Le devoir, 28 juin 1915, lundi 28 juin 1915
VOLUME VI—No 149 MONTREAL, LUNDI 28 JUIN 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 DEVOIR Rédaction et Administration « 43 RUE-SAINT.VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I * M.MARTIN SE RAVISE Quand, l'autre après-midi, une importante délégation pria M.le maire de faire communiquer aux grands corps publics, tels la Chambre de Commerce et le Board of Trade, les divers projets de règlement de la question du Tramway, tout le monde comprit que M.le maire se refusait a communiquer ces documents avant que le bureau des commissaires eut adopté une formule définitive.Mais la nuit porte conseil et samedi matin M.Martin se ravisait.Il adressait aux divers corps publics copie du projet Hébert et du projet On se demandera pourquoi, après avoir constaté que la délégation avait exprime le désir d’avoir une copie de chacun des différents projets qui ont etc- présentés au bureau jusqu’à ce jour”, M.le maire n’a pas juge a propos de lui communiquer le texte du projet McDonald ou même c e m de la proposition Ainey, laquelle réclame une enquête par dcléga-tion municipale dans quelques villes du Canada et des Etats-Unis.est fort probable que M.Martin n’a qu’une très médiocre opinion des propositions Ainey et McDonald, mais enfin cette opinion ne supprime point les deux projets; et puisqu'il faisait tant que de communiquer les documents, il aurait dû être beau joueur et livrer le tout à 1 examen et a la critique des corps publics.raison ” a PaS.davanta8e liv>’é le Sien, mais il en donne la raison.Quant au mien, ecnt-il, les idées et les pians qu’il contenait sont émis dans les deux projets ci-dessus (Hébert et Côté), de sorte qui! ni est inutile de le communiquer.” L’extrême modestie de M.le maire lui a joué un mauvais tour.Il y a au moins, entre les projets Côté, Hébert et Martin, une différence importante: e projet Martin faisait abstraction totale du pourcentage alors que le projet Côté le fixe à 5% et que le projet Hébert le 2- r,” sr.—1 " ^ *"->™ * ïï- pourcentage l’opinion drs'honfmLTaffmTL?11 " ^ ^ d’abandon du * * * 4* ba 1fttre d.e M- Martin est du reste fort intéressante à plus d’un titre.Apres avoir constate que les corps publics ont réclamé les divers ZTL’t11 et,Udi-r €l de POUVOir Udre les objections et sugges- ts qu ils croiraient raisonnables et dans l’intérêt public” et déclaré qu il acquiesce avec plaisir à la demande faite de communiquer les pro- n0'!S/ °n! ele.so"m,s’ afin que le projet définitif représente bien les désirs et les besoins de tous”, M.le Maire ajoute, en toutes lettres .'Ve COmmisjaire ^Donald s’est fait hier l'interprète de la delegation pour demander qu’aucune décision ne soit prise par le Bureau des Commissaires sur cette question de tramways avant que le Board of Trade, la Chambre de Commerce et le Conseil des Métiers et du Travail ne soient mis au courant des différentes vrovosi-tions faites et FAIT VALOIR LEURS OBJECTIONS, si nécessaire M.le commissaire McDonald n’ayant fait aucune motion dans ce sens, le prends sur moi aujourd’hui d’agir comme si une proposi- aVOlt ete faite a" Rm'em‘ avec d’autant plus de nSr que JE TROUVE LA DEMANDE TRES RAISONNABLE.M°U le® mots n’ont l,!us de sens, ou cela implique, de la part de M conseil ’ 3 Pr°mT qUe 1C Bllre:m des Commissaires — non pas'le conseil - ne prendra aucune décision définitive avant que les divers corps mentionnes aient eu le temps d’étudier les différents proleï “S fait valoir leurs objections, si nécessaire.” P J ts et Comme, d’autre part, M.le commissaire Hébert a * pioclame, dans le préambule de son premier projet mie Ta ^ mellement A - qu’il ne possède point encore - de ^’acUf rSi e/ LL/ "'‘a compagnie est essentielle à l’établissement d’un règlement éouilabb i s en suit que, pour précipiter la solution du problème H f ,ml , MM Hebert et Martin foulent aux pieds leur propre parole ^ Us viennent, l’un et l’autre rie Tir»na,.Q * 1 * * * sans détour possible, ’ Un cnga8ement qui les lie ____________________________ Orner HE ROUX.E» IN6LETEBRE ET EN FRANCE L6 renchérissement des denrées MSSK'i _______ L’une des plus mordantes carica-MÎHî6® -de Forain publiées dans ' Ij.Pwm’oJi, de Paris, au cours de il hiver, porte comme légende le dialogue suivant entre deux Poilus con-versant dans les tranchées : —“Pourvu qu’ils tiennent 1 — Qu’ils tiennent ?Qui, ça ?