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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 26 février 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1934-02-26, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 26 février 1934 ivédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTIIAL TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : ., HArbour 3679 Gérant : .HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol, XXV — No 47 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique , 8 00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3 00 La lettre de S.E.Mgr Gauthier Nous publions intégralement aujourd’hui, a'vec des titres et sous-titres de notre façon, la très importante lettre pastorale dont on a commencé hier matin la lecture, dans les églises de l’archevêché de Montréal.Dès le milieu de cette semaine, nous redonnerons ce texte en brochure, dans la collection du Document, afin d’en faciliter la diffusion.Il serait presque impertinent de noire part de trop insistei sur la haute valeur de cette lettre.Rappelons-en simplement les traits principaux.Cela, nous T espérons, incitera un plus grand nombre de lecteurs, non seulement à la lire avec soin, mais à la relire et à la méditer.Les journaux de ce matin mettent en vedette surtout la partie qui concerne la C.C.F.Cela, du point de vue proprement nouvelles, est assez logique.Car la C.C.F.est au premier plan de l’actualité et tout ce qui la concerne ou la vise est, de ce point de vue, d’excellente prise.D’ailleurs, nous n avons pas connaissance qu’on ait encore consacré à la C.C.h.une d’ensemble aussi complète.Cette étude porte le souci evident d’aller au fond des choses, de serrer la vérité d aussi près que possible, de juger du point de vue de la doctrine sociale catho-lique les thèses formulées par les chefs de la C.C.h., tout^ en témoignant a leurs personnes un attentif respect.Lt c est une discussion d’idées”, selon la formule de son auteur, qui s imposera à l’attention.Mais ne serait-ce point diminuer le caractère et la portée de cette étude sur la C.C.F.que de ne pas marquer qu elle s insère dans un ensemble, dans un grand exposé doctrinal et que Mgr l’Archevêque-coadjuteur ne parle en somme de la G.C.r.que pour noter ses déficiences au regard des vérités de 1 ordre le plus général, et pour rappeler ces vérités elles-mêmes.'’ Aussi bien le vénérable auteur exprime-t-il clairement le regret qu’un certain nombre de catholiques n’étudient pas davantage les encycliques et prend-il le soin de rappeler dans cette lettre même quelques-uns des textes les plus frappants de Quadragesima Anno: le long passage sur la “rationalisation chrétienne” et la formidable dénonciation des abus de l’organisation financière contemporaine, qu’il fait précéder de ces quelques phrases particulièrement émouvantes: “Si noua voulions entreprendre le procès des méthodes financières modernes, U n’aurait rien d’honorable j>our notre temps.Ce procès, le Pape l'a instruit de main de maître et en une page saisissante.De même a-t-il fait pour les abus du capitalisme.Et qui pourrait s’en étonner?Ce qui nous préoccupe, ce n’est pas uniquement le désir de dégager l’Eglise de toute compromission: les principes memes qui nous font condamner le socialisme parer qu il porte atteinte ù la propriété privée nous obligent également à nous élever contre le capitalisme tel qu’il existe fréquemment de nos jours et dont l’une des misères est d’arriver par des voies differentes au même résultat.Vos Evêques vous rappellent justement que le capital n'est pas mauvais en soi et qu it faut se garder de penser que.la richesse est le fruit naturel de la malhonnêteté.Mais ils posent le doigt courageusement sur la misère particulière à notre époque : la concentration des richesses, les alliances économiques, le développement prodigieux du machinisme et de la surproduction.Est-ce à dire, peuvent-ils conclure, "que tout ce mouvement fébrile vers la richesse sr soif produit sans abus"?Je liens il mettre sous vos yeux la grande parole du Pape, énumérant le conséquences d'un pareil régime." Et lui-même, dans la finale de sa lettre, fait des précisions qui, si l’on tient compte particulièrement de la modération voulue de son langage, de son évident et très juste souci do ne point irriter davantage des passions déjà exacerbées, ne sauraient que faire longuement et douloureusement réfléchir: Pratiquons d’abord la justice particulière.Vos Evêques citent le cas de l'employeur qui, malgré les contrats et les engagements les plus précis, soustrait encore à l’ouvrier une partie de son salaire.L’on pourrait citer d’autres exemples; l’insuffisance du salaire en regard de profits exorbitants.Ht c’est l’exploitation du travail.Ce n’est pas sans raison que le législateur est intervenu par la loi du salaire minimum*des femmes: espérons qu’il poussera bientôt jusqu’à d’autres domaines où son intervention est également urgente.Ajoutez encore en certains endroits les conditions antihygiéniques du travail; dans nombre d’industries ce travail à la pièce qui surmène l’ouvrier cl au moyen duquel s’établit une moyenne de rendement trop élevée pour les forces humaines.le ne veux pas insinuer que tous les employeurs sont inhumains, niais la concurrence est telle qu’elle les amène à diminuer par tous les moyens le prix de revient et à rendre le travail inhumain.La nature humaine surtout est ainsi faite qu’elle ne voit (pie le profit immédiat et qu’elle n’est bridée dans ses appétits que par l.i crainte de là sanction.Seulement il est bien dommage que ces vues courtes et égoïstes jettent dans la société des germes de mécontentement.Pour les empêcher de lever en ipoissons dangereuses, il est temps que dans tout ce qui regarde le travail la justice entre en scène et soit rcspeelée.Il faut h filer de nos voeux le moment où.selon la pensée de Pie XI, ecs questions pressantes seront réglées par des conventions collectives, patrons et ouvriers établissant d’un mutuel accord un régime qui tienne compte des exigences et de* risques d’une entreprise, du bien commun, et qui se préoccupe également de garder au travail sa dignité humaine et sa rémunération suffisante.C’est un des moyens les plus sûrs de travailler nu relèvement des classes populaires, à la collaboration des divers corps professionnels et nu bon ordre de la société Le vénérable auteur, regrettant que "lanl des nôtres sem-blent ignorer qu'en matière sociale il g a une doctrine chrétienne positive", a pris soin aussi de préciser: "Je crois.que le sentiment de la responsabilité chez nos hommes publies est assez vif pour que l’on puisse espérer qu'ils se rendent compte d'une vérité’: ce n'rst pas jxtv des discours que ion peut enrager 1rs progrès du socialisme: il y faut une action résolument sociale, une économie plus humaine, au service de tous, où le bien Aintmun a priorité sur les intércls particuliers.C'est la jnirt d’amélioration (pte tous 1rs hommes de bonne volonté peuvent apporter èi l'organisme social, sans secousses violentes et sans récriminations inutiles,'' Donc, dénonciation de l'insuffisance et des erreurs d’un programme déterminé, mais dénonciation aussi des abus et des dangers du régime actuel, rappel des grandes vérités sociales, appel à l’action constructive et réformatrice.