Le devoir, 13 juillet 1915, mardi 13 juillet 1915
VOLUME VI—>Jo 162 MONTREAL, MARDI 13 JUILLET 1915.DEUX SOUS LE 1^ ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE .«8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.«1.00 ETATS-UNIS.«1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Adrr I 43 RUE SAINT.V -r.=10 ^on : « -S S MONTREAL S TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION : .Main 746C Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LA QUESTION ONTARIENNE Lfappel au Conseil Privé ¥*ar deux decisions rendues le 12 juillet — ce n’est pas nous, mais bien le Toronto Star, qui signale cette coïncidence des jugements et de la fête des Orangistes — les tribunaux ontariens viennent de maintenir !a validité et la constitutionnalité du règlement XVH.Les textes que nous avons sous la main à l’heure où nous écrivons, ne nous permettent point de commenter ees jugements; mais nous tenions à en marquer tout de suite la substance.Nous tenions surtout à noter que ces décisions ne désarment point nos compatriotes de l’Ontario.Ils n’ont jamais beaucoup compté sur un arrêt favorable des tribunaux ontariens; c’est sur la décision du f.onscil Privé d’Angleterre qu’ils reposaient surtout leur confiance.Et la route du Conseil Privé leur est désormais ouverte.Us* ne marfqueront pas de porter jusque là leur appel, afin de faire décider si, scion l’expression fameuse de M.le sénateur Landry, "la Confédération est un pacte ou un piège, d'infamie”.* * * D’après les brefs résumés que nous apportent les journaux de Toronto, l’un des juges aurait déclaré qu’il ne connaît aucun traité qui garantisse l’usage du français dans les écoles catholiques de l’Ontario et que cetle garantie, si elle avait été établie par le traité de Cession, au-rail disparu du fait de l’adoption de la Constitution de 1867 et ne subsisterait que dans la mesure où celle-ci l’aurait maintenue.Et le même magistrat conclut que nos compatriotes ne peuvent s appuyer sur le texte de la Constitution pour réclamer le libre enseignement de leur langue dans les écoles maintenues de leurs deniers.Nous sommes loin de la parole de sir John A.MacDonald affirmant, vingt-trois ans après la signature de l’Acte fédératif: "Nous avons une constitution en vertu de laquelle tous les sujets britanniques ont des droits égaux en matière de LANGUE, de religion, de propriété et de personne.” Et nous nous refusons à croire que la suprême autorité judiciaire de l’Angleterre puisse déclarer que le droit de parler français devant les îi ibunaux fédéraux et dans le parlement fédéral — droit reconnu aux Canadiens-français d’un bout à l’autre du pays — n’implique pas le droit de l’apprendre et de le faire apprendre aux futurs citoyens canadiens.* # * L’observation du magistrat de Toronto démontre une fois de plus que c’est toute la question des droits du français qui se trouve posée par le conflit ontarien.Tous les citoyens canadiens ont le devoir d’appuyer les revendica-t'ons de la minorité qui défend, avec son droit de vivre, l’esprit réel du pacte fédéral et les conditions qui seules peuvent assurer la grandeur de notre pays.Orner HEROUX.“IN ANOTHER WAY” "If the men will not volunteer within a very few months, they will have to be golf en in another way.I expect that unless they enlist, a system of registration, if not conscription, will soon be enforced.When the biggest men in the country, the Cabinet Ministers, the big business and professional men, and the clergymen awaken to the great need and give their time and energy to stimulate recruiting, it is certainly a most serious situation.We have got to get the men.Surely Kitchener’s mords are sufficient.” Ainsi ^parlait, hier, au Star, le colonel Wilson, commandant du district militaire de Montréal.(Voir Star, 12 juillet, page 1, colonne 6).“Si, d’ici peu de mois, les hommes ne s’inscrivent pas volontairement, il nous faudra les obtenir d’une autre manière.Je m’attends d ce que, s’ils ne s'enrégimentent pas, il faille mettre en vigueur un régime d’inscription, sinon la conscription.Quand les hommes les plus importants du pays, les ministres, les grands industriels et les hommes de profession importants et les clergymen constatent noire grcmd besoin et emploient leur temps et leur énergie à stimuler le recrutement, la situation est certes des plus sérieuses.Il nous faut avoir des soldats.Les paroles de Kitchener devraient suffire.” De telles paroles sont la meilleure réponse à ceux qui nient la grande possibilité de la conscription, ou du service obligatoire pour certaines catégories de Canadiens, d’ici peu de mois.Elles ne sont peut-être pas opportunes et fondées; mais elles révèlent mieux que n’importe quel article de journal intéressé à détourner l’attention de cette question, la véritable mentalité de nos autorités militaires.Elles onl promis au War Office, de lui donner une quantité d’hommes considérable.dont le chiffre exact reste ignoré du public.M.Borden parlait l’autre jour de 150,000 hommes, levés pour septembre prochain.Une entrevue qu’il aurait donnée à New-York, à la Canadian Press et de ton assez invraisemblable, mais restée sans démenti, de la part du ministère, lui faisait dire, peu d’heures avant son départ pour l’Europe, que le Canada lèvera 500,000 autres soldats.Quoi qu'il en soit, le Canada, ou du moins les ministres canadiens, ont promis de donner au Royaume-Uni le concours entier de la Puissance.Et la Grande-Bretagne y compte.Pour le lui donner, il faut que noire ministère de la milice trouve le sont, a vrai dire, les seuls qui méritent l’attention du public, puisque, du moins, eux, ils ont prêché et prêchent d’exemple.Si toute cette campagne, activement poussée, ne suffit pas, il est plutôt probable, quoi qu’en disent certaines gens, que la conscription aura heu, ou que, du moins, deux des classes de citoyens canadiens appelables au service obligatoire clans la milice seront années et