Le devoir, 2 juillet 1915, vendredi 2 juillet 1915
VOLUME VI—No 153 MONTREAL, VENDREDI 2 JUILLET 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS ».$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire canada.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VU MONTREAL ~ * — TELEPHONES t II " ADM1NISTRATI0 f J £ .7461 REDACTION : 5 a 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / PAS DE GRIEFS SERIEUX” La “ Patrie ” ouvre son coeur La Patrie a profité de l’anniversaire de la Confédération pour nous ouvrir son coeur et proclamer que “les Canadiens-français d’Ontario et de l’Ouest, les Acadiens des provinces maritimes, n’ont pas, à proprement parler, de griefs sérieux.” Vous avez bien lu : “Les Canadiens-français d’Ontario et de l’Ouest, les Acadiens des provinces maritimes, N’ONT PAS, A PROPREMENT PARLER, DE GRIEFS SERIEUX.” * * * Le vénérable cardinal Bégin, homme sage et pondéré s’il en fût jamais, se croyait obligé de dire à Québec, le 25 janvier 1915, devant un auditoire où se pressaient des hommes de tous les partis et de toutes les classes, après avoir affirmé que seule la justice peut assurer une paix durable : Si, en effet, Messieurs, certaines provinces canadiennes sont aujourd’hui le théâtre d'un malaise QUI VA S’ACCENTUANT ET QUI PESE, D’UN INTOLERABLE POIDS, sur des centaines de familles paisibles, c’est que, dans ces mêmes provinces, LA JUSTICE A ETE ¦;i VIOLEE.C’EST QU’ON Y A FOULE AUX PIEDS DES DROITS IM-| PRESCRIPTIBLES ET SACRES : droits issus des entrailles mêmes if de la nature; droits imprimés par Dieu dans la profondeur des £ consciences; droits conquis par le laboureur, l’explorateur et l’apô-'! tre; droits fixés par l’histoire, consacrés par l’usage, reconnus par des actes publics; droits que notre charte fédérative implique, que P les intérêts de la civilisation réclament, et qui sc rattachent par des liens étroits, pour ne pas dire indissolubles, à la conservation néces-’«jr" saire des croyances et à Vexpansion légitime de notre vie intellec-jg tuelle et de notre influence religieuse.Droits violés, malaise qui va s’accentuant et qui pèse d’un intolérable poids sur des centaines de familles paisibles, la Patrie a une façon à elle d’apprécier ces choses: “Les Canadiens-français d’Ontario et de l’Ouest, les Acadiens des provinces maritimes, n’ont pas, A PROPREMENT PARLER, DE GRIEFS SERIEUX.” ÿfi îjî Quinze jours plus tôt, le même cardinal Bégin, félicitant Monseigneur l’Archevêque de Montréal du noble courage, avec lequel celui-ci avait réclamé les droits de notre langue et couvert de sa haute approbation la magnifique campagne de YAssociation de la Jeunesse, écrivait encore dans une lettre qui a fait le tour de la presse : Nous comprenons, certes, et nous nous expliquons sans peine, L’INDIGNATION que soulèvent, au sein de la minorité ontarienne, LES MESURES INJUSTES ET VEXATOIRES dont elle se plaint.Ces T mesures atteignent nos frères et coreligionnaires, AUX SOURCES ï MEMES DE LEUR VIE INTELLECTUELLE ET RELIGIEUSE.Mais cette indignation ne soulève point la Patrie.Elle dit simplement: “Les Canadiens-français d’Ontario .n’ont pas, A PROPREMENT PARLER, DE GRIEFS SERIEUX” * * * Au lendemain de cette admirable lettre qui scellait l’union pour la défense du droit et de la justice des vénérables archevêques de Québec et de Montréal, l’Université Laval, qu’on n’accusera point d’obéir à de mesquines préoccupations de parti ou d’être dominée par les démagogues nationalistes, croyait de son honneur et de sa dignité d’intervenir dans le débat.Elle prenait à son compte, par l’organe de son recteur, Mgr Amédée Gosselin, les paroles de S.E.le cardinal Bégin, et elle disait: Ces nobles paroles sont une revendication calme et juste des i droits imprescriptibles que nous garantissent non seulement la na- i tare et le bon sens, mais encore l’usage et la constitution interprê- y tée par l’esprit même qui l’a dictée.C’est aussi, pour nos compa-triâtes de là-bas, avec une approbation sans équivoque, un appui et f un encouragement dans cette lutte suprême où ils cherchent non pas seulement à défendre leur langue, mais encore à protéger leur ' foi dont cette langue est le véhicule, l’interprète et la gardienne.Et, après avoir flétri, du point de vue pedagogique, aussi bien que du point de vue constitutionnel et moral, la règlementation ontarienne, elle ajoutait: C’est pourquoi, avec tous les esprits impartiaux, l’Université La-val regrette la SITUATION DEPLORABLE faite, depuis quelques an-b nées, aux écoles canadiennes-françaises d’Ontario.Et c’est pour-F, quoi aussi, elle ose joindre sa voix à celles qui s’élèvent de toutes .parts en faveur de la MINORITE ONTARIENNE OPPRIMEE.Mais la Patrie n’a point de ces vives émotions.Elle se contente d'affirmer, en face des textes les plus douloureux et des protestations les plus énergiques, que “les Canadiens-français d’Ontario.n’ont pas, A PROPREMENT PARLER, DE GRIEFS SERIEUX.” v v * Presque à la même heure, Mgr Emard, évêque de Valleyfield, qu’on ne suspectera point de faire de l’agitation démagogique, profitait d’une lettre sur la guerre européenne, pour exprimer l’espoir de voir bientôt finir “cette sorte de guerre civile des âmes qui sévit en beaucoup de pays, et ne nous est pas complètement étrangère.” Il sc «emandait “pourquoi l’abus de la seule, force, numérique infligerait-il plus longtemps aux plus faibles VABANDON PRATIQUE DES DROITS ESSENTIELS en apparence les mieux garantis?Pourquoi ne leur rendrait-on pas ENFIN la liberté complète de procurer à leurs enfants l’éducation exigée par leurs croyances, et conforme à leurs traditions familiales.” Mais la Patrie ne trouve pas que ce voeu si digne, si mesuré dans la forme, mais de si haute portée, implique l’existence de “griefs sérieux”.* * * ' Il n’y a pas huit jours, l’évêque-missionnaire du Témiscamingue, apôtre et patriote infatigable, écrivait aux Canadiens-français d’Ottawa ces paroles qui font passer sur les coeurs le frisson des grandes émotions: Enfin, j’aurais voulu dire à notre peuple, aux pères de famille ANGOISSES: Courage! vous n’ètcs pas seuls à lutter, votre crergé est avec vous et nous le sommes aussi, comme nous avons la confiance d’etre avec le Pape et comme nous croyons fermement être avec Dieu.FRERES, QUAND JE VOUS VOIS PLEURER COMME RACHEL SUR LE SORT DE VOS ENFANTS QU’ON VEUT VOUS RAVIR, et quand je vous entends crier, des hauteurs de votre conscience indignée, AUX CONTEMPTEURS DU DROIT ET AUX OPPRESSEURS DE LA JUSTICE : “NON LICET.CELA NE VOUS EST PAS PERMIS”, JE VOUS ADMIRE et j’espère, car ce cri, c’est le cri de la victoire et le glaive lui-même n’a jamais pu encore l’étouffer.Mais la Patrie clame dans la figure même des pères de famille qui, aux applaudissements de tous les hommes de coeur,défendent contre “les contempteurs du droit" et les “oppresseurs de la justice”, l’âme de leurs enfants: Vous n’avez pas, "A PROPREMENT PARLER, DE GRIEFS SERIEUX.” * * # C’est la même Patrie, du reste, qui disait, au lendemain de la mort de Mgr Langevin: Avec une inlassable énergie, Mgr Langevin a plaidé la cause de ses frères du Manitoba.Depuis vingt ans sur la brèche, cet évêque l plein de feu, impulsif, a vaillamment lutté pour la défense des siens, pour améliorer leur situation scolaire, pour obtenir la reconnaissance entière de leurs droits religieux et nationaux.Plus les difficultés grandissaient et se multipliaient, plus il sentait l’aiguillon du devoir le pousser en avant.^ ' • * V V • V v • • • * • • • Mgr Langevin descend dans la tombe avant de voir le succès absolu de ses efforts.Qui sait si, au seuil de l’au-delà, il n’a pas eu la vision de jours peut-être plus sombres et plus agités pour le troupeau dont il était depuis 1895 le pasteur vigilant et opiniâtre! Et c’est la même Patrie qui, après avoir déclaré que ie grand archevêque de l’Ouest a dû consacrer les vingt années de son épiscopat à défendre, “avec une inlassable énergie”, les droits religieux et nationaux de ses ouailles, a la tranquille audace d’écrire: “Les Canaatens-français .de l’Ouest.n’ont pas, A PROPREMENT PARLER, DEt GRIEFS SERIEUX.” A quoi donc alors s’est usée la vie de l’archevêque soidat et martyr?* • • Mais ce ne sont pas les ecclésiastiques seuls qui ont élevé la voix pour réclamer justice en faveur de la minorité ontarienne.Pour la première fois depuis trois-quarts de siècle peut-être, nous avons vu, dans une clameur magnifique, se confondre la voix des hommes de tous les partis et de tous les groupes.En pleine Assemblée législative, “au nom de toute la population de Québec, des Canadiens-anglais, écossais et irlandais, comme des Canadiens-français”, M.Gouin, homme peu suspect d’emballement et chargé de lourdes responsabilités, s’est cru obligé d’adresser “un appel au gouvernement et à la majorité de la province d'Ontario.” Au nom de la justice et de la générosité dont l'Angleterre a donné tant de preuves et qui ne peuvent manquer d’animer tout citoyen véritablement britannique, s’est-il écrié, comme au nom des luttes qu’ont soutenues nos pères pour ouvrir à la civilisation les riches domaines qui sont notre patrimoine commun, je demande qu’on FASSE JUSTICE à la minorité française de l'Ontario et même qu’on soit généreux envers elle.Au nom des sublimes expressions qu’il a données à la pensée humaine, je demande, pour le verbe français, le droit de résonner aux lèvres des écoliers d’Ontario qui veulent l’apprendre et le parler.Et le Président du Sénat, chargé d’honneurs et d’années, n renoncé aux loisirs richement gagnés de sa verte vieillesse pour se jeter dans une bagarre où il risque de se heurter à des amis de toujours, où il dépense sans compter ses forces et sa fortune.M.Turgeon, président du Conseil législatif, est allé, aux côtés d’Armand Lavergne, affirmer “l’unanimité d’opinion qui existe, dans la vieille capitale en faveur de la cause française.dans l’Ontario, unanimité que l’on retrouvera dans la province entière, puisqu’il s'agit de la libération d’un peuple que l’ON VEUT ASSERVIR PAR DES LOIS SCELERATES OU DES REGLEMENTS OPPRESSIFS.” Et, dans la même séance, M.Chapais a fait, du règlement XVII, “circulaire mal avisée, oppressive”, qui “viole la liberté et les droits scolaires de la minorité canadiennc-française de la province d’Ontario”, l’une des critiques les plus vigoureuses et les plus pénétrantes qui existent.M.Belcourt avait affirmé que le règlement XVII “n’a pas d’autre but que la proscription du français”.Sa parole a trouvé sur les lèvres de maints de ses collègues du Sénat un écho ou des commentaires éloquents, doijit le souvenir n’est heureuse oient pa?éteint.,, Croit-on que M.Gouin, M.i.andry, M.Chapais, M.Belcourt, M.Turgeon et tant d’autres, de tous les partis, auraient prononcé de pareilles paroles et posé de tels actes, s’ils avaient cru que “les Canadiens-français d’Ontario.n’ont pas, A PROPREMENT PARLER, DE GRIEFS SERIEUX.” Ou les prend-on pour de simples imbéciles, incapables d’apprécier ia portée des choses et se laissant déplorablement troubler par des froissements -ou des difficultés sans grande importance réelle?# * * L’article de la Patrie est humiliant; il l’est deux fois quand on songe à la façon dont la presse anglaise accueillerait un règlement qui ferait à l’anglais le sort que le règlement XVII entend faire au français et une loi qui jetterait sur les épaules des parents protes-.ants la double taxe que supportent depuis vingt-cinq ans les catholiques, français et anglais, de Winnipeg et de Brandon.Il offre tout de même un avantage.Depuis des mois, la Patrie travaillait insidieusement à contrecarrer la campagne franco-ontarienne, à rendre suspects les meilleurs soldats de la cause; mais elle n’avait pas montré le fond de son coeur.Elle n’avait pas osé nier lé “sérieux" des griefs de la minorité souffrante.En le faisant, elle nous dévoile le mobile et l’esprit réels de sa campagne.Et elle se désarme, car chacun désormais pourra la juger selon ses mérites.C’est le pis qui puisse lui arriver.Orner HEROUX.LA ROUTE MONTREAL-QUEBEC LE TEMOIGNAGE D’UN QUI A VU.La Gazette qui n’ouvre pas aisément ses colonnes aux critiques lu gouvernement provincial publiait, hier, une lettre d’un M.Stadler, de Shawinigan Falls, qui manque d’admiration pour la route Montréal-Québec.L’auteur, qui dit avoir fait le voyage de Québec à Montréal par cette voie, doute que la construction puisse être terminée avant l’année prochaine.Peu importe cependant la durée des travaux pourvu qu’elle ne s’éternise pas ; ce qui prime tout, c'est la qualité de la construction.Or, voici ce qu’en dit M.Stadler: “Je viens de faire le voyage en auto par la route de Québec-Montréal et je sais maintenant quelque chose.Plusieurs fois des amis de Montréal m’ont dit que la route Montréal-Québec serait terminée .n 1915.Ce que j'ai vu m’a convaincu qu’elle ne sera pas finie en 1915,— peut-être la sera-t-elle en 1916, bien que je sois porté à croire qu'elle ne sera jamais entièrement terminée.