Le devoir, 14 avril 1934, samedi 14 avril 1934
Montreal, samedi 14 avril 1934 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : .SERVICE DE NUIT Administration : Rédaction : .Gérant : .HArbour 1241* HArbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV — No 87 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E -Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 rj r i 1 V”' in marge de la lettre pastorale de S.E.Mgr Gauthier La réponse de M.Woodsworth Notre distingué coflaborateur, le /?.P.Georges-Henri Lévesque, O.P., qui a fait une étude sjtécialr de la (.C.F., nous adresse à ce, propos une importante étude, dont nous donnons aujourd'hui la première partie.(La fin paraîtra hindi.) Tout 3e monde sait avec quelle enthousiaste satisfaction on Accueillit la desrnière lettre pastorale de S.E.Mgr Gauthier.Magistral document qu’il faut aborder avec le plus grand respect et dont on ne saurait dire ce qu’il faut admirer davantage: ou la profondeur et la puissance-de pensée, ou Tardent isouci d’offrir aux fidèles, en présence des problèmes qui les Inquiètent, d’énergiques et claires directives.Les dangers et les erreurs de la C.C.F., entre autres, y sont dévoilés avec une maîtrise et une clairvoyance qu’il serait vain de chercher ailleurs.Evidemment, lies Go-Ops ne posaient goûter une critique 'de cette envergure.M.Woodsworth sentit aussitôt le besoin de prendre lui-même la défense de son parti et de sa doctrine.Dans un long discours, prononcé au marché Saint-Jacques, Exactement sept jours après l’apparition de la lettre pastorale.Il s’efforçait de répondre à l’éminent Prélat.Mgr Gauthier, on le comprend, n’a pas donné la réplique; tme parole épiscopale s’impose et n’a pas à se justifier.Aux théologiens de la soutenir.Cette pensée seule peut excuser la témérité qu’il y a, nous le sentons bien, à prendre la défense id*un tel document.Nous n’avons pas entendu le discours de M.Woods-worth; hous n’en, avons pas le texte complet, mais la Gazette et le Btar du 5 mars nous en ont apporté un résumé substantiel en même temps que plusieurs extraits.Il va sans dire qu’en ta-tdant sur ces documents, à défaut d’autres, nous ne prétendons donner à nos jugements une valeur absolue que dans la mesure bù la Gazette et le Star ont rapporté fidèlement ce qui s’est dit.Tout d’abord, M.Woodsworth réclame le droit de défense, puisqu’on attaque le programme de son parti.Accordé.Encore faut-il que sa défense pare à des coups réellement portés.Or, dans le cas, le chef des Co-Ops ne se serait-il pas étrangement mépris sur certaines déclarations de la lettre pastorale?N’en aurait-il pas, inconsciemment peut-être, altéré le sens et la portée?Et par suite, sa réplique ne ferait-elle que frapper dans le vide?INTERVENTION POLITIQUE 11 avertit Mgr Gauthier — et son avertissement a presque l’allure d’une menace — que la descente dans Tarène politique est toujours périlleuse pour les chefs d’Ef^ise.Que ne s’est-il rappelé les lignes suivantes de la lettre pastorale: “Il est entendu, et je tiens à le proclamer, que je reste en dehors de toute question politique et de personnes.C’est le programme seul qui retient mon attention”.Un peu plus loin.Son Excellence rappelle qu’Elle se met au-dessus des petites chicanes et des querelles de partis.Et depuis quand faut-il qu’une discusion de principes et de doctrines sociales équivaillc à “faire de la politique”?Vraiment M.Woodsworth n’a pas été heureux en se permettant une telle insinuation.SOCIALISME Chose plus étonnante encore, il tente d’échapper au reproche de socialisme et, par suite, de saper par la hase l’argumentation de Mgr Gauthier.N’est-ce pas le même homme, cependant, qui déclarait que le programme C.C.F.était fondé sur des principes "frankly socialistic"?Alors, pourquoi ne s’est-il pas rappelé, l’autre soir, lui qui se plaît tant à citer les Encycliques, cette phrase de Pie XI: “Qu’on le considère, soit comme doctrine, soit comme fait historique, soit comme action, le socialisme, s’il demeure vraiment (frankly) socialisme.ne peut se concilier avec les doctrines de l’Eglise catholique”.Aussi longtemps que la C.C.F.demeurera franchement socialiste, les catholiques ne pourront modifier leur opinion à son égard.Mais en quoi un catholique peut-il être repnochable d’adhé-Ter à un parti socialiste plutôt qu’aux partis conservateur et libéral?Etrange question de la part de M.Woodsworth.Comme si les fautes des derniers avaient la gravité d’une erreur de principes chez Tautre.D’ailleurs, dit Mgr Gauthier, les anciens partis “s’adaptent aux institutions établies” et ne prétendent pas à un bouleversement complet; maintes fois, par la bouche de leurs chefs, ils ont fait “profession de spiritualisme et de christianisme”.Dès lors, ne doit-on pas exiger autant sinon plus de garanties de la part du nouveau parti?Et que vaut sous ce rapport Tunique et maigre promesse offerte par l’article ïî du programme des Co-Ops?C.C.F.ET B.L.P.M.Woodsworth s’est complu à rapprocher la Gécéheffe du Uarti travailliste de l’Angleterre.Il a même mis en opposition l’attitude de Son Em.le Cardinal Bourne et celle de Mgr Gauthier.La manoeuvre est habile, avouons4e.Mais n’allons pas nous y laisser prendre.11 ne faut pas trop sc hâter d’identifier la C.C.F.avec le B.L.P.D’ailleurs, nous reviendrons plus tard sur ce point délicat.En attendant, qu’il nous soit au moins permis de faire remarquer ceci: les paroles de S.E.le cardinal Bourne comportent une foule de nuances que M.Woodsworth ou bien n’a pas saisies, ou bien n’a pas voulu exposer à son auditoire, que, par excès de simplification, il a fini par tromper.D’autre part, au Canada, les problèmes ne se posent pas de la même façon qu’en Angleterre.A notre humble avis, c’est une assez vilaine tactique que cette tentative de mettre publiquement en désaccord deux auto-rhés ecclésiastiques de pays différents; au cardinal Bourne de régler les affaires religieuses d’Angleterre, à Mgr Gauthier de régler celles de Montréal.AUTORITES RELIGIEUSES FAVORABLES?M.Woodsworth semble arussi faire état d’encouragements reçus des catholiques dans les Provinces Maritimes et dans 1 Ouest, alors qu à Montréal, les C.C.F.ne parviennent pas k trouver le» salles dont ils ont besoin pour tenir leurs assemblées.Pourtant, nu début du mois de février, Mgr Chiasson, évêque do Chatham, N.-B., félicitait ses ouailles “de n’avoir pas voulu profiter des lumières ’ de la C.C.F.Et à notre connaissance, M.Woodsworth n’a pas encore relevé le défi qu’on lui lançait dans le Madawaska d’Fxhnundston, N.-B., du 25 janvier, “de citer des faits, s il ne voulait pas passer pour avoir tenu publi-tiuement des propos mensongers”.Enfin, il est pénible d’avoir à dénoncer une flagrante contradiction entre la déclaration de M.Woodsworth parlant de Tappui d’un évêque et l’aveu contenu dans une lettre adressée, le 9 mars.6 M.J.-C.Rancourt, L’actualité Critique l.e rfile du ertttque est aussi périlleux qu'ingral.Si le critique veut rendre ce rôle agréable, il devra flatter constamment la vanité de ceux qu’il a à apprécier.Si, par ’ contre, il prend son rôle au sérieux et accepte les respoasabililés inhérentes à son art, il devra s’attendre d'être mal accueilli, de susciter des inimitiés et parfois même de perdre des amis.La critique, cependant, est non seulement importante, elle csl nécessaire.On se plaint souvent, sinon de rabaissement du niveau intellectuel et artistique de noire pays, du moins de son étal stationnaire.Pour notre pari, nous croyons que cette situation vient en bonne partie de la complaisance évidente et trop générale de ta critique.Ce qui existe chez nous existe d’ailleurs en France si l’on en juge par un article qu’écrivait il y a déjà assez longtemps, dans t'Européen, M.René Jolivet.M.Jolivet rendait, en effet, la critique responsable de la crise intellectuelle qui se faisait sentir un peu partout: “Ecraser un écrivain sous les éloges ou rabattre sous les coups d’une critique acerbe, voilà qui est beaucoup plus nuisible aux lettres que tout an monde”, écrivait René Jolivet.M.Paul Souday constate.lui, que trop souvent on confie “aux premiers venus ces postes de confiance qui exigent, en dehors de qualités naturelles et de connaissances acquises, l’abandon complet de ses amitiés”.f.e mal dont souffre la France ne guérit pas notre mat, à nous, mal qui, en raison de la jeunesse de notre pays, prend des proportions encore plus effarantes que là-bas.Notre littérature n'est pas encore, comme la française, assise sur des siècles de culture; et te critique canadien, eu égard à cette circonstance, doit, plus que le critique français.user d'indulgence; mais, de Vindulgence acceptable et presque nécessaire A la complaisance, il y a une marge que trop souvent franchit le critique.Prenons les critiques de nos journaux, par exemple.On ne saurait exiger de nos quotidiens — presque tous pauvres —de se payer des critiques professionnels en littérature, en poésie, en peinture, en sculpture, en histoire, en économie politique.Non, ils sont forcés de se contenter le plus souvent de jeunes gens plus ou moins inexpérimentés qui n'ont pour tout bagage que tear plume, leur goût naturel et leur bonne volonté.C'est déjà quelque chose: et je me souviens que Léo-Pot Morin disait un jour que certains critiques français de réputation mondiale n’ont acquis leur réputation qu’en cultivant leurs qualités naturelles et en se formant peu à peu un goût sûr qu'ils pussent en quelque sorte imposer à leurs contemporains.Voici donc ces jeunes ctitlques, sans expérience, devant un programme de concert ou de théâtre qui leur rappelle Varticulet à faire.Le plus souvent, ces critiques en herbe n’hésiteront pas longtemps.Ils pétriront péniblement un pastiche de qualificatifs louangeurs, d’épithètes sonores et parfois prévues : Tannonce payée qu'a reçue leur journal pour le concert on le spectacle qu’ils ont à apprécier leur impose souvent la flagornerie.Et cette sorte de paralysie que leur communique Tannonce payée facilite malheureusement leur rôle.D’autres critiques travaillent pour des feuilles libres, indépendantes de toute coterie, soucieuses avant loul de diriger loyalement leurs lecteurs.La tâche des critiques attachés à de tels journaux est plus difficile.Ceux-ci hésiteront souvent avant de dire à une chanteuse qu'elle n’a pas de voix ou qu’elle chante faux; ils hésiteront avant de condamner une pièce qu'a laissé passer la censure.S'ils hésitent ainsi, re n'est pas qu'ils reculent devant leur devoir; c’est plutôt qu'ils veulent ménager leur journal.Cela ne devrait pas les arrêter.Tôt ou tard.Il leur faudra — dans l’intérêt des lettres et de l'art, et aussi de la morale — en venir à dire net ce qu’ils pensent, advienne que pourra.Si les critiques de journaux qui vivent principalement de Tannonce voulaient s'entendre Les membres de la Commission des liqueurs seront nommés durant bonne conduite (Voir une fois pour toutes avec les cri- lait, dans son bilan, - et il y au- tiques des journaux pauvres qui, eux, ne cultivent pas la publicité théâtrale, si donc Us s'entendaient avec ces derniers pour répéter bravement dans leurs journaux ce qu’ils n’ont pas craint de dire pendant Tentr’acte, nous constaterions avant longtemps qve le niveau artistique et intellectuel s’est amélioré rait bien plus de raisons de le faire.même s’il ne le fait pas, — l’intérêt sur les valeurs qu’il a reçues de l’Etat, en terres, privilèges, exemptions d’impôts, subsides, etc., depuis 1880.M.Mitchell a voulu trop prouver.Lui qui parle bien français, il devrait connaître le dicton de chez nous: “Qui veul de beaucoup.Quant à cette crain- trop prouver ne prouve rien’’.Ses te qu’ils semblent avoir que leurs journaux perdent les bonnes grâces de l’annonceur, rite est vaine.Les imprésarios de concert, les directeurs de spectacles ont trop besoin de publicité pour courir le risque de compremettre leurs entreprises en boycottant tous les journaux à la seule fin de satisfaire leur dépit ou j leurs rancunes.Allons, messieurs les critiques, du courage.Sortez de la plume douillette de la complaisance dans laquelle vous vous assoupissez et dites la vérité.Si un concert est beau, disons-le sans phraséologie; s’il est laid, disons-le sans circonlocutions.Oublions ta tasse de thé de la poétesse Une Telle, oublions les sourires de coulisse des vedettes de l’heure, oublions aussi les “hommages” autographiés des auteurs qui nous font la grâce — que nous apprécions loujours d'ailleurs — de nous communiquer leurs ouvrages; oublions tout cela, et ne pensons qu'à notre devoir d’hommes honnêtes, sincères.Que notre sévérité sc tempère d’indulgence, soit, mais que cette indulgence soit motivée.Nous ne nous en porterons que mieux, et les lethes et l'art aussi.Lucien DESBIENS Bloc -notes M.Mitchell calcule L’ancien trésorier provincial québécois a pafîi tes jours-ci à Montréal de notre situation finan-sière générale.Incidemment, il en vint à traiter des affaires des C.N.R.A en croire le compte rendu de la Gazelle (hier matin) il a cité des chiffres selon lesquels le déficit d’opérations annuel des C.N.R.aurait été de $112,583.290, en moyenne, de !923 à 1931.Cela fait, dit-il, plus de neuf millions et tiers par mois et, — pour être précis M.Mitchell » compte jusqu’aux minutes.—- $21£.par minute.Mi Mitchell a été aXsez avisé pour ne pas dire qu'en somme le parti libéral est aus,si responsable que le parti conservateur de la coûteuse aventure des C.N.R.C’est la vérité mais elle est désagréable.Qui a eu en effet, l’idée du Transcontinental National, du Grand-Tronc-Pacifique?Et le Canadian Northern de Mackenzie et Mann aurait-il pu exister, si libéraux comme conser-ivi- valeurs ne l’avaient comblé de sub- calculs sont d’une haute fantaisie et ne correspondent pas à la réalité.Nouveau juge M.Bennett a fait un choix dont le barreau et le public montréalais seront unanimes à le féliciter, quand il a désigné hier M.A.-Chase Casgrain pour remplacer feu M.le juge Gonzalve Desaulniers à la Cour Supérieure.M.Casgrain appartient à une famille aussi connue au barreau que dans la politique.bien qu’il n’ait jamais lui-même fait de lq politique active.Son père, M.T.-C.Casgrain, fut à la fois l’un des hommes publics et des membres du barreau les plus en vedette de sa génération et il a laissé le souvenir d’un avocat remarquable chez ceux qui l’oiyt connu, tant à Québec qu’à Montréal.L’accession de son fils à la magistrature est le couronnement d’une carrière toute de probité.i Le budget M.Rhodes vient de fixer le prochain discours du budget au mercredi 18 avril.Nous saurons ce jour-là quelles nouvelles taxes nous devrons payer et l’étendue de notre déficit.Ce qui nous le ferp trouver plus amer, c’est la nouvelle, rendue publique ces semaines-ci par M Chamberlain, grand argentier du Royaume-Uni, que le surplus d’exercice britannique est de $155,-000.000, contre un déficit de $12f>.-000,000 l’année précédente.L’an dernier.700.000 hommes ont repris le travail, dans les Iles britanniques.les exportations ont monté sensiblement, les importations ont fléchi et la Grande-Bretagne a fait quelque progrès dans sa politique de se suffire à elle-même dans une certaine mesure, pour ce qui est de l’agriculture; cc qui veut dire qu une partie de la population s’est remise au travail des champs.Il est indubitable que M.Rhodes non plus que M.Bennett ne pourront nous montrer mercredi prochain un résultat financier et économique aussi satisfaisant que celui de John Bull pendant sa dernière année budgétaire.Nous aurons un déficit d’administration ordinaire et il faudra y ajouter relui des C.X.R En tout état de cause altendons-nous à un déficit qui se rapproche assez de celui de la Grande-Bretagne 1 an dernier.Pourtant, nous sommes loin d'avoir ses ressources et sa population.A page 3) travers huit jours de lecture.c.P.Encore l'ellipse sides, n’avaient voté pour que le Canada en garantit tes obligations?j Pour dire toute la vérité.M.Mit- ortpes qç grammaire chell aurait dû commencer par accuser son parti.Et il aurait dû ! donner aussi des chiffres moins effarants et plus véridiques.En cf- ! fei.s’il avait pris la peine de consulter le rapport annuel du Chemin de fer National du Canada.(exercice 1933.page 18), il aurait vu que des $501,213,000 d’intérêts payables au public sur les emprunts du C.N.R.pendant la période de 1923 à 1933, le chemin de fer en a gagné, en excédent de recettes sur les dépenses, une soiip me de près de 220 millions, ce qui laisse un écart de 282 millions verses par l’Etat.Cette somme, répartie sur onze ans, donne un déficit moyen, par année, lignes de l’est comprises, de 25 millions 636 mille Continuons notre petite guerre contre l’ellipse, ou plutôt soutenons la défense, car c’est l’ennemi Oui nous assiège, et de toutes parts.Notre première contre-attaque portait sur les tournures où l’apposition supplante malencontreuse-ment la relative: le plus beau .spectacle jamais vu, le meilleur discours jamais entendu.Mais voilà que.sans nous laisser le temps de nous retourner, une autre forme susperlc tente de s’introduire dan-, la place.Nos veux ni nos oreilles ne suffisent à enregistrer des constructions comme celles-ci: le pian (Par Michel Le Normand) Pour m'amuser, m’instruire, j’ai beaucoup lu de romans français, pestant ensuite sur le temps que j’avais ainsi perdu.Toutefois, je me consolais aver eet argument: ‘‘11 me faut lire ces belles proses, correctes, impeccables, quoique vides de sens souvent, il me faut les lire pour améliorer ma phrase, mon pauvre vocabulaire de pauvre Canadienne.Car.qui ne sait pas que nous sommes une pauvre race?n’ayant pas cinq cents mots pour s’exprimer Qui ne le saurait nus, quand on le crie tellement fort, à tous les vents, et que ees vents, douloureusement, vous fouettent au visage?Hélas, elle est un peu, j’ai peur, cette pauvreté, comme la gaucherie des enfants à qui tous les jours on reproche leur timidité.Humiliés.ils y enfoncent, s’y noient, sombrent avec leur force et leur foi en l’avenir.O Dieu, de ce misérable sort, préservez notre race, je vous en fais la prière! Et la prière, je le savais, mais je viens de le réapprendre, la prière est une contemplation toute puissante.Cette puissance était prouvée dans le dernier en date des romans français que j'ai tus: I,a réponse du Seigneur d’Alphonse de C.hateau*-hriant.Mais j'appelle ici roman, un conte, un récit mystique, qui plaira aux Aines aimant à s'envoler 'loin de la triste réalité, dans un château.un bois, un décor de rêve, avec des personnages vraiment irréels.Avec mon solide, mon rude bon sens de pauvre Canadienne, j'aime mieux le monde des Idées présenté par des gens qui vivent, agissent.ne rêvent pas uniquement.La force de la prière démontrée par des aventures pouvant arriver, aurait été.il me semble, plus efficace, plus stimulante.Peut-être ai-je mal compris.Lisez vous-même.Le livre est en tous cas bon.propre, sain, bien êrrîf.4f * Mais pour moi, après cette excursion dans des pages de songe, j’éprouvai un vif besoin de découvrir une exacte définition du ro- traîner à ma remorque; tout de même quel charme de pénétrer des vies de sentiments, de traditions millénaires, de devoirs; vies vécues par des êtres souvent meilleurs que nous ne le sommes; et que nous dédaignons toujours; que voulez-vous?Ils sont jaunes, et les circonstances ne nous les ont montrés en notre pays qu’un fer à repasser à ta main.Depuis The House of Exile de Waln, et The first wife de Pearl Buck, Dieu, que j’aimerais pourtant aller voir la Chine que ces deux femmes m'ont décrite.Le.tableau qu’en imagination j'invente est brillant, coloré, tout chatoyant de soie brodée.