Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 29 avril 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1915-04-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VI—No 99 MONTREAL, JEUDI 29 AVRIL, 1915 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 IE DEVOIR Réda&ion et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION j .Main 746C Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ELOQUENCE DES CHIFFRES Souffrance et charité Les chiffres ont.toujours leur éloquence, mais cette éloquence est particulièrement émouvante lorsque les chiffres mettent aux prises la souffrance et la charité.Nous conseillons à ceux qui veulent lire “un beau discours” de feuilleter d’une main attentive le “septième rapport annuel” que vient de publier l’Hôpital Sainte-Justine.Ils seront servis à souhait.Page 17, ils trouveront, ramassée en dix lignes, l’une des plus éloquentes périodes qu’on ait écrites.C’est le tableau, simple, net, quasi brutal, du travail médical des sept années de l’Hôpital: 2,642 malades internes et 25,710 malades externes, reçus et soignés; 23,240 ordonnances prescrites et des services généraux qui représentent un total de ;)4,223 jours d’hospitalisation.S’ils n’ont jamais visité l’hôpital, si leur imagination ne leur donne pas tout de suite quelque idée des souffrances endurées et soulagées, des vies sauvées ou refaites, des infirmités écartées par ce long et persévérant effort, qu’ils jettent simplement un coup d’oeil sur les’pages suivantes qui contiennent, avec détails, le rapport médical de 1014.Ils seront vite édifiés.La souffrance émeut toujours, mais elle secoue plus vivement les coeurs quand elle s’attaque aux petits qui semblent incapables de se défendre contre elle.Or, songez que l’un des règlements de l’Hôpital veut qu on n’y reçoive aucun enfant de plus de sept ans.Ce sont les tout petits donc qu’on dispute à la mort, qu’on arrache à l’infirmité actuelle ou menaçante qui allait peser sur toute leur vie, les jeter souvent à la charge de leurs parents ou de la société.Connaissez-vous beaucoup o’oeuvres aussi belles, qui s’inspirent d‘une aussi haute pensée, qui soient aussi profondément utiles?•* # * On sait que les débuts de l’Hôpital furent très modestes.C’est l’ordinaire aventure des oeuvres les plus fécond».En 1908, on recevait à la vieille maison de l’avenue de Lorimier 175 malades internes et 586 malades externes et l’on donnait 192 ordonnances.Dès l’année suivante, le chiffre des malades internes pas-iSait de 175 à 266 et celui des jours d’hospitalisation de 4,416 à 5,810.Le chiffre des malades externes faisait plus que tripler: il sautait de 586 à 1,885, tandis que celui des ordonnances passait d’un bond à 1,256.Deux années plus tard, on accusait les chiffres suivants: 406 malades internes, 4,222 malades externes, 3,428 ordonnances, 8,763 jours d’hospitalisation; l’année dernière enfin, on avait 520 malades internes, 5,330 malades externes, 6,455 ordonnances et 11,373 jours d’hospitalisation, bien que l’hôpital ait dû être fermé pendant deux mois pour assurer le transfert et l’installation des services de l’avenue de Lorimier au nouvel établissement de la rue Saint-Denis.Des 520 malades hospitalisés en 1914, 295 ont été congédiés guéris, 46 améliorés, 32 sans amélioration et 9 sans être traités.67 étaient encore sous traitement au 1er janvier 1915.Le chiffre des morts est de il, mais il faut noter qu une partie des petits malades sont amenés à 1 hôpital dans un état désespéré.Plus du cinquième des petites victimes sont mortes dans les vingt-quatre heures qui ont suivi leur admission et plus d’un autre dixième ont succombé dans les quarante-huit heures -.subséquentes.Prenant l’ensemble des chiffres, M.le docteur Raoul Masson a pu écrire; “Ce résultat est très encourageant, et nous devons en être satisfaits.” Quel est le père, quelle est la mère de famille qui, songeant à ses chers petits, songeant aux petits étrangers sur lesquels s’appesantissait déjà la souffrance, messagère de mort ou sinistre prometteuse d’infirmités, ne se sentira au coeur un sentiment de profonde reconnaissance pour tous ceux, pour toutes celles qui ont rendu possible cette oeuvre de salut?* # * Celles-ci et ceux-là ce sont les fondatrices, les organisatrices, les leligieuses, les gardes-malades, les patronesses, les médecins, les aides qui, à des titres divers et dans des sphères multiples, par des prodiges de dévouement et des merveilles d’ingéniosité, ont créé, maintenu et développé l’Hôpital, qui travaillent inlassablement à l’améliorer, à multiplier les services dont il est capable.Nous ne saurions les énumérer, ni faire le partage de leurs travaux et de leurs mérites personnels.Adressons-leur donc à tous, adressons à cet Hôpital qui représente leur effort et leur dévouement commun, l’hommage de notre gratitude émue — d’une gratitude qui voudra être agissante.Mais notons tout de suite, pour mieux connaître notre dette, quelques autres chiffres.L’Hôpital a déboursé l’an dernier, tant pour ses dépenses courantes que pour “construction et mobilier”, plus de $65,000: $8,245.44 pour les dépenses courantes et $59,101.51 au titre “construction et mobilier” de la nouvelle maison.Là-dessus, les pouvoirs publics ont versé exactement $5,000.La ville de Montréal a donné une souscription de $2,000 pour les dépenses courantes, complétée par une souscription de $500 du gouvernement provincial.Le même gouvernement a souscrit $2 500 au fonds de construction.Tout le reste a été ou devra être soldé par la charité privée.On voit quelle tâche pèse sur les épaules des directrices de l’Hôpital.Pour y faire face on a dû, on devra multiplier les trouvailles d’in-geniosité et de dévouement.A ceux donc, à celles qui sentent toute la beauté, toute l’urgente nécessité de l’oeuvre, d’y apporter leur concours Qu’ils se rappellent et méditent ce bref extrait du rapport de la secrétaire du comité exécutif: “.// nous haut trouver dans le cours de cette année le fort montant de $10,500 à part de $2,400 d'intérêts sur l'hypothèque et sans compter les dépenses courantes pour la vie de la maison.A l’aide de quelles ressources pourrons-nous subvenir à tant de nécessites?Nous l’ignorons, mais nous sommes confiantes que la charité saura se multiplier à mesure que se multiplient les exigences Si les chiffres qui disent la souffrance soulagée font monter aux yeux des larmes de gratitude, ceux-ci devraient faire tomber dans l’au-mônière l’obole reconnaissante; ils devraient assurer aux chers petits de l’Hôpital Sainte-Justine l’efficace, profonde et immédiate sympathie de tous.Orner HER0UX.LE TRANSCONTINENTAL quent pas.M.Gutelius 1 embarras du choix.n’aura que J.D.Une dépêche d’Ottawa annonce que le gouvernement commencera l’exploitation du Transcontinental entre Cochrane et Québec la semaine prochaine.La résolution votée à la dernière session ne laissait aucun doute au sujet des dispositions du Grand-Tronc-Pacifique.L’on peut être sûr que celui-ci manoeuvrera de façon à éviter de prendre la responsabilité de l’exploitation du Transcontinental tant que celle-ci ne promettra pas des bénéfices appréciables.On dit que M.Gutelius, de l’Intercolonial aura la liante main sur le Transcontinental.Sera-t-il assez intelligent pour comprendre que toute