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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 2 février 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-02-02, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 2 février 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTRIAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 TF DFVnfR JjJj JM Jo V U l£ii Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX A,.' Vol.XXV — No 27 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 A Québec ¦.’INFORMATION OC CCONICOO ÜOCJCC ta ville devrait avoir une oart des bénéficesLe voyage de Stockwel1 autour de M.Joseph Cohen présente à FAssem< K I.Kn.-,.Mée législative le bUl du “Better Business Bureau of Montreal” En marge de la loi sur les dépôts d’essence -Le conseil et le port de Montréal Le conseil municipal serait sage de reporter après les élections l’adoption du règlement des dépôts d’essence.Et ce sont ses meilleurs amis qui lui donnent cet avis.Sans qupi, que les conseillers actuels le veuillent ou ne le veuillent pas, ils devront accepter comme terrain de lutte les tranchées de la Quebec Paving inondées d’huile; et ce ne sera pas propre.Personne n’a apporté la preuve de Timprobité des parrains du projet; mais J’électeur moyen, dépourvu désormais de toute naïveté et de toutes illusions, a fait sienne la conclusion d’une chanson qui avait de la vogue il y a vingt ans: “On n’en sait rien, mais pourtant on s’en doute”.Qu’il faille réglementer les relais d’essence et les limiter, personne ne le contestera.Ils sont devenus une nouvelle source de laideur et une “nuisance”.La rue Sherbrooke compte de de Lorimier vers l’est presque autant de ces relais que de maisons d'habitation.Or, ils tendent à déprécier la propriété adjacente et à décourager la bonne construction dans une artère qui paraissait destinée à améliorer l’est et dont on a réclamé l’ouverture pendant des années à cette fin.La réglementation idéale devrait, à notre avis, porter surtout sur deux points: le contrôle rigoureux de la construction au point de vue architectural et la participation de la municipalité dans les bénéfices que donne l’exploitation.Le contrôle, du point de vue architectural, empêcherait la construction de ces postes dont quelques-uns sont de véritables cauchemars; la participation de la ville dans les bénéfices serait la juste rétribution de la concession très avantageuse qu’elle octroie à l’exploitant.Ce serait de plus une forme d’impôt très équitable.Cette concession a d’autant plus de valeur qu’elle rapporte plus de bénéfices.Le terrain lui-même prend de ce fait une plus-value.N’est-il pas ‘d’élémenlaire justice que la ville demande à Québec l’autorisation de taxer à son tour la gazoline ou le droit d’imposer une taxe directe sur le chiffre d’affaires des relais d’essence?Ne perdons pas de vue la nécessité où nous sommes de trouver de nouvelles sources de revenu et, encore une fois, la valeur exceptionnelle de ces privilèges municipaux.Quanta la limitation du nombre de relais d’essence, ]e contrôle sévère du point de vue architectural obligeant l’exploitant à une mise de fonds assez considérable suffirait à l’imposer en pratique.On nous opposera peut-être que c’est favoriser les gros au détriment des petits.Mais en poussant cet argument à l’absurde, on eil viendrait à abolir définitivement nos règlements de construction, déjà si relâchés, et à permettre que la ville de Montréal ressemble à un baraquement forain.¥ * ¥ A sa dernière séance, le Conseil a adopté unanimement une résolution appuyant celles dans le même sens de la Chambre de Commerce et du Board of Trade, pour prier le gouvernement fédéral de porter à 40 pieds le niveau d’eau dans le port de Montréal.( Résolution opportune que nous réclamions depuis longtemps.De fait, elle arrivera à point pour stimuler l’administration fédérale, qui est engagée dans la bonne voie.Ce stimulant eût été plus puissant si l’adoption de la résolution, au lieu d’être aussi discrète, eût donné lieu à un grand débat.Les dernières prévisions budgétaires d’Ottawa font foi des bonnes dispositions gouvernementales.Il n’est que juste que nous lui en rendions hommage, puisque nous avons ici.maintes fois tenté de l’alerter.La saison prochaine sera sans doute moins inquiétante pour les navigateurs que la saison écoulée La commission d’ingénieurs est nommée et s’est à coup sûr mise à la besogne pour rechercher les travaux remédiateurs utiles.Le gouvernement pousse le creusage, selon la recommandation de sir Alexander Gibb en attendant Iç rapport des techniciens.Et, enfin, la Providence aura une fois de plus, en nous envoyant une neige abon-dane, secondé les hommes de bonne volonté.Il est très probable que le niveau des lacs et des affluents du Saint-Laurent sera plus élevé au printemps prochain qu’il ne l’était l’an demier à même date.L»uis DUPIRE la finance provinciale Comment notre grand argentier prévoit pour 1935 et ne peut prévoir pour 1934 En marge du discours du budget - Le troisième Lac|j^c corporation, dit le préambule, a pour but de protéger le public centenaire des Trois-Rivières (Par Alexis GAGNON) Québec, 2.— Te trésorier de la province a présenté hier le burlpef pour l’année 1934-35 qui commencera le 1er juillet prochain.Le discours du budget est un thème excellent pour les envolées internationales, économiques et phi losophiques.L’orateur doit d’abord grimper sur un Sinai économique et, de là, apostropher les générations, lancer des cris d’alarme ou prodiguer les consolations aux peuples dans un style apocalyptique, l'n trésorier qui se respecte doit d’abord barboter dans les questions internationales; émettre des pensées profondes, mais reconnues de tout le monde sur le cours de la rente; uis, jetant un regard d’aigle sur ’avenir, annoncer la prospérité ou les désastres.M.Stockwell n'a pas manqué à la tradition.Il a d’abord étudié la situation mondiale: dettes de guerre, stabilisation de la monnaie, guerres de tarif, entreprise de Roosevelt.Après cette circumnavigation économique mondiale, M.Stockwell débarque au Canada et dénonce la banque centrale.Il constate que le prix du blé est insuffisant, mais que depuis février 1933, le pire mois de la dépression économique au Canada, il s’est produit un relèvement lent, mais régulier et qui se continue.Si la crise n’a pas été plus aiguë, nous en sommes redevables à une population paisible, à la solidité de notre système bancaire, la production considérable de l’or et du nickel et de nos mines en général, les balances favorables du commerce d’importation et d’exportation et l’industrie du tourisme.Enfin dans Québec M.Stockwell arrive enfin dans Québec.II y constate moins de chômage, mais l’effet nocif du régime des secours directs et un appauvrissement proportionnel dies pouvoirs* publics, et particulièrement des municipalités qu'il fau- dra maintenir à tout prix.La production du bois et du papier a augmenté, mais reste encore faible.Notre trésorier constate alors avec une visible satisfaction après cet aperçu remarquable sur les affaires du monde, que la récolte des patates a été plutôt bonne.Il remarque toutefois que “ta récolte du foin a été plutôt pauvre, mais une plus forte récolte de blé d’Inde, propre à l’ensilage, en a particulièrement compensé la perte”.M.Stockwell constate ensuite que le relèvement général des prix n’a pas été égal, car les produits agricoles sont à très bas prix.De même, les salaires payés aux ouvriers n’ont pas augmenté d’une façon sensible en sorte que le pouvoir d’achat ne s’est pas relevé de beaucoup.Enfoncés Le trésorier fait enfin une longue revue de l’administration provinciale, parle du déficit au mois de juin 1933.Ce déficit, dit-il, est dû à la dégringolade des revenus; soit: 8250,000 sur renregistrçment des autos; 8400,000 sur la vente de la gazoline; $900,000 sur les droits successoraux; 8600,000 sur licences, permis, etc.; 82,000,000 sur les ventes de liqueurs; $1,600,000 sur droits, redevances et permis du ministères des terres et forêts.Le déficit pour l'année 1932-33 a donc été de $6,840,907.M.Stockwell avait prévu pour l’exercice qui se terminera nu 30 juin 1934, un surplus de $62.214.