envoyée?hors du Canada “pour la dé-fense de celui-ci”, diront les autorités militaires, interprétant à leur gre 1 article 69 de la loi de la Mi lice.Qu elles y pensent déjà, les paro-.,ï°.]onel Wilson, après celles de M.Meighen à Orillia, en sont la preuve irréfutable.Aux volontaires en nombre insuffisant, au gré des autorités militaires de l’Empire, on joindra ceux qu’on aura recrutés "m another way”, selon l’expression du commandant de Montréal.Ses declarations ne sont pas paroles en 1 air.Celles là, el bien d’autres aussi, sont lancées dans le public afin de le préparer de longue haleine a ce qui peut se produire il ici quelques mois, La conscription, ou du moins le service obliga-toire pour certaines catégories de Canadiens, sont du domaine du possible et même de Tassez probable.Bien ne sert de se fermer les yeux hHdessus.Si nous n’y venons point, ce sera tant mieux.Si nous y allons, il sera bon que nous y ayons pense d’avance et que nous sachions où nous conduit la particU.pation volontaire du Canada à la grande guerre européenne.Il n y a là-drrians rien qui doive nous surprendre.L’orientation de notre politique, depuis quelques années, du moins aux yeux des gens clairvoyants, devait nous mener à une telle conclusion.Il eût été bon que nous l’eussions alors pressenti.H n’est pas mauvais que nous commencions à le prévoir aujourd’hui.Et Ton ne saurait trouver blàmA-nles que, si nos ministres et nos autorités militaires elles - mêmes parlent d’en venir à un régime de conscription mitigée, les jourrfaux qui s'intéressent au sort de ce pays en parlent, eux aussi.S’en abstenir serait *de leur part manquer au premier devoir du journal indépendant.Georges PELLETIER.BILLET DU SOIR.QUI EST-ELLE ?LE SENS DE NOTRE HISTOIRE Ainsi que le "Devoir” Ta déjà an- _______________ ______ ________ nonce, le R.P.Valentin Marie Breton nombre le plus considérable possi- 11 ‘a|t mettre en brochure le mugnifi-b!e d’hommes prêts à aller au front.!1’!0 niscours qu’il a prononcé, le 24 après quelques mois d’entralne-|'mn' a montagne.Cette brochure ment.Il a eu d’nbord recours, pour!® P0’’1’ ’dre “Le Sens de notre Hisse les procurer, à l'enrégimentation ri0”*0 e’ sc vend dix sous Texemplai-votontairc.11 a ainsi recruté des ro' la douzaine, $7.50 le cent, milliers d’hommes, dont une fort ®n, ,l!l ou ver a au bureau du "De- grande partie, de naissance britannique, "British born”.Le recrutement faiblit, depuis plusieurs semaines.11 faut viser de méthodes plus vigoureuses pour l'activer.Et r’est à cela que Ton doit, ces jours-ri, ces parades, ces assemblées en plein air, ces appels lancés par dos hommes de tous les groupes et de tous les camps, ces exhortations à I enrôlement, par des gens dont la plupart se gardent bien, soit de s’enrégimenter.soit d’envoyer les leurs au feu.Des militaires de retour du front s’y emploient aussi.Et ce voir ", 4:1, rue Saint-Vincent et dans les librairies et dépôts suivants: Librairie Beauchemin, 79, nie S.-Jacques; Librairie Déom et Frère.47, Est rue Saiiile-Cntherinr; Librairie Granger.43.Ouest rue Notre-Dame; M.Gariépy, 1123.rue Rachel; Librairie Lnngevirt et Larchevèque, 8, rue Saint-Jacques; Alphonse Lefebvre.532, rue Rachel; Librairie Notre-Dame.35.Ouest rue Notre-Dame; M.Pinault.28(1, rue Rachel; Librairie Saint-Louis, 288.Est nie Sainte-Catherine ; W.Mcthot, Limitée, 362, Saint-Denis.Nous nous étions juré d’éclairer ce mystère, et comme pour tous les mystères, plus nous nous creusons la cervelle plus ça s’embrouille.Après avoir analysé les phrases, pèse les mots et disséqué les pensées, les uns ont conclu que Fadette est une mère; elle est si bonne, si tendre et si aimante; elle comprend si bien la souffrance et elle a la main si douce pour panser les blessures; elle fait des rêves que seules les mères savent caresser, elle a des mots que seules les mères savent dire, elle donne des conseils que seules les mères savent concevoir Non, c’est une soeur! Elle sait trop bien le secret d’encourager et de compatir; elle sait si bien donner un baiser et rappliquer à temps, douce, affectueuse, elle vous ravit et vous prend tout entier ; mieux que cela, avec quelle délicatesse elle, palpe le.coeur qui fait mal, ravive l’âme qui se meurt presque d’une déception et remet au nid l’oiselet que l’orage a jeté dans les épines du buisson.Un autre croit que Fadette est une moniale.Elle doit vivre dans un couvent ou au fond d’un eloitre ; cette source, est trop pure pour n’ê-tre pas à l’ombre ; pieuse, mystique, elle vous jette dans l’extase! On dirait qu'elle cueille dans l’infini ces petites fleurs de vie qu’elle vous jette au visage.C’est certainement une contemplative et c’est en décorant les autels, en allumant les cierges ou tressant des couronnes qu’elle apprend à effeuiller nos malheurs, à illuminer nos espoirs et à enguirlander notre vie de ses saintes parolesi Vous n’y êtes pas du tout! soutient un autre de mes amis, un vieux garçon, celui-là; le peu de goût que je lui connais pour lu lecture me fait croire qu’il n’a pas même ouvert le joli volume des Lettres de Fadette.Qu’importe.Comme tous les fats, il est très prétentieux et comme presque tous les prétentieux il est très ignorant; il a pour principe que l’ignorance n’obstrue pas le jugement et il juge: Fadette est une vieille, fillet Comment pouvez-vous supposer, soutient-il, qu’une autre qu’une vieille fille puisse trouver te temps d’écrire si souvent.et si bien, finit-il, pour finir d’être ridicule! Va sans dire que personne d’entre nous ne partage ses opinions! Pour^ moi.je crois avoir deviné juste! Fadette a du baume pour toutes les blessures, une espérance pour tous les désespoirs, un sourire pour toutes les larmes, une lumière pour toutes les ténèbres, une étoile pour toutes les nuits, une aumône pour toutes les misères.Elle flagelle tous les vices et réconforte toutes les faiblesscsi ' Elle, vous feuillette un coeur, comme un botaniste feuillette une