(Et l’on pent noter en passant que ce n’est qu’avec l’approbation de l'autorité diocésaine que fut publié le Programme de Restauration sociale, préparé par un groupe, de théologiens et de sociologues et publié par l'Ecole Sociale Populaire.) Ces notes sont déjà trop longues.Redisons donc simplement que cette lettre, autant par les très graves sujets qu’elle traite que par la haute autorité de son auteur, commande la plus attentive lecture, la plus vive méditation.Orner HltOUX L'actualité M.DuTremblay dictateur Je passais, rue Saint-Denis, avec un ami.Xous avons juste le temps de sauter de cité pour n'être pas salis: un bolide tombe à nos pieds, tancé par le chauffeur d'une camionnette.C’est un paquet de Presses; mais blotties dans les cinq ou six journaux de grand format, comme l’épi dans les feuilles du mais, nous discernons, mon ami et moi, trois petites Patries.Ainsi, même distribution, même ficelle, même impression, bientôt même composition.Déjà, nu moins, en partie, même information.De retour au bureau, j’eus la curiosité d’examiner les deux journaux superficiellement (on ne peut m’en demander plus!) J’en rus assez pour constater que le compte rendu du comité des bills privés de Québec était identiquement le même dans l’un et l’autre.Les photographies du service solennel pour le repos de l’âme du roi des Belges étaient aussi suffisamment semblables pour indiquer que le même photographe avait opéré pour les deux journaux.Ainsi, en achetant ta Patrie, M.du Tremblay a visé ce premier résultat, en pleine crise: accroître te chômage, réduire les places, centraliser.Qui fait pousser deux brins d’herbe où il n’y en avait qu’un est un bienfaiteur de l’humanité, dit-on; M.du Tremblay est donc un malfaiteur, puisqu’il aspire à ne faire pousser qu’une “feuille” où il en poussait deux jusque là.Le mon* de ouvrier doit lui être reconnaissant.Au reste, il faut dire que M.du Tremblay ne se lance pas au hasard.S’il a consenti à accroître le chômage, c'cst après avoir constaté que la moitié des lecteurs de la Presse étaient sous le secours direct et que les annonceurs de toute langue étaient trop sots pour s’en apercevoir.Mais quelles peuvent être les répercussions du simple point de vue moral, de cette centralisation, de la concentration entre une seule main des médiums d'information?.Ten étais rendu exactement là dans ma redaction quand on a déposé sur ma table cette communication dûment signée, et dont l'original a été adressé à M.du Tremblay: Montréal, jeudi.Je 22 février 19.14 Hon.P.-P, Du Tremblay, Prés., Journal I.a Presse, Montréal.Monsieur, Pour des raisons que plusieurs aimeraient à .connaître, votre journal n’a pas accordé à l’imposante manifestation de dimanche dernier, en faveur de monsieur Camillien Hou de.toute la publicité qu’on est en droit d’al-I en dre d’un journal “indépendant".Les amis de l’ancien maire de Montréal — et vous n’avez pas d’idée comme ses amis sont nombreux! — sont indignés de cette mesquinerie politique et je suis certain qu’ils n’hésiteraient pas à „ se coaliser pour déclarer la grève à votre journal, si vous entendiez suivre une telle ligne de conduite envers M.Houde.Que seules les personnes présentes à la manifestation de l’autne jour cessent d’acheter la Presse, et ça ne sera pas long que votre journal aura vétui.Vous savez comme moi, Monsieur le président, que la réception faite à M.Camillien Houde dimanche dernier est le plus grand triomphe populaire qu’un homme, public ait remporté jusqu'à ce jour.Et je ne puis m expliquer que la Presse, journal “indépendant".irrévocablement dévoué aux intérêts canadiens-fran-cais et catholiques QUI TRAITE TOUT LE MONDE AVEC JUSTICE", consacre des pages entières pour relater des faits qui constituent une lecture 'dépravante, comme les exploits de tristes individus tels que Caton et Starke, par exemple, et qu’ellp refuse d’accordcr toute la publicité qu’il mérite à un événement aussi Important que cette manifestation offerte à un homme de coeur, qui a fait plus que sa part pour les siens.Je termine en vous disant rrri: si vous voulez conserver à la Tresse son fort tirage, et si vous désirez que votre journal vive sans être, à la solde, d’un certain gouvernement, vous feriez mieux de changer de ligne rte conduite vis-à-vis M.Houde.Bien à vous, Benoit EISKT, 6927, rue Saint-Denis.P.S.— A leur assemblée de lundi dernier, les membres de la Fédération Populaire, section Saint-Edouard ont adopté à l'unanimité une résolution pour protester contre le compte rendu in-eorrtplet et partial que la Presse a donné de cette manifestation.M.du Tremblay se propose désormais de faire lire, à la grande majorité de la papulation qui lit, ce qu’il voudra, mais de l'empêcher de lire également ce qu’il voudra.Mo» lacunes, nos fautes, nos faiblesses, pourquoi aller en chercher la cause dans les carences de l'enseignement secondaire ou primaire?Nous avons, depuis que la Preste et la Patrie sont soeurs siamoises, un seul dictateur de l’Information, un seul maître d’école pour le* masses, une seule chaire d’enseignement populaire, C'esl M.du Tremblât/ qui la détient cette chaire, et ce qu elle en-seignera est désormais influencé par les amis politiques de M.du Tremblay, par ceux qui lui accordent des faveurs ou dont il en attend.par ceux qui Vont nommé conseiller législatif ci par ceux qui peuvent le nommer sénateur.Elle est plus influencée encore par ceux qui lui apportent de ta publtcité.Or, sonl-ce des Canadiens français?Sont-ce des Canadiens français qui ont demandé à la Presse de ne publier sur la conférence d’Adrien Arcand, ancien employé de confiance de M.du Tremblay, que 35 lignes de compte rendu, enfoui dans la 25e page?fxi Presse peut être èditoriale-ment contre M.Houde.C'est notre droit et c’est son droit.Mais, journal soi-disant de grande information.elle commente, elle prend parti, elle combat couardement un homme politique quand elle essaie de circonscrire l’éclat d’une manifestation.Celui qui met la vérité en veilleuse a du culot s’il prétend chaque jour ‘faire rayonner la vérité”.NESSUS 1 LA LETTRE PASTORALE DE S.E.MGR GAUTHIER La doctrine sociale de l'Eglise et les enseignements subversifs du temps présent Le socialisme, agent fourrier du bolchevisme — Les théories de la “Co-Operative Commonwealth Federation” examinées à la lumière du bon sens et de la foi — La rationalisation chrétienne LES ABUS DES METHODES FINANCIERES ET DU CAPITALISME CONTEMPORAINS — JUSTICE ET CHARITE Bloc-notes Sur les successions Les gouvernements des différentes provinces canadiennes ne se sont Pas encore entendus quant aux impôts successoraux payes eu double ou en triple, selon qu’un testateur laisse des biens dans deux ou trois provinces différentes.Présentement, les héritiers d’un homme qui meurt dans la province de Québec et laisse des biens dans deux ou trois provinces, dont la nôtre, commenceront par verser un impôt sur l’ensemble de la succession au fisc québécois.Puis les autres provinces réclameront, elles aussi, un impôt successoral sur la part des biens du testateur qu’il y a chez elles.Il peut se trouver, — cela est te cas actuel, — que les héritiers versent aux différents fiscs plus d’impôts qu’ils ne reçoivent de biens, en réalité.On avait parlé d’un accord quant aux taxes successorales, entre les provinces canadiennes, de façon à libérer les héritiers d’une partie de leur double ou triple série d’impôts.Mais les provinces ont jusqu’ici préféré rester dans le statu quo et laisser les héritiers se , débattre contre leurs exigences multiples.Le 7'o-rontO' Star