-82.Pas plus, pas moins.Hier, M.Stockwell était moins sûr.Il craint même qu’il y ait un déficit.En tout cas il ne hasarde aucune prédiction.Mais ce n’est qu’une faiblesse passagère.11 est incapable de nous dire si en juin prochain, nous aurons un déficit ou un surplus, mais pour juin 1935, il affirme gravement que nous aurons un déficit de $742.288.48.(Suite à la page 2) A Ottawa $.A A A Des mesures contre “les écumeurs et les exploiteurs de la finance” M.Woodsworth insiste pour que l'Etat sévisse au plus tôt - Les abus des grandes laiteries, selon M.Pickel et ses membres contre la fraude dans le commerce M.CHARLES MARCIL PARLE DE LA GRANDE PITIE DE LA GASPESIE Billet du soir Maires Aux temps où ces (lames avaient de belles rf longues chevelures, l’on vil un prr partout les ring soeurs Sutherland.Les cinq soeur ^ulher-land avaient de magnifiq tresses, doni elles eussent pu faire, un impénétrable manteau.Elles s'en firent plutôt des rentes.Elles invenlétotent une lotion capillaire qu’elles vendirent fort cher; et pour prouver l'excellence de leur lotion, elles visitèrent les plus grandes villes d'Amérique, s'exhibèrent de-ci de-là dans les grandes pharmacies dn temps, toutes tresses dénouées, firent une intense publicité dans les gazelles, monnayèrent leurs cheveux, si l'on peut dire, alors que.l'élégance, c'était d’avoir de beaux cheveux.Et puis, elles disparurent avant que s'ouvril le règne des létes rasées, des nuques d la débardeur, des indéfrisables sans cesse défrisés, des coiffures à la garçonne, à ta chien, d la Ütus.et le reste.Les soeurs Sutherland vieillissent sans doute dans quelque petit ville américaine, après avoir suivi la mode el s'être elles-mêmes fait trancher les cheveux à la Sam-son dalilasé.* Ÿ * Québec aura pendanl quelques semaines ses cinq soeurs Sutherland: en effet, Québec a déjà cinq candidats à la mairie, pour la prochaine élection municipale.Les uns ont des barbés, d'antres, de simples moustaches, d’antres sont glabres; mais tous offrent leur tète au couperet municipal.L'électeur québécois choisira entre ces cinq soeurs Sutherland, fl n'y en aura qu’une d’élue, celle dont la guillotine.populaire n'aura pu entamer la nuque dure.Et Québec conttmie-ra d* vivre comme si JémWs il n'y avait eu là cinq aspirants à la mairie.Au train où va Québec, combien de candidats Montréal n'aura-t-il pas à la prochaine, élection mairia-Ic?Toutes proportions gardées, il nous en faudra bien de trente à quarante — autant qu’il g a déjà de conseillers municipaux.De qui ne cite-f-on pas déjà tes noms.— à commencer par celui d'un pantin qui sort de sa boite chaque avant-veille d’élection, fait son petit tour des gazelles pour fins de notoriété, et puis retourne dans sa boite, d'où personne que lui-même ne tient à le sortir?Nous aurons eu un dur hiver, jusqu’à trente sous zéro.Nous auront sans doute, le printemps venu, trente sous zéro, en fait de candidats à la mairie.rean LABRYE Un nouveau tirage LA CONFERENCE DK SON EMINENCE La livraison du "Document'' qui contenait la récente conférence prononcée au Cercle Universitaire, par S, E.le Cardinal Villeneuve, dinsi que l'allocution de S.Ex.Mgr Gauthier, s'est enlevée avec une telle rapidité qu’il nous a fallu ordonner un nouveau tirage.Celui-ci est maintenant prêt.On peut donc continuer à ordonner cette brochure.On sait qu'elle se vend 10 sous l'exemplaire, St.00 la douzaine franco; an cent.$7M: par 500, $30.00;' au mille, $50.00, port en plus en tous ces derniers cas.Adresser les commandes au Service de Librairie du Devoir.*30, tue Noire-Dame est, Montréal (til.Harbour IHt)., (Par Emile BENOIST) Ottawa, 2.— La Chambre des Communes s’est remise, hier, au débat sur l’adresse en réponse an discours du trône.Ce débat représente un rite qui doit s’accomplir à chaque-session.Après le marathon oratoire couru par les deux grands chefs, MM.Mackenzie King et Bennett, c’est maintenant le régime parlementaire des discours de quarante minutes.Un député qui a d'habitude la parole facile nous disait qu’il approuve maintenant, après l’avoir désapprouvé.le règlement oui limite à quarante minutes les discours des simples députés.Grâce à ce règlement, neuf «lis-cours ont été prononcés au cours de la journée d'hier.Neuf députés des deux couleurs principales, bleue et rouge, et quelques autres «le couleurs et parfois de nuances indécises.ont pu exprimer leurs pensées, dire ce qu’ils pensent du discours du trône.Couleurs et nuances indécises.C’est parfaitement le cas dans le présent parlement.M.Woodsworth, qui a parlé hier, est, par exempte, difficile à classer.Il est chef de parti sans l’étre.De la Cooperative Commonwealth Cooperation, la Ciciheffe, il est le chef incontesté, j La plupart des députés d’extrême | gauche se rattachent à ce parti.Mais le chef officiel d’extrême gauche.reconnu par la Chambre, c’est M.Robert Gardiner, qui n’est pourtant qu’un lieutenant de M.Woods-v^orth.Aux prochaines élections, cette année, l'an prochain ou dans deux ans, M.Gardiner, qui se reclame de la Cècéheffe.devra tomber dans le rank and file.— en supposant que la Cècéheffe reconnaisse des grades.Difficile à classer également, M.A.-M.Carmichael, élu comme progressiste par les électeurs de la circonscription saskatonne de Kim-bcrsley, et qui vient de dénoncer l’amendement libéral, et le sous* amendement progressiste.M.Carmichael dénomme ironiquement les gens de la Cicéheffe, les Cacofrds.Elu comme progressiste, indépendant de tous les partis, il entend rester indépendant jusqu’au bout.Les autres députés qui oui parlé hier sont MM.T.-A.Thompson, conservateur, de Lanark, qui a évidemment complimenté le gouvernement; W.-H.Golding, libéral, de Huron-Sud, qui a nécessairement blâmé le gouvernement, de même que M.H.Butcher, députe libéral de Last Mountain, Saskatchewan.Deux députés franco-ontariens, MM.J.-A.Bradette.de Témiscamingue Nord, et J.-E.Bertrand, de Prescott, ont aussi parlé.L'un et l’autre ont surtout parlé de leurs comtés.MM.LS.Woodsworth, chef de la Cècéheffe, Charles Marcil.ancien président de la Chambre et député de Bonaventure.et le Dr H.-S.Pir-kcl, député de Bromc-Missisquoi ont 1 rononcé les discours les plus intéressants de la journée.Nous les résumons substantiellement.M.|.S.Woodtworth Le chef de la Cooperative Com-tnunmeuUh Federation, (la Céoé-heffe), proteste d'abord contre le déploiement militaire auquel a de nouveau donné lieu l’ouverture de la présente session.Si le gouvernement avait réellement en vue le bien commun, n’aurait-il pns remplacé celte parade inutile de beaux uniformes par quelque chose de plus pratique?Le gouvernement eût pu remplacer les militaires par des délégués des hommes d’affaires, des ouvriers, des agriculteurs, des mineurs, des travailleurs de toutes les calégories.Mais le protocole et la préséanre ne permettent pas cela.M.Woodsworth nie que les provinces de l’Ouest aient été plus extravagantes que les autres dans leurs dépenses; mais il reconnaît qu’à l’heure qu’il est un grand nombre de municipalités de ces provinces sont pratiquement en nanqueroute et ne peuvent donner à leurs administrés les services qu’ils sont en droit d’attendre.