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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 26 juillet 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-07-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—\o 173 MONTREAL, LUNDI 26 JUILLET 1915.Ut.UA SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .».$5.0» UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA .91.00 ETATS-UNIS.$1.50 ** INION POSTALE .*2.00 Rédaction et Administration: £ 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL & APHONES : » I'll DMINISTRATION '.DACTION ; .Main 7461 Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CONSCRIPTION La Gazette disait, ce matin, dans ses notes de rédaction: Plusieurs assemblées convoquées pour encourager le recrute-ment ont ete interrompues par le cri: “Pas de conscription!” Il semblerait qu il s est produit en certains quartiers un mouvement concerte afin de créer l’impression que les Canadiens vont être iorces de s enrôler pour le service à l’étranger.Le but des organisateurs de ce mouvement ne peut être bon.Aucun article de ia loi n autorise la conscription ou l’enrôlement forcé pour les guerres étrangères; et le parlement n’adoptera pas et ne doit pas adopter un tel dispositif.Ceux qui entravent le travail patriotique des olriciers recruteurs par des cris de cette nature sont mal renseignes et leur action est malfaisante.” cPur* paragraphe renferme une parcelle de vérité et beaucoup o inexactitudes.Les actes de violence qui ont marqué la manifestation de vendredi sont assurément aussi réprouvables que les désordres provoques a Ottawa, en décembre, par des miliciens en uniformes, aussi con-Iraires à la liberté et à la paix publique que le sac du Devoir dirigé par «les soldats canadiens déguisés en patriotes italiens.Mais ces violences de vendredi, qui les a provoquées?C’est d’abord cet officier qui a déclaré que si les Canadiens ne s’enrôlaient pas volontairement, ils seraient bientôt forcés de le faire malgré eux.Ce sont ensuite des éner-gumènes comme MM.Ballantyne et Dawson, qui ont menacé de jeter sur !f P;lvé Ieurs jeunes employés qui refuseraient d’aller se faire tuer pour l’Angleterre.et pour soulager le budget de ces messieurs.Les autorités n ont Pas désavoué ces paroles, elles n’ont pas réprimé ces tentatives de chantage et d’intimidation que la Gazette, confond avec le “travail pa-triotique des agents recruteurs.Le peuple a vu dans ces manoeuvres la pensée secrète du ministère; il a voulu prouver aux politiciens qu’il n entendait pas se laisser faire violence.Rien n’indique qu’il y ait eu une “action concertée”.* * * La Gazette est-elle si certaine que nous n’allons pas à la conscription?Le parlement, affirme-t-elle, ne décrétera pas le service obligatoire, il ne doit pas le faire.Le parlement a fait et décrété bien des choses que la Gazette ne Irouvait pas opportunes, qu’elle jugeait même absurdes et condamna-]»îes, tant que ses chefs politiques n’eurent pas décidé de les mettre à exécution par exemple, la contribution de trente-cinq millions à ia fiotte impériale.Le gouvernement a porté successivement le chiffre des troupes des-f:nces à la guerre européenne de cinquante mille hommes à cent mille, puis à cent cinquante mille; et il a déclaré qu’il maintiendrait ces effectifs.On a même fait dire à M.Bordcn que le Canada fournirait à l’Angleterre cinq cent mille soldats.Même si le gouvernement s’en tient au chiffre de cent cinquante mille, et que les troupes anglaises et canadiennes continuent d’être massacrées comme elles l’ont été à Lange-marck, il faudra, pour peu que la guerre se prolonge, enrôler au moins 2o0,000 hommes.Si le recrutement volontaire ne suffit pas à remplir ces cadres le ro r»n n »-v-i / » ri I -ïrri 4 il __ „_* .•.r .chute prochaine parait inévitable, I fluence sensible sur les rapports il est permis de se demander s’ils ne considèrent pas la partie comme perdue sur cette partie du front, sa crifiée aux opérations contre la Russie, et s’ils n’attendent pas une diversion de la part de leurs alliés les Allemands, qui se sont réservés jusqu’ici, dans une certaine mesure, du côté du front italien.Evidemment, tout est possible de la part de ceux qui affichent leur mépris des engagements internationaux et des neutralités.Le jour où ils se verront écrasés sous l’étau qui les enserre, ils sont capables de tous lés coups de tête.11 semble bien invraisemblable, néanmoins, que les Allemands tentent de pêne trer en Italie par la Suisse, pour la seule raison qu’ils auraient affaire à une nouvelle armée de 300,000 hommes remarquablement entraînés et équipés, et résolus à faire respec ter l’intégrité de leur territoire.L’opinion en Suisse ment forcé.Et quelle objection pourront formuler tous ceux qui ont affirmé que c’est le devoir du Canada de prêter main-forte à la Grande-Bretagne?* * * Le gouvernement aura-t-il même besoin, pour tenir ses engagements, de l’autorisation des chambres?La Gazette tient pour certain que les lois actuelles n’autorisent pas l’enrôlement forcé pour le service a ietranger.En est-elle bien sûre?Tant que les lois ont été interprétées et appliquées par des hommes d’Etat qui avaient le courage d’être Canadiens avant d’être impérialistes, fort bien.Mais depuis quinze ans les chefs politiques de la Gazette proclament à l’envi que le Canada est tenu de participer à toutes les guerres de l’Angleterre.Depuis un an les chefs des deux partis, et leurs suiveurs au parlement et dans la presse, se sont évertués à prouver que l’intérêt du Canada, dans la guerre actuelle, est identique à celui de l’Angleterre; ils ont répété à satiété que les libertés et la sécurité du Canada sont aussi menacées par les barbares ' allemands que celles de la Grande-Bretagne, de la Belgi-que et de la France.Seuls, dans la grande presse canadienne, nous avons contesté l’exactitude de ces propositions extravagantes.Nous ayons paru prêcher dans le désert.Le gouvernement ne peut-il se con-sidérer comme autorisé à user de tous les pouvoirs que la loi de la Milice lui confie “pour la défense du Canada”?L’un de ces pouvoirs n’est-il pas d envoyer la milice canadienne à l’étranger, “pour la défense du Ca-nada ?Et la meme loi n’autorise-t-elle pas le gouvernement, par simple décret ministériel, a remplir les cadres de la milice par l’enrôlement forcé et le tirage au sort?.Il n’est sans doute pas à propos d’effrayer le peuple inutilement-mais il est plus reprouvable encore de le leurrer d’illusions et de lui cacher les consequences possibles et même probables de l’attitude et des engagements pris par ses gouvernants.Du reste, le régime de la conscription vaudrait mieux que le système chantage et d intimidation inauguré par M.Ballantyne.Sur ce point Mtre Laflamme a donné la note juste.’ .°.ntf;?1;\!e d.roit de combattre logiquement la conscription ceux qm ment 1 obligation legale et morale du Canada de participer à la guerre actuelle et aux armements de la Grande-Bretagne.Henri BOURASSA.LA SUISSE ET LA GUERRE Dans un discours prononcé à l’occasion de l’anniversaire de la bataille de Sempach, qui a sauvé la Suisse de la domination étrangère, le général Ulrich NVille, commandant en chef de l’armée suisse, si on croit une récente dépêche de Berne, aurait manifesté quelque inquiétude au sujet des dangers que court la confédération helvétique.Il aurait déclaré que, tout en espérant que les malheurs directs de la guerre lui seraient épargnés, la Suisse n’est pas rassurée sur l’avenir.Placée entre les violents orages qui éclatent de tous côtés autour d’elle, la République ne pourrait que par une chance extraordinaire se tenir jusqu’au bout dans lia paix et la sécurité.Mesures de précaution Les motifs d’alarme ne manquent pas, en effet.Le grand état-major italien a déclaré en état de guerre Ja province de Domodossola et mis en état de défense la frontière 'du Simplon ; on annonce également que le gouvernement suisse a déci- dé, il y a plusieurs semaines déjà, la mobilisation de ses troupes du Gothard, notamment le renforcement des garnisons de ses forts d Airolo et d Andermatt.Ces mesures de précaution, prises de part et d’autre, sembleraient indiquer que 1 on redoute quelque surprise de ces côtés.Or comme l’Italie n’a nullement l’intention d’envahir ia Suisse et n aurait aucun intérêt à chercher par ce passage périlleux à atteindre 1 Auti ichc, d autant qu’elle .s’avance victorieusement dans le Trentin et la Dalmatic, d’aucuns en concluent que l’on craint sans doute que Jes Austro-Allemands ne songent à emprunter le territoire helvétique pour se jeter sur la Lombardie.On avait déjà envisagé cette hypothèse dès le lendemain de l’entrée en campagne de l’Italie; toutefois, on s’imaginait alors que l’offensive autrichienne ne serait pas dans la nécessité de chercher des détours, par ce fait qu’étant ou possession des cols des Dolomites cet avantage stratégique faciliterait aux Autrichiens l’invasion de l’Italie par les plaines de la Vénétie.La rapidité de l’avance italienne, à laquelle ils ne croyaient pas, a toutefois déjoué tous leurs calculs ; et dans la terrible extrémité où se trouvent réduites leurs forteresses de .Toluùno et de Goritv da#t la L’Allemagne se gardera donc, pour l’instant tout au moins, de se heurter à un obstacle qu’elle sait infranchissable.Il n’y aurait plus, le jour où l’envahisseur se présenterait aux frontières helvétiques, de Suisses allemands ou français.Il n’y aurait qu’un peuple étroitement uni pour défendre son bien le plus cher et le plus précieux : son indépendance.On a beaucoup parlé, depuis le début de la guerre, de la diversité des sentiments qui se sont manifestés dans la Suisse romane comme dans la Suisse du nord.Il est bien vrai que la Suisse française a été, dès le commencement de la guerre, tout à fait francophile, tandis que dans les contrées où la langue allemande est la langue maternelle—et c’est la majeure partie de la Suisse —on ne cachait pas les sympathies pour l’Allemagne.C’était d’ailleurs fort compréhensible.Toute la Suisse du nord a de si larges rapports avec l’Allemagne, au point de vue du commerce, de l’industrie, de la science, des moeurs, de la langue, qu’il était très normal que les Suisses allemands sentissent avec les Allemands, comme les Suisses français avec les Français.Un correspondant du Petit Parisien dit à ce propos : “Je n’apprendrai rien de nouveau aux lecteurs, en leur disant que dans tous les cantons où l’on parle français, l’enthousiasme pour les alliés et particulièrement pour la France, est aussi vif et sincère qu’en France même.A Genève, Lausanne, Neufchâtel, Bienne, la Chaux-de-Fonds, les magasins étalent à profusion des bustes et photographies des généraux français.Dans tous les centres horlogers, l’industrie des montres a fait place à la fabrication des munitions de guerre pour la France.Les Allemands, de leur côté, n’ont pas manqué de s’adresser à ces industriels, mais ni eux, ni leurs ouvriers n’ont accepté de travailler pour le compte de F Allemagne.L’un d’eux me disait, il y a quelques jours : “—Si le sort de la guerre d|oit dépendre des munitions, nous travaillerons nuit et jour s’il le faut, mais c’est la France qui tirera les derniers coups de canon “ Dans la Suisse allemande, il n’en est pas de même ; pourtant, j’ai pu constater que l’opinion publique à Berne, et même en partie à Bâle, a tourné en faveur des alliés, malgré les efforts désespérés que font les Allemands pour se cramponner dans ces dernières villes.Leur place forte est Zurich.Là, on voit dans les magasins, au lieu des portraits de généraux français, ceux de Hindcnbourg et des autres généraux allemands.