cite le cas, tout récent, d’un prêtre qui, ayant hérité d'une succession formée en grande partie de valeurs mobilières québécoises et ontariennes, a dû payer l’impôt à Québec et à Toronto, a versé 15M>% de droits à chaque capitale et se trouve à devoir encore de l’argent au fisc, alors que le total des impôts dépasse déjà la valeur réelle présente de la succession.Le cas n’est pas exceptionnel, pour peu qu’il y ait baisse du prix des valeurs léguées, entre la date de l'ouverture do la succession et la date où il faut satisfaire les exigences du fisc.Il se trouve alors en fin de compte que les véritables héritiers, ce sont les trésoriers provinciaux.Et Dieu sait que, de ce temps-ci.ils prennent tout ce qu’ils croient devoir prendre, même si pour avoir leur dû il leur faut tout absorber.Les héritiers?Us n’ont en ce cas d’autre droit que de payer.On leur dit : “Ça n est pas vous qui avez gagné cet argent”.Ils ont beau riposter: “Ça n’est pas l’Etat non plus", ils s'entendent dire: “C’est moi, le lion, et je prends la part du lion”.Plaider?Erreur, le plus souvent.Heureux sont-ils quand ils ne se trouvent pas dans la situation de ce contribuable donl parle le Star, qui.ayant épuisé toutes les ressources de la succession, devra prendre à meme ses propres biens, s’il en a, pour contenter les exigences des fiscs québécois cl ontarien.Après quatre ans Il y aura bientôt presque quatre ans que l’on débal dans le monde politique l'opportunité rie fusionne'* ensemble les deux grands ré-seeux ferroviaires canadiens, -qunîrc ans que M.Bennett s'esl prononcé à Begina contre l’amnlgamn-tion et en faveur de la concurrence.Depuis lors, les partisans de la fusion au bénéfice du chemin de fer d'initiative privée.auquel, au reste.l’Etat commence à prêter l'appui uinn Il a de même donne lieu à pas mat ; ’ ,i*nitawa o’esl •mire roc: On* Von sidère*' gï ehose qu’unè fonction civile e, po- ranl néraleJiMit (Hif la ^centralisation ^de litjque.La question des taudis eHe-?•:“ traduction signifier, .en défini- ^ Mort de deux vieux capitaines Nécrologie tive l’abandon de la publication en ., , ¦ français de bon nombre de docu-; fal,t décongestionner le log, monts.Une autre résolution adoptée par !o* Hêléoiiéc rtemande l'nnifonilisa- BRAY A Carttervllle ie 22, a 74 sus.Jean-Baptiste Bray, epoux de feu Vlctortne Lalonde , __ BONENFANT - A Montréal, le 22.6 33 uns.Léopold Bonenfant.fils de Mme veuve Adélard Bonenfant.BOURGOIN — A Montréal, le 23 ft.27 ana.Armand Bourgoin, fils de Joseph Bourgoln et d'Adèle Descoste CASAUUT — A Verdun, le 23.a 74 ans.Charles Casault.DEGUIRE A Montréal, le 2J.à 64 ans Emmanuel Degulre époux de Paméla De- ’ °l){ffîJARDINS A Montréal le 23.ft 81 ana.Théodule DesJardins, époux de Ma- ' "oesROCHERS — A Montréal, le 23.ft 77 ans.Simeon DesRochers.époux de Mme i.’édulle Croteau.OAUDETTE - A Lowell, Mass ie 22.ft 35 ans.Mme Albert Gsudeue.née Marguerite Valois LAROCHE A Montreal, le 22, ft -.9 ans.A vil a Laroche, époux d'Eva Fournier, Fît,ION — A Montréal, le 17.Mme Josephs! Fillon, née Lily Elizabeth Madden, autrefois de Valleyflp'.d ment dans sa 60éme année , ours, marchand du Parlement du tous les bureiuix.branches, corn-missions et '.agences i récs ou nommes en vertu d'une loi du Parlement ou par arrêté du gouverneur en son conseil, en faisant et révisant toutes les traductions, d une langue dans une autre, de tous rap-• • ¦•-.•î* ¦ * .—- de lois.Sorel, 26.-— La ville de Sorel a perdu en fin de semaine deux vieux capitaines: MM.Joseph Paul et Fd-mond Desmai ais.Le capitaine Paul était Agé de "8 de 82 quinze liosaii‘ Montréal riron.Biche-a- Ihlifax 2e vice-président.M.Da- pitaine Paul a aussi passé trois ans vid Webster.Saskatoon; trésorier, au service de là Commission du M W I Somerville.Toronto; se- port de Montréal.Tl a surveille la crétaiie honoraire.M Alcide construction de nombreux remor-our la production moderne.Je conviens que cette politique ne se pratiquera pas sans que les théories présentes sur la propriété chancellent; mais cela s’impose à l’heure actuelle”.10 On peut se demander lequel de ces doux groupes l’emportera.Est-il nécessaire d’affirmer que les promoteurs même les plus modérés de ce vaste programme de socialisation, “réduisent, tellement, selon 10 mot du Pajie, le caractère individuel de la propriété privée qu’ils en arrivent pratiquement à le lui enlever”.Or sur ce point essentiel la doctrine de saint '1 bornas d’Aquin sert de base aux enseignements de Léon NUI et de Pie XI.Le droit de propriété a son fondement dans la volonté du Créateur et dans la nature de l’homme.11 faut retenir surtout la distinction posée par saint Thomas et qui projette sur ce débat une lumière si sûre: la propriété possède une double fonction: une fonction indhithidle, qui consiste pour chacun non seulement à pourvoir ù sa subsistance, mais A celle de sa famille et au patrimoine qu'il veut lui léguer; et il so trouve, comme le dit le souverain Pontife, que “l'abolit on de la propriété privée, loin de servii les intérêts de la classe ouvrière, ne pourrait que les compromettre gravement”; une fonction sociale, “parce que 1 homme est ainsi fait qu’il soigne toujours mieux son travail quand il sait qu’il en recueillera les fruits”.11 11 n’est pas de socialisation qui puisse valoir à la communauté, en-bien-être général, cet effort personnel, intéressé, qui développe l'esprit de prévoyance, rend laborieuses et discipline de lui-même les masses populaires.C’est parce qu'ils méconnaissent co facteur psychologique que le communisme et le socialisme, de même genre que la C.C.F., sont voués A un échec certain.6 Débat* de la Chambre des Communes, version trancal.se.Vol.I.xtx.p, 1790.7 Débats.J'i.3072 8 Toronto, Star, 8 déc.1932 J Le rôle de la propriété L'histoire nous apprend, du reste, et il n'est pas inutile que nous le répétions après tant d'autres, que la diffusion de la propriété individuelle suit le progrès de la civilisation et qu’elle en est un des signes les plus révélateurs.11 est d’expérience aussi que les pays qui résistent le mieux A la propagande communiste sont ceux où la petite propriété est le plus répandue.Le Pape recommande donc pour un plus grand nombre et comme un moyen de res taurat ion économique l’accession à la propriété.Rappelons ces paroles décisives de Léon XIH: La C.C.F.et le rôle de l’Etat “Ce n'est pas des lois humaines mais de la nature qu’émane le droit de propriété individuelle.L’autorité publique ne peut donc l’abolir.Elle peut seulement en tempérer l’usage et le concilier n-vec le bien commun.En premier lieu il faut que les lois publiques soient pour les propriétés privées une protection et une sauvegarde.” Et ceci nous amène à signaler un point de particulière importance: la C.C.F.enseigne sur le rôle de l’Etat une doctrine qui n’est pas exacte.Antérieurement A l'Etat, l’individu, la famille possèdent des droits dont l'Etat ne peut les déposséder, soit pour la socialisation de la propriété J ou pour son administration directe.L'hom- ; me est antérieur à l’Etat, et “la société | domestique a sur la société civile une I priorité logique et une priorité réelle”.