Le devoir, 7 mars 1934, mercredi 7 mars 1934
Montréal, mercredi 7 mars 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : .HArbour 1241 • SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Ti?nrimiD JLIj l/Ju VUlli Vol.XXV —No 53 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Directeur-gérant; GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Edition quotidienne CANADA .(Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .UNION POSTALE.Edition hebdomadaire CANADA .E.-UNIS et UNION POSTALE .$ 6.00 8.00 10.00 2.00 300 Ces associations représentent- elles l’opinion?_ Dans l’affirmative, pourquoi ne présentent-elles pas une liste de candidats municipaux au lieu de demander la curatelle pour Montréal?Les représentants de vingt associations, réunis, lundi, à la Chambre de Commerce, ont proposé la nomination d’une commission administrative pour Montréal.M.Taschereau tombera-t-il dans Je .piège?Assumera-t-il l’odieux de la mise en curatelle de la métropole du Canada?Rendra-t-il aux banques le mauvaise service qu’on lui demande pour elles ou aura-t-il la clairvoyance de les protéger malgré elles?Déjà, en effet, un échevin a fait contre les prêteurs de la ville une sortie qui donne le ton de celles qui peuvent suivre.11 a dénoncé l’hypocrisie et l’égoïsme des banquiers (les termes sont de lui), il a proposé de taxer l'intérêt sur les bons et de diriger sur les maisons de crédit, qui ont plus d’argent que la ville, les 48,000 chômeurs de Montréal.(Et il ne sera pas inquiété, car il est de la race élue.) A la place de M.Taschereau, nous refuserions de sacrifier la réélection des députés de Montréal, de prendre la responsabilité de l’interdiction de Concordia, d’assumer le risque d’une violente dénonciation des institutions de crédit, à une heure particulièrement critique, et du péril que peuvent courir leurs déposants.Et nous dirions à ces messieurs de la réunion de la Chambre de Commerce: — “Vous prétendez représenter la majorité des citoyens de votre ville; vous prétendez représenter les meilleurs éléments, l’opinion clairvoyante et organisée.“Vous dites vrai, ou vous me trompez.Si vous ne me trompez pas, vous n’aurez pas la moindre objection à suivre mon avis, qui est celui-ci: restez unis, continuez votre action concertée et présentez une liste de candidats aux électeurs.Puisque vous êtes à la fois la force du nombre et la.force de la qualité, elle passera, cette liste, et la ville de Montréal sera sauve.Mais ne me demandez pas, à cause d’un simple déficit (qui n’a pas le sien?) d’infliger l’humiliation d’une curatelle à la plus grande, à la plus riche ville du Canada, à Tune des plus populeuses villes françaises du monde.Ne me demandez pas de mettre au jeu la paix sociale, de fournir des armes aux fauteurs de troubles.Rien plus, les vingt associations que vous avez groupées ne s’entendent pas sur la demande d’une commission administrative nommée par Québqç.Mais je suis sûr qu’elles s’entendront pour garantir le triomphe d’une liste bien chôme.” Voilà comment pourrait parler le premier ministre.Et Ton devrait se rendre à son avis; car ce qu’il dirait serait l’expression même de la logique.Nulle personne ayant son bon sens ne croira jamais que le fait de placer Montréal sous le patronage de Québec, au moyen d’une commission qui n’osera pas déplaire à Québec, puisse sauver ou protéger le crédit de Montréal.Nous verrons plus tard ce qu’il importerait de faire, pour apporter une cure étudiée, rationnelle, permanente aux maux de notre ville, au lieu d’un remède improvisé, prescrit au hasard, comme celui qui est proposé par des gens guère plus calmes et plus sains d’esprit que l’administration qu’ils veulent pourvoir 4’un conseil de famille.Louis DUPIRE Le bill Caban L* IN FORMATION DE DERNIERE HEURE rq i • ^ aux voix donne Altercation entre MM.Gabias et Vautrin 57 de majorité au gouvernement! • ?i i «n ., ^ r\ *\ comité des bills prives a Quebec La Chambre rejette une proposition de renvoi à six mois—I Les députés indépendants votent avec le gouverne- ! me — Les C.C.F.aussi — Nombreux discours des libéraux de langue française M.Arthur Cardin fait de sérieuses objections au bill — MM.Duranleau et Gagnon parlent Chronique Dans la misère; l.a crise n'est pas finie.En veut-an la preuve?On n'a qu'à prendre la liste des salaires de famine que touchent, aux Etats-Unis, près de quatre cents banquiers.Le temps n’est plus, si I on s en tient aux révélations du comité d’enquête sur les banques, au Sénat, a Washington, où Charles E.Mitchell, de la National City Bank, recevait plus d'un million de dollars par an de ses services, et où Albert II.Wtg-oin, de la Chase National Bank.touchait chaque année de $250,000 à $300,000 et pouvait prendre sa retraite fiver /tension annuelle de $120.000.Les beaux jours sont finis.Il n'g a plus, chez nos voisins, que dix banquiers_ à toucher $100,000 et plus, et 370 autres à recevoir plus que $25,000, par année.Misère de misère! C'est presque une allocation de secours direct.Ainsi, le président de /'Union Trust, de Pittsburgh, ville de Varier, louchait $180.000 par an.On Va réduit à $120,000 et /'an dernier U n'a reçu que $105,000.W.E.Aldrich, successeur à la Chase Na-lionaj Bank, n'a qu'un traitement de S175,000, sans supplément.Il en avait pourtant besoin d'un.Qu'est-ce.que $175,000 pour un grand financier?Rentschlcr, président de la banque qui pagail à Mitchell le million, ne touche plus que $130,* 000.Baker, de la First National Bank, n'a que mille dollars par semaine.Et l'on sait qu’il n’g a que 52 semaines par année.Temps de crise, assurément! Welldon, de la même banque, n'a que $52,400.McCain, de la Chase National Bank, n'a que $130,000; McHugh, de la même banque, n'a que $02,000 et Schmid-lapp, $74,000.Nous ne parlons pas de la so/rantalne d'autres bonshommes de ta même maison, mal traités, puisque leur salaire oscille de $55,000 à $12,000.- //* sont une vingtaine à $55.000.Voilà une maison qui compte ses sous.Howell, de In Commercial Nalio-nal Bank, n’n que S67.500, Perkins, de h National City Bank, n'a que .160,000, Simons n'a que 960,000, Durrell.que 960,000 et une quarantaine d'autre» employés de la même maison que de 990,000 à 9Î0,-000.Pauvres gens! H est temps que la prospérité revienne et que les I salaires remontent.Gerten, président de la Publie National Bank, ne louche que 965.000, Colt, président du Hanker Trust, que 9190.000, de même que Prosier, de la même maison.990.- ¦ 000.t.à./?vice-présidents ne tou- I rhent chacun que 995,000 par an.' Ne parlons pas des autres présidents, vice-préstdents, gérants généraux de banques new-yorkaises dont la pitance annuelle n’est que d'une cinquantaine de mille dollars chacun.C'est le menu fretin, les miséreux d’entre les miséreux.La Cenjral Hanover Bank prend mieux soin de son président, Davidson.Il a $100,000, un de ses adjoints, 995,000, et huit de leurs vice-presidents chacun 995,000.Pénurie de vice-présidents, il faut économiser l'argent du public.Percy Johnston, à lu Chemical Bank, a 9125,-000.Fretv, à la Corn Exchange Bank, $102,000, Sabtn, au Guaranty Trust, $100,000, Potter, à la même banque, autant, et Pierson, à /’Irving Trust, se contente de 999,000, tandis que Gibson, nu Manufacturers Trust, reçoit 9125,000.Dans le reste des Etats-Unis, les présidents de grandes banques el de grands trusts se contentent de sommes annuelles variant de $60,-000 à $95,000.Ils ant Vestomac tant petit, petit.El voilà la preuve qu'en des temps comme ceux-ci, où l'argent est rare, les affaires, au ralenti, la finance ne paie guère son homme et que, si l’on veut vivre convenablement, U faut chercher, chez nos voisins, à se placer ailleurs que iknis 1rs banques.M.Power, à Ottawa, vaudrait savoir ce que reçoivent tels et tris de nos grands banquiers, à nous.H sera déçu, enclin à crier misère, si M.Stevens et le comité des onze laissent filtrer la vérité.Il nerro) que nos barons de la finance ne sont qa* de lout petits garçons, ij côté de ceux des Etats-Unis, où blication des débats en français monies, et le document traduit at-1 s'est améliorée.Mais c'est à peu tendra que l'on veuille bien l’en-i près la seule amélioration notable voyer à l'imprimerie.que l’on ait pu remarquer depuis1 M.Parent a compté que l’expédl-1 quarante ans.Ces rapports minis-! pression coûtent trop cher parce tion d’un document à la traduction tériels ne sont encore publiés en ! que la traduction n’est pas prête à nécessitera au moins vingt forma-1 français que plusieurs mois après temps.I.a chose n'est pas démon- lifés.L'administration compte 47 ! les rapports en anglais.' Irée.Il ressort même de la discus- fait, le bill n'ajoute rien aux droits j du français, pas un iota.Que le bill soit retiré, et les droits du français resteront intacts.N'est-il d'ailleurs pas préférable d'avoir des ; manifestations du français dans tous ! les ministères fédéraux?L'économie: la traduction et t’im- départements.Que chaque département ait vingt documents à faire traduire par jour et l’on volt ce que cela représente de chinoiseries administratives: 20 x 47 x 7, soit un total quotidien de plus de l.e gouvernement actuel veut amé- sion qui vient d’avoir lieu que liorer celte situation et toute la dé-1J ,Q^11 \e Pf putation de langue française de- ^ «men'?tmn ^ «epenses de trait lui accorder son anpui.Pf»r lsans- ,lu li,,il .; prétendent en effet qu un plus Plusieurs journaux ont fait cam-; grand nombre de documents anglais à,000 formalités, sans parler des pagne contre le bill.C’est qu’ils ne j seraient, sous le nouveau régime formalités du voyage de retour, de se rendaient pas compte de ce que traduits en français.Ce serait tant .•• -'signifierait cette mesure et ils sont mieux qu’il en soit ainsi, mais si partis en campagne un peu trop hâ-( |el est Je but du bill Caban, il ne tivement Ces journaux avaient dû! s'agit plus d’économie, être induits en erreur par les Ira-; .Mais l'expérience a démontré que ducteurs.l la centralisation, dans tous les do- Ceux-ci devraient être également j mairies, n'a jamais été la rassurés, fl n’est question de congédier personne.Au contraire, pour améliorer le service de la traduction.il faudra sans doute Un nouveau tirage La lettre de S.Ex.Mgr Gauthier La numéro du "Document" qui contient le texte intégrât de la lettre de S.Exc.Mgr Gauthier iur la doctrine sociale de l'Eglise et les enseignements subversifs du temps préaqnt s est enlevé avec une telle rapidité qu’il a fallu ordonner un nouveau tirage.Ce tirage sera prêt cet après-midi même.La brechurette se vend comme l'on sait 10 sous l'exemplalie.