“Nous sommes en face d’un nouveau genre d’esclavage", dit M.Woodsworth, “l’esclavage envers les porteurs d’obligation*.Quand nous étions enfants, on nou?a appris que la liberté était enfin reconnue.Certains genres de libertés ont été (Suite à la'deuxième page) Bloc "notes Fond et forme L'un des livres réellement intéressants publiés au cours des douze derniers mois s’est présenté sous la forme la plus modeste, et personne ne parait encore avoir songé à en souligner publiquement l’existence.En fait, cela n’a rien de bien extraordinaire, puisqu’il s’agit d’une sorte de revue annuelle, qui parait depuis près d’un demi-siècle, dont l’apparition régulière n’offre donc rien de nouveau, et qui n’a du reste aucune prétention à la grande publicité, qui ne la cherche d'aucune façon.Si, pourtant, vous feuilletez rapidement les quelque cent cinquante grandes pages de la Bannière de Marie-Jmmaculée (1934), vous ne pourrez vous défendre d’une très vive émotion.Lisez, par exemple, Une tombe dans la montagne., récit de la mort (ju premier Oblat canadien tombé au Basutoland, le P.Joseph-Walter Rousseau, de Ni-eolet, décédé là-bas à trente-quatre ans.C’est une page poignante, dont la finale mouille les paupières.Trois jeunes Rousseau sont entrés chez les Oblats.Deux des frères étaient au Basutoland.Après la mort de Joseph, Paul, son compagnon d’apostolat, écrit simplement à Jean-Baptiste, qui achève, ici, sa préparation: Viens prendre sa place!.N’est-ce point le plus pur accent de ces vieux missionnaires français dont le nom nous est si cher?Voyez aussi le récit de la vie des Soeurs Grises de Nicole! à la Baie d’Hudson, des Soeurs Grises d’Ottawa et des Soeurs des SS.Noms de Jésus et de Marie au Basutoland.Voyez encore les notes des missionnaires de l’extrême-nord canadien comme de ceux du sud-africain.Cela fait invinciblement songer aux lettres des vieux missionnaires de jadis.Ceux-ci ont de dignes successeurs.Et, tout à côté, l’extraordinaire et pittoresque histoire de Maiakisis, le Père du Témiscamingue, l'admirable frère convers qui vient de mourir dans le plus complet silence, mais dont le nom restera à jamais lié à celui fie la grande région agricole qu’il a, pour ainsi dire, inventée.La Bannière, comme tous les récits de missionnaires, est d’une lecture non seulement intéressante, mais profondément tonique.Elle console d’un certain nombre de choses qui, vraiment, pourraient décourager.Austin Chamberlain Voici quelques années Austin Chamberlain, le fameux homme politique anglais, était de passage à Ottawa.II y fit.sous les auspices du Canadian Club, croyons-nous, un exposé de la politique de, son pays, intérieure et extérieure.Il parla quarante ou quarante-cinq minutes, son discours tenait dans les journaux quelque quatre colonnes, et tous ceux qu’intéressent ces questions le lurent avec grand plaisir.Mais qui a pris la peine, qui a trouvé le temps de lire les discours de quatre heures et demie de MM.King et Bennett?A quoi peuvent rimer de pareilles harangues, et pourquoi les chefs de parti perdent-ils leur temps à les préparer?Voilà certes l’un fies cas où nos hommes publics pourraient prendre modèle sur leurs confrères d’Angleterre.Ceux-ci savent au moins l’art de tasser et de présenter les choses.Bon point On nous annonce que le nouveau président du Canadien National a posé en principe que tous les chefs de gares, tous les télégraphistes de la province de Québec, devront être bilingues.C'est le bon sens même, puisqu’ils ont affaire à une population mixte.Mais la décision, nous affirme-t-on de bonne source, ne s’inspire point d’une pensée limitative.Elle ne consacre pas, comme certains pourraient être tentés de le croire, la thèse de la réserve québécoise.Elle découle du principe que ces fonctionnaires doivent être com-pètent*, qualified, donc capables de desservir une population mixte.Cela est clair pour notre région.Logiquement.Je principe devra s’appliquer dans toutes les régions mixte* du pavs.Celte conclusion s'impose à la Sensée de tous ceux qui visent d'a-ord aux résultats.Elle doit particulièrement s’imposer à l’esprit des directeurs d’une vole ferrée qui est la propriété de tous les Canadiens.O.H.! QUEBEC.2 (D,N.C.) — On vient de distribuer le bill du ‘‘Better Business Bureau of Montreal”, présenté à la législature par M.Joseph Cohen, député de Saint-Laurent.Dans le préambule on dit que ladite corporation a pour but de protéger le public en général et ses membres en particulier contre la fraude dans le commerce.Voici le texte de la partie légale: 1.—Il est loisible au lieutenant-gouverneur en conseil d’autoriser l’émission de lettres patentes en vertu de la troisième partie de la loi des compagnies de Québec, sous le grand sceau de la province, aux fins de constituer un corps politique sous le nom de “Better Business Bureau of Montreal", ou sous tel autre nom qu’il lui plaira de lui donner dans les lettres patentes, ou par lettres patentes supplémentairca, avec, en outre, les pouvoirs ci-dessous mentionnés.2.—Ladite corporation peut: (a) porter plainte devant les Cours criminelles pour toute offense commise, nuisible au commerce en général, et poursuivre “toute” telle offense suivant Is loi; représenter, par procuration, les créanciers membres de ladite corporation.aux assemblées de créanciers et inspecteurs ou devant les tribunaux, dans les faillites ou liquidations où ces créanciers ont un intérêt légal; (e) “ester” en justice dans les Cours civiles à toutes fins que de droit; (d) agir par le ministère d’avocats dans les Cours criminelles et civiles pour elle-même ou pour ses membres dans la limite de son mandat, pourvu qu’elle n’enfreigne pas autrement la loi.3.—La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.L’Assemblée législative siège ce matin et s’ajourne à mardi après-midi Le bill de Montréal adopté en première lecture » Le bill du “Better Business Bureau" référé au comité des bills publics Québec, 2 (D.N.C.t - Le Chambre s’esi réunie ce matin à 1 I heures, Elle a adopté en première lecture le bill de Montréal présenté par M.Maurice Ga-bias.On adopte aussi en première lecture les bills suivants que nous avons déjà expliqués: M, Godbout.— Loi modifiant la loi des Sociétés Coopératives agricoles.M, Duplessis.— Loi modifiant la loi des Accidents du Travail, 1931, concernant les indemnités payables aux entants orphelins.M.Sauvé.— Loi modifiant la loi des Accidents du Travail, 1931, pour rétablir, en faveur de l’accidenté, le recours de droit ’commun contre une personne autre que son employeur.M.Sauvé.— Loi modifiant la loi des liqueurs alcooliques concernant la récherche des infractions.Les ministres répondent ensuite I quelques questions, puis la Chambre adopte en comité plénier et en troisième lecture le bill Gablas au sujet de la succession de feu |ohn Pratt Elle adopte en seconde lecture, sur division, le bill du “Better Business Bureau" Le WH a été référé au comité des bills publics.Le bill des coiffeurs pour dames est adopté en seconde lecture.La Chambre t’ajourne ensuite i mardi prochain à 3 heures.Le gouvernement de Québec a dépensé $2,400,965 pour le pont de Caughnawaga Quéec, 2.(D.N.C.) — M.|.-N.Francoeur, ministre des Travaux publics, a déclaré hier, en Chambre que le gouvernement avait dépensé jusqu'à date $2,400,965 pour le pont de Caughnawaga.Il en a payé $2,148,685.Les montants prévus dans les contrats accordés se chiffrent à $2,576.336; M.Francoeur a affirmé que l'on a demandé des soumissions pour la construction de ce pont, mais non par la voie des journaux.Il y a eu trois compagnies qui ont soumissionné pour la superstructure soit la "Canadian Vickers", la "Dominion Bridge" et la “Eastern Canada Steel Company".La plus basse soumission était celle de la “Dominion Bridge" qui a obtenu le contrat.Quatre compagnies ont offert des sou missions pour la sous-structure, soit “A.)anin Ltée", "Atlas Construction Co.", "Northern Construction and j.W.Stewart Limited, Foundation Co., of Canada".La plus basse soumission était celle de "A.Janin Limitée" avec $1,841,185.Cette compagnie a obtenu le contrat au pnx de $1,803,093.La Commission d’industrie laitière pourra fixer les prix du lait Quebec, 2 (D.N C.i — Tel qu’annoncé dans le discours du Trône, M.Adélard Godbout présentera un projet de loi accordant à la Commission de l'Industrie laitière le pouvoir nécessaire de fixer les prix du lait.Cette nouvelle fut accueillie très favorablement par la classe agricole, mais il ne semble pas que (’Association des laiteries de la province voie ce projet d’un bon oeil.Hier soir, en effet, à l'issue de la séance de U Chambre, plusieurs proprié taires de laiteries ont rencontré M.Adélard Godbout et lui ont exposé leurs vues Me Aimé Geoffrion avait été chargé de plaider la cause des oelégués.La dé légation comprenait plusieurs propriétaires de laiteries de Québec et de Montréal.Carnet d'un grincheux Une feuille de parti qui chante l'amour ne devrait chanter que l'amour du parti, Serait-ce l’avis du R.P.Harvey?