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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 30 avril 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-04-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—NTo 100 MONTREAL, VENDREDI 30 AVRIL, 1915.OEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA .$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 DEVOIR Rédaction et Administrât" 43 'RUE SAINT-V5NCENT MONTREAL Directeur : HENRI BOURASSA TELEPHONES: ADMINISTRATION z Main 7461 REDACTION : • Main 746G FAIS CE QUE DOIS ! LE ROLE SOCIAL DE L’AGRICULTEUR l « Deux champs s offre à la culture et à l’amour de tous les hommes, deux champs qui contiennent chacun une source de vie débordante.Le premier de ces champs, c’est l’Eglise qui produit et qui conserve la vie spiiituelle, le second, c’est la terre qui alimente et qui conserve la vie corporelle.L’ouvrier du premier champ, c’est le prêtre, l’ouvrier du second, c est 1 agriculteur.Les deux sources que ces champs contiennent coulent à travers le monde, elles s’epandent de tous côtés dans tous les rangs et^ dans toutes les classes, et tous réclament leurs bienfaits.On diiai! qu elles viennent se réunir et se confondre, plutôt, l’une est absorbée par 1 autre quand le prêtre emprunte à l’agriculteur le pain, fruit de son labeur, qui devient le corps du Christ, principe de toute vie” 0 est ainsi que M.l’abbé Ad.Michaud, missionnaire agricole dans le district de Québec, résume sa conception de la profession agricole, en une conférence que vient de publier le ministère provincial de l’agriculture et qui devrait être répandue à profusion.Le remède le plus efficace à la dépopulation des campagnes n’est pas tout dans 1 instruction agricole, il faut, croit-il, y ajouter l’éducation de 1 opinion publique à l’importance de la valeur sociale de l’agriculture.(.est une opinion que nous avons déjà succinctement exprimée ici, sur laquelle la jeunesse catholique a insisté au cours de son dernier Congrès et que M.l’abbé Michaud développe avec une élévation de pensée et une ardeur de conviction qui donnent à sa conférence une rare force de persuasion."La valeur d’une chose se mesure”, dit-il “sur le bien qu’elle produit, sur la grandeur des besoins nécessaires et légitimes qu’elle satisfait et aussi sur 1 intention de celui qui l'a établie, quand on peut retrouver son origine”.01 1 agriculture est d’origine divine.C’est Dieu lui-même qui fit la première concession de terre à Adam.Et elle est aussi le prolongement de son oeuvre.C'est l’agriculture qui entretient et continue la vie.Sans le cultivateur, le monde périrait vite.Le commerce et l’industrie travaillent sur des matières existantes tandis que l’agriculteur travaille pour produire ce qui n’existe pas.Toute la différence est là et elle est immense”.Et jamais peut-être les circonstances ont plus accentué 1 évidence de cette vérité.Que tous les agriculteurs du monde s’abstiennent de leur travail cette année, et tous les efforts des peuples qui depuis des années se préparent à réaliser leurs ambitions crouleront en un clin d’oeil.Par sa perpétuelle fécondité, la richesse de la terre est aussi la seule qui ne s épuise pas.“Les matériaux de l’industrie qu’on enlève à la terre ne lui seront jamais rendus.Les mines de cuivre, d’or ou d’argent les plus riches, quand leurs richesses ont été une fois enlevées demeureront toujours sans valeur.Les forêts les plus riches resteront après 1 exploitation dénudées pour longtemps; elles ne retrouveront leur valeur qu’après plusieurs générations d’hommes.En est-il ainsi dans l’exploitation agricole?Non, grâces à Dieu.La récolte de l’an passé n’a pas diminué la récolte de cette année, et celle de cette année ne diminuera pas non plus celle que l’on espère pour l’année prochaine”.Aucun état ne respecte autant la liberté individuelle que l’état agricole.“Quand le cultivateur a donné à sa terre la préparation convenable, quand il a semé son grain, il peut regarder le Ciel en toute confiance et dire: “Mon Dieu, j’ai fait ma part, à votre tour maintenant”.Qu’il s’éloigne de sa ferme ou qu’il se repose chez lui, toujours l’action bienfaisante de la Providence vient continuer ce que le cultivateur a commencé”.De tous les hommes, le cultivateur est aussi le plus à l’abri des couns de la fortune.“Son travail de chaque jour persiste.Il est pour ainsi dire durable et indestructible.Demain, l’an prochain, dans dix ans, dans vingt ans, bien plus.'cjuand son fils ou son petit-fils même lui aura succédé dans sa tâche, sa terre conservera encore l’empreinte de son travail”.Toute cette conférence de M.l’abbé Michaud est à lire, par les cultivateurs d’abord, afin qu'ils comprennent mieux la noblesse de leur état, mais aussi par les classes industrielles et commerciales et par la jeunesse, afin de réapprendre le respect et la considération dus à celui dont le travail assure l’existence matérielle du monde entier.Des différentes causes qui ont amené la désertion des campagnes, l’indifférence générale à l’égard de l’agriculture et, pour un trop grand nombre, le dédain de ses travaux a peut-être été la plus sensible.D’aucuns soutiennent encore que l’insuffisance de la rénumération du travail agricole reste l'arguement décisif qui détourne l’agriculteur de la terre.Or les faits contredisent cette opinion du moins dans la province de Québec.Voici près de vingt ans que l’amélioration graduelle des méthodes agricoles a complètement transformé la position économique de nos cultivateurs.N’est-il pas admis que la crise actuelle n’inquiète à peu près pas notre agriculteur?D'où vient une bonne partie, une forte proportion des capitaux de nos banques, si ce n’est des campagnes où elles ont multiplié leurs succursales surtout pour y attirer l’épargne du cultivateur?Et cependant le délaissement de la terre continue et même s’accentue.Il faut donc admettre que la désertion du sol ne tient pas uniquement à des causes économiques.C'est le grand mérite de M.l’abbé Michaud de le reconnaître, de le dire et de nous inviter tous à modifier notre opinion du rôle social de l’agriculteur.Et cela nous semble d’autant plus juste et nécessaire que la grande publicité d’aujourd’hui influe plus promptement sur la mentalité générale.Quelque soit le danger pour lui, on ne saurait détourner complètement le regard et l’attention du cultivateur des grands centres où se forme l’opinion qui inspire l’esprit d’un chacun.Pour agir sur l'agriculteur, il faut donc que l’opinion de l’état agricole sc modifie et se manifeste et se traduise par une appréciation plus sympathique du truiÿil de In terre, de l’oeuvre qui “maintient et prolonge l’action du Créateur”.Jean DUMONT.SILLET DU SOIR.LA PASSAGERE Pourquoi ne dit-on pas: “Bête comme un tramway” ?Qu’y a-t-il de plus bête, en effet, qu’un tramway ?Ça vient on ne sait d’où, ça vu où ça peut et ça s’arrête sans besoin à tous tes coins de rue, sans jamais changer de visage, sans prendre seulement la peine de regarder si ça se trouve à Saint-Henri, à Ho-chelaga, ou à Saint-Enfant-Jésus du Mile-End.Toutes les rues lui sont bonnes, et tontes les saisons.Et toutes les populations aussi : du tramway de la rue Saint-Laurent, déli-vrez-nous Seigneur! Pourtant.,.Pourtant, il en est un dans lequel il s’est passé quelque chose, l’autre jour, un tramway de la ligne Am-hersf-Ihifferin pour ne pas la nommer.Au fait, qu’est devenu le classique ‘‘To Fulford-Saint-Denis” d’il y a quinze ans?Mais où vont les “petits chars” d’autan?Je disais qu’il s’était ixissé quelque chose, dans le tramway Amherst, l’autre jour.Il était plein, ce tramway, comme c’est son devoir; plein de braves gens, ouvriers ou employés; il y avait des paquets et des vêtements de travail, et des grosses mains sur des petites chaudières.Et ça jasait, un peu partout.Mais ça jasait avec précaution, et d’un ton poli et retenu.Si quelqu'un avait lâché un gros mot, je crois qu’il aurait passé par la fenêtre, fermement mais sans bruit.Voyez-vous, il y avait à bord une Passagère.On pourrait bien dire qu’elle était la seule passagère, car malgré que tous les bancs fussent occupés, clic aurait pu s’avancer au hasard et s’asseoir à son gré et selon son bon plaisir.Ce n’était pas une passagère ordinaire; je pense bien que c’était une reine.C’était une toute petite reine pas plus haute que ça, et qui avail bien cinq ans d’âge, et quelques mois.Elle était plantée tout droit sur ses petites jambes, non loin de la porte, et sa grande soeur, habillée en noir, la tenait par lu main.La petite avait un gentil minois rond et frais et se tenait les g eux sagement baissés; on voyait qu’elle était heureuse et grave, et qu’elle écoutait des choses que nous n’entendions pas.Elle avait une belle robe blanche et un grand voile qui l’enveloppait comme un nuage : c’était une toute petite Montréalaise de six ans qui avait fait ce matin-là sa Première Communion.La grande soeur fit un signe et le tramway s’arrêta, pour laisser descendre sa Passagère ; je crois qu’il s’arrêta moins rudement qu’à T ordinaire.El il était déjit rendu deux coins plus loin que les autres passagers n’avaient pas encore recommencé à parler, et qu’ils tournaient encore la tête tant qu’ils pouvaient, pour apercevoir encore la petite tête heureuse et douce, et les petits bas noirs qui trottinaient bravement sous la belle robe blanche.Seigneur, lorsqu’elle sera devenue grande, celui qui la conduira à votre autel, émue et heureuse sous son second voile blanc, qu’il soit sobre, et bon chrétien! Robert VAL.CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE SEVIRA-T-ON ?Dos journaux ministériels publient une manière de communiqué d'Ottawa, au sujet des fraudes constatées par les différentes commissions d'enquête parlementaires, dans les fournitures de guerre.