$1 la douzaine franco; au cent $7, par cinq cents $30, au mille $50, port en plut dans tous ces derniers cas.Le numéro du "Document'' qui contient la conférence de S.Em.le cardinal Villeneuve ef l'allocution de S.Ex.Mgr Gauthier sur l'Université, école de haut savoir et source de directives sociales, se vend aux mêmes prix.On peut commander ensemble cet deux brochures et profiter pareillement dos réductions globales, tout comme si l'on ne commandait qu'un texte i la foi».Adresser les commandes au Service de Lrprairie du “Devoir", 430, rue Notre-Dame est.Montréal, itsl.HA.1241.) CIGARETTES DUCHESSE Cotuam fa Cartes Professionnelles ef Cartes d’flltaires la traduction au ministère.M.Paul Mercier, homme xé- ! rteux.risque pour une fols un mot ; amusant: Le marathon de la tra-j duction ! M.Parent termine en disant que la centralisation de la traduction, centralisation nul comprendrait les traducteurs des Communes et du Sénat, serait une atteinte portée aux prérogatives du Parlement.M.Hackett et M.Ferland conservateur, l.e premier est l'autre, libéral.M.Hackelt dit qu'il n'est ni pour ni contre le bill H tient cependant à ce que les documents publics soient bien traduits.Il re-ronnait que le travail des traducteurs n'est pas facile, particulièrement relui des traducteurs des débats parlementaires.A son avis, les traducteurs parlcmentaiers devraient pouvoir, comme le passé, profiler de toutes les vacances parlementaires.Comme son collègue le Dr Dcs-laurïers, M.Ferland, député de .lo-liette, considère que le bill de M.Cahan est un signe avant-coureur des élections générales: les ministériels.dit-il.sc font des munitions, Mais le bill est tellement vague qu’il n’autorise personne a af-’ firmer que cette mesure augmente les droits du français comme langue officielle.Aux termes me mes du bill, le français n’obtient pas plus d’avantages que le finnois 'ou le japonais.Le bill ne fail mention que de traduction et non pas des droits du français.Il n’est même pas indiqué que run des buts du bill soit d’augmenter le nombre { des doruments traduits chaque année.M.Onéiime Gagnon Le député conservateur de Dorchester, que l’on considère toujours ! comme un futur ministre, dès qu'il se fera des changements dans le cabinet.considère que les discours des oppositionnistes, dans ce débat, indiquent une étroitesse d’esprit inconcevable.Ceux qui affirment que le premier ministre.M.Bennett, est un ennemi du français se ren dent coupables, dit il, d'un mensonge infâme.l.e bill a pour but d’améliorer la traduction et de rendre possible la publication, simultanée des documents en langue française et en langue anglaise.Aucun doute ne peut subsister à ce sujet après !e discours de M.Pupré.Kn 1902, on se plaignait de lin-suffisance des publications françaises.Un débat parlementaire se fit sur cette question en 1906.En 1910, le gouvernement de sir il- frais de correction typographique.Pour rassurer les traducteurs.M.Dagiion suggère qu’au comité l’on ajoute au bill une clause portant que les salaires des traducteurs ne seront pas réduils el que les traducteurs parlementaires qui doivent souvent travailler le soir pendant la session recevront considération particulière à propos des vacances.C’est un ancien président des Communes.M.Charles Marcil, député libéral de Bonaventure, qui succède à M.Gagnon.Il ne dit cependant que quelques mots.Il votera pour le renvoi du bill à six mois parce que cette mesure ne lui paraît pas acceptable sous sa forme actuelle.Si le bill revient convenablement modifié.M, Marcil est disposé « l’appuyer.M.Alfred Puranleau Ce ministre de In marine, M.Duran lenu, parle ensuite.Il rappelle que plusieurs libéraux ont invoqué les témoignages des journaux de langue française pour motiver leur opposition au bill Cahan.M.l)u-ranleau ne doute pas de la bonne foi de cette campagne de presse, mais il se demande qui l’a inspirée.Comment se fait-il qu’un journal français d’Ottawa, en poussant violemment sa campagne contre le bill avant même que le bill ne fût présenté en Chambre, ail oublié le passé du secrétaire d’Etat?Celui-ci n’a jamais manqué une occasion de manifester sa sympathie pour ses compatriotes de langue française.Bien des arguments ont été invo-qués contre le bill.Ou a dit qu’il portait atteinte aux privilèges de la Chambre, à propos de la traduction clés débats.Mais les députés ne doivent-ils pas penser à leurs devoirs plutôt qu”à leurs privileges?Si la loi est bonne et bienfai-santç en soi, ce qu’ont démontré M.Caban et M.Rnurassa.elle ne saurait devenir mauvaise "parce qu’elle fait une légère incursion dans le champ nullement inviolable des privilèges de cette Chambre, au profit d une meilleure administration et, par suite, au bénéfice du pays Que nous avons juré di* servir.” Autre reproche; le bill '‘abaissera la valeur et nuira à l’efficacité de la traduction".Le ministre admet que ce reproche est plus sérieux parce ______ jdu il met en question le mérite rnc- EBAOCAO* A Mwjtréxi, Je " cause d'économies.Il résulte généralement de la centralisation une administration moins bonne.La traduction serait-elle mcilleu-gager un plus grand nombre de tra-1 je sous le régime que M.Caban veut ducteurs.L’économie proviendra ! établir?C'est douteux, d'autant plus du fail que le travail étant surveillé ' que l'on ne sait pas ce que sera ce sera mieux fait, ce qui évitera des! fameux régime.en- Nécrologic m* Chenier., , , CORBIN — A Montré*!, le 5, A RS «ns.Mme Elnésr Corbln.DE3.MARAIS A Montreal, le 4, A S3 an», Arthémlse Pépin.Apouee de leu Tref- flA Desmarals.GAGNON — A Montrent, te S.A 69 en», .loeeph Gagnon, époux de Joséphine Dal-lalre.BELISLE — A Montréal, le 5.A SS ans.Mme veuve Joseph Béltsle, née Malvina libelle.OARAND A Naplervllle, le 3.à 61 ans.J -H Oarand.époux de Sarah Chabot GARAND — A Montréal, le fi.A 56 an*.Mme Joeeph Oarand.née Julie Gauthier.OARIEPY A Montreal, le 4.A 16 an», Mme veuve Jute» Oarlfpv née Joséphine Thuot.LACROIX - A Montréal, le 5.A 17 Ane.Jeanne, fille do Samuel Lacroix et d'Ell-«abeth Toruehette LANGEVW — A Verdun, le 5.A 57 An».Eva Gendron.épouse do Wilfrid l,angevin IAR06K — A Montréal, le S.A 26 ans.Juliette Laroae.fille d'Ovide Larose et de feu Olive Renaud LUSSIER — A Montréal le 4 A 7B an*, j Joseph Lussier, époux de feu Rosanna j Martin McOINNIS — A Montréal le 6, A 72 ans, : Mme Joseph McGinnis, née Malvina Leblanc MENARD A Montréal, le 27 A 75 ans.Hormlsdaa Ménard, époux d'Antoinette Richard.MERCILLE — A Chambly-Raaeln.le 5.A 67 ans.Auguste Mercllle.époux d'Ellaa-beth Gravel.MILORD A Montréal, le 5.A 57 an*.Mme Joeeph Milord, née Marte-Blanche Lemoureux PAOUIN - A Yamachlche le 5 A 31 an* Fernando requin, époux de Marte- Roee Chaîné .5PX „A Ste-Ro**.te A 73 ans.Alfred Roy.époux do feu Rosanna Perrault.mitigée, des Ces traducteurs u'auront pas \ se plaindre du nouveau régime.Il i h esl pas question de renvoi non Plus que de réduction de salaire.Ce i n est pas non plus un camp de eon- i centration que le gouvernement vcul emblir pour les traducteurs, mais i une centralisation raisonnée et.dans la pratique, asser services de traduction.Ce bill ni ger pour la langue française contraire, il s'agit d'un "texte catégorique décisif, qui crée pour «a langue française, dans lotis les services de l’administration, non pas une situation nouvelle mais une situation nettement améliorée et clairement définie, au lieu du rôle (te parente pauvre que de fri retards lui ont attribut vent dans le remporte aucun dan- Au clair.‘équenls trop soii- passé ^ WAYLAKC ^ Ce Veut-on justifier lfl centralisation de la traduction par le fait que quelques traducteurs ne serment pas compétents?Mais l'on pourrait alors faire la même chose pour tous les fonctionnaires.Que I on promène un peu la lumière d’une enquête dans tous les ministères et l’on se rendra compte qu'il y a partout des fonctionnaires qui ne sont pas à la hauteur.t| semble que ça soit la traduction faite à la Chambre des Communes qui ait déterminé ce mouvement de réforme.S’il faut modifier le régime des traducteurs de la Chambre des Communes, la chose est possible sans tout bouleverser ailleurs, sans déranger les tra-j ducteurs des divers ministères.Ca centralisation de la traduc-! Don aura pour effet, du point de vue des traducteurs, de fermer la voie k tout avancement A un groupe intéressant de fonctionnaires.Sortis de leurs ministères respectifs, les traducteurs seront comme perdus.L'avanrement dans ie bureau de traduction projeté, cela va de soi, ne pourra être que très limité.Dans un ministère, un traducteur intelligent peut aspirer à tous les postes, à toutes les fonctions même les plus hautes.On parle encore d’efficacité, de rendement.Mais c’est bien simple, c’est aussi simple à propos de la traduction qu’à propos de n’importe quej autre service public.Si des traducteurs ne sont pas compétents ou ne donnent pas satisfaction.qu'on les congédie.Est-ce qu'on réforme toute une administration chaque fois que l’on découvre qu'un fonctionnaire ou que quelques fonctionnaires ont manqué ê leurs devoirs?Le secrétaire d'Etat prétend qu'il n'a pu trouver personne, dans le* services traduction, pour traduire le discours du trône.C'est qu’il n’a pas cherché longtemps.Les traducteurs du Hansard sont tout à fait désignés pour traduire le discours du trône.Le bill de la traduction ne se fonde sur rien de sérieux.En fait, ce bill n’est pas un bill.C’est la simple déclaration par le gouvernement qu'il y aura à l’avenir nn bureau de traduction et que les ministères devront collaborer avec ce bureau.Celle machine, ce bureau, fonctionnera en vertu de règlements qui seront établis plus tard par le ministre oui sera désigné pour diriger ses