| Sans doute, ainsi que le Pape le remar- ( que, “il y a certaines catégories de biens .pour lesquels on peut soutenir avec raison | qu’ils doivent être réservés à la collée- ' tivité, lorsqu'ils en viennent à conférer une puissance économique telle qu'elle ne peut, sans danger pour le bien public, être laissées entre les mains des personnes privées”.1 * Il est par exemple des services d'utilité publique si considérables que l'Etat peut juger nécessaire de les diriger im-même ou de les faire exploiter en régie.Mais il faudra jirocéder chaque fois avec maturité, dans l'unique souci de la prospérité commune; et “la socialisation doit être limitée à une minorité d’entreprises: autrement elle alxiutirait par la force des choses au collectivisme”.14 Jamais, je pense, l'on n'a défini avec une aussi ferme lucidité et dans une forme plus concrète toute la politique sociale de l’Etat que dans cette page où Pio XI nous en livre la charte doctrinale: “De mémo qu’on ne peut enlever aux particuliers, jiour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d'ordre, inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d'un rang plus ; élevé, les fonctions qu'ils sont en mesure | de remplir eux-mêmes.L’objet naturel de.toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber.Que l’autorité publique abandonne donc aux groupements de rang inférieur le soin des affaires de moindre importance où se disperserait à l’excès son effort; elle pourra dès lors assurer plus librement, plus puissamment, plus efficacement las fonctions qui n’appartiennent qu’à elle, parce qu’elle seule peut les remplir: diriger, surveiller, stimuler, contenir selon que le comportent les circonstances ou l'exige la nécestité.Que les gouvernements en soient donc bien persuadés: plus parfaitement sera réalisé l'ordre hiérarchique des divers groupements selon ce principe da la fonction supplétive de toute collectivité, plus grandes seront l’autorité et la puissance sociale, plus heureux et plus prospère l’état des affaires publiques.” La C.C.F.et la lutte des classes L’enquête ne nous conduit pas à des conclusions moins troublantes au sujet de la lutte des classes que comporte la réforme de k C.C.F.Elle y paraît comme une nécessité.Les réquisitoires véhéments des propagandistes ue la C.C.F.sur la grande pit ié de la classe ouvrière, sur les fautes des classes dirigeantes et sur le capitalisme, que l'on rend responsable des malheurs actuels, alors que tant de causes v ont contribué, créent déjà dans les auditoires un ressentiment dangereux.A cette époque de gêne, d'énervement et d’inactivité, c'est un autre ton qu’il faut prendre.11 est imprudent aussi de parler toujours et partout de révolution, même s’il s’agissait , comme ou l'explique après coup, “de révolution mentale et pacifique".11 est à craindre que le peuple qui a goûté les violences de langage ne soit plus là pour entendre le correctif.Notons aussi telle doctrine sur le salaire et la plus-value qui ressemble de trop près à du Karl Marx ot qui ne se réaliserait pas, on le prévoit aisément, sans résistance.Et pourtant, l’un des Co-Ops le déclarait à la Chambre le 1er février 1933: “Notre groupe est décidé à atteindre le but qu’il a en vue par des méthodes pacifiques et tout en respectant l’ordre public”.14 Le nouveau part: semble donc condamner les procédés du communisme soviétique et n’avoir rien à faire avec l’Internationale rouge.Il s’en défend au surplus énergiquement.“La C.C.F.n‘a aucune liaison avec Moscou, absolument aucune”.1 a “Nous n’avons pas et n’avons jamais eu affaire à Moscou.Nous ne prenons pas d’argent, nous ne prenons pas d’ordre de Moscou”.17 II n’est pas de raison décisive de penser le contraire, et nous ne demandons pas mieux que de croire sur parole.Nous sern-t-il permis cependant de souligner et de regretter les sympathies trop bruyantes de la C.C.F.pour l’expérience îles Soviets?— Les commentaires des Co-Ops autour de l’article 98 ne sont pas moins suggestifs.Et pourquoi ces protecteurs de Tordre national interviennent-ils en faveur des communistes?Et pourquoi l'article 12 du programme de Régina réelanie-t-il la liberté de parole et d’assemblée pour fous, sans exception évidemment pour les communistes révolutionnaires ?La C.C.F.et la force Ce qui nous inquiète davantage, ce sont les affirmations catégoriques du nouveau groupe où il apparaît clairement que si, (xnir arriver au but, le recours à la force n’est pas le moyen dont on aimerait se servir, —la manière légale, politique, constitutionnelle vaudrai mieux sans doute, — il pourrait bien être le moyen exceptionnel, regrettable tant qu’on voudra, mais nécessaire.Et voici des paroles qui nbus en convainquent.En Chambre, le 1er février 1933, après avoir déclaré des internions très pacifistes, l’on ajoute: “11 se peut que le recoure à la force soit inévitable, oui, si certaines gens persistent dans leur attitude et si l’on refuse aux citoyens de ce pays le droit de vivre ser ce* changements.H nous faut faire l’effort requis.Des gens nous rétorquent que c’est du socialisme, du communisme, c’en est peut-être.Qu’importe, mais enfiu quel est le maître en ce pays?”** Il faut retenir avec soin de telles paroles qui révèlent dans une lumière inquiétante le fond des idées et des intentions.Il y a souvent dans les partis politiques comme dans les familles des enfants terribles qui disent tout haut leurs pensées au risque d’embarrasser leurs chefs ou leur entourage.La C.C.F, n’en manque pas, et l’un d’eux nous déclare: “Tous les progrès réalisés l’ont été au prix de bien du sang et des larmes.Mais la coopération est impossible entre les exploités et les exploiteurs.Il n’y a pas de coopération entre le loup et l’agneau tant que celui-ci n’a pas été dévoré.Il n’y a pas de coopération entre les ouvriers et les patrons à cause de l’exploitation inhérente au système”.7* Et nous, nous disons que si les dirigeants de la C.C.F.ne voulaient en aucune cir-snstance, comme un moyen ordinaire ou exceptionnel, de la lutte des classes et du recours à la force — ce qui ne ressort pas précisément des textes que nous venons de citer — ils y seront portés rapidement et malgré eux en vertu des principes et des actes qu'ils ont posés.Comment peuvent-ils espérer qu’un tel changement s’opère sans effraction et que tant de gens, parmi les plus puissants, se laissent bousculer et déposséder sans protestation et sans représailles ?Le groupe modéré est déjà débordé >ar les outrances de l’extrême gauche, ussira-t-il à faire prévaloir les méthodes pacifiques qui lui paraissent la manœuvre la plus habile?Et s'il tenait à garder des idées modérées, survivrait-il longtemps au triomphe du parti ?Il faudrait ne pas savoir, comme nous savons, ce qui se passe au sein de la C.C.F., et oublier l'histoire, pour ne pas en douter.Le socialisme ne sera toujours que le précurseur du communisme.Se trouverait-il des catholiques qui eussent encore la naïveté de penser qu’il ieumiiiîrait de s'embrigader dans la C.C.F.pour y imposer des idées de mesure et de justice?Ce qui est plutôt certain, c’est qu’ils seront les premières victimes.