“Il est probable,” dit ce communiqué, “que plusieurs arrestations auront bientôt lieu, comme conséquence de l’examen fait par le ministère de la Justice des dépositions recueillies par la commission des comptes public».” On s« rappelle que cette commission a jeté queloue lumière sur les achats de jumelles militaires, de chevaux de remonte, d’automobiles, de bicyclettes, de pansements d’urgence, de confitures et de différents autres articles pour l'usage des troupes.Les dépositions relatives aux achats de chevaux par le service des remontes ont surtout révélé un éohat de choses scandaleux, de mémo que celles qui ont trait aux jumelles militaires.Certains témoins se sont vantés tout net d'a-votr roulé les acheteurs du ministère et de leur avoir vendu des rosses.D’autres ont admis avoir fait des bénéfices considérables à même l'achal et la revente de jumelles mi- litaires, qui ont passé par trois ou quatre mains avant que le gouvernement en prenne enfin livraison.L affaire des pansements d’urgence s est accompagnée 'de révélations telles que le ministère a désavoué un de ses partisans aux Communes et exigé une restitution du commis qui, sur une commdnde de !f28,U()0, avait fait des bénéfices totaux de près de $9,000.Et tout ceci a vu le jour après une enquête superficielle, hâtive, el a la faveur de laquelle on a pu sc rendre compte toutefois qu’il existait tyen des dessous à maintes autres transactions analogues faites depuis le commencement de la guerre.C’est dire que, pour peu que le ministère de la Justice suive la voie que lui a tracée la commission des comptes publics, il trouvera encore bien des irrégularités et des fraudes.Le ministère de la Justice annonce qu'il entend sévir sous peu.Ce ne sera pas trop tôt.Il faut que les fournisseurs halhonnêtos ou trop cupides ne se sentent pas en sûreté, mie "Etat les punisse et décourage de nouvelles tentatives d’exploitation.6.P.M.Lloyd George vient de proposer aux Communes anglaises de rigoureuses mesures fiscales pour combattre le fléau de l’ivrognerie en Angleterre.Le projet de loi comporte un impôt élevé sur les spiritueux, dont I objet est d’encourager la consommation des boissons légères.Une formidable opposition se dessine déjà contre les propositions du chancelier de l’échiquier.Les communiqués officiels irindi-quent aucun changement notable dans la situation mililaire.Les Alliés.cependant, font dos progrès importants dans les Dardanelles.Leurs navires ont pénétré dans le détroit jusqu’en face du fort de Cha-nak, pendant que les troupes anglaises établissaient un barrage sur l’isthme de Plavari.après en avoir chassé les Turcs, isolant les garnisons des forts de Kilid Bahr et du Cap Hellos.La fin approche rive, la situation est virtuellement sans espoir.L’événement paraît en train de justifier ce pronostic peu suspect.Non seulement la flotte russe coopère avec la flotte alliée, mais les troupes russes viendront bientôt joindre leur action à celle des forces anglo-françaises sur la péninsule.Pendant que les corps de débarquement des Alliés poussent activement et avec succès leurs opérations du côté de la mer Egée, sur les rives européenne et asiatique, appuyés par les canons de la flotte, l’artillerie des vaisseaux russes bat les forts turcs qui défendent l’entrée du Bosphore.Une flotte, même la mieux pourvue des prodigieux engins modernes, n’a nul intérêt à se lancer dans cette étroite gorge barrée d’estaca-des, pavée de touilles, dominée de feux croisés.Mais, maîtresse de la mer, elle peut écraser de loin le fort de Kilia.et, prenant à revers, de l’autre côté, les lignes de Teha-taldja, débarquer les troupes qui sont sur le point de partir d’Odessa dans ce but.Sous la protection du feu des vaisseaux, ces troupes attaqueront par terre les forts de la rive européenne.Ces ouvrages tombés en Ja possession du corps de débarquement.celui-ci, disposant du chemin de fer de Constantinople, sera à même de marcher sur la ville à la rencontre des forces déposées à terre par l’escadre franco-anglaise.Le combat de Langemark Les événements militaires qui se sont déroulés depuis une semaine sur les bords de l’Yser, au nord d’Y-pres, ont produit dans notre pays une émotion facile à comprendre.Le corps expéditionnaire canadien y a reçu, pour ainsi dire, le baptême de feu.C’est la première action sériease à laquelle il ait été mêlé, et nous pouvons être fiers de la conduite de nos soldats.Leur bravoure est au-dessus de tout éloge; du premier coup ils se sont placés au rang des premiers soldats du monde et les témoignages d’admiration qu’on leur adresse de toutes parts n’ont rien d’exagéré.11 ne faudrait pas perdre de vue, cependant, que le combat de Lange-mark n’est qu’un incident de quelques heures dans la bitte de géants qui dure depuis ifcuf mois sur les immenses champs de bataille de Belgique et de Fr Ai ce.D’autres actions se déroulent-sur divers points du front, que le té' graphe ne mentionne pas et qui ne le cèdent en violence meurtrière ni aux combats de l’Yser ni à ceux de Neuve-Cha-pelle ou de la côte No 60, dont les agences de nouvelles nous entretiennent encore—pour permettre aux gazettes canadiennes, sans doute, de chauffer à point le jingoïsme laçai.Cette insistance fait contraste avec la rare discrétion des communiqués français, dont un offi- cier C! il: .L* correspondant du “Daily Mail , de Londres, rapporte qu'un colonel d’état-major allemand, arrivé de Constantinople à Bucarest, déclare que la capitale de l’Empire ottoman doit tomber dans quelques semaines, car les Turcs n’ont ni le coeur ni les moyens voulus pour résister au calme des Alliés et à leur avance irrésistible.LesTurcs.bien que commandés par des officiers allemands, ne combattent qu’à contre-coeur.lais blessures de balles de revolver trouvées sur nombre de soldats ottomans faits prisonniers par les Alliés, au dire des dépêches, témoignent de ce fuit et aussi de i impitoyable barbarie des officiers teutons.Ces derniers, du reste, envoient leurs familles en sûreté hors de la ville et expédient leurs valeurs.Le colonel allemand se plaint amèrement de l’apathie des Turcs et ajoute que toutes leurs chances de succès sont compromises par la corruption et la mauvaise administration des Osmanlis.M craint nue la coopération de la flotte russe de la mer Noire avec la flotte alliée ne hâte le forcement du passage vers Constantinople.Quoiqu’il ar- “Lorsque tu vo?s dams ton journal cpie sur tel point nous avons progressé légèrement, sais-tu ce que cela veut dire?Qu’il y a en puissance, dans cette ligne d'imprimé, toute la valeur d’une race; tout l’esprit de sacrifice d’un peuple; toute la beauté morale d’une nation.Cela veut dire qu’avant de partir à l'assaut des tranchées ennemies nos hommes sont demeurés quatre à cinq heures sous le feu le plus Infernal; cela veut dire qu’ils sont partis, la baïonnette haute, sous la mitraille, qu’ils ont bondi sur l’ennemi dans le plus horrifiant des corps-à-corps, mêlant leurs souffles, confondant leur sang, s'étreignant dans la mort.Cela veut dire surtout que dans la tranchée enfin conquise, s’est élevé, surhumain, formidable, clamé vers les étoiles, le chant de l’immortelle “Marseillaise”.“Ah! ne nous plaignez pas, cn-viez-nous plutôt, nous sauvons la France.Nous vous garderons votre patrie." Ces lignes trahissent un moral superbe, qui n'a rien de factice, dont la source se trouve dans l’âme meme du patriote et n'n pas besoin «le s’a-iïmenter de nouvelles plus ou moins tendancieuses.Le même officier, capitaine d’infanterie, avocat à la Cour d’Appel de Paris, nu front depuis le début de la guerre, écrit encore à un ami: “Je guerroie en première ligne depuis déjà pas mal de temps.I.a vie est mouvementée, agréable et pre nante: on agit.Et si tu savais tonte la mâle beauté de ce mot: agir! J’ai été nommé capitaine depuis le début de la guerre.J’ai changé de secteur et j’occupe avec ma compagnie un point plus à l’ouesl du territoire."Je suis là, l'arme prête, l’oeil au guet, hurlant aux Boches par les gueules de mes 250 fusils: "On ne passe pas!” Nous sommes tous froidement résolus à nous faire crever plutôt que île céder.Six nidis de campagne ont mis mes hommes tout à fait à point.Notre patriotisme s'augmente de la haine que nous inspirent les crimes atroces de nos ennemis.Soyez tranquilles à Paris: vos “poilus” du front se feront hacher sur place plutôt que de se laisser enfoncer.“Lu canonnade est furieuse dans mon secteur; tous les jours nous recevons entre 150 et 200 obus, qui varient depuis le 77 jusqu’au 210.Je te prie de croire que ce dernier, e est quelque chose: 21 centimètres de diamètre, plus de cent kilos de poids qui t’arrivent de huit ou dix kilomètres à cinq cents mètres à In seconde.“Avant-hier, un 77 est tombé dans la marmite d’une de mes es-couades, blessant un homme.Sais-tu quelle a été leur préoccupation à mes poilus?Ça n’a pas été de s’émouvoir sur le danger auquel ils venaient d’échapper, mais de s’indigner sur la £ertc de leur reuasl” Nos ministres sont toujours pavés de bonnes intentions, disent leurs amis.Mais la taxe de guerre est en vigueur depuis 15 jours et ils ne nous ont pas encore fait avoir de timbres de guerre bilingues.Quand nous les obtiendront-ils ?Insistons pour avoir DES TIMBRES BILINGUES.L’organe conservateur quéhec-quois souhaitait expressément que M.Borden “déclare prochainement à la nation canadienne que, non seulement nous n'aurons pas d’élections en juin, mais qu’elles n’auront pas lieu avant la fin de la guerre”.II est probable qu’une pareille déclaration, arrivant à la veille de* vacances, à l’heure où le souci des récoltes et du pain talonne la plupart des gens, mettrait fin presque automatiquement à l’agitation qui commence.Orner HEROUX.Voilà les soldats dont les nôtres sont les émules sur le front de Belgique et de France.Il y a pour tout le monde des lauriers à cueillir et bien des exploits à accomplir pour faire oublier les prouesses du troupier français! En Champagne Les communiqués officiels de Paris ont à diverses reprises précisé le double objet des opérations engagées en Champagne depuis la mi-février.Il s’agissait, d’une part, de retenir l’ennemi en le harcelant sans répit et de l’empêcher d’envoyer des renforts sur le front oriental.Ce but fut immédiatement atteint.D’autre part, il fallait déloger les Allemands de leurs positions de première ligne et tâcher de couper la voie ferrée Challeran-ge-Bazancourt dont ils se servent pour se ravitailler et se déplacer entre Reims et l’Argonne.Au début de l’offensive, les lignes françaises suivaient sensiblement la ligne Souain-Pcrthes-Mes-nil-Beauséjour-Massiges.Les gains successifs de l’armée française ont porté: à l’ouest et au nord de Perthes; au nord-est de Mesnil, où les défenses puissantes de la côte 196 ont été enlevées; devant Beausé-jour, où la prise du fortin par les coloniaux restera, dit-on, l’un des faits les plus glorieux de la grande épopée que les magnifiques soldats de France écrivent avec leur sang.L’action se déroule dans une region assez mouvementée, appelée les Hurlus: c’est une série d’ondulations séparées par des ravins à pentes raides qui s’enchevêtrent, une suite de hauteurs et de dépressions.