“Je signale surtout une certaine partie des travaux faits entre Trois-Rivières et Louiscville.“Personnellement,' je n’ai pas >'U les devis du gouvernement, mais les matériaux employés et les méthodes de drainage adoptées ne feront certainement jamais un chemin que l’on puisse considérer permanent et capable de résister .1 la température générale de ce pays.“Je remarque que M.Morgan donne une attention spéciale à la couche de surface.Si vous examinez le rapport des ingénieurs suisses que je vous inclus, vous remarquerez qu’on y traite surtout de l’insuffisance de la base et du drainage des chemins.Voilà précisément ce que j’ai remarqué durant mon trajet de Trois-Rivières à Montréal où j’ai vu comment l’on construit le cnemin.Au lieu de faire une base de grosse pierre, l’on se sert de sable et de poudre de pierre.Je me demande comment l’humidité pourra s’échapper d’une telle base et aussi comment celle-ci pourra résister aux lourdes charges.“Je ne crois pas qu’il soit difficile de se procurer du gravier convenable ou de la bonne pierre pour la construction du chemin, parce que tout le long de la route l’on voit une abondance de cailloux qui, bien utilisés, feraient une bonne base qui ne coûterait pas plus cher que celle que l’on fait actuellement.“ Ce «pie j’ai remarqué entre Trois-Rivières et la Pointe du Lac m’a aussi convaincu que la route ne sera jamais finie parce que cette partie construite l’an dernier a déjà grandement besoin d'être réparée ; elle est uéjà toute bossuée non par l’usure de la surface mais par le travail de la base.Il me senii ’c qu’il y a quelque chose de défectueux dans cette construction': ou bien les devis ne sont pas complets, ou bien la surveillance est insuffisante.J’incline à croire que c'est celle-ci qui manque, parce que d’autres parties de la route sont mieux construites.11 semble que ouelques entrepreneurs s'efforcent de faire bien tandis que d’autres cherchent à éluder les de vis.” Bien que nous ayons entendu critiquer la construction de cette route très souvent, nous nous sommes abstenu d’en parler parce que nous n’avions pas de précisions suffisantes.Mais voici une lettre signée d’un nom responsable et d’un esprit désintéressé, qui corrobore à peu près tout ce que nous avons entendu dire.Et elle signale un état de choses que le pu> lie qui paye ne peut pas tolérer.Cette route va coûter deux à trois millions, peut-être davantage.Voilà uni somme que Ta province de Québec ne peut pas laisser gaspiller.A toutes les critiques passées, l'on a répondu : les ingénieurs du gouvernement savent ce qu’ils font.C'est le cliché que le Canada sort chaque fois qu’il est question des chemins.La réponse n’est pas satisfaisante à ceux qui savent que tous les mauvais travaux publics ont été BILLET DU SOIR.INCONNUS INTERVIEWES En tramway.(Ça tombe à pic!) —Quelle affaire! —C’en est une belle! —La Presse dit que c’est malheureux pour les Canadiens-français.—Tiens, elle a déjà oublié que l’affaire Mousseau ne pouvait, disait-elle, leur faire aucun tort! —Oui, elle oublie aussi que les Anglais sont plus nombreux que nous ici, qu’ils ont plus d’hommes dans la vie publique et que les hommes publics étant d’une façon assez générale d'une moralité guère plus scrupuleuse que les femmes du même acabit, les Anglais sont, là-dedans comme, ailleurs, la majorité et nous, la minorité.-—Les chiffres sont gros cette fois-ci, dignes d’un Anglais, si c’est vrai.Quand donc qu’il y avait eu une affaire comme ça avec de gros chiffres qui avait fait du potin, à propos d’un journal ?—Oh ! tu veux dire quand un journal a passé officiellement à Mackenzie et Mann et que ça été publié un beau dimanche par une feuille de combat au grand étonnement du public qui n’en savait rien.—C'est pourtant vvat.Tu as vu le remède que ta Presse propose?—Nommer un espèce d’adminis-trbteur à la ville.—Oui, sir Lomer Gouin.—Le fait est que comme étauf-feur de scandale, il est un peu là, l’affaire Mousseau n’est pas si loin.—On dit qu’il est très vieil avec Perron, en.politique ; tu sais Perron, des petits chars.—Alors c’est pas le Tramway qui fera des objections à sa nomination.—Lui ou un autre ça sera toujours pareil, c’est partout pareil.—Oui mais, à propos : maintenant qu’on sait que ça paye le même les affaires municipales, puisque le maire prétend qu’il y en a un autre, qui a reçu trois cent mille dollars des Autobus, il y a toujours au moins un remède élémentaire à prendre pour l’avenir.—Et lequel ?—Supprimer le salaire des administrateurs municipaux.Ça sera toujours autant de gagné, et on saura clairement pour quel motif on fait de la politique.Un scandale, c’est une chose qui arrive, à laquelle on s'attendait pas.Ça n’arrivera plus parce que on s’attendra à tout.—Avec ce système-là tu ne trouveras pas un seul candidat.Peux-'u me citer de nos jours un honnête homme qui travaille pour rien et im malhonnête homme qui consent à passer pour tel ! Tumulte.Puis au milieu d’un fracas de.carreaux brisés, le tiam-way oscille et déraille.(Ça tombe à pic).Jacques COEUR.N.B.— A la demande de plusieurs amis, notre confrère Robert Val désire donner au long le nom de feu Jacques de Vautibault, qui a fait le sujet de son billet d’hier, et dont la famille habile le département de 'a Sarthe et non pas “Sarolie” comme on nous le faisait dire hier.BLOC - NOTES L'Evcning Journal, d’Ottawa, annonce que le nom de M.Garland, député de Carleton, a été raye de la liste des personnages ayant droit au patronage officiel, fout cela pour avoir mis trop de zèle à servir l’empire.* * * Le Japon aussi s’en mêle.Deux députés au parlement japonais viennent d’être arrêtés, accusés d’avoir vendu leur vote au gouvernement.On a bien raison de dire que Jes Nippons sont aussi avancés que nous.* * * La Presse, disait hier que la lettre autographe de M.le commissaire Hébert était adressée à un monsieur porteur d’un litre que tout le monde n’a pas le droit d’avoir, au bien que tout le monde ne voudrait pas avoir.Mais qui est ce monsieur ?* •* * Réflexions du Citizen, d’Ottawa, à propos de la fête de la Confédération : “Nous avons progressé matériellement, mais il est extrêmement douteux'que nous puissions en dire autant au point de vue moral.Et cela n’est pas du pessimisme; c’est plutôt un fait évident, et un avertissement.Le peuple canadien tolère trop la malhonnêteté.Nous avons autant besoin d’organiser une opinion publique saine que l’Angleterre a besoin aujourd’hui d’organiser son industrie pour vaincre.Le pays est rempli de bons citoyens et d’hommes droits et honnêtes.Mais les malhonnêtes sont organisés dans un but commun, tandis que le bon élément tâtonne dans l’abîme de parti et le découragement individuel.” LE PASSANT.construits sous la direction d’ingénieurs officiels.Est-il nécessaire d’être ingénieur pour constater si un chemin est bon ou mauvais V S’il est vrai, par exemple, que les sections construites l'an dernier sont déjà très défectueuses, la construction est mauvaise, quoi-qu’en puissent dire les ingénieurs, les ministres ou d’autres encore.Après l’expérience de la route Edouard VII, l’on ferait mieux d’être prudent.Puisqu’il faut déjà réparer ce chemin qui a coûté si oner, il est indiscutable que sa construction laissait à désirer.C’était un essai, dit-on, pour en excuser le coût.Pour une fois, l’excuse peut passer ; mais elle ne serait pas aussi facilement acceptée une deuxième et une troisième fois, Jean DUMONT.LE CENTENAIRE DE DRUMMONDVILLE De magnifiques manifestations marquaient hier Vouverture des fêtes.— Grandiose cérémonie religieuse.— Sermon.—Visite au cimetière.— Banquet.LA VILLLE PAVOISEE ET ILLUMINEE (De notre envoyé spécial).' Drummond ville, 2.—Drummond- : ville célébrait, hier, avec un éclat 1 incomparable, de centenaire de sa fondation.Dans ces cent années, elle a pas- ' se par des évolutions successives et merveilleuses, qui l’ont amené de l’état de forêt vierge à devenir une ville remarquable et qui n’a pas fini de se développer.Et ce n’était jeudi que l’imposant début d’un triduum d’actions de grâces, d’évocation patriotique et de réjouissances bien méritées.La glorieuse trilogie des fêtes du jubilé à commencé jeudi matin et se termineront samedi soir.Ce n’étaient partout, hier, que grandes arches de verdure, somptueusement décorées et illuminées à profusion, avec des inscriptions à la mémoire des fondateurs et à l’adresse des visiteurs ; des demeures privées, aux vérandas et aux corniches enguirlandées et éclairées le soir par des giromloles, des lanternes chinoises et d’ampoules électriques; des édifices publics rivalisant de banderoles et de drapeaux; le Manoir Drummond aux fenêtres artistiquement décorées des couleurs nationales, orné de centaines de lumières et le tout surmonté de grandes et belles enseignes lumineuses lançant à tous les regards une “Bienvenue 1815-1915” de feu ; le presbytère et l’église ainsi que la place publique, avec sa fontaine, décorés de drapeaux canadiens, anglais, français, des couleurs papales, de Carillons Sacré-Coeur, claquant à toutes les brises, et dominant majestueusement ce tout charmant, la Vierge du pinacle de l’église paroissiale couronnée de sa guirlande de feux électriques et étendant ses bras protecteurs sur cette paisible population qui a grandi de la forêt on toute pureté et .simplicité de vie.Aussi tout Drummondville et ses alentours étaient-ils en liesse.Le soir les enfants s’en donnaient à coeur joie avec les pétarades, les feux u artifice, les feux de bengale et l’harmonieux concert dans le carré.Des centaines de braves gens venus en voiture des paroisses environnantes et non sans raison, car la journée de jeudi Veslera gravée en lettres ineffaçables dans le uvre de leur coeur, car elle comportait de grands souvenirs et de fortes leçons.La journée commença par l’hommage rendu à Dieu dans une messe pontificale et dans un sermon où une leçon de tolérance était donnée à l’élément fanatique de l’Ontario et une autre de fière souvenance — et en toutes lettres — aux fils d’Irlande qui oublient les Holmes, 'es O’Reilly et les Quinn et leur vie d’amicales relations franco-irlandaises.Après le souvenir de Dieu, celui des hommes, le général Heriot, fondateur de la ville, et révocation des phases historiques du siècle accompli, par des porte-paroles attitrées de la région et du dehors.Le soir était consacré au délassement en vue d’un lendemain bien rempli par une autre évocation et un autre anniversaire: le quart de siècle d’existence de l’Union S.-Joseph à Drummondville.Puis pour faire la part des sens et pour servir d’heureuse transition à ce sérieux retour au passé, la journée de samedi, est entièrement consacrée aux réjouissances et au délassement : jeux, promenades et concerts.C’est dans la saine maturité acquise par un siècle d’existence déjà que Drummondville a célébré avec pompe, dignité et grandeur, la première journée de sçs Içtes jubilaires.LA MANIFESTATION RELIGIEUSE Il était convenable dans ces grandes fêtes du centenaire de Drum-moindvilic, comme en toute manifestation d’éclatantes actions de grâces, que le premier hommage de reconnaissance fût à l’anrcsse de Dieu lui-même de qui émane tout bienfait et toute bénédiction.Aussi la première cérémonie du glorieux jubilé fût-elle l’imposante messe pontificale qui consacra à la gloire du Ciel le souvenir enthousiaste des gloires terrestres.C’est Sa Grandeur Mgr J.S.H.Brunault, évêque de Nicolot, qui officia pontificalement à la messe solennelle d’ouverture des fêtes, le jeudi matin, à neuf heures et demie.Le prélat, accompagné d’un nombreux clergé, quitta le presbytère en vêtements épiscopaux pour faire son entrée solennelle dans le temple divin qui avait revêtu, pour ia circonstance, sa plus éblouissante toilette.Une foule pieuse et compacte, venue en bonne partie des paroisses environnantes, remplissait tous les recoins de la belle église, qui était toute décorée de baadcroUcs, de panneaux symboliques, d’écussons, de festons électriques et des couleurs papales.Mgr l’évêque de Nicolet était accompagné de MM.les abbés Elisee Gravel, curé de L’Avenir, comme prêtre assistant, Alfred Manseau, curé de Kinsey, comme diacre d’honneur.Poirier, directeur du séminaire de Nicolet, comme sous-diacre d’honneur.Les diacre et sous-diacre d’office étaient MM.les abbés Léon Farley, vicaire à S.