Le devoir, 15 juillet 1915, jeudi 15 juillet 1915
VOLUME VT—No 164 MONTREAL, JEUDI 15 JUILLET 1915 DEUX SOU ABONNEMENTS s Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .*5.00 UNION POSTALE .$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .T .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et|§ liniftration: 43 RUE INCENT S .2 ® uo^ â TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION t • Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LA FOI ET LES PEUPLES A propos d’une célébration prochaine sm • —- On s’apprête à célébrer le troisième centenaire de l’établissement ide la foi sur la terre canadienne.Il s’agit de rappeler, par la parole et par le bronze, le grand don surnaturel fait au peuple canadien par le Maître des nations.Et c’est pourquoi on va bientôt ériger et inaugurer, à la mémoire des pionniers du ministère évangélique, un monument dont le langage proclame leurs noms et qui marque toute la beauté et toute la sublimité de leur oeuvre.Cette oeuvre, disons-le hautement, a fait notre force en même temps que notre gloire.La foi est le principe de la grandeur morale des peuples.Elle est le préservatif le plus sûr de leurs moeurs, le drain le plus utile de leurs richesses, le stimulant le plus noble et l’aliment le plus fécond de leur activité.Les plus grandes actions humaines, les plus salutaires réformes sociales se sont accomplies sous l’impulsion de l’idée religieuse.C’est la foi qui a relevé l’homme déchu, restauré le mariage et la famille, refait et régénéré la société.Nous vivons depuis dix-neuf cents ans de ce trésor apporté par le Fils de Dieu à la terre, et qui, grossi par les mérites des saints, illustré et défendu par les pontifes les plus doctes et par les monarques les' plus fameux, constitue l’incomparable patrimoine des nations chrétiennes et de l’humanité civilisée.Toutes les sphères de l’activité humaine portent l’empreinte de cette forte et mystérieuse influence.Dans l’ordre intellectuel, la foi a fait éclore des merveilles de science, d’érudition, d’élaboration doctrinale.Loin d’abaisser la raison humaine, elle l’a élevée, fortifiée et ennoblie, en la protégeant contre ses propres écarts, en dissipant ses rêves et en la fixant dans l’intelligence des plus hautes et des plus solides réalités.Et parce que le beau, au dire des philosophes, n’est que la splendeur du vrai, c’est'de cette même inspiration religieuse que sont nés les plus remarquables chefs-d’oeuvre de l’art, de l’architecture, de la' peinture, de la poésie, des lettres.L’histoire littéraire et artistique des peuples ne se comprend bien qu’à cette lumière.La beauté païenne était toute plastique.Celle qu’illumine le flambeau de la foi, sans trahir les exigences du vrai, offre aux regards un éclat plus haut et plus pur et comme un reflet d’infini.* Dans l’ordre social, la politique chrétienne s’est révélée par une notion plus juste des droits et des devoirs de l'Etat.Et pendant que cette politique inspirait les lois les plus sages, les réformes les plus saines, les entreprises les plus dignes du génie de l’homme et de la force des armes, des milliers de bras, mus surtout par le ressort de la foi, transformaient la face de la terre, en faisant de landes incultes et souvent ingrates la base des plus opulentes cultures.On ne dira jamais assez ce que doivent à la religion, au zèle dévoué des prêtres et des moines et à la foi patiente des colons, les oeuvres agricoles, et avec elles toutes les industries liées à l’exploitation fondamentale du sol.De toute l’histoire de l’humanité, les pages les plus glorieuses sont celles où se reflètent les sociétés croyantes, les peuples les plus attachés au Christ par le triple lien de la foi, de la morale et de la discipine.Ce lien, malheureusement, peut s’affaiblir et même se rompre.La foi est un don de Dieu, mais ce don est fait à des hommes libres et à des peuples libres.La Providence divine et la liberté humaine sont les deux grands facteurs de la vie des individus et de la fortune des nations.Dieu a promis l’indéfectibilité à son Eglise; il ne l’a promise à aucune race ni à aucun groupement civil.Les races élues peuvent déchoir.Les sociétés qui se sont le plus illustrées sur la scène du monde, et qui, par l’or et le sang, par la plume et par l’épée, ont le plus noblement servi les intérêts chrétiens, peuvent abdiquer leurs titres de noblesse et forfaire à leur mission généreuse.De tristes exemples de ce fait assombrissent plus d’une page des annales politiques.Non seulement la foi est déposée par Dieu en des âmes libres.Mais les âmes bénies de Dieu portent leur précieux trésor en des vases fragiles.La conservation de la vérité requiert de constantes sollicitudes de conscience et d’extrêmes délicatesses de doctrine.C’est faute de pareilles délicatesses et d’une si nécessaire vigilance que tant de systèmes mensongers et tant d’erreurs captieuses se sont infiltrés dans les esprits, ont miné et dissocié peu à peu l’antique unité chrétienne, et