nesllnéex.Ca n’est pas un bill qui dit: 11 v aura telle et telle chose.Tl s’agit d'établir un bureau dont l'organisation dépendra de règlements à établir plus tard.Ce que l’on demande actuellement à la Chambre r’esl rie voter un hill qui permette au gouvernement d’établir nn bureau de traduction à sa discretion.Le bill ne contient pas autre chose.I,'opposition ne peut accepter une telle mesure, sans qu’on offre en même temps des motifs sérieux et qui la justifient.Pourquoi, avant la présentation du bill, le gouvernement n'a-t-il pas entrepris une enquête et pourquoi ne Ment it pas devant le Parlement avec tes conclusions d’une enquête de ce genre établissant les faits ! qui sont énumérés dans les notes i explicatives du bill?Il y a des rap-| ports mais ces rapports sont confi-i dentifts.Pourquoi earlier la vérité?1 Pourquoi le secrétaire d’Etat cacherait-il les informations qui lui 1 uni été fournies?S’il y a des gens qui doivent être dénoncés, s’il y n des employés infidèles, le Parlement et le pays ont le droit de les Pourquoi le secrétaire d’F.tat ne suspend-il pas l’étude du bül pour permettre d'abord une enquête, par une commission de la Chambre des Communes par exemple, commission qui comprendrait des représentants de tous les groupes.On répondra que cette enquête va se faire par la rommission qui étudiera le bill.Mais le bill ne contient rien.Après l’enquête sur le bill, il faudra présenter un nou-seau bill.Pourquoi mettre la char rue devant les boeufs?Ce qu’il faut, avant d’adopter une loi, c’est de se renseigner.Ce qu’il faut, c’est Ja lumiire.Ce qu’il faut, c’est d’amener devant le publie les renseignements que ni le secrétaire d’Etat ni le gouvernement n ont voulu donner à la suite des enquêtes privées et discrètes qu’ils ont tenues.Que l’on nomme une commission d’enquête et que la lumière soit faite à propos de la traduction.Et après cela, il sera possible, en connaissance de cause, d'examiner un projet de loi convenable, et non pas un projet de loi qui autorise le gouvernement à éta-lilir les règlements qu'il veut.M.Cardin termine par res mots: "En jour peut, venir où ta traduction de l'anglais en français sera plus importante qu’elle ne l'est au-jourdluii.Si les députés de langue française parlaient plus souvent français à la Chambre, il en serait ainsi.T,es traductions ries documents du français à l’anglais seraient alors d’une importance capitate.Les services de traduction n’intéressent pas que la seule province de Québec mais ils sont d'un intérêt primordial pour les citoyens de langue anglaise.Après le discours de M.Cardin, le vote se prend sur l'amendement Chevrier.MM.Veniot et Vincent Dupuis ont parié ensuite sur la motion principale.M.Cahan avait commencé son discours h l'ajournement de onze heures.Emile BENOIST L« C.N^tt U C.P.Réponse de M.Manion à M.La-pointe au sujet de la fusion des services à partir de samedi prochain Ottawa, 7 — En réponse à une nouvelle interpellation de M.Er-! nest Lapointe à propos des servi- j ces de chemins de fer entre Otta- i 'Ve et Montréal.Montréal et Que- ] bec, Ottawa et Toronto, le ministre des Chemins de fer, le Dr Manion,! « déclaré, hier, aux Communes, qu'il fera bientôt une déclaration.! En vertu d'une entente qui sera en vigueur samedi prochain entre le Pacifique Canadien et le Cann- ; dien National, dit M.Lapointe, il semble (pie tout le service ferroviaire est abandonné au Pacifique.Presque tous les convois du Canadien National disparaissent.Le Dr Mànion dit qu'ij n»- connaît pas les termes-de l’accord, si ce n’est que jes recettes sont mises en commun.M.Lapointe lui répond que ce qui l'intéresse d'abord c'est le sort des employés.Est-ce que des employés du Canadien National se-ronl en service (tans les convois du Pacifique"! l.e ministre répond que les deux compagnies doivent s’entendre pour protéger mutuellement leurs employés.Il demandera cependant des informations à ce sujet et il les transmettra à la Chambre.D'après Dr Manion.la suppression de convois entre Ottawa et Montréal et Ottawa et Toronto permettra une économie d’environ un million de dollars par année.ARPENTEURS & INGENIEURS E Labrecque, IC M.Cailloux.IC.G -J.Papineau.I.C., et arpenteur.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS-CONSEILS BAton armé — Arpentage — Expertise Dépositaires tea grefîes Rlelle t Irwln.EDIFICE THEMIS.MONTREAL 10, St-Jacques ouest.HA.0482 BREVETS D’INVENTION e Confiez vos enregistrements de ’Bureau technique Fournier 934.rue Ste-Catherine Est, Montréal, ’ -•***«»S «AKCT’UJS OIC ATI'S " ASSURANCES Paul-E.Gravel assureur-conseil Tous le* genres.Tous les risques] Analyses des polices gratuitement.Tél.PL, 6039 - 276 O., St-jacqueiJ COMPTABLES P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramway* 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.: HArbour 5990 HORACE LABRECQUE INC.COURTIERS EN ASSURANCES Nous Invitons les Communautés Religieuses a se prévaloir de nos services particuliers.441 St-François-Xavier.Montréal Tél : MArquette 23*3-33X4 LaRue & Trudd COMPTABLES AGRfttS ou modifié le nom que lui assl j jTprnt les acte* de l’élnt civil.” Cette disposition vise à peu prés j uniquement l'usurpation de la particule.Msrcsl FARIBAULT l’administration des affaires financières de la métropole; 4o Ne nommons pas de commission administrative, car le gérant administrera; 5o relite diminution de l’indemnité aux érbevins; fto Que les élections municipales «lent lieu tous les quatre ans seulement; 7n SI un érhevin es» pris ft rerr-voir un pot de vin.qu'on le punisse de la prison; 8o Que des mesures soient artnp tées pour que les petits propriétaires de notre cflé ne perdent pas leurs propriétés.Une extension plus longue pour payer leurs arrérages doit leur être ronrédée.Inutile d'expliquer ou de lusli-fler les suggestions ei-dessns.Ce sortit trop long el Je n'osrrais pas demander aux journaux la publication gratuite.J.-T.CHENARD, 3514, rue Cartier, Montréal.Le fi mars 1934.Derrière le rideau “Madame Sans-Cène” La troupe d'Antolnetle Giroux a donné, hier soir, A l'impérial.Madame San.s-Géne, de Victorien Surdon.Malgré des faiblesses de détail, imputables aux figurants, on peut dire que l'interprétation faite par la troupe Giroux de la célèbre comédie de Sardmi peut soutenir la comparaison avec les meilleures représentations do Madame Sans-Gène que nous ayons eues depuis longtemps (re qui nous fait remonter un peu dims le passé).Le principal obstacle auquel sc heurte la troupe qui veut Jouer Madame Sans-déitr est d’avoir sous la main les deux principaux personnages de la nièce: t'alherine (Lc-tfdivre) et Napoléon.La Imupe d'Antoinette Glrmix a été bien Inspirée en confiant «es rôles à deux de ses pensionnaires; Germaine Giroux et Paul Emile Leblanc.Germaine Glrmix n'a pas charge — et r’est tant mieux — un rôle déjà assez chargé.Un peu hésitante au début du prologue, Mlle 04roux a vite repris son assurance.Tour A tour étourdissante de gaîté, vulgaire, émouvante, Germaine Gfrnnx a fort bien souligné lotîtes les nuances du rôle.Elle a reçu de l’audi toire.un accueil chaleureux et mé- rité.M.Paul Emile Leblanc a dessin' un Napoléon des plus vrai sembla blés.A peine, par-H par-là, adopta t-il un ton un peu affecté.Darts Pen semble, timbre excellent, gpst juste.B Ces deux artiste* étaient enhni res d une excellente distributio qui comprenait, entre autres.At gitsle Lercy.- it a fait un Foncé plus sympathique que celui d I Histoire; Guy Mouffette, èlégnt comte de Nelpperg; Lucien Cnedi qui a campé de façon originale maréchal Lefebvre; enfin.Mlle Ai omette Glroux et Mme Jeanne Ma bourg, Impeeeablcs l'une et faut dans les rôles de Caroline et (1 î 1 Bonaparte.De toute façon, la pièce que trot donne celle semaine la troupe (j roux et dont l'intrigue est ass Connue pour qu'on n'ait nas h e so de la rappeler -mérite d'être vue, bar sa valeur intrinsèque, et par présentation qu'on en fait.Une pa tienlartté ft signaler dans ta mise e scène réglée par M.Lucien Good» c'est la jirésenee sur fa scène, ou deuxième et troisième actes, d’u amr.ublemenl de l’époque impérial qui a appartenu au marécbaJ le febvre lui-même cl réplique P* faite de l'ameublement de hurM dn Napoléon ter conservé, à For tntueblrau.Ge* précièlix meuble prêtés gracieusement par les Dt J.-N.et A.Chaussé, donnent a spectacle un cachet et une coulai; locale rares, tout en augmentant ptatsfr de l'auditeur.a Lueiar* QISttlN« LE devoir môntreâl MAIS nu 'VÜUUM* A A ?LA LACIC** Le salaire minimum Les manuels dans des femmes les écoles RADI0-GAZÉ7TE Postes exterteui» Mercredi, 7 mars J 30 ç m .7 30 p m , Kampcr.RM pm , R.l» B m., p*r Wwln # 30 p m , 10.00 p.m 11.1S p.m W ABC \m*rlf*n School of th* Air.Music on the Air, s*ec Jimmy Happy Bakers Tha Human.Side of the News.O.HU1.Programme White Owl.Programme Old Oold Columbia News Service.WBAF « 45 pm., Jan Peerce, ténor 7 00 p.m .Martha Mears.contralto^ 10.00 p.m.Corn Cob Pipe Club of Virginia.11JS pm.Anthony Frome.ténor.11.30 pm., Oreh.Jack Denny.WJ7 « 00 pm- La Chorale de Westmlneter 7.15 pm- Oems of Melody.John Herrick.baryton: orchestre Sanford.pm- John McCormack, ténor; orchestre William Daly.11 00 p.m- Lae Soeurs Pickens, trio har- n,nj|Upm- Hobert Boros, ténor Les beaux programmes WABC 400 pm- Musical Album of Popular Classics.Direction Howard, Barlow — Marche et procession de Bacchus, de Delibes; Concerto en Is mineur, de Vivaldi; Trépak.de Kubînsteln; Rêverie, de De-buasy.Ouverture: Séramlde.de Rossini.8.30 pun., Albert Spalding, violoniste; Conrad Thibault, baryton; orchestre Don Voorbse.— I'll See Tou Again: Indian Lament, de Dvorak-Krelsler; Oh.Miss Hannah, de Deppen: Malaguena, de Sara-aate* Because, de d’Hardelot: Old Folks at Home, de Poster-Kretsler; Sélection (May-time), de Romberg 0.00 pm.Philadelphia Orchestra.Direction Leopold Stokowski.— Trois pièces, de Bach (prélude.Fugue en sol mineur, Prélude no 3).jeudi, 8 mars WABC 10.30 p.m,, Columbia News Service.11.45 p.m.Academy of Medeclne.3.30 pm- American School of the Air.6.30 pm- Tito Oulzar.ténor mexicain.8.00 p.m., The Columbians.Direction Freddie Rich.10.00 p.m.Orch.Casa Loma.11.00 p.m., Ver» Van, contralto.11.15 p.m., News Service.11.20 p.m.Orch.Isham Jones.WEAF 5.00 pm- Armand Girard, basse; orch.Meredith Willson.14.00 p.m., Orch.Paul Whiteman.11.00 p.m- Viola Philo, soprano.11.15 p.m.Norman Gordon, basse.11.30 pm- Emission Internationale.