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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 7 août 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-08-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 184 MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .*5.00 UNION POSTALE.*5.00 Edition Hebdomadaire canada.*1.00 ETATS-UNIS.*.*1.50 UNION POSTALE .*2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 43 RUE SAIN7* vimcENT MONT TELEPHONES: g - « § ADMINISTRÉ £ -REDACT^ I'I p Ci Main 7461 Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA rïfjCX- FAIS CE QUE DOIS I LA GUERRE A LA GUERRE L’appel du Pape ne sera entendu, la paix véritable que souhaite le Souverain Pontife n’aura chance de régner, que le jour où toutes les nations soi-disant chrétiennes se souviendront de leur baptême.Pour que la justice et la liberté régnent dans le monde, il faut que les peuples reviennent au respect vécu des enseignements du Christ et que leur foi se manifeste dans leur vie nationale et l'exercice de leur volonté collective, plus encore que dans la pratique par les individus des formes extérieures de la religion.Cette rénovation du sens chrétien des peuples, il est inutile de l’attendre dos gouvernants, des chefs de caste, des politiciens démagogues ou des potentats engoncés dans leur orgueil.Et, par malheur, ces faux pasteurs de peuples entraînent à leur suite trop de pontifes et de prêtres qui oublient qu'ils sont les ministres du Dieu de paix, de justice et de charité.Elle Surgira, si Dieu le permet, des couches profondes des peuples, des peuples écrasés par les impôts de guerre et dont | le sang coule à flots pour assouvir la passion dominatrice des chefs d’Etat, les ambitions démentes des théoriciens de la supériorité des races et l’abominable cupidité de la haute banque et des constructeurs d’engins de mort.Ce retour des peuples aux notions élémentaires de la justice, de l’ordre et de la liberté — pas seulement la liberté “britannique”, mais la liberté de tous les peuples — il doit se faire par chaque peuple sur lui-même, en lui-même et par lui-même.Les Anglais ne guériront pas les Allemands, les Dusses ne seront ,• pas régénérés par les Français.Chaque peuple doit commencer par ôter la poutre qui est dans son oeil avant de vouloir enlever la paille de l’oeil du voisin.Par bonheur, quelques symptômes de cette contrition naissante commencent à se manifester.* a: On a signalé, en France, il y a déjà quelques mois, — on est assez fort, en France, le patriotisme y est assez réel et sincère pour qu’on n’ait pas peur de constater qu’il peut y avoir du bon chez l’ennemi, — la lettre collective des évêques d’Allemagne, appelant le peuple de l’empire à faire l’examen de la conscience nationale.C’est dans une publication française, la Semaine Catholique de Saint-Flour, que je trouve ce fragment remarquable de la pensée collective et publique des évêques catholiques, dans un.pays aux deux-tiers protestants, où dominent l’arbitraire de l’autorité civile et l’arrogance de la soldatesque: “La guerre, écrivent-ils, est une épreuve pour toutes les nations qui en sont affligées, et par conséquent elle est un appel à la péni-tence et à l’expiation.Malheur aux nations que celle vengeresse qu’est la guerre n’amène pas à faire pénitence! Elles sont mûres pour la destruction: la victoire elle-même serait pour elles une défaite.La guerre ouvre le livre des comptes des nations, par devant le monde entier, et les solde par le sang.Nous n’avons pas besoin • de nous occuper des comptes des autres nations, mais seulement de ' nos comptes à nous; nous n'avons pas besoin d’examiner la cons-^ cicnce de nos ennemis, mais seulement notre propre conscience.“Chez nous aussi la guerre a découvert de graves péchés.Que , de fois, nous, évêques, dans la détresse de notre coeur, n’avons-nous pas regretté la décadence de la vie religieuse et morale de l’Allemagne.Aujourd’hui la guerre a rétabli la religion dans ses droits; elle a de nouveau inculqué dans l’esprit des hommes les commandements de Dieu: c’est par le feu et l’épée qu’elle les a imposés parmi nous."La guerre a cité la “Kuliur” antichrélienne et antireligieuse devant son tribunal: elle lui a montré son indignité, son vide, ses ; crimes.Cette “Kultur”, c’est une culture antichrétienne, malsaine dans toute son essence, avec un vernis extérieur, mais toute pourriture en dedans, avec son âpre poursuite de la richesse et du plaisir, avec son surhomme autant arrogant que ridicule, avec sa honteuse imitation de la littérature et de l’art infecté d’exotisme et des plus déshonorantes extravagances dans les moeurs des femmes.” Je me demande ce qui se produirait en notre pays de “liberté bri-îannique”, si les évêques catholiques osaient dénoncer en ces termes le jingoisme canadien et les vices particuliers de notre “civilkation”?* * * C’est encore d’Angleterre, je pense, qu’il y a meilleure chance d’attendre l’exemple et la pratique de cette noble et courageuse réaction contre les doctrines pestilentielles de l’impérialisme, de la domination des “races supérieures”, de la subjugation des “races inférieures”.Ces doctrines antichrétiennes, antihumaines, c’est l’Angleterre qui les a prêchées loti! d’abord.Elle les a pratiquées avec le plus grand succès à son bénéfice.Elle doit à l’humanité, elle se doit à elle-même, rie réparer une partie des maux effroyables qu’elle a déchaînés, de désarmer les soupçons et les rivalités qu’elle a fait naître.Dès le début de la guerre, quelques-uns de ses meilleurs csprils se sont attachés à eefte oeuvre de réparation, avec ce rare courage moral et celle ténacité qui, employés au bien, constituent deux des plus belles qualités du peuple anglais, en Angleterre.J’ai déjà signalé aux lecteurs du Devoir les publications de VUnion *>f Democratic Control (1).J’y reviendrai.Aujourd’hui, je veux appeler leur réflexion sur une courageuse et lumineuse étude, parue depuis quelques mois déjà, dans la revue des Jésuites d’Angleterre, The Month (2).L’aüteur est le R.P.KEATING, directeur de la revue.Sous le titre English Bernhardi-ism, il fait, lui aussi, cet examen de conscience üational.“On nous répète conslamment, dit-il, que nous ne combattons pas quelques millions d’Allemands et d’Autrichiens mais un idéal faux et pernicieux.Si, vainqueurs de nos ennemis, nous nous laissons dominer par leurs principes, notre victoire ne nous sera l’aucun profit.Cette bataille particulière, c’est chez nous qu’il faul la livrer: les pires ennemis de lout homme sont ceux de son propre foyer.Nous devons tout d’abord extirper de nous-mêmes cette notion fausse que 1a guerre peut être parfois désirable à cause de son influence salutaire sur les combattants.” Le savant religieux établit une distinction neüe entre le devoir de subir la mort plutôt que de faillir aux dictées de la conscience et l’amour de la guerre, pour la guerre, entre les manifestations d’héroïsme et d’abnégation que suscite la guerre et la fausse doctrine que la guerre est désirable, légitime ou même utile pour le déploiement de ecs vertus.La peste, les naufrages et les tremblements de (erre donnent également à 1 héroïsme et au dévouement l’occasion de se manifester : est-ce à dire que la peste et les cataclysmes sont en eux-mêmes bons, utiles ou désirables?11 dénonce avec énergie ies doctrines de force' brutale prêchées par les disciples de Nictzche, de Treitschke et de Bernhardi; — — “mais hélas! ajoute-t-il, la presse anglaise et la littérature anglaise en général sont remplies de Treitschkes et de Bernhardis qui, au fond de leur pensée et en dépit de toutes leurs dénonciations de l’idéal prussien, sont persuadés que la guerre n’est pas, après tout, une si mauvaise chose et que le monde serait plus mal s’il n’y avail pas de guerre.” Ne croirait-on pas lire une analyse du rôle de la presse et de la littérature canadiennes — en autant qu'on peut parler de “littérature” canadienne?Il prend résolument à partie ces protagonistes de.la guerre.H n’épargne pas plus les catholiques que les protestants, les Français que les Anglais, Il passe en revue les hommes d'Etat, les publicistes, les orateurs qui, depuis vingt ans, empoisonnent la conscience et l’esprit du peuple anglais.C’est lord SYDENHAM qui fait dans la Benue d'Edimbourg la thèse que l’abolition de la guerre ne profiterait pas à l’humanité.C'est M.Harold WYATT, pontife et missionnaire de la Navy League, qui vaticine dans le Nineteenth Century sur " l’épreuve de Dieu par la (1) Dans le Devoir du 12 juin: “La saine opinion anglaise”, (2) Numéro de février 1015.“guerre”, et proclame que “la moralité supérieure engendre la plus “ haute puissance militaire ”, C’est le professeur CRAMB, qui ne fait autre chose que transfuser à ses auditeurs “l’esprit de Bernhardi moulé à l’anglaise”.“Nous ne pouvons, ajoute le P.Keating, mettre au compte des seuls Allemands cette philosophie criminelle.Nos alliés les Français l’ont faite leur et récoltent aujourd’hui les fruits amers de son application.Nos propres eugénistes ne sont pas allemands, ni Herbert Spencer, ni l’engeance de nos rationalistes qui tournent le christianisme en dérision.” H» U' ?Avec la logique du philosophe, l’ardeur du vrai patriote et la foi éclairée du théologien, il démolit l’évangile de la force brutale et démontre à quel point la guerre est antichrétienne et antisociale.Avec la même hardiesse, la même hauteur d’aperçus, il s’attaque de front au junkerisme allemand et au jingoisme britannique, à la croyance au droit de la “race supérieure” rie mener le monde.A ces monstrueuses prétentions, il oppose le vrai principe des nationalités: “Le premier et le plus absolu des droits d’un état souverain, grand ou petit, c’est l’indépendance d'une domination étrangère.” Toute prétention a priori au commandement de la race humaine — si l’on comprend par là non seulement la supériorité morale, objel d’une noble ambition, mais la domination matérielle directe — est totalement injuste et injustifiable.C’efri la doctrine infernale de la force qui fait le droit.Et cette doctrine, elle n’esl pas exclusivement prussienne.” De nombreux Anglais, et des plus hauts placés, ne se font pas faute de la soutenir.Il cite lord ROSEBERY: “C’est une partie de notre responsabilité et do notre héritage de veiller à ce que le monde, en autant qu’il peut être façonné par nous, reçoive le caractère anglo-saxon et nul autre.” Et lord GREY: “Il est essentiel à quiconque réclame la première place [dans le monde] de mettre toute son énergie à prouver son droit.Telle est la justification morale des conflits internationaux et de la guerre.” Et M.Spenser WILKINSON, professeur d’histoire à Oxford: “L’alternative qui se pose à l’Angleterre, c’est le choix entre la première place et la dernière, entre la gouverne de l’humanité et l’ombre de l’indépendance.” Et un pieux anglican, M.Atheistan RIEEY qui, après avoir démontré «que l’Angleterre a conquis son empire par le sabre, en conclut (tue “la seule justification [des Anglais], c’est qu’ils croient qu'ils tiennent “ de Dieu la mission de gouverner les races élrangèrcs pour leur bien.” En quoi, demande le Père Keating, toutes ces doctrines diffèrent-elles de celles de Bernhardi?On a écrit un volume intéressant, "What is wrong with Germany?” .“ l'n livre aussi considérable el plus utile pourrait être composé “pour répondre à cette question: “What is wrong with England?” * * s BILLET DU SOIB.UNE LEÇON Les Romains réclamaient du pain et des jeux: s'il faut en croire le récit que nous empruntons à un journal du soir, te peuple a évolué depuis ce temps et il se trouve des femmes, voire même des mères, pour sacrifier au spectacle l’argent destiné ci acheter la nourriture de la nichée.Nous citons de mémoire: l'autre après-midi, depuis le fonctionnement de l’impôt du sou des pauvres, une femme du peuple se présente à l'entrée d’un cinéma avec plusieurs enfants (plus d'un par conséquent).L’agent de service lui réclame lu taxe municipale.—Des sous, dit-elle, mais je ne puis vous en donner, il ne m’en reste que cinq pour s’acheter un petit pain.L’agent, bon enfant, l’a laissé entrer après lui avoir dit qu’il faudrait qu'elle versât sa cotisation la prochaine fois.Cet agent fut trop tendre.Il aurait dii donner à cette étourdie une leçon excellente el du pain à ses enfants qui n’auraient certes pas', trouvé très abondant te souper se i composant d'un petit pain.Il aurait dû la prendre par le bras, la ramener nu guichet et lui faire rembourser les quinze sous qu'elle avait versés.Ç’auraif été trois petits pains de plus qui n’auraient pas été trots petits pains de trop.Mais U y aurait fort à parier que c’était là un truc de bonne femme finaude pour épargner qyelqnes sous, car.grâce à Dieu, elles sont rares les mères qui aimeraient mieux entendre leurs enfants crier la faim (pie de se priver du cinéma; et rares aussi ceux (pii aiment \ mieux manger de belles choses des yeux que de se mettre quelque chose dans un estomac qui se plaint.Jacques COEUR.Sud dans leurs démêlés antérieurs avec le Mexique, a produit une excellente impression au sud de Panama jusqu’en Patagonie.Les craintes anciennes et les vieux préjugés ont été dissipés du coup et un sentiment nouveau de confiance et d'amitié les a remplacés.Le pan-américanisme transformé C’est ainsi que le président Wilson a réussi à transformer le panaméricanisme; D’une théorie vague, d’une doctrine mal définie et iiu* parfaitement comprise, il a fait une réalité.C'est un avantage qu’il «lé-sire évidemment poursuivre et dont il entend tirer parti.S’il doit y avoir intervention au Mexique, ce sera une intervention euk ointe.Si les Etats-l'nis sont appelés à y jouer un rôle prépondérant et à exercer la pressi >n la plus efficace, ils agiront en vertu d’un mandat et avec la cordiale approbation des autres républiques américaines." Il est bien possible que l’emploi de la forer ne soit pas nécessaire, dit à ce sujet 1 “ Evening Post ", de New-York, Le Mexique a été fortement impressionné par le spectacle de l'Argentine, du Brésil et du Chili appuyant les Etats-Unis.Maintenant, un nouveau mouvement panaméricain, plus complet, ayant pour objet de mettra fin à la guerre civile du'Mexique, devenue plus sanglante à mesure qu’elle perdait sa raison d'etre, pourrait aisément avoir une influence pacificatrice, il ne s'agit pas de mettre un homme à la place «1 un autre ; «la reconnaître telle faction plutôt que telle autre.La conférence «le Washington peut décider d’essayer de se servir le Carranza, qui a fait preuve «le beau-cou de ténacité et paraît maintenant avoir l’avantage sur Villa.Ce dernier parle et agit maintenant comme s’il était réduit à merci.Si tonte op-nositon armée contre Carranza s'efface rapidement et si son gouvernement provisoire parait accepté à Mexico comme la meilleur moyen de sortir du chaos, les pays qui méditent une action conjointe prendront peut-être la résolution de se servir de lui, en attendant mieux, pour le rétablissement de l’ordre.Mais ce ne serait là qu'un commencement.Il resterait e ne ore1 à consolider la paix par un retour aussi rapide que possible au gouvernement civil légalisé, remplaçant le régime militaire.’’ AU MANITOBA Le résultat des élections manito-baines dépasse les espérances même des libéraux : ils comptaient bien que le cabinet Norris serait maintenu au pouvoir, mais ils n’osaient pas croire à un pareil coup de balai.A plusieurs même, la force et l’ampleur du coup doivent inspirer quelque inquiétude: i! n’est pas bon qu’un gouvernement soit aussi complètement maitre du parlement.Mais, si considérable qu’il soit, ce succès est facilement explicable.Les électeurs du Manitoba étaient évidemment excédés de l’ancien régime, et ils n’ont pas attaché d’importance à la réorganisation du parti conservateur qui, dans les circonscriptions, devait leur offrir à peu près le même ner-sonne'.Ils ont frappé tout re qui portait l'étiquette conservatrice.• * * La portée de l’élection sera forcément considérable, meme dans le domaine fédéral.M Rogers est atteint directement, et il ne serait pas surprenant que ce fût la cause de son prochain départ du cabinet.Dans un monde où le succès compte pour tout.ou.à peu près, un ministre qui se trouve en pareille posture dans sa province.apparaît tout de suite comme un élément de faiblesse.L’effet sera d’autant plus considérable que la force de M.Rogers ne réside point dans son éloquence ou dans sa réputation d'administrateur, mais bien dans sa légende de grand “organisateur d’élections.” L'effet immédiat de la défaite manitobaine devrait être de porter les ministres fédéraux à attacher plus d'importance à l’opinion du Québec, que certains d'entre eux paraissaient vouloir ignorer.Avec des cabinets libéraux Edmonton, Régina et Winnipeg, avec la pers- Les Anglais s’indignent avec raison des brutautés commises par les Allemands en Belgique.“Mais avant d'exprimer notre indignation “bien naturelle en face d’une telle sauvagerie, jetons un coup d’oeil sur “ la série de quelques-uns de nos journaux de l’époque de ta fin de la “ guerre d’Afrique.” On y trouvera, par exemple, cette théorie humanitaire du Dr T.M.MAGUIRE, étalée dans les colonnes du Times: “La vraie stratégie consiste d’abord à porter les coups les plus terribles à l’armée, puis à causer tant de souffrances aux habitants qu'ils doivent soupirer après la paix et forcer leur gouvernement à la demander.Il ne faut laisser au peuple «jup ses yeux pour pleurer sur la guerre.A ceux dont les demeures auront été incendiées, il faudra «les efforts de chaque jour, de chaque heure pour se procurer la maigre subsistance qui soutiendra leur vie.Lorsque le soldat apprendra que sa famille — sa femme et ses petits enfants — est certaine de souffrir, il se sentira mal .à l’aise, il pensera à ses devoirs de famille; il est facile de prévoir ce «pie l'instinct naturel lui prescrira.” Telle est la lactique courageuse et chevaleresque qu’en l’an de grâce 1900, un collaborateur du principal organe de l’opinion anglaise conseillait d’adopter pour réduire l’armée d’un petit peuple dont la population totale — hommes, femmes et enfants — ne s’élevait pas au chiffre de la population d’un faubourg de Londres! Les Anglais s’indignent avec raison de la violation de la neutralité de la Belgique et du mépris de l’Allemand pour les “chiffons de papier”.Ont-ils toujours montré les mêmes scrupules, la même délicatesse, en ce qui les concernent?Un officier anglais, le major Stewart MURRAY, n’a-t-il pas tenté, tout récemment, de justifier la saisie, en pleine paix, de la flotte danoise par l’Angleterre, en 1807?