* ¥ ¥ On parle de donner au Secrétaire d'Etat et aux secrétaires provinciaux le titre de chancelier.Pourvu que ces chanceliers ne se croient pas obligés d# chanceler.# * X Si “le meilleur cheval bute", le meilleur trésorier provincial peut bien balbutier.« * * Il est étonnant comme les journaux rapportent mal les discours d# nos hommes publics.Mais s'ils commerçaient par parler de façon inte!t^gibl•, * ¥ ¥ L’hiver est dur aux juges montréalais, pour qu'il aillent demander secours i la magistrature québécoise.¥ ¥ ¥ Trois quarts de million de déficit prévu à Québec, pour 1935?Que l'on commence par couper les quelque $400,000 des fonds publics distribués aux feuilles 1 rouges, ¥ ¥ ¥ Le Seleil s'en trouverait mal?Qu'd j s'éclipse.¥ ¥ ¥ Le trust Webster, qu'est-ce que c'est que çe?Le public l a déià oublié.¥ ¥ ¥ Ce dialogue de neuf heures entre MM.Kmg et Bennett, ce fut aussi long qu’un bonjour d’amoureux.¥ ¥ ¥ La Pratte eut jadis un rédacteur en chef Israélite?Si l'on n'avait que cela i lui reprocher .¥ ¥ ¥ Selon M.Stockwell.l'admimstretion de la justice coûter# 38 pour cent de moins à Quebec, cette année.Cela expliquera ce qu’elle pourra valoir.PAMPHILI A LIRE: •n page 4, l« texte du diieoun de M.Stockwell sur les finances provinciales: en page 6.les discours pronon- Sit cés au Sénat, hior. Li liiiuii uomiiiw—BBTiwniinw A Québec (Suite de la première «æwi Le défklT7e 1933 W.Stoelrwell enfonce la pytho-nisse dlîndor, la sybille de Cu-mes.Trouillogan, Hippodathée et tons kia anges que consulta Panur-ge, qui “soy voulait marier”.Imaginer à un an et demi de distnn-ce, en plein temps de crise, alors que les déficits des gouvernements varient de un à vingt millions de dollars, imaginer un surplus h 48 cents près, c’est se moquer du monde.Car songes que si Jcau-Baptis-te Beaufouette n’achète pas une bouteille de vin Xérès, à 60 cents, tous les calculs si précis de M.Stock-well sont en faute.Songes que si M.Stockwell lui-mème dépense trente sous dans son département pour l’achat d’un paillasson ou d'un pot à colle, finie l’exactitude.C’est de l’enfantillage exagéré que 5le trésorier ferait bien de laisser ¦à d’autres.Au cours de Tannée terrninoe le :30 juin 1933, la dette consolidée net-•’ Canada avec les F-tats-l ms n a doiMié de résultats pouvant ' d’autres .as justifier de prendre engagements sans avoir tentivement les effets qu ils pnui-ronl avoir.Le sénateur Black ne croit pas que l’établissement d’une banque centrale force les banques commerciales à fermer un certain nombre de leurs succursales.Le .sénateur Lynch-Staunton, l’orateur suivant, n’a pas confiance dans les remèdes économiques suggérés récemment.Il est d opinion que le relèvement des affaires mondiales est ou dessus des forces humaines.Il se déclare oppose a l’étatisation parce qu’il est d’avis qu'aucun gouvernement n’a le droit ,ic tenir le peuple responsable des opérations de ces services.Le Ca- nada n’aurait jamais dû avoir des « bemins de fer nationaux et il regrette d’avoir voté en faveur de I a-( hat de cette compagnie.Quant a la Banque centrale, il préfère s en tenir à l’opinion de financiers anglais plus qu’à tout autre.Ln ce qui concerne la canalisation du Saint-Laurent, le sénateur Lynch-Staunton est d’avis que le traité devrait être déposé immédiatement devant la Chambre et non pas seulement après qu’il aura été adopté par le Sénat américain.D un autre côté, il demande que les conditions dans lesquelles l’énergie électrique sera exportée aux Etats-Unis soient bien définies dans le traité et que l’on règle aussi une fois pour toutes les questions de la diversion des eaux du lac Michi gan.11 ne voit pas d’un bon oeil la nomination, en cas d’urgence, d’une commission composée d'un représentant de chaque pays et d’un troisième nommé par les deux gouvernements.M.McRea était français, il conseillerait a la France de déclarer immédiatement la guerre à l’Allemagne et de l'annihiler avant qu'elle ait eu le temps de se préparer.MM.Hughes et Tanner Le sénateur Hughes fait remarquer que l'inflation a ramené la prospérité en Australie et » aide d’autres pays, il croit *pu’ ’’ seule façon logique de diminuer nos dettes.Il est aussi d'opinion que si les gouvernements des pays européens ne ferment pas les manufactures d’armes, la guerre est inévitable.Il se déclare entièrement en laveur d'une enquête sur les prix des produits de première nécessite telle que proposée par la Chambre des Communes.Le sénateur Tanner dit qu il tant que la canalisation du Saint-Laurent sc fasse sinon maintenant du moins dans un avenir ropproché.11 est convaincu que ce projet, lors-M*.»» ai» mîc ô p \ pi'ut ion.ne- sont les grands coupables dans celle affaire.Le sénateur Pope fait un vibrant appel en faveur du développement du commerce entre les pays de l'Empire et il ajoute que le pre inter ministre a fait beaucoup pour i le Canada avec scs accords commerciaux.Les loteries Un projet de loi pour la legalisation des loteries en faveur des hô-pitaux~u été présenté par le sénateur G.-H.Barnard, et ii a subi sa première lecture.Après une longue discussion, le Sénat s’est ajourné au £> février prochain._ _ L'Union des citoyens lion générale de l!12.'>, jaiis à celle de l!l2t).il acceptait peu après le portefeuille de l’immigration et de la colonisation dans le cabinet L’Union des citoyens de la métropole a fondé hier soir une section dafts la paroisse Notre-Dame du Rosaire.M.Edouard Martin en a été élu président.M.E.Ladou-ceur, vice-président; M.François Millette, secrétaire.Au cours de rassemblée, qui a eu lieu à la salle paroissiale de Notre-Dame du Rosaire, MM.Georges J.Lépine, le notaire .1.l’roulx, et i , .Léopold Favrrau ont parlé.M.i LCS élections SUX Lépine a exposé le but de l’Union des citoyens de la métropole; M.Proulx a parlé de la nécessité de Bunion, et M.Favreau a félicité les organisateurs de ce groupement.Mort du sénateur Robert Forke Le défunt fut chef progressiste et ministre de l'immigration et de la colonisation dans le cabinet King (1926-1929) ¦ King.Nommé sénateur le 30 dé-Winnipcg, a (S.P.C.) -7 Le sé-1 cenibre 1929, il résignait son por-nateur Robert Forke, ancien chef tefeuille.M.Forke faisait partie de progressiste, ministre de l’immi grutiûn et de la colonisation de 1920 à 1929.est décédé ce matin, à I lige de 73 ans.Né en Ecosse, il avait immigré à l’âge de 22 ans.peu après son arrivée au Canada, il était allé s’établir cultivateur à Piperstone.au Manitoba.En 1921, il obtenait son la United Church of Canada Sa femme et trois filles lui survivent.Le décès de M.Forke porte à | neuf le nombre des vacances au Sénat.Neuf sièges vacants Ottawa, 2 (S.P.C.) — La mort Saveur naturelle du thé THÉ VERT WMK •673r ‘Frais «les plantations’ premier mandat aux Communes, et j du sénateur l'orke cause la neuviè-il devenait chef des progressistes j me vacance au Sénat canadien: en remplacement de M.T.A.Cre- deux en Nouvelle-Ecosse, trois, au rar, démissionnaire.Réélu à l’élec-j Nouveau-Brunswick; deux, dans la province de Québec; une, en Ontario et une au Manitoba.Au Sénat, il y a maintenant 50 conservateurs et 37 libéraux.Trois-Rivières Ce soir, à l'école