“Sur les croupes et sur les escarpements, dans les boqueteaux, en travers des ravins, l’ennemi s’est fortifié formidablement, dit un journaliste qui a pu visiter les lignes françaises.Chaque jour il perfectionne, il fait plus fortes scs défenses.Des lignes successives de tranchées bétonnées et blindées, protégées à l’avant par d’épais réseaux de fils de fer barbelés, défendues par, des mitrailleuses et des lance-bombes, sont reliées par des boyaux sinueux; et ce dédale est si profondément enfoncé dans le sous-sol que les obus sont impuissants à en crever la voûte» C’est de cette redoutable organisation que les efforts héroïques do nos soldats doivent triompher.II faut savoir cela pour comprendre combien nous leur devons d’admiration, de reconnaissance et d’amour.Chaque élément de tranchée, chaque ouvrage d« prelection doit être pris d’assaut, puis organisé aussitôt, contre le retour AUTOUR DES ELECTIONS LA “GAZETTE” ET L’r(EVEXE-MENT” La Cazctte de ce matin publiait, avec çrand déploiement de titres, une dépêché d’Ottawa qui a toutes les allures d’un communiqué of.fi-rieux.Comme Ja dépêche antérieure que commentait récemment M.Bourassa, ce communiqué tend à justifier une dissolution prochaine du parlement.Il expose la thèse des chefs conservateurs qui réclament une élection immédiate.Ce dernier appel offre toutefois un caractère particulier.Alors que beaucoup voient dans les tragiques nouvelles qui arrivent ces jours-ci d’Europe et qui menacent de se multiplier encore, une raison d’épar-gner au peuple, suivant l’expression de l’Evénement, “le spectacle plutôt déprimant d’une bataille électorale”.l’auteur du communiqué s’arme de ces nouvelles pour réclamer la dissolution immediate du parlement.“Les événements récents (ou devine qu’il s'agit de la terrible fan-omk(.‘ opérée par la mort dans les rangs du corps expéditionnaire canadien) ont augmenté, dit-il, la probabilité d'nn prochain appel au peuple.^ On sent que les sacrifices que le Canada a faits sur les champs de bataille de l’Europe doivent être suivis d'efforts pins grands encore pour que ces sacrifices n’aient pas été faits en vain." Puis il déclare que la guerre durera longtemps, que “le travail de recrutement, d'organisation et d’équipement des troupes canadiennes pour le front devra donc se poursuivre pendant un temps considérable” ; que ce travail a déjà été entravé par l’opposition liberale ; que rien n’indique que les libéraux reviennent à de meilleurs sentiments ; qu’il y a lieu, au contraire, de s’attendre à ce qu’ils continuent “l'exploitation politique, systématique et délibérée, de toutes ces difficultés qui surgissent dans la conduite d'opérations militaires de l’importance de celles que nous poursuivons aujourd’hui”, “Pour mettre fin à ceci cl pour laisser le gouvernement libre de faire la he-so*ÿe qui doit être faite, un appel aux suffrages peut être nécessaire”.Et il suffit de lire ce texte pour deviner do quelle façon Fauteur du communiqué ou ses inspirateurs mèneraient cette campagne.Ce serait la khaki election sous sa forme la plus accusée : à toute critique des méfaits du gouvernement, à toute analyse des “difficultés qui sur LA COLONISATION ET LES BESOINS PRESENTS ACTION COMBINEE DES POUVOIRS PUBLICS ET DES SANS-TRAVAIL guère.Mais elle s’est construit des terriers presque inexpugnables d’où elle répond encore régulièrement à nos offensives.“Quand, après une préparation d'artillerie extrêmement violente qui pulvérise des fils de fer et bou- de l'ennemi.La bête n'attaque plus gissent dans la conduite” des* opéra- -4m.J.,ions militaires, — c’est-à-dire, pour co qui nous concerne, les achats de fournitures surtout, puisque nous n ayons rien à faire avec les opérations proprement dites, — on répondrait par l'évocation dos morts __________ „„„ el '1rs blessés, par l’exploitation du leverse les tranchées, l’ordre d’as-l S| avril, lennetni a livré un infructueux assaut contre une colline nu nord-est de Ln„inn.Dans la direction de Stry, l’ennemi attaqua à plusieurs erprises près do Golovetzkn, mais il fut à chaque fois repoussé a la baïonnette.L’.-rmée du Caucase rapporte que dans la province d’Azerbaya.i, en Perse, notre avant-garde a dé In gé les Turcs de Kotur à lit) mil es eu nord-ouest de Tabriz, a la frontière turco-persnne.ANGLETERRE Une fiste de pertes publiée à Londres hier soir contient les noms de 9 officiers tués, de 5 qui ont succombé à leurs blessures, et de 26 officiers blessés.—Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a offert d’envoyer en Angleterre un groupe nombreux de mécaniciens, afin d’aider à la fabrication des munitions.—Les journaux ont continué hier leur polémique touchant les responsabilités qui retombent sur Churchill, à propos des opérations des Dardanelles.Une partie de la presse libérale accuse les torys d’être mus par des motifs politiques.—Les tenanciers des débits de boisson sont généralement d’avis que les nouveaux impôts ne feront pas monter le prix de la bière, mais feront diminuer sa qualité.Les brasseurs fabriqueront de la bière con-tenant moins de 7 p.c.d’alcool pour éviter l’imposition de nouveaux droits.—Il appert d’après une dépêche de Sterneway aux Lloyds que 'le bruit court en cet endroit qu’un sous-marin a coulé un paquebot anglais au large de l’île de Lewis.—La découverte à l’extrémité sud de l’île de Lerwick en Ecosse d’une ceinture de sauvetage portant le mot “Kelberg” est de nature à corroborer, croit-on, la nouvelle publié dans le temps de la destruction du croiseur allemand “Kelberg” dans le combat de la mer du Nord, le 24 janvier dernier.LES NEUTRES Toute la séance dTùer au congrès international des femmes tenu à la Haye a été consacrée à la discussion et à l’adoption de 2 résolutions.La première comporte l’annulation de tous les traités secrets et la participation du peuple à la conclusion des futurs traités, du moins par le canal de ses représentants.Dans la seconde résolution, les congressistes se sont opposées à ce qu’un pays enlève une portion de territoire à un autre, sans le consentement des habitants de ce territoire -Subissant l’influence de la propagande allemande très active, en Eu-pagne, certains journaux de Madrid ne se font pas scrupule de réveiller la Vieille question de I’iberisme, (c’est-à-dire de l’absorption du Portugal par l’Espagne.Le ministre des affaires étrangères, M.Romanonès, déclare que ce péril espagnol est tout simplement fantastique.ALLEMAGNE Sur la rive droite de l’Yser, les Alliés se sont jetés sur les Allemands avec unie vigueur et un courage merveilleux.Les ennemis répandent ^ encore des gaz délétères, quand l’occasion se présente, mais les Alliés qui ont trouvé le moyen de parer à ce_ moyen d’attaque, ont apporté en hâte des canons légers qu’ils braquent sur les lignes allemandes à petite portée.Indubitablement les casques à pointe se tiennent sur la défensive.Ils ont été victimes de leurs propres stratagèmes, car leurs soldats ont reçu l’ordre de s’avancer dans les positions evacuees par les Alliés et qulnfes-aient encore les gaz asphyxiants.Leurs propres blessés sont tombés dans cette atmosphère empestée.TURQUIE —Le correspondant du “Daily Telegraph a Mitylène, cablait, mer-credi que le bombardement des Dardanelles se poursuit avec vigueur, et que les navires de guerre alliés avaient atteint Vrysey, en face des forts de Chanak, à 8 milles à l’intérieur du détroit., loupes de débarquement a Enos se sont avancées sur une distance de 20 milles et ont occupé plusieurs villages.Un correspon-dant apprend de Ténédos que les Allies ont occupé la ville de Gallipoli, après un très rude combat.—Suivant des témoins dignes de foi, les Alliés ont emporté da’ssaut plusieurs lignes de tranchées entre le cap Halles et Kilid Bahr, en territoire européen, et fait 1,200 prisonniers.Sur le littoral asiatique, les f rançais ont capturé 1,800 prisonniers dans le voisinage de Kum-Kaleh.D’autre part, au dire du correspondant de la Compagnie des Echanges Télégraphiques on mande de Mitylenc que les Français ont continué à s’avancer, sur lie côté asiatique des Dardanelles où des combats sanguinaires ont été livés, et qu’ils ont capturé 5,000 Turcs.—L’armée du Caucase rapporte que 1 avant-garde russe a chass# .es Turcs de Kotur, à 110 milles au nord-ouest de Tabritz, à la frontière perso-turque.FRANCE ET BELGIQUE .“J1 ressort d’un communiqué officiel d hier soir du ministère de la manne française que 110 surviv nts du “Léon Gambetta” ont été transportes à Syracuse, et que 25 au-t^sont à Brindisi.L’amiral Sonos et marins ont élé enterrés au cap Lonea.—Durant le cours du raid opéré par les aviateurs allies avant-hier, b bombes furent lancées sur les hangars à Friedrichshaffen.L’aviateur Qui jeta les projectiles fui violemment bombardé.