ont créé au schisme, à l’hérésie, à l’agnosticisme, au naturalisme le plus pervers et au positivisme le plus éhonté, une sitaution sociale reconnue et même officielle.Les dangers que court la fpi sont donc par trop avérés.Ils viennent de celte place très large faite dans le monde moderne aux prétentions «de l’erreur.Us viennent de l’ennemi invétré de tout bien, de la contagion du mal, d’une littérature malsaine, corrompue et corruptrice, de nos puissances morales affaiblies et perverties par le péché.Ils viennent du souffle mauvais qui, depuis les révolutions du seizième et du dix-huitième siècle, semble avoir vicié l’atmosphère où se meuvent les peuples.Le Canada français encore si religieux et si foncièrement chrétien n’échappe pas entièrement à ce péril.Des symptômes attristants démontrent que, du moins en certains milieux et en certains centres plus mêlés, la foi des anciens jours, cette foi profonde issue des entrailles de la France ou tombée des lèvres de nos missionnaires dans l’âme docile de nos pères, a baissé.Que s’il en est ainsi, le troisième centenaire de l'établissement de la foi sous le ciel canadien devrait sonner à nos oreilles un pieux avertissement.Il devrait être, en même temps qu’un hommage de haute gratitude envers Dieu et envers ses ministres, une leçon de courage, de religion et de fidélité.Nous devons au Dieu très bon, et nous nous devons aussi à nous-mêmes de professer pour la foi ancienne un culte inviolable.L'ignorance et Tinsouicance des choses religieuses «font cause, chez plusieurs, d’égarements et de faiblesses.Le remède est tout indiqué.Nous conjurons nos compatriotes de faire de la religion l’objet premier de leurs études.Nous osons tout spécialement engager nos hommes publics, ceux de qui émanent les lois, ceux dont la parole, l’exemple, les écrits, influent sur l’opinion et contribuent à façonner les moeurs, à ne point se désintéresser du problème religieux, à se convaincre plutôt par un examen sérieux de ce problème toujours actuel que là est l’enjeu suprême et le secret de notre grandeur.Plus nos classes dirigeantes apprendront a connaître le Christ, à estimer sa doctrine, à apprécier sa morale, a se pénértre de la vérité des droits de son Eglise, plus l’on verra notre pays grandir et se développer dans le libre usage de scs forces et dans l’harmonieux équilibre de tous ses éléments.Nous ne pouvons certes exiger et nous ne Saurions raisonnablement attendre de simples laïques, même instruits, qu’ils suspendent ou négligent l’exercice de leur profession pour chercher dans les pages arides de graves in-folio le savoir propre aux clercs.Tous ne sont pas nés pour devenir des maîtres en sciences sacrées.Nous ne croyons cepen-dant ni déraisonnable ni inopportun de demander que ceux qui président aux destinées de la nation possèdent à fond la notion du juste et de l’injuste, qu'ils sachent quelles règles supérieures dominent l’ordre civil, quelles lois et quels besoins régissent l’ordre civil, quelles lois et quel besoins régissent loulc la société, et quelles frontières marquent et limitent l’étendue des droits de l’Etat.Ces notions jointes au culte fidèle des traditions religieuses, assureront chez nos dirigeants, et dans toutes les classes socialei influentes, lu fermeté du sens catholique.Nulle part l’action de Dieu n’apparait plus visiblement que dans l’histoire de noire race, cl nulle part non plus la foi chrétienne ne s’est enracinée par des fibres plus fortes et plus profondes que dans le sol canadien.L’attachement au Pope, le respect du prêtre, l’observation du dimanche, les grandes et populaires dévotions envers le Sacré-Coeur, envers Marie Immaculée, saint Jean-Baptiste, la bonne sainte Anne, ont paru jusqu’ici des traits propres et vraiment caractéristiques de notre physionomie morale.Ce sont donc autant de baromètres capables de nous indiquer s’il y a dans notre vie religieuse changement, progrès ou recul.Nous sommes des privilégiés de Dieu.Les grâces de e«io?x impo sent des responsabilités plus impérieuses.Cardons soigneusement, gardons jalousement l’estime et l’amour de ce qui a fait dans le passé la force victorieuse de notre peuple, et ne sacrifions jamais, ni pour aucun motif, rien de cet héritage infiniment précieux et transmis providentiellement jusqu’à nous.Ne sacrifions rien ni de l’héritage lui-même, ni du moyen si noble, de l’instrument si efficace grâce auquel il nous est parvenu.C’est par la langue française que la foi apostolique et romaine s’est établie sur nos rives; c’est par l’usage de cette langue qu’elle s’y est si constamment et si admirablement maintenue; c’est par la conservation, la perpétuation de cet idiome identifié avec notre histoire et avec toutes nos traditions qu’elle pourra le plus sûrement se conserver et se perpétuer, et qu’elle réalisera ses plus solides progrès.Ce n’es: pas là, qu’on veuille le croire, du chauvinisme aveugle, mais une induction stricte et basée sur les faits.En luttant pour la cause du français dans les provinces canadiennes où notre langue est menacée, c’est sans doute un droit naturel que nous exerçons; c’est aussi, et pour une bonne part, un grave devoir religieux que nous accomplissons.Voilà pourquoi les belles fêtes tricentenaires qui se préparent seront pour nous, tout à la fois, des solennités religieuses et des réjouissances nationales.Le monument de la Foi au Canada étalera sous nos yeux émus le doux parler de France.Il associera dans un même symbole des gloires catholiques et des gloires françaises.Il reposera et s’élèvera, comme sur sa base naturelle, sur le sol canadien-français.L.