Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 27 mai 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1915-05-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VI—\o 122 MONTREAL, JEUDI 27 MAI, 1915 DEUX SOUS LE NUMERO •s ABONNEMENTS : > Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$S.oo m&a, •u - Rédadion et Adminidration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION ; .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LE MINISTÈRE “ NATIONAL” _ Le cabinet britannique est enfin reconstitué.Il contient plusieurs personnalités remarquables.La seule réunion d’hommes si profondément divisés par leurs opinions, leur tempérament et leurs traditions, et aussi par leurs ambitions respectives et leur situation passée et future, fait honneur à l’habileté de M.Asquith, qui a réussi à grouper ces éléments disparates et à leur faire apparemment accepter son autorité.Réussira-t-il à opérer la cohésion morale et à donner au nouveau cabinet l’unité et la permanence de direction dont la nécessité a servi de prétexte à cette combinaison?C’est plus douteux.M.Asquith est plus habile que fort.Et puis, les gouvernements de coalition ne sont pas idans ta tradition du peuple anglais.Aucune des rares combinaisons jde ce genre n’a donné, dans le passé, des résultats satisfaisants.Pour que celle-ci eut de meilleures chances de succès, il faudrait qu'elle ré-iPmidît a un voeu unanime de la nation, ou encore qu’elle eût surgi d’un j' ian spontané et sincère des chefs de faction, décidés à mettre de côté r leurs ambitions personnelles et l’esprit de* parti afin d’assurer le salut de la nation.C’est ce qui s’est produit en France et en Belgique, dès la première heure.Un mouvement de ce genre aurait pu être tenté en Angleterre au début de Ja guerre.Le peuple anglais ne l’a pas demandé; les chefs de parti ne semblent pas y avoir songé.La fin des hostilités aurait pu donner lieu à une tentative analogue, afin d’assurer l’acquiescement unanime de la nation aux conditions de la paix.La fusion actuelle \ lent trop tard ou trop tôt.Elle ne porte ni le caractère de ta spontanéité, ni celui de l’urgence, ni même le cachet de la sincérité et du pa-i triolisme.Rien n’est plus faux que l’appellation de “gouvernement national”, que les journaux anglais, et plus encore ceux du Canada, s’efforcent de faire accepter par l’opinion.En dépit de la haute valeur ou de la noto-ii'K'té de la plupart de ses membres, le nouveau ministère n’a rien de '‘'national”.Il est essentiellement le fruit des intrigues de parti cl, tout l'indique, d’intrigues motivées par des considérations très mêlées, dont jquelques-unes ne font guère honneur au patriotisme et au désintéresse-.ment des hommes d’Etat britanniques et des chefs de la grande presse / anglaise.En dépit de la contrainte que la plupart des journaux de la métropole, et plus encore ceux des colonies, s’imposent aujourd’hui afin de cacher les aspects louches de la situation, il en a percé suffisamment pour ébranler fortement la confiance des esprits avertis.il parait avéré que le parti tory a préparé savamment ses batteries et tiré parti des échecs répétés de l’armée anglaise en France, de ta mésaventure de la flotte anglaise aux Dardanelles et de l’impuissance du ministère à réprimer l’ivrognerie et l’apathie des ouvriers anglais içmployés à la fabrication des armes et des munitions, pour faire chanter le premier-ministre et réclamer le partage des honneurs et du pouvoir.Le Daily Chronicle- a proprement qualifié ce procédé de “black-mailing plot of the conservatives”.* sS * Pour arriver à leurs fins, les chefs de l’opposition n’ont pas hésité a ébranler la confiance de la nation dans les hommes chargés de l’or-iganisation et de la direction des forces de terre et de mer.Ils ont fait ou laissé faire cette besogne anti-nationale par leurs journaux.Tandis que le Morning Post étalait au grand jour les querelles du chef politique de l’Amirauté, M.Churchill, et de son principal technicien, lord Fisher, It s organes coalisés de la clique Harmsworth, dirigée par lord North-cliffc, s’attaquaient avec autant de violence que de perfidie à lord Kitchener que la même clique se glorifiait, au début de la guerre, d’avoir _ porté au poste éminent et périlleux qu’il occupe.i C’est l’expert militaire du Times, le major Repington, qui est allé recueillir en France la preuve des graves défectuosités de la petite armée britannique.Il parait acquis que les chefs du parti tory étaient mieux renseignés que les ministres sur tes lacunes de l’organisation militaire.I En dépit des assauts de la bande Harmsworth, le prestige de lord [Kitchener ne semble pas diminué aux yeux de la nation.Mais la faiblesse des chefs de l’Etat n’en paraît que plus lamentable et plus démo-jralisante.Comme le faisait observer fort justement l’un des journaux tes plus ^sobres et les plus solides de Londres, la Westminster Gazette, générale-'ment favorable au ministère Asquith, les ministres avaient te strict devoir de défendre leur collègue et de mettre fin à la scandaleuse cam-ipagne menée contre le chef suprême de l’armée avec la complicité d’officiers en retraite et peut-être même en activité de service.De deux choses l’une; ou lord Kitchener a fait preuve de d'incapacité dénoncée par le Times et le Mail, et sa place n’est plus au minis-|tère; ou ces accusations sont fausses, et les calomniateurs devraient * subir un châtiment exemplaire.Or que fait M.Asquith?Il garde lord Kitchener à son poste; mais loin de faire punir ses détracteurs, il fait alliance avec eux et leur livre iaccès aux sources mêmes de l’autorité civile et militaire du Royaume! Les manifestations puériles de ta foule et des financiers de la Bourse ne font que souligner davantage la pitoyable faiblesse de l’autorité.Que peut faire à lord Northcliffe et à ses complices la destruction des numéros du Mail et du Times?C’est autant de gagné sur le tirage.* * * L’attitude de M.Asquith à l’endroit de l’Amirauté n’est pas moins étrange.Là le conflit a surgi entre le chef politique, M.Churchill, et le technicien, lord Fisher.Le Morning Post, organe des torys orthodoxes, lire à boulets rouges sur le ministère.Que fait le premier-ministre?'U humilie son collègue aux yeux du monde entier en le reléguant au poste le plus insignifiant du ministère; et il laisse partir lord Fisher jafin de satisfaire aux exigences du parti tory qui réclame le portefeuille de la marine pour son ancien leader, M.Balfour.Ici encore, il n’y avait que deux alternatives honorables.Les attaques dirigées contre M.Churchill étaient bien ou mal fondées.Si elles ^ étaient fausses, M.Asquith devait garder M.Churchill à son poste; si elles étaient justes, il n’y a plus de place au ministère pour M.Churchill; ét M.Asquith devait garder lord Fisher au commandement suprême, soit en l’appelant au ministère, soit en lui donnant un chef politique en «plein accord avec Jui.1 Les mêmes étranges contradictions, la même faiblesse louvoyante, se manifestèrent dans plusieurs des remaniements opérés.Les plus flagrantes sont le renvoi de lord Haldane et l’admission scandaleuse de sir Edward Carson dans le ministère.De l’aveu de tous, l’ex-Chancelier est l’un des hommes les plus remarquables de la politique anglaise.Il a non-seulement rehaussé, par !son érudition, sa haute culture et sa science juridique, le prestige-et «l'autorité de là Chambre des Lords et du Comité judiciaire du Conseil «Privé; il a été, au témoignage des experts, le ministre de la guerre le plus effectif que l’Angleterre ait eu depuis sa lamentable équipée en Afrique-Sud.| Parce que cet homme éntinent a eu l’heur ou le malheur ole faire de longues et fructueuses études en Allemagne, qu’il y a .contracté de l nobles amitiés, qu’il a tout fait pour éloigner la rupture entre les deux * pays, sans manquer un seul instant à son devoir patriotique, son chef et ses collègues le sacrifient aux passions aveugles du moment.Cette basse concession au faux patriotisme apparaît plus lâche et plus odieuse par le contraste entre la sortie de lord Haldane et l’entrée de sir Edward Carson dans le gouvernement “national”.Sir Edward Carson a organisé systématiquement la révolte à main armée contre le roi, le parlement et la constitution de son pays.Il a introduit dans le Royaume des armes et des munitions, vraisemblablement achetées en partie à l'Allemagne; il a organisé une bande de révolutionnaires et, des mois durant, il les a passés en revue, les exhortant tà sc préparer à faire feu sw leurs compatriotes d’Irlande et sur les trou-1 pes royales.Au moment de la guerre il entretenait en Allemagne des relations infiniment plus louches que les liens d’amitié qui unissent lord Haldane à ses anciens condisciples d’université.La guerre commencée, après que partis et factions eurent proclamé la trêve afin d’assurer l’unité morale du Royaume, après que les Nationalistes du Sud, ces “fauteurs de sédition”, eurent donné au gouvernement l’assurance qu’ils garderaient la paix en Irlande, sir Edward Carson refusa de livrer les armes des Covenantaires de l’Ulster pour aider l’Angleterre à soutenir Je choc des “hordes teutonnes” dont les jingos et les loyalistes parlent avec une indignation si constante.* * * C’est du reste un personnage fort intéressant que sir Edward Car-son.J’ai eu la bonne fortune de causer longuement avec lui, l’été dernier.“Comment se fait-il que vous n’êtes pas en prison?” lui demandai-je avec plus de curiosité que de discrétion.“C’est la question que je me pose depuis six mois”, me répondit-il avec le calme te plus parfait.