rose, comme le savant son bouquin, comme le prêtre une conscience, et comme le missionnaire son merveilleux Evangile.Elle chante pour tous les berceaux, pleure sur tous les cercueils, donne, une caresse à tous les attristés et connaît un lendemain pour tous les malheurs : Fadette est une femme, Gilles de SAINT-LAUR.M.L’ABBE THELLIER DE PONCHEVILLE EN DEUIL Une lettre de France adressée à M.l’abbé Dupuis annonce que M.George Thcllier de Poncheville, frère du brillant orateur si avantageusement connu au Canada, a été tué par une balle allemande, le 18 juin dernier.Parti à la tête de sa section pour Tentraîner à un poste critique, dans une tranchée peu profonde, dominée par une mitrailleuse allemande, 11 a elé alla int d'une première balle à la main, puis d’une seconde au front, et la mort a été presqu’ins-tantanée.Son régiment était de ceux qui avaient combattu et gagné du terrain nu nord d’Arras et il se réjouissait à li perspective d’être, ainsi qu’il Técri-yalt a ses frères: “le premier à embrasser papa quand nous aurons repoussé les Allemands.” 11 eut été si heureux de montrer à son père et à sa femme qui reste sans enfant, la croix de guerre que sa bravoure lui avait méritée peu auparavant.Ce même Jour, 18 juin, M.Tabbé Thdher de Poncheville, recevait sa nomination officielle d’aumônier volontaire, ce qui lui permettait de reprendre sa soutane et lui ouvrait un plus vaste champ d’apostolat.LA CORRUPTION ELECTORALE ET LES SCANDALES L’un des pires encouragements la dépravation électorale qui est la cause de presque tous les scandales politiques vient de la loi des élec lions contestées, disent presque tous les journaux inanitobains qui commentent les révélations des témoins devant la Commission royale de Winnipeg.Et jusqu'à un certain point, ils ont raison.La “ Free Press ”, de Winnipeg, rappelle des faits bien connus lorsqu'elle résume les procédures en invalidation des élections de Macdonald et de Gimli, et il est facile d’ajouter à ces deux cas.Il y aura bientôt deux ans que l’élection de Château-guay a eu lieu.Les vaincus ont attribué leur défaite à la corruption ef frenée de leurs adversaires, et ceux ci ont répondu par des assertions oe faits aussi graves.Et puis ?L’on attend encore et Ton attendra longtemps la preuve.M.Borden lui-même, qui s’est trouvé dans une position analogue, il y a quelques années, n’a jam iis pu trouver l’occasion de prouver ses assertions ; d’objection en objection et de tribunal en tribunal, on Ta traîné quatre ans et ce n’est que la dissolution des chambres qui lui a donné le droit de prétendre de non veau au mandat de Halifax.La loi permet encore le pairage des procédures et cela se voit sou vent.Quatre ou cinq élections sont attaquées, chaque parti accusant l'autre d’achats de votes en bloc, de personnifications de voleurs et de tous autres crimes électoraux ' imaginables Puis le jour de la preuve .arrivé, l’on déclare, qu'on n’a aucun fait à établir ou encore les dé pulés dont le mandat est contesté admettent certaines irrégularités dont ils n'ont pas eu connaissance, naturellement, les mandats sont annulés et Ton recommence, chacun recourant aux mènes manoeuvres pour l’emporter.Quel est le remède efficace à cet état de choses ?L'on a parlé d’un avocat de Tinté-ret public qui deviendrait partie de plein droit, chaque fois qu’une élec tion serait contestée et qui conduirait.les procédures jusqu'au bout.Mais, cet avocat, qd te choisirait ?Le parti au pouvoir, répond Tun des journaux inanitobains mêlé à la dis-sion ; et cet avocat, ajoute-t-il, serait plutôt porté à protéger son parti et à noircir ses adversaires qu’à mettre tous les faits en lumière.Cet avocat, il ne pourrait aussi agir qu’en autant que les organisations politiques prendraient l’initiative.Ou, si on lui donnait le droit d'initiative, il faudrait mettre à sa disposition toute une armée de limiers ayant mission de surveiller les élections.Et même dans ces conditions, pourrait-il empêcher les délais sollicités par les parties et qui sont surtout le moyen d’empêcher la vérité d’être connue ?Sans doute, il faut que la loi soit rendue plus sévère et plus intelligente, moins hypocrite, niais le remède le plus efficace n’est pas là.Les lois les plus sévères ne valent qu’en proportion de la crainte qu’elles inspirent.Les deux partis qui se surveillent, qui se connaissent et qui sont généralement assez bien renseignés sur leurs méthodes réciproques de combat, s’accusent depuis un demi-siècle de toutes les vilenies possibles en matière de corruption électorale ; et si parfois ils exagèrent, certaines révélations nous justifient de croire que la dépravation électorale n’a de limites que l'esprit d’invention de ceux qui y participent.Cependant, combien de coupables ont été punis ?Un sur mille, peut-être, et encore.Jean DUMONT.L’AVENIR, CE SONT LES PETITS ENFANTS L'avenir, ce sont les petits enfants qui grandissent.Si vous voulez qu’ils soient forts et vigoureux, aidez ceux qui s'efforcent de les protéger contre l’infirmité et la mort.Adressez voire souscription à la trésorière de l'Hôpital, Mlle E.Rolland, 1879, rue S.-Denis.Si modeste que soit cet- te souscription, elle sera accueillie avec la plus vive reconnaissance.LE BUDGET DE GUERRE FRANÇAIS Paris, 13.— Le ministre des Finances, M.Ribot, a présenté, hier, à la Chambre des députés, un bill tendant à élever le montant préposé à la défense nationale, de 6,000,-000,000.00 (81,200,000,000) à 7,000,-000,000 île francs (81,400,000,000).Les souscriptions reçues jusqu’ici dépassent la somme prévue de 1,- 500.000.000 de francs (830,000,000).Le public français en onze mois a 8.400.000.000 fr.(81,680,000,000) de la réserve nationale.Paris, 13.— Environ 10,000 personnes ont continué d'échanger (le l’or à la Banque de France, vendredi et samedi.Il y a quelques jours la banque de France invitait le public à changer Tor qu’il possédait contre ses billets, pour fortifier le fonds de réserve national.La réponse à cet appel fut telle que la banque a été obligé de nommer six nouveaux receveurs.MESURES CONTRE DES GREVISTES Londres, 13.