Le devoir, 28 avril 1915, mercredi 28 avril 1915
» VOLUME VI—No 98 MONTREAL, MERCREDI 28 AVRIL, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS ; Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $5.00 «8.00 Edition Hebdomadaire CANADA $1.00 $1.50 $2.00 ETATS-UNIS UNION POSTALE ¦v.:¦(, Rédadion et Adnfciniftration ; 43 RUE SA1NT-VINŒNT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! * t t i % % LES ELECTIONS ET LE SENAT Les deux partis, c’est manifeste, préparent leur poudre.Ils s'accusent mutuellement d’être responsables de la dissolution prématurée des chambres et des multiples inconvénients qui vont en résulter pour le pays, il est sûr que personne, sauf la bande des politiciens et la troupe des écumeurs de fonds de corruption, n’a rien à gagner à l’agitation malsaine qui précède et accompagne toute lutte électorale.Celle-ci va être particulièrement malpropre et démoralisante.Deux mois durant, les politiqueurs rouges et biens vont se battre à coups de paquets de boue.tandis que les pauvres diables qu’ils ont envoyés là-bas se font trouer le crâne ou la poitrine.La hideur du contraste ne sera pas diminuée par les protestations hypocrites de dévouement à l’Empire de tous ces hâbleurs, qui ne songent qu’à s’arracher les profits du pouvoir pendant que leurs suiveurs battent monnaie à même le sang des soldats et les sueurs du peuple qui paie l’impôt.Il est facile de comprendre pourquoi le ministère, qui portera la principale responsabilité de cette situation, cherche à rejeter une partie du fardeau sur les épaules, de l’opposition.La Gazette publiait, hier matin, une dépêche particulière de son correspondant d’Ottawa, où l’on peut retracer les préoccupations et presque le style de sir Robert Borden.Ce communiqué résume d’avance le plaidoyer de justification du premier-nfînistre.Il cherche à établir que ce sont les tactiques libérales qui poussent le ministère à décréter la dissolution.Il rétorque, un peu tardivement, l’accusation de sir Wilfrid Laurier au sujet de la “littérature” électorale.11 prétend que les neuf-dixièmes de cette malsaine paperasserie, expédiée d’Ottawa, sont de provenance libérale.Et irtout, il accuse la majorité libérale du Sénat d’avoir empêché la nomination immédiate de neuf sénateurs nouveaux, choisis dans les provinces de l’Ouest.La Gazette reprend, en premier-Montréal, l’argument tiré de l’attitude du Sénat.Elle s’appuie sur l’exemple donné par le parlement britannique lors de la “réforme” de la Chambre des Lords pour réclamer la réfection du Sénat canadien dans un sens plus démocratique.On croirait lire un article libéral de 189)5, Du reste, la Gazette utilise et développe les observations faites par sir Richard Cartwright à ce sujet, en 1905.* * # Que le Sénat ait besoin de “réforme”, ce n’est guère contestable.La plus simple et la plus facile de ces réformes serait, pour chaque ministère qui se succède, d’y faire entrer une plus forte proportion d’hommes d une réelle valeur morale et intellectuelle, libéraux ou conservateurs.Le vice du Sénat, ce n’est pas de faire parfois échec aux mesures ministérielles.Contenu dans de justes bornes, inspiré par des motifs d’intérêt supérieur, ce pouvoir modérateur serait fort utile; et comment pourrait-il s’exercer si ce n’est en contrecarrant l’action de la Chambre basse?Non, ce n’est pas là le reproche que mérite le Sénat.C’est plutôt de ne pas exercer sa fonction avec un sentiment plus juste de sa dignité et de ses devoirs.La Gazette me donne l’occasion de demander pardon aux lecteurs du Devoir de les avoir scandalisés par excès d’indulgence, en parlant du Sénat, il y a quelques jours.On nous accuse si souvent de toujours critiquer, de ne jamais trouver “personne de notre goût”, que je cherche avidement les rares occasions de bien parler des politiciens.Lorsque le Sénat amenda l’Adresse au Roi qui demandait une modification de la représentation aux deux chambres, le résumé télégraphique de la séance me fit croireque la mesure était virtuellement rejetée.Je m’empressai de proposer “un bon point” pour les sénateurs (1).Il paraît maintenant que je les avais fleuris trop vite: ils se sont bornés à retarder la mise en opération de la loi projetée.Le Sénat, constitué pour défendre les droits des provinces — la Gazette le rappelle — et maintenir entre elles l’équilibre établi par la Constitution, a donc laissé entamer l’un des principes fondamentaux de la Constitution: la représentation de chacune des provinces, à la Chambre basse, selon le chiffre de sa population.Si l’on objecte que le Sénat n’avait pas mission de modifier un dispositif applicable à la Chambre des Communes seulement, outre que l'argument est futile du moment qu’il s’agit d’un droit constitutionnel, le Sénat lui-même en a détruit la base en altérant le bill qui pourvoit au moyen de recueillir les votes des soldats au feu — mesure qui n’intéresse également que la Chambre basse.* * * De ridicule qu’était ce projet de loi le Sénat l’a rendu grotesque.Il a virtuellement remis au gouvernement impérial le pouvoir de décider du sort de la loi.A quelques jours de là, une dépêche de Londres annonçait que les autorités impériales n’y mettraient probablement pas d’obstacles, mais que la décision finale appartiendrait au général Joffre.Espérons que le généralissime des armées alliées va proprement fermer la porte aux nez de nos recruteurs de bulletins de vote.11 sera sans doute assez particulier de voir un officier français décider si une loi du parlement du Canada est applicable ou non.Mais ce sera moins grotesque encore que le spectacle d’une cabale électorale et d’un scrutin organisés pour permettre à une vingtaine de mille soldats, dont les trois-quarts sont étrangers au Canada, de voter, entre deux décharges d’artillerie, sur le territoire français pour des candidats canadiens, avec l'autorisation du gouvernement anglais et celle du commandant en chef de l’armée française.Pour compléter cette sinistre farce, le Sénat aurait dû ajouter à la loi un autre article autorisant une délégation américaine ou hollandaise à solliciter un sauf-conduit du Kaiser pour aller recueillir les votes des soldats canadiens prisonniers en Allemagne.Je n’insiste pas sur les autres aspects de cette loi absurde, fruit malsain du jingoisme qui domine toute la politique canadienne.Le Devoir en a déjà parlé.Tout ce que je veux signaler aujourd’hui, ce sont les inconséquences du Sénat.Unisénateur, M.Choquette, a proposé la seule mesure qui eût du sens commun: tuer le bill.La majorité, composée de libéraux et de conservateurs, a refusé d’appuyer cette motion trop pensée pour être acceptable.; » * * f Mais l’attitude du Sénat sur la motion de M.David, relative à la question de langue, a été plus déplorable encore.C’était bien l’occasion pour la Chambre haute de prouver sa raison d’être et de répondre au principe même de sa constitution.Elle a été précisément composée comme elle l’est pour protéger les minorités.M.David avait rédigé sa proposition dans des termes absolument acceptables; M.Bolduc avait suggéré une modification qui la mettait à l’abri de tout reproche.Tous Jes discours prononcés à l’appui de la motion ont été remarquables par la modération et la hauteur des aperçus.Les plaidoyers de M.David et de M.Béique ont fourni une argumentation irréfutable.Les observations si justes de M.McHugh et celles de M.Edwards, par leur contraste avec les harangues échevelées et grossières de M.Pope et de M.Cloran, offraient à la majorité anglo-irlandaise l’occasion de donner une preuve de bon vouloir et d’équité à l’endroit des Canadiens-français.Elle s’y est refusée; mais elle n’a pas eu le courage de le faire en toute franchise: elle a préféré filer ignominieusement par le soupirail de la procédure d'ajournement.Si M.Borden et ses collègues avaient l'énergie de placer la question de la réforme du Sénat sur son véritable terrain, ils auraient quelque chance d’être entendus des gens sérieux.Mais outre que ce ne sont pas les gens sérieux qui décident d’ordinaire du sort des élections, ils r.’auront pas ce courage.Ils ont préparé la lutte sur le terrain du jin-goïsme et des scandales; c’est là que la bataille va se faire et se décider.Il reste à connaître de quel côté et par quelles armes leurs adversaires vont se lancer à l’attaque.Henri BOURASSA.(1) Devoir du 1er avril.GILLET DU SOIR.UNE LEGENDE La crédulité de certaines gens est renversante.Des gens, intelligents par ailleurs, croient dur comme fer tout ce qu’on leur racontera de fantastique et d’incroyable, dans un domaine particulier.Il n’y a plus alors de bornes à leur foi.Plus vous leur en contez d’invraisemblables et plus ils s’imaginent que c’est arrivé.Tel petit journal anti-clérical, par exemple, annoncera un bon mutin que, dans un couvent détruit par un incendie, il y avait "de sept à huit cents carabines, dont la plupart, des Ross de fabrication récente” — nous citons d’une feuille anticatholique des Etats-Unis.C'est à Sydney, Cap-Breton, dit-il, que Von vient de faire cette, découverte.Et le rédacteur de la feuille écrit gravement (/«’“il faut se garder de croire que l’Eglise de Rome n’a pas de desseins mystérieux sur ce beau pays canadien”.Dix lignes plus haut, il parlait de la garde papale comme d’un corps de soldats terrible, noyau apparent d’une milice universelle catholique dressée dans l’ombre.Les lecteurs de cette feuille croiront tout cela, se le raconteront, le commenteront dans leurs loges.S’ils avaient un tant soit peu le sens critique, ils auraient vite fait de disposer de cette fausse nouvelle.Se figurent-ils, par exemple, ces bonnes soeurs en train de faire l’exercice militaire, porte closes, avec des carabines Ross, dernier modèle, quand les femmes, d’habitude, s’effarent et manquent s’évanouir à la vue de tout ce qui peut ressembler à une arme à feu?Nous nous souvenons, en ce.moment, d’une question que nous posait un jour, dans une petite, ville des bords du Lac Huron, un instituteur anglo-protestant, de commerce fort agréable, intelligent garçon, et qu’on n’aurait pu soupçonner d’une grande crédulité.Nous causions de la province de, Québec et de ses habitants.Nous en étions aux relations du clergé avec ses ouailles et de la fidélité de celles-ci envers la Grande-Bretagne.Soudain, dans un moment de confiance, l’instituteur nous posa cette question qui lui brûlait les lèvres depuis longtemps, avoua-t-il ensuite: “—Est-ce vrai que, dans le soubassement de chaque église de votre province, il y a une.salle d’exercices militaires où, chaque dimanche, à Tissue des vêpres, les prêtres font faire l’exercice à tous leurs paroissiens mâles, avec des armes à feu, afin de les préparer à renverser le régime anglais au Canada?’’ Je ris de si franche manière, la question à peine formulée, que mon interlocuteur se sentit tout confus.Je dus lui faire des excuses, afin que cela ne le vexât pas trop.Et, lui ayant répondu dans la négative, je lui dis que, sans doute, U avait dû lire cela dans quelque feuille orangiste.Je tombai juste.Il fréquentait parfois une loge des environs.Un bon soir, un Loyal Grange-man Brother lui avait remis un journal portant cette assertion.Il l’avait tant de fois lu et entendu répéter qu’il avait fini par y ajouter presque foi.Un doute lui restait, cependant.Il voulait savoir d’un Catholic Frenchman, si c’était bien le cas.Il le sut.Baptiste a pu, naguère, au temps où chaque vieille paroisse avait son petit détachement de miliciens, faire de l’exercice militaire, mais en plein air, sur la place de l’église.Ce fut du régime français jusqu’à l’époque de l’invasion des Fèniens.Depuis, Baptiste, n’en fait plus.Le dimanche, après la grund’messe, il cause un brin avec ses connaissances, sur le perron de l’église ou dans la salle de fabrique ; puis, quand les créatures et les marmots sont montés dans la carriole ou dans le quatre-roues, Baptiste, pipe au bec, grimpe à sa place, prend les cordeaux et la Grise s’en va, tète dodelinante, par la campagne, vers la ferme où ils habitent tous.Notre habitant n’est pas belliqueux, c’est un homme paisible.Et il n’a jamais pensé qu’on pût se servir de lui pour acquérir le Canada à ce que les Orangistes appellent /’Eglise de Rome.N’importe; la légende existe.Baptiste, tous les dimanches, fait de l'exercice militaire dans les cryptes de nos églises; il est militaire du Pape 1 Paul POIRIER.RUE GUY Un de nos lecteurs, qui habite rue Guy, nous adresse l’observation suivante, que nous transmettons aux autorités compétentes: “La ville annonce qu’elle pavera la rue Guy, entre les rues Saint-Antoine et Dorchester, “Or, vous ne l’ignorez pas, la rue Guy doit être élargie.11 y a une ligne homologuée qui doit lui donner 27 pieds de plus.A mon sens, cet élargissement devrait être fait, car la rue Guy est le principal chemin qui conduit à la montagne, au cimetière, au collège de Montréal, c’est la principale voie qui relie le haut et le bas de la ville et par laquelle passe le tramway.Mais enfin il faut s’entendre.Si la ville doit élargir la rue, qu’elle ne commence point par faire un pavage qu’il faudra recommencer dès qu’elle fera les travaux d’élargissement.On demande un peu de logique et d’ordre dans l’execution des travaux.Qu’on sache prévoir et agir en conséquence.” LA DUREE DE LA GUERRE LA CRISE DES METAUX.La crise des métaux et des matières premières nécessaires pour la production des projectiles et explosifs, a été considérée — nous l’avons noté ici à différentes reprises — comme la cause profonde et de plus en plus irrémédiable de l'affaissement escompté de l’Allemagne.En ce qui concerne le cuivre, element essentiel de l’artillerie moderne, dit un député français, M.Lazare