“ C’est par Zurich que des commerçants suisses, peu scrupuleux, arrivent, malgré la surveillance du gouvernement, à passer en contrebande tout ce qui peut alimenter l’Allemagne et l’Autriche ; non seulement les produits suisses, mais même du riz et du blé.” L’évolution du sentiment public signalée ici a été constatée, à plusieurs reprises et nombre de Français /optimistes en ont exagéré la si-gniflcatibn.C’est sans doute aller beaucoup trop loin que de dire ____ et surtout de croire — que la Suisse intellectuelle d’aujourd’hui, de germanophile qu’il était est devenue francophile.Si la presse de langue allemand ¦ n’est pas toujours tendancieuse ou malveillante, la satisfaction manifeste avec laquelle elle accueille les informaU|ons défavorables aux Alliés ne permet vraiment pas de conclure à de nouvelles dispositions de la Suisse allemanique.L’évolution n’est guère perceptible encore.Mais quoiqu’il en soit de la réalité de ce prétendu revirement, il .avoir .eu une Jn- d’intérêts entre la Suisse et les deux groupes de belligérants La France dupée M.Gustave Téry écrit dans le Journal, de Paris : “On se demandait chez un commerçant si, la paix rétablie, les Boches trouveraient encore le moyen de se réinstaller sournoisement en France pour nous inonder de leur camelote.Cette fois, la leçon nous servirait-elle ?Ou serions-nous, après la guerre, aussi naïfs qu'avant ?“—N’en doutez pas, dit en souriant un industriel qui revenait de Genève.Les Boches auront d’autant moins de peine à reprendre avec nous leurs relations commerciales qu'en réalité, à cette heure même, elles ne sont pas encore interrompues.“On se récria : “Et ia loi du 25 mars ?Ne menace-t-elle pas les contrevenants des sanctions les plus sévères ?” "—Vous aurez beau faire toutes les lois que vous Voudrez, reprit l’industriel, vous n’empêcherez pas les Allemands de continuer leur trafic en Suisse, et, comme nous n’avons nous-mêmes aucune raison de rompre nos excellents rapports avec la Confédération helvétique, les Boches pourront toujours chercher à Berne, Zurich ou Bâle les hommes de paille qui leur sont nécessaires.Ils les y trouvent d’autant plus aisément qu’au besoin ils les y mettent.Avant la guerre, quelques patriotes clairvoyants dénonçaient déjà les “Prussiens masqués” ; le masque était français, britannique ou belge ; maintenant, le masque est suisse, et tout est dit.C’est ainsi que les Boches sans pudeur réussissent à nous vendre, en les faisant passer par Bâle, les tissus qu'ils nous ont -’olés à Roubaix.Les vérificateurs des douanes les reconnaissent facilement ; mais tous les papiers, tous les certificats d’origine sont en règle.Et il n’y a, parait-il, rien à Lire, si ce n’est convenir une fois de plus que ces gredins sont très forts et attendre l’heure où ils nous paieront tout ça.” Ainsi, la Suisse est restée tout naturellement l’intermédiaire des Allemands pour leur commerce en I rance.Elle est bien davantage encore — ce qui est plus grave pour le moment — l’entrepôt de ravitaillement de l’Allemagne.L’opinion française s’en est émue, et les Suisses eux-mêmes se préoccupcnl de boucher Jes fissures du blocus organisé par les Alliés contre les empires du centre.Un trust d’importation BILLET DU SOIR.PAR CHARITE Pour ce faire, on a proposé — et le projet est à l’étude s’il n’est pas déjà adopté — d’instituer un trust d’importation, un organisme qui fasse pour les marchandises de toute espèce ce que le gouvernement fédéral a fait pour les céréales.Ce trust, qui serait une entreprise privée, servirait d’intermédiaire pour toutes les importations et en contrôlerait l’emploi.Les journaux suisses germanophiles n’ont pas tardé de protester contre cette atteinte à l’indépendance nationale.Par contre, le Journal de Genève reconnaît que, si la France fournit à la Suisse toutes les marchandises dont elle a besoin, on doit “lui donner toutes les garanties qu’elle peut légitimement désirer concernant l’usage que le trust fera de ces marchandises”.D’ailleurs, la Suisse n’a pas le choix entre le trust d’importation et l’entière liberté de ses mouve ments, comme l’a déclaré le conseiller fédéral SchuHhess, chef du département de l’économie nationale.Et 1 objection que celte mesure, ainsi que d’autres destinées à en assurer la pleine efficacité, constituerait un acte inamical vis-à-vis de l’Allemagne, tombe d’elle-même devant le précédent créé par cette puissance qui exige que les rares marchandises qu’elle livre à la Suisse ne puissent profiter aux Alliés.Uldéric TREMBLAY.La police de Montréal dit avoir arrêté un agent de l’Allemagne sur la montagne, il -y a quelques heures.Les circonstances de cette arrestation sont d’apparences défavorables à l’inculpé.Il n’y aurait rien d’étonnant que ciette capture fût importante.Les Allemands, quî sont merveilleusement organisés pour faire la guerre, ne doivent pas avoir négligé de placer de leurs amis à Montréal, le cenfre commercial du Canada.La police préposée à la surveillance (les étrangers sujets de pays ennemis se doit de les surveiller encore mieux qu’elle ne le fait.Qu’on crie moins sus aux Allemands d’outremer et que l’on surveille davantage ceux d'ici qui paraissent suspects.Il y a un mois, le frère servant, commis à l’emploi de coiffeur du monastère, a subi l'opération d’un fibrome.Et les moniaux ont dû pour lors pratiquer tour à tour la générosité des artistes capillaires.Cet après-midi, devant les coups de chapeau des publics urbains, tête et pieds nus, dans son épaisse robe de bure, le prieur, sous un rôtissant soleil de canicule, gagne la boutique, accoutumée.Le barbier, qui souffre d'une affection soporeuse, achève une demi-heure de sieste sur une de ses chaises.Près des fenêtres, maint folliculaire, Roger Rontemps du type Béranger, devise, amusé par le jeu de Palamède.—On taxe notre, dormeur, savez-vous, d’être ladre, tout gourmet qu’il soit de vin vieillardê parce qu’il le trouve confortable, mais ça fait toujours bien un gros mois qu’il les tond pour rien.—Qu’il fasse, donc son petit Aranda'.le ministre espagnol a bien chassé les Jésuites de son pays.—Il s’est bien proposé, hier soir, de faire jouer ses vieilles lames s’il en revenait aujourd’hui.Ce n’est toujours pas avec de la monnaie de moine, après tout, qu’il va réussir à payer ce vide-bouteilles qu’il a transformé en boutique____ Tiens! savez-vous, moi, je trouve que ce ne sont pas toujours les raseurs qui sont les plus rasants.Le prieur, qui est entré, souriant, va s’asseoir sur la chaise que vient de quitter le coiffeur, tandis que celui-ci, qui a échangé un regard d'intelligence avec les joueurs, cherche ses outils en pensant que voilà d'avance quinze nouveaux sous de fichus.Cependant qu’il fait sa coupe, de l’autre côté de la cloison aux planches jointives, qui sépare la boutique de la cuisine de l’ancien vide-bouteilles, un matou, qui n'a rien du chat de Carabas, fend l'air de ses rauques miaulements.Le figaro, traduisant son impatience pur la rapidité de sa besogne, qu’il accomplit à l’aide d’un rasoir à dents de scie, rase maintenant le crème du prieur dont les traits se contractent involontairement.A la fin, emporté par les miaous qui n’ont cessé de lui agacer le tympan, il ouvre te judas, pratiqué dans la porte de la cloison, et demande -, —Mais diable qu'a ce vilain matou à jurer de.la sorte?Et le religieux, moqueur, de répondre.illico: —Que voulez-vous, mon pauvre homme, ce doit être un chat auquel on fait les cheveux par charité.Jacques STERILE.DANS ÛâRITIRI ON SE PLAINT DU SERVICE DU TRANSCONTINENTAL.les voyageurs et pour la marchandise.Ce qui est pis encore, pendant des semaines, on a refusé de transporter les marchandises de diverses stations “par ordre du surintendant”, et il a fallu une menace d’émeute à Amos pour faire comprendre aux employés du train qu’ils devaient être plus intelligents que leur supérieur.Et, grands dieux ! quels trains nous a-t-on donnés?Nos femmes et nos enfants ont été obligés de voyager dans un antique “char à boeufs”, tout en payant très cher.Quand on avait la bonne fortune de monter à bord d’un convoi de prisonniers autrichiens en route pour le camp de Spirit, les voitures étaient convenables.Des voyageurs de Québec qui sont allés jusqu’à la gare (pardon, dans le champ en arrière des bureaux de la Marine) avec billet de passage dans leur poche, ont refusé de prendre le train régulier Parce qu’ils l’ont trouvé trop dégoûtant.Un vieillard venu récemment pour visiter sou fils, prêtre dans l’Abitibi, est mort peu après son retour, et l’opinion générale attribue son décès aux fatigues excessives causées par le voyage dans un de ces trains qui prenaient trois jours pour ailler de Québec à Cochrane.Depuis la mi-juillet, il y a eu amélioration : le train ne perd pas ses nuits à Parent et à CrBrien (c’est BLOC - NOTES Voici une lettre ouverte que M.Hector Anthier, maire d’Amos, nous prie de reproduire, pur rapport à la manière dont le Transcontinental traiterait la région de l’Abitibi.Elle est adressée à MM.Casgrain et Blondin, tous deux représentants de régions jxir où passe cette voie ferrée, et tous deux ministres : Messieurs les Ministres, Vous représentez dans le cabinet federal, les districts de Québec et des Trois-Rivières, c’est-à-dire ceux qui ont fourni le plus de colons à 1 Abitibi, ceux qui sont le plus intéressés au développement du nord-ouest de la province, tributaire naturel de vos villes.C’est pourquoi je m’adresse à vous publiquement pour dénoncer 1 administration actuelle du chemin de fer Transcontinental qui, au ilieu d’aider, comme ce serait son devoir, au progrès de notre région, semble vouloir l’étouffer autant qu'elle le peut.Dans une lettre ouverte aux sénateurs et aux députés de la province de Québec à Ottawa, j’exprimais, au mois de mars dernier, la crainte que nous ne fussions maltraités par le ministère des Chemins de fer, et je vous suppliais de veiller et de prier.Nous demandions des taux raisonnables de transport pour les voyageurs et les marchandises, des trains entre Winnipeg et Québec, l’installation du tèlegraphg, des messageries, un courrier postal entre Québec et Amos, un service direct, sûr et rapide.Or.quoique Je chemin de fer soit exploité par le gouvernement depuis trois mois, nous n’avons encore rien obtenu qui satisfasse à des demandes si naturelles et si légitimes.Je sais des gens qui ont payé, sur les trains du gouvernement, cinq sous le mille pour voyager, comme au temps de la construction.On a payé d'ailleurs tous les prix, et pouç (c notre village de Privât qu’on a nommé O’Brien), et il est supposé parcourir la distance de Québec à Amos en 21 heures.Mais grâce à l’organisation, ce train est toujours arrivé et arrivera toujours avec queIqucv-heures de retard.Les voyageurs retardent donc de quelques heures, et la marchandise de quelques jours généralement.Il n’y a pas encore de télégraphe! Pas encore de messagerie! Le service des postes n’existe pas sur une certaine partie de la ligne, tandis qu’à Amos, à Rivière Bell, à Privât, a LaSarre, etc., on reçoit le courrier postal par Cochrane, Ont.Une lettre mise à la poste le mardi à Québec nous arrive le mardi suivant, quand elle pourrait être ici le vendredi au plus tard, s’il y avait un courrier de Québec.Il y a trois mois que j’ai attiré l’attention du ministère des Postes sur la nécessité de nous envoyer notre courrier par Québec, mais ma demande est encore “sous considération”.