— De Buenos Ayree.WJZ 4JO p m- Music Magic; Ruth Lyon, soprano; Edward Davies, baryton; orchestre Shield.545 pm- Max Dolln, violoniste; Milan Stnnlan, pianiste.6-45 p.m- Nouvelles, par Lowell Tho- XCÈBÂ.tJO pm- Carlos Gardel, baryton, or-ch«stre Hugo Mariant.10.30 p.m., Echoes of the Palissades.Archer Gibson, organiste.Orchestre.11.00 p.m- The Cavaliers Quartet.11.15 p.m , Anthony Frome, ténor.Les beaux programmes WABC 3 45 p.m., Curtis Institute of Music.Orlando Cole, violoncelliste; Ardelle Hooklns.flûtiste; Sarah Lewis, planiste; Harold Ctombeig, hautbois; Elvln Clertield.clarinettiste: André Luck, basse; Herman Watkins, oor.— Trio de sonate en do mineur, de Loelllet; Larghetto, de Mozart; Prière (Te Deum), de Haendel; Mazurka no 1, op.II.de Popper; Menuet et sextet-1 te.op.72, de d'Indy; Suite, op.57, de Lefebvre.9 00 p.m., Philadelphia Orchestra Direction Leopold Stokowski.— Extrait (Tristan et Yseult).de Wagner.915 p.m.Pray et Bragglottl.planistes.— Smoke Gets In Tour Eyes; Let's Begin (Roberta!, do Kern; Marche slave.2) montra dès l’enfance des dispositions exceptionnelles pour les mathématiques, son père lui ayant ôté tous les li | vres qui traitaient de cette science, il trouva tout seul, dit-on, les premiers théorèmes de la géométrie avec leur enchaînement.Tout jeune encore, il construisit une maT chine à calculer.Mais sa grande gloire scientifique est d’avoir établi l’existence de la pression atmosphérique, par l’expérience du Puy »je Dôme (1648).Cette idée de pression atmosphérique v substitua désormais è l'idée du moyen âge.qui prétendait expliquer les phénomènes de la pression de Pair en disant que “la nature a horreur du vide”.Louis XIV attira à Paris des savants étrangers, qui tous s», sont fait connaître par des découvertes importantes; Hiiyghens reconnut l’anneau et un satellite de la planète Saturne; Roener calcula la vitesse de propagation de la lumière; Cassini établit des cartes géographiques plus exactes que celles qui existaient alors; Harvey découvrit la circulation du sang.L'arrangement du foyer Po ur nos maisons cTété Les aménagement* Intérieurs prennent des raractères bien différents selon les lieux auxquels ils sont destinés; la fantaisie se donne plus libre cours dans les installations estivales.On en use avec plus d’audace dans le rapprochement dos couleurs, dans le choix du mobilier et des effets inattendus et harmonieux naissent de ce* arrangements.L’espace nous est moins parcimonieusement compté dans nos maisons des champs ou du bord de la mer et les grandes ouvertures qui en trouent les murs projettent dans les demeures les joies de la nature.On n’aurait garde de voiler par des vitrages, si légers soient-ils, ees larges fenêtres aux belles perspectives.Dans la salle à manger des rideaux de cretonne à fleurs tombent de chaaiip côté en encadrement.rideaux qu’il est loisible de fermer sj d’aventure on veut se retrancher du monde extérieur.On a gardé seulement pour la chambre a ^V1 r- -mi ., _ .coucher plus d’intimité grâce aux rideaux en voile de coton rose retenus par des embrasses et que corn plètent des rideaux en gros coutil à chevrons aux tons éclatants.Pour la salle à manger et la bibliothèque, le-s sièges en toile, coutil ou reps, sont tendus sur de Roupies montures nickelées de même que le plateau de la longue table rectangulaire et du guéridon de la salle à manger sont posés sur des pieds métalliques.La desserte et les tables sont en bois blanc ripoiiné Vert et un linoléum de même ton posé sous la table préserve la carpette beige qui recouvre toute la pièce.Dans la bibliothèque on a réservé dans la paroi une bibliothèque et un vaste divan recouvert de grosse toile brune offre à ceux qui veulent lire.ou dormir une confortable retraite.Le bureau s’incruste dans une sorte de boiserie formant au milieu de la pièce deux recoins; l’un est réservé à ce bureau, l’autre à une table près de laquelle on peut s’installer pour lire ou travailler à la douce clarté d'une lampe en céramique rose coiffée d'un abat-jour de même teinte.La chambre à coucher est en bois blane ripoiiné, d'un joli ton gris très pâle qui crée avec la tonalité rose des murs et le vert des boiseries, portes et larges encadrements de fenêtres, une harmonie charmante.Le divan recouvert de percale à fleurs rouges sur fond rose s'encadre de meubles placards à hauteur d'appui.Le lit et les sièges sonl recouverts de velours rouge brun qui met une note plus grave en contrasle avec la tonalité claire et pimpante de l’ensemble.Réduite au strict nécessaire comme mobilier, cette chambre n’en est pas moins pratique grâce à sa commode profonde â trois tiroirs; les deux petits meubles encadrant le divan peuvent aussi abriter bien des choses si le dispositif intérieur en est bien compris.Même si la pièce n’est pas très grande, elle donne l’impression d’être spacieuse, du fait quelle n’est pas encombrée.En voyage Feuilleton dm “Devoir” » * * W « ^ I John chez les Cigales | % Par Pitrre VILLETARD g 71 /.L.Y I Oui, ma Jolie, ce Perkins a dit à monsieur qu'il était fâché, qu’il avait pour vous de la sympathie, de l'amour même et que.pour-lanl, il n'élail pas dans ses moyens île faire mariage; Pourquoi?.Je vous le donne en mille, Il parait que là-bas en Amérique, il a pris un engagement avec une certaine mis* Olive, la fille de l’associé de son père que.pour des raisons d'affaires.Il doit épouser.C'est comme qui dirait une franr-mn-connerie.Dcpult cent ans on se marie toujours entre filateurs dans cette famille-là.Christiane voulu! sourire, mais lémolion lui aéchail 1g gorge; C’est tout, Annette?interro-gea-t-ellc.— Oh! que non, mademoiselle! M.Fabreguelte a bien insislé.11 a dit comme ça ; “Ne pourriez-vous pas faire une exception?” mais le l’erkins » répondu: "Non, miss Olive (iriffilh a ma parole., Je ne puis rompre cet engagement.” — Il a raison, dit vivement Christiane.Cependant.Annette ne s’en allait pas.File dit tout à coup: — Alors, mademoiselle a bien du chagrin?Que vous importe?fit In |eti-ne fille.Je vous remercie de vos renseignements.Mais laissez-moi.t] est neuf heures.Vous voyez bien que je suis en retard pour le déjeuner.Annette se dirigea vers la poilp aver un soupir: — Dieu me pardonne, gémissait-elle.On dirait que mademoiselle m'en veut de cette histoire-là.Pourtant je le jure rien n’est de ma faute.Allez.mai* allez donc, ordonna Christiane.Ln porte refermée, elle resta quelques secondes, tonie droite, immobile, devant la fenêtre ouverte où s'cnrndrnlt un jour merveilleux.Hile comprenait, enfin, les réticences de John Perkins, ses hésitations, mais, à la douleur qu’elle éprouvait se mêla peu à peu une joie singulière.Ainsi John l’aimait.Elle était aimée.Il partirait, elle ne le reverrait plus, mais, en songeant à lui, demain, lotile sa vie.elle n’nurail pas absolument le droit d’être malheureuse, Aucun sentiment de révolte ne l’agitait.De leurs souvenirs encore si vifs, des heures délicieuses qu'ils %'é-laient données, elle ferait, dans l’avenir, un rêve lù*n clos où ja- M.F.\V.Really, président du Pacifique Canadien, accompagné de M.F.F.Meredith, de Montréal, et M.J.VV.Hobbs, de Toronto, sont actuellement au Forest Hills.Augusta, (ieorgie.25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LE BUT SERA DEPASSE.mais aucun intrus ne pénétrerait.A la réflexion, même, elle aimait John davantage pour sa loyauté.Il était bien tel qu’elle le soupçonnait; honnête, scrupuleux jusqu’à l’héroïsme.Christiane, les mains sur sa poitrine, regardait la mer.Fnr soudaine exaltation l’avait transformée.File venait de se rappeler une phrase du Commandant: "les femmes sont fniles pour le sacrifier” et, résignée, elle acceptait lo sacrifice comme une mission limite à laquelle la désignait son Ame épurée.Ft, rependant, elle formait un voeu.One John pût lui dire un mol, un seul mot, qu’ils échangeassent avant le dépari une parole d'amour, c’en serait assez pour qu'elle souffrit moins, pour qu’elle donnât à son beau rêve une réalité.Mais celte humble satisfaction lui fut refusée.John gêné, sans doute, employa toute relie matinée à faire s» valise.A peine l'entrevit.elle quelques minutes avant te déjeuner.Le shake-hand habituel, le même petit rire; Maturité !.Maternité.Age Moyen (Joe femme a besoin, à ces trois époques critiques, du Composé Végétal de Lydia E.Pinkhim Donnez-eo à votre Elle quand elle devient femme.Prenex-en pour vous fortifier, avant et après la naissance de l’enfant.Prenez-en pour vous aider à traverser t'Age critique.Prenez-en chaque fois que vous (tes nerveuse, faible et épuisée.Un remède, qui porte le témoignage écrit de pris de 800,000 femmes, doit être bon.Donnez-lui une chance de vous soulager, vous aussi.Prenez-en régulièrement les résultats seront meilleurs.VIMMtlMT Le COMPOSE VEGETAL de LYDIA E.PINKHAM Achetona chex nous Une visite de srand'mère Mesdames La folle du logis ne sait s’arrêter, j Lorsque tout dort, elle trotte encore.Dans ses courses fantastiques elle nous ramène des personnages souvent oubliés.Ainsi, l’autre nuit, j’ai eu la visite de ma bonne grand’mère.Elle était tout abasourdie des bruits de notre inonde contemporain.Ses yeux intelligemment curieux ne cessaient d'admirer.File cherchait dans ses vieux souvenirs un hiver aussi généreux en froid et aussi riche en neige.Ses vieilles jambes, que l’immortalité avait raffermies, refusèrent nos genres de locomotion.Malgré les nouveautés offertes par le Montréal moderne, grand'mère voulait visiter les endroits où sa jeunesse avait brillé.Après mille et une explications, j’ai compris que cette bonne aïeule désirait revoir et bien vite les vieilles rues Notre-Dame el Saint-Laurent, enfin tout ce que nous ne regardons pas, poussés par la crainte d’y sentir un reproche.Mais on lui avait bien changé son Montréal! Y avait-il si longtemps qu’elle était partie pour le “grand voyage?" Ne se reconnaissant plus, elle cessa le récit de ses vieux souvenirs pour me mitrailler de questions.L'intérêt de mes premières réponses s'effaça promptement.La tristesse envahit son aimable visage.Après avoir parcouru la rue Notre-Dame, nous montions la rue Saint-Laurent.La marche vous fatigue, grand’mère?C'est une longue randonnée pour de vieilles jambes! Non mou petit, c’est le coeur qui fait mal.Continuons tout de même, ça ira mieux tout à l’heure.Rendue rue Ontario, grand’mère eut une faiblesse.File nie supplia de la conduire en vitesse vers d’autres quartiers: ce qu’elle voyait lui crevait le coeur.Tout le Montréal qu’elle avait connu lui paraissait étranger.Les larmes aux yeux, grand'mère voulut visiter les quartiers nouveaux Ils avaient poussé comme des champignons, un peu à la diable, mais l'air plus libre semblait égayer le spectacle.Ah! ce qu'elle parut longue à grand'mère.cette course à travers le Montréal moderne el anglicisé.Elle regardait a travers scs larmes qui ne voulaient pas tarir.Découragé de ne pouvoir offrir un spectacle qui la consolât, envahi moi-même par celle tristesse que je ne pouvais expliquer, je proposai le retour à la maison où les marmots trouveraient peut-être le moyen de faire renaître le vieux sourire de cette “mère-grand” qu'ils avaient à peine connue.Mon espérance fut à detni-exau-rée.