Le devoir, 11 avril 1934, mercredi 11 avril 1934
Montreal mercredi 11 avril 1934 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : ., HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV — No 84 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8 00 UNION POSTALE.10 00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 La tâche de M.Houde Nothing succeeds like success.M.Houde avait déjà su cet aphorisme; il le rapprend.Un auditeur de M.Robert Calder nous rapportait une histoire que celui-ci avait racontée à la foule assemblée, lundi soir, devant l'hôtel de ville.“Un chat sauvage, rusé comme un renard, vit soudain, de la branche où il était perché, un chasseur qui le couchait en joue et qui ne le raterait sûrement pas.•‘Attends, dit le cbat sauvage au chasseur, je descends te parler tout de suite.” Bien plus renard que chat sauvage, M.Taschereau est déjà descendu parler à M.Houde, selon ce que prédisait M.Calder.Ce n’est pas tout.Lisez la Presse d'hier en, vous rappelant que c’est seulement le jeudi qui a précédé la mise en nomination à la mairie que M.Pamphile du Tremlblay a refusé de se laisser porter candidat à ce poste.Vous y verrez ceci qui vous amusera: M.Houde doit se sentir hautement encouragé par le magnifique témoignage de confiance que lui ont donné l’immense majorité des électeurs qui ont voté au cours de la journée d’hier.Son Honneur récolte la récompense de la patience, du courage, de la dignité qu’il a su montrer non seulement pendant la dernière campagne électorale, mais aussi pendant les deux années qu’il s’est trouvé éloigné de l'hôtel de ville.Fils du peuple, élu par le peuple, il semble on ne peut mieux disposé à se dévouer pour le peuple.Nous souhaitons qu’il réalise les idéals qu’il s'est proposés, dans l’Intérêt général de la métropole.M.Houde a honoré de sa visite la Presse, qui >lui a offert line réception.Hurp! la bonne fille aime le laurier, quelque tête qu’il ceigne.Mais si M.Houde avait jeté un regard dans l’armoire aux balais, il y aurait peut-être découvert M.Plante; car il peut être sûr que c’est pour celui-ci que cette réception spontanée avait été préparée.Les petits«fours qu’il a manges, le grand four remporté par le Dr Plante a seul empêché celui-ci de les manger à sa place.if- >(• S(> La victoire de M.Houde était prévue; elle n’a pas dû Sur-jprendre nos lecteurs après l’article que nous publiions ici jeudi dernier.Tout avait été fait pour la préparer.H n’y avait pas jusqu’à M.Gabias qui ne travaillât pour l’ex-maire, puisque l’état même des rues invitait le coup de balai.Jusqu’au bout, les adversaires du vainqueur ont esipéré contre toute espérance.Ils ne se pensaient pas si haïs cl si déconsidéré^.Us peuvent se rendre le témoignage de n’avoir rien omis pour escamoter la victoire.Seulement, les électeurs ont fini par se blaser de cette stratégie grossière qui consiste à essayer de faire croire que le voleur, c’est l'autre, que le démagogue, c’est l'autre, que le farceur, c’est Vautre, rien que l’autre, toujours l’autre.Et la nappe de gaz asphyxiants répandue à la dernière minute — car la guerre du scrutin n’ignore rien des perfectionnements de la grande guerre — a lamentablement fait pataque.Houde, contempteur des ouvriers, des prolétaires et, surtout, le disant ou l’écrivant, chacun sait bien que c’est le dernier des luxes qu’il puisse se payer.Produit du nombre, élu par le nombre, se maintenant par le nombre, nul politicien ne peut se laisser aller jusqu’à mépriser ouvertement, ni même en son for intérieur, la classe qui est le nombre.M.Houde a-désormais 52,280 raisons de se moquer de ceux qui onttout tenté pour le perdre et qui l’ont perdu déjà en deux occasions.Mais si l’encens de la victoire ne l’aveugle pas, il se rappellera qu’une forte partie du vote qu’il a reçu est négatif.Ce n’est ni l’enthousiasme, ni la reconnaissance qui a guidé la snain d’une masse d’électeurs quand ils traçaient «leur croix (à preuve, plusieurs ont eu même grande envie de tracer, un nom au-dessous, une croix gammée).Non.Ce qui les a guidés, c’est la volonté de réprouver ceux qui avaient, il y a deux ans, pratiqué la surenchère de l’électoralisme, les promesses folles et tout aussitôt reniées et qui n’avaient réussi qu’à augmenter le chômage, la gabegie qui en est la conséquence^ le désordre de l’administration du “secours direct” et