-Cé-lestin, et Hervé Lemaire, ecclésiastique.tous deux enfants de Drummondville.M.l’abbé Alfred Tétreault, de l’évêché de Nicolet, agissait comme cérémoniaire.Le sermon de circonstance a été prononcé par M.l’abbé Martial Manseau, curé de la Visitation.L’on remarquait en outre dans le choeur MM.les abbés Frédéric Tétreault, curé de S.-Frédéric da Drummondville, Prince, curé de S.-Léonard, H.Denoncourt, curé du Précieux-Sang, H.Bernier, professeur à Nicolet, Edm.Deschatillons, de l’évêché de Nicole^ A.Labran-che, curé de S.-Majonque, Jutras, curé de La Baie du Fèvre, G.Cour-chesne, professeur de Rhétorique à Nicolet.C.Morvan, vicaire à S.-François du Lac, J.N.Lessard et G.Melançon.vicaire de S.-F"edé-ric, Gouin, de Nicolet, J.Ed.Belle-mare, ancien curé de Nicolet, Langlois, vicaire de S.-Cyrille, Lafond, curé de S.-Brigitte, Crochetière, vicaire de S.-Brigitte, Joyal, curé de S.-Joachim, Courteau, vicaire de S.-Bonaventure.LA MESSE La Messe de Sainte-Thérèse, par Théodore de la Hache, a été très bien rendue par le choeur de la paroisse sous ia direction de M.C.H.Lalonde.L’organiste était M.Henri Scham-paert.Les solistes à l’Agnus Dei étaient MM.Martin, Duval et J.P.Bélanger, ténors, Art.Pinard, 2e ténor et J.O.Montplaisir, basse.A l’Offertoire le choeur chanta le vieux et suave cantique: “Bénissons à jamais, le Seigneur dans ses bienfaits.” A la balustrade avaient pris place M.le juge Pouliot, l’hon.Jules Allard, ministre des Terres de la Couronne, Ovide Brouillard, député à Ottawa et Alexandre Mercure, maire de Drummondville.La quête dans l’église a été faite par MM.J.-T.Caya, avec Mme Ed.Carpenter, et J.-N.Turcotte, avec Mme Ovide Brouillard.La messe pontificale s’est déroulée dans toute la splendeur de la liturgie catholique et une foule respectueuse y rendait grâces à Dieu pour le merveileux développement du grain de semence lancé dans les Cantons de l’Est, il y a cent ans.LE SERMON C’est M.l’abbé Martial Manseau, curé de la Visitation, qui a fait le sermon.Le prédicateur avait pris pour texte: “Louons les hommes illustres, nos pères, dont nous sommes la race”.Il rappelle d’abord l’événement remarquable, le centenaire, qui réunit cette foule dans l’église pour y rendre grâces des bienfaits signalés.Cette ville a atteint cent ans d’une existence précieuse devant Dieu et devant les hommes; elle commémore un juste passé et proclame un triomphe qui éclatera comme une page glorieuse dans les annales de Drummond-ville.11 faut associer aux joyeuses manifestations de jubilé et de douces souvenances les témoignages de vénération profonde pour les hommes de bien qui ont illustré cette ville.Il est bon qu’en cette occasion tous les membres da la paroisse fraternisent.Lacordairc a dit “qu’il y a des choses qu’on redit toujours et que jamais on ne répète.” Il en est ainsi de ces fêtes jubilaires, où il est réconfortant de voir l’évêque y apporter les marques de sa bienveillante sollicitude.Le prédicateur va évoquer le souvenir des pères dans la foi et des fondateurs de eette paroisse.Il a un souvenir ému pour ses parents défünts qui ont habité cette paroisse, placée sous le vocable de S.-Fré-déric, qu’il invoque pour parler dignement des ancêtres.LA FONDATION Il y a cent ans, la Providence jetait un regard de prédilection sur un coin des majestueuses forêts et y dirigeait une troupe vaillante dé défricheurs.Le temps était marqué où les Townships devaient posséder des hommes d’une rare sollicitude et d’un dévouement exemplaire.Le 14 avril 1815 un groupe de soldats anglais et canadirns-fran-çais partis pour Sherbrooke, avec en tête le général Heriot, s’arrêtaient dans un endroit enchanteur et décidaient d*y faire un établissement permanent.i ÇSuite à la deuxième page). VC LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 2 JUILLET 1915* VOL.VL — No 153 = ===== LE CENTENAIRE DE DRUMMOND VILLE EN ACHETANT IDE LA LEVURE EXIGEZ| CE PAQUET Snite de la première page) Quelques familles, entre autres les Boisvert, les Caya, les Tousi-gnant, les Blanche!, les Moulin et autres s'adjoignirent à eux.Ces colons posèrent les bases' d’ùne paroisse qui devint la mère de nombreuses autres.LE GENERAL HERIOT Le général Heriot, (pii possédait un rare esprit chrétien, quoique protestant, comprit que cette oeuvre ne serait pas parlaite s’il ne favorisait l’expansion catholique dont il devint publiquement même le protecteur .Il faut voir des vues providentiel les dans ces événements, car Dieu sait faire tourner tous les événements à sa plus grande gloire.M.Heriot fut l’ami des colons et des missionnaires, ainsi que le bienfaiteur de celte église à laquelle il fit don de ce terrain et de nombreux autres cadeaux.Il était bienveillant à l’égard-des catholiques, et, fait des plus édifiants, il demanda lui-même les missionnaires el l'établissement religieux.Drummondville peut se glorifier d’un tel patriote et citer oubliquc-ment son esprit de tolérance,, qui était le véritable esprit du fair-play britannique, et qui démontre dans la crise actuelle aux fanatiques qui veulent comprimer la langue française, quelle doit être l’union parfaite entre des citoyens protégés par le même drapeau et régis par les mêmes lois.LES MISSIONNAIRES On ne peut non plus séparer de la solennité actuelle les noms des premiers missionnaires et des anciens curés de cette paroisse.La première gloire revient à la sainte mémoire de Messire Jean Rahnbault, fondateur de cette mission, curé de Nicolet et supérieur du sér.inaire de Nicolet, édiucateur distingué, orateur éminent, poète latiniste à ses heures, il avait toutes les qualités du coeur et de l’ânie qui font les grands hommes.Malgré sa haute position à Nicolet, il voulait, dans la largeur de ses vues, faire plus et mieux.Il assuma les fonctions de missionnaire et il venait, en la Fête-Dieu de 1815, célébrer la Sainte Messe à l’endroit où est aujourd'hui la demeure Marier.Qu'il dut être imposant ce premier baptême de la civilisation •hrétienne en cet endroit sauvage I tt paroisse.Ce fut un véritable colonisateur et il disait souvent aux Canadiens-français du Québec qu'ils devaient coloniser les Cantons de l’Est.Il faut associer à son souvenir M.l'abbé Hubert Robson, aux vertus si éclatantes et à qui la légende populaire attribuait des prodiges.Ils sont nombreux ceux qui ont travaille au développement de cette paroisse : les Horion, les Leclair, les | Prince et les Alexandre, dont le I souvenir sera impérissable.En 1880 était construite une nou-! vcPe église, sous les soins du véné-1 râble curé Majorique Marchand, qui remplit une carrière si utile pendant un quart 'de siècle.C’était un esprit remarquable, un prêtre pieux et zélé.M.l’abbé Thomas Quinn jeta les bases de la troisième église.Il était lui, un vaillant défenseur des droits de la langue française et le temple qu’il érigea était le digne couronnement des oeuvres de ses devanciers, qui a été achevée et embellie par le digne curé actuel qui porte le nom de Frédéric, comme le saint patron de cette paroisse.Les autorités paroissiales ont droit à des félications pour le délicieux spectacle organisé en cette mémorable circonstance et qui contribuera à faire connaître l’histoire régionale.C’est une belle occasion de chanter publiquement la mémoire des anciens qui doit rosier profondément gravée dans tous les coeurs en attendant que le bron ze el le marbre en nerpétuent le souvenir.Puisse le Ciel récompenser vos nobles sentiments par le succès, le bonheur et la prospérité constantes.Dans la vie religieuse et sociale, il y a des heures d’une plus grande gravilé, et les plus importantes sont les anniversaires de la foi.Il y a ce,1f ans le soleil libérateur et vivifiant de la foi luisail ici.Quelle reconnaissance et auelles actions do grâces ne doivent pas être rendues à Dieu, car il n’a rien fait de semblable aux autres nationalités.THE WHITEST.1(6 plmipp I^Johqnto.oh^, REFUSEZ LES SUBSTITUTS le dîner gracieusement offert à Sa Grandeur Mgr Rruneault et aux invités à l’Hôtel-Dieu.L'n succulent repas fut servi par les gentilles et aimables volontaires qui suivent; Mlles G.Mercure, E.Charland, M.Poirier, L.Marier, C.Marier et S.Niquette.A GRANTHAM HALL C’était une semence divine qui pro-ireuses réafisa- mettait les plus heur lions pour la race française.Il avait pré, pour texte de son premier sermon celte parole des Livres Saints: “Je suu venu à vows pour vous annoncer le Verbe de Dieu.” Qu’il dût être touchant ce sermon de ce distributeur des consolations divines! Sous son administration fut érigée, en 1822, la première église, l’é-glise-mère des Cantons de l’Est.Mgr Plessis, le grand apôtre de la colonisation, avait compris le rôle du prêtre qu’il envoyait ici à la rescousse des colons.Le prêtre et le colon sont les deux plus dévoués auxiliaires de la Patrie.Ce sont les deux pivots de 'a vraie colonisation qui crée les hameaux, les villages et les villes.La colonie atteignit un degré de perfection presque complet par l'établissement religieux autorisé par l’évêque.La petite mission de S.Frédéric était assise sur des liases inébranlables, malgré les obstacles du temps, les persécutions et les pamphlets de l'époque, et jamais ensuite on n'y pourra étouffer la religion du prêtre, car c’est celle du Christ qui lui a donné les paroles de durée éternelle L'humble et modeste origine de ce'te église et son merveilleux développement et nombreuses ramifications ont été fécondés par le zèle de Puis vint, après les manifestations religieuses du souvenir, révocation patriotique, au cours de l'après-midi, dans les vastes parterres de Grantham Hall, que ronda le général Heriot et (lue le proprietaire actuel.M.Marier, avait mis à la disposition des organisateurs.Il y avait à cet endroit enchanteur et à l'abri de magnifiques bosquets, toutes sortes de jeux et d’a-musements pour le délassement des citoyens et visiteurs.Des centaines de voitures et d’automobiles étaient rangées dans le vaste parc et une foule très nombreuse el attentive s’était rangée ; utour de l'estrade où prirent place 8.G.Mgr l’archevêque de Joliette, le maire Mercure, l’honorable Jules Allard, M.le juge Pouliot, M.le curé Tétreault et plusieurs autres invités et orateurs.La fanfare de Drummondville el la Philharmonique firent les frais de la musique.MANIFESTATION AU CIMETIERE A l’issue de la messe, la foule se rendit aw cimetière anglais, auprès du tombeau du major-géneral Heriot, où un soldat montait la garde et où flottait le drapeau anglais.11 y avait eu aussi un service religieux en l'église anglicane de S.Georges, tout près de là, sous la présidence du révérend M.T.Wheeler.Le service d’ordre était fait par des commissaires à cheval.L’inscription redorée de la tombe se lit comme suit : “ Beneath are the remains of major general F.G.Heriot, companion of the most honourable military order of the Bath, founder of this settlement, born in the Island of Jersey, and died at Drummondville, the 30th of December, 1843, at the age of 57 years.” Mile Dorothy Drysdale déposa une jolie couronne sur le tombeau du fondateur de Drummondville, pendant que l'harmonie jouait “ Nearer my God to Thee L’on remarquait à cette cérémonie le capitaine John C.A.Heriot, parent du général Heriot, représentant la Société des Antiquaires et la Historic Landmarks Association of Canada ; l’honorable M.Jules Allard, le juge Pouliot, M.le député Brouillard, M.le maire Mercure, M.Nap.Garreau les révérends M, T.Wheeler, de l’église S.Georges, et L.C.Wur-lele, d’Acton Vale, ainsi que M.Robson, M.Marier, propriétaire de Grantham Hael, et une foule d’autres LE REV.WURTELE vaillants prêtres, les Power, les Kelly, les Robson qui ont vu grandir sous la croix d’autres chrétientés : S.Colomban, Ôuinle-Bibiane, S.Feux, S.Germain, S.Cyrille, etc.Que (le travaux ces premiers apôtres n’ont-ils pas accomplis, que de larmes ont sanctifié leurs oeuvres si dures par des forêts sans chemins, en toutes saisons, alors qu’ils de dé-vouaient pour aller porter aux colons les consolations de la religion, réconforter leur courage, les combler de joie clans leur solitude et sécher leu .larmes.Aussi l’histoire de celte région, dit-il, est un gage qu’ils vivront dans l’histoire religieuse et populaire du Canada, comme leurs légendes dans le coeur des populations religieuses et entreprenantes de ces cantons.Planteurs de croix catéchistes, consolateurs, etc., que de titres n’ont-ils pas à notre reconnaissance.C’ctaient eux de vrais et saints enfants de S.Patrice ; puisse l’écho de leurs oeuvres grandioses se répercuter chez tous les descendants de la catholique Irlande et sur ce petit groupe qui veut paralyser la langue française sur cette terre, diminuer l’influence du français dans ce pays par des Opérations malveillantes ! Votre récompense, ô missionnaires, doit être grande et vous devez être aujourd’hui couronnés de l'immortalité Du ciel vous contemplez vos oeuvres et vous les bénissez L'n nom doit ressortir d’entre les autres : c’est celui de M.l'abbé John Holmes.11 fut le premier curé des Townships de l’Est, en 1823, et étant d’o- rigine américaine et un converti, il put efficacement combattre les erreurs qu'il venait d'abandonner.Cette intelligence supérieure fit en effet plusieurs conversions.Il avait occupé la chaire de Québec et avait été préfet 'des études au séminaire de Québec.11 était railleur d'une géographie bien prisée et n été l’une des plus belles gloires de cet VUES SUPERBES A 62 pieds nu-dmsus du niveau du lac S.