(irand’mère n'était plus triste.Elle était indignée.On m’avait dit que vous êtes pri s de 800,01)0 Canadiens français à Montréal.Où êtes-vous tous?Le commerce qui, de notre lemps, était l'occupation des privilégiés, n'est plus à la mode.Partout où nous sommes passés, les bons vieux noms français sont disparus pour faire place à des noms que je ne pourrais jamais prononcer.(Jue je vous plains mes enfants, d'avoir à frapper à de telles enseignes! Que vous ont-ils donné pour leur abandonner la position?“Nous qui avons mis lanl d'énergie.d’abnégation pour vous conserver ces postes de commerce contre l'étranger entreprenant! Que diront mes contemporains lorsque je leur raconterai mon voyage?Pauvres petits, nous les femmes, nous pleurerons en vous excusant, mais les hommes, eux Je rrains fort Vous savez .je pars.Je le savais, répondit Christiane.C'est ennuyeux, mais nécessaire Je regrette beaucoup.Je regrette aussi, fil la jeune fille en adoptant le même ton léger.Pcul-êlre avail-elle rougi à ce moment-là.Mais John ne parut pas sc rendre compte de, son émotion.Il la quitta brusquement, grimpa t'es-calirr.File l’enténdit ouvrir une armoire, lancer à la volée une paire de chaussures.Cependant Fabre-guette avail disparu.Quand Christiane revit son cousin à l'heure du repas, elle constata que lui seul avait une figure bouleversée, extraordinaire.A partir de cet instant, d'ailleurs, il paru! à la jeune fille qu’une seule chose comptait pour elle: le tic-tac de la pendule sur la cheminée.John avant annoncé: “Je pars à deux heures" et les féroces petites aiguilles poursuivaient inexorablement leur course falole.Chaque minute avec John, e’était encore un peu da bonheur et ce bonheur Les billets sont en vente pour les Thés-mode EATON Mardi — mercredi et jeudi, les 13.14 et 15 mars, à 3 heure» 30 p.m., au Restaurant.1.00 chacun.Aussi pour le Dîner-mode Mercredi, le M mars, à 6 heures 30 p m.Vos maris ou vos amis seront heureux de l'occasion offerte de voir les modes nouveMes avec vous.1.00 chacun.Diner pour les femmes d'affaires Un événement toujours populaire et qui s'annonce encore en faveur, cette année.Achetez votre billet dès maintenant.0.75 chacun.Tous les sièges reserves — Billets en vente au Comptoir de la Joaillerie — au rez-de-chaussée.5 Lettres au “Devoir” Noa» ne publions que des lettres tignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce gui parait sous cette rubrique: Faillite des secours directs Montréal, 26 février 1934 M.Je rédacteur du Devoir, Les vrais contribuables de Montréal,5 c’est-à-dire ceux qui paient, ont appris avec effroi et inquiétude que le nombre des bénéficiaires du secours direct était rendu à au delà de 47,000.Cependant, si les gens en sont attristés, tous n'en sont pas surpris, il fallait s’y attendre.Nous ne voulons contester la valeur personnelle des commissaires, surtout de M.Terrault; ils ignoraient tout de ce qu’ils entrepre-naient, ils ont manqué d’expérience et de psychologie, des hoinmer, avertis se seraient bien gardés de se priver des Conférences de la Saint-Vincent de Paul, ils auraient, par exemple, contrôlé, coordonné, canalisé la bonne volonté, le travail et l’expérience de ces trois mille conférenciers connaissant bien la classe de gens assistés, ils Auraient vu tout de suite que la conférence du chômage portait dès son origine trois germes de mort certaine, c’est-à-çlire l’absence d’une carte d’identité sévèrement contrôlée, l'ingérence politique, le chèque payable en argent.D’abord, h* défaut de carte d’identité, celle déjà existante fut sabotée au profit de politiciens véreux, permet à n’importe qui de venir se faire hiverner pour rien, il jie se passe pas de jour où l’on ne rencontre quelqu’un qui vous dise tranquillement qu’il a fait venir ou fait venir quelques-uns de ses parents pour les mettre “sous le secours”, les cultivateurs en atten-d'dit le temps des semences, les étrangers, les Juifs de partout viennent vivre aux dépens des pauvres contribuables montréalais aux trois quarts ruinés, ensuite l'ingérence des échevins dans la nomination des enquêteurs.Dieu merci, il y a des enquêteurs honnêtes et compétents, mais tout le monde sait quel gâchis la plupart d’entre eux ont fait.Enfin, la Commission a manqué de ce crhe j’appellerai “psychologie”, il était facile pour un homme d’expérience de prévoir que le chèque au lieu du bon de secours inviterait à la fraude, à l’exploitation et ou vol; tel homme qui n’en a pas besoin n’irait pas chercher un “lion de secours”, mais il ira chercher un chèque pour faire son paiement de meubles ou de radio chez le marchand; on se fait gloire de tromper la Commission et on exhibe avec orgueil aux parents et aux voisins le .beau chèque que l’on vient d’avoir et on leur enseigne le moyen de s‘’y prendre pour en «voir un pareil.Le jeune et bouillant échevin de hosemont, M.Brien, lui qui n’avait lias eu le temps d’apprendre que J on peut améliorer, corriger et perfectionner sans détruire, va-t-il dénoncer la Commission du chômage qui nous coûte un million de trop par mois, avec la même juvénile vigueur qu’il a dénoncé la Saint-Vincenl de Paul?Ce sera le temps pendant sn campagne électorale.M.l’échevin A.-A.Desroches va avoir beau réchauffer son indigna-* lion, car ce n’est plus 8300,000 mais 81,000,000 que l’on se fait voler tous les mois par l’incompetence de la J.om mission du chômage.Nous avons hâte de l’entendre.Maintenant.M.Terrault, nous allons vous offrir un pari; en admettant que le “secours direct" ne soil pas supprimé el que voire Commission continue ses opérations avec les mêmes méthodes, nous allons vous parier, ton! désireux que nous sommes de perdre, que vers le 1er mars 1935, vous alliez (io.ooo familles sur le secours et que le budget de votre Commission sera de plus de 82,000,000 par mois, à condition qu’il y ait à Montréal d autres personnes que les directeurs de la At.!.//.& /'.qui.n’étant pas parmi les secourus’ puissent payer les impôts, I n contribuable qui voit clair L.La farce a assez dure Montréal, le 2 mars 1934 Monsieur le rédacteur, A Ottawa, comme ailleurs, nos deux partis achèvent de se discréditer.Lr1» singeries ignobles, auxquelles a donne lieu depuis cinquante ans au delà la question bilingue, sont évidemment, encore aujour-d liui, une spécialité de la maison parlementaire à Ottawa.( liez nombre de nos parlementaires.le mot dignité trouve apparemment une définition différente de idle reconnue du commun des mortels.Nous trouvons renversant, par exemple, que ceux de nos libéraux que jettent en ce moment des cris de putois contre l’absence de monnaie bilingue, aient laissé en 1929 accorder un nouveau contrat pour l’impression des billets du Dominion eu une seule langue, sans même plisser le front.C’est comme rien; le député de'Hdlechnsse dc-'ait être en Egypte dans ce temps-la- Il est tout de même avéré qu’à celle époque la délégation libérale de Québec t< nait ce bon Monsieur King par un licou.tJ tempora.O morr.t! \ujourd’hul, c’esl bien différent.Les morts de 1929 sont debout.Quelle résurrection î Quelle ardeur belliqueuse! De l'aiilro côté de la frontière, nous avons une trentaine de guerriers résolus, flamherges nu seul, alignés autour de l’étendard de la Doulee Province! Les uns ministres, les autres ministériels el quelques-uns, ' d’après *ux-mêmes, ministrables, qui détiennent à leur petit doigt la vie de l’administration.Ces derniers, comme les vestales de Rome, peuvent d’un mouvement de leur main “débarquer” M.Bennett en vitesse dans les vingt-quatre heures.11 est vrai d’ajouter que leurs adversaires dans le temps qu’ils étaient au timon n’avaient qu’à ne plus tirer le char de M.King que ce dernier restait en panne pour de bon! Hélas! Nos braves représentants ne connaissent pas le poker.Atout, pour eux, est du grec ou peut-être de l’hébreu.On n’est pas parfait, quoi! Pour eux, l’usage de la force et de la raison est une iniquité.Quand on porte de la laine, on n’est pas taureau comme certain sieur Turnbull, qui.d’après l’expérience des deux dernières années, a appris sa leçon par coeur.On a beau appartenir à la race et au pays qui ont édifié te reste de la Confédération, on a beau entretenir de ses deniers les déficitaires.les “bulls”, les “steers”, les “babbits”, les “One horse-town people” et, en un mol, tous les “bulls" à mots composés de l’Ouest canadien, on n’en est pas plus digne et noble pour tout cela, quand on ne, veut pas mettre en joue un King ou ‘ un Bennett et qu’on a en même temps la puissance de César.CéraM MOUSSEAU, ; 204, rue de l’Hôpital, Montréal.Nos bûcherons M.le rédacteur, Le Devoir Il semblerait que le bill des bûcherons dût donner à nos législateurs un certain fil à retordre, si l’on en juge par le résultat négatif du caucus dont vous faites mention dans votre nunu.ro d’hier.J’ai moi-même, donné à cette question des