les souffrances des petits marchands et des petits propriétaires impayés, insolvables ou sur le bord de l’insolvabilité.Ce que les électeurs ont voulu venger aussi, c’cst la poltronnerie dégarnis de l’administration de Québec, qui ont reculé quand M.Taschereau les a simplement regardés de travers, qui sont revenus bredouilles sans avoir même osé dire au premier ministre que si Montréal est anémiée et exsangue, c’est parce que Québec l’a pressurée et saignée sans pitié.L’intérêt et l’amortissement de notre déficit, nous l’avons dans notre seule contribution annuelle à Ta Commission métropolitaine, commission créée pour porter des municipalités que Québec a laissées se livrer à de folles débauches au nom de Pautonoanie municipale et dont il nous a imposé de force la tutelle, sans respect pour cette même autonomie municipale.En d'autres termes, les municipalités prodigues et gaspilleuses bénéficiaient de la tolérance, mais la grande soeur était ensuite forcée, de les sustenter.Par ailleurs, cette odieuse Commission métropolitaine, odieuse dans l’esprit qui l’a inspirée, était un moyen d’épargner aux autres municipalités solvables non seulement l’annexion, mais leur juste part du fardeau.M.Le-gault a dit timidement .au cours de sa campagne que les travaux proprement métropolitains restent injustement à la charge de Montréal seule, le parlement de.Québec ayant refusé à celle-ci de répartir sur Outremont, Westmount et Verdun.au prorata, le coût du pont Jacques-Cartier, des deux ponts de la rivière de Prairies, du tunnel Wellington et de divers autres ouvrages de génie civil dont les usagers viennent de toutes les parties du territoire métropolitain ou y vont.11 est donc clair que cette Commission métropolitaine a été créée pour nous saigner, rien d’autre chose; comme la Commission des tramways a été faite pour protéger quelques agioteurs qui avaient réussi à nous imposer le carcan d'un contrat exorbitant et pour attribuer au gouvernement de Québec la distribution de trois enviables fromages.Non seulement la ville ne désigne pas un seul des commissaires, mais parfois ceux-ci ne sont même pas citoyens de Montréal.¥ ¥ * Mais laissons les morts enterrer leurs morts et songeons à demain.M.Houde a sans cesse janté son courage au cours de la dernière campagne.I] n’en faut pas manquer pour solliciter une succession que tout homme prudent n’aeceplerait que sous bénéfice d’inventaire.Le jour même de 1 élection, le Star rappelait les chiffres qui la circonscrivent bien, cette succession.$4,375.000 sont disponibles pour les frais d'administration et il faut $11.106,000.Te déficit est donc de $6,731,000.Et cela sans parler du gouffre des secours directs.La crise et particulièrement les allocations de chômage ont pousse presque toutes les grandes villes aux portes de la faillite.Le Star publie, au sujet de Cleveland et Boston, des indi-catifns que nous résumons.Déficitaires, que font celles-ci pour se tirer de là?Elles mettent lu hache en bois; elles compriment impitoyablement Jes dépenses, au risque de compromettre l’hygiène et en restreignant sûrement le bien-être des administrés.Cleveland a un déficit de $9,500,000.Pour nouer les deux bouts, cette ville congédie plus de 700 employés, éteint dans les j rues un lampadaire sur deux, espace l’enlèvement des ordures i ménagères et le nettoyage des rues, ferme les établissements do bains publics, sauf deux jours par semaine, ferme quatre ponts, ferme une nouvelle vespasienne, etc.Boston, dont le déficit n’est que de $900,000, congédie deux cents fonctionnaires, en contraint trois mille autres à subir des coupures considérables et les invite à demander un mois de congé sans traitement.Nous citons ces deux exemples n cause de l’identité des situations entre ces villes et Montréal.11 n’y a pas un grand nombre de moyens de sortir d’une impasse.C’est donc un travail extrêmement impopulaire qui attend le maire, et,, rappc-lons-le, la majorité qu’il a reçue se compose en grande partie de votes négatifs, de votes inconstants de leur nature.M.Houde a fait au cours de la campagne des déclarations sages.On saura, dès la formation de son exécutif, ce qu’en vaut l’aune.Il a promis, pour calmer l’anxiété publique, dont l’intérêt se conjugue ici avec le sien propre, de ne plus se mettre au cou la meule qui naguère le noya.C’est élémentaire prudence, mais