(Serait-elle dans les dossiers de ce fonctionnaire qui vous a amené, Monsieur le Ministre des Postes, à refuser de nommer notre bureau “Amos-sur-Hafricana”, sans doute parce que ce serait un nom intelligemment composé?) Dans nos malheurs, nous avons pour nous consoler la lecture des journaux qui racontent les beautés du rapide de Toronto à Winnipeg et louent M.Cochrane d’avoir coupé en deux le Transcontinental de façon à en placer le terminus sur lac Ontario.Nous ne sommes pas jaloux pourtant! Nous ne voulons rien enlever à nos voisins qui leur appartienne; nous demandons seulement ce qui nous est dû.J’aurais bien raison de me plaindre ici des taux de transport annoncés pour le bois de pulpe, le grand produit de notre district, mais cette lettre.est déjà longue.J’y reviendrai, s’il'est nécessaire, et si les réclamations (ie nos commerçants ne sont pas entendues en temps utile.Je ne puis cependant terminer cette lettre, Messieurs les Ministres, sans vous demander si vous ôtes les auteurs de la nomination du personnage qui est surintendant du Transcontinental à Québec.Ce chef de service aurait pu, par une administration intelligente, adoucir nos misères, mais il s’est montré au contraire d’une grande sévérité, pour le moins, chaque fois qu’il en a eu l’occasion.A tout événement, la population du territoire servi par le Transcontinental dans notre province, population déjà considérable et qui grandira, est profondément indignée du sort qui lui est fait, et je suis le porte-parole de tous, sans distinction d’origines ou de partis, pour vous crier que nous on avons plein le dos de votre ministère des Chemins de fer et de l’administration du Transcontinental.Bien à vous, Hector AUTHIER, Maire d’Amos.Amos-sur-Harricana, 23 juillet 1915.GRANDE NERVOSITE A NEW-YORK New-York, 26.— Les “valeurs de guerre” ont subi une hausse vertigineuse oe matin sous le coup d’une combinaison nouvelle des compagnies d’acier qui circulait sur le marché.Le Bethkhem Steel est monté de 14 points jusqu’à 222, le Baldwin Locomotive de 79(4 jusqu’à 82% et l’Aine-rican Car a subi une hausse aussi, par suite des rumeurs de commandes de guerre.Le Pacifique-Canadien, le Lehigh Valley et le S.Paul, dans les chemins de fer ont perdu 1 point.Vers midi quand la rumeur sur la destruction du navire américain Lec-lannw s’est accréditée, les valeurs américaines ont commencé à subir une baisse et le Bethlehem Steel est descendu à 210.Car on craint une guerre entre les Etats-Unis et l’AUemagne à la suite de ce nouvel outrage teuton.Les valeurs américaines sont en baisse de plus en plus par suite de ia destruction du Lçelanaw.< Le sinistre du Eastland a en deuillé Chicago et terrifié les Etats Unis.C’est une des plus grandes ca tastrophes maritimes de l’époque avec celles du Titanic, de l’Emprest et du Lusitania.Nous vivons dans une époque a» sombrie par des naufrages et de! guerres sans précédent dans l’histoire.Notons, au point de vue pratiqua avec quelle promptitude les autoiv tés américaines ont appréhendé D capitaine et les officiers du bord.Dans les pays britanniques, on n’agit pas avec cette célérité, en df telles circonstances.* * * Tout le monde voit des aéroplanes, de ce temps-ci, dans notre région.Il y a évidemment des mysti-ficateurs qui se complaisent à monter des bateaux aériens aux alarmistes.Le singulier, c’est que tous les aéroplanes signalés seraient porteurs de fanaux puissants.Pourquoi diable des fanaux, qui exposeraient les aviateurs à se faire tirer dessus et descendre plus vite qu’ils ne h voudraient?Il y a eu ainsi, en France, des alarmes nombreuses sur maints points du territoire.Et presque toujours, une fois la vérité recherchée, on s’est aperçu qu’il y avait peu de fondement à tout -cela, L’Imagination des gens n’est-elle pas un peu surexcitée par ce qu’ils ont lu, le soir, avant de s’aller coucher, dans les journaux à sensation‘i T ‘ÏT T?M.B.L.Borden est à Paris; les dépêches disent qu’il a dîné avec M.Poincaré, le président de France, Voilà qui fournira un nouvel argument aux gens qui veulent exploiter les sentiments des Canadiens-français pour la France.* -s- a Le Droit écrit que si les écoles de la commission des écoles séparées régulière lui sont enlevées par la nouvelle commission que vient de nommer le ministère Hearst, ia commission régulière en ouvrira d’autres dans les églises.On ne voit pas bien comment les gens de Toronto pourront fermer celles-là! * * -» Les Etats-Unis parlent de construire 50 nouveaux sous-marius et de porter le chiffre de leur armée régulière à 500,000 hommes, appuyés sur une réserve considérable, entraînée d’après les méthodes suisses.Cela sera un des résultats de l'agitation causée aux Etats-Unis par la discussion de leurs méthodes de défense, que beaucoup de journalistes el d’experts écrivent devoir être insuffisantes, advenant un conflit awe un pays étranger.* * * M.Lemieux montre tout autant de curiosité à l’endroit de la visite de M.Borden en Grande-Bretagne que les conservateurs en montraient jadis à l’occasion des voyages de M.Laurier à Londres.M.Lemieux pense que M.Borden pourrait bien y être allé chercher des prétextes d’élections, d’autant, dit-il, que les conservateurs s’y préparent en secret.Est-ce que les libéraux ne s’y préparent pas, eux aussi?* ¦* -s- On rencontre, de ce temps-ci, une foule de gens qui ne voudraient pas se dire nationalistes, qui répudient le nationalisme et qui dès qu’ils parlent, parlent comme des nationalistes.Ils font du nationalisme comme M.Jourdain faisait de la prose.Il ne faut pas le leur dire, mais les laisser continuer.* * * La presse canadienne aura la censure.Cela réjouit la Patrie et d’autres journaux du même type.Il fallait s’y attendre.Plus on prêche la tolérance, en paroles, dans certaines feuilles, moins on veut la voir pratiquer.* * * Les submersibles allemands vien-« nent de couler six nouveaux vapeurs anglais et français, à l’heuro précise où les dépêches nolaient que, depuis une semaine, ils n’en avaient attaqué aucun.Cela prouve bien, après la note américaine, que Berlin n’entend pas discontinuer ses actes de piraterie de sitôt.* * * On signale, dans les différentes halles du blé, en Amérique, la hausse des cours, due à la température humide et à l’apparition de parasites de cette céréale.Il est peu étonnant pole.Oh ! nous avons bien ici comme la-ba.nos fervents du militarisme.Tous les Jingos rêvent de la conscription ; ils voient dans ce régime le salut de l’Empire.S il fallait écouter ces exagérés, nous au-rieu eu Grande-Bretagne et au Canada, les scènes renouvelées du caporalisme prussien.Mais fort heureusement, nous vivons dans un pays libre «où la constitution ne peut être modifiée sans le consentement du peuple.Puis M.Lemieux fait le procès des impérialisants.Nous avons ici et là, à travers le pays, quelques tenants de l’idée impérialiste.Ce sont les disciples de Chamberlain.Les problèmes qui affectent le uanada sont trop mesquins aux yeux de ces rêveurs.Ils dédaignent les intérêts de leur pays.Ce sont les problèmes de l'Empire qui les passionnent.Poux eux, l’autonomie du Canada c’est vieux jeu.M.Asquith a déjà déclare la responsabilité de la conduite des affaires extérieures de l’Empire ne saurait être partagée avec les colonies.Tant que cette déclaration ne sera pas modifiée, les relations du Canada avec la métropole ne sauraient être changées.Le premier ministre aura beau proclamer l'entrée officielle et définitive du Canada dans les conseils de l’Empire, les organes jingos auront beau sonner le ralliement de leurs puis éclatantes trompettes, ils ne rendront pas le Canada l’associé de John Bull.“Le Canada, s’écrie M.Lemieux, dans sa péroraison, ayant conquis ses libertés politiques, ne saurait les aliéner, même au prix d'une représentation impériale où son influence serait relativement nulle.“Le Canada en participant à la gierre européenne, apporte librement son concours au service de la liberté et du droit des gens.“Le Canada, fidèle à la couronne, apprécie mieux qu’à toute autre période de son histoire, le principe de 'autonomie parfaite qui, s’infiltrant graduellement dans la masse, a cimenté les assises de sa constitution.“Cette autonomie nous est particulièrement chère, à nous de la minorité, parce qu’en nous assurant la liberté elle a fait naître chez nous le sentiment de la loyauté.C’est pour faire triompher le principe d'autonomie en Belgique, en Alsace-Lorraine, en Pologne, dans les Balkans, que l’Angleterre el la France, que le Canada et l’Australie combattent en ce moment.Le jour éloigné, mais cer-ain — où la paix sera signée, marquera dans l’histoire, une date solennelle.Les petites nationalités poliront respirer; le militarisme prussien sera anéanti.Ce sera la fin de ce cauchemar qui s'appelle l'impérialisme allemand.Personne alors — au Canada moins qu’ailleurs — ne voudra que le rêve Jingo se réalise, parce que ce rêve donne une sensation d’oppression et d’étouffement aux véritables amis de la liberté.” Les autres orateurs s’attaquèrent surtout au parti conservateur, qui menait le pays à la banqueroute et firent l’éloge du parti libéral seul capable, selon eux, de rétablir l'équilibre financier.On a parlé souvent d’un triumvirat à l’hôtel de ville, en désignant MM.Martin, Hébert et Côté ; mais on était loin de se douter qu’un jour viendrait où l’administration de la ville serait confiée à un véritable triumvirat, non pas formé de trois des cinq commissaires, mais nommé par le gouvernement provincial pour remplacer ces derniers.C’est ce qu’une rumeur fait croire à la suite des procedures prises dans le but de priver M.Duncan McDonald de son siège.On dit que si le requérant dans l’affaire de “quo warranto” réussit, une autre demande de “quo warranto” sera immédiatement produite contre M.Hébert pour lui interdire, lui aussi, de siéger tant que l’imbroglio Tramway-Autobus n’aura pas été réglé définitivement.Advenant ce cas, le bureau des commissaires, réduit à trois membres, ne pourrait pratiquement plus conduire les affaires de la ville, étant donné surtout que le mauvais état de santé de M.Côté tient ce commissaire fréquemment éloigné de son bureau.Le lieutenant-gouverneur en conseil, c’est-à-dire le ministère Gouin, afin que la machine municipale puisse continuer AVOCATS Boite Postale S5B.