“Demandez la réponse à M.Asquith”, ajouta-t-il en esquissant un sourire très doux.Et (incites fonctions remplira, dans le “gouvernement national”, ce conspirateur audacieux qui a défié, des mois durant, l’autorité des lois de son pays et sapé l’ordre politique et: social du Royaume?Il devient procureur-général; il reçoit l’autorité, le pouvoir et l’obligation de faire respecter les lois et de réprimer les abus et tes crimes dont il s’est lui-même rendu coupable avec une scandaleuse impunité.Si ie ministère se décide à sévir contre les ouvriers récalcitrants des ateliers où se fabriquent les munitions de guerre, voit-on d’ici l'autorité morale du représentant de la Couronne à qui l’accusé pourra jeter à la face ses paroles vengeresses: “Si je suis coupable du crime de lèse-patrie, si je compromets le salut de l’armée, si j’aide les ennemis de mon pays, avez-vous bien le droit de m’accuser, vous, fomentateur de sédition et de guerre civile?Vous m’accusez de ne pas fournir à nos soldats toutes les armes et les munitions dont ils ont besoin pour se défendre contre les Allemands; mais vous-même, Monsieur le procureur du Roi, il y a huit mois à peine, vous refusiez de livrer au gouvernement dont vous êtes maintenant l’un des membres salariés, les armes que vous aviez achetées 'des ennemis de l’Empire pour tirer sur tes soldats du Boi!” En vérité, le principal organe du parti libéral, le Daily Chronicle, n’exagère nullement lorsqu’il écrit: “La nomination de Carson au poste de procureur-général apparaît comme un scandale aux yeux de millions de citoyens respectueux des lois.” * # Le plus brillant des publicistes anglais, M.Garvin, directeur de la Pali Mail Gazelle, écrivait, dès le début de la crise ministérielle: “Un ministère national est sur le point de se former.La reconstruction ne doit avoir que deux objets en vue: d’abord, une plus grande efficacité d’action; ensuite, l’union et la confiance nationales.” Il est douteux que le ministère de coalition qui vient de naître réponde à ce double objet et obtienne l’un ou l’autre de ces deux résultats, pourtant nécessaires.Même si l’on écarte les sinistres rumeurs de malversations et d’influences d’argent, que M.Lloyd George a cru utile de démentir en plein parlement, le nouvel exécutif a beaucoup à faire et pas une erreur à commettre s’il veut mériter son titre de gouvernement national.Il lui faut tout d’abord faire oublier les intrigues méprisables qui ont précédé et accompagné sa formation; puis raffermir l’autorité des chefs civils et militaires de la nation qu’il a laissé saper; et er»fln rétablir kl prestige de l’Angleterre, fortement ébranlé par l’apathie de son peuple, l’incivisme de ses classes laborieuses et l’égoïsme sectaire de ses politiciens, plus encore que par la faiblesse de son armée el l’échec de sa flotte aux Dardanelles.Dans cette situation peu brillante, on découvre cependant deux points lumineux: le prestige grandissant de Lloyd George et l’attitude admirable de John Redmond et du parti nationaliste.Nous en parlerons demain.' Henri BOURASSA.L’ITALIE DANS L’ADRIATIQUE On prête à l’Italie l’intention de fermer le détroit d’Otrante en prenant Briifdisi et Tarente comme bases.Elle emploie déjà, disent les dépêches «de ce matin, une partie de sa flotte au blocus de Pola, Trieste, Fiume et des autres ports qui commandent le nord de l’Adriatique, où les escadres nutrichiennes se tiennent à l’abri des forts et des champs des mines sous marines.Des mesures ont été prises également pour assurer la clôture hermétique des ports de l’Albanie contre tout commerce de contrebande pour le compte de l’intendance âutrichien-ne.Jusqu’à tout récemment, la flotte austro-hongroise - était constituée surtout en vue de la défense des côtes_ ; mais te caractère des constructions navales a été complètement révolutionné depuis quelques années, et au lieu de navires côtiers, les Autrichiens ont mis en ligne de puissantes unités du type le plus récent.Dans les cercles maritimes, on admet que si les Italiens peuvent établir un blocus effetcif, la monarchie dualiste sera impuissante à empêcher un débarquement de f( rces ennemies en Dalmatic.L’Italie a été l’un des premiers pays à entrer dans la couse aux armements navals.Sa marine, formée des escadres sarde, toscane et napolitaine, a pris part à la guerre de 1860, et les conditions au milieu des-uelles I unité italienne a été réalisée, jointes à la nécessité évidente d’une forte marine pour un pays dont le littoral est aussi développé, a engagé la nation à consentir les plus grands sacrifices dans cette direction.Il n’est donc pas sans intérêt de prendre une idée dé la valeur de la flotte de l’Italie et de la comparer à cede de sa voisin' et rivale dans l’Adriatique, l’Autriche.Les forces en présence Voie; un tableau qui donne les principaux éléments de cette comparaison, au 1er juillet 1015 : ITALIE Nature des Construits En construe.navires Nombre Nombre Dreadnoughts.3 7 Pre-Dreadnoughts .8 ¦ Garde-côtes .t .- Croiseurs cuirassés 0 Croiseurs protégés.6 2 Contre-torpilleurs .36 18 Sous-marins.10 8 Torpilleurs.68 2 Totaux., .149 3/ AUTRICHE-HONGRIE Nature des Construits En eonstr.navires Nombre Nombre Dreadnoughts.3 l Pre-Dreadnoughts .6 — Garde-côtes.6 _ Croiseurs cuirassés 2 — Croiseurs protégés.5 5 Contre-torpilleurs.18 — Sous-marins.6 6 Torpilleurs.30 24 Totaux.,8a 36 L’Italie a donc 140 bâtiments construits, contre 85 à l’Autriche, d’un déplacement global de 285,000 tonnes, contre 221,000 ; et en construction, au 1er juillet 1915, en Italie, 37 navires déplaçant 207,000 tonnes, contre en Autriche, 36 navires, déplaçant 32,000 tonnes.L’avantage est donc nettement du côté italien.A ne considérer que les grands navires de combat, les dreadnoughts italiens en service sont des bâtiments de 22,000 tonnes, à l’exception du Dante-Ali-timètres, en cinq tourelles axales : ghieri, qui n’en déplace que 19,000.Tous portent 13 canons de 30 cen-deux à l’étage supérieur, devant et derrière, renfermant 2 pièces; trois à l’étage inférieur renfermant 3 pièces.11 est très vraisemblable que depuis l’ouverture des hostilités 3 nouveaux dreadnoughts sont entrés en servire, ce qui doit porter à 6 le nombre des grosses imités de combat tout à fait modernes, prêtes à combattre.On remarquera cependant que le calibre maximum des canons est de 30 cm., mais 1! en est de même du côlé autrichien.Les dreadnoughts de la flotte autrichienne déplacent 20,300 tonnes et portent comme grosse artillerie 12 canons de 30 centimètres.Ils sont donc respectivement moins puissants et, d’ailleurs aussi, moins rapides que les derniers cuirassés italiens.Le dernier des cuirassés autrichiens du nouveau programme, le Szent-Istven, n’est sans doute pas actuellement en état d’aller au feu; mais même si nous en faisons étal, nous trouvons finalement que ritalic aligne aujourd’hui 6 cuirassés modernes contre 4; 8 cuiras-; sés anciens conlre 6; pour les unités de rang inférieur, la proportion reste sensiblement la même.Il n’est donc pas douteux que la marine italienne possède une supériorité incontestable sur sa rivale.Le personnel de la flotte italienne se monte à 40,000 hommes, celui de la flotte autrichienne à 23,-000 hommes.Le commandant en chef de la flotte italienne est le duc d^s Abruz-zes.Il a adopté un nouveau système pour la composition de sa flotte qui, au lieu d’être divisée en escadres commandées chacune par un vice-amiral, est unie sous un commandement suprême comprenant sept divisions dont chacune a à sa tète un vice-amiral.Cette organisation offre t’avantage d’une cohésion assurée, pour une flotte opérant contre un ennemi unique dans la zone bien délimitée qu’est l’Adriatique, Le vaisseau de combat Regina Margarita, 13.436 tonnes, 4 canons de 12 pouces ét six de 9 pouces 7, porte Je pavillon de l’amiral commandant en chef, le duc des Abruzzes.A LA SOCIÉTÉ ROYALE “ La bonne entente est nécessaire au progrès du pays ”, disent deux Anglais.Les commandants divisionnaires sont les vice-amiraux Corsi, Cutinelli, Pisa, Ile lient, Filomarino, Pat ris et Rifari.Le personnel de la marine en service actif, en comptant celui des chantiers maritimes et les troupes de débarquement, est de plus de 3,600 officiers el 75,000 hommes.Il se répartit comme suit: état-major général, ingénieurs de marine, corps sanitaire, Intendance et équipages.La direction de la «marine est aux mains du ministre de la Marine, assisté d'un étal-major permanent qui en centralise l'adminiistration.L’Italie et l’Albanie _ Même s'i l’Italie devait s’abstenir d'opérations actives sur terre du côté de la Serbie et du Monténégro, pour prendre à revers les défenses du littoral dalmafe, la maîtrise de l’Adriatique lui serait encore nécessaire pour maintenir sa situation en Albanie où les 'insurgés deviennent chaque jour plus menaçants.Les agents autrichiens parcourent le pays en tous sens ef recrutent continuellement des hommes, en leur payant $8 par mois cl en leur promettant un large butin à 'leur entrée dans les villes serbes.Des quantités considérables de fusils et de cartouches sont entrées en Albanie, en contrebande, depuis un mois.Le nombre des insurgés recrutés jusqu’à présent s’élève à 30.000.divisés en bandes qui sont commandées par des officiers turcs et surtout autrichiens.Le plan des Autrichiens consiste à faire envahir par les insurgés albanais la Serbie et Je Monténégro simultanément avec une invasion autrichienne de la Serbie par le nord.Les dernières attaques des insurgés leur mil démontré qu’elles sont d’avance vouées à l’insuccès tant que l’armée serbe, n’étant pas sérieusement menacée par une invasion autrichienne, a les mains libres.Ainsi l’action des insurgés est subordonnée à une offensive autrichienne contre la Serbie.Cette offensive n'ayant pas de chance d’avoir lieu, lès Autrichiens en seront pour leurs frais eu Albanie.En attendant, les insurgés ne peuvent rester inactifs el se tournent eontre les représentants de l’influence italienne, avant de s’attaquer à l’Italie elle-même.Ils concentrent leurs forces pour s’emparer de Durazzo ; mais leur nombre écrasant en comparaison de l’héroïque garnison d’Essad pacha, est contrebalancé par l'artillerie formidable dont la forteresse est pourvue, grâce à l’aide de ITtalie.Les insurgés viennent de tuer le gouverneur de Bogradetsi, Edhen bey, serbophile, au moment où il se rendait en Serbie pour y demander du renfort.L’anarchie la plus complète règne dans toute l’Albanie.De nombreuses familles albanaises paisibles, dit une correspondance de Dui'azzo, sollicitent journellement les autorités serbes et grecques de leur permettre de passer dans leurs frontières.On prévoit que bientôt la situation sera devenue intenable et que ITtalie sera forcée d’intervenir directement pour cohserver Vallo-na.Uldéric TREMBLAY.UNE NOUVELLE REVANCHE Les délégués des villes de l’Ouest demandaient hier à M.Borden et à ses collègue^ d’essayer de placer sur la terre une partie des sans-travail de l’Ouest et d’adopter une politique d’immigration qui limite le nombre des immigrants et en assure un meilleur choix.Ce sont des revendications familières à nos lecteurs.Depuis dix ans déjà nos amis, par la parole et par la plume, ont mis le Canada en garde contre son absurde politique d’immigration.Si on les avait écoutés, on ne serait probablement pas en face de celte question des sans-travail (jui préoccupe tous les citoyens capables de réflexion.Mais quel crédit pouvait-on faire à de pareils “cerveaux brûlés”, à de semblables “têtes chaudes?” Le problème créé et posé par notre foüe imprévoyance, il importe tout de même de le résoudre dans la mesure du possible.Dès le 17 octobre 1014, alors que les “loyalistes” ne songeaient qu’à le faire pendre, ou à peu près, le directeur du Devoir suggérait aux gouvernements d’Ottawa et des provinces et aux autorités municipales d adopter tout un ensemble de mesures destinées à parer à cette crise.I! leur suggérait entre autres d’installer les sans-travail sur les terres publiques, en expropriant temporairement s’il le fallait certaines grandes compagnies, d’organisé- la culture des terrains vacants des banlieues, de façon à utiliser des catégories diverses de sans-travail, tout en augmentant la production agricole.Et comme beaucoup n’ont même pas ce qu’il faut pour s’installer et pour cmmenccr une exploitation, il ajoutait, s'adressant particulièrement aux ministres fédéraux ; “Qu’ils pourvoient, sans boodlage.à l'équipement de cette armer : matériaux de construction el machines aratoires made in Ganada, chevaux, grains de semence, etc.Ils activeraient en outre (il venait de montrer les avantages divers de la poli- Ottawa, 26.