Le devoir, 5 juillet 1915, lundi 5 juillet 1915
VOLUME VI—Mo 155 MONTREAL, LUNDI 5 JUILLET 1915, DEUX SOUS LE N ¦ IPfl O ‘O ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 DEVOIR Rédaction et Adir f f 43 RUE SAINT-V -ri 3n: MONTREAL S£ g £>3 s TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : • Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I L’ETERNEL TRAMWAY hebert-McDonald M.McDonald vient de livrer au public la lettre que lui écrivait, le 5 avril 1915, son collègue M.Hébert.M.Hébert y promettait explicitement d’appuyer le projet de règlement de la question du tramway présenté par M.McDonald et y annonçait sa rupture avec ses compagnons de la veille.et du lendemain, MM.Martin et Côté.De cette lettre, qui suscitera sans doute de nouvelles polémiques et qui appelle des explications, nous ne voulons retenir, pour le moment, qu’un détail.M.Hébert affirme qu’à son avis, il est absolument nécessaire d’obtenir une évaluation de l’actif matériel de la Compagnie Un my opinion there is absolute necessity for a valuation of the physical assets of the Company), et il motive assez longuement son avis.C’est exactement l’opinion qu’il exprimait dans le premier préambule de sou projet, le 17 juin, et qu’il rééditait le 27 juin, dans l’en-tète même du projet tel qu’adopté : “ATTENDU que, POUR POUVOIR TRAITER SUR UNE BASE EQUITABLE, il faut que la Compagnie nous dise avec preuves à l’appui, ce que vaut son matériel roulant ou encore, quel est son actif réel et physique, la valeur de son matériel d’opération dans la Cité de Montréal, indépendamment de la valeur qu’elle peut attacher aux différents privilèges qu’elle détient;’’ Comment M.Hébert — laissons de côté toutes les lettres qu’il a ou n’a pas écrites —¦.a-t-il pu proposer à ses collègues et adopter un projet de contrat avant d’obtenir ces renseignements qu’il déclarait, dans le préambule même de ce projet, nécessaires “pour pouvoir traiter sur une base équitable?” Sa lettre à M.McDonald, la répétition des termes dans les deux préambules du 17 et du 27 juin, prouvent qu’il ne s’agit point ici d’une distraction ou d’un lapsus calami.Le public a le droit d’exiger de lui les plus nettes explications.il ne s’agit point, encore une fois de textes plus ou moins authentiques, de pièges réels ou supposés, mais d’une pièce officielle et indiscutable.AUTOBUS ET TRAMWAYS Que tout le brouhaha actuel se rattache à un conflit d’intérêts entre lo groupe du Tramway et celui de l’Autobus, cela semble très clair; mais ce n’est pas une raison pour oublier qu’il y a, outre l’intérêt du Tramway et celui de l’Autobus, l’intérêt de la ville, et que c’est du point de vue de cet intérêt qu’il importe d’envisager tout le débat.I.e Herald disait, le 30 juin: “Il serait.désastreux d’avoir deux systèmes ou plus, imposant au public des taux additionnels.Ce devrait être la direction de ta Compagnie des Tramways ou celte de l’Autobus, sous une entente qui protégerait efficacement l'intérêt public.” La théorie de la nécessité d’un système unique et du contrôle nécessaire par le même groupe des divers moyens de transport peut se soutenir, mais elle implique nécessairement un système de correspondances entre les divers moyens de transport.0', el c est 1 un des points sur lesquels nous n’avons cessé d’appeler depuis le début l’attention du public, — aucun des projets déposés par MM, Côté, Hébert et Martin ne prévoit cet échange.Le projet Hébert ne parle point d’autobus, mais il prévoit l’exploitation des souterrains par la Compagnie et stipule que, dans ces souterrains, le prix du transport sera de cinq sous.Il n’est point question de correspondances.Les projets Martin et Côté prévoient l’exploitation possible par la meme Compagnie des trois services: tramways de surface, souterrains et autobus, mais sans correspondance.C’est le monopole — sans son excuse nécessaire.POUR LES A VOCA TS On sait qu il existe, sur la question du pourcentage, une différence apparente considérable entre les projets Martin, Hébert et Côté.M.Mar tin n en parle point.M.Côte le ramène à cinq pour cent, en l'étendant à tout le territoire desservi par la Compagnie, tandis que M.Hebert le maintient au tarif actuel, en stipulant qu’il devra “se payer sur toutes les recettes de la Compagnie, d’où qu’cites viennent.” De piime abord, cela parait de beaucoup supérieur aux textes Côté et Martin; mais, avant de se réjouir complètement, il conviendrait peul-etre de connaître l’opinion des avocats sur un point intéressant.Le règlement actuel, section 35, oblige la Compagnie à paver le pourcentage “sur le montant total de ses recettes BRUTES”; le projet Hébert lui-même, section 13, parlant des souterrains, prévoit le partage entre la Ville et la Compagnie des “recettes BRUTES”, alors que la section I, qtii traite du pourcentage, ne parle que des “recette."’’.Un avocat habile — et la Compagnie n’en a jamais manqué — ne pourrait-il soutenir lo que le nouveau contrat étant un amendement du reglement 210 qui parle de “recettes brutes”, et que ce mot “brûles” ayant été retranché, il s’en suit que le texte Hébert doit être interprété dans le sens le plus strict, soit recettes nettes; et, 2o que cette interprétation est confirmee par ce fait que, dans un article subséquent du meme piojet Hebert, on a employé les termes “recettes brutes”* si au paragraphe ! on a écrit “recettes” tout court, alors qu’au paragraph; 13 chose! UmtJiZ ¦ dM,c ,ll'on ',,kndai'signi,ier *« Et l’on voit quelle différence cela ferait! ATTENDONS ! Les rumeurs les plus extraordinaires courent la rue.Il n’v a qu’à attendre les précisions et les enquêtes nécessaires, en accordant à ?ous les inculpes le benefice du doute.Orner HEROUX.GEOGRAPHIE ECONOMIQUE D£ CANADA Sous ce titre, M.Henry Laureys, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, de Montréal, vient de publier un résumé de ses leçons qu’il donne aux élèves de cette institution.Par le nombre de pages que contient le volume, — près de trois cents, — l’on voit tout de suite qu’il -s’agit d’un résumé complet qui peut être utile à tout le monde.Ce travail est très bien fait, avec, méthode et clarté.Un.coup d’oeil suffit pour .trouver le renseignement que l’on cherche et qui est généralement très sûr, presque toujours puisés aux sources officielles.Sauf quelques légères erreurs, du reste faciles à corriger, l’ouvrage de M.Laureys est, en effet, un “aide-mémoire” auquel on peut se fier.Et la consultation est d’autant plus facile à faire que la division des sujets est intelligente.En cinq pages, vous avez les grandes lignes du système hydrographique du Canada qui vous donne une vue d’ensemble très nette des grandes voies d’eau du pays.Au chapitre de l'Agriculture, \ous trouvez la superficie cultivée, ta proportion de la produc-tion agricole quant à la production générale, la valeur des récoltes obtenues.De même pour les indus-tues dérivant de l’agriculture.Le chapitre consacré aux richesses minérales du Canada est particulièrement intéressant.Tout le monde sait plus ou moins que le soi du Canada contient beaucoup ue minerais de toutes sortes, mais J on sait moins où ils se rencontrent et en quelles quantités, excepté l’or et 'I argent dont les découvertes et 1 exploitation sensationnelles ont frappe 1 esprit.Ici, nous avons, con-tjenses et bien disposés, une suite de renseignements et de tableaux qui mettent en relief les régions minières du Canada, leur valeur actuelle et leurs perspectives à venir.Et, pour les métaux précieux, deux graphiques nous rappellent que le Canada est le troisième pays du monde, quant à la production de I argent, et le septième, quant à la production de l'or.De notre industrie et de notre commerce, “l’Essai” de géographie economique de M.' l aureys nous donne encore, non pas un aperçu, mais un tableau suffisant pour être utile.En un rien de temps, l’on sait quelle est l’industrie la plus importante du Canada, quelle est la pro- portion des autres quant à celle-là, en quels pays nous achetons le plus, à quel pays nous vendons davantage, et quels sont les produits qui s’échangent entre le Canada et les pays étrangers.Enfin, si vous désirez connaître le système de transport intérieur et extérieur du Canada, le livre de M.Laureys vous le dira en deux minutes.Ces quelques erreurs dont nous parlions apparaissent au chapitre de la constitution et de la population et immigration.Le traitement des sénateurs n’est pas de $7,000, niais Je $2,500, et l’appel à la Cour Suprême du Canada et au Conseil Privé d'Angleterre n’est pas aussi général que l’auteur le croit.Le Traité de Paris daté de 1703 et le chiffre de 120,000 colons donné comme population totale du Canada à ce moment-là, nous paraît inexact, exagéré, si l’auteur ne comprend que la population d’origine européenne ; insuffisant probablement s’il inclut la population sauvage.Quelques remarques quant à la répartition des éléments principaux de la nopulation canadienne, ae tuellement.Ainsi, M.Laureys qualifie sujets britanniques seulement ceux qui sont d’origine anglaise, écossaise ou irlandaise ou descendants de ceux-là.Evidemment, il a voulu dire sujet d’origine britannique, et le lecteur corrigera bien de lui-même.Ce sont toutefois des erreurs très légères qui n’enlèvent rien au mérite de l’ouvrage.Nous le répétons, ce mérite est considérable.Nous n’en connaissons pas qui puisse être plus utile à tous et particulièrement aux hommes d’affaires.Jean DUMONT.BILLET DU SOIR.APOTHEOSE Les cloches du ciel sonnent à toutes volées, lançant dims l'immensité éternelle les échos de leurs carillons d’argent, cependant que les cloches de la terre tintent lugubrement pour un glas funèbre.Par milliers, anges, archanges, chérubins et séraphins s’envolent en dehors des parvis célestes, à tel point que Saint-Pierre se demande s’il n’a pas perdu te contrôle des éternelles barrières.Voilà que de la terre, un cortège lentement monte vers le ciel.En tête de cette aérienne procession s'avance un grand archange vêtu d'une robe d’azur semée de fleurs de lys! Il porte une croix archiépiscopale dont l’or flamboie comme une étoile dans la clarté mourante du jour qui finit; les martyrs de toutes les époques et de toutes les nations suivent la croix d’or et chàntent des hymnes de victoire.En avant de chaque groupe, s'avance une bannière que soutiennent les archanges vêtus aux couleurs des nations de la terre.C’est la glorieuse Pologne dont les nombreux martyrs ont le front ceint de couronnes d’or et portent à la main des palmes d'argent.Leurs dalmatiques d'or aux reflets de pourpre et d’aznr.scintillent dans les rayons roses du soleil couchant: à leur tète marche un fier chevalier: c’est Jean Sobieski.Un autre groupe vient, la tète couronnée de trèfle vert.Chacun tire d'une harpe d’ivoire d’harmo nienx et mélancoliques accords qu’accompagnent des chants plus mélancoliques encore quoiqu’em-preints