“En avons-nous honte?demande le major.Non.assurément: nous nous en glorifions.Si toute autre nation peut surprendre l’Angleterre de pareille façon, loin d’en rougir elle en sera également fière.Quels hypocrites écoeurants (sickening hypocrisy) nous devons paraître aux yeux des autres nations, quand nous, de fous les peuples, jacassons sur la sainteté des lois internationales (prate of the sanctity of international law).” “Il est à désirer, ajoute le Père Keating, qu’un historien compétent passe en revue l’histoire du monde, disons depuis la Réforme, et établisse combien de fois, par qui et dans «juelfes circonstances les traités internationaux ont été violés.Ce dossier, qui pourrait s’intituler “Chiffons de papier”, aiderait puissamment à éclaircir les idées de ce temps-ci.” “Si l’on considère toutefois que la paix future dépend de la reconnaissance de la sainteté des traités,.on peut juger com- bien il est nécessaire à l’Angleterre de réhabiliter sa réputation aux yeux du monde, si elle doit exercer une réelle influence morale sur le règlement final [de la guerre].” Et il conclut ainsi: “En démontrant que Bernhardi n’est que le miroir où l’Anglais du type militariste peut se contempler, mon but n’est pas d’affaiblir en rien notre opposition à sa doctrine perverse; c’est simplement d’indiquer dans quelle attitude et quelle disposition nous devons nous placer pour la détruire.Pour armure et pour casque, nous «levons nous couvrir du sac et des cendres de la pénitence, si nous voulons éviter les traits acérés du Tu ipioque.Avant d’assumer convenablement le rôle de champions de l’humanité nous devons rejeter beaucoup de ce que nous avons toléré et abandonné, beaucoup de nos pratiques.Il y a un bien supérieur à l'intérêt de l'Empire britannique: c’est le bonheur du monde.Puisse le Royaume-Uni se joindre de tout coeur à ceux qui reconnaissent cette vérité!” Une telle confession, un effort aussi courageux pour éclairer la conscience de ses compatriotes et les ramener dans la voie de la justice, honore un pays et sa civilisation.Tant qu'il restera en Angleterre des hommes de cette trempe, il n'y a pas à désespérer de la grandeur britannique.Puissent-ils s’en révéler au Canada, prêtres et laïques, qui entreprennent résolument de combattre les doctrines pernicieuses que dénonce le R.P.Keating et qui n’ont déjà fait que trop de ravages chez nous.Henri BOURASSA.L’on nous dit que le ministère, de la Voirie do Québec s’efforce de faire substituer le gravelage au macadam dans la reconstruction des chemins de la province.Il y a certainement des chemins où un bon gravelage suffit, mais pour beaucoup d'autres le macadam est préférable.S’aperçoit-on déjà que le.macadam va coûter trou cher et que l’on ne pourra pas «tonner ce que l’on a promis V Le bon sens a des droits que l’on ne peut ignorer impunément, » * * Un militaire canadien qui revient d'Angleterre dit que ce ne sont pas tant les hommes que les munitions qui manquent en Angleterre.Un autre dira le contraire demain.Le public est bien excusable de n'y rien comprendre.LE CONCERT AMERICAIN Les négociations diplomatiques ayant pour objet le rétablissement de la paix au Mexique, sont sur 'e point d’entrer dans une nouvelle phase.Les républiques de l'Amérique du Nord et du Sud, au cours d’une conférence convoquée par M.Lansing, secrétaire d’Etat dans le cabinet de Washington, se sont mises d’accord pour agir conjointement et adresser aux factions belligérantes du Mexique une nouvelle Sommation leur enjoignant de s’entendre pour mettre fin à la guerre civile el assurer le fonctionnement du gouvernement eonstitu-tionnel.Six diplomates, — représentant un nombre égal des principaux pays de l’Union pan-américaine: le Brésil, l’Argentine et le Chili, re présentés par leurs ambassadeurs; rUruguay, la Bolivie et le Guatemala, représentés par leurs ministres, sans doute avec l'autorisation rie leurs gouvernements respectifs — ont pris part à cette conférence avec le secrétaire Lansing, convoquée spécialement à la demande «lu président Wilson pour étudier la situation mexicaine.C'est la reprise, avec une différence.d’un projet de l’an dernier, ayant pour .objet l'utilisation de la coopération amicale de la diplomatie sud-américaine pour la solution du problème mexicain.11 s’agissait alors d’empêcher la guerre entre les Etats-Unis et le Mexique.Aujourd’hui, c’est du rétablissement de l’ordre et de la paix qu’il eSt question, et de l’institution d'une sorte d» gouvernement stable dans une république-soeur, déchirée depuis quatre ans par les dissensions intestines et bouleversée par les plus sanglantes révolutions.La solidarité américaine L’effort tenté par le président Wilson pour créer un sentiment de solidarité entre les nations américaines et l’utiliser en vue de résultats tangibles, est certainement méritoire.Ce n’est pas un nveu de faiblesse, encore moins un acte de pusillanimité inspirés par la crainte de responsabilités redoutables ; c’est, au contraire, une initiative hardie, fruit d'une large conception politique, qui peut avoir les plus heureuses conséquences sur les relations futures des Etats américains entre eux.L'objet immédiat d'* la nouvelle politique est la restauration de la paix et de la sécurité au Mexique; mais elle a une portée plus lointaine et plus étendue.Non seulement elle contribuera à anémier ce qu'une intervention étrangère — toujours possible el même probable peut avoir d’odieux pour les Mexicains; mais elle aura aussi une influence salutaire sur les jalousies et les défiances qui divisent trop souvent les Etats indépendants du nouveau continent.En agissant isolément dans le ens ar-tuel, les Etats-Unis seraient sûrs de soulever contre eux toutes les républiques de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud, déjà prévenues contre la tendance des Américains du Nord à l’hégémonie.Au contraire, l’aide que ces derniers ont acceptée des républiques du L’avenir du Mexique i Un gouvernement Carranza à Mexico, ce n’est assurément pas à une perspective réjouissante.Les éléments paisibles de la population mexicaine, qui ont été témoins des exploits du chef constitutionnaliste et de ses affidés, «1 • leur cruauté, de leur cynisme et de leur mépris du droit des gens, devraient pouvoir s’attendre à mieux.Mais dans l’état actuel des choses, peut-être seront-ils .satisfaits de ce pis-aller.Le gouvernement Huerta non plus n'était pas l’idéal ; mais il valait infiniment mieux encore que celui de Carranza el l’anarchie «pii a suivi.Les Mexicains et les étrangers s’accordent à blâmer le président Wilson d’avoir refusé de te reconnaître et de traiter avec lui: il était susceptible, d’amélioration, tandis que le chaos actuel est à peu près ce qu’on a vu «te pire en aucun pays.Du reste, Carranza ne paraît pas être l’homme de ceux iqui ont adhéré au pian de pacification du président Wilson.Ces derniers, au dire de certains journaux américains, auraient jeté les yeux sur Manuel Vasquez Tagle, ancien ministre des finances dans le cabinet de Francisco Modero, qui garda son portefeuille sous la présidence de Huerla.Tagle serait d'abord appelé à la présidence provisoire, si c’esl possible; il appellerait au ministère des affaires étrangères une personnalité acceptable aux gouvernements des républiques américaines, puis s'efface-rail, laissant sa succession au ministre des affaires étrangères.En vertu de l’article 81 de la constitution mexicaine, ce dernier deviendrait de droit président provisoire et serait chargé de faire les élections législatives.Evidemment on ne peut s’ailen-dre «pi'iin pays bouleversé comme le Mexique, retrouve la tranquillité du jour au lendemain.Mais si ses maux peuvent être guéris, ils ont quelque chance de l’être par la réa-lisatiort du plan de M.Wilson ou de quelque autre du même genre.Le succès des projets panaméricains aurait, du reste, une autre signification, il aurait fait faire un grand pas à l’idée d’une sorte de concert des nations américaines.sur le modèle du concert européen, qui ne chantait pas toujours à l'unisson, mais n'en avait pas moins une influence considérable sur la direetion des affaires du monde.Uidéric TREMBLAY.SI VOUS VOULEZ SAVOIR Si vous voulez connaître: Le péril canadicn-français; I,aliment du Chapitre Noir des Orangistes; La source de la corruption politique; L’évolution de la guerre par la sape et par la mine; Ce que sir Wilfrid Laurier a dil à S.-Lin aujourd'hui; Vous rafraîchir la mémoire à propos du bourbier municipal; Et apprendre bien d’autres choses encore?Lisez le Nationaliste, ce soir ou demain.Cinq sous seulement, dans tous les dépôts de journaux.pective d’une rude bataille dans la Colombie et l’impossibilité pratique de gagner du terrain dans l’Ontario, les fabricants d’élections devront commencer à songer qu’il leur importe de n'ignorer aucune province.I! est fort possible aussi que cette aventure fasse mûrir les projets de gouvernement de coalition qui s’ébauchent depuis quelque temps.* [.es libéraux seront sans doute nlu>jf exigeants, moins disposés à partager un gâteau dont la conquête to»< taie leur apparaîtra prochaine \ mais oseront-ils se refuser à l’alliance, si on la leur demande au nom du “salut de l’Empire?” ¦x * * Une nuire question, d’intérêt immédiat pour tous les groupes catholiques et français, se pose au Manitoba.Quel sera l’effet, sur la situation scolaire, du maintien au pouvoir du cabinet Norris'?Nous voulons espérer, malgré les déclarations anciennes de grand nombre de ses partisans, qu’il ne se laissera point entraîner dans une politique de mesquine persécution.Mais l’avenir seul pourra nous< renseigner là-dessus.Orner HEROUX.BLOC - NOTES Le voyage de M.Martin à Quê* bec pique naturellement la curiosité.D'après le premier ministre, M le maire lui aurait fait une simple visite de politesse ou de copain.D’après M.Martin, l'entrevue aurait roulé sur des choses tellement importantes quil n’en peut rien dire au public.La version do M.le maire est la plus vraisemblable des deux, * * X Le projet d'amendement à la constitution de l’Etat de New-York, portant le salaire des députés de $1,500 à 82,500, a été rejeté à une bonne majorité.Qu'on ne fasse jamais une proposition analogue aux nôtres, car on peut être sûr qu’ils la voteront d’emblée.* * * Il est fort possible que sir J.Ai-i kins ne comptait pas remporter aiij Manitoba, mais il est assez pro-< bable qu'il espérait du moins n’ètr* pas emporté.e • e La rampigne électorale a été a*-sez paisible, dit-on.C'est que !•' publie av.»t formé son opinion et qu’il était bien décidé à l’exprimer.« * * L'opposition qui reste à la législature manitobaine n’est pas assez forte pour embarasser le cabinet Norris ni même l’ennuyer.C’est probablement ce qui perdra ce dernier.LE PASSANT. 9 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1915 VOL.VL — No 1S4 LETTRES AU “DEVOIR” A PROPOS DES TIMBRES DE GUERRE Portage la Loche, 21 juin 1915.Il n’y a par, à dire, pour des gens S ni ont Le sommeil dur, les gens de uébec ont le sommeil dur.Nous, les vieux du Nord-Ouest canadien, qui avons connu le temps où tous les employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson parlaient français, et où nous pouvions nous adresser dans celte langue à la grande majorité îles fonctionnaires du gouvernement des Territoires, nous trouvons un peu fort de café de ne plus Jamais pouvoir rencontrer un employé du gouvernement, soit provincial, soit fédéral, capable de comprendre ce qu’on lui dit quand on lui adresse la parole en français.Nous trouvons, nous, cette situation anormale et intolérable.Mais, dans la bonne vieille province de Québec, ce cbàtcau-fort, si mal défendu, de la race et de la langue françaises en Amérique on trouve tout naturel que les juges, les magistrats, les fonctionnaires du gouvernement, les employés des compagnies de chemins de fer et de navigation, etc., ne parlent que l'anglais.Dans l’acte oonstilutionnel, les ileuk langue, sont proclamées également ofticiellcs Mais, dans la pratique, les Canadiens-français sont les premiers à reconnaître que la connaissance de l'anglais suffit pour permettre à un homme de remplir n’importe quelle foméion publique, même dans ia province de Québec, même à Montréal.Allez donc essayer pje faire nommer à Toronto un juge ou un magistrat, ou un employé quelconque ne parlant que le français, et vous verrez tout de suite si les droits des deux langues sont sur un pied d'égalité.Depuis quelques années, certaines feuilles de Montréal mènent une campagne très active pour faim enseigner l’anglais d'uuc manière plus intense dans les école et les collèges canaaicns-français.C'est très bien.Cependant, je crois qu'il serait temps d’en finir avec, cette scie, qui consiste à mettre tous les droits d’un côté et tous les devoirs de '.’autre.L’une de ces feuilles, qui se prétend appelée à relever le niveau de l’éducation des Canadiciis-français, en les anglifianl, ou plutôt en les “ yaiikeesant ” de plus en plus, cette feuille essayait, il y a deux ou trois ans, d’étayer la démonstration de sa sempiternelle thèse, en nous racontant l’histoire, vraie ou supposée, de la mésaventure d’un jeune avocat canadien-français, perdant sa cause devant un juge de langue anglaise, parce qu’il ne pouvait pas parler assez correctement la langue de Shakespeare.Naturellement, ia dite feuille profitait de l’occason pour blaguer les collèges classiques sur l'insuffisance de leur enseignement de l’anglais : et l’idée ne vint même pas à l’esprjt du plumitif que c’était le juge qui aurait dû connaître les deux langues oftlcielles du pays, et surtout celle qui est parlée par l’immense majorité de la population au milieu de laquelle ü est appelé à exercer la magistrature, Quand les gens de Québec se laissent ainsi mettre le pied sur le cou, dans leur propre province, et font li dç leur droits les plus incontestables et les plus évidents, il n'y a rien d’étonnant s’ils ont laissé tyranniser leurs frères du Manitoba, de b) Saskatchewan, de l’Alberta et du Kecwatin.Leur sommeil léthargique, soigneusement entretenu par les doses morphinées de l’opportu-niside politique que ne cessent de leur* injecter les politiciens rouges et bleus, a!'::it en s’acheminant de plus'en plus vers le coma final, pré-curfjfcur de la mort de l’influence française de ce côté de l'Atlantique, lorsque la nouvelle injustice de l’Ontario a semblé les réveiller un peu.Les Franco-ontariens ont vraiment de la chance d’etre tout proches de Quebec.Sans cela, leurs crisôi’auraient, sans doute, pas produit; plus d’effet que les nôtres.Il semble qu’ils sont parvenus à tirer la province de Québec de sa léthargie } et.dans tous les coins du pays, les :Canadiens-français commencent à relever la tète, au grand scandale des politiciens injeetcurs de morphine, et à la grande indignation de ceux qui, habitués à marcher tranquillement sur la tête des Canadiens-français, trouvent très gênants ces cous qui se redressent.l'espère cependant (pie, nonobstant les cris de ceux que cela gène, les cous vont continuer à se redresser de plus en plus ; que le mouvement demandant (les timbres de guerre en français ne va pas s’arrêter avant que pleine satisfaction ne leur ait été donnée, et (pie ce ne sera là que le commencement d'un mouvement plus général exigeant l’inscription bilingue sur tout document publie du Canada, et la parfaite connaissance des deux langues ofH-cielles du pa’’s de tout juge, magistrat.fonctionnaire ou employé public dans toute localité où il y a des citoyens do l’une et l’autre langue.Ce sera seulement alors (pin les deux langues seront sur le pied d’égalité que leur assure l’acte constitutionnel.Ft ce jour-là aussi, la question de l’enseignement du français: à l’école sera pratiquement ré-solué.UN SAUVAGE.LES VRAIS CONSCRIPTEURS Un malaise général règne au milieu de notre population, au sujet de la part que doit prendre le Canada a la défense de l’Empire, et certains journaux plus consciencieux pour leurs intérêts que pour l’impression qu’ils peuvent produire, essaient aujourd’hui de calmer l’opinion publique, sans cependant oser défendre les principes de notre constitution et de dénoncer les inconstitutionnels.Depuis quelques jours l’on semble vouloir faire du recrutement forcé, et l’on ne^se gêne pas de dire aux jeunes-^fens que s’ils ne s’enrôlent pas, plusieurs grandes compagnies vont les destituer.Des soldats et même des officiers, insultent b's jeunes gens dans la rue parce qu’ils ne portent pas l’habit militaire.Il n’y avait plus que les femmes à se mêler à ce métier d’occasion, et un soir de la semaine dernière, l’on pouvait voir une femme se promener de banc en banc, dans le Parc Windsor el passer une plume blanche (symbole de la lâcheté) sur la joue des hommes qui y étaient assis.Est-ce que bientôt nous ne pourrons plus sortir sans être harcelés?il est temps de s’élever contre ces actes répugnants et de punir ceux qui osent insulter le citoyen canadien (pii s’est montré généreux à la défense de l’Empire et a assez de coeur et d’honneur à son devoir, sans que des irresponsables viennent lui dicter sa ligne de conduite.Il est ridicule et dégoûtant d’entendre certains de nos politiciens affirmer leur pnlriotisme et leur loyalisme à l’Empire en essayant de faire du recrutement dans des discours fiévreux, et pleins d’une affection toute filiale.Oui! ([lie de péroraisons magnifiques, que de promesses, que de sincérité ! ! “Mes bons amis! Si j’étais plus jeune! Si j’étais libre, je serais le premier à défendre, au prix de mon sang, les grandes destinées brilanniques et la civilisai ion !’’ Mais avant de faire des discours patriotiques pour engager vos frères à s’enrôler, endossez donc vous-même s l’habit militaire et prêchez par là d’exemole.Pous serez alors plus dignes de noire attention et l’on jugera que vous être plus sincères et votre khaki, sur la' foule, sera plus éloquent que vos paroles.Le temps est venu pour la presse de réclamer nos libertés.Le gouvernement et nos hommes influents devraient prendre les moyens de les faire respecter à quelques grandes compagnies qui ne se dévouent jamais contre leurs intérêts et qui ne manquent pas d'apparaître dans des scandales politiques pour quelque bénéfice qu'une administration malsaine aurai! pu leur donner au détriment du peuple, et dui ont actuellement à leur emploi des Autrichiens et des Allemands.Laissons d’abord à la Mère-Patrie le soin de (-(inscrire les habi-tanls d’Angleterre, avant de se servir des mesures draconiennes envers les coloniaux, favorisanl la classe aisée au détriment rie l'employé, de celui qui rsl plus utile à son pays qu’une foule de richards ou de fils à papa (pii n’ont pour tout programme (pie la paresse et l'égoïsme, et à qui pourtant la vie des tranchées serait bien salutaire.Travaillons à l’enrôlement, si l’on vcjut; c'esl ' notre devoir d’aider l’Empire (pii ne permettrait cependant pas qu’on entravât la liberté d’une classe au bénéfice de l’autre.•Iules IJiG.U LT, Voyageur de commerce.LES FEUX DE FORETS DANS L’OUEST Portage la Loche, 28 juin 1915.L’exlraonliiaire sécheresse rie cette année a rendu toute la surface du pays semblable à un morceau d'amadou.Aussi, les feux de forêts se développent dans des proportions effrayantes.Depuis plus d'un mois, on les voit s’avancer de trois directions différentes : de l’ouest, du nord et de l’est.Les marais ne les arrêtent plus ; car, au-dessus de l'eau souterraine, les herbe:; et les racines sont desséchées ; les rivières, dont quelques-unes très larges, ne leur ont point non plus opposé de barrières suffisantes ; la terre est si sèche qu’il suflit de la moindre brindille enflammée tombant de l’autre bord, pour y mettre le feu.On craint Leaucoup que quelques villages, situés sur les hautes terres, n’aient ét '¦ ia proie dos flammes.Ui Portage la Loche même, la ceinture de flammes et de fumée augmente tous les jours, et le:; gens commencent à être très inquiets.En tout (¦•!., c'est la misère pour i'hiver prochain ; alors que, vu la baisse des marchandises et la baisse du prix des fourrures, la saison ne s’annonçait déjà pas sous de très favorables auspices Des incendies dans des pi iport'.ons aussi vastes signifient, en effet, la rie:1 motion de tout le gibier à plume Moufréal.par !'IMPRIM& I*1E POPULAIRE [à re»i>onsntoiiité limitée^ • J.N.Chevrier, gérant-générât Ouverture des classes le 1er septembre pour garçons de 5 à 12 ans.Conditions: $10.00 par mois, blanchissage compris.COLLÈGE S-JOSEPH A BERTH IERVTLLE.P.Q.Cour» commercial bilingue.Conversation anglaise pendant le» récréation*.Etablissement pourvu de toute» Isa amelioration» moderne» : baignoire», douche», bon système de ventilation, etc.RENTREE DES ELEVES.LE 1er SEPTEMBRE.UNE NOUVELLE ECOLE AU No 272 RU LAMONTAGNE.L’ACADÉMIE BOURGET remplaçant l'Académie .S.-Antoine, rue Li gaurhetière ouest.Construction de* plu moderne* et parfaitement hygiénique.Coui françai* ut cour* anglais séparés et coït pleta.( lapse* pour les petit* garçon*.! VOjj.TI.— Xo 18* LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1915 3 SOUVENIR DU PAYS LA MAISON DU MOUSTIER 0 maison du Moustoir! combien de fois la nuit, Ou quand j’erre le jour dans la foule et le bruit, 1 u m’apparais! — Je vois les toits de ton village Baignés à l’horizon dans des mers de feuillage, l ue grêle fumée au-dessus, dans un champ Une femme de loin appelant son enfant, Ou bien un jeune pâtre assis près de sa vache, Oui, tandis qu’indolente elle paît à l’attache.Entonne un air breton, un air breton si doux, Qu en le chantant ma voix vous ferait pleurer tous.___ Oh! les bruits, les odeurs, les murs gris des chaumières, Ee petit sentier blanc et bordé de bruyères, Tout renait, comme au temps où, pieds nus, sur le soir, ./ escaladais la porte et courais au Moustoir; Et dans ces souvenirs où je me sens revivre Mon pauvre coeur troublé se délecte et s’enivre! Aussi, sans me lasser, tous les jours je revois Le haut des toits de chaume et le bouquet de bois, .Wi vieux puits la servante allant emplir ses cruches, ht le courtil en fleur où bourdonnent les ruches, ht l'aire, et le lavoir, et la grange; en un coin, Les pommes par monceaux et les meules de foin; Les grands boeufs étendus aux portes de la crèche, Et devant la maison un lit de paille fraîche.Et j’entre; et c’est d’abord un silence profond, Une nuit calme et noire; aux poutres du plafond, Un rayon de soleil, seul, darde sa lumière, Et tout autour de lui fait danser ta poussière.Chaque objet cependant s'éclaircit; à deux pas, Je vois le lit de chêne et son coffre, et plus bas, (Vers la porte, en tournant), sur le bahut énorme, Pêle-mêle, bassins, vases de toute forme, Pain de seigle, laitage, écuellcs de noyer; Enfin, plus bas encor, sur le bord du foyer, Assise à son rouet près du grillon qui crie, Et dans l’ombre filant, je reconnais Marie.BRIZEUX.L unique moyen Par René Doumic M.le ministre de l’instruction publique a chargé le conseil supérieur d'aviser aux moyens de relever l’étude du français dans nos lycées.C’est un geste dont l’importance n’échappera à personne.Enfin un grand maître de l’Université refuse de fermer les yeux à l’évidence et ne croit plus devoir à des considérations d’ordre 'politique de nier le mal! Il n’y a pas si longtemps, un des prédécesseurs de M.Sarraut, que j’étais allé entretenir de cette grave question, me déclarait que la crise du français n’avait jamais existé, sinon dans le cerveau de quelques journalistes à court de copie et d’ailleurs ennemis de la république.J’aime mieux la franchise de M.Sarraut, avouant le mauvais état de nos éludes françaises, afin d’y remédier.De grands corps de l’Etat comme l’Académie de médecine, des associations utiles et désintéressées comme la Société des gens de lettres ont émis des voeux dans le même sens.Cela est excellent en soi-meme et comme symptôme.Devant la menace de la kultur allemande, tous comprennent la nécessité de défendre notre culture nationale.Ce “retour à la culture française” que je réclamais, ou plu-lôi; que j’annonçais, dès les premiers mois de la guerre, est commencé.Il est trop vrai que, pendant ces quinze dernières années, nous avions laissé non seulement les méthodes allemandes, mais l’esprit allemand, envahir notre enseignement.C’était lui qui, toujours habile à se maquiller, se déguisait sous le beau nom de science.L’enseignement devait être scientifique, fût-ce pour les bambins de la petite classe.Il devait être scientifique surtout dans les classes de lettres.Gagnés à ce vertige, des maîtres, qui étaient des gens de lettres, ne parlaient plus de la forme et du Style qu’avec dédain et du “bon français” qu’avec, un sourire.Ce fut une aberration.Plutôt que de leur reprocher d’y avoir cédé, féli-cltons-les d’en revenir.Devant la terrible révélation que cette guer-•e nous a apportée, il étail impossible que noire enseignement ne reprît pas conscience de 'lui-même et tîp sa mission.Réjouissons-nous donc! Nos enfants vont de nouveau apprendre à parler et à écrire purement le français: ce n’est pas inutile pour penser en français.Maintenant, comment obtenir ce :éaultat ?Comment enseigner aux üi> es la propriété ries termes, la Iwtesse des expressions, la correc-um des tours ?