— Le déjeûner des membres de la Société Royale, au Gâteau Laurier eet après-midi a donné lieu à quelques discours dans la même note que ceux dont le “Devoir” parlait hier.Après la santé au roi, Sir A.B.Routhier, le président-général a proposé la santé aux alliés qui a été accueillie avec enthousiasme.Sir A.B.Routhier; Mgr Bruchési, ont parlé en français.Sir Edmund Walker .l’Hon.M.Lemieux et le Dean Raymond de la Nouvelle-Ecosse ont parlé en anglais.Mgr Bruchési, Sir A.B.Routhier et l’hon.M.Lemieux ont insisté sur le respect des droits de tous qui s’impose plus que jamais au moment où les puissances que nous admirons appellent aux armes au nom du respect des traités.Sir Edmund Walker et le Dean Raymond reconnaissent que la bonne entente est nécessaire au progrès du pays.Le travail (1rs sections a continué.On demandera au gouvernement d’acheter le modèle du nouvel observatoire de la Colombie Anglaise actuellement exhibée à San Francisco.M.Rodolphe Lemieux a proposé de changer la date des réunions de mai à octobre.Mai est un mois très occupé pour les professeurs, dont plusieurs font partie de la société.La décision de la société a été remise à demain.* * # A la section française, hier, M.Victor Morin a lu une étude très élaborée sur les médailles décernées aux Indiens : Les Indiens ont toujours été de grands enfants à qui les couleurs voyantes, les rubans et les hochets causaient un plaisir extrême.Ils apportaient aux traiteurs les fourrures les plus précieuses en échange de quelques grains de verroterie, mais lorsqu’ils devinrent plus exigeants et demandèrent des fusils, on les leur fil payer en fourrures empilées les unes sur les autres jusqu’à la hauteur du canon.Quelques traiteurs ayant offert des pièces de monnaie, ils Jes acceptèrent avec plaisir, mais pour s’en faire des ornements, en les perçant pour se les suspendre aux oreilles ou au cou.Ayant vu quelques-unes des médailles de Louis XIV’ reproduisant son effigie, celle du Dauphin et des trois fils de ce dernier, ils en devinrent très avides, car c’était pour eux un talisman en même tique préconisée: augmentation ;le la production, diminution du nombre des sans-travail, etc.) maintes industries stagnantes.Ces matériaux de construction bois, briques, ciment.tôles de couverture, elr.— nécessaires à la construction des chaumières, des granges et des écuries, ils seraient extraits de notre sol et de nos forêts, et fabriqués dans nos usines; avant d’abriter le producteur rural, ils auraient fourni du pain aux bûcherons, aux brique-tiers.aux ouvriers des fabriques.Ils auraient aussi alimenté le commerce de retour de nos compagnies de transport.Ces machines aratoi-res"ces pelles, res pioches, ces haches, elles sortiraient également de nos usines.” Et le problème des sans-travail aurait été de ta sorte attaqué par ses d;ux faces principales: d'un côté, l’on aurait désengorgé les villes en envoyant sur la terre un certain nombre de ceux qui battent aujourd’hui le pavé, de l’autre, on aurait assuré un surcroît d’ouvrage à ceux qui sont inaptes à la culture.Ces paroles ne furent pas entendues: elles avaient le tort de venir trop tôt, mais les circonstances, plus fortes (pie les hommes, obligent aujourd’hui à s’occuper du problème alors posé el l’on adopte une partie des solutions indiquées il y a huit mois par les prétendus “cerveaux brûlés”.C’est une nouvelle revanche Ju bon sens et de la prévoyance.Il y en aura d’autres.Orner HER0UX.LE MANQUE DE MUNITIONS Les dépêches de ce matin signalent que le duc de Rutland a affirmé, à une récente assemblée à Leicester, Angleterre, que “les troupes anglaises au front manquent actuellement de munitions”.Il a ajouté qu’il faut en blâmer “la négligence impardonnable des autorités militaires'' et que les troupes reçoivent à peine la millième partie des obus explosifs dont elles ont besoin.“Des régiments sont entrés dans les tranchées munis d’une couple de douzaines de grenades à main, qui, dans une attaque, leur seraient à peu près aussi utiles que des sarbacanes”.(Gazette, 27 mai.première page.) Ceci confirme ce qu’écrivait ré-(emmeut l’évêque anglican de Pretoria, Afrique du Sud, dans une lettre que la Gazette d’hier reproduisait (page 7).Après avoir passé en mois dans le nord de la France et di ns les Flandres, ce dignitaire ecciésiasti-que, à maintes reprises, affirme dans sa lettre que “la nation anglaise ne s'aperçoit pas de la situation ou, si elle le fait, ne s’est pas occupée de fournir à ses soldats ce qu’il leur faut”.Ces troupiers anglais valent ceux de l’ennemi, dit-il.temps qu’une grande marque d’honneur que de porter sur leur poitrine le portrait de toute la famille royale.L’auteur fait ensuite la revue des diverses médailles décernées sous le régime français.Il fait voir la rivalité qui exislail entre la colonie de la Nouvellc-Françc et les colonies anglaises de la Virginie de New-York et de la Nouvelle-Angleterre, les efforts des deux peuples rivaux pour s’assurer l’amitié des Indiens en leur passant au cou des médailles qui captaient leur allégeance.pour aussi longtemps, du moins, qu’ils ne la troquaient pas contre une médaille ennemie et une bouteille de whisky en retour.L’auteur passe en revue les diverses pièces frappées par les souve-1 rains anglais depuis Charles II en 1683 jusqu'à Victoria, de celles de Philippe V d’Espagne jusqu’à Carlos III, et de celiës des Etats-Unis d’Amérique depuis la guerre d’indépendance jusqu’à nos jours, et il rappelle les événements historiques qui ont motivé l’émission de ees médailles aux chefs des tribus indiennes.Exhibant en même temps quelques-unes des pièces les plus intéressantes de cette nomenclature, M.Morin rappelle le souvenir des Gara-konthie, des Tégunissorens, des Kon-diaronk, des Pontiac, des Tecumseh et autres sauvages illustres dont la diplomatie consommée, l’art oratoire et la valeur guerrière étaient dignes des fondateurs d’empire que furent Champlain, Maisonneuve, La Véran-drye, La Salle, el du zèle ardent des apôtres-martyrs Viel, Brébeuf, Lallemand, Jogues, Bressani et de tant d’autres dont les travaux ont formé cette épopée séculaire connue sous le nom modeste d’“Histoire du Canada’.’ Et M.Morin conclut en disant ; “Lorsque nous rencontrons aujour-i “d’hui quelques-uns des rares des-“cendants de ces anciens rois de la “forêt, dont les muscles altiers sem-“blent gênés par la contrainte des “habits européens, saluons-les avec “respect, comme on saluait jadis “les gladiateurs qui allaient mourir, “on songeant que leurs pères pqssé-“daient autrefois cette terre mi nous “vivons, el que dans cent ans peut-“étre ils n’existeront plus que par le “souvenir”.•H- * * Ce soir, les membres de la section française ont été les hôtes de sir Wilfrid Laurier.J.D.“Mais ces soldats savent que c’est presque un meurtre, pour une nation, de demander à des hommes, quel que soit leur courage, de faire face à un ennemi amplement pourvu de gros canons et d’excellentes munitions, à moins qu’eux aussi aient égal ement des munitions de guerre excellentes et en quantité suffisante.Dans le cas actuel, il ne peut y avoir qu’une idée chez nos soldats ; c’est que, d’une manière ou de l’autre, la nation ne sait pas la vérité et ne la comprend pas et n’est pas derrière eux ; car connaissant leur pays comme ils le connaissent, ils ne doutent pas un instant que si l’Allemagne peut produire ses munitions, la Grande-Bretagne le peut aussi, si elle le veut.” A un autre endroit de sa lettre, l’évêque de Pretoria revient sur “le nombre insuffisant de grosse artillerie et de puissants obus explosifs ainsi que d’autres munitions de guerre dont l’emploi est permis”.il parle en termes sévères de l’emploi de gaz sur les champs de bataille et s’écrie: “Parler de représailles au moyen de l’emploi de gaz stupéfiants, (nous entendrons peut-être bientôt parler de l’empoisonnement des puits) n’est qu’une autre méthode de chloroformer l’opinion publique et de l’empêcher de saisir la vraie question”,—le besoin immédiat de puissants explosifs en quantité illimitée.Il insiste derechef sur le fait que “les soldats anglais, dans les Flandres, sentent que la nation ne les appuie pas comme elle le pourrait et le devrait.Tel est le sentiment, d’un bout à l’autre de noire armée dans les Flandres et en France”, dit-il.Que le “War Office” ne soit pas encore parvenu à donner à ses armées toutes les munitions qu'il leur faut pour venir à bout des Allemands, cela semble évident.La faute en est, certes, à l’incurie ou au manque de capacité de hauts fonctionnaires.Elle est davantage celle des artisans anglais qui, au dire de Lloyd-George, du contre-amiral Tudor, de sir John Jellicoe et de bien d’autres, travaillent à peine autant qu’avant la guerre, bien que la nation ait besoin de tous ses ouvriers pour augmenter la production des explosifs anglais.Aussi comprend-on ce sentiment que l’évêque de Prétoria dit avoir constaté dans les armées anglaises des Flandres, “le sentiment que la nation ne les appuie pas comme elle le devrait.Nos soldats sont courageux, ils font leur possible, ils meurent gaiement”, dit-il.“Et la nation compte sur cet esprit.Mais il ne suffira pas à gagner la guerre”.L’auteur de cette lettre a raison.II faut d’abord que les artisans anglais évitent la buvette et activent la production des munitions de guerre, s’ils veulent que le soldat anglais dans les tranchées sente derrière lui la nation entière, force invincible cjui fait du pioupiou français le héros que l’on sait, et dont la mort n’est pas inutile à sa patrie.Georges PELLETIER.i LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 27 MAI 1915 VOL.VI.— N« 122 LETTRES AU “DEVOIR” UNE VOIX DU NORD Lt "Devoir’’, Montréal, P.Q.Monsieur le Directeur, Dans les colonnes de votre journal, en date du 15 de ci' mois, je vois (|uv, pour la seconde fois, vous implorez la charité publique en faveur le plusieurs colons d la région Lubelle qui ne peuvent ensemencer leurs tcres ce printemps, faute de grains de semence.En toute justice pour nous, veuillez donc avoir l’ob igeance de faire connaître également au public le nom des paroisses, où les colons en sont rendus à une aussi extreme nécessité.Aid ement, vous contribuerez à raviver les faux préjugés qui malheureusement existaient naguère contre notre région Labelle toute entière, vous créeriez une impression défavorable même sur nos paroisses les plus fertiles comme les plus florissantes qui ne le cèdent j déjà en rien à leurs aînées du bas de ta Province.Et ce discredit jele ainsi sans mauvaise foi, je veux bien le croire, serait de nature à causer des dommages incalculables à notiv Nord.Ici.comme à Mont-Laurier, à S.Gérard de Kramîka.au Lac des Ecorces, au Lac des Isles, et dans les pa 'oisse.s environnantes en particulier, nous colons, sans vivre, dans l’opulence, nous sommes cependant exempts de la misère, et de tout le cortège de désagréments! qu’elle entraine à sa suite.Je vous prie de bien vouloir rc-, produire cette lettre dans votre journal pour rendre justice et donne;' satisfaction à tous les citoyens habitant ce coin-ci du pays.Vous priant d’agréer mes remerciements anticipés pour votre obligeance, Je me souscris, Votre tout dévoué, Joseph LAFONTAINE.Ferme Neuve, P.Q., P) mai Dtlâ.NOTE.