-Louis cl avec une elevation ds dep-ré da aur la hnulrur.le propriétaire d'une maison a tipper Lakeaide Kardena est eertsln d'avoir un aite aalubr», auperbe et arreaal-ble, n’étant qu'i 81) minutes de l'hü-tal des postes vin le C.P.R.el le U.T.R.l'assoie: 8 soua, enfants, !¦ sous.Voyai-lea domain, l’assoie et plans (ratuits.MARCIL TRUST COMPANY m S.-JACQUES.31è année.Actif, plus de 84,000,0(11) Le révérend L.C.Wurtele, ministre angilcan, rappela en français et en anglais l’heureuse mémoire de son vieil ami qu’il dit avoir été bienveillant envers tous et surtout envers les pauvres.Le général Heriot était paternel pour ses colons et leurs enfants ; il estimait les Canadiens français et son régiment se composait presqu’exclusivement le Canadiens-français.11 a aidé les églises catholique et protestante.11 respectait la bonne foi des autres.En ce Dominion, il faut être charitable pour vivre en amitié avec tous.Le révérend Wurtele dit qu’il est demeuré à Acton durant cinquante ans et qu’il a été respecté parce qu'il a respecté la sincérité des autres.Les catholiques mêmes lui ont fait des manifestationss à l’occcaion de son jubilé dans le ministère II a vu le prêtre catholique pleurer sur la tombe du général Heriot dont il était l’ami.Tous nous pouvons être amis en respectant la sincérité de nos voisins et tout ira bien dans le Canada.Honni soit qui mal y pense.T.e vieillard répéta ensuite en anglais son témoignage d’estime à l’i-dresse du fondateur.M.LE MAIRE MERCURE M.le maire Mercure, président des fêtes, ouvre la série des discours et souhaite la bienvenue à tous.Dans la vie des peuples comme des individus, dit il, il est des époques déterminées d’avance où il n’est pas permis de passer sans s’arrêter pour voir le chemin parcouru et s’orienter pour l’avenir.Et Drummondville a voulu ainsi célébrer dignement le centenaire de sa fondation.Elle a commencé ce matin par Dieu d’abord, et cette après-midi à Grantham Hall, où fut son berceau, Drummondville fera le compte des considérations matérielles.Le général Heriot entrevoyant l’avenir, s’est établi ici, et après avoir Servi glorieusement son roi par l’épée il s’est dépensé héroïquement au service de sa patrie en se dépen-rant pour lui fournir un établissement prospère.On ne réalisé pas aujourd’hui les difficultés sans nombre rencontrées et surmontées par ces hardis pionniers de Heriot.Ce brave, ce dévoué, si exempt de préjugés, comprit que pour faire reculer la forêt il fallait faire avancer la Croix.Aussi encourageât-il le •développement de la religion.La plus belle vertu qui subsiste est bien icelle entente cord'iale entre-Anglais et Canadiens-français qui ne s’est jamais démentie, (app.) Fiers de nos libertés, de nos droits, de notre religion, nous voulons travailler la main dans la main à développer notre patrie.Mais Drummondville a essaimé alentour et n’a pas progressé bien vite, mais comme une mère elle s’est relevée avec plus de vigueur.Drummondville rêve de s’agrandir avec ses chûtes, elle songe à donner aux autres paroisses, ses enfants, le I pouvoir et l’énergie.Elle est appelée ! à un développement industriel el j oommencial considerable.Si cette j fêle aura pour résultat de resserrer ! autour de Drtimmondiville tous ses filles et petits enfants elle aura été fière d'ouvrir à tous scs portes et le chemin de son coeur.El M.Mercure résume ses paroles en anglais, bien qu’il soit convaincu quo tous les auditeurs comprennenl le français.Il souhaite que Drum-niondvi.lle continue de donner cet ("(•I,'liant exemple, inauguré par le général Hèriot, d’une sincère et forte entente cordiale.LE CAPITAINE HERIOT Le capitaine Heriot parle ensuite, il est heureux de l’honneur qui lui est conféré par l'invitation de déposer une couronne sur la tombe de son illustre parent qui a commandé le régiment des Voltigeurs Canadiens presqu'exclusi veinent composé de Canadiens-français et qui rendit tant de services au pays en 1812-14.Le général Heriot était un soldat de devoir et il comprit son devoir de fondateur en pourvoyant à l'intérêt de ses colons de quelque race ou croyance fussent-ils.L’orateur voit dans l’organisation de ces fêtes par les Canadiens-français le plus beau témoignage d’affection et d’estime pour le général Heriot et ses lieutenants.Il est heureux de constater la coïncidence de l’union des deux races, anglaise et française, en Europe actuellement et qui sont unies pour le maintien de la liberté de toutes les nationalités, principe que le fondateur de Drummondville tenta de promouvoir dans sa colonie.L’orateur demande aux citoyens de Drummondville de garder jalousement leurs traditions historiques et leur demande de crier en français: "Vive le Roi et la Patrie!" DINER AUX INVITES Après le défilé de la cavalcade, des fanfares, et des nombreuses automobiles décorées avec goût, vint M.LE CURE TETREAULT M.le curé de Drummondville souffre d’un mal de tête, mais il fera parler le coeur contre la tète, dit-il.Et il commence à rendre grâces à Jésus, Taivleur de tout, de qui l’on rougit trop souvent et à qui revient comme roi de la terre le premier et suprême hommage (appl.) 11 salue ensuilo Mgr Rruneault, le représentanl de Jésus-Christ, les ministres anglicans, les repnésentanls de la magistrature, du Parlement et de la Législature, des maires et curés des environs.11 espère que le vol cil de la paix et de la prospérité luira toujours sur les Cantons de l'Est à l’abri de la Constitution anglaise sur laquelle a été greffé le tronc abandonné par la France dans ces parages.De celle alliance, nous sommes lotis sortis; el nous n'en sommes pas des Anglais, ni des Français, mais des Canadiens.Drummond ville est heureuse en ce jour d’neeueillir ses enfants.Que tous contribuent à son développement el sa prospérité rejaillira sur ses voisines et sur ses futurs enfants.Le progrès de ses industries exige la cohésion de tous ses enfants.M.LE JUGE POULIOT M.le juge Pouliot, qui csl a In lèle du district judiciaire de Dnimmond-ville se réclame par adoption de cotte fêle de fnmiMe.Il rappelle le mariage d’il y a cent ans entre le patrio.l'isine et la tolérance sur les rives de la S.-François, grâce au général llô-riot.Vos anrètrrs, dit-il, étaient ù Chû-teauguny et à Laenlle, et ils ont conservé la Nouvelle-France n l'Angleterre.Aujourd'hui les fils des deux patries des Canadiens se battent encore ensemble pour In cause ronmni.ne, cl l'Angleterre est fière des Canadiens.M.Pouliot rappelle quelques trails de l’histoire Inenle.puis ajoute quelques phrases anglaises à la mémoire du général Heriot, qui vi- vra éternellement dans les coeurs canadiens-français.M.JULES ALLARD M.le ministre des Terres de la couronne félicite les organisateurs de leur éclatant succès.Cette fête évoque des pages très glorieuses de notre histoire, dit-il.En 1812 le roi d’Angleterre devait être fier de voir conserver sa colonie d’Outre-Atlantique par les Ca-nadiens-franaçis ri i! doit être fier aussi aujourd’hui des soldais cana-diens-franaçis en Europe.M.Allard rappelle la conquête de la forêt par Heriot, dans la plus belle région agricole de l’Amérique.Il demande à tous d’utiliser les grandes ressources du oays.Il a confiance en l’avenir de Drummondville et lui souhaite la prospérité.LE REV.M.WURTELE Le révérend L.C.Wurtele parle en français et dit que la loi anglaise protège toutes les religions et permet l'entente qui assure le paix.Deux races peuvent vivre paisiblement ensemble en se respectant et en s’efforçant de vivre comme frères.M.LE DEPUTE BROUILLARD M.le député Brouillard dit que malgré ses années, Drummondiville n’a pas assez progressée, si ce n’est en ces années dernières.Il souhaite un développement plus rapide.Une compagnie puissante s’est formée pour développer les chûtes de la S.-François, dont il augure beaucoup de prospérité.M.NAP.GARCEAU M.l’avocat • Garceau ajoute quelques mots et demande si tous ont fait tout ce qu’ils auraient pu pour la ville centenaire.Avons-nous été a la hauteur de nos devanciers ?Avons-nous fait autant de sacrifices ri de labeurs?Il nous a manqué surtout l’esprit de cohésion, l’esprit public.Nous sommes trop égoïstes el à notre détriment.Il faut travailler à faire un tout grand et prospère, dans l’esprit de concorde et d’union.M.WILFRID LALIBERTE M.Laliberté, d'Arthabaska, ajou- e quelques mots sur l’histoire et l’union des Cantons de l’Est.MGR BRUNEAULT Le dernier orateur est Mgr l’évêque de Nicolet, qui est présent, dit-il , pour attirer les bénédictions de Dieu sur toute la population.Il vient comme un père au milieu de ses enfants leur offrir son témoignage d’es-tiine et d’attection.Nous foulons une terre sacrée, car c’est ici qu’a été célébrée la première messe dans cette région.Voilà le.secret de toutes les merveilles accomplies, car Dieu est venu prendre possession lui-même de ce territoire.M.Heriot a été pour cette région un homme providentiel, choisi parce qu'il avait au coeur et dans l’âme le sentiment du respect des minorités.H avait l’esprit de foi en Dieu qu’il voulait voir servir.11 avait compris la nécessité de la religion, la nécessité d’un culte public pour les uns et pour les autres Ils ne sont pas nombreux de nos jours les gens qui entretiennent des -filées aussi larges à l’égard de ceux qui ne sont pas de leur race et de leur croyance.M.Heriot a voulu voir grandir les générations sous l’oeil de Dieu.L’église a consacré la paroisse de S.Frédéric en.l’honneur de son nom, c’est donc dire beaucoup.Dieu a pris soin d’échelonner les oeuvres et les hommes à Drummondville et encore dernièrement de belles oeuvres y ont été érigées : l’église, l’hôpital et le collège des frères.Mgr réclame pour le curé Té-treault et lui quelque part à ces dernières oeuvres.H est heureux d’avoir aidé à Drummondville et lui aidera encore.Il y eut ensuite un souper populaire dans le sous-sol de l’église, et le soir concert dans le carré devant l’église par la Philharmonique de S.-Hyacinthe avec feux d’ar-tiiiees et pétards à l’appui.Et une belle journée s’était terminée glorieusement pour Drummond-villo, qui l’enregistrera parmi les plus belles de ses fastes.Agapit CLERMONT.UN SERVICE POUR MGR LANGEVIN Saint-Isidore, 2.— Hier matin, à neuf heures, un service solennel fut chanté pour le repos de l’âme du regretté Mgr Langevin, dans sa chère paroisse de Saint-Isidore, son village natai.Les paroissiens, se souvenant de leur grand frère, qu’ils avaient vu avec tant de joie et de bonheur, couronné de l’episcopat, ne crurent pas mieux faire pour témoigner leur affection et leur attachement à celui dont on pleure la perte, que de venir en foule prier ri commu-nier pour ce vaillant défenseur de la foi et de la langue.Grâce à l'initiative de M.Ch.Girard, maître de chapelle, et du, dévoué M, A.Doyon, maître d’école, qui fui pendant plus de 7 ans professeur au Manitoba, une messe en musique fui admirablement chantée.M.le curé Maynard officiait à la messe, assisté de M.l’abbé G.Gagnon, vicaire de la paroisse, el de M.l'abbé Toupin, vicaire à S.