Weiller, retour d’une mission en Suisse, la situation est la suivante: plus ou presque plus de métal neuf dans aucune usine.Sur son territoire, ajoute le même informateur, l’Allemagne possède cependant les mines de Hartz produisant les cuivres dits de Mansfeld pour une quantité annuelle d'environ 25,000 tonnes.Mais ce cuivre, qui contient des traces d’arsenic, est inutilisable s’il n’est pas travaillé par des procédés chimiques assez compliqués ou des procédés électro-lytiques en usage un peu partout.En tout cas, l’appoint des mines de Hartz pour la consommation présente est peu important.Reste à savoir quelles sont les ressources actuelles en cuivre, venant de l’exportation en Allemagne faite soit avant, soit depuis le commencement de la guerre.11 résulte des statistiques établies que, dans les' dix dernières années, il est entré en Allemagne (production intérieure comprise) 1,702,000 tonnes de cuivre.Il en est sorti, à l’état brut ou ouvragé, 448,000 tonnes.11 en est donc resté, sous diverses formes, 1,315,000 tonnes.Les nitrates sont un élément essentiel de la fabrication des explosifs.La tentative de la flotte allemande sur les côtes du Chili, où les produits azotés sont abondants, n’avait pour but que de s’en procurer.Elle a échoué, et l’espoir d’en être alimenté par contrebande est chimérique.D’après M.Weiller, une usine a tout d’abord été installée à Wilvor-de, en Belgique, pour l’application du procédé Ostwald par l’oxydation de l’ammoniaque.Depuis, plusieurs usines similaires «Vil été mises en fonctionnement.Les Allemands semblent en attendre une production en quelque sorte infinie de nitrates.Avec le perfectionnement du système, encore imparfait d’après certains savants.la disette des nitrates sera donc probablement conjurée en Allemagne.Mais ce qui ne pourra pas être remplacé, croit-on.et va faire entièrement défaut à l’industrie allemande, ce sont les huiles nécessaires au fonctionnement de toutes les usines; c’est le caoutchouc, dont on cherche vainement depuis trente ans la reconstitution synthétique; c’est le nickel, c'est le manganèse, indispensable pour la fabrication des aciers fins.Sauf par des procédés de contrebande, l’Allemagne ne peut plus se procurer ces matières premières de l’industrie et de la guerre.Elle a plus de facilité pour l’aluminium, qui peut, dans certains cas, remplacer le cuivre, notamment pour les canalisations électriques et la préparation des fusées d’obus — le récit des dernières batailles indique que cette substitution se pratique maintenant.Enfin, l’Allemagne ne pouvant plus recevoir de pyrites, fait en ce moment en Sicile des achats considérables de souffre.On voit par cet exposé sommaire de leurs efforts pour se procurer les matières premières qui leur font défaut, que les Allemands sentent tout ce qu’il y a de précaire dans la situation qui leur est faite.Sont-ils de taille à en surmonter les difficultés?L’avenir le dira.\ * * * Ainsi, dans cette série d’articles, nous avons essayé d’établir le bilan moral et économique de l’Allemagne à l'heure actuelle, sans pouvoir en tirer une conclusion motivée quant à la durée probable des hostilités.D’une part, le moral du peuple allemand ne paraît pas sérieusement entamé, grâce à la diffusion systématique des fausses nouvelles qui le tiennent dans un état de demi-conscience à l’égard de la situation militaire; grâce aussi au maintien, jusqu’à présent, de l’intégrité du territoire allemand.D’autre part, les éléments d’appréciation font défaut pour dresser un état de situation économique tout à fait ex-'act.On sait seulement qu’en dépit de l’inconscience — qui frise l’impudeur — affichée par les hommes d’Etat allemands, toujours prêts à plastronner et à vouloir en imposer au reste du monde, les souffrances de la population civile sont grandes ; que l’intérieur du fruit se gâte et que la tache qui semble peu visible s’étendra peut-être tout d’un coup, brusquement.Un économiste, M.A.Raffalovich, écrit: “(ie n’est pas la question financière qui détermine la fin de la guerre.La paix peut être imposée par l’épuisement économique, par la famine humaine, par la disette agricole et industrielle.” De son côté.M.Paul Leroy-Beaulieu, dont l’autorité en matière économique est universellement reconnue, répond ainsi à la question : Combien de.temps durera la guerre?“Il est évident que les causes économiques ont leur valeur, mais elles ne tiennent dans le drame qu’un rôle secondaire.L’Allemagne', qui est bloquée et le sera de plus en plus étroitement avec le temps, ne produit que les trois-quarts de son alimentation.Certes, elle commence S N Les États Malais ont des timbres bilingues.Le Canada nen a pas.Et pourtant plus du quart de la population canadienne parle une des langues les plus répandues de l’univers, la française, officielle ici, de par la constitution de 1867.Nos ministres nous donneront-ils le timbre bilingue ?Réclamez-le ! h sentir la pénurie de certains produits indispensables à son outillage militaire; elle éprouvera une gène, des souffrances; elle s’épuisera, mais à la longue seulement: “C’est qu’on ne réduit pas une contrée tout entière à la famine, à la misère comme une ville assiégée.Les gouvernements des pays neutres ont beau faire respecter la neutralité, leurs sujets trouvent un trop grand intérêt à la contrebande pour ne pas s’y appliquer.D’autre part, les belligérants sont tenus, par politique, à certains ménagements à l’égard des neutres.“L’épuisement financier est aussi difficile à réaliser que l’économique, et les suites de la guerre sont beaucoup plus pénibles pour les pays engagés que le cours même de cette guerre.” * Après ces témoignages, la conclusion la plus prudente paraît être que les événements militaires seuls, en définitive, décideront de la guerre.Nous verrons dans un dernier article que ces événements promettent de tourner en faveur des alliés.Ce sera la revue des effectifs en présence et de leurs réserves, au début de la campagne d’été qui vient de s’ouvrir.Uldéric TREMBLAY.L’INJUSTICE CONTINUE A son retour du Texas, Mgr l’Archevêque de Saint-Boniface a prononcé dans sa cathédrale un important discours.Nous en extrayons ce passage qui précise, une fois de plus, la situation actuelle, au point de vue scolaire, de la minorité manitobaine : “Pendant mon absence, je n’ai pas perdu de vue nos luttes pour nos libertés scolaires, et ma sollicitude ainsi que mon affection s'é-tendent à tous les fidèles de ce diocèse.Dans nos cinquante paroisses de langue française, el tout particulièrement à Saint-Boniface, grâce au bon vouloir des gouvernants, nous jouissons d’une liberté qui serait satisfaisante si cet état de choses était consacré par un texte de loi.Mais à Winnipeg et dans d’autres centres mixtes, il n’en est pas ainsi.Une double taxe scolaire pèse lourdement et injustement sur nos catholiques.Aussi, depuis 1900, en dépit d’une recrudescence de fanatisme qui pouvait compromettre la situation généralement paisible des autres paroisses, nous avons fait entendre notre voix de réclamation, et dans toutes ces luttes, nous avions surtout en vue le bien de nos catholiques de Winnipeg.Nous avons espéré une amélioration qui n’est pas encore venue, et ce déni de justice nous attriste sans nous décourager.Vous pouvez être assurés que jamais nous ne nous déclarerons satisfaits avant que pleine justice ne nous soit rendue ; nous avons seulement espéré, un moment, qu’un pas serait fait à Winnipeg dans la voie de la justice, selon la constitution du pays.” Ainsi donc, l’injustice continue.Depuis vingt-cinq ans les catholiques de Winnipeg et de Brandon, parce qu’ils refusent d’envoyer leurs enfants à des écoles que leur conscience réprouve, sont contraints de payer double taxe et traités en parias dans leur propre pays, sans que la majorité veuille faire quoi que ce soit d’efficace pour atténuer cette intolérable siluation.De fort braves gens, qui ne voudraient point, dans la vie ordinaire, faire le moindre tort à leurs voisins, persistent à maintenir cette criante injustice.Ils acceptent de faire instruire leurs enfants avec l’argent légalement arraché à la minorité.Eux, les représentants de la force, du nombre, de la richesse, consentent à se mettre dans celte posture ridicule, grotesque et odieuse, du riche qui vit aux dépens du pauvre.Et cela se passe dans un pays de liberté, à l’ombre du drapeau britannique.sous la sauvegarde du British Fair Play, pendant que l’on crie sur tous les toits que le Canada doit se saigner à blanc pour faire régner la liberté.en Europe, pour détruire le despotisme.en Allemagne.Quand la majorité manitobaine.comme celle de l’Ontario, se ren-dra-t-elle compte que la tyrannie est aussi odieuse en Amérique ou’en Europe et que c’est une lamentable hypocrisie que du prétendre libérer les étrangers quand on persécute ses propres concitoyens ?Orner HEROUX.LA BUVETTE EN SASKATCHEWAN La session de la Législature de la Saskatchewan qui s’ouvrira dans quelques jours verra une grosse bataille si le gouvernement Scott ne modifie pas de quelque manière la politique qu’il vient d’énoncer.Pour la deuxième fois le premier-ministre Scott déclare que son projet de fermer toutes les buvettes de la province le 15 juillet prochain passera ou qu’il tombera.Pas un de mes collègues, dit-il, ne diffère d’o-pinion avec, moi sur le principe du projet; nous sommes unanimes à prendre la responsabilité du projet et à le faire voter si nous avons la force suffisante en Chambre.Or la force normale du gouvernement Scott à la Législature est énorme: elle compte 44 partisans sur une représentation totale de 52 membres, soit une majorité de 3ti voix.Un projet ordinaire ne courrait aucun risque dans ces conditions.Mais la réglementation du commerce de l’alcool a toujours été une affaire difficile partout où elle s’est posée.Et dans l’Ouest, la mentalité à ce sujet est à peu près la même qu’ailleurs.Dès le premier discours du chef du gouvernement annonçant son intention, le Dr Neely, l’un des plus virulents députés libéraux de la Saskatchewan, a exprimé son dissentiment formel de la politique du gouvernement libéral, le sénateur Davis a fait de même et voici que M.Champagne, de Battleford, se sépare de son parti, dit une dépêche de Winnipeg.Les journaux de l’Ouest annoncent de plus que d’autres défections sont possibles et même probables.En attendant, l’on fait signer par toute la province des requêtes hostiles au projet, et le Dr Neely, qui paraît diriger la révolte contre le cabinet Scott, fait une campagne des plus vigoureuses.Le projet ministériel comporte deux choses: la fermeture de toutes les buvettes le 1er juillet prochain, sans compensation pour les permissionnaires, et le contrôle de la vente en magasin par une commission responsable a la Législature.“Nous arrêtons le débit des liqueurs, non pas partiellement, non pas graduellement, mais absolument”, dit M.Scott.“Fermons la buvette, et immédiatement nous détruisons le pire danger du commerce, savoir la traite.Le système tant dénoncé de la traite sera une chose du passé.La traite se paye à la buvette et sans la buvette elle ne peut continuer.” Quant au débit en magasin, M.Scott soumet que s’il reste sous le contrôle d’intérêts privés, ceux-ci feront nécessairement l’impossible pour démontrer que la fermeture de la buvette n’a produit aucun résultat pratique, tandis que le gouvernement, lui, est intéressé à prouver le contraire et, par conséquent, à réduire les abus au minimum.Le Dr Neely, au contraire veut tout ou rien: la prohibition complète ou le maintien du système actuel, et c’est au public à decider par referendum, dit-il.L’abolition de la buvette ne donnera pas les résultats que l’on prétend, ajoute-t-il.A la buvette, on prend un verre, deux verres, et l’on s’en va.Au magasin, l’on devra acheter une bouteille et quand on a la bouteille il faut la vider.De plus, ce système introduira l’alcool dans bien des foyers où elle n’a jamais pénétré.Enfin, la vente exclusive en magasin, contrôlée par le gouvernement créera, petit à petit, par l’intérêt politique et les influences électorales, un système de dépôts locaux qui finira par être pire que la buvette.Voilà les principaux arguments invoqués de part et d'autre.La iuue sera évidemment très chaude.Si le gouvernement est fort, l’influence des inarchands de liqueurs est considérable aussi.Déjà certains journaux qui paraissaient très fermes au début vacillent maintenant et tomberont probablement du côté des débits de liqueurs.VOIR EN PAGE 4 Un compte rendu de la conférence de M.Dupriez, à Laval, sur la domination allemande en Belgique.LE“CANADA” JOURNAL DU SOIR?NE POUVANT PLUS COMPTER SUR LA “PRESSE” LES LIBERAUX AURAIENT PROPOSE CE CHANGEMENT.Parmi les rumeurs politiques qui ont cours présentement, il y en a une qui a trait à deux journaux français de Montréal.On dit que les libéraux sont certains qu’ils ne peuvent plus compter sur le concours de la “Presse'’.Des influences conservatrices y ont la haute main, et M.Laurier n’est plus pour cette feuille le dieu qu’il était au temps de M.Tréfilé Ber-tbiaume.Les libéraux sont tellement sûrs de ne plus pouvoir compter sur la “Presse” qu’ils projettent certains remaniements, dit toujours la rumeur, afin de se procurer un journal du soir pour le temps des élections.Us considèrent que cela leur est indispensable.Actuellement, l’organisation libérale aurait à l’étude plusieurs combinaisons à ce sujet.Les uns voudraient faire du “Canada” un journal du soir de manière définitive.Ceux-ci sont peu nombreux, car il y a déjà trois journaux du soir français, à Montréal, et un quatrième trouverait diffi-lement place dans ce domaine.Certains prétendent trouver une solution élégante en conseillant de publier une édition du soir du “Canada”, qui resterait aussi journal du matin.Enfin, un petit nombre parle de fonder un nouveau journal du soir.Tous ces projets à sont à l’étude.Il est impossible pour l’heure do vérifier ces rumeurs.CONFERENCE FRANÇAISE Le P.Doyon, aumônier du régiment can adien -français, actuellement à Amherst, N.