* * * Pendant les loisirs de ce voyage en Chine, je consultai toutefois mes auteurs français sur la confection du rotman, et trouvai avec ravissement chez les moils et chez les vivants des frères de pensée.Le premier livre choisi pour son titre s’appelait Opinions sur le roman de René Boylesve.Sans unité, il était fait de réponses à des enquêtes de revues, vers 1902, 1906.1912.J’y pêchai ce juste avis de l’auteur: l’impérieuse nécessité de faire vrai, en écrivant le roman de moeurs, qui doit contribuer a la connaissance de l'homme.Boylesve ne se prononçait ni pour l’art pur.ni pour le roman à thèse, mais voyait la meilleure oeuvip entre tes deux genres, dans la perfection des deux combinés, et cela dans des pages sensées, et toujours d’actualité.Ailleurs, il touchait à la critique.J'ai noté: “H n’y a qu’un critique: c’est le temps.H faut un homme de génie, un visionnaire de l’avenir pour le remplacer même imparfaitement'’.Et encore: “Le critique doit être grammairien’’.De ce livre ressort la conclusion (Suite à la page, 2) Carnet d'un grincheux Une femme bigle aux cheveux roux, c'est, en magie noire, le pire des mau- man.Qu'était un roman, au juste, vais présages.On en demande une à je ne le savais plus.J’allai donc à la bibliothèque, et je revins avec deux livres anglais, et trois volumes bien français sur la “confection” du roman.Les livres anglais m'amenèrent en Chine.C’est loin, pour vous y dollars.On est loin des 112 mil- c,nT, T,f‘ ce' csT,,: lions et demi de M.Mitchell.Pour ïl ’J Slavtsky, le ras en arriver là.M.Mitchell a calculé k discours Taschereau, elc.l’intérêt sur les avances que l’Etat TP0M '0,L dui remplace s’est faites à lui-même, au chapi- fois 1° complement détermi- tre des chemins de fer Nationaux.P.81”’ supprimant la préposi-C'est comme si le Pacifique calm-i p°n' Dans un cas comme dans 11 autre, c est I articulation du discours qui faiblit.Toutefois, la série du dernier tvpe nous impose une distinction.Il faut bien accepter plan Roosevelt (pourvu que le tvpo ne mette pas le plan Roosevelt.) comme on a fait depuis longtemps doctrine Monroe, et l'affaire Slavisky président de lo F.O.C., qui avait demandé au chef des Co-Ops le nom des autorités catholiques favorables à son programme.Voici le texle même de la réponse: “So far as I am aware, no bishop or other Catholic official has definitely endorsed our program”.( .„„ Que M.Woodaworth n’oublie donc pas, au surplus, de faire n est pas plus scandaleuse (quan la part des choses.Il y a loin, en certains domaines, d’une mar- 1» nom.s’entend) que l'affaire que de sympathie à une approbation générale.Dans son cas, la sympathie catholique, quand elle se produit, ne va-t-elle pas plutôt à sa personne et à son continuel efforl de relèvement social?Et la désapprobation ne s’étendrait-elle pas du genre de réformes qu'il propose jusqu’à T esprit général qui les inspire?PROBLEME DE CONSCIENCE M.Woodsworth voit un mystère dans le fait qu'il y ait faute pour un catholique de Montréal d’adhérer à la C.C.F.alors que, d’après lui, dans les autres diocèses, les consciences gardent leur pleine liberté.Que tous les évêques n’aient pas encore donné de directives à leurs fidèles, cela ne veut pas dire qu’ils n’en donneront pas.D’ailleurs, quelques-uns.entre autres le Primat de l’Eglise canadienne, S.Em.le Gard.Villeneuve, se sont déjà prononcés, et nettement, dans le même sens que Mgr Gauthier.De plus, après une mise en garde comme celle de TArchevèque-coadjuteur de Montreal, après les jugements défavorables d’autres évêques et de plusieurs théologiens, en aucun diocèse, aucun catholique ne peuL sans témérité et sans imprudence coupables, donner gon appui à la C.C.F.Georges-Henri LEVESQUE , O.P.Dreyfus.Tout se passe comme si le plan Roosevelt et l’affaire Slavisky étaient tombés dans te domaine public.soit à cause de la part qu’y ont prise les politiciens, soit à force de défrayer les conversations.Le nom propre aurait perdu sa valeur de déterminant possessif pour devenir une simple étiquette.Lp même phénomène s’observe à propos de doctrine Monroe.La démocratie, qui permet aux plus ignares d’élaborer des systèmes ou de discuter ceux qui ont déjà cours, obligerait-elle les véritables théoriciens politiques à partager la paternité de leurs découvertes.ou de leurs élucubrations avec les ilotes et les muffles?Quoi qu’il en soit, il n’en va pas ainsi pour la théologie la philosophie et les sciences: doctrine Aristote ne se dit pas, mais seulement doctrine d’Aristote ou doctrine aristotélicienne, comme doctrine de saint Thomas ou thomiste, lot de Newton, théorie d'Einstein, ete.Un antre facteur psychologique peut expliquer lu tournure doctri- ne Monroi.On dirait que Tusagc moderne, après avoir supprimé la préposition par souci de rapidité, répugne à dériver un adjectif du nom propre en raison des difficultés parfois insurmontables que présente le procédé.Au vrai, il est probable que le sujet parlant, comme s’exprime M.Brunot, subit confusément toutes Les influences que nous avons analysées quand il emploie des tours comme plan Roosevelt ou doctrine Monroë.L'expérience a péremptoirement démontré l’impuissance de la seule logique à expliquer les fails de langage; il faut f»irc sa part à la psychologie dans l’interprétation des phénomènes souvent complexes qui président à la naissance des mots et des formes syntaxiques.Alors, pratiquement?demanderont les gens positifs.Eh bien, acceptons plan Roosevelt et affaire Slavisky, passés à l'usage des bons écrivains, suspectons le cas fnsnll comme trop particulier, en dépit de l’analogie avec l’affaire Stavls-kq, et proscrivons discours Taschereau, pourtant explicable (tout s'explique), de peur que le procédé ne nous amène à dire: l'encyclique Pie Xi, le style Hugo, les Fables La Fontaine, et que sais-je encore ! Si telles déductions vous paraissent alarmistes et rxagératives.voyez où en sont arrivés les évolutionnistes dans un cas parfaitement analogue.Au temps jadis, ces messieurs qualifièrent puristes, pédants ou cuistres, ceux qui leur reprochaient de tronquer la locution prépositive au point de vue de.Songez donc! Au point de vue littérature, an point de vue art, cela ne fî it-i| pas admirablement?Mais nos visigoths ne s’arrêtèrent pas en si beau chemin: ils disent aujourd’hui, par analogied): “Envisager une action du côté effort, sous l'aspect sacrifice".Que diront-ils demain?(•an-Marie LAURINC! Chicago, lin politicien de notre province pourrait briguer la place.Il est roux et louche, disent ses amis.Il ne lui reste plus qu'à se changer en femme.C’est, pour un habile personnifi-cateur électoral, chose facile.* * * La chose la plus cocasse de toute l’élection, c’est le reproche de l’Ivénement de Québec à ses confrères de Montréal d'avoir flagorné M.Houde.On savait déjà que l'Evénement a une main dans la poche bleue, l’autre dans la poche rouge, et un mors dans la bouche; mais ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il eût dans l'oeil une telle poutre.Ÿ Ÿ A Réflexion de Pamphile ladébauche tenant l'échelle à M.Taschereau poui que celui-ci rencontre Camillien sur le terrain de la bonne entente: "Si je m’eussai-je présenté contre Camilhen, j’oserais pits me présenter devant personne.’’ » * * Médénc a lui aussi le respect des grosses majorités.De celles des autres plus que des siennes, car i) sait comment les siennes étaient faites.Ÿ * * La Tribune prétend qu'en annonçant la formation d'un troisième parti en primeur, le Devoir porte le coup de pied de l'àne â M.Duplessis.Elle prend M.Duplessis, qui est bien l'un des hommes les plus intelligents de la province, pour une simple gourde qui se réjouirait par exemple de ce que ses amis niassent l'ambition de Houde.* * * Est-ce pour insulter Insull qu'on le ramène sur !’Exilent quand il apprend qu'exil on n'a pas comme on veut?* * * Question à demander au comité des Banques: Combien de “directeurs” ont antidaté la vente de leurs stocks pourris, pour parler la langue de la bourse, aux sociétés qu'ils contrôlent?-Y* Y- Y Nous avons nos Insull nous aussi; mais les tribunaux ne sont pas encore assez redoutables pour qu'ils les fuient.Y Y Y Le comble de la mauvaise foi, ce n'est pas Judas qui l'atteint.I! a trahi une fois et il s'est pendu.D'aucuns trahissent tous les jours et emploient leurs trente deniers à prolonger leur triste existence.Y Y Y "Mentez, mentez, il en restera tou-jour quelque chose ', disait Voltaire.Faut-il croire qu’en son temps les feuilles de chantage ne faillissaient jamais?rAMêtilkk Ecoutez ces veix Noui avons publié cet iourt-ci de* textes gui nous venaient d’Aeie et d'Afrique «t qui, tout, disaient la joie des missionnaires auxquels certains de leurs amis ont payé des abonnements ali "Develr".Il reste beaucoup de mitsiennaires encore i qui l'on pourrait tairé un pareil cadeau.Pour $6, $8 ou $10, aolon lea paye, on peut faire adresser, pe*-dint un an le “Devoir” quotidien à un missionnaire de aon cj^oix.Si vous n’aves point de préférence, nous nous chargerons de trouver un millionnaire qui ne reçoit pat encore la jeumal. i LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 14 AVRIL 1934 VOLUME XXV — No 87 La “Dovoir” I Buenos-Ayres Les demandes affluent Notre dépSisnî sera expédié la semaine prochaine - Adhésion des agents de tourisme - S’inscrire le plus tôt possible est le mot d’ordre - Coup cToeîl sur quelques villes que nous visiterons — Les pampas et les Andes Les demandes au sujet de nos voyages au Congrès Eucharistique de Buenos-Ayres.en octobre, continuent à affluer.Nous poussons avec célérité l’impression de notre programme et, sauf retard imprévu, nous l’expédierons de bonne heure la semaine prochaine.On y trouvera tous les renseignements nécessaires sur notre entreprise qui bénéficie du concours de nos associés, Exprinter.la plus grande agence de ^Amérique du Sud, celle qui est le Lhts en mesure d’assurer un service competent et complet.fait est avéré, à preuve l'adhésion de plusieurs agents de tourisme du Canada et des Etats-Unis qui nous font connaître, leur intention de nous confier leurs clients.¦En présence dc .ce recrutement et du nombre restreint de cabines k prix minimum, nous prions de nouveaux les futurs pèlerins de.bien vouloir s’inscrire le plus tôt possible.Nous avons donné samedi dernier des notices monographiques de deux des principaux endroits que nous visiterons: Buenos-Ayres rt Bio de Janeiro.Voyons aujourd'hui trois des autres villes de la côte de l’Atlantique comprises dans tous nbs itinéraires, et nous traverserons les Pampas et les An dès.Samedi prochain nous irons faire connaissance avec les autres’endroits du littoral du Pacifique, inscrits dons notre voyage élaboré “B", qui sera sûrement le favori puisqu'il permet.?i un prix d’aubaine, de voir tout ce que l'Amérique du Sud peut offrir de plus attrayant à nos voyageurs.Rappelons deux points caractéristiques de tous nos voyages: le logement à bord des navires, dans des càbihès extérieures — confort d’une première importance dans itfte croisière sous les tropiques —-cf partout hébergement dans des hôtels de première classe avec des chamlbres aménagées de baignoi- REMERCIEMENTS aoPJI’.R-TESSIER — Les famine" Rodler Colbert Tessier, remercient sincèrement i personnes qut ont bien voulu leur té-jlfcner des marques de sympathie.* loc-ston de la mort de Mme Colbert Tessier, e Aurore Rodter.décédée le 6 avril, sol» r offrandes de messes, bouquets spinels visites ou assistance aux funérailles.Nécrologie ANnnE A St-Polvcàrp* le 13 * «3 mis.Mme Téieaphqre André, née ytrfints.^ARCHEnrro ' a -Ntontréîif;-i* m.*’ s» ¦ an».Mm* lout- AK ltrtto .masoNNerrcB - a co st-j lean le U.* 70 atin.¦ Btiwmmetté*! ^poux de féu Bllse ISÂtirgebls ; BOTIjKAIT ¦ —- A Plage-laval, le an*.Emery Boileau, époux d* feu Hélêfts Demera.COUSINEAU — A Verdun, le 11- a *r le premier ministre.Cet amendement a pour effet de Esstreindre légèrement les pouvoirs iscrétionnaires que le gouverne-ïnent veut se faire conférer.Le tex-t* original du bill disait que le gou-«vernement pourrait prendre n’importe quelle mesure "pour le maintien de l’ordre, de la paix et de la bonne administration’’, et distribuer des secours à même les deniers publics “nonobstant les dispositions de tout statut ou de toute foi”, La formule “nonobstant’’ est remplacée par une autre qui se lit ainsi: “en plus ries pouvoirs qui lui sont conférés par toutes les lois existantes, le gouvernement peut.” D’après le texte original, il eût été loisible au gouvernement de mettre de côté n’importe quelle loi existante “pour le maintien de l’ordre, de la paix et de la bonne administration”.Le texte modifié ajoute simplement aux pouvoirs que le gouvernement possède déjà en vertu des lois existantes.Il y a une nuance mais qui ne change cependant pas grand chose à l’étendue des pouvoirs discrétionnaires et du blanc-seing.M.Bennett tient cependant à laisser entendre qu’il est respectueux des lois existantes.Tous les libéraux ont voté contre l’amendement, qui leur apparaît évidemment comme dérisoire.Sept députés d’extrême gauche ont voté avec le gouvernement: MM.Gardiner, Woodsworth, Kennedy (de la Rivière à la Paix), Lucas, Irvine, Carmichael et Mac-Innis.A haute voix que l’industrie, même si les affaires redevenaient bonnes, puisse absorber toute cette main-d’oeuvre.Le retour à la terre s’impose.M.Hackett est d’avis que 10,000 familles montréalaises dont le chef est actuellement réduit au chômage pourraient être avantageusement établies sur des terres.Le retour à la terre peut s’organiser non seulement dans des régions nouvelles mais aussi dans de vieilles paroisses où les terres ont été abandonnées.Dans le comté même de M.Hackett il y a dentelles paroisses.L’église, les écoles sont construites.Le cadre social existe.Il s’agirait simplement d’y mettre des habitants.Le premier ministre répond que le gouvernement est tout disposé à aider le mouvement du retour à la terre.Que la ville de Montréal choisisse ses 10.000 familles et qu’elle fasse une demande par l’entremise du gouvernement de Québec.M.Bennett laisse entendre toutefois que, personnellement, il ne croit pas à l’efficacité d’un mouvement du retour à la terre pour résoudre le problème actuel.En Grande-Bretagne ainsi qu'aux Etats-Unis, dit M.Bennett, on reconnaît que la production agricole doit diminuer.Cette production est déj-â trop considérable.Comment espérer un remède à la crise actuelle en envoyant un plus grand nombre de gens au travail de la terre?L’on doit encourager le retour à la terre, dit M.Bennett, mais en choisissant bien les sujets dont on veut faire des agriculteurs.Le premier ministre répète qu’il ne considère pas que le retour à la terre soit un moyen efficace de résoudre le problème du chômage.A son avis, la solution du problème économique qui se pose actuellement dans le monde entier, c’est dans l’augmentation du commerce international qu’on la trouvera.Cela n’a pas empêché M.Charles Marcil, député liberal de Bonaven-ture, de prononcer par la suite un disepurs en faveur du retour à la terre.M.Bennett dit qu’il croit bien plus au rétablissement du commerce international qu’au retour à la terre pour remédier à la crise.Mais tout en croyant à l’efficacité du commerce international, il ne veut pas que le Canada devienne le dépotoir., le "dumping ground”, du commerce international.Notre pays doit se prêter au commerce international, mais à la condition que ce commerce lui soit équitablement profitable.Un incident a précédé le vole.M.Woodsworth, qui siège aux dernières banquettes de la gauche, s’est plaint de ne rien entendre de ce que le président du comité, M.Armand Lavergne, disait ou lisait.Le chef de la Cicéeffc dit qu’il ne veut pas voter sur quoi que ce soit sans savoir au juste ce dont il s'agit.Le premier ministre dit à M.