“De quelle force supérieure et d’ordre moral.?Enfin île quelle force supérieure et d'ordre moral a-t-on pénétré cette Réforme sociale ?Car c’est d’une réforme que l’on nous parle, complète, radicale, de fond en comble.Pour empêcher les soulèvements d’une masse populaire dont on exalte faussement les droits méprisés et pour convaincre de se dépouiller la classe possédante dont on exagère passionnément les torts et les devoirs, de quel moyen merveilleux dispose-t-on ?Le nouveau système ne nous offre qu’une conception matérialiste de l'ordre social.C’est le dernier point que nous devons expliquer.L’homme, assurément, peut chercher A acquérir les biens matériels, et, nous l’avons vu, ce n’est pas l’Eglise qui l’en empêche.Un chrétien n’ignore pas toutefois que sa raison d’être et sa fin sont de rejoindre un jour le Dieu qui l’a créé, et il prépare cette récompense dans l’amour et le service de son Seigneur, ce qui veut dire dans l’accomplissement des devoirs que lui impose sa qualité d’être raisonnable et social.Car, ne.l’oublions pas, il est chrétien dans son activité publique comme dans son activité privée.Les sociétés comme les individus doivent reconnaître Dieu et se soumettre à sa loi.C’est même la première responsabilité de ceux qui gouvernent de respecter cette hiérarchie providentielle et de protéger d’abord les valeurs spirituelles des jieuples.Us se rappelleront d’ailleurs que l’autorité sociale “ne peut se fonder sur les intérêts temporels et matériels, mais ne peut venir que de Dieu, créateur et fin dernière de toutes choses”.-3 Ces considérations ne sont pas superflues à une époque où de par le monde on médite de jeter les bases d’un ordre nouveau.Je veux citer intégralement le paragraphe de Pie XI intitulé “Rationalisation chrétienne”, et dont on admire dans les milieux les plus divers la sagesse et la sérénité; La “rationalisation chrétienne" Iteiiii* l/Pader.23 Débats, p.1800 déc.1932.lia.P- Ilar, q.66 M AGASI NS ir^hlON-PRAFT Jgcha&teuî, limitée Jluisou ïJjt iïUMdù'n/u’JhMiCMJe ûuceMïwitiajlej.rû’L cêlèMeS Pé/miettti dans une certaine aisance.Si un grand: nombre de gens prétendent que nous ne pouvons poursuivre notre œuvre constitutionnellement, et si l’on nous laisse : entendre qu’il ne nous sera pas permis de le faire constitutionnellement, yen on ne alors ne peut prédire ce qui se passera".1 * i \ Saskatoon le mémo orateur disait: “Or ' comment allons nous acquérir ce pouvoir?Pour moi c’est une question d'ordre pratique.11 y a des cens dans nos organisations ouvrières, de même que dans les associations d'agriculteurs, qui prétendent I oue la seule chose à faire aujourd’hui est ! d'acquérir ce pouvoir par la force, par lo j recoure aux armes, ou la violence, ou quelque chose dans ce genre.Bien entendu, depuis que le gouvernement fédéral a mis tant d’ardeur à suiiiirinier ceux qui pré-I ronisent le recours n la force, cette opinion n’a pas été aussi ouvertement exprimée.Néanmoins, il \ en a qui croient consciencieusement et fermement que c'est le seul moyen d’atteindre notre but.(Vin ne me acÂidsUise pas autant que d’autres, enr s'il est juste pour une nation d’en vaincre une autre par la force, il est juste égale-uicïif peur une classe d'en vaincre une autre par les mêmes moyens'1,1 Qu'on se souvienne des discours prononcés à Moose-Juw et à London: ' Les autorités fédérales ont la haute main sur les troupes et les tribunaux, et le travail organisé ne pourra obtenir ce qu’il veut tant qu’il n’aura pas, de quelque manière, mis la main sur les troupes et les tribunaux”.** —“Nous devons nous grouper pour impo- 12 Rcrum novsninv 13 Uii«draiii'«iin>Martin DISCUSSION SUR LE MARIAGE Mercredi soir, à 8 h.15.à la salle académique du Gesù, le cercle Félix-Martin de l'A.G.J.G.donnera une séance de discussion sur le mariage.Trois conférenciers étudieront le sujet de différents points de vue.M.Philippe Fcrland, e.e.d., traitera de “La doctrine catholioue sur le mariage”; M.Jean-Louis Dorais, avocat, parlera du divorce et M.Paul Dumas, e.e.m.de “La limitation des naissances".Le président d’honneur «le la soirée sera le Dr Jean-Baptiste Prince, et le président actif, M.Ulysse Racine, industriel, vice-président du cercle Félix-Martin.M.Gustave Daignauit.violoniste, et M.Louis Lapointe, baryton, exécuteront le programme musical.L’entrée sera libre.^4^ JT'— -r, «¦ « « ,1,-, S $ m g par Pierre VILLETARD § Feuilleton du “Devoir” John chez les Cigales par Pierre VILLETARD 11,3 (suite) Pour Christiane, la présence de John avait eu, dès les premiers jours, des conséquences bizarres et très imprévues.Décidée à notifier aux Fabreguette la résolution qu’elle avait prise d’épouser Maxime, elle comprit bientôt que les Trotabas n’occupaient plus dans l’esprit de son cousin qu’une place secondaire.Le petit homme ne parlait guère que de John Perkins.Gettc nouvelle marotte absorbait toutes scs pensées.Sans doute, le fidèle Maxime poussait encore chaque matin la porte à claire-voie, mais le plus souvent Christiane se dérobait au rendez-vous; la chose nmintonanl lui était facile, car elle trouvait dans l’attitude de Fabreguette un encouragement.De fait, celle-ci s’était modifiée.Si, d'aventure, le petit homme rencontrait Maxime il lui donnait une poignée de main distraite, presque indifférente.Un jour, même, il refusa le goûter auquel l’avait convié Mme Trotabas: Je n'ai pas le temps, répondit-il.Nous verrons plus tard.Cette mauvaise défaite indisposa Mme Trotabas qui, loin d’approu-| ver comme tout le conseil municipal l’initiative généreuse des Fabreguette.déclara nettement à son | fils, puis aux voisins, que “dans les circonstances actuelles” elle la j considérait comme une maladrcs-; se, pis, une inconvenance, Làdcv sus.Napoléon fit grief à la châtelaine de n’avoir pris que deux fois des nouvelles de l'aviateur et la compara désavantageusement à certains amis dont la sollicitude “lui touchait le coeur”.Dès lors, il y eut un refroidissement entre les familles.Bientôt même Fabreguette ne se gêna plus pour décocher, durant les repas, des flèches empoisonnées aux "chers Trotabas”.Oui, oui, déclarait-il, Maxime est un bon garçon.je ne dis pas le contraire .N’empêche qu’il n'aurait jamais décroché dans le ciel ces gothas du diable.Surprise d'abord, Christiane perçu! bien vite les avantages de cette situation.Pareille au prisonnier qui soit s’ouvrir la porte de son cachot.elle respira, de nouveau, l’air salubre et le vif de la liberté.Peut-être scs cousins n'cxigeraicnt-ils plus qu’elle épousât le fils Trotabas.Un matin, comme elle venait d’apporter le déjeuner à John, Christiane observa que celui-ci avait l’air encore plus gai que les autres jours.Le jeune homme la pria d’ouvrir la fenêtre et.s’étaiQ redressé, il but longuement, avidement, le parfum sauvage qui venait, tout à coup, de remplir la chambre: — C’est l’époque du “querlet” ex-pliqua Christiane.Maintenant, les collines sont violettes de fleurs.L’Américain eut une moue d’enfant: - Le «lueriel! dit-il.oh!.j’aimerais ceci.je voudrais connaître .C’est très facile, dit Christiane en riant.S’il ne faut que cela pour vous faire plaisir.J’irai vous cueillir moi-mème une botte de querlets.—Oh! merci'.merci.fit le jeune homme avec effusion.Vous êtes vraiment bonne.Je nr savais pas qu’il y eût en France de si bonnes jeunes filles.Christiane s’enfuit, un peu rougissante.Elle décrocha son chapeau de paille dans le vestibule, descendit au jardin, puis, hâtivement.traversa la place.Au delà de In chapelle Saint-François, un sentier s'enfonçait dans la monta-gnette, entre (leux baies étincelantes de grm'ts d'Espagne, Cette ma- tinee encore fraîche et pleine de chants d’oiseajix était délicieuse.Christiane se dirigeait vers l’un de ces ravins pierreux abrités du vent où le "querlet” donne ses plus belles fleurs.Soudain elle entendit des pas derrière elle.Elle se retourna: Maxime Trotabas venait d’apparaltre.Evidemment, il l'avait suivie, mais, puisqu’elle ne pouvait l’éviter, mieux valait Tat-tendre.Bonjour, mademoiselle, lui dit le jeune homme.Gomme vous marchez vite! il me semble que vous marchez aussi vite que moi.répondit-elle un peu sèchement.Aussi hier.reprit Maxime, vous m'y obligez, puisque c’est ici qu'i! faut veni'' pour vous faire visite.Maxime, dans b.colline, était un autre homme.Il ne souriait plus et fouaillait rageusement, de son gourdin, un buisson de cistes.Mademoiselle Christiane, pour-sitivil-it, jr voulais vou: demander une explication.Il j a huit Jours.