-E a donné, le 18 du courant, dans la salle de l’Assomption, de Amherst, une conférence sur la langue française, dont parlent tous les journaux acadiens.Voici un extrait de ce vibrant appel au patriotisme, emprunté au compte rendu de l’“ Acadien ” : “ Aimons-la assez pour nous corriger de nos iautes de langages, pour la mieux apprendre aux enfants qui ont l’avantage de suivre les enseignements de bons maîtres.Pour qua les enfants apprennent le français il faut qu’ils estiment et aiment leur langue maternelle.Avez-vous ce culte à votre foyer ?Désirez-vous léguer cette richesse que possède dans la vie l’homme assez fin pour apprendre à parler deux langues, maintenez au foyer le culte de la langue française-dans la conversation.la lecture, le livre, le journal.L’influence sociale de la race française est à ce prix dans le Dominion où nous voulons apporter notre part pour le développement de la nation.Que donnerons-nous ?Des millionnaires ?Je ne le souhaite pas, car la grande fortune, rapidement faite, sent trop la rapine, le vol, la tricherie ou le sang exploité pour que je la désire pour ceux de ma race.Des savants ?des penseurs ?des apôtres, des patriotes ?des laboureurs ?des travailleurs modes'es entourés d’une couronne d’une douzaine d’enfants ?Oui, oui, de ceux qui parlent à Dieu dans la langue maternelle, qui chantent les vieux refrains appris des aïeux, qui gardent le culte des nations jalousement et veulent transmettre à la génération de demain tout cet héritage béni, qui garde l’âme de la race, lidèle à Dieu, loyale au roi, canadienne toujours.Revendiquer les droits de la langue française est ua devoir grave du moment.” LA CONFERENCE DE M.LAURIER Mgr Bruchési el sir Horace Archambault, doyen de la Faculté de Droit à Laval, ont accepté le patronage de la conférence que sir Wilfrid Laurier donnera le mardi 11 mai dans la salle des Promotions à l’Université Laval.Les billets ont été mis en vente, ce matin, notamment chez Archambault, 312, rue Sainte-Catherine Est, à la Pharmacie Migneron.544 rue Saint-Denis, et à l’Université Laval.LE TIMBRE ! DE GUERRE ! Certains de nos correspon- I dants.par distraction, omet- j tent d’apposer un timbre de 2 I sous sur les chèques qu’ils nous t adressent.; Nous leur rappelons que, à j ! part le fait que leur chèque ne j i vaut rien, en ce cas, ils s’expo- ! sent au surplus a une forte i amende.Car la loi des nou- j veaux impôts de guerre décrè- | te que toute personne qui ne t se conformera pas aux nouvel- j les exigences du fisc et n'appn- ! sera pas de timbres de guerre j sur les chèques, lettres, effets j de commerce, etc., est passible I d’une lourde pénalité.Avis aux distraita.>'.’! ) r.E DEVOIR, MONTREAL, MblCl KKDI 28 AVKIL 1»15 VOL LETTRES AU “DEVOIR” UN CANADIEN AU MEXIQUE L’auteur de la lettre qu’on va lire t vécu douze ans au Mexique.L’orce jar la révolution de revenir provi-joirement au Canada, son pays natal, il a bien voulu nous communiquer ses impressions.Monsieur Uldério Tremblay, Réilrcteur au “ Devoir ”, Monsieur, J'ai lu avec intérêt voire article sur “ La Situation au Mexique ”, dans votre numéro du 19 avril.J’ai causé un moment à New-York avec M.Joseph Castellot, politician et homme d affaires, très connu A Mexico.Comme chef de loge, M.Cus-tellot voit liien des choses à travers ses préjugés et prétend que les m i-cons auraient pu sauver la situation prise au début.Permettez-moi de vous dire que les loges maçonniques qui, vers 1857, eurent une in-fluencc quelquefois considérable dans la grande question de la separation de l’Eglise et de l'Etat a cause des membres illustres qui en formaient partie, n’ont plus guère d’influence aujourd’hui.Au commencement de la révolution Madero, la faiblesse du vieux ministère, qui désirait faire la paix, encouragea les rebelles.Si, au lieu de former un nouveau ministère et de tenter Me concilier les esprits, Limantour eut acheté des fusils et des canons, levé une nouvelle armée — la chose était Sicile, le Trésor étant rempli, le pays très prospère et son crédit inimité — on eut peut-être évité celte malhe ireuse guerre qui désole le pays depuis quatre ans.LES CAUSES DE LA GUERRE Les causes de la guerre ont des n-cines profondes.C’est d abord une question ’ethnique”, que je n’ai pas le désir de développer ici.lo Les descerdants d’Espagnols, d’Aztè-( ques cl des centaines de races in-j diennes avec lesquelles les conquérants s’allièrent, ne purent jamais concevoir une forme stable de gouvernement.Us sont trop passionnés et trop jeunes.2o La division îles terres en vastes domaines : des riches I des pauvres, presque pas de classe moyenne, elle ne fait que surgir depuis Porlirio Diaz.3o L exploitation continuelle depuis quatre siècles du pauvre par le riche dans les mines ; l’agriculture sous sa forme la plus terrible.Pour résumer, c’est l’injustice toute puissante et permanente qui règne dans ce pays depuis que Fernand Cortez en fil la complète en 1524, détruisant la ville de Mexico où périrent cent mille- Mexicains.Un volume de IU0 pages serait bien courU pôÏÏ'r expliquer ees choses.Ce sont là.je crois, quelques-! içs : des causes fondamentales de la révolution _ Il doit y avoir au Mexique 7o% d'illettrés, des Indiens pour la plupart.Ils sont naturellement intelligents, savent cultiver la terre, sont polis et aimables.11 ne faut pas les comparer à nos Indiens du Nord.Une fois excités, ils deviennent fé roees et sanguinaires.Quelques tribus n’ont jamais été soumises com-' plètement.comme les Yakis.de Sonora, par exemple, dont plusieurs sont’inco-porés dans les troupes d’Obreg .Ils sont bons soldais, Hors et détestent la civilisation, prétendant que les Espagnols, les Mexicains et les Américains son* venus voler leurs terres ; — ce qui ne manque pas d’une certaine vérité.Chez 1rs Mexicains des villes, de la capitale princip lenient, vous rencontrerez des historiens, orateurs, poètes, professeurs éminents, savants avocats et médecins distingués.Tous beaux parleurs et üne-ment polis.Ce sont des Latins.Beaucoup ont étudié à Paris et parlent le français souvent mieux que nous, j'ai honte de l’avouer.Ajoutez la I iasse riche par hérédité, les grands propriétaires terriens, nommés “ ha-cendados des “ country gentlemen ”, descendants de vieilles ta-milles riches, qui par nonchalance ! ou dédain négligent la politique.Je crois que les meilleurs éler ents du Mexique n’ont pas tort de s’éloigner des Chambres—ils y seraient noyés.Poitirio Diaz auiait pu rendre ce service à son pays, direz-vous; mais c’était un descendant d Espagnols et d’indiens, un pur Mexicain, un mi-lilaire qui entendait le gouvernement autoritaire et l’appliqua avec succès durant 35 ans.Comment voulez-vous que le même cerveau, si génial fût-il, fournisse deux mentalités diverses dans le même homme Et Limantour, son grand ministre des Finances, n’était-il pas fils de Français, quoique né an Mexique '?II avait étudié en Europe, visité souvent l’Angleterre et les Etats-Unis.C.et homme remarquable détestait la politique, il travaillait sans relâche, du matin au soir, à implanter un bon système de finances dans son pays d’adoption.Il ne prétendait pas être nomme d’Etat, quoique doué d’un jugement pénétrant.Gomma les Canadiens (je suppose avant la guerre), il avait horreur de la violence armée.Il était et resta grand financier jusqu'à la fin.Son habileté était si connue, son prestige G grand que les Madero, grands financiers eux-mêmes, lui offrirent de diriger le ministère des finances après je triomphe de la rèvolulion.J'ai bien connu M.Limantour ; j’ai eu l’honneur de le voir, durant cinq ans, presque tous les jours.LE REMEDE Et le remède ?Je ne crois pas qu’il y en ait d’autre qu’un fort apport de bonne immigration de races du nord pour équilibrer ce caractère mexicain trop instable; cinq à dix millions.On pourrait le faire en peu de temps à cause du climat, peut-être le plus beau du monde.Le sol du Mexique est riche, ses mines d’or et d’argent sont innombrables, ses champs de jxUrole immenses, ses fruits d'une in finie variété.C’est une douceur de vivre dans ce pays en temps de paix.'U est vrai que les Mexicains du peuple ont toujours un million de mensonges tout prêts au bout 'de la langue, qu’ils ont les doigts longs; mais d'un autre coté, comme ils sont serviables, aimables, empresses! Et quand vous avez su gagner leur affection, comme ils ont le coeur chaud I Comme tous les hommes, ils ont des défauts et des qualités et je m’étais habitué en peu de temps a eux, quoique profondément homme du Nord.Quel remède pour le moment.' La politique criminelle et stupide des Etats-Unis est responsable des horreurs qui se commenttent dans ce beau pays.On m’a affirmé a New-York que ce sont les grands financiers de Wall Street qui dictent à Wilson sa politique néfaste.Us attendent, dit-on, que le pays soil complètement ravagé, les factions sous les armes épuisées; et ensuite ils trouveront les moyens de s’em- parer “paisiblement” des industries, des mines, du pétrole, etc.El il y a quatre ans que cela dure —- et le peuple américain reste indiffèrent devant des souffrances si atroces cl des crimes aussi épouvantables! Et pourquoi?parce qu’il voit vaguement surgir de tant de sang el d’atrocités plus de bien-être et de jouissances.Pauvre peuple, il n’en profitera guère lui-même.Tout ira aux agitateurs politiques et aux agioteurs.Wilson n’aurait simplement qua prohiber l’importation des armes, canons, munitions, etc.,à favoriser, par certaines mesures internationales, le parti qui donne le plus de garanties et en peu de temps la paix se rétablirait, Si la guerre d’Europe se terminait bientôt, les grandes puissances forceraient les Etats-Unis d’agir promptement.UN MOT SUR LA MISERE AU MEXIQUE Ici je serai bref.J’ai connu M.J.T.Barry, homme d’affaires, .sportsman, homme du monde.C’est un parfait gentleman et ce qu’il dit (te Mexico est vrai.Il a dû laisser cette malheureuse ville quelque temps après moi.J’appris quelques nouvelles en plus avant de m’embarquer à Vera Cruz le 12 mars, par des personnes qui avaient pu venir comme moi sur des trains militaires.Sa généreuse indignation éclate en arrivant aux Etats-Unis.Il faut ajouter, pour être exact, que tous les Etals de la république mexicaine n’onl pas été désolés à IVg.il de la capitale.D’abord il y Avail beaucoup de richesses et de luxe dans cette vieille cité.Les rebelles d’Obregon, pillards accomplis, entrèrent les premiers à Mexico, élirent brutalement domicile dans les plus riches résidences des citoyens, se couchèrent avec leurs bottes crottées dans les lits de dentelle des grandes dames, plantèrent de gros clous dans les Gobelins pour suspendre leurs épées, crachèrent partout.Quand ils manquaient d’argent de poche, ils vendaient quelques meubles précieux, transmis de génération en génération, et pieusement conservés par la famille.Ils volèrent les automobiles, les plus beaux chevaux, imposèrent des taxes arbitraires à l’industrie, au commerce, à lout le monde, vexèrent les grands, les petits, les moyens, les plus humbles.Il fallait les voir sortir de la capitale, beaucoup à cheval, quelquefois avec leurs femmes et leurs enfants.D’autres s’en allaient dans des trains militaires, car en peu de temps, profitant de la guerre européenne et de l'encouragement tacite des Américains, ils s’étaient emparé des chemina de fer, tramways, télégraphes et de tous les services publics.Ils étalent devenus les maîtres et seigneurs de la vie, des biens et des personnes des habitants de Mexico.Naturellement, la.misère la plus affreuse s’abattit sur ln capitale naguère si prospère.Campez 100.000 hommes voraces dans une ville et aux environs, ils saisiront pour eux tout ce qui entrera, les prix monteront fabuleusement en quelques jours, que dis-je?en quelques heures et après quelques semaines de ce ré-ginie horrible, le pain, la viande, les provisions de toutes sor.es manqueront.Les commerçants en profiteront pour annoncer (tes prix fabuleux.Voilà ce que j’ai vu (et beaucoup plus) et souffert durant plusieurs mois, au-delà d’une année, je crois.Oui, j’ai vu la violence et l’injustice effrénées et je puis dire à ceux qui n’ont pas lu l’historique détaillée des révolutions de n’en jamais souhaiter une à main armée.Heureusement, il n’y a que 2 ou 3% | des Mexicains qui sont sous les ar-! mes.Toutefois il ne faut pas oublier.Superbes Records Victor pour Mai Enrico Caruso, le ténor le plus célèbre du monde, à chanté pour la liste des nouveaux Records Victor pour mai deux belles chansons qui plairont à chaque possesseur d’un Victrola.Il y a aussi, sur cette liste plusieurs sélections de musique instrumentale par les fanfares, trios et quatuor, qui feront plaisir à tout le monde.La liste des nouveaux Records Victor pour mai sera mise en vente Ici mercredi, le 28 avril.Venez les entendre.