Salaberry MM.Poisson, Lamy et Ryan élus Cinq figures nouvelles centre-est de Montréal sont invités à un grand ralliement, ce soir, à ______ ._ .l’école Salaberry, angle des rues qu’il aura été mis à exécution, béne- Robin et Beaudry, sous les auspi-ficiera grandement au Canada y ces de l’Union des citoyens de la compris les Provinces Maritimes.Les terres de l’Ouest M.A.D.McRac se déclare absolument opposé à un ajournement prolongé du Sénat au début de lu session.11 dit que le gouvernement a plusieurs prcftlèmes importuuls à ctudier et que les enquêtes qui doivent être faites à ce sujet pourraient parfaitement bien être ron-liées au Sénat.Les principaux de rcs problème sont: le chômage, le coût de l’administration, les déficits des chemins de fer et la mévente ries blés.11 dit que le crédit du Canada t bon en Angleterre mais jms aussi j bon encore que celui de l’Australie, (t une enquête qu’il a faite auprès de financiers de Londres lui a révélé que la raison en était que les finances du Canada n’étaient pas en assez bon ordre pour obtenir la pleine mesure de crédit sur le marché anglais.il dit qu’à la dernière session il a maintenu qu’une direction unique pour les chemins de fer avec une distribution équitable des recettes nettes était essentielle si l’on voulait voir disparaître les déficits.A ce moment-là cependant, une législation à cette fin n’aurait pas été justifiée, vu que le Pacifique Canadien était une compagnie privée.Depuis, le gouvernement a été obligé de garantir un prêt de $60,000,-000 au Pacifique Canadien et il sera certainement appelé à en garan tir d’autres.Les chemins de fer Dans ces conditions, il croit que le gouvernement serait justifiable d’exiger une seule direction pour les chemins de fer et qu’on attende que cela soit fait avant de nommer le bureau des régisseurs.Parlant du coût de l’administration, le sénateur McRae est d’avis que les taux d’intérêt devraient etre réduits mais qu'il sera probablement nécessaire d’adopter une législation spéciale à ce sujet.Au sujet de la Banque centrale il recommande que lorsque celle-ci sera établie elle fasse connaître son intention d’empêcher notre dollar de dépasser 60 cents de façon à donner aux affaires canadiennes une stabilité que les Américains ont obtenue de cette façon.Il s’ensuivra une réduction de 40% dans le coût de l’administration et une diminution dans le principal et les intérêts des obligations du gouvernement.Cela ne fera certainement pas l’affaire des créanciers, mais il ne faut pas perdre de vue que le dollar à 60 cents aujourd’hui vaut autant que le dollar à 100 cents en 1929.Nous n’aurions pas pu faire cela tant que les Etats-Unis avaient l’étalon-or à cause des obligations que nous «îvons envers ce jiass, mais nous pouvons niainlenant fai re comme eux et dévaloriser notre dollar.Il conseille toutefois au Canada de sc retirer de la Société des Nations avant qu’il ne soit trop tard, car, pour lui.rien ne jxnirrail jus Tifier le Canada de sacrifier de non seau ia vie d'un seul de ses en f«nts sur les futurs champs de b.i taille de l’Europe.Le sénateur McRae dit que s ijJJ Le sénateur Aseltine fait remarquer que de nombreuses terres de l’ouest ne sont pas jiropices^ à la culture mixte.D’un autre côté, il est d'opinion qu’il n’y aura pas de difficulté à réduire les emblavures.conformément à l’accord de Londres.Il suffira pour cela d’ensemencer seulement les jachères d’automne.Cependant, au lieu d'une réduction des emblavures.il serait Z ! plutôt en faveur de laisser chaque cultivateur récolter tout le ble qu il voudra mais de ne lui en laisser mettre sur le marché qu’un certain pourcentage.Il n’est pas en faveur de l'annulation des dettes mais d'un ajustement des dettes comme le demandent d’ailleurs la majorité des cultivateurs de l’ouest.lî voudrait qu'une “holding' prenne à son compte les dettes hypothécaires des cultivateurs des prairies, qu’elle émette des obligations 4% et qu’elle renouvelle les hypothèques à cinq pour cent.Il dit qu’il a consulté à ce sujet jilu-sieurs banquiers de l'Est; ceux-ci se sont déclarés en faveur du principe mais ont émis l’opinion qu’il devrait s’appliquer à tout le Canada.MM.Horner et Pope Le sénateur Horner prétend que les “pools” du blé ne peuvent pis être tenus responsables de la tentative faite en 1930 de maintenir les I rjx du blé à un niveau élevé.Ce sont les commerçants de blé qui Les Trois-Rivières, 2.(D.N.C.) — Un seul des échevins sortant de charge, l’échevin We.lic PoJs- — 'son, gouverneur de la prison, et Les proprietaires et citoyens du | (leux‘,vét .rans des affaires muni.ci pales, les ex-échevins Napoléon Lamy el Robert Ryan ont été élus hier après une lutte municipale très vive.En dehors de ces trois élus, Je conseil comptera cinq figures nouvelles.Le vote a donné le résultat suivant: quartier St-Louis, siège des propriétaires, M.Ernest Fleury, 132 | de majorité; siège des locataires, M.! Napoléon Lamy, 667 de majorité; quartier Ste-Ursule, siège des propriétaires, M.Robert Ryan, 134 de majorité; siège des locataires, M.Rosaire Lacroix, 10 de majorité; quartier St-Philippe, siège des propriétaires, M.ÀVeltie Poisson, 14 de majorité; siège des locataires, M.Arthur Gui-mont.92 de majorité; quartier Notre-Dame, siège des propriétaires, M.William Dick, siège des locatai- métropole.Les orateurs seront MM Georges-J.Lépine, Adhémar Ray-nault, Dr D.-E.Lecavalier, Hector Fortier, ,L-A.Lamarre et le notaire Joseph Proulx.La succession du sénateur Tessier UN GROUPE DEMANDE LA NOMINATION DE M.G.-E.DUSSAULT plusieurs membres de la magistrature, qui s’étaient joints aux avocats pour féliciter je nouveau chevalier de Saint-Georges, M.A.Pa-pineau-Mathieu, jirésident du Cercle, a fait l’éloge de sir Mathias et l’a présenté à l’auditoire.M.le juge en chef a ensuite prononcé une allocution.______ Maire d’Iberville Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H CaU-tcque.I.C.M.Cailloux.I.O.O.-J.Paplnor u.i.C et arpenteur.Les Ingénieurs Associés LIMITE* INGENIEURS CONSEILS Béton arme — Arpantag-j — Expertisa dM greffes Hlelle et Irwtn.DéposUalres EDtrrCŒ THEMIS 10, St-|*eau«t ouest.MONTREAL HA.0482 BREVETS D’INVENTION m ASSURANCES Québec, le 2 — Un groupe d'électeurs du comté de Dorchester a adressé un mémoire aux journaux , .en faveur de la nomination de M.| °® major rte, ., G.-E.Dussault, de Sainte-Margue- res: (c ^enn Lacroix, 7, rite, ancien préfet du comté et an cien organisateur conservateur, comme sénateur de la division de la Durantaye, en remplacement feu le sénateur Jules Tessier, Résolution des avocats du district de Richelieu ON DEMANDE LA NOMINATION DE Me AIME CHASSE A LA PLACE DE FEU LE JUGE MARTINEAU A une réunion tenue lr 30 janvier au palais de Justice de Sorel, sous la présidence de Me G.Laro-chelle, les avocats du district de Richelieu ont adopté une résolution pour demander au gouvernement fédéral la nomination de Me Aimé Chassé, an poste dp juge de la Cour supérieure e* remplacement de feu le juge P.-G.Martineau.majorité.Saint-Jean.2 (S.P.C.L — M Louis Régnier, maire d’Tbcrville de jniis dix ans, a été réélu hier pal une majorité dp 161 voix.La luth a été vive, ia Fédération des ou vriers du Canada appuyait l'adver saire du vainqueur, M.J.-Noé Beau chemin.Pratiquement 80 pour cent (les électeurs ont voté, exactement 190 sur un total de 620.Les trois candidats qup M.Régnier appuyait ont été élus comme echevins: Agénor Davignon, élu échevin du quartier nord, par 206 voix de majorité, contre H).