d'une céleste félicité ! Ce sont les martyrs de la catholique Irlande! Plus loin, une jeune fille s’avance à cheval: elle est revêtue d’une cuirasse d’or.Sa tête découverte laisse voir une longue chevelure qui flotte sur l’armure.Elle élève, avec fierté, au-dessus des fronts un étendard de soie blanche, sur lequel deux mots resplendissent*; “Je-su, Maria”.C’est Jeanne dArc, la pucetle martyre, à la tête des martyrs d’Alsace-Lorraine! Et il en vient toujours; groupes compacts et serrés formés de tous les opprimés que les injustices de la terre ont envoyés au ciel.Enfin, sous un dais que soutiennent six archanges revêtus comme l’archange porte-voix, de tuniques d’azur fleurdelisées, un homme portant les insignes pontificaux, le front empreint d’une grande tristesse, monté sur un cheval noir, suit ce triomphal cortège.Des milliers d’enfants, la tête couronnée de feuilles d’érable, entourent le dais magnifique et chantent des alleluias joyeux.Le cortège, lentement, s’est avancé vers la grande porte du ciel.Le pont-levis, bloc massif de porphyre et de jaspe, ne s’abaisse pas encore.Les trompettes d’or sonnent la charge.Une sentinelle apparaît sur le faîte des célestes tourelles et appelle: Qui va là?” Un grand sielnce se fait d’abord, et dans tes airs toutes ces voix d’un commun accord, s’écrient: Ouvrez! C'est Varchevêque de Saint-Boniface ! Les trompettes d’or sonnent à la victoire, le cortège* forme deux rangs, le pont-levis s’abaisse, le ciel s'en-tr’ouvre et le grand blessé de l’Ouest y fait une royale entreé.Au fond des parvis, illuminés de mille feux, embaumés de mille parfums, un voile immense s’est ouvert: le ciel entier se prosterne et adore ; tes vingt-quatre vieillards veillant devant l'agneau courbent le front et enlèvent leurs couronnes, les encensoirs se balancent, les harpes et les lyres frémissent, le Sanc-tus retentit et le Christ ouvrant tes bras, reçoit sur sa poitrine divine le vaillant lutteur dont la figure s'illumine et rayonne de bonheur: Doqs le baiser du Christ, son angoisse à cessé.Il a vu dans Ta-venir grandir la victoire de ses chers persécutés.Gilles de SAINT LAUR.LES PA YS-BAS ENTRE DEUX FEUX La Gazette de Hollande s’efforce de faire ressortir les difficultés de la situation où se trouvent les Pays-Bas pris entre deux feux.D’un côté, dit-elle, le journal allemand Yossis-che Zeitung (le Journal de Voss) est de fort mauvaise humeur au sujet d’une circulaire de la Ligne Hollande-Amérique adressée aux exportateurs allemands et où, dit-il, “cette compagnie de navigation neutre déclare ne plus vouloir accepter de marchandises allemandes pour l’exportation, à moins que les firmes allemandes intéressées n’exhibent un permis d’exportatjon du gouvernement britannique”.Si les Hollandais veulent accepter avec complaisance ces entraves à leur commerce, c’est leur affaire, ajoute l’organe teuton ; mais s’ils s’adonnent à ces méthodes anglaises, ils ne doivent pas être surpris que les Allemands agissent impitoyablement à l’égard du commerce britannique.“Les conséquences qui peuvent s’ensuivre pour le commerce neutre ne doivent pas nous être imputées, mais elles doivent être mises au compte de l’Angleterre et de la politique indulgente des gouvernements neutres.” Activité anormale Voilà donc ce qui attend la Hollande d’un côté.D’autre part, un correspondant du Times, de Londres, attire l’attention sur l’augmentation considérable du commerce entre New-York et Rotterdam depuis l’ouverture des hostilités.‘Question, dit le Times, qui a fait le sujet de commentaires fréquents dans les milieux maritimes de la Grande-Bretagne.On y exprime l’opinion que tant que ce trafic énormément grossi se continuera entre les Etats-Unis et les ports hollandais, il ne peut être question de couper les manufacturiers allemands du commerce d’outre-mer.” Le correspondant en question publie une liste de départs montrant que, dernièrement.11 paquebots ont quitté Rotterdam pour New-York en quatre jours, et que.dans le même temps, 15 paquebots faisaient le voyage de New-York à Rotterdam.Il ajoute: “Il va de soi que cet énorme tonne,;, r’est pas normal ; il équivaut au tonnage total de l’ancienne navigation (antérieure à la guerre) des ports de Hambourg, Brême et Rotterdam.Tl faut en conclure que les paquebots ne sont pas frétés pour naviguer sous lest et qu’ils sont chargés de marchandises allemandes à l’aller comme au retour.Si on tolère une telle situation, l’ennemi peut continuer à fortifier sa position au détriment des Alliés.” A quoi la Gazette de Hollande répond: “Les reproches qui nous sont ainsi adressés des deux côtés opposés se réfuient mutuellement.Nous pourrions faire remarquer à notre confrère allemand que quand les Alliés ont décidé d’user de représailles en manière de réplique à la guerre sous-marine de l’Allemagne, les commerçants et armateurs hollandais se trouvaient simplement dans l’alternative de ne plus transporter de marchandises allemandes sous aucune forme, ou bien de les transporter aux conditions fixées en vertu d’une entente avec les gouvernements français et britannique.Il va de soi qu’on s’est arrêté à ( e dernier parti, et ce n’est assurément pas au détriment de l’Allemagne.Nous avons à peine besoin d’ajouter que le gouvernement hollandais n’a montré aucune indulgence quelconque, puisqu’il a protesté énergiquement contre chaque infraction à nos droits par l’une m l’autre partie en cause.Notre commerce et notre navigation, d’autre part, agissant par l’intermédiaire du Trust hollandais d’Outre-mer, ont simplement fait de leur mieux pour tirer le meilleur parti possible d’une situation qu’il n’était pas en leur pouvoir de modifier.” Il est certain, en tout cas, que les autorités anglaises se sont alarmées de l’énormité du commerce qui «e fait avec l’Allemagne par les ports hollandais et qu’elles ont résolu d’y mettre ordre.Les dépêches nous ont appris qu’elles sont présentement en pourparlers avec le Trust hollandais d’Outre-Mer à ce propos.II s’agit de limiter les importations hollandaises au volume de la consommation normale du pays.L’opinion Française La presse française, de son côté, n’est pas tendre pour les trafiquants hollandais qui ravitaillent l’Allemagne.Après le Retil Journal, VInformation a fait uni* enquête sur place, dont la Libre Parole, sous !a signature de Jean Drault, co^urnente ainsi les conclusions : “S’il faut en croire M.Maurice Strauss, qui m’a l’air de pouvoir entrer en Allemagne et en sortir avec assez de facilité, ce qui a procuré d’ailleurs à notre confrère l'Information un reportage intéressant, le grand centre de ravitaillement des Boches, c’est la Hollande.Leurs grands ravitaiHeurs, ce sont les commerçants hollandais.“En un seul mois, l’Allemagne aurait acheté à la Hollande pour deux milliards de marks de denrées alimentaires ! “Du lundi 17 au samedi 22 mai, quarante mille hectolitres de pommes de terre hollandaises ont passé par la gare-frontière de Wintér-sunck, en route pour l’Allemagne ! "Les acheteurs allemands sont a demeure à La Haye, s'abouchant avec les vendeurs hollandais qui se démènent pour avoir le N.O.T., c’est-à-dire Vexeat, le permis du gouvernement hollandais autorisant l’exportation en Allemagne des produits non cotés comme contrebande de guerre.“Mais la contrebande s’exerce dans des proportions folles, en di-pit de la vigilance du gouvernement hollandais.“Que le Hollandais ait le droit ou non de s’enrichir avec l’Allemagne, qu’il invoque son âpreté naturelle et atavique au gain connue excuse, qu’il allègue qu’il ravitaille les Boches par frousse et parce qu’il a peur que son pays soit envahi comme la Belgique, s’il cessait les envois de patates aux bandits de Guillaume, il nous est bien difficile de conserver pour ce neutre des sentiments fraternels depuis que nous savons que chaque sac de pommes de terre qui passe en Allemagne nous coûte la vie de cinquante de nos soldats, en prolongeant la résistance des gredins teutons.Cette statistique imagée nous vient d’Angleterre.Je la prends comme elle nous est parvenue, eu souhaitant fort qu’elle soit exagérée.“Que si l'on me dit : il faut louer le gouvernement hollandais de combattre la contrebande chez lui, je répondrai : Bien volontiers ! Mais ma louange constituera un blâme au patenté hollandais qui s’enricnit — c’est son droit, je le répète — de la mort de nos soldats.“Or, qui vient donc commercer avec nous, qui vient s’installer à Paris, pour y ouvrir boutique, qui vient savourer notre hospitalité en se donnant comme neutre et ami de la France’?Ce n’est pas le gouver-nement hollandais, c’est le patenté hollandais, c’est le ravitaillcur des pires gredins, dont la patrie est le chancre du monde.“C’est son droit de ravitailler, je le dis encore, mais c’est le nôtre de le considérer comme un nourrisseur de crocodiles ou un (éleveur de serpents à sonnettes et de ne plus fréquenter les mêmes cafés que lui.d’abord !” La Hollande et la paix Race pacifique, la nation hollandaise est fiortée entièrement aux trafics commerciaux et aux affaires, qui l’ont conduite à la prospérité.Ce bien-être économique a fait non seulement de Rotterdam le second port du continent européen, mais il a contribué surtout à affaiblir l’esprit combatif du peuple.Une foi excessive règne dans son âme, si bien que toutes les tentatives de mouvements militaires ou défensifs sont accueillis avec mauvaise humeur aussi bien dans les sphères bourgeoises, industrielles, commerciales, que dans les couches populaires.Le bien-être général, la vie facile ouvre les voies au pacifisme qui s’est propagé en Hollande comme une véritable maladie contagieuse.A ce propos, le rétablissement de la représentation diplomatique des Pays-Bas près le Vatican constitue un fait qui mérite l’attention, ne fût-ce que par la lumière qu’il projette sur les efforts en faveur de la paix déployés en certains milieux.A tort ou à raison, le gouvernement hollandais est arrivé à la conviction que le Pape aurait l’intention de s’employer activement nu rétablissement de la paix dès qu’apparaîtra chez les belligérants le désir de mettre un terme à la lutle.Le cabinet de La Haye a estimé, assure-t-on, qu’il y aurait dès lors intérêt pour lui à se tenir en contact permanent avec un milieu qui pourrait être appelé, à exercer une certaine influence dans le sens de la paix, et il s’est arrêté au principe du rétablissement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, qui avaient élit- rompues en 1871.Pour faire admettre la chose par l’opinion dite “libérale”, on a fait valoir qu’il ne s’agissait que d’une mesure temporaire, rendue nécessaire par des circonstances très spéciales.La Hollande, donc, désire collaborer à la conclusion de la paix.Elle veut s’assurer une place dans la salle du Congrès fulur, où se remaniera la carte de l’Europe.On n’ignore pas qu’elle avait même vaguement espéré un instant que ce Congrès aurait lieu à La Haye.Elle n’a pas songé à se rapprocher du Vatican aussi long temps qu’on pouvait croire que l’i nitiatîve pacifique serait prise par les Etats-Unis, mais la tension des relations entre Washington et Berlin a modifié son opinion quant au rôle éventuel de la république américaine.Uldéric TREMBLAY.M.THELLIER DE P0NCHEVILLE Les nombreux amis canadiens du brillant prédicateur, de l’apôtre militant qu’ils ont entendu en 1910, seront heureux d’apprendre qu’à la date du 15 juin, il était encore sain et sauf.A cette date il écrivait à M.Bourassa, de son poste d’aumônier du XlVe corps, un mot de remerciement pour l’envoi de la brochure sur la tangue française au Canada.Cette communication se termine par ces mots où l’on retrouve toute la vaillance du jeune prêtre patriote: “Pour défendre la même âme de France, nous nous enfonçons ici dans les champs de carnage.Mais les coeurs sont vaillants et assurés de vaincre, comme chez vous!" BLOC - NOTES Les Russes disent avoir coulé un gros navire de guerre allemand, samedi.Les Allemands le nient.II en est de même de toutes les nouvelles de la guerre ; elles sont démenties quelques heures après avoir été livrées au public.En ces temps d’information à outrance, l’information vraie manque.