— Adresse télégraphique, “NnW.Montréal”.Tél.Main 125(1 1251.Code» : I.ieLera.West.Un.C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation —- Kue Saint-Jacqaes MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence.2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.-EST C7S4- Docteur A- DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Paris.Taladie des YEUX, des OREILLE7, du N3Z et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En face du carr Saint-Louis).Dr A.L.GUERTIN sialadiea de» Yeux, dea Oreillea.du Nei et de la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU i 2 A 5 URS.Tél.Bell Eet *164.DENTISTES ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tél.S.-Louis 4207 HERVE RGCH, B.A.,LLL AVOCAT 61, RUE S.-GABRIEL.Bureaux 17.18 et 19 Tél.Main 3264 Société légale BARIL & ROCH CAMILLE TESSIER AVOCAT ET PROCUREUR LE RETOUR A LA TERRE Hier soir, au soubassement de l’é glise S.-Denis, en présence de 200 .personnes environ; el à la salle de l’école Meilleur, de S.-Busèbe, devant une centaine d’ouvriers, — la plupart pères de famille — M.l’abbé Meindre, missionnaire agricole, n fait une conférence ou plutôt une causerie sur les principaux motifs et sur les moyens pratiques de retourner à la culture de ia terre.A ce sujet on a constaté, par une enquête publique dans ces deux auditoires, qu'une vingtaine de personnes seuleniiE'iit connaissaient déjà, la Société et les Bureaux de Colonisation, 11 Place d’Armes et 82 rue S.-Antoine.Pour tous les autres c’était comme une revelation; et cependant ta plupart de ces braves gens éprouvent le désir el surtout le besoin de retourner à la campagne.MORT D’UN PASTEUR (Pc notre corrcKponCnutl Québec, 26.Le Hèv.\V.Jackson, ancien pasteur de 1 église méthodiste de Québec, et depuis quelques années chapelain protestant de l’iinmigratlon, est mort, hier, après quelques jours de maladie.à fonctionner, nommerait alors une commission administrative qui res-terclt en fonction jusqu’à ce que les tribunaux aient statué sur les multiples injonctions, règles “nisi” et “quo warranto”, ou jusqu’aux pro; chaines élections municipales, si les enquêtes judiciaires, qui viennent à peine de commencer, se prolongent.On parle de deux solutions : ou nommer trois personnes actuellement mêlées à la vie municipale, ou choisir trois administrateurs parmi les électeurs.Dans le premier cas, on désigne M.l’échevin L.A.LapoinK, M.C.Laurendeau, avocat principal de la ville, et M.J.Pelletier, contrôleur municipal des finances.Dans le se-con cas, plusieurs noms sont mentionnés, et entre tous on semble croire que le choix de sir Lomer Gouin se fixerait sur M.Alphonse Racine, importateur et conseiller législatif, M.Gaspard Deserres, financier, et M.Robert Bickerdike, financier et député de Saint-Laurent à Ottawa.Les pouvoirs et attributions du triumvirat seraient les mêmes que ceux des commissaires et le conseil municipal conserverait les siens.La nouvelle, qui est parvenue à l’oreille de plusieurs échevins, est accueillie avec une certaine satisfaction, car tous semblent bien d’opinion que le marasme actuel cause de grands tdl-ts'à la ville et qu’il faut y remédier sans retard en attendant que lés électeurs aient l’occasion de se prononcer sur la forme de gouvernement municipal qu’ils entendent Se donner.LA RUE NOTRE-DAME OUEST Les propriétaires devront accep ter les $300,000 que la ville leur offre, sinon le projet d’élargissement de la rue Notre-Dame-Ouest sera abandonné.Voilà, brièvement, l’ultimatum du bureau des Commissaires à l’échevin N.Lapointe, représentant du quartier Sainte-Çunégonde, qui, depuis plusieurs mois, s’efforce de faire terminer l’élargissement de cette portion de la rue Notre Dame située entre les rues De Lévis et Fulford.Lorsque le bureau des Commissaires décida, il y a quelque temps, après avoir considéré un rapport de M.Hamilton Ferns, président du Bureau des Cotiseurs, de mettre de coté $300,000 aux tins de l’amélioration projetée, certains pi^priétaires soulevèrent des objections, prétendant que la ville ne désirait acheter que la lisière de terrain dont elle avait besoin et qu'elle ne tenait aucun compte des dommages que cette expropriation occasionnerait à leurs propriétés.Ces object'^ns signifient que la ville, si elle s’y rendait, (fevrait payer 8100,000 et peut-être plus pour mener à bonne fin l’amelioration projetée.Néanmoins, lorsque l’échevin N.Lapointe il y a quelque temps, se présenta devant les commissaires, avec une copie du rapport relatif à l’évaluation des propriétés requises, ils se refusèrent absolument à augmenter leur appropriation, laissant entendre «pie les propriétaires devraient se contenter de $300,000, sinon il n'y aurait pas d’expropriation.Voici, maintenant, une liste préparée par les cotiseurs, qui donne les noms des propriétaires intéressés, ainsi que tes sommes qui leur ont été offertes par la ville sur les $300,000 : P.Vanier, $11,507.95 : Laura Lip-pé et autres , $15,179.10 ; E.Saint-Aubin, $20,885.42 ; Emile Champagne, $29,641.48 ; madame G.Le- roux, $33.520.27 : madame Damien Mercure, $29,625.88 ; Moïse Lacpste, $10.815.15 ; A.Trottier, $11,756.84 ; G.P.Fabien, $21,452.74 ; madame T.G.Martineau, $9,769 09 ; \V.Meyr-son, $27,480.61 ; succession McCormick, $24,506.63 ; Joseph Moreau el autres, $21,311.76 ; succession P.Flanagan, $10,227.15 ; madame J.U 97 St Jacques, Ch.MAIN 8728.34.MONTREAL.HOCKLAND 931.Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENI^ Près Marie-Anne.Tel.S.-Louis 3943._____ Dr HONORE THIBAULT L.D.S.D.O.S.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU e 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 VOL.VT.— No 173 PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques se-maines suffisent.Outils donnes gra* tuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir S’ad.Molers Barber College.62D Boulevard St-Laiirent.MoiRrriil^^_ PROFESSEUR On demande un 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7305 ; résidence : Saint-Louis, 2707.veulent pas, car elles ne seraient d’aucun usage aux véhicules.Essayer de franchir la voie ferrée ailleurs que par l'avenue Décarie ou le Grand Boulevard, il n’y faut pas songer, d’autant plus que ce serait illégal, car la loi est ainsi faite.De sorte que pour arriver à ta partie sud du quartier, il faut franchir une distance d’un mille, alors que ce serait si simple et si (hurt, si l’on pouvait traverser la voie ferrée.Les citoyens de Notre-Dame de Grâces sont donc résolus à avoir des traverses à niveau, et c’cst pourquoi la pétition monstre qu’ils veulent présenter à Ottawa se couvre sans cesse, et par centaines de feuillets de signatures.Turcot, $12-763.>t et autres, $9,716 09 LES PASSAGES NOTRE-DAM3 Edwin Leroux total, $300,000.A NIVEAU A DE GRACES Tandis qu’à Saint-Henri ou à Sainte-Cunegonde l’on met tout en oeuvre pour faire disparaître les In verses à niveau, les citoyens tu quartier Notre Dune de Grâce u par contre, ms ’Cctanicnt à grands iris.Mais Foi dv»il dire que la si-lut lion est «Vrt différente, car.à Notre-Dame d” Giûces, les compa-g, ies de chemins dt fer, allégu 11 it-m fameux “ right ou way , ont Lnné plusieurs rues à la eircu' t-Dnn, et les uéton rs que cela néce site de la pari dos tjons de l’en.iroitl '’onstituent une véritable inconnun-l dite, sinon plu t , Des passerelles, les citoyens n'eu THEOLOGIE MILITARISTE LE REV.DR GORDON, DE WINNIPEG, PARLE DES DEVOIRS DES CHRETIENS DANS LA GLERRÊ ACTUELLE.Le Révérend docteur J.L.Gordon.de Winnipeg, dans une prêche qu’il donna, hier matin, à l'église presbytérienne de ta rue Crescent, a développé Je sujet suivant: le soldat qui combat pour ia Grande-Bretagne prend part à àunç lutte héroïque et glorieuse.L'orateur envisagea son sujet à un point de vue purement chrétien, en développant les aspects nationaux de ta question.Le développement en est bien clair, car il vient à dire que cet homme qui bataille pour l'Angleterre prend fait et cause, primo, pour l'honneur national, secundo pour la cause de la démocratie universelles, tertio pour le sentiment fier de l’esprit de loyauté.Il rappelle en outre qu'il obéit à un grand chef.Kitchener, à un roi glorieux, Georges V, et à un grand drapeau, l’Union Jacki Son allocution a été fort goûtée.LA NOUVELLE GARE UNION ON FERA LA POSE DE LA PRE uMIERE PIERRE LE 12 AOUT.(De notre lorrosoonaant) Québec, 26 — Les autorités du C.P.R.viennent d’informer le maire Drouin que la pose de la pierre angulaire de la nouvelle gare Union du palais aura lieu le 12 août prochain, à quatre heures de l’après-midi.Elle sera marquée d’une beîie cérémonie à laquelle les membres du conseil municipal et tous les autres corps publics de la ville seront invites.Il est probable que le maire Drouin sera appelé à présider ia cérémonie.La nouvelle gare sera assez avancée à l’extérieur, avant l’hiver, pour que l’on puisse procéder, durant la saison rigoureuse, aux travaux de l’intérieur.L’édifice sera en tous points digne des trois grands chemins de fer, le C.P.R., le Transcontinental et le Canadian Northern, qui y établiront le terminus de leur service -de passagers.ORDINATIONS AJLPACOME (De nc:r» c.orreaDonaann Québec, 26 — Deux imposantes cérémonies d’ordination sacerdotale ont eu lieu, hier, dans l’archidio-cèse de Québec.Son Eminence le cardinal Régin s’est rendu à S.-Pa-côme où il a élevé à la prêtrise le R, P.Michaud, d’Ottawa, et les abbés Joseph Alexandre et J.-Louis Bonen-fant.du diocèse de Québec.A S.-Denis, les abbés Armand Gagnon et Pantaléon Pelletier ont reçu l'onction sacerdotale des mains de S, G.Mgr P.-E.Roy.ASSURANCE Les personnes qui ont déjà été refusées par les compagnies d'assurances sur la vie peuvent obtenir de ia protection en s’adressant par lettre à “Assurance-vie”, bureaux du “Devoir”, Montréal.CHAMBRE ET PENSION Une dame âgée, en bonne santé, demande cbanii e t pension, dans une famille tranquille où il n’y aura pas d’autre pensionnaire ni enfant.Paroisse S.