-Rémi.Etaient présents à ce service : M.l’abbé Magcau, curé de S.-Rémi; le R.P.Hnniclin.directeur du eol-lèg” S.-Rémi ; M.l’abbé Lemire, P.S.S., vicaire à Notre-Dame do Montréal, el le révérend frère Coderre, de l’ordre de Saint-Viateur.Ou remarquait ensore dans l'assistance plusieurs étrangers, venus tant des paroisses environnantes que de Montréal: parmi res derniers se Irouvait M.Bournssa, Jac,qu«» Dr A.L.GUERTIN Maladies des Yeux, des Oreilles, du Kcj et de la Gorse.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU I 2 A S H RS.Maurice dugas, avocat l.l.l., ; 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.Tel.Bell Est 6161.Dr M.LEM0YNE LAMOTHE, GADBOIS & NANTEl, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oeilles, nez, gorge, laryni TELEPHONE EST 4550 ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tel.S.-Louis 4207 HERVE R0CH, B.A., L.L.L.AVOCAT 61, RUE S.-GABRIEL, Bureaux 17, 18 et 19 Tél.Main 3264 Société légale BARIL & ROCH DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE S AI NT-DENI* Près Marie-Anne.Tél.S.-Louis 3943.Camille tessier Dr HONORE THIBAULT AVOCAT ET PROCUREUR 97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.BOCKLAND 931.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B, AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53.97 rue Saint-Jacques.Résidence : 180 Jeanne-Mance, Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 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J.N.Chevrier.gérnnt-Kenérai.LES DESSOUS DE L’AFFAIRE LE COMITE DES CITOYENS FERAIT SA RENTREE EN SCENE, DIT-ON, AVEC L’AFFAIRE DU “NEWS” CONTRE LE COMMISSAIRE HEBERT.— M.AINE Y PARLE.Quelques citoyens de cette ville Îui combattent la compagnie des Yamways, ont employé, depuis quelque temps, des détectives pour surveiller les actes des commissaires, des échevins, des secrétaires de commissaires et des coulissiers, pour surprendre leurs conversations et les suivre dans leurs allées et venues aux clubs, aux cafés et aux hôtels.Us ont recueilli des renseignements qui seront rendus publics et étonneront, dit-on.On estime le chiffre de ce que ces recherches ont coùlé à une cinquantaine de mille dollars environ, et on voit un lien entre cette affaire et le comité des citoyens, qui fait de nouveau son entrée en scène par le fait que le requérant dans l’injonction demandée contre le bureau des commissaires un employé de la maison Morgan, et que M.James Morgan est le président du comité des règlements de l’Association des Citoyens.IL VOUDRAIT BIEN PARLER “Je voudrais bien parler, a dit, hier soir, à un journaliste le commissaire Hébert, que le "News” accuse d’avoir écrit une lettre com-prometlante à un citoyen dont on commence à chuchoter !e nom ri qui est l’un des financiers canadiens-français les plus connus, mais je ne.le puis.” Et le commissaire, bâillonné par ses avoeais, se con-tcnle de répéter, qu’il n'y a rien de vrai dans l’affaire du “News”.M.Aincv a fait en réponse à l’accusation ou maire Martin qui pré-lend que trois cent mille dollars d’actions de la Compagnie îles Autobus ont clé cédées à l’un des membres du bureau des commissaires, la déclaration suivante : "Dans mon opinion, !e maire de Montréal devrait s’en tenir aux accusations concernant le tramway ci ne pas faire une seconde accusation avant qu’on ait disposé de la première.Je suis étonné de ce que !e maire porte une semblable accusation contre l’un des mem-br es du bureau dont 11 est le président.Pourquoi ne s’occupe-t-il pas d'une affaire à la fois et ne nettoie-t-il pas d'abord l’affaire des tramways?Essaye-t-M de couvrir quelqu'un?” FAITS-MONTREAL SOULAGE DE SA Z OURSE.Un citoyen du nord de la ville a été désagréablement surpris, hier après-midi, quand il s’est aperçu que sa bourse, contenant $150, lui avait été habilement soustraite.C’est au coin des rues Mont-Royal et Papineau que l’adroit “ pickpocket ” qui court encore a opéré, parmi la foule de gens qui attendaient les tramways pour aller aux courses de de Lorimier.La Sûreté informe DEUX ITALIENS SE NOIENT.APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, étabii depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Moters Barber College.62D Boulevard St-L?.urent.Montréal.DE AGENTS DEMANDES .On demande des agents dans chaque comté pour représenter une puissante compagnie possédant un actif de $35,000,000, assurant les récoltes 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Modiste de chapeaux, des années d’expérience, possédant les deux langues, références de première classe, désirerait prendre la gérance d’un département de modes pour la saison d’automne, hors de Montréal de préférence.Ecrire ù casier 29, le Devoir.À LOUE» BUREAUX À LOUER /la, rue Saint-Jacques, rez-de' chaussée et sous-sol, 5,000 pieds de planchers.Aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux étages supérieurs._ S’adresser à Rodolphe Bé-dard, 55, ru e saint-François -X a vi e r, A LOUER, en face rie la gare Viser, coin Berri et Saint-Louis.Haut, 2 logements, 7 chambres chacun, pouvant être utilisés comme un seul, avantageux pour chambres à louer.Bas, bureau ou magasin, poste de grande valeur, spécialement pour horloger bijoutier, tout le traite du nord y passe.S’ad.à Albert Deschamps, 86, Berri, ou G.Jubinville, 2282, Saint-Denis.Téléphone.A VENDRE IMMEUBLE TALBOT FRERES, courtiers d’immeubles, experts en propriété, échanges de propriétés de toutes sortes, ville ou campagne -Ncus 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il fit un plongeon et gagna le large.Villa fut sans doute pris de crampes, car ses appels désespérés altirèrent son frère Giovani qui, résolument, se lança à l’eau tout habillé.Avant d’avoir pu porter secours â son frère, Giovani disparut à son tour sous l’eau.Le corps de Giovani a été repêché peu de temps après et envoyé â la morgue.Des recherches continuent pour retrouver le corps de son frère.DIVERS ASSURANCE Les personnes qui ont déjà été refusées par les compagnies d’assurances sur la vie peuvent obtenir de la protection en s’adressant par' lettre â "Assurance-vie”, bureaux’ du “Devoir”, Montréal.PERCEPTEUR INDELICAT.ECOLE D’AUTOMOBILE Jeunes gens, si vous voulez coi naître tout le détail de votre aut mobile, l’entretenir, et la répare assistez aux leçons théoriques, suivez les leçons pratiques, qui t faisait prévoir que les Allemands allaient s’en servir.Ils ont même fait mieux : ils ont déclaré que les dits obus à gaz asphyxiants employés par les Français étaient de fabrication américaine.Ce mensonge éhonté qui essaye d’excuser la façon barbare avec laquelle les Allemands font la guerre ne passera pas sans une véhémente protestation américaine.Nos admirables soldats ont malgré la violence de l’attaque réussi à refouler l’ennemi et ont même gagné 200 verges de terrain, et les ont conservées.Dans la région du Bois d’Ailly et de la Forêt de le Prêtre, les duels d’artillerie sont incessants.En Alsace, à Elgensflrst, l’ennemi livra deux attaques, qui furent complètement rc Poussées.Dans le secteur d’Arras, ennemi continue une canonnade particulièrement vive ; de notre côté, au moyen de mines, nous avons démoli des ouvrages sérieu.de défense ennemis.BROYE A MORT Alexis Faquin, de Sainte-Geneviève, âgé de 37 ans, a été trouvé, hier matin, sur la voie du Grami Tronc, broyé à mort.L'accident est arrivé entre Vau-dreuil et Sainte Anne de Bellevue.Le corps a éié transporté à la morgue, où il a été identifié par le frère du défunt, hier après-midi.Le défunt laisse une veuve et trois enfants en bas Age.Ottawa, 2.— Une liste de hors de combat portant 65 noms a élé publiée cette nuit, par le ministère de la milice, tous des soldats attachés aux 2ème, 3ème et 4ème bataillons.Sur ce, pas un seul Canadien, il n’y a que des natifs d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande.Le Sème bataillon, dont le lieutenant-colonel Rennie, de Toronto, est commandant, a subi de lourdes pertes depuis peu de jours.Londres, 2.— Les blessés canadiens sont internés dans les deux cents hôpitaux du Royaume-Uni.A Londres seul, 46 hôpitaux et 21 dispensaires leur sont exclusivement réservés, tandis qu’ils en occupent ‘aussi vingt-cinq à Manchester, huit à Bristol, cinq à Edinburg, quatre à Glasgow et quatre à Dublin.Une centaine de dames de charité les visitent sans relâche.Les Allemands ont.publié une liste de soldats canadiens morts en Allemagne, le 5 juin dernier et les jours les plus rapprochés.Us sont au nombre de cinquante-trois.LA MODIFICATION DU BACCALAUREAT ON AJOUTERAIT AU PROGRAMME UNIVERSITAIRE L’HISTOIRE DU CANADA ET LES AUTEURS SACRES — LE CONCOURS DU PRINCE DE GALLES.c notre corrrspomtnnt) Québec, 2.— Résultat de la réunion annuelle du Comité Permanent de l’enseignement secondaire tenue, la semaine dernière à Jolictte, on apportera plusieurs modifications importantes dans le programme du baccalauréat ès-lettres et ès-scien-ces.Outre l’introduction dans le programme de l’explication des auteurs sacrés et de la disparition des matières collégiales, il est fortement question d’ajouter au programme des matières universitaires, l’enseignement religieux et l’histoire du Canada.Il est aussi question de rétablir le concours spécial qui existait autrefois pour le prix du Prince de Galles.Ce prix fut accordé en 1860 par le Prince de Galles devenu dans la suite Edouard VII au séminaire de Québec qui l’étendit à PRÉCIS DES DÉPÊCHES DE LA NUI! ANGLETERRE —Un submersible teuton a coulé, mercredi, le paquebot anglais “Lomas”, dans le voisinage des îles Sorlingues.—L’amirauté anglaise a fait part hier de la destruction du contre-torpilleur “Lightning”.Quatre marins ont péri.—Mercredi, les Allemands ont coulé ,au large de Fastnett, Irlande, le “Thistlebank”, un quatre-mâts chargé d’une cargaison de blé de l’Argentine.—Le bill des munitions a franchi les étapes qui le séparent de la troisième lecture.—On prévoit que le bill d’inscription rencontrera beaucoup d’adversaires lors de sa nrésentation.—Une compilation des listes de pertes anglaises, publiées jusqu’ici, indique que la proportion des morts comparés aux blessés, est 23 et demi pour cent.ALLEMAGNE-AUTRICHE Il ressort des rapports des consuls américains qu’il a été exporté durant les 6 premiers mois de cette année des marcaanidses d’une valeur de $1,153,000, de Hambourg, de Luebeck et de Kiel aux Etats-Unis et aux colonies américaines, tandis qu'il en a cto exporté pour une valeur de $14,-994,000 pour la même période en 1914.—Aucun convoi allemand n’arrive plus à Constance.Les Suisses se demandent ce qui se passe.On croit que les Teutons expédient en France par le sud de l’Allemagne de puissants renforts distraits du front de bataille russe.—Vienne annonce que les Autrichiens ont repoussé partout l’attaque générale livrée, hier, sur le plateau de Doberdo par plusieurs divisions de l’infanterie italienne.SERBIE Suivant’un bulletin officiel d’hier, les Serbes sont parvenus à atteindre Micharskaada, dans le voisinage de Chabatz, le 27 juin, et ils ont capturé la ville, faisant 185 prisonniers, et s’emparant d’un butin-considérable.TURQUIE Au dire d’un correspondant, les Turcs ont jeté la fine fleur de leur armée sur les Alliés, et ils ont perdu jusqu’ici 70,000 hommes.Ils se rendent compte que la chute du bastion d’Achi Baba fera de l’occupation du plateau de Kilid Bahr une question de temps.Si Kilid Bahr se rend à son tour, c’en est fait de Constantinople.—On mande que les Alliés ont occupé Krithia, dans la péninsule de Gallipoli, qui est d’une grande importance stratégique.LES NEUTRES Les réservistes bulgares de Londres ont reçu instruction de se réunir aux quartiers de leurs régiments respectifs afin de savoir où se rapporter au cas où ils seraient appelés sous les drapeaux.—On cherche à conclure un accord en vertu duquel la Hollande n’importerait que pour suffire à la consommation normale.—Le gouvernement suisse se propose de contracter sous peu un nouvel emprunt de .$20,000,000.