* * * Sir Henry Dalziel, un libéral anglais, a, la semaine dernière, violemment dénoncé les incompétents qui, dit-il, placés dans différents ministères anglais, paralysent l’effort de la nation.“ Je continuerai mes dénonciations tant qu’ils ne seront pas tous révoqués ”, promet-il.Sir Henry entreprend là une formidable besogne.Les incompétents sont, dans tous les pays parlementaires, les derniers à disparaître ; car leur nombre est toujours plus grand (pie celui de ceux qui connaissent leur affaire.* * * L'été est déjà à peine commencé et, de partout, on annonce des accidents de canotage.Rien que dans la “ Gazette ” de ce matin, on lit le récit de sept ou huit morts par immersion.Même d’excellents nageurs se noient.11 convient donc d’être des plus prudents, sur les lacs et les rivières.Gette lapalissade est toujours d’actualité.* * * Les libéraux du comté de Chà-teauguay-Huntingdon viennent de choisir comme leur candidat à Ottawa le député actuel, M.Robb.Ils ne pouvaient mieux faire.M.Robb est l’un des quelque vingt députés, à Ottawa, qui sans vains discours, travaillent et ont la confiance et l’estime de leurs adversaires politiques.* * * C’est demain que le vapeur “Adriatic”, à bord duquel M.Borden s’en va en Grande-Bretagne, entre dans les eaux fréquentées par les submersibles allemands au guet des navires à destination de l'Angleterre.» ¦*¦ * L’attentat d’un répétiteur d'allemand à Cornell contre M.J.P.Morgan n’aura lias de suites fatales, affirment les communications de New-York.Le fait que M.Morgan et sa maison ont pour 450 millions de coin-matides de guerre à faire exécuter pour le compte des Alliés et qu’ils ont convenu de placer 100 millions du nouvel emprunt anglais aux Etats-Unis peul expliquer l’attentat d’un fanatique allemand, jusqu’à ira certain point ; il ne s’excuse pas.Et quand même Holt aurait tué Morgan, il n’aurait pas par là amené la fin de la guerre, comme il -e prétend.Il semble évident que ce répétiteur d’allemand a la cervelle fêlée.* * * Un ancien pasteur anglican, John Knox, descendant du fameux réformateur écossais, vient d’être fait prêtre de l’Eglise Calholique Romaine, télégraphie-t-on de Londres.Le catholicisme continue de faire, parmi la société anglaise, des progrès merveilleux, surtout dans le clergé dissident.I^s Newman, les Vaughan, les Manning, les Ben-son ont ouvert la voie et prêché d’exemple et de parole.LE PASSANT.MGR L’ARCHEVEQUE A CAUGHNAWAGA ACCOMPAGNE DE MGR DE JO LIETTE, S.G.MGR BRUCHES! REND VISITE A LA RESERVE INDIENNE.—UNE BELLE FETE LE R.P.RUTTEN Le R.P.Rutten, continuant sa campagne de conférences, a parlé, hier, aux différentes messes au S.Enfant-Jésus du Mile-End.puis il a donné une conférence au Cercle paroissial.Il a indiqué les grandes lignes de la doctrine sociale catholique, ainsi que des organisations ouvrières que lui et ses amis ont mises sur pied On l’a écouté avec un extrême inté rôt.Nous sommes assurés de traduire la pensée de tous ceux qui ont déjà entendu le grand organisateur en exprimant le désir qu’on lui fournisse, avant son départ, l’occasion de traiter, dans une grande réunion publique, des oeuvres auxquelles il s’intéresse.Nous en retirerions tous un ex trême bénéfice.LA VOIX D^UN AMI M.Thomas O’Hagan, qui a fait dans la presse anglaise de si vigoureux plaidoyers en faveur des nôtres, nous écrit de Paisley, Ont., — en français du reste: “La lutte bilingue n'est pas finie.Continuez votre brave combat.Succès! Succès!” Le nom de M.O’Hagan est un de ceux qui devront être écrits en lettres d’or dans l’histoire de cette lutte pour le droit et la liberté.Nouvel appel Il ne faut pas oublier le nouvel appel de l’Hôpital Sainte-Justine.Il ne faut pas oublier surtout que toutes les offrandes sont accueillies avec reconnaissance.Il suffit de les adresser à Mlle E.Rolland, trésorière de VHôpital, 1879, rue S.-Denis, Montréal.Le pittoresque village de Caught nawaga était en fête vendredi der nier.S.G.Mgr Bruchésii, archevêque de Montréal y faisait sa visit» pastorale accompagné de S.G.Mgi Forbes, évêque de Joliette, ancien curé-missionnaire de Caughnawagi et qui revenait à la demande expresse de ses anciens paroissiens administrer le sacrement de Confirma lion à leurs enfants.Une surpris» émerveillée attendait les deux éminents prélats, au sortir de la gare jamais le village n’avait disparu soui une pareille abondance des plus belles décorations, jamails plus nombreuse cavalcade ne s’était porté» en grande tenue au-devant de visiteurs distingués.Le vent faisait claquer partout oriflammes et drapeaux et se jouait dans la fière couronn» de plumes des vieux chefs à cheval, comme dans ia brune chevelur» des jeunes amazones.Malgré la distance appréciable qui s’étend de la station à l’église, on peut dire que toute la paroisse s’était portée au-devant des deux éminents visiteurs, Le dévoué ex-maire Frank Jacobs ou Sakarakaronko, dans un costume de chef d’une grande richesse conduisait la cavalcade.Sur loute la longueur du parcours, des banderoles élaient jetées en travers du chemin, et quelques-unes portaient des inscriptions de beinvenue en langue iro.quoise.Le long cortège se rendit à l’église hîstoriique du village où une adresse de bienvenue fut présentée à chacun des deux prélats, celle de Mgr Forbes étant rédigée en iro-quois, langue que parle couramment l'ancien missionnaire devenu évêque de Joliette.Dans leur adresse à Mgr l’Arche-vèque de Montréal, les paroissiens de Caughnawaga lui exprimaient 'a joie de le revoir parmi eux qui forment une paroisse différente des autres par la race de ses habitants Grâce au dévouement des bonnes Robes -noires, le R.P.Gras, S.J., curé, et son vicaire, le R.P.Granger, S.J., la paix règne dans la paroisse, et l’on se félicite surtout delà présence des bonnes Soeurs de Sainte-Anne, envoyées ici l’année dernière par Mg~ l'Archevêque, et qui ont déployé déjà tant de bonté envers les petits enfants.Dans 'a langue iroquoise, il n’y a pas d’autre mot pour désigner celles que Sa Grtndeur nous a envoyées, que “les saintes”.Nous remercions donc profondément Monseigneur de nous avoir envoyé ces bonnes Saintes qui font tant de bien parmi nous et dont nous sommes si contents.” Sa Grandeur Mgr l’Archevêque qui sc retrouve toujours avec bonheur au milieu de ses enfants de race iroquoise, leur a fait part de son admiration et de sa reconnaissance pour ia générosité et l'empressement qu’ils ont mis à décorer le village et l’église.Ajoutant quelques paternels conseils, Sa Grandeur mentionne en passant le péché de blasphème, et rappelle que confessant autrefois un Iroquois ue ce village, il lui demandait s’il n’avait pas blasphémé.“Ah! mon père, répondit le pénitent, il n’y a pas de mots pour cela dans la langue iroquoise.” Il serait bien à désirer, conclut Sa Grandeur, que tous les peupbs du Canada puissent en dire autant.” Après le dîner au presbytère, où un bon nombre de curés voisins se trouvaient réunis, il y eut à trois heures -la courte mais imposante cérémonie de l’entrée officielle de Mgr l’archevêque dans l’église paroissiale, puis la visite de l’hôpital et de l’école (pie dirigent si bien les bonnes Soeurs de Sainte-Anne.Le soir à 7 heures, séance récréative à l’école par les élèves des bonnes Soeurs ; ces petits Iroquois des deux sexes ont donné des preuves charmantes de -leur vive intelligence et de leurs talents; on a beaucoup applaudi leurs danses sauvages, et l’extrait de la belle pièce de Longfellow “Hiawatha” qu’ils ont rendu avec succès.Ils furent vivement félicités par Mgr l’archevêque, qui les exhorta à toujours obéir ainsi aux bonnes Soeurs.Après la séance, on se rendit en arrière du presbytère, qui est situé sur remplacement historique du fort du Long-Sault, et un feu d’artifice fut tiré, à la grande joie de toute ‘a paroisse réunie sur le rivage.Les Iroquois appellent ces feux de joie “flammes qui volent” ou “otonkwa Tekontitens”.Le lendemain matin, samedi, à neuf heures, eut lieu la cérémonie de la Confirmation, dans l’église, qui était remplie à déborder.Plus de deux cents jeunes Iroquois ont reçu le sacrement des mains de Mgr l’évêque de Joliette.Dans l’assistance, on remarquait les femmes de la tribu, ayant toutes la tête couverte, malgré la chaleur, d’un châle de couleur sombre, qu’elles ramènent sur leur visage devant ms étrangers.Les “pappooses” étaient aussi en grand -nombre, car ia race ne s’éteint pas à Caughnawaga, grâce à la sobriété et à la moralité (lue savent faire régner les bons Pères parmi -leurs ouailles.A la fin de l’office, petits enfants et assistants passèrent en bon ordre recevoir une médaille-souvenir, puis Mgr l’Archevêque leur adressa une Eaternelle allocution, que Mgr Fores traduisait à mesure en langue iroquoise.Puis la cérémoniie prit fin, et la cavalcade se forma pour conduire les deux éminents visiteurs à la gare, d’où un train -devait les ramener à Montréal.On peut dire (Suite à la cinquième page) ( i LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 JUILLET 1915 V< L.VI.— No 155 CHOSES MUNICIPALES ENCORE UNE AUTRELFJTRE m.McDonald revele uni; let-TRE INCONNUE DE M.HEBERT ET DEVOILE LE FAMEUX “ HAUT PERSONNAGE — UNE ENQUETE ROYALE.