la partie du chemin nui traverse la Province de Québec doit avoir àj sa tête des fonctionnaires parlant I les deux langues?Ceux-ci ne inan-l A PROPOS DES ELECTIONS L'Evénement de Québec croit pouvoir affirmer "que les politiciens qui veulent des élections en juin ont encore une fois raté leur affaire.” “S’il n’était pas convenable”, dit je journal ministériel de Quebec, “de jeter le pays dans une tourmente politique au début de la guerre, il nous semble que le moment serait cnrore plus mal choisi aujourd’hui de distraire tout un peuple du grand drame historique qui s’écrit actuellement par le fer et par le feu sur lu carte défigurée de l’Europe.” L’Evénement désire de plus que le programme des travaux publics | du gouvernement fédéral à Québec, isoit on bonne voie d’exécution lors-Iquc l’appel au peuple sera décidé.BILLET DU SOIR.UN “CANADIEN ERRANT” —C’est à faire tomber le ciseau de la main que l’inspiration agite, nous disait un jeune sculpteur.Le pittoresque du costume est aboli chez nous.Inutile de chercher l’habitant en souliers de boeuf ailleurs que dans les compositions de Julien.Nos paysannes copient, cinq uns en arriére, les modes des villes de sorte qu’elles sont grotesques, privées de l’actualité qui seule leur donne un certain cachet.Cet artiste a peut-être raison.Mais ne sommes-nous pas trop souvent portés ù écouter la voix de notre paresse et de notre, nonchalance?Que de fois n’avons-nous pus dit : "Que de choses il serait possible de faire si nous avions le milieu, mais tout est banal chez nous; le costume, la langue, les moeurs!” Et nos écrivains s’exercent à imiter ceux de l’autre côté, sans songer que la nature neuve dont nous vivons environnés n’a été exploitée par aucune littérature.Passionnément épris de son pays, Ernest liilodcau n’a pas parlé de même.Il l’a peint plus avec son coeur que son imagination.Et voilà pourquoi le petit livre sans prétention (il l'accompagne même de gravures comme si le fonds ne suffisait pas ù intéresser) est remarquable.Ses yeux ont vu des choses que nous avons peut-être regardées sans les comprendre.Il connaît le visage de sa terre natale, comme un fils connaît les moindres rides du front maternel.Et d’avoir lu à peine quelques pages de ce bref ouvrage, nous l’.ai-mons déjà d’abord pour la leçon qu’il contient à l’adresse de tant de gens qui ne voient chez nous que banalité et prosaïsme et ensuite parce que toutes ses feuilles, ou à peu près, sont faites du ciel, des champs, des arbres et des rivières de chez nous.Et dire que tout cela fut écrit au milieu des splendeurs de Paris! Le “Canadien Errant” reste bien de chez nous même au milieu de la grand’ville.En face des palais de celle-ci.Il ne peut oublier les maisonnettes de^son village, au milieu des confettis'du carnaval, notre poudrerie et en face des basiliques millénaires, l’église paroissiale.Cela n’est-il pas d’un beau nationalisme?Jacques COEUR.Note.—Un Canadien Errant, par Ernest Bilodeau, en vente chez les principaux libraires de Montréal et de Québec ainsi qu’au Devoir et à /’Action Sociale.LA DUREE DE LA GUERRE LES EFFECTIFS EN PRESENCE La campagne d’été ne se distingue pas encore sensiblement de la campagne d’hiver.C’est la même lutte au fond des tranchées et devant les tranchées.Mais à mesure que le soleil sortira vainqueur des nuages, qn sentira probablement un besoin général de sortir des trous.Le front des alliés n’a été disloqué nulle part.Toutes les tentatives allemandes pour le percer ont été inutiles.Elles se sont brisées devant les baïonnettes et les canons.Ce qui vient de se passer au nord d’Ypres, cependant, doit donner à réfléchir sur les intentions des Teutons et les moyens redoutables dont ils disposent.L’effort qu’ils ont prononcé sur ce point avait indubitablement pour objet d’éprouver la solidité des lignes alliées, et il a été bien près de réussir.On peut s’attendre à ce qu’il soit renouvelé.Quoiqu’il en soit, les attaques qui viennent de se produire sur divers points du front montrent que les Alliés sont disposés à prendre l’offensive.Ils commencent la campagne d’été avec l’intention de persévérer dans ce plan avec une vigueur et un acharnement qui feront reculer davantage leurs ennemis.Les brillants succès remportés au Vieil Armand, aux Eparges, dans la région de Neuve-Chapellc, sont très significatifs à ce point de vue.Les Français sont persuadés que les Allemands devront céder devant leurs attaques.C’est aussi la conviction des Anglais, et les sentfV.ments exprimés dans les journaux de Londres sont unanimes pour prévoir une issue favorable quand [’ordre viendra d’une attaque générale.De l’autre côté du champ de bataille européen, l’avance des Russes est considérable.Us achèvent de franchir les Carpathes; ils débordent au sud des montagnes.Encore quelques jours et ils pourront déployer leurs armées dans les plaines qui mènent à Budapest et à Vienne.Les Allemands, appelés au secours des Autrichiens, ont détaché le plus grand nombre possible de corps pour barrer la route aux envahisseurs, mais il est douteux qu’ils puissent y parvenir, malgré tous les hasards de la guerre, * * * Le colonel Feyler, technicien suisse dont nous avons déjà signalé ici les travaux documentés, poursuit dans le Journal de Genève, son étude sur les effectifs allemands.11 se préoccupe d’établir, d’après les statistiques publiées, les disponibilités que l’Allemagne possède à l’heure actuelle.Suivant lui, le total des hommes, en y comprenant les classes de 1916 et de 1917, serait d’environ 9 millions, dont il y a lieu de défalquer 10 pour cent de malingres (900,000) hommes; 500.000 hommes pour les services publics et 1,900,-000 hommes représentant les pertes pendant les huit premiers mois de la guerre; soit, au total, 5,700,000 hommes bons pour le service.“Ce chiffre, continue le colonel Feyler, comprend, d’une part, les effectifs du front ou d’ores et déjà prêts à combler les vides du front pour ramener les unités à leur complet de guerre; d’autre part, les effectifs en cours d’instruction ou qui seront appelés à l’instruction au fur et à mesure des besoins.“On peut fixer la première catégorie au chiffre rond de 4 millions de soldats, en se basant sur l’ordTe de bataille de l’armée.Il comprend, actuellement, 71 corps d’armée, si les données suivantes répondent toutes à la réalité: Corps d’armée actifs.25 % Corps de réserve et d’ersatz-reserve (réserve de complément) .28 Corps d’armée de fusiliers marins .1 Corps d’armée de nouvelle réserve.6 Vi Corps d’année de landwehr 6 % Corps d’armée de nouvelle réserve supplémentaire.1 % Total.: 69 “A l’effectif de guerre, ces formations représentent un total rie 2,-890,000 hommes en nombre rond.“Il y a lieu d’ajouter les troupes ne faisant pas partie des corps d’armée : corps de cavalerie, artillerie lourde et de siège, landsturm et troupes de communication, services d’armée, garnisons de places fortes.Au total, en nombre rond, 1,200,000 hommes.