¦Woodsworth qu’il a parfaitement raison et il demande que l’assistant-greffier donne lecture de l'amendement proposé à haute et intelligible voix.Si le premier ministre voulait bien demander que tout ce qui se dit en Chambre soit répété à haute ^t intelligible voix par le greffier ou par l’assistant de celui-ci, la troupe des courriéristes parlementaires lui en serait infiniment reconnaissante.M.Bennett Des études géologiques Un libéral.M.Wilfrid Hanbury, député de Vancouver-Burrard.a mis de l’avant un projet qui semble pour le moins fantaisiste.Il voudrait que le gouvernement fasse donner des cours des géologie aux chômeurs célibataires qui se trouvent dans les camps que dirigg le ministère de la défense nationale.Avec quelques connaissances de la géologie, selon M.Hanbury, ces gens pourraient devenir plus tard des prospecteurs de pétrole, d’or ou d’autres minéraux.L’importation de l’essence représente l’une de nos grosses dépenses à l’étranger.L’on sait pourtant qu’il y a du pétrole dans notre sous-sol.Il s’agit simplement de -découvrir les endroits où il convient de percer des puits.Le premier ministre n’a pas voulu prendre cette suggestion au serieux.Le premier ministre a dit qu tient au maintien de la clause ( bill qui établit ou.plus exactemet qui rétablit les pouvoirs discr tionnaires parce qu’il considè que la chose est d’absolue néces; té à l’heure actuelle.S’il agit aim ça n’est pas, dit-il, pour son ph sir, pour le plaisir d’être calomg et vilipendé.11 croit de son devo de prendre toutes les mesures n cessaires pour que le gouvern ment ^puisse faire face à tout ce q peut se produire en temps de erb A propos du blanc-seing.M.Br nett dit qu’il ne veut pas que la I de secours indique un montant d terminé parce que ça serait aloi comme par le passé, la course à curée.Si une somme détermin est indiquée, chaque province r clame sa part, selon sa populatio M.Vincent Dupuis pose ui question à laquelle M.Bennett i répond pas.Une somme de millions a été votée l’an dernier pourtant elle n'a pas été dépense Chacune des provinces n’a doi eis insisté tant que cela pour o n’r sa part du magot.Le premier ministre ne tient p compte de I'interruption.R répè que le fait de fixer une snnin pour les secours est comme une i Vilation à chacune des provine de réclamer sa part de U som-i d argent votée par le parlement f gérai.Lt retour è la terre L'étude en comité du bill a don-»e Heu, hier, à des débats sur un grand nombre de questions.M.John T.Hackett.député conservateur de Stanstead.a parlé par wnmple du retour à la terre.Le fctt que )a population de notre s^ejrs sob devenu# en majorité ur-laue-l’effraie.On ne peut espérer Une action concertée Le député indépendant de Co-mox-Alberni, M.Neill, a demande à M.Bennett pour quelle raison i! n’invite pas les chefs opposition-nistes à conférer privément avec lui s’il est vrai que la situation soit si grave qu’il le laisse entendre.M.Bennett a répondu qu’il n’hé-sitera pas à convoquer une telle reunion si les circonstances l’exigent.Il se demande toutefois si le chef libéral voudra accepter d’en être, après avoir si fortement manifesté son opposition aux pouvoirs discrétionnaires, La conversion de M.Taschereau L’ancien ministre libéral du travail.M.Heenan, a demandé au piemier ministre de donner suite au plus tôt à son projet de réforme de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord.Là-dessus, M.Bennett recommande à M.Heenan d’aller passer son congé de fin de semaine à Québec, pour convertir M.Taschereau à rette idée.M.Heenan répond qu’en plus de l’anglais il ne sait qu’un peu de gaélique."M.Taschereau, dit-il, ne comprendra pas plus mon gaélique que je ne comprendrai son français.T’aime mieux laisser au premier ministre la tâche de convertir M.Taschereau.Le plus à plaindre, c’est ce pauvre M.Taschereau.Tout le monde veut sa conversion mais personne ne s'eut se charger d’aller le convertir._ 25 ans, 25.000 QUE CHAQUE LECTEUR kOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT SERA DEPASSE.Les membres de la Commission des liqueurs seront nommés durant bonne conduite En vertu de la nouvelle loi des liqueurs alcooliques - Les droits sur les successions - La Chambre s'ajourne è mardi - Le bill de Saint-Hyacinthe Les postes CKCV et CHRC, à Québec Une assertion de M.Vau dry met le comité parlementaire en émoi — Explications de M.Maher Ottawa, 14 (S.P.C.) — Une assertion de M.Ernest Vandry, vice-président de la firme à laquelle appartient le poste CKCV de Québec, a mis en émoi le comité parlementaire d’enquête sur la radio.M.Vandry a affirmé que, dans une entrevue, le vice-président de la commission de la radio, M.Thomas Maher, lui a dit qu’il était surpris de constater que des libéraux lui demandaient à lui, un cotfcervaleur, de redresser leurs griefs.M.Maher a sans tarder dit au comité qu’aucune injustice n’a été commise envers les propriétaires du poste CKCV et que le ’poste CHBC, concurrent de CKCV, ne bénéficié d’aucune préférence de la part de la commission M.Maher et M.Vandry ont ensuite eu un entretien au fond de ta salle, après quoi M.Vandry est venu demander au comité l’autorisation de faire une déclaration.L’autorisation lui ayant été donnée, il a dit que M.Maher avait simplement voulu plaisanter, lors de l’entrevue en question.Mais le comité ne s’est tout à fait remis de son émoi qu’après avoir entendu des explications sur une diminution des heures d’émission du poste CKCV.D’après ces explications, la diminution a été impo sée à CKCV avant l’établissement de la commission de la radio.C’est le ministère de la marine qui l’a voulue, après avoir appris que ce poste fonctionnait plus longtemps qu’il ne devait en vertu de sa patente.M.Vandry a dit qu'il voulait, en matière d’heures d’émission, toute la liberté que M.Maher avait procurée à CHBC.Tl a nié que la firme dont 11 fait partie eût refusé de modifier le matériel de CKCV selon les indications de la commission.Tl s’est plaint de ne pas pouvoir obtenir pour son poste les programmes de la commission.Tl a affirmé que le tarif de CKCV est normal.M.Maher a alors expliqué que Je poste CKCV avait réduit sa puissance d’émission à 50 watts, et que, par le faU même, ce poste s’était soustrait aux règlements relatifs à l’amélioratiôn du matériel des postes, mais qu’il se privait des programmes de la commission, lesquels ne sont pas accordés aux postes de 50 svatts.Par contre, a continué M.Maher, Je poste CHBC, plus puissant que CKCV, a amélioré son matériel.M.Vandry ayant affirmé que le poste CKCV radiodiffusait gratuitement les conférences, M.Maher a répliqué que CKCV a demandé $45 pour l’émission d’un discours de M.Ernest Lapointe sur la Société des nations.Des libéraux, a continué M.Maher, se sont servis du poste CHBC et n’ont pas eu à s’en plaindre.En terminant, M.Maher a affirmé qu’aucun facteur politique n’intervient dans l’attitude de la commission devant les postes.I) a fait remarquer que lorsqu’il a été nommé commissaire, il a vendu ses Intérêts dans le poste CHCR.Le comité s entendu un déposant, le commandant C.-P.Edwards, directeur du service fédéral de la radio, affirmer que des lampes de radio ont été apportées au Canada en contrebande, au moyen d'avions.Le commandant Edwards a préconisé la substitution d’un impôt sur les lampes au permis de deux dollars.Au nom du Board of Trade de Toronto et de la Canadian Manufacturer’s Association, M.W -S.Campbell s’est opposé à tout Impôt sur les lampes.Le bill de Québec Québec, 14 ( D.N.C.1 — Au début de la séance d’hier soir à la Chambre, M.T.D, Bouchard a fait remettre à la prochaine séance l’adoption des amendements apportés par le conseil legislatif au bill de St-Hyacinthe.En comité plénier, la Chambre étudie alors le bill modifiant la loi des liqueurs alcooliques pour confier au procureur général la surveillance et la poursuite des infractions.La Commiition de« liqueurs En vertu de cette loi, les membres de la commission des liqueurs seront nommés durant bonne conduite.M.Duplessis fait observer qu’on aurait dû plutôt nommer les commissaires de l’industrie laitière durant bonne conduite, au lieu de les nommer à bon plaisir.M.Taschereau: Tant que mon ami se conduira bien, je suis prêt à le maintenir.M.Duplessis: Le premier ministre ferait un meilleur chef de l’opposition.M.Taschereau: Vous seriez moins à votre place Ici.Après s’être déridé, on revient au bill.Le premier ministre ne sait pas encore si les officiers de vitesse seront sous la juridiction des chefs de la police provinciale.Sam mandat On discute sur les arrestations sans mandat.M.Pierre Bertrand est d’avis que les agents de la commission ne devraient pas arrêter sans mandat.M.Duplessis prétend que M.Jules Desmarais, de Montreal.se fait jusqu’à $500 par jour avec des arrestations de ce genre.On n’arrête pas un meurtrier saps mandat a moins de le prendre sur Je fait, on ne devrait pas arrêter sans mandat un individu soupçonne de vendre de la boisson.Avec ce système, on viole les domiciles.Le premier ministre cite un texte pour démontrer que ces arrestations sont permises pour la loi de 1 accise.M.Duplessis précise que cest entre 6b.du matin et 10 heures du soir seulement, au lieu que^ dans la loi de» liqueurs, c’est a n importe quelle heure, en plus, pour la loi de l’accise il faut d’abord une plainte.Le bill est adopté après une lon-que discussion.Les circulaires On passe ensuite à l’étude du bill relatif à la distribution des circulaires.M.Duplessis — La loi actuelle prêle à des abus et à du patronage politique.Le mal ne réside pas dans la distribution des circulaires mais dans la tenue des assemblées.Si on empêche la distribution des circulaires, on procédera dans l’ombre et c’est dangereux.Si les circulaires sont indëeentes.ou immorales, le code criminel y pourvoit.« Le bill est adopté en 3e lecture.Les successions M.Taschereau propose que.l’on étudie les résolutions relatives au bill concernant les droits sur les successions.M.Taschereau — En vertu de cette loi, les legs par contrat de mariage seront exemptés des droits sur les successions quand ils auront été faits au moins cinq ans avant la mort du donateur.M.Duplessis — Voilà une nouvelle taxe.Les donations par contrai de mariage sont maintenant taxées.On taxe sur le futur.Le code civil défend de transiger sur l’avenir, sauf dans les contrats de mariage et les testaments.On taxe, de plus, les polices d’assurance.Elles ne l’étaient pas auparavant.Cette disposition est extraordinaire.C’est une mauvaise taxe.On devrait modifier cette loi d’une autre façon.Une succession de $25,-060, en ligne direrte, est exemptée.Si elle est de $25,000, on doit payer la taxe sur la somme totale, ce qui est disproportionné.Un père répartit $25,000 entre dix enfants, il faut payer la taxe, tout comme le seul héritier qui reçoit le plein montant de $25,000, Ce n’est pas équitable.A court de 3 millions M.Taschereau: Des génies légaux ont travaillé pour éviter la taxe pour eux et pour d’autres.Nous serons probablement à court de 2 ou 3 millions dans tes droits sur les successions.Des maisons de Toronto se font une spécialité d’empêcher les gens de payer les droits surjes successions.Si nous laissons s’implanter le système qui tend à dégénérer en pratique courante, où allons-nous en venir?Nous voulons éviter que le contrat de mariage, même si on est millionnaire empêche de payer les droits.Un homme laisse une police d’assurance de $300.000 et des immeubles.Pourquoi taxer 1rs immeubles et ne pas taxer l’actif que constitue une police d’assurance?C’est une donation comme par testament ou donation entrevifs.M.Duplessis: Il y a deux sortes de polices.Dans certains cas, les polices sont maintenues par les bénéficiaires.M.Taschereau: Nous déduisons toujours le montant qu’ils ont payé.Un millionnaire M.Taschereau raconte que tout récemment, un millionnaire de Montréal a laissé une succession de trois millions.Mais, à la grande surprise du Trésor, les héritiers n’ont accusé qu’une somme de $80,-000.juste de quoi qualifier les titres de directeurs de compagnies.U avait dans le contrat de mariage d’un de ses enfants fait un véritable testament où il léguait ainsi ses bien en échappant aux droits de succession.Le comité rapporte progrès et se forme ensuite en comité des subsides.Après une longue discussion, on vote $373.000 pour les terres et forêts.M.Mercier a dit que le commerce de bois dans la province s’est amélioré à la suite des accords de la conférence impériale.Le crédit est adopté.La Chambre s ajourne ensuite à mardi prochain, à 11 h.du matin.Ruraliser l’école normale Inondations autour de Montréal Québec, 14.( D.N.C.) — Le bill de la cité de Québec comporte des clauses intéressantes: emprunt de $361,000 environ pour diverses fins; consolidation de la dette flottante pour $3,699,138; nomination d’inspecteurs d’aqueduc; nomination du maire comme membre ex-officio de la commission des écoles catholiques; formation d'une commission d’urbanisme de six membres.Le budget Rhodes, mercredi Le ministre des finances, M.Rhodes, a déclaré hier, i la Chambre des communes qu’il prononcera probablement son discours du budget mercredi prochain.Le budget supplémentaire de Québec Québec, 14.— Le premier ministre annonce que, re matin, le conseil exécutif profitera dé ce petit congé pour préparer son budget supplémentaire qui sera probablement déposé en Chambre mardi matin._ _ La rivière Richelieu libérée de ses glaces La risrière Richelieu est maintenant libérée de ses glaces, selon ce que nous apprenons.A cette date l’an dernier, elle ne l’était pas encore.C’est le signe que la navigatîcn s’ouvrira bientôt de façon régulière et normale.Afin que les institutrices soient en mesure de donner i leurs élèves le goût du sol ef le respect de l'agriculture, dit M, David Quebec.14, (D.N.C.) — Hier, a l’Assemblée législative, on a discuté les crédits de l’instruction publique.“Avant de songer à ruraliser Québec, nous devons d’abord ruraliser l’Ecole normale’’, a déclaré le secrétaire de la province.“Depuis le commencement de la session”, dit-il, nous entendons beaucoup parler du retour à la terre et de la colonisation.Depuis longtemps, j’ai eu l’intention d’exprimer toute ma pensée et je crois que le moment est venu de le faire.Que l’on me comprenne bien.Je ne veux rien dire contra l’Ecole normale de ma province, qui a rendu de très grands services, mais je veux dire que lorsqu’une jeune fille de 17 ou de 18 ans sort de nos Ecoles normales, elle n'a pas le goût ni l’amour du sol.Si elle ne possède pas ce sentiment envers le terre, comment lui sera t-il possible de l’incülquer à ses élèves?Avant de songer à ruraliser Québec, la première chose à faire, c’est de nirali-ser l’Ecole normale afin que les institutrices soient en mesure de donner à leurs élèves le goût du sol et le respect de l'agriculture”.Les allocations pour combustible Lundi prochain, les allocations que les chômeurs reçoivent pour le combustible seront réduites du fiers.Jusqu’Ici ta Commission du chômage payait aux secourus $75,-000 par semaine pour le combustible; ce.montant sera réduit à *50,000.Chalets déplacés — Les rivières Mille-Iles et aux Chiens débordent Plusieurs endroits autour de Montréal sont affectés par des inondations.La rivière Mille-Iles i beaucoup monté et hier la «lace 1 menaçait de.destruction les ponts Belair et De Bellefeullle.A divers endroits il s’est produit des inon dations le long de la rive.Au Pont-David, une douzaine de chalets ont été déplacés par t'eau.Pour la première fois en treize ans la Ri- j re-aux-Chiens, à Sainte-Thérèse de Blainville, a débordé et causé une inondation dans cette ville; on a dû aider des gens à quitter leur logis.El, tout autour, les terres sont inondées; peu de maisons de fermes ont souffert, mais les routes sont couvertes d’eau.Dans ta section Pincourt de nie Perrol.et aux Quinze-Chiens, Vaudreuil, lr> routes sont inondées.La roule.Montréal-Toronto, entre Dorton et Cascades, qui avait été ouverte hier matin, a dû être fermée pour un temps indéfini à 3h.hier après-midi.M.Olivier Lefebvre, Ingénieur en chef de la Commission des eaux couranies, a djt qu’il a envoyé un de ses ingénieurs à Vaudreuil pour étudier la situation du lae des Deux-Montagnes où, à ce qu’on rapporte, l’eau a atteint un niveau de 7 pieds et demi au-dessus du bas niveau qui est de 70 pieds.Il a dit qu’il y 8 toujours de faibles inondations à cette époque de l’année et que d’une maniéré générale la situation est normale; la fonte de la neige et la pluie a fait monter le niveau des cours d’eau, mais on ne prévoit aucune Inondation sérieuse.Le Saint-François et la Chaudière, qui ont donné un temps quelque inquiétude, sont maintenant débarrassés de glace et bien que l’eau y soit haute on ne prévoit aucun dommage sérieux.>i La vente des immeubles pour taxes municipales La Chambre rejette l’amendement Bertrand au bill Taschereau, par un vote de 35 à 5 -La vente du cidre par la CommissÎGn des liqueurs Québec, 14.