‘ Leur fera-t-on dre davantage nos grands écrivains ?rie serait parfait si on devait se borner eux classiques Mais aujourd’hui es romantiques et les écrivains de a seconde moitié du dix-neuvième 5'ècle ont droit de cilé dans nos liasses.Or, il en est parmi eux qui îor.t des poètes ou des prosateurs ïrimirables, mais de détestables maî-à écrire.Donnera-t-on plus i’imp oi in n ce aux exercices de com-o'ition littéraire : narrations .dis-•oars, dissertations ?Cela est fort laiigcreux.Si on fait écrire les en-lants trop tôt, à un âge où ils n'ont m comparer les mois et réfléchir iur leur valeur, on les habitue au • ague et à la platitude.Si on les ¦ait trop écrire, comme ils ont peu l’idées, peu de souvenirs, peu de :onnaissances, on les habitue à parer pour ne rien dire.La qu -stion est-elle donc très com-riiquée ?Elle est.au contraire, la implicite même, si on va droit à la uiuse du mal qui est l'affaiblisse-nent des études latines.On sait ce qu’elles sont devenues depuis le grand bouleversement qui a saccagé notre enseignement secondaire.Les réformateurs n’ont pas osé les sacrifier complètement, mais il les ont découronnées, finus-sées, discréditées.Ils n’ont pas supprimé le latin : ils l’ont conservé-dans certains “ cycles ” ; mais en quel état ! C'est seulement en sixième, et non plus en huitième, qu’on en épelle le rudiment.Jadis le latin était l'étude essentielle qui primait toutes les autres ; aujourd’hui, c’est un enseignement toléré, c’est-à-dire suspect : n’est-il pas bourgeois, réactionnaire et clérical ?On s’est appliqué à le rendre rébarbatif en substituant à ces charmantes compositions latines de jadis, vers ou prose, le thème toujours le thème, rien que le thème, morne et sempiternel.On en a dégoûté les jeunes gens.Ils savent maintenant de latin ce que leurs aînés savaient de grec, c’est-à-dire moins que rien.La conséquence est qu’ils ne savent plus le français.Est-ce donc que, pour bien écrire en français, le latin est indispensable ?Ne cite-t-on pas des exemples du contraire ?On en cite, qui sont Georges Sand et Veuillot.Ce sont eux que l’on cite toujours.Peut-être ne faudrait-il pas exagérer lai place que tiennent dans l’iiis-toire de notre littérature ces deux écrivains diversement remarquables.Mais, d’ailleurs, leur exemple ne prouve rien.Il se peut que des écrivains particulièrement doués aient eu d’instfnet le don de notre langue.Ce sont des exceptions et il n’y a pas lieu d’en faire état dans un raisonnement général.Chez nous, héritiers de la langue et de la civilisation .atines, le latin est à la racine.Sans lui, l’enseignement du français — si développé, si ingénieux, si intensif quion l’imagine — manque de base.Parmi les membres du Conseil supérieur, il n’en est pas un qui ignore cette vérité de bon sens, cette vieille vérité, et à qui son expérience personnelle ne l’ait confirmée.Si donc, ils veulent sincèrement le relèvement des études françaises — et nous ri’avons aucune raison d’en douter — ils n’iront pas chercher bien loin le remède : il y en a un et il n’y en a qu’un seul, en dehors duquel tout n’est que palliatif.Ils commenceront par nous rendre, dans leur intégrité de jadis, les études latines.C’est le moyen et c’est 1 unique moyen.Si vous voulez que nos enfants sachent le français, apprenez-leur le latin.René DOUMIC, ,, „ , l’Académie française.(Le “ Gaulois ”.) A DOMREMY PAR RENE BAZIN M.René Bazin a fait un nage à Dornreniy.11 relah dans [’"Echo de Paris” ses i sions ; J’étais attiré par la mais Jeanne.Elle est intacte à rieur, comme on sait.Deux f à meneaux, superposées, d’u de la porte, une seule fenêl l'autre, car le toit va s’abais: gauche à droite ; elle resse d’autres maisons de paysans et l’image en est fraternelle la première pièce, cuisine e hospitalière, selon la mode i tienne de nos campagnes f ces, je vois avec grand’pitié des statues de i heroine et des murs blanchis, lorsque tout commandait le respect de la pauvreté, des pierres, du so-1 battu, des reliques attendrissantes de celle qui nous aima .Quelles tètes étroites ont eu l’idée do faire un musée de ce qui est un sanctuaire ?Heureusement, on n’a pas embelli la chambre de Jeanne : elle est petite, elle est sombre, n ayant de jour que par cette lucarne carrée, “ par où je voyais, dit Jeanne la lampe du sanctuaire ”, Et, en effet, l’église est là, toute proche, et il n’y avait pas même un arbre, mais seulement un bout de jardin, entre Jeanne et la source de son inspiration.Toutes les pierres de cette chambre ont gardé la teinte verte quelles prennent dans les caves.Le lit devait être ici.Au-dessus, dans l’épaisseur du mur, on voit encore le placard où elle serrait ses hardes, bien pliées, et empilées, et reprisées, car elle était une tille soigneuse et ménagère, “ sachant hier aussi bien, que femme de t rance ”, comme elle a dit aussi, et elle vivait en un temps où la maison achetait peu de choses et en fabriquait beaucoup.Les poutres, vermoulues, elle les a vues, elle les a peut-être touchées de la main, puisqu’elle était grande.Certainement meme, elle les a touchées.Voici, bien usée par le temps, mais reconnaissable, la planche à pain, entre deux solives.La main qui devait tenir l’épée de la France s’est tendue vers le plafond, où était mise à l’abri la provision de la maison, toute la fournée de quinzaine, boulangée et cuite au four par Isabelle Romée ; elle a pris un pain rond, et a “ taillé la soupe ”, ayant eu soin de tracer d abord, de la pointe du couteau, un signe de croix, sur la croûte farineuse et piquetée par le grain des grosses toiles.Les prières du matin et du soir, la méditation par quoi cette âme tout le temps grandissait, c’cst là qu’elles furent faites ; c’est là que Jeanne a pleuré pour la France envahie et divisée, tandis que devant le feu de la grande cheminée, dans la chambre voisine, Jacques d’Arc et sa femme interrogeaient un marchand, leur hôte, et disaient, ne croyant pas être entendus : “ Ainsi vous dites que le roi n’a point de force, et que son royaume a diminué jusqu’à être comme un champ de chez nous, que tout le monde pillerait 1 Gomment serons - nous sauvés ?En quel temps ?Que fera Dieu pour nous ?” Et elle était là, derrière la porte que le vent d’automne loquetait, la vierge paysanne, toute tremblante de la misère de la France, et parce qu'elle entendiait, en même temps, la voix de l’ange qui disait : “ Va, fille au grand coeur, pars, il le faut ! ” Il y a d’autres pièces dans la maison, mais Jeanne n’y est pas autant que dans celle-là.Pendant que je les visitais, des soldats hospitalisés dans le village faisaient comme moi.J’étais touché du respect de leur attitude et de leurs mots.Ils se sentaient dans une sorte d’église, et le peu qu’ils savaient de Jeanne suffisait à des hommes qui venaient de se batt re : “ Elle a sauvé la France.” Us inscrivaient leur nom sur le registre.L’un disait : “ N’y a pas de différence avec aujourd',hm.” Mais je ne sais pas s’il voulait parler de la maison qui ressemble tant à une ferme d’à présent, ou de l’espérance prochaine de reprendre “ tout ie royaume Il avait une figure calme et brave, comme la très bonne campagne, pas toute jeune, qui va au feu au pas des boeufs.J’ai vu l’église de Domrémy, qui est en partie la vieille église, et où le bénitier, un fragment de colonne fruste et creusée par le haut, est le même où Jeanne d’Arc trempait ses doigts, lorsqu'elle venait, le matin, suivie sans doute ou précédée de quelqu’un des quatre parrains et des huit marraines qu’elle avait eus au baptême.Puis, comme la distance n’est pas grande, je suis parti à pied pour Bermont.-»- “ ESTHER ”, (tATHAUE,, ET LA (( MARSEILLAISE ” Excelsior fait ce très curieux rapprochement littéraire : Il est assez piquant d’observer que les idées essentielles exprimées dans la Marseillaise sont inspirées d’Esther et d’Athalic.Comparons : Choeur de l’acte IV d’Alhalie : Chères soeurs, n’entendez-vous pas Des cruels Tyriens la trompette qui [sonne?SALOMITH.J'entends même les cris des barba-[res soldats.Marseillaise : Entendez-vous, dans les campagnes, Mugir ces féroces soldats?Esther, I, V : Quel carnage de toutes parts ! On égorge à la fois les enfants, les [vieillards, Et la soeur et le frère, Et la fille et sa mère, Le fils dans les bras de son père.Marseilhrise : Ils viennent jusque dans nos bras Egorger nos fils, nos compagnes.Athalic, I, II : Et comptez-vous pour rien Dieu, [qui combat pour nous, Dieu, dont le bras vengeur.Marseillaise : Amour sacré de la patrie, Conduis, soutiens nos bras ven-Liberté, liberté chérie, [geurs, Combats avec tes défenseurs.Ajoutons que, d’après les documents du temps reproduits par Excelsior, le texte primitif de la Marseillaise se terminait ainsi : Dieu de clémence et de justice, Vois nos tirans, juge nas coeurs, Que ta bonté nous soit propice, Défends - nous de ces oppres-[seurs (bis) Tu règnes au ciel et sur terre Et devant toi tout doit fléchir.De ton bras, viens nous soutenir, Toi grand Dieu, maître du ton- [nerre.Aux armes, citoyens, etc.LES BACHE- LIERS DE 1915 Beaucoup de candidats portent Tunifonne, dit le Temps, qui ajoute: En voici un qui se présente devant l’examinateur avec un revolver passe en bandoulière sur sa tunique d’artilleur.Un second, décoré de la Croix de guerre, est l’objet d’une ovation de la part de ses camarades, ovation à Jaquelie s’associent discrètement les examinateurs.En voici un troisième, coquet dans son uniforme bleu d’horizon, la tête entourée d’un pansement et claudicant un peu.line balle lui a traversé le pied à l’Hartmansvillerkopf.Il nous raconte de quelle façon peu banale il a “préparé” son examen: —Je me suis engagé au.de chasseurs alpins.J’étais de la prise du “Vieil-Armand”.Là, blessé, je suis tombé dans une tranchée boche, et pendant un grand quart d’heure j’ai été prisonnier de guerre.Je m’attendais, à chaque seconde, à être transpercé d’un coup de baïonnette.Et malgré moi, je me remémorais les bribes de Virgile.la première églogue: ‘‘Tu, Tityre, len-tus in umbra.” Ah! ce lent us in umbra, jamais je n’en avais mieux compris la poésie.Et le texte se déroulait : “Formosam resonare doces Amaryllida silvas.” Oui! ils résonnaient, les bois, mais ce n’était pas du nom d’AmarylJis!.Il pleuvait des marmites!.Tout de même, je n’oublierai point cette version latine.C’est curieux comme dans ces moments-là aucune nuance ne vous échappe!.Mais au bout d’un quart d’heure, j’étais délivré par les camarades, et on me transportait à l’hôpital, où j'ai pu travailler, après une petite séance de trépanation.Il faut bien croire que j’ai eu d’excellents professeurs, puisque, vraiment, après tant de péripéties, je n’ai pas fait trop mauvaise figure à mon examen.Seulement, j’avoue que dans la tranchée hoche j’ai peut-être eu moins le trac que lout à l’heure ici, dans ce paisible amphithéâtre ! Et le brave petit soldat, futur étudiant en droit, ajoute en riant et faisant allusion à son visage imberbe : —C’est peut-être qu’en réalité je ne suis pas encore un vrai poilu! Charité intellectuelle La parole écrite est une immense charité, et sa diffusion, quand elle est bonne et belle, est, par excellence, l’acte de charité au XIXe siècle.Ce mot de charité a perdu parmi nous sa splendeur.Nous oublions beaucoup trop que charité veut dire grâce.Charité veut dire splendeur.Nul ne fait acte de charité s’il ne fait acte de beauté.Il est temps de restituer aux mots leur gloire, et le plus glorieux des mots, c'est le mot de charité Dans ces temps où nous sommes, où les besoins humains semblent se faire plus criants, plus impérieux, plus déchirants, personne ne peut savoir combien le beau fait de bien.Il existe au fond de beaucoup d’âmes, des faims et des soifs dévorantes qui appellent la parole écrite.Entre ces lecteurs avides et l’écrivain, avide aussi, il doit se faire un courant de charité sublime, car tous donnent et tous reçoivent.Le lecteur donne immensément à l’écrivain, et l’écrivain ne sait pas lui-même combien il reçoit de son lecteur.“Comprendre, c’est égaler”, a dit Raphaël.Celui qui comprend, fait à ceilui qui parle une immense charité.Personne ne peut mesurer, dans le siècle où nous vivons, l’importance du journal, ses droits, ses devoirs, sa responsabilité, les devoirs qu’on a envers lui.G est lui qui distribue le pain.Il pénètre là où ne pénètre pas le livre.Il informe les intelligences.Son action est d’autant plus profonde qu’elle est plus inaperçue.Il enseigne d’autant plus efficacement qu’il ne se présente pas comme un enseignement.Il n’est pas pédant.I! n’est pas doctoral dans ses prétentions.La parole est essentiellement nourrissante et désaltérante.Tout homme qui garde une parole de vie et ne la donne pas est un homme qui, dans une famine, garde du pain dans son grenier sans le manger ni le donner.Ernest HElLLO.-M- UNE OCCASION DE VISITER QUEBEC ET LE FAMEUX SANCTUAIRE DE SAINTE ANNE DE BEAUPRE.Cet avantage est offert par la compagnie du Canadien-Nord, au taux exceptionnellement bas de $3.ôO, aller et retour.Départ par le train régulier, quittant Montréal à 11.30 p.m, le 7 août ; limite de retour, le 10 août.Le camp militaire de Val-cartier, à 17 milles au nord de Québec, sur la ligne principale du Canadien-Nord, vaut aussi la peine d’être visité.Pour détails, s’adresser à l’agent des passagers du Canadien-Nord, 230.rue Saint-Jacques.Tel.Main 0570.Retenez vos billets de bonne heure.^ (réc.) DU PSEUDO COGNAC Le procès sommaire de Alcide Saint-Germain a été fixé à mercredi, le 11 août prochain.L’histoire de l’inculpé, contée par le plaignant, porte au rire.Il a, dit-on, soiis de fausses représentations, obtenu chez M.P.P.Foly, une paire de souliers et dans une quincaillerie de la rue Saint-Denis, un ciseau de 751 sous, en donnant pour caution des pseudo-bouteilles (te cognac, en vérité pleines de liqueurs colorées par des ablutions ou shampooing.Le tour réussit jusqu’à l’heure des repas.Les PILULES ROUGES sont le meilleur remède pour prévenir ou guérir les troubles du retour de l’âge.Vous qui êtes arrivées à cette époque, écoutez les femmes qui les ont employées et que leur expérience vous serve.L’âge critique s’annonce par de» lassitudes, des maux de tête, des étourdissements, des insomnies, des douleurs d’estomac, etc., etc.Il faut y veiller.Les douleurs que vous endurez sur le retour de l’âge, ce sont les propres plaintes de votre corps qui vous supplie de lui donner du soulagement.N’astreignez pas vos nerfs à supporter cela, pas plus que vous resteriez sourde aux cris de vos enfants malades.Guérissez-vous, enrayez, avant qu’il soit trop tard, ce poison fatal qui «’accumule dans votre organisme.Ne dites pas que cela est impossible, peut-être avez-vous déjà essayé une foule de choses.Ne vous découragez pas, poursuivez vos tentatives de guérison ; essayez encore, la chose en vaut la peiné.L’âge critique est bien la période la plus difficile que la femme puisse traverser ; cependant, avec les Pilules Rouges, aucune complication n’est à craindre.Au contraire, le mal disparaîtra soudain et bientôt la santé sera plus florissante que jamais.Vous qui souffrez, voilà une chance certaine de vous rétablir Lisez bien les témoignages qui suivent et croyez aux bonnes paroles des t'em-j mes qui vous disent leur succès ef leur joie : L’âge ne m'a pas, moi non plus, épargnée et j’ai eu à souffrir de tous tes symptômes ordinaires à cette époque_ : faiblesse, battements de coeur, dérangements d’estomac, douleurs internes, frissons, maux de reins, insomnies.Bien des fois, j’étais absolument incapable de vaquer à mes occupations journalières.Mon médecin m’avait prescrit divers remèdes, mais je demeurais toujours au même point.J’en vins un jour à prendre des Pilules Rouges, et c’est ce que j’aurais dû faire en premier lieu, car, dès l’emploi des premières boîtes, mon état s’améliorait.J’avais eu aussi, en même temps, 1 idée d’écrire aux médecins de la Compagnie Chimique Franco - Américaine et grâce à tous les bons conseils que j’en reçus, j’ai pu maintes fois soulager mes souffrances, et j’ai aussi, je n’en doute pas, beaucoup hâté ma guérison.” — Mme CHARLES PARKER.Dundee, N.-B.“ Pendant plusieurs années, j’ai eu tous les malaises occasionnés par l’âge critique, tels que maux de tête, suffocations, bouffées de chaleurs, douleurs dans tous les membres.J’avais entendu dire tant de bien des Pilules Rouges et j’avais si souvent lu dans les journaux que, dans pareil cas, ces pilules étaient d’une grande efficacité, que je résolus alors d'en essayer quelques boîtes et elles me firent un si grand bien que j’ai continué à les employer régulièrement pendant quelques mois.J’eus le bonheur d'être débarrassée de tous les malaises et de toutes les souffrances que j’endurais, mes forces affaiblies furent augmentées et ma santé devint bonne.”—Mme A.ARCHAMBAULT, 227, rue Quesnel, Montréal.Ma digestion était devenue mauvaise ; j’avais des douleurs dans l’estomac, des étourdissements et des maux de reins.Je me sentais toujours fatiguée et mes forces diminuaient sensiblement.Ayant mis toute ma confiance dans les Pilules Rouges, j’en pris quelques boîtes et après quelques semaines, j’étais beaucoup mieux.J’ai continué de me traiter, mon état s’est de plus en pins amélioré et enfin la santé me revint meilleure que jamais.J'ai aussi fait prendre des Pilules Rouges à ma jeune fille que le travail avait beaucoup affaiblie et elle a bientôt gagné des forces, puis ses douleurs de dos et de tête ont dis-parn.' —Mme IEON TREMBLAY, 30, Worcester, Soufhbridge, Mass.Après de tels témoignages, croyez-vous qu’il soit raisonnable de vous laisser souffrir plus longtemps.Supprimez tout de suite les douleurs qui vous minent ; calmez vos nerfs irrites et guérissez-vous en preroint sans retard des Pilules Rouges.CONSULTATIONS GRATUITES.—Le Dr E.Simard, qui a passé près de trois années en Europe, à étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres spécialistes Ca-pelle et De Vos, est maintenant de retour et continuera de donner des consultations, au No 274, rue Saint-Denis.Comme par le passé, oes consultations se donneront tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 5 heures du soir, durant la saison d’été.L’expérience acquise par le Dr E.Simard durant son séjour prolongé en Europe, est une sérieuse garantie de succès.AVIS IMPORTANT.— Les Pilules Bouges pour Femmes Pâles et Faibles sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c la boite ou six boites pour j $2.50 ; elles ne sont jamais vendues! autrement qu’en boîtes contenant l 50 pilules, jamais au 100 ; elles po.tent à un bout de chaque boite! fa signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, et un numéro de contrôle.Nous engageons notre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITUTION.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n’ac- ‘ ceptez jamais un autre produit supposé aussi bon.REFUSEZ CATEGORIQUEMENT.Défiez-vous aussi des COLPORTEURS ; les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte.Rappelez-vous que les PILULES ROUGES sont la grande SPECIALITE pour la femme, qui guérit tous les jours un grand nombre de personnes, ET QUI VOUS GUERIRA AUSSI.Si vous ne pouvez vous procurer dans votre localité, les véritables PILULES ROUGES, pour Femmes Pâles et Faibles, ECRIVEZ-NOUS, nous vous les ferons parvenir FRANCO.Adressez toute correspondance : COMPAGNIE CHIMIQUE FRAN-CO-AMERi CAINE (Limitée), 274.rue Saint-Denis, Montréal.r n f V I un journal donne à ses leefteurs des nouvelles exadtes, précises et complètes, sans parti-pris, de la manière la plus honnête du monde ; Si ses articles de rédaction sont sensés, dignes, pleins de renseignements et écrits sans souci des intérêts de partis ; Si Texécution typographique, la disposition des nouvelles et des articles en sont de bon goût et de classement excellent ; Si ses articles, ses nouvelles de tête, et ses chroniques politiques et parlementaires en appellent à la meilleure classe de ledteurs qui soit dans le pays ; S’il n’annonce que des maisons et des produits honnêtes et refuse les réclames tapageuses ou nuisibles; S’il ne verse jamais dans la sensation et peut être mis aux mains de tout le monde ; Si c’eét le seul journal de l’après-midi à deux sous dans la région et même dans la province ; Vous savez du coup que ce journal esft un excellent médium d’annonces,car ilpénètre dans les familles les plus respedtables et recrute ses abonnés et ses ledteurs dans les classes les plus intelligentes du pays.Le DEVOIR e^t le type de ce journal, au Canada.Il a une clientèle de ledleurs et d’abon- nés offrant le meilleur champ possible à l’annonce et aux annonceurs intègres et soucieux de leurs intérêts.Aussi tous devraient-ils s’en servir pour leur publicité.IE DEVOIR MONTREAL f.i H i s ¦¦ s 1 A i i ütt'WWl 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1915 VOL.VI.