— Oui, les civils 1” La nation française tient depuis onze mois et ne donne encore aucun signe de faiblesse ou de lassitude.L’exemple admirable des troupes est le réconfort de chacun.La confiance est générale et absolue ; elle vient du front et se répand sur le pays tout entier.Des déceptions parfois cruelles ont succédé à des espérances maladroitement entretenues : tout ce qu’on a appris, tout ce qu’on ignore ne peut entamer la foi dans la puissance de la race, dans la grandeur de ses destinées et dans la victoire qui lui est promise et qui lui est due.Mais cette constance dans l’épreuve, cet-L te fermeté morale ne va pas sans ‘ souftrance.La gêne matérielle est considérable.Il était naturel que la guerre, réduisant la main-d’oeuvre et tes transports, restreignant aussi le crédit, renchérît tout.Ce renchérissement est en France, pour les denrées d’alimentation, plutôt moindre, dans l’ensemble, qu'en Angleterre; il inflige des privations, mais elles sont tolérables, et, en définitive, ces épreuves, bien moindres, certes, que dans les pays ennemis, ou dans les départements envahis, sont supportées avec beaucoup de patience.Le renchérissement en France Dans son dernier exposé financier, M.Ribot constatait — comme nous l’avons noté vendredi — que les recouvrements budgétaires accusent un progrès considérable en 1915, ainsi que les ressources prêtées au Trésor par le public.G’ >st l’indice d’une meilleure situation économique, mais les mesures décrétées par le gouvernement, si elles ont mis un frein aux entreprises de la spéculation, n’ont pas empêché la hausse générale des prix.Dans la première quinzaine de mai, d’après les tableaux officiels, le prix du blé a varié en France, du minimum de .$6.30 le quintal métrique (environ 200 Ibs, ce qui équivaut à $3.15 le quintal de 100 Ibs) — sf'îft ^ Morbihan au maximum de ^'20 a Vienne, en Isère; pour neuf places ou départements en France ou le cours du blé est coté dans S7 H Pen-0dei11 atteint ou dépasse ' six places ou départements PJarr " IMfi-et-Vilaine, Lyon’ n ’ ,Polien> Toulouse, Vienne- «n Daiiphme (Journal officie! dù 17 métriaueOUr^^n35,fran^s Ie uintal neinque (.*3.50 le quintal) est un tours fort élevé, sans être un cours i ;r-; .dlt r Economiste fran- à ParisTn 'e.Pnx du.de blé de nmi a • a Pre!mere quinzaine luîn diniC,lnq aanees antérieures : i910 1911 1912 1 qi3 mu -.ofr.35 28fr.75 31fr.lO 28fr.60 28fr.80 En laissant de côté l’année de bas pnx 1910, on voit Que le cours du ble le plus habituel en France à ôîi'nLd PrSente’ /oit 35 francs le Pi j’/ .’ d(Tasse de » fr.70 ou de 1.0.1 C e pi^IX rn°yen des quatre der-è 29Sfrn3rS’ n1'1914^ le9uel était hin"' f ' 31 vccst une hausse sensi-olc, non une hausse énorme ¦ il est vra, qu’elle n’a été contenue ïanl ries !{™V.eS i,UeJ par la suspension des droits de douane frappant ce produit S il arrivait que les Dardanelles fussent assez prochainement ouvertes au commerce, il est probable que le blé baisserait de quelques francs mettons 2 ou 3 francs par quintal, grâce à l’arrivée des blés russes.” Autrefois, les prix du blé étaient beaucoup plus bas : ainsi ]c prix moyen pour l’ensemble de la France 99 frOUQOtt'’!tP î’anaé?Jn’a été que de JJ fr.pour la période de vingt ans de 1893 à 1912.Par rapport à cette moyenne, les prix actuels du ble représentent une hausse de plus de oO% ; mais il faut reconnaître que les prix étaient en hausse constante depuis 1908.” Lévaluation officielle du prix du pain reste encore dans les limites modérées ; d’après le “ Bulletin municipal officiel ” du 20 mai, le prix habituel de 2 kilogrammes (4 Ibs environ) — première qualité — est une legere fraction au-desstis de 85 centimes (environ 17c.).Ce prix diffère a penie de celui de 1912, il est de 8 ià 14% plus élevé que dans la généralité des années de 1907 à 1911.D’après .Economiste ”, il est douteux que les circonstances comportassent la réquisition de tout le blé en France, pour Ta population civile ; et l’on ne voit pas comment l'Etat pourra réquisitionner le blé au maximum de 32 francs ($6.40) quand il cote maintenant officiellement, ainsi que l’on a vu plus haut 35 francs ($7) ou même davantage, dans six places sur neuf où les prix ont été officiellement constatés dans la première quinzaine de mai.I-es prix de la viande “ sur p'ed ” ont sensiblement, mais très inégalement monté.Un tableau publié dans le “ Journal Officiel ” du 17 mai montre que le boeuf de première qualité — sur pied — se paie un peu plus de 23c.la'livre (exactement 2 fr.33 le kitog.) soit une majoration dépassant légèrement 4V2 c.la livre sur les prix de 1914 et de 4 à 5 c.sur ceux des trois années 1913, 1912 et 1911.C’est une hausse moyenne de 20 à 25%.Ces chiffres sont donnés pour le commerce en gros.La vente au détail a, en temps de guerre, des frais qui dépassent ceux des temps normaux.Dans l’ensemble, il parait admis que la viande se vend actuellement, au consommateur parisien, 20 à 30% plus cher que dans les trois ou quatre années antérieures.Cette hausse s’est produite malgré que le gouvernement, au lendemain de la mobilisation, ait suspendu le droit de $7 par quintal grevant les viandes étrangères importées.Une hausse considérable s’est produite sur le sucre.Ue prix en a au moins doublé.Dans l’intérêt des consommateurs, la Chambre de Commerce de Paris s’est mise à en fournir aux marchands, à la condition que ceux-ci le revendent dans certaines conditions ; tout considéré, son intervention parait avoir été utile et avoir contenu, sinon réduit, la haus se du sucre.Ua généralité des huiles a monté de 30 à 4i, .Le pétrole, en Angleterre du moins, tout en ayant monté relativement à 1914 (8 pence % le gallon contre 7 pencelé) se retrouve au même prix qu'en 1913 ; mais il s’agit là de vente en gros ; et les choses se passent tout autrement au détail, du moins en France, où cette denrée est très rare.Un article qui a subi une hausse formidable est le charbon : en Angleterre, celui de Newcastle a augmenté de 50 à 80% suivant le terme de comparaison.Quant au Cardiff, il est tellement rare qu’on ne le cote plus.A Paris, une circulaire presse les clients d'une maison de combustible de s’approvisionner pour l’hiver et leur offre, pour les attirer, les prix de $19.60 la tonne pour la gailletterie (gros morceaux) et de .