bûcherons exploités, beaucoup de mon temps et passablement de réflexion, alors qu’en 1932-33 en particulier, étant maire de Saint-Jovite à cette époque, je voyais journellement défiler dans mon bureau une théorie pitoyable de pauvres hères venant me raconter leur lamentable odyssée.Saint-Jovite possède un bureau de la Canadien International Paper Co., de sorte que tout ce qui vit, ou souffre, par ou à cause du bois dans un rayon de cinquante milles et plus, converge vers cette Mecque où se distribuent les contrats.Vous voyez cela d’ici?Je suis donc assez au courant de la situation, et c’est pourquoi je me crois autorisé à dire qu’à mon sens celte loi serait salutaire si elle était complète, mais qu’il y manque justement ce qui la pourrait rendre efficace lorsqu’elle sera violée, car elle le sera: une sanction pénale.Le gouvernement ne semble pas vouloir fixer de salaire minimum pour le moment.C’est franchement malheureux.D’aucuns disent qu’il ne le peut pas parce qu’il est dominé par l’oligarchie* formidable du consortium des industries forestières, qui s’y oppose.Discutable, quant à son opportunité dans les villes où, sous l’égide des associations professionnelles qu’il a su former, l’ouvrier trouve une protection relative, cette mesure d’un salaire minimum aurait grandement simplifié le problème à l’étude dont une solution équitable aiderait au relèvement économique des campagnes, en apportant à la classe agricole, chez qui se recrute une bonne partie de nos bûcherons, im appoint dont elle a énormément besoin à l’heure actuelle.Elle aurait pu et dû.cette mesure d’un salaire minimum, faire l’objet d’une toi d’exception en fa-1 veur de l’ouvrier forestier, au mê-1 me titre que celle qui existe en fa-] veur de l’élément ouvrier féminin, parce que l’ouvrier forestier, par la nature même de son travail, est dans une classe à part; il est dans la quasi impossibilité de se grouper; disséminé sur une vaste étendue de la forêt; ici aujourd’hui, demain ailleurs; en petits pelotons; son isolement perpétuel lui donne le sentiment invincible de sa faiblesse sociale, et augmente à l’excès un individualisme latent contre lequel il ne sail pas réagir.Il ignore, par : oe qu'on ne lui a pas appris à la connaître, la force énorme d’une; collectivité bien organisée qui sait : ce qu’elle veut et qui y tend «te toutes les énergies éparses qu’elle a su grouper et dont elle a coordonner l’action.Et puis, il lui faudrait des cadres et des chefs pour le mener.Où les prendra-t-il?.Puisque ce projet de loi ne confère pas la protection du salaire minimum à ceux qu i! est censé secourir, il est essentiel qu’on y incorpore une sanction, sans quoi la loi ne vaut guère.l’ne courte digression, s’il vous plait.Je connais un ouvrier forestier qui, ayant été porté deux ou trois fois sur la liste des “aecidcn j tés” selon In pittoresque appclln- ; lion de notre loi des accidents du , travail se vit systématiquement refuser l’accès des chantiers régio-, nanx.Substituez à "accidenté" le titre de “demandeur" dans une pour-1 suite en recouvrement de salaire f et dites-rnoi, en bonne logique, si l’employeur, en roccurrence le concessionnaire forestier, qui porte-] mit.lui, le titre de défendeur dans' la même poursuite, ne gratifierait ! pas d’une chômeur de plus notre province?Le bûcheron le sait bien.lui.l’ne obscure prescience évoque en 1 son imagination craintive quelque! ehose rumine l’ombre d’un pot de terre se heurtant à l’ombre d’un ! pot de fer.et s’il désire l’ouvrage, neuf fois sur dix il acceptera, en maugréant peut-être, mais il acceptera tout de même, pour garder son emploi, la pitance que lui tend la compagnie d’exploitation forestière.ou mieux; humaine.Le qu’il faudrait?Quelque chose en ce sens; Parlant de ces prémisses que la commission nommée aura pu obtenir pour l’ouvrier des gages raisonnables et en rapport avec les renditions économiques générales.In loi devrait décréter; LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI 7 MARS 1934 7 Que le fait de ne pas payer les gages ou salaires prevus dans les détails approuvés par la commission, concernant les opérations forestières, soumis en vertu de l’art.13 de la loi, constitue qpe infraction au même titre que te fait de commencer des opérations forestières sans autorisation, et que ta sanction soit la même.Et sur preuve suffisante qu’une infraction a éié commise comme dit ei-dessus, que la commission soit tenue de poursuivre elle-même le délinquant.L'on objectera peut-être l'énormité de ta pénalité.A cela, je réponds qu'une pénalité de $5 ou de $5000 ne signifie rien en soi.Elle laissera indifférent le concessionnaire ou l’entrepreneur honnête, car celui-ci sait qu’il n’en aura pas à souffrir.Ce sont les requins de l'industrie qu’il importe d’atteindre et, contrairement aux squales des mers tropicales dont les naturels se garent d’un coup de lame au ventre, reux-là ne sont vulnérables qu’au porte-monnaie.C’est donc là «{u’il les faut toucher.Croyez.M.le rédacteur, à l'expression de mes sentiments distingués.Georges DURY # St-Jovite, le 1er mars 1934.Théorie et pratique économiques Les hommes qui font de la théorie économique n’ont pas dans le public une très grande popularité; iis sont presque aussi décriés que les philosophes; ce sont des assembleurs de nuées.L’idée que le public, même instruit, se fait de la théorie économique est celle d’une éspèce de logomachie inventée par des gens qui ne connaissent rien de la vie et qu’ils superposent à la pratique économique sans qu'il y ait d’ailleurs, entre cette théorie et cette pratique, aucun lien nécessaire.II faut reconnaître que certaines façons de concevoir la théorie économique peuvent donner un semblant de vérité à l’idée dont la fausseté est évidente pour qui conçoit l’économie politique comme une science d'observation, ce qu'elle est en fait te plus souvent, ce qu’elle devrait toujours être.L’économie politique ne peut rien apprendre qu’au spectacle de ta vie; tout ce qu’elle a de substance et de force, elle le tire de l’étude des faits.Dans l’économie politique ainsi conçue, la formation de la théorie est de faire la critique des observations amassées, «le classer les faits observés, d’y démêler t’acci millions en 1933 comparativement à 239 millions en 1932, soit une augmentation «le 195 pour cent.Les 589 compagnies industrielles qui ont publié leur rapport donnent un total de recettes nettes de 391 millions alors qu en 1932 elles avaient subi un déficit d’exploitation au montant de 20 millions de dollars.Les 55 compagnies ferroviaires ont changé un déficit de 106 millions en 1932 en un bénéfice de plus de 11 millions en 1933.Par contre, les recettes des compagnies d’utilité publique ont baissé d’environ 11 p.c.soit de 365 millions à 324 millions.seil d’administration sont MM.Itus-sell-P.Bell, G.-H.Duggan, W'illiam-G.Finlay, D.-G.Jackson, Beaudry Leman.G.-H.Montgomery.Howard Murray, Julian-C.Smith, Walter-M.Stewart, tous de Montréal; F.-k.Morrow, de Toronto.Sherman-M.Fairchild et Ernest Robinson, de New-York.Les obligations Fluctuation do la matinéo l! LA VIE SPORTIVE (Compilation de la malaon L -O.Beaubien et Cie Limitée) Offre Dem Cour* de l’or Londres.7.(P.A.i Le rours de l’or a fléchi de 4d à 136s lOd.Cours du sucre New-York.7.(P.A.) Le mar ché du sucre était plus faible ce matin.Options; mars 1.51; mai 1.54-55; juil.1.58-59; sept.1.62; déc.1.67; jan.offre 1.68.Cours du café New-York.7.(P.A.) — Les cours du café sont en hausse: Rio; mars non coté; niai 8.82; juil.8,93; sept.8.95; déc.offre, 8.89; Santos: mars: J0.95; mai 11.26; juil.11.42; sept.11.72-73; déc.11.82-83.Dominion du Canada- 4% 15 oct.1939 4% 15 oct.1945 4'r 15 OCt.1952 .5% 15 nov.1936 .5% 1er mars 1937 .5%% 1er déc.1937 .4'îi 1084 1104 994 101 994 100% 105% 107% 98 100 99 1014 Ventes Valeurs 25 Alberta Grain 110 Bruck Silk 2 Bell Telephone 330 Brazilian 135 B.C.Packers 685 B.C.Power "A" 7 B.C.Power "B" 100 Bldg Prod.IOO Can.North.Powe 1 5 Can.Celanese 40 Canada Cement Ec.Cat.h.de Montréal 6f* 1937 100% 1024 Le marché du bétail (P.C.) — Seulement 275 têtes d’animaux ont été mises en vente sur le marché de Montréal ce matin.soit 38 bêtes à cornes, 17 veaux et 220 porcs.Le marché des porcs a été pins faible et pen actif.Seulement 10 porcs à boucherie ont été vendus a $9.75.L’acier Burns and Co.New-York, 7.(P.A.) Iron Age rapporte que la production de l’acier est passée de 47% du rendement possible qu’elle était la semaine dernière, à 49% cette semaine.Dans la région de Detroit, la production a augmenté h 100% de la capacité à cause de la grande demande pour l’industrie automobile.C’est ta seule région où on produise à plein rendement.Les perspectives laissent entrevoir de nouvelles Comme il n’v avait que 55% des augmentations pour toute l’industrie porteurs d’obligations qui étaient de l'acier dans un avenir rnppro- représentés à l’assemblée des obi gataires de Burns and Co.nier alors qu’il en fallait au moins 60%.on a ajourné l’assemblée nu mars.29 Production d'électricité ché, au point qu'on sc demande si le projet de réduction des heures de travail, tel que mis de nouveau de l’avant par te président Roosevelt, ne causera pas un tort assez considérable 5 cette industrie.La distribution d’énergie par Montreal Power pendant la semaine terminée le 4 mars a marque une augmentation de 12.74% sur la semaine correspondante de 1933.Depuis le commencement de l’année à date la distribution a été de 186 1-2 millions de kwh, une augmentation de 11.24% sur 1 an dernier.Abitibi Paper Iroquois Falls, Ont., 7.(P.C.) Une nouvelle machine à papier a été mise en opération par l’Abitibi Pa-tier & Power ici.ce qui fait un total de six machines en opération.La production n’a pas été plus considérable depuis octobre 1931.N.-Brunswick 54% J832 Ontario 54% IM7 Ontario 44% 1950 I.du P.