— DUPEUR ET NON AS DUPE ?LES CONSERVATEURS Nouvelle bombe dans le scandale de l’hôtel de ville.M.le commissaire McDonald vient de rendre publique une lettre que M.le commissaire Hébert lui adressait le fi avril et dans laquelle il lui promettait formellement son appui dans la discussion de l’affaire du tramway et dans laquelle il lui disait aussi de ne pas la publier sans son consentement.M.Hébert déclarait dans cette lettre qu’il était amené à croire que MM.Martin et Côté n’agissaient pas dans l’intérêt des citoyens de la ville et que jamais il ne consentirait à signer un contrat avec la compagnie des tramways sans avoir eu l’évaluation de la valeur réelle de la compagnie et sans qu’il y ait une clause portant que les watman et les conducteurs de la compagnie des tramways de Montréal toucheront un salaire égal à celui des employés des compagnies dr tramways dans les villes de population égale à celle de Montreal.“Toutes les circonstances qui ont accompagné l’envoi de cette lettre, dit M.McDonald, furent exposées à un groupe de citoyens à ce moment et elles seront divulguées en temps et lieu.” UNE ENQUETE ROYALE M.le maire s’est déclaré samedi en faveur de l’institution d’une enquête royale à condition qu’elle soit complète et sérieuse celle-là.(l’est une façon de parler que prend M.le maire pour faire comprendre qu’il ne veut pas un renouvellement de l’enquête Cannon.M.Martin semble n’avoir pas de difficullé à admettre que l’écriture de la lettre publiée dans le “Mail” et Je “News” est bien celle de M.le commissaire Hébert, mais il croit, dit-il, que l’accusation s’écroulera en Cour.UN PIEGE ?Un ami de M.Hébert dans un interview avec le représentant du “Nationaliste”, samedi, semble être sous l’impression que toute l’affaire apparemment moulée contre le commissaire aurait en réalité été montée par lui.Ce serait un immense piège dans lequel serait tombé M.McDonald et ses amis.LA SCISSION DE MONTREAL Un des résultats les plus inattendus de l’explosion incessante de scandales à l’hôtel-de-villc serait, s'il faut en juger par un sérieux mouvement de séparation que l’on est en train de lancer dans l’ouest de la ville, le démembrement de Montréal.Procédant de la même façon, mais à l’inverse du homard, qui a la faculté de s’amputer spontanément les membres malades, les nombreux quartiers situés à l’extrémité occidentale de la métropole s’amputeraient du corps central qu’il trouve par trop gangrené et l’initiative lancée dans cette partie de la ville serait bientôt imitée par tous les quartiers excentriques.Et le magnifique autant que gigantesque projet d'un Montréal couvrant toute l’île s'effondrant, notre ville serait réduite aux quelques quartiers du centre, dont celui de M.Blumenthal serait le plus beau joyau, rétrogradant ainsi de cent ans.Le projet est, dit-on, très sérieux.Des citoyens des quartiers Sainte-Cunégonde, Saint-Henri, Saint-Gabriel, Ville Emard, Ville Saint-Paul et Notre-Dame de Grâce sont en pourparlers pour former une nouvelle municipalité à laquelle viendraient se joindre Verdun, Ville Saint-Pierre et Montréal-Ouest.Une assemblée des maires de ces municipalités et des échevins de ces quartiers sera, nous dit notre informateur, tenue incessamment afin de jeter les bases d’une charte pour former la nouvelle ville qui portera vraiscmblablemenl le nom de Montréal-Ouest, si la municipalité qui porte ce nom adhère au projet, ce dont on ne dout- nullement, et Sainte-Cunégonde, qui possède un hôtel-de-ville très convenable, serait le siège, temporaire du moins, du nouveau conseil.L’INTERVENTION DE LA COURONNE.Me D.A.Lafortune, substitut du procureur-général, déclare que son collègue Me Walsh et lui suivent de près les développements de l'affaire de Tourangeau vs la ville de Montréal et se préparent à intervenir dès que sir Lomer Gouin leur fera signe.Ils n’ont reçu jusqu’ici aucune instruction de leur supérieur, LH “PERSONNAGE” DEVOILE.M.le commissaire McDonald, en livrant à la publicité la lettre dont il est question plus haut, a déclaré qu'il n’avait aucune objection à révéler quel était le personnage municipal important qui est allé faire des menaces à M.Hébert, le malin de l'adoption de son rapport sur la question des tramways au bureau des commissaires.“J’ai d’autant moins d’objection, dit M.McDonald, que c’est moi qui suis allé demander à mon collègue de tenir ses promesses et de m’appuyer dans l’affaire du tramway.” AU NOM DE LA TREVE M.T.-C.CASGRAIN TIENT PLUSIEURS ASSEMBLEES DANS LA REGION DU BAS S.-LAURENT, ET DEMANDE AUX ELECTEURS DE LUI FAIRE CONNAITRE LEURS BESOINS.Chicoutimi, 5.— M.T.-C.Cas-grain, ministre des Postes, a parlé hier à trois endroits différents de la région du Saguenay, dans l’espace de dix-huit heures.Il insista surtout auprès de ses auditeurs de mettre de côté, toute oen-sidération de parti, jusqu’à ce que la paix soit signée.Le ministre parla d’abord à Ta-dousac, où une adresse lui fut présentée exprimant les besoins de cette ville et exprimant le désir qu’elle devienne un port d’hiver.Celte thèse fut développée aux trois assemblées par M.Joseph Girard, député de Cibicoutimi-Sa-guenay.A Chicoutimi, hier matin, M.Cas-grain a assisté à la grand’messc, puis à une assemblée publique dans l’après-midi.Des applaudissements enthousiastes accueillirent ses paroles lorsqu’il fit part de l’intention du gouvernement d’élablir une station expérimentale d’agriculture pour la région.Une assemblée de cultivateurs a été convoquée pour dimanche prochain pour voir aux arrangements préliminaires.M.Casgrain promit de s’intéresser au creusage de la rivière Saguenay jusqu’ àIa rivière Shipwa et le bassin de Chicoutimi, afin de permettre le passage de vaisseaux d’un tonnage plus élevé, amélioration rendue nécessaire par l’aug-menlation constante du trafic dans le district.Deux industries seulement, disait le maire Lévesque dans son adresse de bienvenue, expédient 150.000 tonnes par année.Le ministre promit aussi d’appuyer les demandes des citoyens pour la construction de quais à différents endroit® le long du Saguenay et du lac Saint-Jean.M.Casgrain tint sa dernière assemblée, hier soir, à Sainte-Anne-du-.Saguenay.LES ELECTIONS A S-STANISLAS LES CANDIDATS A LA COMMISSION SCOLAIRE TIENNENT UNE ASSEMBLEE MOUVEMENTEE HIER SOIR.STRATHMORE GARDENS Sur le Lac MAISONS sur COMMANDES Payable comme un Loyer Lots de $5.par mois et plus MARCH TRUST COMPANY )80 S.-JACQUES.Sle année.Actif, plus de $4,000,000 Une assemblée publique assez animée a été tenue hier soir, dans la paroisse Saint Stanislas, où l’on procède aujourd’hui à l'élection de deux membres de la commission scolaire.La grande salle de l’Académie des Saints-Anges, à l’angle de la rue de Lanaudière et du boulevard Saint-Joseph, était remplie à déborder, et la réunion devint par moments plutôt houleuse lorsque des allusions furent faites à certaines accusations qui ont élé portées contre l’un des candidats, M.Rodolphe Roy, au sujet des démêlées survenues entre la commission et l’entrepreneur Alfred Pion.M.J.Lepage ayant sommé, à un certain moment, M.Roy de se disculper des accusations portées contre lui par un journal hebdomadaire, M.Roy a répondu qu’il ne jugeait pas à propos de discuter publiquement une cause qui est actuellement pendante devant les tribunaux.En attendant, il revendique l’honneur d’avoir toujours travaillé à protéger les intérêts >de la commission, surtout depuis une an née.Des discours ont été prononcés par les candidats en présence, MM.1t.Roy et Eugène Bastien, d’un côté, et M.Fortin, de l’autre.Des scènes bruyantes se sont passées, notamment lorsque M.Lepage a demandé compte de leur administration à MM.Roy et Legault.Ce dernier a déclaré que le “Pays” ne mérite pas l’honneur d’une réponse, puis il nie carrément les allégués de cette feuille.On a applaudi tour à lour el bruyamment chacun des orateurs de son choix.Les diverses questions du coût de construction de l’école, des soumissions accordées et des extras payés, l'augmentation de salaire donnée au secrétaire, M.Normandin, relie des argents de la commission qu’on avait décidé de transférer de la banque d'Ilochela-ga à la banque Provinciale, etc., etc., ont été tour à tour débattues à des points de vue divergents.M.Eugène Bastien a défendu les actes de MM.Boy, Corbeil et Legault.L'élection des nouveaux commissaires a lieu aujourd’hui.Que sera votre fils, à la veille de finir ses études?H sera avocat, notaire, médecin ou prêtre?A ce propos, avez-vous lu CHARLES GUERIN, té feuilleton du NATIONALISTE?Vous y trouverez matière .a réflexion sur la carrière de votre fils.— -»-—j—-ï— , TOMBOLA-CHAMPETRE A AHUNTSIC Nous annoncions samedi, une fête champêtre à Ahuntsic, organisée par la chorale de S -Nichola.à l’occasion de son premier anniversaire.Cette fête aura lieu mercredi et jeudi prochain, les 7 et 8 juillet, sur le terrain Millen.gracieusement mis à la disposition des chantres.Cette tombola champêtre sera sous la présidence de M.le curé Benoit et des marguillieirs.-«- AU BONJPASTEUR Demain, à 8 heures, dans la chapelle des Daines du Bon Pasteur, rue Sherbrooke, sera célébré un service pour le repos de l'âme de M.le juge Beaudin, bienfaiteur de la communauté.Lea libéraux ON ROMPT LA TREVE A LA MISE EN NOMINATION DE M.JAMES ROBB, CANDIDAT LIBERAL DANS HUNTINGDON.M.J.P.GRAHAM DENONCE LE PRETENDU ARMISTICE DE BOB ROGERS.Ormstown, Qué., 5.—La convention libérale du nouveau comté de Huntingdon-Châteauguay, qui s’est réunie ici, ce matin et qui comprenait 132 délégués, a choisi comme porte-drapeau M.James A.Robb, député de l’ancien comté de Huntingdon, pour la prochaine élection fédérale.Comme il est probate que le canuKiat conservateur sera M.James Morris, député actuel de Châteauguay, la lutte promet d’être vive.La nomination de M.Robb a été unanime, nul autrç nom n’ayant été prononcé en vue de la candidature.Dans l'après-midi, une assemblée publique fut tenue, les auditeurs 'tant au nombre d environ quinze cents.Elle fut présidée par M.E.McGowan.Le nouveau candidat, M.Robb a remercié les délégués de sa nomination et demandé l’appui unanime de tous les électeurs.M.Honoré Mercier, député provincial de Ghâteauguay, a dit ensuite qu’il était venu à litre de délégué et qu’il appuyait avec plaisir la nomination de M.Robb.Il apporte tes excuses de MM.Walter Mitchell, trésorier provincial, et E.B.Devlin, député Icaéral, qui n’ont pu être présents.L’orateur suivant fut M.Geo.P.Graham, député de Benfrew-Nord, qui commence par rappeler avec humour sa dernière visite dans le comté lors de la tulle entre M.Sydney Fisher et le député actuel, M.(Morris ; comme le, résultat, dit M.