$20 pour les tetes de moineaux, descendant à $17 ou $17.50 pour le charbon de calorifère.U y a sur les bois de toutes sortes une hausse analogue à celle sur le charbon.On connaît l’énorme hausse de la plupart des métaux.L’antimoine a plus que quadruplé ; le zinc, qui, il est vrai, avait considérablement baissé les années précédentes, a presque quadruplé également ; le mercure s’est élevé de 70% ; le plomb, dont les cours étaient très élevés depuis quelques années, par suite de la presque cessuion de la production du Mexique, n’j monté que de 6% et l’étain de 12%, par rapport à 1914, ce dernier métal étant en gros recul relativement à 1913.Ua ha: sse des premiers de ces métaux intéresse surtout les munitions.En :ésumé, et en s’en tenant aux tout jirincipaux articles de consommation, la hausse est surtout forte sur le charbon et sur le sucre ; elle est sensiblement moindre sur la viande et beaucoup moindre encore sur le pain.En Angleterre D’après les documents anglais, la hausse générale des prix s’est sensiblement accentuée au cours de ces derniers mois.The Economist (de Londres) en date du 15 mai 1915, établit que l’ensemble des prix des marchandises principales, soit de consommation jjopulaire directe — (céréales et viandes), autres produits alimentaires (thé, sucre, etc., textiles) — soit d’usage industriel (minéraux, charbon compris ; caoutchouc, bois, huile, etc.) s’est élevé, en Angleterre, depuis la guer re, de 30 pour cent en nombre rond, et de beaucoup la plus grande partie de cette hausse (plus des deux tiers) s’est effectuée depuis le début de l’année en cours.C’est le groupe des denrées principales d’alimentation, céréales et viande, qui a le plus haussé.La majoration du prix de ces produits alimentaires est de 50 pour cent depuis que la guerre a éclaté.Sur les denrees accessoires d’àlimentation (sucre, thé, etc.), la hausse est de 27.1 pour cent.La majoration du prix des minéraux est de 33.5 pour cent.Les textiles, par contre, ont légèrement baissé depuis la guerre, ce qui tient a un fléchissement considérable des prix du coton.Tout l’ensembie des textiles a subi une baisse d'un peu plus de 4 pour cent.Cette grande catégorie de denrées fait un contraste frappant avec les autres.La catégorie comprenant le bois, les huiles, le caoutchouc et autres produits divers, témoigne, dans l’ensemble, d'une hausse très prononcée : les denrées qui la composent ont haussé de 56 pour cent.Un autre journal anglais, économique et statistique, le Statist, s’est livre, dans son numéro du la mai, a des recherches du même genre que celles que VEconomist a entreprises : il arrive à des résultats analogues.“Dans les dix mois écoulés depuis le mois de juin dernier, dit-il, la hausse générale des prix, en Angleterre, a légèrement dépassé 30 pour cent et, pour trouver un ensemble de prix aussi élevé, il faut remonter jusqju’à l’année 1873.” La nourriture végétale, depuis le mois de juin de 1 année dernière, aurait, d après les recherches du Statist, augmenté de 64 pour cent; la nour- riture animale (boeuf, porc, lard, dans une moindre mesure, mouton) se serait accrue de 28.2 pour cent en ces dix mois ; le sucre, le café et le thé, en moyenne de 39 pour cent ; l’ensemble des minéraux, de 22.7 pour cent.Les matières textiles, toutes réunies, n’au 'aîent monté que de 9.7 pour cent depuis la guerre, tes autres matières premières : peaux, suif, huiles, bois, de 31.4 pour cent.En définitive, e'est la nourriture qui a été la plus atteinte.Tel est le mouvement des prix en Angleterre, dans le pays par excellence de la liberté commerciale et du grand commerce maritime.Les prix ont été influencés beaucoup moins par le resserrement du crédit que par les difficultés de ia navigation, la hausse des prêts, tes assurances contre le risque de guerre, la raréfaction de la main-d oeuvre et autres circonstances se rattachant à la guerre.Uldérlc tREMBLAY.L’Industrie CANADIENNE A ^ETRANGER De 1900 à 1913, le commerce extérieur du Canada a doublé.Tout le monde s’en félicitait sans beaucoup s’occuper de savoir qui en bénéficiait le plus.De temps à autre, quelques journaux remarquaient que les importations comptaient beaucoup plus que tes exportations dans le total de nos affaires avec l’étranger, mais on n’y réfléchissait guère.Plus nous achetions ailleurs, plus le trésor