“En résumé : Disponibles.5,700,000 Au front ou prêts au front 4,000,000 Disponibilité pour la suite et la fin «le la guerre 1,700,000 “A supposer que les pertes proportionnelles restent, conformément aux calculs ci-dessus, rie 235,-000 hommes par mois, les disponibilités permettraient de maintenir les cadres actuels à l’effectif de guerre pendant sept à huit mois encore, après quoi la diminution se produirait sans contre-partie.” Une observation du Daily Chronicle de Londres arrive à la même conclusion, avec des chiffres légèrement différents : “ L’état-major français est fermement optimiste et affirme avec confiance que les pertes nettes des Allemands en hommes ont été en moyenne de 260,000 par mois, sans compter les malades.A ce taux, l’ennemi ne peut remplir ses vides pendant plus de dix mois de 1915.Enfin, le fameux colonel Repington.«lit, de son côté, dans le Times : “Les armées allemandes d’aujourd’hui n’ont pas la qualité de celles qui commencèrent la guerre ; le nombre de leurs officiers a diminué ; elles ont leurs dificultés en ce qui concerne les armes et les munitions ; l’effort consistant à tenir sur deux fronts immenses contre des forces supérieures se fait continuellement sentir, et une perte de 260.000 hommes, par mois finira par épuiser même l’organisation allemande, pour si remarquable «ju’elic soit.” * * * Du côté des alliés, la situation est relativement favorable, dit l’expert du Times.La Russie, ajoute-t-il, absorbe toutes les forces ennemies dirigées contre elle, et il en sera de même plus encore dans l’avenir que dans le passé.Même si des réserves fraîches peuvent encore être versées dans les rangs austro-allemands, la Russie conservera une supériorité numérique considérable et continuera à dominer la situation.L’armée serbe, très fatiguée, mais encore intacte et déterminée, est prête à aider les armées russes, quand commencera l’invasion de la Hongrie.Enfin, certains neutres ne resteront pas beaucoup plus longtemps à l’écart.Les armées .françaises, toujours daprès’ le coonel, qui se dit en -mesure de l’affirmer, compie 2,500,-000 sur de front et 1,250,000 à li’nté-rieur.Les effectifs français sont complets et peuvent être maintenus au complet.L’armement et d'équipement sont bons et un excellent moral règne dans toutes ces armées magnifiques.Quant à l’armée belge, réorganisée et pourvue de réserves suffisantes pour combler les vides, elle occupe un front de trente-trois kilomètres sur l’Yser, et eide est prête à remplir loute mission qui lui sera confiée.Elle relient une force allemande équivalente sur son front, et sous le commandement de son roi héroïque, elle participera au choc prochain.Le colonel Repington ne fait «jue mentionner la belle armée anglaise à effectifs complets, prête à combattre, confiante en sa force et retenant aussi sur son front autant de corps d’armée actifs allemands qu’elle en compte elle-même.Il observe une discrétion absolue sur le chiffre des effectifs britanniques, et en dépit des récentes déclarations — fort peu précises d’ailleurs — de Kitchener, on reste sous l’impression que la grande armée anglaise n’est pas encore entièrement passée sur le continent.Les dépêches laissent entendre la même chose, ajoutant que l’Angleterre est pleine de soldats.Ije colonel Repington déclare que nous pouvons compter sur une grande offensive des armées russes au cours de l’été prochain, et que les Alliés doivent être prêts, de leur côté, à produire leur effort au moment qui correspond à la date la plus favorable pour l’exécution des plans russes.Il estime a environ 1,50(1,-000 hommes les effectifs allemands sur le théâtre occidental de la guerre et il suppose que les deux millions d’hommes que l'Allemagne peut encore incorporer seront prêts avant le commencement des sérieuses opérations de l'été.Mais même s’il en est ainsi, les Alliés, dans l’Ouest, ont maintenant une supériorité de forces ne s'élevant pas à moins d'un million d’hommes.Quant aux réserves additionnées de - L île d Héligoland, alors qu’elle était possession anglaise, avait des timbres bilingues,— anglo-allemands.Depuis qu elle est possession allemande elle n’a plus que des timbres allemands.Au Canada, colonie anglaise, où la langue française est aussi officielle que l’anglaise, les ministères n’impriment que des timbres anglais.Et nos ministres canadiens-français laissent faire cela.Quand aurons-nous des timbres BILINGUES?Réclamons, on finira par nous les donner.IL NOUS LES FAUT.la France, de l'Angleterre et de 'la Russie, elles atteignent au double de celles de l’Allemagne et de l’Autriche réunies, justifiant non pas une tactique aventureuse, mais une ' stratégie offensive.Cependant cette puissance ne peut devenir efficace avant que les approvisionnements en armes e' en munitions permettent aux Alliés de faire bon usage de leurs ressources supérieures en hommes.“Les Allemands sont sur la pente descendante, conclut le colonel Repington; mais nous ne pouvons pas prendre encore de trop grandes libertés avec eux, et s’ils ont recours à la défensive —'par force et bien contre leur gré — nous aurons besoin de tous les hommes et de toutes'les munitions que nous pourrons réunir pour amener l’action décisive qui nous conduira à la paix.” Uldéric TREMBLAY.CHOSES D’ANGLETERRE Le Times, de Londres, il y a quelques jours, soulignait le fait que les opérations des troupes anglaises dans le nord de la France et en Belgique rencontraient un obstacle formidable: d’insuffisance do munitions et de projectiles.A peu près vers le même temps, un des imembres du ministère déclarait aux Communes que !e gouvernement britannique pense sérieusement à importer chez lui de la main-d’peuvre étrangère, experte dans la fabrication «les obus et de l’artillerie, afin d’activer la production de ces engins de guerre, dont le corps expéditionnaire anglais sur le continent a grand besoin.Feu de jours auparavant, M.Lloyd-George avait souligné entre autres difficultés que doit résoudre le ministère Asquilh, celles de maîtriser les unions ouvrières, qui demandent toutes sortes d’améliorations de leur sort, profitant «le la guerre pour prendre le ministère à la gorge, d’amener les fabricants de munitions à se contenter de profits raisonnables, et enfin d’empêcher certains corps de métier, — ainsi les riveurs, dans les chantiers maritimes, — de boire à un tel point qu’ils en négligent leur ouvrage, éminemment important pour la marine anglaise.# * # La question du travail joue donc un grand rôle, en Grande-Bretagne, de ce temps-ci.Les munitions sont ce qui manque le plus à lord Kitchener et à ses troupes.Et le gouvernement britannique veut en obtenir au plus tôt, à tout prix .H a donné des commandes considérables en Amérique, il a poussé la production des fabriques anglaises, de ce côté, mais tout cela est encore insuffisant.Il s’agit de presser davantage le travail.Et c’est là que les Trade Unions entrent en cause.Il paraît indubitable, d’après les dépêches de source anglaise, que l’ouvrier britannique considère, dans toute cette lulte, son propre intérêt, son avantage immédiat avant de penser à ceux de la Grande-Bretagne.Alors que, dans les colonies britanniques, on dit et on écrit de toutes manières, que le sort de l’Empire dépend de Tissue de celle guerre et que le commerce et les industries britanniques en sont l’enjeu final,— perdu si l’Allemagne triomphe, décuple si elle succombe, — fa masse des ouvriers et des manoeuvres anglais profitent des circonstances pour presser le ministère et vouloir lui extorquer de nouvelles concessions.Il semble bien qu’il y ait en Grande-Bretagne toute une campagne d’éducation à faire, dans ces milieux, avant que l'on vienne ici faire de la propagande jingoe.