cette promesse, il l’avait faite en 1930 et il assuma ensuite la responsabilité des actes de M.Bray.U a promis de s’entourer de conseillers, de techniciens.Et cela, c’est une garantie.Personne n'a la science infuse et cinquante mille votes pas plus que cenf mille n’ajoutent une coudée à la taille morale d’un particulier ni un iota à ses connaissances.S’entourer de conseillers, c’est bien, les choisir sages et avisés, c’est mieux, mais il reste ensuite à se conformer à leurs conseils et pour cela il faut de la sagesse, non plus chez les conseillers, mais chez le conseillé._ M.Houde, nous semble-t-il, doit dès maintenant s’employer à modifier la loi du secours direct de façon, à substituer Je travail au doie.Si la loi ne le permet pas, qu’il demande de l’amender.Si on lui refuse cette modification, sa responsabilité sera dégagée.Mais seule l’imposition du travail opérera la sélection entre les chômeurs de bonne foi et les paresseux et mettra fin à un coulage ruineux pour la ville et à un système démoralisant qui atteint jusque dans ses fibres profondes notre population ouvrière.¥ ¥ ¥ Le maire a sollicité pour Vère nouvelle (terme qui évoque chez lui de» souvenirs) la collaboration de tous.Tous doivent la lui donner dans l’intérêt commun.Nous commençons ici.Peut-être M.Houde aimerait-il mieux que cette offre de collaboration et ces souhaits de succès fussent enrobés de sucreries et de guimauve comme dans l’article cité plus haut.En ce cas, qu’il prenne garde, car il aurait perdu le goût salutaire de la vérité.Louis ' DUf IRE Billet du soir Entré chiens “La demanderesse demanda â voir notre ehten.Elle insista pour que notre chien devînt ami avec son chien.Elle s’approcha de notre chien et tendit la tête du sien, qui grondait et aboyait, vers la tête de notre chien.De toute évidence le chien de la demanderesse se servit d’un langage injurieux et insultant à l’endroit de notre chien; car celui-ci, tout de suite, prit un air chagrin, humilié, puis offensé et enfin désespéré, à cause de l’audace de ce vulgaire chien qui s’adressait à lui, aristocrate comme il est.de façon aussi cavalière.A bout de patience, notre chien, en chien de la meilleure compagnie acculé à une pareille situation, prit la défensive.La demanderesse fit un mouvement subit et se trouva à se faire mordre au moment où notre chien voulait se défendre contre le sien”.Ainsi plaide gravement, en Californie, par ministère d’avocat, un brave homme assigné devant un tribunal civil par une non moins brave dame qui réclame de lui $1925 de dommages et $7i pour frais de médecin et indemnité.Au cours de la bataille, le chien du défendeur l’aurait mordue, et il aurait déchiré ses vêtements.Et foute ta question se pose; Qu'est-ce qu’un chien de bonne compagnie, qu’est-ce qu’un chien aristocrate?Quelle conduite un chien de bonne maison doit-il tenir à l’endroit d’un quelconque caniche sans parents reconnus et qui n’a pas de certificat de naissance légitime?Les avocats plaideront, les témoins défileront, le tribunal consultera, étudiera, réfléchira, adjugera et tranchera.Et puis l’arrêt fera jurisprudence.Cette jurisprudence, peut-être devra-t-on s'en servir ensuite pour juger des poursuites consécutives aux élections?On vient de le constater, A Monfrêal, ces semaines-ci.une halaille entre caniches est noble et digne combat, m comparaison d'une lutte électorale où les gens de partis différents se prodiguent des compliments, s'envoient à la face des baquets d’injures qui n’ont rien d’homérique, se reprochent meme leurs tailleurs et leurs élégances vestimentaires.Les caniches gui se servent de langage insultant et injurieux, au moins il n'g a que les chiens et les amateurs de chiens pour g enten-’ dre goutte.Tandis que les discours électoraux, qui n'g comprend rien aux allusions perfides, aux accusations de toute sorte, aux malices qui g fourmillent, H est bien sourd ou tout ô fait borné.Vnc vie de chien, un langage de chien, comme cela peut paraître, des fois, digne en comparaison d'une conduite et d’un langage d'homme.fern LABRYE 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LK BUT SERA DEPASSE.Bloc-notes M.Gaufheron Les Montréalais qui fréquentaient ladis les cours publics de l’Université de Montréal n’ont sûrement pas oublié M.Mené Gautheron, l’un de ses anciens professeurs, très dévoué.très travailleur