—-M.Giuseppe Bovione, l’un des publicistes italiens les plus renommes, publie dans le “Stampa” de Turin, ses impressions sur un récent voyage en France.M a intitule la première série d’arlieles écrits a cç propos: “La Transfiguration".Il déclare que lu France d’aujour-d hui a incomparablement plus de valeur et d’énergie que la France du mois d'août de l’année dernière.RAID EN ANGLETERRE UN ZEPPELIN LANCE PLUSIEURS BOMBES INCENDIAIRES SUR TROIS VILLES ANGLAISES, HIER, DETRUISANT UNE DIZAINE DE MAISONS.— DES BOMBES SUR BELFORT.Ipswich, 30.— Un zeppelin a survole Ipswich, de bonne heure hier matin.Plusieurs bombes ont ete iancees dont l’une a frappé une maison à Brookhall Road.C’était une bombe incendiaire; elle perça le toit de l’édifice et vint tomber dans la chambre à coucher d’une fillette.Cette dernière a été secou-rue par son père, Harry Goodwin.Les flammes se sont propagées dans deux chambres avoisinantes, lesquelles furent détruites en moins d une heure.D’autres bombes ont etc lancées à Waterloo Road.dirigeable se dirigea ensuite vers \\ hilton où il jeta plusieurs bombes.Autant qu’on a pu le sa-y,°!r usqu’à présent, personne n’a ete blesse en cet endroit.D’Ipswich, le dirigeable gagna oury St.Edmunds.Le temps était beau, mais un brouillard planait, et 1 on pouvait difficilement localiser le zeppelin.* * * .Cambridge, Angleterre, 30.— Le Daily News” dit qu’un aéroplane ennemi a survolé Ipswich quelque temps après minuit, y jetant un bon nombre de bombes qui ont mis le teu a plusieurs édifices, i es* siïiié dans le comté de Suffolk et est une ville d’importance commerciale secondaire.Elle a une population de 75,000 habitants.Cinq maisons ont été virtuellement détruites, et trois autres ont subi des dégâts sérieux.t^uefres, 30.— Une dépêche du Centrai News” rapporte qu’on a aperçu un Zeppelin durant la nuit, a Bury St.Edmunds, comté de Suffolk où il a lancé des bombes qui ont mis le feu à plusieurs édifices.QUATRE BLESSES A BELFORT.Belfort, France, 30.— Trois aéroplanes allemands ont survolé Belfort à cintf heures hier après-midi et ont lancé sur la ville une douzaine de bombes.Quatre ouvriers ont été blessés.Peu de dommages ont été causés à a propriété.Quelques fenêtres-ont etc brisées et des toits enlevés.NOTRE PAIN DE FAMILLE est hautement apprécié par tous ceux qui en font usage.C’est un pain délicieux, cuit à point et il se digère très bien.Essayez-Ie.Si votre épicier ne le tient pas.téléphonez-nous: WESTMOUNT 247 et notre livreur arrêtera chez vous.Nos pains “KREAMY” et “PARISIEN” se recommandent par leur saveur et leur qualité.Si vous y goûtez vous en redemanderez.JOS.MARTIN, Boulanger 119 avenue Brewster TEL.WESTMOUNT 247.Coin rue S.-Antoine- gemarck, a résumé ainsi ses souvenirs ae la bataille : “ A minuit, les deux bataillons de l’Ouest canadien, le 10e et le 16e reçurent Tordre de charger.Pendant plus de deux cents verges, ils furent soumis à une vive fusil.ade et au feu de plusieurs mitrailleuses, mais ils tinrent bon jusqu’aux tranchées allemandes, où ils reprirent les canons canadiens et tirent plusieurs prisonniers.Sir Richard McBride, premier ministre de la Colombie Britannique, s’est rendu à l’hôpital où il a vive ment félicité les soldats de leur bravoure.Un autre blessé, le lieut.G.M.Ainslee, du 16e bataillon, raconte que lorsque son régiment traversa le village de Saint-Julien pour aller déloger les Allemands, les habitants de ce village acclamèrent les Canadiens en leur souhaitant bonne chance.Au sortir du village, ils furent accueillis par une grêle de balles qui leur fit beaucoup de mai, mais ils se reformaient à mesure, jusqu’à l’entrée d’un petit bois, où ils trouvèrent des Allemands qui se constituèrent prisonniers, le combat se continuant par groupes isolés.Le say.Ont.; A Smith.Fredericton, N.B.; Charles Finder, 182, Ave Ford, Montréal.15ème bataillon Mort d’asphyxie : J.Dewar, Toronto.Un Anglais, capitaine, blessé.Soldats blessés : caporal F.B.Mac-Donald, Collingwood, Ont.; W.Scrimgeour, Toronto ; quatre Anglais et cinq Ecossais.16ème bataillon Tué au feu : Capitaine J.H.McGregor, Victoria, C.B.Blessés et disparus : lieutenanis V.V.McLean, Vancouver, C.B.; Geo.S.Ager, Victoria, C.B.Tué au feu : un Ecossais ; soldat mort de blessures : deux Ecossais, soldats.Soldats blessés : Sgt R.A.McPherson, Wapella, Sask.; deux Anglais, deux Ecossais.Princess Patricias Blessés : A.Hampson, Winnipeg, et un Anglais.Artillerie 2e brigade de campagne : blessé, F\ G.Ferguson, Moncton, N.B.3e brigade de campagne : Un Anglais, mort de blessures.Blessés, M.lieu* Ainslee reçut alors une balle A.Keating, Saint Jean, Terreneuve ; LES CANADIENS LES TOMBES DES NOTRES LE GENERAL SAM HUGHES DEMANDE QU’ELLES PORTENT UNE MARQUE D’IDENTIFICATION AFIN QUE L’ON PUISSE RAMENER LES CORPS AU PAYS.— LES PERTES AUGMENTENT.Ottawa, 30.—Le général Hughes, ministre de_ la Milice, a demandé aux autorités britanniques que des precautions soient prises sur les champs de lataille pour que Ton puisse au tesoin reconnaître et ramener au pays les corps des soldats canadiens enterrés en territoire français ou belge.Le ministre a suggéré Qu une plaque d identification soit déposée avec chaque corps.De cette façon, les parents qui le désireront pourront faire revenir en terre canadienne le corps de celui qu’elles auront perdu dans cette guerre rpeurtrière.LE LIEUT.DANSEREAU N’EST PAS EN DANGER M.C.A.Dansernau a reçu de son fils, le lieutenant Adolphe Danse-reau, qui a été blessé à Langemarck, une dépêche lui annonçant son arrivée à Thôpital Guy,-à Londres ; le lieutenant .joute que sa blessure est sans gravité et rfu’il est aussi bien que possiole.Cette nouvelle sera accueillie avec plaisir par les nombreux amis de la famille Dansereau.CAMPAGNE DE RECRUTEMENT VIENNE Vienne; 30.—Communiqué officiel d'hier soir : Dans plusieurs secteurs de la Pologne russe et dans les Çarpathes, il y a eu de vigoureux engagements d artillerie.Après un court combat, nous avons repoussé une lontutlvc d’attaque contre notre infanterie dans nos positions sur les hauteurs de la vallée de TOpir, tentative faile après un long et infructueux bombardement.La Ligue Patriotique des orateurs (Speakers Patriotic League) a tenu une grande assemblée, hier soir, à Verdun, dans le but d’activer l'enrôlement des volontaires dans les contingents canadiens._________ _ Contrairement à ce qui s’est vu Smith, StTCatharïne, dans les reunions de ce genre des premiers temps de la guerre, on a le moins possible, hier, agité les plis du drapeau britannique et fait vibrer la note sentimentale.On a plutôt insisté sur la gravité du moment et «a force des armes allemandes qui menacent l’Empire." Il faut être prêts, a déclaré le révérend Shatford, non seulement à sacrifier nos vies, mais encore le bonheur de ceux qui nous entourent.” Plusieurs autres orateurs ont porté la parole daos le même sens, entre autres M.Joseph Kavanagh, qii a parlé en français.Mlle Contes ci M.P.Jerdon ont chanté des airs patriotiques.* * Le ministère de la Milice a demandé, hier, au colonel E.W.Wilson, de Montréal, s’il pouvait recruter deux compagnies de 250 hommes chacune pour remplacer les vides laissé dans les rangs du 13e bn-laillon des Highlanders et t'u Régiment Patricia, pur les pertes glorieuses des derniers engagements.Le 42èrne Highlanders a déjà trouvé tous les hommes nécessaires pour remplacer ceux du ISème.De son côté, le capitaine G.C.McDonald lève une nouvelle compagnie de “ Princess Pats ”.RECITS D’OFFICIERS BLESSES A LANGEMARCK Londres, 3(1.—Le capitaine G.E, McCualg, de Montréal, blessé à Lan- daus la jambe et fut recueilli par infirmiers.116 NOMS SUR LA DERNIERE LISTE Ottawa, 30.—La plus forte liste des pertes parmi le contingent canadien en France, reçue par le ministère de la Milice, a été communiquée aux journaux, ce matin.Elle comprend les noms de 116 officiers et soldats tués, blessés et disparus.Des noms d’officiers déjà mentionnés dans des dépê.hes privées y sont rapportés.Les bataillons qui ont le plus ouffert sont le 1er, 3e, 4c, 14e, 15e et 16e.1er bataillon Soldats blessés : T.R.Murray, R.B.Curtis, M.O.Minchin, J.Kane, H.L.Atkinson, London, Ont.; J.E1-liott et F.C.Perkins, Toronto ; A.McCombe, H.MacAllister, A.Ritchie, Détroit, Mieh.; G.Thompson, Goderich,, Ont.; C.W.Phillips, Guelph, Ont.; W.F.Gibson, Sainte-Marie, Ont.; C.A.Ellis, Fort William, Ont.; J.Hackett, Preston, Ont.; Guy Cook, Loring, Ont.; A.O Kirk, Westminster, Ont.; H.J Dorrance, Seaforth, Ont.; sgt J.Purchase, Woodstock, Ont.; C.C.Plante, Wiarton, Ont.; Wm Wright, Hamilton, Ont.; H.Fleming, Sarnia, Ont.; A.E.Owens Watford, Ont.; I).E.Scott, Alliston, Ont.; onze Anglais, quatre Ecossais, deux Russes et un Norvégien.2ème bataillon Soldats blessés : G.Styles, Toronto ; T.Vance, Belleville, Ont.; J.F, Johns, South Oshawa, Ont.; N.H.Clarke, Omemee, Ont.; W.Cottrill, Toronto ; quatre Anglais, un Ecossais et un r-rec.3èmc bataiïïon Tué au feu : Lieut.F.R.Medlaml, Toronto.Mort de scs blessures : T.E.Barker, Toronto.Disparus : Majors P.Anderson, Edmonton, et A.J.Kirkpatrick, Toronto ; capitaines L.S.Morrison, Toronto, et J.E.Lyle Streight, Islington, Ont.; lieutenants B.L.Johnston, I).G.Allen et G.E.D.Greene, de Toronto.Blessés : capitaines W.P.Allan H.G.Munty, D.H.Campbell, de Toronto ; capitaine J.H.Lync Evans, Londres, Ang.; lieut.G.A.Smith, Toornto.Soldats blessés : S.G.Newdick, G E.Smith, H.R.Barfield, W.IL Decks, E.H.Fcthcrstonhaugh, ,1.Bruno, G.K.Hurd, C.M.Brown et W H.Palmer, Toronto ; J.J.Coffey, Régina, Sask.; un Anglais et un Irlandais.4ème bataillon Sollats blessés : A.E.Culum, Pn-rL, Ont.; T.J.J.Graham, Hamilton, Ont.; James Robertson, Acton West.Ont.; W.Poole, Edmonton, Alla : E.Edwards.Brantford.Ont.; L Ont.; A.S Makepeace, Brampton, Ont.; W Marsdcn, Simcoc, Ont.; et deux An glais, trois Ecossais et un Irlandais.Sème bataillon Tué au feu : lieut.W.Fitzpatrick, Ashburton, Ang.Blessés ; un major d’Angleterre, deux lieutenants d’An glctcrre, un caporal anglais, cupi tainc E.Hilliam Lom.on, Ont.Soldats blessés : D.C.Ormiston, Tantallon, Sask.; W.P.Haggerty, Eganville, Ont.7ème bataillon Blessés : Un Anglais, lieutenant ; un Russe, soldat A.W.Hopper, Vancouver ; P.A.Hughes, Mill Cove, L P.E.Rème bataillon Blessés : Un Ecossais, capitaine, un Anglais, lieutenant ; capitaine G.F.DeCourcy O’Grady, Winnipeg ; soldats Thomas Leaf, Winnipeg ; un Anglais et un Ecossais, soldats.lOème bataillon Blessés : Cinq Anglais, soldats.LJèmc bataillon Blessés : Un Anglais, sergent-major ; un Ecossais, soldat ; T.W.Robinson, 513, rue Drolet, Montréal ; et Adam Addison, 47, rue Bourbon-nière, Maisonneuve.f 14èinc bataillon Mort de :.es blessures : un Anglais, soldat.Blessé : lieut.A.Thompson.Mitchell, Ont.Soldais blessés : deux Irlandais it deux Anglais, J.W.Hartwick, Lind- R.Goodwin, Toronto ; W.Williams, London, Ont., et un Anglais.Corps de génie tère Cie Ingénieurs de campagne : blessé, sapeur B.W.Ryan, Calgary.Ambulance 2ème ambulance de campagne, un Ecossais.Quartiers-généraux 2e brigade d'infanterie : Blessés : lieut-colonel IL Kemmis-Betty, Ottawa ; capitaine M.K.Greenne, Londres, Ang.; caporal J.W.H.Wilkes, Egham, Ang.SWQBODÂSË DIT INNOCENT LE PRETENDU ESPION SE DIT VICTIME D'UN COMPAGNON DE VOYAGE AIGRI CONTRE LUI— IL ADMET UNE VIEILLE CONDAMNATION.Paris, 30.