public retirait d’impôts saris que le contribuable s’en aperçut beaucoup, et les gouvernements y trouvaient un moyen trop facile de se rendre populaires par la multiplication des dépenses, pour s en plaindre.Il en serait peut-être encore de même aujourd’hui si les importations s’étaient maintenues.L’impôt de guerre n’eut probablement pas été nécessaire ; et pas d’impôt additionnel, pas de raison particulière de s’inquiéter.La crise, due à l’inquiétude du capital d’abord, et à son utilisation à d’autres fins, puis à la guerre qui absorbe l’activité générale aux oeuvres de défense et oblige aussi à une certaine économie, nous a forcés de reconnaître que notre commerce manqriaît d’équilibre.Notre ministre des finances l’a dit et répété plusieurs fois depuis que les exigences du budget et la situation générale l’obligent de recourir aux emprunts et aux impôts et qu’il lui faut en outre négocier avec l’étranger le solde des créances nationales.Les manufacturiers, qui jusqu’à la fin de 1913, fournissaient à peine le marché canadien, l’admettent aussi.Ça été le thème principal des remarques du président à la dernière convention annuelle : il faut, a-t-il dit, s’occuper dès maintenant, de produire mieux et à meilleur marché, afin de vendre davantage à l’extérieur.Plusieurs journaux, dans les provinces anglaises surtout, écrivent dans le même sens et demandent aux fabricants de concentrer leurs efforts sur les moyens de production qui peuvent leur promettre une concurrence efficace aux Etats-Unis, en Europe, en Amérique du Sud, enfin partout où l’industrie ne suffit pas à la consommation.Aux Etats-Unis d’abord.La moitié, peut-être plus, de ce que nous achetons à l’étranger, vient de nos voisins: nos achats des Etats-Unis se sont élevés à 400 millions en 1913.Quoi que nous fassions, le Canada achètera toujours beaucoup de la République voisine; une certaine quantité de matière première d’abord, beaucoup de produits manufacturés aussi.On a beau dire, le marché domestique donne un avantage considérable au fabricant pour la vente à l’étranger, par l’influence du débit sur les profits.Tout de même, il devrait être possible de fabriquer chez nous et de vendre à un prix raisonnable une bonne partie de ce que nous allons chercher à New-York.Sans doute il faut compter avec ta mode.Pour une foule d’acheteurs, le produit américain, le “dernier mot de Broadway”, “as now worn in New-York” aura toujours une fascination irrésistible.Cependant, la campagne faite en faveui ^u produit canadien a eu un effet considérable.Il faut la continuer.De certains pays d’Europe, nous achèterons toujours aussi en plus ou moins grande quantité, selon que notre industrie réussira à perfectionner sa production, et il faudra du temps pour y arriver.Mais nous pouvons leur vendre beaucoup plus que par le passé, nos produits agricoles et nos produits manufacturiers.T! s’agit, pour les produits industriels surtout, de leur offrir ce qui convient à leur goût et de ne pas .s'entêter à leur imposer nos fantaisies.L’Europe sera toujours plus ou moins réfractaire aux créations de l’Amérique.En Amérique Sud.le champ est vaste et fertile.L’Allemagne, l’Autriche, la France et l’Angleterre y font un commerce énorme.Le capital qu’elles y ont placé leu" donne incontestablement un avantage considérable sur nous.Il va de soi que les intérêts de ces divers pays représentés directement par l’argent et des colonies importantes peuvent agir plus efficacement que de simples agents de passage ou meme résidentiels sans influen-ÇÇ officielle.L’on dit aussi que la difficulté des échanges monétaires est on obstacle au développement des relations commerciales, surtout avec des pays en tutelle.Supposons que cola soit; ces obstacles ne sont pas insurmontables.En fait de capital, le Canada n’est tout-àifait inconnu, du moins au Brésil.Nous avons là des capitalistes de Toronto et de Montréal dont les intérêts comptent et qui peuvent aider au développement de nos relations commerciales.Quant aux échanges monétaires, il suffirait de vouloir pour les rendre plus faciles.Dès le début de la guerre, nous suggérions une commission d’études chargée de renseigner le gouvernement.l’industrie et le commerce sur tout ces points.L’association des manufacturiers a organisé une commission d’exportation dont l’objet doit être à jieu près le même, et peut-être vaut-il mieux que ces renseignements soient recueillis par des hommes dont le métier suppose une compétence que n’om pas toujours les commissions de création politique.L’important est que le travail se fasse de façon à ouvrir des horizons nouveaux à l’industrie canadienne et à lui assurer des débouchés permanents à l’extérieur.