurand.A VENDRE A VENDRE ET A LOUER Une maison neuve de quatre logements, Nos 1021 et 1023 rue Saint-Germain, quartier Hochelaga.Argent à prêter, par Z.Mayrand, N.P., 1131 Saint-Denis.93—6 A VENDRE Minnows vivants et grand assortiment d’articles de pêche, bon choix pour les amateurs, peintures et vernis pour chaloupes et yachts.S’ad.R.N.Sévigny, 510 rue S.-Jacques, M.1624.CADRES ET MIROIRS corder avait outrepassé sa juridic lion, en rendant une telle décision.Le recorder, dit-il, aurait dû envoyer un avis au Procureur-Général pour l'avertir qu’il allait rendre une décision sur la valeur constitutionnelle d’un règlement municipal.Dans cette cause contre Octave Turgeon, le recorder avait trouve deux règlements, l’un fédéral, l’autre municipal, et ces deux règlements étaient loin d’être semblables sur la même question, celle de l’étalon qui doit être exigé pour le pourcentage des substances grasses dans le lait.Le recorder décida que le règlement fédéral prévalait sur l’autre et que l'action n’avait pas été prise correctement en vertu du règlement municipal.Depuis une dizaine de mois que cette décision a été rendue, les autorités du bureau municipal d’hygiène ne peuvent plus prendre aucune poursuite contre les laitiers pris en faute.La décision du juge Guerin a été rendue dans la cause de la ville de Montréal contre Octave Turgeon, et l’hon.Stanley Weir, mis en cause, la» ville demandait l’émission d’un bref de certiorari pour faire annuler le jugement du recorder Weir.200,000 pieds de moulure à cadres â vëndre à bas prix ainsi qu’un choix de cadres et miroirs BOURBONNIERE, F.J., C.R., avo-cat, 72 Est rue Notre-Dame.Tél.Bell.Main 2679.Boite Postnie 35(1, — Adresse télégraphier»*» tzi v., Montréal".Tél.Main 1250-1251.Coites : Llebers, West.Un.c.H.CAHAN, C.R.eaifi- ^vorAT ET PROCUREUR Kdmce transportation — Rue Hoint-Jacqnm -MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., .fil S.-Jacques, Chambre 44.Tél.i 'WH.Résidence, 2466 avenue du Parc.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, m ‘ »?^ Armes, Montréal.Télé- phone Mata 3215.J.C.Lamothe LL.E;ralas:aois'u-'L-]- CAMÎLLËTESSIER AVOCAT U4.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Prèu Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TELEPHONE EST 4560 DENTISTES Institut Dentaire Franco - Américain 162 St - Denis 97 St-Jacques, 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Fit j’étais si nerveuse, que les “ larmes me sont montées aux yeux.Pour rien au monde je li’aurais voulu que M.Ogier les vit; il n’aurait pas compris, et lui, qui n’est pas mystique, i! n’admetlrail jamais mon voeu et l’imporlance superstitieuse que j’attache à la journée de demain.Je me suis sauvée dans l’allée des sapins, où l’on ne passe guère.L’heure s’avançait, et l’ombre est si épaisse, que la le soir commençait déjà, quand le jardin était encore plein de soleil.Cela m’a reposée.J’ai marché un moment, sans penser à rien, et, au boni de l’allée, j’ai tourné inconsciemment du côté du pavillon de M.Marchand.Certes, je n’éprouvais nul désir de rencontrer notre voisin, lequel d’ailleurs se tient soigneusement à l’écart, depuis que M.Ogier s’amuse à lui monter de formidables bateaux et à le rendre grotesque, même aux yeux des petils Jupin-Jupin, qui écoulaient encore un peu ses leçons.Personne n’en veut plus, et le pauvre homme ferme boutique, ayant perdu son dernier client avec I.con.Voilà encore quelqu’un à qui .éon manque, depuis deux jours quit nous a quittés.I! n’était donc pas si bon à rien qu'on se plaisait a le dire.Et, quand je me suis arrêtée, près du pavillon, je me suis aperçue que c’était à Leon que je pensais.Le dernier train de Paris arrive à trois heures à la station, et, s’il l’avait pris, il aurait eu dix fois le t'-mps (l'être ici, car j’étais sûre qu’il viendrait ici tout droit.Donc il ne l’avait pas pris, il ne serait pas là demain matin.Lui seul manquerait au cortège.Il me semblait que cette abstention !e mettrait définitivement à 1'ind x de la famille, , inconscieminenl toujours, je suis allée jusqu'à l’entrée du parc; sur le chemin, j’ai regardé un peu si personne ne venait.Quoique j’aie la vue un peu liasse, je ne m’y suis pas trompée.C’était Léon .Et H ro avait aperçue et reconnue aussi.Il me faisait signe de l’attendre.Je l’ai attendu, par pure curiosité, et, à mesure qu’il approchait, son allure nie semblait bien décidée, sa figure bien épanouie.II m’adressait de grands gestes, que je ne comprenais nas.Alors j’ai eu la première intuition vague d’une bonne nouvelle.Si pourtant le prétexte donné l’autre jour eût éié une raison?Si c’était vraiment une affaire qui l’avait appelé à Paris?Si, par itasij d, cette affaire avait bien tourné?I Tiens! une réminiscenca ! Celte premiere vision que j’avais eue des Montivriers, lorsque, eux aussi, de la barrière de leur jardin, épiaient l’arrivée de quelqu’un, de la même personne que j’attendais à mon tour.Eux aussi avaient cru à l’amitié désintéressée de Léon.' Et je repen sais à l’histoire des billets qu’il avait fait endosser par M.de Monti-yrier.Je m’expliquais son angoisse à l’idée d'occasionner, non plus un ennui à un ami riche, mais un désastre peut-être à un ami gène, et je m’indignais, je m’indignais.Je lui disais en moi-même : “Justifie-toi donc, à présent, si tu peux!” lorsque.comme pour répondre à cette citation, au tournant de la route, une grande silhouette noire a paru, enveloppée de poussière.Un grand signe encore.Trois ou quatre grandes enjambées, et il| était là, avec sa bonne grosse mine réjouie d'autrefois, et rouge, et poussiéreux, et content.