et qui s’inté-ressnit beaucoup aux choses du Canada; mais combien savent que, depuis i iusieurs années déjà, M, Gautheron ^st professeur à !'tTni-versite Daihousie, à Halifax?M.Gautheron s'intéresse toujours aux choses canadiennes.Un tout récent numéro de VEvangeline inuis en apporte la preuve.On sait que M.le juge Camille Pouliot a suggéré que l’on profitât des fêtes du quatrième centenaire de Jacques Cartier pour redonner au Cumberland Harbour, un port situé sur Ja côte nord du Saint-Laurent et visité, dès le 12 juin 1534, par le navigateur malouin, le nom de Jacques Cartier, qu’il porta pendant deux siècles et demi.M.Gautheron commente la sug-geslion de M.le juge Pouliot e! ajoute: Restituer à Jacques Cartier son havre, à l'occasion du quatrième centenaire de sa venue, n’est qu’une oeuvre de gratitude et de justice trop longtemps différée.Mais pourquoi les gens des Provinces Maritimes n’imiteraient-ils pas ret exemple?Xous avons, nous aussi, beaucoup à "refranciser”.Il n’est pas harmonieux de prononcer Church-Point le nom de la Pointe de l’Eglise.Pourquoi se donner la peine de traduire par Belli-veau’s Cove le nom de PAnse-BelIi-viau?Et pourquoi appeler Kel Brook un beau village, que son fondateur français, il g a cent quarante ans, avait si gentiment baptisé Not re-Dame-d u-Ruisseau.On ne voit pas, en effet, de raison pourquoi ces vieux et beaux nomV resteraient ainsi coiffés à l’anglaise.M.Gautheron.dans ce domaine particulier, peut, comme il le fail ailleurs, rendre des services considérables.Il a, d’abord, une autorité considérable; puis, un homme de l’extérieur note parfois, et avec grande raison, des détails qui no frappent plus beaucoup 1rs gens du pays parce qu’ils y sont depuis trop longtemps habitués.“Canada, 1934’’ Nous avions recommandé à nos lecteurs de réclamer à Ottawa la version française de l’important recueil de statistiques inlilulé Canada, 19St.Notre conseil paraît avoir été suivi, puisqu'on vient d’avertir tel de nos correspondants que l’édition est épuisée.Nous avons, en effet, sous les yeux la note suivante du Bureau fédéral de la Statistique, adressée à un ecclésiastique de nos amis: l.e Bureau regrette de vous informer que l'édition de “Canada 195k” étant épuisée, H lui est impossible de se rendre d votre demande d’un exemplaire de cet ouvrage.Votre tout dévoué, R.H.COATS.Statisticien du Dominion.L’INrCCMATICN PE PEPNIEBE HELCE Prolongera-t-on la session provinciale pont attendre les élus à Québec ?M.du Tremblay le suggère au Conseil législatif — Il trouve que le bill de Montréal est incomplet — Le Parlement doit coopérer avec la métropole — Une session spéciale?“QUI A ETE ELU A MONTREAL?” DEMANDE UN CONSEILLER A M.VICTOR MARCHAND Cette fois, au moins, l’on ne pourra point sc plaindre île ce que les textes français ne sont pas suffisamment demandés.Mais l’on va, nous t'espérons, réimprimer ce texte de première importance.En tout cas.nous conseillons à nos lecteurs de continuer à te réclamer: il en vaut la peine.Devant de nouvelles et importantes demandes, on ne devrait pas avoir de raison de ne le point réimprimer.O.H.Carnet d'un grincheux Pamphile doit des excuses à la Presse numéro 1.Ça n'était pas elle qui avait, hier soir, la plus grande photo de M.Houde.C'était la Presse numéro 2, sa soeur siamoise, M.Houde ayant commencé par passer là avant d'aller saluer M.DuTremblay à la Presse numéro 1.¥ ¥ ¥ On s’étonne que M.DuTremblay n'ait pas encore vendu la Presse numéro 2 au vainqueur de lundi soir.Qui sait?Il a peut-être déjà posé des jalons.¥ ¥ ¥ Toutes ces voix qui criblaient la radio d'âneries solennelles, avant l’élection, se sont tues Et certains orateurs se sont même tués.¥ ¥ ¥ Sujets de causeries rebattus, que les belles-mères et les beaux-pères.Mais il y a progrès.L'on en parle maintenant en public.Ensuite, l’on en écrira.¥ ¥ ¥ A-t-on pensé à un nouveau bill Dillon?On pourrait l'appeler le bill Plante.¥ Ÿ ¥ Il y a des libéraux qui son: charitables.Chaque fois que M.Houde eut de la malchance, dans le passé, des libéraux québécois ont tendu, pour le noyer, une main à laquelle il s'est agrippé et dot»t il s'est servi pour se hisser plus haut.Cette fois, il doit ses remerciements au Reform Club.