___________Jean DUMONT.BILLET DU SOIR.LA JOIE DES DEPARTS La joie des départs n’a d'éQule que la tristesse des retours.Pauvre habitant du ‘‘grand bagne”, vous pariez le matin avec, votre smalah.D’aimables hôtes vous reçoivent et.toute la journée, vous jouez au Cristophe Colomb.Vous découvrez qu’il existe des arbres que la poussière ne saupoudre pas, des brins d'herbes qu’un millier de pieds n'ont pas foulé, des bonnes vieilles maisons à l’air sage et recueilli, modestes cl heureuses, qui ne se parent pas, comme des filles d’ornements, de clinquant, de prétentieuses corniches en fer blanc; vous apprenez qu'il existe un fleuve clair et pur.comme le, ciel qu’il reflète, qui n’est nas bordé de berges fangeuses, de quais noirs, de charbonniers polluant de leur poussière immonde ses taux vives.Vous voyez dans le lointain un tableau que, peintre, tant il vous ravit, vous fixeriez sur la toile pour le contempler toujours.C’est le ruban ondulé, inperceptiblement du Saint-Laurent qui ceint une vallée inclinée.Les ombres des arbres qui s’y mirent font comme un biseau, au miroir bleu; sur la rive, l’émeraude de [’herbe esl éclatante à pause de l’humidité, grand ra-jeunisseur de couleurs, puis, un champs de navets dont les fleurs, vues de loin, s'ennoblissent, laisse traîner sur ce tapis vert une.écharpe d’or; trois maisons proprettes dont [es fenêtres font des trous noirs et symétriques dans la chaux blanche .semblent comme des dés oubliés sur cette table démesurée.Enfin, dominant le paysage de leur masse trapue, le mon/ Saint-Hilaire, le mont Reloeil et te mont Saint-Bruno enveloppés dans une gaze azurée ferment l’horizon.Au-dessus d'eux, des nuages rases, mousseux et changeants semblent répandre une pluie de pétales sur tout ce paysage.On admire.On emplit ses yeux, blasés, mais, au fond naïfs de citadin.On se scandalise de ce que scs hôtes, gâtés par le spectacle quotidien de ces choses, ne se dérangent pas à vos cris d’admiration ,pour voir une grosse lune ronde qui vous semble, parce que c’est la première fois que vous la voyez si nettement, énorme, mon ter tel un disque, lancé par une main habile, dans la plaine d’azur devenue soudain sombre.Vous admirez longtemps.Quand le train vous ramène vers la ville, vous suivez encore des regards la majestueuse reine des nuits que les regards les plus timides et qui se baissent demi ni le roi des jours peuvent admirer.Vous vous amusez de la chasse qu’elle donne à votre train filant avec des hou-hons, dans les campagnes endormies.Soudain, l'air s'engouffrant à la portière devient brûlant.Vous êtes rendu.Se figure-t-on un damné à qui on aurait ouvert un soupirail de l’enfer pendant quelques heures, et qui devrait se résigner à rentrer dans son infernal séjour?La joie des départs n’a d'égale que la tristesse des retours.Louis BRETON.BLOC - NOTES La commission d’achats des équi pcments de guerre est déjà critiquée et, cette fols, parce qu’elle serait trop économe.Elle a fixé le prix de la chaussure militaire à $1.10 la paire, ce qui est insuffisant pour la chaussure que l’on exige, disent plusieurs manufacturiers et leur organe.¦* * * Un syndicat se propose de construire une maison de rapport de 17 étages sur un terrain dont le loyer seul coûtera un million annuellement, à New-York.La réduction du coût du loyer ne doit pas être la principale intention des promoteurs.* « • La convention constitutionnelle qui délibère actuellement sur les amendements à faire à la constitution de l’Etat de New-York favorise, dii-on, la proposition de prolonger à quatre ans le terme d’office du gouverneur de l’Etat.On lui demande aussi de substituer la nomination des juges par le Gouverneur ù l’élection populaire.Le système américain a ses inconvénients et ses défauts.# * * Remarquant que l’usage de l’automobile se répand de plus en plus en campagne, le "News” de Toronto exprime l'opinion qu’il rendra la vie rurale plus attrayante, A moins qu'il ne fasse la vie rurale semblable à la vio urbaine._ LE PASSANT.LES LEÇONS DU MIRACLE ACADIEN Une inoubliable manifestation patriotique clôture,à l’Université Laval, le douzième Conseil fédéral de TA.C.J.C.Discours de S.G.Mgr l’Archevêque de Montréal, du R.P.R.Villeneuve, de M.l’abbé R.Bourgeois et de MM.Saint-Pierre, G.H.Baril et F.Leblanc.Samed'i et dimanche a eu lieu, au collège Sainte-Marie, le douzième conseil fédéral de l’A.C.J.C.La séance de samedi soir était présidée par Mgr Dauth et fut consacrée à la lecture des rapports du secrétaire et du trésorier de l’Association, ainsi qu’au récit de l’action des cercles des diverses régions.Au cours du rapport du secrétaire, on annonça que le Fonds patriotique des Canadiens-Français d’Ontario s’élève à $22,110.32.Hier matin, les délégués de l’A.C.J.C., au nombre de plus de cent, communiaient dans la chapelle du collège Sainte-Marie.Le R.P.Filiatrault, recteur du Col.lège, fit le sermon de circonstance.Il compara les membres de l’A.C.J.C.aux soldats de Gédéon, qui délivrèrent Israël du joug des Madianl-tes.Il rappela que le peuple oana-d'ien-français est un peuple choisi de Dieu, que les Madianites du vingtième siècle se sont efforcés d'asservir, mais du sein de qui Dieu a fait sortir une élite à qui il a confié la tâche de l’affranchir.