(D.N.C.) — La Chambre des députés a siégé hier après-midi et hier soir pour s'ajourner ensuite à mardi matin.Au début de la séance, M.Léon Casgrain.député de la Rivière-du-Loup, fait approuver son bill pour permettre aux juges de rendre des jugements pendant les vacances.M.Pierre Gauthier continue ensuite le débat sur le cidre de pommes, il fait l’historique da la pomme à travers les âges, celle du paradis terrestre, celle de Paris, du jardin des Hespérides.de Guillaume Tell, etc.Puis il récapitule les bienfaits du cidre pour guérir la flatulence stomacale, etc.Il termine en proposant un amendement par lequel il demande à la Commission des liqueurs d’encourager la vente du cidre.M.Barré approuve la motion amendée, faute de mieux.M.Duplessis proteste contre l’amendement et dénonce la Commission qui encourage la vente des vins étrangers, parfois guère bons, au détriment de nos produits domestiques, tels que le cidre.L'hèpifal Sf-Jcan-dt-Dicu La Chc'nb'f discute îe MH Da vid pour rhôpital St-.iean de Dieu.Les autorités de l’hôpital veulent agrandir leur institution pour 600 Hts et construire une annexe de $1.100.000.Le gouvernement, désormais, pour rencontrer ces dépenses.au lieu de donner $200 pour chaque malade, accordera $216 jusqu'à concurrence de 4.500 malades.M.David dit que l’administration donnée par les religieuses est si économique qu'elle coûte moins cher que partout ailleurs.On adopte ensuite te bit! relatif à la municipalité scolaire de Losv-Sud.TJ s’agit de ratifier une entente pour fixer l’évaluation des propriétés de la Gatineau Power à $500,000.Ces propriétés valent $5,-000,000.Taxes municipales On continue ensuite le bill qui oblige les secrétaires-trésoriers des corporations municipales et scolaire à faire -vendre les propriétés après deux années d’arrérages de taxes, à moins d’un appel à un juge.M.Guertin présente un amendement pour permettre à la Commission municipale d’intervenir quand bon lui semblera pour exempter les municipalités.M.Duplessis se déclare contre le bill du gouvernement et contre toute augmentation de pouvoirs à la commission municipale.On prend le vote et seuls MM.Barré et Guer-Hn votent pour l’amendement Guertin.M.Pierre Bertrand, député de St-Sauveur, dénonce le bill.Tl féli-Hcite M.Duplessis de combattre cette loi.Tl fait remarquer que nombre de propriétaires sont chômeurs, ne reçoivent pas leurs loyers, qu’ils supportent le poids du secours direct.Mieux vaudrait laisser la loi dans l’état actuel.Les municipalités sont en détresse parce que le gouvernement leur a enlevé la majorité de leurs revenus normaux.Aujourd’hui, après les avoir dépouillées, il veut les mettre en faillite.Cette loi va décourager le petit propriétaire qui a mis dans la maison les épargnes de sa vie de travail, le gouvernement va favoriser les financiers peu scrupuleux et leur permettre d'acquérir pour rien de nombreuses propriétés.11 va réduire le nombre des petits propriétaires.Puis il ira se plaindre que le nombre des propriétaires diminue, que les gens n’ont plus le respect ni d’intérêt sain dans la propriété.M.Duplessis proteste Le chef de l’opposition se fait ensuite l'interprète des Trois-Rivières pour protester à son tour.La ville trifluvienne a été très affectée par le chômage.Environ un tiers de la population souffre du chômage et les propriétaires doi- vent loger nombre de familles ou vrières qui ne sont pas capables de payer de loyer.Inutile de dire qu»’ les propriétaires sont souvent dans l’impossibilité eux-mêmes de rencontrer leurs obligations, leurs ta xes municipales.Ce bill sera funeste aux petits propriétaires qui seraient obligés de laisser vendre leurs propriétés à des compagnies qui deviendront ainsi maîtresse* de la plupart des propriété».Le petit propriétaire es?un rempart contre le conunu nisme et on a tort de lui nuire au lieu de l'aider.M.Taschereau Le premier ministre admet que ce bill ne peut être populaire mais il le croit nécessaire.On ne veut prendre personne à la gorge.Un piopriétaire qui a deux ans d’arrérages peut obtenir une année additionnelle, puis s’il a de bonnes raisons peut capitaliser ce qu’il doit et prendre cinq ans pour tout payer.C’est une loi qui sera bienfaisante pour les municipalité» Ces dernières ont grandement besoin de revenu car la loi sera une Incitation & payer.Le trésorier d?la cité de Québec me disait hier que déjà les taxe» sont mien» payées.D’ailleurs, ajoute le premier mi nistre, il n’est pas juste que ce soit toujours les mêmes qui paient les taxes et supportent les frais de l'administration quand il v en a d’autres qui pourraient payer et ne le font pas.Le* honorairca D’autres clauses sont ensuite adoptées.Quant à l'article relatif aux honoraires.M.J.-N.Fran-cneur propose de les diminuer de $10 et de $15 dans le projet initial, à $6 pour chaque cas.qu'il y ait contestation ou non.Cet amendement est adopté.Amendement Smart M.Maurice Duplessis propose un autre amendement au nom du député de Westmount, retenu chez lui par la maladie.M.Smart veut que les villes sous U juridiction de la Commission métropolitaine échappent à cette loi.L'amendement est rejeté.Amendement Bertrand Le bill est adopté en comité plénier et le premier ministre en pro pose l’adoption en troisième lecture.M.Bertrand propose, secondé par M.Elie: Que tous les mots après “que”, dans la motion en discussion soient retranchés et remplacés par les suivants; "Cette Chambre approuve le prolongement du délai quant au paiement des taxes municipales et scolaires, mais elle s’oppose à l'adoption du billr proposé par le gouvernement et intitulé: “Loi modifiant la loi prolongeant le délai de la prescription des taxes municipales et scolaires et concernant la vente obligatoire de certains immeubles pour taxes”, parce que ce bill aurait pour effet: a) de ruiner le petit propriétaire.facteur de progrès et de paix sociale; b) de favoriser la concenlraiioo de la propriété dans les mains d’un petit nombre; c) d’occasionner des dommages irréparables à nombre de prêteurs; d) de diminuer le crédit des petits propriétaires et de décourager les prêts individuels et l’épargne populaire; e) de déprécier la valeur de la propriété imposable et de tarir une source importante de revenus municipaux et scolaires’’.35 $ 5 On prend le vote et l'amendemen* est rejeté par 35 votes contre 5.MAI.Duplessis, Bertrand, Sauvé, Elie et Fisher votent pour l'amendement.Influence pernicieuse de ces revues Toronto, 14 (S.P.C.) — Le juge Hope a condamné un nommé Frank Hanson à 5 ans d'emprisonnement et à 10 coups de fouet pour un at-Untat contre une jeune fille.Le juge a fait remarquer qu’au moment de l’attentat, la jeune fille avait un exemplaire d'une revu" cinématographique.Il g signalé l’influence pernicieuse des publi-caiions de re genre et du cinéma même sur la jeunesse.En France Pari*, 14 (S.P.A.) — M, Doumer-gue soumettra au président Lebrun aujourd’hui même des décrets réduisant les pensions militaires à compter du 1er du présent mois.Les anciens combattants lui avaient demandé de n’effectuer la réduction que le 1er juillet, mais ils ont transigé.25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT SERA DEPASSUL Massacre au Libéria Genève.14 (STpX) — La Société de* nations a appris le massacre de nombreux membres de tribu» du Libéria qu’elle avait déridées à sç désarmer.D’après des informations, que des autorités britanniques ont confirmées, des chef* de tribus “disparaissent” après des palabres avec des commandants de troupes libériennes.La Société exige des explications du gouverne ment de la république noire, qui était censée servir de refuge à d’anciens esclaves.Augment*tionf de s*l*ir«» New-York, 14 *($*?.A.) — Dix mille matelot» à l’emploi d* 1» Great Lakes Carriers' Assort et to n et mille emplovés d’argenliers établis i Wallingford, dans Je Conner ticut, recevront une augmentation de salaire de 10 pour 100.Divers autres établissements ont aussi décidé d’augmenter les salaires de leur main-d’oeuvre.D’autre part, de» grèves et des menaces dt sr* ses avant pour but l’obtention d’augmentations de sahires pèsen* sur les industries du pétrole «4 4«, TeulaicoMfc LI DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 14 AVRIL 1934 VOLUME XXV — No 87 L’Académie de Musique vengée - L offre de la Manécanterie — Nouvelles précisions de M.Charles Goulet - A propos de voix d’enfants — Le parc aux malpèques T/Académie de Musique de Québec a gagné le procès qui lui avait élé intenté au sujet de l’attribution du Prix d'Europe de 1932.Iou,e sa défense a été maintenue par M.le juge Philippe Demers.N’ayant pas encore le texte du jugement à l’heure où J’écris ceci, je ne puis en reproduire aucun exilait.Mais je pose une question aux journaux de Québec qui se sont si allègrement portés à l’attaque, quand ils savaient que, la cause étant engagée, l’Académie n’allait pas leur livrer ses lignes de défense.Que vont écrire maintenant le Soleil.VEvénement, le Journal, le Terroir'} Je parie que, prodigues, dans le temps, d’eng .ils vont mainlenanl garder le silence le plus profond.Toujours l'aulniche.* * * Dans la Vie musicale du 31 mars, je reproduisais une lettre de M.l’abbé Fernand MaiNet.directeur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois.J’en profilais pour demander s’il y a un comité quelconque d’organisation des fêles de Gaspé et du quatrième centenaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier, à qui je pusse transporter l'offre de In Manécanterie de venir cher, nous prendre part à la célébration de ces grands événements.J’ai reçu deux ou trois lettres de particuliers qui aimeraient à entendre encore la Mané, mais de lettre émanant de personnages officiels ou de comités d'organisation: pas un mot.Or, un journal de la semaine dernière s’étonne dé ce que.cinq mois à peine avant les fêtes, on n’ait encore entendu dire qu'aucun comité ne s'est constitué pour organiser quoi que ce soit.Mais le même journal fait écho à un bruit qui veut que le ministre fédéral Mn-nion.catholique, mais anglais, a moins qu'il ne soit irlandais ou écossais, ce qui importe d’ailleurs bien peu-, soit ce qu’ils appellent a commit tee of one et qu’il s’adjoigne un M.Davies, lequel, si I on en juge par son nom, serait un Gallois.Des Trois-Rivières qui projettent de relier le troisième centenaire de leur fondation au quaternaire Jacques Cartier, vient la nouvelle que le conseil municipal ¦"* adopté un contrat avec une compagnie privée qui veut tenir un*; exposition commerciale, industrielle et sportive, avec accompagnement de foire vnnkce, t’n point, et c'est tout.L’excuse qu'on semble vouloir donner pour n’avoir rien fait, c’est qu’on n’a pas d'argent, qu’on en attend de |« législature et du parlement.Alors quand on aura enfin obtenu cet argent, il sera trop tard, parce qui' des fêtes qu’on veut grandioses, en paroles, bien entendu! cela ne s'improvise pas en un mois ou deux.L’argent, on ne l’aura probablement pas avant la fin d’avril.Puis les palabres interminables que nous aimons tant, viri diccndi periti.les ambitions à calmer, les fausses modesties à sasser, cela devra bien prendre tout le mois de mai, voire celui de juin.Après quoi il restera juillet pour faire des tas de discours à la façon de la Société d"s Nations.PRIX D’ACTION INTELLECTUELLE il est très rare que le total des ca~ chels qui leur sorti payés dans le cours de l'année fiscale ne dépasse pas le montant d’exemption.Or, comme je vous Tai déjà dit, c est sur le montant lotaf /‘eçn pendant l année que la feuille d'impôt est eta- Votre proposition d’atteindre par l’opération d’une loi provinciale, ceux-là même des artistes qui échappent à l'impôt fédéral est certainement inspirée par un motif louable, mais je persiste à croire que dans la pratique elle entraînerait forcément la majoration du cachet avec les conséquences dont je vous ai déjà parlé.Charles GOULbT.La question est donc posée entiè-renient, i-es artfninonts de M.(«our let qui conclut au danger d’une majoration des cachets atteiirls pni le fisc, ont du poids.Il n en ressort pas moins que le ministère federal du revenu n’a que des moyens très aléatoires de percevoir son impoli Et il reste encore ceci: les artistes dont te cachet est inférieur a la marge d’exemption de $1,000 ou $’2000.selon le cas.seront toujours les plus nombreux, de sorte qua l’heure actuelle, le gouvernement fédéral ni le gouvernement de Ja province ne peuvent en retirer inu sou.* * * Le concert que donneront le 8 mai.à la salle Saint-Sulpice les Chanteurs de Notre-Dame avec le concours de leur Petite Maîtrise et de celle, en formation, de Saint-Jacques, remet sur le lapis, comme, je le disais samedi dernier, la question des voix d’enfants.Le petit garçon, au point de vue physiologique, est un être en formation, une ébauche d’homme.Sa voix est un organe qui se modifie continuellement jusqu’à la mue, alors qu’il acquerra sa plénitude immuable.Dans son état naturel, cette voix participe de deux registres courts et inégaux.Le plus bas du si grave au ré quatrième ligne, clef de sol, compte dix notes, l’aigu du ré au la 1ère ligne supplémentaire, en compte cinq.Le registre grave est éclatant, le registre aigu est sourd et flûte.Mis bout à bout, on peut les comparer à une bouteille avec son goulot.L’opposition de sonorité entre ces deux registres el l’absolue disproportion de qualité et de puissance qui existe entre eux.en font un instrument très laid et de plus incapable de se plier à toutes les nuances requises d’expression.Il faut donc relier ces deux tronçons disparates en adoucissant le grave, en amplifiant l’aigu et en polissant le passage de run à l’autre.Seuls les voix d’enfants qui ont passé par ce laminoir ont une valeur musicale.Les autres ne demeurent que des instruments à crier.Or.la musique vocale, qu elle soit d’église, de concert, ou de théâtre, exige d’être artistique avant tout.La sentimentalité n’a rien à faire avec l’art.Que la voix humaine se manifes le dans le culte ou devant un auditoire profane, elle doit être d’a-bord aussi parfaite qu’il est possible de l’obtenir.Que dirait-on d’un orchestre dont les bois et les cui-Fout de même, j’attendrai quel-ivres seraient beaux et dont les eor- MÜi M.Lucien DCSBIENS, rédacteur eu Devoir”, lauréat du concours 1934, section histoire et politique, pour son livre Au coeur de la Mauricie.(Cliché Albert Dumas) que temps avant de donner une ré ponse ii la Manécauterk*.Qui sait si quelqu’un ne fera pas un miracle ! >f.Sf.# Société des conférences Jeudi, le 19 avril, à la salie Saint-Sulpice, mira lieu la dernière conférence donnée sous les auspices de la Société des Hautes-Etudes commerciales.M.Gérard Gardner parlera de ses voyages à la Baie d’Hudson.Il fera voir l’importance de la ville de Chesterfield comme poste missionnaire.ainsi que de Churchill, comme port important.II traitera aussi du Labrador aux points de vue suivants: paysage, géologie, productions naturelles, plantes spéciales, li parlera aussi des conditions de navigation dans U* détroit.,Le programme musical est confié à M.Paul Doyon, pianiste vir-tuose, ancien élève de Nazareth, prix d’Europe 1925, licencié de l’Ecole normale de musique de Paris 192R, organiste à Notre-Dame de Grâce, et à M.Arthur Blaquière, baryton, soliste à Notre-Dame .de Grâce.Voici le programme musical de cette conférence-concert: a-Lamento, Henri Duparc b-Chanson pour le petit cheval, Déodat de Séverac c-LTska en flammes, F.Fourdrain Arthur Blaquière, baryton u-Intermexxo R Schumann b-Finale (Carnaval de Vienne), B.Schumann Paul Doyon Conférence a-Heflets dans l’eau C.Debussy b-Z.f petii âne blanc, Jacques Ibert Paul Doyon ehestre: M.J.1.Gagnier.(Matinées les 12, 17 et 19 mai).Jouée par Jes élèves du collège.Tournée Servatius Lundi soir prochain à l'impérial la troupe de Servatius commence sa deuxième semaine de représentation avec Les Mousquetaires au couvent., Mme Nadia Dauty, Mlle Andrée Vavon, Mlle Yvette.LeBail)y.Magde-leine, MM.Lucien Brouel, Georges Foix, Servatius seront de la distribution.Des décors nouveaux ont etc brossés pour la circonstance.Les représentations comprendront sept soirées à compter de hindi avec matinée les 18 et 21 avril.a-Eomance à l'étoile, (Tannhauser) Wagner b Air du triomphe, (Le Paradis perdu) Dubois Arthur Blaquière des seraient composées de crincrins fabriqués par un luthier de village?Pourtant les artistes qui les manieraient pourraient pcut-êtri* eu tirer un certain parti; tandis que| piano d’accompagnement; ., ., , .ih* possesseur d’une voix frqs'e, ! pa„| Doyon.M.Chailes Goulet, dont j ai 1 e- J niaj équilibrée, étant lui-même son ' produit deux lettres dans la ) ic mu-1 proppe instrumentiste, n’en peut ti- S'ema M sicalr du 7 avril, me donne la réponse à une question restée alors sans écla; .issemenl.Je In reproduis: l.e 5 avril 1931 Cher M.Pdtelier, Je vous demande pardon d'être encore en retard pour vous répondre.Vous me demandez dans votre trttrr du 28 mars, coqmirnt le département de l’impôt sur le revenu s’y prend pour atteindre Tarlisle arrivé le nrtilin et reparti pour les Etas-Unis, le soir même ou le lendemain.J ouais voulu répondre n cette question dans ma dernière lettre, mais je constate en ta relisant que je n'y ai pas apporté les précisions nécessaires.S'il s'aqit d'un artiste ilont la venue n'a pas été annoncée pur les journaux, il y n de très {/rondes chances que son cachet soit à peu près insignifiant et par conséquent sans intérêl pour le bureau de l’impôt.Vous n'ignorez pas.en effet que pour pouvoir payer un cachet assez élevé, il faut réunir un pu bltc nombreux, et qu'on n'y arrive même pour les artistes très en vedette.qu'avec force publicité.Dans ce dernier cas.il n'y a guère possibilité que le pnssgne de l’artiste reste inaperçu du service de l'inspection du bureau de l'impôt sur le revenu.Il reste aux inspecteurs à se mettre en retalions avec I’impresario qui.dépositaire de la somme qui doit être versée à l’artiste, est tenu sons peine de responsabilité personnelle, de prélever sur cette somme la taxe imposée pour en rr-metlre le montant au bureau de l'impôt.Quant à l'opportunité de faire perdre aux artistes de passage au Canada le bénéfice de I exemption générale prévue par la loi.c'est une question sur laquelle il serait dangereux, je crois, de s'engager, sans mettre en question le principe de l'exemption accordée à tous les étrangers, car il semblerait arbitraire cic faire un cas d'exception d l'égard des seuls artistes.D'ailleurs, la plupart de ceux qui viennent à Montréal se font aussi entendre en d'autres villes canadiennes, soil à Québec.Ottawa, ou Toronto, et si le cachet d'un seat concert ne de-passe pos It montant de Trxrmp rer que ce qu’elle donne.dut quad non habet, dit le proverbe latin.Cnc mauvaise voix qui j n’a aucune culture reste toujours laide.Comme il y a une tendance do plus en plus forte à instituer dans nos églises cq qu’on n convenu d'appeler des Petites Maîtrises et qu'au concert on a souvent besoin de faire chanter des enfants en plus des femmes, il saut, je crois, la peine qu'on s'intéresse à celle question.Le concert du 8 mai présentera des voix d'enfants qui ont d’abord été soumis à l’entrahicmcnt nécessaire.