—Huit jours, monsieur Maxime.Que voulez-vous dire?- 11 y a huit jours qu'est expiré le délai que vous m’aviez fixé pour me donner une réponse définitive.—Ah! fit Christiane étourdiment, je n’y pensais plus.Maxime Trotabas mordit sa lèvre: -—Alors, mademoiselle?Us étaient seuls, face à face, et Christiane comprit, cette fois, qu’il lui fallait donner à Maxime l'explication loysle qu’il sollicitait: Eh bien, non, dit-elle.Pardonnez-moi ce nt reçu le droit de propriété d a bord, rappelle Pie XI, “pour que hacun puisse pourvoir à sa subsis biner et à celle des siens”, et en uite pour que, “grâce à cette ins-itution (de la propriété privée), participation s biens mis par le Lrcateur a la disposition de l'humanité reniplts-ont effectivement leur destination: e qui ne peut être réalisé que par le maintien d’un ordre certain et mettre en social du lui enlève souvent le aus- ehose Les biens! peuvent sc divi- j ce (pii est néers-vl-su bien réglé”.On ne saurait assez évidence le caractère droit (b* propriété qui ect aspect égoïste qui si rend odieux.Essayons de rendre la si claire que possible, que l’on possède ser en deux lots: xnire pour vivre et pour bien vre, d’une part; et de l'autre le .nerfhi.Sans doute je sais bien que la ligne de démarcation entre les; deux espèces de biens n'est pas fa- ! cile à établir.Mais si loin qu’on la, place, il vient toujours un moment.! où, pour le sens commun, il v a un i superflu! Or eette distinction établie, voici I la doctrine de l'Eglise: seule lai propriété du “suffisant’ est un! droit absolu; la suvubotulance n'est < (Tii’une gestion pour le cnmptr ' d’autrui une propriété fiduciaire, une intendance, une tutelle qui s’exerce pour le bien de In communauté et dam l’intérêt de relie-1 ci” (1).E est de 1 ouldj de celte vérité i fondamentale que sont nées toutes le réclame, de déterminer, à la lumière de la loi naturelle et divi-1 impérieux ne.l’usage que les propriétaires j ponde, i! pourront ou ne pourront pas faire de leurs biens".Pie Xt cite ce passage de l’Encs clique fienim Novarum: “Ce n’est pas des lois humaines mais de la nature qu’émane le droit de propriété individuelle; l’autorité publique ne peut donc l’abolir; tout ce qu'elle peut» c’est d’en tempérer l'usage et de la concilier avec le bien commun".Mois il ajoute immédiatement: “Lorsque l’autorité publique concilie ainsi le droit de propriété avec les exigences de Tinté rèt général, loin de sc montrer l’ennemie de ceux qui possèdent, elle leur rend un bienveillant service; ce faisant, en effet, clic empêche la propriété privée, que dans sa Providence, le Créateur a instituée pour Futilité de la vie humaine, d'entraîner des maux intolérables et de préparer ainsi sa propre disparition.Loin d’opprimer la propriété.elle la défend; loin de Taf- A mesure qu’il graudil si l’on n'y met ordre, il semble croire que tout lui est dû.il accepte sans dire mot, à moins que sa mère! ne l’ait patiemment exercé à pro-| férer un merci.Quant au papa, ill s’émerveille: “C’est déjà un homme!” Itien de plus.vrai; déjà le portrait de son père.Très tôt, avec scs camarades, il ne pense qu’à soi, rapporte lout à soi, cheiche avant tout son plaisir: spontanément, il s’attribue ce qu’il y a de mieux, s’empare de la plus grosse part, exige qu'on obéisse à ses caprices.On ne commencera jamais trop tôt à réprimer les saillies inconscientes, à apprivoiser ce jeune fauve.Il s’agit d’éducation, c’est-à-dire, tirer l’enfant hors de la gangue qui l'enserre, il s'agit de l'élever, c’est-à-dire, de travailler à son ascension, au lieu de nourrir à son égard un culte qui confine à l’idôlatrie.Le père, la mère, c’est entendu, tiennent en réserve des trésors d’affection, à tel point que la mère ejiérira son enfant plus que son mari et que le père l’affectionnera plus (pie sa femme.Au lieu de réagir, ou bien les parents laissenl se fortifier ces ma-i ifestations de l’égoïsme, ou bien ce qui est pire, encourageront ces impulsions mauvaises.“Cc n’est pas parce qu’il c.sl mon fils, mais il est si fin.si déluré!’’ Dans les doux cas, les parents manquent à leur mission providentielle.S’il y a plusieurs enfants au foyer, prenons garde qu’il ne s’en rencontre un qui confisque les préférences du père ou de la mère.Tout au favori, rien pour les autres; tout lui est permis, puisqu’il est sans défauts: on réserve aux autres une sévérité toujours ci» éveil.Celui-là, on le comble de faveurs, on l’accable dr compliments, on lui concède maints passe-droits, surtout, on lui épargne réprimandes et châtiments, "La pauvret aura assez à souffrir plus tard”.On le dorlote, on note ses bons mots, on tombe à la renverse devant scs faits et gestes.“C’est une perle, un prodige!" Et le petit monstre s’enfonce dans l’égoïsme; l’égoïsme s'enracine dans son coeur.A scs exigences, ou répond par des caresses et des baisers; on s’évertue à devancer scs fantaisies.“Cher petit trésor de mon coeur, (pic ne puis-je te dévorer!” Parmi tant d’enfants malheureux, le plus à plaindre, le plus j exposé à verser dans l’égoïsme, el Canadian Pacific .Commercial Solvents Chrysler Motors Columbia G a- & Elec Con».Ga.fi of New York Continental Can Co.Com Products Commonwealth Southern Dupont .Elec Power S’, Light Corp General Foods Corp.General Motors Gillette General Electric General Rail.Signal Hudson Motors Int Tel.At TO Co.Johns Manville .Kennecott Copper Loews Theatres Mack Tr«tcks Montgomery point enregistré par Johnny Gottselig alors (pie Sylvio Mantha prétendait que la rondelle avait été poussée dans les filets de Chabot par aj main de Gottselig et non par son bâton etq ne «le plus le joueur du Chicago était dans le rectangle du gardien de but, ce qui constitue une interférence.Disons immédiatement que les arbitres Bell et Mallinson furent aussi nuis el aussi incompétents que le furent Hevvitson et Hodden jeudi soir dernier lors du match Montréal-Canadien.Décidément le club Canadien ne peut obtenir jus-lice des officiels nommés par M.Frank Patrick et le Bleu Blanc Bouge doit non seulement vaincre le club adversaire mais aussi batailler contre des décisions erron-nées et ridicules et souvent nos joueurs sont envoyés au banc du pénitencier pour des offenses imn-finaires ou pour des fautes qui sont pardonnées aux adversaires des Habitants.MM.Patrick et Cal-der sont pourtant présents à pres- îrt.ÿ'.A.A,lfiMf.ï!iÎL,'“iŒ veut voir aussi le Céphise, qui a tant de ressemblance avec certains “mas” provençaux; ce fleuve u’a probablement jamais été qu’un ruisseau, mais ne reprochons pas aux Grecs leur faculté d'illusion; le voyageur la partage lorsqu'il re- y est très élevé.Dans le contraste des maisons européennes et orientales, l’iirbaiKSine est difficile.Les fleurs On a soutenu que les Athéniennes étaient laides sous Périclès; voit par la pensée le paysage décrit ait)rs 0nes ont bien changé.Il faut par IMaton.Mais nous ne sommes savoir aussi que les fleurs et les plus dans l'illusion quand, souvent boutiques de fleurs sont une des grise, la ville nous apparaît dans la lumière.beautés nie l’Athènes moderne.M Turck note aussi les villégiatures, Société St-jean-Baptiste CONVOCATIONS !)