“Et cette élite, dit-il, c’est vous, nobles et généreux jeunes gens.” Les ennemis actuels du peuple canadien qui ont voulu lui ravir la liberté en lui arrachant la vérité, ce sont les apôtres de la Maçonnerie; les tenants du mensonge propagé par le journal, le livre, la brochure, la plume et la parole; les renégats de notre race qui se font leurs complices; les prédicateurs de la primauté des jouissances égoïstes et du progrès matériel.Mais pour vaincre ces ennemis, les membres de l’A.C.J.C.doivent réaliser les conditions demandées par Dieu à l’année de Gédéon.Il ne doit pas y avoir de lâches dans leurs rangs; c’est donc dire que tous doivent avoir la force et le caractère.Ces apôtres laïques doivent cultiver l’abnégation et l’esprit de sacrifice, chez eux d’abord, chez le peuple ensuite.Un déjeûner réunit ensuite les membres dans le réfectoire du collège.La plus cordiale camaraderie ne cessa de régner.L’abbé R.Bourgeois et M.F.LeBlanc de Moncton, représentants de l’Honnrable juge Landry, président de la Cour Supérieure du Nouveau-Brunswick, empêché d’être présent par des circonstances de force majeure, portèrent alors la parole et furent chaleureusement applaudis.Les deux séances d’hier furent consacrées à la question financière.Elles furent présidées, le matin, par le R.P.Colclough, et l’après-midi par Mgr Roy, V.G.M.Joseph Versailles, premier président de l’A.C.1.C., assistaient à la séance de l’après-midi et prit part à la discussion provoquée par le rapport de M.Guy Vanier sur l’état financier de l’Association.Plusieurs religieux ou membres du clergé, ainsi que des frères enseignants assistèrent à ces diverses réunions.LE SOUVENIR ACADIEN Hier soir, dans la salle des promotions de l’Université Laval, sous la présidence d’honneur de Mgr Bruchési et la présidence effective de M.Arthur Saint-Pierre, eut lieu la clôture solennelle du Conseil fédéral par une grande manifestation publique de solidarité nationale consacrée au souvenir acadien.On remarquait dans la salle: S.G.Mgr Bruchési, Mgr Emile Roy, M.le promaire Saint-Pierre, les RR.pp, Charlebois, provincial des Oblats; Villneuve, O.M.I., Carrière, S.J., provincial; F.-X.Hellavance, S.L, M.le curé Richard, de Verdun; M.l'abbé R.Bourgeois, de l’évêché de Saint-Jean, N.-B., représentant S.G.Mgr E.Leblanc; M.F.Leblanc, de Moncton, N.-B.; un grand nombre de religieux des differents ordres; M.l’abbé Fortin, aumônier de l’Union régionale de Québec; M.l’abbé Vézina, le R.P.Ouimet, O.P., de Saint-Hyacinthe; les membres du comité central de l’A.C.J.C.; MM.Oscar Hamel, de Québec; Henri Le-may et P.-H.Dubuc, de Sherbrooke; Anatole Vanier, président de l’Union régionale de Montréal ; Jean Masson et Ernest Moreau, de Québec, etc., etc.La partie musicale fut exécutée avec brio par Mlle Rose Saint-Arnaud, qui interpréta le “Concerto” de Chopin, et par Mlle Adèle Décary qui chanta, accompagnée par Mlle Henriette Casavant, “Mon coeur s’ouvre à ta voix”, extrait de “Samson et Dalila”.Au cours de la soirée, fut adressé le télégramme suivant: A M.Samuel Gcnest, Président de l’Association Saint- Jean-Baptiste, Ottawa, “Les membres de l’Association Catholique de la Jeunesse canadien-ne-françnise, réunis en assemblée solennelle pour célébrer la vaillance et les fortes traditions acadiennes, réitèrent aux Canadiens-français d’Ontario leur ardente sympathie et leur 'détermination de rester des artisans obstinés de l’unité nationale, I3ABI.U M.D," M.Arthur Saint-Pierre, vice-président de l’A.C.J.C.et président effectif de la soirée, fut le premier orateur.M.ARTHUR SAINT-PIERRE Il remercie d’abord S.G.Mgr Bruchési qui ajoute à tous les témoignages d’affection qu’il a donnés à l’Association celui de présider la séance et de souscrire la somme de $500.00.à la nouvelle du mouvement généreux des cercles pour venir en aide à l’A.C.J.C.Et il note que Mgr Roy a aussi versé $100 à la même oeuvre.11 remercie le représentant du maire de Montréal, ainsi que les artistes distingués de leur gracieux concours et le public nombreux de son admirable patriotisme.Puis il expose brièvement les ai-sons de la manifestation acadienne.L'ennemi, dit-il, désire nous étouffer dans la Province de Québec, i.e ralliement longtemps prêche est enfin réalisé, et les agressions et les humiliations subies par les Canadiens-français dans quelque province touchent maintenant toute la race.L’A.C.J.C.a levé l’étendard de ta lutte sans merci contre les adversaires fanatiques.Dès 1905, l’A.C.•LC.s'est porté au secours de i’ouest catholique et canadien.Elle fit ensuite mieux respecter la langue française par les compagnies d’utilité publique.L’affaire du Keewa-tin fit retentir ses protestations à travers tout le Canada.Enfin, Ja persécution à ta fois hypocrite et violente de l’Ontario a fait surgir, grâce à l’A.C.J.C.particulièrement, un fonds de défense de nos droits qui s’élèvera au moins à $25,000.Les 77 cercles de l’Association, distribués d’Edmonton à la Pointe à l’Eglise, en passant par Toronto, attestent sa vitalité.