— No 184 CHRONIQUE EN MARGE DE LA GUERRE LE SACRE-COEUR ET LA FRANCE F)e tous les signes par où se manifeste le réveil religieux en France, l’accroissement 89.C'est au roi de France que le Christ s’adresse par l'intermédiaire de l'humble voyante.Qu’attend-il du monarque ?Un simple hommage personnel?Non, collectif, nalional.1! demande que son divin Coeur soit peint sur les étendards royaux, qu’un temple lui soit élevé, que le pays tout entier lui soit consacré.Louis XIV ne fit rien.Louis XVI non plus, bien qu'il méditât le projet d’une consécration nationale.Et les années s’écoulèrent sans que la demande de Notre Seigneur fut exaucée.Lui cependant, l’Ami inlassable des Francs, revint à la charge.Le 2t juin 1823, il exprime de nouveau son désir à une autre religieuse, soeur Marie de Jésus: “Je prépare à la France, lui dit-il, un déluge de grâces, lorsqu’elle sera consacrée à mon divin Coeur, et toute la terre se ressentira des bénédictions que je répandrai sur elle.” Ici encore vaine demande.I! faut attendre jusqu’en 1870, pour qu’un geste réponde partiellement à l’appel du Christ La guerre bat son plein.C’est le 2 décembre, à Patay.Les zouaves vont entrer dans la fournaise.Sur un signe du général de Sonis, le sergent de Verthamon déploie au-dessus des tètes, tel un labarum, une bannière de soie Manche, bordée d’or.Au centre se détache le Coeur du Christ, avec ces mots : Coeur de Jésus, sauvez la France.Premier pas vers la réalisation du désir cher à Notre-Seigneur.Un deuxième se fit, l’année suivante, quand un groupe de vaillants chrétiens décida il édifier en plein Paris le temple demandé.Le Parlement même adhéra à leur entreprise.Le 24 juillet 1871, le projet de loi suivant est voté: “Est déclarée d’utilité publique la construction d’une église sur la colline de Montmartre, conformément à ta demande qui a été faite par l’archevêque de Paris”.Et deux ans après, à Paray le Monial, à l’occasion d'un pèl‘Vinage pour lequel s’étaient inscrits cent-cinquante députés, le représentant de la Haute-Garonne, M.de Belcnstel, prononça ces paroles: “Très Sacré-Coeur de Jésus, nous venons nous consacrer à vous.Pour la part que nous pouvons y prendre, et dans la mesure qui nous appartient, nous vous consacrons aussi, de toute la force de nos désirs la tre bicn-aimée patrie.” Ce n’était pas encore consécration nationale, pendant un acte collectif et de la plus haute portée.Aucune mesure officielle n'est venue, dans la suite, confirmer et couronner ces initiatives.Mais la basilique de Montmartre s'est élevée et là, comme à Paray, les multitudes accourent.Ceux qiii ont eu le bonheur de prier à l'un ou l’autre de ces sanctuaires, d’y suivre surtout les exercices de quelque grand pèlerinage, ont senti que les hommages qui montaient des foules dépassaient la portée d’actes personnels, que l’âme même de la France vibrait dans la voix de ces pèlerins, et que c’était en son nom qiPils priaient et honoraient le coeur de Jésus.Il était cependant réservé à la guerre d'accentuer ce mouvement de la France vers le Sacré-Coeur, de le rendre de plus en plus populaire et national.Dès le premier jour de la mobilisation — c'était un dimanche — Paris monta à Montmartre.J’y ai vu des officiers et il es soldats en uniforme se presser à la Sainte Table, et ce n’est pas sans une vive émotion (tue je donnai, aux braves qui partaient, le soir même ou le lendemain, pour des luttes sanglantes, et dont plusieurs jonchent aujourd'hui les rives de la Marne, les bois de I Argonne ou les cols des Vosges, le nain qui fait les corps vaillants et les âmes héroïques.A Pai ay-le-Monial, le spectacle ne fut pas moins impressionnant.Pendant les premières semaines de lu guerre, des régiments entiers cassèrent en gare.On compta jusqu’à douze trains de jour et autant de nuit.Or des personnes pieuses, qui se relayaient, distribuaient inlassablement des insignes du Sacré-Coeur aux soldats.Et ccux-ri de l’épingler ostensiblement sur leur poitrine.Plusieurs même en réclamèrent pour “ ceux de là-bas qui n’ej} au- ç Les tranchées SYSTEME FRANÇAIS — SYSTEME ALLEMAND raient pas ”.L’insigne fit fortune, surtout sous la dernière forme qu’il prit, celle de petit drapeau français, i avec le Sacré Coeur au centre.Lesj prêtres, aumôniers ou soldats, en reçurent par milliers.Chacun autour d’eux voulut en avoir un.Des officiers le placèrent bien en vue dans leur “ cagna ’’, d’autres sur leur képi, dautres sur le drapeau du régiment.“Hegardez, a pu s’edrier le P.Perron dans le superbe sermon qu’il prononça à Lyon et dont René Razin a parlé en termes si élogieux dans “ La Croix ” de Paris, regardez ces compagnies entières marquées au képi ou sur la poitrine du labarum de la victoire ! Regardez le printemps de la France qui, comme une moisson, s’est parée de cette fleur mystérieuse et rouge de l'amour divin ! Regardez aussi l’empressement de nos soldats à la réclamer cette fleur.Et quelle joie de mourir avec l’humble image ! ” Il ne faudrait pas croire cependant que cet élan des âmes vers le Sacré-Coeur ne se fait sentir qu’à l’armée, fl existe aussi dans les villes, loin du front, au sein de populations tranquilles.On en eu une preuve manifeste le 11 juin dernier.Ce jour-là, la France se consacrait au Sacré-Coeur dont on eélé‘-brait la fête.Eli; s’y consacrait par un hommage public offert à la même heure, au nom des prêtres et des fidèles, dans presque toutes les églises élevées sur son sol ; elle s’y consacrait surtout dans le temple du Voeu national.Le matin, 10.000 communions y furent données.Le soir, une foule immense envahissait la vaste basilique.Autour du cardinal archevêque de Paris, des évétilles, des sénateurs, (les députés, (les conseillers municipaux, des officiers, une couronne de prêtres.Et tous d'une commune voix, chefs et fidèles, répondant aux paroles du prince de l’Eglise, firent amende honorable au Sacré Coeur, et lui consacrèrent leur pays.Avant de partir pour le front, un jeune religieux jésuite, tombé depuis au champ d’honneur, écrivait à son frère : “ Je suis heureux.Le sacrifice de ma vie est fait.J’ai renouvelé mes voeux.Je me suis uni même par un voeu spécial à Notre-Seigneur, pour lequel je mourrai en (mourant pour la France.Je demande, en effet, que notre patrie bien aimée se consacre à son Sacré-Coeur,” Ce sacrifice, plusieurs autres âmes; l’ont fait à la même intention.De] quelle manière Dieu les exaucera-t-il ?Fera-t-il qu’une eonsécralion vraiment officielle, venant des chefs de la nation, ait lieu ?Se contente ra-t-il de celle (pie lui oflfrent les j chefs religieux ?H semble bien (pie seule la première réponde pleinement à ses désirs et que d’elle dé-j pendent les grâces promises.Quoiqu’il en soit, on ne saurait ! nier la profondeur et l’importance du mouvement (pii depuis ta guerre | pousse la France vers le Sacré-1 Coeur.Il autorise les plus hautes espérances.Et ce nous est ifne très grande joie de le signaler.L’occasion nous a semblé d’autant plus propice qu’un mouvement du même | genre se dessine chez nous.Plusieurs villes canadiennes-françaises se sont consacrées récemment, et | d’une façon officielle, au Sacré-; Coeur.11 faut nous en réjouir vivé-I ment.Heureux sans doute les peuples qui aux jours d’épreuves se ressaisissent et tournent leurs Ames suppliantes vers la source de tout bien, mais plus heureux encore ( eux (pii dès les jours de paix et de prospérité vont y puiser la vraie force et la vraie grandeur.Joseph-Papin ARCHAMBAULT, S.J.L'OBJET D’ART ET LA GUERRE France, no- la véritable e était ce- C’cst une croyance généralement répandue que le commerce de luxe subit, du fait de la guerre, un préjudice considerable.Par commerce de luxe, il tendre principalement la faut en-bijou te- GUERRE LES PILULI Le vieux poilu et les deux “cuistots” rie, la mode, l’objet d’art ancien.On ignore ce qui se paie au juste pour la bijouterie et la mode, encore que nombre de bijoutiers et de couturiers soient restés ouverts, et que ceux qui avaient fermé commencent à rouvrir.Mais pour l’objet d’art ancien, jamais, paraît-il, il ne se vendit aussi bien.Cela résulte, du moins, d’un article de M.A.Frappart, dans la Gazelle de l'Hôtel Drouot.On a fait la vente, il y a huit jours, du duc de X.“Les prix, écrit M.Frappart, se sont maintenus largement aux cours d’avant la guerre, et, chose curieuse, certains objets se sont peut-être vendus plus chers qu’ils n’auraient fait il y a un an.C’est le cas de ces assiettes de Rouen, payées près de LfiOO francs pièce, et du grand plateau, adjugé 2 110 francs.“Un spécialiste en céramique me disait qu’il '• a quarante ans, ces mêmes assiettes valaient une centaine de francs au plus/’ Un grand lit d’apparat, objet souvent difficile à vendre en temps normal, a réalisé le prix de 4,600 francs! M, Frappart prétend qu’il n’aurait pas fait davantage l’année dernière.En Angleterre, en Amérique, on constate la même fermeté.On vient de vendre, à Londres, deux vases de Sèvres, 36 100 francs, et un autre 15,000 francs.C’est la preuve que les collectionneurs iront pas peur et escomptent largement le succès des alliés.Le colonel Feyler exposait récemment dans le Journal de Genève” lu différence des systèmes fralliais et allemand pour i organisation des tranchées.V oici intégralement cet article utujuel il a été souvent fait allusion dans lu presse: On peut faire ressortir certaines différences entre les belligérants dans la distribution générale de leurs lignes de combat, différences qu’il est utile de connaître si l’on veut apprécier avec exactitude la teneur des communiqués officiels.Du côté français, la ligne princi pale de résistance est le plus souvent couverte par une ligne d’avant-postes constitués par des points d’appui fortifiés, isolés, sans communications directes avec l’arrière et les flancs.Avant d’aborder le front proprement dit du défenseur, l’assaillant doit immobiliser devant ou autour de ces points d’appui, ou sacrifier, pour les enlever, une partie de ses effectifs, ce qui affaiblit d’autant les forces qui attaqueront la position principale.Le plus souvent les victoires annoncées depuis dix mois par les communiqués allemands et qui, souvent, furent présentées comme des actions à grand effet, ont été simplement la prise d’un de ces points d’appui, que l’adversaire s’efforçait de reprendre les jours suivan'.s et que, en fait, il a repris plus souvent que les dépêches de Berlin ne l’ont avoué.On pourrait exhumer des exemples en foule.La victoire que des troupes du prince impérial viennent de remporter dans l’Argonne en est, sans doute, un de plus.H y a eu refoulement d’un secteur d’avant-postes, puis quand l’assaillant a rencontré la ligne principale de résistance, il a été contrait de reculer à son tour.Comme il l’a fait des dizaines de fois depuis le début de la guerre, le quartier général a annoncé le succès et a omis le revers.Les communiqués devront attendre une autre occasion pour refaire une virginité au prince impérial.L’organisation défensive allemande inverse les lignes, pour ainsi dire.La ligne dite avancée, ou première ligne, est celle de résistance principale.Elle se compose de deux à trois tranchées parallèles sur une profondeur de deux à quatre cents mètres, tranchées reliées par des boyaux de communication.Puis, en arrière, parfois à deux ou trois kilomètres, selon la nature du terrain, des points d’appui fortifiés et des éléments de tranchées jalonnent une ligne de repli.Ces in die a lions permettent de fixer la valeur relative des succès énumérés par les télégrammes des belligérants.Comme déjà dit, ipiand une dépêche de Berlin annonce, comme au début d’une opération, des gains sur Tennemi, ce sera généralement le gain d'un avant-poste, d’un point de la ligne française avancée couvrant la po-silion de résistance principale.Quand une dépêche de Paris annonce la prise de la première ligne ennemie, c'est en général le premier rebord de la position principale de résistance, dans laquelle le succès ouvre une porte, mais par laquelle il faut maintenant péné-Irer.s’avancer en profondeur afin de faire brèche dans la deuxième tranchée du dispositif, puis, le cas échéant, dans la troisième.Alors, seulement, la position principale, dite plus modestement avancée par les communiqués de Berlin, esl gagnée, et le vainqueur se heurte aux éléments de la position de repli, que le vaincu a perfectionnée en-tre temps pour la transformer, le cas échéant, en une nouvelle positions principale.Les tranchées de la position dite avancée, ou principale, sont très profondes .avec obstacles de fils de fer non seulement sur le terrain d’approche en avant du front, mais aussi en arrière el le long des boyaux.C’est une des tâches de l'artillerie de bouleverser cos réseaux de fils de fer afin d'o vrir à l’infanterie l’abord de la tranchée.La mitrailleuse est utile aussi, et parfois même fait la besogne mieux que l'artillerie.Sa gerbe de balles coupe à la hase, en liés peu de temps, les pieux qui fixent le réseau des füs.Les munitions d’infanterie étant moins chères que celles de l’aitidlerie, la destruction est obtenue à meilleur compte.Les tranchées elles-mêmes possèdent des abris contre le bombardement, galeries boisées à 5 ou fi mètres sous terre.Des casemates avec coupoles blindées pour mitrailleuses eU canon-revolvers flanquent les tran- Du Petit Journal: Un écho du front nous apporte la savoureuse anecdote suivante, rigoureusement authentique: C’était sur un point fréquemment cité dans les communiqués.Il pleuvait.Deux hommes chargés de récipients remplis de vivres suivaient les boyaux qui mènent aux tranchées de première ligne.A un carrefour, ils rencontrent un soldat littéralement enfoui dans un vieux “ciré” qui le protège contre la pluie.On n’aperçoit, dans l’ombre, que le bout de son nuz et sa barbiche blanche.Les deux cuisiniers l’on dépassé.Une idée vient à l'un d’eux.Il se retourne: —Ehl le vieux, que fais-tu là?Ee “vieux” répond: —Rien.Je me promène.—Ah! tu te promènes, et où que tu vas, comme ça?—Je vais à l’avant.Parfait, mon vieux, nous y allons aussi.Et comme nous sommes embarrassés de colis, tu vas nous aider à porter le “frichti” aux copains.Le vieux poilu ne se fait pas prier.Tl empoigne deux des seaux et suit les cuisiniers.A la queue-leu-leu, les trois hommes arrivent jusqu’à la tranchée où les fantassins attendent sans impatience leur repas, sûrs qu’ils sont de le voir arriver à l’heure.En apercevant le “vieux poilu” qui aide les cuisiniers, l’officier qui commande les éléments avancés, rectifie la position: “Mon général.C’élait, en effet, le général commandant la .e division, qui, suivant une habitude dont il est fier, allait seul et incognito se rendre compte de ce qui se passait en première ligne.En constatant leur méprise, les deux cuisiniers faillirent lâcher leurs seaux de rata.En riant, le général les rassura.Et l’on parlera longtemps au .e de ligne du “vieux” poilu qui, certain soir, participa à la corvée de la soupe.Mitrailleuses françaises et allemandes DEFENSIVE ET OFFENSIVE POUR LES HOMMES LES POILUS DANS LEURS FAMILLES Du Petit Journal: Les premiers bénéficiaires de la permission de quatre jours accordée aux soldats «du front étaient hier à Paris.On les reconnaissait à leurs vêtements quelque peu fripés et décolorés par la pluie et le soleil.Ils avaient dû, certes, avant de partir, et avec un regain de coquetterie, donner à leur capote un fameux coup de brosse et procéder tout au moins à un essai d’astiquage.Mais si l’on répare péniblement les injures du temps, on se débarrasse moins facilement encore du vernis de la gloire el, malgré tout, on voyait bien qu’ils “en” venaient.C’est à pas pressés que des gares du Nord et de l’Est ils allaient chez eux, retrouver la maisonnée qu’ils avaient quittée depuis de longs mois, les enfants qui les attendaient sur le seuil de la porte, T épousé chère guettant anxieusement à la fenêtre.Les premières effusions passées, les questions vinrent à toutes les bouches.Il fallut, sur la demande tyrannique des enfants qui voulaient voir “ce que papa rapportait des Boches”, déballer la musette.Voici, pour maman, une bague en aluminium faite avec une fusée d’obus allemand et ciselée par un “copain”; voici pour les enfants des boutons d’une capote boche el même un éclat d’obus que l’on placera là, sur la cheminée, comme souvenir.Et puis aux parents, aux amis, le “poilu” dut raconter la vie des tranchées, les combats auxquels il prit part et comment il en revint sain et sauf; mais ce que les poilus ne purent pas trop dire, c’est l’endurance, l’entrain et l’héroïsme dont ils ont donné la preuve depuis onze mois.Ce furent des récits vibrants et pittoresques, qu’il leur faudra répéter tout le temps de leur séjour.hé( la prise de LE “ WACHT AM RHEIN s y abris celles-ci avec Parmi les civils d’objets d’url sont, ceux qui tiennent le les amateurs en tout cas, de mieux.celles-ci n'est assurée que lorsque le flanquement a été supprimé, sinon l’assaillant est mitraillé de flanc pêle-mêle avec ce qui reste de défenseurs.Des blockhaus sont d’ailleurs ménagés dans les tranchées, offrant des abris au défenseur et lui per-mcllant de prolonger la résistance, même l’assaillant étant dans la tranchée.Les villages organises en points d'appui eux-mêmes sont truqués de toutes façons pour assurer la résistance.On établit des communien lions de cave à cave, el les sont creusés sou plafonds bétonnés.Il est clair que dans leur dispositif à tranchées et à boyaux entourés d’un réseau d’obstacles, les garnisons sont «les prisonnières de leurs fortifications.La fuile est impossible; il faut résister jusqu'à la dernière extrémité et se laisser enterrer .On peut donc les composer même de troupes médiocres.C’est un avantage pour le défenseur.quand ses meilleurs soldats ont disparu au cours des périodes offensives.En revanche, l’attaque de dispn-silifs de cette nature exige des troupes solides, résolues au sacrifice, bien en mains de leurs chefs et que ceux-ci ne soient pas obligés de pousser par derrière.Elle exige, en outre, des plans minutieusement concertés, une concordance parfaite des mouvements el une coopération dos armes réglée non scule- On parle souvent de la fameuse “Garde du Rhin”, et bien peu de gens en connaissent le texte.Ce texte, nous le trouvons, au complet, dans la Revue hebdomadaire, ou M.Arthur Chuquet lui consacre un article, ainsi qu’à son auteur Max Schneckenburger.Le voici: l'u npix'l retentit comme le hruit du ton-„ , nerre, Comme le cliquetis des épi'es et le bondissement des vagues : Au Uhetn, au Rhin, nu Rhin allemand ! Qui veut du fleuve être le gardien ?(.hère patrie, tu peux être en repos 1 Idle est debout, ferme et fidèle, la garde du Rhin ! Cent mille hommes aussitôt ont tressailli Ht les yeux de tous lancent un vif éclair.’ I.e Jeune Allemand, pieux et fort.Protège la Marche saeréée du pays ! ('.hère patrie, etc.Il lève le regard vers les célestes prairies D'où le contemplent les esprits des héros Ht U Jure avec un fier désir de combattre : “He Rhin est allemand comme mon Ame !” ('.hère patrie, etc."Oui, quand mon coeur se briserait dans ia «T- , .mort, ‘Tu ne serais pas Welche pour cria.” ('omme ton courant est riche d’eau L'Allemagne n’est-elle pas riche de sang lié-Ciière patrie, etc roïque ?sang, Tant que s'enflamme une goutte de Tant qu’une main peut tirer l'épée.Tant qu'un bras peut armer le fusil, Nul ennemi ne foule Ici ta rive, Chère patrie, etc.le.' serment retentit, le flot roule, Les drapeaux volent et flottent au vent-Au Rhin, au Rhin, nu Rhin allemand ! Tous nous voulons être ses gardiens I (’.hère patrie, etc.ment par 'le commandement supé-rkuir, mais par une intime camaraderie de combat.Si, par leur résistance, les Allemands onl montré dans leurs multiples tranchées du nord d’Arras leur ténacité, les Français ont établi que les qualités énumérées ci-dessus leur étaient acquises sans réserve.Notre infanterie compte une compagnie de mitrailleuses jyar régi-nient, soit quatre sections de deux pièces et, en outre, dans un certain nombre de brigades, une compagnie par brigade.Avant la mobilisation, nos régiments d’infanterie n’avaient que trois sections.Les mitrailleuses sont portées sur bât par des mulets.Il y a actuellement une section de mitrailleuses à deux pièces par régiment de cavalerie ; les mitrailleuses sont montées sur voitures à quatre chevaux, à raison d’une voiture par mitrailleuse, soit deux voitures par section.On sait qu’un certain nombre de mitrailleuses de cavalerie ont été mises dans les tranchées ; un long stationnement n’ayant pas été prévu pour elles, on ne leur a pas donné, comme à celles de l’infanterie, la trousse qui protège ces dernières contre la poussière et la pluie.Depuis le début de la guerre, nos manufactures n’ont pas cessé de fabriquer des mitrailleuses.La plupart des corps sont dotés de la mitrailleuse de Saint Etienne montée sur affût-trépied ; certains corps ont la même mitrailleuse avec quelques modifications introduites en 1915, et dont l’une consiste en un appareil destiné à prévenir réchauffement des canons.On utilise aussi, entre autres modèles, la mitrailleuse de Puteaux, celle de Hotchkiss, qui est croyons-nous, la plus ancienne, et celles que nous avons «prises aux Allemands.Tous ces modèles Voisinent dans les tranchées.L’armée allemande possède des compagnies de niitraiileuses d’infanterie à raison d’une compagnie par régiment, et des détachements de mitrailleuses.La compagnie, qui était avant la guerre de trois sections, est généralement maintenant de «quatre sections ; chaque section comprend deux mitrailleuses portées sur des voitures conduites en guides et un caisson de muntions ; comme chez nous, les servants sont à pied.Nous n’avons rien à dire de plus sur les mitrailleuses de l’infanterie allemande dont l’organisation ressemble, d’ailleurs,: à la nôtre.Tout notre intérêt doit se porter sur les “détachements de mitrailleuses” que nos adversaires appellent .Ifas-chinengewehr Abteilungen : ils se divisent en “détachements volants” correspondant à nos mitrailleuses de cavalerie, et en “détachements de 'forteresse”.Il y a un détachement volant par divsion de «cavalerie ; du moins étàit-il prévu avant la mobilisation, et devait-il compter six mitrailleuses (trois sections de deux pièces) portées sur des voitures attelées à la Daumont (six chevaux) et trois caissons de munitions.Tandis que les servants de nos mitrailleuses de cavalerie sont à cheval, ceux des détachements volants sont portés sur les voitures, ce qui alourdit sensiblement les mouvements.Les détachements de forteresse ont la même composition et le même matériel que les détachements volants ; seulement, les voitures sont attelées à deux chevaux au lieu de six, et les servants sont à pied ; cependant, en cas d’urgence, ceux-ci sont montés.D’après la loi du 3 juillet 1913, “les détachements de forteresse sont conduits à pied-d’oeuvre là où l’on installe un système défensif de fortes tranchées”.Cette simple vue sur le rôle des détachements de for teresse aurait pu — semble-t-il — éveiller de bonne heure notre attention, car elle donnait une forme concrète, facilement saisissable, à la conception al’eman'de de la guerre de tranchées.D est vrai qu’après avoir vu les Allemands, en 1870, ne recourir qu’exceptionnellement à des travaux de sape sérieux pour l'investissement ou le siège de nos places fortes, on ne pouvait guère prévoir qu’ils en feraient un jour un usage régulier et méthodique dans la guerre de campagne, et qu'ils le pousseraient jusqu’à ses extrêmes limites.La mitrailleuse est un redoutable instrument de guerre en raison de la précision el île la vitesse de son tir.La guerre actuelle a fait ressortir l’Importance des services qu’elle peut rendre ; aussi s’efforccra-t-on d’en multiplier de plus en plus le nombre ; en même temps, on cherchera à la rendre plus mobile.Nous ne pouvons mieux faire pour donner une idée de> terribles effets du tir des mitrailleuses, qu! de reproduire le passage suivant d’une lettre qui nous a été adressée par un officier : “Nous venions d’arriver à la lisière d’un bois ; on signala une troupe allemande de la force d’une section couchée perpendiculairement à cette lisière et faisant face à une autre attaque venant de côté.Une de nos sections de mitrailleuses se mit aussitôt en position.En un instant, la section ennemie était fauchée, aucun homme n’avait pu bouger.Comme nous avions chassé les Allemands de leurs positions, je me rendis, le lendemain matin, sur le terrain où nos mitrailleuses avaient concentré leur feu ; j’y trouvai la ligne ennemie toute entière, il ne restait qu’un homme vivant, grièvement blessé, qui fut transporté au poste de secours.” Dans la guerre défensive, de tranchée à tranchée, on obtient, avec les mitrailleuses de puissants flnnque-ments.Deux mitrailleuses,’ par exemple.sont placées sur des points difficiles à repérer et d’où elles balayent tout l’espace compris entre les deux lignes : ce terrain «est rendu ainsi impraticable à une alla que.Dans le cas où l’ennemi parvient à repérer ces points, il atteint fncillement, avec son artillerie, les postes de mitrailleuses.Un expédient assez souvent employé de part et d’antre sur une ligne défensive consiste à avoir de nombreux rm-p'aeements de mitrailleuses et d’en changer fréquemment.On se sert Dyspepsie Chez les hommes Mal de reins Chez les hommes Rhumatisme Chez les hommes HOMMFQ soyez forts.La faiblesse chez les hommei ¦¦ n’attire que la pitié et ne peut'amener qu< des désagréments.Si vous êtes débilités, si votre vigueur est épuisée, si votre ambition et votre courage vous laissent, si vous êtes de ces jeu nés gens vieux avant l’âge, ou des vieux minés par des abus, l’in tempérance et les mauvais soins, vous aurez dans les Pilules More un traitement qui n’a jamais échoué, et qui donne des résultat! rapides et durables.Ne faites pas l’erreur de chercher du soulagement clans le: boissons enivrantes, comme bière, vin, whisky, gin, etc.Le: Pilules Moro sont le seul remède qui puisse vous remettre à k santé.Les Pilules Moro sont pour les hommes, et les hommes qu’elles ont guéris ne se comptent plus.Si votre digestion va mal, si vos vivres, ail lieu de vous fortifier, sont pour vous mit cause d’ennuis et de malaises, prenez les Pilules Moro, elles vous donneront appétit aideront votre digestion, chasseront les idées noires de votre cerveau.Elles sont une sauvegarde con tre le dépérissement et la décadence de la constitution amenéi par un mauvais estomac.Rares sont les homme qui ne souffrent paî du mal de reins, de rognons; presque tous de temps à autre, ont soit des douleurs de dos ou des troubles unrinaires.Les ’ilu-les Moro sont le remède spécial, unique ci naturel qui guérit le mal de dos le plus bénin jusqu’aux maladies urinaires les plus prononcées, comme inflammation de 1s vessie, envies fréquentes d’uriner et toutes ces conditions inflammatoires et chroniques des reins et de lu vessie.Le rhumatisme brise et vieillit un granc nombre d’hommes dans la force de Tag* et rayonnants de santé; il les rend impuissants comme des enfants.11 attaque k jeunesse et le vieillard; ses assauts sont fréquents et sévères.Le traitement du rhumatisme doit être interne; les Pilules Moro agissent promptement, sûrement et guérissent toutes les douleurs, depuis la névralgie la plus simp’ jusqu’aux douleurs les plus prononcées; le rhumatisme d’un jour, comme celui qui existe depuis longtemps.Les Pilules Moro sont aussi le remède pai excellence contre les résultats des mauvaises habitudes, des abus de jeunesse et des excès de l’âge mûr.L'affaiblissement sexuel produit chez l’homme les effets les plus démoralisants, et le sentiment de la dégénérescence est la mort de l’ambition, de l’espérance; il fait surgir le désespoir et i a pour cortège les mauvais symptômes suivants: Maux de tète éloignement des relations ordinaires, défaut de confiance ain amis, irritabilité, insomnie, difficulté d’appliquer son esprit à ut: sujet ou à un travail.Quel que soit leur abattement, ceux qu.souffrent trouveront dans les Pilules Moro un merveilleux secours, un remède puissant; ils seront guéris, et leur vie alors inutile redeviendra heureuse et profitable.Les Pilules Mon sont la nourriture par excellence des nerfs, affaiblis; elles stimulent les forces latentes de la nature.Tous les jours de 1a semaine, excepté le dimanche, les Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent des consultations gratuites au numéro 272 rue Saint-Denis, Montréal.C’est là que vous recevrez abso-ment pour rien, des conseils qui vous aideront à reconquérir votre santé et votre virilité, si vous les avez perdues.Si vous demeurez aux Etats-Unis, ou à ta campagne, ou si, pour toute autre raison, vous ne pouvez venir à nos bureaux, écrivez-nous.Les avis que nous vous donnons par lettre sont aussi avantageux que ceux que nous vos donnons de vive voix.Les Pilules Moro se vendent chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi, par la poste, sur réception du prix, 50c une boîte, ou six boîtes pour $2.50.Adressez vos lettres: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Nerfs affaiblis par abus Chez les hommes Consultations gratuites Pour les hommes Montréal.aussi des mitrailleuses loin en arrière de la première ligne, lorsque le flanquement ne peut s’obtenir sur celle-ci ; on occupe alors, en arrière, un point dominant permettant de flanquer une partie dangereuse.Dans l'offensive, la mitrailleuse peut, grâce à l’efficacité de son tir, protéger, comme «le fait le canon, la progression des fractions en mouvement, couvrir les flancs des atta-nues et aider à renforcer les positions conquises.Les considérations précédentes se rapportent plus particulièrement aux mitrailleuses d’infanterie.Dans l’offensive, la mobilité des mitrailleuses de cavalerie permet, pour ainsi dire, de tout tenter.Une reconnaissance, par exemple, peut être très audacieuse, car, en cas d’échec, elle dégage, en se retirant, le champ de tir de ses mitrailleuses placées sur un point choisi avec-soin.Nous sommes heureux de pouvoir faire, en terminant «cette étude, la rassurante constation que nous n’avons plus à envier aux Allemands, comme au début de la guerre, leur supériorité sur nous quant à l’em-nloi des mitrailleuses.Nos mitrailleurs ont définitivement acquis, dans le maniement du puissant engin qui leur est confié, une habileté dont l’ennemi fait souvent l’épreuve à ses dépens.Général BOURELLY.(La Croér) LE GENERAL GOURAUD LA MEDAILLE MILITAIRE A L’HE-ROIQUE SOLDAT La médaille militaire a été décernée au général Gouraud, commandant le corps expéditionnaire d'Orient, blessé grièvemnet dans les circonstances que l’on sait.Le “ Journal officiel ” publie un décret conforme, qui est motivé en ces termes ; “ A commandé depuis le début de la campagne, aux années du nord-est, d'abord une division, ensuite un corps d’armée ; a été blessé et a mérité à plusieurs reprises d*ère cité pour la sûreté de ses décisions, «pour son énergie et pour sa bra voure.Nommé nu commandement du corps expéditionnaire d’Orient, a fait preuve des plus hautes qualités militaires, et a déployé, dans "e poste particulièrement difficile, des dons incomparables de chef et de soldat " Institut GtlIBE Inc.517 rue Saint-Denis Pour la cure des Maladies chroniques Peau Estomac Intestins Vessie Urinaires Ulcères Tuberculose Neurasthénie Alcoolisme Cancer Catarrhe Rhumatisme Maladies des Femmes SANS OPERATIONS IMPORTANT brochure ffratuH™ tous tous convaincre! de l'offiraclto rie nos méthodes.Renseignements fournis btcc courtoisie par les méde-rina de l’institut.Heures de BUREAU &*rmm.aUS; POUR L’ERECTION D’UN CHEMIN DE CROIX S.-André Avelin, 7.— Dimanche dernier, à S.-André Avelin, il y a ou, dans la salle du couvent des Soeurs de la Providence, une séance organisée par les jeunes fens de la paroisse, sous la direction de M.l'abbé A.Brossenu, vicaire.Les recettes «de la soirée défrayeront le coût de l’érection «l’un chemin de croix, à la grotte de Notre-Dame de Lourdes.Outre l’interprétation d’un drame et d’une comédie, le programme comprenait du chant et de la musique.______________i VOL.VI.— No 184 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1915 Nous mentionnons particulière ment les articles ci-contre comme exemples des affaires extraordinaires que le rayon des Meubles offrira chaque jour des semaines du mois d’août.Nous ne pensons pas que des occasions plus avantageuses puissent être offertes à nos clients.Nous mentionnons particulièrement les articles ci-contre comme exemples des af-faires extraordma.res que le rayon des Meubles offrira chaque jour des semaines du offèrt^à nos dUntT PenS°nS PaS qUe deS OCCasins p,us avantageuses puissent êtïe Meubles de salon Nous présentons une garniture de Salon en trois pièces, fabrication solide, les cadres en merisier plaqué acajou, les sièges à ressorts tapissés ainsi que les dossiers, coin-prenant un canapé, un fauteuil et une berceuse marquée 37.50 et Jour notre vente ^ F" d’Août .- Et une autre garniture de 3 pièces en merisier plaqué acajou, sièges tapissés à ressorts et panneaux pour dossiers ^en acajou.Notre série de 43.75, réduite pour notre vente d’Août à .29.75 Une garniture de salon de 5 pièces, comprenant un canapé, un fauteuil, une berceuse et deux petites chaises.Les sièges sont à ressorts et tapissés, les dos sont à panneaux couverts en soie de couleur.Notre série de 33.50, que nous avons, pour “y 15 notre vente d’Aoùt »£‘h‘!b b Meubles de chambre à coucher Commodes, genre Anglais, appelé Chiffonniers et Dresser, en Merisier, ou chêne sur quartier verni.Les miroirs sont de grandes largeurs en glace anglaise biseautée.Notre prix de 27.50, réduit pour notre vente d’Août à 19.75 Garniture Jacobine de chambre à coucher.En chêne massif, parfaitement fini en tous points, la fabrication ayant été particulièrement soignée, quand aux détails.Dimensions de la boite du chiffon-mer 30” x 18” et du miroir carré 18 x 22”.Vendu jusqu’ici 22.50.Notre vente d’Août ^ ^ «y ^ 22” LE “DRESSER**, dimension 42 miroir 24 x 30’’, vendu 22.50, réduit pour notre vente d’Août.TABLE PSYCHE en 30 x 18’*, avec un miroir de 18 x 22**, do notre série à 15.00.Notre vente d’août.Avec ces meubles, nous assortissons un lit en 4 pieds et 6 pouces de large, du prix de 20.00, réduit pour notre vente u’Aoùt à.f Meubles de salle à manger BUFFETS, genre ciré, ou verni en chêne sur quartier.“jpc Notre série à 32.60.Notre vente d’Aoùt.3 1 TABLES A RALLONGE, en chêne sur quartier, genre ciré, construction massive, dessus rond, en 48 pouces de diamètre, s’étendant jusqu’à 8 pieds, au moyen d’un système nouveau qu’une seule personne peut faire fonctionner facilement.Nous avons vendu cette table 32.00.Notre vente d’Août.22.50 BUFFETS, de construction massive, en chêne sur quartier, façon cirée comportant un tiroir pour l’argenterie, garni d’étoffe feutrée, un grand tiroir pour le linge de table.Notre vente d’Aoùt.44.75 BUFFETS, genre ciré, ou naturel, verni en chêne sur quartier, 48 pouces de large, deux tiroirs à argenterie, semblable à la gravure ci-contre, que nous avons vendu 35.00.Notre vente d’Aoùt .27.75 TABLES A RALLONGE, en chêne sur quartier, dessus rond, 45 pouces de diamètre, s’étendant jusqu’à 6 pieds.Quand les rallonges n’y sont pas, la table se présente avec un seul pied, c’est notre série 4 ys "pf» à 23.50 que nous avons marquée pour notre vente d’Août “ *** JOLIE GARNIT l RE DE SALLE A MANGER, comprenant cinq petites chaises et un fauteuil, façon cirée ou vernie en chêne sur quartier, sièges recouverts en cuir véritable.Notre série à 26.00, "J g» réduite pour notre vente d’Août.«fs» « b * Vente spéciale annuelle du mois d’aout AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN Chaque année nous faisons une vente à prix très réduits de tout ce que notre Rayon de Meubles comporte, et notre clientèle sait que tout ce qui se fait en Meubles, de Luxe, de Famille ou de Service, est représenté dans l’assortiment des Grands Magasins Goodwin.La question qui se pose à nos clients se résume en ceci Trouverons-nous dans ces Magasins Goodwin, des prix meilleurs, à qualité égale, que partout ailleurs?La réponse n'est pas douteuse.Elle est écrite dans chacune des réductions que les annonces ci-contre portent à la connaissance publique, et malgré les réductions faites, nous pouvons, en toute loyauté, prétendre que, même ceux des plus bas prix, chacun de nos meubles est de qualité soignée.Nous croyons à l’économie qui résulte de la qualité; Nous croyons que chaque dollar que nous faisons économiser à nos clients, nous vaut deux dollars de leur confiance; Nous croyons que leur confiance fait notre réputation; Nous croyons que notre réputation fera notre succès de plus en plus grand; Et c’est dans ces croyances que nous travaillons inlassablement pour cette clientèle, que nos efforts ont déjà conquise, qui est plus nombreuse que celle d’aucun établissement commercial au Canada.Et à nos milliers et milliers de clients, nous disons aujourd’hui venez noir, tes Jolis Meubles que nous avons rassemblés pour vous.Nos prix sont ceux que vous voulez.Meubles de living room l NE GARNITURE de trois pièces: canapé, fauteuil et berceuse fauteuil en chene sur quartier, fini genre ciré, les dossiers à panneaux tapisses, les sieges tapissés et a ressorts du type automobile, le cuir de recouvrement est du véritable cuir ou si l’on veut on a un joli choix de tapisserie.G est d’une fabricaiton résistante et d’un O O lini de première qualité.Notre vente d’Aoùt à .& Nous avons encore UN FAUTEUIL ET UNE BERCEUSE à cadres et chêne solide, recouvert de cuir véritable ou de tapisserie de haute qualité, coussins séparés pour les sièges, notre série de 7.75.Notre vente d’Août, la piè- 5.75 L première qualité UNE GARNITURE, 3 pièces en chêne massif sur quartier fini genre ciré, sièges couverts en cuir véritable de notre série de 28.50, comportant à volonté une qualité de tapisserie supérieure, réduit pour notre vente d’Aoùt à .22.50 Table de living room en chêne sur quartier genre ciré, comprenant un tiroir genre secrétaire et deux rayons à livres de chaque coté, notre série à 17.00, réduite pour notre vente d’Août à 13 75 Dans le genre D1VANNETTE, nous offrons une qualité extra spéciale a cadres en chêne massif, couverte en imitation cuir espagnol, comprenant des ressorts spéciaux, complètement séparés des ressorts du siège qui ne sont pas employés pendant les services de meuble, comme lit et que nous vendions 37.50 alors que nous l’avons marqué pour notre vente d’Août.dmZfra # ^ TABLES A JEU, nous offrons une table à jeux pliante et commode dont le cadre est en chêne genre ciré, couvertes d’un dessus lui-même recouvert en drap vert, faisant 30 pouces en carré.Notre °® vente d’Août.—Au deuxième.A i Wm RA YON des chemises pour hommes Aux grands magasins Goodwin Nous faisons nos plus grands efforts pour que ce rayon donne la satisfaction la plus grande à notre clientèle, soit par les étoffes, soit par les dessins, soit par la coupe ou l’usage.Des étoffes exclusives et des dessins que nous sommes seuls à avoir, nous permettent de présenter des séries de chemises qu'on ne peut trouver dans aucun autre magasin de Montréal.Voici les diverses séries que nous mettons à la disposition de notre clientèle, avec la certitude que chacun de nos clients en éprouvera satisfaction.1-00 fini soie, Séries de chemises Tailles 13Vk à 18, à .Séries dcr chemises en fines perça- ’( les, tailles l^iVz à 19 ." Séries de chemises en tissu crêpé, 4 SO qualité extra à.i Séries de chemises en percale de 4 qualité cxtra,tailles de 13^ à 18Va à A V Séries de chemises, devants de soie et à corps crêpé ou soyeux, tailles de 13y2 à g+Ql 18, à.JLuWiJ Séries de chemises en taffetas cachemire importé, toutes tailles de 14 à 17 à 3.50 Complets pour hommes Nous continuerons Lundi, la vente de nos COMPLETS POUR HOM- «W f&æ MES à.& Et celle des COMPLETS WEAR - BETTER POUR GARÇONNETS, ^ H.Toutes les tailles ne pourraient bien ne pas y être après la vente de samedi, mais venez vous rendre compte et s’il le faut nous vous faciliterons votre achat.A ce rayon vous trouverez nos COMPLETS POUR HOMMES, en serge bleue marine, dont nous avions fait l’achat avant que l’augmentation du moment sur ces étoffes ne soit un fait accompli.Ceci doit vous dire que à nos prix personne ne peut offrir une marchandise meilleure et meilleur marché que notre série régulière à 15.00.—Au rez-de-chaussée.Nouvelles étoffes d’automne 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Wilton, libéral, majorité 55 sur un indépendant; majorité 253 sur Haig, ancien député.Gain libéral.BEAUTIFUL PLAINS.— Complet, Wood, libéral, majorité 207.C»ain libéral.Ancien siège de J.H.Howden.BIRTTLE.— Un poil à venir, Malcolm, libéra], majorité 414.Pas de changement.BRANDON (ville).— Complet, Clément, libéral, majorité 692 sur sir James Aikins.Gain libéral.CARILLON.— Deux poils à venir, Préfontaine, conservateur, majorité 42.Gain conservateur.CITY PRESS.— Assure l’élection de Myles, libéral.Gain libéral.DUFFERIN.— Complet, August, libéral, majorité 264.Ancien siège du premier ministre Roblin.Gain libéral.DELORAINE.— Complet, Thornton, libéral, majorité 295.Pas de changement.DAUPHIN.— Complet, Harrington, libéral, majorité.Gain libéral.EMERSON.— Deux poils à venir, Baskerville, libéral, majorité 632.Gain libéral.ELMWOOD.— Incomplet, Hamilton, libéral, majorité 1,132.Gain libéral.GILBERT PLAINS.— Incomplet, Findlater, libéral, majorité 502.Gain libéral.GLENWOOD.