!: LA SEMAINE Le secrétariat de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal reçoit tous les jours, de ses différentes sections, des rapports encourageants concernant la campagne de recrutement de la Société à l’occasion de l’année du centenaire.Les Comités régionaux et les sections rivalisent de zèle afin de gagner les prix promis à celui des comités dont les sections auront le plus nombreux effectif et à celle des sections qui aura recruté le plus de membres.Voici, cette semaine, les principales réunions du Conseil général, des sections et des comités spéciaux.LLNDI 26 FEVRIER: Soirée paroissiale de la section Saint-Clément, k 8h.15, au sous-sol de l’église.Orateurs: Me Demetrius Baril, avocat, qui parlera de l’achat des produits canadiens et de l’en-donner aux nôtres orrain, journaliste, Iurck noie aussi tes villégiatures., .les quartiers d’artisans, les petites | l ouragemcru a , églises, les modestes chapelles, le c‘l '• Levis lv "il! J' barrage de marbre qui garde une H»» ^posera certains aspects du ^ réserve d’eau qui pourrait fournir commerce canadien-français Cette .us pene-l .nh.sieurs années soirée est sous la présidence d hon- Nomination de trois juges MM.Alfrtd Forcit, d* Montréal, et Alexandre Guibaulf- l°" liotte, succèdent aux juges Martineau et Brossard.à la Cour supérieure — M.Cordon MacKinnon remplace le juge Lena, à sa retraite Ottawa, 20.-^Ücflliinet fédéral 1 nommé samedi les trois avocats mivants: MM.Alfred Forest, C.R.et C.-Gordou MacKinnon, C.R-, tous deux de Montréal, et M.J.-Alexandre Guibault, C.R., de JolieUe, juges puînés de la Cour supérieure, à Montréal.Ces trois juges succéderont aux juges Martineau et Bros-sard, décédés récemment, et à M.le juge Lane, qui « pris sa retraite.M.la juge Forest M.Forest est né à Rawdon, comté de Montcalm.Fils d’Urgel Forest et d’Eliza Mousseau, il fil ses études classiques au séminaire de JolieUe puis au Collège de Montréal; ses études de droit è l’Université Laval.Montréal.Admis au barreau en 1908, il pratiqua le droit comme associé avec feu le juge Martineau de l’étude Martineau & Uelphausse.Plus tard, il entra à l’étude de sir P.-E.Leblanc et de feu Edouard Brossard.En 1918, après la mort de sir P.-E.Leblanc, il organisa une nouvelle étude sous les noms de Forest, lAilon-de.Coffin & Binard.Durant la guerre, il avait été juge d’exemptions, k Ottawa.Candidat conservateur dans l'As-somption-Montcalin, en 1921, il fut défait comme tous les autres candidats conservateurs de la province, à cause de la question de la conscription.En 1926, de nouveau candidat, il fut aussi défait.En 1922, M.Meigren fit une tournée à travers le Canada, prêchant la protection.M.Forest était son principal lieutenant à Montréal.En 1924, il fut délégué au congrès du barreau de Paris.11 visita neur de M.le curé L.-A.Desjardins.Des artistes exécuteront un programme de chant et de musique.Dames cl messieurs sont invités.Entrée libre à Ottawa, ancien premier ministre de la province de Québec et ancien juge de la Cour supérieure.M.la juga Guibault M.J.-Alexandre Guibault est âgé de (13 ans.Il est né à JolieUe et y a constamment demeuré.Il fit ses éludes classiques au séminaire de Joliette et étudia le droit dans une étude.Avocat depuis 1895, il a pratiqué avec feu J.-Adolphe Renaud.Candidat conservateur dans Joliette en 1908, il fut défaut par le magistrat Dubeau.Echevin pendant trois ans, il fut maire de Jo-liette pendant onze -ns, de !9A{i à 1920.Il a été a la fois president d-t l’Association libérale-conservatrice de Joliette et de l'Idée çoustjvatri-ee.Il fut délégué au congrès de Winnipeg en 1927.M.Guibault est directeur et avo-cat-conseü de l’Union Saint-Joseph du Canada depuis 1911.Depuis 1924, il pratique le droit avec son fils, Guy.Leur étude est connue sous le nom de Guibault & Guibault.Depuis 1897, il a pris part à toutes les campagnes électorales des comtés de Berthier, Montrai met l’Assomption.M.Guibault est président du Club de chasse et de pèche de Joliette, Chevalier de Colomb, ete.M.la juge MacKinnon M.MacKinnon est membre de l’étude Mann & MacKinnon.M.MacKinnon est né à Cowansville, P.Q., le 11 mai 1879.Il étudia au collège de Lennoxville et à l’Université McGill.Il alla compléter ses études de droit à l’Université de Montpellier, France.11 avait fait précédemment un stage aux études de McGibbon, Casgrafn & Mitchell et de Campbell, Meredith & Holden.Il devint lieutenant lors de I;, déclaration de la guerre et débarqua avec les troupes canadiennes en France en 1915.Il fit le service jusqu’en avril 1919.Il est revenu major.II fut décoré de l’Ordre de l’Empire britannique.A son retour au Canada, il reprit la pratique du droit à l’étude de Foster, Mann, Place & C/e.En 1927, il s'associa avec Mann.M.MacKinnon est membre du University Club, du ( St.James Club et du Forest & Streams Club.le juge ALFRED FOREST D'abord nous avons connaissan ce du majestueux Rentélique, de l’Hymette, “noble trapèze et du Bois s-acré.Puis, nous | Athènes pendant plusieurs années Irons dans 1 Acropole.M.Fuwk ra-: c,ls ^ disette.Le conférencier conte qu’iil a rencontré un veilleur : parle aussj (k ,n ]limière a de nuit qui avait cent dix ai s , |„qUejje Athènes resplendit.lorsqu U la vu pour la dernière que.Dames et messieurs sont in- Londres en même temps.M.Fo- fois et qui n’était jamais descendu M, David vités.Entrée libre, cest est membre de l’Association du dans la basse ville.Assemblée bimensuelle de la sec-i barreau canadien, depuis sa fon- .A .M.Athanase David a remercié M.tion Saint-Jean-Berchmans, à 8I1.dation eu 1017.Fl a tou- Tous ne voient pas Athene» j Turck Vous nous avez montré 15, k la salle Rochon, 5888, rue Pu- jours été un homme assidu à son Athènes couronnée de violettes, dit- pineau.La principale question à ; travail professionnel, il a plaidé 1 j jusque devant le Conseil privé.M.Forest est l’un des principaux organisateurs du congrès conservateur de 1927, à Winnipeg, alors que M.Bennett a été choisi comme chef du parti.M.Forest est membre du comité d’administration de la justice, district de Montréal, du barreau; membre du comité legal de l’Association conservatrice; membre du Cercle universitaire; membre de l’Alliance française, etc.M.Forest a fait sept voyages en Europe.H est le septième fils d’une fa- ‘Tyrique impénitent” qui suivait les ombres de Byron et de Chateaubriand.Barrés a-t-i compris Athènes et l’Attiqne?M.Turck en doute.Autrement, quel besoin pouvait le pousser à l’heure où le crépuscule pose ses violettes au sommet de l’Acropole, quel besoin avait-il de.tourner les yeux vers sa Lorraine?H a senti l’Espagne et ITtalie, mais pas la Grèce.C’est une preuve que chaque homme n’a pas les réactions de son voisin.Pour aimer et connaître Athènes il faut, pour ainsi dire* ‘‘être en état de grâce”.A part le monument de Philopapas tout y est beau en soi.Rien n’y étonne par l’énorme et le démesuré.Dans la partie occidentale de la ville s’étendent les ruines d’une vraie ville rupestre, et c'est une assez fantastique vision.M.Turck parle ensuite du Parthenon, des collines sacrées, de la vue qu’on a du haut du Pnyx; là-dessus il dit que “les Grecs, ce peuple heureux, ne connaissaient pas la pudeur'', cl il raconte la légende de Phryné.qu’il n’en connaissait pas de pa- Assemblée bimensuelle de la score,lie.Je veux simplement dire que tion Saint-Arsène, à 8h, 45, au sous-partout où ou observe, on trouve soi du presbytère.une beauté.L’assistance A la table d’honneur: M.cl Madame Arthur Vallée, M.et Madame René Turck, M.et Madame Atha-nase David.Aux autres tables: M.le sénateur Beaubien, sir J.