* * * Cette fois, c’est moi qu'on accuse d’avoir mis au monde cette perle de première grandeur: “Le Danube sc jette dans la mer Noire”.Je Tai lue et j’ai mis des lunettes pour être bien sûr que ça y était, t a y était; mais.La Itevue du Chant Grégorien a reproduit les trois malpèques d’après le Jour de Paris; elle a écrit: "Le Danube sc jette dans la mer du Nord”.J’ai copié: “Le Danube se jette dans la mer du Nord”, et à râtelier, on a composé: "Le Danube se jette dans la mer Noire".Le compositeur, l’élève, le Jour, la Itevue du Chant Grégorien et Tcni-même n’avions aucunement l’intention de donner une leçon de géographie.Ce qu’ont d’ailleurs compris les lecteurs de la Vie Musicale.Frédéric PELLETIER “Le Roi Vagabond1' C’est la semaine du 30 avril au théâtre H is Majesty's que la Société Canadienne d Opéretie fera la création en français de la célèbre opérette Vagabond King.Par une faveur toute spécUile, les éditeurs américains de celte oeuvre ont permis à notre premier théâtre lyrique de faire la création en français de cette oeuvre extrêmement populai-re.La Société Canadienne d'opérette réunira les meilleurs chanteurs locaux avec M.Lionel Daunats en tête; des décors somptueux feront brossés, Jes choeurs ont été aug- Gazette artistique Ifi avril: IMPERIAL: "Les Mousquetaires au Couvent”, opérette de Varney, par la troupe Servatius, avec Nadia Dauty, Andrée Vavon, Luc Brouet, G.Foix.y* y y 1(5 avril: SALLE ST-SULPICE; Dernier concert du Quatuor à cordes Dubois, ^ ^ 19 avril: SALLE PAROISSIA- LE DE ST-GERMAIN D’Ol'TRK-MONT.Concert par la chorale St-Gcrmain, Dlr.Auguste Gralon.Solistes: Gérald Desmarais, Emile Gour.Jeanne Desjardins.Sf, ïf.19 avril: THEATRE PARK (Verdun): — 20ème anniversaire du Lundi soir à Villeray Lundi soir à 8 h., à la salle paroissiale de Xrdre-Darne-du-Rosai-re, coin Villeray et Boyer, représentation de cinéma parlant français organisée par la section François-Xavier Garneau de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal sous la présidence d’honneur de M.le curé J.-R.Granger, aumônier de la section et la présidence active de M.R.Grandchaimp, président de la section.Chant par Mme G.I.ocas; au piano d'accompagnement, Mlle V.Gingras.L'Orchestre François-Xavier Garneau ( 15 musiciens), sous la direction de M.P.Roberge, et au piano d’accompagnement Mme E.Collin, fera entendre des airs canadiens.Admission à prix populaires.Pour sièges réservés, s'adresser à R, Grandcharup, 7626, rue St-Hu-bert, Cal._2022.Quatuor Dubois A son sixième et dernier concert de la saison, qui aura lieu lundi soir prochain à la salle Saint-Sulpice.le Quatuor à cordes Dubois fera entendre le programme suivant: Quatuor en ré majeur, d’Ottorino Respighi, 1907; Quatuor: al Mazurka, de Nicolas Sokolow; b> Sarabande.d’Anatole Liadow; c> Polka, d'Alexandre Ko p y low ; d) Deuxième mouvement du Quatuor, de Claude Debussy.Quintette, (sur demande générale), de César Franck.Au piano; Mile Marie-Thérèse Pacjuin.Polycucfc' Le public amateur de pièces classiques a des réactions intéressantes.A peine annoncé le grand spectacle de Poiycucte, les demandes de billets ont afflué au Secré- Diminution de prix à l’IMPERIAL Prenant effet A la matinée «’AUJOURD'HUI de “La Mascotte” et A (file* de samedi soir et dimanche soir -J- MATINEE: Orchestre, .50 et .75 sous 600 sièges de balcon A .25 et .50 sous SOIREES: Orchestre, .75 sous et |1.600 sièges de balcon A .35 et .50 sous Ile lundi soir A Jeudi soir "Les Mousquetaires au Couvent" opéra-comique de L.Varney avec SERVATIUS, NADIA DAUTY, GEORGES FOIX, ANDREE VAVON, LUCIEN BROUET, YVETTE LE-BAILLY, etc.De vendredi soir A dimanche soir 22 avril "Les Cloches de Corneville" Aux nouveaux prix réduite THEATRE IMPERIAL AU FORUM - Mardi soir 24 avril BALLETS RUSSES de MONTE-CARLO L'attraction artistique la plue merveilleuse au monde! avec orchestre complet, sous la direction de Ampal Dorati.Une Seule Représentation Lee billets seront en vente, Jeudi matin le It avril chez Archambault et au Forum.Toute commande par malle est remplie immédiatement, si l’on y joint un chèque accepté ou mandat-poste ainsi qu’une enveloppe adressée et affranchie à: LOUIS-H.BOURDON, 1666 avenue Lincoln.PRIX DES BILLETS: — Orchestre: $3.25 et $2.65.Amphithéitre: bas Haca à la scène) $2.45, (côtés) $2.25.Amphithéitre: haut (face à la scène et côtés), $1.8f.Amphithéitre: haut (angles) $1.25.(Taxe comprise).conseil de Verdun des Chevaliers (ariat de Colomb.Au programme: MM.|, n Pn fai]ajt pas tant pour sti-Lionel Daunais.baryton; Ludovic muter l’ardeur des directeurs et Huot, ténor, et Anna Malenfant.(jes interprètes qui poursuivent les * * * répétitions sans relâche.19 avril: SALLE ST.ALOYSIl'S n faut dire que cette nianifesta-(coin Adam et Nicole!) : - L’Or-; tion dramatique st’ présente avec ehestre Symphonique canadien, j des attraits nouveaux: la musique composé de 60 musiciens; dir.Emi- »runet.Lucien Dessurault, Ovlla Deneault, Théodule Desjardins.Raoul Duclos, Horace Forget Chs Goulet, Noèl Leclerc.Adélard Lescarbeau, Honoré Langlois.J.M.Lévelllé.D.Mon-geau.AldôrJc de Malsonne une, George Roux.Jules Villeneuve; Mlles Lucille Bei-thlaume, Marguerite Bertrand.Cécile Bureau, Fernande Bureau.Rosellne Corbell Cécile Flllatrault.Juliette Garend.Claire L'Espérance.Eveline LévelUé.Laurencia Poirier, Aldéa Poirier.Cécile Trempe Marguerite Vidal Jolie toilette en crêpe Lagune, création de Celanese.Ce tissu fera partie de ceux qui seront montrés sur mannequins vivants à l'exposition qui aura lieu mardi prochain chez DUPUIS FRERES LIMITEE.Ecoles Ménagères Provinciales Pensionnat du St>Nom de Marie, Hochelaga Le mercredi, 11 avril, bon nom-lire d’ancienncii élèves on! répondu à l'invitation des religieuses du couvent d’Hochelaga.Les absentes aimeront vins doute connaître les élues, membres du comité d’honneur ou du conseil d’administration, choisies par les personnes présentes Les membres du comité d’honneur sont les anciennes de I860-1870.Mme L.O.Lorangcr en est la présidente.Mlle Phüomène Boucher, Mmes L.H Coutu, A.Hai-nault, J.Desrosiers.Georges Dave-luy, Mlle Mélina Bernard, Mme Charles Arpin.Mlle Christina Dupre.Mme E 'Barsalou, Mlle Mary Kourke, Mme Cousineau, Mlle Eugénie Tassé, Mme Paré, Mme Gustave Grenier, Mère Marie de Bon-Secours, supérieure provinciale d’Hochelaga; Soeur Onésimc du Sacré-Coeur, soeur Marie-Rachel, Soeur Marie-Clotilde, Soeur Marie-Simeon, élèves .aies premières années, ont bien voulu accepter de faire également partie de ce comi-lé, de même que Soeur M.-Pierre-Thomas, supérieure actuelle du pensionnat.Deux conseillères sont ensuite choisies pour chaque décade de 1870 à 1934.Ces mêmes conseillères votèrent ensuite pour nommer le conseil d’administration.Mme Avila Desaulniers fut élue présidente; Mmes Tancrède Jodoin et Henri Baril vice-présidentes; Evangeline Zappa, secrétaire-archiviste.et Madeleine Cousineau, secrétaire-correspondante; Mme Emile Castonguay, trésorière; Qlaire I.azuré, trésorière-adjointe, et Mmes Camille Bourdon, Noé Le-elaire, W.Moreau, Ernest Té-treault, Mlle M.L.Raymond.Marguerite de Guise.Irène Dionne, Marguerite Charbonneau, Fernande Marceau, Madeleine Galien furent nommées conseillères.A titre de renseignements pour celles qui n’ont pas suivi le mouvement amicaliste depuis le début, nous mentionnerons que Mlle Marie-Claire Daveluy est la présidente générale des amicales des Saints-Noms de Jésus et de Marie, et Mme Gérin-Lajoie, représentante des élèves du couvent d’Hochelaga au conseil fédératif., Chorale de l'immaculée Tout simplement.!m besogne rsl quelconque el même très modeste.Si art, ni poésie.raccommoder des bas : Entre les brins tendus, l'aiguille adroite el leste Conduit de nouveaux brins, ef ne s'arrête pas.Pourtant, elle aime l'art, la musique et le beau.Elle aime a s'entourer de fleurs et de lumière, Elle irait volontiers s'asseoir au piano, Celle que courbe ainsi Je devoir très austère.Sun froid parfois se ride et ses grands yeux s’embrument : Elle avail laid rêve gloire el célébrité! Mais surveiller le linge el la soupe qui fume, Voilit le sort que Dieu a voulu lui donner., IJ ^r.e»Tl»xciÇ».w««.Ht» ***¦*’ o0 V'À&M'W dor et Vierne.Le concert de la section de composition, dont M.Claude Champagne est le professeur, aura lieu à l’automne.Tu es Petrus »?Concert annuel Le concert annuel de la section de piano de l'Ecole supérieure de Musique de l'Institut des SS.NN.de Jésus et de Marie, aura lieu le 2S avril prochain, à 3 h.30 de l’aprcs-midi.nu no 1410 du boule-tard Mont-Royal, Outremont.Mlles Margaret Wims.Marguerite Boucher.Madeleine Trudel et Ttita Payelie exécuteront quelques oeuvres de Bach, Mozart.Chopin, Franck.Grieg.Rachmanionoff et Medtner.M.Alfred Laliberté.professeur de cette sectiun.accompagnera eps oeuvres au piano, pour remplacer l'orchestre.Le lendemain.29 avril, aura lieu le concert annuel do la section d'orgue, a 3 h.30 de l'après-midi.Les élèves, dont M.Raoul Paquet , est le professeur, exécuteront qiirb ques oeuvres de Bach.Franckg Wi- Tu es Petrus, encyclopédie populaire sur la Papauté, publiée sous la la direction de M.l’abbé G.Jac-quemet; préface de S.Exc.Mgr Béguin, évêque de Belley; “Les Manuels du catholique d’action” in-8 cartonné de 1184 p., illustré, Bloud et Gay, 1934.Le volume qui paraît aujourd’hui dans tins collection déjà célèbre a été conçu selon les mêmes méthodes que ses devanciers: Ec-ctesia.Liturgia, Le Christ.Il est appelé au même succès.Et ce n’est pas une vaine formule que de dire qu'il vient à son heure.A notre époque, croyants ou incroyants ont les yeux fixés sur Rome et le Vatican.Les deux ouvrages de MM.Ch.Pichon et G.London sont à cet égard significatifs.Jamais la Papauté n’a rayonné de plus d'éclat qu’à l’heure présente; jamais les catholiques n’ont eu plus de raison de connaître dans lé détail son organisation, son histoire, ses prérogatives, son action dans le monde; et les non-catholiques.soucieux de comprendre leur époque, ne resteront pas non plus indifférents devant un livre qui leur explique la plus haute puissance spirituelle du monde.A travers le Pape, chef visible de l'Eglise, c'est le Christ lui-même, son chef invisible, qu’on nous invite à rejoindre.Le but poursuivi par les rédacteurs de ce manuel a été de donner à tous, et principalement à ceux qui désirent agir, une connaissance exacte de celui par qui s'expriment, aujourd'hui comme hier, les désirs, les volontés, les enseignements tin seul Maître.En voici maintenant le contenu: lo ce ou'est la papauté en elle-même.dans son institution, dans les pouvoirs mie l'apôtre Pierre a reçus et qu’il a légués à ses successeurs; re qu’est Rome, église comme les autres églises, mais aussi ‘’mère’’ et "tête” de toutes les églises.2o Ce ou'est le papr dans son élection, dans le rôle qu it s’est réservé personnellement, dans ses privilèges liturgioues, et même ce sera une révélation pour beaucoup dans sa vie privée, dans le détail de ses iournées.3o L'histoire de la napauté: les premies siècles, la paix constanti-niepnr.les papes oui précédèrent Léon X, la papauté grégorienne, Avignon, l'ancien régime, la Révolution.la papauté contemporaine: vastes fresques que complète, pour le chercher, une labié chronologique.de saint Pierre à Pie Xî.4o I.a papauté et les puissances de re monde; le pape souverain, .temporel; les accords du I.atran; j l’actuelle cité vaticane; le pape.' puissance politique.5o Enfin le rayonnement de la napauté.la place qu’elle tient dans la vie du inonde: action spirituelle, liturgique organisation de T“Action catholique” si chère à S.S.Pie XT.action missionnaire, in-lelleetuclle.sociale, inlernationale.Cette sèche énumération indi- Pour la modique somme de Par jour et un modique paiement initial Vous pouvez vous payer le luxe d’un de nos Réfrigérateurs Electriques FRANKLIN Vous déposes chaque jour une pièce de 25 sous au compteur et chaque mois notre percepteur portera au crédit de votre compte le montant de vos dépôts.De cette façon vous payez votre réfrigérateur sans obérer votre budget.510 est, rue Sainte-Catherine FACILITE/ de PAIEMENT que du moins l’ampleur et la ri-! chesse du volume.Sa valeur est ! attestée par le nom des collabora- j tours multiples, tous spécialistes bien connus," auteurs de travaux qui font autorité et rédacteurs, pour la plupart, aux grandes eney-1 i clopédies catholiques.Une riche iconographie ajoute j j encore à l’intérêt de l’ouvrage.Elle parlera au coeur et à lame de ceux-là thème qu'effaroucherai! son caractère doctrinal ou bistori- j que.Signalons aux militants el n tous ceux qui veulent éclairer leur foi qu'ils trouveront dans les quaran- j te dernières pages, sous une forme i ramassée et précise, de quoi répondre à toutes les objections doctri-1 nales, historiques, morales ou po-1 litlques contre la papauté.Et ajoutons, pour finir, qu'un J index alphabétique très soigné fa-! cilite beaucoup de recherches.En vente au Service de Librairie du Devoir, au prix de là 0h ; I franco.| EXTERMINÉES mi mo\cn de la poudre MYSTÉRIEUSE —• CHerricr 2.164 — ¦, Dans la fourrure Bon à savoir.— Vous trouvi un choix considérable de pan de fitch à trois peaux pour 81 et $15.000 jusqu'à $25.Ils sont a gros que des marlres et à ce i vous ne devez pas vous en pn Chez J.F.Reid, 1473 Amherst, Avcz-vou« besoin de bons livre*?Adressez-vous au Service de librairie du '‘Devoir”, 430 rue Notre-Dame est.Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241*).515 1 VOLUME XXV — No 87 LE OEVOIR.MON!REAL, SAMEDI 14 AVRIL 1v« La majorité du maire sur tous les échevins élus est de 6,667 voix L« tableau suivant, compilé par un ingénieur civil, démontra que M.Cs-millien Houde a obtenu lundi plut de votes Oe uvres de Cha rite Canadiennes- Fra nçaises Direction: 4, rue Notre-Dôme Eft Tél.MA 4131-2 Section fémiBéne: Appartement 32, HôtW Wmdto - Tél.PL 2937 11! ili Le produit de la souscription sera affecté aux fins suivantes: 1.L’Aîde à la femme .$5,000 2.L'Asile de nuit Saint- Jean-Baptiste .4,800 3.L’Assistance maternelle 60,000 4.L'Assistance publique 6,000 5.L’Association cana- dienne-française des aveugles .10,000 6.Les Camps David et • Perron .8,200 7.Le Camp le Grillon (l’Aide aux enfants infirmes) .3,000 8» Le Camp du Lac Vert 800 9.Les Cantines scolaires 6,000 10.La Colonie de vacances Jeanne-d’Arc.2,000 11.La Colonie de vacances des Grèves.18,000 12.Le Conseil catholique d'études et d’action sociales .2,500 13.La Fédération d’hygiène infantile .10,000 14.L’Institut national ca- nadien pour les aveugles.10,000 1 5.La Maison des convalescentes.1,000 16.La Maison Ignace- Bourget .6,000 17.Le Patronage Jean-le- Prévost .2,000 18.Le Patronage Saint- Vincent-de-Paul .4,000 19.Le Refuge Notre-Dame de-la-Merci .9,000 20.Le Secours aux chômeuses .3,000 21.La Société de secours aux prisonniers .1,000 22.La Société féminine de protection.1,500 23.La Société Saint-Vin- cent-de-Paul.140,000 24.L'Union nationale fran- çaise .3,000 Provision pour les Oeu vtes, imprévu, fonds de prévoyance, frais généraux de la Fédération et * dépenses de la campagne de souscription .32,200 Total 5349^00 Tel est l'objectif de cette année m ¦ Lï DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 14 AVRIL 1934 front des missions Vers le Jehol Récit du P.P.-E.Assclin — Moukden.ville moderne — Où l’aéroplane est le plus economique et le plur sûr des moyens de transport — Des roues pentagonales — Petits ennuis — sur les camions japonais — Au milieu du clergé chinois — Comme en Palestine.— Dans les cours d’eau desséches — Une auberge qui n’est ni le Windsor, ni le Frontenac — Petite alerte — Fin de voyage .Au mois «le juin lüM.(rois missionnaires canadiens, les PP.I.hiu chelle.Gill et Huron, quillnienl Szepingkai pour la lointaine région du Jehol.Il s'agissait pour eux d’aller prêter main-forte aux deux prêtres de noire Société, les PP.Quenneville et Roberge, par.is l'année préeédenle pour aller occuper les postes que.par suite du rattachement de celte partie du vicariat de Jehol au vicariat apostolique de iStepingkai, les Pères belges de [ijScheut abandonnaient définitivc-jnent.Leur voyage fait, partie en rhemin de fer et partie en chariot itchinois, avait été très long.Seul le trajet en ehariot chinois avait duré treize jours.Au mois de septembre, le Père iAJphonse Dubé et moi-méiuc rel evions à notre tour notre obédience J>our ce lointain pays, et quelques ours plus lard, nous nous mettions en route.Au lieu de prendre la route qu ils •vaient suivie et qui allait directement vers l’Ouest, nous primes la route du sud.Quoique plus longue, elle semblait pins sûre contre tes brigands.Accompagnés de S.B.Mgr Lapier-re.qui profitait de l'occasion pour faire sa visite pastorale, notre pre-mièvs étape fut à Moukden, où nous descendîmes chez les prêtres des Missions-Etrangères de Paris.Ils furent jadis les précepteurs «te nos premiers missionnaires et leurs ini-tiateurs à la vie apostolique.Monseigneur se retrouvait chez lui.et nous, les jeunes, nous étions heureux de lier connaissance avec ces vieux missionnaires à barbe blanche et de les entendre nous raconter, soit leurs aventures de missions, soit pour quelques-uns, les misères qu'ils avaient endurées en France, an cours de la grande «uer- moderne Moukden.v Pour le missionnaire qui sort li'une pauvre ville chinoise et qui tombe tout à coup dans te quartier japonais de Moukden, c'est de l'éblouissement.A voir les beaux édifices qui s’alignent le 'oug des boulevards et les nombreuses automobiles qui roulent sur les '.arges rues d’asphalte, on se croirait dans l’un des coins les plus distingués de la province de Québec.Mais la ville de Moukden n’a pas que le quartier japonais, elle a aussi son quartier chinois.Et nous nous reconnaissons tout de suite, (.'est la meme tenue et la même propreté que les villes habitées par nos missionnaires, (elles que Taonan, Pai-"Ü'cheng-Tse, Toulsuen.Ht il n'\ a pas à s’en flatter.25 septembre.Le lendemain matin, nous prenons le train pour Kintchoo.Le trajet que nous avons è parcourir durera huit heures, t'.u-Irieuse impression en entrant dans cette ville, et fait qui ne se voit pas dans nos postes de fesl : notre charretier nous conduit à la maison protestante, alors que nous lui •viens clairement du que nous drainons aller à la mission cnP'ol1-Hue.C'est que la fausse icligion a Ici plus de ressources que la vraie; elle y fait une propagande achar-pée.Ce n’est pas sans blesser le coeur du missionnaire de la Vérité, Et nous sommes reçus a bras ouverts par le Père Cordon, 'les Missions-Etrangères de Paris, \vant lie prendre notre souper, nous nous décidons d’aller acheter nos billots de passage pour l’aéroplane qui doit partir le lendemain matin.Malheu- jc