-Louis de France, près d'une église préférée.Ecrire à Casier 4 “Le Devoir”.VOTRE CHEVAL BOITE-T-IL 7 Servez-vous de l’onguent liquide Campbell.Satisfaction garantie.En vente chez Papineau, 1479.Notre-Dame Ouest, près Atwater, lALLE  DINEtf STAR BOARDING HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.00 semaine.Repas tous les jours à Attention spéciale aux voyageurs, PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE ANTOINE.par 20c.er Pour le reste de votre vie" STERM00R \5/matemS "Bien Fait-Non Bourré' Garantit toute une vie de confort et de propreté.FAIT AU CANADA DEMANDEZ LA BROCHU* RETTE GRATUITE MAISONS D'EDUCATION ECOLES DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES PREPARATION AUX CAR-RIERES DES AFFAIRES.Section spéciale de comptabilité.Easeignemeat pratique et théorique.Réouverture de» coure : Mardi, 14 septembre Demandez le programme de» coups.ÉCOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME, LTÊE Saint-Hyacinthe, p.q.FONDEE EN 1900.Réouverture le 23 août.Prospectus sur demande.B.LALIME, principal.r.I PROVINCE.DF.QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit, No 1818(1, Jules Napoléon CrolseUère, de Montréal, (St.Rose Dairy Co.), demandeur, vs P.Ronlos et F Routos, de Montréal, (Mile Fini icr-creaiu Parlor), défendeurs.Le lé me jour d'août UUô, à une heure de l’après-midi, à la pla-d’affaire» des dits défendeurs, au No 2003 boulevard S.-'Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en un piano, vitrines, miroirs, chaises, tables, etc Conditions : argent comptant.L.1.S.Ita-cette, II.C.S Montréal, 20 juillet 1!)15.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit, No 10111 — Thudée Roussel, épicier, de Montréal, demandeur, va James Sexton, de Montréal, défendeur Le 5éme jour d’août 1915, à dix heures de l avnnt-mfdl, nu domicile du dit défendeur nu No SOI rue Fullum, eu la cité de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.1.s.nncottp, H.('.S.Montréal, 2(i juillet lülâ.PROVINCE DU QUEBEC, distrlct^lTxmm*.réal.Cour Supérieure, No 2044.— Daine A.Adam, épouse de Noé Cloutier, demande^ cesse, vs 1 heodore Rondos, défendeur.U quatrième^ jour d’août 1918, ù dix heure* de I avant-midi, à la ci-devunt place d’affaires du dit défendeur, au No 2503 boulevard S.-.Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et efcfts du dit défendeur saisis en rette cause, consistant en sucreries, vltri- E^Coutu.tec’sn" : l’rKont com9tm.t J.Montréal, 20 juillet 1015.i VOL.VT.— No 173 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 JUILLET 1915 8 RUSSIE FRANCE L’ACTION MARITIME a V I LA DEFENSE DE VARSOVIE LES TEUTONS N’ONT AVANCE QUE PAR LE NORD.MACKEN-ZEN N’A FAIT AUCUN PROGRES CONTRE LA LIGNE CHOLM-LUBLIN.— LES ALLEMANDS EN COURLANDE.LES FRANÇAIS VICTORIEUX ILS CHASSENT LES ALLEMANDS DE LEURS OUVRAGES DE DEFENSE DANS LES VOSGES, A BAN-DE-SAPT, ET FONT PLUS DE SEPT CENTS PRISONNIERS.SOUS-MARINS ALLEMANDS ILS ONT COULE PLUSIEURS PAQUEBOTS ET CHALUTIERS ALLIES DANS LES EAUX ANGLAISES.— UN CROISEUR TURC TORPILLE.— LES RUSSES MAITRES DE LA MER NOIRE.Londres, 26.— Les troupes du nord, seules, que les Austro-allemands cherchent, depuis une semaine, à amener autour de Varsovie et des armées russes, ont fait quelque progrès au cours des derniers jours.Elles se sont frayé un chemin vers la rivière Narew, entre les forteresses de Pultusk et de Roseau, et elles s'avancent vers la rivière Bug.L’autre armée que le feld-maré-chal Von Mackensen dirige contre le chemin de fer Cholm-Lublin, a à peine gagné une verge de terrain depuis qu’elle s’est approchée du village de Reiovitz, situé au sud de la voie ferrée.—En opposant une résistance acharnée, les Russes sont une continuelle menace pour l’aile de Von Mackensen, le long de la rivière Bug, de l’est de Cholm à l’est de Lemberg.Entre Krylow et Sokal, leurs attaques ont été particulièrement furieuses; elles ont contraint les Allemands à envoyer des ren-¦ forts, probablement dans le but i d’appuyer Von Mackensen, pour faire face aux Moscovites.—Le long de la Vistule, au sud et à l’ouest de Varsovie, il y a eu peu de changement, sauf l’occupation par les Allemands de quelques po-1 sitions, évacuées uar les Russes —Tandis que Varsovie subit une terrible pression, les Austro-Allemands ont un travail gigantesque qui les attend, s’ils doivent mettre fin à leurs opérations par la captu-: re de cette ville.Après avoir fran-( chi la Narew, ils font face à la Bug, qui longe les forteresses ; tandis que, dans le sud, les Russes ont de bonnes positions, au nord du chemin de fer Luhlin-Cholra, qui pourraient bien annihiler le travail de 1 l’armée qui les attaquera.—Beaucoup de gens pensent que les plus dangereuses attaques pour le présent, sont celles qui se livrent dans les provinces de Courlande, de Kovino et de Grodno, sur les lignes de communications entre Varsovie et l’intérieur septentrional de la Russie.Ces attaques sont livrées pour la plupart, par la cavalerie et pour y faire face, quand le temps sera venu, les Russes opéreront la concentration de Cosaques dans ces régions.Les Allemands commencent à exécuter un nouw:,u mouvement.Il semble que l’attaque dirigée dans les provinces de la Baltique, apparemment contre Riga, ne faisait que préluder à une marche dans une direction bien différente.Avant d’atteindre Mitau, l’ennemi s’est soudain tourné du côté du sud-ouest.En même temps, d’autres mouvements se dessinent.Les Teutons ont pris Junisaky, le long du grand chemin, à 26 milles au nord-est de Shavli.et un autre détachement s’est mis en marche vers l’est, en partant de Rossieny, à 40 milles au sud de Shavli.La colonne qui s’est emparée de Junisakyn, comme celle qui livre combat en face de Mitau, marche vers.le sud-est.Et des troupes assez considérables exécutent ces divers mouvements pour démontrer l’importance qu’y attachent les généraux ennemis.Les experts ne regardent plus les opérations du nord du Niémen, comme des démonstrations, mais y voient l’indice que le plan ennemi a plus d'ampleur qu’on ne le croyait.Le seul point embarrassant, c’est l’impossibilité de deviner d’où les Allemands tirent les armées étonnantes qui se meuvent le long du front occidental.TURQUIE CONVENTION AVEC LA PORTE LA QUESTION DU CHEMIN DF.FER DE DEDEAGHATCH EST REGLEE PAR UNE ENTENTE ENTRE CONSTANTINOPLE ET SOFIA.— SIGNIFICATION POLITIQUE DE L’ACCORD.Londres, 26.— En parlant de l’arrangement conclu entre la Bulgarie et la Turquie de la cession par l’empire Ottoman à la Bulgarie d’une importante partie du chemin de fer Dedeaghatch, le correspondant du “Times” â Constantinople “Je comprends bien que cette entente n’implique aucun engagement d’un caractère politique pour aucune des parties contractantes.La Bulgarie ne s’engage pas à rester neutre ni à laisser passer la con-trebande pour la Turquie sur son territoire.“D’après le nouvel accord, la Bulgarie obtient toule l’étendue de la ligne, qui traverse le territoire turc, avec Karagach, Demotika et Kuleliburgas.La frontière bulgare coïncidera avec le cours de la rivière Maritz, el ton! le territoire, situé à l’ouest de cette rivière, deviendra bulgare.Autour de Karagach, la station d’Andrinople, la Bulgarie réclame une zone d’un mille et 1,522 verges.On construira, si elle obtient cette concession, une nouvelle ligne accordant à la Turquie un accès indépendant à Andrinople." Lé “Times”, en commentant celle dépêche, que lui adresse son correspondant, dit qu’il n’y a pas à se méprendre sur sa signification.Elle indique clairement, au moins, l’existence d’un entente tacite entre les gouvernements turc et bulgare.“En dépit de l’assurance que la concession de territoire n’implique aucun engagement politique”, dit le “Times”, il csl improbable que la Turquie fera de si grandes concessions sans avoir acquis la ccrtiâide d’en obtenir d’équivalentes.Paris, 26.— Les nouvelles que nous comunique le ministère de la guerre sont des plus réconfortantes; elles contenteront les plus pessimistes.Les trois derniers communiqués nous font assister à ces beaux succès qui honorent nos valeureux soldats.Ces trois communiqués n’ont que des bonnes nouvelles, et nous démontrent que l’avance française s’affermit de plus en plus.D’aucuns parmi nos critiques mi litaires sont d’opinion que l’Allemagne fait son suprême effort pour percer nos lignes, et ces critiques sont convaincus plus que jamais que ces efforts, si violents puissent-ils être, resteront vains.Le communiqué de samedi soir rapporte un beau succès de nos aviateurs qui ont abattu un aéroplane allemand et qui ont eu le plaisir de faire prisonniers ceux qui le pi lotaient.Les opérations de dinranche ont été couronnées d’un nouveau succès dans les Vosges où nos troupes ont enlevé quelques puissantes positions de défense; en plus elles ont fait 700 prisonniers bien vivants, sans une blessure.A cela il faut ajouter un riche butin en matériel de guerre.Le communiqué de dimanche soir enregistre de nouveaux exploits fructueux pour nos troupes: opération de mines à notre avantage, organisation de positions conquises, capture de 825 prisonniers, dont onze officiers, reprises de six mitrailleuses dans des tranchées re^ conquises.C’est à Ban-de-Sapt, dans les Vosges, que les Français ont remporté leurs succès, entre les hauteurs de Lafontelle et le village de Lannois, où ils ont occupé un groupe de maisons qui constituait la partie méridionale du village.Dans l’Artois, et entre l’Aisne et l’Oise il y a eu de continuelles canonnades.Dans le sud de la Wocvre, la canonnade a été intermittente.Dans les Vosges, les Français en dépit d’un bombardement, ont organisé les positions conquises à Ban-de-Sapt.ITALIE ILS AURAIENT PRISGORITZ DES RAPPORTS NON-CONFIRMES PORTENT QUE LES ITALIENS SERAIENT RENTRES DANS CETTE PLACE IMPORTANTE.— DES SECOURS AUTRICHIENS.Paris, 26.—Le correspondant du Petit Parisien ”, à Milan, envoie la dépêche suivante : “ L’état-major autrichien a évacué Gbritz.” Suivant une dépêche de Milan à la “ Tribune ”, de Genève, plusieurs personnes, arrivées de Milan, rapportent que les MiJiens ont occupé Goritz.Vu sa chute imminente, le général Conrad a demandé à Vienne les renforts indispensables.Genève, 26, viâ Paris.