(jraahm, en souriant, ne fyl pas satisfaisant, je suis revenu aujourd’hui, et j’espère bien que cette fois-ci, ie résultat sera meilleur.M.Graham fait ensuite l’éloge de M.Robb et prend à partie M.Robert Rogers, qui, dit-il, a voulu faire servir la guerre aux fins politiques de son parti .L’opposition serait bien naïve de uèposer les armes tant que le premier ministre refusera de déclarer que nous n’aurons pas d’élections cette année et (pie le gouvernement continuera visiblement à se préparer aux élections.Le ministre des Finances ne peut ctre pris au sérieux lorsqu’il déclare que le produit de ses taxes spéciales sera employé uniquement aux dépenses de guerre.Nous avons emprunté à Londres 150 millions, ce qui ne nous a pas empêchés d’élever de 7Vj% les droits sur les marchandises anglaises.nuisant par là au commerce britannique.Du temps de l’administration Laurier dit M.Graham, on n'a jamais dépensé plus de 100 millions par année, tandis que cette année, malgré la guerre, te gouvernement Borden n’hésite pas à dépenser plus de 140 millions a part les dépenses causées par ta guerre.Où allons-nous avec cîtte politique de prodigalité et d'imprévoyance ?demande M.Graham, qui critique également la politique de chemins de fer du gouvernement, déclarant que si les libéraux étaient encore au pouvoir, le Canadien Nord serait en bien meilleure posture.M.Rodolphe Lemieux a pris ensuite la parole en français.Gomme l’orateur précédent, il a été vivement applaudi au cours de son assez long discours.Après quelques préliminaires habiles, il fait allusion au patriotisme du parti libéral qui a voté avec empressement tout ce qui a été voté par le gouvernement, ce qui n'a pas empêché M.Rogers de mettre tout en oeuvre pour tirer profit politique de la bravoure de nos jeunes soldats.M.Lemieux s’étend longuement sur les récents scandales politiques ^u Manitoba, qui constituent, dit-il, une tache ineffaçable sur le blason conservateur.Passant à l’Angleterre, l’orateur dit qu’on a formé à Londres un gouvernement formé de tous les partis politiques, tandis qu’au Canada, les conservateurs tâchent de tirer un profit politique des événements actuels.Les enquêtes récentes sur les dépenses de guerre le “bourbier manitoban”, l’aflaire Flcmiilg au Nouveau-Brunswick fournissent ensuite de beaux sujets d’attaque à l’orateur qui termine par une allusion à la Confédération qui fut faite par les libéraux autant que par les conservateurs, et qui saura assurer le salut du Canada si le peuple sait avoir l'oeil à ses véritables intérêts.Et M.Lemieux termine sur la période suivante : Le parti libéral en proclamant et observant la trêve n'a pas abdiqué.La cause des Alliés, qui est celle de la liberté et de la civilisation, rallie ses plus ardentes sympathies et sollicite ses meilleures énergies.Mais c’est aussi servir le Canada, notre pays, que de combattre, visières levées, un régime désastreux, qui s'est impposé ar la duperie, qui s’est signalé ppar l’incompétence et qui s’effondre dans la corruption.M.L.J.Papineau, député de Beau-harnois, a terminé rassemblée par un apepl aux votes des électeurs en faveur du parti libéral, qui soura “ défendre leurs intérêts et ramener la prospérité dans leurs foyers.” LES VICTIMES DU 4 JUILLET HUIT TUES ET 177 BLESSES AUX ETATS-UNIS.HIER.Chicago, 5.— Huit personnes tuées el 177 blessées, tel est le résultat de la célébration de la fête du 4 juillet hier d’après les chiffres recueillis par la “Chicago Tribune.” En 1914, le nombre total des victimes se montait à 9 tués et 601 blessés.( Les pertes par le fou dues aux accidents et à l’usage des explosifs ont été de $66,550 contre $76,035 l'an dernier.Les personnes blessées hier ont été victimes de diverses sortes d'explosifs soit: fusées, 60, canons, 12, armes à feu, poudre à canon, 25, tor-•pilles, 14, pistolets, 36, pièces ccar-' tées.8, cannes à bombes, 4.FAITS MONTREAL VICTIMES DE L’IMPRUDENCE TROIS JEUNES GENS S’EMBARQUENT DANS UNE CHALOUPE QUI FAISAIT EAU, A LA RIVIERE DES PRAIRIES, ET DEUX SE NOIENT.Deux jeunes gens se sont noyés hier, dans la Rivière des Prairies, en face de S.-Vincent de Paul, et un troisième n’a dû la vie qu’au dévouement de son grand’père.Après avoir passé une excellente journée avec (le nombreux amis, venus en pique-nique du quartier Delorimier, Henri Chamiberland, 16 ans, Paul Emile Gagnon, 12 ans et Joseph Dépalie, 16 ans, prirent une chaloupe pour aller se promener sur la rivière, vers les 4 hrs 30.La chaloupe faisait eau, et, avant que les trois jeunes gens eussent pu revenir à terre, elle enfonçait.Chamberland et Gagnon furent un moment aidés par Joseph Dépa-tie, qui savait nager un peu, à se maintenir sur d’eau; mais les forces de celui-ci venant à manquer, il dut lâcher ses amis qui disparurent: Dépatie luttait désespérément.De terre, les parents et amis assistaient affolés, au drame à quel-cpies verges d’eux, et incapables de porter secours aux malheureux, n'ayànt aucune embarcation sous la main, quand M.Brazeau.grami'-Père de Dépatie, se jeta résolument à l’eau et réussit à sauver son petit-fils, qui était à bout de forces.Les deux victimes demeuraient sur la rue Iberville.CINQ POMPIERS EN PERIL.Un accident «pii a failli entraîner plusieurs pertes de vies, s’est produit sur la rue Sainte-Catherine, hier soir, entre les rues Benoit et S.-Georges, vers 7 heures.Répondant à un appel, le fourgon à boyaux automobile du poste No 25 devenu tout à coup incontrôlable, est allé se jeter sur une borne-fontaine, et un lampadaire en fonte pour enfin s’arrêter contre un énorme poteau de la compagnie du gaz qu’il a brisé au ras du sol, de même (pie la borne-fontaine et le Lampadaire.Le fourgon contenait en oulre du chauffeur Rousseau, cinq pompiers dont le capitaine MlHer.Ils furent tous violemment projetés sur le sol, mais tous s’en tirèrent sans blessures.Les dégâts causés à La machine sont sérieux.CE FEU DANS UNE DISTILLERIE ILLICITE.Un incendie provoqué par l'explosion d’un alambic, dans une maison portant le No 6537, rue Western, a Notre-Dame de Grâce, vers 1 h.30, samedi, a amené la découverte d’une distillerie illicite et d’un stock de whiskey, Les locataires de cette maison n’eurent que le temps de fuir, laissant tout derrière, eux.L’alarme fut donnée par téléphone et à l'arrivée des pompiers tout flambait, de ia cave au grenier.Cette maison est une ancienne ferme, située en face de l’hôtel Thornhill, sur le chemin élevé de Lachine qui fait maintenant partie de l’avenue Western.Dans la partie supérieure de la maison, les pompiers découvrirent une distillerie des mieux intallées, activée par un moteur à essence.Le tout fut saisi et lé département du revenu provincial a déjà commencé une enquête.Il a été impossible jusqu’à présent de savoir les noms de ceux qui occupaient la maison.Le propriétaire lui-même, M.Descarries, ignore le nom de ses locataires ; une centaine de gallons de whiskey ont été saisis.Dans la cour de cette maison se trouvait aussi Une automobile, ne portant aucun numéro.TENTATIVE DE SUICIDE.Joseph Labrye, 34 ans, 129, rue Saint-Martin, a tenté de se suicider, samedi soir.11 revint de l’ouvrage vers six heures, et après une légère marche après le souper, monta à sa chambre.Des bruits suspects attirèrent l’attention de sa femme, quelques instants après.Elle le trouva couché sur son lit, une blessure profonde à la gorge et un razoir dans sa main.Il fut transporté à l’hôpital Western, et de là vu le peu de gravité de sa blessure, au poste central de la police.Il devra maintenant répondre à une accusation de tentative de suicide.AVOCATS Boite Postale S58.— Adresse télégraphique, “Nahac.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Code» ! Llcbera, West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Traniporiaiion — Rue Saint-Jacqaea MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacqùes, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Pare, iRoekland 2459.__ LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L.____ ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.__MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tél.S.-Louis 4207 HERVE ROCH, B.A., LU.AVOCAT 61, RUE S.-GABRIEL, Bureaux 17, 18 et 19.Tél.Main .1264 Société légale BARIL & ROCH CAMILLETESSIER AVOCAT ET PROCUREUR 97 St-Jacques, Clt.34.MONTREAL.MAIN 8728.ROCKLAND 931.Résidence : Est 597S.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.Bureau S3.d7 rue Saint-Jacquea- Résidence : 180 Jeanne-Manee.Tél.E«t 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.“H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal DOCTEURS L’EFFICACE —.—Diplômé en hygiène Pub.Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinairee, mala- I dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 j à fi p.m.Tél.Saint-Louis 3275.70S Parc | Lafontaine, coin Marquette.-EST 6734 * Docteur A- DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu I de Paria.Maladie des YEUX, des! OREILLE:, du NEZ et de la| GORGE, 523, Saint-Denis, (En J face du carré Saint-Louis).TRIBUNAUX CIVILS UN JUGEMENT POSTHUME DANS L’AFFAIRE GALLAGHER VS CONFER, EN REVISION, LES JUGES ARCHIBALD ET PANNETON UTILISENT INTEGRALEMENT, DANS LEUR JUGEMENT, DES NOTES DE FEU M.BEAU-DIN.DESVACANCES L'une des dernières et des plus avantageuses innovations d’aujourd’hui c’est celle de “ l’efficace des vacances ” auxquelle 0n fait partout allusion ; c’est cette innovation que tente cet été la Cie E.W.Gil-lett, de Toronto.Grâce à cet heureux projet innovateur, tous les employés de manufacture et de bureau pourront prendre désormais des vacances de deux semaines en même temps.Dans une grande firme, il importe de faire les innovations d'une façon soigneuse afin que les rouages de celle-ci fonctionnent avec satisfac-j tien ; on attend ne la nouvelle inno- j vation des résultats de beaucoup su- i périeurs à ceux produits en vertu | du fonctionnement régulier actuel qui permet a deux ou trois person- i nés de prendre leurs vacances chu-1 que semaine et cela à tour de rôle tout l’éte durant.(rée.) CERCLE UTTeT RA IRE FABRE Tous les anciens membres du cercle littéraire Fabre sont priés de faire parvenir leurs adresses au secrétaire actuel, Antonio Larose, 268 rue Beaudry ou au local du cercle, 56 rue des Voltigeurs.” (Communiqué).-K- Diogène cherchait des hommes.En ce temps-là, le NATIONALISTE ne paraissait pas.Il y a des hommes, aujourd’hui.M.le juge Panneton, de la Cour de Révision, a en sa possession un document qu'il garde précieusement, comme une relique, le dernier jugement rendu par le regretté juge Beaudin.Le juge en chef Archibald, le juge Beaudin et le juge Panneton siégeaient ensemble quelques jours avant la fin si inattendue de M.Beaudin, et ils venaient de terminer l’audition d’une douzaine de causes.Après avoir discuté le pour et le contre dans chaque cause, les juges ont l’habitude de se diviser ces causes, chacun prononçant un certain nombre de jugements.M.le juge Beaudin, avec ce zèle infatigable qui le caractérisait, avait fini sa part de travail avant ses collègues, et il leur soumit ses notes: H se mit ensuite à étudier une des causes confiées à un collègue et la veille de sa mort il remettait ses notes aux deux autres juges, leur faisant remarquer que s’ils en arrivaient à la même conclusion que lui ils.pourraient se servir librement de scs notes, pour s’éviter du travail.Il y a quelques jours la Gour de Révision s’est réunie et l’on s’aperçut que les noies de M.Beaudin rendaient si exactement l’opinion de ses collègties, qu’elles pouvaient être reproduites, sans qu’une virgule en soit changée, comme la decision du tribunal.Cette cause est celle de A.E.Gallagher vs C.L.Confer.Le demandeur, l’ex-gérant du défendeur.réclamait $12,000, pour salaire dû et pour des dommages subis par suite d’un renvoi non motive : il s'agissait de l’interprétation d’un contrat en vertu duquel le demandeur était entré à l’emploi du défendeur.Le défendeur avait soulevé la question de savoir si le contrat entre les deux parties était un contrat à bail ou un contrat par mandat, et si dans ce dernier cas.le demandeur avait le droit d’intenter une poursuite.