-A.PAQLIET, ptre.BILLET DU SOI K.CHANSON D’ANTAN Fatigué d’une longue inarche par un sentier allant je ne sais où, j'a-vais fait gite d’étape du pied d’un gros chêne.A vingt pas coulait une rivière dont la rive opposée apparaissait toute illuminée des feux d’un soleil déclinant.J’étais là, insouciant de la fuite des heures, tout entier à la splendeur de ce beau jour qui achevait, lorsque sur l’autre rive, dans la touffe des saules, parurent deux pointes noires, puis le front carré de la première bête d’un troupeau.Une voix jeune et fraîche approchait.On chantait d’un ton mélancolique et lent un vieil air de jadis : “Le mien n’est pas de même, la [belle ma dondaine,” “H est bien affligé, la belle ma [dondé,” disait-elle.Les notes s’égrenaient tristement sur la verdure des pâturages, s’accrochaient aux haies, glissaient sur la mer des blés, pour s’éteindre à l’orée des bois, pendant que l’écho, vers la montagne, s’en allait répétant, toujours plus loin : déeel! Pourtant, violettes et marguerites poussaient à foisson dans l’herbe drue.Sur la crête des tiges, sur la lèvre des fossés, dans la ramure des saules, gazouillaient pinsons, piverts et bergeronnettes.Mais la voix continuait toujours plaintive : "Pierre, mon ami Pierre, la belle, [ma dondaine,” “En guerre s’en est ailé, la belle, ma [dondé.” Et l’onde de la rivière coulait paisible au milieu de la campagne, semblable à la coupure profonde d’un large coup de sabre sur l’immense tapis de verdure.A l’horizon pendaient les pics ensoleillés des Laurentides, comme autant de glands majuscules faisant frange à la grande draperie du firmament ; l’ombre géante de ta forêt tachait La plaine, tandis que le soleil, de plus en plus, penchait son disque d’or sur les sommets lointains.Et l’enfant disparut là-bas, avec son troupeau, dans le fouillis des hautes herbes, chantant toujours : “Et que mon ami Pierre, la belle, [ma dondaine,” “Fut encore à m’aimer, la belle ma [dondé!” ••••••*•• • • • Combien' parmi nous, pleurent ainsi leur ami Pierre depuis tantôt un an ?Paul D’ARRAS.LA ‘TEMPERANCE” Les directeurs du bulletin “ La Tempérance ” adressent au clergé ia circulaire suivante : Messieurs les curés, Nous faisons aPPel à votre zèle pour nous aider à la diffusion du bulletin “ La Tempérance ”.C’est le soldat de la première heure dans la grande lutte : soldat toujours sur la brèche pour refouler péniblement ie plus terrible ennemi de l’individu, de la famille et de la société ; “ La boisson ”.Nous vous savons si puissants dans vos paroisses, avec quelques dévouées zélatrices nommées et encouragées par vous, avec un mot à vos paroissiens, à l’occasion du prône, sur l’importance capitale de façonner l’âme des petits dans l’horreur de l’alcool, surtout par F*' imprimé ”.Que pouvons-nous de durable sans votre concours ?De grâce, unissons-nous dans l’effort et hâtons-nous de préparer le triomphe qui déjà nous paraît certain.Fr.JOACHIM-JOSEPH, O.FJW.N.B.—Administration : “ La Tem- Sérance ”, 964, Dorchester ouest, lontréal.Remise d’argent : M.E.Dcsmarais, 19, Notre-Dame ouest, Montréal.Abonnements globaux î 25, d*.POLITIQUE ESPAGNOLE LE DISCOURS DE M.VASQUEZ DE MELLA.L’Espagne est l’un des pays dont l’on parle le moins depuis le début de la conflagration européenne.Alors qu’on se demandait depuis ¦des mois: Que fera ITlulie?alors qu’on se demande encore chaque jour: Quelle altitude prendront les nations balkaniques?il semble que la neutralité constante et invariable de l’Espagne soit chose admise de tous.Cela n’a pas empêché les propagandes adverses de s'exercer en Espagne et l’opinion de se partager entre les Alliés et les puissances germaniques.Les Allemands, là comme partout, ont défendu leurs intérêts avec scienc méthode.Les Français leur ont opposé des hommes de grand talent: M.Louis Arnould, l’ancien professeur de Laval, y terminait ces jours derniers une campagne de conférences.Dans quelle mesure se partagent les sympathies, c’est chose très discutée.On a prêté au roi Alphonse ce propos pittoresque: “Il n’y a que la canaille et moi qui soyons pour la France! Mais ce n’est qu'on mot amusant.En fait, il semble bien que la France possède dans tous les partis de vives sympathies.