—Informations prises, les demandes de secours sonl venues de plusieurs paroisses.Cela n’implique aucun discrédit sur la région: il s'agit de cas exceptionnels et qu’il importe de soulager au plus tôt.La distribution sera faite sur les indications des personnes les plus compétentes, sous les auspices de la Société de Colonisation de Montréal.Les grains de semence peuvent être déposés chez Gunu, Langlois et Cie, 241, rue Saint-Paul, Montréal.* * * * VOIX DE L’OUEST S.-Victor, Mullrany.P.O.Sask., 17-5-15 Monsieur le Hédacteur, Votre journal du vingt avril retraçait fidèlement la lettre (pie quelques jours auparavant j’avais l'honneur de lui écrire, ce dont je lui suis reconnaissant.Sur l’avis de plusieurs personnes, qui, malheureusement, ne connaissent pas suffisamment votre journal, j’avais écrit la même lettre, ou à peu près, à une des soi-disant grandes feuilles de Montréal, sous prétexte, me disait-on, ([lie ce journal était plus populaire, niais cette lettre a dû prendre le chemin du panier, car je crois bien qu’elle n’a jamais paru sur ceWe feuille; inutile de se demander pourquoi; cependant ce n’est pas sans raison, nous devons le croire.La liberté d’action rencontre des obstacles meme chez le journaliste, on le voit bien.Du reste, il y a des liens partout, même de la ficelle quelquefois.J’ai vu dans les vieux pays des mamans qui, pour appaiser Pc sprit turbulent de grands enfants, les attachaient au pied du lit avec un brin de laine; et malheur à qui aurait eu l’audace ou la mal adresse de briser ce lien, pourtant bien fragile, car les suites, oh!!! Dans bien des classes de la société, le fameux brin de laine, nous le rencontrons encore, il ne serait pas difficile à rompre sans doute, mais pour en arriver là.il fanl une assez forte dose d’énergie, car on le sait, encore une fois ’malheur à celui qui une fois enlacé de ses liens les brisera, surtout si ce brin de laine s’est changé en ficelle, attachée à un parti; car alors on le comprend, quelle épouvantable catastrophe!!!! Dans tous les cas, que le journal en question, si toutefois il est (pies-lion de lui, n’ait pas publié ma lettre, son oubli même s’il est volontaire, me laisse bien indifférent, puisque par l'organe de votre jomnal j'ai atteint mon but.(pii était d’éclairer certains individus sur la véritable situation du fermier dans l'Ouest canadien.Donc ils se trompaient ceux qui me laissaient à entendre que votre journal u’étail pas assez populaire parmi la classe ouvrière, car j'ai déjà reçu nombre de lettres me demandant des exlie.ations, relativement à ma lettre publiée dans le “Devoir” en date du 20 avril.Sur cette lettre, je ne veux pas revenir sur ce qui a été dit déjà, (pie l’on me permette cependant de faire remarquer de nouveau quloi il n’y a plus de terrain à prendre comme homestead, à moins d’aller loin des centres ou bien de prendre une demi-section ou deux qui restent, mais de terrains inférieurs.Pour pouvoir! s’établir ici il faut acheter.Tous ces terrains à vendre, l’on sait dans quel- ; les conditions ci pourquoi, sont d’ex- ! cellente qualité; s’il en était autre-J ment, ils seraient encore à prendre | comme un grand nombre, presque partout ailleurs où les terres sont ouvertes depuis longtemps.Mais il est bon de faire remarquer que, même pour prendre une terre comme homestead, ceci ne peut se faire sans aucun débours d’argent, il faut tout d’abord se résoudre à perdre une année entière à la préparation du premier labour, appelé “cassage” .surtout quand on veut cultiver une bonne grandeur de terrain; il faut construire maison et étable, acheter de la clôture, sc creuser un ou Iti-sioitrs puits, ce qui constitue souvent d’assez fortes dépensés qui sont éliminées pour celui qui achète un 1er-! ra'in, sur Jeqite' l il y a des construe-j lions ordinairement suffisantes, une bonne grandeur de terre déjà en culture ou tout au moins préparée, le jpliis souvent clôturée.Il est un point aussi Irès impor j tant, que le cultivateur doit considé-j rer.Il doit- chercher, à se placer le j .plus près possible des centres, où les | communications sont plus faciles, sans cela il faudra peut-être attendre longtemps perdre beaucoup de temps et par suite, on le conçoit, beaucoup d’argent, pour pouvoir| écouler tous les produits différents] qu’une terre peut donner (lunsj 1 Ouest.Dans ma dernière lettre, je j disais pécisément que la situation dans laquelle nous nous trouvions,! nous donnait cet inmiense avantage| de pouvoir à peu de frais écouler tous nos produits presque sans frais, el la nouvelle ligne de chemin de fer du L.I’.I!.qui doit, l'année prochaine, traverser notre village même, rendra la chose encore plus facile.Les industries laitières que nous possédons déjà, sur le même système que dans les provinces de l’Est, sont un avantage immense pour le cultivateur, qui avec la grandeur de terrain qu’il possède peut y faire un grand profit, sans nuire par ailleurs à la culture des céréales.La longueur de notre lettre pourra peut-être paraître une insistance en quelque sorte suspecte, pour en-1 traîner de nouveaux colons dans! l’Oest ; ceux qui raisonneraient ainsi seraient dans l’erreur.Noire intention est tout d’abort d’éclairer le colon des provinces de l’Est, sur 'a véritable situation du cultivateur des provinces de l’Ouest du Canada et tout particulièrement du Sud de la Saskatchewan, sans contredit plus fertile que la plupart des autres contrées de l’Ouest.Le colon pourra ensuie prendre son parti en connaissance de cause.Comme nous 'e disions .'air notre dernière lettre, qu'il nous écrive et qu'il ne craigne pas de demander des conseils, nous lui dirons la vérité, rien que la vérité et toute la vérité, el si ectte vé rite n’est pas de son goût, il restera chez lui s’il le veut, ce sera son affaire.Donc, de nouveau, je réitère la promesse à ceux qui voudront des renseignements sur le pays ici, de les éclairer au mieux de ma connaissance pour toutes les questions qui me seront posées.Adresse : Rév.V.Rahard, curé de Saint-Vh t >r, Mullrany, P.O., Sask.Votre reconnaissant en N.S., V.RAHARD, Pire, curé.LA QUESTION DU CHOMAGE LÀ DELEGATION1 DES MAIRES EN EXPOSE LES ASPECTS SERIEUX AU PREMIER-MINISTRE — DE L’ARGENT POUR LA GUERRE, RIEN POUR LES CHOMEURS.ALLIANCE FRANÇAISE LE ROLE DE LA FRANCE M.MAURICE DAMOURS, DEPUTE, FRANÇAIS, RAPPELLE LE ROLE PACIFIQUE DE SON PAYS DEPUIS 40 ANS.— UN MESSAGE AU PRESIDENT POINCARE.L’ARGENT DES LOYERS EST DE L’ARGENT PERDU, mais L’ARGENT PAYE SUR VOTRE MAISON EST DE L’ARGENT en SECURITE et GAGNE ! Prene* cette chance : $260 comptant.$17.50 par moia (Int.comp.) pour une maiaon toute neuee, lambrisnéo en briques, aemi-détachée 6 pièces, seulement à 15 min.à l’oueat de Montréal, pas*.5 noria, près Lac SL-Loula, Dixie et tramways.Deux seulement à vendre.Voyez-les demain ¦ans faute.MARCIL TRUST c° Limi*ed 31e année.180 flt-Jacqiief» Actif $4,000,000 Ottawa, 2(ï.— La délégation des maires de l’Ouest s’est présentée hier après-midi devant le premier-ministre et quelques-uns de ses collègues.Les maires ont exposé au gouvernement les aspects sérieux du "roblème des sans-travail.Le maire Waugh a déclaré qu’il y a 33,000 homthes sans travail à l'ouest des Grands Lacs.Des émigrants (pii sont arrivés depuis trois ans, (bV/c sont restés dans tes villes au lieu de s’établir sur la lent.De Parmee véritable que forment les sans-travail de l’Ouest, plus (b ,X5% sort .es agriculteurs qui n’ont pas cultivé j un pouce de tem au Canada.Le mémoire présenté par les mai ! tes suggère le choix et l’organisation de certains districts pour y| établir des petites fermes de 40 acres au bénéfice des sans-travail, j Le gouvernement leur prêterait! les fonds nécessaires à l’achat dos bestiaux indispensables.Ensuite, t 1 mémoire suggère que les travaux publics soient continués, de même que la construction des grandes roules, la diffusion des fermes ex ! périmentales et l’encouragement des industries du pavs.En réponse, sir Robert Rordcn a! laissé entendre que le gouvernement n’a pas d’argent pour les besoins intérieurs du pavs.Nous al-! Ions dépenser 300 millions cette année, dit le premier-ministre, et il faudra probablement augmenter encore le chiffre de nos effectifs militaires.Vous voyez qu'il nous est difficile d’entreprendre des travaux publics en ce mofnen Comme eo' so'ati >«, s:r Robert exprime l’opinion que tes choses ne vont lias mieux aux Etats-Unis.fVaulre part, tes commandes considérables que te gouvernement a pu obtenir en Europe au bénéfice des manufacturiers canadiens aidera à diminuer le nombre des sans-travail.M.Robert Rogers a reçu les délégués à diner au Château-Laurier.ACTES DU CONGRES DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE Les “ Actes du Congrès de renseignement secondaire ”, tenu au Séminaire de Québec, les 20 et 21 juin 1914, viennent d’être publiés aux ateliers de ]’“ Action Sociale ”.C’est un volume in-octavo de 254 pages.II contient une notice historique des Congrès de l’enseignement secondaire au Canada avant 1914, puis le programme et les délibérations du Congrès de 1914.On y reproduit “ in extenso ” les travaiîx des séances d’étude, les discours des séances solennelles et les voeux du Congrès.Le volume est en vente aux bureaux de l’“ Action Sociale ", 103, rue Sainte-Anne, Québec, au prix de 75 sous.On devra y ajouter dix sous pour frais d’expédition par la poste.C’est à T“ Action Sociale ” que MM.les professeurs, qui tiendront sans doute à se procurer ces Actes L’Alliance Française a clôturé brillamment, hier soir, la série de ses conférences d’hiver, Devant l’auditoire nombreux et appréciateur que l’on est accoutumé de rencontrer au Ritz en pareille occurence, M.Maurice Damour, député des Landes à la Chambre des Députés, à dessine en coups de pinceau sobres et précis, le role pacificateur et accommodant que la France n’a pas cessé dt* 'remplir depuis plus de quarante ans sur ta scene du monde, et particulièrement l’attitude conciliante dont elle ne s'est jamais départie dans ses.rapports avec l'Allemagne.Cette attitude allait même jusqu’à l’exagérallon.jus-qiCà l'imprudence; ainsi, avant la déclaration de guerre, plus de cent vingt mille Allemands vivaient en permanence à Dads, tandis que quarante mille autres établis le long de la frontière de l’Est y faisaient concurrence à l’industile française.On alla jusqu’à accorder à la Société Industrielle Thissen le droit de construire un chemin de fer aérien au-dessus de la frontière, sous un prétexte quelconque de minerai à transporter.Par ailleurs, on se défendait mal en France, d’une sorte de snobisme germanophile qui s’attachait autant à Goethe ou à Schiller qu’à Nietsche ou à Beethoven et à Wagner.Naturellement, l'orgueilleuse Allemagne répondait à ces amabilités exagérées par des rappels de 70 et des allusions pleines de tact à la poudre sèche et au sabre aiguisé.Mais la France, malgré tout, ne pouvait pas croire à la guerre, et même ceux dont le métier était de la préparer montraient un optimisme puéril et imprudent.On sait s’ils furent amèrement détrompés.Depuis la démission de Bismark, on a vu un esprit nouveau et dangereux imprégner peu à peu la vie nationale allemande; après le premier vote adopté au Reichstag en faveur de la marine, et la phrase célèbre de Guillaume II: “Notre avenir est sur la mer”, on voit grandir et s’affirmer de cent façons la suprématie de l’élément prussien el militariste.L’Allemagne