^ Le juge Beaudin conclut que ie demandeur devait être payé même Dr A.L.GUERTIN Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nea et de la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU ¦ 2 A S HRS.Tél.Bell Est 6164.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Prèa Saint-Déni.) Maladies des yeux, creilles, nez, gorge, larynx TELEPHONE EST 4550 DENTISTES Dr NÂpTdËSJARDïNS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU lin, RUE SAINT-DENI* Près Marie-Anne.Tel.S.-Louis 3943.dThonorethibaült L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU t 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTÜBÏSE&^HURTÏÏBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 me Suint-Jacquer.TELEPHONES c Bureau: Main 7616.JRéeidcnce: St-Loula 2141 P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 422, 17 Côte Place d’Armes, Montréal.Tél.Bureau- Main 7305; résidence : Saint-Louis 2707: ________ JOS.MEUNIER et FABIUS RUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES ont transporté leurs bureaux au No 17 COTE PLACE D’ARMES Chambre 507 et 508 Tel.Main 3066.SURVEYER & FRIGÔiT INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Plans, Estimations el Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL.Téléphone Uptown 3808.MONTREAL.VINCENT &"GIR0UARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes Solliciteur, de brevets d'invention TEL.MAIN 1168 SUCCURSALE A SAINT-HYACINTHE 15, RUE S.-JACQUES, MONTRZAL J.ARTHUR VINCENT, 7 Saint-Alexandre, Loncuenll .HONORE GIROUARD.631 Saint-Hubert, Montréal Tél.Eat 3722 Tél.Bell 109 CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphona Bell.Main 3869.Suite 45-46-47.55 Saint-François-Xavier.Montréal.ASSURANCES « TEL.MAIN 968 ^ HOflAŒ-JÜBPECQUE Cm.623 EdificeTransportation j7alfredhuot COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tél.Main 6761 Û0M1NI0Ü et SPRINGHILL Charbon bitumineux, àva- _ m— peur el à gaz BUREAU eSHEKAL de! 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Attention spéciale aux voyageurs PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE ANTOINE.NAVIREEN FEU Chicago, 5.— Des ceintures ( sauvetage ont été rapidement do nées à 2,000 femmes et enfants c frayés qui formaient la majeu partie des passagers du “Christ pher Columbus”, lorsque ce navir allant de Milwaukee à Chicago, pi feu à trente milles de ce premi port hier soir, d’après les dires d passagers.Le premier passager q remarqua l’incendie qui commem dans un des murs du salon, doni l’alarme en criant: “Au feu”.L officiers du bateau eurent beaucoi de difficultés à rétablir l’ordre.1 feu fut rapidement maîtrisé avec.< "elite* pertes.i VOL.VI.— No 15a LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 JUILLET 1915 » RUSSIE RUEE DANS LA POLOGNE L’ENNEMI AVANCE DE 5 MILLES PAR JOUR SE DIRIGEANT VERS VARSOVIE ET LES RUSSES NE SEMBLENT PAS DISPOSES DE LIVRER BATAILLE.Londres, 5.— En franchissant en moyenne cinq milles par jour, l'armée du général Von Mackenzen se dirige vers le nord, en Galicie et en Pologne, dans une tentative colossale et téméraire d’enfoncer le centre russe et de déloger les Russes de la Vistule et de les forcer à repasser le Bug, morcelant ainsi les forces du grand-duc en deux tronçons, en mettant entre elles des milliers d’acres de terre humide et marécageuse.—Si les Austro-Allemands peuvent continuer à s’avancer encore une semaine, la presse anglaise avoue elle-même que les Russes devront abandonner Varsovie et avec celte ville tout la ligne.Dans l’intervalle, les Allemands massent d’autres troupes dans les provinces de la Baltique et la rencontre récente dans la Baltique semble fa’ire croire à des opérations navales combinées; mais il se peut que les opérations sur mer n’aient été qu’une feinte.—Au sud-est de la Galicie, les Russes combattent avec ténacité, et ils ont l’avantage d’être placés sur une série remarquable de rivières parallèles, au-delà de la Gnila Lipa et la marche des ennemis sera vraisemblablement des plus coûteuses.De sorte que sur leurs deux ailes extrêmes, les Russes paraissent très forts et on prétend que leur 'ecul s’exécute en bon ordre et qu’il est acompagné de vigoureuses actions d’arrière-g: rde.Les Austro-allemands qui avancent ;,u centre se dirigent en outre plus profondément à l’intérieur d’un pays couvert de forêts et de rivières et dépourvu de voies ferrées, entre le milieu de la Vistul» et de la Bug, avantages naturels pour les Russes que les écrivains militaires ne cessent d’exalter.L’un des principaux objectifs des opérations allemandes dans ’’est semble être un mouvement tournant derrière Varsovie.Comme explication de la retraite du centr-; russe, voici ce que dit une dépêche ne P^trograd : “ Les Russes refuseront d’accepter une sérieuse bataille dans une région dépourvue de chemins de fer.” Le communiqué de Berlin d’hier dit que l’armée du général Linsin-gen, poursuivant l’ennemi, s’avance du côté de la rivière Zlota Lipa.Par suite de la poussée des Teutons, les Russes évacuent leurs positions de Narajow à Miasto, et au nord de Przemysl, et de Kamionka à Krylow.Entre les rivières Vistule et Bug, les alliés teutons vont constamment de l’avant, us se sont emparés des hauteurs situées au nord de Krasnik, après un vif engagement.-j,- FRANCE ET BELGIQUE LES FRANÇAIS SONTSOLIDES TOUT LE LONG DU FRONT, L’ENNEMI EST TENU EN ECHEC ET LES POILUS FONT DES GAINS AU PRIX D’UNE LUTTE ACHARNEE.i Paris, 5.—Le communiqué officiel d’hier atteste la vigoureuse résistance qu’opposent partout les vaillantes armées françaises.Partout, au nord, au centre ou à l’ouest, les attaques allemandes précédées de canonnades, échouent piteusement, mêmes celles qui ont été dirigées par des troupes en formation profonde, à Ablain et à Souchez.Le long uu reste de la ligne, ce ne sont que duels d'artillerie, et par endroits, quelques engagements dont •1 importance est secondaire.Quoique lente, la marche des Français se continue ; elle s’effectue dans des conditions tellement difficiles, contre un ennemi si formidablement retranché qu’elle est presque surhumaine.Le gène, alissime a savamment ordonne tous ces combats et calculé tous les mouvements.Dans la nuit de samedi, les Teutons ont livré des attaques en force, le long de la route d’Angres à Ablain, au nord du grand chemin qui s’étend entre Aix-Roulette et Souchez.Ils on*, été repoussés et ils ont subi des pertes énormes.Dans l’Argonne, la mousqueterie et la canonnade ont duré toute la nuit.A la Haye, les ennemis, après un violent bombardement, ont cherché à attaquer les tranchées françaises vers minuit.Suivant le communiqué d’hier soir, il y a eu de très vifs combats d'artillerie en Belgique, dans la région de Nieuport, en face de SVeens-traete, ainsi que dans le secteur d'Arras.Dans l’Argonne, il y a des ehgagements dans le cours desquels on s'est servi de torpilles et de grenades à main.Sur les Hauts-de-Meuse et dans les Vosges, il n’y a eu iflie des canonnades.LE GENERAL GOURAUD BLESSE EN GALLIPOLI Paris, 5.— Le bulletin officiel de samedi annonçait que le général Gouraud, commandant du ebrps expéditionnaire français des Dar-dknelles a été blessé par l’explosion d'un obus, près d’une ambulance.U s’en revient en France et sa .vie n’est pas en danger.Le général Bailloud, autrefois commandant des troupes françaises en Algérie, remplace le général Gouraud, de fa-;on provisoire.Voulez-vous savoir ce que rous êtes?Jçan Deshayes, le graphologue, vous le dira, si fous lui écrivez aux termes que ‘eproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.L’ACTION MARITIME UN CROISEUR BOCHE COULE LES RUSSES FONT SOMBRER UN NAVIRE DE GUERRE ALLEMAND DE 13,000 TONNES ET AVARIENT UN SOUS-MARIN.— DEUX COMBATS DANS LA BRUME.Petrograd, 4 via Londres, 5.—Le bulletin officiel suivant, publié hier, raconte qu’un sous-marin russe a coulé un navire de guerre allemand du type du “ Deutschland ”.En voici le texte : “Vendredi, à l’entrée de la baie de Danzig, un submersible a fait sauter avec 2 torpilles un vaisseau teuton du type du “ Deutschland ”, qui cinglait à la tète de l’escadre ennemie.Un de nos destroyers a éventré un sous-marin allemand qui tentait de s’approcher de nos vaisseaux.Le submersible n'a pas reparu à la surface.Notre destroyer a été légèrement avarié par la collision.” Le “ Deutschland “ est un de ces croiseurs qui ont précédé les dreadnoughts et il jauge 13,000 tonnes.Un bulletin officiel d’hier soir contient un récit détaillé de l’engagement naval de la Baltique de vendredi dernier.Les croiseurs moscovites “Rurik”, “ Makaroff”, “Bayan”, “Bogatyr” et “Olog" rencontrèrent, le matin, à 8 heures, entre l’ile Oe-land et la côte de la Courlande,l’escadre ennemie, composée d’un croiseur léger du type “Augsburg”, d’un poseur de mines et de 3 destroyers.Les destroyers attaquèrent les navires russes qui tentaient d’enrayer la fuite des Teutons.A 9 heures, l’“Al-batross” se mit à s’incliner à tribord.Il baissa son pavillon et se dirigea vers le littoral.Les Russes cinglèrent vers le nord.Vers 10 heures, ils aperçurent une ilottille ennemie, comprenant un croiseur armé de la classe du “Roon”, un croiseur léger, de celle de I’“Augsbourg”, et 4 destroyers.Nous engageâmes le combat sur le champ, et au bout d’une demi-heure, les Allemands commencèrent à sc retirer.Le “Rurik” à toute vitesse donna la chasse aux fuyards.Il eut bientôt la satisfaction de voir la preuve de l’efficacité de son tir, car celui de l’ennemi ralentit.4 canons de 8 pouces du croiseur du type “Roon” furent réduits au silence, et un incendie éclata à bord.Manifestement désireux de faire cesser l’engagement, l’ennemi disparut dans la brouil lard.Les Russes ont éprouvé des pertes insignifiantes, aucun de leurs hommes ne fut tué, 17 furent blessés.Berlin a admis, hier soir, qu’au cours de l’engagement de 2 heures de vendredi, le poseur de mines “Albatross” a dû s’échouer sur File Gothland.Vingt membres de l’équipage ont perdu la vie et 27 ont été blessés.Une dépéene de Stockholm donne une autre version de l’affaire.Ede rapporte qu’un croiseur allemand s'est porté au secours de l’“Alba-tross”, et que ce dernier, mis hors de combat, une autre escadre teutonne est survenue qui a mis en fuite les vaisseaux russes.-K- CANADA HORS DE COMBAT Ottawa, 5.