•ft qf» 4^ Six entrepreneurs dans le nouveau conseil?Nous savions bien que les entrepreneurs dominaient le conseil du dehors.Ils le domineront maintenant du dedans.PAMPHILI “L’Enseignement français au Canada1 UNE REEDITION Québec.Il (IL N.Let co- mité des bills privés du Conseil législatif J commencé ce m atin l’étude du bill de Montréal.Dès le début, M, Pamphile du Tremblay déclare que.d’après lui, le bit! ne contient pas les clauses nêccssaii'cs pour permettre à la nouvelle administration de régler les problèmes qu’elle devra rencontrer.Il faut que la ville et la province coopèrent.La ville vient d'élire une nouvelle administration.(rires).Qui a été élu?demande un conseiller en se tournant vers M.Victor Marchand.On devrait entendre les élus M.du Trcimblay: Ne croyez-vous pas que le Conseil devrait entendre les nouveaux élus?Car je crois que cette question de l'administration montréalaise devrait revenir devant le Parlement et que i on devrait permettre aux nouveaux élus de présenter !cs remèdes qu’ils estiment nécessaires au bien de Montréal.Le déficit prévu pour l’année.1934-35 est de près de $7.000.001).Faut-il rencontrer le déficit par un emprunt ou par de nouvelles taxes*’ Tl faut aussi pourvoir aux fonds nécessaires pour les secours directs et, enfin et surtout, prendre ifs mesures nécessaires pour mettre fin au chômage.Le hill actuel est incomplet et insuffisant.Il faut respecter aussi l’opinion des électeurs de Montréal, à la suite d’une expression de sentiments aussi décisive.Que l'on donne alors aux nouveaux élus l'occasion de venir devant Je Parlement.Celui-ci doit à la population de Montréal de faire un effort spécial et de coopérer avec la cité de Montréal.Temporairement Sans doute, cela peut prendre quelques semaines de délai avant que les nouveaux élus puissent sc concerter et venir présenter leurs demandes.Je suis prêt à adopter le lull à titre temporaire, quitte à faire les rajustements nécessaires quand les nouveaux élus viendront devant nous.M, Kelly.Que suggérez-vous?Une session spéciale?# M.DuTremblay: Comme Ton voudra.M.Médéric Martin approuve M.DuTremblay.Le $7.000,000 de trop “Nous ne pouvons pas fermer la porte aux nouveaux élus.Nous devons leur donner la chance de venir demander les mesures nécessaires à l’administration".M.Martin voudrait aussi savoir ce qui est advenu du fameux $7,000,01)0 qui aurait été emprunté de trop.M.Thomas Chapa is et M.Nlrol sont d'avis que le Conseil législatif n’a qu'à étudier le bill cl non à décider si la session doit être prolongée.L’étude des clauses On commence alors l'étude des clauses.Une longue discussion se déclanche sur le paiement des égouts de (’ancienne Vijle-Emard.maintenant le quartier Saint-Paul.Paul.Ue comité suspend la discussion et Ton i’dopte rapidement plusieurs autres clauses.A Ottawa MM.Bennett et King aux prises M.King s’obstine à refuser Je blanc-seing que demande M.Bennett — Celui-ci insiste Un amendement de M.King occasionne tout un débat Le premier volume de l"'En-seignement français an Canada” de M.l’abbé Groulx est épuisé.On le réimprimera dès la fin de ce mois.On peut, dès maintenant, commander les deux volumes au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame-est.Montréal, nu prix de $1.50 l'un, franco.Le deuxième volume sera tout de suite expédié, le premier, dès sa réimpression.Soeur Maillet Les journaux acadiens, VEvangê-line.ie Madawaska, nous apportent d’élogieuses nécrologies de la vénérée Soeur Maillet, ancienne supérieure de l’HÔtel-Dleu de Saint-Basile de Madawaska, qu'ils s’accordent à proclamer bienfaitrice de TAcadie.Ces journaux nous permettent de rectifier une erreur qui s’était glissée dans notre propre article: Soeur Maillet était la nièce, et non point la cousine, de Napoléon Bou-rassa.Sa mère, Geneviève Bouras-sa, était la soeur de l’auteur de Jacques et Marie.(Par Emile BENOIST) Ottawa, 11.