— Quelques uns des plus remarquables parmi les Records sont : nouveaux Records doubles pour Victor de dix pouces les deux sélections.90 cents 17747 17749 17726 !At The Mountain Inn (Labitzky) Mélodie d’amour (Engelmann) Romance (Rubinstein) Chanson d’amour de Siegmund—de fR ic Valse Marie Hésitation | Valse Fiora Hésitation Trio Napolitain Quatuor Florentin Trio Tollefsen “Lea Valkyries” Trio Tollefsen Fanfare Militaire Victor Fanfare Militaire Victor Records doubles de douze pouces $1.50 pour les deux sélections.35437 {î>‘ Valse Triste (Jean Sibelius) Orchestre Concert Victor Angélus—(le "Scènes Pittoresques” (J.Massenet) Orchestre Concert Victor Records sceau rouge 87211 89085 Hantise D’Amour (Rey-Roize-Szulc) Enrico Caruso (Leoncavallo) (avec violon par Enrico Caruso Deux Serenades Mischa Elman) Vidtrola VI $33.50 Avec 15 Records doubles Victor de 10 pes (30 sélec-tiens à votre propre choix) $47.Vendu à termes faciles si désiré.Autres Victrolas de $21.00 à $305.00 (avec facilités de paiement si désiré) et des Records doubles Victor de 10 pouces à 90c pour les deux sélections, à n’importe lequel de nos trois magasins de Montréal.Demandez une copie gratuite de notre Encyclopédie Musicale de 420 pages.donnant la liste de plus de 6,000 Records Victor.Une ligne complète de peti ts instruments de musique en vente maintenant au No 355 rue Sainte-Catherine Ouest— Violons, Guitares, Mandolines, ainsi que cordes et accessoires.Venez les voir.Toujours en mains le plus grand choix de Records Français par les Artistes Français les plus célèbres.BERLINER GRAM-O-PHONE Co., Limited TROIS MAGASINS ï 279 Ste-Catherine Est, près St-Denis.Tél.Est 2972 415 Ste-Catherine Ouest, près Ave.McGill Collèfre.Tél.Up.2418 355 Ste-Catherine Ouest, près Victoria.Tél.Up.572 MARCHANDS DANS TOUTES LES VILLES nous en sommes rendus.L "insulte continue à notre adresse |ct, oette fois-ci de la part d’un mi-i nistre canadien-français, représentant le district de Québec, dans le cabinet d’üttawa, c’est-à-dire le bon- PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Lnurent.Montréal.PERSONNE On demande ut personne sérieuse et de très bonne éducation comme gouvernante dans petite famille, à Westinount.S’adresser par jettre à B.de P., Jioite 94.SERVANTE On demande une servante pour ouvrage général — famille de trois personnes — pas d’enfants.S’adresser au No 2191 Saint-Denis.SERVANTE On demande une servante pour ouvrage général ; pas d’enfants.S’adresser 386 Saint-Hubert.PÛFE55IÛNNEILE5 ; AVOCATS BOURBONNIERE, F.J., C.R., avocat, 72 Est rue Notre-Dame.Tél.Bell.Main 2679._______________ Boite Postale S5t.— Adresse télégraphique, "Nahuc, Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codes : Llebert, West.Un, C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCITREUTt bdUice Transportatien — Rue Saint-Jacanee MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., •^9 S.-Jacques, Chambre 44.Tél.Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.À LOUER LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, Place d’Armcs, Montréal.Téléphone Mat»i 3215.J.C.Lamothe LL.Ç.R., Emilicn Gadbois, LL.L, J.Maréchal Nantel.B.C.L.A LOUER OU A VENDRE Cottage sur le bord de la grève, coin de rue, garage, bain, électricité, arbres ombreux, 8 appartements, peinturés à neuf, chars électriques.Notre-Dame, quartier Mercier.S’adresser, 80 Cuvilliers.Tél.LaSalle 1275.______________ BUREAUX A LOUER.71a rue St-Jacques, rez-oe-cna>' i36e et sous-sol, 5,000 pieds ie pia.'ers.aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux étages supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bédard, 55 rue St-François-Xavier „„„ BATEAUX A LOUER Les superbes vapeurs WHITE STAR el IMPERIAL à louer pour pèlerinages, excursions, etc.S’adresser à No 60 rüe Notre-Dame Est.Main 8770.CAMILLE TESSIER AVOCAT , (Autrefois de Lamothe & Tessier) 97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.ROCKLAND 931.Résidence ! 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LES TIMBRES DE GUERRE S.-Henri, Clé Levis.23 avril, 1915.Henri Bourassa, Directeur du “Devoir”, Montréal.Cher monsieur.Un matin, je me suis présenté au bureau de poste de notre village et j’ai demandé des timbres de guerre en français.“Nous n’en avons qu’en anglais”, me répond la buraliste.“Je n’en veux pas en anglais, quand en mirez-vous en français?” “Il n’y en a pas d'imprimés en français”, me dit-elle.Voilà, cher monsieur, où tendent plus rien, ne sentent plus aucune des piqûres qui les faisaient bondir aux jours des belles luttes d'anlan.Autres temps, autres appétits!.Puissiez-vous nous réveiller de ce sommeil fatal dans lequel nous ont plongés les grrrands endormeurs et prétendus conciliateurs du dernier régime libéral.Puissiez-vous réussir à enrayer ce mal terrible chez leurs successeurs! Vous aurez pnr là rendu un fier service à votre race cl à la stabilité de la Confédération qui mourra de cette piale hideuse.Je termine ces quelques mots de protestation en formant des voeux pour que Dieu vous garde, avec la santié, le courage et l'énergie nécessaires pour continuer votre oeuvre au milieu de vos compatriotes dont un trop grand nombre semblent ne pas vous comprendre.’ Bien à vous, J.H.LAÇASSE.WARNET-RUFFET.M.le curé Du bue n béni hier matin en l’église Saint-Jean-Baptiste, le mariage de M.Noël Warnet à Mlle Jeanne Ruffet.M.Alexandra Warnet servait de père à son fils, et M.Edouard Gravel, servait de père à la mariée.POIRIER-SEGUIN.On annonce pour le 17 mai prochain le mariage de Mlle Blanche-Irène Poirier, fille de M.J.U.Poirier à M.J.Oscar Seguin.Dr A.L.CUERTIN Maladie» d«s Yeux, de» Oreille», du Ne» et de la Gorgo.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU > 2 A 5 HR& Tél.Dell Est 6164.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Déni») Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TELEPHONE EST 4550 DENTISTES NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Moatréal Dr J.-W.ROCHETTE CHlRUHGlEN-DENTlfiTK est installé an Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL.Heures de bureau : 8 a.m., à 9 p.Tél.Saint-Loal» 3732.Dr HONORE THIBAULT L.D, S.D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU : 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURimiSE & HURTÛB1S INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 93 rue Saint-Jacque'.TELEPHONES : Bureau: Main 7618.Réaidence: St-Loui» 2141 AMEDEE BLANCHARD NOTAIRE ET COMMISSAIRE.C.S.EDIFICE CANADA LIFE, 189 St-Jacques, Ch.46.Phone M.4067 MONTREAL.Résidence: 15 B Boyer.DOCTEURS -DîplSmé en hygiène Pub.Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Veiea urinaires, mala dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m.» I à S p.m.Tél.Saint-Louis 3275.703 Parc Lafontaine, coin Marquette.SE mala- I 2 p.m., 6 H .703 Parc ¦ -EST 6734 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, du NEZ et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En face du carré Saint-Louis).P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; 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Bien que les Allemands prétendent qu’ils sont encore maîtres de Lizerne, il est maintenant clairement établi qu’ils en ont été délogés.Les alliés avaient concentré leurs efforts sur ce coin étroit introduit dans leurs lignes et quand ils purent enfin avancer leur atta-que avait été si rude qu’ils ne trouvèrent plus que des murailles démolies et des cadavres.Les combats les plus terribles se livrent depuis deux jours sur le front Stcenstraate-Lizerne, jusqu’à Boesinghe, où les Allemands canon-naient la route d’Elverdinghe, pour empêcher l'arrivée des renforts.' C’est à la partie extrême nord de cette section que les combats les plus sanglants eurent lieu.Chaque côté avait amené de puissants renforts.A un certain endroit, les Belges réussirent à surprendre les Allemands et à les charger avec un tel élan que ceux qui ne tombèrent pas sur leurs coups durent se jeter dans le canal.Malheureusement ce succès ne fut que passager.Les Allemands, par un feu d’artillerie bien dirigé, firent reculer les Belges.Mais cela servit pour ainsi dire de masque au mouvement des alliés qui préparaient une terrible poussée en avant, laquelle rendit à peu près futile le travail des Teutons accompli depuis deux jours.Tout semble indiquer que l’offensive est maintenant passée définitivement du côté des alliés et les meilleurs critiques croient maintenant que ceux-ci vont entreprendre un mouvement important le long du front de S.-Julien, qui infligera, pour le moins, des pertes terribles aux Allemands.Ceux-ci envoient aussi toutes les troupes dont ils peuvent disposer sur la ligne de S.-Julien.et c’est en cet endroit qu’on peut s’attendre à voir commencer bientôt la grande bataille.LE SORT DE CALAIS DANS LA BALANCE Londres, 28 — Quelques-uns des journaux anglais croient que la crise pour la possession de la côte française est terminée, mais d’au-tres assurent que nous ne sommes pas encore près de la fin.“Le sort de Calais reste encore dans la balance, dit l’“Evening News”.Les Allemands ne sont pas découragés.Us ne sont pas affamés et ils sont capables d’une offensive forte et bien soutenue dans les Flandres.” BULLETINS OFFICIELS DE LA NUIT PARIS Paris, 28.—Le communiqué officie suivant a été publié, hier soir, par le ministère de la guerre : Au noicl d’Ypres, notre progrès s’accentue de n.ème que celui de l'armée anglaise.Nous avons fait un certain nombre de prisdnniers et capturé une quantité de matériel, y compris des obusiers et des mitrailleuses.“ Sur le front des Eparge.s — Saint Rémi (tranchée de Colonne).Les attaques allemandes ont été complet lent repoussées.Sur un point du front seulement, un officier évalue le chiffre des tués à environ un millier.Nous avons pris l’offensive et faisons des progrès.“ A Hartmans-Weilerkopf, après avoir repris le sommet, nous avons avancé de deux cents mètres, en descendant les versants orientaux.” LONDRES Londre 28.—Voici le rapport de sir John French, donné hier : Hier, toutes les attaques a1le-mandes au nord-est d’Ypres ont été repoussées.Dans l’après-midi, nos troupes ont pris l’offensive et remporté un gain près de Saint-.Iuli.Mi et à l’ouest de cet end-oit.Dan» la bataille d’hier, notre artillerie a profité de plusieurs occasions pour iniliger de lourdes pertes à l’ennemi.“ Sur le reste du front, tout est calme.En plus de la destruction de la jonction de Courtrai, nos aviateurs ont bombardé avec succès les gares de Tourcoing, Roubaix, Ingel-munster, Staden, Langemarck, Thieït et Roulers.“ D’après les médecins, les soldats canadiens tués sont pour la plupart morts des suites d’un empoisonnement provoqué par les gaz délétères lancis par l’ennemi.” PETROGRAD Pétrograd, viâ Londres, 28.— Le communiqué officiel suivant a etc publié, ce soir, aux quartiers ge néraux de l’armée : “ Près d’Ossowetz (Pologne), an duel intermittent de l’artillerie a été livré.Des escarmouches, sur la rive gauche de la Vistule, au sud-ouest de RaJosczice, se sont terminées en notre faveur, le 25 avril dernier.“ Le même jour, dans les Carpa-thes, l’ennemi, après de longs pré- ANGLETERRE METHODES INHUMAINES EN TANT QUE MILITAIRE, LORD KITCHENER S’ELEVE A LA CHAMBRE CONTRE LE TRAITEMENT BARBARE INFLIGE AUX PRISONNIERS ANGLAIS EN ALLEMAGNE.Londres, 28.— Le parlement anglais s’est exclusivement occupé hier du traitement des prisonniers anglais en Allemagne.A la Chambre des Lords comme à la Chambre des Communes des remerciements ont été adressés aux États-Unis pour les efforts qu’ils ont faits pour améliorer le sort de prisonniers anglais.Le discours de Lord Kitchener, dans lequel il a déclaré qu’en tant que militaire, il déplorait les méthodes inhumaines des Allemands, a exprimé les senliments des Lords sur cette question.D’autres discours également prononcés par Lord Lansdowne, Lord Cromer et surtout par le premier ministre Asquith qui a déclaré que l’Angleterre se souviendrait de la manière barbare dont l’Allemagne traite ses prisonniers anglais, et qu’à la fin de la guerre elle exigerai! une juste réparation.A la Chambre des Communes, Neil Primrose a dit que les officiers de l’ambassade américaine à' Berlin ont visite seize camps de prisonniers en Allemagne et que la situation s’y est un peu améliorée.Lord Kitchener a déclaré: “J’ai élé forcé, malgré ma répugnance, de regarder comme incontestablement vrais, les mauvais traitements de l’armée allemande à l’égard des prisonniers anglais.La Convention de La Haye a été violée de façon flagrante par les officiers allemands.Nos prisonniers ont été maltraités de diverses manières, et, dans certains cas la preuve montre qu’ils ont été tués de sang-froid.Nos officiers, même blessés, ont été grossièrement insultés et fréquemment frappés.” Des preuves continuellixs arrivent sans cesse, non seulement des prisonniers anglais évadés, mais des soldats français, russes, belges et américains qui démontrent qu’il ne saurait être question de douter de l'inhumanité de l’armée allemande.Le ministre cite des articles de la Convention de la Haye relativement aux prisonniers de guerre, et affirme qu'ils ont été outrageusement violés par les officiers allemands.L’Allemagne, depuis plusieurs années, pose devant le monde civilisé comme une grande nation militaire.Elle a abondamment prouvé son habileté et son courage.Mais elle a préféré commettre des actes qui terniront d'une façon indélébile sa science militaire et qui feraient envie à la barbare sauvagerie des Derviches du Soudan.Je ne pense pas qu’il puisse y avoir un soldat de quelque nationalité soit-il, fut-il allemand même, qui n’ait honte du déshonneur qui vient d’être jeté sur la profession des armes.Les usages de la guerre n’ont pas seulement été violés par des cruautés sur les prisonniers anglais, mais par un délit qui doit avoir attiré votre attenion.Le recours à des gaz asphyxiants et délétères.Lord Lansdowne a affirmé que les accusations portéés contre les Allemands, touchant les mauvais traitements qu’ils font subir aux prisonniers sont amplement prouvés.Il a suggéré a’imposer les propriétés allemandes pour soulager ceux qui souffrent en Allemagne.En réponse a une question, lord Churchill a dit : “Nous ne pouvons admettre que les mesures de représailles prises contre certains officiers anglais nous fassent départir d’une ligne de conduite que nous regardons comme humaine et juste en elle-même.” paratifs, est monté à l’assaut des hauteurs situées au ne d-est d’Oros-zepotak.Les troupes adverses sc sont rendues jusqu’aux barrières de fil barbelé que nous avions érigées, et là.elles ont été littéralement écrasées par notre artillerie.Dans 'a nuit du 25 au 26, l’ennemi a tenté, sans succès, plusieurs attaques dans les régions sises au nord, à l’ouest el à l’est du défilé d’Uzsok.