se taille avec arrogance un domaine colonial; déjà elle ne déguise plus scs aspirations à l’empire du monde.Elle a rejeté tous les principes chrétiens de justice, de charité, de bonté pour n’avoir plus que le culte de la forcé, brutale et agressive.Cette force, vraiment formidable, elle en a provoqué le déclanchement et les barbares manifestations; elle a révolté ainsi la conscience universelle et le moment est venu où l'on peut prédire avec assurance Técroulement de cette force, qui périra par ta force, selon qu'il est écrit.Vivement applaudi, M.Damour fait ensuite défiler sur l’écran des projections lumineuses qui sont (l’authentiques documents de la dévastation dont les modernes Vandales ont voulu entourer leur marche au combat.On a ainsi assisté littéralement au bombardement inique et à l’incendie de la Cathédrale de Reims, des belles Haltes d’Ypres et de la Bibliothèque de Louvain, spectacles navrants dont la vue serre le coeur de douleur et de regrets impuissants.Et que dire des quelques douzaines de malheureux citoyens d’Aersehot, Vieillards, femmes et enfants, étendus morts dans un champ comme les trophées d’un chasseur, et (pie la photographie nous montre en une indiscutable et pour ainsi dire insoutenable proximité?On a frémi à ce macabre témoignage, et c’est avec une sorte de soulagement que l'on a vu revenir sur la toile les pauvres églises mutilées et les villages en décombres qui nous paraissaient auparavant d’une insurpassable tristesse.M.Gonzalve Désaulniers a interprété avec à-propos les sentiments émus et reconnaissants de l’auditoire.M.Desaulniers a fait acclamer par Fauditoire le message suivant à l’adresse de M.Raymond Poincaré, pérsident de la République F'ran çaise : “ Le groupe de l'Alliance Française de Montréal, composé de Canadiens-Français, de Français et d’amis de la France, réuni, ce soir, pour entendre la conférence du député Maurice Damour, et encore sous le coup de la profonde et douce émotion que le conférencier lui a procurée en rappelant éloquemment le rôle glorieux et pacifique de la France, adresse respectueusement à I eminent président de la Républi (pie l’expression du lilial attache ment des Canadiens qui sont heu roux d’offrir fraternellement ta vie j des leurs pour la cause de la France I et de la civilisation et qui se souviennent toujours.” Gonzalve DESAULNIERS, Président Alliance Française, Montréal.” La réunion a pris fin vers dix heures.Ernest BILODEAU.-K- NOCES D’OR DE L’UNION S.-JOSEPH {Dft n.Ttr* crirrniii i'niiinli PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S ad.Motors Barber College, C2D Boule vu rd St-Laurent.Montréal.PHARMACIEN Elève en pharmacie, parlant les 2 langues et ayant un peu d’expérience.S’adresser à Lccours et Lanctôt, 306 Est, S.-Catherine.A LOUER AVOCATS EMILE BEAUCHAMP AVOCAT a transporté ses bureaux AU No 97 S.-JACQUES Chambres A-l-2.boite Postale 350.— Adresse téRgrnphiciue.“Natinc.Montreal”.Tél.Main 1250 1251.Codes : Llebers, West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT UT PROCTJRKUR Kdifice Transportation — Kue Saint-Jaequn MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jnoques.Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.___ LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 32lS.J.C.Lamothe LL.I)., G.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.M a r ée h a I Nan t el.R-C-L-__ ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 96^__ _ MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tél.9,-Louis 4207 HERVE ROCH, B.A., L.L.L.AVOCAT fil, RUE S,-GABRIEL, Bureaus 17, 18 et 19.Téi?lytain 3264 .Société légale BARIL & ROCH CAMILLE TESSIER AVOCAT ET PROCUREUR DOCTEURS Diplôme en hygiène Pub, Dr.J.-N, CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, mala- I dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m.tl à 8 p.m.Tél.Saint-Louis 3275.708 Parc | Lafontaine, coin Marquette.BUREAUX A LOUER.71a rue St-Jacquets, rez-ae-cha> née et sous-sol, 5,000 pieds Je pla.urs, aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux éteges supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bédard.55 rue St-François-Xavier BUREAU A LOUER POUR MEDECIN OU DENTISTE, place centrale, coin de rues, en face d’une église (ancien bureau de médecin).S’adresser à 30(16 rue Saint-Laurent.Tél.Saint-Louis 4542.MAISON A LOUER Dorchester Est, 408, près Saint-Hubert, 7 pièces meublées ou non, y compris piano et téléphone, No Est 1375____________ 121—0 RESIDENCE D ETE A Beloeil, à louer pour la saison d’été, une maison de 9 appartements, toute meublée, comprenant lits, couvertures, etc., éclairée, chauffée, etc.Venez ou écrivez à C.Guertin, Beloeil, Que.A VENDRE -EST 6734 ¦ 97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.KOCKLAND 931.Résidence : Est 5973.ANATOLE VÂNIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.,-— Bureau 53.^ rue Résidence : 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, li.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Téi.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEI ST-LOUTS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal R.LALANNË, notaire, 21 Saint-Jacques.Tél.Main 3428.PRIME J.MARSAN, notaire, 320a rue Amherst, coin Demontigny.Tél.Est 301.Toujours divers montants d’argent à prêter.Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu! de Paris.Maladie des YEUX, des! OREILLEL du NEZ et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En | face du carri Saint-Louis).Dr A.L.Guertin Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nea et de la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU i 2 A 5 HRS.Tél.Bel! E*t 6164.Dispensaire Médical Dr ZENON MALO, Médecin - Chirurgien.Médecine générale ; spécialité : maladies des voie» urinaires et de la peau.Bureau î 21 Edifice Dandurand.Tél.Est 7227.Consultations : 9 heures a.m.à 8 heures p,m.Toils les jeudis soirs pour les indigents.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Prèsi Saint-Denis) Maladies des yeux, Creiltes, nez, gorge, larynx TELEPHONE EST 4550 CONFERENCE DE M.J.DEMERS LE DEPUTE DE S.-JEAN CHEZ LES JEUNES LIBERAUX.M.Joseph Demers, député (te S.-1 Jcan-Iberviltc aux Communes a donne une conférence, hier soir, aux membres de l’Association de la Jeunesse Libérale.Il a compare ta prospérité cpii a régné au pays sous l'administration Laurier avec le marasme actuel, qu’il attribue aux méthodes défectueuses des conservateurs.L’idéal libéral affirme M.De-mers.est de protéger toutes les clas-j ses de la société, tandis que les conservateurs ne pensent qu’à certaines classes privilégiées.Après une allusion aux députés __ DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anne.Tel.S.-Louis 3943.___ Institut Dentaire Franco - Américain 162 St - Denis MONTREAL.Nos dents sont très belles.Naturelles.Satisfaction garantie.Dr HONORE THIBAULT L.D.S., D.D.S.CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU : 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6093 INGENIEURS CIVILS du Congrès de 1914, doivent adresser leur commande.Le volume a été publié par les soins du “ Comité permanent (les congrès de l’enseignement secondaire ".Le secrétaire de ce comité, l'aiiué Emile Chartier, 185, rue Saint-IJenis, Montréal, se chargera volontiers de transmettre à qui de droit lee commandes qu’ou lui fera parvenir.i pseudo-nationalistes qui ont renié * leurs promesses les plus solennelles, jil passe à l’organisation des contingents et déclare que la moitié au moins de la somme de cinquante millions a été volée ou gaspillée; ces vols et ce coulage, dit M.Deniers, devront maintenant être comblés par les taxes vexatoires et injustes que le gouvernement a imposées à la dernière session.L’orateur ajoute qu’il croit que M.Borden craint le résultat des élections et qu’il les éloignera jusqu’à l’année prochaine.Le peuple comprend sa faute, conclut M.Deniers en terminant et bientôt Sir Wilfrid Laurier reviendra au pouvoir.MM.C.Aug.Bertrand, Oscar Gla-du, Robert Larivière et Emile Massi-cotte ont également pris ta parole.HURTÜBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEUKS-GKOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacque-.TELEPHONES : Bureau : Main 7619.Résidence: St-I.oula 1141 P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 422, 17 Côte Place d’Armes, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; résidence : Saint-Louis 2707.JOS.MEUNIER et FABIUS RUÏl INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES • on* transporté leurs hurenux au No 17 COTE PLACE D’ARMES Chambre .H)7 et 508 Tel.Main 3066.SURVEYER & FRÏGÔPT INGENIEURS-CONSEILS Expertise», Levés de Plans, Estimations et Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL.TéléphnneJJptown 3S0S MONTREAL.VINCENT & GIROUARD Ingénieurs.Arpenteurs, Architectes Solliciteurs de breveta d'invention TEL.MAIN 1168 SUCCURSALE A SAINT-HYACINTHE 15, RUË S.-JACQUES.MONTREAL J.ARTHUR VINCENT.7 Saint-Alexandre.Loncuenll Tél.Bail 109 HONORE GIROUARD.€31 Saint-Hubert.Montréal Tél.Rot 3723 A VENDRE Minnows vivants et grand assortiment d’articles de pèche, bon choix pour les amateurs, peintures et vernis pour chaloupes et yachts.S’ad.R.N.Sévigny, 510 rue S.-Jacques, M.1624.__________ _ AUTOMOBILE A VENDRE Une Cadillac 1913, parfaite condition, chance exceptionnelle à prompt acheteur.Voyez-la immédiatement.S’adresser 160 Bloomfield.AUTOMOBILE A VENDRE Une Abbott-Detroit et une Cadillac 1912, toutes deux comme neuves.Chance exceptionnelle.Aucune offre raisonnable refusée.S’adresser 266 rue Visitation.CADRES ET MIROIRS 200.000 pieds de moulure a ea dres à vendre à bas prix ainsi qu’un grand choix de cadres et miroirs que nous avons achetés d’une grosse manufacture en liquidation.Le marchand qui désire en profiter recevra de nos échantillons de moulures gratuitement.Demandez-les.N’oubliez pas que nous sommes la seule maison à livrer promptement tout ce que vous aurez besoin et au plus bas prix qu’aucune maison en Canada, car nous n’avons pas de voyageurs et cela vous épargnera de l’argent.Le stock que nous avons est tout dans la derniere nouveauté.Chez la Cie Ls.Wisintainer Fils Inc., manufacturiers de cadres et miroirs, gros et détail, 5* boulevard Saint-Laurent, Montréal.A VENDRE OU A ECHANGER Pour un automobile.Yatch neuf, 35 pieds avec cabines.Engin 4 cylindres, 40 e.v., 15 milles à l’heure, aussi K va te h s (runabout) de 27 pieds, de seconde main, à très bon marché, s’adresser à 489 S.-Antoine.A ECHANGER Propriété de 9 logements de 3 pièces, située rue Bourbonnière, pour une propriété de 3 étages avec logements de 5 ou 6 pièces — dans le centre de la ville.— Donnerait $2,000.00.S’adresse.224 avenue Hôtel de Ville.Tél.Est 5408.___ ENCYCLOPEDIE A VENDRE — Splendide édition de “The Catholic Encyclopedia” en 15 volumes, absolument neuf, publié en 1910.Prix originel, $123.30; vendra à moitié prix.Ecrire à Boite 2145 Edmonton, Alla.» IMMEUBLE TALBOT FRERES, couru ers dlm-meubles, experts en propriété, échanges de propriétés de toutes sortes, ville ou campagne - Nous .ainmes des experts en propriétés do ville ou campagne, terres à culture, limites à bois, etc.Aussi échange de commerce pcmr propriétés, terrains et balance de vente.Plusieurs demandes actuellement.Pour informations, s’adresser à Talbot Frères, 902, De Saint-Vatier.Tél.Saint-Louis 6290 LOTS A VENDRE Deux lots contigus, rue Dickson, près du nouveau monastère des Pères Franciscains.