“Mais, dit M.José de Astorga, dans une lettre publiée par la Croix de Paris, “les chefs de tous les partis d’ordre” sont d’accord sur une proposition pratique, à savoir, "que l’intérêt national conseille la politique de neutralité.” Est-il permis, sans risquer de se faire pendre haut et court de constater que ces mots: ‘‘intérêt national” reviennent dans toutes les discussions politiques européennes ?Avant de jeter son pays dans la fournaise, M.Salandra parlait de "l’égoïsme sacré” qui s’impose à ceux dans les mains de qui repose le sort de millions d’hommes.II y a quelques jours à peine, un homme d’Etat roumain s’écriait : Ce n’est pas à l’heure où la Roumanie tient dans ses mains le sort de la grande guerre qu’elle oubliera ce qu’elle se doit à elle-même, et tout le problème des Balkans réside dans la découverte d’un accord qui ménagerait les intérêts de tous les groupes.Tous les hommes d’Etat européens envisagent du point de vue de 1 intérêt national — qui ne devrait jamais primer, cela va de soi, les règles de la morale — la situation générale du monde.Et l’un des exemples les plus caractéristiques de cet état d’esprit est assurément M.Vasquez de Mella, le grand ocateur carliste, l’un des hommes les plus distingués du monde catholique espagnol.M.Vasquez de Mella a rendu à la France un hommage magnifique, il a loué en termes éloquents “toute ta grandeur et les qualités de cette nation qui.à l’heure de l’épreuve, a su se recueillir et qui lutte si bravement dans les tranchées où elle verse son sang avec un héroïsme, une abnégation, un esprit de sacrifice sans pareils”; mais il est opposé à une entente franco-espagnole.Pourquoi ?Parce que la France est l’amie de l’Angleterre et qu’il voit dans l’Angleterre la grande puissance antagoniste de son pays, celle qui détient Gibraltar, empêche l’Espagne de dominer le détroit, etc.Si demain l’Allemagne devenait Palliée de l’Angleterre, ajoute-t-il.je serais l’ennemi de l’Allemagne.Entre la France et l’Espagne, il y a, prétend-ii encore, antagonisme d’intérêts dans la Méditerranée et m Maroc, mais cet antagonisme n’est pas irréductible.L’obstacle unique qu’il aperçoit a une entente franco-espagnole, c’est l’amitié franco-anglaise.Et, maigre cela, nous dit M.José de Astorga, qui ne partage point, en matière de politique intérieure, les opinions de Vasquez de Méfia, celui-ci ne demande point à son pays de prendre parti contre l’Angleterre et la France pour l’Allemagne.Il estime, “avec les chrfts de tous les partis d’ordre en Espagne, que l'intérêt national conseille la politique de ncutralilè.” t Ce que vaut, en soi, l’opinion de Vasquez de Mella, nous l’ignorons.Mais il pouvait être intéressant de constater que l’orateur carliste, comme les chefs du gouvernement qu’il combat, comme M.Salandra, comme les politiques de Grèce, de Bulgarie, de Roumanie, considère la politique européenne du point où les ont placés P histoire et 4a géographie.C'est une vérité très simple, élémentaire, que nous sommes en train d’oublier.Orner HEROUX.—— — ——i -— LES CONSERVATEURS DU MANITOBA Apparemment du moins, les conservateurs du Manitoba ne sont pas abattus par les révélations qui accusent les dernières années de l’ad-ministration Roblin et les déprécient dans l’opinion publique.L’assistance à la convention des délégués du parti conservateur, hier, irlait nombreuse et le sentiment très combatif.L’on a fort applaudit, dit-on, les paroles de M.Bradbury, posant la lutte sur le terrain constitutionnel, et mettant en cause la conduite du lieutenant-gouverneur refusant l’avis de ses ministres pour accepter ou du moins solliciter celui du juge en chef de la province.Les Anglais sont Irès chatouilleux su.r.'e, Point de la responsabilité ministérielle, mais reste à savoir si les faits établis devant la commission royale ne pèseront pas plus que les théories.Après la version de M.How-den, ancien Procureur Général et, par conséquent, le principal aviseur de la couronne en matière de procédure, le moins que l’on puisse dire c’est que le lt-gouverneur était excusable de s’en méfier.Du reste, M.Roblin lui-mème comprenait si bien la difficulté de sa position qu'il s’offrait de la passer à un autre.Il nous semble beaucoup plus pratique pour les conservateurs de se choisir un programme nouveau et des hommes dont le passé en garantira la sincérité.C’est à quoi ils se sont principalement occupés.La nomination d’un vérificateur indépendant, l’abolition du système de patronage, la modification de la loi des élections, des lois agricoles et de tempérance, etc., sont autant de sujets d’actualité, qui peuvent leur ramener quelque peu la confiance publique et éviter à la province le danger d'un gouvernement trop fort qui tomberait vite dans les excès.L’un des délégués a demandé que le parti conservateur s’aflirnu en faveur de lr tolérance et de la liberté.La suite du compte rendu démontre cependant que celui-,là avail surtout en vue le commerce de: liqueurs et non pas le respect des droits de tous en matière beaucoup plus importante encore, celle de iè-ducation.Un autre a dit que les amendements Coldwell avaient été la principale cause de