— Le gouvernement anglais a décidé de mettre en vigueur la loi des munitions de guerre dans la grève des charbonnages du sud du Pays de Galles sous pnMexte qu’elle nuit au transport, à In production et à l’approvisionnement des munitions de guerre.Cette dérision du gouvernement n été annoncée dans In Chambre par M.Walter Runcltnan, président du Board of Trade.BLOC - NOTES Quarante mille mineurs du Pays de Galles menacent de quitter Tou-\rage, jeudi, si Ton ne fait pas droit à leurs réclamations.Les chefs espèrent éviter ce conflit, lout de même le salut de l’Empire ne paraît pas dominer l’esprit des ouvriers anglais.Les succès et les revers alternent régulièrement au front.La guerre absorbera encore bien des millions et des milliards avant que la victoire couronne les efforts des uns ou des autres.* * W “On ne pourra, certes, reprocher aux catholiques de TOuest d'avoir rte intransigeants.Ils ont au contraire ete loin dans la voie de la conciliation-—aussi loin qu’on peut aller sans forfaire au devoir.” Ainsi répond le Manitoba à la Patrie qui prétend que nos compatriotes des autres provinces man-Quent de modération dans la revan-dication de leurs droits.“Le journal des Philatélistes”, de r rance, reproduit intégralement la protestation de “La Ligue des Droits nu Français ’ concernant le timbre de guerre unilingue émis par le gouvernement fédéral.Maintenant, le Canada va fabriquer des obus complets, et dans ti ois mois, dit-on la quantité de l’Ka,era ce^e des obus vides déjà fabriqués au Canada.Ou est le défaut, nous ne saurions ie aire, mais il nous semble que le service des munitions en Angleterre a manqué quelque part.Si 'e Canada peut fabriquer des obus complets aujourd'hui, nous ne voyons pas pourquoi il n’aurait pas pu lune la même chose depuis des mois.De fait, M.Nicholls, de la Genera1 Electric d’Ontario a offert aa, B ur Office d en fabriquer il y a près d un an, et, pour toute répon-se, on lui a dit que Ton n’en avait pas besoin.* * * Je vous passe une mauvaise af-laire, essayez de la tirer au clair.” aurait dit M.Roblin à son successeur, M.Norris, en démissionnant.De tous points de vue, M.Roblin eut mieux fait de la lui passer quelques mois plus tôt.Les derniers combats aux Dardanelles qui ont coûté des milliers de vies aux combattants n’ont donne (lue cinq huitièmes de mille d’avances aux alliés.Cria prouve que si les Turcs ont envie de faire la paix, comme on le prétend, ils dissimulent assez bien leur intention.L’assemblée tenue par les conservateurs à Louiseville, hier, a été plutôt provoquante.Cette pauvre trêve est aussi peu respectée que la morale.# * # M.Norris ne savait rien des négociations qui se poursuivaient entre Tun des plus actifs politiciens de son parti et ses adversaires.De même, M Roblin ne savait rien de ce qui se passait au nouveau Palais legislatif.Espérons du moins que les révélations actuelles apprendront a M.Norris la nécessité d’être un peu plus vigilant sur son entourage, car en persévérant dans son ignorance, le nouveau premier-ministre risquerait de finir comme son prédécesseur.Les coalitions sont à Tordre du jour.Une dépêche de la Colombie-Anglaise annonce que sir R.McBride a l’intention d'en faire une.La nécessité d'une telle combinaison ne parait pas urgente à qui sait que l'opposition libérale à ia législature de la Colombie ne compte pratiquement pas.Mais M, McBride à qui Ton prête beaucoup de flair sent peut-etre venir l’opposition d'ailleurs.# * * 11 y a de ces choses qu'il n'est pas nécessaires d’expliquer et, qui se comprennent a l'oeil, disait l'ancien Procureur Général Howden à ia Commission Royale du Manitoba.C est peut-être ce que M.hash pensait lorsqu'il a ordonné la destruction de certaines dépêches échangées entre M.Rogers el ses anciens collègues.Il parait que la charte de Trois-Rivières admet l'anglicisation du nom de celle cité.En ce cas, les premiers coupables sont les édiles d- Trois-Rivières et leurs complices sont les députés de la législature.Ce qu'on nous en passe son qu’on sen aperçoive dans cette boutique de Québec ! Un jour ou l'autre, on Changera peut-être Larbi ne en New China, Outremont en Overmount, Portneuf en Newport.Jolieltc en Jotlytown, et les Kcureik en Squirrels.« U MEMOIRE DE MGR LAKGEVIN Souvenir d’ami.— Disconrs de Mgr VArchevêque de Montréal.LE PASSANT.DEMAIN : Un article de M.Henri Bourassa sur la note allemande à Washington Les Cloches de Saint-Boniface nous apportent le texte de l'émouvante allocution prononcée dans la cathédrale de Saint-Boniface, le 20 juin, par Mgr l'Archevêque de Montréal.On lira avec émotion ce touchant hommage à ta mémoire de Mgr Langevin : Messeigneurs, Mes bien chers Frères, Le deuil qui frappe le diocèse de Saint-Boniface atteint l’Eglise canadienne tout entière.Un grand évêque patriote est mort.C’est le beau témoignage que lui rendent unanimement catholiques et non catholiques, amis et adversaires.Le coup a été soudain.Je comprends qu’il ait jeté la consternation parmi vous.Un père admiré, estimé, aimé vous a été ravi.Lais-sez-moi vous dire que j’ai perdu, moi, non seulement un collèAie, mais un vieil ami de coeur.Je Tai connu dès l’enfance.Dans la famille, il fut un fils affectionné et soumis; au collège, un élève studieux, charmant, enjoué, exemplaire; plus tard, un religieux fervent, embrasé de l’amour des âmes, puis un évêque selon le coeur de Dieu, le bon pasteur qui connaît scs brebis, que ses brebis connaissent, et qui à l’exemple du divin Maître sait donner sa vie pour elles, sans jamais compter avec les fatigues et les peines.