— Fort de sa majorité, Je gouvernement finira bien par obtenir du Parlement le blanc-seing et les pouvoirs discrétionnaires qu’il demande.Pour le moment toutefois, l’opposition libérale à la ¦Chambre des Communes l'oblige à patienter.Toute la journée d’hier, le comité plénier a poursuivi l’étude du bill des secours, autrement dit le bill du blanc-seing et dos pouvoirs discrétionnaires ou encore le bill de la dictature.Uc leader libéral, M.Mackenzie King, a répété ce qu’il avail déjà dit bien des fois: son parti est disposé à voter une loi de secours aussi large que possible, à la condition qu’une somme d’argent définie soil indiquée et à la condition que le gouvernement ne soit pas autorisé à prendre n'importe quelle mesure qu’il pourra juger opportune pour le maintien de Tordre, de la paix et de la bonne administration.A plusieurs reprises, dans le texte du projet de loi.on trouve cette formule: Nonobstant les dispositions de quelque statut on loi.M-Mackenzie King dit que c’est outran-eler, dangereusement outrancier.Le gouvernement manifeste par cette formule son intention de mettre de côté toutes les lois du pays, pour leur substituer des ordonnan-( es édictées selon son caprice.C'est de la dictature pure et simple, sans Le résultat officiel de l’élection municipale On trouvera en page 3 le résultat officiel du scrutin de lundi, â Montréal, tel que compilé ce matin à l’hôtel de ville.Du fond de l’Afrique .Du fond do l'Afrique, un roligioux canadien veut bien noua écrire: Quel magnifique cadeau pour let Canadiens que ces deux abonnements au “Devoir"! Ces bons journaux nous apporfenf le Canada au Basuto- land.Comme nous repassons av< même avoc un mois de retard.ic bonheur chacun des numéros.A beaucoup d’autros missionnaires, Ton pourrait faire io plaisir d'adresser aussi le ’’Devoir" quotidien.C'est une question de $6, $8 ou $10 par année, «elon le* relions.que le gouvernement ait cependant le courage d’employer ce mot.M.Bennett sc fait conciliant.Il est prêt à remplacer la formule “nonobstant" par une autre dans ce grnre-ri: "En plus de toutes (es lois existantes, le gouvernement pourra.” Quelque formule restrictive .ferait hic mieux l’affaire du leader libéral qui s'en ouvre franchement à M.Bennett.Pourquoi ne i>as dire que, “tout en respectant 1rs lois existantes, le gouvernement pourra.'?M.Mackenzie King va jusqu'à soumettre un amendement dans ce sens.Lr premier ministre n'csl plus aussi conciliant.Il déclare immédiatement que Tamendcmert n'csl pas acceptable.Le gouvernement demande des pouvoirs discrétionnaires, absolument discrétionnaires, sans la moindre restriction.Pour faire plaisir à l'opposition, le gouvernement, veut bien modifier le texte de son bill.Mais quelle que soit la forrfie du texte, les pouvoirs discrétionnaires doivent rester des pouvoirs discrétionnaires et ie blanc-seing doit rester un blanc-seing.Le gouvernement, explique-t-il, a des raisons particulières, cette année, d’insister pour obtenir un blanc-seing et des pouvoirs discrétionnaires.Il ne conviendrait pas que le pouvoir exécutif fédéral fût moins fort qu’un, pouvoir executif provincial.Le cas pourrait sc produire, si des pouvoirs discrétionnaires ne sont pas accordés au gouvernement central.F.n Colombie, par exemple, le gouvernement Pat-lullo s’est fait investir par la Législature de ijpuvoies dictatoriaux.En vertu de ecs pouvoirs, le gouvernement colombien, un simple exécutif provincial, pourrait dé; créter à peu près n'importe quoi par arrêté ministériel.Il est vrai que la constitution prévoit qu'unr loi provinciale peut toujours être désavouée par le gouvernemént fédéral.Dâns ce cas cependant, il ne s'agirait pas de lois, mais d'ordonnances ou d'édits.Le Parlement fédéral pourrait intérvenir à la condition qu'il soit en session.Dans les rirconstances actuelles, il convient que l'exécutif fédéral, le gouvernement.soit investi de pou voirs discrétionnaires quand le Parlement ne siège pas.Son auto* i v.(Suite à la page 2' D9-D LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 11 AVRIL 1934 VOLUME XXV Ne 84 Les banques canadiennes Mlle en garde dè* 1927 — Aucun obstacle aux crédits justifiés — Les barrages douaniers — Les dépôts bancaires n’ont jamais été en danger — L'attraction de la spéculation en 1928 et en 1929 — Les prospectus — Les prêts aux cultivateurs — L’inflation monétaire Témoignages de MM.Dodds, Patterson et Logan à Ottawa Ottawa, 11.(SPC.) Hier, le comité parlementaire d’enquête sur les affaires bancaires et commerciales a entendu le gérant general de la Banque de Montréal, M.Jackson Dodds, celui de la Banque de la Nouvelle-Ecosse, M.H.