—Raymond Ruff Schwin, connu sous le nom de Raymond Swoboda, et arrêté sous l’inculpation d’avoir mis le feu à bord de la “Touraine”, maintenant accusé d’espionnage, a élé confronté avec le major Wehring qui l’identifia comme son employé alors que lui-même était gérant de la banque Russo-chinoise à Shanghaï, dit le “Petit Journal”.Le journal affirme que le prisonnier a admis avoir été condamné par le tribunal consulaire de Shang haï, sous le nom de Schwind, qui ainsi que le lieu présumé de sa naissance, Hambourg, était faux.Le major Wehring a reconnu Schwind par une photographie dans un journal et obtint permission de venir déposer contre lui à Paris.Le prisonnier a écrit au major Jullien, de la cour-martiale de Paris, protestant contre,sa longue incarcération et déclarant que l’accusation d’avoir mis le feu a la “Touraine” a été fabriquée par un compagnon de voyage aigri contre lui et que l’accirsation d’espionnage est purement gratuite.RETRAITE DE M.ED.FOLEY Québec, 30.— M.Edward Foley, depuis 45 ans, greffier de la Cour du Recorder de la cité de Québec, vient de prendre sa retraite.11 est remplacé par M.Théodore Dubé, assistant-greffier.M.Edgar Bus-sières.commis en chef, devient assistant-greffier.M.Foley restera cependant au service de la ville pour s’occuper de placer les enfants dans les institutions.CAPUCIN CITE A L’ORDRE DU JOUR LE R.P.ALBERT, ANCIEN CURE DE LIMOILOU, EST INSCRIT AU TABLEAU D’HONNEUR DF.L’ARMEE FRANÇAISE.Offres du magasin Goodwins pour demain Aux magasins pour hommes Complets de 14.75 à 20.00 pour hommes, 8.95 Le lot comprend même quelques Complets noirs et bleus; 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L’abbé Gaillot n'est autre que le R.P.Albert, Capucin, qui fut longtemps curé de Limoilou, puis gardien à Ottawa.Au commencement des hostilités, il était gardien à Res-tigouche.Il compte partout où il a passé les meilleures et les plus chaudes sympathies.La brigade, dont le P.Albert est aumônier, était près d’Arras.M0NTREAL-C0RNWALL Le Grand-Tronc fera circuler à partir du 1er mai, un train spécial, entre Montréal et Cornwall en mê- GRAND PRIX DU CONCOURS DE RECRUTEMENT ACTUEL Sociétaires qui savez quels bienfaits l’Alliance Nationale a répandus parmi les nôtres depuis qu’elle existe, vous aimez votre société, vous êtes fiers d’être nu nombre de ses adeptes; pourquoi alors n’aideriez-vous pas, maintenant, à enrôler dans nos rangs, les compatriotes qui ne sont pas encore nos confrères?C’est le moment d’y songer, car en travaillant à augmenter l’effectif de notre populaire société vous vous procurez également la chance «le gagner plusieurs magnifiques prix, entre autres une automobile superbe.me temps que l’excursion de fin de Semaine, à prix réduits.Le train quittera Montréal à 1.30 p.m., le samedi seulement, arrivant à Cornwall à 3.34 p.m.Au retour, le train quittera Cornwall le lundi seule- ment à 7.05 a.m.arrivant à Montréal à 9.10 a.m.el arrêtant aux sta lions intermédiaires, tel qu’on pont) le voir dans l'horaire du Grand ! Tronc, mis en vigueur le 2 mai' 1915.réc.? xÆ DEVOIR, MOM REAL, \EADKEDI 30 A\KIL 1915 VOL.M.— So lOf ' -/ # été********-* êê** #*** eé*é4*é&ê*é* été******* ; FAITS-MONTREAL $100,000 l DE DEBENTURES | SOLDATS ET POLICIERS DES RECRUES DE LA CASERNE DE SAINT-HENRI VIENNENT AUX PRISES AVEC LA POLICE.— UN AGENT BLESSE D’UN COUP DE REVOLVER.DE L’Imprimerie Populaire LIMITEE ï Éditrice des journaux LE DEVOIR ET LE “NATIONALISTE” CONSEIL D’ADMINISTRATION Prèêident Vice-Président Administrateur W.G.-N.DUCHARME.M.JOSEPH VERSAILLES.M.EDOUARD COHIER.M.EDMOND HURTUBISE.M.OSCAR DUFRESNE.M.L.P.DESLONGCHAMPS M.J.N.CHEVRIER, Gérant-Général M.HENRI BOURASSA, directeur du DEVOIR (es debentures sont émises en trois séries: $100.00, $500.00 et $1,000.00 chacune.Elles portent la date du 1er novembre 1914 et sont payables le 1er novembre 1924, avec intérêt au taux de 7% par année, payable semi-annuellement, les 1er mai et novembre, à la Banque Provinciale du Canada à Montréal, où elles sont en dépôt.Elles font partie d'une première émission garantie par gage et par hypothèque sur tous les biens-meubles et immeubles de la Cie, tel qu’il appert à un eerlaiu acte de fidéi-commis (Trust deed) en faveur de la Fidelity Limited, passé devant le notaire Edouard Biron le 30 novembre 1914.Ces débenlures seront vendues au pair, plus l’intérêt accru, par ‘ Boulais ‘ LIMITEE • FINANCIERS V" EDIFICE VERSAILLES MONTREAL £««****•«* ************ **** **************** *****‘/**i» LA GUERRE AU MAUVAIS GOUT A LA DEMANDE DE M.V.MORIN, LA LIGUE D’EMBELLISSEMENT DECIDE DE RENCONTRE" LES AUTORITES MUNICIPALES AFIN DE PROTEGER LES QUARTIERS DEJA EMBELLIS DES CONSTRUCTIONS DISGRACIEUSES.noraires, l’ex-êchevin .1.U.Emard C.IL el M.C.H.Gould; seerétair de l’exécutif, Dr W.H.Atherton.TRIBUNAUX CIVILS LE DOUBLE I DU PRIX M.FITZJAMES P.BROWNE DZ j CLARE A L’ENQUETE DE L’AF-j FAIRE “ CARSLAKE ” QUE CETTE PROPRIETE VAUT $219,-1 000 ET NON $712,330 AINSI QUE DEMANDE.La liberté illimitée cjue prennent des recrues a Montréal est trop sou-ent cause de la conduite honteuse que tiennent certains d’entre eux, à qui il ne coûte guère de prostituer un uniforme.Quoi d’étonnant qu’il leur arrive des complications graves comme celles d’hier soir, amenées par l’effronterie de quelques volontaires, sortis des quartiers de Saint-Henri pour se permettre une petite récréation dans les buvettes des alentours.atigué de leur chahut à une heure aussi avancée, l’agent de police Le-tellier, du poste No 17, leur intenta ordre de se disperser.Rien n’y fit.^a moitié entra dans un cabaret et les autres demeurèrent sur le trottoir.L’agent réitéra son ordre.A ce moment, l’un d’eux sortit un ré-olver et fit feu.L’agent Raymond, du même poste, entendit la détonation et se précipita à la rescousse de son àmi.Mal reçu, il sortit son arme.Letellier fit de même.A leur ue, les traîneurs de sabre, prirent 2 large le long des voies ferrées du L T.R.Les policiers les suivirent, mais à la porte des casernes, ils s’en virent refuser l’entrée.Heureusement que le soldat Taylor, détenu l’hôpital Western, à la suite de cette rixe, pourra témoigner pour la partie adverse.Transportés de même à cet hôpital, les agents en sont ressortis ce matin.11 n’y a pas de doute que la boisson est encore responsable de cette affaire.IL SE FRACTURE LA JAMBE Un nommé Napoléon Jodin, 49 rue Saint-Ambroise, s’est fracturé une jambe hier après-midi en s’approchant d’une machine en motive ment, au Canadian Rolling Mills, ue Saint-Patrice.Il a été conduit ! l’hôpilal Western.VICTIMES DU TRAMWAY Les tramways firent encore des leurs hier après-midi.Un enfant de 3 ans, Alex.Shagoury, dont le père demeure au No 209 rue Craig Est, a été frappé sous le protecteur de l’un d’eux, coin Saint-Denis et Craig, et s’est brisé une jambe qu’on dût amputer à i’hôpital Notre-Dame.Quelques instants plus tard, Mlle Anna Lévesque, 35 ans, 269 rue Sainte-Catherine, frappée fortement par une voiture du circuit Saint-Denis comme elle traversait cette rue, se plaint au même hôpital de contusions internes qui ne soril heureusement pas dangereuses.LA LOQUACITE DES ETRANGERS M.La Ligue de l’Embellisement de la Ville a tenu hier soir son assemblée annuelle et a étudié plusieurs questions d’inbérèl municipal, eu outre de l’élection des officiers.Il a été décidé qu’une délégation se rendra auprès des autorités municipales dans le but de faire étiqueter les arbres des parcs publics et des rues de leurs noms botaniques cl populaires afin d’éduquer les enfants et les citoyens cl de leur faire comprendre la valeur des arbres.L'ex-éohevin Victor Morin obtint l’appui de tous dans son projet de protéger les citoyens qui ont construit de belles maisons dans une rue contée le mauvais goût d'un seul qui voudrait y ériger une construction disgracieuse.Les propriétaires voisins devraient être consultés avant l’érection d’un édifice quelconque dans un voisinage déjà embelli, dil M.Morin.La délégation de la Ligue .s’occupera de celte question avec les autorités municipales.I^e Dr W.IL Atherton, le secrétaire, a montré le travail qui so fait pour réunir ensemble les ligues d'amélioration municipale du Canada dans le but de développer l'idée du civisme et d'en faciliter la mise à exécution.Il a montré le travail accompli par la ligue montréalaise au cours île l’année dernière.11 a été décidé d'anticiper sur la semaine du grand nettoyage et de recommander à toute la population de nettoyer les cours imméaitement pour ne pas déborder le service de l'incinération.Il y a plus de lots vacants offerts pour lu culture qu'il n'y a de jar diniées qui- s’offrent pour les cultiver.Des démonstrations sur le jardinage seront faites tous 'es saine «lis par M.J.Watson, rédacteur de “Garden Life”.I^s officiers suivants oui été élus, hier soir: Président, Dr J.J.Guérin, ex-maire; président honoraire, Dr J G.Adanii; vice-présidents honorai l es, les présidents du Board of Trade et 8 “ pfd.69 Doin.I.pfdi 80 77 Tor.Ry .112 y, Ü2 Dom.S.Cor.30 ¦?)