l’affaiblissement un gouvernement Roblin, Evidemment, ces messieurs n'apprennent rien nés leçons du passé.Si la question d’éducation n’est pas encore enterrée après vingt ans de persécution et d’injustice, il semble pourtant logique de conclure qu’elle subsistera tant qu’elle ne sera pus réglée dans le sens de la justice.Le choix du chef n’est pas encore réglé.Sir John Aikin, quï a accepté la présidence de la convention a répudié lout désir et toute intention prendre ie commandement de son parti, à Winnipeg.Il n’est cependant pas impossible qu’il soil obligé de l’accepter.C’est un homme de moyens, d’une certaine culture et d’une facilité de parole qui touche parfois à l’éloquence.Il est parfaitement au fait des problèmes de l’Ouest et il est déjà très connu dans sa province.Peut-être moins populaire que Mugir John MacDonald dont on a parlé, il doit toutefois être mieux connu que celui-ci de la jeune génération.Jean DUMONT.BLOC - NOTES Le gouvernement de coalition en Angleterre peut être une excellente chose du point de vue extérieur, mais jusqu'à présent du moins H n’a pas eu l’effet de diminuer les critiques à ,l’intérieur.Certains ministres n’ont jamais été tant dénoncés que depuis un mois.* * # Londres a célébré la fête nationale de la France en se couvrant de petits drapeaux français.Les gens de Y Or ange Sentinel vont en faire une maladie.* * * Ijc 2 juillet, M.Tessier, ministre de la voirie, déclaruil à “Three Hivers” libres et exempts de péage les ponts sur la rivière S.-Maurice, au nom du lieutenant-gouverneur.Or, le dernier numéro de la Gazette Officielle, qui contient la proclamai! on des ponts libres sur le S.-Maurice, démonlre (pie le lieutenant gouverneur n’a signé que le 5 juilict, trois jours après la déclaration de M Tessier.Le ministre de la Voirie a, pour le moins,,manqué de délicatesse à l’égard du chef de l’exécutif.• * * Nous avons sous les yeux un nouveau timbre de guerre émis par le gouvernement canadien.Le dessin est assez joli, mais il est toujours exclusivement anglais, et, cette fois l’on ne peut prétexter la nécessité d'épuiser une vieille édition.Il faut donc conclure que l’on continue délibérément d'ignorer l’une des langues officielles de ce pays.LE PASSANT.LE RETOUR A LA TERRE LA SCIENCE AGRICOLE Discours de M.l’abbé Michaud au congrès de Rigaud Nous avons signalé dans nos comptes rendus du congrès des missionnaires agricoles le discours d’ouverture de M.l’abbé Michaud, président.Nos lecteurs nous sauront gré d’en donner ici la majeure partie.Après avoir salué, en termes éloquents, les directeurs du collège Bourget et rappelé le glorieux passé de leur maison, M.l’abbé Michaud s’est exprimé ainsi: Il serait bien difficile à ce moment de rencontrer dans le Canada tout entier un seul cultivateur qui n’aurait pas entendu les appels nombreux, pressants et vibrants comme le clairon qui ont retenti de toutes parts en faveur de l’agriculture pendant ces derniers mois.Déjà, et depuis quelques années, on s’inquiétait de la dépopulation des campagnes, de l’immigration des campagnes vers les villes, de l’abandon et du mépris de la terre.Durant les dix années qui ont précédé le dernier recensement, la population des villes et des villages s’est accrue de 340,000 âmes, tandis que la population agricole n’avait augmenté que de 40.000 âmes.Plusieurs paroisses agricoles avaient même vu leur po-pulation diminuer sensiblement.Les hommes les mieux avertis avaient jeté le cri d’alarme.La terre se meurt, disait-on.Elle meurt de l’abandon et un mépris de ses maîtres; elle meurt parce qu’elle ne reçoit pas le soin et le travail judicieux qu’elle réclame.Oui, la terre mourait parce qu’on s’obstinait à demander la vie à d’autres sources qui n’en sont pas.Les sources naturelles qui donnent l’alimentation de la vie se tarissaient parce que le travail de la terre n’était pas apprécié à sa valeur et que la profession agricole n’était pas assez justement honorée.Et cela, pendant des années où les produits de la [erre étaient payés très cher, beaucoup plus cher qu’auparavant, et qu’on s efforçait de répandre l’instruction agricole.On pourrait vraiment applique-ces paroles des Livres Saints a la condition peu honorable dans laquelle était tenu l’état agricole en certains quartiers : “ Veritates dimi-nutae sunt a flliis hominum ”, les en-ffinis des hommes, ou les hommes comme des enfants, pouvait-on dire, ont diminué la vérité, ils l’ont ra-petissée à leur mesure.Gomme si J agriculture avait cessé de produire les joies les plus douces el les plus pures, comme si elle n’avait plus été necessaire à la vie des particuliers, des familles et des peuples,, on recherchait pour soi et pour les siens une vie tout autre que la vie agricole.Le mépris de la condition agricole, ou tout au moins l’indifférence a son égard, n’était pas un mal particulier à ceux qui sont les travailleurs du sol par état ou par tradition.Combien d’autres, hélas ! auraient pu se demander s’ils avaient au coeur l’estime et le