* * * Il faudrait enseigner à ces ouvriers qu’ils ne gagneront rien en définitive, à moins qu’ils ne travaillent davantage et assurent à la Grande-Bretagne, — quels que soient leurs légitimes sujets de plainte, de rc temps-ci — toutes les munitions dont elle a besoin, et dans le plus bref espace de temps possible.Il faudrait enseigner à leurs patrons que, en ces temps où sc joue Fa venir commercial de la Grande-Bretagne, ils ne doivent pas se montrer d’une exigence telle «[u’elle compromette l’issue de la lutte livrée en Europe contre l'Allemand.Il faudrait apprendre à certaines sections de la classe ouvrière anglaise qu’elles ne font pas et ne comprennent pas leur devoir et manquent gravement aux données les plus élémentaires du patriotisme, quand elles fréquentent plus que de raison les buvettes et s’y enivrent, alors que l’Amirauté souffre, de ce fait, de délais considérables dans la mise en service de navires en construction ou en réparation sur les chantiers maritimes de Grande-Bretagne.Les discours, les articles de journaux, les proclamations quelque peu vantardes peuvent avoir (tu bon pour activer l’enrégimentation des soldats.Mais une campagne d’éducation dans les milieux ouvriers et industriels, afin de faire ouvrir les yeux à ceux qui les ferment, serait autrement plus pratique.Et le gouvernement y viendra sans doute, il l’a déjà commencée en certains lieux.Il ne faut pas compter sur l’interdiction totale du commerce de boissons enivrantes, en Grande-Bretagne.Les brasseurs et les distillateurs sont trop nombreux et trop puissants, aux Communes et à la Chambre des Pairs, pour que le gouvernement puisse adopter une telle législation.Tout au plus rendra-t-il plus sévères les conditions dont s’entoure déjà ce commerce el décrètera-t-11 une fermeture partielle des buvettes avoisinant les chantiers et les usines.Pour tout le reste, le gouvernement britannique ne peut compter que sur les résultats d’une campagne d’éducation dans les milieux jusqu’ici les plus récalcitrants à toutes les objurgations et à tous les appels patriotiques._ Et donc, l’important, pour l’heure, c’est de faire comprendre à l'ouvrier anglais qu’il doit ajourner à plus tard ses réclamations, pour employer toutes ses forces à la besogne de l’heure, l’aide économique à donner au ministère et à l’armée britanniques.On peut difficilement attendre des colonies qu’elles fassent montre de plus de générosité qu’elles ne le font à l’heure présente, au risque de se.mettre dans une situation financière peu désirable, alors ipie l’ouvrier et le patron anglais, eux, profitent de la guerre, le premier, pour faire chanter le ministère, le second, pour accroître ses bénéfices outre mesure, sans penser (jue s’ils continuent d’en agir ainsi, ils persévèrent dans une altitude nettement an-ti-britannique.Georges PELLETIER.POUR LES SOLDATS TUES A L’ENNEMI ON HONORE CE MATIN A OTTAWA LA MEMOIRE DES MILITAIRES CANADIENS TUES A LAN-GEMAHCK.(Service de lu Presse Associée) Ottawa, 29.— Cet avant-midi, en face des édifices du parlement, a été célébré Je service religieux à la mémoire des soldats canadiens tombés au champ d’honneur.Plus de cinq mille personnes représentant toutes les classes de 'la société d’Ottawa formaient une haie compacte autour des douze à quinze cents mililaires de la garnison locale ainsi que du service actif qui ont jiris part à cette cérémonie.A dix heures, le général Sam Hughes, accompagné du général Eugène Fiset et d'un brillant état-major, arriva sur les lieux suivi de près par le parti royal qui se composait de L.A.R.le duc et la duchesse de Connaugh, la princesse Patricia et le personnel de Rideau Hall.Sir Robt et Lady Borden, -MM.Casgrain, Coderre, Rlondin, Reid, Kemp, Crolhers, Hazcn, Burrell, sir Geo.Foster, et de nombreuses personnalités étaient présentes.Le clergé protestant était largement représenté et on comptait aussi plusieurs membres du clergé ca-tholique.Les différents régiments étaient accompagnés des fanfares du 43ème et de la garde à pied du Gouverneur.Il y avait un fort détachement d’agents et de pompiers en uniformes.La foule a fait une réception particulièrement enthousiaste à un corps d'une soixantaine de gardes-malades, portanl leur uniforme de service actif.Ces gardes-malades partiront dans quelques jours pour les champs de bataille.La cérémonie religieuse protestante n’a duré qu'une vingtaine de minutes.Le Rév.col.Herridge, modérateur de i’èglisp presbytérienne, a fait l’allocution de circonstance.fl n’y a pas eu de cérémonie religieuse catholique, mais Mgr Rou- thier a déclaré^à foire représentant que si les autorités militaires en faisaient la demande, il y aurait à la basilique un service funèbre pour les soldats catholiques tombés au champ d’honneur.Après la cérémonie religieuse, il y a eu revue des troupes par le duc de Connaught et le premier ministre.FIDELITE AUX ALLIES DANS UN MANIFESTE ADRESSE AU GOUVERNEMENT CANADIEN, LE COMITE POLONAIS DE CHICAGO AFFIRME SA RECONNAISSANCE ET SA FIDELITE AUX ALLIES.Le comité central de secours aux Polonais, dont les bureaux sont à Chicago, adresse le communiqué suivant au gouvernement du Canada : La situation pénible dans laquelle la guerre actuelle a jeté les Polonais, en les engageant malgré eux dans un conflit fratricide, est aujourd’hui reconnue par le monde entier.La malheureuse Pologne recueille aujourd’hui une moisson ensanglantée.On sait que le commandant-en-chef des Polonais a proclamé l’unité de la nation, en dépit du section-nement de territoire que nous avons subi; nous sommes hautement reconnaissants aux Alliés d’avoir catégoriquement reconnu ce manifeste.Cependant, à notre grande surprise et à notre sincère regret, nous apprenons que le Gouvernement Canadien nous divise encore en trois catégories, selon l’allégeance forcée que l’on nous a fait subir ; on nous informe que les Polonais des provinces prussienne et autrichienne sont soumis à de regrettables ennuis, allant jusqu'à la surveillance policière, l’arrestation et la concentration dans des colonies spéciales, tout comme s’ils étaient Allemands, où simplement favorables à la cause austro-allemande, ce qui est juste le contraire de la vérité.Se trouvant dépourvu de représentation officielle, le Comité central de Secours Polonais qui représente 4,000,000 de Polonais établis en Amérique, ne peut qu’attirer sur ce regrettable état de choses l’attention bienveillante du gouvernement du Canada.Nous demandons respectueusement que ce malentendu prenne fin le plus tôt possible, rappelant l’exemple généreux de la République française, qui s’est contentée de demander aux sociétés polonaises en France une garantie morale de neutralité de ia part des citoyens polonais qui doivent allégeance aux puissances hostiles à la France.Le Comité sera heureux de coopérer en tout avec les autorités canadiennes, et ne doute pas qu’un règlement équitable ne soit apporté bientôt à la question pénible des fils de la Pologne, injustement lésés par les usages de guerre.Pour le Comité central de secours' aux Polonais: Peter ROSTENKOWSKI, Président.Stanislaw OSADA, Secrétaire.FONCTIONNAIRES PERMANENTS Québec, 29 — A la dernière réunion du cabinet provincial, les employés suivants du palais de justice de Montréal, ont été nommé fonctionnaires permanents : MM.P.Laurendeau, U.Latraverse, R.Achim, Eugène BelIOeux ; étonné, il arrête un regard sur ce que porte la charitable garde.