-Edouard.6% 1947 Prov de Québec 44% 1963 Saskatchewan 6% 1952 .Compagnies: Abitibi 5% 1953 Beauhamols 6% 1959 Bell Telephone 5% 1055 B.A.OU 5% 1945 B, C.Power 5% 1960 B.C.Power 54% la®!! B.C.Telephone 5% 1960 Calgary Power 5% I960 Can.L.and P.5% 1949 Can.N.P.5% 1953 CPR 4 4% 1944 C P R.5% 1954 C PR.6% 1942 CPR.5% 1934 Can.Steamship 5% 1943 Can.Steamship 6% 1941 Can.Vickers 6%, 1947 Dom.Square Bldg 6% 1948 Dom.Tar 8% 1948 Duke Price Paw.6% 1966 Famous Players 8% 1948 Famous Players 6 % % 1948 Fed, Grain 6% 1949 Gatineau Power 5% 1956 Jamaica P.5% 1950 McLaren Q P- 54% 1961 MeColl Frontenac 6% 1949 Mont.C.and Mfg 54% Mont.Is.P.54% 1957 M.L.H.and P.5% 1951 M.L.H.and P.5% 1970 Mont.Tram.5% 1941 (Mont.Tram.5% 1955 Power Corp.4%% 19501 Power Corp 5% 1957 Price Bros 6% 1943 Quebec Power 5% 1968 Rolland Paper 54% 1948 Shaw.W.and P.6% 1937 Shaw.W.and P.5% 1970 Shaw W.and P.44% 1970 Smith H.54% 1953 South.C.P.5% 1955 .Un.Secs 54% 1932 West Kootenay Pow 5% 1956 Rentes françaises: 4% 19.17 .4% 1918 .44% 1932 .Crédit national; 5% 1919 .5% 1920 105 106U.1094 1104 1004 102 108 1 102% 103% 99 101 34 35% .65 68 .104 100 .100 102 93 95% 99 101 09 101 .92% 94 92 94 90% 92% 87 89 .93 94% 106% 109 99% 100% .83 .24 26 59 61 ,56 58 03 % 83% 91 93 90 M% 75 79% 75 79 90 91 ; 6 E9 92% 94% > 98 100 1047 101% 103% 97 99% .108% 108% 350 Can.Pac.Ry .25 Bathurst Pow.285 Con.Smelting 10 Dom.Bridge I 10 Dryden .60 Foundation Co.1 5 Curd, Chs and Co.25 H.Smith 15 Int.Power prlv.Int.Nickel 45 Massey-Harris 1 20 Mont.5 Mont.Tram.Nat.Breweries 70 Power Corp.I 30 St.Lawrence 15 St.Law.Pai 106 108 98% 100% 82'.5 Steel of Canada 10 Viau .3 65 Wood Mfg.prlv.35 on de la maifon L.-G.Beaubien) Ouv, Haut Bas Midi Chang.21 Vi 2H/2 .19% 197/g 19% 19% 1/4 117 1 17 Il >4 1 1 % Va , .3 Va 3 Va — Va .3 2 Va 3 2 Va i/7 .8 8 7V4 7% 23 23 + 1/2 .IÇ'i 191/2 I8V4 18% 11 3a 1 1 % Va l 8 3,4 87/8 8% 8% prlv.- .15 Vz 15 Vi A" .16 16 1 5 Va 15% i—- ’.a B ’ .16 16 15% 1 5’/a -4- V* « l6’/4 16% 161/4 161/4 ’4 7% 7% , .160 161 Vi 160 161 + 2 68 68 5'A 5 A .36% 36% __ 1/4 ' B ' 4 4 1/4 6V« 6Vλ 6 6 .16 16 .10 10 .9 A 9 A .16,40 16.50 16,30 16.30 .20 19 19 25.00 25.30 24.95 25.25 + .10 .6 Va 6’/a .11 12 ny4 12 4* 1/4 37 37 36% 36% ’/» 46 46 Va 46 46'/8 120 120 .277/a 28 27% 21 Va 1/8 .33 33 .14% 14 »/4 14% 14% 4- Va .2Va 2% "H Va r.21 21 201/2 20 Va X p .22% 22% — .37 .37 — 1/4 Victoire facile pour les Rouges New-Haven, 7.— Les Rouges de Providence ont remporté une facile victoire, hier soir, sur les Aigles de New-Haven, qu'ils ont défaits par le résultat de 6 à 2 à l'issue d’une partie régulière de la Ligue Internationale de hockey.Cette partie n’a attiré que 1,000 spectateurs environ et, nonobstant, le nombre lie points comptés fut d’une lenteur déconcertante.Composition des équipes: PROVIDENCE Byrne Lesieur Nichols Murray Rivers Harrington NEW but déf.déf.centre aile aile HAVEN Moore Doran Speyer Chouinard Kinsella R.McCully Providence: McVicar, Mulligan, Taylor, Gaudreault, Giroux, Hart et Alexandre.New Haven; Maracle, Perkins, Gray .Wilson, McBride, J.McCully, Carson.Arbitres; Shaver et Shay.Première période 1—Providence: Giroux .5.15 3—Providence: Giroux .15.20 3— Providence: Gaudreault .15.45 Pun.: Nichols, Doran.Deuxième période 4— Providence: Harrington 5— Providence: Giroux .6— Providence: Mulligan .2.06 5.04 15.59 Pun.: Nirhols 3, Mulligan, Wil son.Troisième période 7— Ne wHaven: Chouinard 8— New Haven: Chouinard Pun.: Kinsella.Le Canada a remporte la course des Nations, grâce a la rapidité de Lucien Castonguay.George Robson, de Montréal, remporta les honneurs dans la grande classique de deux milles ouverts aux aniateu de la province.La course dun mille pour les écoles, fui gagnee pai André Martin, de l’académie Saint-Léon, Westmount; le denu-mille des écoles, par M.Waagemans, de Saint-Léon aussi.La course d un mille pour le championnat du Mont St-Louis donna le résultat suivant: to M.Grégoire, 2.J.Dussault, 3.A.Brunet.Au nombre des attraction ¦> réussies, mentionnons: le “Tonno-mobile”; led courses des avions, l’escadrille Balbo; la joute de crosse; la course en bicyclettes; les aveugles, les trois jambes, et la course des municipalités québécoises, remportée par N.Richardson, d’Outremont; 2e François Marchand, pour Saint-Jérôme, et 3e, Lucien Giroux, représentant île La-val-sur-le-Lac.Programme d’une grande élaboration et d’une rapide exécution, grâce à l’experte direction des juges Alb.Pigeon, Aimé Cousineau.F.Gaudreau, H.-H.DeSerres.H.Gratton, Eugène Lachance el W.-E.Noughton.M.H.Potter, président de l’Association des anciens du Mont Sant-Louis pour le terme 1933-34.mit la rondelle au jeu au moment où la fameuse fanfare du capitaine J.-J.Goulet achevait de jouer l’hymne national.12.10 13.36 _____ __________ H 84% Ottawa Valley Power 84% 1970 102% IM11» 25 Wabasso 72 4 744 82 84 89 91 93 95 944 97 100 101% 94 96 86% 88 89 91 PR 101 794 814 101 103 20 Commerce 4 Montréal 8 Royale 10 Dom.Bank 34% BANQUES .163 .*.199 .165 .178 3 35 34% 163 199 165 178 - 1 Bourse de New-York 46 45 49 SO 40 S3 33 30 37 33 Les grains Dividendes déclarés Canadian Cel an esc Ud.$1/*' par action privilégiée plus 75 sous par action pour couvrir les arrerages, payables le 31 mars aux actionnaires inscrits le 16 mars.Dominion Stores Dans les quatre semaines terminées le 24 février, les ventes de Dominion Stores.Ltd, se sont (-levées à $1.481,037.en comparaison de $1,501,638 dans 10 laps correspondant de l’an dernier.Lu compagnie exploite 21 magasins de moins que l’an dernier.Chs Curd and Co.A la réunion des actionnaires, hier, le président de Charles Gurd and Co.a souligné le fait que la compagnie a versé en dividendes depuis 1927 un montant total de $668,000.et qu’elle a encore un surplus accumulé de près de $205,-000 alors qu'il n'était que de $.»0.-759 en 1927.Chicago, 7.(P.A.) — Les cours des grains se sont quelque peu avancés ce matin parce qu'on entrevoit des dommages a la récolte dans le sud-ouest.Les rendements Les cours moyens à Wall Street New-York, 7 iP.C.) — L» moyenne des cours des 90 principaux titres.d'aprCs les compilation» de standard Statistics: Fairchild Aircraft (P.C.) A une réunion du conseil d’administration de la Fair-child Aircraft, tenue ce malin, on a approuvé un projet de réorganisation financière qui permettra aux actionnaires canadiens de posséder la majorité des actions de la corn pagnie.M.Hubert M.Passmore, de Mont réal, qui était directeur-gérant, a été élu président en remplacement de M.Sherman-M.Fairchild, de N York.50 20 20 Cour» Indus.Ferro.U tu Moy.Hier 97 3 50.1 70.9 86.4 8em dernière 98 2 48.9 76.4 85.4 Mol» dernier 101.0 52 1 86,5 90 9 Lan dernier 44 7 24 9 71 8 46.4 1931 134 9 100.0 105.2 140 1 1927 108 6 108.8 102 2 106.1 Haut 1934 105 0 54.3 90 3 93 8 Baa 1934 89.1 41.8 (W 3 77,5 Haut (19331 102 1 58.0 113.7 96 9 Bas 1933 42 3 23 5 61 1 43 9 Haut 1932 72 3 39 R 111 0 73.9 Bas 1932 33 1 13 2 51 8 35 0 B.A Oïl "A" B C.Power "A' Bell Telephone Build Prod."A” Calgary Power Can.Malting t,h.Power ACTIONS ORDlNAIMtA Dlv.Prix Rend 80 80 6.00 1 00 6 00 1 50 .80 00 2.00 2 00 5.00 1 20 4 00 50 524 Coût eleve des recipients Can.North Can.Bronze Can.Convertera Dom.Bridge Dominion Glass Dominion Stores Dominion Textile Imperial Oil Imperial Tobacco (Ultras lomprls) Int.Petroleum MeColl Frontenac Montreal Power Mont.Tramways Nat Breweries Ogllvle Quebec Power Page Herse y Penmans South Can Power Sh&wlnlgan Steel of Canada 14% 314 117 224 125 33% 20 254 45 37 93 20% 80 13% 12% 5.43 4.70 5.13 4 44 5.51 4.44 1.92 2 35 4.44 5.41 5.38 5 81 5.00 3 67 4 90 454 20% 1 12 60 1 50 9.00 1 60 8.00 1 00 3.00 3 00 60 .50 1 20 21% 11% 38% 120 28 205 18% 66% 60 U4 22% 37% 5 15 5 06 4.09 7.50 5.71 3.90 5 48 -*.5k 5 00 5 51 2 24 3.22 56% 304 ?S’» 58% ACTIONS UE BANQUES Ottawa, 7 La statistique de l’industrie des céréales préparées indique rue le coût des récipients constitue un ilcui important.La valeur des matières premières, telles que le blé, le mais, d’autres céréales.le son, la farine, le malt, le sirop, lr sucre, le sel.clr., se monte en 1932 à $996,000 alors que le coût des récipients et autres matériaux d'emballage se monte à $960.000.La valeur ex fabrique des produits, \ compris deux des minoteries livrent exclusivement des céréales non préparées telles que rou- Montréal 800 199 4 02 Nouvelle-Ecoss» 12.00 275 4.36 Commerce 8 00 164 4.88 Royale 8 00 165 4 83 Can.Nationale 10 00 140% 7 12 ACTIONS DEMINES Dome 1 40 37 90 3.69 Holllnger 75 16 40 4 58 (Extras compri») t,ake Shore 3 00 47 7.4 0 28 (Extras compris! McIntyre 1 75 43.75 4 00 Pioneer 60 12 50 4 80 Slaroe .12 2.23 3 38 Sylvanta 05 2 35 1 06 Teek-Hughe» 60 6 70 R 95 W right - Hargrea ve* 40 8.50 4 71 evv-'t,.gruau d'avoine et l'avoine Les autres membres du eon léc, s'élève à $7,193.000.Un placement avantageux C'Mt H !• r*v«nu «font bénéficiant la» détenteur* de RENTES PETROLIERES A FONDS GARANTI, rambaurublet la tar novembre 1943.par mol» SI voit» déclrai de» ranaaifnemant* comptât» tut cotta Intérawanta vtlawr da placement qui vou» offre, en plu» d'une bonne lécurlté.un rondement de 1 2 en »ur votre capital, écrives si téléphonée, vins obligation de votre part.Geo.Beausoleil b Cie 10 oueat.rua St-(acquêt Tél.HArb.3276 MONTREAL BR 2 ACTIONS PRIVILEGIEES Can North.Power 7 00 100 Can.Bronte .70 9P Can.Fair.Morse 6 00 ft.ï Can Foreign tnveat.8 00 «•« Can.Gen, Elect.6 00 60', Can.Hyd Elect.600 67 », Dom.Glass 7,00 UO Dom Textile 7 00 UP Goodyear 7 00 uu Jamaica.P8 7 00 ino Mont Cotton» 7 00 Nat Brawtrlaa 175 Ogllvle 7 00 UK Ottawa Power « .40 102 1 Penman» 6 00 {Ml Power Coriv 600 70 80 Can Power 6 00 65 f Bteil of Can 1.73 37», Tuckett Tobacco 100 120 Walker Cloodema-n 100 ie\ 7 00 7 14 9 2,1 10 2» 5.79 8 89 ¦S 8j 5 88 6 .00 8 54 5 31 5.47 0.37 0 67 B 57 7 06 4 70 » 83 5 97 New-York, 7.(P.A.) — Les cours n’ont pas beaucoup varié en bourse ce matin et l’activité est restée limitée.Les titres à bas prix ont surtout été en vedette.Les alcools ont été généralement fermes et certains industriels se sont légèrement avancés.Auburn, LT.S.Alcohol, Srhenley Distilleries, Case tt American Sumatra sc sont avancés d'un point environ.Consolidated Gas et i American Tobacco ont été faibles.Il y a eu peu - de changement dans la deuxième heure.Cours lournis par m maison OEOFFRION £i RAINVILLE, courtier» 225.rue Notre-Dame ouest.Montréal.Ouv.Midi American Car American At For Power American Power At Light American Smelting American Water Work* American Tel.At Tel Anaconda Atlantia Refining Auburn .Baldwin Locomotive Baltimore At Ohio Bethlehem Steel Canadian Pacific .Commercial Solvent* .