« Vous l’avez vu à l’oeuvre pendant vingt ans.Administration de son vaste diocèse, courses à travers la pleine immense, jusqu’aux missions les plus lointaines et les plus pauvres, tournées de confirmation, prédications incessantes, voyages à Rome, afin de recevoir du Vicaire de Jésus-Christ lumières, directions et encouragements dans les luttes qu’il avait à soutenir, et jusqu’à la cour de TEinpereur d’Autriche, dans l’intérêt des Galiciens catholiques, correspondances multipliées avec les pouvoirs civils: rien ne lui a coûté.Sa belli; devise était toujours présente à ses yeux: Déposition custodi, garde le dépôt qui t’a été confié.Il s’esl dépensé sans mesure.Il a été le chevalier sans peur, combattant pour la cause de ia justice et du droit.L’école telle que le droit naturel la veut, et telle que l’Eglise catholique la conçoit, n’a trouvé nulle part de plus vaillant, de plus inlassable défenseur.Mais, mes Frères, ce n’est pas une oraison funèbre de cet éminent prélat que je dois faire devant vous ce soir.Une voix autorisée et sympathique se chargera de cette noble tâche mardi prochain, à la cérémonie des funérailles.Répondant à l’invitation de Mgr l’administrateur plus péniblement affecté que tous les autres, par cette mort imprévue et tragique, je viens simplement évoquer des souvenirs intimes et vous raconter les derniers moments de votre archevêque bien-aimé.Car, vous le savez, Dieu a voulu qu’il fût assisté à l’instant suprême par son ancien ami de collège et son frère dans l’épiscopat.Je vais donc, dans un entretien cordial et familier, vous dire ce que je sais et ce que j’ai VU.Je suis ici, je le sens, un ami qui apporte une parole de consolation à des orphelins éplorés.Mgr Adélard Langevin vit le jour à Saint-Isidore, dans le comté de Laprairie.Il garda pour ce coin de terre l’affection la plus fidèle ri la plus tendre.Il ne faisait jamais un voyage dans noire Province, sans le revoir.C’était pour lui un besoin du coeur.II y revoyait sa famille, les amis, ceux qui étaient si fiers de rappeler qu’ils l’avaient connu tout petit; il priait au cimetière sur des tombes bien chères, et, dans l’église paroissiale, il aimait à parler au peuple, à lui dire ses sollicitudes, ses luttes, ses désirs, ses espérances.Que de fois, je le sais, il a fait verses à ses auditeurs des larmes d’émotion.On voyait quel amour il avait pour sa patrie.Ses parents étaient des chrétiens convaincus, des modèles de foi et de jiiété.Il fut donc à excellente école dès Tâgc le plus tendre.Il n’oublia jamais les leçons qu’il reçut.L'instituteur du village était un Français, homme remarquable par ses connaissances pédagogiques, comprenant l’importance de sa mission; lion, dévoué pour ses élèves, ri particulièrement désireux non seulement de les instruire, mais de faire d'eux des hommes de caractère.Le jeune Adélard s’attacha à lui et profita de son enseignement.Il Taima toujours et nous en parlait plus tard avec reconnaissance et attendrissement.Il n’avait pas onze ans quand il entra au college de Montréal, dirige par les prêtres de Saint-Sulpice ; mais il était parfaitement prépare pour les études classiques.J’arrivais à cette maison en même temps que lui.Nous fûmes amis dés la première heure, nous l'avons été jusqu'à la fin.Nous étions plus de cinquante condisciples au début.Ce nombre diminua avec les années.A la fin de notre cours nous n'étions plus qu’une vingtaine.Mais entre nous s'étaient formés des liens bien doux et bien forts.Nous voulions rester unis et nous signâmes la promesse sacrée de rester fidèles au devoir, d’avoir sans cesse à coeur l’honneur de notre classe, de travailler pour l'Eglise et notre pavs.Et comme l'amitié vraie ne s’arrête pas à In tombe il fut stipulé qu'ad-venant la mort de Tun de nous, ses confrères dirai*-d ou feraient dire trois messes pour le repos 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 98 rue Saint-Jacque-, TELEPHONES I Bureau: Main 7818.Râcidence: St-Louis 2144 JOSrMEUNIER^tFABIUSRUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES ont transporté leurs bureaux au No 17 COTE PLACE D’ARMES Chambre 607 et 508 Tel.Main 3066.Turveyer sTnmr INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Plans, Estimations et Projets.Happons Techniques et Financiers.ADRESSE, : 56 BEAVER HALL HILL.Téléphone Uptown 3808._ MONTREAL VINCENT & GIROUARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes Solliciteur* de brevet* d’invention TEL.MAIN 1168 SUCCURSALE A SAINT-HYACINTHE 15, RUE S.-JACQUES, MONTREAL J.ARTHUR VINCENT, 7 Saint-Alexandre, Longruenll Tél.Bell 109 HONORE GIROUARD.(31 Saint-Hubert.Montréal Tél.Eat 3729 TROTTOIRS Avis aux contribuables AVIS PUBLIC est par les présentes donné que les rôles de répartition du coût de la construction de trottoirs dans les rues suivantes : RUE COTE DE A Agnès, •) S.-Antoine, Richelieu, Angers, S Roberval, Cabot, Bassin, N Rioux, Séminaire, Beaulieu, E Jacques Hertel, Broinby, Borden, O Gladstone, S.-Patrice, Bourassa J> S.-Ciothilde, C.P.R.Brennan, 2 Anne, Prince, Briand, Ë S.-Patrice, Jacques Hertel, Britannia, 2 Bridge, Riverside, Brock, N Gladstone, Angers, Bruchési, E Notre-Dame, Vers le Nord, Butternut, 2 S.-Emélie, Riv, S.-Pierre, Cardinal, 2 Riclle, Eadic, Clovis, Dumas, Mazarin, Clovis, N DeRazilly, Dumas.DeRazilly, E Clovis, Broinby, DcVilliers, .( 2 Eadic, Bielle, Dumas, 2 Jacques Hertel, Clovis, Jacques Hertel, S Briand, Eadic, Montmorency, E Centre, S.-Patrice, Montmorency, O Centre, Canal, Notre-Dame, o Côte S.-Paul, Ivaye, Hioux, () Ottawa, Bassin, S.-Ambroise, N S.-Rémi, Côte S.-Paul, S.-Ambroise, N G.T.R.Greene, S.-Ambroise, S S.-Rémi, 300’ vers l’ouest, S.-Félix, O Notre-Dame, Vers le Nord, S.-Martin, 2 S.-Antoine, G.P.R.S.-Orner, 2 Notre-Dame.Riv, S.-Pierre, S.-Zoé, 2 S.-Ferdinand, lluclle S.-Zoé, Séminaire, E Ottawa, Canal, Stephens, 2 Côte S.