“ C'est pour toi, mon pclil : rein vient de ton village."Une Mieiir froide monte aux tempes du malade, il a compris, mais il n'a pas la force de saisir le cher souvenir, "L'infirmière ouvre la boite devant lui.l.c soldat peut encore sourire.dernier sursaut de lumière de la lampe qui va s’éjeindre.“Le jiaqurl contient la photographie d'une paysanne en harbicnet, celui qu'elle portait à la Pâque dernière, et puis., un pâté de Pâques enveloppe d'un papier blanc qui porte ces mots tracés d’une grosse écriture et tremblante : "Tu sots que c'est moi qui devais te faire, retie année." "Le petit soldai ne peut plus sourire, mais ses pauvres yeux, delà lernrs, s’emplissent de larmes.Sa dernière pensée sera-t-elle à l'amour 7 Non, pour aller voir le bon LE COMITE.LA VERITE Les atrocités allemandes en Belgique donnent lieu â bien des eontro* s-erses; sans aller jusqu'à les nier, d’aucun prétendent qu'on les a beaucoup exagérées et (nie, d'ailleurs, il ne faiil pas ajouter loi aux dépêches expédiées par des correspondants qui.faille de nouvelles sérieuses, transmettent à leurs journaux de vagues racontars.Nous pourrons, dans la première quinzaine de mai.à Montréal même, entendre la vérité là-dessus de la bouche d’un témoin, M.Charles Sa-’rolén.l'éminent professeur d.* l'Uni* vers!té d'Edimbourg.Offres du magasin Goodwins pour demain Robes de soie très nouvelles, 8.75 Les modèles les plus nouveaux en Charmeuse Crêpe de soie Bleu de Belgique Vert ehasseur Brun Duchesse • Popeline de soie Noir Marine Gris Sable Olive Rose pâle Bleu Alice Toutes les grandeurs de 16 ans à 44 de buste.Pour vous donner une idée de la valeur exceptionnelle de ces robes, disons que lorsque ces robes sont arrivées au rayon, 1 acheteur demanda à toutes les vendeuses quel prixi ferait sensation géré Quand __________ pouvez imaginer la surprise qu'il créa.—Au premier étaye.leur demanda a toutes les vendeuses quel pi ix h i an xi nsa-tion sur ces superbes robes de soie_et le plus bas prix suggéré fut 14.75.Et ce prix de 14.75 devait faire sensation! Quand l’acheteur leur dit qu’il les marquait à vous Nouvelles blouses Une autre de nos séries faisant sensation à t.98; en marquisette brodée, manches longues ou manches % à même; collet se portant haut ou bas.Très, très jolies a-roissiatc, qui est grande et tonte neuve, où l’on aurait pu mettre* des arbustes, des plantes vertes, organiser un cortège, réunir du inonde.Je croyais que le prestige manquerait dans notre vieille petite chapelle assez délabrée.J'avais tort, ou «tu moins, si ce prestige a fait défini! on ne l'a pas regretté.N'élait-ee pas touchant d’être là, si complètement chez soi, et entre soi ! Sauf M.Ogier, M.Marchand et les Montivrier, tous ceux qui se groupaient derrière les prie-Dieu de grand-père et de grand'tnère étaient «tes leurs, leur descendance, depuis le bon gros oncle Raoul jusqu'à ma filqlrulc, qui faisait entendre un petit grognement très doux, sa manière à elle de prier, pendant que l'abbé disait Orrmns et «pie mon or-lit cousin de Rouen, tout fier d'être en soutane rouge, continuait à] agiter ta sonnette.Tout se passait entre .lupin à la bonne fruiuiuetle, et au lieu de me déplaire, comme jadis, cette simplicité rustique m'a touchée.Bleu mieux, je nie suis mise à l’unisson.A quoi ai-je été repenser, toul d'un coup, au plus beau moment du sermon si péniblement élaboré de mon pauvre oiicile?Encore au gâteau de pommes de terre ! L'aura-t-il.ce cher grand-père, ou ne l'aura-t-il pas?Je penche pour la négative, parce que jç vois le dos de grand’mère.Elle est superbe, grand’mère, et, par un singulier busard, elle porte encore une robe de soie grise et un manletet de dentelle noire, comme lors de ses vraies noces.Mais cette coïncidence ne la louche pas Elle a son dos des mauvais jours, raide routine ia Justice, avec une cambrure révoltée, et, lorsqu’elle s’est inclinée à la bénédiction, c'était devant la puissance divine el nullement sous le Joug bénin qu'elle secoue depuis cinquante «f1*- J'ai regardé ma montre.Midi ! La moitié de la journée d’éeou’ée.les émotions pieuses usées, et nul résultat.Grand-père et grnnd’mè-re tournent la tète chacun d'un elite.tout en se donnant le bras pour sortir.(A suivre) — 12 LE DEVOIR, MONTREAL, JE*£>I 29 AVRIL 1915 VOL.VI.— No 99 LA VIE SPORTIVE DES OFFICIERS TRAVAILLEURS LA LIGUE DE MONTREAL FERA FACE A TOUT CE QUI SE PRESENTERA.— LES “DIRES” D’UN DE SES OFFICIERS.“La rumeur que la ligue de baseball Montréal sera bientôt réduite à néant est fausse”, nous déclarait hier soir un officier dé cette organisation.Il est vrai, ajouta-t-il, que nous aurons à lutter contre une opposition, niais qu’importe, la palme restera sûrement à la plus résistante des deux organisations.Il semble donc que la ligue du Parc Delorimier est décidée à tout faire ce qui est sportif sans trop hausser les salaires pour conserver ses joueurs et ses équipés intactes, aussi nous prie-t-on d’annoncer que tout marchera comme d*habitude dimanche après-midi.La première joute entre les clubs Hochelaga et La Casquette commencera à 1 heure 30 p.m., et les clubs qui sont au pro- gramme de la seconde joute, c’est-à-dire les Mascottes et les Stars joueront à 3 heures 30 p.m.précises.Les dames seront admises gratuitement aux joutes.La ligue de Montréal réclame la préséance cette année et bataillera ferme pour son existence qui nous paraît assurée par le dévouement que témoignent ses officiers.” Quoiqu’il advienne et quand bien même il nous faudrait lutter à coups de piastres, déclara cet officier, nous aurons (les clubs et des joueurs de premier ordre pendant toute la saison.La ligue de baseball Montréal semble être véritablement une ligue d’affaires que les heurts du sport n’aura pas la chance d’arrêter en cours de saison.LES PARTIES DANS LES GRAN-DES LIGUES Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues de baseball Américaine, Nationale et Fédérale : LIGUE AMERICAINE R.ILE.Philadelphie.000000000—0 7 2 Washington .lOOOOOOOx—1 4 0 Wyckoff et McAvoy, Lapp ; Johnson et Ainsraith.R.ILE.Cleveland .100000020 3 S 2 Chicago.2000401 Ox -7 9 1 Steen, Mitchell, Harstad, Coumbe et Oneill : Benz et Schalk.R.ILE.S.-Louis.1200000 00— 3 4 2 Détroit .lOlOOOOIOx—12 13 2 .fames, Baumgardner et Agnew ; Dauss et McKee.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.Détroit.v .11 4 .733 Now-York.¦.7 1 .636 Chicago.9 6 .600 Washington .7 5 .583 Boston .5 5 .500 Cleveland.6 9 .400 Philadelphie., 3 8 .273 S.