-A.Cha-put; Georges Adam, élu échevin du quartier centre, par 107 voix de majorité, contre Modeste Gamache; Ludger Laconibe, élu échevin du quartier sucL.par 83 voix de majorité, contre François Goyctte.Maire de Drummondvüle PauLE.Gravel ASSUREUR-CONSEIL Tous les g.wres.Tous le, risques.Analyses des polices grituitement, Tél.PL.603» - 276 O., St-|aeque* luemcnaei m mon [fonrujItàiYecuiKd ALBERT FOURNIER 93U norSTL CATHÏ HIN t 1ST ^ F» TC »F V».I COMPTABLES HORACE LABRECQUE INC.COURTIERS EN ASSURANCES Nous invitons les Communautés Religieuses à se prévaloir de no» services particuliers.441 St-François-Xaviar, Montréal Tél.: Marquette 2383-2384 AVOCATS Le carême au Gesù Le R."T3.Théophile Hudon, S.J.prêchera encore cette année le carême au Gesù.Il a choisi comme thèse: “Egoïsme et charité”.Les sujets des instructions seront: Masques et mascarade; Les jeunes barbares; l’Eternelle sacrifiée; Victoires de la charité; l'Amour parfait._ _ Sir Mathias, hôte du Cercle des avocats j Sir Mathias Telliei.juge en chef de la province, était l’hôte du Cer- j cfe des anocats de Montreal, hier midi à Photcl Place Viger.A 1 is-| sue du déjeuner auquel assistaient 1 Drummondville, 2.(S.P.C.) — M.W.-A.Moisan, notaire, maire de Drummondville depuis dix ans, a été réélu hier par urre majorité de 446 voix, contre M.J.-A.Tétreau.Le vote a été considérable, 1,100 sur un total de 1,250 électeurs.Tous les é^.hevins avaient été élus par acclamation la semaine dernière, et c’est un échevin de l’ancien conseil qui a fait la lutte à M.Moisan.Les échevins élus la semaine dernière sont MM.J.-R.Bergeron, Eugène Pelletier, Dr Lucien Helie, F.-X.Bellehumeur, Armand Toupin, i Adélard Girard el J.-C.Duchesne.1 BERTRAND, GUERIN, GOUDRAULT & CARNEAU AVOCATS BT PROCCRKURS jium.1ns Exch.21« ouest, tue St-Jacque» iSraest Bertrand.OH.Substitut Senior du JProcureur Général C-E.Gutrln.CH.M Goudrault, CB.Antonio Hameau H -t» Oarteau.Marcel JPlseon.P.-A.Gagnon Comp.Voie Agréé Cht.tere.4 Aecnjntant Immtubla des Tramways 159 OUEST, RUP CRAIG Tél.: H Arbour 5990 LaRue & Trudel COMPTABIF.S AGRirtS cnx»»TF.RKI> ACCOUNTANTS J -ArtburLsRue, C.A- Xleuriee Chsrirê, C.A.J.wJlfrjd Boulet, CJA.Jean-Paul UnutJiier.a'» ~ - ‘ JsonueeUll'is.o.A, ¦Paul Beaulio-j, j » L®en P.Bélalf] O.aT À - Etrille Beauvais, C.V M auiiee Boulanger, C A Geo Henri Poulet, CA.a* unreal M\db£ dactylographes 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, JET LE BUT SERA DEPASSE.Jacques Cartier.L.L.Î., OH.Toi.LA.720» Jean-Vlet « Cartier, L.L, L., t.-3.B»r,:elo.L.L, B.J -BugÊne Rivard, L.L.Tj.CARTIER, BARCEL3 & RIVARD ' AVOCATS Chambre «20.“Tramways Bld*” 1i9 ouest, me Craie - Montréal.Maur.DUPRE, L.L.L.C R., M.P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupré.Uagnon.de nilly * idotghen Immeublti Morin 111 (OTE DE LA MONTAGNE Tél tpho&e: 2-47Î8 et 2-47V9 OÜFBFC ACHETONS, Jendoas et louons dAc* tylographea U'«agéâ.Réparations ca* Pantiea.Papier carbone rubans et peterle.General Typewriter Limited.Service 37, rue Notre-Dame «»t, LA.7593 4-7-34 ENCADREURS PERSONNEL la femme V a QUE penserait votre mari si vous l'accueilliez ce soir revêtue de votre robe de mariée qui date de plusieurs années?Il se demanderait alors comment vous avez pu être si jolie jadis dans une toilette qui semble maintenant tellement surannée.Cependant votre mari se rend-il bien compte que le style des meubles a change tout autant que la mode féminine?(Rappelez-vous ce que vous lui disiez l'autre jour : "La plupart de nos meubles ont été achetés dès après notre mariage’’.) Il n'y a pas de meilleur temps que maintenant pour accueillir votre mari dans votre robe de mariée — et lui montrer ensuite les annonces de meubles dans notre journal.Aujourd'hui même vous pouvez lire et voir tout ce qui se rapporte aux ventes de meubles qui se font présentement.Et vous serez sans doute surprise de de constater que votre mari est tout aussi intéressé que vous-même.La plupart des hommes n'aiment pas parcourir les magasins.Mais il est très facile de leur faire lire les annonces dans la sérénité du foyer.Ne pensez-vous pas que ce serait le bon temps de lui faire “approuver" l’achat des nouveaux meubles que vous désirez tant posséder?Anatole Vanter.C.H.Guy Vanler, C.B.Vtinier & Vanier AVOCATS •7 ouest, rue f.alnt-Jacque» TéL HArbour 2841 Morency Frères, Ltée 158 STK-CATHERINE EST Tableaux, gravures, eaux-fortes, à des prix très raisonnables, pour cadeaux de noces.Spécialité: Restkuratlon de cadres et tableaux.— Matériel d’artiste.HArbour 6894 TAXH MODEM* CHerrierll7l B ^ I 5é AU DEPART IhgIBSJ 1* i ¦*i '" i ""i ITl.Uffï once sur te Vie Saubeprîie MONTREAL NARCISSE DUCHARME, président PETIT AGENDA DU MONDE PROFtSSlONNEL “On » souvent besoin d’un plus “ferré” que soi” — dirait La Fontaine.Notaires" HArbour 7137 Bélanger & Bélanger Prêts hypothécaires.10, rue St-Jaeques est - Montreal Professeur IéL PLateau 6717 Cours préparatoire du professeur René Savoie, I.C., LE.Bachelier és arts et science» appliquées Cours classlùuc, commercial, leçons privée; - Brevet» 1448 RUE SHEKBKO.IKE, OUEST 25 ans, 25,000 Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-voua au Service de utdc r?Ve |,< • .¦ A3n mtt» EN TROUVE UN AUTRE, ET LE librairie du Devoir .«Orne BUT SERA DEpASSE Notre-Dame est, Monlreal.'Te-1 Pour nous aider UNE PERTE FACILE A EVITER Les renouvellements d’abonnements La majturq partie Jet abonnements au “Devoir” expiraient au 1er janvier.Nos lecteurs, sans s'imposer personnellement un gros ennui, nous rendraient un grand service en renouvelant tout de suite ces abonnement».Qu’ils veuillent bien songer que, s’ils nous obligent i leur adresser des avt», ils risquent de nouv faire perdre, en meme temps quo l’intérêt, une somme asses considérable- Supposons, per exempte, que 5,000 abonnés seulement retardent do trois mois le paiement de leur abonnement et nous contraignent à leur adresser deux ou trois avis: cela ne représenterait pour cbscun qu'un# économie, en intérêt, ds quelques sous.Pour le “Devoir”, c’est, en intérêt, en trais de poste, de papeterie tf de travail, UNI PERTE DE PLUSIEURS CENTAINES DE PIASTRES.Une perte qu'un peu de bonne volonté, mais de bonne volonté généralisée, peut nous éviter.Nous prions qu’on y songe. VOLUME XXV — No 27 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 2 FEVRIER 1934 Les grands barrages Ni.jacquet Rabut traite de l’é* volution de leur construction M.Jacques ' Rabut a traité «le révolution de la construction des grands barrages à sa cinquième conférence, mercredi soir, à l’Eco-le polytechnique.Voici un résumé succinct : L’histoire des barrages esl ancienne; les habitants de l’Egypte et de l’Inde les employaient déjà pour l’irrigation.Des ouvrages remarquables ont été construits en Espagne au XVIe siècle et en France au XV'lIe siècle, mais le développement de ce genre de construction ne commence vraiment qu'au XIXe .siècle.Les contsructeurs ont utilisé tout d’abord le barrage-poids, qui résiste par sa seule masse à la poussée des eaux.Toutefois les premières applications sont peu rationnelles; elles se caractérisent par le volume énorme et inutile.C’est seulement vers 1850 que Sa-zilly, Delocre et Maurice Lévy ont établi les premiers principes qui ont conduit à la réalisation d’un profil rationnel demeuré longtemps classique sous le nom de "barrage français”.Au XXe siècle, le développement considérable des grands barrages aux Etats-Unis a fait réaliser des perfectionnements importants: construction par tranches séparées, j assainissement par drains ,du parement amont et du sol de fondation, rideau étanche à l'amont, etc.A Theure actuelle le profil des barrages-poids se ramène sensiblement à la forme d’un triangle, avec parement amont voisin de la verticale.Les efforts des constructeurs ont surtout porté sur les moyens d’empêcher la pénétration de l’eau à l’intérieur du barrage, tant par le parement amont que par la surface de contact entre le massif du barrage et le sol de fondation; il faut également s’opposer à son passage à travers le sol au dessous du barrage.Un autre type de barrage, réalisé au cours de ces dernières années est le barrage-voûte (qui peut comprendre une voûte unique ou des voûtes multiples).Le barrage-voûte tend à prendre un grand