% Tooke Bro 16 Dom Park.120 “ pfd.75 Dom.T C.15% 741, Tuck.Tob.“ pfd.! 101 ‘ ‘ Dfd .90 DuLs.S.&A; Twin City.102 100 pfd.“ pfd.Dul.Sun.Winn.Ry.ISO E.Can.Po.GouldM'fg; Banques — .“ pfdi .Br.No.Am.145 Goodw.Co 26 Commerce 203 1.“ pfd i 75 Dominion.Hill.Collie.!.Hamilton.Ill.Trac.pdi 61 iHochelaga 149 Laur.Com i 168 X.»f.Wl.C 135 Merchaa ts 180 “ pfd I MacDo.Co 9 Montréal.236 Mack Cm.90 82 Nationale.18 Ai ' ‘ pfd.70 68 Nova-Scoti 261 Mex.L.&P.; 46 Ottawo 1 207 pfd .Québec 119 M.& S.-P.Royal 221% i .' pfd Standard.M.L.H.&P 226 Toronto.2il Mt.Cot.Lld 5i> 6) >4 Union MO ¦' pfd.100V4 Mon.Tr.Co 138 Mnr.Tram 220 NipiMiug:.BOURSE DE NEW=Y0RK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers.rue de l’Hôpital.4.Montréal • STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.Offre.A tu al Cop 7 f.Vgl 77V8 Mex.Petro Am.Be.Su g 50Vô i 49HN.-Vor.Cen: 39V 88%' A met .Can .•!-% ¦U1.N.Y.O.& W 38 i .82 H Am .Cr.& F j7 j ù7 Norf.ft Wr A mer.Ice.S’ort.Pacifi iiov 110 Amer.Loco 59':, 58^ New Hare.67 ' 68 ?m.Sm.Jt a 74 ¦ 3% Pc unsylva.10!V 109% Araer.Suga People.Gas; 120V 121H Anaco.Mg ¦OW; 37Vk Reading.'52 | At T.fc S.F 102% Kock.I.-lan BeU.& Obi 78 | 7î:,-4 “ Pr.oyj 0% Bath.Steel 145 145 Smith.Pac.! 93% i 93% Bro.Ra.T.91» 48 Même date l’an dernier .36 BAROMETRE : 8 h.matin.29.70; 11 h.matin, 29.58; midi, 29.66.DEMAIN, SAMEDI, 1er MAI SS.Philippe et Jacques, apôtres.Lever du soleil : 4 heures 50.Coucher du soleil ; 7 heures 06.Lever de la lune : 10 heures 35.Coucher de la lune : 5 heure» 37._ Dernier quartier de la lune, le 6, à Oh.29m.du matin.DERNIERE HEURE Voir les nouvelles de Vavant-midi en page 7.LA FLOTTE ALLEMANDE EST SORTIE DE SON TROU LE CREDIT DE LA VILLE EST BON MONTREAL CONCLUT AVEC LA COMPAGNIE HARRIS UN EM-PRUNT DE SIX MILLIONS, A 98.83.AFFAIRES EXPEDITIVES.— LA CANADIAN AUTOBUS.— ETRANGES TRANSACTIONS.UNE DEPECHE SUSPECTE Une dépêche de la Presse Associée, datée de Rome, dit que l’épiscopat français et l’épiscopal belge ont adresse au Pape un mémoire lui demandant de rompre avec son attitude actuelle sur la guerre.Elle prétend donner des extraits de certains mémoires adressés au Souverain Pontife par des cardinaux.Le ton général et certains détails de la dépêche la rendent extrêmement suspecte.Nous rappelons à nos lecteurs qu’il se mène présentement en Europe une campagne active et sournoise contre la Papauté, à propos de la guerre actuelle.Il convient de se tenir en garde contre tout ce qui n’a pas un caractère strictement authentique, contre tout ce qui tend à diminuer le prestige du Souverain Pontife.L’expérience ne justifie que trop cette règle de prudence.L’EVALUATION DU CARSLAKE $160,000 POUR LE TERRAIN $22,190 POUR L’EDIFICE ET En moins de dix minutes, ce malin, le bureau des commissaires a conclu l'emprunt de six millions cent mille dollars qu’il est autorisé à faire de par la charte.La compagnie Harris, qui offrait les conditions les plus avantageuses a obtenu le contrat.C’était la quatrième fois (pi’elle tentait de transiger avec la ville de Montréal.Ses précédentes propositions n’avaient pas été ac-aceueülies.Le voyage de M.Hébert à New; York n’a pas été inutile.11 a réussi à provoquer quatre soumissions fort batteuses pour Montréal qui est mieux traitée sur le marché américain que sa rivale, Toronto.La compagnie Harris, associée avec plusieurs autres compagnies de Boston en cette affaire, offrait 98.83 de nos obligations.Les chiffres des autres soumissionnaires étaient, pour Sa Dominion Securities, \V.A.Reed, de New-York et la Compagnie Lee In-ginson, 98.533, pour la compagnie Kissel, Kenney et Cook, $97,713, pour la Kountz Bros et Spencer et i rask, 98.439.Séance tenante, sur proposition de M.le commissaire Hébert, il a été décidé d’accorder le contrat à la compagnie Harris et de remettre aux autres compagnies soumissionnaires le chèque garantissant leur bonne foi.M.le commissaire des finances nous a exprimé en quelques mots sa satisfaction, “ Je suis heureux d’avoir fait ouvrir à la ville de Montréal le marché américain, dit-il.Les conditions de 1 emprunt que nous venons de conclure sont superbes, étant donné l’état du marché.Nous gagnons seize points sur le dernier emprunt qui était satisfaisant.“ Je suis heureux surtout que les choses aient marché si rondement.C’est de nature à encourager les DUNKERQUE BOMBARDEE Des navires de guerre allemands qui ont réussi à tromper la vigilance des Alliés dans la Mer du Nord, lancent 19 obus de gros calibre sur Dunkerque y faisant 70 victimes dont 25 tués et 45 blessés et détruisant quelques maisons.L'ennemi a cessé ses attaques sur le littoral et il se maintient sur la défensive.— Les Belges ont de nouveau repoussé les Teutons et les Français avancent au nord d’Ypres.— Encore des bombes sur Reims.LES ALLEMANDS REPRENNENT L’OFFENSIVE EN POLOGNE financiers américains M.James Ferns, chef du bureau d’évaluation de la Ville, a élé le principal témoin ce matin dans la caisse de l’hôtel Carslake en cour d’Echiquier, M.Ferns a déclaré que l’évaluation municipale pour la propriété de l’hôtel Carslake était de $160,090 pour le terrain et de $22,190 pour l’édifice.Le terrain ayant face rue Saint-Jacques est évalué à $10 le pied et celui de la rue Windsor $8.Le terrain en arrière vaut $7 et $4 le pied.M.Fitz James E.Brown a passé encore quelque temps dans la boîte niais n'a rien déclaré d’important.M.Philias Vanier, qui a déjà fait des offres pour ce terrain, sera entendu cet après-midi.NOMINATIONS ECCLESIASTIQUES Québec, 30.— M.l’abbé Rosario Morisseite, curé de Saint-Frédéric, a été nommé curé de Saint-Ambroise de Loretteville, en remplacement de M.le chanoine Arsenault, que la nomination dans le chapitre a ap-lé à Québec, et M.l’abbé Martin, curé de Sainte-Perpétue, succède à M.le chanoine Gagné, comme cuvé de Sainte-Anne de la Pocatière.S.E.le cardinal Bégin a aussi fait les nominations suivantes : M.l’abbé Bruno Leclerc, curé de Saint-Damien, est nommé curé à Saint-Frédéric ; M.l’abbé Eleusippe Rochelle, curé de Saint-Benjamin, a été nommé curé à Sainte-Perpétue ; M.l’abbé Théodule Proulx, vicaire à Saint-Alphonse de Thetford-Mines, a été nommé vicaire à Saint-Raymond.M.L’ABBE R.COMTOIS ____EST DECEDE On nous annonce que M.l’abbé Romulus Comtois, curé de S.-Liguoii, comté de Montcalm, est décédé à midi, aujourd'hui.Ses funérailles auront lieu lundi à 10 heures 30 à S.-Liguori.après quoi le corps sera transporté à S.-Bartihélémy, où aura lieu un second service, le lendemain.La sépulture se fera à S.-Barthélémy.M.Comtois est né à S.-Barthélémy, comté de Berthier, le 23 mars 1870.Il fit ses études à Joliette et au grand séminaire de Montréal, où il fut ordonne par Mgr Fabre en 1895.Il fut tour à tour vicaire à Saint-Jérôme, au Très Saint-Nom de Jésus de Montréal, à S.-Jean de Matha et à Ste-Brigide de Montréal, puis curé de Suint-Edmond de Berthier et ensuite de Saint-Liguori.nous.En dix minutes tout a été bâclé et ces messieurs de New-York ici depuis ce matin peuvent retourner ce soir.Le crédit de Montréal est meilleur que celui de Toronto.” LE VETO DU MAIRE Le maire est déterminé à mettre son veto sur le rapport recommandant l’achat de la propriété Collard pour l’agrandissement de la station des pompes, au prix de $34,01)0.H donne pour raison de son opposi-tion le fait qu’il y a eu en cette affaire des spéculations en vue de la vente à la Ville projetée depuis longtemps."De plus, dit le maire, et cela devrait suffire, cette propriété ne nous sera d’aucune utilité.J’ai prouvé, et les ingénieurs me donneront raison que nous pouvons nous en passer.” ETRANGE Le bureau des commissaires a donné à M.Boité l’autorisation de demander des soumissions pour l'achat de perforateurs électriques.11 parait que ces appareils se vendent $.172 neufs.Or la ville en avait acquis un qui portait des traces d'usures pour la somme de $332.Le bureau des commissaires refuse d’approuver cet achat.ESSAI D’AUTOBUS L'un des directeurs de la Canadian Autobus Co., M.Georges Poli-quin, a invité ce matin le maire, les commissaires et les échevins à faire fessai de la voiture que cette société vient de recevoir et qui est un modèle de celles qui seront en usage quand le service fonctionnera.L’excursion partira de l’hôtel de ville, samedi soir, à 8 heures.—Je suis pour qu’on ouvre la porte à toutes les compagnies d’autobus, a déclaré le maire, en acceptant cette invitation.M.McDonald a applaudi.UN SCANDALE On assure qu’il y a un scandale au fond d’une affaire d’achat de sable par la ville.Quelqu’un menace de faire des révélations.Nous aurons à reparler de cette affaire dans laquelle les intermédiaires se seraient substitués à des soumissionnaires de bonne foi.(Spécial au “Devoir”) Paris, 30, Bulletin officiel.— On a signalé des navires de guerre allemands au large du littoral belge.Dunkerque, hier, a été atteinte par 19 obus de gros calibre.Vingt-cinq personnes furent tuées et 45 furent blessées.Quelques maisons ont été détruites.» * * Plusieurs dépêches la semaine der-mière annonçaient la présence de vaisseaux de guerre ennemis dans la mer du Nord, qui avaient évidemment trompé la surveillance des Anglais.Le dernier rapport est venu du capitaine d’un paquebot suédois, M.Scott, qui prétendit avoir aperçu dans la mer du Nord une flotte teutonne comprenant au moins 68 navires de toute classe, depuis des cuirassés jusqu'à des torpilleurs.On supposait que cela se passait il y a moins d’une semaine.SUR LE LITTORAL Londres, 30.— L’attaque des Allemands sur l’Yser a cesse.Ainsi l’annonce du moins le correspondant du “Times” dans le nord de la France.Il écrit, en effet, en date de jeudi: “L’ennemî est retombé sur la défensive et lutte pour retenir la petite étendue de territoire qu’il a con- _______ _ quise.Frustré dans sa tentative de à traiter avec passçr le canal, l’ennemi n’a pas eu plus de chance dans sa tentative de se faire de force un passage de l’Ysef à Dixmude.Les obus et les bombes belges détruisirent les pontons aussitôt qu’ils léta’iont mis en place et la vaillante armée belge maintient sa ligne intacte.BULLETIN DE BERLIN Londres, 30.