—Incomplet, Brea-key, majorité 455.Pas de changement.GLADSTONE.— Incomplet, Armstrong, libéral, majorité 404.Pas de changement.GIMLI.— Des rapports partiels assurent l’élection de Furley, libéral indépendant.Perle conservatrice.MAMIOTA.— Complet, McConnell, libéral, majorité 467.Pas de changement.IBERVILLE.Complet, Bernard, conservateur, majorité 133.Pas de changement.KILLARNEY.— Complet, Hayden, libéral, majorité 123, sur Geo.Lawrence, ancien ministre de l’Agriculture.Gain libéral.KILDONAN et ST.ANDREWS.— Complet, Prout, libéral, majorité 501.Gain libéral.LA VERANDRYE.Incomplet, laisse augurer l’élection de Talbot, libéral.Gain libéral.LANSDOWNE.— Un poli à venir, premier ministre Norris, majorité 812.Sans changement.LAKESIDE.— Un poil à venir, McPherson, libéral, majorité 176.Gain libéral.MORRIS.—Complet, Parent, conservateur, majorité 83, sans changement.MOUNTAIN.— Complet, Baird, libéral, majorité 826, sans changement.MINNEDOSA.— Complet, Grierson, libéral, majorité 525, sans changement.MANITOU.— Complet, Armstrong, libéral, majorité 19.Gain libéral.MORDEN et RHINELAND.—Deux poils à venir, Winkler, libéral, majorité 449, pas de changement.NORFOLK.— Complet, Graham, libéral, majorité 163, sans changement.PORTAGE LA PRAIRIE.— Complet, McPherson, libéral, majorité 259, sans changement.ROCKWOOD.— 2 poils à venir, Robb, libéral, majorité 651.Gain libéral.RUSSELL.— Complet, Wilson, libéral, majorité 396, sans changement.ROBLIN.— 2 poils à venir, New-Ion, conservateur, majorité 136, sans changement.S.BONIFACE.Complet, Dumas, libéral, majorité 921; Beaupré, conservateur, majorité 790; Howden, libéral ind., majorité 640; majorité libérale 131.Gain libéral.ST.CLEMENTS.— Incomplet, Boss, libéral, majorité 351, sans changement.ST.GEOBGE.— Incomplet, Sig-fusson, libéra], 375 majorité.Gain libéral.S.ROSE.— Incomplet, rapports indiquent l’élection de Hameiin, conservateur.Pas de changement.SWAN HIVER.— Un poli à venir, Sims, libéral, majorité 211.Pas de changement.TURTLE MOUNTAIN — Incomplet, McDonald, libéral, 36 majorité.Gain libéral.VIRDEN — Complet, Clingan, libéral, 449 de majorité.Pas de changement.WINNIPEG NORD — Siège “A”, Lowery, libéral, 2,458 ; Foley, conservateur, 1,486 ; Beach, démocrate-socialiste, 2,235.Majorité libérale, 233.Gain libéral.WINNIPEG NORD — Siège ’B”, l’échevin Rigg, socialiste, 2.294 ; Green, libéral, 2,097; Levinson, conservateur, 1,183.Majorité indépendante, 202.WINNIPEG CENTRE — Siège “A”, Johnson, libéral, 6,389 ; Nor-quay, conservateur, 2,186.Majorité libérale, 4,203.Pas de changement.WINNIPEG CENTRE — Siège “B”, Dixon, libéral ind., 6,104; Han-nesson, conservateur 2,040; Armstrong, socialiste.850.Majorité in-dépendanle libérale, 4,064.Pas de changement.WINNIPEG SUD — Siège “A”, Hudson, libéral, 6,035 ; Boyd, conservateur, 2,111.Majorité libérale, 3,924.WINNIPEG SUD — Siège “B”, Harrish, libéral, 4,673 ; MeMeans, conservateur, 2,228.Majorité libérale, 3,375.Pas de changement.SIR JAMES AITKINS Brandon, 6.— Avec une majorité dans chaque poll, S.E.Clément, candidat libéral, a défait sir James Aitkins, chef du parti conservateur, ici aujourd’hui.11 restait encore deux poils à venir; mais leur rapport ne fera probablement qu’augmenter la majorité, qui est actuellement de 643.La lutte a été très chaude, et un grand nombre de voleurs ont usé de leur droit électoral.Sir James a prononcé un discours, déclarant qu’il serrerait la main à son adversaire et ne lui souhaiterait que du bien.11 a remercié ses partisans pour leur combat, et il a réitéré l’espoir de voir les principaux numéros de son programme se réaliser.Le premier ministre Norris est ici, et il a chaleureusement félicité M.Clément, envisageant cette élection comme une défaite terrible du Ro-blinisme, et le verdict du peuple exonore complètement le premier ministre, comme l'a fait la Commission Perdue.L’OPINION A OTTAWA Ottawa, 7.-— Les élections du Manitoba n’ont pas suscité dans la capitale l’intérêt accoutumé, car l’on ne gardait pas de doute sur l’issue.Cependant l’on ne s'attendait pas à ce que Norris remporterait une victoire aussi décisive.Des membres de retour de la grande loge des orangistes avaient prédit le résultat, en exprimant l’opinion que l’abstention des conservateurs au scrutin ferait gagner Norris, Le petit nombre de voix recueillies dans certains collèges électoraux semble la vérification de ces prévisions.On exprime beaucoup de regrets touchant le fait que MM.Aikins et Sharpe aient renoncé à leur mandat de députés fédéraux.On est d’avis qu’ils ont livré une belle lutte dans les circonstances, mais le temps dont ils disposaient pour réabili'ter leur parti, 3 semaines, était trop bref.Us devaient pratiquement créer un nouveau parti et jeter les bases d’une nouvelle organisation.Les chefs du mouvement de la tempérance de la capitale croient que la cause dont ils sont les protagonistes a subi un échec marqué.Le rejet du projet de prohibition de M.Aikins donne peu d’encouragement pour le succès d’un référendum.LA FETE DE S.-DOMINIQUE LES DOMINICAINS GEL H B R E-RONT DEMAIN LA FETE DE LEUR SAINT PATRON.tombe le 4 août, sera célébrée de-tombe le 4 août, ser acélebrée demain avec éclat pur les fils du saint confesseur de l’Eglise qui dirigent la paroisse de Notre-Dame de Grâce.Cette solennité donne toujours lieu à une belle fête religieuse qui est l’occasion d’une manifestation touchante d’amitié entre tlwix grands ordres religieux, celui de S.-François et de S.-Dominique.Selon une tradition qui a toujours été respectée par les deux ordres, le jour de la S.Dominique des Franciscains viennent officier aux cérémonies données chez les Dominicains, et les Dominicans officient le jour de la S.-François, le 4 octobre.Respectant cette coutume, des fils de saint François pontifieront dimanche à Notre-Dame de Grâce.Le sermon de circonstance sera donné par le ’I’.R.P.Béliveau, prieur du couvent de Notre-Dame de Grâce.La chorale de la paroisse a préparé un beau programme musical.Demain soir auront lieu les vêpres solennelles et la bénédiction du Saint Sacrement, NOYE À* S.-JEAN M.Joseph Nolin, demeurant 1018, rue d’Orléans, a trouvé la mort jeudi soir à Saint-Jean.M.Nolin qui est engagé dans la construction des ponts était sur le pont d’un remorqueur vers dix heures, quand ses amis qui étaient plus loin entendirent le bruit d’une chute.Ils accoururent aussitôt et Ils trouvèrent son corps flottant sur l’eau.Quand on le repêcha on remarqua qu’il portait une blessure â la tète.Le cadavre a été ramené à la ville.Nolin laisse une veuve et plusieurs enfants.HORS DE COMBAT Ottawa, 7 — Cinq listes de hors de combat datées du mois de juillet ont été fournies hier par le ministère.On y compte trente prisonniers répartis dans deux bataillons de Montréal, le treizième et le quatorzième.Six de oes détenus étaient domiciliés en notre ville.Ce sont : 13ème bataillon .Prisonniers â Giessen • William J.Campbell, 218 rue Hivan.l.Montréal, et le caporal Mark Smalirklge, 8 Terrasse Papineau, Montréal.14ème bataillon — Prisonniers à Giessen : Joseph Raymond, 868 rue Louis Veuillot, Montréal ; William Charles Common, 310 avenue Ros-lyn, Westmount ; William I .Lothian, 637 rue Durocher.Montréal ; Arthur Nantel, 668 rue Alma.Montréal.2ème bataillon —- Mort de ses •blessures : Armand Vézina, 28 nue Iberville, Québec.UNE NOUVELLE ECOLE Le trente du mois courant, s’ou-vrira l’Académie Bourget, au No 272, rue Lamontagne, dans la paroisse de la Cathédrale.Construite par la Commission des Ecoles catholiques de Montréal, pour remplacer l’Académie S.-Antoine, rue Lagauchetière.cette maison sera également sous la direction des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame.C’est une école bilingue: le cours français et le cours anglais y sont complets et séparés, La dactylographie, la sténographie, les méthodes de coupe des vêtements, les travaux à l’aiguille, y sont enseignés et suivis d’une manière pratique.Des classes y sont aménagées pour les petits garçons de langue française et de langue anglaise, aux cours; préparatoire et élémentaire.On ne peut rien souhaiter de mieux que ce nouveau local, au point de vue hygiénique ; classes parfaitement aérces et éclairées, salle de récréation, terrain de jeux.Les citoyens du quartier sont très reconnaissants envers les membres de la Commission scolaire de Montréal qui leur ont érigé une si spacieuse et si belle école, réc.FAITS-MONTREAL CAMBRIOLAGE MEURTRIER DEUX ENFANTS SONT BRULES A MORT CE MATIN PAR LA CHUTE D’UNE LAMPE RENVERSEE PAR UN VOLEUR SURPRIS DANS SA FUITE.m Deux enfants ont été brûlés à mort de bonne heure ce matin dans un incendie, qui a éclaté dans la maison de Madame Cyprien Tétrault, 1455, rue S.-Zotique.A deux heures, ce matin, Madame Tétrault était réveillée en sursaut par des chiens qui aboyaient.Elle crut entendre aussi un bruit insolite dans son hangar.Elle sauta aussitôt en bas de son lit, et prenant une lampe elle se dirigea vers cet endroit.En ouvrant la porte elle aperçut un homme, qui se tourna vers elle en entendant le grincement des gonds, et lança une pierre dans sa direction et prit la fuite.La pierre atteignit la lampe et la mit en pièces.L’huile se répandit alors sur le plancher «le bois et l’enflamma en un clin d’oeil.Madame Tétrault, effrayée appela son petit garçon, Lorenzo, âgé de 4 ans et sa nièce Yvonne, âgée de 10 ans, et se sauva hors de la maison avec son béné d’un an.Elle croyait qu’ils la suivaient.L’alarme fut donnée et le chef Hooper et ses hommes furent rapidement sur les lieux.On retrouva les deux enfants brûlés dans leurs lils.Les cadavres ont été transportés à la morgue.A LA COMMISSION DES INCENDIES.La séance de la commission des incendies hier après-midi a permis de constater avec quelle rapidité les pompiers s’acquittent de leur ouvrage.Trois cas d’incendies ont été soumis au commissaire.Le maximum des dommages s’élevait à $150 et la durée totale à 35 minutes.Les deux premiers feux survenus chez M.N.Patenaude, 1202, rue François-Coppée, et J .Loyal], 226 rue Old Orchard furent attribués à des négligences de fumeurs.Le troisième, au dire du locataire de l’immeuble, M.H.H.Vallières, 988 est, rue S.-Catherine est dû à l’oubli d’un employé qui avait laissé s’accumuler du coton de rebut, RIXE DANS UN TRAIN.Une bataille de furies s’est engagée ce matin, vers 12 heures 30, aux abords de la gare du Grand-Tronc, Ville S.-Pierre, au cours de laquelle deux Polonais ont été grièvement blessés.Plusieurs Palonais et Canadiens-français voyageaient en communs, hier soir, dans un wagon-fumoir et les flacons circulaient de mains en mains, tout à fait gratuitement.Un peu trop échauffés par le fumet de ces boissons, ils se prirent aux cheveux, bande contre bande.La rixe fut générale.Lorsque le chef Leguerrier, appelé en toute hâte, à la gare où ils venaient de descendre, arriva quatre Canadiens étaient déjà partis et les deux Polonais blessés à la disposition des policiers qui mandèrent un médecin.Des mandats seront émis ce matin contre certains des assaillants.RIXE ENTRE EMPLOYES Au cours d’une altercation un peu chaude, hier soir, au Northern Lunch, rue S.-Catherine ouest, près Mansfield, un employé du nom de Ingleb'erg a été frappé dans le dos par un 4e ses compatriotes qui travaillait à ses côtés, Mike Maneliek.Les deux hommes s’occupaient de leurs besognes derrière le comptoir quand le feu de la dlscusison se mit à flamber un peu trop ardent.A un moment, Ingkberg tourna le dos à son compagnon qui le frappa lâchement d’un coup de couteau ordinaire, en guise de coutelas.Le rixe en resta là, car tous les employés et même certains consommateurs se portèrent entre l’assaillant et sa victime qu’il fallut conduire à l’hôpital Général.Maneliek n’a pas été jusqu’ici inquiété par la police.LE COMMERCE DE L’OPIUM Un policier a trouvé hier soir un paquet contenant 20 boîtes d’opium, dans l’embrasure d’une porte, rue Lagauchetière.On croit qu’il avait été déposé là, à dessein, par des Chinois qui préférèrent s’en dé barrnsser sur-le-champ plutôt que de tomber sous la vindicte des lois.La capture récente par les ser gents du port de deux matelots qu’on soupçonnait depuis un eer tain temps de quitter leur navire avec des quantités d’opium en boite assez considérables, découvre et met au grand jour maintenant une organisation secrète de transport qui devait s’exercer dans la ville à l’insu des autorités.Quant aux matelots inculpés, ils subiront leur procès sous peu.Us se sont refusés a dire quoi que ce soit sur leur genre de commerce et sur la clientèle qu’ils devaient avoir parmi les Célestes.Elle aide aux ménagères et autres personnes à produire la plus belle qualité de pain de famille, sans aucune embarras.Le pain fait avec la Levure Royal demeurera frais et moite plus longtemps qu’avec toute autre levure.FAITE EN CANADA EWGlUin COMPANY LIMITED, TORONTO, ONT.FETE CHEZ LES ITALIENS En pleine guerre, pendant que leurs compatriotes s'illustrent sur les champs de bataille, les paroissiens de Notre-Dame de la Défense célébreront demain la fête de leur patrone.De 6.39 à 8.30 heures n.m„ il y aura à l’église de >la rue Drolet, No 2816, des messes basses et, à 9.30, une messe solennelle avec accompagnement d’orchestre.La grand’messe sera suivie d'une procession dans les principales rues de la paroisse.En voici l’itinéraire: rues Suzanne, S.-Laurent, Mozart, Clarke, Atlantique, S.-Laurent, Beaubien, S.-Hubert, Bellecbassc, S.-André, Beau-bien, Boyer, S.Zotique, avenue Henri-Julien.Le soir, â 7 heures, vêpres solennelles et salut, avec chant de So-lesmes.La fête aura aussi son caractère mondain.Un feu d’artifice couronnera la fête.L’EXCURSION DES TYPOGRAPHES Chaque année, au beau milieu de l’été, les typographes du moins ceux qui appartiennent à l’Union Jacques-Cartier, choisissent un jour pour se récréer.C’est toujours l'occasion d’une belle fête, où Ton sait s’amuser franchement, tout en ics-serrant les liens d’une union qui en est véritablement une de frères.Cette année, l’Union des Typographes Jacques-Cartier fera à S.-Jean d’Iberville, sur les rives pittoresques du Richelieu, son excursion annuelle.Les préparatifs marchent avec rapidité et tout fait prévoir, comme par le passé, un éclatant succès.C’est dire que l’on compte sur une assistance considérable, car les typos ne possèdent que des amis, et c’est dire aussi que le programme des amusements ne le cédera en rien à ceux du passé.Mais, en s’amusant, les typos ont aussi voulu faire une bonne action et c’est pourquoi les recettes de la journée iront aux camarades qui se trouvent sons travail et aux familles de ceux qui sont partis pour la guerre.Nul doute que cet acte de fraternelle charité contribuera à grossir le nombre des excursionnistes.Le convoi des excursionnistes, qui partira de la gare Bonaventure, arrêtera aux stations de S.-Henri et de la Pointe S.-Charles.Les prix de passage sont — aller et retour — de 95 sous pour les adultes et de 50 sous pour les enfants.LA MORT*DE PAUL ACKER C’est tandis qu’il accomplissait une mission officielle dans l’Alsace reconquise que Paul Acker a trouvé la mort.Voici, d'après l'“Echo de Paris ”, le détail de l’accident qui lui a coûté la vie ; Dimanche matin, Paul Acker, qui était interprète à l’armée d’Alsace, partit de Rechesy, où il cantonnait, en automobile, avec deux officiers et le docteur Berger, un vaillant Alsacien.Tous quatre se rendaient à Neuhausen, près de Hoosch, où une mission les appelait.Un peu avant les premières maisons du village, l’automobile dérapa sur la route en pente, connnença de reculer, — le sol étant très détrempé par les pluies.Le chauffeur donna avec beaucoup de sang-froid un coup de volant pour acculer la voiture au talus.A ce moment, Paul Acker, pour lui porter aide, sauta à terre.Mais, en se déplaçant, l’automobile, à laquelle notre ami tâchait de s’arc-bouter, le jeta à terre.II tomba en arrière et sa tète vint frapper sur une haute borne de grès dressée sur le côté de la route.Paul Acker ne se releva point : il avait perdu les sens.En hâte, il fut transporté à l'ambulance de Neuhausen, où on lui donna les premiers soins.Puis il fut conduit ensuite à l’hôpital de Hoosch, où d’excellents médecins l’examinèrent.On constata une fracture de la base du crâne.L’accident s’était produit à neuf heures du matin.Il en était un peu plus ,1e onze.A quatre heures, Paul Acker expira, — non sans qu’on ait tout tenté pour le sauver.A l’ambulance de Neuhausen, le sergent infirmier, vicaire à Belfort, lui avait donné les derniers sacrements.CONTRE LE SOU DES PAUVRES LA DIRECTION DU PARC DOMINION S’OPPOSE PAR DES I MOYENS LEGAUX A SA PER-J CEPTION.— Me PAUL SAINT-1 GERMAIN PRESENTE UNE RE-1 QUETE DEVANT LE JUGE LANE, j La compagnie du Dominion Park a pris, hier, une action en annulation du règlement municipal ordonnant l’imposition d’une taxe d’un sou sur toutes les personnes pénétrant dans un endroit d’amusement situé dans les limites de la ville de Montréal.Les procédures commenceront la semaine prochaine en Cour de Pratique.C’est Me Saint-Germain de la société légale Saint-Germain, Guérin et Raymond, qui a présenté, hier, cette requête devant M.le juge Lane, en chambre.Le procureur des demandeurs se propose d’intenter une action à la ville de Montréal pour faire annuler le règlement relatif à la taxe, sous le prétexte qu’il est ultra-vires.On allègue à l’appui de cette prétention le fait qu’il autorise le prélèvement d’un impôt indirect de nature à intervenir avec le libre exercice de l’industrie et du commerce; que partant le gouvernement fédéral pourrait seul avoir juridiction dans la matière et non pas le gouvernement provincial qui n’aurait aucun pouvoir de sanctionner la susdite mesure.La Cour sera donc appelée à se prononcer sur la question de savior si le règlement 567 est ou non légal.La première journée la taxe des amusements a rapporte au profit des hôpitaux la somme de $480.97.Depuis lors, il a été impossible aux fonctionnaires municipaux chargés de faire les relevés de l’impôt de fournir aucun tableau exact à cause du travail supplémentaire que leur impose le comptage des sous et des billets; travail que plusieurs refusent de faire prétendant qu’ils n’y sont pas tenus.M.Ryan à qui se trouve confiée la direction de ce service spécial doit dit-on demander la nomination d’un personnel “ad hoc”.Les salaires de ces fonctionnaires ainsi que ceux des constables spéciaux postés aux portes des 61 théâtres et salles de vues animées de Montréal, entraîneront des dépenses qui devront être soustraites des fonds prélevés pour fins charitables.Il est difficile de prévoir dès à présent ce qui restera au profit des hôpitaux après que tous les comptes auront été réglés.De leur côté,Jes gérants de la plupart ries théâtres de Vues Animées se plaignent amèrement de la nouvelle taxe qu’ils trouvent injuste et vexatoire.A tout prendre, il ne semble pas que l’impôt sur les amusements doive remporter un succès bien considérable, si toutefois les tribunaux en autorisaient la continuation.LE PETIT CANADIEN SOMMAIRE DE JUILLET L—Le fonds de défense ontarien, est-il entre bonnes mains ?Le Conseil général ; IL—L’oeuvre du livre français, La rédaction ; III.—Religion, souvenir, patrie, Victor Morin ; IV.—Une voix du Manitoba, Abbé I).Lamy ; V.—La Confédération, Arthur Saint-Pierre ; VI.—Notre bulletin, La rédaction ; VIL—La presse et la célébration de notre fête nationale* EXCURSION AU NOUVEAU-BRUNSWICK L’excursion de la société de Colonisation de Montréal, le 25 août courant, dans la vallée de Mat.apé-riia.s’étendra aux établissements de colonisation de l'International, dans le comté de Restigouche , N.-B.Le prix du voyage pour Anderson à partir de Montréal, est de $9.05 et de Lévis, $7.80.Ces établissements méritent d’être visités.Us sont peuplés de Canadiens-français de la province de Québec.I^e sol est planche et très fertile ; fè commerce du bois payant ; le salaire des journaliers élevé.Les chances de succès pour le colon ne font nullem # i défaut.DES ITALIENS ET LE FONDS PATRIOTIQUE LES FAMILLES DES RESERVISTES RECEVRONT DES ALLOCATIONS DE $16 A $17 PAR MOIS.Une délégation composée du chevalier Chiiesotti, consul général d’Italie, du chevalier Mandato et du professeur Nelli s’est présentée hier après-midi devant les administrateurs (iu Fonds Patriotique pour demander que leurs compatriotes aient droit eux aussi de recevoir des allocations.On a d’abord fait des objections pai ce que l’Italie ne combat que contre l’Autriche, mais sur la déclaration de M.Chiiesotti que l’Italie avait signé un protocole secret de ne conclure la paix qu’avec les puissances de la Triple Entente, il a été décidé d’accéder à cette requête.Les familles des réservistes recevront de $16 à $17 par mois.Le consul italien a déclaré que 250 réservistes font actuellement leurs préparatifs de départ et que 24 familles ont besoin de secours.Une sous-section italienne sera organisée au sein du comité franco-belge pour voir à l’administration de ces fonds.Cette sous-section aura sa première réunion mercredi prochain à 10 heures 30 du matin aux bureaux du Fonds Patriotique dans l’édifice Drummond, AU PROCHAIN ^CONSISTOIRE PLUSIEURS EVEQUES SERONT ELEVES A LA POURPRE CARDINALICE.Rome, 6, vià Paris, 7.