“ Dans la direction ’.e la Slry, un combat opiniâtre sc poursuit.“ Un bataillon autrichien tout entier s'est reniu, hier, “ Notre e.couade d’aviateurs a lancé avec succès des bombes sur les aéroplanes allemands réunis à l’aérodrome situé près du village de Sauniki.“ Durant la journée, nous av ms opéré la capture de deux aéroplanes, Fun allemand et l’autre autrichien.’ VIENNE Vienne, viâ Amsterdam, 28, (1.55 a.m.).—Le communiqué officiel suivant a été publié hier soir : “ Aucun engagement important n’a eu lieu aujourd’hui.Cependant, en certains endroits, il y a eu de violents duels d’artillerie.“ Dans les Carpathes, les Russes ont suspendu leurs attaques contre nos positions après avôîr souffert des pertes sérieuses.” LES NEUTRES LTtalje a refusé la dernière carte de l’Autriche, dit une dépêche de Turin.L’entente avec les Alliés est considérée plus avantageuse que l’offre austro-allemande.L’Italie voudrait se ranger du côté des “ nationalités opprimées ”.—Les Etats-Unis ont fait des représentations auprès de la Porte au sujet des massacres d’Arméniens qu'ils désirent voir cesser.—L’empereur Guillaume a envoyé une dépêche à sa soeur la reine de Grèce lui annonçant ses succès comme avertissement aux neutres de ne pas se ranger avec ses ennmis.—M.J.L.nlderkin, d’Halifax, actuellement en Hollande, dit que ta reine Wilheimine a déclaré qu’elle abdiquerait si son pays était e drainé dans cette guerre d’aucun côté.LF : CANADIENS PAS ENCORE AU REPOS DES DEPECHES, CE MATIN, DISENT QUE LES CANADIENS SONT ENCORE AU FEU, SUR UN FRONT DE CINQ MILLES.— DES RENFORTS ARRIVENT.— LA LISTÉ Dh;S PERTES AUGMENTE.Londres, 28 — D’après les rapports reçus à Londres jusqu’à de bonne heure ce matin, ies Canadiens se battent encore désespérément sur une ligne de bataille allant de Plike jusqu’au canal d’Ypres et Fûmes, sur une étendue de cinq milles.Conjointement avec un certain nombre de régiments anglais, ils ont pris une vigoureuse offensive au nord d’Ypres et on dit qu’ils ont fait des progrès considérables.Un rapport digne de foi fixe les pertes canadiennes, tués, blessés et manquants à l’appel, pour la semaine dernière, à 2,OUI), y compris 25 officiers tués et 100 blessés.RENFORTS RENDUS EN FRANCE Londres, 28 — Un grand nombre de troupes de renfort pour les Canadiens embarqués à Folkestone lundi soir, sont arrivées indemnes en France.Il s’y trouve des hommes du second contingent canadien qui vient d’arriver et des réserves laissées en Angleterre par certains bataillons du premier contingent.—Le second contingent canadien campé à Shorncliffe depuis son arrivée en Angleterre, comprend le 23e Westmount, sous le colonel Fisher, parti en février, la 6e brigade d’artillerie de campagne.sous le colonel Rathbun, partie de Montréal le 1!) février, un régiment de la Colombie Britannique et un détachement du service de l’armée ainsi que des unités similaires.* * * Londres, 28 — La forte liste de pertes parmi les Canadiens à la ligne de feu a provoqué un appel pressé de renforts lundi soir.Aussitôt les officiers et troupiers canadiens qui sont en Angleterre sont partis après une parade où les citoyens de Folkestone ont fait une manifestation enthousiaste aux partants.Le départ n’était pas tenu secret cette fois-ci.Le maire et la mairesse de Folkestone ont donné une réception au major-général Babington et au bri-gadier-général Macdougall qui commandent les Canadiens, ainsi qu’aux autres officiers canadiens et anglais.Les Canadiens étaient à Londres lundi, et ont été Folbjet de très enthousiastes manifestations de la part de la population.LE 14e DE MONTREAL ARRETE L’ENNEMI.- RECIT D’UN “HIGHLANDER” Londres, 28.— Un “highlander” qui a pris part au combat, fait le récit suivant: “Jeudi après-midi, i! se produisit soudain un recul des Français, à gauche du contingent canadien, sur le chemin allant d’V-pres à Langemarck.Un fort vent soufflait des lignes ennemies, et il apportait une odeur suffocante que nous savions provenir de gaz délétères.La fumée s’avançait semblable à une verte muraille mouvante haute de 4 pieds et qui s’étendait sur plusieurs centaines de verges et s’élevait de plus en plus.Soudain nous entendîmes des cris étranges, et une masse d’hommes fit irruption sur nous.Ils trébuchaient comme s’ils avaient été ivres.Ces soldats, qui battaient en retraite, constituaient quelques-uns des meilleurs soldats du monde, et leur courage el leur sang-froid étaient proverbiaux.Vers 6 heures, je rejoignis mon bataillon.J’appris plus tard, qu'un vif combat s’était livré à Saint-Julien, où le 14ème bataillon (de Montréal), canadien s’était opposé à la marche de l’ennemi.A 7 heures et quart, nous reçûmes l’ordre d’aller de l’avant.Nous primes le chemin menant vers Saint-Julien.Arrivé au chemin de travyrse, le bataillon se forma en compagnies et attendit les ordres.Vers ce temps, il était 10 heures, nous savions qu’on se battait rudement à Saint-Julien, et l’on répélait que le 14ème bataillon avait repris le village.Après une nouvelle halte, nos officiers apprirent que les Allemands occupaient le bois depuis 7 heures.On fil ressortir le fait que les casques à pointe occupaient une forte position en arrière des lignes anglaises et qu'il fallait les en déloger coûte que coûte.Le bruit courait aussi que les ennemis avaient pris des canons anglais durant l’après-midi, et que la tâche de les reprendre nous incombait.Immédiatement, on donna l’ordre de charger à la baïonnette.Les ennemis furent finalement balayés du bois.Nous entendîmes un grand cri.On saluait la reprise des pièces d’artillerie.Il était de 2 à 3 heures du matin, vendredi, quand nos hommes leç atteignirent.Elles n’étaient pas défendues.Des corps d’Allemands gisaient autour.” DERNIERE LISTE DES HORS DE COMBAT LE NOMBRE DES OFFICIERS TUES ET BLESSES S’ELEVE MAINTENANT A 130.— LE CAPT.KENNEDY EST SAUF.Ottawa, 28.— Les autorités militaires ont reçu hier soir une nouvelle liste des pertes canadiennes.Cinq autres officiers sont sur la liste des morts, deux, blessés et manquant à l’appel et vingt-deux blessés.Les officiers canadiens tués et blessés sont maintenant au nombre de cent trente, ce qui fait prévoir une forte liste de sous-officiers et de soldats hors de combat.Le capitaine Clark Kennedy, qu’on disait mort, est belle et bien en vie.Il faisait partie du 5ème Highlanders de Montréal, où il travaillait Eour la Cie d’assurance Standard ife, avant son enrôlement.C’est un vétéran de la guerre de FAfrique-Sud.(Suite à la septième page).DE LA NUH CANADA Le gouvernement impérial accueillera maintenant les médecins canadiens pour le service médical des hôpitaux et des ambulances de campagne.—-Le conseil des ministres a adopté hier le plan de pension militaire déposé devant le parlement à lu dernière session.—Sir Robert Borden a reçu des félicitations du général French et du premier ministre de Queensland, Australie, pour la conduite des Canadiens.—Le 16e régiment canadien de l’Ouest canadien a occupé une position critique à Langemarck et a contribué beaucoup à sauver la situation.—Le lieutenant H.Fardley Pin-hey, porté comme tué sur la liste des officiers anglais, était né à Montréal de feu J.C.Pinhey, un peintre de l’Académie Royale.—Le Dr Fernand Ferras, rue Dorchester, Montréal, est le premier des médecins canadiens choisi pour aller servir en Serbie.Il y a 100 demandes.—Des canonniers canadiens voyant les Allemands tirer maladroitement sur trois avions anglais ont soupçonné une ruse et ont abattu un des avions qui portait deux Allemands.C’était une copie d’un appareil anglais.—Les Canadiens auraient été envoyés après mûre réflexion à un point critique du front parce qu'on avait confiance en eux, dit un officier interprétant le discours du général Smith-Dorrien à cet effet alors qu’il annonçait ce changement.ALLEMAGNE —Le correspondant du “ Times ” à Pékin, annonce qu’il a raison de croire que le capitaine Rabevon Papperheim, l’attaché militaire de la légation allemande en Chine a été tué en Mongolie.—-Les torpilleurs teutons ont arrêté au large de Falsterbo le paquebot suédois “ Louise ” et Font conduit à Swinemunde.—Les magistrats ont fixé le prix du pain, à Berlin, à 85, 65 et 45 pfennings pour des pains pesant respectivement 2 kilogrammes, 1 kilogramme et demi et 1 kilogramme.—Le ministère de la guerre allemand annonçait hier qu’un biplan a jeté 4 bombes sur Farmurerie d'O-berdoff.Six civils furent tués et 7 furent blessés grièvement.—La société des chimistes allemands a discuté hier le projet de rayer de la liste de ses membres honoraires le nom de sir William Ramsay.—Un télégramme de Copenhague à l’“Evening News” fait dire au conseiller d’état Herr Gottschalk que l’on cherche en Allemagne à acheter des provisions pour 4 ans.Le chancelier impérial a donné ces instructions alléguant “que l’Allemagne doit se préparer au moins pour cette période de temps”.Herr Gottschalk se dirige vers la Suède et la Norvège pour négocier l’achat de ces approvisionnements.ANGLETERRE —On annonçait hier que le collège Jésus d’Oxford a décidé de proscrire les liqueurs alcooliques pour toute la durée de la guerre.Le collège a imité cet exemple.On s’at tend à ce que les autres emboitent le pas.—A la vente à l’enchère fait au profit du fonds de la Croix Rouge $200,000 ont été recueillis.—On annonce officiellement (ju’un navire de guerre anglais a capturé ce que l’on croit être le dernier paquebot teuton dans le Pacifique, c’est l’“Elfriede”.—-Suivant un communiqué officiel d’hier soir, il ressort du témoignage des médecins que plusieurs soldats durant les derniers combats sont morts non des suites de leurs blessures, mais à cause du gaz asphyxiant répandu par l’ennemi.—Lord Derby a déclaré hier soir dans le cours d’une réunion que lord Kitchener, du moins il le lieuse, demandera bientôt la conscription.M.Francis Aeland, secrétaire financier de la trésorerie a annoncé hier à la chambre des communes que le gouvernement prenait des mesures pour se procurer aux Etats-Unis et au Canada des ouvriers habiles dans la fabrication des munitions.Il songerait à assurer leur transport gratuit.RUSSIE _ —Les Russes ont de nouveau tenté d’envahir la Bukovine, dit le correspondant du “Times” à Bucarest.Après la bataille du 22 et du 23 avril, ils ont fait reculer l’ennemi sur Malenki et ont capturé deux officiers et 180 soldats.On croit qu’ils feront un grand effort pour franchir le Pruth.—L’artillerie lourde a abattu, près de Czoboa, un avion russe du type Sikorsky.Trois occupants ont été tués.—Suivant une dépêche de Petro-grad au “Times”, ies experts s'attendent à des opérations plus importantes dans les Carpathes dans un avenir prochain.FRANCE ET BELGIQUE _—H appert d’après une dépêche d’Amsterdam que Roland Garros, dont ies Allemands ont annoncé la capture, serait parvenu à s’échapper après qu'une panne l’eut forcé d’atterrir en arrière des lignes allemandes.—Les Allemands ont informé les institutions de charité suisses que de_ 250,000 à 300,000 familles françaises expulsées à cause du manque de vivres des départements du nord de la France occupées par l’ennemi, passeront à travers la Suisse durant le mois de mai.—La commission de secours aux Belges a recuilli en vingt quatre heures $300,000.—La commission de la marine de la Chambre s’est réunie, hier, et a décidé de demander au gouvernement quels moyens les vaisseaux marchands pourraient prendre pour se protéger contre les attaques des sous-marins.TURQUIE LES FRANÇAIS A KÜM-KALEH ILS S'EMPARENT DE CETTE IMPORTANTE POSITION, SUR LE COTE ASIATIQUE DES DARDANELLES, ET D’AUTRES TROUPES S’AVANCENT SUR LA PE N INSU LE DE GALLIPOLI.Londres, 28.— Des soldats venus nés 4 coins du monde, sous les ordres des généraux alliés, ont commencé, hier, leur marche dans la péninsule montagneus et désolée de Galli poli, en route vers les Dardanelles.Les Alliés ont jeté le dévolu sur 4 endroits de la côte occidentale de la péninsule pour y opérer un débarquement.De bonne heure, dimanche, les navires de guerre se tenaient au large et se mirent à bombarder ,le.s positions ottomanes-.Puis mises à couvert par les vaisseaux, les troupes commencèrent leur débarquement.De vives escarmouches s’ensuivirent avec les ayant-postes turcs, mais ces derniers opposèrent apparemment peu de résistance, ear dimanche soir, les troupes se trouvaient assez solidement établie- sur le rivage.Dans la région de la péninsule située en Asie, les Français atterrirent au sud de Kuni-Kaleh et marchèrent contre la vieille forteresse située à l’entrée du détroit.Les batteries mobiles apportées par ’es Turcs, après que le fort fut réduit au silence en mars, furent forcé3s de céder après un dur engagement, dans le cours duquel les Turcs eurent d’aboru l'avantage, semble t il.Les Français ont subi des pertes considérables, mais avec l’aide des navires de guerre, ils se sont emparé de Kum-Kaleh, dimanche.Hier soir un communiqué officiel de l’amirauté et du “ War Office ” et un communiqué de Paris annonçaient le débarquement et portaient que les Français ont fait 500 prisonniers.Un bulletin officiel du Caire disait que les troupes alliées ont opéré un débarquement sous les ordres du général sir Ian Hamilton.Le bulletin de Paris faisait part de la prise du villagp de Kum Kaleii, et disait que les troupes françaises Font conservé en dépit de 7 contre-attaques de nuit, que les ennemis paraissent avoir éprouvé de grandes pertes, et que le débarquement s’opère heureusement partout.Les Turcs, dans un bulletin ofli ciel de Constantinople, affirment que les Alliés, protégés par les navires de guerre, ont tenté, dimanche, de débarquer des troupes à 4 endroits, sur le littoral de Gallipoli, à l’embouchure Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Adminvî-trateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47, 65 Saint-Francois-Xavier.Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal, Cour de Circuit No 2370.—J.E.La 1 onde, demandeur, vs.L.J.Morrissey, défendeur.Le 7me jour de mai 1915 à onze heures de l'avant-midi, en arrière du No 1918 rue Saint-Denis, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.H.TRUDEAU, H.C.S".Montréal, 28 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal, Cour de Circuit No 4373—J.Hamelin, demandeur, en garantie, vs.R.Renaud, défendeur en garantie.Le 8mc jour de mai 1915 h deux heures de l'après-midi, au domicile du dit défendeur en garantie, nu No 374 rue Dufresne, en la cité de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis eu cette cause, consistant en meubles de ménage, un piano, etc.Conditions : argent comptant.L 11.TRUDEAU, H.C.S.Montréal, 28 avril 1915.ASSURANCES I TEL.MAIN 968 ^ IttAŒJWCQUE Ch.623 EdificeTransportation COALC&MPANY / i mi fed DOMINION et SPRINGHILL BUREAU GErËrTTj.^ M2 Rue S«int.J.cîu„, VOL.VI.— No 98 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 28 AVRIL 1915 7 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE M.D.FOSTER ' DEMISSIONNE POUR TUER LE FLEAU LA RUSSIE OUVRE UN CONCOURS INTERNATIONAL POUR L’INVENTION DE DENATURANTS PROPRES A RENDRE IMPOSSIBLE COMME BOISSON L’EMPLOI DE L’ALCOOL.L’INDUSTRIE DE LA PULPE INTERVIEW DE M.J.E.A.DU-BUC, PRESIDENT DE LA COMPAGNIE DE PULPE DE CHICOUTIMI, RECEMMENT DEBARQUE D’EUROPE.MM.Pigeon, Pigeon & Davis, agents de brevets d’invention, hôtel du “Power”, chambres 525-526, nous transmettent l’avis suivant publié par le ministère des Finances de Russie, concernant les conditions du concours pour la recherche des substances servant à la dénaturation de l’alcool: En vue d’encourager une large application de l'alcool (esprit de vin) aux besoins techniques, un concours international est ouvert; il comporte trois prix, notamment, un de 30,000 roubles ($22,500), un autre de 15,000 roubles ($11,225) et un troisième de 5,000 roubles ($3,750), pour l’invention de nouveaux dénaturants ou pour le perfectionnement des procédés de dénaturation déjà existants, qui, tout en assurant la circulation libre de l’alcool dénaturé, en rendraient impossible l’emploi comme boisson.Les nouvelles substances dénaturantes devront satisfaire aux conditions suivantes: 1) Les dénaturants devront transformer l’alcool en liquide complètement impropre à l’ingestion, en communiquant à l’alcool un goût répugnant ou en provoquant un effet physiologique drastique sur l’organisme (nausées, vomissements, diarrhée).2) Les dénaturants ne doivent pas répandre d’odeur suffocante qui rendrait difficile ou nuisible l’utilisation de l’alcool pour les besoins de la vie quotidienne.3) Les dénaturants ne doivent Sas laisser de résidu après la com-ustion, et ne doivent pas contenir des substances, nuisibles aux appareils dans lesquels l’alcool est brûlé.4) La séparation des dénaturants de l’alcool par des moyens simples, comme l’élimination par l’eau, le salage, la filtration à travers du charbon, la simple distillation, etc., — doit être impraticable.5) Les matières premières servant à la préparation des dénaturants doivent être du nombre de celles qu’on peut obtenir en Russie ei quantités suffisantes.Le terme fixé pour la présentation des déclarations des concurrents expire le 1er janvier 1916.Les déclarations devront être présentées, rédigées en langue russe ou française, à la Direction Générale des contributions indirectes et de la Régie de l’alcool (Glavnoé Ouprav-lenié Neocladnich Sborow i Casen-noij Prodagy Piteij, à Petrograd) dans des paquets avec une devise de l’auteur; sous enveloppe séparée, portant la même devise, on devra indi-quer le nom et l’adresse du concurrent.Dans les déclaraîtions, on devra indiquer la composition du dénaturant proposé, la quantité nécessaire pour chaque “vedro” (12,3 litre) d’alcool et le prix du dénaturant.On devra joindre aux déclarations sus-mentionnées des specimens des dénaturants,dont la quantité ne devra pas être moins d’un kilogramme.Les déclarations présentées seront examinées par une commission du concours, formée de personnes désignées par le Ministre des Finances.Prendront part à cette Commission des représentants des Ministères et des directions générales intéressés, ainsi que des représentants de la science et de l’industrie.En cas d’invention ou de perfectionnement.particulièrement précieux, la commission aura le droit d’adjuger à une seule personne plusieurs ou tous les prix destinés au concours.L’examen des déclarations présentées et le décernement des prix auront lieu le 1er juillet 1916 au plus tard.Les décisions de la commission du concours seront confirmées par le Ministre des Finances.Le Gouvernement russe se réserve le droit d’utiliser les méthodes de dénaturation ayant obtenu les prix sus-mentionnés, sans indemniser les inventeurs.M.J.E.A.Dubuc, président de ta compagnie de pulpe de Chicoutimi, était au Ritz, hier soir, frais débar qué de l’autre continent.M.Dubuc, malgré toute l’importance de sa situation chez nous est fort simple et apres un “que peut-on faire pour vous?” — des plus hospitaliers, se laisse attaquer.Revenu le 18 dernier d’Angleter ic et de France, où des ajustements de contrat pour son service de navigation l’appelaient surtout, M.Du bue en rapporte en outre l’assurance que la fusion de cinq grandes compagries de pulpe, dont une américaine, ne peut maintenant que s'opérer.“C’est une affaire tout à fait canadienne, dit-il, et quoique la capitale en soit aux Etats-Unis, nous en avons l’initiative et la direction.” -Avez-vous rapporté de vos voyages '.’idée de quelques COMMERCE ET FINANCE LE JEUNE DEPUTE CONSERVATEUR JETE PAR-DESSUS BORD PAR LE PREMIER MINISTRE ABANDONNE SON SIEGE DE KINGS, NOUVELLE-ECOSSE.LE RAPPORT DU “STEEL” IL EXPRIME UN 389,861, MAIS '.’idée de quelques perfectionnements nouveaux qui pourront servir ici à votre industrie?—Oh! non, parce que là-bas on fait le papier à journal, tandis que nous exportons la pâte de bois qui est destinée à sa fabrication.D’ailleurs, nous n’en saurions que faire —nous sommes en plein progrès.Nos navires, car la compagnie de Chicoutimi en dispose exclusivement de cinq, ont expédié cette année, même en France, 50,000 tonnes de pâte de bois et 100,000 en Angleterre.—Cette industrie est-elle un peu spéciale au Canada?—Pas tout à fait, car elle a son importance en Suède et en Norvège.De plus, deux compagnies françaises avec qui nous avons des relations commerciales, la maison Dar-blay et le Petit Parisien, sur les bords de la Seine, fournissent 100 et 150 tonnes de papier par jour, ainsi que la maison Lloyds, de Londres, qui peut en exporter 50,000 à l’année.M.Duibuc parle ensuite d’autres projets dont la fin des hostilités permettra la réalisation et beaucoup de navigation.Il fallait pourtant glisser un mot sur la guerre, c’est la monnaie courante.Là-dessus, M.Duibuc, quoique très renseigné, préfère ne pas être disert.11 a foi en la réussite finale et dit que l’offensive annoncée pour le printemps n'est pas une fumisterie.Elle sera donnée aussitôt que les routes auront durci.Quant aux derniers revers des alliés, il ne faut pas s’en effrayer Fame.Sur une ligne de front de 300,000 milles, les alliés ont 2,000,000 d’hommes et une réserve de 1,700,000.Les Allemands en disposent des trois-quarts au plus.En venant à parler des victoires anglaises, M.Dubuc ne parait guère s’enthousiasmer.Us ont bien combattu, mais en petit nombre.La moyenne de leurs troupes sur le continent n’a jamais excédé 160,000 hommes.Puis, his distis, nous en revenons au groupement des compagnies sur lequel courent les rumeurs les plus persistantes.M.Dubuc croit bon de ne pas livrer leurs noms avant que l’assemblée definitive soit tenue à New-York et que tous les directeurs soient nommés.—Ca ne tardera pas, finit-il, avec un bonsoir.J.CHAUVIN.Ottawa, 28 — On annonce que M.A.Dewitt Foster vient de démissionner comme député de Kings, N.E., à la Chambre des Communes.On se rappelle que M.Foster est l’un des deux députés dont la conduite en rapport avec l’organisation des contingents a été sévèrement blâmée par le premier (ministre, à la fin de la dernière session.Sans que le gouvernement en eût connaissance, M.Foster se fit nommer agent du ministère de la Milice pour l’achat des chevaux de remonte, recevant pour cette fin une somme totale de $73,000, dont il n’a jamais rendu compte autrement qu’en produisant un certain nombre de che vaux.Il a été établi qu’un bon nombre des chevaux ainsi achetés n'étaient rien moins qu’en état d’affronter les fatigues de la guerre étant fourbus, malades ou vicieux.M.Foster n’était pas à la Chain bre le jour où cette semonce lui fut servie par M.Borden mais il est revenu à Ottawa la semaine demie re, dans le but avoué de s’enquérir de sa situation exacte par rapport au gouvernement.Il faut croire que la réponse a été aussi catégorique que peu favorables, car il a formellement donné sa démission.M.Foster était le plus jeune député de la Chambre.Elu en 1911.il avait défait sir Frederick Borden., ministre de la milice dans le cabinet Lan rier.On dit qu’il adressera prochai-, nement à ses électeurs une lettre contenant de complètes explications 15 6 Vi Ottawa, 28.—Un compte rendu du commerce canadien publié hier révèle, pour l’exercice liuancier, un total général de 1,078 millions $173,-240 par comparaison avec 1,112 millions $562,107 pour l’exercice anterieur, résultat particulièrement sa tisfaisant, étant donnée la dislocation du commerce mondial et la crise d’avant la guerre.On n noté une amélioration marquée durant le dernier mois de l’exercice, le commerce général s’établissant à 110 millions $540,998 contre 92 millions $887,053 en mars 1914.Les importations se sont ch'f-frées, pour l’année, par $587,364,363 et les exportations par $409,419,50.1 contre $633,564,000 et $431,589,658 respectivement, l'an passé.-£- UN SERVICE SUPERIEUR Le Grand Tronc a certainement la palme pour le meilleur service entre Montréal et Toronto, comme le démontre d’ailleurs la popularité des Irains rapides qu’il fait circuler entre ces deux villes.En plus de l’aménagement splendide de l'International, Limited, qui comprend un wagon-salon-observatoire, un \va-gon-salon-bibliothènue et un wagon-buffel, qui laisse Montréal tous les' jours de l’année à 900 a.m., et arri-' ve à Toronlo à 4.30 p.ni., il y a encore la route magnifique faite avec des rails d'acier de 100 Ibs.qui esl devenue si bien connue du public voyageur qu’il serait inutile d’insister.Le train de nuit qui laisse Montréal à 11.00 p.m.et arrive à Toronto à 7.30 p.m., comprend en plus de wagons-'lits du dernier modèle, des wagons-clubs à larges vestibules et compartiments construits expressément pour le confort et l’accommodation des clients du Grand-Tronc.Gcs wagons-clubs sont des wagons de luxe à tous le* points de vue; un buffet y est en opération el les dernières publications sont mises gratuitement à la disposition des occupants des wagons-lits.réc.LE MARCHE ALIMENTAIRE On a remarqué un léger fléchissement dans les prix du beurre et du fromage, ainsi que dans ceux des fèves.I^es prix déclinent sensiblement à la campagne; pour s’en convaincre, on n’a qu’à suivre l'évolution des cours, bien que la saison ne soit qu’à son débul.Les affaires sont assez nombreuses, dans les conditions existantes, el les arrivages concordent assez fidèlement avec ceux de la période correspondance de l’année dernière : Nous cotons: OEUFS.—Les arrivages ont été de 3,601 boites contre 3.664 pour le même jour de la semaine dernière, et 3,608 à pareille date l’année dernière.Nouvelle ponle.22s BEURRE.—Les arrivages ont été de 408 colis contre 861 le même jour de la semaine passée, et 837 pour le jour correspondant d’il y a un an.Crémerie de haut choix lil) à 33 s Crém'rie d - bon choix OU à 32Vss Second choix.31 à 31'js FROMAGE.— Les arrivages ont été de 1.836 boîtes contre 762 la sema'ne dernière et 732 l’an passé, à pareille date.Coloré de haut choix.Blanc de haut choix.De l’Est, de liant eh(Wx FEVES.- Au wagon, perte de l ib.(t demie par boisseau.Au wagon, perte de 3 Ibs par boisseau .Auwagon, perle de 5 !bs par boisseau .2.65 à De seconde qualité .2.70 à FARINES.— Premières patentes .Secondes .Fortes à boulanger.PRODUITS DF.L’ERABLE, Sirop, bidon de 8 Ibs.65 à 70s Sirop, bidon de 10 Ibs.75 à 80s Sirop, bidon de 13 Ibs.$1 à $1.20 16 Ta KiTs 16 à 16 h s à 16:i, i à lO'Ts j $3.00 à $3.98 2.7,’> à 2.70 2.75 $8.20 «7.70 $7.50 LL 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 28 AVRIL 1915 VOL.VI.— No 98 Le temps qu’il fera f Orages locaux.Généralement beau.Jeudi beau et frais.Aujourd’hui maximum .Même date l’an dernier Aujourd’hui minimum .Mime date l’an dernier 70 62 46 43 BAROMETRE: 11 h.matin, 29.88 ) h.matin, 29.90; midi, 29.86.DEMAIN, JEUDI 29 AVRIL S.Pierre de Vérone, martyr.Lever du soleil : 5 heures 54.Coucher du soleil : 7 heures 03.Lever de la lune : 7 heures 52.Coucher de la lune : 4 heures 20.Dernier quartier de la lune, le mai, à Oh.20m.du matin.LE PROBLEME DES PENTES DOUCES IL DONNE LIEU A UNE LONGUE DISCUSSION, CE MATIN, AU BUREAU DES COMMISSAIRES.