—On tient de source diplomatique à Bucarest que le roi de la Roumanie a écrit à François-Joseph, lui disant que le pays avait repris sa liberté, rompant ainsi l’alliance qui le liait à l’Autriche.FRANCE-BELGIQUE —Le “Journal des Débats” donne de nouveaux détails sur le nouveau casque pesant 670 grammes qui sera distribué à tous les fantassins français.Il comprend une plaque d’acier et recouvre complètement la tète et le cou.—Depuis le mois de décembre 1914, la France fabrique, nar jour, environ 100,000 obus de plus qu’il ne s’en dépense ordinairement au front de bataille.—On mande que le champ d’aviation de Ghistelle, dans le voisinage de Bruxelles, a été détruit.Les aviateurs alliés font tous les jours des envolées au-dessus de Zeebrugge.—Une attaque des Teutons dans les environs de Verdun, attire l’attention sur le kronprinz, qui commande l’armée ennemie dans cette région.Depuis plusieurs semaines, les communiqués ne mentionnent plus son nom.Le bruit de sa mort a couru dernièrement à Londres.—Le ministère de la guerre de France a déclaré que l’artillerie française ne s'est pas servie, depuis le début des hostilités, d’obus fabriqués aux Etats-Unis.ITALIE On a appris de Castletown, que 9 marins du navire italien Sardomenc coulé par un sous-marin allemand, se sont noyés et que 2 autres ont été tués.—Les Italiens ont repoussé de vigoureuses nttaqncs de nuit contre leurs positions des défilés du mont Croco et de la vallée de Piccolo et dans le cours desquelles l'ennemi a fait usage de gaz asphyxiants.—A la tète de la vallée de la rivière Scsia, les troupes italiennes ont occupé en force une importante position dominant Plezzo.Les aviateurs ennemis continuent leurs attaques.Quelques-unes de leurs viefi-mes sont des civils.tous les collèges affiliés à l'Université.D’abord, tous ies élèves prenaient part â un examen général, et les lauréats de cet examen, tant en Lettres qu’en Sciences, conenurnient ensuite pour le prix.On décida, il y n une quinzaine d’années, que cette double récompense serait oc-ti '\ït aux deux élèves classés premiers .mix examens du Baccalauréat, et que toutes les copies seraient corrigées à Québec par des comités de professeurs des différents collèges ou séminaires affiliés.Il paraîtrait qu'on va en revenir à l’ancien système, c'est-à-dire à un concours spécial qui aurait lieu à part l’examen du Baccalauréat.LES OUVRIERS PROTESTENT LE CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL CENSURE LES COMMISSAIRES QUI ONT IGNORE UNE INJONCTION DANS L’ADOPTION DU PROJET HEBERT.Le Conseil des Métiers et du Travail s’est occupé principalement, à sa réunion d’hier soir, au Temple du Travail, d’étudier et de juger la conduite de la majorité des membres du bureau des commissaires sur la question des tramways et du mépris de cour dont ils se sont rendus coupable, dit-on, en passant outre à une injonction accordée par le juge en chef, M.Archibald.Suivant son habitude, le commissaire Ainey était présent à la réunion et il a expliqué la position qu’il a prise dans ce débat qui passionne maintenant toute la population montréalais.M.Ainey assure qu’il n’a pas retardé le règlement de cette fameuse question.Il a toujours été d'opinion qu’on devait faire un arrangement équitable avec la compagnie, c’est-à-dire en sauvegardant les intérêts de cette dernière ainsi que ceux des citoyens de la métropole.Durant le ternie d’office de l’ancien bureau des Commissaires, il avait été décidé de ne pas parler de prolongement de la franchise avant qu’une commission d’experts soit nommée pour évaluer le matériel roulant de la compagnie.M.Ainey regrette que le projet Hébert ne parle pas de ce qui intéresse les classes ouvrières: salaires minima, achat de la •ombagnie par expropriation, heures de travail.I! a aussi dénoncé ceux qui ont tenté de bâillonner le représentant de la classe ouvrière à l’hôtel de ville.A la suggestion de M.N.Arcand, le Conseil a adopté une résolution autorisant le comité exécutif du Conseil à organiser des réunions publiques conjointement avec les autres corps publics pour expliquer la question du tramway à la population.Ont aussi porté la parole: le président J.T.Foster, J.Lynch, J.Corley et plusieurs autres Voici le texte de la résolution adoptée : “Attendu que lors de son assemblée du 17 juin, le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal a chargé son secrétaire de demander au Bureau des Commissaires de la ville de Montréal de lui fournir une copie des différents projets de règlement de la question des tram ways, actuellement devant lui, ci “Attendu que conformémen! cette décision et à cetlc demand copie de l’avis de motion de M.1 commissaire Hébert ainsi que co pie de la proposition de M.le commissaire Côté nous furent transmises, le samedi, 26 juin dernier, et “ Attendu que le lundi, 28 juin dernier, un extrait du proces-verbal d’une séance du Bureau des Commissaires, tenue le 25 mars dernier, contenant une proposition de M.le commissaire McDonald, nous fut transmise, et “ Attendu que ce même jour, notre secrétaire accusa réception de ces différents documents et informa Son Honneur le maire qu’ils seraient sound's au Conseil des Métiers et du Travail, lors de sa plus prochaine assemblée, le 1er juillet courant, et “ Attendu qu’une majorité des membres du Bureau des Commissaires a cru bon à son assemblée du 30 juin dernier d'adopter l’avis de motion de M.le commissaire Hébert, privant ainsi le Conseil des Métiers et du Travail de Montreal ainsi que les autres corps publics, intéressés dans cette question, d’exprimer leur opinion et soumettre des amendements au dit projet de M.le commissaire Hébert, ou soumettre tout autre projet jugé nlus approprié.“ Et attendu que, d'après les opinions exprimées par des avocats de renom, une injonction fut signifiée légalement aux membres du Bureau des Commissaires, leur défendant de discuter ou de voter le règlement de la question du Tramway jusqu'au 5 juillet courant.“ Et attendu que la publication d’une lettre compromettante, soit disant écrite par le commissaire Hébert, fut, semble-t-il, la raison dominante motivant cette injonction par la Cour supérieure ; “ Et attendu que cette injonction fut complètement ignorée par une majorité du Bureau des Commissaires.“ Qu’il soit en conséquence résolu : “ Que le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal proteste énergiquement contre l’action prise par cette majorité du Bureau des Commissaires ignorant cette injonction de la Cour Supérieure et la raisonnable demande faite par le Conseil des Métiers et du Travail et les autres corps publics ; " Qu’il soit de plus résolu : “ Que ce Conseil «les Métiers de Montréal réitère sa demande précédente pour qu’aucune action soit prise par les autorités municipales sur la question du tramway avant que les différents corps publics aient eu l'occasion d’étudier les différents projets et aient exprimé leur opinion.“ Et qu’une copie de cette résolution soit envoyée au maire de la ville de Montréal, à chacun des commissaires, aux journaux et aux differents corps publics et aux membres du Conseil municipal et au premier ministre do la province de Québec ” RETRAITE FERMEE DES JUGES ET DES AVOCATS Une retraite fermée pour les juges et les avocats aura lieu à la Villa Saint-Martin, à l’Abonl-à-Plouffe, du jeudi soir, 8 juillet, au lundi matin suivant.Le premier exercice commencera à 8 h.du soir.Ceux qui veulent y prendre part sont priés d'envoyer leur adhésion au Père Archambault, Villa Saint-Martin, Abord •à-Plouffe.Les tramways Saint-Laurent, Car-tirrville quittent le coin de la rue Mont-Royal et de l’avenue du Parc toutes les vingt minutes.On descend au terminus do C.nrticrvillc, puis on traverse le pont.MilGLEYSr DOUBLEM NT ^DOUBLE STRENGTH r »/ > ry >• ew-zzyy »/v» ^ mmmmp ArrtR EVERY *>.-v- Voyons ce que*Hdit Vhistoire : Epoque Rétrospective Au Moyen-Age Temps Modernes A l’époque de l’âge de la pierre, l’homme tenait en bouche un cailloux pour prévenir la soif.Ce moyen empirique est encore employé dans les déserts.Les racines et l’herbage étaient plus appréciés dans les régions où il y avait de la végétation.Les premiers explorateurs espagnolic découvrirent que les Astèques se servaient de ‘ chicle” — nourrissant, agréable et plaisant à mâcher — qu?donne un soulagement dans les chaleurs tropicales.Le “chicle” mexicain raffiné qui a fait ses preuves à travers les temps, est la base de WlCteLlLi «ÿsmzmy Faite par des procédés scientifiques, des machines spéciales dans des fabriques d’une propreté irréprochable, mise dans des enveloppes de papiers ciré — fermeture hermétique — c’est une gomme parfaite dans un paquet parfait.FAITE AU CANADA Wm.Wrigley, Jr.Co., Toronto, Ontario Deux délicieuses sortes — rafraichissante, calmante à la menthe poivrée et au goût agr able de la feuille de menthe fraîche.MACHEZ-EN APRES CHAQUE REPAS Cité de Lachine MOTEUR PORTATIF LIVRES QUE VOUS METTEZ PARMI VOS BAGAGES Se fixant en une minute à l’arrière de votre chaloupe.Et pouvant faire 10 à 20 milles à l'heure.Voilà qui intensifie les plaisirs d’une promenade sur l’eau.Voilà aussi qui explique pourquoi la rame et l’aviron sont mis de côte aujourd'hui.Notre petit Moteur Portatif ‘‘MRRMAID” est l’idéal pour ceux qui recherchent les plaisirs du canotage ; aucun effort à faire, aucune fatigue à suiur, môme pour des promenades d’une Journée entière sur l’eau, à petite ou à grande vitesse.Un tour ou volant, et en route.Et ce plaisir Idéal pour $69,58 — tel est le prix étonnant de notre moteur “MEnMAlD”.Ecrivez pour détails, et mentionnez ce journal.BOURNIVAL&Cü 333 EST, NOTRE-DAME, MONTREAL.ON FETE M.LE CURE JASMIN LA CELEBRATION DU JUBILE SACERDOTAL DU CURE DE LA PAROISSE DE SAINTE-THERESE A ETE TRES BRILLANTE.— LE SEMINAIRE ET LA POPULATION S'Y ASSOCIENT.Hier, avaient lieu, à Sainte-Thérèse, les teles organisées àver succès par M.le vicaire Charbonneau, a l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de prêtrise de M.le chanoine Jasmin, curé de la paroisse, en même temps que supérieur du séminaire.Ces noces d’or furent l'objet de manifestations dont la paroisse el le séminaire garderont longtemps le souvenir.Les fêtes s'ouvrirent par une grand’messe solennelle, chantée par le distingué jubilaire, assisté de 1 ubbe Aldéric Desjardins, curé de Saint-Sauveur, comme diacre, et de 1 abbé James Lesage, vicaire à Saint-Louis ue France, comme sous-diacrc.S.G.Mgr Bruchési était au trône, accompagné de trois anciens é!ève.> du séminaire : M.le chanoine Nuntei, M.le chanoine Cousineau et M.le curé Cousineau, de Saint-Eus-tache.Ln partie musicale de la messe fut exécutée par la chorale de Saint-Enfnnt-Jésus, du Mile-End, accompagnée par un orrhestre d anciens élèves.Le sermon de circonstance fut pro-noncé par le R.P.Waddell, jésuite, ancien élève du Séminaire lui aussi, qui sut exprimer les sentiments qui animaient toutes les personnes présentes Le maire de Saints-Thérèse, M.Ad.P.obiilard, présenta au curé, après la messe, l’ad esse des citoyens, à laquelle le chanoine Jasmin répondit en termes choisis.Mgr Bruchési joignit ses souhaits à ceux de tous les paroissiens en quelques mots bien sentis.Un dîner intime réunit ensuite au séminaire tous les invités groupés a our du jubilaire.L’abbé Emile Dubois, vice-supérieur, se fit l’interprète de tous ses confrères et de tout le personnel pour exprimer à son tour les voeux du séminaire à son distingué supérieur et pour le féliciter d’avoir su faire autant pour son séminaire que pour son église.Dautrcs allocutions furent aussi prononcées par M.le docteur Dejar-dins, M.Aquila Jasmin, frère du héros oc la fête, et M.Philemon Cousineau.A 7.30 heures du soir, les fêtes se terminaient par un grand salut solennel, qui réunissait de nouveau les paroissiens dans le vaste temple, récemment restauré sous les soins de IM.le curé, et par une promenade à travers les rues de la ville brillamment illuminées et pavoisées avec éclat.Tout bon Canndien-frnnçnis désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.SOUMISSIONS POUR L’ACHAT DE DEBENTURES AU MONTANT DE $245,000.00.La Cité de Lachine demande des soumissions pour l’achat de debentures au montant de $245,000.01), émises en verlu du règlement No 198.Ces débentures sont de $1,000.00 chacune, rachetables le 1er juillet 1955 et portant intérêt au taux de cinq pour cent (5%) par année, payable semi-annuellement, à Montréal, New’-York ou Londres.I.es soumissions devront être cachetées et adressées au soussigné, au bureau de la cité de Lachine, marquées “SOUMISSIONS POUR DEBENTURES” et seront reçues au susdit bureau jusqu’au 14 juillet 1915, à 6 tirs p.m.I.es soumissions devront être accompagnées d'un chèque accepté au montant de $2 -450 00, pour garantir la bonne foi du soumissionnaire.La Cité ne sera pas tenue d'accepter aucune des soumissions.Informations ob'.c-nues du soussigné, sur demande.A.E.Sarra-Bonnet, Secrétaire-trésorier.