développement, en raison des avantages qu’il présente au point de vue de l’économie et de la sécurité; toutefois on ne dispose pas encore de méthodes de calcul rigoureuses, et c’est à la méthode expérimentale que l’qn a eu principalement recours poiir se rendre compte des efforts qu’ils peuvent supporter.Des applications hardies en ont été faites récemment en France et aux Etats-Unis.Le barrage à voûtes multiples permet, depuis l’emploi du béton armé, des solutions très économiques.Enfin, les barrages en enrochements et en terre sont employés dans certains cas, mais leur exé- cution demande des precautions particulières.Parmi les solutions nouvelles proposées, soit pour la consolidation ou la surélévation de barrages existants, soit |K)ur la construction d’ouvrages neufs, on peut citer le procédé imaginé par M.Coyne, basé ‘sur la compression artificielle du parement amont d’un barrage en béton au moyen de tirants ancrés dans le sol de fondation.Les études et les recherches qui se poursuivent au sujet de la construction des grands barrages sont centralisées par les soins de la Commission Internationale des Grands Barrages, dont le siège est à Paris.Les questions à l’ordre du jour sont actuellement l’étude de la déformation des ouvrages et 1 amélioration de la qualité des ciments afin de diminuer l’importance des retraits et des déformations qui en résultent.Université de Montréal FACULTE DE PHILOSOPHIE Cours du 2 février 1934: 7 h.30 p.m.— M.l’abbé Armand Perrier — Morale sociale: ‘‘L’organisation du droit naturel international à la lumière de la philosophie thomiste”.Existence d’un bien humain distinct du bien national et du bien surnaturel de l’individu.auquel ce bien humain est subordonné comme moyen.La société internationale construite selon les principes chrétiens, dernière perfection de l’homme pendant sa vie terrestre.8 h.30 p.m.H.F.Marie-Vic-torin - Botanique: Répartition actuelle des végétaux sur le globe: Causes, modes de répartition; Aire des espèces; Flores naturelles.Le “Lafayette” Le Lafayette, paquebot de la Ligne française, qui quittera New-York le 17 février pour une croisière de 19 jours aux Antilles, a remis dans son itinéraire l’escale à la Havane, le Paris de l’Amérique.Pendant un certain temps, la Ligne française avait cru qu’il serait dificile de s’arrêter à cet endroit, à cause de l’acuité de la situation politique, elle s’est informée et croit maintenant que l’escale ne présente aucun danger pour les voyageurs.S.E.Mgr Limoges ira à Rome Mont-Laurier, 2.—- Son Excellence Mgr Eugène Limoges, de Mont-Laurier, s’embarquera sur le Roma, de la Ligne italienne, à New-York le 10 février prochain à destination de Rome.11 sera absent pendant quelques mois.Le supérieur du séminaire St-.Toseph de Mont-Laurier, M.l’abbé A.Jutras, accompagnera Son Excellence.En Louisiane jubilé d'argent du R.P.jean-Baptiste Lachapelle, curé de Léonville Le 19 décembre dernier la belle paroisse de Saint-Léon, Léonville, Louisiane, diocèse de Lafayette, célébrait avec éclat le jubilé d’argent de son vénéré curé, le Père J.-B.Lachapelle, Canadien du diocèse de Juliette, autrefois, qui s’en est allé là-bas depuis plusieurs années pour se dévouer au salut de nos frères les Acadiens réfugiés sur les rives charmantes des bavons (rivières) Tèche et Atchafa-iaya.Les Canadiens qui avaient le bonheur de faire une randonnée en Louisiane en avril 1931, sous la direction du Devoir, se rappellent encore cette belle et hospitalière paroisse, située non loin des Ope-1 loussas, décorée de palmetteaux pour recevoir triomphalement les Canadiens.Le dévouement inlassable et l’exquise délicatesse du R.P.Lachapelle sont encore bien frais à notre mémoire, et de notre lointain Canada nombreux furent les témoignages sympathiques pour ce zélé missionnaire et ce grand patriote pour qui nous gardons le meilleur souvenir.Le 19 décembre dernier son évêque, Mgr J.-B.Jeanmard.les sommités du diocèse, Mgr J.-M.Langlois, V.G., curé de la Nouvelle Ibé-rie, Mgr Teurlings, de Lafayette, Mgr Vigliero, chancelier, Mgr Keller, de Rayne, et particulièrement les frères canadiens et acadiens qui sont du diocèse, les RR.PP.F.Chiasson, curé de Mamou, le premier Acadien à aller se dévouer pour ses frères déportés, | Charles Levasseur, J.-B.Godboul, Jermnerette; H.Fortin, de Pine Prairie, Armand Hamel, de Rayne; Armand Cyr, de Eunice; P.Cloutier, D.Senneville, Joseph Lafleur, M.Gaudet et une vingtaine d’autres étaient de la fête.Le jubilaire chanta une messe des plus solennelles en présence de Mgr Jeanmard, au trône, et Mgr Langlois, V.G., fit un éloquent sermon sur la vie du prêtre et.les sacrifices qu’elle comporte.Monseigneur l’Evêque voulut bien ajouter une allocution où il félicita le jubilaire de son zèle, et le remercia des nombreux services rendus à ses ouailles, et lui souhaita de continuer ainsi encore longtemps, car il aimait à reconnaître bien hautement les sacrifices qu’il s’est imposés pour le bien des anciens et présents paroissiens.Au banquet qui suivit la messe le R.P.Colliard, curé des Ope-loussas, fit un discours rempli d’esprit, ainsi que les Pères Chiasson, Gaudet et Mirât.Le Père Lachapelle sut y répondre avec beaucoup d’émotion.Parmi les nombreux témoignages de félicitations que reçut le révérend Père on remarque ceux de son frère, l’abbé Israël Lachapelle, de Montréal, de Mgr Prud’homme, de Prince-Albert, de Mgr Camille Roy, V.G., recteur de l’Université Laval de Québec, Mgr Forget, V.G., de Montréal.Mgr LePailleur, P.A., Mgr Richard, de Verdun, du chanoine Roch, des Missions Etrangères, du chanoine Mousseau, de Montréal, du R.P.abbé Dom Pa-côme, de lu Trappe d'Oka, de M.Orner Héroux, du Devoir, de Montréal, du directeur de VAction catholique, de M.Jules Livernois, de Québec, ainsi que des abbés Orner Bégin et Emile Couture, de Sainte-Croix de Lotblnière.On sera sans doute heureux d'apprendre que les Acadiens de la Louisiane sont à organiser un voyage au Canada pour assister aux fêtes du quatrième centenaire de la découverte du Canada.Us se- j ront s.ns doute très nombreux et nous leur disons d’avance qu'ils sont les bienvenus.Les organisateurs de ce voyage sont les Pères J.-B.Lachapelle, de Léonville, et Fidèle Chiasson, de Mamou, M.Dudley Leblanc, d’Abbéville.UN AMI DE SAINTE-CROIX Croisières en Afrique du Sud Avec envolées au-dessus du confinent noir Informez-vous chez vos voisines Probablement que dans votre propre voisinage, il y a une femme qui a bénéficié du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Parlez-lui-en, elle vous dira tout le bien que ce remède lui a apporté avant et après la naissance de son bébé, au retour de l’âge, ou chaque fois qu’elle souffrait de douleurs mensuelles^ De concert avec la Compagnie des wagons-lits, l’agence Cook organise des croisières mensuelles de New-York en Afrique du Sud avec croisières aériennes au-dessus de la jungle du continent noir.La traversée de New-York à Gibraltar et de là à Capetown se fera par paquebots de la Ligne italienne.De là, les touristes monteront à bord de puissants avions et survoleront les régions minières comme les régions de chasse de la Rhodésia, de Tanganyika, de Renia et de l’Ouganda.Les avions descendront aussi près du sot que possible pour distinguer les troupeaux d’animaux sauvages: éléphants, tigres, etc.Le retour se fera par avion, de l’Afrique du Sud au Caire, à Alexandrie, à Athènes, à Brindisi, par avion.Les voyageurs prendront ensuite le train pour Naples où ils s’embarqueront à destination de New-York à bord du Vutcania, de la Ligne italienne.Les voyageurs feront environ 13,000 milles en avion.Le premier contingent de voyageurs pour cette croisière maritime et aérienne quittera New-York le 3 mars.Une lettre du Cercle Le Caron Pour demander une loi efficace afin de supprimer les associations du genre de l’Université ouvrière Force avant la naissance de V en j ont “J'ai un beau garçon.J'ai pris votre Composé Végétal jusqu’au dernier instant.J’y ai trouvé beaucoup de différence.Mon accouchement a'est bien passé, mieux que les précédents, et je l’attribue à votre remède.J’aimerais à aller voir, personnellement, toutes les femmes et leur en parler.Mon estomac était très affecté.J’étais affreusement nerveuse et toujours malheureuse.Quand je me couchais, je croyais que c’était pour la dernière fois.J’ai pria des remèdes tout l'hiver, sans effet, jusqu’à ce que je commence le Composé Végétal.J'ai dû en prendre huit bouteilles, mais les résultats ont été bons.Votre remède m’a été bienfaisant.’’