-F.Patterson et celui de la Banque canadienne du Commerce.M.S,-H.Cogan, affirmer que dès 1927 les banques canadiennes se sont efforcées de mettre leurs clients en garde contre un excès d’optimisme en matière de Bourse et ont pris des mesures pour restreindre les emprunts effectués en vue de spéculer.Ils ont aussi affirme que les banques n’ont pas mis d’obstacle fi l’obtention des crédits justifies et que le fléchissement des prix du commerce a précédé la contraction des prêts bancaires.Us ont tous trois exprimé l'opinion que l’érection de barrages douaniers entre les pays forts importateurs a été l’une des principales causes «le la crise économique.M.Logan a dit que.grâce à la ligne de conduite que les banques ont suivie, les dépôts bancaires n’ont jamais été en danger du fait de ta crise.Interrogé par le député libéral C.-G.Power (Québec-Sud), M.Lognn a dit que personne ne pouvait contrebalancer l'attraction que la spéculation exerçait sur les gens en 1928 et en 1929, et qu’à cette époque-là les courtiers en valeurs recevaient des capitaux de toutes les parties du globe, qu’ils en recevaient même de la Chine.H a été question des prospectus des banques sur les émissions d'obligations.M.Dodds a dit à ce sujet que ces prospectus constituent implicitement «les recoinmanda-tions, mais que règle générale les banques s’abstiennent «fr cohseiller leurs clients en matière «le place ments.M.Dodds a nié que les banques eussent coopéré avec la Bourse de Montréal pour fixer les prix des valeurs en 19:tl et eussent ensuite fait vendre à des prix inférieurs aux prix fixés les valeurs données en gage.Parlant «les prêts aux cultivateurs, M.Dodds a affirmé que les banques cherchent toujours à aider les cultivateurs parce que la prospérité de la banque cl celle du cultivateur sont interdépendantes, mais que parfois elles ne peuvent pas les aider par suite de mesures provinciales ayant un résultat contraire à l’objectif que leurs auteurs avaient eu vue: protéger le cultivateur.Il a aussi été question d’inflation j monétaire.M.Dodds a dit «pie c’est j un procédé qui peut aisément causer une catastrophe économique, parce qu’il est extrêmement difficile de diriger l’inflation.Il a exprimé l’opinion que le fléchissement «lu dollar qui a marqué l'inflation «le 19,'(2 laquelle a consis- té en une émission de 35 millions n’était nullement une coïncidence, mais bien une conséquence.L’un des membres du comité, M.William Irvine, des cultivateurs-unis albertains, a exprimé l’opinion «pie les banques canadiennes ont observé la loi «pii les régit et qu’elles ont fort bien conduit leurs affaires pendant la crise.Il a ajouté qu’il déplorait toutefois ne pas pouvoir obtenir qu’on répondit aux questions sur la valeur intrinsèque de la loi bancaire.A Ottawa (Suilr de In oremitr* rite ne sera pas alors inférieure à celle d’un gouvernement local.M.Bennett répète une fois de plus qu’il repère bien que son gouvernement n'aura pas à exercer les pouvoirs discrétionnaires qu’il demande.11 tient cependant à en être investi afin d'etre prêt à faire face à toutes les éventualités.Pai de vote FOISY Avis de déeèa A Montréal, le 9 avril 1934.décédée à 35 ans, Annette Lavlgne.épouse de Sylvie Foisy.Funérailles le Jeudi, 12 courant.1> convoi funèbre partira du No 1323 rue St-Zotlque à 7 h.45 du matin, pour se rendre à l’église Saint-Arsène où le i-ervlce aéra célébré.Et de lé au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de »é-pulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.l.VMARCHE - A Montréal le fl avril, à l'âfir de 86 ans 10 mois, est décédé Mme Esther Fra«cr I.amarehc, veuve d’Azarte I amarcho La défunte est exposée à la demeure de son beau-fils.J.-Avarie Lamarche.rue Parc La Fontaine, No 3420.Funérailles le 12 courant.Départ A R h.15.pour la Chapelle des Sourdes-Muettes où le service aura Ueu à 8 h.30.et de IA au cimetière de la cote des Neiges Parents j et.amis sont priés d'assister sans autre Invitation.• *~ Nécrologie BELANGER - A Montréal, le R.A 72 «m Mme vcu’e Alberto Belanger, nee Amanda Couture .BISSON NETTE — Aux Cèdres.A 34 ans.Emile Bistor.nette.époux de Bertha Bru- "bLEAÜ A Sl-Philippe de Lapralrte.A .1 an v Annie O'Donnell, épousé de Joseph Blctu.