-Louis .4 11 .267 LIGUE NATIONALE.R.H.F.8 0 (i 0 Brooklyn.000000000—0 Philadelphie.2 89 89— 263 Riley.84 123 111— 321 Totaux .480 533 490— 1503 Heathers i’radtl.107 96 94— 297 Watson.91 106 95— 2U2 King.112 91 81— 287 Hoptev.98 110 112— 320 Taylor.78 106 111— 295 Totaux .486 512 493— 1491 Heathers gagne deux parties.Sopox Innés.72 91 Coadv.99 82 Coleman.76 83 Riepert.122 95 Gilkerson.81 99 Totaux .441 450 Green Mountain Doloreux .90 120 Duncan, ., 89 85 K.Rav.90 99 P.T i glie., , .90 127 F.Kelly.83 120 Totaux .112 551 Green Mountains gagne tics.Coxes’ Army J.Gox.101 95 O.Tighc.1110 103 Sollv.118 It 1 Sutherland.11(1 too Fcffernan.83 103 Totaux .512 515 Ritz Abbott.109 97 Bropliv.91 lit McKüigott.83 88 Stewart.81 81 Abrahamas ., 93 91 85— 248 77— 249 93— 252 79— 296 74— 248 88— 277 106— 323 104— 307 176—1469 114— 310 80— 283 04— 326 115— 323 79— 303 498—1525 Totaux .463 181 446—1303 Coxes’ Army gagne trois parties.Whoclan.Duncan.Walsh .F.Dwane F Dwane LIGUE PAYNE Davis’ Noblemen 310 307 270 263 323 Totaux .492 370 511—1473 Davis’ Perfection McDonald.117 92 89— 205 Thomas., .93 01 107— 204 Durantave.101 86 106— 200 Hart.80 07 05— 272 Maloney, .80 83 105— 208 Totaux .170 163 502—1425 Davis’ Noblemen gagne trois par-lies.Davis Promoters Hcaly., Davis.Sol lo way.Pinkney, Hughes.Totaux Burko.Freedman Soi ml low Caplan., Leavitt, , , .482 501 Recruits .76 86 • ’ .• 77 .112 .8(1 85 110 103 101 -1515 265 - 206 300 311 - 272 Totaux .129 494 486 1400 Davis Promoters gagne trois par- ties.McConnell, O’Brien .Thomas, .Keen, , , Hill.Totaux , Athlétique LES ROYALS DEBUTERONT AUJOURD’HUI ILS JOUERONT, CET APRES-MIDI, CONTRE LES .INDIENS DE NEWARK.— TORONTO ET BUFFALO ONT GAGNE, HIER.Après un repos de trois jours, au camp d’entraînement de Hackensack, les Royals sont partis pour Newark, où ils débuteront, aujourd’hui, contre les Indiens.A l’exception de Holden, au champ, et de Ireland, au troisième, le Montréal mettra pratiquement la même équipe que l’an dernier en scène.Le gérant Howley occupera la position de receveur dans la joute d’inauguration, tandis que Frank Miller ou Emile Richtcr sera dans la boite pour les Royals.Holstein sera au premier but ; Joe Yeager jouera au deuxième et Benny Purtell, à l’avant-garde.Ireland aura charge du troisième but et les joueurs de champ seront Paul Smith, White-man et Bill Holden.TORONTO VICTORIEUX Richmond, 29.—Le club Toronto a pris sa revanche pour la défaite qu’il a subie, avant-hier, en triomphant du Richmond, par 15 à 4, hier après-midi.Résultat par reprise : Toronto.050239401—15 | Richmond.010020001— 4 PROVIDENCE BLANCHI Providence, 29.—Bader était en forme superbe, hier, e aussi il n’eut aucune (lift' ulté à tenir en respect les joueurs des “ Gris ” ; son club gagna par 3 à 0.Résultat par reprise : Buffalo.020010000— 3 Providence; • .000000000— 0 AU COLLEGE LAVAL Saint-Vincent-de-Paul, 29.— Dimanche, 25 avril, fête du Patronage de Saint-Joseph.A 0 heures lever, chacun répond au Benedicamus avec une ardeur telle qu’il est certain que plusieurs ne dormaient que d’un oeil.Cependant les brouillards couvrent la terre.Heureusement, le soleil a vite compris que ce n’est pas le jour de bouder et après le déjeuner, il nous éclaire du sourire de ses beaux rayons.A 11 heures, partie de baseball très contestée avec la 2ème et la 1ère division.Chaque équipe soutient avec acharnement l’honneur de sa division.Après les neuf reprises régulières, le résultat est encore incertain, 9 à 9.La partie a été continuée le lendemain et s’est terminée en faveur de l’équipe de la 1ère division.A 3 heures, grande partie entre le club Deslauriers de Montréal et l’équipe du collège.Les “Lavais” ont prouvé une fois de plus que l’honneur du collège est bien placé entre leurs mains.Lucien Cardinal s’est couvert de gloire dans la botte du lanceur.Grâce à ses combinaisons savantes de “drop” et de “curve”, d’“in” et d’“out”, beaucoup qui croyaient envoyer la balle rebondir sur les murs du Pénitencier ont frappé dans le vide.Aimé-rio Lemay s’est montré un superbe receveur; plusieurs qui croyaient à une “strike three” échappée pour voler au premier but, ont vu avec J terreur la balle se coller au gant du ! receveur, sans compter ceux qui ont dû terminer leur course au second but parce que la balle venant du “home” y était arrivée avant eux.Quant à Ricard il a défendu son troisième but avec la férocité d’un Allemand dans sa tranchée, il a été une véritable pierre d’acho-pement pour le club adverse; nombreux sont ceux qui, ayant surmonté tous les autres obstacles sont venus mourir à ses pieds.Grignon a soulevé des hourras enthousiastes en faisant une “home run”.En un mot, chacun a si bien fait son devoir que nous avons remporté la victoire par un score de 12 à 8.Aussi l’équipe a-t-elle été vivement applaudie par nos amis du village et des alentours.Comme le Patronage est un peu l’octave du 19 mars, l’étude a été remplacée par un eoncerl donné par la fanfare sur le parterre en avant du collège.A 8 heures 1-4, coucher.Tout a une fin en cc monde, mémo les belles journées.Avis.—Le club de baseball du collège lance un défi à tout club étranger.Ages des joueurs, 14 à 17 ans.Ne pas venir pour le 2 mai s.v.p.CONCERTjJBOUCANE Un Conccrt-Boucane sera donné demain soir à la salle Picard, 772 rue Charlevoix, sous les auspices de l’Association Athlétique Léo.Un programme intéressant a été préparé pour celte réunion de sportsmen.Des combats de boxe et des luttes à bras le corps seront disputées entre des athlètes de haute renommée.Donc qu’on oublie |pas que cette fête sportive aura lieu demain soir, vendredi.•/III i ïilP iBHr &nrtrtg Sraaù (GJatlfM TOUT FAIT 15 M ET PLUS Ceux.qui attachent de l'importance à la bonne confection et que le tailleur n 'a jamais pu satisfaire sont particulièrement ceux que nous invitons à nous donner une commande.Aucun risque Nous prenons toute la responsabilité.Vous payez et acceptez votre ordre en autant que vous êtes entièrement satis-faits.SUR MESURE 18M ET PLUS Catalogue 1915 envoyé sur demande.Mongeau & Kelly 233, Amherst près Sainte-Catherine CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphoné Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 Saint-Francoia-Xavier.Montréal.ASSURANCES i TEL.MAI N 968 ^ IKffiftŒJ LABffiCQUt Cti.623 EdificeTransportation 111 77 86— 271 04 02 110— 305 00 00 115__ 323 86 105 08— 280 108 81 90— 288 EXCURSION ANNUELLE DU CLUB DE DANSE FRONTENAC C’est dimanche prochain, le 2 mai, qu’aura Heu la grande excursion à Snrel et Saint-Ours, organisée par le Club de Danse Frontenac, â bord de l’"Impérial”.Les rapports du comité d'organisation, indiquent nue ce sera un grand succès, Le départ aura lieu au Quai Victoria à 0 heures a.m Le comité n’a rien ménagé pour que Ions ses excursionnistes s’amusent comme jamais.réc.HOTEIL.VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.BORDS DES LACS SAINT-LOUIS ET DES DEUX-MONTAGNES Le samedi, 1er mai, le Canadien Pacifique, ajoutera les trains suivants a son service suburbain actuel de la gare Windsor à Pointe Claire, Beaconsfield, Sainte-Anne, Vaudreuil, Como, Hudson Heights, Rigaud et Pointe-Fortune.Un train quittera la gare Windsor à 12.15 p.m., tous les jours, arrêtant à chaque station jusqu’à Pointe-For-tune, et quittera cette dernière place à 4.45 p.m., pour arriver à Montréal à 6.40 p.m.I-c samedi, un train quittera la gare \Vindsor à 1.20 p.m., arrêtant à Pointe-Claire, Beaconsfield, Sainte-Anne, Vaudreuil et aux stations situées entre Rigaud et Caledonia Springs.Un autre train quittera Montréal à 11.20 p.m., tous les jours pour Rigaud, arrêtant à toutes les stations intermédiaires.A partir du 3 mai, un nouveau train quittera Rigaud à 6.25 a.m., tous les jours, le dimanche excepté, arrêtant à toutes les stations, et arrivera à Montréal à 7.50 a.m.D’autres trains seront ajoutés au service du Canadien Pacifique, lorsque les changements d’horaire seront en vigueur le dernier dimanche de mal.réc.P Hartley., , Donohue., , Dickson., Leap., t Ashton.100 408 454 517—1460 *otes 70 100 103— 288 105 107 02— 304 70 111 106— 206 83 80 08— 270 03 81 274 Totaux .446 404 402—1632 Athlétique gagne deux parties.CONVENTION LIBERALE (D* notre ecrreeuonoantl Québec, 29.