$1000 comptant d'ici à 8 jours.S’adresser au propriétaire, 2196, Saint-Denis.Saint-Louis 7585._________________ TERRAINS A VENDRE Trois terrains, situés en race ties Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendra bon marché.S’adresser à 681 ave.Papi-neau._________ ____ _ ____ VIEUX LIVRES RARES A VENDRE I/Histoire de Rome depuis sa fondation jusqu’à la translation de l’Empire par Constantin, avec une illustration à choque volume; contenant l’Histoire de la République Romaine, depuis l’an de Rome 1 jusqu'à 410, en 16 voluqies.Aussi l'Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu’à la mort de Louis XVI,' de l’an 600 avant J.-C.à l'an 420 de ,Ï.*C., en 15 volumes Tous en parfait ordre.S’adresser a 681 avenue Papineau.ARGENT A PRETER JOBIN, A.D., Notaire, 103 rue S.-François-Xavier.Tél, Main 8049.Prêts aux fabriques et sur propriétés de rapport._________ ARGENT A PRETER $1,000.00 à prêter, 1ère hypothèque, et quatre lots à vendre, Viau-ville.S'adresser à Ernest Jasmin, notaire, 99, rue Saint-Jacques.Téi.Main 6852.________________ ECURIE DE LOUAGE EDGAR BISAILLON, autrefois de W.J.Pearson & Son, écurie de louage, pension.Spécialité : chevaux dressés pour selle ou voiture, aussi chevaux à vendre de toutes sortes, 566 rue Amherst.Téi.Est 2243.________ JUMENT ET BOGHEI VOLES Jument noire, âgée de 18 ans, marquée No 1 sur le pied gauche en avant, attelée à un boghei “Concord”, dans lequel il couverture rayes bleu marquée L).E.Cette jument a été courant, à 9 hrs a.m., rues Dorchester et S,-Georgcs.Toute personne qui aurait eu connaissance du vol ou qui pourrait donner des informations, voudrait bien avoir l’obligeance de communiquer avec le Bureau de la Sûreté.ON DEMANDE A ECHANGER J’échangerais plusieurs magnifiques lots prêts a bâtir, très bien situés, titres clairs, contre fermes, hypothèques, balances ou autres valeurs.Boîte postale 2647.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs allez au No 182 rue Sanguinet.SALIE A DINER STAR HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.00 par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs, N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.y avait une et jaune, et volée le 23 au coin des CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BÊDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Admimi-frateur de successions.Telephone Bell, Main 3869.Suite 45-46-4" 55 Saint-Francoia-Xavier.Montréal, TEL.MAIN 968 tlOBAŒ'JÜBEQUE Ch.623 EdificeTransportatiqn OOMINfON et Charbon bitu mineur, à ta peur et à gaz I BUREAU GENERAL de.VENTES 112 Rue Saint-Jacques.Montréal 1 HOTEL.VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.30.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.MAISON D’EDUCATION La Tenue des Livres à la portée de tous Enseignée par Correspondance EN DIX CAHIERS Prix du Cours complet avec leçons nécessaires: $5.25.Ce cours est indispensable aux écoliers, artisans, commis et marchands.Cahiers d’Essai : 25 sous.COURS EXCELSIOR 153 Villeneuve Ouest, Montréal, Canada.DIVERS ASSURANCE Les personnes qui ont déjà été refusées par tes compagnies d’assurances sur la vie peuvent obtenir de la protection en s’adressant par lettre à "Assurance-vie”, bureaux du “Devoir”, Montréal.Cité de Montréal TUYAU EN FONTE DE FER Des soumissions sous enveloppes cache-tees.pour la fourniture et la livraison de tuyau en fonte de fer, adressées au Bureau des Commissaires et déposées à leur Bureau, Hotel de Ville, seront reçues ju-vju'à midi, vendredi, le 4èmc Jour de juin, 191n Les devis, formules de soumission et tous les reiiseiKenemonts désirés pourront élro obtenus au Bureau du Surintendant des Achats et des Ventes, Hôtel de Ville Les soumissions seront ouvertes en présence des parties intéressées par le Bureau des Commissaires, siégeant en assemblée ré-Bfjtere, dans leur Satie de délibérations, A 1 Hôte! de V file, A la première assemblée régulière dudit Bureau qui sera tenue après la réception desdites soumissions, on à ladite date même si le Bureau est alors en séance.Par ordre du Bureau des Commissaires, L.N.SENECA L _ .Secrétaire.Bureau- des Commissaires, Hôtel de VUle, Montréal, 25 tuai 1913.¥ 8256 V k/Lj, VI.iVU 14* JLü uüvüiit, iVlOJMKtiHL, Jt,Loi 4< iVIAl lyio .i CANADA CHARGE A LA BAÏONNETTE l.l'S CANADIENS, APPUŸES PAR Li:S HINDOUS, REPOUSSENT L’ENNEMI, MARDI, PRES DE R I C H E BOURG._ FELICITATION DE SIR JOHN FRENCH.— LES PERTES AUGMENTENT.Londres, 27 — Les troupes canadiennes et hindoues ont repoussé avec succès, mardi, soir, à la poin-» te de la baïonnette, une vigoureuse attaque des Allemands près de Ri-chebourg.L’ennemi avait détruit les défenses de fil de fer à coups de canon pour se tancer ensuite à l’assaut.Malgré leurs pertes terribles les Teutons atteignirent les tranchées où l'enfer se déchaîna sur eux des mitrailleuses et carabines.Us se replièrent et les troupes coloniales s’élancèrent en les pourchassant.L’ennemi étail complètement démoralisé.La position allemande à La Ras-•sée deviendra bientôt intenable et l’ennemi devra se retirer sur une nouvelle ligne de défense.Des hôpitaux anglais où sont cantonnés les blessés canadiens l’on rapporte que ceux-ci sont en bonne voie de guérison.MESSAGE DU GENERAL FRENCH Ottawa, 27 — Sir John French a câblé scs félicitations au premier ministre du Canada pour la belle conduite des troupes canadiennes au front.Leur héroïsme sur la première ligne et leurs grands sacrifices contribueront, dit-il.à unir les Canadiens et l'Empire Britannique nar des tiens indissolubles forgés sur le champ de bataille.En réponse, sir Robert Borden a dit qu’il est fier de ce que les Canadiens se sont montrés dignes des grandes traditions de l’armée anglaise qui s’est distinguée dans la guerre actuelle, où l’unité de l’Empire s’affirme plus que jamais.DERNIERE SORTIE ^ Le lieutenant-colonel F.A.Gascoigne fera sa dernière parade ce soir, comme commandant du de Ca rabiniers Victoria, avant d’assumer le commandement du 60e bataillon qui vient d’être créé.C’est le quatrième lieutenant-colonel que fournit te 3e Carabiniers Victoria pour le service actif depuis le commencement de la guerre.Au retour de la parade de ce soir, le lieutenant-colonel Gascoigne fera ses adieux au bataillon, f.a parade aura ’iou a 8 heures 30, de l'arsenal du bataillon.Les exercices militaires auront lieu au Champ de Mars.Le colonel C.A.Smart, commandant de la 2e brigade des Carabiniers Canadiens Montés, a reçu l'ordre hier de tenir sa brigade prête à partir pour le service actif d’outremer à bref délai.Les régiments de cette brigade sont à Niagara on the Lake, à Sherbrooke et à Amherst.Ces cavaliers iront au front comme fantassins.LES HORS DE COMBAT Ottawa, 27—Les listes de.s pertes 4; canadiennes, publiées hier, étaient ' 'eR plus longues de la semaine et contenaient des noms de soldats b’essés il v a un mois.Le bataillon Pr ocess Patricia cl le Sème bataillon, de Toronto, ont les plus fortes proportions de hors de combat sur les trois listes publiées, hier après-midi et la nuit dernière.On relève les noms des Montréa-suivants : Caporal James Hossack, blessé, Me bataillon, 721, Ave, Outremont.Charles Lauder, blessé.Princess Patricia.Arthur Gauthier, blessé, 2o bataillon.r>27, rue Dorion.Caporal Joseph Stanley Marchant, mort de blessu-, res, 2e bataillon, 36, Ouest, Ave Laurier.Lieutenant Alastair MacDou-gail Fisher, blessé, 13e bataillon 4!), I Ave Lincoln.Artilleur Charles R Niekle, blessé, 2e artillerie, 12a.rue du Jardin, Pointe Saint Charles.RUSSIE UN ECHEC DEFINITIF LE PLAN PRIMITIF DES ALLEMANDS SUR LES DEUX RIVES DE LA SAN EST REDUIT A NEANT.— LEURS AILES SONT MENACEES.Petrograd, 27.— Le communiqué officie] d’h'hm soir porte qu’une bataille désespérée sur les deux rives de la Sam, dans la région située entre Jaroslau et Przemysl s’est continuée durant toute la journée du 25.Entre Przemysl et les grands marécages du Dniester la violente canonnade ennemie a duré et les Allemands ont aussi jetii dans la mêlée des forces importantes dans le secteur de Gouss-kow et de Krukcnika.Les Russes dans eette région, ont repoussé toutes les attaques.Après un répit de 48 heures, mande un correspondant du “Morning Post”, les Teutons sont revenus à la charge en Gallcie.Ils ont apparemment utilisé cette accalmie non seulement en se ravitaillant en munitions et en comblant les vides, mais encore en refaisant l’agencement de leurs forces.Ainsi ils ont envoyé des renforts considérables de l’autre côté de la Haute Vistule pour renforcer leur aile gauche qui après sa défaite et la poursuite des Russes s’est repliée trop loin en arrière pour que le gros des troupes ennemies puisse aller de l’avant sans danger au sud de la Vistule.Les casques à pointe ont commencé à exécuter un grand mouvement (l’offensive dans la région d'Opatow pour refouler l’aile droite moscovite, et mettre à couvert la gauche de l’armée principale des envahisseurs.Nonobstant les renforts reçus, ils n’ont pas encore atteint le but.Les Russes ont repoussé leurs attaques, leur faisant subir des pertes considérables, et ont fait suivre leur succès de contre-attaques dans le cours desquels l’ennemi fut très grandement éprouvé.Dans l’intervalle, le long du principal front de bataille, reprise d’un combat acharné, surtout entre Jaroslau et Przemysl, où les Russes occupent les deux rives de la San.Les ailes des Allemands sont encore menacées par conséquent, et tant qu'ils ne seront pas parvenus à repousser les Moscovites au nord et au sud de leur principale ligne il serait téméraire de leur part de tenter de poursuivre la marche vers l'est.Des attaques énergiques le long d’une ligne déployée de Przemysl vers le sud-ouest ne sont pas encore venues à bout d’aucun retranchemnt russe.Les Allemands, encouragés par des succès temporaires remportés à deux reprises, comptaient évidemment atteindre la principale voie ferrée.Le succès de cette tentative eut dégagé la pointe du coin formé par les ennemis, et elle eut pu s’enfoncer avec une force irrésistible du côté de l’est.Voilà la raison de l’énergie avec laquelle les attaques ont été incessamment livrées à cet endroit depuis les dernières 48 heures.Les Teutons y rut envoyé des renforts, mais les Russes firent avancer leur magnifique artillerie qui enraya toutes les attaques en infligeant de grandes perles à l’ennemi.Le plan primitif des Allemands a definitivement échoué.Pour réparer cet échec, ils doivent compter sur des tactiques.Mais les Russes sont il iy- ^ Wia OMNIMa -mu ftMIfVItN» 0 IÆTTs pûWCffW %f,?rlLL|TT COMPANY UNITED TORONTO ONT.POUR .FAIRE LE SAVON,] ADOUCIR L’EAU, DESINFECTER î CABINETS D’AISANCE; :$ EGOUTS" L’ACTION MARITIME LE TRIUMPH EST COULE CE CUPRASSE ANGLAIS EST TORPILLE PAR UN SOUS MARIN DANS LES DARDANELLES.— LA MAJORITE DE L’EQUIPAGE EST SAINE ET SAUVE.ANGLETERRE TOUT POUR LE PAYS BONAR LAW DECLARE A SES PARTISANS QUE LES INTERETS DE LA NATION PRIMENT CEUX DES PARTIS.— LA PENURIE DES MUNITIONS- Londres, 27.