respect que méritent les fonctions d’agriculteur ! L’OPINION EST MODIFIEE ^ Aujourd’hui l’opinion est niodiliée.Elle parait même changée.Des illusions sont dissipées.Le problème si inquiétant de rémigration des campagnes vers les villes a fait place à un autre problème non moins «ligne d’intérêt.C’est celui du retour à la terre.Est-il à craindre que ce changement ne soit pas durable ?Déplorerons-nous encore l’émigration des cqmpagnes vers les villes quand reviendra l’activité industrielle et commerciale ?Puissions-nous ne plus jamais oublier la grande leçon qui nous est donnée par les événements terribles qui ensanglantent et qui bouleversent les pays d’Europe ! Quelles seront pour nous les conséquences de la guerre qui sévit en ce moment, dont les plus habiles et les plus clairvoyants ne peuvent entrevoir la fin, et qui ruine tant (ie populations autrefois si prospères ?De quoi l’avenir sera-t-il fait ?De bien-être ou de misères ?De confort ou de privations ?C’est encore pour le cultivateur fidèle à la terre que l’avenir parait e moins sombre.Quel que soit le prix des choses nécessaires à l’existence, le cultivateur pourra toujours trouver sur sa terre ce qui lui est indispensable Il faudra que les conditions du temps et des saisons soient bien dures pour qu’il ne retire pas du sol ce qui est nécessaire à la vie.Mais alors de quoi vivraient les autres si la terre cultivée ne produisait que ce (pii est nécessaire à la vie de son maître et de sa famille ?A la vérité, le retour à la terre est déjà effectué en beaucoup d’endroits.Ce n’est, hélas 1 ni le retour des bras, ni le retour du travail, mais bien plutôt le retour du coeur, le retour du souvenir.Ce retour ne saurait produire que des regrets amers et des chagrins cuisants.Il ne produit pas de pain.L’AMOUR DE LA TERRE Il y a aussi le retour à l’amour de la terre, retour au respect de la profession agricole qu’il importe de signaler, le retour de l’opinion.De toutes parts et au milieu de toutes les classes de la société, dirait-on en ce moment, on supplie les cultivateurs de donner plus que jamall leurs soins et leur travail à la terre.Voilà qu’on rend hommage à la profession agricole.—Les cultivateurs, dit-on, sont tes roisde la terre.Aucune classe d’hom-nl?s j0l|it d’autant de liberté et d’indépendance que la classe agri* cole.Le confort, le bien-être, l'avenir heureux ou malheureux de leurs familles et des autres, tout cela est entre leurs mains, tout cela dépend de leur travail et de leur amour du soL Hommage tardif, mais hommage fait de justice et de vérité.Si on a pu dire que les cultivateurs ne se doutent pas assez de la valeur sociale de leur existence ; si on a pu dire que rattachement des fils des cultivateurs au sol est du ressort de l’éducation ; si on a désiré la création d’une opinion publique dans la province en faveur de l’agriculture, voilà que depuis quelques mois, — la crainte étant toujours le commencement de la sagesse — les voeux qu’on exprimait sur ces sujets, sont en voie de réalisation.Voilà qu’on proclame hautement l’excellence de la condition agricole ainsi que la noblesse de la profession agricole et du travail de la terre.On s’est souvenu que l’agriculture est la base de l’édifice social et que le travail du cultivateur est nécessaire à la stabilité et à la solidité de l'édifice.Déjà le cultivateur attentif entend qu’on apprécie mieux son rôle.Il peut observer que sa place est plus large et plus honorable dans l’opinion.Par là, il est amené à un plus grand amour de son état et à faire partager son amour aux siens.Aussi les avertissements les plus convaincants et les enseignements les plus uatorisés n’ont pas manqué.Sans parler des journaux, des revues, des publications agricoles et autres, où on a soutenu très éloquemment et très justement la cause agricole —- et dont il convient de citer la magistrale conférence de Ml lé Dr Brisson — une voix que les populations de la province de Québec sont assurées d'entendre quand l’intérêt général est concerné, qu’il s’agisse des biens spirituels ou des biens matériels, une voix quelles sont accoutumées d’écouter avec respect et attention, la voix de nos évêques est venue donner les enseignements 1s plus appropriés.“ La profession d’agriculteur, a dit Mgr l’évêque de Valleyfield dans une lettre pastorale, dont on aimerait voir un exemplaire dans chaque famille, est plus que toute autre d’une nécessité indispensable, c’est elle qui détient la vraie richesse de tonie ia nation.Elle est vraiment la nourricière du peuple ; tout dépend d’elle dans l’ordre matériel.Elle est l’instrument naturel dont la divine Providence, qui veille sur les besoins de l'humanité, se sert pour donner à tous le pain quotidien, c'est-à-dire tout ce qui appartient à la vie physique.C’est à elle que s'adresse la confiance publique dans les perturbations sociales.” Témoin de cette vérité, la campagne active que nos gouvernements 0nt faite sur tous les points du pays et qu’on a appelée la campagne de production agricole.