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure.— Aux héritiers de feu Robert l.uke Hildreth, en son vivant de la cité èt du district rte Montréal, comptable.Avis est par les présentes donné par Robert Hildreth, agent d’assurance, que le premier jour de septembre 1915, à 10.30 heures de Ta-vunt-midi, qu’il fera application à la Cour Supérieure pour ce district pour obtenir des lettres de vérification constatant à qui la succession ab-intestat de feu Robert Luke Hildreth a été déférée.Montréal, 24 juin 1915.— Henry Tucker, procureur du pétitionnaire.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal .dans la Cour de Circuit du District de Montréal, No 11124.— Stephen A.de Lorimier, marchand, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Leo E.Hu-don, ci-devant de Montréal susdit et maintenant de Heux inconnus, défendeur.IL EST ORDONNE au défendeur de comparaître dans le mois.— Montréal, 29 juin 1915.— (Par or dre) S.E.Meunier, député greffier de la dite cour.— Dct.orimler et Godin, procureurs du demandeur.I V LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 2 JUILLET 1915 VOL.VI.— No 153 LA VIE SPORTIVE COMMERCE ET FINANCE LES BOURSES LA MATINEE ETRANGERES A LA BOURSE NOTRE EQUIPE REMPORTE UNE VICTOIRE FACILE LES JOUEURS DU NATIONAL ONT FAIT MORDRE LA POUSSIERE AUX SHAMROCKS.— LES IRLANDAIS ONT EU L’AVANTAGE DANS LA PREMIERE PERIOD E.— LA JOUTE EXEMPTE DE RUDESSE.Le National se devait à lui-même, après le bon succès de samedi, de faire mordre la poussière à l’équipe du Shamrock afin d’accé'érer ainsi sa marche vers la victoire finale.Les Irlandais, cependant, malgré !e résultat de 11 à (i, ont bien rompu en visière.Nos Pleins-de-sou-pe, ayant vaincu avec plus de périls se sont chargés de plus de gloire.A ila première période, le Shamrock eut l’avantage, trois points étant enregistrés par ses hommes.Les tricots violets prirent le dessus au cours du second quart, mais encore la différence du résultat n’était pas distante.C’est dans la troisième que Lalonde, dont le jeu fut de toute beauté, sur des chances fournies par Pitre, tripla un premier bon coup.L’état de la joule était à ce moment de !) à 5.Le quart final renforcit davantage le succès des nôtres.Malgré l’enthousiasme bouillant, des joueurs, la partie grâce à l’oeil sévère des arbitres, a été exempte de toute rudesse.L’assistance, très encourageante sut goûter l’excellence du jeu et l’aplomb des favoris.Outre “Newsy”, Didier, L’Heureux et le jeune Brossard, du côté des Habitants, le gardien des buts Brady, a été le seul homme des Shamrocks, au dire de la “Gazette”.qui ait montré une assurance parfaite.“Pribe” Munroe, sans mériter les mêmes compliments, a fortement secouru son équipe.Les Cornwall et Les Shamrocks joueront samedi prochain, au ter- rain du National.Voici quel était l’alignement des clubs hier: Shamrock National Rrady Buts L’Heureux Doran Points Briault Kélly Couverts Cadotte Mahoney Défenses Marcelin Hughes Défenses D e garnie McCarthy Défenses Doutre J.Quinn Centres Hamclin W.Ellard Attaques Dandurand Munroe Attaques D.Pitre Layden Ext.Brossard Egan Int.Lalonde Arbitre — E.Robinson; assistant, E.C.S.-Père.Juges des buts — MM.W.Labrec-que et Conroy.Pénitencier — M.Geo.Carpenter.SOMMAIRE 1ère période 1— Shamrock, Langevin 4.20.2— Shamrock, Munroe, 1.40.3— National, Brassard, 3.50.4— National, Lalonde, 2.25.5— Shamrock, McCarthy, 2.25.2ème période fi—National, Lalonde, 3.10.7— Shamrock.Munroe 4.55.8— National, Pitre, .20.9— National, Debray, .10.3ème reprise 10— Shamrock, M.Quinn, 7 50.11— National, Baiilargeon, .10.12— National, Lalonde, 2.15.13— National, Lalonde, .40.14— National Lalonde.4ème période 15— Shamrock, Langevin, 4.50.16— National, Pitre, 1.00.17— National, Pitre, fi.40.LES FAVORIS N’ONT PAS JOUE DE CHANCE HIER LA PLUPART DES EPREUVES DISPUTEES HIER AU PARC DE LORIMIER ONT ETE GAGNEES PAR LES SECONDS CHOIX ET LES CHEVAUX NEGLIGES.L’U.S.RUBBER FAIT UNE CHUTE RAPIDE, A WALL STREET, PAR SUITE DE LA SUSPENSION DE SON DIVIDENDE.— LONDRES.MONTREAL A TRIOMPHE DU CLUB CORNWALL LES M.REPRESENTANTS DE LA A.A.A.ONT EU CEPENDANT DE LA DIFFICULTE A VAINCRE LES GARS DE LA PETITE VILLE MANUFACTURIERE.— RESULTAT: 9 A fi.Cornwall, Ont., 2.— Comme toutes les parties qui ont été contestées entre l'équipe du M.A.A.A.et le Cornwall, celle d’hier a répondu amplement à L'attente des partisans, venus en grand nombre appuyer leurs hommes.Si le Montréal a réussi grâce au jeu serré de la fin, à élever «à 9 le total des points, il a tout de même frisé de prés la défaite, le résultat ayant été de tl à G.Dans les deux premières périodes, les Sauvages, pleins de fougue, conduisirent la partie à leur gré, et entrèrent cinq fois la balle dans les filets de leurs adversaires.Leur consistance ne fut toutefois pas de leur durée et leur relâchement dans les dernières minutes leur coûta une déroute.7 n 8 0 Killi- Philadelphie : Boston .010000000-Philadelphie .100000001-Ragan et Gowly; Mayer fer.Chicago: Pittsburg .Chicago .Mamaux et Gibson ; Vaughn Archer.Cincinnati : S.-I.ouis.Cincinnati .Grince et Snyder; Renton, Toney et Clarke.o a .001000210- .000000000- .011000200- .100001021- POSITION DES G.CLUBS P.Pc.Chicago .3» 26 .574 Philadelphie .33 27 .550 S.-Louis .32 29 .52» Pittsburg .30 28 .517 Boston ., .29 34 .460 New-York .2fi 31 .456 Brooklyn* .28 34 .452 Cincinnati .26 32 .448 Les sées : M.A.A.A.Brennan Brady Blake Secours Rafferty Anderson équipés étaient ainsi compo- CORNWAL Buts Thompson Points F.Dogn'i Couverts G.Penny Défenses E.Degau Défenses Jenuv Défenses Somnun- villc Cleghorn Centres Fi s.Oakes Cooiigan Attaques li.Degaa J.Penny Attaques .1.St.Tho- mas V alsh Attaques Guy Smith Smith Ext.M.Cummings l.apensét Int.Anderson Referee: Georges A.Pigeon.Juge des points: M.Cooney.Arbitres : Percy Norton et J.P.Hervin.Chronométreurs : W.C.Hagar et J.A.Co Bers.Pénitencier : Desse Brown.SOMMAIRE.Premier quart.1— Cornwall.Sommerville .2.05 2— Montréal.Secours .0.16 3— Cornwall.M.Cummings.1.15 Deuxième quart.4— Cornwall.M.Cummings.2.12 5— Montréal.W.Walsh .0.15 fi—Cornwall.Guy Smith.0.311 7— Cornwall.Sommerville., .3.15 8— Montréal.J.Walsh .4.42 9— Montréal.Cleghorn .4.23 Troisième quart.10 —Montréal.1).Smith .11—Montréal.1).Smith .Cornwall.Stacey .LIGUE New-York: Washington .New York .Gallia et Henry et Sweeney.Détroit : Chicago., Boston.LI Détroit.Washington .New-York .S.-Louis ., Cleveland .Philadelphie .AMERICAINE .011110010 .100000002— Fisher, McHale 46 21 .687 36 23 .fill) 39 27 .591 32 27 .542 32 31 .500 22 31 .415 23 39 .371 22 42 .344 LIGUE FEDERALE Newark: Chicago.000000000003—3 Newark.000000000002—2 Black, Brown et Fischer; bach et Rariden.1ère partie: Kansas Citv.012000201—6 Brooklyn.000001001—2 Rcul- Une grande foule a assisté aux courses d’hier au Parc De Lorimier.Les favoris ont cédé le pas aux seconds choix et aux chevaux négligés dans le majorité des épreuves.Dans la première course le favori Blue Cap mena dè bout en bout et s’adjugea facilement l’épreuve.Le second choix Big Lumax s’adjugea la deuxième épreuve après avoir fait une course poursuite.Rose King se classa deuxième devant Bulgar.Belle Terre démarra en tête du peloton et gagna facilement après avoir mené de bout en bout dans la troisième course.Fastoso démarra en mauvaise posture dans la quatrième course mais un grand rapprochement de la i’in le fit entrer vainqueur devant Old Gotch et Stubborn.Le favori Eye White entra dernier.Dans la cinquième épreuve le second choix Cordova entra premier devant Masato après avoir régie son champ dès le départ.Le favori Andrew O’Day ne fut même pas d$ms l’argent.Proctor gagna la sixième course après un grand rapprochement de la fin.Nino Muchaao.Pat Gannon et Pierre Dumas s’adjugèrent respectivement les trois dernières courses.PREMIERE COURSE.L Blue Cap, 112, Pendergast, 3 à 2, 4 à 5, 1 à 4.2.Penance, 113, Rosen, 5 à 2, au pair, 1 à2.3.Barda, 103, Pickens, 20 à 1, 8 à 1, 4 à 1, Temps, 1.04 — 5 furlongs.Ont aussi couru : Little Gink, Jack Stern, Ann Scott, Uffizzi cd Lillian May.DEUXIEME COURSE.1.Rig Lumax, 112, McEwen, 2, au pair, 1 à 2.2.Rose King, 110, Manders, 5 à 1, 2 à 1, au pair.3.Bulgar, 112, Moore, 5 à 2, au pair, 1 à 2.Temps, 1.03 1-5 — 5 furlongs.Ont aussi couru : Noble Grand Attany, Mrs Lally, Wolfs’ Baths, Ex patriate et Janus.Troisième course 1.Belle Terre 111, Matthews, 3 à 1, 6 à 5, 3 à 5.2.Kenneth 112, Gangel, 5 à 1, 2 à 1, au pair.3.Pass On 112, Doyle, 3 à 1, 6 à 5, 3 à 5.Temps, 1.02 4-5.a furlongs.Ont aussi couru : Blue Jay, Odd Cross, Velec Forty, Imprudent, Marty Lou et B.rrette.Quatrième course 1.Fastoso 117, Pickens, 2 à 1, 4 à 5.2.Old Gotch 117, Pendergast, 3 à 1, au pair, 1 à 2.3.Stubborn 100, Whymark, 7 à 1, 2 à 1, au pair.Temps, 1.24.6*4 furlongs.Ont aussi couru : Col.Fred, Water Lad et Eye White.Cinquième course 1.Cordova 115, Pickens, 2 à 1, 4 à 5, 2 à 5.2.Mosalo 117, Gargan, 5 à 1, 2 à 1, au pair.3.lima 105, Young, 10 à 1, 4 «i 1, Temps, 1.25.6Vi furlongs.^ Ont aussi couru : III Nairn, Black Earl, Bulgar, Andrew O’Day, Borel Margaret G.Sixième course 1.Proctor 110, Gorgan, 12 à 1, 4 à 1, 2 à 1.2.Hazel 115, Howard, au pair, 2 à 117, Bauer, 4 à 1, 2 à 1, Wall Street, 2.— L’annonce de la suspension du dividende aux actions ordinaires de PU.S.Rubber, répandue après la clôture d’hier, a été suivie d’une chute de près de 7 points.Ce stock s’est inscrit, assez tardivement, par le transfert d’une masse de 5,000 parts à 45 et 40, comparativement à 51 7-8, cours final d’hier.Le reste de la cote a évolué de façon irrégulière.Un peu plus tard, on constate que le caoutchouc continue de fléchir ; les mutations de paWs de cette valeur se chiffrent par 25,000 actions et constituent, avec l’“American”, la moitié des opérations de la première heure.Les spécialités de guerre n’ont pas été impressionnées par la descente du caoutchouc, mais le Pacifique-Canadien faiblit encore.* * * Londres, 2.— Les disponibilités ont été abondantes, aujourd’hui.Les taux d’escompte ont été fermes, dans l’expectative de conditions plus serrées.Le ton du marché, des valeurs mobilières, a été s’améliorant.Les taux d’assurance sur les Bons d’or ont avancés à 20 shillings, en raison dedLquantités exportées.* * * Paris, 2.— Les cours sont faibles à la Bourse, aujourd’hui.La Rente s’est fixée à 70 fr., au comptant et le change sur Londres a marqué 27 fr 15.LA SEANCE DE CE MATIN A MIS EN RELIEF LA CHUTE PRECIPITEE DE L’ACTION HORS-COTE TRAM.POWER ; ELLE COTE 41.En Bourse de Montréal, l’intérêt se concentre particulièrement autour de la valeur hors-cote Tram.Power.^Les événements récents ens-sent dû, dans Tordre naturel des choses, susciter une nouvelle ascension des cours; mais les irrégularités qui — parait-il —» ont entaché l’adoption, par le bureau des commissaires municipaux, du projet de concession de la compagnie des Tramways de Montréal, pour un nouveau terme, ont eu pour effet de faire fléchir considérablement le cours du Tram.Power.Cette valeur, qui fermait mercredi à 44 1-4, ouvrait ce matin à 41 1-2, soit une perte de 2 3-4 points, effectuée entre la clôture et l’ouverture suivante ; sa nervosité a été grande, aujourd’hui, et il a terminé la séance à 41.Il n’est pas sans intérêt de signaler que 13 parts du Pacifique Canadien ont trouvé preneur à 143.Le Dom.Bridge s’est établi à 131, ferme, TIron a également demeuré inchangé à 30, tandis que son action privilégiée s’est traitée à 78.L’Ogilvie n’a pas non plus varié ; il marque 122.Le Steel of Canada fait 15, cependant que le Quebec Railway et le Wayagamack se sont respectivement fixés à 11 et 29.UNE VICTOIRE ET UNE DEFAITE POUR MONTREAL LES ROYALS REMPORTENT LA PARTIE D’HIER APRES-MIDI APRES AVOIR ETE BATTUS LE MATIN.