“L’entrée de l'Acadie dans nos rangs, ajoute-t-il, est d’une importance capitale.Un sang nouveau ft combien généreux va couler dans les veines de l’A.C.J.C.et l’espérance d’une aurore nouvelle pleine d’une sève forte et régénératrice réjouit tous nos amis.” “Soyez les bienvenus parmi nous, gens d’Acadie, race indomptable et victorieuse de la persécution.Vis souvenirs pieux, tristes comme des sanglots, nous les respecterons comme des chants d'épopée.“Nous vous tendons la main, .ie retirez pas la vôtre, et ensemble, nous accomplirons de grandes choses pour les deux nobles causes qui vous sont chères, la cause de l'Eglise et celle de la langue française.” R.P.R.VILLENEUVE Le R.P.R.Villeneuve, O.M.I., d’Ottawa, est ensuite invité à traiter le sujet qu’on lui a confié: “Le Miracle acadien et les leçons que le passé comporte.” Cette soirée, dit-il, a été provoquée par l’amitié et le patriotisme afin que, sous l’égide de la Province mère, les groupes français se jettent dans les bras les uns des autres et réconfortent leurs coeurs en de mutuelles effusions : afin que l’Ontario, à la mémoire de la douleur acadienne toujours illuminée d’espoirs, baise sa croix qui commence à peine et la replace sur son épaule un peu fatiguée ; et afin que l’Acadie, à voir sa souffrance plus aimée et mieux connue sa survivance nationale, mette en ses épanchements moins de réserve et de timidité.L’orateur voudrait dégager de sa revue historique la perception nette de ce qu’on a appelé le miracle acadien et l’intelligence de cette grande leçon de fidélité.Peut-être, dit-il, n’est-ce point un miracle que cette survivance de l’Acadie, comme on Fa déjà nié.Mais il y a là un mystère incontestable, exemple frappant de la protection divine sur un peuple.Et il résume l’Mstoire acadienne.C’est d’abord l’agiotage politique qui s’est appelé le traité d’Utrecht.One couleur de tolérance lui sourit d’abord sous le sceptre de l’Angleterre.Mais bientôt la perfidie délicate préparent de sauvages calculs et d’exécrables violences.Vient, en 1755, la date du Gethsémani et du Calvaire des Acadiens, lors de la déportation.p portation au rivage de Grandpré, d’Annapolis (Port-Royal), à Pobom-coup, de ITle Saint-Jean (du prince-Edouard), et d’ailleurs.Après cela, on croirait que ce peuple est anéanti.Mais si les ossements qui s’animèrent à la voix du prophète EzéchicI, c'était le peuple d’Israël, c’était aussi le peuple d’Acadie après le grand dérangement.Car depuis la Caroline et la Virginie, les déportés sont revenus à pied, au pays d'antan.Puia voilà qu’ils s’instruisent en leurs petites écoles d’abord, en de grands collèges plus tard; Ils ont une fête nationale et chantent tout haut leurs souvenirs; ils fondent des ins-titutloins publiques et ressaisissent (Suite à U deuxième page). LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 28 JUIN 1915 VOL.VI.— No 149 LES LEÇONS DU MIRACLE ACADIEN Suite de la première page) les restes du domaine ancestral.Eux 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HÜRTÜBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEUKS-GEOMETKES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jncque?.TELEPHONES ! 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Maxwell et Mullen.2ème partie: R.H.E.La Casquette .000000520—7 15 2 Caughanawaga 00341110x—10 16 4 Généreux, N.Moffatt et Dum-phies; Ero et Wingo.Arbitres: MM.Parks et Thompson.Nally; te, M.S.Gagnon.Les juges étaient: MM.Jos.Versailles, W.Lévesque, G.-N.Pichet et Léon Gélinas; M.A.’.erthiaume, chronométreur.Il y eut ensuite une course aux palates en automobile et une course de lenteur, toutes deux chaudement contestées.Un tournoi de souque à la corde entre les automobilistes et les journalistes se termina par la victoire des premiers.Il y eut ensuite d’autres promenades sur le fleuve, et l’on se réunit vers 7 heures 30 dans la superbe salle à dîner du club gaiement décorée pour la circonstance.A la table d’honneur on remarquait : MM.Jos.Versailles, maire de Montréal-Est; G.-J.Sheppard, président de la Montreal Automobile Trade Association; Victor Lévesque, président du club Champêtre ; W.Lévesque, député do Laval; V.F.Joncs, gerant de la Cie du Téléphone Bell: James Simpson, Dr W.Mouette, Albcrl Berthiaume, écbc-vin, Montréal-Est; Olivier Tétrault, R.S.Binghorn, B.F.Girdwood, trésorier de la Montreal Automobile Trade Assooiatilon; C.M.Bennett, ¦directeur; W.Jeannlngs, vice-président; Georges Primm, secrétaire.Après un repas succulent, M.Joseph Versailles proposa la santé du Roi, puis le président de l’Association.M.Sheppard, proposa la santé de Montréal-Est et remercia les membres du club de leur large hospitalité.A litre de maire du lieu, M, Joseph Versailles répondit par une spirituelle allocution, au cours de laquelle il compara la ville de Montréal-Est à une automobile, qui s'avançait maintenant par ses propres moyens, tandis qu’il y a cinq ans, ce n’était guère qu’une bicyclette, qu’il falalil pousser laborieusement.M.AV.Jennings, ancien commandant de la Canadian Canoe Association, but à