— Aujourd'hui a lieu â Richmond la convention libérale pour le choix d'un caindidat pour les prochaines élections dans le comté de Richmond-Wolfe.L’hon.M.Mitchell.M.Gauthier, M.P„ M.J.E.Mardi, M.F.MrCiva.M.P.M.P.Tanguay.M.P.P.et M.Tobin seront les orateurs, M.Tobin, le dénulé actuel du comté sera probablement choisi de nouveau comme candidat.LA FETE DU B.DE MONTFORT C'esl hier que, dans l’intimité plutôt, on a célébré le grand apôtre de la dévotion mariale, le bienheureux Grignon de Montfort.Autour de Sa Grandeur Monseigneur l'Evêque de Mont-Laurier, les Pères de la Compagnie, de Marie et quelques amis, se groupaient pour chanter le Ricnhcureux.('.’ôtaient M.l’nbbe Arbour, chancelier de l’arehc-vèché, et l’abbé McCrory, vice-chancelier, M.le chanoine Décarie, M.le curé de Saint-Joseph, M.Provost, du Snint-Sacremenl, le R.P.Daly, de Sainte-Anne, R.P.Dugas, e.s.v., R.P.Laurin, c.s.c., messieurs les abbés Charrier, Portier el Pusticn-nc, de Saint-Sulpicc, M.Poirier, représentant le pasteur de Viauville, l’abbé Deschênes, du Sacré-Cœur, etc.Les misiionanires de Dorval étalent là aver leur supérieur, le R.P.Louis Fillaudeau.Celui-ci fit avec un soin filial, l’éloge de son Père et Fondateur.On repassa toute l'existence de Montfort, mais à la vraie clarté qui l’a illuminée, je veux dire: la dévotion à la Sainte-Vierge.L'enfant ne fui parfait que grâce à sa piété particulière envers la Mère de Dieu, le séminariste ne fut modèle, el l’a-pôtre ne fui ardent au travail, ou plein de succès dans son ministère qu'en vertu de cela.15 min.de 20 min.de 30 min.de Tramway pour n.m.Tramway pour Snlnt-Vlncent.12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de :— 15 min.de 5.15 n.m 20 min.de 15 min.de 20 min.de 3(1 min.de ÇAN^IANi PAC! FfQ Toronto Nord (RUE YONGE) Ls.Gare Windsor .10.59 P.M.Ar.Toronto Nord .8.00 A.M.Wagons-lits et compartiments éclairés à 1 électricité.TOROIMTO-CHICAGO Ls.gare Windsor.8.45 a.m., 10.00 p.m.Ar.Toronto.5.40 p.m., 7.35 a.m.Ar.Chicago.7.45 a.m., 9.05 p.m.Wagons-lits et compartiments éclairés à 1 électricité au train de nuit : wagons-pa-lais-observatoirc et buffet au train de jour.EXPOSITIONS PANAMA-PACIFIQUE SAN FRANCISCO SAN DIEGO LOS ANGELES Taux réduits — Toutes les routes Limite de trois mois.¦WBEAUX PB?BILLgTSl 141-143, St-Jacailtt —— '' - 7^ 7- Tel.Bel!, Main0121 Eotel Wtmfiner.Gares Place UUaratde in Huo Windier VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL-TORONTO-CHICAGO INTERNATIONAL LIMITED Le meilleur service au Canada Quitte Montréal.9.00 a.m.tous les jours Arrive Toronto.4,30 p.ni.tous les jours Arrive Détroit.9.55 p.m.tous les jours Arrive Chicago.8.00a.m.tous les jours Wagons-lits et observatoires Pullman, aussi wagons-palais, bibliothèque et buffet.CHICAGO LIMITED Quitte Montréal.11.00 p.m.tous les jours Arrive Toronto.7.110 a.m.tous les jours Arrive Détroit .1.15 p.m.tous les jours Arrive Chicago.9.10 p.m.tous les jours Wagons-lits Pullman et club à compartiments ; wagons-palais et buffet.CHANGEMENTS D’HORAIRE Des changements seroni en vigueur le 2 mai.On peut sc ^rfocurer, sur demande aux agents, des horaires renfermant détails et renseignements complets.122, rue St-Jacques, nn*Ie M-Fran-çoii-Xavier—Tél.Main 6901 Hotel Wlndior 44 Uptown 118?Care Bonaventur* “ Maie COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL horaire du service subur- BAIN POUR 1914-15.LACHINE.— Du Bureau de Poitc.Service de :— 10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.80 min.de 8.00 a.m., h 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.in., à 7.10 p.in.20 min.de 7.10 p.m., Il 12.00 minuit DE LACHINE.-Service de 20 min.de 5.30 a.in., A 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., A 0.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., A 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.in., A 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.in., A 12.1f n.m.Dernier tramway extra A 12.50 n.m.8ALLT - AU - KBCOLLET ET 8AINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Dcni, A Saint-Vineent.—Service de 15 min.de 5.15 n.m.h 8.00 a.m.20 min.de 8.00 n.m.i\ 4.00 p.m.4.00 p.m.A 7.00 p.m.7.00 p.m A 8.00 p.m.8.00 p.m.A 11.30 p.m.Henderson seulement 12.00 8.30 a.m.4.30 p.m.7 30 p.m.8.30 p.m.A 11.35 p.m.à Saint-Denis, 72.20 8.30 n.m.4.30 p.m.7.30 p.m.8.30 p.m, _ Tramway de ll'udrrsmi n.m.Tramway de Saint-Vincent A Saint-Denis, 1.10 a.m.CA KTIEKVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de !— 20 min.de 5.20 n.m.A 8.40 p.m.40 min.de 8 40 p.in.A 12.00 minuit.DE CARTlERVllLK.— Service de w 20 mil), de 6.40 a.m A fl 00 p.m.40 min.de 0.00 p.m.A 12.20 a.m.MONTAGNE.—De PAve.du Parc et Mont.Royal.—Service de 20 min.de 5.10 a.m, A 12.00 minuit.DK L'AVE.VICTORIA.—Service de !-*.20 min.de 5.50 a.m.A 12.30 minuit.De l'Ave.Victoria A Snowdon.—10 utln, 6 51 a.m., à 8.50 p.ni.10 min.de 52n n.m.A 8.50 p.m.BOUT DK iJlLE.Service .le î-60 min.de 6.00 a.m.A 12.00 mlult TETRKAULTVtLLK.- Service de i-, 15 min.de 5.00 am.A fl.00 n.ni.30 min.de 11.00 a.m.A 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.A 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.A 8.30 p.m.POINTE-AUX-TREMIlLEfi.—Service de | 15 min.de 6.00 n.m.A 0 00 n.m.30 min.de 9.00 n.m.k 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m, i 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.A 11.00 p.m.00 min.de 11.00 n.m.A 1 00 a m.Le NATIONALISTE est le meilleur des Journaux du dimanche, à Montréal.Le lisez-vous?FELS & LIPPE.LIMITED.Avis est donné au public qu*en vertu de la premiere partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1906, désigné “Loi des compagnies”, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du 30e jour de mars 1915, constituant en corporation Henry Har-witz, dessinateur, Samuel Gordon Russell expéditeur, Joseph Edouard Campbell, teneur de livres, et Joseph Horace Herman Lippe, notaire public, de la cité de Montréal, dans la province de Québec ; et Paul Emile Itiberdy, de Im Tuque, dans la dite province de Québec, étudiant en droit, pour les fins suivantes : — (a) Exercer l’industrie de manufacturiers et marchands de vêtements et mercerie, et des autres marchandises, effets et articles qui peuvent être fabriqués, vendus ou cèdes avec avantage en rapport avec la dite industrie ; (b) Acquérir, acheter, prendre à bail, vendre, échanger et céder des immeubles aux clauses et conditions approuvées par la compagnie et selon que la chose sera jugée convenable et à propos pour les fins de la compagnie ; (c) Nonobstant les dispositions de l’article 44 de la dite loi, acheter et acquérir, et posséder, détenir, engager et vendre, avec ou sans garantie, les actions, débentures et obligations de toute corporation, manufacturière ou autre exerçant une industrie semblable à celle de la présente compagnie, et se fusionner avec toute compagnie constituée dans le but d’exercer une industrie semblable, et acquérir par achat, bail