“Ah! Margot, Margot!” Il m’avait pris la main, il la secouait.il avait J’air de ne pas pouvoir dire quelque choqse qui i’é-touffait.Prudemment, dans l’expectative, j’ai conservé mon attitude sévère, eai remarquant: “Qu'as-tu donc ?Tu es enroué.Ton voyage ne l’a pas réussi?—Que si qu’il m’a réussi! Ne fais pas attention à ma voix.C’est le sourd!” II a dû s’arrêter.L’organe sonore des Jupin refusait service; accident jusqu’alors inronnu.“Quel sourd?” ai-je demandé avec stupeur.Il m’a répondu tout bas: “L’oncle Montivrier.Ah ! la chienne d'oreille! Et le coeur presque aussi dur! Mais il a beau être coriace, je l’ai entamé, le vieux.I! prenait un air féroce d’anthropophage que je considérais avec une stupeur croissante.Puis, comme je n’aime pas qu'on se moque de moi : “Aie l’obligeance de t'expliquer, ’ ai-je requis.fl s’est décidé: “Ma foi, lu as le droit de savoir le résultat de l’affaire, puisque tu as voulu en être.Et, d’ailleurs, te voilà l'amie de Mme de Montivrier; je sais ça, j’ai passé par le Bré-chard, c’est même ce qui m’a retardé.Eh bien! le vieil ours d’oncle a mis les pouces.Je pensais bien qu’on aurait raison de lui, plutôt encore que de la belle-mère.Le tout était de !c tenir entre quatre-z-yeux.” La moitié des mots se perdait dan soji enrouement.Sa modestie achevait d ¦ l’étouffer.Jatnais je ne m’y serait débrouillée, si le récit de M.Ogier ne m’eût mise au courant.* “C’est pour voir l’oncle Monii-vrier que tu es allé à Paris?” Des horizons nouveaux s'entr'ou-vraient.“Parbleu! a affirmé Léon, crois-tu que ce soit pour me balader!” Je réfléchissais.Les horizons s’étendaient, s’éclairaient : “Tu es allé lui parler de tes amis?—Et de quoi esi-ce que je lui aurais parlé à cette vieille mule?—U était brouillé avec eux.—Oui, Des âneries! Je vais te raconter.—Oh! je sais.Le chaudron, !a dot.ia corbeille.Passe.” Nous nous mettions à marcher vers la maison.En marchant, on raconte mieux.J’ai indiqué à Léon: “Nous en sommes après le mariage, quand les terribles parents avaient presque lout retiré.-—Presque tout?.tu es bonne ! Tout ratiboisé, pas laissé un radis!” Je suis petite-fille de magistrat, et j’ai l’esprit précis.“Il y avait toujours la fortune personnelle de ton ami.—'Lui! Son père est mort ruiné, lui laissant en tout ia maison du Bréchard.Ah! la sale boite! —.Et l’héritage de la mère de Mme de Montivrier?—Elle! tu crois qu’elle l'a revendiqué?Passer sur le consentement de ses parents pour tenir parole à quelqu’un qu'on aime, c'est déjà raide.Mais leur envoyer du papier timbré pour de gros sous, ce serait infect.I! n’y avait qu’à attendre le bon plaisir de ces vieux enragés.Seulement, l’attente devenant difficile.nous avons dû presser les choses.” M.Ogier avait commencé à jeter une lumière inattendue et discrète sur la situation des Montivrier.Léon achevait de la dévoiler, et, ce qu’il laissait dans l’ombre, je croyais le deviner, non plus la gène, mais ia misère.Les pauvres petits! “Et comment ont-ils altendu, pendant ecs six mois?” Ce n’était plus d'eux seuls nue je me préoccupais.Le voyage à Paris et l’emprunt de Léon justifiés, est-ce que d’autres choses ne s’éclairciraient pas encore?Et, comme L on ne répondait pas: “Comment ont-üs attendu ?ai-je répété avec l’autorité d’un juge d'instruction.Tu dis qu’il ne leur restait rien?—On a toujours un peu d'argent cat poche.” Il s’embarrassait.Je l’ai poussé.“L’argent de poche ne suffit pas à un ménage pendant six mois.M.et Mme de Montivrier ont eu besoin d’assistance.Qui leur en a donné?—Oii a toujours d’anciens amis.” Toui en causant, nous étions rentrés.J’ai arrêté Léon dans le salon, où il n’y avait personne, ei* le regardant bien en face: “Quels anciens amis avaient-ils donc?” Son enrouement augmentait, et, sa réponse ne m’arrivant pas, j’ai répondu pour lui: “Iis ne voyaient que toi depuis qu'ils sont ici.Toi seul tu ne les as pas abandonnés.Tu es venu à leur aid" .aux dépens de ta bourse, ce qui n'est rien, mais aux dépens de ta réputation.Les billets, ce n’élait pas M.de Montivrier qui les avait endossés pour toi, c’est toi qui les souscrivais pour lui.Le chronomètre, r’étaü pour lui aussi.El tu as accepté les sottises de grand-père, et les mépris de grand mère, et mes soupçons, sans rien laisser deviner.Tu as mieux aimé passer pour un mauvais sujet que de découvrir tn pauvreté de tes amis.Tu as préféré leur fierté à la tienne.C'esl bien, cela, Léon! C’est beau ! c’est chic! (A suivre)
de

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