la sanlé du Club Champêtre, seul club français de celle Association.Le président, M.Victor Lèvesque, se déclara fier d’avoir été l'un des fondateurs de l’Associalion des commerçants d’automobiles, qui a pris depuis une si grande importance.Puls M.Albert Berthiaume porta la santé de Nos Hôtes, avec réponse de AL James Simpson, et M.B.F.Girdwood prononça le toast à la “presse" â laquelle répondirent MM.M.Singher, du '‘Canada", et L.Larivée, de la “Patrie”.Puis une sauterie fut organisée aux sons d’un excellent orchestre et l’on se remit vers minuit eu route pour le voyage de retour, emportant de cette journée champêtre le plus agréable souvenir.RECORD MONDIAL Chicago, 26.Dario Resta, le chauffeur anglais sur sa machine française Peugeot, a gagné la course d’automobiles de Chicago aujourd'hui.Son temps a été de 5 heures 7 minutes et 27 secondes, temps qui n’a jamais été encore égalé.Jean Porporato, un Italien, s’est classé 2e sur une machine Sunbeam, Harry Rickenbacher sur une Maxwell es! arrivé troisième.Harrry Grant aussi sur une Sun beam est arrivé quatrième, Ear Copper cinquième sur une Stutz et Gill Anderson, sixième, aussi sur une Stutz.Le temps de Porporato a été de 5 heures, 10 minutes et 50 secondes, soit une moyenne de 06.5 à l’heure et celui de Rickcn-bachery a été de 5 heures, 14 minutes et 2 secondes, soit une moyenne de 95.8 milles à l’heure.L’ancien record détenu par Ralph de Palma était de 89.94 à l’heure.A LA PISTE DE DE LORIMIER LES LAITAGES A LA CAMPAGNE la Coopérative des Laitier» des Can- j tons de l’Est, samedi, les offres se; sont présentées à 860 colis de bei et 109 boîles de fromage.Le beurre; s’est vendu de 2814 à 28!,s sous la li-j vre et le fromage 16 11-16 sous.A pareille date l’an dernier, on enregis- ! trait 800 colis de beurre, échangés à.23 el demi et 23% sons la livre.Saiat-Hya* inlhe.28.— A Passent- j blée de samedi, on a offert 20 colis de i beurre el 850 boiies de fromage.Le' beurre a été eerie à.un acheteur local ; â raison de 28% sous, mais, après la réunion, d’autres transactions ont été bouclées avec des acheteurs de M réal à raison de 28 sous.On a disposé de tout le fromage pour 16 7-lf sous la livre.A la même époque, i y a un an, 375 colis de beurre chah gealent de mains à raison de 23% sous et 800 boîtes de fromage à 11% sous la livre.Belleville, Ont., 28.— On a offi 2,395 boites de fromage; le tout trouvé preneurs à 16% sous la livre.les grainsTchicago Cours fournis par la maison Jfc-Dougall and Cowans : Cours Cours d'ouverture à 11 h.30a.m.Valeurs Ouv, i Clôt.Vapeurs Ouv .Clôt.BellTélC.147 145 Nor.Ohio.Bra.T.L.&P| M N.S S.A Cl.64% Ü Can.Car.- ! 67 66'La ‘1 pfd.pfiV'îimrgo(Un,,,ëmpToÿé'‘civn,s’ruc1,Pa-revu ni la bête ni la vriture depuis '"T ce temps.Les (létectives, de leur Bacon, lourlfa'if'r.n côte, ont trouvé le tout, hier matin, dans un hôtel de la rue Craig.Quant au voleur, les agents n’espèrent plus le coffrer.a coups de' boïïteille L’agresseur de Max Sdwortberg, 1296 Mont-Royal, arrêté hier par le l’Autrichien Uric Glugarch, 42 ans, détective Nassa, a comparu ce matin devant le magistrat Lanctôt.II est accusé de s’être introduit avec violence dans la maison de Max, 1357 me Franchére, et là de lui avoir lancé une bouteille de whisky par la tète.L’examen est fixé à demain.La victime, à l'hôpital Notre-Dame, est dans un état rassurant.LE PIED BROYE Un ouvrier du nom de Léon Gin-gras, ftgé de 58 ans, 574 rue Drolet, s’est broyé le pied droit, ce matin, en travaillant au 'Montreal Water ont été transmises aujourd’hui au | pour induire les pays balkaniques Works”, rue Sherbrooke, coin S.- départeraent de l’EtaL à daas-laqqêlék, Apdré.U .J est à I hôpitpl Général.tms, fille d’Edmond Boçon.journalier, rue Drmontlgny, 727.norCHEn, Germaine, 1 nus, en’fnnl d'Adélard Boucher, électricien, rue.Marie-Anne, 700.BLAIN, Marie Tourangeau.50 ans, femme de Signor Hlaln, peintre, rue Nlcolet, 100 CONDON.John, ingénieur, 59 ans.rue Murray, 113.GELtNAS, Zoé Better, 72 ans, veuve de Thomas Gélinns, menuisier, rue Dorion, 402.GEOPEBION, Napoléon, 69 ans, rentier, rue Valois, 2286.OARIHPY, Paul, 1 an.enfant d’Ernest me S.-Timothée, 241.CrAliVfN, Jeanne Gauvin, 24 ans, fille de J B.Gauvin, inspecteur d’assurance, rue Pontiac, 96, « LAVIGNE.Alphonse, 13 ans, enfant de Joseph Lavigne, Imprimeur, rue S.-Famille, 16.LABELLE, Exllln Carrière, 38 ans.femme d’Adélard Labelle, journalier, rue Boucher, 21.LEMIEUX, Blla, 2 ans, enfant de Joseoh Lemieux, menuisier, rue Bnurbonnlère, 227.de C.vlstaa Waigln, forgeron, rue Louls-Vrulllnt 859.MONETTE, Germaine.2 ans, enfant de Philippe Monette, cordonnier, rue Bordeaux, 884.orrj.LFTTT,.,1.n„ rentier.69 ans.rue Outremont.657.SENEGAL Joseph, 47 ans, journalier, rue S.-Ferdinand 72.S -JIF.AN, William, 18 ans, pournelter, rue WAfOIN, Olga Reinhardt, 25 ans, femme Pem’t.679.STANTON.William Patrick, marchand.53 ans.rue Esplanade, 2527.TALON-LESPERANCE, Alfred.30 an».- .dq.pnnii»— ¦—« PG6, 4
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