— DERNIERE JOUTE AUJOURD’HUI.13— Montréal.J.Walsh .Quatrième quart.14— Montréal.Cooiigan .15— Montreal.W.Walsh .LES MAJEURES .2.16 .6.20 .8.50 .0.22 .0.22 .18.00 Bluejacket, 4 0 8 t John- Hemting et Easterly Simon et Wright.2ième partie; Kansas Citv.040101000—6 7 2 Brooklyn.020000001—3 5 2 Main et Easterly; Marion, Wilson et Simon.Baltimore: 1ère partie: Pittsburg.000000000—0 Baltimore.IKMOOOOx—6 Allen, Hearne et O’Connor; son et Jacklltsch.2ème jxirtie: Pittsburg.111321121—13 18 3 Baltimore.030000101— 5 9 2 Knetzer el Berry; Bailey, Conley et Owens.Buffalo: 1ère partie: S.-Louis.100000006—1 Buffalo.00000040X—4 Plank el Hartley; Schulz et “ème partie 7 0 6 0 Blair.S.-Louis.Buffalo, .220000207—12 .00000(1000— 0 Davenport et Hartley; clair, Ehmke et Blair.Bedient, Le- POSITION DES CLUBS ¦ Kansas City.• • a • .41 27 .603 LIGUE NATIONALE.S.-Louis.Chicago., .38 .39 26 .594 29 .574 Brooklyn : Pittsburg.P • .36 29 .554 New-York .100066010—2 12 2 Newark.a ., .33 34 .493 Brooklyn .0051201 Ox—9 14 d Brooklyn.a • • .30 38 441 Tesrcmi, Schaucr, Schupn et Baltimore.• • • .24 41 .369 Meyer Wend‘11; Ruckcr el Millier Buffalo.a .« .2» 44 .362 ».3.Mazurka au pair.Temps, 1.24 2-5.614 furlongs.Ont aussi couru : Inferno Queen, Bulgarian, Simp, Miss Joe, J.H.Barr.Septième course 1.Nino Michado 115, Grand, 3 à 1, au pair, 1 â 2.2.Mortgyle 117 Peag, 6 à 5, 3 à 5.3.Hippocrates 102,’Lamaster, 2 à 1, au pair, 1 à 2.Temps, 1.26 2-5.6% furlongs.Ont aussi couru : Dromi, Gallant Boy, Clara Jonks.Huitième course 1.Pat Gannon 112, Fodcn, 6 a 2.a », 1, 3 Bertha V.115, Gangel, 8 à à 1, 3 à 2.3.Smiling Mag.103, WhymarV 30 à t.10 à I, 5 à 1.Ten.ps, L23 4-5.6Vi furlongs.Ont aussi couru : Little Jake, Capt Elliott, Ajax et Dixie.Les clubs Montréal et Rochester se sont partagés les honneurs de la journée d’hier au parc Atwater; les visiteurs gagnant la première joute par 7 à 3 et les locaux remportant la deuxième par 3 à 2.Cette dernière partie fut de toute beauté, et ce n’est que par suite du support magnifique de ses co-équi-p'iers (pie Jimmy Dowd put sortir victorieux dans la joute finale.La partie du matin servit de début à Doyle, la nouvelle recrue des Montréal.Le semi-professionnel de New-York lança de superbe façon dans les trois premières manches, n’ac-oordant pas un coup réussi à ses adversaires.Mais, son Waterloo vint à la sixième manche, bien qu’il eût donné des signes apparents de faiblesse dans la quatrième et la cinquième reprises.A la sixième reprise, les Rochester frappèrent avec entrain les balles du débutant.Richter fut appelé à le remplacer mais cela n’empêcha pas les visiteurs de sortir victorieux.La partie de l’après-midi vit Montréal l’emporter sur Rochester grâce à une avance dès le début.Les Royals comptèrent 1 point la première manche sur une passe à Nash, le deux-buts dTrelan au centre et le roup sacrifié d’Almeida.Les locaux enregistrèrent deux autres points à la quatrième sur le cou;) simple' d’Holden, le trois-buts de Whiteman et les deux simples de Flynn et de Devlin, qui frappèrent tous au centre.Hoff fut sorti de la boîte par inzel et Erickson, son successeur, fut solide, car Montréal ne put le frapper effectivement.Aujourd’hui, les Royal joueront leur dernière partie à 3.30 p.m., contre Rochester et nous laisseront pour ne revenir que le 19 juillet.Miller ou Richter lanceront.Voici les résultats par reprises: 1ère partie: i^ Rochester.000014101—7 14 ' 1 Montréal.020100000—3 4 3 Huenke et Williams; Doyle, Richter et Madden.2èmc partie: Rochester.060000200—2 6 0 Montréal.10020000x—3 8 0 Hoff, Erickson et Williams; Dowd et Howley.AUTRES JOUTES Harrisburg.511101000—9 11 1 Richmond.621160002—6 14 1 Schmutz et Heckingcr; Meadows, Morrisette, Works et Schaufle.Toronto.1ère partie: Buffalo.504000000—9 13 3 Toronto.100100122—7 9 2 Bader et Lalonge; Herbert, Laque et Kocher, POSITION DES CLUB DE LA N.L.U.G P NATIONAL.MONTREAL.CORNWALL.SHAMROCK.P C A 61 32 35 28 34 45 14 39 Prochaines parties, samedi, 3juillet.— Cornwall va Shamrock au terrain du National.LIGUE CANADIENNE 1ère partie: Brantford.201201000—6 9 2 London.001000000—1 8 2 Close et Cooper; Hammond et Lacroix.2èmc partie: Brantford.100310100—6 10 1 London.610210006—1 9 7 Poad et Cooper; Dillinger, Gra- ham et Lacroix, tère partie: i S.-Thomas.000000310- I 8 2 ! Ottawa.100100000—2 7 3 Hughley et Harris; Peterson, Shocker et Lagc.2ème partie: S.-Thomas .11020100102—8 14 I Ottawa.00000420000—6 12 t Howlek.Wilkinson et Harris; Shocker, Kubat et Lagc.1ère partie: Guelph.000100001—2 7 I Hamilton. Tuck.Tob.29 " pfd.“ pfd.90 Dul.s.S.&A Twin Citv.«5>; “ pfd.pfd.Dul.Sud.55 Winu.Ry.180 Gould M’fg Banques — “ pfd Br.No.Am.Ü5 Goodw.Co 26 Commerce 203 “ pfd.75 Hill.Collie.111.Trac .pd 61 Hochelaga 149 I-aur.Com.160 Impérial.L^tWlC.Merchants 180 “ pfd 120 Molson».20! MacDo.Co.Montréal.239 234H Mack Cm.82 Nationale.ni'/i “ pfd.66 Nova-Scoti ‘261 Mex.L.&P.46 Ottawo.207 pfd Québec.119 .M.& S.-P.Royal.221^ *' .ofd Standard.M.L.H.&P.I 218 2Î6 Toronto.211 Mt.Cot.Lld! 51 Union 140 “ pfd.100 Mon.Tr.Co .,.Mur.Train 220 Nipissing.BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers.rue de l’Hôpital, 4, Montréal.STOCKS Dem.Offre.1 STOCKS Dem.Offre.Amat.Cop ! 74’Va Mex.Petrol 76 : Ton Am.lle.Sug W/s! 49% N.-Yor.Cen 89 ! 89 Atner.Can 46^ : 47'Vfc N.Y.O.A Wl.Am.Cr.SU' •M;,, Ô4Î4 Norf.st W?Amer.Ice.Vort.Paciû 10VV.1055» Amer.Loco New Have Am.Sm.A b I 79 Penttsylva 105% 106 Amer.Suga .People.Gas Auaco.Mg 35% S.Vt4 Reading.lATli H7\ At.T.A S.K Rock.Dlati i.y.iov’ Belt.fit Ohi i "6*4 1 ~6~, Batb.Steal.South.Pac.88 I 88 flro.Ra.T.South.R ai l> l.V'i DA, Can.Pacifi.1431q 143 “ Pr 59 > 59 Cen.Leath 40^ 40Vh Third Ave 53 531, Ches a Ohi Twin City Ch.M.ftSP; 91 oi Unio.Pac i-")- 128H C.F.& I 3! 31 i U.S.St.Cor 60- Cou.Ga« •• Pr 109 V , .OU', Del.fit Hud .Utah Cop I 67«l 68 Den.A R.G .Vir.Chemij ." * R.G.pr; .W't.Union .Det.L’n.Ry .* W't’h.Klec; 98V; 100' Hrie.Com V 36V wool worth Gr.N .,pr 1 1I8V- 118V, ” pr Illin.C ntr nter-Mtr.¦ill a.321 Pr i "SHl 75Ki .Leh Valley.14it 143 Lou.a Na».Mi .S-P.A Si M.K.tti Tl i 9 1 •* M.ftPaeifib 6' s.fi* i •' m 2ètne partie: Buffalo.066621606- -3 10 1 Toronto.oommonx- -4 10 0 Fallen welder ct Onslow; McTigue et Kelly.POSITION DES CLUBS Providence.31 21 .596 Buffalo.29 22 .569 MONTREAL.33 27 .550 Richmond.29 28 .569 Harrisburg.26 26 .»()() Toronto.28 31 .47»1 Rochester, , .2» 29 .463 Jersey City.19 36 .34» pill IU1111II II lühlB liuillllllllllllll Aux _ ILaurentidesï iiiiiiiiiiiiniifiii S S BiliiiiiiiiiiiiiiiiniiiiB Vingt mille milles carrés de Montagnes, lacs, rivières et forêts S vous appellent pour vous éloigner de la ville M poussiéreuse, et sont à une courte distance de 2 Montréal par l’embranchement des Lauren- JJ tides du C.P.R.2 Résidences d’été, hôtels et campements, avec ¦» pêche, canotage et tous les sports du dehors, ¦§ sont décrits çn plein dans la nouvelle brochure m, du C.P.R., “LEQUEBEC PITTORESQUE”.JJ Pour plus amples renseignements écrire ou s’adresser AUX BUREAUX DES BILLETS DU Chemin de Fer Pacifique Canadien Ml-143 rue St-Jacques - - Téléphone Main 8125 Hôtel Windsor, Gares Viger et Windsor.HiiiiiiiiuiiiiimiiHiiiim LA BANQUE D’ANGLETERRE Londres, 2.— L’état comparatif hebdomadaire de la Banque d’Angleterre fait ressortir les fluctuations suivantes : Réserve totale, dim.£3,572,000 Circulation, aug.1,507,000 Encaisse métallique, dim.2,065,273 Portefeuille et avances, , aug.16,521,000 Compte des particuliers, aug.31,091,000 Compte du Trésor, dim.18,064,000 Réserve en billets, dim.3,445,000 Fonds, publics, inchangés.La proportion entre la réserve de la Banque et son passif se fixe à 16.16 pour cent contre 18.87 la semaine dernière.Le taux de l’escompte marque 5 pour cent.LE REVENU BRITANNIQUE Londres, 2.—Le secrétaire d’Etat a publié, hier soir, un compte rendu du revenu national et des dépenses de l'Etat, pour le premier quartier de l’exercice en cours.Le revenu .e présente à £51,297,136 ($256,485,680), soit une plus-value de près de 25%, représentant le produit de l’impôt sur le revenu et de l’accise.Les dépenses se sont élevées à £258,472,992 ($1,292,364,960), soit le quintuple des chiffres de la période correspondante de 1914.CHEZ NOS VOISINS Washington, 2.—Les chiffres de l’exercice fiscal écoulé ne sont pas encore définitivement connus.Le déficit rendu public, hier, à l’exclusion des débours occasionnés pra le canal de Panama, s’est établi bien au-delà de 75 millions de piastres ; mais les personnages officiels croient que ce montant pourra être considérablement réduit.L impôt sur le revenu, jusqu'à mercredi, n’a rendu t;u’environ 40 millions de piastrss, mais on estime que le compte rendu total formera une somme dépassant 80 millions.La balance commerciale en faveur des Etats-Unis, pour l’exercice financier clos mercredi, se chiffre par un billion de piastres, somme jusqu'ici inconnue dans l’histoire du pays, d'après les données du département du Connu -rce CANADIAN PACIFIC CHANGEMENT D’HORAIRE QUEBEC Service d’été complet maintenant en vigueur 5.00 p.m.tous les Jour fO.OO a .ni., *1.30 p.m., *11.30 p.m.ITous les jours excepté le dimanche.•Tous les jours.EXCURSION De Montréal à CHICAGO ET RETOUR., Départ, 3, 4, 5 et 6 juillet ; limite de retour, 16 juillet 1915."CANADIAN” "DOMINION” 8.45 a.m.tous les jours 10.00 p.m.Equipement moderne «UüiLM.îôiïîî Hâtai Wlnrffar- «area Plaa* Vlaar at àm la *ua WlnrfaM' $31.00 GRAND TRUNK SYSTEM^ CHICAGO et retour $31.00 Départ, 3, 4, 5, 6 juillet.Betour, 16 juillet.PORTLAND ET LA COTE DU MAINE 8.00 a.m.et 8.20 p.m.tous les jours.Faites venir la brochurette illustrée gratuitement, décrivant plusieurs endroits populaires de villégiature.MONTREAL—NEW-YORK 9.50 a.m.excepté le dimanche ; 8.30 p.m.tous les jours ; 8.30 a.m.le dimanche MONTREAL—BOSTON—NEW LONDON .8.45 a.m.et 9.30 p.m.tous les jours.SERVICE DES GRANDS LACS Route par terre et par eau pour l’Ouest Canadien Départ de Montréal à 11.00 ji.Srr-tes-éHe»* 1 manches, mardis et vendredis, arrive à To-1 ronto à 7.30 a.m.Départ de Toronto par “Special Steamship Express” à 11.15 a.m., les lundis, mercredis et samedis, allant au quai du navire.Départ du quai de Sarnia, via la Northern Navigation Company, 0 4.45 p.m., les lundis, mercredis et samedis, pour Fort William, de là par le Grand Tronc Pacifique pour les points de l'Ouest Canadien.122, ru* St-Jacques, angle ht-Fracs.çois-Xavier—Tél.Main 6901 Hotel Windsor " Uptown HSt Gare Bonaventur* “ HaiaUM LA BOXE AU PARC DOMINION Los combats de boxe de ce soir nu Parc Dominion, sont les mieux balancés que nous aurons vus à Montréal; U invite les amateurs à les juger ce soir au Parc Dominion lairc rcncontr’ra le bouclier Terry; Hume s’attaquera à Kramer et Kid Watson se rencontrera avec Edmunds.Les prix d’entrée sont populaires.I.c tout sera donné sous les auspices du club Olympique qui a déjà donné des combats au théâtre Royal.La première ba- e eoniui- (ççra à 9 heures.BOURSE DES MINES Coura tournis par St.eaouard-L.Don cette, courtier, rue Saint-Sacrement.U, Montreal.De- Offre.mande.MINES DE COBALT .\% 2% ii^nyor.3o 80 (Z Buffalo.ho TT» (hum hors.i tnt,.City Cobalt._ lü™ Cobalt Lake._ Coula Cas.509 540 Crown Uoaervo.du 94 Foster.4 __ Gif font.jîi vii Guild.$ .J Grcnl Northrrn.Ju.2% Hargravrs.— Hudfton llay.1800 __ Kut La ko.130 La rose.45 —• McKInloy Darrnali.21 Ntplstlng.670 Furrson Lake.22 Right of Way.4 tmhrsti’t*.1 Smpcn Superior.Silver Leaf.2 Silver (Jupoii., 2 Teniiskanilug.32 Ttrrtheway.Wrttlftufrr.York, Out.5 22 MINES DK l’ORCtTÎUNK Ape\.Cons.Goldfields.Coll.Smelters., t)ohie.Dune Extension.Dome Idtkr.Dome Mines.rolry O'Brien.Gold Reef.Hompstnke.Holllngrr.a ».Jupiter.Mottirflnde.a# a McIntyre.».Pearl l^akr.Pore Crown.Pore Imperial.Pore Pet.Pore Tisdale.».Pore VI pond.Preston K.Dome.3*4 8 VI VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 2.— Gros bétail : arrivages, 2,000 tètes; marché ferme ; boeufs, indigènes, $6.8» à $9.91) ; bouvillons de l’Ouest, $7.25 à $8.4»; vaches et génisses, $3.25 à $9.50 ; veaux, $7.25 à $10.50.— Menu bétail.Porcs: arrivages, 20,000 têtes marché ferme ; légers, $7.55 à 7.92 Vj; mêlés, $7.30 a $7.90; lourds, $7.00 a $7.75; très gras, $7.00 à $7.1» ; cachons, $6.2» à $7.60 ; moyenne des ventes, $7.50 à $7.75.Moutons: arrivages, 9,000 têtes ; marché faible; mourons, $5.7» à $6.85: agneaux indigènes, $7-.00 à $10.15, LES GRAINS CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall & Cowans: Cours Cours à d ouverture.11 h.30 a.m.Rie— Juillet, 108 102’4 Septembre, Maïs— Juillet, Septembre, Avoine— Juillet, Septembre, 108 .VK-EANT.Alc'blade, 42 an» chauffeur, rue Sangulnet, 19.
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