— On a publié aujourd’hui aux quartiers-généraux belges le communiqué officiel suivant: “Durant la nuit du 28 au 29 avril, nos troupes ont repoussé avec succès une attaque que les Allemands ont dirigée de Steenstraete.Le 29 avril, l’artillerie ennemie se mit à déployer de l’activité, et bombarda par intervalles notre ligne à divers endroits.Nous avons occupé une ferme au sud de Plauvoetbreg.” BULLETIN DE PARIS Paris, 30, (2.30).— Communiqué officiel de cet après-midi : Nous avons gagné du terrain, hier, au nord d’Ypres, dans la région de Steenstraete.Cinq cents projectiles sont tombés sür Reims, plusieurs étaient des bombes incendiaires, mais on put les rirconsc»ire et les éteindre rapidement.En Champagne, l’ennemi a bombardé une de nos ambulances, blessant un médecin.HINDENBERG SE REVEILLE LES ALLIES MAITRES DE GALLIPOLI L’OCCUPATION DE LA PENINSULE PRATIQUEMENT COMPLETE.— LES ANGLAIS REPOUSSENT L’ENNEMI EN LUI FAISANT EPROUVER DE LOURDES PERTES.— 5,000 TURCS PRISONNIERS.ADORATION NOtTURNE Les membres de l’Adoration Nocturne sont priés de se rendre, dimanche prochain, à 8 heures, à l’église de Saint-Clément de Viauville, pour la célébration des Quarante-Heures.A- AVIS AUX DEPOSITAIRES DU DEVOIR Nos dépositaires qui déménagent sont priés de nous faire parvenir immédiatement leur nouvelle adresse soit en appelant Main 7461 ou en s’adressant directement à nos bureaux, 43 rue Saint-Vincent.Pétrograd, 30, via Londres.—Un mouvement général d’offensive ai'e-mand est maintenant en voie d’exécution tout le long de la frontière prussienne, de Tilsit à la Vistule.Les attaques teutonnes sont maintenant évidemment dirigées contre les provinces de la Baltique, riches en moissons et en denrées alimentaires.* * * Londres, 30.—Le grand coup m longtemps attendu des forces allemandes sur le front oriental semble avoir été déclaché, non de Cracovie par la Galicie, comme on l’atte.i-dait, mais dans la direction de Varsovie den Thorn, comme pour les trois dernières ruées malheureuses de von Hindenburg.II est probable que le redoublement d’activité dont font preuve les Allemands sur tout le front aa nord de la Vistule est une feinte pour détourner l’attention des Mcscovites des autres opé rations, mais le communiqué offic e; russe de ce soir appuie beaucoup matin devant le magistrat de po- i SUr les événements dans l’arèie lice sous l’accusation d’avoir volé septentrionale à l’appui de la théo-un manteau en phoque, appartenant rie que l’ennemi y a réellement à sa soeur.“Entendons-nous, votre: inauguré une offensive sérieuse.Honneur, a-t-il dit; je n’ai pas vole LE “MACEDONIA” EST FRIS Londres, 30, (3 h.) — (Bulletin de l’Amirauté anglaise: “Le paquebot teuton “Macedonia”, qui s’était échappé de Las Palmas, voici quelques semaines, a été capturé par un ne nos croiseurs.” Il sera conduit à Gibraltar.ACTIVITE PROCHAINE DANS LA BALTIQNE Pétrograd, 30 — Pendant des mois, les opérations militaires le long de la frontière de la Prusse se sont réduites à des reconnaissances, à des duels d'artillerie isolés et à des opérations aériennes.On mande aujourd'hui de Polan-gen, dans la province de Cour-land, qu’un nombre considérable de croiseurs allemands se préparent à sGoonder les troupes.Jusqu’ici, le mouvement d’offensive a consisté surtout en de violentes canonnades, par intervalles, tout le long de la ligne, et en de rapides marches en avant de la cavalerie non secondée par l’infanterie.LES VIANDES REQUISITIONNEES Londres, 30.— Le gouvernement anglais, par arrêté ministériel, a décrété aujourd’hui sa main-mise sur toute la viande que pourront transporter les paquebots anglais faisant la traverse entre les républiques de l’Argentine et de l’Uruguay.Il a pris cette -mesure conformément à l’acte de la Défense du Royaume.LES AUSTRALIENS VEULENT ETRE RENSEIGNES Londres, 30 — Une autre dépêche de Sydney, Australie, dit que la population y est indignée de la complète suppression des nouvelles relativement aux engagements des Dardanelles.Il y eut une scène orageuse à la Chambre, h,ier, et des représentants du peuple ont protesté.Bien qu’on ne veuille pas nuire aux opérations militaires, c’est l’opinion de tous que le peuple australien a le droit de savoir le sort des siens aux Dardanelles.UN CANADIEN-FRANÇAIS BLESSE LES PERTES CANADIENNES S’ELEVERONT A 2,000 TUES ET BLESSES.Ottawa, 20.—?Le ministère de la Milice a reçu ce matin une nouvelle liste des pertes canadiennes au feu en France.On y relève les noms de quatorze Anglais, soldats du 1er bataillon, de trois Ecossais et d’un Bulgare, du même bataillon.Dans 'le 2ème bataillon les soldats Joseph Rochette, de Saint-Raymond, Qué., et H.Delbert Cook, de Spencervillc, Ont., sont blessés.Le soldat C.F.Burnes, de South River, Ont., est mort de ses blessures.Le 6ème bataillon: Blessés et disparus, le capitaine G.H.Ross, Winnipeg.et le lient.J.G.Kenworthv, Gang Ranch.C.B.James Duffy, du Ifiêine bataillon, Hamilton.Ont., tué au feu, est un coureur de Marathon bien connu.Tl était originaire d’Ecosse et faisait partie du régiment des Highlanders ici.Il a déjà gagné le Marathon de Boston et d’autres courses, On déclare au ministère de la Milice que les pertes entières dépasseront probablement deux mille.A ce nombre il faudra ajouter la liste des prisonniers faits par les-Allemands.BLESSES CANADIENS MASSACRES (Spécial au “Devoir”) Londres, 30 — Le correspondant du “Daily Mail” déclare avec force qu’il n’a jamais raconté et n’a pas l'intention de raconte des récits faux de cruautés allemandes.Il est certain qu’une ambulance canarlien-ne< a été délibérément repérée et suivie par une batteries allemande tant que tous n’eurent pas été tués.11 ajoute : ‘lie trouve chez nos gens cette décision de rage oui fait que même les mutilités se traînent des hôpitaux pour retourner sur le champ de bataille.” Où Acheter Demain (Enregistré conformément & la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l'Agriculture) Ameublement de “ Living-Room ” $47.95 Cet ameublement est du modèle “Bungalow”.—• Les montures sont faites de chêne fini fumé et recouvertes de jolie tapisserie de couleur olive.— Le sofa a 42 pouces de large et les berçante et fauteuil 21 pouces.— Les sièges sont garnis de coussins mobiles et les dossiers d’oreillères.ENTENDONS-NOUS Robert Brogin comparaissait ce ce manteau; je l’ai simplement pris et mis en gage chez un regrattier et j’ai toujours eu et j'ai encore l’intention de le remettre.” Le juge n’a pas voulu prendre cette bonne intention en considération et Brogin sera sentencié dans quelques jours.-9- LE MASSACRE DES ARMENIENS Julfa, Transcaucasie, 29, via Pe-trograd et Londres, 30.—- Les récents massacres des chrétiens en Arménie sont renouvelés maintenant dans toute la région du lac Van.Les rencontres entre les Kour-des et les Arméniens deviennent de jour en jour plus vives.Un engagement particulièrement furieux a lieu aujourd’hui à Shatasch.$127,000 EN FUMEE Sydney, Nouvelle-Ecosse, 30—Un incendie qui a éclaté dans le quartier commercial, ce matin, a causé pour $127*000 de dommages.REVOLTE A FORT HENRY DES DETENUS ALLEMANDS ATTAQUENT LEURS GARDIENS.— DEUX BLESSES.(Spécial au “Devoir”) Kingston, Ontario, 30 — Deux Allemands ont été sérieusement blessés hier soir, à Fort Henry, quand ils attaquèrent avec d’autres prisonniers les deux gardes qui venaient leur porter leur souper.Les gardes pour se protéger durent tirer leur baïonnette.L'un des détenus a été atteint dans la région du coeur, et il est dans un état dangereux.L’autre a été blessé au poignet LE D7 NEELY ~ SE FACHE i Saskatoon, Saskatchewan, 30 — Le Dr Neely, député libéral fédéral, a attaqué le gouvernement Scott au sujet de sa législation sur la question de la tempérance, hier soir, et il a accusé le gouvernement de lâcheté, parce qu’il ne soumettait pas cette question dans le cours d’élections générales.INJONCTION RENVOYEE Le bref d'injonction demandé hier par Euclide L’Archevêque contre la municipalité de Montréal, pour empêcher que de nouveaux noms soient ajoutés à la liste électorale, a été renvoyé ce matin par le juge Beaudin, eu cour de Pratique, V Paris, 30.— On mande d’Athènes à l’agence Havas que les Alliés ont capturé la ville de Gallipoli, du côté européen des Dardanelles, à l’entrée de la mer de Marmara.On répète aussi qu’ils ont bombardé violemment le fort ottoman de Nagara, en territoire asiatique.Athènes, 30.— Les rapports reçus ici décèlent que l’occupation de la péninsule de Gallipoli par les Alliés est pratiquement complète.Les forces anglaises en territoire européen ont repoussé toutes les tentatives d’attaques des Turcs en leur faisant éprouver des pertes considérables.Le chiffre des Turcs tués ou blessés s’élève à 5,000, et plusieurs ont été capturés.Les Anglais ont érigé des retranchements aux divers endroits où ils ont atterri.Les plus violents combats se sont livrés dans la régios comprise entre le cap Suvla et l’extrémité sud de la Péninsule.Là les Turcs se sont fortifiés puissamment en se servant de treillis et de fossés dissimulés.Mais les gros canons des navires de guerre ont balayé les obstacles et ont ouvert le chemin aux Anglais.Du coté asiatique du détroit, les Français, dit-on, gagnent du terrain, agissant de concert avec les Anglais.On affirme ici qu’ils ont fait prisonniers plus de 5,000 Turcs.LE BOMBARDEMENT DES FORTIFICATIONS.Londres, 30.— Le bombardement de la flotte alliée a causé de sérieux dommages aux fortifications turques.Elle opérait conjointement avec une armée de débarquement.Le correspondant du “Chronicle” décrit ainsi les opérations: “Le bombardement devint terrible vers midi.On voyait clairement de l’entrée des détroits les vaisseaux français et italiens.Les plus forts navires se trouvaient à l’entrée du côté européen.Plus loin de petits navires dirigeaient le feu des unités importantes sur les forts de Chanak et de Kilid Bahr.