— Deux listes de pertes canadiennes ont été publiées, hier, par le ministère de la Milice et montrent que les Canadiens ont été au -feu le 22 juin.Le dernier rapport d’un engagement des Canadiens était en date du 15 juin.Voici les noms des Montréalais sur les listes: 13e batn.disparus, Nichol J.Wall, 40 rue Duquette ; caporal Thos.Marsh, Lachine.3e batn.blessés : caporal Alf.Taylor, Montréal-Sud; sergent Wm Arthur Stanley, 86 ave York, West-mount; blessés et disparus : A.Adams, 445 rue Casgrain, Mile-End; Abraham Daskel, 795 S.-Laurent.14e batn.blessé et aant perydu la mémoire: caporal Geo.Lee Lajoie, 153, Parc Lafontaine; souffrant du gaz: Hervé Lapointe, 1540, Bordeaux; prisonnier de guerre: A.Jones, 2121 Clarke.Division des convois: charretier James Brown, 58, rue Hermine.DANS L’EGLISE RESTAUREE ON CELEBRERA LE 8 AOUT A NOTE E-DAME-DÈ-GR ACE DES FETES SPLENDIDES.A Notre-Dame-de-Grâce, hier, il a été annoncé au prône par le R.P.Bourque, curé, que l’on reprendra dimanche prochain la célébration des offices religieux dans la vieille église paroissiale à laquelle on a fait subir d’importantes réparations, les premières depuis soixante-sept ans.En prenant la direction de la paroisse, le R.P.Bourque avait assumé avec empressement la réalisation des projets de son vénéré prédécesseur, le R.P.Bibeaud, pour la réfection du vieux temple, et l’on pourra constater dimanche prochain que ces projets ont été fidèlement exécutés.Toutes les peintures ont été rafraîchies; la chaire refaite porte maintenant les armes de l’Ordre de Saint-Dominique avec, en exergue, la devise "Veritas”.Un chemin de la Croix nouveau, de style ionique, a remplacé l’ancien; il est magnifique; la tribune de l’orgue a été agrandie; les planchers ont été refaits; le parquet de l’allée centrale est en tuiles et le reste en bois dur; la Sainte Table a aussi été refaite, dans le style ionique, qui caractérise tout l’édifice.H ne reste donc que peu de choses à faire pour completer les travaux, et la réouverture solennelle du temple donnera lieu dimanche, le 8 août, à une grande manifesla-tion que présidera Sa Oandeur Mgr Bruchési.Le prédicateur de la circonstance sera le T.R.P Hage Provincial des Dominicains.’ ANGLETERRE ÇA VA DE MAL EN PIS LE “DAILY MAIL” PRETEND QUE LA SITUATION DE L’ANGLETERRE EST PLUS MAUVAISE QU’IL Y A QUELQUES MOIS.— NULLE CONFIANCE DANS LES AUTORITES.Londres, 5 Le “Daily Mail”, écrivait, ce matin, au sujet de la situation de la gue.re : “ Le “Daily Mill’’ avertit le public que la situati m n’est pas au s-i satisfaisante qu’il y a quelques .u 'k, alors que Lloyd George s’écriait : “ Je pense que la situation est encore grave, trop grave et beaucoup trop grave ”, et lord Curzon ajoutait : “ La cituation actuelle nous i emplit d’anxiété, et ce n’est pas ‘léplacé de dire de ce pays cju’il est en danger.” C’était une delicate allusion aux faits connus au pays, seulement d’une personne sur mille, et ignorés par la plus grande majorité des membres de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes.L’histoire de l’expédition des Dardanelles, qui n’est qu’une phase de cette grave situation, est complètement incomprise, et son importance méconnue.Les membres du Parlement devraient s’empresser de s’informer de certaines circonstances.Renseigné sur cette vaste entreprise, le public saurait que le temps du sommeil ’St passé.Référant à‘ ‘certains” préparatifs contre l’invasion, le “Mail” demande si ces préparatifs sont suffisants.Nous nous étonnons, vu que maintenant la guerre est à son douzième mois, de trouver selon les règlements passés à la Chambre des Coin-munes, que tout est insuffisant, pour ne citer que les fusils et les mitrailleuses.Le “Daily Mail” se défie des autorités qui n’ont pas encore pourvu les soldats de fusilA On aurait dû en ordonner beaucoup plus que les commandes placées aux Etats-Unis.On a reçu des offres de mitrailleuses l’automne dernier et on les a refusées.Le peuple qui a été berné sur l’équipement des soladts au front, a l’être encore sur la question de l’invasion.L’invasion dépend seulement d'une erreur, et seulement d’une erreur de notre flotte.Les mêmes esprits qu’on a trompés sur les opéra-toins des Dardanelles doivent intervenir dans les opérations de la flotte Lord Fisher laisse l’Amirauté, en signe de protestation contre la campagne des Dardanelles.Il refuse de reprendre son poste aussi longtemps que certains ’’bluffers” seront en relation avec le gouvernement.Il y a encore assez de membres actifs dans la coalition.Il a été déclaré, ce matin, que lord Fisher est nommé président d’une commission d’enquête.Aucun doute qu il fera de la besogne utile dans cette charge, et nous sommes heureux d'apprendre que nous l’avons sous la main en cas de nécessité urgente.Mais le peuple doit insister pour qu'il retourne à l’Amirauté.Malheureusement, le peuple ne connaît pratiquement rien.Il est un peu plus renseigné par le nouveau gouvernement, mais pas encore assez.L’OEUVRE DU LIVRE FRANÇAIS ENVIRON 2,000 VOLUMES ET REVUES SONT EXPEDIES DANS L’ONTARIO — IL EN FAUT ENCORE 48,000.Environ 2,000 volumes et numéros de revues ont déjà été expédiés, par l’entremise de la Société Saint-Jean-Baptiste, à l’Association d’E-ducation de l’Ontario, pour l’Oeuvre du livre français.Ce n’est, il faut que ce ne soit, qu’un commencement.11 y a, dans la province de Québec, des milliers et des milliers de livres et de revues, dont personne ne se sert plus et qui distribués avec discernement dans la province voisine, contribueraient à faire connaître mieux et aimer plus la langue française.Il faut que tous ces livres et toutes ces revues traversent l’Ottawa.Tous nos compatriotes se doivent de participer, dans toute la mesure où ils le peuvent, à cette oeuvre de propagande française par le livre français.Nous faisons un appel spécial et chaleureux à nos sections.C’est à elles qu’il appartient surtout de collaborer, avec le Conseil général représenté par son secrétariat, au succès de cette oeuvre éminemment nationale.Le Secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste reçoit, au Monument National, 296, rue Saint-Laurent (il envoie même chercher au besoin, dans les limites de la ville), les paquets ou caisses de livres que l’on destine à l’Oeuvre du livre français.Qu’on ne l'oublie pas: c’est 50,000 volumes au moins qu’il nous faut expédier dans l’Ontario; il en manque donc encore 48,000; vous qui lisez ces lignes, qu’allez-vous faire pour nous aider à les trouver?» r?* Liste des envois reçus depuis le dernier accusé de réception: Volu- Bernes.vues.Un ami de l’oeuvre .2 Un ami de l’oeuvre .1 M.Louis Lesage, Montréal .6 8 M.Hubert Ranger, Montréal .90 Collège de Louiseville, environ .400 M.J.-B.-A.Roy, Saint-Pie de Ragot.50 12 M.A.Desy, Montréal .16 Ecole Querbes, Montréal.69 Collège Sainte-Marie.500 M.Pierre Homier, Montréal, 25 exemplaires de son ouvrage sur la langue française.Les élèves de M.Paul Hubert, instituteur, Lau-rierville, Mégantic .42 M.Monarque, Sorel .38 Les élèves du Cour Supérieur, couvent Sainte-Anne, Rigaud .16 M.Wisentainer, Montréal 50 M.le notaire L.-S.For-gues, Montréal .10 M.MORGAN S’EN TIRERA AUCUNE PARTIE VITALE N’EST ATTEINTE.— SON AGRESSEUR AVOUE AVOIR PLACE UNE BOMBE AU CAPITOLE.— IL VOULAIT FAIRE FINIR LA GUERRE.Glen Cove, N.Y., 5.—Frank Holt, ancien professeur d’allemand de l’université de Cornell a tenté d’assassiner J.P.Morgan à East Isle, la résidence d’été de Kl.Morgan, près d’ici, samedi, et a avoué être l’homme qui avait déposé la bombe qui a fait explosion au capitol des Etats-Unis à Washington, samedi soir.M.Morgan, la viciime des balles tirées par Holt, samedi matin, à neuf Peures, repose paisiblement dans son lit, au dire de ses médecins.Aucun organe vital n’a été atteint et aucun os fracturé.Monsieur J.P .Morgan est l’agent financier aux Etats-Unis du gouvernement anglais et chef de la maison de banque qui porte son nom L’homme qui a tiré sur lui a pénétré dans sa maison en se donnant comme visiteur.Monsieur Morgan a reçu deux balles, dont l’une dans la hanche et l’autre dans la poitrine.Cette dernière balle a dévié déchirant les chairs et sortant par l’épaule.Fred Ford, le chauffeur d’automobile qui a conduit l’assaillant de la gare de Glen Cove à la demeure de M.Morgan attendait son client devant la porte quand il entendit les coups de feu.Ford courut immédiatement au garage et sonna l’alarme pour appeler les domestiques.L’individu fut maîtrisé d’un coup de seau à la tète.Il fut conduit en auto au poste de police de Glen Cove.Il avait laissé près d’une haie, un sac de voyage que les domestiques placèrent avec lui dans la voiture.Quand on l’ouvrit on y trouva de la dynamite contenant soixante pour cent de ni-tro-glycerine.L’on trouva aussi dans ses poches un second revolver du calibre 22.Celui dont il s’est servi est du calibre 38.Il saigna abondamment; d’abord il parut peu blessé, puis il s’évanouit.LE MOTIF DU CRIME L’assaillant a déclaré au fonctionnaire de la justice qui l’a interrogé qu’il est d’origine allemande et prêt er\ tout temps à sacrifier sa vie pour mettre fin à la guerre.Il ajoute qu’il tient M.Morgan responsable de la guerre actuelle à cause de ses envois d’armes outre-mer et qu’il peut arrêter le conflit quand il le voudra.“La guerre devenait de plus en plus intolérable, dit-il, et je suis convaincu que M.Morgan a assez d’influence pour y mettre fin.Je n’ai aucune animosité contre M.Morgan et je voulais seulement le voir pour essayer de le convertir à mon idée.” D’après ses aveux faits sous la pression des détectives, qui lui ont fait subir l’interrogatoire énervant du “troisième degré”, Holt avait l’intention de séquestrer dans une chambre de la demeure Morgan, Mme Morgan et ses enfants, sous menace cons.tante de mort par la dynamite, afin de forcer M.Morgan à aller à New-York influencer ses amis et mettre fin à l’exportation des munitions aux Alliés.SIR CECIL SPRING PRESENT 4U DRAME.Mme Morgan et sir Cecil Spring Rice, ambassadeur anglais aux Etats-Unis, furent témoins de l’attentat dès l’entrée de Holt.Mme Morgan aurait même essayé de parer les coups de l’assassin dirigés contre son mari.En reprenant ses sens, Holt a demandé aux serviteurs de le tuer parce que sa vie n’était qu’un enfer depuis six mois à cause des meurtres terribles commis en Europe.11 n’a pu dire s’il était insensé ou non; depuis six mois il n’a pu résoudre pour lui-même cette question.Au poste de police de Glen Cove, le prisonnier a fait d’étonnantes revelations.Il a été tenu sous un feu nourri de questions jusqu’à ce qu’il tombât épuisé de fatique et d’énervement, AVEU DU MEURTRIER.II a donné tous les détails de son attentat à la dynamite contre le capitol de Washington et s’est montre plus renseigné au sujet des explosifs qu’aucun dynamitard encore connu.La police croit que Holt n’est pas étranger à bon nombre d’autres attentats à la dynamite et notamment la location