-Paul, Carillon, Victor Hugo, 2 Notre-Dame, Vers le Nord, sont déposés à mon bureau, à l’Hôlcl de Ville, où les propriétaires intéressés pourront les examiner jusqu’à 10.00 lires a.m., le jeudi, 22 juillet, 1915, alors que j’entendrai les plaintes qui seront faites eoneer-nant lesdits rôles de répartition.JOHN R.BARLOW, Ingénieur Surintendant, „ , ¦ e ., SERVICE DE LA VOIRIE, Bureau de l lngémeur Surintendant, SERVICE DE LA VOIRIE, Hôtel de Ville, Montréal, le 12 juillet.1015.nu défenseur de Imites les nobles causes, que Vous avez rappelé vers vous, un digne continuateur de sa vaillance et de son zèle." Ainsi soit-il.AMELIORATIONS __A VERDUN On peut augurer de nouvelles améliorations à la digue de Verdun jmr ie fait mtr le conseil municipal a nc-conié, hier soir, des contrais pour l'érection (le cinq kiosques et la fabrication de vingt-cinq bancs â MM.Julien et Dupuis respective nient.l^s kiosques doivent être terminés dans un mois et les bancs mis en place dans une quinzaine.Le secrétaire-trésorier de la municipalité a reçu avis d’écrire mi minis, tère des Travaux Publies à Ottawa afin de demander le drainage du fleuve el l'enlèvement des roches du lit du fleuve dans le voisinage des quais de Verdun.BUREAUX L LOUER 71a, rue Saint-Jacques, rez-de-chaussée et sous-sol, 5,000 pieds de planchers.Aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux étages supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bedard.55, rue Naint-François-Xavier.Tvendré EPICERIE A VENDRE Une épicerie non licenciée dans Westmount Stock, 3 à $3,500.00.A un acheteur qui connaîtrait bien l’épicerie et qui aurait $500.00 à $1000.00 de capital, la balance serait payable à long terme, à 6 pour cent.Ecrire à Casier 35 Le Devoir.IMMEUBLE TALBOT FRERES, courtiers d’immeubles, experts en propriété, échanges de propriétés de toute* sortes, ville ou campagne.Nous sommes des experts en propriétés de ville ou campagne, terres à culture, limites à bois, etc.Aussi échange de commerce pour propriétés, terrains et balance de vente.Plusieurs demandes actuellement.Pour informations, s’adresser à Talbot Frères, 902, De Saint-Valkr.Té!.Saint-Louis 6296.Propriétés à vendre SUPERBE OCCASION ^ A vendre, magnifique propriété, 49-63 Hutchison, près Sherbrooke, 10,000 pieds de terrain, 8 logements.Conditions faciles.Localité avantageuse pour maison à appartements.S’adresser à U.H.Dandurand, édifice Dandurand.PROPRIETE A VENDRE Avenue Mardi, Notre-Dame de Grâces, 186 à 192.Deux propriétés neuves et modernes.Vendra ensemble ou séparément, à bon marché.S’adresser J.Lecavalièr, 1165, De Saint-Valier.TERRAINS A VENDRE Trois terrains, situes en 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ECHEC CAUSE PAR LE GAZ -ES FRANÇAIS ABANDONNENT LE CIMETIERE PRES DE SOUCHEZ DEVANT UNE ATTAQUE ENNEMIE OU LES GAZ ASPHYXIANTS JOUENT LE PLUS GRAND ROLE.Londres, 13.—Après une apparente accalmie, sur le front occidental, une batailL des plus furieuses vient de reprenrde «vec les Alleamnds comme agresseurs.Le cimetière de Souchez, situé à sept milles au nord d’Arras et à peu près la moitié de cette distance au sud-ouest de Lens, a été enlevé aux Français, après une attaque allemande avec les ; "z asphyxiants.Les Français admettent cette perte, et ils combattent pour reprendre le terrain qu’ils avaient conquis au prix de lourds sacrifices.Lentement, les Français ont res serré leur étreinte sur le village de Sonchez, jusqu’à ce que les Aile mands se rendant compte que la capture de toute cette position pour rait avoir une importance considé rable sur l’offensive des Français à Lens et à Lille, livrèrent une terrible contre attaque, qui les laissa mai 1res du cimétière tandis qu’ils cap turèrent 150 prisonniers.On a constaté un regain d’act’vité dans divers autres endroits de la France et de la Belgique, mais rien qui soit de i importance du comlit de Souchez.Les Allemands préten dent avoir détruit la position an glaise sur la côte ITo 60, près d’Y près ; mais les bulletins anglais ou français ne corroborent pas cette assertion.Le communiqué officiel du minis tère de la Guerre mentionne aujour d’hui une attaque ennemie en Bel gitpie, dans la région de Lombaert zide et de Nieuport Dans la région de Carency, près de Souchez, l’ennemi a de nouveau fait usage de bombes à gaz asphy xlants contre nos tranchées.Par une contre-attaque, les Français ont ré occupé les quelques tranchées qu'ils avaient perdues hier.Dans la région de l’Aisne et en Champagne, l’activité des belligérants se fait surtout sentir dans la lutte souterraine au moyen de mi nés.Dans l’Argonne, au Four de Paris a Bolante, à la Haute-Chevauchée l’activité des troupes a été intense, Deux attaques faites par l’ennemi furent totalement repoussées.A Fontenelle, les Français ont pris à l’ennemi un canon de 77, quatre mitrailleuses, deux Uance-bombes, un grand nombre de fusils et de munitions de toute sorte.-«- L’ACTION MARITIME ANGLETERRE LE COTON EN ALLEMAGNE ON DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE DECLARER LE COTON ARTICLE DE CONTREBANDE CAR L’ALLEMAGNE EN REÇOIT, ET CELA CONTRIBUE A PROLONGER LA GUERRE.LE CROISEUR “KONIGSBERG” ÏEPERE PAR DES AEROPLANES DANS LA RIVIERE RUFIJI, EN AFRIQUE ORIENTALE, IL EST COULE PAR UN NAVIRE AUS TRALIEN.— LONGTEMPS RECHERCHE.Londres, 13.— L’Amirauté annonce que de croiseur allemand “Konigsberg”, qui échappa, .l’automne dernier, à la flotte anglaise en se réfugiant dans la rivière Ru-fiji, en Afrique orientale allemande, a été complètement détruit par les moniteurs de rivière anglais.Le “Konigsberg” était un vaisseau de 3,348 tonnes et sa vitesse était de 23 noeuds.Voici du reste le communiqué de l’Amirauté: “Depuis la fin d’oclobre dernier, le “Konigsberg” était réfugiés à quelque distance de ta rivière Rufiji et sa position était telle qu'une attaque contre lui était des plus difficiles.Seuls quelques navires de tonnage inférieur pouvaient s'approcher assez près du croiseur pour l’attaquer avec efficacité.“11 y a deux mois, l’Amirauté décida d’envoyer deux moniteurs de rivière, à savoir le “Severn”, commandé par le capitaine Eric Fullerton, et le “Mersey”, commandé par Robert A.Wilson, pour donner un coup de main nu commandant en chef de la station du Cap.te vice-amiral H.King Hall, dans ces opérations.