—Mme R.Mc Au ley, 6)4 eve.Byron, O., i.ondon, Ont.LES TABLETTES AUSSI I Plusieurs femmes aiment les Tablettes de Lydia E.Pinkham, pour leur commodité.Elles soulagent et empêchent les douleurs et malaises périodiques.Soulagement permanent assuré par l’emploi constant.Nouveau paquet approprié à la bourse.9 3c chez tous les pharmaciens.m MME P.L.Met SA AC 1011 rte BarriMtoa, Halifci.NX “J’avais l'habitude de souffrir du mal de dos et autres maladies.Sans vigueur.J’en parlais à une amie qui m’a conseillé votre Composé Végétal.J’en ai pris quatre mois et je me sens beaucoup mieux.”—Mme P.L .Mc Isaac, 1011 rue Barrington, Halifax, N.E.'J* dors bien maintenant" “J’ai pris le Composé Végéfsl pour l’insomnie, et maladies nerveuses, et il m'a soulagée.Je dors bien, maimeuant.Mon appétit est bon, et mes nerfs plus calmes.Une de mes amie* en prend.”—Mme L,.Taltrko, 2109, leave.N.O., Calgary, Alberta.MM8 LOUIS FORTIN VsUeybeld, P.Q.“l'étais pâle et faible et pouvait II peine faire mon ouvrage, avant de commencer à prendre votre remèd*.J'en suis à ma quatrième bouteille, et me sens parfaitement bien et toujours heureuse, grâce au Composé Végétal de Lydia E.Pinkham."— Alt»»# louis Fortin, .161 Bird du H ivre, Valleyjicld, P.Q."Je ne suis pas aussi nerveuse'* “Je souffrais tous les mois, et j'étais tieneuse et faible.J'ai acheté une bouteille de votre Composé Végétal, et tout de suite j’ai été soulagée.Je me sens beaucoup plus forte.Je fais mieux mon ouvrage domestique et je ne suis pas aussi nerveuse."—Mme Karl Scbmuland, Fenuood, Saskatchewan.“Je ne pouvais manger ni dormir la nuit, car j’étais trop nerveuse— avec douleurs partout.La voisine me parla du Composé Végétal.Il m’a immensément soulagée et fait disparaître mes douleurs.Je me sens toute différente.”—Mme L.M.McKasson, Maple Road, P.O.Brig* bouse, Lulu Island, British Col.Le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham *Cynrt, Massachusetts, E.U.A., et Cohourg, Ontario, Çanada Le Cercle d’études sociales Le Caron a envoyé la lettre suivante à tous les ministres du cabinet Taschereau, à tous les conseillers législatifs et à tous les députés à Québec: Montréal, le 29 janv.1934 L’hon.L.-A.Taschereau, Premier ministre de la province, Québec.M.le Premier ministre, Le Cercle d'études sociales LeCa-ron prie les autorités civile*'d’avoir à passer une loi efficace, lors de sa présente session, pour faire dispa-1 raître complètement les associations telles que l’Association humanitaire, Université ouvrière et autres associations de ce genre.Cette menace de pins en plus grave contre l’autorité civile et re- j liigeuse vous y oblige.Nos enquêtes • sérieuses prouvent qu’il est temps d’agir si nous ne voulons pas saper par sa base notre société telle que constituée.Le Cercle d’études sociales Le Caron, Secrétaire, Ed.BOISCLAIR Assemblée annuelle des auteurs canadiens L'assemblée annuelle de l’Association des Auteurs Canadiens, (section française), aura lieu samedi soir, le 3 février prochain, à 7h.30, à l’Hôtel Queen’s, M.Paul Fontaine, avocat d'Ot- tawa.prononcera une causerie sur l’oeuvre des Confrères-Artistes.Mentionnons, parmi les articles au programme, le rapport du secrétaire.M.Albert Lévesque, et du trésorier, l'élection des officiers pour Tannée 1934 et lu discussion d’un projet jpouf la fondation de sections régionales.Avex-vous besoin de bons livres?Adresser,-vous au Service de librairie du "Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241“).Vente Annuelle de Février T.BEAUREGARD &, CIE Paletots sur mesure REDUCTION SENSATIONNELLE SUR TOUS NOS PALETOTS D’HIVER EN VUE D’UNE LIQUIDATION RAPIDE : SPECIAL Pour les 3, ?et 6 février Complets avec 2 pantalons en serge bleue 80% Botany Prix à compter de et plus Complets sur mesure Prix a compter et plus MAGNIFIQUE COLLECTION DE LAINAGES IMPORTES D’ANGLETERRE SATISFACTION GARANTIE OU ARGENT REMIS EVITEZ LES PROFITS DES INTERMEDIAIRES, ACHETEZ DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER-UN OUTILLAGE MODERNE.UNE MAIN-D'OEUVRE EXPERTE, NOUS PERMETTENT DE VOUS OFFRIR DE REELLES VALEURS A DES PRIX VRAIMENT BAS-NOUS SOMMES PERSUADES QU’UNE VISITE A NOTRE MAGASIN VOUS CONVAINCRA 7905 St-Denis, coin Gounod - 2ième Plancher - Téléphone DUpont 5200 LI DIVOIR, MONTRBAl, VINPRIP» 2 FIVRI1R !934 ll COMMERCE ET FINANCE lES nouvelles EN RACCOURCI Taux réduits La Banque de la réserve fédérale à New-York vient de réduire le taux de réescompte à ee qn' est une nouvelle mesure en vue de promouvoir l’expansion du credit.Les obligations (Compilation de la maison L.-G.Beaubien et Cle Limitée) Dominion du Canada.4% 15 oct 1930 4% 15 oct.1945 Offre Dem.99'i 100% 95% 96% 4% 15 >Ct.1952 .951i, 96% Price Bros.La lutte se continue pour le contrôle de Price Bros, et les inté-rôts Duke-Price-Rothermere-Beever-brook viennent de faire une nouvelle offre.En fait, c’est l’offre an ci en ne qu’on a améliorée en vue d’obtenir une ratification par tous les intéressés.Pons la nouvelle offre, on s engage à payer en argent tous les intérêts, à faire et à garantir une émission de debentures au montant de cinq millions de dollars, à transporter à tous les créanciers des certificats de dettes pour le plein montant de- leurs créances, certificats qui rapporteraient un intérêt de 5% cumulatif lorsque les bénéfices de la compagnie seront suffisants, à accorder aux actionnaires privilégiés la pleine valeur des titres actuellement détenus en titres nouveaux, cumulatifs 5% lorsque les bénéfices dp la compagnie seront suffisants et à transporter aux porteurs d'actions ordinaires environ le tiers des actions allant à ceux qui souscriront les debentures et le dernier tiers aux organisateurs qui doivent .soumettre le projet en gui-se de commission.Prêts aux courtiers Le montant des prêts aux courtiers consentis par les banques de la réserve fédérale, à New-York, est maintenant de 888 millions de dols'rs.une augmentation de 101) millions sur la semaine dernière.Avances L’adoption de la politique de remonétisation aux Etats-Unis a eu pour effet de faire avancer les cours des actions et des obligations sur les marchés américains et même sur les marchés étrangers qui deviennent plus confiants.Par contre, les prix des produits n’ont pas été influencés beaucoup.S':, 15 uov 1936 5% 1er mars 1937 5%% 1er déc.1937 .4VÔ% 1er sept.1940 .41/.jt’/« 1er oct.1944 .4)5% 1er fév.1946 .4%% 1er nov.1946-56 4%% 1er nov.1947-57 .4%% 1er nov.1948-58 4%% 1er nov.1949-59 Avec la garantie de l'EUt; C.N.R.4Vs% 1951 .?.C.N.R.4V4% 1054 C.N.R.4Vj% 1956 .C.N.R.4%% 1957 .C.N.R.4l*% 1968 .C.N.R.4% % 1955 .C.N.R.5% 1054 C.N.R 5% 1969 .Port de Montréal 5% 1969 Can.Nat.5% 1055 Provinces et municipalités: Colombie Britannique 6'é 1947 96 Ville de Montréal 5% 1945 Ville de Montréal 6',.1944 Ville de Winnipeg 6% 1942 , Manitoba 6% 1947 Ec.Cath.de Montréal 6% 1 N.-Bruswtcfc 5 Vj 1952 Ontario 5 % % 1947 .Ontario 4%% 1050 I.du P.-Eciouard.6% 1947 Prov, de Québec 4'/*% 1963 Saskatchewan 6'c 1952 Compagnies: Abitibi 5% 1953 Beauharnols 6% 1959 Bell Telephone 5ÇD 1955 .,B.A.OU 5% 1945 B.C.Power 5% 1960 B.C.Power 5%t/„ I960 B.C.Telephone 5% I960 Calgary Power 5'e 1960 Can.L.and P.5% 1949 Can.N.P.5
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