— On câble de Chiasso et de Laibach, à la “ Tribune ”, que la capitulation de Gcritz est imminente, la ville ayanl subi le plus violent bombardement qui ait encore eu lieu durant la guerre italo-autrichienne.On continue à se battre sur le plateau de Carso où les combattants de part et d’autre éprouvent des pertes considérables, dit-on.Les Italiens ont bombardé Plava, vendredi et samedi, et ont détruit le fort le plus puissant, le fort numéro 3 et aussi un canon de 12 pouces.Le correspondant affirme que les Autrichiens ont livré une contre-attaque contre le Mont Nero, et r.onl parvenus à reprendre quelques tranchées.On rapporte que les Italiens ont rejeté les Autrichiens 2 milles en arrière.On répète que les Italiens sont pratiquement maîtres du rivage septentrional du lac de Garde, où plusieurs torpilleurs prennent part à l’attaque dirigée contre Riva.ALLEMAGNE LA FETE DU PAPE ON A CELEBRE SOLENNELLEMENT, HIER, DANS LES EGLISES DE MONTREAL, LA SOLEN-NITE DE SAINT JACQUES-LE-MAJEUR, PATRON DE BENOIT XV.Hier, fête de Saint Jacques-le-Majcur, l’un des apôtres, Sa Sainteté Benoît XV célébrait sa fête patronale.On sait que Sa Sainteté porte le nom de Jacques Della Chi es a.A l’occasion dé cette fête, le Saint-Père a reçu les hommages de tous les cardinaux, d’un grand nombre d’évêques, de même que ceux de plusieurs tètes couronnées ou de chefs d’Etats.Benoît XV, à cause de sa piété ie sa sagesse et de sa haute prudence, est un objet d’admiration universelle et on est assuré qu’il mènera avec sûreté la barque de Pierre à travers l’une des plus terribles tempêtes qui se soient déchaînées sur le monde.Tous les prêtres et leurs prélats en union avec les catholiques du monde, ont prié, hier, le saint patron du vénérable pontife pour que se réalise bientôt l’un de scs plus chers désirs de cnef de l’Eglise pour que lu paix règne sur le monde par la justice et dans la charité.Londres, 26 — Les sous-marins allemands ont repris leur activité dans les eaux anglaises en coulant un vapeur anglais, un vapeur français et quatre chalutiers anglais.On rapporte qu’un sous-marin a été détruit par les bombes et Iç feu des canons.Un autre chalutier anglais a été détruit par une mine et dix membres de l’équipage ont été tués.Deux sous-marins ont attaqué et coulé ie paquebot français “Danae” au large du cap Wrath, à l’extrémité nord-est de l’Ecosse, alors qu’il se rendait de Liverpool à Archangel, Russie.Les chalutiers “Henry Charles”, “Hathleen”, “Activity” et “Prosper” ont sombré dans la mer du Nord.Un sous-marin a torpillé dans la mer du Nord le paquebot anglais “Firth”, d’Aberdeen, qui se rendait de France à Firth of Forth.L’explosion a tué quatre membres de l’équipage.L’Amirauté fait part de la destruction du chalutier “Briton” sans spécifier si une torpille ou une mine l’a atteint.Le capitaine a été tué et cinq marins ont disparu.On croit qu’ils se sont noyés.CROISEUR TURC TORPILLE Londres, 26 — On mande d’Athènes à Constantinople que les Russes ont torpillé, dans la mer Noire, le croiseur turc “Midullu”, autrefois le “Breslau”, pratiquant au-dessous de la ligne de flottaison une ouverture longue de 6 verges et largo _ de 3.Le correspondant ajoute qu’on rapporte que le sous-marin allemand “U-51” s’est échoué au large do Tohekmedje.LA MAITRISE DE LA MER NOIRE Petrograd, 26 — Le premier dreadnought russe ayant pénétré dans la mer Noire confirme que la Russie en avait virtuellement la suprématie depuis plusieurs mois, même si la Turquie peut encore se servir du “Goeben” avarié.Cela est important à l’heure actuelle, et la réouverture des Dardanelles que Ton escompte, deviendra bientôt un fait accompli, croit-on.Habillements pour hommes et jeunes gens Pantalons en serge crème .3.40 Pantalons en serge à rayures 4.25 Pantalons fiannelle, grand genre .5.99 Pantalons en toile à voile de forte qualité, 1.25 et.1.50 Pantalons khaki.1.50 Costumes pour la campagne et la plage.7.95 Costumes de fiannelle .21.50 Costumes de serge blanches avec rayures fantaisie .22.75 Costumes bleus en serges et cheviots, à la mode, faits par des tailleurs de goût.Mardi 15.00 —Au rez-de-chausée.Chaussures pour hommes Nous revenons toujours sur la vente qu’on poursuit à ce rayon.Nos souliers Oxfords pour hommes en tous genres, en veau choisi en poulain verni avec trépointes Goodyear.Beau fini, travail irréprochable, les séries que nous vendons 3.95 et 4.50 et qui sont ^ réduites mardi à .•¦¦OO —Au rez-de-chaussée.Parapluies et cannes PARAPLUIES de Messieurs, recouverts en soie et laine, manches assortis, notre prix 1.00 PARAPLUIES à manches pliants pour être mis dans une valise, pas encombrant en voyage, recouverts en soie et laine, bords ^ gallonnés.Mardi, prix PARAPLUIES d’hommes, recouverts en soie et laine, bordure galonnée, manches assortis, avec étui et monture d’argent.** Mardi, prix.us les témoins auront été interrogés.La théorie que le chavirement a été causé par le trop grand nombre de personnes qui s’étaient côté du ba- ieger mais sans RETIRER] jugement et en réservant au requérant la facilité de modifier sa motion, de produire des affidavits et de revenir devant le tribunal avec sa demande.En rendant jugement dans la première cause le juge a déclaré qu’il y a jugement final de la Cour Supérieure (art.43) et que l’appel d’un jugement interlocutoire, au contraire ne peut avoir lieu que sur la permission accordée par l’un des juges de la Cour du Banc du Roi, sur requête sommaire et à condition que le jugement en question tombe dans l’un des cas spécifiés par la loi.(Art.1211 C.P.) Un jugement interlocutoire, dit le juge, est un jugement devant faire droit, qui ne dispose pas du litige, mais prépare seulement le développement et l’instruction de la cause et conduit ainsi au jugement final ; en sorte qu’un jugement rendu dans une procédure rie mépris de cour, or (Vin liant simplement l’émanation contre la partie incriminée est in discutablement un jugement interlocutoire, qui ne sera valable que s’il est suivi d’un autre jugement déclarant la règle absolue.L’appel d’un tel jugement ne peut êtr'è permis ; toute autre manière de voir, dit encore le juge, conduirait à l’anarchie judiciaire en favorisant l’obstruction du cours de la justice, et toutes les autorités invbquées à l’encontre de celle manière de voir n’ont aucune application, les jugements ayant été rendus dans des cas d’appels réguliers et autorisés par la loi.Le juge ordonna au protonotaire dr ne pas compléter le cautionnement offert par l’intimé, de ne pas l’enregistrer et de n’en tenir aucun compte et de rejeter du dossier le papier produit par l’intimé et appelé inscription en appel.Dans l’affaire du ‘ quo warranto” demandé par M.Thibaudeau, pour empêcher le commissaire McDonald de siéger au bureau des commissaires, le juge a renvoyé la deman de du requérant, en faisant quelques remarques : la requête était portées sur un meme cl., .eau, ne peut être acceptée par ceux appuyée sur trois moyens, a-t-il dit, qui font l’enquête préliminaire.l’affaire de la rue Drolet, les Auto-Le coroner Hoffman a annoncé bus et le Tramway.Le requérant ne [ju’il ne tiendra pas d’enquête avant i donne que des allégations vagues, ipie les travaux de recherches ne! imprécises, générales, et aucun fait soient terminés.Ces recherches ont; précis.Le tribunal serait justifia-été continuées toute la nuit, et, ce ble de renvoyer la requête, mais le matin, une équipe additionnelle de juge prend un moyen terme ; le 25 scaphandriers a été envoyée pour requérant invoquait comme preuves faire des descentes dans la coque du navire.Jusqu'ici, on a retrouvé 810 cadavres, et l’on croit qu’il y en a encore au moins deux cents sous le navire et dans la rivière.Le maire Morehouse, le substitut du procureur Hoyne, le chef de police Healy et le coroner Hoffman se réuniron, aujourd’hui, en conférence pour trouver un moyen de soulever 1’“ Eastland Immédiatement après cette conférence, ou l’on s’occupera aussi de la fatf in à adopter pour conduire l’enquête, te coronel Huffman a annoncé qu'il amènerait les membres du jury formé, samedi, pour examiner l’endroit où s’est produit le désastre.Le jury s’aj'ourne ensuite indéliniment.“Je crois, a dit le coroner, qu’il y a encore un grand nombre de cadavres qui sont sous le bateau et qu’ils ne pourront être retirés que si P“Eastland” est soulevé.” Aujourd’hui on s'occupera beaucoup de l’identification des cadavres qui sont à l’arsenal du second régiment.Sur 728 qui se trouvent à cet endroit seulement 14 ont été identifiés ce matin.On baisse graduellement le chiffre des pertes de vie.On rapporte qu’un fonds de secours de $300,000 sera disponible demain.Des comités de secours nommés hier ont commencé leur travail de bonne heure ce matin.plusieurs affidavits qui n’ont pas été produits au dossier.Le juge a rayé le délibéré, mais en réservant aiu requérant le privilège de produire ses affidavits et de modifier sa motion.FUNERAILLES DE FEU M.J.-BJPREVOST Saint-Jérôme, 26.— L,e> funérailles de M.Jean Prévost ont eu lieu ici, aujourd’hui, au milieu d’un concours important de parents et d'amis.Le service a été chanté par le curé de Saint-Jérôme, l’abbé de la Dmrantaye, assisté de l’abbé Cha-pleau et de l'aboé Brien, comme diacre et sous-diacre.Le deuil était conduit par les membres de la famille du défunt.Suivaient le cortège : MM J.A.C.Ethier, député des Deux-Montagne ; docteur Lulonde, régistratcur du comté ; Girouard, maire de Sainte-Rose ; Je notaire Mathieu, maire de Terrebonne; P.A.Séguin, député de L’Assomption; N.K.Laflammc, Ed.Lepage, Jos.Versailles, Alban Germain, Léon Garneau.Tancrède Marsil, C.A.Chènevert, Jos.T.Deslauriers, Bullock, député de Shefford ; J.Gi- Le comité des finances se réunira! rouard, Hector Champagne, conseil- aujourd’hui dans le bureau du maire afin d’organiser un fonds de secours de $200,000; la compagnie Western Electric a déjà versé une contribution de $100,000.Des envoyés du bureau du procureur général ont commencé à assigner comme témoins les membres de l’équipage que l’on sait avoir été sauvés.Parmi ceux qui sont recherchés on dit que se trouve George Munger, de Kalamazoo, Mich., boursier du bateau et l’un des témoins les plus importants.Plusieurs témoins occulaires du désastre seront examinés par les autorités municipales, qui veulent faire une enquête séparée de celle des autorités fédérales et des autorités de comté.- LES PLACES DES VICTIMES Chicago, 26.— Des centaines de sans-travail se sont réunis devant le Western Electric Company’s, cherchant des positions laissées vacantes par le désastre de l’“East-land”.Au bureau d’emploi on leur a dit qu’il n’y avait pas d’ouvrage pour eux.La police fut appelée pour faire évacuer la foule.lors législatifs; J.M.Teltier, Raoul Leblanc, secrétaire de M.1, Déca-rie; Hercule Masson, Albert Ber-thiaume, docteur Raoul Masson, J.Archambault, Roger Valois, F.de S.Bastien, Jos.Lamouche, L J.Perron, M.P.P.; Thibaudeau Bin fret.Fernand Rinfret, T.O.Daopst, Arthur Sauvé, député des Deux-Montagnes; Sylvestre, Adélard Ouimet, .1.Emile Prévost, G.Rochon, député de Terrebonne; Arthur Le tondal.F.de S.Prévost.Edouard Montpelit, D.L.Desbois, Sévère La-violette, maire de Saint-Jérôme Léon Taché.M.Cyrille Déluge, président de l’Assemblée Législative, représentait le gouvernement de la province.NOUVEL ATTENTAT CONTRE IA MARINE AMERICAINE Un sous-marin allemand a coulé hier, au large du littoral de l’Ecosse, le vapeur "Leelanaw” chargé de lin.— L’équipage est sauf.— Un destroyer français détruit la base des submersibles autrichiens de l’île de Langosta.Le forcement des Dardanelles est inévitable.