apprise à l'I'ni.ersilé de l’Au->ro, de Shanghai.Petits ennuis administratifs I Mais voici qu'une éomplicalion se | présente: un envoyé japonais vient nous accuser de n’èlre pas en loi parce (pic nous ne nous sommes tins procuré de permis pour sortir de la ville de Kinlchoo.Nous avons beau montrer nos passeports, nous permettant de voyager librement dans tout le MuudchoukoUp, rien n’y fait et il faut aller régler notre histoire avec le mandarin japonais lui-même.Celui-ci, après maintes explications, finit par comprendre que nous ignorions cette loi, particulière d’ailleurs à Kintchoo.On nous laisse la paix, disant que le lendemain on prendrait les renseigne-menls nécessaires sur noire compte par téléphone.Allons mainlenanl prendre des informations au sujet de l'aéroplane qui doit passer ici vendredi, le 29.On nous répond qu’il leur est impossible de nous procurer plus d’un passage.Comme on reconnaît que ce n'est pas tout à fait conforme à notre dessein, on nous propose bien gentiment le plan que voici: “Rendez-vous à Mata (Teh’i long), vous pourrez avoir là trois places dans l'aéroplane, car la plu-parl des voyageurs par la voie des airs ne se rendent qu’à tinta.Vous avez même demain une occasion exceptionnelle de vous y rendre.Deux autobus et vingt-deux camions japonais chargés de provisions d’hiver sc préparent à partir”.L'offre nous sourit, car les brigands ne sont pas à craindre avec une escorte de soldats.Mais aurons-nous la permission de partir?Pourrons-nous profiler de cette occasion?Ne serons-nous pas obligés d’attendre la réponse aux informations que les autorités japonaises doivent pren-, dre demain à notre sujet?Nous re-| lournons donc chez le mandarin ju-1 ponais lui demander la permission I de partir avec ses compatriotes.Il î nous accorde la faveur sollicitée.darin, nous tenions un dernier effort pour obtenir notre place daiic le biplan; mais c’est en vain; il esi réellement complet.On refuse même de nous vendre des billets pour le prochain dépur', car.nous assure-t-on, 1er billet; ne se vendent que le matin même du départ, Son Excellence réussit lou de même à réserver un siège pour la prochaine fois.Comme en Palestine.50 septembre Monseigneur reste donc à Hala dans le dessein de se rendre à Ta Ing Tse à bord de l’aéroplane qui partira te 3 octobre; le Père Dubé et moi, nous fik ns en petit chariot chinois.Un prêtre indigène /u nom de Sia, recteur du poste de K'ou Lion T'ou, où nous devons passer, a la bienveillance de faire roule avec nous.La première journée, nous parcourons 90 lis (environ 34 milles).Le fait de voir le Père Sia et son serviteur nous précéder à dos de mulet nous rappelle certains passages de l’Evangile où Ton nous montre des personnages voyageant à dos d’âne.Les Chinois ont certaines manières de faire qui nous font mieux comprendre l’Ecrittire Sainte, car elles existaient en Palestine, du temps de Notre-Séi-gneur, par exemple, les nombreuses caravanes que nous avons rencontrées, les meules de moulin que nous voyons dans chaque village et que Jésus voulait voir attachées au cou des scandaleux avant de les jprécipiter dans la mer.Arrivés tard le soir dans Tune des dessertes du prêtre chinois qui nous accompagne, nous y passons la nuit, Le lendemain avant de partir, nous avons la joie de dire la messe.Dans les cours d’eau desséchés 1er octobre.En cours de route, nous croisons les Pères Belges qui retournent aux Pins, au Vicariat de Jehol.Nous tes rencontrons au pied d’une montagne, dans te lit d’une rivière.Une partie notable de notre voyage s'effectue dans des lits de cours d’eau desséchés, nombreux dans ce coin de la Chine.Il va de soi que, sur ce parcours, ce n’est pas le temps de prendre notre sieste dans le véhicule qui ne roule que sur du caillou et de la pierre, mais c’est un excellent moyen de nous éviter les montées et descentes des montagnes.Il y a plus d'une semaine que ces Pères ont quitté leur poste.Ils se hâtent vers Data afin d’y parvenir lundi soir, pour rencontrer Mgr Lapierre qui doit partir en aéroplane mardi matin.ils font partie d’une caravane et sont accompagnés d’une quarantaine de soldats; ainsi ils n’ont pas à craindre les brigands.Après quelques paroles échangées à la hâte, nous reconti-nuons notre route.Enfin, nous voilà chez le Père Sia, à 8 heures du soir.Nous nous préparions à prendre notre repas afin de refaire nos forces, quand on vient nous apprendre qu'il y a réellement des brigands aux alentours de I.insi.Pour comble de malheur, notre charretier déclare qu'il veut demeurer ici une journée afin, dit-il.de chercher un guide, car il ne connaît plus le chemin.Voilà de quoi faire réfléchir et se faire couper l’appétit en deux.Nous remettons au lendemain la solution de cette question épineuse, non pas sans prier la Sainte Vierge de trouver une bonne solution à ce problème angoissant.Votre CHAPEAU 75c nettoyé •t remodelé in plus de vous assurer un nettoyage parfait, notre expérience de fabricants nous permet de redonner à votre chapeau ce cachet d’élégance qui avait contribué à vous le faire choisir, Allons chercher et livrons à donveile.Ed.MICHAUD LE MAITRE-CHAPELIER" APPELEZ LAnc.3286 1257 Université Prie Ste-Catherlne camions laponais -7 septembre.Après quelques heures d'un sommeil bienfaisant, nous célébrons la messe et, vile, après avoir pris une lasse de café, nous filons acheter nos billets.Rien tôt sur l’un des camions, on tient voir Son Excellence installée près du chauffeur.Je suis placé moi-même sur un autre camion au même endroit, tandis (pie le Père Dubé est relégué aux derniers bancs où.entre deux Japonais, il est serré tomme une sardine, l’as facile de parler entre nous ni de lier conversation avec nos voisins japonais.Nous n'en savons pas un mot.Peu importe, nous sommes heureux et fiers, car nous avançons vers Ta Yng Tse et le Jehol.Vers midi, il nous faut traverser un fleuve large de 300 à 400 pieds.Il n’est pas très profond, un pied et demi environ.Il n’y a pas de pont, c’est en Ghine.Les conducteurs n'en semblent pas ennuyés; ils ont soin d'envèlopper les fils conducteurs d’électricité de.façon a ce (pic l'eau ne les atteigne pas, et ils | avancent, t'n premier camion Ira-! verse, puis un deuxième et un iroi-|sième; enfin, tous, à l'exception jd'nn seul, atteignent l'antre rive i sans (pic les passagers aient besoin j de mettre pied à terre.Après une heure de travail, et après avoir hri-! sé trois ou quatre câbles, on réus-t.xit enfin à traîner le camion immo- LE PARFUM DU JOUR TULIPE NOIRE CREATION :henard CAPTIVANT.Un parfum (,e luxi-, le choix des élégantes.Poudre .60 et 1.00 Avec partum gratis I.otion .$1.25 Parfum.l'oncr, $2.50 Exigez CHENARD Dépos : CHENARD 8S7 St-Maurice.Montréal.Où l’on s’habille bien— Ernest Meunier Le bailleur Fashionable 794.rue Rachel (Est) téléphonés: FR.934J-9850 Chaussures Formes correctives Soin des pieds Houle & Bleau PratipédUtes diplômés Spécialistes en aj as te meut 4561 est, Ste-Catherine CL.7987 L'esprit d'Augustine Brohan De deux personnages médisants qui venaient de se marier et avaient été, à cette occasion, faire un voyage à Venise, Augustine Brohan disait: - Ils ont été passe1- en Italie leur “lune de fiel ”.Elle appelait une sotte potimère, et incapable de garder un secret, “une cruche qui fuit!'1 Un ami.qui avait i’haleine plutôt forte, la rattrape dans la rue après avoir couru un moment après elle.Et tout essoufflé, il la salue.— Voilà un moment que je cours après vous à perdre haleine! — Et vous vous plaignez ! Une jeune camarade, qui avait, à diner, mangé des moules,*et qui avait la réputation, méritée, de se cotonner minutieusement sans pouvoir paraître bien faite, se trouve mal au milieu d'une répétition.C'est une indigestion.— On le lui a pçurtant bien assez dit, murmure Augustine, qu elle n'était pas faite au moule.Les avocats, dit-elle un jour, sont comme les lames d une paire de ciseaux qui ne s’entaillent pas entre elles.Mais gare à ce qui passe en travers! Bavardage —Mon pensionnaire?Madame!.1| est tellement sournois que, depuis un au qu'il est fiancé, les seules lettres uu’il laisse dans sa chambre sont celles de son cousin, qui est garçon boucher à Québec! Ju Dr.GUSTIN font éi enomiquemevît une délicieuse eau do table et de régime très digestive.Recommandés les maladies peau, du foie, de l’estomac, de la vessie et de l’intostin, rhumatisme, goutte et acide uriqqe m;fh;z-VOUS DU IMITATIONS Nn -"tant* riMs* toute» pharmacie* UtWfcrtf Alcalm» 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE SUT SERA DEPASSE.Faites comme tous les autres groupes ethniques: achetez chez les vôtres Montre» — Horloge» Bagues — Bijoux joncs de mariage, etc.Dans tout ce qui fait l'objet de notre commerce, vous êtes assurés d être servis à souhait a nos deux magasins — la qualité toujours.Spécialité: Réparations de montres.G.H.BIBEAU U Frère HORIOCIRS-BIJOUTIIRS DEUX MAGASINS; 1257, Ste-Catherine Est 905, Boul.St-Laurent.Duel épistolaire Windsor.Frontenac reusemeni.placé, j bitisô.Et nous filous vers Data à travers les montagnes, {’.'est une route en reparation qui est loin de présenter une surface unie.Il nous faut par-j fois monter des pentes assez abrup- ; tes; mais les Fords et les (lhevro- i lets nous grimpent cela comme si j rien n’était.Chez un eveque chinois I nfin.nous voilà à Hala, Il est, a lieu res de laprcs-midi.Nous j sommes reçus très cordialement pari Mgr l'ebao et une quinzaine de prè- j 1res chinois sortant de retraite.Nous! prenons le souper avec tous ces missionnaires: leur cuisine ne vaut lias la bonne cuisine canadienne; Plais quand on n'a pas mange de- j puis cinq heures du matin, l'appétit i défie loules les répugnances, 28 septembre.Nouvelles dif- i fieoltés.et c'est sérieux, cette fois, puisque les autorités veulent nous renvoyer à Szepingkai.Le mandarin japonais nous annonce que I.insi est infesté de brigands et (pie.en un endroit aussi éloigné, il leur sera impossible de nous protéger.Nous leur répondons que.par nos passeports, nous avons droit de voyager en paix dans tout le Mand-choukouo et que les autorités japonaises sont tenues de nous protéger.“Vos droits, nous répond-on.nous les reconnaissons et nous voulons vous protéger, mais c’est présentement impossible vous re-ils sont tous allés se re- viendrez".Nous refusons, parce Tremper dans te recueillement de la que nous sommes arrivés trop prés [retraite.Mais nous avons cpprn- de notre destination pour rrhrous-i'daDt l’impresaion d'être chez nous, ser chrmir et qu'il \ a urgence tant now setumes bien accueillis par pour nous d'aller remplacer les 'Jea serviteurs.Nous avons meme h Pères Belges au Jehol.jjlaialr de causer assez longue-[ 29 septembre.Les cartes se tuent en français avec le rompra- mêlent de plus en plus.Après dor qui possède très Men cette lan-plusieurs démarches chez le man- Nous prenons donc la résolution de repartir dès le lendemain pour Tchao Yang, croyant que nous au Tons plus de chance de retenir nos billets à cet endroit.En aéroplane Vous trouverez peut-être étrange de voir des missionnaires voyager en aéroplane, eux qui ne vivent que d’aumônes et qui doivent être ani tnés d’un grand esprit de pauvreté.Vous auriez parfaitement raison si ce mode de transport était le plus dispendieux, mais il n'en est tris ainsi: il est le moins coûteux, cl de plus, il a un immense avantage, celui de protéger les passagers contre l«s brigands et de les faire parvenir plut tôt à destination.26 septembre.Nous prenons le train pour Teh’ao Yang.Li ne cherchez pas de luxe ni de confort, jl n’y en n pas: une fenêtre d’rnvi-iron un pied carré à tous les quatre bancs, des sièges de bois avec do- -giar à angle droit.Ajoutez à cela ou* les roues de ce véhicule vous font l’impression d’ètre pentagonales et que la vitesse ne dépasse gué Te celle d'un vieux cheval de trait.|Ce n’est rien autre chose qu'un vva- !oti de passagers qu’on a accroché une longue suite de wagons à mai -1 chandises.Nous finissons tout de même par .srrirer.\ notre grand étonnement, j hioua ne trouvons aucun prêtre à la i tf-éaidence; H 2 octobre Le matin, après notre messe, nous étions déjà exauces.Notre bonne Mère du ciel nous avait trouvé un guide et nous étions prêts à partir.Nous nous recommandons aux prières du Père Nia, et nous lui payons l'honoraire d'une messe en l’honneur dy sainle Thérèse de l'Enfant-Jésus afin qu'elle protège ses deux missionnaires.Le lendemain, en effet, jour de sa fête, nous ne pourrons dire la messe en l'honneur de la patronne des missions.Nous nous arrêtons à Ha-pa-t’ieull pour y prendre notre dîner.Mais comme il est déjà 3 heures e! une la prochaine auberge est très éloignée, nous décidons d v passe-la nuit! Nous n’avons parcouru aujourd'hui que 7(t jis.Quelle vilaine auberge, t 'esl en vain que nous essayons de faire pression sur notre imagination pour lui imposer une nous sommes au C.liàtonti Frontenac ou au Windsor! Dans notre chambre, tes fenêtres laissent une ouverture de t à 5 pouces au bas; ce qui donne prise à un courant d’air qui nous arrive sur la figure et nous oblige à nous couvrir la figure de nos habits, car ce sont là nos seules convert tires.3 octobre De Ha-pa-l'ieul! nous n'étions qu'à un milb du lleuve C.he la mono qu'on nous avait dit si difficile à traverser cl qui l’était en réalité.Il faut \ aller) à peu l>rès.I.'eau \ est trouble et vous n'v voyez aucune trace de chemin.C.e n'est pas que ce soit très profond, il n'v ;i que I'-., à 2 i pieds d'eau, mais le fond esj en s;,bit mouvant et rempli de trous; | et cela sur une distance d’un demi-| mille.Prévenus que nous étions, ; nous av ions jiris nos preraulions.| Nous av ions encore là demandé I l'assistance de la sainte Vierge, ré-j cité notre itinéraire et notre chapelet.et la Sainte Vierge nous a si ; tiien protégés que nous alteigni-| mes l’autre rive sans le moindre j accident.Non loin de l’endroit où ; nous sommes passés un chariot ! était ancré.Petite alerte Nrrêtons-nous maintrnar,* quei-j (lues instants pour nrrndic notre dîner.Qu’alloiis-nous commander?Des oeufs?Des pommes de terre?P n’y a rien de tout cela.Heureu- y j un magasin TOU5IGNANT FRERES pré* cè«x-vous: E 1584 Ste-Catherine 5167 rue Clarke ey.929 Masson 1587 Ontario E.2309 Ontario E.3 539 Ontario E.1148 Mont-Royal E.2034.Mont-Royal E.T0USIGNANT et Frères Limitée.6312 RUE ST-HUBERT La maison renommée pour ses bas prix et son très bon iniir-' 3uan,c 29 c .uperteure .Beurre de choix .Beurre pour la cuisson ., ., 28c 21c Le rédacteur en chef d'un journal de Rome reçut un jour le bil-Jel suivant: “Monsieur.On n’envoie pas de témoins à une canaille comme vous.Veuillez vous regarder comme souffleté par moi sur les deux joues, et sovez reconnaissant rie ce que je ne me suis pas servi de ma canne pour vous châtier.’’ Le journaliste répondit aussitôt: "Incomparable adversaire.“Me conformant à votre tleman-j de, je vous remercie cordialement de m’avoir adressé deux calottes j par écrit au lieu de coups."Souffleté par lettre, je vous tire six coups de revolver dans la tête et vous tue par écrit.“Regardez-vous comme un homme mort, lorsque vous aurez lu la dernière ligne de ce billet.“Je salue votre cadavre.’’ ÿ 3ê Dans la rue.un inconnu en arrête un autre, et lui dit: “Si un convoi partant de Montréal voyage à une vitesse moyenne de 61 milles à l’heure tandis qu’un autre quittant Toronto parcourt en moyenne 57 milles à l'heure, quand ils sc rencontrent, êtes-vous capable de dire mon âge?” L'interpellé, sans perdre son sang-froid, répond sans sourciller: “Certainemcnl.Vous avez 38 ans.” - C’est exact, mais comment diable avez-vous pu faire le calcul?Mais le plus simplement du monde.Vovcz-vous.i’ai un voisin qui est à moitié fou, et il a 19 ans.Y- * * Tu sais, maman, j'ai commencé à écrire.Déjà ! Oui, sur les meubles, avec un clou.if.if.}£ Après bien d'autres, quelqu’un vient de déclarer que nous devons beaucoup à ta science.Nos lecteurs qui viennent de recevoir leur compte d’électricité partageront volontiers cet avis.* Ÿ Ÿ Je voudrais un fauteuil d'orchestre, s’il vous plaît.- C'est pour “Carmen ’?— Non, c’est pour ma femme, ¥ ¥ Ÿ — Le nouvel arrivé prétend qu’il peut prouver qu'il est votre parent.~ - Tl est fou! — Oh, je ne prendrais pas cola pour une preuve.Peut-être n’est-ce qu'une coïncidence.if.if.if.— Citez-moi un quadrupède.Une table, monsieur.FOURRURES —Importation directe d’Europe 500 Martres de Roche Xgg.OO La paire.1500 Fltchs “Jumbo’ trois.Depuis .2000 écureuils bleus.Depuis.et plus Ensemble de .815.00 6 peaux.m».50 P.A.ASSELIN 1429 Amherst BAS PRIX — HZ OTE VÏUALITB Téléphone: CHerrlec 9644 Léon-A.HurtubiseC.P.A J1 Comptable public licencié 60 St-Jacques eues.MONTREAL Téléphone: HArbmr 5065 ACCESSOIRE» DE RADIO 9IG Bleory LA 2106 MAwtueinne 5S9JT£ CATHERINE,OUE/T Nous envoyons chercher et livrons tous articles contlés à nos soins.Il suffit d’appeler CRescent 2149 Nettoyage; français Rcbe unie, Costume.Manteau, Complet, Pardessus.1 Ouvrage Garanti Complet pressé 50c Chapeau nettoyé 5C: Service de 24 heures NEW SYSTEM CLEANING SERVICE ENRG.J.-H.BRKTON, prop.TEINTURIER-NETTOYEUR Nouveau local : 2461 DES CARRIERES sèment qu’il v a toujours de la fn-rinc cl de la viande et que les Mongols savent préparer ries “kiao tse" ou petits pâtés, mais quand c'est la quatrième journée que vous voyagez et que vous n'avez mangé que et mets pas trop succulent, vous êtes exposé à en devenir fatigue.Mlons-v uuand même: c'est pour Notre,-Seigneur et !'