— Le vaisseau de guerre anglais Triumph a été coulé dans les Dardanelles.La nouvelle du désastre a été officiellement annoncée hier soir.L’Amirauté anglaise annonce le desastre du Triumph de façon bien succincte.Elle dit qu’il a été torpillé par un sous-marin alors qu’il ip-puyait le corps expéditionnaire australien et néo-zeéiandais dans la péninsule de Gallipoli avant-hier et sombra peu de temps après.La plupart des officiers et des hommes, le capitaine et le commandant compris, ont été sauvés.Les torpilleurs pourchassèrent le sous-marin jusqu’au soir.Le communiqué ne dit pas si le submersible était turc ou allemand, mais il était probablement allemand, car la légation anglaise à Athènes a offert une récompîns-e à qui coulerait des sous-marins teutons qu’on suppose être dans la Méditerranée.Le vaisseau de guerre Triumph avait été bâti à Harrow en 1Ü02, pour le gouvernement de Chili ; mais il avait été acheté par l’Angleterre, en 1903.Il portait le nom de Libertad, il était du type du Constitution qui fut également acheté du Chili et rebaptisé sous le nom de Siviftsurc.Depuis l’ouverture de la guerre actuelle, le Triumph avait opéré dans ies eaux de l’est et dans les mers d’Europe.Comme vaisseau amiral de l’escadre asiatique an glaise, il prit part au bombardement de la base allemande à Tsing-Tau, en Chine, en octobre dernier, et il fut endommagé par le feu de.s forts allemands.Après la chute de Tsing-Tau.le Triumph revint aux eaux européennes, et il se joignit aux autres unités de la flotte alliée dans les opérations contre les Dardanelles.Dans la lions, les Moscovites opt démontré à maintes reprises qu’ils peuvent facilement rendre des points aux ennemis, cl même l’emporter sur eux.Le Saint-Siège L’ATTITUDE DU VATICAN ON S’ATTEND A UNE DECLARATION PROCHAINE DE BENOIT XV.—LA LIBERTE DE L EGLISE SERA RESPECTEE (?) Sur ta frontière italienne, 26, vià Chiasso et Paris 27.—Le pape Benoît XV ne s’est pas encore prononcé au sujet de rentrée de lltatie dans le conflit ; cependant une déclaration sera faite prochainement par le pape.L'* Osservatore Romano ”, l’organe du Vatican, a gardé le silence au sujet de l’ouverture des hostili-U ; il n’a publié qu’un décret de la congrégation des rites permettant aux chapelains militaires de réciter dans leu-s messes la prière “ En temps de guerre ”, Une trentaine (i autels portatifs ont été envoyés sur te front pour les camps militaire: .Le gouvernement italien se propose, assure-t-on, de maintenir loyalement tous les .U tails de la loi des garanties au sujet du Vatican.Les ambassadeurs allemands et autrichiens auprcs du Saint-Siège ont qititté l’Italie de leur propre initiative et se sont établis à Lugano, sur la frontière suisse.Le Vatican aura un service postal et télégraphique absolument indépendant et les courriers du Vatican ont la permission de passer librement en Italie sans être incommodé par le gouvernement italien.Les ambassadeurs au Vatican rinsi qu’au Quirinal auront la permission de quitter Rome et ITtaÛe quand ils le voudront FRANCE ET BELGIQUE GAINS PRES DE LA BASSEE LES ANGLAIS AVANCENT A L’EST DE FESTUBERT.— VIO-L E N T S ENGAGEMENTS AU NORD D'ARRAS : LES FRAN-C A I S PROGRESSENT.— U N AVION ENNEMI EST ABATTU.Paris, 27 — Il ressort du comma niqué officiel français d’hier soir que les Anglais ont fail de nouveaux gains du côté de La Passée.Le général French, dans son rapport, annonce lui aussi que la première armée anglaise continue à gagner du terrain à l’est de Festu-bert.Depuis le premier mai.elle a percé la ligne sur une étendue de plus de trois milles et s’est emparé d’un réseau de lignes longues de 3,200 verges.Au nord d’Arras, les Allemands se sont efforcés encore ‘désespérément de recouvrir dans la région d’Angres les positions qu’ils ont perdues avant-hier.L’engagement, d’une violence extrême, dura tout le jour.Entre les deux terrassements et a route d’Aix-Noulette à Souchez, les Français ont gagné du terrain et ils ont pris pie(j en divers endroits.Iis ont enlevé de nouvelles positions sur les hauteurs, au nord-est de la chapelle de Lorette.En dépit d’un bombardement intense, ils se sont avancés sur une étendue d’environ 200 verges dans le voisinage d'Ablain-S.-Nazaire, et ont capturé un canon à tir rapide.Un avion allemand qui a fait une envolée au-dessus de Paris, hier matin, est venu en contact avec une escadrille du camp retranché.Il lança, mais vainement, ses bombes sur Villenoy, près de Meaux.Une machine française l’a abattu dans les environs de Braine, dans la région de Soissons.Les deux occu pants furent tués.Londres, 27—Le marquis de Lans- (1’fril’,lc downe et Andrew Bonar Law, qui \ iVv\,-/'™ i font partie maintenant du nouveau î,.nAnfn‘’,I|pX,î'CJ1’1 m';^enta 1 e.lIe ministère de coalition, ont exprimé P m P*h1S’ pIiUS à leurs partisans, à une réunion des ô L?,f1î1,f.!nLCHî!1* députés unionistes (les deux chain- ‘ h i r-/' U]i ' “ batte,ie lires tenue ¦miniirriTmi .n.K a Howitzers turcs.Il subit peu de Carlton, les Sus pour lesquelles oUomane14 à ^ tail*e ,a bat' ne dëtcoam!ond’enh'er ^ ,e ^ f ^ de jours'après, alors qu’on ef- M Bonar Law a lu une lettre du l'^Trimnnf bombardaTs premier ministre, qui le sollicita forts des Da^rdaûcdes Dom nréveni” d'entrer dans la nouvelle adminis- les renforts d'arrtver aux Turcs nar uuerte ^ mener a bonne bn la la nier de Marmora.On donna au Lora Lansdowne, en ouvrant l’as- S'ia'^lle'de''Ma/dos" ou'e,’ürs du semblée, déclara qu’ordinairement bombardement laid°S' m- entré dans le flot qui passe sur la ployer chez elle ou chez les autres.' France pour laver ses erreurs et parce qu'ils -sont morts généreusement, au ] Nettoyez un paquet d’asperges, coupez les pointes et faites bouillir jusqu’à ce qu’elles soient tendres dans l’eau salée ; faites bouillir les tiges>u minutes dans une pinte de bon Fond ; mettez deux onces de beurre dans une casserole à ragoût avec 2 once farine, mélangez bien et yersez-y u fond chaud, après avoir préalablement réduit les as perges en pulpe à travers un tamis, ajoutez une chopine tait, faites bouillir et érumez.mettez les pointes dans une soupière avec une coquille de crème, versez-y la soupe bouillante, assaisonnez avec sel et poivre au goût et servez.GELEE DE POULET Cuisez le poulet dans un peu plus d’eau qu’il n’en faut pour le couvrir, laissez cuire tranquillement jusqu’à ce que la viande se détache des os et que le bouillon soit réduit à une chopine environ, assaisonnez au goût avec un peu de sel et poivre.Passez et exprimez, d'abord dans une passoire, puis dans un tissu grossier.Mettez de nouveau sur le feu et cuisez quelques minutes de plus.Met-tezTe durcir dans un légumier en terre et placez-le sur la glace dans la glacière.Servez froid en tranches ou faites-en des sandwiches avec de» tranches de pain légèrement beurrées.MESURES CONTRE LES VOLEURS D’AUTOS.Les directeurs de la “Montreal Automobile Trade Association Ltd”, ont adressé hier une supplique au ministre de !a Justice à Ottawa.Os messieurs veulent faire nunir plus sévèrement les voleurs d'aulomobi-les.car actuellement dans Montréal, i! y a une bonde organisée qui vole les voiture à essence.•Eau Purgative DIRA GUERIT RHUME.MAU-VAISE DIGESTION.CONSTIPATION.Est rmuloyée dans 1st hêpi-Uiux Pt HAblittem«ntg arolair##.Psut donnée nax enfants sans dancer.*N VENTE PARTOUT LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 27 MAI 1915 3 VOL.VI.— No FAITS-MONTREAL LE FEU CHEZ LES SOEURS 1 VN INCENDIE, HEUREUSEMENT VITE REPRIME, SE DECLARE LA NUIT DERNIERE A LA MAISON MERE DES SOEURS GRISES.Hoo VIES EN DANGER.CHOSES MUNICIPALES M.BOUCHER EST ACCULE UNE DELEGATION DE LAITIERS LUI RAPPELLE QU’ON A FAIT UNE EXCEPTION AUX REGLEMENTS MUNICIPAUX POUR UN IMPORTANT MARCHAND DE LAIT.MAISONNEUVE LES TRAVERSES Pies de huit cents vies lurent «lises en danger, ce matin de bonne heure, par un commencement d'incendie, à la maison-mère des Soeurs Grises, rues Dorchester et S.-Ma-thieu.Grâce au sang-froid du chapelain, M.l’abbé Lafortune, les pertes à déplorer sont purement matérielles et peu élevées et aucune fâcheuse panique n’est venue aggraver la situation.Le feu prit naissance dans une chambre exigüe dont on faisait un certain entrepôt.Celle-ci rase le sol, au rez-de-chaussée.Vers 2 heures, ce matin, le chapelain entendit éclater des vitres en-dessous de lui.Se laissant guider par le bruit cju'il distinguait de plus en plus, il parvint à cette pièce où les flammes faisaient déjà rage.Inquiet, il courut sonner l’alarme et, avec le Père Walsh, éveilla les vingt religieuses cl quarante vieilles femmes qui occupaient l’étage supérieur.Avant que le tumulte grandit, les pompiers de la caserne 25 débouchèrent sur les lieux.Assistés bientôt de solides renforts,.ils réussirent à enrayer tout à fait la marche des flammes.La fumée a causé sans doute de tristes dégâts, mais i! est consolant de constater que l’accident ne prit pas de proportions plus grandes.MORT ACCIDENTELLE.Le coroner McMahon a rendu un verdicl de morl accideulelle dans l’enquête faite au sujel du petit garçon de I an», Pa.riek Marlow, qui s’est noyé avant-hier, dans uni puiix, à Sainte-Anne de Bellevue.TENTATIVE DE MEURTRE.Un Malien, Joseph Caliza, a été coffré hier soir à la Longue Pointe.Le prisonnier devra répondre â une accusation de.tentative de mesure, ayant attaqué et frappé Joseph Pepini, son beau-père, avec un couteau.Et au mornenl ou la victime s’enfinail, Caliza l’aurait assommée avec une pierre.SAISIE D’UN ALAMBIC.Les officiers du revenu de l’Intérieur.accompagnés de plusieurs policiers, ont saisi un alambic, hier, au No 15, ruelle Guilbault.Un Russe.Maurice Klein, a été coffré.Il serait le propriétaire de l’appareil et subira un procès.L’AFFAIRE BIRCIIEXOl GH.Le jug" Choque! rendra jugement demain dans l’affaire James Biche-! nough, accusé de faux.I L’avocat de l’accusé, M f.aflam-me, a hier; demandé au ’tribunal e | renvoi de la plainte, alléguant cu’il | n’y-avait pas matière à procès.Lu Cour décidera.l JAMBE AMPUTEE.I 1 Un Polonais, du nom de Bazil Malluk, alias Koluk, 15 ans, a dû se faire amputer une jambe à l'hûpi-' ,ta! Généra!, à la -uile d'un fâcheux .accident dont il fut la vVlime.hier £oir.Malluk.au coin des rues S.-¦ ilacques -l Aqueduc, ayant voulu s'iuslaller sur le marche-pied d’un tramway en branle, perdit prise et alla rouler sous les roues d’arrière /«ui lui coupèrent presque la jambe.w.' tramway stoppa d’un coup, mais il était trop tard.Le blessé fut conduit au Général dans un automobile.avant l'arrivée de l’ambulance.Les médecins, après l'opération nécessaire, -conservent '.’espoir de le sauver.Malluk est un ouvrier, domicilié, croit-on, à La-r chine.Les laitiers de Montréal, qui se sont rendus chez, le maire, hier, ont acculé le docteur Boucher à une situation assez ennuyeuse.• Les délégués étaient plus de cent.Ils venaient protester contre cette clause des règlements municipaux portant que les ('tables doivent être situées au moins à 2(1 pieds des glacières.Les laitiers se sont plaints que les inspecteurs de la ville refusaient des licences à bon nombre de laitiers parce que leur étable était de quelques pieds trop près de leur glacière.C’est alors qu'ils ont porté au docteur Boucher ce coup direct : > N’est-il pas vrai, lui a demandé jt LE SERVICE VIGOUREUSE D’HYGIENE LL CONSEIL MUNICIPAL SE PROPOSE DE REORGANISER CE SERVICE.