— M.L.A.LAPOINTE' CONTRE TOUT REGLEMENT A L’AMIABLE.DERNIERE HEURE Voir les nouvelles de l’avant-midi en page 7.SIR WILFRID ET SIR LOMER LES DEUX CHEFS LIBERAUX CONFERENT A QUEBEC POUR DETERMINER LA DATE DES ELECTIONS.— M.J.E.CARON SOUS- MINISTRE.— CANDIDATURES PROBABLES.LA GUERRE LA LIGNE ENNEMIE VACILLE Les Alliés éxécutent aujourd’hui une offensive vigoureuse en Belgique forçant le front allemand à une douzaine d’endroits.— Les Belges infligent d’énormes pertes aux Teutons, hier soir.— Une bataille gigantesque, avec les Français à l’attaque, se prépare.(De notre correspondant! Québec, 28 — On assure que le but de la visite de sir Wilfrid Laurier, chef de l’opposition, à Ottawa, était de conférer avec les chefs libéraux de la province pour déterminer la date des élections provinciales, et que sir Wilfrid et sir borner Gouin sont tombés d’accord sur la tenue des élections en même temps que les élections fédérales ou un peu avant, si, comme tout 1 indique, la dissolution du parlement canadien a lieu ces jours-ci.La nouvelle que le “Devoir” annonçait hier, que l’hon.J.E.Caron succéderait probablement à M.G.A.Gigault, comme sous-ministre de l’Agriculture, se confirme et on désigne comme prochain ministre de l’Agriculture M.Antonin Gali-peault, député de Bellechasse, assistant-orateur de l’Assemblée legislative.M.Desaulniers, député de Ghambly, deviendrait alors député-orateur.On parle de plusieurs candidatures probables dans l’arène lédéra-le.M.Georges Parent sera candidat dans Québec-Sud si M.Win.Power ne brigue plus les suffrages dans cette division.Dans le cas contraire.M.Parent se présenterait dans S.-Sauveur.On dit aussi que M.1.A.Lane sera candidat dans Dorchester, et M.Hector Laferté dans Bellechasse.Dans Québec-Ouest, pour le provincial,_ la lutte pour la •candidature ministérielle se fait entre l’écbevin Martin Madden et M.Fergus Murnby.On narlc -aussi de M.Arthur Fitzoatrick.avocat, fils de sir Charles Fitzpatrick.Les rumeurs d’élections prochaines.tant au provincial que pour le fédéral, circulent sans cesse.Québec, 28.—Sir Wilfrid Laurier a rendu visite à l’hon.P.E.Leblanc, lieutenant-gouverneur de la province, ce matin, au Parlement.MGR LEPAILLEUR ELU PRESIDENT Mgr LePailleur, curé de la paroisse S.-François d’Assise, a été élu hier soir, president de la commission scolaire de la Ville Longue-Pointe.Mgr LePailleur est en plus président-général de l’Association des Commissions Scolaires Indépendantes de Montréal et de la banlieue.L’HOMOLOGATION DE LA RUE ROBIN La cause de la Ville contre la Commission scolaire catholique, au sujet de l’affaire de la rue Robin, viendra en cour de Pratique, cet après-midi pour enquête.Me G.Lamothe, C.R., représente la Commission scolaire et ÂIc J.L.Archambault, C.R., représente la Ville, Nous avons déjà donné à plusieurs reprises les détails au sujet de cette affaire: la Ville veut ouvrir la rue Robin, de la rue Saint-Christophe à la rue Saint-Denis; mais la ligne d’homologation traverse un terrain que la Commission scolaire avait acheté pour y ériger une école, et la Commission s’objecte à ce que la Ville maintiennent la ligue homologuée: elle prétend qu’en cédant à la Ville la partie du terrain nécessaire pour ouvrir la rue, elle perdrait beaucoup, car il ne resterait pas assez de terrain pour bâtir l’école et il lui faudrait revendre avec perte.Les pentes douces ont-elles, oui ou non, causé une dépréciation aux propriétés des citoyens d’tlocbela-ga V M.le maire, M.le commissaire Hébert et M.Laurendeau, l’avocat en chef, répondent affirmativement ; M.L.A.Lapointe dit que ce n’est pas si sûr que cela.Quoiqu’il en soit, M.Hébert se dit très embarrassé de trouver des témoins experts qui disent que les propriétaires n’aient pas eu à souffrir de cette amélioration.Il a suggéré, au milieu des rires, M.L.A.Lavellée, l'ancien maire, et M.L.A.Lapointe, pour remplir ces fonctions.Ce dernier ne partage pas du tout l’opinion de M.le commissaire des finances.La propriété acquiert une plus-value de ces améliorations.Celle-ci doit entrer en ligne de compte.Nombre de ces propriétés n’avaient pas d’accès praticable avant la création des pentes douces, soutenait-il, ce malin, au bureau des commissaires.En réponse au maire .Martin, qui est d’avis qu’il vaut mieux dans l’intérêt de la ville régler les réclamations à l’amiable, M.Lapointe assure que la contestation devant les tribunaux ne saurait coûter plus cher, car dans les quelques causes qu’on se propose fie régler, les avocats demandent les honoraires qui leur seraient accordés s’ils avaient gagné leur procès en cour.Le leader met en doute ensuite la, question des dommages.Ne serait-il pas possible de se faire relever par Quebec de l’obligation de les payer?Les propriétaires ont attendu bien longtemps avant de se plaindre.Us ont laissé élever des murs coûteux et, tout à colin, ils se sont trouvés lésés.M.Lapointe conclut que dans cette affaire, ce n’est pas sa seule opinion, mais encore celle de l’é-chevin du quartier qu’il expose.Il faut régler l'affaire en bloc et non pas en s’occupant d’un propriétaire après l’autre.Le meilleur moyen de régler en bloc c’est la contestion pure et simple devant les tribunaux, personne ne pourra se dire lésé de la sorte.M.Martin réplique qu’en s’adressant aux tribunaux, on paiera trois ou quatre fois plus cher que si l’on réglait l’affaire à l’amiable.Cette affaire des pentes douces est actuellement soumise à l’étude par une commission echevinale qui fera rapport lundi.LA RUE NOTRE-DAME OUEST Le maire est par contre opposé à l’achat à l’amiable des propriétés nécessaires à l’élargissement de la rue Notre-Dame ouest.M.le commissaire Heuert pense que ce mode de procéder serait le plus économique.Bon nombre de propriétaires sont raisonnables, il s’agit d’amener les autres au bon sens.M.le commissaire Côté croit avec raison que tout cela dépend des prix qui sont demandés.La ville n’a qu'à accepter l’offre des propriétaires, si celle-ci est sensée.* M.HEBERT A NEW-YORK Reconnaissant le succès que celui-ci a obtenu dans la négociation du dernier emprunt à New-York, le bu reau des commissaires délègue île nouveau M.Hébert dans cette vide où il se rendra ce soir.Il a pour mission de persuader le plus graml nombre de maison linancières possibles de faire des offres à la ville, il s'agit, cette fois, d’un emprunt de $(>,000,000 à un moment où le marché n’est pas favorable, à cause des nouvelles d’Europe qui ne sont pas bonnes pour les alliés.M.Hébert expliquera aux financiers de New-York qu’ils ne pe1’-dront pas de temps en traitant avec la ville de Montréal.Les soumissionnaires malheureux pourront ar 1 ver le matin, à Montréal, et en repartir le soir, avec leur chèque en poche.Quant au soumissionnaire heureux, il pourra retourner en même temps qu’eux avec son contrat tout signé.Si par hasard le marché était trop bas.la ville laisserait tomber fies soumissions et en appellerait d'autres plus tard, dans un moment de hausse.LA VILLE ET LA PROVINCE.La Ville payait à la province, jusqu’à ces dernières années, la .somme de $10,000 sur les amendes qu'elle retirait pour les infractions aux lois criminelles et provinciales.La Province depuis trois ans refuse tic somme voulant qu’on lui cède lu recette totale des amendes.La Ville consentirait à lui donner $15,-000, mais pas un sou de plus.Ce matin, le maire a nommé une commission composée de M.le commissaires Côté et McDonald, de M.Gauthier, chef de la Cour du Recorder et de Me Charles Laurendeau pour avoir une entrevue avec le trésorier de la province, M.Mitchell, et discuter la question avec lui.Paris annonce de nouveaux progrès au nord d’Ypres et sur les Hauts-de-Meuse.— Les Russes reprennent eux aussi l’offensive dans la région du col d’Uszok, dans les Carpathes.LE CROISEUR CUIRASSE "LEON-GAMBETTA" EST COULE (Spécial au “Devoir”) Londres, 28.— Aujourd’hui, en France et en Belgique ce sont les Allemands qui onl pris l’offensive.Des rapports d’une demi-douzaine d’endroits révèlent que la ligne allemande, en dépit de sa solidité, vacille à certains points sous les assauts répétés des Alliés.L’effort combiné des troupes belges, anglaises, françaises dans le Nord de la Fran ce se porte sur le coude formé par la nouvelle ligne teutonne dans la région de S.-Juiicn.On croit que sir John French a jugé qu’il faut le reprendre.les ennemis n’ont eu guère le temps que de se creuser de nouvelles tranchées, et les experts militaires du “War Office” décla-¦ent qu’il sera possible aux Alliés le recouvrer tout le terrain perdu ans éprouver des pertes trop considérables.On mande des quartiers-généraux belges qu’hier soir les Allemands ont répandu une grande quantité de gaz asphyxiant.Tous les soldats belges, des tampons de coton dans les narines s’étalent couchés par terre.Les casques à pointe, croyant les Belges évanouis, s’avancèrent en formation profondes, mais les mitrailleuses les aillèrent littéralement en pièces, et finalement les ennemis se replièrent en désordre.Leurs pertes furent énormes.Les autorités portent aussi leur attention sur le territoire compris entre la Meuse, la Moselle et la Haute-Alsace, où de sérieux combats, on le sait, font déjà rage.Le général Joffre a fait savoir qu’il espérait qu'un réel mouvement d’offensive serait en bonne voie d’exécution vers premier mai, dans 3 jours.Les autorités s’attendent à recevoir sous peu la nouvelle d'une bataille gigantesque.BULLETIN DE PARIS Paris, 28.(2.33).— Communiqué officiel de cet après-midi : Au nord d’Ypres, nous avons continué à gagner du terrain, en particulier à notre gauche, où nous nous sommes emparé de (i mitrailleuses, de 2 lance-mines et d’une grande quantité de matériel de guerre, faisant en même temps plusieurs centaines de prisonniers, plusieurs officiers compris.Les pertes de l’ennemi ont été considérables.A un seul endroit, non loin du canal, nous avons compté plus de 500 corps d’Allemands.Sur les Hauts-de-Meuse, le long de la ligne Les Enarges-Saint-Remi, nous avons» continué à gagner Ju terrain, nous avançant sur une distance d’environ un kilomètre (2-3 de mille), faisant subir de très grandes pertes à l’ennemi et détruisant une balterie allemande.BULLETIN DE BERLIN L'ENNEMI FAIBLIT al- la à de le M.MONETTE ET L’AQUEDUC DE SAINT - JEAN IL N’ENTEND PAS, DIT-IL, ETRE RECUSE DANS UNE AFFAIRE OU IL S’AGIT D’APPRECIATION ET D’HONNETETE ET NON DE DROIT.offi- par ter- ont LES FUNERAILLES DE M.GIGAULT Québec, 28.—Les funérailles de M.G.A.Gigault, sous-ministre de l’Agriculture, ont eu lieu, ce matin, à Sainte-Foye.Le service funèbre a été célébré par le T.R, P.Don Pacôme, ab^é mîtré d’Oka.Dans 'e cortège très nombreux, qui accompagna la dépouille mortelle, on remarquait Thon.J.E.Caron, M.G.A.O’Halloran, sous-ministre de l'Agri culture à Ottawa ; l’hon.Cyr.I)e-lage et une foule d’autres citoyens en vue.Les porteurs étaient M.Morin, auditeur, le Dr N.E.Dionne, ancien bibliothécaire de la Législature, M.Dufault, nus-minislre de lu Colonisation, et M.Sylvestre, soils-minis-des Travaux jauhto*» _______________j LE CONTRAT EST SIGNE.M.Quinlan a signé, ce matin, le contrat pour la construction de Ja bibliothèque.Le Conseil qui veut absolument que l'est de la ville soit doté d’un monument superbe veut, dil-on, qu’il n’entre pas d’autre pierre que du granit dans sa construction.AVIS AUX DEPOSITAIRES OU DEVOIR Nos dépositaires qui déménagent sont priés de nous faire parvenir immédiatement leur nouvelle adresse soit en appelant Main 7461 ou en s'adressant directement à nos bureaux, 43 rue Saint-Vincent.Berlin, 28.— Communiqué ciel de cet après-midi: Toutes les tentatives faites les Anglais pour recouvrer le raiu perdu dans les Flandres échoué.En Champagne, au nord de Le Mesnil, les troupes allemandes ont pris d’assaut les retranchements français.Nous avons repoussé les attaques des Français dans Rois-lc-Prètre.Les Français n’ont pas renouvelé leurs attaques contre Hartmans-Weilerkopf, dont nous sommes maîtres.Au nord-est et à l’est de Suwalki, dans la Pologne russe, les Teutons ont enlevé les positions russes sur une étendue de 20 kilomètres (12 milles).LES MOSCOVITES SUR L’OFFENSIVE Genève, Suisse, 28.— Les Russes ont repris leur mouvement d'offensive dans la région du col d’Uszok, après une période d’environ une semaine dans le cours de laquelle toute; les opérations se sont bornées à des canonnades, dit une dépêche de Bucarest à U» “Tribune”.Us ont profité de ce répit pour renforcer leurs troupes déjà rendues dans la partie sua dès défilés occidentaux, et pour préparer le renouvellement de l’attaque dans la région de Stryj, au nord du col d’Uszok, GROSSE PERTE POUR LA FRANCE Paris, 28.— Le gros croiseur cuirassé français “Léon Gambetta”, d’un déplacement de 12,416 tonnes, a été torpillé et coulé, probablement par un sous-marin autrichien, dans l’Adriatique au large du canal d’Otrante.On ne sait pas encore combien de membres de l’équipage ont péri, mais le ministère de la Marine dit qu’il y en eut de sauvés.11 y avait à bord un équipage de 700 a 800 marins et officiers.Ce croiseur a été construit à Brest en 1003 et mesurait 480 pieds de longueur, 7014 de largeur et tirait 20 Vs pieds d’eau.Son armement était de quatre canons de 7.0 pouces, seize de 6.4 pouces et 24 pièces de trois livres en nuire de cinq tubes lance-torpilles.11 avait coûté $5,880,000.Londres, 28.