-M.Tellicr, lady Tellicr, Mlle Madeleine Tellicr.Mlle Jeanne Tellicr, M.le juge Rivard, M.Henri de Clerval, M.Robert Hurel, M.et Madame M.de j Roussv de Sales.M.Alfred Tarut.j M.et Mme Marlewski, M.et Mme Georges Pelletier, M.et Mme Arthur Surveyor.M.et Mme de Rou mefort, M.et Mme Bousquet, M.et Mme J.-Alex.Prud’homme, Mlle Turck, M.et Mme Pierre Masson, M.Damien Masson.M.et Mme L.de L.Harwood, M.Jean Masson, M.et Mme L.-4».Beaubien, M.et Mme Kug, Saint-Jacques.M.et Mme Olivier Rolland, M, et Mme Maxime Réunion ordinaire de la section Saint-Edouard h la salle du foyer, angle de* rues Saint-Denis et Beau-bien.Séance régulière de la section Saint-Enfant-Jcsus et Saint-Geor-rics, à 8h.30.à la salle de la Conférence de Saint-Vincent de Paul, à l’angle du boulevard Saint-Jo^ «.aAons A/! si\m' se oh et de ta rue Henri-Julien.MARDI 27 FEVRIER: Séance régulière du Conseil général, à 8h.au Monument national.Assemblée de la section Saint-Jacques.A 8h.15, à l’endroit ordi- les.En 1913, il épousa Hélène Jon-dreville.Ils ont deux enfants adoptifs, le frère et la soeur, Paula et Mario.Du côté maternel, M.Forest est petit-neveu de M.Alfred Mousseau Projetez-vous un voyage Si Ne vous contentez pas de projeter un voyage; préparez-le Consultez notre gérant local avant de partir.Il vous fournira, gratuitement, toute information nécessaire relativement aux chèques de voyageurs négociables sans frais n’importe où en Canada où il y a une banque à charte, de même qu'il vous renseignera sur nos lettres de crédit circulaires, qui feront connaître votre identité dans les principales parties du monde où vous irez.Ces deux procédés vous soustrairont aux ennuis d'ap porter avec vous des sommes considérables et d être exposé aux aléas du vol.de la perte ou de toute autre éven tualité.Avant de partir en voyage, consultez notre gérant local.La Banque Provinciale du Canade Succursales 4*ns quatre Provinces de l'Est du Pays S.-J.-B.ROLLAND, rrésitfeitt.Ghs-A.ROY.Cl*r«nt oentrsl.mure.Election des délégués au ancien ministre des travaux publics congrès du S mars prochain.- MERCREDI 28 FEVRIER: Réu-1- - nion du Comité de recrutement au | secrétariat de la Société, au Monu-j j iiienf national, 1182, rue Saint-Lau-j Cent- JEUDI 1er MARS: Assemldtc du ! Comité de la colonisation au secré- s tnriat de la Société, sous la prési- j dence de Me Paul Gouin, avocat, i VENDREDI 2 MARS: Assemblée régulière dp la section Iberville à i.i salle ordinaire.Réunion mensuelle de la section Saint-Lambert à la salle paroissiale SAMEDI 3 MARS: Réunion du Comité (l’Action nationale, à 2h.30 de l’après-midi, au salon de In Société, nu Monument national, pour j distribution de prix, *ous In prési-j dence de M.Arthur Tremblay, di-j recteur général, et de M.Rodolphe ! Ragenais, présidents conjoints del ! ce comité.Si vous voyage*.idr*ïin#*-vouj «u SIRV'Clï PtS VOYAGES, LE “DEVOIR".Billets émis /eu.tous tes p*ys au tarif éei compagnits.j paquebots, ekamins d« fer, autobus.Aussi bétels, asiurancer bagages et accidents, chiques de -"’vages.passeports rtc.Téléphonas HArboui 1241* Ecoles Ménagères Provinciales Mardi, 27 février, à 2 heures precises.aux Ecoles ménagères provinciales, angle des rues Sherbrooke et Berri, il y aura démonstration culinaire spéciale sur la manière de composer un menu de carême.Tout sera mis en oeuvre pour que chacune sache préparer le poisson de la manière la plus rationnelle possible.Les auditrices seront à même d’apprendre les méthodes les plus modernes et les plus sûres: MENU Potage confetti Maquereau à la meunière Sauce meunière Pommes de terre hollandaises Salade santé Mayonnaise cuite Pouding Blanc Sauce caramélisée Pas de cartes exigées, ,->«s d’inscription à l’avance, un peu de mon- : nale, une cuillère pour goûter.Le soir commence une nouvelle ! série de cours: “En attendant le; ¦ médecin dans un cas urgent — Notions générales — par le Dr I-Aon Gérin-Lajoie, chirurgien à l’hôpital Notre-Dame.Les dames, les jeunes filles et les messieurs sont toujours les bienvenus.N’oublions pas que ; c’est un devoir impérieux d’ap-! prendre tout ce que l’on peut pour sauver des vies, dans un ces urgent.Si la jeune fille veut devenir la femme forte dont parle l’Evangile, elle ne doit laisser passer aucune bonne occasion de s’instruire des j choses de son domaine.L’entrée est gratuite.La causerie sera illustrée de projections lumineuse» et commencera à 7 heures 30 précises pour finir I vers 8 heures 30.pour mardi.Spécial, la paire.Soulier» d» cuir noir, de bonne qualité forme ronde.carrée.Intérieur «olgneuaement fini.Modèle BXjUOHJüR.Pointure»; 5',4 » 11.DUPUIS Vente de 500 paire» de souliers pour HOMMES Modèle» valant 2.49 à 2.95 à ce prix de vente.Si vous avez attendu une vente des plus avantageuses pour vous acheter de nouveaux souliers, profitez de cette offre remarquable que nous faisons DUPUIS au reg-de-chAu*f.ee (centre) POELES (et quel» beaux poêles U RADIOS REFRIGERATEURS LESSIVEUSES ELECTRIQUES, otc.Nous avons acheté du syndic Ladislas Jou-bert tout le stock de liquidation de J.O.PILON 3570 rue Ontario est et nous l’offrons en vente mercredit 28 février en bas des prix du fabricant.C’est une occasion unique d’économiser.Voyez nos annonces demain et venez à cette vente, mercredi.Vous n’avez pas encore vu de telles aubaines.ALBERT DUPUIS, vrindtni A.-J.DUG AL.il dir.-th ARMAND DUPUIS.Mtr4, Avis légal Canada, Province de Québec, District de Montréal.No B.127276 Cour Supérieure DAM* BMZLINZ-ALICZ ROBILLARD.domiciliée en la ville de Monl-Royal, district de Montréal, épouse commune en bien» d'HENRI-ALBERT ROBILLARD.Instituteur.domicilié au même lieu.demanderesse, contre Ledit HENRI-ALBERT ROBILLARD.défendeur.La demanderesse a Intenté au défendeur une action en séparation de biens.Montréal.23 février 1934.CHAS.CHAMPOUX, Procureur de la demanderesse.Accorêsx voir» confiant» i la maison J.-A.DÊSY, Limit ti Importateur» direct» de THE et CAFE et manufacturier» de ^ “"wwîïî ITUnés Vous aurez !a qualité.>a quantité et de» prix modéré» 1459 Ave Delerimier, Montréal FR.2147-2141.POUR REJOINDRE A CCMC LE 2ème PELERINAGE OFFICIEL CANADIEN Par la Méditerranée de New-York ii Naples A Rome pour la Semaine Sainte et la clôture de l'Année Sainte Visite de Florence, Venise.Milan, Turin, Nice, Marseille, Bordeaux et Lisieux.Excursions en autocar à Lugano, en Suisse, aux lacs italiens et k la côte d’Azur.Deux jours à Lourdes et une semaine à Paris.43 jours $505 Départ de New-York le 17 MARS par ta CONTE DI SAVOIA DE LA CIE ITALIENNE RETOUR PAR LE ST-LAURENT Pour renselgnamenta s'adresser aux VOYAGES HONE Suite KH.Edifice University Tower 660, STE-CATHIRINE O.HA.32S4 — MONTREAL PETITES AFFICHES — Tarif — I sou le mot.25c mlcUnxm comp* tant.Annonces facturées, 1^40 le mot, 40c minimum.Avis de Naissance.Mariage.Décès, Remerciement», 50c l'Insertion suivant notre formule, tout mot additionnel 2c le mot Si facture 75c rinsertlon, suivant notre for-mult, tout mot additionnel, 3c 1» mot.„ Garnet mondain, etc.— »l 00 par insertion.A LOUER par F-O.Crépeau, Tél.B Y water 0060 No 2274.rue Cadillac.7 pièces, garage, Z15.00; 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