— Massacre de chétiens en perpective.— Des avions français bombardent la gare de Nantillois.flotte méditerranéenne à laquelle appartient le “Bisson” a reçu l’ordre de complimenter hautement le lieutenant-commandant Ife destroyer pour ses brillants exploits.Cette dépêche indique que la marine française fait corps avec celle de l’Italie pour combattre l’Autriche dans la mer Adriatique.L’OPINION A BERLIN Berlin, via Londres, 26.— Tout indique qu’il s’écoulera un laps de temps considérable avant que le gouvernement allemand tente de répondre à la note de Washington.Toutefois, si les Etats-Unis protestent énergiquement auprès de ia Grande-Bretagne à propos des entraves mises à la navigation, on répète ici qu’on est en train de formuler cette protestation en termes énergiques.On regarde comme possible que Berlin ne brusque pas sa réponse.Comme on ne possède pas la preuve que les Etats-Unis ont l’intention de forcer la Grande-Bretagne à se départir d’une attitude tenue pour illégale, on condamne universellement la note du président Wilson.On n’a pas perdu l’espoir cependant de voir les Etats-Unis s’élever avec vigueur contre les méthodes de l’amirauté anglaise.UN RAID A RIVA Rome, 25, via Paris, 26.— Dans un rapport officiel paru ce soir aux quartiers-généraux de l’état-major italien, il est fait mention d’un raid aérien, au-dessus de Riva, ville importante à la tète du lac de Garde, dans le Tyrol autrichien.Le communiqué dit; “Dans d'après-midi du 23 juillet, deux hydroplanes ont survolé Riva et ont lancé 18 bombes sur les gares de chemin de fer avec un résultat excellént.L’artillerie ennemie a tiré sur les machines volantes mais sans aucun dommage.“En Cornie, pendant la nuit du 24, les forces de l’ennemi ont attaqué nos positions à Somdogne, mais ont été vite repoussées.L’action au plateau Carso continue de nous être favorable.LA REPONSE DF *A ^RAN-DE-BRET/ GNE Washington, 26.— On a reçu aujourd’hui la réponse de la Grande-Bretagne â la note du 30 mars dans laquelle les Etats-Unis protestaient contre l’application de l’arrêté ministériel limitant le commerce des neutres.Elle soutient que cet arrêté ne dépasse pas la portée de la loi internationale, bien qu’il puisse y T ., avoir une nouvelle application des Londres, _6.—-La bataille dans lejprjncipCS et qU’ii convient d’atten-cours de laquelle on se dispute la | dre l'interprétation d’un tribunal, pcsexsion de Varsovie, s est déplacée au sud de Ta Pologne, où les efforts les plus furieux de von Mac-kensen ne lui ont guère fait gagner du terrain au nord de la capitale de ta Pologne, où les Teutons ont franchi le Narew, sur une longue éten-lue.Potrograd jusqu’ici n’a pas admis ce succès.Il appert aussi selon les Londres, 26, (2.16).— Un sous-marin allemand a coulé hier au large de ia côte nord-ouest de l’Ecosse, le vapeur américain Leelanaw, parti d’Archangel, Je 8 juillet pour Belfast, avec une cargaison de lin.On a sauvé tous les membres de équipage, et on les a transportés à Kirkwall dans leurs propres chaloupes.Le Leelanaw a été torpillé le 25 juillet.Il a quitté New-York, le 17 mai avec une cargaison de coton, consignée à la Russie par voie de Gothenburg.Les autorités ont arrêté le vapeur à Kirkwall, tandis que l’on s’informait de la possibilité de faire parvenir ce chargement en Russie, vu que la Suède prohibe l’exportation du coton dans ce pays.Le 26 juin le paquebot put se diriger vers Archangel, où il déposa le coton.On le -chargea de lin qu’il devait transporter à Belfast.Tous les détails reçus se bornent à un message faisant part du débarquement de l’équipage à Kirkwall, Ecosse, où il a signalé le fait ni consul américain, à Dundee.Le Leelanaw appartenait à la “llarhy Steamship Company” de New-York.J] jaugeait 1,924 tonnes.M.D.B.Delk en est le capitaine et ’équipage comprend 7 officiers et 32 marins.VAPEUR ANGLAIS COULE.Londres, 26, (3.02).— Un sous-marin teuton a torpillé et coulé dans la mer du nord le vapeur anglais Grangewood d’un déplacement de 3,422 tonnes.Il se rendait à Archangel, Russie.On a débarqué l'équipage aujourd’hui à Lewick, Ecosse.Le navire était la propriété de la compagnie de paquebots Gratitude, de Londres.LE FORCEMENT DES DARDANELLES.Rome, 26.— Le délégué apostolique à Constantinople a pu informer en secret le Vatican que le forcement des Dardanelles est inévitable et que les Turcs sont déterminés à massacrer les chrétiens quand les Alliés occuperont Constantinople et que la ville sera probablement rasée jusqu’à terre.Le délégué presse le pape d’user de son influence pour prévenir ce massacre et suggère l’internement des chrétiens en Asie Mineure, afin qu’ils puissent échapper de la sorte à une mort inévitable sans cola.Sa Sainteté a fait appel au kaiser et à François-Joseph qu’elle tiendra responsables de cette tuerie si on ne la prévient pas.LA BATAILLE POUR LA POSSESSION DE VARSOVIE Elle pretend que les décisions de la cour suprême des Etats-Unis durant la guerre de Sécession justifient Tattitude de la Grande-Bretagne.Les Anglais disent qu’il faut soumettre au jugement d’un tribunal tout différend qui peut surgir sur ce qu’on appelle Ja nouvelle application d’un principe.On transmettra la note au prési experts ondonniens que les Russes dent Wilson, à Cornish, N.H., et qn sort encore maitres de la forteresse ("Oslrolenka, bien que les ennemis, grâce à leurs attaques, se_ soient approchés du sud de cette ville.Le dernier succès des casques à pointe les amène à 25 milles au nord de Varsovie, mais une seconde ligne de défense protège la capitale de la Pologne de ce côté, le long du Bug.Au sud, les Teutons attaquent les forlifications dans les environs de Paisecsnow, à 12 milles de Varsovie.La nouvelle que les Moscovites font sortir de la ville tous les hommes et tout le matériel servant à la fabrication des munüiDns indique que la situation devient de plus en plus précaire.Les Russes ont encore en leur possession la voie ferrée de Lublin-Cholm.Suivant les rapports des Russes, les soldats du czar cton: tiennent non seulement l’ennemi tout le long de la ligne, mais lui (J )nt subir en plus des pertes énormes.CHEZ LE CORONER Le coroner a disposé, sans jury, ce matin, des corps de Tudor Sro-niuk, le Polonais trouvé pendu à la Longue-Pointe, de Jack Hawley, écrasé entre une voiture et mie clôture, rue Labrecque, et de Harold Sahourin, tué par un train nrès de la frontière.LA GREVE EST REGLEE BEL EXPLOIT DE “LE BISSON” Toulon, 26.— Le nouveau destroyer français “Le Bisson" a démoli le sous-marin autrichien et le poste d’aéroplanes établi sur l’île Lagosta, en ne perdant qu’un seul homme de son équipage.Le commandant de la première division de sous-mayins et de torpilleurs de la la remettra aux journaux à Washington pour qu’ils la publient, mercredi matin.LE CALME REGNE A VARSOVIE Petrpgrnd, 26.— Peu d’excitation rogne à Varsovie et le peuple est joliment confiant.On a proclamé la loi martiale.Les plus importants combats continuent à se livrer entre la Yistule et la Bug où le général Mackensen cherchent à passer à travers la ligne tandis que les Moscovites opposent une résistance magnifique.Voici 2 jours, elle semblait avoir enrayé la marche des Teutons sur Lublin.L’ennemi a reçu des renforts cependant et est revenu à la charge, et hier soir il se trouvait à quelques milles de la ville.On est d’avis à Petrograd que les Russes envisagent les intérêts de la France et de la Grande-Bretagne plutôt que le leur.Il importerait peu à la Russie, pays au vaste territoire, de cède/ momentanément un peu plus ou un peu moins de la Pologne, mais les chefs qui tracent les plans des armées alliées ont vu clairement que la continuation de la retraite sans combat permettrait à l’ennemi d’expédier force troupes dans l’ouest pour se frayer un chemin vers Calais et même vers Paris.L’INITIATIVE DES PROTESTATIONS ___ LA PAROISSE SAINTE-ANNE j D’OTTAWA A ADOPTE, HIER APRES-MIDI, UNE RESOLUTION CONDAMNANT LA NOMINATION DE LA NOUVELLE COMMISSION SCOLAIRE.Où Acheter Demain (Enregistre cunfi>miément i ’a loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchaœp*, au Ministère de l’Agriculture) _ BALAIS A ROULEAUX (De notre correspondant) Ottawa, 26.-— La paroisse Sainte-Anne a pris hier après-midi l’initiative d’une protestation collective ¦contre la nomination de la nouvelle commission scolaire.A une grande assemblée paroissiale, où presque toutes les familles étaient représentées, on a adopté une résolution protestant formellement contre cette nouvelle commission.Une adresse a aussi été présentée a M.l'abbé Myrand, curé de la paroisse, le remerciant de la part qu’il a prise dans la lutte et approuvant l’attitude du clergé canadien-fran-çais de la capitale.“Le clergé canadien-français, comme par le passé, dit la résolution, s’est tenu à la tête du mouvement et les ouailles seront comme par le passé fidèles aux directions qu’elles recevront de leurs pasteurs.” Il est probable que des assemblées du même genre seront tenues dans les autres paroisses.—-i*- LA GREVE DE BRIDGEPORT LES OUVRIERS QUI SE SONT MIS EN GREVE SONT EXCLUS DES USINES CONTROLEES PAR LA CIE REMINGTON.Bridgeport, Conn., 26 — Des difficultés inattendues provenant, dit-on, de ce que des chefs de département de la compagnie Remington ont refusé de reprendre à leur service des machinistes qui se sont mis en grève, ont empêché aujourd’hui tous les ouvriers de retourner à l'ouvrage dans plusieurs usines travaillant pour le compte de la fabrique Remington par sous-traité.M.J.Keppler, vice-président 'de l’Association internationale des machinistes, a demandé à M.J.A.Johnstone, organisateur de l’union internationale des charpentiers, de convoquer une conférence sur la nouvelle tournure que prennent les événements.SOMMEIL INFANTICIDE UN ENFANT DE QUEBEC SE TUE AVEC UN SOPORATIF.(De notre correspondant) Québec, 26.— Un enfant de deux ans, du nom de Drolet, dont les parents demeurent dans le quartier S.-Laurent, à Lévis, s’est empoisonné, samedi, en absorbant la moitié d’une bouteille de sirop d’anis.L’enfant tomba peu après dans un profond sommeil dont il ne se réveilla plus ; un médecin appelé en toute hâte a tenté en vain de le ramener à la vie.Le balai à rouleau est un article In dispensable dans une maisma.Nmt seulement il épargne une grande somme de travoil a la menagere, ”,ais il empêche la poussière de s'éparpiller partout sur les meubles et dans lw portieres et draperies.Nous ecus recommandons spécialement la se détaille aux prix suivant.: JgJS, jjj.OOs 54.25 54.50 Tél.Est 7330-7331, 637-39 EST SAINTE-CATHERINE, angle Beaudry, Montréal.PARASOLS DE $1,25 pour Angle S.