— La tentative lemande de contournement de gauche des positions anglaises Ypres et d’expulsion des Alliés la Belgique, a échoué, suivant correspondant du “Times”, dans le nord de la France.Le combat fait encore rage, mais le mouvement d’offensive des Teutons a été définitivement enrayé, dit-il, et les Alliés ont de nouveau mis solidement le grappin sur la rive orientale du canal de l’Yser.Ils ont expédié de larges renforts et ont renforcé et consolidé la nouvelle ligne.Au dire du correspondant, des indices révèlent déjà que les~attaques ennemies faiblissent.BULLETIN BELGE Londres, 28.— Aux quartiers-généraux belges sur le continent on a publié le communiqué officiel suivant: ”La situation à 6 heures hier démontrait que l’artillerie allemande déployait peu d’activité en face des lignes belges.Les Français, aidés par l’artillerie et l’infanterie belges ont capturé Lizerne et plusieurs tranchées teutonnes du côté de Ilot Sas.Nous avons compté plus de 200 morts sur le champ de bataille.Le butin comprend 6 canons-revolvers, et 200 prisonniers.L’attaque se poursuit.BULLETIN DE PETROGRAD UNE BATAILLE FAIT RAGE DEPUIS 5 JOURS EN GALICIE.Petrograd, 28, viâ Londres.—Le combat livré par les armées russes «t austro-allemandes fait rage depuis 5 jours, et il ne fait pas mine de diminuer.L’issue est toujours incertaine.Suivant les maigres rapports re çus ici, Tannée excessivement forte des ennemis reçoit tous les jours des renforts.Au sud-ouest du Stry, les Russes menacent encore le col d’Uszok qui demeure entre les mains des Allemands, bien que nous ayons déjà c, pturé les crêtes situées immédiatement au nord et au nord-ouest.Un avion géant des Moscovites a lancé 1200 Unes d’explosifs à N fide nb erg, chas la Prusse orientale, a 24 milles au sud de Kocnigsburg.A Suwalki, un avion allemand a été abattu à l’intérieur des lignes teutonnes.SUCCES TURCS AUX DARDANELLES ?Berlin, 28.—Parmi les nouvelles communiquées par l’agence Outremer se trouve la suivante : “ Les troupes ottomanes ont repoussé 4 armées de débarquement des Alliés, dans la péninsule de Gallipoli.Des troupes mahométanes, qui ont atte-ri avec les Français, se sont rendues aux Turcs.LA BATAILLE DE LANGE-MARCK A COUTE CHER Ottawa, 28.— Les détails reçus jusqu’à présent au département de la milice démontrent que la bataille de Langemarck a coûté cher en officiers aux différents bataillons canadiens.Les listes reçues jusqu’à présent donnent en officiers tués, 3 colonels, 3 majors, 9 capitaines eï 13 lieutenants, on compte un colonel blessé, 14 majors, 32 capitaines et 56 lieutenants blessés aussi.Ceci porte à 28 le nombre des officiers tués, et à 103 le nombre des blessés, faisant un total de 131 officiers mis hors de combat.Montréal compte 6 officiers tués et dix blessés, formant un total de seize.(Spécial au “Devoir”) Saint-Jean, 28.— M.le juge Mo-nette n’a pas causé une légère surprise ce matin, quand contrairement au communiqué qu’il avait fait à la presse montréalaise, il est venu prendre sa place au tribunal pour y entendre l’affaire de l'expropriation de l’aqueduc de Saint-Jean.Un autre juge de Montréal, M.Char-bonneau, envoyé par le juge en chef du district de Montréal, était aussi rendu au palais de justice et c’est lui, conformément à la volonté de la législature qui a implicitement écarté M.Mouette dte cette affaire, qui a reçu la requête en expropriation et qui a fixé l’enquête au 15 juin.Cette procédure s’est faite dans le cabinet du juge et M.Mouette qui était sur le banc à ce moment, devinant sans doute ce qui se passait à son insu a laissé entendre que la requête finira bien par lui être soumise.“On ne pourra pas toujours siéger en chambre, dit-il, il faudra bien entendre des témoins ouverte-j ment: j’y serai!” Ceci amènera sans doute un con-j flit sans précédent dans l’histoire judiciaire du pays car M.Monetie aura, pour exécuter sa promesse, à ignorer un bill de Québec, qui dit que l’affaire de l’Aqueduc sera sou-: mise à un juge du district de Mont-j réal signifiant par là que M.Monet-i te, qui n’est pas de ce district, ne pourra pas en prendre connaissan-i ce.M.Monette trouve cette situation de nature à jeter des doutes sur son honneur et c’est pour cela qu’il est venu au tribunal ce matin, après en avoir dûment averti le Procureur-Général.M.Monette ne trouve dans le litige en question, aucune cause de récusation et il vient demander aux avocats intéressés s’ils ont des motifs de récusation.Ceux-ci protestent de leur respect pour M.le juge Monette et celui-ci, continuant, trouve que rien dans le code ne peut le faire récuser: il n’a aucun intérêt dans Taqueduc, il n’est pas un de ses clients, il n’est pas parent des plaideurs, etc.Cette question de parenté fait dire au passage à ,M.Monette qu’il a “le grand honneer de ne pas être parent avec Me Perron, (avocat de l’aqueduc), comme il a aussi le grand honneur de ne pas être parent avec Mme Lavergne (propriétaire de l’aqueduc).M.Monette proteste ensuite contre l’assertion de Me Perron qui lui aurait dit qu’il avait été, lui, M.Monette, écarté de la cause parce qu’il avait donné une opinion sur la valeur de la propriété.—“Ceci est faux, dit M.Monette”.Il termine en déclarant que maintes fois, par scrupules, il s’est récusé de lui-même en certaines causes, mais il ne croit pas devoir subir l’injure d’être récusé sans raison dans une affaire où il s’agit %!’une simple question d’appréciation et d’honnêteté, et non de droit ou de compétence.On s’attend à ce que la paix soit rétablie définitivement quand l’affaire reviendra en juin.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) Chaussenes pour hommes Angle Ste-Catherine et Montcalm Chaussettes en coton, dans les noirs et bruns, grandeurs ^ B?^ Chaussettes en Lisle de soie, dans les gris,_ noir, brun, bleu, blanc, grandeurs 9% à 11, valeur de 35c, pour.Chaussettes dans les qualités supérieures, en soie, avec pied double, couleurs assorties, valeur de 65c, pour.50c TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST.DE LA BONNE LECTURE A BON MARCHE La collection à 1 franc de la Bonne Presse Caïman Levy-Lafitte et Modem Bibliothèque, contenant un beau choix de romans, aventures et 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l’hôtel Carslake.Il déclare que son intention était de construire sur le terrain que le gouvernement veut exproprier, un MORT DU PIANISTE RUSSE SCRIABINE LE CELEBRE COMPOSITEUR SUCCOMBE A UN EMPOISONNEMENT J>U SANG.Moscou 27.via Londres, 28 — Alexandre Nicholavitch Scriabine, pianiste et compositeur russe, est décédé aujourd’hui.Il est mort de l’empoisonnement du sang la gangrène s’étant mise dans une blessure légère qu’il portait au visage.Le défunt était né en 1872 dans cette ville.Il remporta le prix du conservatoire de Moscou.Il fit une longue tournée dans le cours de laquelle il donna des récitals de piano.En 1903, il se consacra à la composition, produisant plusieurs symphonies, trois sonates et d’autres oeuvres pour le piano.LE PLUSTONCT CABLE DU MONDE 4 RELIGIEUSES ASSASSINEES Paris, 28 — Trois cents réfugiés de Poperhinghe, à huit milles d’Ypres, qui a été exposée au feu de l’artillerie allemande, sont arrivés dans celle ville par train spécial.La plupart sont les pensionnaires d’un orphelinat ou d’un asile pour les vieillards dirigé par les Soeurs Franciscaines.Quand le bombardement de Poperhinghe a commencé, le dimanche, déclarent les Soeurs, leurs institutions n’ont pas été épargnées bien qu’elles portassent la Croix Rouge.Trois religieuses ont été tuées et quelques-uns des pensionnaires blessés.Aberdeen, Ecosse, 28.— Il appert _ _ maintenant qu’un câble sous-marin grand hôtel contenant 480 chambres., direct a été posé entre l’Angleterre Cet hôtel aurait eu deux façades, ; et la Russie pour les fins du gou-l’une rue S.-Jacques et l’autre rue vernement, Partant de Peterhead, Windsor; rue Saint-Jacques, un but- un port de mer à l’extrême est de fet, genre “Quiek Lunch” aurait été l’Aberdeenshire, ce câble traverse ’établi en face de la gare.j la mer du Nord, le long de la côte Pour construire un tel hôtel il! de la Norvège, autour du cap Nord aurait fallu un capital de $1,485,000 | et jusqu’à Alexandrovsk, dans la ]e revenu de l’hôtel aurait pu mer Blanche.Ce câble serait plus Q mais le revenu «e l’hôtel aurait _ garantir ce capital.Dans l’ancien hôtel Carslake il n’y avait que 30 chambres louées $1 par jour et dans la dernière année, chaque chambre a rapporté en moyenne $1.40 par jour.D’après des calculs qu’il a faits lui-même, et en se basant aussi sur des ventes récentes dans les environs, M.Dorsey prétend que le terrain vaut $25.20 du pied; le terrain seul, sans les bâtisses et sans tenir compte des dommages, vaudrait alors $535,000.Le site de la rue Windsor vaut environ 75 pour cent de celui de la rue Saint-Jac-ques.En ajournant à cet après-midi, le juge Audet a fait la remarque que l’on demandait beaucoup trop de détails dans cette cause et que l’on ne restait pas assez dans le général.M.Dorsey sera interrogé cet après-midi par les avocats du gouvernement.M.CODERRE JUGE DTCI10 JOURS?ILS SE DISENT INNOCENTS Plusieurs prévenus ont été traduits devant le magistrat de police Lanctôt, ce matin, et tous ont protesté de leur innocence, aux accusations, plus ou moins graves, portées contre eux.Un nommé II.Dupuis, accuse un nommé H.Kenlon de lui avoir subitement enlevé sa montre, comme il passait dans la rue.Kenlon prétend que Dupuis fait pour le moins erreur.Le tout s’expliquera à l’enquête, le 4 mai prochain.Arl.Dupont, un nègre, s’éti/1 improvisé marchand de verroteries, qu’il a offertes à deux age iris pour des diamants véritables.Dupont proteste.Albert Çadicux et Lucien Dorion seraient, à ce qu’en dit un agent, deux jeunes mais habiles cambrioleurs.Leur dernier exploit est d'avoir pillé le magasin de M.J.O.Généreux.Us se disent innocents.PECHEUR DYNAMITARD Un nommé Elie Dubreuil de Sainte-Dorothée, a élé condamné par le magistral de police Riendenu, à $100 n’amende, les frais, ou 3 mois de prison pour avoir fait la pèche à la dynamite.Y aura-t-il sous peu de jours un remaniement ministériel, parmi les ministres canadiens-français à Ottawa?La rumeur en court les cercles conservateurs depuis quelques jours et se fait de plus en plus affirmative, bien que les faits ne la confirment pas encore.On dit que M.Coderre, secrétaire d’Etat, donnera sa démission d’ici à une dizaine de jours, peut-être à la fin de cette semaine même.Et l’on prétend qu’il sera nommé juge à la place de M.le juge Tellier, qui doit prendre sa retraite comme magistrat, d’un jour à l’autre- La rumeur affirme aussi que M.Coderre aura comme successeur au Secrétariat d’Etat, M.Patenaude, député de Laprairie, à la Législature, à Québec, et chef de l’organisation conservatrice à Montréal.Les racontars ajoutent que plusieurs députés ministériels canadiens-français ne sont guère favorables à cette nomination, mais que les chefs du parti ne tiendront pas compte de leurs protestations intéressées.On dit enfin que le portefeuille de M.Coderre avait été offert à M.J.M.Tellier, de Joliette, qui l’aurait refusé.long que celui de l’Atlantique entre l’Angleterre et l’Amérique et aurait été complètement posé en onze jours.CHEZ LES RELIGIEUSES DE MARIE REPARATRICE 1025.AVE MONT ROYAL OUEST Triduum solennel de réparation, vendredi, 30 avril, samedi 1er et dimanche, 2 mai.Sermon à 4 hr s et demie, par le Rév.Père Gonthier, dominicain, suivi du salut solennel.Les fidèles sont cordialement invités à ces cérémonies et à venir faire une heure d’adoration durant ces jours devant le Saint Sacrement exposé.INCENDIE RUE DELAROCHE Un incendie a éclaté hier soir au logis privé de M.Lavigne, 140 De-laroche, pendant son absence.La cause en est inconnue et les dégâts sont très élevés.NAISSANCE FONTAINE.—1,0 20 avril 1915, au No 951 Wellington, Madame L.C.Fontaine, une fille.Au seuil de Vamour Tel est le titre du prochain feuilleton du DEVOIR.Aux connaisseurs, il suffit de nommer Tauteur pour indiquer le mérite littéraire de l'ouvrage.L'auteur de “Au seuil de l'amour " est Jean Morgan.DECES PREFONTAINE,- A Montréal, le 27 avril, 1915, à rùae de 72 ans, dix mois, est décédé Louis Napoléon Préfontaine, époux de Sophie Brosseau.Les funérailles auront lieu, jeudi, le 29 courant.Ce convoi funèbre partira de l’Hôpital Saint-Paul, rue Maisonneuve, A 7 heures 3-4 pour se rendre à l’église Saint-Jcnn-Baptiste et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invltalion.DECES A MONTREAL BISSONNETTE, Eugène, 51 ans, rue Prin- ce, SI.BLAKB, Mary Blnke, Ann Boyle, 60 ans, veuve machiniste, rue Salnt-Jé- 54 ans, ingénieur, rue ans tailleur, rue Mal- d’Edward rome.39.COADY, Michael, Aylwln, 25.EMOND, Jules, 24 sonneuve, 507.JOANNETTE, F’rs.85 ans, charretier, Ave.Henri Julien, 925.LAFItAMBOISE, Lionel, 9 mois, enfant de Lionel Lafrainhoise, marchand, rue Ca-dieux, 1779.I.AROSE, Ange, 7 mois, enfant de .Iule* Lnrose, peintre, rue Bercy, 391.LEFEBVRE, Marie Pinsonneau, 75 ans, veuve de Benjamin Lefebvre, manufacturier, rue de Fleurlmont, 417.LEROUX, Roger, 14 mois, enfant de F.X.Leroux, journalier, rue Garnier, 35.MARTINEAU, F.X.Edouard, 44 ans, vayngeur de commerce, rue Gertrude, 423.MARQUIS, Marie Joly, 89 ans, veuve de Gonxalve Marquis, cultivateur, rue Saint-Jacques, 2181, OUELLETTE, Pierre, 60 rue Champagne, 35.PIQUETTE, PI ___, _______ veuve de Médérlc Piquette, journalier, Àslic de In Providence.QUESNF.L, Gaston, 1 an, enfant de Napoléon Quesnet, voyageur de commerce, ruo Pic IX 202.RATELLE, Julien, 8 mois, nefnnt de.Rosario Râtelle, commis, rue Amherst, 603.ROYj Çyrlcn, 78 ans, bourgeois, Cartier- ans, journalier.ville, Qué.4SON, SAM Gaudlas 252.Alexandre, 1 an, enfant do Samson, cordonnier, rue Dell si»
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