— Après le prochain consistoire il y aura une réunion d’évêques, à laquelle le pape créera plusieurs nouveaux car-dinaux, dit l’Agenzia Nationale.Mgr Ireland, du Minnesota et Mgr Beccaria, chapelain du roi Victor Emmanuel, seront, dit-on, au nombre des prélats élevés à la pourpre cardinalice.NAUFRAGE D’UN YACHT DE $25,000 New-York, 7.—Le canot de course Ankle Deep II du comte Casimir Mankowski a sombré hier près de Long Island après avoir frappé un rocher en faisant une course d’essai.Ce canot était mû par un moteur de 500 chevaux-vapeur cl avait coûté $25.000.On le regardait connue l’un des principaux concurrents des courses qui doivent avoir lieu du 14 au 17 courant.Il avait une vitesse approximative de 57 à 60 milles à l’heure.On craint qu’il soit impossible de le réparer en temps pour la course.POUDRES NERVINES M ATH1É.U , POUDRES NERVINES t De MATHIEU J .P(Hjqousli!ilhui[.()cUlcelNe*ralgK: I À «*•' 't riM’J œifeesa GUERISSENT Le mal de Tête, la Migraine, la Névralgie, te Manque de Sommeil, l’Etat Fiévreux et la Grippe.EN VENTE PARTOUT 25c la boite Si votre fournisseur ne tes a pas, la Cie J.L.Mathieu, Sherbrooke,Qué.vous en enverra une botte sur réception de 25c.PRIX PLUS BAS QUE PARTOUT AILLEURS C’EST LE BON TEMPS Durant le mois d’août, c’est plus le temps que jamais pour les personnes soucieuses de leurs véritables intérêts, c’est-à-dire pour les gens économes, de faire leurs achats de MEUBLES, LITERIES, ETC., ETC., parce que nous accordons durant ce mois des escomptes plus forts que d’habitude.Notre assortiment est très considérable : nos quatre grands planchers contiennent certainement ce qu’il faut pour vous satisfaire.VOTRE CREDIT EST BON 1 Le temps des vacances est celui où la plupart des INSTITUTIONS RELIGIEUSES ET SCOLAIRES renouvellent ou augmentent leur mobilier.Nous les invitons respectueusement à nous demander toute soumission pour AMEUBLEMENTS et GARNITURES.E Ûprmpjn 963 Est, S,-Catherine IL a ILS 01 siBCtSilip entre Papineau et Cartier TELEPHONE EST 2244 Nouveaux disques doubles COL UMBIA 85c 85c FRANÇAIS Par Mme Jeynevald-Mercier et M.Xavier Mercier de l’Opéra Comique, Paris 10 inch, 85c r HEUREUX CEUX QUI VIVRONT (Marie Magdeleine).Duo de Soprano et Ténor, Mme Jeynevald-Mercier et E 2375 M.Mercier, avec orchestre.LA FOI PE SON FLAMBEAU (Mireille).Duo Soprano et I Ténor, Mme Jeynevald-Mercier, avec orchestre.ENTREE DE RAOUL (Les Huguenots).Solo de Ténor, M.Mercier, avec or- E 2376 OH’?DE BEAUTES EGALES (La Tosca).Solo de Ténor, M.Mercier, avec orchestre.LA HURONNE.Solo de Ténor, M.Mercier, avec or-r nn-,7 i chestre.t IAH 1 CHANSON DE L'ADIEU.Solo de Ténor, M.Mercier, avec orchestre.f O CANADA.MON PAYS, MES AMOURS.Solo de _____I Ténor, M.Mercier, avec E 2378 orchestre.MUSETTE DU XVIIe SIE-I CLE.Solo de Ténor, M.I Mercier, avec orchestre.E 2379 L LE SAINT-LAURENT.So- lo de Ténor.M.Mercier, avec orchestre.LES TROIS FLEURS.Solo de Ténor, M.Mercier, avec orchestre.f FRANCE.Solo de Ténor, M.Mercier, avec orches- E 2380 ] LArP ZINGARELLA.Solo de Ténor, M.Mercier, avec orchestre.E 2381 VILANELLE.Solo de Soprano, Mme Jeynevald-Mercier, avec orchestre.POURQUOI DONC.Solo de Soprano, Mme Jeyne-vald-Mercier, avec orchestre.Canadian Graphophone Co.Contrôleur» de la vente de» Graphophone* et Dlaquca Columbia pour ta province de Québec, 202 EST, S.-CATHERINE Tel Est 3539 Succursale Ouest : 24A RUE VICTORIA.Tél.Uptown 3757.Sources ST-LOUIS Eau Minérale Effervescente Naturelle ~ Marque : Trèfle Rouge Embouteillée d Saint-Votre (près Vichy), France.Hautement recommandée par l’Académie de Médecine H de Par,s contre Maux d’Estomac, Goutte, etc., cette «i 6au est autorisée par le Gouvernement Français.Bouchons de liège — pas de Couronnes.I L.Chapui L.CHAPUT Fils & Cie, Limitée, JÜZl'Zi!.Montréal rOL.Tl.— No 184 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1915 7 COMMERCE ET FINANCE LES BANQUIERS DUMONDE LES ETATS-UNiS VECLENT SECOUER LA TUTELLE DE L’EU-*OPE ET MEME DEVENIR LES BANQUIERS DU MONDE.Jusqu'à présent, on le sait, c’était Londres plus ([lie New-York qui était le centre de la puissance des banques.La guerre est survenue précisément après la réorganisation bancaire des Etats-Unis et ceux-ci vont être maintenant en mesure d'accomplir un rôle international, t.ette éventualité ressort nettement de la conférence pan-américaine à laquelle vingt et une républiques étaient représentées dernièrement.Mais avant d’en arriver là, quelques réajustements seront cependant "encore nécessaires.On a proposé que toutes les républiques s’entendent pour unifier tout ce qui concerne les moyens commerciaux, Je système fiduciaire et meme la monnaie, et pour centraliser toutes les informations relatives à la solvabilité des individus et des sociétés.En tous cas, les banques des Etats-Unis n’auront de succès dans l’Amérique latine que si elles adoptent les méthodes plus liberales des banques anglaises et allemandes.A cette grosse question des banques est venue s’adjoindre celle accessoire mais néanmoins importante des communications maritimes et confortables entre les différents Etats des Amériques.De même que lc_s Amériques ne doivent plus être tributaires des banques d’Europe, le Congrès a estimé que leur marine marchande “ ne doit le céder à aucune autre ’’.Mais la question sera-t-elle résolue par l’initiative privée ou par la régie internationale ?Le noeud du problème est celui-ci : Etant données les lois sociales américaines qui garantissent aux marins un “ standard of life ” (conditions de vie) très élevé, la marine américaine n’est pas en mesure de faire concurrence aux marines européennes, tout au moins dans des conditions normales.Les Compagnies maritimes américaines devront donc travailler à perte, et toute la question est de savoir si le gouvernement supportera cette perte di-rectement, sous forme de subsides aux Compagnies.Quoi qu’il advienne, il est une chose certaine : c’est que la doctrine de Monroe n’est plus seulement pour les Américains une théorie politique, mais elle va devenir aussi une réalisation financière et commerciale.L’Amérique veut secouer la tutelle de l’Europe.Cette évolution était inevitable, elle n’a pas été causée par les événements européens, mais la guerre l’a considérablement accélérée.Le Congrès pan-américain n’a pas retenu seul l’attention publique.Les manoeuvres navales semblent con-iirmer en partie les critiques dont 1 administration de la marine a été 1 objet dans ces derniers temps.Plusieurs sous-marins ont subi des avaries.fin outre, la plupart des navires américains sont trop lents.La guerre actuelle a démontré le grande importance des croiseurs rapides fortement armés ; or aucun croiseur rapide n’a été construit ici depuis 1004.Le grand mal dont souffre :a marine américaine, c’est le manque d’unité et de continuité.Trop din-terèts politiques ont été mêlés à une organisation qui devrait être au-dessus de tous les partis.Il faut aussi parler de l'oeuvre admirable réalisée par “ The American commission for relief in Belgium ” (la commission américaine de secours aux Belges).11 ne faut jms voir seulement la haute solidarité humaine dont elle donne un si magnifique exemple, mais aussi aux qualités d’organisation qui v sont constamment déployées.C’est ainsi que la commission à pu réaliser la lâche paradoxale de distribuer aux Belges des aliments ayant une valeur totale de 65 millions de dollars tout en ne disposant que de 10 millions de dollars ! La différence a été payée par les Belges eux-mêmes grâce à une combinaison financière extrêmement habile.La Belgique est inondée de papiers-monnaie de différentes espèces qui n’ont aucune valeur à l’extérieur du pays.La commission américaine toutefois accepte cette monnaie en paiement des aliments distribués par elle.D’autre part, elle se charge de payer aux Belges toutes leurs créances étrangères, et bien entendu ces créances lui sont payées à elle en bonne monnaie, tandis qulellie restitue aux Belges leur papier.Voilà lout le secret de la combinaison.La commission américaine est la seule institution qui ait une activité bancaire à travers les lignes ennemies.Sa tâche ne fait d’ailleurs que grandir, Jusqu’à présent elle a pu soutenir environ 1,500,000 personnes, la plupart des femmes et des enfants, absolument sans ressources.N'est-ce pas là une organisation merveilleuse ?MARCHE DE MONTREAL SEMAINE FINISSANT LE 7 AOUT 1915.NECROLOGIE FEU L.P.DE MONTIGNY FARINES Patentes du printemps: Royal Household .2 sacs $7.10 Cinq Roses.2 sacs 7.10 Glenora.2 sacs 6.60 Harvest Queen .2 sacs 6.60 Régale.2 sacs 7.10 Fleur de lis.2 sacs 6.60 Fortes à Boulanger: Rakers Special .2 sacs 6.40 Manitoba S.B.5.90 Keetoba.2 sacs C.40 Montcalm.2 sacs C.40 r>atrt»'in«5 ri’Ffiver: Straight Rollers .2 sacs 0 30 Hurona (à pâtisserie) .2 sacs 7.10 A do 2 sacs 6.60 Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs 5.20 Farine de blé-d’Inde, pour engrais.2 sacs 3.90 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roulée sac de 90 Ibs.$3.15 Avoine roulée, baril .6.55 Issues do blé: Son Man., au wagon, tonne.Gru Man., au wagon, tonne.26.00 28.00 Gru blanc d’Ontario, au wa- gon, tonne 30.00 Moulée pure, au char.$33.00 à 38 00 Moulée mélangée, au wagon $28.00 Les engrais sont rares.à 35.01) OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs No 1 .23s Oeufs Extra BEURRE Beurre de choix Beurre de choix, en bloc .29s d’une livre 29 l-2s Beurre de laiterie .26 à 27s FROMAGE Fromage doux, la livre .15s Fromage fort, à la meule, la livre .20s Fromage fort au morceau, la livre.21s Fromage de Gruyère, la livre .35s Fromage d'Oka.26s F’romage Roquefort.35s SAINDOUX Bonne demande.La 1b.Saindoux pur, en tinetle .13 3-4s Saindoux pur, en seau.$2.60 Saindoux pur, bidon de 10 Ibs.14 l-ls Saindoux pur, bidon de 5 Ibs.14 l-2s Saindoux pur, bidon de 3 Ibs.14 3-8s Saindoux pur, bloc de 1 1b.14s POIS ET FEVES Le mlnol $3 50 3.50 3.50 Pois jaunes.Pois verts.Fèves blanches .PRODUITS DE L’ERABLE Sirop, bidon de 8 'bs.70s Sirop, bidon de 13 Ibs.$1.15 et 1.20 Sucre, la ivre (très rare).8 à 9s FRUITS Citrons de choix .$2.25 à $4.00 Pamplemousse (grape fruit) $5.00 Cantaloups, la caisse .$4.50 FRUITS DE LA CALIFORNIE Abricots, la manne.$1.75 Fraises, grandes boîtes .12 à 13s FYamboises.la pinte .13 à I ls Cerises, la boîte .$2.75 à $3.00 Asperges, le panier.$2.50 Pêches, la boîte.$1 40 Melons, 45 par manne .$5.50 60s $2.25 $6.50 $3.00 $5.00 $5.00 $3.25 $7.50 $2.50 Melon d’eau, chacun.Prunes, la manne.$1.75 à Raisin, la caque .$6.00 à Oranges du Mexique.$2.50 à Oranges de Californie .Ananas de Havane.24 pour.Pommes.Pommes “Spies” .$6.00 à • * • Pommes “McIntosh”, en boites.Tomates de choix, la manne.$1.25 Céleri, la boite.$1.75 Raisin rouge.25s à 30s Poires de Californie $2.75 à $3.00 * # # Airelles, le baril.$6.00 Raisin, la caque.5.50 Raisjn, la caque.5.00 Baisin, qualité medium .2.75 Bananes, le régime .$2.00 à $2.50 Canneberge, au baril .$6.00 Céleri, par caisse.$1.75 Noix de coco.$4.25 Choux nouveaux, la , manne.50 à 75s Concombres canadiens, la douzaine.50 à 60s Pommes de terre, au baril.$2.00 Oienons rouges, au sac, par livre.3s Oignons blancs, la manne .$1.75 Figues, la boîte.13s à 15s Figues, la boîte.12%s Datles, la livre.8s Dattes, par colis.8 à 10s Marrons, la livre.12s Noix, la livre.15 à 19s Arachides Bon Tons .10 à 12 l-2s PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL AVOINES Canada-ouest( Canada Western) No 2 sur place (rare) .64 à 68s Canada-ouest( Canada Western) No 3.6is Manitoba.No 2, d’alimentation (feed).59s Québec, blanche, No 2.61s Le marché est très ferme el la tendance à la hausse.ORGES „ par 48 Ibs Canada-ouest (Canada Western) No 3.gis Canada-ouest (Canada Western) No 4 (très rare) .75 à 76s MAIS Par 56 livres :— Maïs de l’Argentine (rare).87 à 88s Mais de Chicago .87 à 88s BLE Pour volailles (bonne qualité), par 100 Ibs.$2.30 à $2.40 FOURRAGES SUR RAILS A MONTREAL MAIS Mil No 1, par 2,000 livres .$22.00 Cil No 2, choix .$21.00 à $21.50 Mil No 3, par 2,000 livres.$19.00 à $20.00 Mil et trèfle, par 2,000 livres.$17.00 à $18.00 Le marché est irrégulier.MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.Merluche (haddock), .Doré, frais.Brochet, frais.Barbotte.Perche .Saumon frais, de Gaspé Morue fraîche.Anguille fraîche.Merluche fumée .Filet de merluche .Harena frans, 1-2 baril Ils 6s 14s 8s 10s 10s 18s 8s 9s 8s 12s $3.50 Morue fraîche, No 1, 200 Ibs.$iéO0 LE PETROLE AU JAPON Dons la province d’Akitn, où une compagnie japonaise exploite 18 puits de pétrole, avec un rendement total journalier de 50,000 gallons un nouveau sondage, à la fin de mai, a déterminé un énorme jaillissement de pétrole évalué à 400,000 gallons par jour.La compagnie fut surprise par un rendement si formidable, les bassins préparés furent rapidement débordés et les prairies du voisinage inondées.Un expert américain lit réduire de moitié le diamètre des tubes et réduire ainsi le jaillissement à 200,000 gallons.Le produit n’est pas de première qualité, puisqu’il ne contient que 15 p.c.d’utilisable comme lampant ; mais on estime qu’avec, l’appoint d’un pareil afflux, le Japon produira par an 8 300,000 gallons de pétrole, et comme il n’a besoin pour sa propre consommation que de 1, 300,000 gallons, il restera un joli excédent pour l’exportation pouvant faire une sérieuse concurrence aux puissantes compagnies américaines.L’expert américain assure que le nouveau puits continuera au moins trois ans encore à produire avec la même force qu’actuellement.LE BILAN DU CANADA Ottawa, 7.—Le bilan du Dominion du Canada pour juillet prête aux comparaisons suivantes avec les revenus de l’an dernier : 1914 1915 Douanes.$ 6,807,058 $ 7.240,321 Accise.1,653,050 1.734,472 Postes .825,000 1,200,000 Trav.Publics 1,678,298 1,152,374 Divers.1.558,215 1,327,917 Après une courte maladie, M.Pierre de Montigny, père de M.O.P.de Montigny, ancien marchand de chaussures, de la rue Sainte-Catherine, s’est éteint le 12 juillet, à 2 heures et demie à la demeure de sa fille, Joséphine (Mme Hector Bernier), 106, rue Bennet.M.de Montigny est mort à l’âge de 84 ans ; il était né à Saint-Denis, Rivière Richelieu, le 10 juillet 1831.Il était le fils de Pierre de Montigny, plus connu sous le nom de Minet.Le défunt avait donc six ans lors des troubles de “ 37 ”.Sou père fut l’un des premiers à répondre à l’appel de Nelson, lorsque le 22 novembre au soir, on entendit dire que les troupes s’avançaient sur le village.Comme M.de Montigny le racontait lui-même, son père, pressentant sa fin prochaine, n’avait pas voulu les quitter sans leur faire ses adieux.Son fusil de pierre sur l’épaule, il était allé rejoindre ses compagnons retranchés dans La maison de madame Saint-Germain.C’est de là que furent tirés les premiers coups de fusil.Un boulet venait de massacrer plusieurs de ses compagnons, massés dans la maison, lorsque, en voulant mettre la tête à la fenêtre, une balle l’étendit raide par terre.En 1856, il avait épousé Mlle Julie Laflamme, décédée le 7 novembre 1904.De ce mariage étaient nés : Ovila-Pierre (Montréal), Louis (Coaticook), Napoléon et Hector (tous deux de Springfield, Mass.) et Joséphine (Maisonneuve) ; huit autres sont morts en bas âge.M.de Montigny demeura plusieurs années aux Etats-Unis.Son petit fils, Augustin, est actuel-lemeii! au camp de Shorncliffe, faisant fonctions de Quartier-maître, dans le 22ème contingent.Ses funérailles eurent lieu à Maisonneuve, aii milieu d’un grand nombre de parents et d’amis.PARCDOMINION Bien que la température ait un peu fraîchi, cette semaine, ça n’a pas empêché des foules considérables de se rendre au parc Dominion chaque jour pour voir les étonnantes ascensions en ballon qui ont lieu chaque après-midi el chaque soir.Demain, les aéronautes feront leurs dernières ascensions avec descentes sensationnelles en parachute.On invite le public à arriver de bonne heure, afin de voir comment le ballon est gonflé au gaz.Les ascensions ont lieu à 4 h.30 dans l’après-midi, et à 10 h.15 le soir.Le programme du théâtre de Vaudeville, la semaine prochaine, comprendra cinq gros actes de vaudeville.Parmi les artistes en vedette se trouve M.J.C.Hamilton, le musicien que iout Montréal connaît.M.Hamilton a été applaudi sur toutes les scènes où il a paru.M.Victor, le célèbre ténor français, sera entendu dans son répertoire de chansons françaises.Un grand nombre de chansons populaires anglaises seront aussi rendues par les excellents artistes de la troupe.Marméida.la Vénus aquatique, est toujours à son pavillon accomplissant des exploits qui attirenl toujours les amateurs de natation el de plongeon.Marméida est accompagnée de cinq autres femmes qui sont toutes expertes pour la nage et pour les plongeons.Comme la chose a déjà été annoncée, la semaine dernière, tous tes dimanches après-midi, au pavillon de danse, il y a un concours et le vainqueur reçoit comme récompense un $5 en or.Le pavillon de danse est très bien situé sous la véranda du Riverview Inn, sur le bord du fleuve dont il reçoit les brises fraîches et salutaires.Une nouvelle attraction, qui a été visitée par un grand nombre d’enfants et même de grandes personnes, c’est l’exuosition des chiens et des ponies.Ces intelligentes bêtes peuvent tout faire à part de parler.La partie comique du programme est exécutée par Main', la fameuse mule.La direction offre $50 à la personne qui peut parvenir à l’enfourcher pendanl cinq minutes.Jusqu’à présent, personne n’a pu réussir.Le programme musical du parc est toujours très soigné et (les mieux choisis.Il est exécuté sous l’habile direction du professeur Van der Mcerehen.FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE FEDERATION PAROISSIALE S.-CATHERINE La conférence de lundi dernier, à l’école Carneau, donnée par le Dr J.H.Gervais, eut un aussi beau succès que la précédente.Trois cents personnes étaient venues en-tendre le Dr Gervais dans une leçon très utile et parfaitement bien illustrée, sur la tuberculose.La partie musicale était rendue par une classe d’élèves de l'école de Salaberry, sous la direction du Rév.Frère Roméo, des Frères de la Doctrine Chrétienne.Des vues historiques complétèrent la soirée.Le Dr Gervais invita tout spécialement pour le lundi, 9 août, tes dames et les demoiselles à revenir en grand nombre ; sa prochaine conférence leur sera particulièrement intéressante.Le euchre mensuel au profit des oeuvres féminines aura lieu le lundi, 9 courant, à 3 heures p.m., à la sacristie, sous la présidence de Mme Bleau, de la rue Montcalm.Les organisatrices prient les dames de tes encourager dans leur oeuvre.* * * FEDERATION PAROISSIALE S.-EUS EBE Une brillante “après-midi récréative" eut lieu lundi dernier, à la salle de l’école Meilleur, sous la présidence de Mme Jos.Riel, au profit des oeuvres féminines de S.-Eu-sèbe.Deux cent vingt-cinq dames et jeunes filles ont joui de cette charmante réunion, où il y eut partie de cartes, causerie, chant et musique.De nombreux prix furent distribués.Mme Lavallée fut l’heureuse gagnante du prix de présence.La crème à la glace fut servie par des fillettes.Mme Arthur Morin, présidente de la Fédération Paroissiale S.-Eusè-be, remercie cordialement toutes tes personnes qui ont contribué au succès de cette “après-midi récréative”.Fille a aussi le plaisir de présenter la présidente du prochain euchre, Mme F.L.Demers.M.le curé, messieurs tes vicaires et M.Riel étaient aussi présents.PAROISSE S.-CLOTILDE Les dames de ce comité tinrent une assemblée mardi.1 août, à 3 heures p.m., sous la présidence de Mme N.Mantha.Plusieurs questions furent étudiées et des mesures sont prises pour assurer la cou tinuité de la goutte de lait toute l’année.Les visites à domicile sont terminées.Dos organisations sont en perspective.LES GRAINS^ CHICAGO Cours fournis par McDougail & Cowans : Blé— Sept.$1.07 1-2 à 1.07 3-8 Déc.1.07 7-8 à 1.07 6-8 Maïs— Sept.$0.75 3-8 à 0.75 1-2 Déc.0.64 3-8 à 0.04 1-8 Avoine— Sept.$0.40 7-8 à 0.40 3-8 Déc.0.41 à 0.40 5-8 Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et agréable.AUTOMOBILES ASSURANCES CoiTTIDt contre ACCIDENTS, L’INCENDIE, L’EXPLOSION, LA RESPONSABILITE PUBLIQUE, LE VOL, LE TRANSPORT, LA COLLISION, LES DOMMAGES MATERIELS A AUTRUI.LRI8 DE GLACES.MALADIES.VOL, ATTELAGES.RESPONSABILITE DE PATRONS ET PUBLIQUE.GARANTIE DE CONTRATS, CAUTIONNEMENTS JUDICIAIRES, FIDELITE DES EMPLOYES.LA PREVOYANCE 160 ST-JACOUES, Montréal.Tél Main 1626.J.C.GAGNE, Gérant-gJnJrel.Total.