“ Sans doute ie commerce importe beaucoup à la prospérité générale, l’industrie joue elle-même un rôle très grand.mais Ton peut aisément se figurer un peuple vivant en dehors de tout échange international de produits et sans industrie autre que celle qui s’exerce au sein des familles.tandis qu’il est impossible de supposer, même un instant, que Ton ouisse vivre sans l’agriculture ; et par ailleurs, l’industrie et le commerc ne sauraient „xis-ter qu’aulant que l'agriculture leur fournit la matière de leurs opérations.Et c’est bien ce qui est rendu manifeste par les circonstances actuelles.’ “ L’agriculture est donc véritablement la coopératrice de Dieu pour fournir la nourriture corporelle aux hommes, et par voie de conséquence, c'est à elle qu’il appartient de remplir le rôle bienfaisant qui consiste à prévoir et à prévenir les désastres ruineux, suite naturelle et terrible des crises sociales.” APRES LA GUERRE Vous savez, messieurs, que la guerre est le plus terrible des fléaux — vous savez que la présente guerre qui durera peut-être encore longtemps laissera après elle les ruines les plus profondes.— Si présentement on réclame des obus, des balles, on réclame aussi du pain pour soutenir les efforts des combattants et empêcher que la famine ne vienne ensuite achever de ruiner ce que la guerre aurait épargné.C’est à l'agriculture, c’est à la classe agricole, aux travailleurs du sol qu’on s’adresse pour ce travail de soutien et pour le travail de la restauration après la guerre.“ C’est à vous, très particulièrement.cultivateurs canadiens, disait Mgr Têvêque de Valleyfield, que Ton demande de mettre en oeuvre toutes vos énergies et tout votre patriotisme, afin de procurer le bienfait et d’acquérir la gloire de donner de la surabondance de vos terres, grâce à une culture plus intesive, le pain à ceux qui sont menacés d’en manquer (La fin demain). LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 15 JUILLET 1915 — I .) i FAITS-MONTREAL BOGHEI DANS UNE TRANCHEE f UNE FILLETTE EST GRIEVE -MENT BLESSEE ET TROIS OU-: VRIERS REÇOIVENT DES CON-; TUSIONS DANS UN ACCIDENT A LA POINTE S.-CHARLES.— ' FUITE MYSTERIEUSE.Un étrange accident est arrivé hier après-midi à la Pointe S.-Charles.Un cheval attelé à un boghei s’est précipité dans une tranchée, où travaillaient trois journaliers.Les occupants de la voiture, étaient un homme et une fillette.Cette dernière fut précipitée à bas de la voiture et l’homme la releva et partie avec elle sans s’inquiéter du sort des autres.On croit la fillette gravement blessée mais on est sans nouvelles d’elle.Les trois journaliers ont reçu divers blessures.James Cronon, 37 ans, demeurant 2281, rue Peltrie, a été blessé au bras.Tom Grant, 52 ans, demeurant 33, rue Coudé, a été blessé à la tète.James Crotté, 29 ans, 2(19 Ouest, rue Notre-Dame, a été blessé à la tete et a eu un bras brisé.Us ont été transportés à l’hôpital Général.EMPALEE SUR UN CLOU.Tandis qu’il travaillait à démonter l’autel installé sur le parc Jeanne-Mance à l’occasion de la messe en plein air, Edgar Brosseau, âgé de 25 ans, demeurant 3(18 Est, rue ( Marie-Anne, s’est empallé en tombant sur un grand clou en fer qui sortait d’une des planches.Le sergent Dettmers, de l’équipe de la Montagne lui a donné les premiers soins, puis on l’a transporté à l’Hôtel-Dieu.( L’état de Brosseau n’est pas igrave.* -*- LE R.P.DALY FAIT SES ADIEUX • LE CURE DE SAINTE-ANNE EST L’OBJET D’UNE MANIFESTATION DE LA PART DE SES PAROISSIENS.Le Père George Daly, qui vient d’êlrè nommé à une cure à Régina, a fait ses adieux, hier soir, à ses fidèles' de' la paroisse Sainte-Aniié.Un grand concert avait été orga nis cén son honneur par les meftï-bres de la St.Ann’s Young Men’s Society.Un grand nombre de paroissiens emplissait la salle.Le Père Daly s’est déclaré profondément touché de ce témoignage d’estime et il a dil que bien qu’il regrettât de quitter Sainte-Anne il lui fallait obéir aux ordre de ses supérieurs.M.Robert Hart, qui présidait, présenta un sac de voyage au nom des membres de l’Association.Des discours furent prononcés par MM.C.J.Doherty, Denis Tnnsey, député, réchevin Q’ConneH, D.J.Byrne et autres.Des cadeaux furent aussi présentés de la part des marguilliers et des dames de la paroisse.Une demande a été adressée au Supérieur des Rédemptoristes, à Brooklyn, lui demandant de laisser le Père Daly continuer son oeuvre, mais aucune réponse n’a été reçue jusqu’ici.Le Père Daly partira vendredi malin pour Régina.L’ENTENTE VA REGNER LE MAIRE DE MAISONNEUVE EST HEUREUX DU RETOUR DU DR PELLETIER AU CONSEIL.— VACANCES DE DEUX SEMAINES.— PAVAGES.