d’une bombe sur la propriété de M.Andrew Carnegie, Cinquième Avenue, New-York.La bombe placée au Capitol, à Washington, se composait de trois cartouches de dynamite, dont l’une portait dans une cavité du sommet des têtes d’allumettes détonantes qu’un flacon d’acide sulfurique devait faire exploser.L’acide devait consumer le bouchon de liège en huit heures et faire sauter la charge à minuit.Holt a pu placer sa bombe dans le Capitol, à quatre heures, vendredi après-midi, sans rencontrer .le gardien ou d’agent.Il attendit aux alentours que l’explosion se fut produite.Alors il se dirigea sur New-York et de lià sur Glen Cove.de la dynamite Dans sa valise, il avait plusieurs cartouches de dynamite et en portait une dans une poche d’habit avec ses deux receivers.Le prisonnier a raconté en détail ses attentats.Il voulait mettre fin à la guerre en empêchant l’exportation aux Alliés des munitions de fabrication américaine.Il ne voulait cependant faire de mal à personne et son revolver parfit dans la maison de M.Morgan, seulement quand quelqu'un le saisit par derrière, alors qu’il montait un escalier avec les enfants de M.Morgan.Le prévenu a déclaré à maintes reprises qu'il avait agi seul dans ses deux attentats et que personne autre n’en savait mot.Il a pensé faire son devoir et espère que son action contribuera à mettre fin aux hostilités.H dit qu’il a agi mal en vue d’un plus grand bien.lÆTTRE AU KAISER Dans une pochette secrète de la valise de Holt, on a trouvé une lettre adressée au Kaiser, qu’il met en garde contre l’accaparement de domaines étrangers et où il attribue la guerre à la diplomatie séculaire de l’Europe qu’il faut remplacer par une mentalité chrétienne dans les affaires publiques.Holt s’est dit citoyen américain, de naissance américaine et âgé de 35 ans.Il est bien instruit.Il a été.dit-il, élè've à Cornell, puis professeur de français à cette université.Cependant ont a découvert que Holt enseignait l’allemand plutôt à Cornell.Il a envoyé un télégramme à sa femme qui demeure à Dallas, Tex., avec son père, O.F.Sensabaugh.Dans cette dépêche, il dit à sa ferftme d’être brave, car l’homme propose et Dieu dispose.IL EST NE EN ALLEMAGNE Chicago, 5.— On vient d’apprendre que Frank Holt, l’auteur de l’attentat contre M.J.P.Morgan, est un nommé Erich Muenter, un ancien élève de l’université de Chicago, qui a disparu de Harvard, à la suite de la mort de sa femme en 1906.L’information a été fournie à un journal local, aujourd'hui, et elle émane d’un confrère de classe de Muenter, qui dit que celui-ci est le même homme que Holt.Il l’a connu sous le nom de Holt, dans la suite à l’université Vanderbilt et à celle de Cornell.Le correspondant du journal de Chicago déclare que Muenter est né en Allemagne, mais que, depuis sa réhabilitation, il a prétendu être né au Texas de parents allemands.Sa femme devait donner le lour à son troisième enfant quand sa mort survint mystérieusement.Muenter s’enfuit alors de Cambridge avec ses deux enfants, qu’il amena à Chicago et confia aux parents de Mme Muenter.Puis il passa au Mexique.Il publia alors un récit mal imprimé de son affaire, dont il parle en termes sarcastiques.Sous le nom de Holt, il se présenta au collège d’Agricullure et de Mécanique de Texas et fut gradué.I! épousa une compagne de classe à Texas, et dont il eut trois enfants.La mort de sa femme, arrivée à Boston, le 25 avril 1906, souleva des soupçons, et l’examen des viscères de la défunte montra des traces de poison.La police de Chicago fut prévenue de la découverte, mais Muenter avait pu s’échapper à temps.A Harvard, Muenter était professeur, et il enseignait l’allemand dans trois classes; il avait préparé une thèse sur “La folie dans la littérature romantique allemande.” Il était né en Allemagne et il était venu en ce pays, il y a 25 ans.AU V I E U X’'F ÔRf DE CHAMBLY PRESENTATION D’UN “UNION JACK” ENVOYE PAR LE PREMIER-MINISTRE.M.BORDEN.— DISCOURS ET CONCERT.La présentation d’un drapeau “Union Jack” a donné lieu hier au vieux fort Ohambly à une intéressante manifestation patriotique.Dès 3 heures la Garde Duvernay, précédée de l’Union Musicale de Chambly se masse autour de l’estrade, sur laquelle prend place M.J.O.Dioln, le conservateur du vieux fort, accompagné des principaux citoyens de Chambly.Après quelques mots de M.J.O.Dion pour expliquer que le drapeau lui a été envoyé par le premier-mii-nistre du Canada, sur la recommandation de l’archiviste A.G.Daughty, les dames patron nesses, Mesdames Bouchard et Pepin, de Chambly, hissent l’oriflamme qui is’élève dans les airs aux sons de “D'ieu sauve Je Roi.” Des discours patriotiques fu’ent ensuite prononcées par l’abbé Châ les Laforce, curé de Chambly-Bas-sin, G.N.Ducharme, maire de Chambly Bassin, A.E.Bissonnette, Arthur Geoffrion, J.O.Fournier, A.Ames et l’abbé Villeneuve, curé de Chumbly-Canton.Tous les orateurs rendirent hommage au zèle patriotique de M.J.O.Dion, qui conserve depuis nomtre d’années l’antique emplacemert historique, et rappelèrent que la fidélité à l’Union Jack ne doit pas nous faire oublier l’amour que nous devons au drapeau fleurdelisé qui flotta longtemps sur les créneaux.Une foule de près de mille personnes assista à cette manifesta.ion due à l’initiative d’un comité de citoyens de Chambly, dont M.J.O.Dion était le président.L’orchestre joua ensuite O Canada ! que l’assistance reprit en choeur.est-cëünTnoÿade?ON TROUVE AU CAP BLANC UN CADAVRE LES PIEDS LIGOTES, CE QUI FAIT CROIRE A UN CRI-MK Québec, 5.— Un journalier, du nom d’Arthur Doré, domicilié rue Champlain, a trouvé, ce matin, au Gap Blanc, près de l’église, le cadavre d’un inconnu flottant sur l’eau, les deux pieds liés avec une courroie, ce qui fait croire qu’il y a e.u crime.Le cadavre trouvé est celui d’un homme imberbe qui mesure 5 pieds et 9 pouces.Il est vêtu d’une chemise de coton bleu barrée de noir et d’un pantalon gris et chaussé de bottes jaunes.La courroie qui lui lie les pieds porte une boucle en métal sur laquelle est gravée la lettre A.H semble que le corps de ce noyé était dans l’eau depuis deux ou trois semaines.LES MOISSONS DANS L’OUEST Winnipeg, Man., 5.— “Il nous faut une température un peu plus chaude: il n’y a aucun doute sur cela.En même temps que je ne crois pas que la récolte a déjà souffert de cet absence de chaleur.” C’est la conclusion où en est venu Grant Hall, vice-président et gérant-général des lignes de l’Ouest du Pacifique-Canadien, qui revient d’un voyage au milieu des moissons des provinces de l'Ouest.Il prédit une moisson abondante.Offres du magasin Goodwins pour demain Une vente de tissus lavables à ,10 QUE L’ON SE RAPPELLERA Crêpe tango de 25 cents.10 Crêpoiette de 25 cents.10 Seersucker de 19 cents.10 Moussejines de 19 cents.10 Crêpes Imprimés de 19 cts .10 Piqué rayé de 19 cents.10 Des milliers et des dizaines de milliers de ^verges à .10 la verge.Tissus de saison, frais en parfait état.LE CREPE TANGO EST EN Azur Vert pâle Alice Emeraude Copenhague Brun Marine Amande Rose Pourpre Lavande Noir Crème LE CREPOLETTE EST un tissu imprimé avec fini souple ridé.Fonds azur, rose, tan, mauve, blanc imprimé de couleurs faisant contraste.LE SEERSUCKER est de couleurs unies: azur, rose, tan, lavande et vieux rose.LES MOUSSELINES sont imprimées avec dessins de pois et de fleurs, en un superbe choix de couleurs —.mousselines pour robes, blouses et kimonos.LES CREPES sont de tissus anglais imprimés pour l’été; dessins à la mode à pois, à rayures et à fleurs.LES PIQUES sont à rayures bleues, noires ou lavande.Restes de pièces Venez de bonne heure pour avoir des petits coupons de voiles, crêpes, foulards, popelines, suitings et indiennes.Tissus marqués .15, .19, .25, .29 et .39.Nous allons les «fl écouler mardi à.¦ A —Au premier étage.Couvertures, flanellettes et toile de Hollande Flanellette blanche à .117 la verge au lieu do .10, et veuillez prendre note que c’est une belle flanellette blanche duveteuse.Exactement ce qu'il faut pour vêtements d’enfants.2,500 verge* à offrir à, la ver- .07 Couvertures en Woolnap, 2.89.Une centaine de paires à offrir mardi.Avec la même texture épaisse duveteuse qui a rendu célèbres dès le début les couvertures en woolnap de Goodwins.Une centaine d?O QQ paires à, la paire.fc.OÏJ Toile de Hollande à .1-1 la verge au lieu de .19.100 verges à offrir, 31 pouces de large.Nous conseillerions d’acheter cette toile pour vos manteaux d’auto.Vous la préférera/ à n’importe quel tissus que vous 4 A pourriez acheter à.•I** —Au rez-de-chaussée.Crêpe de chine de soie, $1.50 La rareté générale du crêpe de Chine de soie n’existe pas chez Goodwins.Pas dans le moment du moins.Nous avons le magnifique crêpe de Chine de soie de 40 pouces de large qu’il vous faut.Couleurs : abricot, couleur de chair, gris vaisseau de guerre ,Copenhague, mais, brun phoque et myrte.Satin liberty de 1.35 pour .89 Ce satin Liberty mesure 40 pouces de large.Son magnifique fini satiné luisant est très riche et ses nuances sont parfaites.Couleurs suivantes : rose, azur, jaune, brun doré, terre-cuite, bleu saxe et marine.Nous avons environ 300 verges de ce satin à offrir.Marcpié 1.35.A écou- QQ 1er à.la verge.Soies de 3.75 pour 2.49 Seulement 36 verges de satin Charmeuse, 54 pouces de large, en bleu marine seulement.Venez en acheter une longueur pour un costume ou un manteau dès l’ouverture des portes.Ces soies devraient être écoulées en quelques minute, à, la O A Cl verge.C.*»ïl —Au premier étage.Vente d’écoulement générale au rayon des bébés.1.19 2.98 1.49 Robes de nuit pour bébés.Marquées .69.Mardi.V«l Robes de jour pour bébés.Marquées 1.98.Mardi.Robes de bébés.Marquées de 3.98 à 5.98.Mardi.Robes courtes de bébés.Marquées 2.49 et 2.98.Mardi Manteaux de flanelle pour bébés Marqués 2.09 et 2.50.Mar- ^ jg Manteaux pour bébés et enfants ius-qu’à 2 ans.Marqués de © OC 12.50 à 17.50.Mardi.0.90 Manteaux de baptême.Marqués de 7.50 à 12.00.Mardi.^ Q§ Ces robes de nuit à .S» sont avec col et manches finis avec de la dentelle.l es robes de jour à 1.19 sont en linon et en nansouk.finies avec de la très belle broderie étroite.Ces robes il 2.98 sont en très, très jolie dentelle, garnies do dentelle, de broderie et quelques-unes avec broderie à la main.Ia>s robes courtes pour bébés à 1.49 sont en linon et -en broderie.I.es manteaux de flanelle à 1.20 sont finis avec de la broderie à la main.I.es manteaux courts h e.95 pour bebes et enfants jusqu’à l’âge de 2 ans sont en soie et laine, doublés de soie et finis avec broderie à la main.Les manteaux de baptême à 4 98 sont en beau cachemire, aussi en soie et en crepe de laine.—Au premier étage.MONTREAL.LIMITED MATELAS "Bien Fait-.-Non Bourré r Garantit toute une vie de confort et de propreté.FAIT AU CANADA DEMANDEZ LA BROCHU-.RETTE GRATUITE /f&ÊM reste de .votre The Aîàska Featheï* &.Downtron^Limited.M'ontrëaî; 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