• Chrysler Motors Columbia Gas At Electric Cons.G a* of New York Continental Can.Co.Commonwealth Southern Dupont .Elec.Power At Light Corp.Freeport Texas General Foods Corp.General Motors General Electric .General Ry.Signal .Hudson Motors .Int Tel At Tel.John» Manvllle .v.Kennecott Copper Loews Theatres Mack Trucks Montgomery A Ward Nash Car Co New York Central North American Noranda Mine» New- Haven Packard Motors Pennsylvania R.R.• PhllUpps Pete .Radio Corporation Remington Rand Republic Iron At Steel Sears Roebuck .Southern Ry.Standard Brand Standard Ga* At Electric Standard Oil of New Jersey Soconv Vacuum Oil Studehaker United Aircraft United Gas Improvement.II.S Rubber U.6.Steel .Vanadium .Weetern Union .We*tlnghou«e .Wool worth .Sur le Curb 103 10% 94 45 20% 1214 15% 31% 55% 13% 304 45% 16% 28 55% 15% 39% 78 2% 99 7% 47 334 38 22 44% 20 14% 57% 19% 31% 35% 31% 26», 38 19% 38% 19% 5% 33% 174 84 13 23% 48% 32% 22 13 46% 17% 7% 24% 17% 19% 534 274 55% 40% SI 4 (P.C.) — Le marché a été généralement ferme mais peu actif sur le Curb.Hiram Walker a avancé plus d’un point et Walkerville a fait un nouveau sommet à 7.60.Distillers Seagrams.Imperial Oil et quelques autres se sont légèrement améliorés.Dans la section des mines.Teck Hughes a avancé de 15 sous ô 6.75, nouveau sommet et Falconbridge a avancé d’autant.Wright Hargreaves a fléchi de 10 sous.Cours fourni» pur .* maison L -J FORGET * CI» «71.rue 8t-FrançoU-X»vler Carl Van Wurden contre Stockton 784 9022 7% 47 384 22 V, 204 20% 32 32% 28% 38% 90 Brew Corp.25 Br.Am Oil Ouv.Haut B»e Midi 9 % 9 % 9 Vr9 14 % 35 Br.& Diet.2 60 100 Br.Corp.Pr 24 20 C.Dr.4s Do.34 10 Co*.Brew 900 110 Can.Malt.33 3* 33 % 33 », 33 % 15 Cons.Paper 2 % 80 D.Corp Bea 20 20 % 20 20 ' 4 25 D.Eng.W 22 U 105 Ford A 2.3 35 Int.Util.B I 15 340 Impetlal Oil 13 3< 13 % 13 % 13 i.10 Imp.Tobac.12 3* 75 Int Petrole 21 % 21 », 21 % 50 Melchere A 13 U 13 % 13 % 13 % 50 Price Bro* 2 '4 75 Walk Good 49 48 '4 49 49 % 210 " " prlv.1880 Walk.Brew 16 % 7 45 7 83 7 45 7 60 UTIL PUB 65 Beauharn 7% MINES: — 135 Noranda 38 60 38 40 685 Slscoe 2 20 2 25 2 15 3850 Sullivan 32 % 6 75 33 i.32 % 33 825 Teck Hugh 6 65 0 75 MINES: hors lilt».150 Big MU* 41 3300 Parkhtll 63 », 64 03 64 100 Stadacona 17 % Bourse des mines Cari Van Wurden, le fameux lutteur d’Ottawa, a enfin conclu des arangements avec les promoteurs Giroux et Zappa et rencontrera, lundi prochain en finale, au marché St-Jacques, le champion Graham Stockton, de la division des poids mi-lourds juniors.- Carl Van Wurden, reconnu comme l’un des meilleurs lutteurs poids mi-lourds, peut faire le poids limite de la classe de Stockton et rencontrera celui-ci dans un combat pour le titre et la ceinture du lutteur de Verdun.Il y a longtemps que Cari Van Wurden est réclamé par les amateurs de lutte qui savent ses belles qualités d’athlète habile, agressif, rusé et d’une force remarquable.C’est lorsqu’on lui apprit qu’il serait difficile d’organiser tout de suite une série d’élimination pour le championnat poids mi-lourd que Van Wurden suggéra de se mesure contre Stockton au poids de celui-ci et son offre fut tout de suite acceptée par le champion.* Le lutteur d’Ottawa a remis à plus tard un autre voyage dans les Provinces Maritimes et a télégraphié lundi qu’il serait prêta lutter à Montréal le 12 mars.(’cite rencontre, l’une des plus intéressante de la saison de lutte d’hiver sera appuyée par doux ou trois autres de choix.Paul Lortie, John Marchand, le colonel Harold Peters, Harry Madison seront à l’affiche contre des adversaires de marque.Le Buffalo est en tête Fort Erié, 7 — En triomphant des Stars de Syracuse par le résultat de 5 à 1 hier soir, les Bisons de Buffalo sont passés en tête dans le classement des équipes de la Ligue Internationale de hockey.Ces deux clubs sont assurés de participer aux éliminatoires de cette ligue.Composition des équipes: Buffalo Syracuse Taugher but Roach Berletl déf.Hughes Teasdale déf.Bellemer Roth centre Neville Barton aile Hergert Jarvis aile Martin Buffalo, substituts: Kuhn, Keating, Convey, Armand, McDonald, Schultz, Newman.Syracuse: Rennie, Carr, Dar-ragh, Marklc, Schriner, Miller, Huggins, Jack.Arbitre: McGuire.Première période Pas de point.Punitions: Teasdale, Hughes.Deuxième période 1.Fluffalo, Barton-Roth .4.12 Punitions: McDonald, Hughes.Troisième période 2.Buffalo.Kuhn-Keating .5.09 3.Buffalo.McDonald .5.32 4.Buffalo, Berlett.6.55 5.Syracuse, Huggins-Miller .14.53 6.Buffalo, Barton-Roth .17.46 Punitions: Neville, Keating.Une ferme pour les Royals Le festival du Mont-St-Louis Acm* V% 1 21 1 20 7.3% 48% 32% 16 % 1 76 12 35 12 40 51 4«4 48 4 66 % 1 83 3 85 1 19 3 50 74 18.10 1 27 28 56 40Si 31% Cours des trusts fixes Otfr» D*m Bureaux modernes à louer IMMEUBLE THEMIS Au ren»»* mérnf du quarptr rte» «Haïra», d* I* finance et de» services, proh «*ionn»l», 3 proximité rtu palais de iusflee, de Thêta) ue villa, aie ?Ion i Téprauve du leu.Sarvice de premier erdr*.Pom remelRnements.«'adresser A notre Service des Immeubles Construe Le SUN TRUST, Limitée 10, rua St-lacque» eue»» H Arbour 01)1 immeuble THEMI1 Mentréal Can.America Tm»t 2% 3% Cun Inter Truat 4% •4% •Diversified Truat "O" 2 26 2 30 •no.n 5 5% j Ptr»t All Can Units 10% Do 1945 7% 7% •Independence Tui»t 2 24 2 34 1 Grouped Income Bhars» 4.35 4 75 1 •Quaterlev Income Share* 1 3» 1 40 1 •United Fixed 2% j ?United N Y Bank Truat 3% •tin.Oil Truat S'* North Am.T s 1953 1.89 1 Do 1955 2 49 IVi 1956 2 47 Do 1958 2 60 2 85 Cumulative T 9 431 New corn T.S Accum 2 12 Do Diatrlh 242 Five-Year Fixed T 0 4 27 Old Corp T 8.2 06 I'oinpaanlea de plamnaaU •Am composite Share* 3% 4% •4m Founder* Com 1 1% •Brit.Type tnv 00 7.4 Can Gold Tr’ist «% 7 % i Can.tuv Fund 3 40 3 00 Fed Cap Tru*t >% Fundamental Truat 8.A 0% no n 4 Unit Gold Equtt.of Can 2 29 2 .44 Unaurtmaharea 1% •Nai Bond and Bha'e* 33* 35 •êupervlaed Pharr* 1 25 1 48 •U 8 Elect, I and P."A" 12', 13 IVi B 2 18 Do Voting 03 Nation Wide 8 scurf tie* a so Do Voting 137 1 47 • Fond» américain* — - — ra-Wu, - - Avex-vout baaoin de bona li- vr*a?Adreises-vous «11 Service de Übrxirie du "Devoir’ a 43C rue Documentation Notre-Dame ett, Montréal, vroa?Le bulletin des ren*eigi»en»«nH commerciaux O mart' Lr comme'ce d'importation de T Ecosse rn 1933.Le commerce des bestiaux canadiens avec l'Ecosse en 1933.L'activité industrielle en Ecosse Lr commerce de l'Ouest de l'Angleterre, de % Galles du Sud et des Midlands du Sud.Les débouchés pour la (arma de lu-irrnr dans le Nord de I Angleterre.Le commerce des articles de vêtements en Australie.Sommaire du commerce du Canada janvier 1934.Les débouchés pour les ustensiles de cuisine en Italie.Le commerce du talc en Italie L'enregistrement des automobiles à Honjt-Kong.Les exportations japonaises de chaussures de caoutchouc.1rs Importations japonaises da blé et de tanne en 1933.Programme da construction de routes en Argentine.Les débouchés pour le carton en Ar- gtnttn# La situation économique au Mexique, en 1933 Modification* tarifaires et règlements douaniers.Demandes de produits canadiens i l’étranger.Cote des change» étrangers pour la semaine tinssent le 26 février 1934.Départs des navires da* ports canadien», Cour» fourni» pur I» maison CRANO.BURKE * Co.222.rue Notre-Dame ouest Out.Haut Bsx 26 27 28 1 40 I 34 1 20 11 50 17 1 70 12 40 50 40 67 U 1 90 37 63 4 4 3 55 70 18 33 1 27 24 90 38 47 73 2 29 4 95 43 60 2 20 6 2 82 38 50 1 60 1 19 52 2 85 1 18 2 18 17 1 «7 2 66 43 6 70 40 1 .30 8 43 45 Ajax Oïl Ashley Braelorn* Barry Holl , Base Metal* B C.Pioneer Bobjo Castle Treth.Centra! Patricia Com.Pete.Conlaga* Dome Mines I nom Explorera 24% Falconbridge Granada Iji- Holllnger »5L ! Howey Gold Int Nickel Kirk.Lake Lake Bhora Macaaaa Can.Malarttn Mclntyra Fetm 26 % 1 21 17 12 30 30 1 90 Le Mon! Saint-Louis n connu, samedi, un érlalanl succès lors de la représentation de son festival annuel sur glace, à l’Arena Mont-Royal.Plus de 6,000 personnes oui etc témoins d’une variété d'allrac-lions, qui surent plaire, émotionner cl divertir.Ghacun des numéros au programme fut un succès cl il convient de féliciter les organisateurs pour la réussite de cette matinée annuelle.La joute de hockey traditionnelle entre le Polytcchni-, que cl le Mont Saint-Louis fut ga-' gnéc par les collégiens, par le poin- 3 65 14 30 24 93 39 37 25 23 39 2 30 2 28 2 30 Mining Owp - H«n 43 30 lage de 6 à 4.La victoire fut décisive car.à un moment donné, le Mont Saint-Louis mena par 6 à 1, alors que les Polytechniciens se rallièrent, en comptant trois points dans In troisième période.Les Royals ont pratiquement terminé leurs négociations avec le club Wilmington N.C.hier, par lesquelles ils vont garantir les salaires aux joueurs de cette petite équipe de classe B.pour ensuite avoir le dhoix sur les meilleures perspectives à l'automne.De plus.Shag a promis d’envoyer tout son surplus de talent à cette équipe, ce qui veut dire que Roland Gladu, Red Munn, Lauri Mullykangas et probablement Claude Passeau iront jouer une bonne partie de la saison dans eetle ville de la ligue Pied-mount.Shaughnessy ira conclure le* derniers arrangements lorsqu'il descendra au camp d’Orlando.Entre tenrps, Oscar Roettger est bien désappointé du changement de gérant survenu à Brooklyn où son gérant Max Carey a été congédié.Oscar avait l’assurance d’obtenir lo receveur Chick Outcn.Oscar espère tout de même parler d’affaires avec Casey Stengel à Orlando Ynême.Brooklyn s’entraînera avec le club Montréal, cette année.Roettger visitera également le camp des Phillies à Winter Haven, Flo.puis continuera à Lakeland où s’entraînent les Tigers de Mickey Cochrane, un ancien camarade de.Roettger.Moffatt Nlplsslng Norwnè» Premier Gold Reno Gold Reld Authler Bain Antonio RherrlU Gord Blsco» Stadftcon» Bodbury Basin Syl vanité Thompson Cart 111 Teok Hughee Towagmac Walt* Amulat Wright Har, Wayalde 8 % 3 % 1 20 S3 .38 00 1 «0 1 16 32 2 82 l'Ontario.Les 379 établissement* j ! en exploitation au cours de 1932 '* c
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