“La posilion du “Koenigsbcrg” fut localisée avec précision par nos aviateurs et, aussitôt que les moniteurs furent prêts, les opérations commencèrent.Le 4 juillet, les moniteurs pénétrèrent dans la rivière et ouvrirent le feu auquel répondit immédiatement le “Konigsberg".en tirant des salves de cinq canons avec précision.Le “Mersey’’ fut frappe deux fois et un bouîet tua qualre de ses hommes et en blessa quatre autres.“Comme le "Konigsberg” élait entouré de brousses, nos aéroplanes eurent beaucoup de misère à localiser la chute de nos projectiles.L1 croiseur fui atteint cinq fois, au début de faction; mais, après un feu de six heures, les aéroplanes rapportèrent que les mâts du “Kn-nigsherg” élnicnl encore debout.“Une salve vint alors s’abattre sur lui et le feu se déclara entre ses mAts.Tl continua à tirer avec un canon seulement at par intervalles, tandis que, sur la fin de l'engagement.il ne tirait plus du foui, soit a cause du manque de munitions, soil que ses canons fussent démontés."Pour parachever la destruction du “Konigsberg”, le commandant en chef ordonna une autre attaque e 11 juillet et neuf venons de recevoir un télégramme qui annonce que le vaisseau est totalement détruit.Dans ce dernier engagement, deux hommes seulement du Mersey’__ont ctéjdcssés,'’ Vous ne lisez pas le NATIO* N A LISTE?Vous ignorez donc toutes les nouvelles du samedi '•'rès-mldi et du samedi soir.Londres, 13.— Sir Henry Dal-zie'l, député libéral de Kirkcaldy Burghs, et M.De F.Pennyfather, membres unioniste de la division électorale de Toxteth de Liverpool, ont de nouveau amené la discussion du coton sur le tapis, en insistant aujourd’hui à la Chambre des Communes, pour que le gouvernement anglais dise clairement pourquoi il n'a pas déclaré le coton contrebande de guerre.Ils ont soutenu que l’Allemagne, continuant à s’approvisionner de coton, qui est la matière première de la confection des explosifs, cela contribue à prolonger la guerre.Lord Robert Cecil, sous-secrétaire parlementaire du Ministère des Affaires Etrangères, a dit en réponse, que le gouvernement doit prendre en considération l’intérêt des neutres et que les moyens, employés jusqu’ici pour tenir le coton hors de portée de l’Allemagne étaient efficaces.Si, toutefois, il est clairement établi que l’Allemagne conlinue à recevoir du coton, le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour enrayer cette importation.Le “Chronicle” discute en page de rédaction la question du coton : ‘ Toutes les personnes qui comprennent l’importance qu’il y a à empêcher l’Allemagne de se procurer du coton pour la fabrication des munitions regretteront l’aveu d’insuccès fait par le gouvernement, hier, qui a convenu que plus de 30,000 tonnes de coton ont pénétré en Hollande le mois dernier.Il ex iste une industrie hollandaise du coton, mais ce pays semble n’avoir que le centième des filatures de l’Angleterre, et 30,000 tonnes en temps de paix, constituent en moyenne presque la moitié de ce que la Grande-Bretagne importe de coton américain.On en infère presque nécessairement que la plus grande partie de ses énormes importations sont destinées à l’Allemagne, si le trust des Pays-Bas en est le consignataire, comme nous le supposons, celle compagnie qui s’engage à n’importer que pour les Hollandais, manque sérieusement, semble-t-il, soit de bonne foi, soit d'efficacité.Suivant les calculs les plus élevés, l’Allemagne a besoin de 1,000 tonnes de coton par jour pour ses explosifs.Si les 30,000 tonnes sont toutes parvenues en Allemagne, c’est donc un approvisionnemen! d’un mois.En discutant cette question, il faut éviter de tomber dans l’erreur élémentaire qui consiste à réclamer l’insertion du coton sur la liste ties produits de contrebande.Cette demande est fondée en substance, mais dans la forme elle est absurde, car ce ne sont de contrebande que les marchandises expédiées dans un port ennemi, et dans le cas actuel, la difficulté se présente à propos de cargaisons à destination de ports neutres.Par l’arrêté ministériel du 11 mars, nous avons réclamé le droit d’arrêter toutes les cargaisons consignées à des ports neutres, si elles sont destinées à l’Allemagne.Mais nous pouvons prendre des mesures plus rigouses, et la suprématie maritime de l’Angleterre étant établie depuis un an, il est grandement temps d’établir cet état de choses.TURQUIE CARNAGE AUX DARDANELLES LES TURCS, CROYANT LES ALLIES A COURT DE MUNITIONS, ATTAQUERENT ET SUBIRENT DE LOURDES PERTES.— AMAS DE CADAVRES DE 4 PIEDS D E-PAISSEUR.Londres, 13.—M.George Renwick, le correspondant du “ Daily Chronicle ”, relate la grande bataille livrée dans les Dardanelles, la semaine dernière et dans le cours de laquelle les Alliés ont projeté leurs 'i-gnes en avant sur une étendue de % de mille.“ Le plus violent combat livré dans la péninsule de Gallipoli, dit-il, depuis le débarquement du corps expéditionnaire, a commencé tard mardi et s’est prolongé assez longtemps, mercredi.Les Alliés ont fait éprouver des pertes énormes à l’ennemi, qui, suivant les témoins ocu-laires, o perdu 7,000 hommes tués et de 14,000 à 15,000 blessés.Nois avons fait plusieurs prisonniers 1 oute l’armée du sud de la péninsule a pris part à l’engagement, et les Australiens et les Néo-Zélandais ont aussi joué leur rôle.Lse Alliés étaient relativement inactifs, et les Turcs convaincus qu ils manquaient de munitions, crurent que l’opportunité de les jeter à la mer se présentait.La soirée était avancée, mardi soir, quand on surprit les premiers mouvements de 1 ennemi, et les Alliés renforcèrent rapidement leur artillerie dans cette portion de la ligne contre laquelle 1 attaque se préparait, et Ton expé dia des mitrailleuses anglaises e.françaises.Puis les Turcs opérèrent pendant une heure et demie le plus violent bombardement de nos positions qui ait eu encore lieu.Il dura une heure et demie.Mais nos tron piers étaient abrités