“ •mies.I nc alerte et des émotions non velles nous attendaient à notre arrivée au village voisin de Feng Kin Tien.Aux portes du village, en et frt, nous avons remontre si\ ou sept cavaliers armés de pied en cap qui nous apprirenl (tu a une quinzaine rtr milles campaient des troupes de brigands.A l’auberge, nous primes de nouvelles informations.On nous répondit comme savent répondre les (.hftiois.Il n’y avait pas ,|e danger, mais on ajouta aussitôt que.la nuit précédente les Japonais avaient entretenu uiv' fusillade bien nourrir’e! avaient tué trois brigands Le dangei couru t octobre Enfin, malgré nos appréhensions, nous entreprenons la dernière étape de notre voyage.Ce n’élait ni la moins redoutée, ni i, moins périlleuse.Nous parlons confiants quand même espérant que fa sainlr Vierge protégera ses enfants qui, après tout, ne s’en vont dans ce coin de la Chine que pour étendre le Royaume de son Fils.Passant aux portes de Linsi.capitale de la sous-préfecture, nous ne sommes pas sans relever un fail significatif: une vingtaine de soldats se promènent sur les murs et semblent faire une vigilance active.Mais nous ne comprendrons Pclenriue du danger que nous avons couru que lorsque nous se-1 runs parvenus à Ta Ing Tse.villa-! gc chrétien situé à six milles de j Linsi.Les jours précédents, le brigandage avaq lait fureur dans la région; même les brigands s’é ! laicnt avancés jusqu'aux portes de i | la ville, ('.'est là que nous consta-j lierons que le mandarin japonais! ! de Hala avait bien dit la vérité,! I Lnfiu après dix jours de voyage j depuis notre départ rtc Szepingkai, après 4’ï jours de petit chariot ! c hinois, après bien des dangers cn-; courus et évités, nous avions la j ioic de serrer la main des Pères ; Larochcllc et (iill à Ta Ing Tse, i poste central de notre mission de ¦Ubol.Grâces en soient rendues à Dieu et à Marie! Et Mgr Lapierre, à notre très grande surprise, n'était pas encore arrivé.G’est que.cette fois encore.I il avait dû céder sa ulace aux offi-! cicrs japonais, et il était retourné a Szepingkai pour donner la retraite qui coïneiriait avec l'arrivée des nouveaux missionnaires, venant du ('.anaria.' Paul-Emile ASSELIN P M E.fectueux, il sera capable de se dé-vouer quoiqu'il ne soit pas exempt d’égoïsme.In peu susceptible.L'orgueil est bien marqué, ainsj que la confiance en soi, l'assurance et de l'ambition.Pas de vanité.La volonté est très énergique: résolue, ferme, autoritaire, égale et persévérante.Jl a des idées personnelles et il contredit et discute avec chaleur pour les soutenir ou les défendre.Tl s’enthousiasme et parfois s'emballe, car l'imagination est vive et le porte à certaines exagérations, A la réflexion, il remet les choses au point.Yvonne.Une personne sensée, active cl pratique.Bonne et dévouée, capable et persévérante, elle veut se rendre utile partout et avec Ions et elle y réussit.Délicate el sensible, on la blesse; facilement mais elle n'esl pas sus- ; ceptiblc.Généreuse, ouverte, très1 sincère, c’est l’amie loyale sur la- j quelle on peut compter.• La volonté est impulsive et va- riable.très facilemenl c'est une volonté qui le sans cesse.influençable, se renouvel- Elle a de l'initiative et du rage.L'humeur est inégale, rarement désagréable.Un grand besoin de dit* qu’elle pense.Jacqueline.ri’ccrilu- ,le la crois 1res jeune, crédule, naïve et d'une franchise absolue et un peu imprudente.Elle est bonne et affectueuse mais si réservée qu’elle passe peut-être pour être froide.La volonté est précise, égale et ferme.Courageuse et active, généreuse et pleine de bonne volonté.Orgueil bien marqué, susceptibilité, — des impatiences.C'est tout ce que ces quelques mots me permettent de relever.lean DESHAYES CRAPHOLOCIF AU “DEVOIR Loup Sasbrard.L'esprit est ' clair et pratique.Il a du bon sens ; et il raisonne bien.et beaucoup! j Le coeur est bon, sensible et af-1 Coupon graphologique rSCIJISSE £DADIïCLO£ICtJE de JEAN DESHAYES 'DEVCBR' Samedi.M avril.Un coupon ««b»» « «nvo:.Tout manuscrit envoyer de copie AdreMce: en timbrée-poete doivent accompagne?être à Lcnrre.«ur papier noo rayé.^r Jean Dethayea.le “Devrrtr'’, Montréal.UN POT PAP.JOUR.DE J J.DELISIE 916 DULUTH AM0434J YOGOURT CROIX VERTE AJJAiNiT L'iNTETTiN i ï VOLUME XXV — No 8/ LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 14 AVRIL 1934 IL Les origines et la vie de la Congrégation Les débuts - La part des Canadiens - Pages d’histoire générale - Auxiliaires - Le clergé indigène - Perspectives d’avenir - Appel à l’esprit missionnaire On nous saura gré de publier id le texte même de la causerie ré~ remment donnée à l'Heure Catholique de Montréal, par le T.H.P.liissonnette.Provincial des Pères Planes.Il me fait plaisir d'avoir à vous parler dp l’oeuvre des Pères Blancs en Afrique.J’ai eu le bonheur de passer vingt ans de nia vie en Afrique, et c’est toujours avec une joie nouvelle que je parle de la srande oeuvre que Dieu accomplit là-bas.Les Pères Blancs ont un but bien précis, la conversion des musulmans et des païens de l’Afrique.Fondée en 1868 par le Cardinal Lavigerie, la Société s’est développée rapidement, malgré la perspective plutôt effrayante, il y a soixante ans, d’une vie en Afrique.Nous sommes aujourd’hui 1560 Pères Blancs, missionnaires d’Afri- que.Les débuts En 1875 deux Pères Blancs venaient demander aux Canadiens des secours pour leur oeuvre.Ils furent bien reçus et revinrent en 1885.Leur passage fit naître la vocation missionnaire dans une âme de choix.Le jeune John Forbes partait pour l’Afrique.C’est lui qut reviendra en 1899 et qui, de sa voix ardente et svmpathique, montrera aux jeunes Canadiens les misères des pauvres païens de l’Afrique et leur demandera d’atler à leur secours.Il fut compris et, chaque année, un groupe de nos compatriotes part pour Alger.La part des Canadiens Aujourd’hui le contingent canadien qui travaille dans les rangs des Pères Blancs est assez important par le nombre et par la valeur.Nous sommes 105 missionnai-ies canadiens en activité dans tes vingt circonscriptions ecclésiastiques, confiées aux Pères Blancs au centre et à l’ouest de l’Afrique par le Saint Siège.Nos compatriotes, par leur application et par leur travail, ont attiré l’attention, des supérieurs et ont été placés à la tète de vingt postes de missions Les PP.Robillard.Lefils et Robert sont chargés de l'organisation de l'oeuvre si importante des* écoles dans les vicariats de l’Uganda, du Tanganyka et de Navrongo.Six Canadiens sont économes généraux de leur vicariat.Ce sont les PP.Labana, Marsan, Paradis, Thériault.Belisle et Desmarais.Le Pape, informé par nos Supérieurs, a déjà confié à quatre Canadiens, Pères Blancs, la charge de Vicaire Apostolique.Mgr John Forbes est le premier Canadien qui fut élevé à la dignité épiscopale en pays étranger.Actuellement trois vicariats ont comme chefs des Canadiens.Nos évêques canadiens Le R.P.O.Morin, de Montréal, était envoyé à Navrongo.il v a plus de vingt-cinq ans, pour y planter la croix rédemptrice.11 fut le premier à pénétrer dans ces pays sauvages, et c’est au milieu des plus grandes difficultés qu’il parvint à y commencer l’oeuvre de l’évangélisation.A force de persévérance et de sacrifices, i] réussit si bien qu’on 1920 il était fait Préfet Apostolique de Navrongo.Trente-deux ans passés en Afrique l'ont épuise, et au mois de juillet il revenait demander à l’air de son pays natal de nouvelles forces pour pouvoir travailler encore à l’extension dii Règne du Christ.Sa Préfecture vient d’être érigée en Vicariat Apostolique et il en devient tui-mème le premier évêque.(1) Mgr Trudel, de Saint-Jérôme, dirige le Vicariat de Tabora.Tabora, la ville musulmane fondée par les bandits arabes trafiquants de chair humaine, qui a été le théâtre d’atrocités sans nombre commises par les esclavagistes, qui a vu des scènes de la plus grande barbarie, des époux brutalement séparés, des familles impitoyablement divisées malgré leurs larmes et leurs supplications, des enfants nouveau-nés arrachés de force des bras de leur mère et férocement tués devant les veux de ces pauvres mamans qui souvent tombaient évanouies; Tabora est devenu le siège d'un représentant de Celui qui a dit: “Bienheureux les doux.Aimez-vous les uns les autres.” C'est un compatriote qui est chargé'de montrer à ces peuples qui ont vu de si grandes horreurs la douce charité du royaume de Jésus.L’Uganda, avec ses 303,000 chrétiens.a comme chef Mgr Michaud, de Montréal.Il a sous sa juridiction 130 missionnaires qui travaillent dans 35 postes de mission.Parmi ces 130 missionnaires il y a 52 prêtres nègres qui font bonne befogne.Les Pères Blancs apprécient nos généreux compatriotes et leur donnent des postes de confiance.Que nos chers Vicaires Apostoliques canadiens reçoivent nos plus sincères félicitations pour l’honneur qu’ils font rejaillir sur leur pairie.Nos martyr» La conversion des Africain» est une oeuvre qui marche à pas de géant.Commencée ait milieu des plus grandes difficultés elle connut des heures pénibles, mais combien glorieuses.Pendant vingt ans la vie des Père* Blancs en mission fut en danger.Dix fois h la cour dp ces rois nègres In morl des mis- sionnaires fut décrétée.Dieu veillait sur eux et en plusieurs circonstances il les protégea miraculeusement.Douze Pères Blancs mêlèrent leur sang à celui du Rédempteur pour mériter à cette terre encore païenne les bienfaits de la religion.En effet, avant 1878 le cc-nlre africain n’avait jamais entendu parler de Notre Seigneur et de son Evangile.Méthode» d’apostolat sultats Ré- Dans les premières années, la marche fut lente.Dirigés par le cardinal Lavigerie, qui au début de son sacerdoce avait été professeur à la Sorbonne et avait eu à traité de l’église primitive, de ses habitudes et de ses coutumes, les missionnaires se virent forcés pat lüi de faire revivre dans leurs missions les lois établies par les successeurs des Apôlres.Quatre années de catéchuménat furent exigées de ceux qui désiraient recevoir le baptême et cela pour former leur volonté et assurer leur persévérance.Cette mesure semblait retarder l’oeuvre, mais quelle solidité ne lui donnait-elle pas! Les chrétiens ainsi formés étaient capables des plus grandes choses.Dieu le savait et afin de mériter à la race noire des grâces plus abondantes.Il demandait à nos premiers chrétiens le témoignage du sang.Ils le donnèrent généreusement.Vint-deux martyrs montèrent tout joyeux sur le bûcher de Namu-gongo et moururent dans les flammes en récitant le Noire Père et le Je vous salue, Marie.Le tyran nè-jgre persécuteur de la religion ap-’ prit comme tous ses ancêtres, que l’on peut bien tuer un chrétien, mais qu’on ne peut le vaincre.Ce martyre avait fait grande impression et attiré l’attention des nègres sur notre religion.Le sang des.martyrs fut une semence de chrétiens.Quatre années après en 1890, quand mourait le P.Lour-del, il mourait au milieu de la belle couronne de 12,000 chrétiens, baptisés en quatre- ans, et de 20,000 catéchumènes qui se préparaient au baptême.Aujourd'hui, l’Eglise africaine formée par les Pères Blancs compte 800,000 chrétiens.et 200,000 nègres se préparent à recevoir le signe du chrétien.Depuis quelques années ce mouvement de conversion s’intensifie beaucoup.C'est une véritable ruée de la race noire vers notre sainte religion.Vers (a lumière de l’Evangile En 1927, le R.P.Voillard, Supérieur général des Pères Blancs, visitant les missions confiées à ses missionnaires, se’ voyait arrêter sur sa route par des chefs païens entourés de leurs gens, qui se jetaient à genoux devant lui et le suppliaient de leur envoyer des missionnaires.(2).Depuis cinq ans la race des Ba-tutsi, qui compte 3,000,000 de sujets, afflue par dizaine de mille aux différents postes de l’Urundi et du Rwanda, demandant l'instruction et le baptême.A Navrongo, en 1932, la tribu des Dagari, qui a une population de 250,000, est venue, le roi et les sorciers en tête, porter aux missionnaires leurs objets de sorcellerie, demandant aux Pères Blancs de les brûler, et, en retour, ils exigeaient la médaille des catéchumènes et se faisaient inscrire au catéchisme.N’est-ce pas le temps de dire avec Notre-Seigneur: “La moisson est grande et les ouvriers peu nombreux: Priez le Seigneur d’envoyer des ouvriers dans sa moisson”.L’année dernière les Pères Blancs faisaient 117,000 baptêmes, et Lui donnaient l’occasion d’habiter d’une fafôn spéciale par sa grâce sanctifiante dans 117,000 âmes créées par Lui pour être ses temples ici-bas.Auxiliaires L’oeuvre des Pères Blancs ne s’arrête pas au baptême.Ils s'appliquent à se trouver parmi leurs néophytes des aides pour le travail de la diffusion du saint Evangile parmi les Noirs.Bientôt des catéchistes volontaires, à peine rémunérés, nous secondèrent dans notre oeuvre.Ils sont 6.215 qui prolongent et multiplient le travail du prêtre en mission.C’est grâce à eux que nous pouvons nous occuper de tous les points des vastes territoires confiés à chaque poste de mission.Ces territoires ont souvent 100 milles de long par 60 et 80 de large.Dans dix Vicariats apostoliques, des congrégations de Religieuses noires ont été fondées.Quel précieux secours nous apportèrent les Soeurs Blanches.Missionnaires d’Afrique, dans celte oeuvre de l’éducation et de la formation religieuse de la femme nègre! C’est à elles, en effet, que sont confiées ces braves filles qui, excitées par l’exemple qu’elles voient dans les Soeurs missionnaires, veulent les imiter et se donner entièrement à Dieu.Ces» Religieuses blanches et noires nous rendent des services signalés dans les oeuvres de la communion solenello, ainsi que dans les dispensaires pour le soin des malades.A l’Uganda, où cette oeuvre a commencé plus tôt, il y a déjà deux cent cinquante religieuses noires, qui se dévouent dans une quarantaine de postes de missions.(1) S.E.Mar Morin sera sacré à’ (2} Le T.R.P.Voillard assisté- Montréal jeudi prochain.ra au sacre de S.E.Mgr Morin.Des congrégations de religieux noirs, frères enseignants et frères coadjuteurs, sont fondées dans plusieurs vicarial.» et marchent bien.Le gouvernement a demandé que ces religieux enseignants passent des examens devant les officiers européens chargés de l’instruction dans les colonies.Cent soixante-trois instituteurs noirs ont réussi leurs examens et ont été diplômés.Clergé indigène Dans nos petits séminaires — nous en avons dix-huit — il y a mille huit cents écoliers qui étudient pour devenir prêtres.Dans nos cinq grands séminaires, deux cents séminaristes se préparent d’une façon plus immédiate au sacerdoce.Ces séminaristes nous ont déjà donné cent deux prêtres noiis qui réussissent très bien dans leurs nouvelles fonctions, (’.’est en 1913 que les premiers prêtres nègres étaient ordonnés.Ces prêtres ont aujourd’hui la direction de vingt postes de mission.Leurs compatriotes sont fiers d’avoir des prêtres noirs pour leur apprendre le chemin du Ciel.Bientôt, nous l’espérons, nous aurons un prêtre noir qui recevra la plénitude du sacerdoce.Ce sera un grand jour pour l’Afrique qui verra son Eglise complètement organisée et dirigée par un évêque indigène.Tout ce travail aura été fait en un demi-siècle.Ces succès sont beaux, ils seraient encore plus grands, si les missionnaires étaient plus nombreux et si les ressources ne manquaient pas à chaque instant pour faire progresser les oeuvres les plus nécessaires.Mouvement missionnaire Nous avons le bonheur de vivre à ce moment de l’histoire de l’Egli-»e pendant lequel le mouvement vers les missions prend une si grande importance.Jamais depuis Notre Seigneur Jésus-Christ on n'a vu un pareil effort pour porter aux pauvres païens les bienfaits de la religion.Les Pères Blancs ont toujours reçu auprès des Canadiens un accueil favorable.C’est ce qui leirr a permis de développer leurs oeuvres.Deux maisons de propagande ont été fondées: une à Québec.24 chemin Sainte-Foy.une à Iberville, près de Saint-Jean.Il y a cinq ans, à Everell, près de Québec, les Pères Blancs construisaient leur grand séminaire pour y recevoir les nouvelles recrues de plus en plus nombreuses.Aujourd'hui quarante-neuf jeunes gens y étudient sérieusement leur vocation et se préparent à aller rejoindre les quaranle-cinq (Canadiens qui sont à Alger et à Carthage à faire leurs études théologiques.Ce rapide développement a fait penser à nos supérieurs que le moment était venu de donner à l’oeuvre des Pères Blancs canadiens son autonomie.Au mois de juin la province canadienne des Pères Blancs était fondée.Honneur à vous, chers compatriotes qui, par l’éducation toute chrétienne que vous donnez à vos enfants, par l’esprit généreux que vous développez en eux, par les beaux exemples de charité qu’ils vous ont vus accomplir, avez formé des âmes assez fortes pour comprendre l'idéal divin montré au monde dans l'adorable Personne de Notre-Seigneur et pour désirer l’Imiler et le suivre fidèle-ment.