-Catherine et Montcalm 25 douzaines de parasols de fantaisie dans les formes Dôme et autres styles, finis en bon sateen avec joli manche, valant réellement 1.25, pour.39 C TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.LIBRAIRIE DE LA BONNE LECTURE A BON MARCHE ESI COLLECTION pour tous comprenant un choix d’ouvrages pouvant être mis entre toutes les mains, prix exceptionnellement bon marché, chacun.20 ç ALBUMS D’IMAGES POUR ENFANTS LE JEUDI DE LA JEUNESSE.SOé LE JOURNAL DIABOLO.LE JOURNAL ROSE.50ç BMBBBBBmranra AEROPLANES IMAGINAIRES IL EST DEPUIS QUELQUE TEMPS, DE MODE, D’APERCEVOIR DES AVIONS AU-DESSUS DU SOL CANADIEN.— LES FUMISTES S’AMUSENT.INCENDIE DU CINEMA BELLEVUE LES DEGATS SONT FORT CONSIDERABLES.Bridgeport, Conn., 26.—Les (’ifli-cultés au sujet du travail aux usines Remington et ailleurs, sont apparemment réglées en vertu d’une entente pendue publique par M.Kepler samedi dernier.Il est stipulé que les semaines seront de 48 heures pour les mécaniciens et que tous les ouvriers qui ont pris part à la grève seront réinstallés dans leurs fonctions.Ce matin, les grévistes étaient aux portes des usines prêts à reprendre l’ouvrage.En peu de temps un mot fut envoyé aux quartiers du Conseil du travail que la Remington Arms and Ammunition refusait de reprendre les urévistes.UNE ECHAUFFOUREE A U CHAMP DE MARS Vers midi, une échaulïourée, qui eut pour résultat l’arrestation d’un manifestant, a éclaté au Champ de Mars, à la suite des discours violents qui furent prononcés par MM.Pagé, Blumenthal, etc.L’intervention inopportune d’un militaire, qui.grimpé sur la bordure de pierre, menaçait, le revolver au poing, de faire feu sur In foule, faiT.it faire tourner la chose au tragique.Cette émeute commença par une dispute entre un juif et un Canadien au sujet de l’enrôlement forcé et du péril juif ; les agents s’approchèrent pour arrêter le Canadien, mais celui-ci, qui était un colosse.envoya plusieurs mordre la poussière.Finalement, huit agents de police eurent raison de l’athlète.Dans les discours qui précédèrent, les orateurs s’attachèrent à démontrer les dangers de l’immigration juive, l’absurdité de l’enrôlement forcé, etc.Environ 400 A 500 personnes y assistaient.Un incendie a éclaté ce matin, vers 12,15 heures, au cinéma Belle-vue, 1277 rue Saint-Denis.L’incendie se serait déclaré derrière la scène.Les pompiers apeplés sur les lieux ont pris une heure à mettre le feu sous contrôle.Les propriétaires de la salle déclarent qu'ils avaient fermé leur établissement à 11.30 heures, comme d’habitude, et qu’ils n’avaient remarqué rien d’anormal.Les dommages sont considérables.LA RECOLTE DU ~ BLE EN RUSSIE Ottawa, 26 — Un câblogramme reçu aujourd'hui par le ministère de T Agriculture, de l’Institut international d’agriculture de Rome, donne les chiffres suivants pour la récolte dans 54 (districts de la Russie d’Europe : Blé d’hiver, 463,-467,000 boisseaux, soit une augmentation de 29.3 pour cent sur la moisson de Tannée dernière.La récolte d’orge montre une augmentation de 30.9 pour cent, celle de Ta-voine, une augmentation de 32.7 pour cent, et celle du maïs, une diminution de 3.2 pour cent._ r*» LE COUT D’UNE CUITE DEUX POCHARDS CONDAMNES A $30 D’AMENDE.— UN CHINOIS,- MARCHAND D’OPIUlM, ATTRAPE $50.Les deux pochards ramassés ivres, hier, dans le parc Iberville, ont dû trouver la note pas mal salée ce matin.Le recorder les a condamnés, l’un à $30 ou 2 mois, et 4’autre, $20 ou 2 mois.—Eugène Trudeau, trouvé coupable d’avoir eu en sa possession de Topium et une seringue, a été con-domné à 3 mois de prison, $100 et les frais ou 3 autres mois.—Un Chinois du nom (de How Wow, trouvé coupable d’avoir tenté d’introduire de Topium au Canada, a été condamné à $50 ou 3 mois.COSTA CONyALESCENT (Service de la Presse Associée) Paris, 26 — Le ministre portugais en France a reçu une dépêché de Lisbonne annonçant que le Dr Alfonso Costa, ancien premier ministre, est entré en convalescence à la suite de la grave maladie qu’il a eue récemment et qu’on Ta transporté à sa demeure.Tout le monde, de ce temps-ci, voit des aéroplanes mystérieux, la nuit, dans les airs, au-dessus de la région de Montréal.Il paraît qu’on en a vu, hier soir, au-dessus du Lac Saint-Louis, entre Pointe-Claire et Beaconsfield.Vers les neuf heures et demie, hier soir, un viliégiateur de Beaconsfield arrivait en toute hâte à la gare du Pacifique pour télégraphier aux autorités militaires d’Ottawa et de Montréal qu’un aéroplane évoluait au-dessus du Lac Saint-Louis, venant de la direction des frontières américaines.Il l’avait vu, dans le clair de lune.Une trentaine de voyageurs, réunis à la gare, attendant le train, avertis de 'l’affaire, cherchèrent et virent, eux aussi, affirmèrent-ils.La machine n’etait pas bien haute, elle avait un gros feu vert, à Tavant, et on en entendait bien le moteur.Des sceptiques prétendirent que c’était un ballonnet, gonflé à Taide d’un feu mobile, et qui s’en allait à la dérive dans Tair, tandis que ce que Ton prenait pour le ^ruit du moteur de Taéroplane n’était que Je bruit de moteurs de chaloupés à gasoline, sur le lac.Mais les autres affirmèrent avoir vu Taéroplane mystérieux, et en suivirent longtemps, dans le ciel, ce qu’ils disaient en être les fanaux.D’autres affirment que, depuis quelques soirs, entre Chateauguay et Beauharnois, au bord du lac, quelqu'un fait des signaux mystérieux à J’aide d'une lumière puissante, à reflets intermittents.On voit ces jeux de lumière de Pointe-Claire même.Serait-ce l’oeuvre de mystificateurs ?LE BUREAU EST PRUDENT LES COMMISSAIRES REFERENT LES SOUMISIONS POUR L'ASPHALTE AU BUREAU LEGAL.— LA VILLE VEUT UNE'JUSTE MESURE DE PIERRE A BORDURE.Le bureau des commissaires ne procède plus, semblet—il, que sous la tutelle du bureau légal de Ja ville.Ainsi, ce matin, les soumissions pour la pose et la fourniture 'de l’asphalte, pour le macadam asphaltique, ont été référées à l’ingénieur et au bureau légal pour rapport.Les travaux préparatoires à la surface des rues sont presque termines.Les deux-tiers environ sont faits à la journée et le reste est livré à entreprise afin que les travaux soient finis pour le posage de la surface.Le rapport sur le bain Dubeau a été renvoyé au conseil afin de réunir les 17 voix nécessaires.On a fait: insérer dans le rapport que M.Courville devra payer un loyer de $25 par mois à la ville, tant que la ville n’utilisera pas le terrain Courville.La question de la pierre à bordure a longuement occupé l’attention des commissaires ce matin.Il a été donné vingt-quatre.heures à l’entrepreneur pour se conformer au cahier des charges et de fournir chaque jour 1,000 pieds de pierre à: bordure, ou de voir annuler son contrat.Cet après-midi le bureau des commissaires entendra les chefs de division au sujet de la pierre à bordure.EN COUR DE COMPARUTION Vendredi soir, un nommé Albert Herden, 86 Conway, était alors arrêté par le détective Crowther, à la Pointe S.-Charles.Il a comparu, ce matin, devant le juge S.-Cyr, sous l’accusation d’avoir essayé d’aider des Autrichiens à traverser la frontière.Il a nié sa culpabilité et l’enquête a été remise à mercredi, le 28.L’inculpé a été remis sous la protection du gardien E.Date, chargé de surveiller les détenus étrangers.L’avocat de la couronne est M.E.F.Surveyer.LE Dr LEMIEUX ' EST BLESSE IL EST VICTIME D’UN ACCIDENT HIER, AU LAC MAGOG —REPOS FORCE DE QUINZE JOURS.Plier après-midi, au lac Magog où il a sa villa, le docteur Arthur Lemieux a été victime d’un accident de yacht, qui a nécessité sou transport à Montréal, et l’obligera à un repos de deux semaines.11 souffre de contusions et de brûlures sérieuses.L’accident a été causé par l’explosion du réservoir à essence, pendant que M.Lemieux faisait une promenade sur le lac.On croit que certains individus ont saboté le moteur par malice.UN JEUNE HOMME SE NOIE A QUEBEC Québec, 26.— Un jeune garçon de 16 ans, Cléophas Lachance, fils de M.Cléophas Lachance, cordonnier-monteur, domicilié rue Dollard, S.-Sauveur, s’est noyé accidentellement, isamedi après-midi, en se baignant en compagnie de plusieurs compagnons dans la rivière S.-Charla,s.à Tendroit connu sous le nom de “Remou des Hirondelles”.Le cadavre a été repêché peu après l’accident.NAISSANCES — A Montréal, le 20 jui IBlo, au No 2266 rue Hutchison, l’épouse M.Horace i.Labrecque, une fille.Parrain et marraine, M.et .Mme Nap rudis.MeKENDEN — A Montréal, le 22 jui t1!1 °, rue Pelinelle, l’épouse de “«kenôcn, un fils, baptisé Joseï v\ ufrid-Bernard-Léonard par le Kév.J Mondou, cousin de ia mère Parrain et marraine, M.Bernard Boud et .Mile Theodora Brevier, grand’tante Pent ant.DECES A MONTREAL BLKTHIALMK.Angelina Madore, 25 ienune d’Euclide Bertlliaume, imprim rue Bielle, 44.BENARD, Thérèse, 7 mois', enfant d’A ham Jicnurd, menuisier, avenue Delorin OOX«.BEGLEMARE, Henri, !) mois, enfani Napoléon Belicmare, comptable, rue Ai ter, lo8.DEAULNE, Emilien, 21 ans, machin Berne avenue, 34, Maisonneuve./"S1 Jf» 3(| ans, fenim< 1 rcu O-el'tier, 129S.CHATELAIN, Rlzcar, t an, enfant c pnonse Châtelain, journalier, rue S 1 lie, 10.DUGAlS, Germaine, S mois, enfant Vl£vtU ,).lt,?as,> Hi'dinier, me Gatineau, D U!• UK! Lucien, 3 mois, enfant de scpli Dufort, menuisier, rue Vaillant, 41 > , ’ Azt“'ias, 0 mois, enfant de aUSI1’ Driqueteur, rue Letang, 32G< , ,yYV,j>L’ Marie Guilbault, 39 ans, fer de r rederre Gravel, bouclier, rue Bon sa, 39.GADBOIS, Marguerite, 2 mois, en d Emue Gadhois, commis des postes, Montcalm, 155.GENEST, Fernande, 1 an, enfant d fier.Gcnest, employé civil, Place Cartier GEOFFROY, Jean, 4 mois, enfant d Groflroy, mécanicien, rue Hadley, 153.HOULE, Désiré, 5 mois, enfant de siré Houle, pharmacien, rue Orléans.35 ^LADOUOEtJ'R, Julien, 10 mois, en d’Arthur Ladouceur, boucher, rue Amh 150, LEVESQUE, Sévérine Servant, 71 femme d’Alexis Lévesque, journalier.S.-Catherine, 123! Est.LKM.VY, Maurice, 0 mois, enfant d’El Leniay, inspecteur, rue Cartier.1246.MEILLEUR, Juliette, 2 ans, enfant d’1 H ^Meilleur, charretier, rue Chàtenug MARTEL, Gertrude, S mois, enfant f drns Martel, agent, rue Mentuna, 057.PBEXPERGAiST.Patrick, imprimeur ans, rue S.-Catherlne, 903 Est.PARTHENAIS, Germaine, 14 ans, en d’Hector aPrthenais, bouclier, 7ème ave 401, Rosemont.PAPILLON, Ponnt, 4 mois enfant < frrd Papillon.Serrefreln, rue Moreau.2 PAGEAU, Gérard, 2 ans.enfant d’C Pageau, charretier, rue S.-Dominique, ROUX, Elphège, journalier, 24 ans, Dorlon, 700.ROUSSEL.Madeleine, 3 mois, enfant c thur Roussel, commis, rue Désery, 270.ROCH, Esther.2 ans, enfant de J Roch, épicier, rue Darling, 92.S .-‘CHARLES, Béatrice, 3 mois, er d'Eugène S,-Charles, palefrenier, rue tann, 311.S.-JEAN, Lucien, commis, 25 ans, rue water.030.SENEGAL.Louis Henri, !>7 ans, in trieur, rue Orléans.173.SEGUIN.Armand, 5 mois, enfant Charles Séguin, mécanicien, rue Turco! SAP A7.IN, Alphonse, 0 mois, enfant < tavr Sarnzin.menuisier, rue Rover.131 VILLENEUVE.Félicité.7 mois, enfui Thomas Villeneuve, sellier, rue Bordi ajs.f ( I
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