„ BOIRE - A Montréal, le 9.Jules-J.Boire époux de Jeanne Sylvestre BOURDEAU ~ A Montréal, le 8.A t effort serait incomplet si an o'v greffait un organisme qui viserait à faire connaître nos producteurs et nos marchands à toute la population canadietme-française et même à établir des ontaets commerciaux au besoin, tâche est énorme, elle requioil l'assistance de tous et des cneoura-pements (pii permettront de rendre le mouvement permanent, car c'est un travail (pii exigera des années d’effort.Mais il est devenu nécessaire et c'est en autant qu’on le comprendra qu'il sera possible d’en faire un succès.C.H.Le cours de -d- a Lits.H) La Cours de l’argent Londres, tt (p.A.l Le cours de l’argent reste ferme à 20’, d.Cours du sucre New York, J| Les cours (Hi sucre sont fermes.Options mai 1.36; juil.1.42-43; sept.1.4S; dee.Lf)3; jan.1.30; mars 1.00.te marché du bétail .CHICAGO se*.86*4 87 86*.37 86’, 86-', 87', 88*, 87 87*+ 88 88’s 87*, 88', 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LE BUT SERA DEPASSE.LES NOUVELLES EN RACCOURCI Winnipeg Electric Le* iTieltcs de Winnipeg Lire-trie en 1933 sc sont établies à #5,-102,682 comparativcincnt a $5,528,-44!) et à $6,078,055 les années précédentes.Après soustraction des frais d’opération, des intérêts, de la dépréciation, il y a eu un bénéfice net de $27,330 contre $170,453 et $2()2.801 les deux années précédentes.Le montant des bénéfices non répartis est augmenté à $418,532.Le capital d’exploitation, qui était de $2,231,835 en 1931 et de $1,165,-(i!)2 en 1932 était réduit à $996,515 à la fin de 1933.Y leur réunion d’hier, les administrateurs de ta compagnie ont décide de paver les intérêts dus sur les deux classes d'obligations de la corn pagnic.Manitoba Power Les recettes brutes de Manitoba Power, dans laquelle Winnipeg Electric est fortement intéressée comme Manitoba est intéressée dans Winnipeg Electric, qui est sa principale cliente, se sont établies à $1,214.943 contre *1.257,850 et $1,277.773 les deux années précédentes, Après soustraction des charges, il est resté un surplus de $57,951 contre un de *178,507 en 1932 et un de «2110,267 en 1931.Le montant des bénéfices non répartis est maintenant augmenté à $621.267.Le capital d'exploitation a été augmenté de $274.499 à $375,-375.Comités de protection Aux réunions d’actionnaires des deux compagnies, hier, on a déclare qu’un comité de protection des obligataires de Winnipeg Electric, de Manitoba Power et de North western Power travaille en vue d'é-taldir un projet de réorganisation financière fie Winnipeg Electric qui serait favorable aux obligataires des trois compagnies.On sait que Winnipeg Electric s'est portée garante du paiement des intérêts et du capital de* obligations émises par Manitoba Power et par Northwestern Power.Cours de l’or Londres, || (P.\.) l’or a avancé de 4 I 1 -2d.Les obligations (Compilation 1980 103 104 1 du P.-Edouard.6e; 1947 103 Brot de Québec 4We'r, 1963 103'.j 104>s Saskatchewan 6'r 1952 98 1 00 ompugntei: Ventes Valeurs 2 Alberta Gram 130 Bruck Silk 30 Bell Telephone rCoinp.tation de la maifon L.-C Beaubien) Haut Bas Ouv.22 19 119 19 V Z 119 Midi 22 ' 19 19 Chang.045 Brazilian .II ’.2 1 m 275 Bldg Prod 2P/2 22 2) \ 2 22 200 Can, North.Power 21 21 >/2 21 21 % 240 Canada Cement 9'/2 9V2 91» 93s 275 Canada Cement pnv, 47 47 V2 47 47 Vi 15 Can.Car and Found.8’,4 8V4 5 Can.Car and Found, pnv.14 'A • 1 4 Vz 430 Can.Ind.Alcohol ''A” 153-4 \5U 1 5 'A 1 5 Vz + Z-cme AJax OU .Ashley Braelurne Barry Holl Bane Metals .B.C.Ploneei .Bobjo Castle Treth.Cen.Patricia Com.Pete Conlaga:.Dome Mine* Dorn.Explorers Falconbridge Grab.Bourquet Granada Holllnger Howey Gold Int.Nickel Kirk.Lake Lake Shore Macasaa Can Malgrt ic , McIntyre Mtntaig Corn.5 *4 13 94 28 15 65 54 00 2 75 71 '-j I 5 1 j 5», Marché des changes in 91 93 1 28 28 05 28 15 63 53 85 2 74 62 Abltlbt 5', 1953 40 42 Benuharnols 6'', 1959 64 68 Bell Telephone 5‘'« 1955 107 109 B.A.OH S'?!, 1945 101 N io3'.3 B.C.Power 5r.-r I960 90 98 B.V.Power- S'-jV-i, i960 99 Ç, 1011, B.C.Telephone 5r, i960 1)9 101 Calgary Power 8% 1900 93 95 Can.L and P.5% 1949 93 95 Can N P 5'v 1953 92'3 94’ • CPR 4'a'o 1944 88 90 C.P.R, S»b 1954 97 ! 99'., C.P R 6', 1942 113 115 ' P 11 5% 1934 99 », Can.Steamship .Vi 1943 85 an.Steamship 6'y 1941 28' .30* - an.Vickers 6r; 1947 sa".60» j Dom.Square Bldg 6ri l9lf 52 55 Dom.Tar 6'y 1949 87', 89'., Duke Price Pow, 6-, 1.966 94 96 Famous Players 6', 1948 M 92 Famous Players 6‘;''o 1948 78 'ed Grain 6 X 1949 75 '9 Gatineau Power 5G 1956 91 11 93'., Jamaica P.5% 1950 93 96 MacLaren-Quebec P 5'/, 1961 95 97 McColl Frontenac S' 1949 99 101 Ment.C.and Mfg S'a'-,, 1947 101 »4 1034.Mont.ta.P 5N% 1937 100 102 M.L.H and P.3en 1951 107'- 109'.M 1, H and P.5% 1970 108 110 Mont.Tram.5
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