— POUR LES OUVRIERS.La dernière séance du conseil de ville de Maisonneuve, avant le départ du maire cl des èchevins, pour une vacance de deux semaines, a été tenue hier après-midi, dans la grande salle.La discussion a gravité presque exclusivement autour du projet de pavage en bloc, encore en suspens.Deux compagnie d’asphalte ont offert leurs produits â la municipalité, 1’Elder Ebano et la Rowing Construction Co.Lu première était représentée, hier, par M.l’avocat Béïque, qui mit en avant le contrat que la ville, selon lui, a rtris .avec.In compagnie Ebano.M.réchevin Vigeant.de son côté, s’oppose tout d’abord à cette entreprise de renouveler les chaussées de Maisonneuve, alléguant qu’au lieu, en un temps comme celui-là, de soulager la caisse de $50,000 pour ces fins de construction, il serait préférable de donner du travail aux ouvriers.Le docteur Petterin demande, à la fin de rassemblée que sa lettre, adressée au maire Tremblay pour revenir sur sa décision de quitter le poste de conseiller, avant 'l’expiration régulière de son terme, soit inscrite aux minutes.M.le maire, prenant congé du conseil, se dit fort heureux du retour de son ami.Il compte qu’une entente parfaite régnera toujours à l’hôtel de ville de Maisonneuve.CHOSES MUNICIPALES LES TRAVAUX DE L’AQUEDUC LE CONSEIL LES INSPECTE, HIER APRES-MIDI, ET DECIDE DE DISCUTER LA CONSTRUCTION D’UN MUR DE SOUTENEMENT A SON PROCHAIN CAUCUS.PLUS DE PERSONVTS visitent le Boulevard Mardi, Dixie, chaque fin de aemaine que n'importe quelle autre localité avoisinant Is Lac.Pourquoi ?Parce qu'il en est plua près, possède de meilleures communications et de meilleurs privilèges que la plupart des environa de Montréal.C’eat pourquoi il pro- freaae rapidement.Vous pouves al-rr en ville quand vous voulez, grâce aux tramways et aux chemins de fer.Succursales ouvertes à chaque fin de semaine.Pour billets de Passage, téi.West.6284, 4581, ou Main 3?92.MARCIL TRUST COMPANY 180 S.-JACQUES.La plupart des membres du conseil municipal, accompagnés de MM.les commissaires Ainey et Côté, ont visité, hier, les travaux de l’aqueduc.Le conseil a refusé, à sa dernière réunion, tenue lundi, d’approuver les rapports recommandant une dépense de $2,400,000, dont : $650,000 pour la construction d’un mur de soutènement sur les deux côtés du canal de l’aqueduc.Le mur prévu par les contrats est insuffisant pour la pression qu’il aura à subir, et il y aurait danger pour la conduite, si on ne remédiait au présent état de choses ; $1,500,00 pour la construction de ponts, d écluses et de pompes ; $250,000 pour l’expropriation des propriétés nécessaires.Ces expropriations n’obéreront pas le budget municipal puisque le coût en sera réparti sur les propriétés riveraines.Le prix des terrains à acquérir est de 15 centins le pied.Le conseil municipal a allégué à l’appui de son refus qu’il n’était pas assez renseigné pour approuver une si forte dépense.Une commission spéciale fut nommée pour étudier les recommandations et fixer une date afin d’aller constater “ de visu ” le bien fondé des demandes du departement des Travaux publics et du Bureau des Commissaires.Partis tie l’hôtel de ville vers les trois heures, commissaires, èchevins, journalistes et ingénieurs se sont rendus sur la route de Lachine où les attendait un convoi de la Cook Construction Company.Ce convoi transporta les visiteurs jusqu’à l’avenue Atwater en passant sur les bords du canal.M.le commissaire Côté, l’ingénieur de la ville et le surintendant de l’aqueduc, MM.Paul Mercier et T, W.Lesage, ont expliqué au groupe les travaux qu’il s'agit de faire sur les deux côtés du canal, soit sur une distance de sept milles.Le principal point discuté est la construction rtu"mur de soutènement.De par les clauses de son contrai avec la ville, la Uook Construction Company est obligée de construire un mur.Elle en a commencé un, appelé mur d épreuve (testing wail), d’après les plans et devis du contrat.(.eTriurdune quarantaine de pieds de hauteur, a 11 pouces de largeur au haut, 2 pieds 10 pouces a la hase et est posé sùr une fondation de 10 pieds de large M n’esl pas d’une forcé suffisante pour la pression.Même depuis une année, il s’est déplacé de 9 pouces et s est fendu èn plusieurs endroits.Ce sont les raisons qui ont induit le commissaire Côté et l’ingénieur de la cité à demander un crémt supplémentaire pour la construction uun mur puis tort, d’après un plan nouveau.Le mur suggéré aura 1 pied de large au haut, 3 pieds à ta base et sera assis sur une fondation de 14 pieds.La composition en sera d’une partie de pierre pour 3 de sable et Lu sincérité qui caractérise les annonces se retrouve dans les articles annoncés eux-mêmes.En même temps nos clientes trouveront dans TensvmMt de cette page, les occasions qui sont mises en vente à chaque rayon.Nous garantissons de la façon la plus formelle qu’aucune exagération n’est admise dans nos annonces et que tous nos efforts tendent à demeurer dans la vérité la plus inattaquable.Dans les trois années d’existence de la Maison Goodwins tout ce que la loyauté la plus scrupuleuse commande à une grande administration a été mis en oeuvre pour créer aux Grands Magasins Goodwins les sympathies qu’inspirent la bonne foi et la loyauté.C’est pourquoi nos succès se sont affirmés ; c'est pourquoi les 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