^ .La France millionnaire En vous entretenant de cette oeuvre de mission, combien je désire voir mes compatriotes continuer el intensifier encore leur coopération à l’apostolat.Dans l'histoire de l’Eglise il n’y a qu’une seule nation qui a bien compris ce devoir et qui Ta fail depuis qu’elle, est chrétienne.C’est notre mère patrie la France.Aussi quand nous regardons son histoire nous sommes surpris de voir tout ce que Dieu a fait pour elle.Envahie par l’ennemie qui parle de faire disparaître de l’Europe la carte de la France, le Ciel arme le bras d'une jeune fille, et Jeanne d'Arc, à la tête des armées françaises, chasse l’ennemi hors du sol français.Fait unique dans Thistoire du monde.Plus lard, quand le souffle empoisonné de l’hérésie jansénisle refroidit le coeur français.Notre Seigneur vient lui-même à Paray le Monial et présente son Divin Coeur aux Français.Au siècle dernier, quand, au nom de la science, les prétendus savants attaquent la religion et disent qu’elle n’est pas vraie, parce qu’elle s’appuie sur les miracles qui n’ont jamais existé et qui n’existeront jamais, nous voyons la Mère de Dieu venir poser son pied virginal sur la roche de Massabielle et, à Notre-Dame de Lourdes depuis soixante-quinze ans.faire des miracles en grand nombre chaque année.Elle semble dire à ces prétendus savants: "Le miracle est possible.venez voir”.Ils sont là et, devant ces merveilles, ils sont forcés de dire: C’est un miracle, et dans notre histoire nationale, si un jour nous avons besoin d’une Jeanne d’Arc, d’un Sacré-Coeur, de la Sainte Vierge, nous les aurons si nous sommes missionnaires comme le Bon Dieu nous le demande.Le plan divin Appliquons-nous à bien comprendre notre devoir, notre obligation sacrée, disent les Papes Benoit XV et Pie XI.et faisons ce que Notre Seigneur nous demande de faire pour que Lui puisse faire fructifier son sang rédempteur dans les âmes.A tous Jésus demande la prière qui est absolument nécessaire pour jque les grâres de conversion descendent du Ciel.C’est à nous chrétiens que la Rédemption a été con-i fiée, et c’est par nous qu’elle doit passer à ceux qui ne l’ont pas reçue gratuitement comme nous.A tous | Notre Seigneur demande les aecours dont ces oeuvres ont un si grand besoin.Quelle responsabilité pour nous si les âmes ne se convertissent pas parce que les apôtres manquent de l’argent nécessaire, dont ils ont besoin pour étendre le règne du Christ ! L'économe général de Les adieux du P.Doncoeur! Préféré pour sa saveur Une page émouvante et fortement instructive—Le devoir de la Chrétienté du Canada — Le formidable témoignage d’un chrétien russe — Ce qui sauvera les sociétés chrétiennes — La tragique alternative qui s’offre à notre univers — Notre origine et nos devoirs — Pour le quatrième centenaire On nous saura gré de publier, même avec les quelques jours de retard que vous a imposé l’encombrement des matières cet émouvant adieu du P- Doncoeur à ses auditeurs d’Amérique.Ce sont des pages à tire, à relire el ri méditer.Mes frères, Je suis extrêmement reconnaissant au R.P.Archambault, qui a voulu me réserver, ce soir, la joie de vous envoyer ce salut de Pâques.Combien, durant çc carême, j'ai souffert de l’impossibilité où je me trouvais de répondre à tant d’aimables invitations! Elles me venaiént de tout le pays! Ne pouvoir aller visiter les chers et lointains amis, connus il y a bjentôt quatre ans! Comme aujourd’hui je souffre encore de devoir dès demain quitter le Canada pour m’en retourner reprendre les lâches urgentes au vieux pays de France, Aussi quand m’a été exprimée l'invitation de vous parler ce soir par la radio, ai-je eu une grande joie! Ainsi pouvais-je de bien loin porter à tous l’Alleluia et les souhaits que je forme dans mon coeur pour vous! Alleluia! amis de Chicoutimi! Vous souvient-il de cette soirée vibrante d’octobre?Alleluia, amis du Lac Saint-Jean et de Péribonka! Alleluia, amis des Provinces Maritimes et de Moncton! Alleluia, amis de Sherbrooke qui avez tant insisté pour que je repasse chez vous, ce que je ne pourrais satisfaire! Alleluia, amis des Trois-Rivières! Et si mon regard se reporte vers l’Ouest, amis de Toronto, amis de Saint-Bo-niface et de Winnipeg, de Sudbury et d’Edmonton et plus lointains encore.Alleluia! L’entendez-vous, amis de Vancouver, qui fêtiez avec moi il y a trois ans une si belle Toussaint dans les fleurs de votre automne somptueux?A tous, à ceux que je ne nomme pas, à ceux que je connais, %à ceux que je ne connais pas.un joyeux Alleluia de Pâques qui vous porte la joie du Christ ressuscité, qui pardonne vos péchés, qui protège vos faiblesses, qui guérisse vos plaies, qui apaise vos souffrances, pauvres chers malades qui m’écoutez, ce soir; qui console toutes vos peines, vous tous affligés qui, dans votre solitude intérieure, entendez retentir la voix d’un prêtre qui vous parle de ^Résurrection et qui par delà la mort vous montre le Ciel glorieux.Notre Maître mis à mort triomphe et nous aussi, nous triomphons avec Lui.Notre Bien-Aimé est heureux! Et nous aussi un jour nous le serons avec Lui.Patience! La vie et les souffrances sont d’un jour, mais la Pâques des chrétiens est éternelle cl c’est dans cette joie que nous le relrouverons."Là où il n’y aura plus ni de larmes, ni de deuils; là où il n’y aura plus même de distance ni de temps qui passe et qui sépare.Mais outre ces souhaits de bonheur.laissez-moi vous adresser un ardent souhait de ferveur chrétienne.pour que la belle Chrétienté du Canada accomplisse dans le monde les grandes tâches que Dieu lui réserve.Devant l’immense apostasie des peuples de l’Ancien et du Nouveau Monde, devant l'effroyable vague de paganisme qui a submergé des pays entiers et qui menace l’Eglise, il faut à tout prix, il faut qu’au plus tôt se dresse la courageuse résistance des 'Chrétientés véritables, résolues à défendre au prix des plus grands sacrifices le Message de Jésus-Christ et à le faire exercer dans le désarroi actuel sa vertu.Durant le carême prêché à Notre-Dame de Montréal, j’ai essayé de montrer aux chrétiens qui m’écoutaient la gravité de l’heure présente et combien il importerait qu’ils rendissent, en ce centenaire de la Rédemption, témoignage de l’Uganda, le Père Cabana m’écrivait il y a Irois semaines que la fondation de trois postes était retardée faute de ressources.A quelques-uns Noire-Seigneur demande le don entier d’eux-mêmes.Qu’ils le fassent généreusement, car c’est une des plus belles grâces que nous puissions recevoir.Jésus n’a-t-il pas promis de donner cent fois plus sur la terre à ceux qui quitteraient tout pour le suivre?Tl est assez puissant pour tenir ses promesses.Le plan divin est de toute beauté et il remplit l'âme de reconnaissance quand on l’examine de plus près.Ces promesses si larges qu’il fait à l’Apôtré, il les offre à tous ceux qui viennent en aide à l’Apôtre.Travaillons donc tous à l’extension du règne du Christ sur la terre afin de pouvoir partager les mêmes couronnes dans le Ciel.J -R.BISSONNETTt.des Pères Blancs.Boîte aux questions Est-ce que la fièvre du pays, (en Afrique), est causée par la chaleur du soleil?Pourquoi (les missionnaires) s’en aperçoivent-ils encore revenus au Canada?(Signé): Un lecteur assidu du Devoir, Les affections fébriles (paludisme-malaria).en Afrique, sont causées par des microbes (hémalozoai res-spirochètes), parasitant le sang et transmis par la piqûre d’insectes infectés.Aussi longtemps que l’organisme n’est pas parfaitement débarrassé des microbes causant la fièvre, on peut être sujet à de forts accès, même après s’être éloigné des contrées impaludées En prenant la quinine au bon moment on arrive à prévenir efficacement les accès de la fièvre De grandes contrées en Afrique sont exemptes de paludisme.Pendant mon long séjour à 4 degrés sous l’Equateur, je n’ai eu que 2 ou 3 accès de fièvre.Henri GAUTHIER, des P.R.Missionnaires d’Afrique, * * Iberville, p.y.leur foi Que dans le triomphe des faux dieux de l’or, de la violence, de la puissance, de l’ambition, ils témoignent de "Notre Dieu" à nous et de Celui qui est notre Maître Jésus Christ.J’ai essayé de préciser quel message le Sermon des Béatitudes opposait aux dogmes païens aujourd’hui triomphants; puissiez-vous comprendre la courageuse parole prononcée il y a quelques jours au Sénat d’Ottawa affirmant que seule la doctrine du Sermon de la Montagne, c’est-à-dire la doctrine de la pauvreté, de l’amour, de la souffrance acceptée pourrait sauver les peuples.C’est en pensant à vous, amis trop lointains, que j’ai pris soin de rédiger et de publier les Conférences de ce Carême pour que vous puissiez, ne les ayant pas entendues, les lire et les méditer (1).Je prie de tout mon coeur Notre Seigneur Jésus Christ ressuscité de vous faire la grâce de restaurer dans le monde un christianisme fervent qui sauve les peuples des catastrophes où le matérialisme les plonge.Or, le devoir est urgent et très grave.Un Russe demeuré chrétien écrivait l’an dernier dans un ouvrage retentissant, que le communisme "est le témoignage du devoir non accompli, de la tâche irrèalisée du christianisme".Je ne connais pas de paroles plus sévères à notre adresse, à nous, les chrétiens, car si le christianisme n’a pas rempli son devoir, si sa tâche n’est pas réalisée, ce n’est point la faute de l’Evangile.c’est la faute des chrétiens qui l’ont trahi et pratiquement renié.“Le bien- chrétien, continue Nicolas Berdiaeff, est resté trop souvent conventionnel et déclamatoire, noyé dans l’abstraction, inadapté à la pratique.le vice et la bassesse des chrétiens, ou plus exactement des faux chrétiens, ont obscurci la lumière éblouissante de la révélation chrétienne.La plus grande partie de la vie chrétienne n’est ni éclairée, ni sanctifiée par la lumière du Christ.En particulier, la vie économique, la vie sociale qui semble ne relever que de sa propre loi” (païenne).Et il conclut son réquisitoire terrible par cette déclaration: “Le communisme, sous la forme la plus mauvaise et la plus impie, apparaît comme le lerme fatal de l’évolution des sociétés dites “chrétiennes”; il incarne ce.jugement sévère qu'elles n'ont pas voulu porter sur elles-mêmes, mais qui pèse inévitablement sur elles".Le plus affreux malheur de notre temps, c’est que la société dite chrétienne n’ayant pas voulu se désavouer et faire pénitence, c’est le Démon qui a triomphé en suscitant contre l’Eglise même une idolâtrie sacrilège, religion elle aussi, “religion du Royaume de ce Monde, la négation définitive de l’au delà, la négation de toute spiritualité.qui façonne l’âme humaine, lui communique un dogme obligatoire, exige qu’elle lui rende honneur, non seulement comme César, mais comme Dieu".Devant cet effroyable châtiment, le monde chrétien se demande comment il se défendra.L’Eternelle Vérité, dont Notre Seigneur a dit que pas un iota ne passera, répond par la parole de Jésus Christ : “Poc-niteminl el crédité Evangelto.Faites Pénitence et croyez à l’Evangile”.(Marc I, 15).Y.croirons-nous enfin?Aux jours lugubres où ie Schisme d’Occident couvrait de honte la chrétienté, le chancelier Gerson avait fait de cette parole le thème incessant de sa prédication.“Faites pénitence et croyez en l’Evangile”.Il la criait aux Papes, aux Rois, aux Peuples.Et enfin, Dieu eut pitié! Après cinq siècles, dans le nouveau schisme qui nous ravage, Dieu veuille que les sociétés chrétiennes affolées comprennent que ce ne sont ni les violences, ni les dirtatures païennes, ni les empires d’argent qui les sauveront, niais la Pénitence et l’Evangile.“Contre le communisme matérialiste intégral, proclame N.Berdiaeff, on ne pourra susciter que le christianisme intégral.Non pas un christianisme rhètoricien.décadent, mais un christianisme régénéré, réalisant sa vérité éternelle.Ou bien le monde assistera à une vaste renaissance chrétienne, non seulement parmi l’élite, mais dans toute l’étendue des masses populaires, ou bien il appartiendra au communisme négateur”.La partie engagée n’est done pas entre un christianisme embourgeoisé et une révolution politique seulement, elle l’est entre un christianisme spirituel el un déchaînement païen, entre Jésus Christ et son authentique Evangile d’une part et Tantéchrist et son matérialisme divinisé, d’autre part.Il appartient aux chrétien* véritables de répondre à ce défi et de sauver l’honneur même de leur foi.Entre tons le* peuples de l'univers, s’il en est un qui puisse comprendre cette mise en demeure et se dresser fièrement pour offrir au monde le spectacle d’un christianisme vivant, je sais bien sur quelles terres il faut l’aller chercher.Lorsque les premiers Découvreurs poussèrent leur navire jusqu’à la hauteur de ce mont qu’ils nppelè-renl mont Royal et pénétrèrent dans la ville indienne d’Hochelag», Jacques Cartier raeonte qu’assailli par une foule de “malades, aveugles, borgnes, impotents et vieillards” demandant leur guérison, “voyant la foi el piété de ce peuple”, il récita sur eux l’“In pricipio” de l’Evangile de saint.Jean.Puis, prenant son livre d’heures, "tout hautement il lut mot à mot ta Passion de Notre Seigneur en sorte que tons les "Les conférences du P.Doncoeur: “Notre Dieu” et celles qu’il a adressées aux femmes sont er.vente au Servire de Librairie du Devoir.430 rue Notre-Dame est, au prix de 50 sous pour les première* et de 40 pour les secondes.SS89 fr^^ïKSïGfteHDE pour une occasion spéciale Le succès de l’entreposage frigorifique Dépend d’un «ntrepét moderne, bien outillé et pourvu de teute» lés fâcilités permettant une réfrigération scientifique et soignée.L’entrepôt d’emmagasinage des Commissaires du Havre Réunit toutes ces conditions et se trouve avantageusement situé pour le commerce local et étranger.Taux extrêmement modérée Pour roui r«nj*ignem«nU, «'adresser aux Commissaires du Havre de Montréal MArquette 3781 (de 9 a.m.à 5.30 p.m.) Bureau de l’Entrepôt Frigorifique HArbeur 0806 — H Arbour 4810 — H Arbour 8040 'VOTRE / NELTDR L.DEiï un r.’ UNE COMMANDE D’ESSAI Si vous découpez cette annonce et l'attachez à une feuille blanche avec votre nom et votre adresse nous enverrons ce que vous aurez choisi; 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en vain que.les Brébeuf, les Lnlcrnanl, les Jogues y ont sonfferl leurs tortures; en vain que les saintes femmes v ont versé leur amour.Jamais je ne croirais possible un si affreux triomphe de Satan sur Jésus Christ.Il y a quatre cents ans — vous allez fêter magnifiquement ce souvenir — Jacques Cartier débarquant à Gar.pé.y planta la haute croix fleur-de-lysée par laquelle il prenait possession de ce pays païen, au nom du roi de France pour y instaurer le règne de Jésus Christ.Vous allez ériger de nouveau cette Croix géante qui rappellera cette prise dè possession.Venus de la mère-patrie, l’Eglise, le gouvernement, l'armée, la marine, la noblesse, la science et la jeunesse de France salueront avec vous la glorieuse Image.J’y voudrais voir un beau symbole.Devant les victoires du matérialisme païen, comme il serait beau que du vieux comme du jeune pays, de la vieille et de la Nouvelle France.les Chrétiens, rassemblés fraternellement, portent bien haut dans l’uni ver.» la Croix de la Rédemption, toute lumineuse du triomphe Pascal.ANTIKOR-LAURENCE I&ILèVE -PROMPTEMENT(ff ÇmvbmuEs eüi/Rflions.5Û8,£rFICA£t,5AN3 DOULEUR- MiE F*RTÛUT?5HmW ar»*NCO «x» la poste ^14 Le “Mois’ MARS Le Mois, synthèse de l’acÜTite mondiale, vient de faire paraître ton numéro de mars.Au sommaire, comme toujours, les noms les plus brillants: Comte Georges Apponyt, lord Melchetl, M.Albert Devise, ministre de la défense nationale de Belgique.G.li.Shaw, Paul Fièrent, le savant russe Gamow.Puis des portraits littéraires des personnalités les plus “actuelles’’: le général Gombors, M.Dautry.Jnhn-D.Rockefeller, Maxime Gorki.Paul Signac et le professeur (losset.Enfin, une quarantaine d’études résument at commentent le* événements marquants du mois de février.Citons: In constitution d'un ministère d'union nationale en France, la crise autrichienne, la Belgique à l’avènement de Léopold III, le budget français en 1934, le désarmement, la formation du personnel enseignant en France, etc., etr.Pour le Molt, s'adresser aux représentants nu Canada.Librairie Wilfrid Méthol.limitée 1750.rue ^Naint-Reni*.angle Ontario.Monlj réal.tCormounique)* 10 XOUJMK XXV — N* 87 COMMERCE ET FINANCE Lt PtVOrRi MONT8IAL.SAM¥P1 14 AVRIL TW» Le client a toujours raison.Même qua nd il a tort “S’il y a un si grand nombrr des nôtres qui achètent chez ïeè marchands étrangers, nous disait tfuekju un ces jours derniers, cela ne doit pas être pour rien.Une telle situation indique à n’en pas douter qu’il y a des lacunes chez nous, je dirai gnême de graves déficiences.” Des lacunes, nous en voyons de tous les côtés.Il y en a butant chez les consommateurs que chez les marchands et chez ïes fabricants; il y en a aussi dans le régime de la libre concurrence dont nous sommes, sinon les premières victimes, au moins les plus éprouvées.Education incomplète, disait en somme M.Edouard Mont-jpetit la semaine dernière, pour expliquer notre situation.Et il' a trop raison, malheureusement pour nous.Car nous souffrons fous de cette carence, qu’il s’agisse du consommateur qui ue tient pas compte du fait qu'il affaiblit d’autant son groupe ethnique chaque fois qu'il achète chez un étranger un produit qui n'est pas de l’un des nôtres, ou du commerçant ou du fabricant qui ne font pas autant que nos concurrents anglais pour satisfaire leurs clients et ainsi les dirigent malgré eux peut-être.Vers les maisons étrangères."On a tort, déclarait récemment un homme d’affaires, de critiquer les nôtres, même s’ils commettent des erreurs, même s'ils ont de gros défauts parfois.C’est encourager, en les justifiant en quelque sorte, ceux des nôtres qui patronisent les maisons étrangères à continuer dans cette voie.Comment voulez-vous que nous nous améliorions si vous nous enlevez le moyen pour y arriver, notre clientèle?” Il y a peut-être une part de vérité en cela.Mais il n’en reste pas moins que si un si grand nombre des nôtres sont des clients réguliers et permanents des maisons anglaises, cela ne peut pas être dans fous les cas le seul résultat de notre manque de patriotisme.En fait, qu’on fasse une petite enquête autour de soi, qu ’on questionne ses intimes, ses amis, qu’on fasse même un examen de conscience et on constatera que s’il y a de petites lâchetés chez la plupart, il y a aussi du mécontentent.Souvent on s’adresse à la maison anglaise pour éviter le petit effort qu’il faudrait faire pour aller demander la même chose chez l’un des nôtres qui ne l’a peut-être pas.C’est à la fois de l’égoïsme et «ne preuve que nous n’analysons pas nos actes jusque dans leurs conséquences ultimes.Mais souvent aussi nous le faisons parce que nous n’a dns pas été bien servis dans telle maison de chez nous et nous ne voulons pas courir le risque que la chose fcc répète.Alors, n’est-ce pas aider les nôtres que de leur dire Ce qui en est chaque fois que nous ne sommes pas satisfaits?Le client qui n’est pas satisfait devrait toujours commencer par se plaindre au propriétaire do rétablissement.C’est un ennui, c est même une tâche que personne n’aime entreprendre, mais ce serait souvent rendre service à ce marchand.Ce serait lui rendre service même s’il n’en tient pas compte immédiatement, car.avec 1 accumulation des plaintes, il en viendrait à la conclusion que c’est lui qui en définitive a tort et il changerait ses méthodes.Si d autre part il y a de la faute d’un employé qui ne remplit pas bien ses fonctions, c’est encore remire un Service, et aux deux cette fois.Le patron saura que cet en?1-ployé est une menace pour son commerce, tandis que remployé apprendra qu’il faut bien traiter les clients, faire tout ce qui est raisonnable pour qu’ils soient toujours satisfaits.Quan
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