— INSPECTION DES ECOLES ET DES MANUFACTURES, ETABLISSEMENT DE GOUTTES DE LAIT, ETC.CAMPAGNE Le Conseil municipal de Maisonneuve ne néglige rien pour mettre ’es plus ier cette ville au rang des villes les p progressives.A l’assemblée d’h le Dr Pcllerin a présenté un avis de motion à l’effet de réorganiser le département d’hygiène et d’adopter pour ce département les méthodes les plus nouvelles.En quelques mots, le Dr Pelleriu a explique son projet à ses collègues ; il veut rétablissement d’un service médical d’inspection des écoles el des manufactures, ainsi que l'établissement de dispensaires et de gouttes de lait ; le service ac-uel d’hygiène n'est pas suffisant LA QUESTION DE L'ABOLITION DES TRAVERSES A NIVEAU DE L’OUEST DE LA VILLE FERA L’OBJET D’UNE VIGOUREUSE ; CAMPAGNE.DES REQUETES.Fun des délégués, que l’un des mar-i pour la population qui compte près chauds de lait les plus importants j de -40,000 âmes, de Montréal a sa glacière au second Réorganisé, le bureau étage de son établissement, soit juste au-dessus des étables, de sorte qu’il est impossible que la dislance soit de 20 pieds ?” Le docteur Boucher a bien été fur d’hygiène aura besoin de quatre médecins, d’un dentiste et d’une garde-malade.Le Dr Pelleriu insiste davantage .pour l’établissement des gouttes de lait, oeuvre essentiellement natio- ce tien pour ce laitier, et que la distance n'est pas de plus de 15 pieds entre la glacière et l’étable, mais U ajoute que si tous les laitiers pouvaient se payer une installation connue celle-là, il ne ferait pas d’objection a ce que leur glacière fut à moins de 20 pieds de leur écurie.Le« délégués ont répliqué qu’ils n’avaient pas d’objection à ce que le propriétaire en question obtienne son permis, mais ils désiraient simplement montrer comment les règlements sont observés quelques fois.M.le maire a fait remarquer au docteur Boucher qu’il devrait être tolérant pour tout le monde.Le surintendant du bureau d'Hygiène se conformera à la demande du maire.Les laitiers ont exprimé leur volonté de livrer du bon lait et ont demandé à ce qu'on poursuive ceux qui se rendent coupables de falsification.COURTE SEANCE A OUTREMONT LA CHARTE ET LES REGLEMENTS DANS LES DEUX LANGUES.— L’ECLAIRAGE.d’admettre qu’on avait fait excep- «aie: à quoi servirait notre natalité savons pas Cette ques-le conseil, proverbiale si nous ne conserver nos enfants, lion reviendra devant mercredi prochain.A la suggestion de l’échevin Morin, M.le maire Tremblay fera une démarche auprès des autorités municipales de Montréal, pour inviter la délégation des maires de l’Ouest à aller visiter Maisonneuve; les maires de l’Ouest doivent être à Montréal aujourd’hui.La "Raving and Construction Co.” a envoyé une lettre au Conseil disant qu’elle accepte de faire les travaux de la rue Aird aux mêmes conditions que pour les autres rues, où les travaux ont été faits par contrat.Sur proposition de l’échevin Morin, le conseil a décidé que tous les trottoirs du côté nord de la me Notre-Dame seront faits en ciment.Les arrangements entre la ville et la compagnie "Quebec & Lévis Ferry”.sont maintenant conclus : dès lundi le traversier de cette compagnie commencera son service entre Montréal e» Longueuil.PETIT CARNE! L’assemblée du conseil d’Outre-mont, hier soir, a été des plus courtes.Le secrétaire-trésorier a annoncé que la charte et les règlements de la ville étaient rédigés pour être imprimés dans les deux langues.Des soumissions sont demandées aux imprimeurs de la ville pour ces travaux.Des citoyens de la rue Elmwood, demeurant entre les rues Bloomfield at MeCullock ont demandé au conseil d’obliger la Montreal Light, Heat & Pos er à poser ses conduites de gaz sur leurs propriétés.L’ingénieur de la ville, M.1.Du-chastel, a été autorisé à rencontrer M.Parent, surintendant de l’éclairage à Montréal, atin d’en arriver à une entente au sujet des lumières de la rue Hutchison.L’ECOLE DK CHANT PLAMONDON.C’esl à l’Ecole Technique, sur la rue Sherbrooke Dues!, qu’aura lieu celle année, l’audition des élèves de l’Ecole de chant Plamondon.A la date du 1(i juin, un mercredi soir, on y entendra pour la première fois ici quatre cantates qui fourniront à plusieurs solistes une excellente occasion de faire valoir l'enseignement vocal reçu au cours de l’année.La Chorale Plamondon se joindra aux élèves pour la partie chorale de ces oeuvres signées de Dubois.Holmes, Delibes et Debussy.Des billets à 25.35, 50, 75 et $1.01) sont en dépôt à l’organisation des concerts Plamondon, 028 rue Sainte-Catherine Ouest, et chez Ed.Archambault, 312 Sainte-Catherine Est.CONSUL ALLEMAND AUX E.-U.TRANSFERE Seattle, Washington, 25.—Le Dr Wilhelm Mueller, consul allemand en eette ville depuis trois mois, a été transféré à Atlanta, Géorgie, et ira occuper son nouveau poste dans quelques jours, annonce-t-on aujour-dhui.Le Dr Zopfell, actuellement consul à idcnta, le remplacera.Le consul a eu maille à partir avec les autorités parce qu’il avait tenté de circonvenir un employé d'une compagnie de ch ntier maritime pour découvrir si cette compagnie ne construisait pas en secret des m-mersibles pour le Canada.INVITATION AUXJFRANÇAIS Les membres des différentes sociétés de la colonie française sont invités à assister en corps à la grande manifestation patriotique organisée par le comité de la colonie italienne, ce soir, jeudi, le 27 courant.Les sociétés précédées de leurs drapeaux se réuniront au siège de l’Union Nationale française, 347, Avenue Viger, à 7 heures el demie du soir pour se rendre ’immédiatement sur la place du Champ de Mars afin de se joindre au cortège formé par les sociétés italiennes.Cette note tiendra lieu de convocation individuelle pour les membres de l’Union Nationale française, de la France républicaine, de la Société des Vétérans de terre el de trier ei de la Société de Secours mutuels.(Communiqué).CONCERT MARIER, CE SOIR mai, qu'a lien au 27 C’est ce soir Ritz-Carlton le concert donné par les élèves de Mlle C.Marier, professeur de chant.Un programme des plus variés a été préparé et de jolis extraits des meilleurs opéras seront rendus.Les billets sont en vente à la porte.FIANÇAILLES.On annonce les fiançailles de Mlle Blanche D.Montet, fille de notre ancien collègue.M.Edmond Montet, avec M.Emile Dionne, fils de M.Auguste Dionne.L’OEUVRE DES CONVALESCENTS On nous prie d’annoncer qu'au grand concert qui sera donné au Monument National, le 3 juin, au profit de l’oeuvre si sympathique des jeunes convalescents, M.Gustave Mouette, le talentueux secrétaire général de l’A.C.J.C., fera une causerie très intéressant ¦ Une vigoureuse campagne pour | l'abolition de ces traverses à niveau qui déparent le sud-ouest de lu ville et qui en rendent les alentours inhabitables se poursuit actuellement sous la direction de citoyens il d’hommes d'affaires des quartiers intéressés, G'est ainsi qu’hier soir, M.Léon Gagné, président du comité de propagande pour l'abolition des dangereuses traverses, conviait quelques hommes d’affaires de la .partie ouest, avec les représentants des journaux, à un dîner intime au Glu! Canadien pour mettre en vedell celle question trop négligée de l’e e vation des voies ferrées dans Sainte Cunégonde et Saint-Henri.M.Gagné fit le procès des mo telles traverses à niveau el réelam l’élévation immédiate des voies I qu’ordonné, par la Commission de Chemins de fer depuis dix ans.I invoqua les raisons de sécurité pu blique, d'hygiène, d’esthétique, d iu térêt privé, commercial et généra pour que le triste état de choses a;: tuel cesse.Il montra des requêtes .cet effet signées par ti.OOtl person nés.D’après des statistiques com pi tées par des hommes d’affaires c commerçants perdent $75,00(1 an nuellcment pour les retards des vo.turcs aux traverses à niveau.Muni real est la seule grande ville d’Ame rique, croit-il, à tolérer pareil êta de choses.L’assiduité aux classes et aux of fices religieux est sérieusement al fectée par les retards survenant au traverses des voies ferrées.La pro priété souffre d'une dépréciaii marquée dans le sud-ouest depm dix ans.Le Grand-Tronc qui a ache té un grand nombre de propriété en vue de l’élévation éventuelle I ses voies, les laisse tomber en rui nés.Les autorités municipales de vraient apporter toute, leur attei: tion à régler au plus vite cet impur tant problème qui fait tant de tu .au commerce en général.Le biei des quartiers en souffrance est i, bien de toute la ville, conclut-il.M.Alfred Lambert, mantii'ucL.rier et président du comité les .faires municipales de la Champ, de Commerce, abonda dans le m.me sens.Il revendiqua pour i Chambre de Commerce le droit iC s’occuper des questions municipales qui intéressent le commerce, l'industrie et le bien-être général.Il montra combien injustement les quartiers >du sud-ouest souffraient de ces voies ferrées qui contribuaient cependant à la prospérité de toute la ville et à l’élévation desquelles toute la ville devrait s'inté resser.La population s’éloigne de ces quartiers où les travaux publics ne se font pas en prévision de Fêle vation éventuelle des voies ferrées.Depuis dix ans les petits propriétaires ne peuvent jouir de la prospérité qui a rejailli sur le reste de la ville.Par un abus intolérable provenant' de l’aiguillage des trains les qwartiers du sud-ouest sont devenus presqu’inhabitables à la grande injustice de ceux qui y ont jeté leur dévolu d'affaires.La compagnie de chemin de fer tire en longueur pour exaspérer la population et obtenir de grands concessions financières de la ville.Jamais terminus de chemin de fer dans une métropole n'a été si hideusement malpropre.En forçant la compagnie à élever ses voies un regain de vie sera donné à cette partie de Ja ville qui changerait complètement d’aspect a«i grand bien de tout le reste de la communauté qui lui est solidaire.M.Ernest Lemire, commerçant de bois, de S.-Cunégonde, un vieux citoyen du quartier, montra la tuerie qui se fait continuellement à ces vilaines traverses de mort.Ces quartiers restent pauvres à cause de ce système arriéré de terminus.Les ouvriers sont sans ouvrage.Les tra vaux d’élévation des voies pourront se faire avec économie de main-d'oeuvre et entraîner un soulagement considérable pour la population ouvrière de Montréal.Les étrangers qui entrent en ville par le Grand-Tronc doivent avoir une bien mauvaise impression de Montréal.Il faul s'agiter sans relâche pour abolir les traverses à niveau.M.Gagné, à la fin de la soirée, rappela le fait que depuis dix ans les citoyens du sud-ouest paient de NOUS AFFIRMONS QUE DE TOUS LES PAINS NOTRE PAIN DE FAMILLE eat aupérieur à tout autre quant à la saveur, ta cuisson et surtout sa facilité d'assimilation, on pourrait l’appeler un pain anti-dyspeptique.Nous recoin mandons nos pains “KREAMY” et “PARISIEN” pour leur saveur et leur haute qualité.Si votre épicier ne tient pas notre pain, téléphonez à JOS.MARTIN, Boulanger 119 avenue Brewster GRAND TRUNK sysLTEMv VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS TORONTO - DETROIT- CHICAGO INTKRNATIONAL I.IMITKD Le meilleur service au Can*ViiKons~p«laiN, bibliothèque et buffet.CHICAGO LIMITED Uuilte Montréal, 11.00 p.tn.tous les jours.\\ uKnns-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.