ou autrement, et administrer, exploiter et exercer la propriété l’entreprise et l’industrie de toute telle corporation ; (d) Emettre, répartir et livrer, comme acquittées et non antisables, les actions, débentu-res ou autres valeurs de la présente compagnie en plein paiement ou en paiement partiel de toute propriété contrats, droits, actions, débentures ou valeurs de toute autre personne, personnes ou compagnie que la présente compagnie pourra acquérir pour les fins de son industrie et en plein paiement ou en partiement partiel de services rendus à la compagnie au sujet de sa promotion, de son organisation et de smi industrie ; (e) Demander, obtenir, enre»-gistrer, acheter, louer ou permettre l’usage moyennant un droit régalien ou autrement, acquérir et détenir, utiliser, posséder, exploiter et introduire, et vendre, céder ou autrement disposer de toutes marques cre commerce, noms de comemrce, brevets d’invention, perfectionnements et procédés, enregistrés ou non.utiles à l’induslrie de la compagnie, et utiliser, exercer, développer, accorder des permis pour leur usage ou autrement laire valoir toutes telles marques de commerce, noms de commerce et inventions, licences et procédés et choses de mê-™ nature, ou tous autres biens ou droits ; (r) (.ondure des conventions au sujet du partage des profits ou la fusion des intérêts, les risques communs, les concessions réciproques ou autrement avec toute personne ou personnes ou compagnie exerçant ou a la veille d’exercer une industrie nue la présente compagnie est autorisée à exercer, et promouvoir ou aider à promouvoir et devenir actionnaire de toute lelle compagnie, et acheter ou autrement acquérir dos actions et valeurs de telle compagnie, per-sonne ou personnes nonobstant les dispo-Sillons de I article 41 de la dite loi.et les détenir, vendre, réémettre, avec ou sans sia-rantie, ou autrement en disposer ; (g) Fai-' re des avances de fonds ou garantir les obligations ou contrants ou autrement assister ou aider de quelque manière toute eompa-gme dont les parts du capital-actions, le» oh H gation s, debentures ou autres valeur» sont détenues par la présente compagnie, et faire tous les actes et choses pour préserver ou protéger, améliorer ou augmenter la valeur de toutes telles actions, obligations, débentures ou autres valeurs et de la même manière, faire des avances de ipnds on garantir les contrats ou obliga-lions ou autrement assister toute personne ou compagnie ayant des relations d’affaires avec la compagnie ou endettée vis-ft-vis eHe : th) Acquérir la clientèle.Ta propriété, les droits et l’actif et se charger u .Old M.L.ÎT.AP Mt, Col Md " pfd.tton.Tr.c* Mur.Tram Nipiaalng.WK W ‘hô l.H 101 100'.Sherwit» W 40»y ’• pfd K» Spa.Rir.Co .» " pfd.63 6t.Co of C.»• “ pfd, Tor.R?.29^4 Tooke Bro -î “ pfd.74H Tuck.Tob .1 “ pfd .Twia Citv.“ pfd Wian.Ky .• Banques — • Br.No.Am.Commerce .Dominion.Hamilton.- Hochelaga.167 Impérial.Merchant* Molsont Montréal.National” 6H Nova-Scott .• Ottawo.Québec.Royal-.I .Standard.! 224% Tot onto.M Union.- **4 86 mti 69 ! 1I6WI m j w 102 IftO 12* iii” 622 RUE NOTRE-DAME OUEST TELEPHONE MAIN 1116.PROVINCE: DK QU L BEC.District de Mont-mil.Cour Supérieure, No 4953.Home Bunk of Cnnodn vs J.HaymoiKl.lx* lOème imir dr mai 191's n 11 heures de I'avanD midi, à In pince ri’nffnires du dit défendeur, un No 98 rue Notre-Dame* en In cité tie Lachinc, seront vendus pur autorité de justice 1rs biens et effets du dit défendent saisis en cette cause* consistant en comptoirs.vitrines, etc.Conditions : argent comptant.A.Lalonde, H.C.S.Montreal, 29 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour de Circuit, No f>881.Art.Chn-ttgnv, demandeur, vs Snm Long, défendeur.Le Même iour de mai 1915, A dix heures ne Pavant-midl, nu domicile d udit defendeur, nu No 1341 rue S.-Urbain, en la cité 2 1**4% Work l*lan nell A ohi " Pr.O^r Otj Bath.atcti .smith.Per n n*, /îro.Ra.T.»î South Hall, i tf/f CnB.Perifi.i«‘L 1AK i '' Pt.5S 5S Cfft.Lrath WH Third Ave •V» l hrs % Ohi 47 L 47’, Twit Ctt*.Ch.M.à H !• H tîtiia.t’a' Sftÿr c.,r.tk i A4H LT*$.*U.Cor 59 V|7r Con.Ua, 1271-4 • " Pr.109‘ Del.» Hud 151*4! toitnehcop tien * K.il.Vit.Chram A R .O.pr >%”t.Union DM.1:11.Rv - - W’t’H.Wec Krlp.Corn 28’g 29 woolwotth Ot.N .,pt.Illlfi.C ntr 121 | 12H, Pr nter-Mtr* 24 »v V4', j pr GV.t.eh Veiiep 144H HH* ; Loti.A Nâ« Mi s P.A St M.K,.* n .| 12 I M.A Piciflh hTs Blé- Mai.Juillet, Maïs- Mai.juillet, Avoinc- Mai.Juillet, fournis par la & Cowans”: Cours d’ouverture maison “Mc- Cours à 11 b.30 a.tn.Charbon bitumineux, à va- peur et a gaz BUREAU CE*ERAl d,s VENTES 112 Rue Saint*Jftcuue), Montrés MONTREAL 161 ^ 162! 137 136' 77 77 V 80 79* 55 ’'s 55 BOURSE DES MINES C«ura fournis par *?.Cdotiard-L.Dotr cotto.courtier, rue Saint-Sarrrraent.II* Montréal.MINES DE COBALT î>c- Offre imindr Duilcy.a*, Braver.,, .571., Buffalo.50 Ctuimber*.20 Cfrtitn trtts,.4.75 Crown Bcncrvn.85 Coûter.,11 fil fford.(•mukl ., * ,, fireat Northern., ,.Margrave*.* .Hudson llny.,, .Ken IjAke.,, ,, ,, ,, LfaTOW.McKinley Dntrngh.Mnkoing.Pftenon l/flkr.Bight of Way.Bochnter.,, ,, Seneca Superior.*.Sliver Leaf.,, .* ,, , SiVvpf Queen., ,, .Tetnt*1i«vitiltig.Trethewny.\V» ttlnnfer.,.York* nut.m MINES BE PORCUPINE .I ftoldfMds.A Smelten.»• .165.no 2U 3 ¦ 4 1 17,00 1.9(1 18 .11 605 25 I 1 40 2* 2 59 10 I i Apex Cong.Coug.DntilC Dome Dome Dome Entry Mold Extension.Mike.» •* « Mitten.*.fPRrlen.Beef.Hrnnratnke.» Holllnger.** ?.Jupiter.* •« Motberloxlf.«« • McIntyre.¦« »., Peer! Lake., ,* ., Pore Crown., Pore Imperial.•• Pore Pet.* * «« Pore Tlxdale.* * Pore Vipond,.Preston 1Î.Dome.Ben Mippg.» .West Dome.Troll Hughe».12 .1 70 2:\ 1 85 92 I 2i 1 « to 00 5.t« 52 :t5 « 25 25' 5(i ;t 1 .1954 to 9! 3 00 ft tot 19 50 311 BATEAUX-TRAVERS1ERS, RAFRAICHISSEMENTS et JEUX POUR L’ILE STE-HELENE Des soumissions sous enveloppes cachetées, pour lo.— La vente de rafraîchissements et exploitation ries jeux et amusements dans nie Ste-Hclène; 2o.— Le privilège de faire circuler des bateaux-truversiers entre Montréal et ITle Ste-Hélènc; adressées au Bureau des Commissaires.cl déposées à leur Bureau, se-ronl reçues jusqu’à midi, mardi, le llème jour de mai, 1915.Les devis, formules de soumission, el tous les renseignements désirés, pourront être obtenus au Bureau du Surintendant des Achats et des Venles, Hôtel de Ville.Les soumissions seront ouvertes en présence des parties intéressées, par le Bureau des Commissaires, siégeant en assemblée régulière, dans leur Salle de Délibérations, Hôtel de Ville, à la première assemblée régulière dudil Bureau qui sera tenue après la Déception desdites soumissions, ou à ladite date même, si le Bureau est alors en séance.Par ordre du Bureau des Commit* suires, L.N.SENEGAL.Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hotel de Ville, Montréal.28 avril 1915.l'iuiVinci: ni; qu;bec.m.trict ne Mont-rVal, i oui; Supérieure, No t.Wl.Thénpjun-Thlbrrt, de S.-IM«isr, ilislrlcl (rUierville, tfe-m.lidrur, vs !.IV Uocheleou, de Montreal, deti’iiilrur, et Joseph DroutUet, de Montré.?, tlrrs-s.Ul.U' huitiémo jour de iiiaI 1918, fi dix heures de l'nv«nt-midl, nu domicile du dit tiert-Ml.l, nu No 5fi(l rue Iberville, ni 1» rite de Montreal, seront vendus par Hiltorlle ,t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.