“Les détonations étaient continuelles, les décharges atteignaient quelques fois vingt à la minute."Vers l’extrême gauche on pouvait voir la ligne des transports qui débarquaient.Les Turcs ne semblaient pas faire de tentative sérieuse pour répondre au bombardement des navires.Le résultat le plus certain de ces opérations c’est que les alliés sont en possession de l’extrémité de la péninsule de Gallipoli et des rivages bas, à dix: milles des détroits du côté opposé de la péninsule.On a fait aussi de sérieux efforts pour la réduction des forts des détroits.” VERSION DE CONSTANTINOPLE.Constantinople, 30 viâ Londres.— Communiqué officiel d’aujourd’hui; Il ne reste plus de troupes ennemies du côté asiatique des Dardanelles.Des troupes ennemies, à Gabâ Tepe, (sur le littoral occidental de la péninsule de Gallipoli), conservent opiniâtrement leurs positions sous la protection de leurs navires.Nous avons rejeté l’ennemi de toutes les autres parties de Gallipoli.Nous avons endommagé plusieurs navires de guerre et plusieurs transports.BERLIN LOUANGE LES TURCS.Berlin, viâ Londres, 30.— On a publié hier au grand quartier général, le communiqué officiel suivant: “Les rapports des Dardanelles rendent hommage à la bravoure des troupes turques.Dans la première bataille de Kum Kaleh, celles-ci n'ont pas tiré un seul coup de fusil, mais ont repoussé toutes les attaques à la baïonnette.“Quarante vaisseaux de guerre ont bombardé Seddul Bahr pendant que cette bataille se disputait.Les Turcs prirent un grand nombre de carabines et de munitions.“A Gallipoli, les Turcs se sont battus sans interruption pendant deux jours.Ils ont repousse les attaques constantes des ennemis sans donner de signes de fatigue.“Sur les fronts oriental et occidental, la situation générale n’est pas modifiée.Dans la vallée d’Opor, l’ennemi après plusieurs heures de canonnades, a vainement tenté une avance de nuit contre les hauteurs détenues par notre infanterie.” MORT D’UNE RELIGIEUSE (De notre corresnondant) Quebec.30.— Ce matin est décédée chez les Soeurs de la Charité, la Révde Soeur Sainte-Emerentienne, supérieure du'eouvent de Lambton.Eile était âgée de 46 ans et originaire de Deschambault.A la même communauté est décédée hier la Révde Soeur Saint-Gil bert, née Marie P.Paquet, de S.Ferdinand de Mégantic, à l’âge de 55 ans.TU.E«t 7330-73J1-S37-3» SAINTE-CATHEKINE-E8T, anrU Beaudry.MONTREAL OCCASIONS SPECIALES Angle Ste-Catherine et Montcalm 1 lot de bas en cachemire, sans couture, pour Dames, tan seulement, étant des balances de lignes, valeur de 35c à 50c pour.1 lot de bas de soie avec haut de jambe et bout, de pieds en fil, dans les noirs et blancs, très spécial à.couleurs 19c 19c TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST.DE LA BELLE PAPETERIE A BON MARCHE Papeterie Triple Entente, une belle boîte contenant 24 feuillets et 24 enveloppes, chaque feuillet et chaque enveloppe sont f* ornementes du sceau des Alliés, rég.35c, pour.Carte-correspondance Initiale, dernière création en papeterie^ 24 feuillets et enveloppes dans une jolie boîte, nous avons toutes Les lettres, régulier, 35c, spécial.M.TELLIER SENATEUR-MINISTRE?! (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 30.— II est certain qu’un portefeuille a été offert récemment à M.Tellier, ancien chef de l’opposition provinciale de Québec.Il est non moins certain que M.Tellier a refusé, au grand désappointement de Sir Robert Borden qui tient de plus en plus, affirme-t-on, à avoir le député de Joliette dans son gouvernement.L’on ajoute que le Premier Ministre n’a pas perdu tout espoir d’obtenir la collaboration de M.Tellier, du moins à titre de conseiller de la Couronne.Le projet du Premier Ministre serait, dit-on, de créer une vacance au Sénat, d’y nommer M.Tellier qui deviendrait en même temps ministre sans portefeuille.Cette combinaison donnerait à l’élément canadien-français quatre voix au Conseil des ministres.La position ne serait pas sans précédent.Quand Sir Charles Tupper devint Premier .Ministre en 1896, il donna à l’élément canadien-français quatre ministres dont l’un sans portefeuille.PLUS DE “ REGAL ” LE COL.WATSON EST SAIN ET SAUF CD* notre corresDonffant) Québec, 30.— La rumeur circu lait ici aujourd’hui que le colonel 1).Watson, du “Chronicle”, commandant du 2c bataillon, avait été blessé.Mme D.Watson n reçu ce matin un câblogramme du colonel l’informant qu’il est sain et sauf, de même que les frères Fletcher, Power, Fellows, Marchant et quelques autres de Québec.CYCLONE A SAN FRANCISCO DEUX TUES LA COMMISSION DES LICENCES * REFUSE LE TRANSFERT DE LA LICENCE DE L’HOTEL McGILL A CET ANCIEN CAFE.— LES CLUBS.____________ La Commission des licences a refusé ce matin le transfert de la licence de l’hôtel McGill, rue Notre-Dame ouest, au Café Régal, rue S.-refuser ce transfert.Le juge Bazin dissident.Celui-ci à déclaré que l'article 982 de la loi des licences avait reçu un amendement lors de la dernière session, et que cet amendement, à son avis, ne donne pas aux commissaires la discrétion de refuser ce transport.Le juge Bazin a dêc.aré qu'il ne voyait pas de différence entre le transfert de i’hotcl McGill au Café Régal et celui de'Charles Nurnburger, de la rue Craig est, au No 22 de l’avenue du Collège McGill, accordé ce matin.Le juge Bazin se déclare donc en faveur du transfert.Le juge Choquet déclare alors qu’il espère que Me Bercovitch, l’avocat de Dhôtel McGill, portera la cause en Cour Supérieure pour que la question soit réglée une Ifois pour toutes.Ge soir à 11 heures, le Régal devra donc fermer ses portes pour ne plus les rouvrir; à moins toutefois que la cause soit portée en Cour Supérieure et que le Régal gagne son point.Soixante et onze autres hôtels nui se sont vu refuser te renouvellement de leurs licences en vertu de la nouvelle loi, sont dans le môme cas.A partir de demain, ces établissements devront rester fermés.'Connue nous le (tisons plus haut, Charles Nurnburger a obtenu le transfert de sa licence de la rue Craig ouest, coin Côté, au No 22 de l’avenue du Collège McGill.Les commissaires ont renouvelé ce matin les licences des clubs suivants: Montcalm, Lithuanian, Withold Independent Club, Club Canadien, German Club Teutonia, Pellico Club, Musician International Club, Roma Commercial Club, Montreal Club, Montefiore Club, National Club of Montreal, Club Commercial des Vovageurs de Commerce, American Club of Montreal, Standard Club, Eufopia Club.Club S.-Denis.Montréal Moses, Club University.Club Libéral Saint-Louis.ON LA RETROUVE DANS UN ASILE ON IDENTIFIE A LIVERPOOL, Mme MOUNSEY QUE L’ON CROYAIT PERIE DANS LE DESASTRE DE L’“EMPRESS OF IRELAND”.Chicago, 30.— La femme de William Mounsey, de Chicago, qu'on croyait noyée avec J’“Empress of Ireland” aurait ôté retrouvée dans un asile à Liverpool dans les rues de laquelle ville elle avait été recueillie quelques semaines après le désastre.FJle ne pouvait dire alors qui elle était.Son mari est parti pour Liverpool pour lluiaijüfjer.— $200,000 DE DEGATS San Francisco, 30.— Dans un cyclone qui passa sur la ville hier soir avec une vélocité de 100 milles à l’heure, deux personnes ont été tuées et il est à craindre qu’on ait | à relever d’ici peu des noms d’autres victimes.Les pertes subies en maisons et propriétés de toutes sortes se chiffrent à plus de $200,000.A Monterey Bay, 54 goélettes ont été jetées sur la plage.PROCEDURES ABANDONNEES CDe notre corresDonflant) Ottawa, 30.-— Les procédures prises pour l’invalidation de l’élection du maire Porter, des commissaires Ellis et Nelson ont été abandonnées ce matin.Le demandeur était M.McVeity, ; candidat défait à la mairie.Les j procédures demandant l'invalida- j tion des commissaires Champagne j et Fisher et de l’échevin McGrath r seront aussi abandonnées.A QUAND LES 1 POURSUITES?] (De notre correspondant) Ottawa, 30.— Aucun rapport n’ai encore été adressé au département j de la Justice par les deux commis-: saires enquêteurs, MM.W.D.Hogg et O’Connor, au sujet des poursui- ! tes qui seront prises contre certains fournisseurs di*.département de la Milice.Interrogés ce matin, les deux commissaires ont refusé de faire des déclarations à ce sujet, ‘ Trois enquêtes ont été recom-] mandées par la Chambre dans l’a- i chat des chevaux, dariS l’achat des s lunettes militaires et dans la trans- : action Powell.Comme on le sait, ' deux députés, MM.Garland et De-^ witt Foster, sont impliqués dans | ces transactions.DECES DUBE.—Le 29 avril, à la résidence de son i fils.No 4293 Avenue Western, Westmount, ! est décédé Pierre Dubé, autrefois do la Société i.arivière et Pubé, père de MM.Alexandre Dubé, gérant de la “Williams Mfg.Co.”, du Docteur J.E.Dubé, et de F.X.Dubé, comptable.Agé de 84 ans et 8 mois.Les funérailles auront lieu, le premier mai, à l’église Saint-Léon de West- ' mount, à 9 heures 45.Le cortège funèbre laissera ia résidence de son fils, 4293 Avenue Western, i> neuf heures.________ DECES A MONTREAL BOUCHER, Emma Forget, 53 ans, femme d’Alphonse Boucher, gardien, rue Cour-sol.184.BLUTEAU.Barnabé, 90 ans, journalier, rue des Erables, 847.FALARDEAU, Emile Falardeau, 17 ans, fils de Hlppolyte Falardeau, menuisier, rue de Lanaudlère, 521.^ GIRARD, Marie-Louise Dubois, 31 ans, «W femme d'Alfred Girard, marchand, rue Dubuisson, 4410.LAVIGNE, Joseph, 20 ans, imprimeur, rue Maisonneuve, 591.LESAGE, Berthe Lesage, 18 ans, fille do Bruno Lesage, menuisier, rue Gilford, 422.MAISONNEUVE, Juliette, 1 an, enfant d'Eugène Maisonneuve, charretier, rue St- , Charles, 53.MORIN, Joseph, 60 ans, contremaître, rue .de Beliechasse, 111.S PAQUET, Thérèse, 2 ans, enfant d?Hee-, ter Paquet, commerçant, Ave.de PHAtel de .Ville, 394.OUELLETTE.Charlotte, 6 mois, enfant , d’Albert Ouellette, architecte, rue de Laro- , clic, 1311.
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