dans leurs tran ehées et les nertes furent petites.Les canons n eurent pas plus tôt cessé, que les Turcs en masses coin pactes se ruèrent à l’attaque.Qunad ils furent parvenus à 60 ou 70 verges des positions françaises, ils essuvè rent la décharge de 200 mitrailleu ses, de 20,000 fusils et par interval les des pièces d’artillerie lourde Avec une magnifique bravoure, les ennemis s’avancèrent sans hésiter dans cet enfer jusqu'à nos treillis de fil restés intacts, à leur étonnement La tuerie fut terrible ; cependant, à 3 points, les Ottomans pénétrèrent dans les tranchées françaises.Alors commença une charge à la baïonnette ; les Turcs, mal secondés, se mirent à fuir En peu de temps, *6 champ de bataille présenta le spectacle le iplus horrible.Dans toutes les positions des cadavres gisaient empilés à une hauteur de 4 à 5 pieds.Enfin, les débris des assaillants se réfugièrent dans les tranchées en face de la pente d’Atchi Baba.Notre contre-attaque rencontra peu de résistance, notre première ligne emporta facilement la première ligne ennemis, et noire seconde ligne se-joignant aux camarades, les Turcs furent en pleine retraite.Durant 2 heures, de 7,000 à 8,000 obus pleuvè-rent sur nos hommes dans leurs non velles positions.A pas moins de 7 re piises, les ennemis fondirent sur nous, et nous les avons repoussés chaque fois en leur infligeant des pertes considérables.Les Anglias enlevèrent ensuite nouvelles lignes de tranchées.Leurs pertes smu ic stivement légères.Les grands magasins Goodwins Seraient heureux de recevoir la visite des Ecclésiastiques et des Laiques venant à Montréal à l’occasion du Congrès Eucharistique.Les grands magasins Goodwins sont une des curiosités intéressantes de la métropole canadienne et le meilleur acceuil est réservé à tous les visiteurs.A proximité du palais du Congrès La salle à manger, toujours agréablement fraîche, est accessible par l’ascenseur qu’on trouve près de la porte de la rue Victoria.On évite par ce chemin la traversée dans la foule des acheteurs.Les prix du Restaurant sont modérés.CANADA RUSSIE LA SITUATION NE VARIE PAS DES ENGAGEMENTS TRES VIFS' SE POURSUIVENT SANS CHAN-I CEMENTS.— LES MOSCOVITES l CONSOLIDENT LEURS POSI-i TIONS PRES DE LUBLIN.—| L’ENNEMI EN ECHEC SUR LE DNIESTER.Londres 13 ~In sitintimi m , A I'occas'°n de l’inauguration de Pologne et en Galicie n’a pas encore bM^iild’n\|6°(‘ ffteint un tournant, mais le public balalllon pour.le service doutie- jst plutôt ennuyé de suivre les complexités de la retraite russe, et aussi QUARANTE SUR 15,000 L’ELOQUENCE DE M.LE MAIRE NE DECIDE QUE PEU DE CONSCRITS A S’ENROLER.— M.MEIGHEN PARLE DE CEUX QUI VEULENT RETOURNER SE BATTRE.mer, une grande assemblée populaire a eu lieu au parc Jeanne Mance hier soir.Environ quinze mille, d’après la Gazette, personnes y assistaient.Quatre-vingts hommes se présen- ongtemps que Varsovie ne paraîtra pas courir un danger immédiat, l’attention se portera du côté du front (les rivières Sohr et Narevv.Le duel d’artillerie à Ossowtez a été repris.“Entre les rivières Pissa et Roso-ga, nous a\bns repoussé une attaque allemande.“Du village d’Ednorojetzdo à Pras-nyzy, il y a eu un violent bombarde-nient.Tout est calme sur la rive anu-chc de la Vistule.“Dans la région de Lublin, il y a «vK - Jëi & t-*' offensive, quelles ont commencé IciTappel ai, âis ™ furent occupés une partie de la nuit.A peine quarante hommes eurent-ils le temps de subir leurs examens, les autres devront repasser aujourd'hui.Le major J.V, O’Donohoe, du 60e bataillon, présidait, ayant à scs coles le maire Médéric Martin, le commissaire Ainey el plus tard le col.r.S.Meighen.Ce major Donoghoc ouvrit l'as-jvmblée par une courte allocution.11 déclara que le régiment avait bc-x cents hommes et que ville il convenait que LIMITED vos instincts sportifs.C’est réellement beaucoup plus passionnant nu’une partie de hockey, el le seul désagrément de cette chasse, c’est l’habitude des Allemands de chasser en arrière.C’est le plus grand jeu possible, c’est une joute de balle au champ, de football, de tout ce que Ton veut.Mais personne ne doit oublier que c’est un jeu de vie et de mort pour les soldats et pour l'Empire.J’ai vu des Canadiens blessés, anxieux de reprendre les U armes, aussitôt que les médecins le leur permettraient.Votre présence au front est nécessaire et vous ne pouvez inieux que de vous enrôler dans le 60e bataillon et je vous y engage.” L’orateur suivant fut le commissaire Ainey.Il dit que les Canadiens-français semblent oublier que l’Acte de 1774 leur accordait beaucoup plus de libertés qu’ils n’en auraient pu avoir sous aucun autre LES CANADIENS DEVANT L’ENNEMI IL A ETE MAGNIFIQUE DANS LA REGION D’ARRAS, DIT LE COM-MUNIQUE OFFICIEL ANGLAIS.—FESTUBERT ET GIRENCHY.Quartiers Généraux en France, 25 juin (correspondance).— On a maintenant quelques nouveaux détails sur le chapitre brillant des récentes opérations anglaises, faites à l’appui du mouvement d’offensive des Français autours d’Arras, et de celles des Canadiens autour de Festubert et de Girenchy.A Festubert, Tobjertif des Canadiens était un petit verger.La 3mc compagnie du IGine bataillon des Highlanders, commandée par le ca- drapeaû que ï’Union' Ja"ek““ “NTôu-| Pnaine M.°rrison’ fut choisie Pour bliez pas, s’écria-t-il, que vous per- a /-r ‘'J,1 feU‘ • » ••• drez tous vos droits le jour ou un I ('es homnles avalcnt ete recrutes autre drapeau flottera "sur "votrë!en Cojomtuc-Britannique et plu-pays.Et en vous enrôlant dans cet- “I ,,*en!cure,?t «Vancouver, te guerre vous combattrez pour vos1,- A , Z*11 solr> ils * eluncerent a droits constitutionnels, vos «Irniis 1 assaut du verger, chaque pejolon religieux, et vos parole.” drolls’de liberté Hp ayant un cd>K‘Ctif bien défini à ac-ne nnerte de complj Une fois dans le vergcr> les Tl v Put onrorp ,• Canadiens firent face à un terrible Par M S,0rr"V'mSurie'r:T„n,5 W •*?.
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