$12,521.621 $12,655,084 Augmentation : $133,463., ka cUd(e brute du Dominion est de $734,656,544 dont $362,703,312 payables à Londres.Les emprunts temporaires s’élèvent à $100,673,684, une augmentation de $92,000,000.Les billets du Dominion dus ont augmenté de $16,000,000 à la somme de $152,043,872.La somme totale de la dette nette est de $463,745,092, soit une augmentation d’environ $13,000,000.LA CLOTURE AJLA BOURSE Presque tout l’intérêt à la Bourse de Montréal s’est concentrée cette semaine sur les valeurs des industries qui fabriquent des munitions.Il y eut quantité d’achats aux prix élevés même.Malgré une réaction vers la fin de la journée hier les transactions étaient nombreuses.U se vendit 12,260 actions contre 17,-907 pour jeudi.Le favori était le Steel of Canada qui gagna dans la journée 4 points % atteignant 32(4, par suite de la forte demande de New-York.La clôture se fit à 30%.Voici les clôtures d’hier soir avec les variations en plus ou en moins sur jeudi: Ames-Holden, 13% + 1%; Can.Car 105 — 2; C.Car.privil., 115 -r 5; Can.G.Elec.104 -f % ; Loco.52 — %; Bridge 136% -F 2% ; D.Iron privil., 96 -f 2; D.Steel 39% — %; Textile 71 — %; Lyall Const.28 — Vil Scotia Steel 85 — 2; Shawinigan 113% — %; Shav’.avec droits % — %; Steel of Cun.30% + 4%; Steel of C.privil.80 -f 1.Plus de 3,700 actions de Steel of Canada chagnèrent de mains hier au cours de l’excitation provoquée par la demande new-yorkaise.LE BEURRE ET LE FROMAGE Il est arrivé hier, 5,672 boîtes de beurre, contre 3.705 pour vendredi dernier et 5,703 pour le même jour l’an dernier.A l’encan au Board of Trade, le prix du beurre de meilleur choix de crémerie n’a pas varié, mais celui de choix était de l-2s.de moins et le pasteurisé de l-8s.de moins que lundi.Aux entrepôts Gould, 300 boîtes de beurre de crémerie trouvèrent preneur à 27 l-4s., 27 l-2s.et 27 5-8s., livré ici.Voici les prix du beurre: crémerie, meilleur choix, 27 3-4 à 28s ; bon choix, 27 1-4 à 27 l-2s.;\seeond choix, 26 3-4 à 27s.; beurre de ferme.23 à 24s.On a reçu hier, 10,365 boites de fromage, conlre 8.125 pour le même jour, la semaine dernière et 11,189, d'an dernier.Le marché était plus faible ici hier par suite des bas prix sur les marchés de campagne.La baisse était de 1s.à 1 9-16s.Chez Gould, le prix était de 12 à 12 l-2s., avec quelques bons lots à 12 l-2s., en gare d’expédition.RAPPORT F.A.Mois- Plan- DE BREVETS MM.Marion et Marion, solliciteurs de Brevets, Montréal.Canada, et Washington, E.-U., fournissent la liste suivante de brevets canadiens et américains récemment obtenus par leur entremise.Tout renseignement à ce sujet sera fourni gratis en s’adressant au bureau d’affaires plus haut mentionné.Nos CANADA 163,955 — H.T.Parmfelt el Tullberg, Lund, Suède, sonneuse.163,970 — Jean Ls Chenier, _____ tagenet, Ont, Planches préparées au plâtre pour construction de maisons, 163,998 - Chartes IL D.Hunier, Melbourne, Auslralie.Fourneau de cuisine chauffé intérieurement.164,005 Frans G.Liljenroth, Westerns, Suède.Dispositif régulateur de vitesse de moteurs électriques.164,012 — Amos J.Mathews, Montréal, Qué.Chaussure per-feclion née.164,027 — Vermire Roy, Montréal, Qué.Composition pour l’étamage de l’aluminium.ETATS-UNIS 1,147.711 James K.Downie, Wa-wanesa, Man.Siège de wagon.1,148,064 — N.C Vidal el J A.Mathers, Grenfell, S ask.Porte pour char à grain.“Le Guide de l’Inventeur” sera envoyé gratis à toute adresse sur demande.MOISONNEURS DEMANDES POUR L’OUEST CANADIEN VIA LE CHEMIN DE FER DU GRAND TRONC.fluni 7 ||UIIIIIII||||R|| Prix de I™ | $100 f iiiiiiiiiiiiiiiioi ¦i ilium If Un bon instantané d’une scène de pêche peut gagner le Prix de $100 du C.P.R.L’intérêt soutenu du pêcheur à la ligne, les soubresauts du brochet ou de la truite, les réflexions dans l’eau, tout vient à point pour faire une bonne photographie.Il y a un nombre infini d’endroits de pêche le long de la ligne du C.P.R., par exemple dans les Laurentides ou a la Rivièro des Français et au Point au Baril.S SE Emportez votre camera et envoyez vos photographies.Prix de $100, $50, $20, $10 et $5 ou $2.50 pour toutes autres épreuves acceptées.Pour rensoignernents adressoz-vous il votre fournisseur d articles photographiques ou écrivez au DEPARTEMENT GENERAL DE PUBLICITE,CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE CANADIEN, MONTREAL.Veuillez référer à la file No.801.BSMHillllBllllIIBBBIIIIIIIIIIliiBBIIlIlll CANADIAN NORTHERN LA ROUTE POPULAIRE A QUEBEC - VALCARTIER - HOTEL LAC S.-JOSEPH.LE SEUL SERVICE DE NUIT DIRECT.WAGONS-LITS ORDINAIRES.SERVICE DE JOUR COMMODE.WAGONS-BUFFET ET PALAIS De bas en liant A.M.*11 :t0 P.M.l.s.MONTHEA-L 0-20 P.M * 6.30 A.M.QUEBEC.tfi.01 P.M.* 8.32 A.M.V AEC ARTIER (0.15 P.M.* 8.17 A.M.Ar HOTEE LAC S.-.JOSEPH flous les jours exc.le dimanche.De haut en bas Ar.* 030 A.M.+4.20 P.M.*11.30 P.M.+9.30 A.M.*10.15 P.M.+8.14 A.M.Ls.*10.00 P.M.+8.00 A.A.‘Tous les jours.OU PASSER VOS VACANCES.CONSUETEZ-NOUS.Pour billets ù réserver et brochure s’adresser au bureau des billets de la ville, 236 rue S.-Jacques.Tél.Main 0570, ou au bureau des billets de la gare, rue S.-C.atlierine Est.Tél.Easalle ME CANADIAN NORTHERN AIDE DEMANDEE Excursions de moissonneurs à Winnipeg delà cl $12.00 Và sou par mille au delà de la province du Manitoba, de la Saftkatchcwan et de PAlherta.DEPART 19 ET 26 AOUT 1915 Pour vous procurer des billets et de plus amples détails à ce sujet, adressez-vous au bureau des billets, 230 rue S.-Jacques, tél.Main 6570, et à la gare, rue S.-Otherlne list, tél.Lasallc 1-11.[OBTENUES prohptehemt En tous pays.Demandez le GUIDE DE L’INVENTEUR qui sera, envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université, Montréal.AVIS DE DIVIDENDE AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2% p.e.) (soit un taux de 9 p.c.par année) a été dé-cla'é par les Directeurs de ia Banque d’Hochelaga, sur le Capital Payé de la Banque, pour le trimestre finissant le 31 août 1915.Ce dividende, portant le No 98, sera payable au Bureau Principal ou aux Succursales de la Banque, le ou vers le 1er septembre prochain, aux actionnaires inscrits dans les livres à la fermeture des guichets de la Banque le 10 août 1915.Par ordre du Conseil de Direction.BEAUDRY LEMAN.Gérant-Général.CANADIAN PACIFIC MOISSONNEURS DEMANDES Départ.19 et 26 août.A WINNIPEG .- ^ 1 2 Vi*r ptir mille au-delà dans le ^ “B®1 ¦ Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta.EXCURSIONS au BORD de la MER DE MONTREAL ET RETOUR St.Andrews .$13.95 Fredericton .$14.85 S.-.lean .15.30 Moncton .15.30 Halifax 19.45 Yarmouth .18.80 Charlottetown 18.85 Sydney .23.10 Taux réduits pour mitres endroits.Départ, 13, 14, 15 et 16 août; limite de retour, 20 août, 1915.SERVICE DES TRAINS 7.15 p.m., tous les jours.Wagons-lits et buffets ordinaires.EXCURSIONS DE COLONS Toua les mardis 10.30 a.ni.10.15 p.m.Winnipeff et retour.$40.00 Calvary et retour.48.00 Edmonton et retour.48.00 d'aux réduits pour les stations intermédiaires.Holal Windsor.Garas PS»*.Viator mt do I» ïtta WlN^â , mm ma En raison de la grande demande de moissonneurs pour les récoltes de cette année dans l’Ouest Cana dien, la Cie dm Grand Tronc a remis en vente les billets au taux réduit ordinaire de $12.00 pour Winnipeg, Man., qui sera en vigueur pour toutes les stations, Kingston, Renfrew et l’Est, les jeudi et vendredi, 19 et 20 août.Il y aura aussi des taux proportionnellement bas pour certains endroits situés à l’ouest de Winnipeg où l’on fera ia demande de moissonneurs.(réc.) LA RUSSIE PAIE New-York, 7.— Par une singulière coïncidence la Russie a payé ses bons au montant de $25,000,000, émis ici pour des fins de guerre, le jour du plus grand désastre russe.Ces billcls avaient d’abord été faits avec privilège d’extension, ce qui fut fait en janvier.On s’attendait jeudi à une autre demande d’extension, mais les banquiers élaient prêts à payer.La Russie fait une grande partie de ses affaires par Londres depuis quelques mois.UN BEAU CONCERT A S.-MATHIAS S.+Mathias de Rouville, 7 — Le samedi soir, 14 août, aura lieu sur le terrain de l’église un grand concert donné par des artistes distingués de Montréal, au profit de l’église paroissiale, sous la direction de M.J.Arthur Lefebvre.Un magnifique programme musical a été préparé pour la circonstance, où figureront, outre l’orchestre “ Le F’ebvrc”, composé de 25 musiciens, sous Phabilc direction de M.J.Arth.Lefebvre, dans des morceaux choisis, MM.Germain E.Lefebvre, basse, chantante, maître de chapelle de l’église S.-Jean-Baptiste de Montréal, M.Chartier, chanteur comique, Joseph Bourque, magicien, et J.A.Lefebvre, dans son repertoire.La comédie en un acle intitulée “L’Interprète”, sera jouée par mn groupe d’amateurs de Mont real.PROVINCE DE QUEBEC, district l de lui demander d’épargner à l'avenir les édifices religieux.Il a été répondu qu’on ferait le possible.Si cette promesse n’a pas été tenue, qu'y puis-je?J’ai fait ce que j’ai pu- “et bien d’autres choses que la France ignore.UN PEU DE FRANÇAIS A.— Se prononce souvent à tort comme l'aw de la langue anglaise, au lieu d'être prononcé c-'-^—^ Tu de par; St-Jawques, camsser, ta uni-le, Léonidams, bazaiur.laiurd, b a a; rrc, dra/up, pour St-Jacques.casser, taille, Léon Idas, bazar, lard, barre, drap.C’est à tort qu’on prononce comme Ta de par les terminaisons ai, aie, ais, ait, ès, et, au lieu de les prononcer comme Ve de père; ainsi on dira: Déla, vra, monna, era, sueça, proça, proja, cabina, Angla, pala, portra, pour délai, vrai, monnaie, craie, succès, procès, projet, cabinet, Anglais, palais, portrait.Cf.Cours de Style, par L.F.E.C.Ai a le son de Te muet dans faiseur, faisant, je défaisais, etc.C’est à moi à (d’j obéir (sous-entendu: qu'il appartient ou qu’il convient d’obéir).C’est à moi à etc., signifie: c’est à mon tour, etc.Partir à (pour) la campagne.Partir aux (pour) les Etats-Unis.A (elle) s’est fâchée.A (ce) soir, à (cc) matin; dit cependant à, et non ce midi.I.a maison à (de) Baptiste.Une avarse (averse) : l'hurbe (Cherbe).Compote aux (de) pommes; fricassée au (de) poulet; pâté ou (de) lièvre.Le mot de indique la oubs-tanee qui compose un mets, et it, que la substance mentionnée n’est qu'un accessoire; à désigne aussi la manière dont un mets est apprêté : omelette aux fines herbes, gelée au rhum.R ACCOTER.— Staccoter sur le coude: s'accouder ; s’accoler sur le dos : s'adosser ; son père l’accote (l’endosse, Je protège, est son garant) ; son petit frère l'accote (mi tient tête, le serre de près, est son émule, va de pair avec lui.peut se mesurer, rivaliser avec lui, lui rendre des points, l’égaler) ; accoter (appuyer, seconder) une motion, ifn , proposant ; accoter (arrêter, ap-| puyer, assujettir) une porte ; acco-11er (étançonnef) un mur, un edi-| fice.ADONNER (s’).— Ça me val et non Ça m’adonne!; cet habit me convient, et non m’adonne; il ne me J convient pas, je ne m’entends pas, je ne sympathise pas, et non je ne m’adonne pas avec lui; il regardait justement, par hasard, et non il s’adonnait à regarder; cela tombe bien, et non: cela s’adonne bien; la pensée m’en est venue, je me* suis trouvé à y penser, et non : je me suis adonné à y penser; ça adonne bien: cela arrive comme crème sur lait; ça adonne mal: cela arrive comme un cheveu sur la soupe.ALLER.— Aller sur trente ans : friser la trentaine, avoir près de trente arts; je me suis en allé; je m’en suis allé; aller au contraire : dire le contraire de, contredire quelqu’un; j’ai trois places à aller : — courses, commissions â faire, ii me faut aller à trois endroits.ALLEY.— Boulot, bille coloriée.ALL RIGHT! — Ça me va, ça y est, très bien! entendu!, parfait!, bravo!, à la bonne heure!, et non all right!.Il est all right-, il a raison; être all right (ferré, fort) en science, en histoire; notre professeur est all right (facile, condescendant, accommodant, complaisant) ; c'est l’homme all right: c’est l’homme de la situation.All right!: tope là!, topez là (pour marquer qu'on accepte une proposition).DUPUIS FRERES, Limitéf.DUPUIS FREFFS.Limitée.DUPUIS FRERES, Limitée.TEL.EST 4510 Grande vente de couvertures TROiS OFFRES TOUT A FAIT SPECIALES DE COUVERTURES DE LAINE Les nuits vont bientôt se faire plus fraîches et une couverture extra sera bien appréciée, sur-tout à nos prix d’économie.Douillettes DOUILLETTES double face, recouvertes de batiste imprimée artistique, choix de patrons, grandeur pour lit double.Offre spécial pour les hôtels.Cl® #¦» Chacune.îÿSIC DOUILLETTES OUATEES recouvertes en batiste anglaise, bonne variété de patrons et de couleurs, grandeur ^ pour lit double.Chacune.LEADER de DUPUIS 25 PAIRES DE COUVERTURES DE LAINE BLANCHE.60 x 80 pouces, qualité pesante avec bordure bleue ou rose.Valeur spéciale pour hôtels.La paire.SPECIALE DE DUPUIS COUVERTURES DE LAINE BLANCHE, de grande dimension, qualité pesante, 61 x 84 pouces, bordure bleue et rose, beau fini.La paire.$4.39 SPECIAL COUVERTURES DE LAINE BLANCHE, seulement 30 paires, bonne grande dimension, qualité pesante, avec bordure rose ou bleue.Prix spécial, {£.*3* KO la paire .$5.95 SPECIALE DE DUPUIS No O $5.95 35 PAIRES DE COUVERTURES DE LAINE GRISE, qualité très pesante.La plus grande dimension qui se fasse, pesanteur 8 livres, bordure de couleur.Régulier $7.00 la paire, pour .LE MAGASIN DU PEUPLE J.N.DUPUIS, Président.H.W.BEAITCLERK, Vice-Président.A.J.DUGAL, Direeteur-Gérant.DUPUIS FRERES, Limitée.DUPUIS FRERES.Limitée.Flanellette FLANELLETTE CANADIENNE choix de rayures et patrons pâles ou foncés, appropriée pour confection de sous-vêtements.Régulier ISVic la verge, pour.w V x— DUPUIS FRERES, Limitée.A.GAREAU J.I).SAURIOL.cîe Gareau-Sauriol FABRICANTS DE Livres perpétuels à feuillets mobiles Articles modvroes de bureaux — Réglage — Livrets de conqUoir — Impressions — Reliure.Demandez nos prix.Correspondance sollicitée MAGASINS ET MANUFACTURES : MONTREAL 26 EST, NOTRE-DAME Main 3930-8584 QUEBEC 127 rue du Pont Téléphone 5210 'r; 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les bàti-menlr, eux-mêmes n’avaient guère de style, mais l’âge avait arrondi les angles, harmonisé les couleurs, mis sa paline, Le contact des hommes donne au moindre objet usuel comme des lueurs de vie.Camille n’a jamais rendu visile à Manin, mais du temps que, sur son auto, il battait tous les quartiers de Paris, il avait aperçu l’entrée de sa demeure, sorte de passage couvert au bout duquel on aper-cevail nne cour dallée de forme irrégulière.Le plus bel ornement de cette cour était le caniveau de oa- ves qui la traversait par le milieu Vers la gauche, trois marches, qu’on pouvait gravir en s’aidant d’une rampe de fer, donnaient accès sur une sorte de terrasse, bordée par un mur en pierres sèches et encombrée par des fragments de chapiteaux et les ferrailles d’un vieil antiquaire.La loge du concierge était de l’autre côté, mais elle était fermée.Il y avait bien tout près un atelier de repasseuses, mais il eût fallu pousser la porte, affronter les regards gouailleurs de quatre femmes: Camille y renonça.D’une seconde voûte dont on n’apercevait que l’ouverture, partaient i des voix de femmes mêiées au sifflement d’un rabot.Il allait pou-j voir se renseigner.Mais le menuisier étail trop occupé pour lever le nez.Quant aux femmes bavardes, c’étaient deux cardeuses de matelas, non moins acharnées à leur be- ! sogne qu’a leur conversation.Après avoir fait disparaître son monocle, — Manin ne l’aimait point et il choquait dans ce milieu populaire, — Camille porlait la miin à son chapeau et penchait son grand corps flexible vers l’une des ouvrières quand il aperçut, à contre-jour, le béret en bataille, une toile entre les genoux.p.a.Ui(.Jè qu’il cherchait.Manin le vit au même instant et s’écria: —'Bonsoir, mon polit! Gentil d'etre venu jusqu’ici! Deux minutes et je suis à toi! Camille, pour ne pas gêner le vieux peintre, se plaça derrière lui et put ainsi assister à cette fin de séance en plein air.Quelques arbres étiques formaient un priit massif, au cenlre de cette seconde cour fermée d’un côté par un pignon tapissé de lierre et de fnutre par un bâtiment sans étage avec une verrière qui ne pouvait être qu'un atelier d’artiste par-dessus lequel le jour pouvait passer e! donner de la couleur au groupe que Manin copiait avec ardeur.Il peignait en pleine pâte, interprétant le visage, les mains des femmes et la laine qu’elles démêlaient en une gamme de Ions violents, dont la nature, à la vêrilé.n’offrait qu’un médiocre modèle.La pénombre de la voûte qui formait repoussoir élaM elle-même d'un doré verdâtre assez éloigné de la réalité, mais dont Camille su! tout de même deviner les origines, Le vieil artiste posa son pinceau et s’écria: —Merci, Adèle ; merci madame Jeanty.—Ai\î rànandü l’une d'elles, cela ne nous a pas donné beaucoup d: mai.Avec vous, c'est pas comme chez le photographe, on peut remuer.—Et même causer, cria la seconde.—Ah! pour ça, reprit le bonhomme, vous vous en chargez.Quelles langues! Mais ça fait partie de la vie.ça.Des cardeuses muettes, ça n’existe pas.Dans irfon tableau, vous parlez ou du moins je fâche qu’on le devine.Voyons, mon petit, ton avis?Puis, tout de suite sans attendre la réponse: -—Pour moi, vois-tu, et pour quelques autres, car je n’ai rien inventé, la lumière est tout, le reste est l’accessoire.Rentrons.Et saisissant sa toile d’une main, comme un bouclier, empoignant de l’autre sa boite à couleurs, il fit signe à Camille de ramasser le pliant L'alelier de Manin présenlait le plus réjouissant désordre et Camille, en y pénétrant, ne put s’empêcher de sourire.11 y a des peintres qui n'ont nas achevé leur toile que des marchands sont là, la main au portefeuille, prêts à s'emparer du chef-d’oeuvre qu’ils ont à peine regardé.Ces neinlre ont dans leur atelier de beaux tapis d’Orient, quelquefois nu Gobelins, et les seuls tableaux qu'ils possèdent d’eux-inêmes sont leurs naïfs essais de jeunesse ou d’école auxquels ils jettent parfois un sourire attendri, pour se redresser ensuite, mus par l’orgueil d’etre partis rie si.bas et d’être parvenus si haut.Manin n’était point de ces peintres-là.Outre scs oeuvres de débutant qui moisissaient le nez contre le mur, en pénitence d’avoir été si classiques, il entassait toile par-des-siis toile, les unes de face, les autres de dos, de Joules tailles, études de chevalet, grands tableaux d’atelier, petites planchettes à esquisses en plein vent, sans -parler des innombrables dessins gonflant d'innombrables cartons.Un énorme parasol beige attendait, grand ouvert, le retour des beaux jours et des -longues stations sur les quais, sur les places où le soleil “tape dur", tandis qu’au centre ronflait un poêle dont le tuyau zigzaguait à travers la pièce.A droite, une sorte de maisonnette au toit de chaume, que Manin avait fabriquée’‘M-même, servait de salle à manger et do cuisine.Tout au fond, un escalier en tire-bouchon montait, crevait le plafond de l’escalier pour aboutir au logement du vieux peintre.La poussière mettait un uniforme â tous les objets, aux toiles, aux tables, aux chevalets, voire aux vêlements de tous âges et à quelques chapeaux suspendus çà et là à des clous.C’est que Rosine, la femme de ménage, n’avait aucun droit sur ce domaine et que les plumeaux ne devaient sous aucun prétexte sortir de la cuisine.—Vous avez de l’avance, mon bon maître, ne pul s’empêcher d’observer Camille.—-Oui, mes héritiers feront de bonnes affaires.Toutes ces toiles attendent que je sois mort pour devenir géniales! —Vous en vendez tout de même.—Oui.mais personne ne vient m’en acheter.—Comment cela?—Quand j’ai vraiment besoin d’argent, je vais trouver quelque , marchand et je lui donne une toile: alors il me rend quelque menue monnaie.Aucun ne pourrait se vanter de m’avoir offert une somme seulement honnête (A suivre) 12 J Lfc UfcVOlK, MOJSTREAL, SAMEDI 7 /oinf*1 1915 VOL.VI.— No 1S4 Le temps qu’il fera Venta lésera et averaea intermittentes.DIMANCHE, * AOUT Xîe 4i~*aiM»>e après la Penterôte.Le^er du soleil, 4 heures 51.Coucher du soleil, 7 heure» ît.Lever de la lune, 2 heures 01.Coucher de la lune, 6 heures 34.1 LUNDI, 9 AOUT Lever du soleil, 4 heures 52.Coucher du soleil, 7 heures 18.Lever de la lune, 3 heures 06.Coucher de la lu»»e, 7 heures 11.Nouvelle lune, le 10, à 5 h.58 i du soir.LES CONSERVATEURS BALAYES AU MANITOBA LA GUERRE CE QUE NOUS COUTE LA GUERRE le Canada a defense jus- QU’ICI $300,000 PAR JOUR ET LES DEPENSES S’ACCROISSENT.Ottawa.7.— Un an de guarre a coûté au Canada $90,000,000.soit 8300.000 par jour, environ $13.000 par heure et environ $225 par minute.Les dépenses totales pour fins de guerre jusqu’au 31 juillet soit ;>ia-tiquement 12 mois, se sont montées à $81,750,000 ; si l’on y ajoute irs dépenses depuis cette date jusqu’à aujourd’hui l’on verra que l'on obtient la somme de $90,000.000.Le chiffre des dépenses s'accroit comme de raison à mesure que le pays enrégimente plus de troupes.Seulement la sold” coûte un peu moins de $100,000 par four.Sur ces $90,000,000, $50,000,000 ont été votés à la session spéciale du mois d’août de l’an dernier.Nous prenons les 40 autres millions à même les crédits rie $100.000,0(111 votés à la dernière session et empruntés en Angleterre.L’IMBROGLIO MUNICIPAL LES PROCEDURES CONTRE MM.MARTIN, COTE ET HEBERT, SERONT INSTRUITES LUNDI.L’avocat de M.Rodrigue Langlois dans la poursuite pour mépris do Cour intentée à MM.Martin, Hébert et Côté a donné avis, hier, aux conseils de ces messieurs que la cause est inscrite et serait appelé lundi prochain.La règle Nisi a pour objet de faire condamner les trois intimés à $2,000 de frais et 2 mois de prison.Me Garneau, avocat de M.le maire, s’est inscrit en appel dans cette cause, mais la semaine dernière, le juge Monet rendait sa décision sur eetle inscription et la rejetait.Depuis il n’y a pas eu de nouvelles inscriptions en appel, de sorte que suivant toutes les apparences la cause suivra lundi son cours normal.LE GOUVERNEMENT NORRIS REMPORTE il SIEGES SUR 46.— DES CINQ CONSERVATEURS ELUS, 4 SONT DES CANADIENS-FRANÇAIS.—SIR JAMES AIKINS RESTE SUR LE CARREAU.UN TEMOIN EN VACANCE LA COMMISSION SURPRISE DE M.CHIPMAN.DAVIDSON EST L’ABSENCE DE Kenlville, N.-K., 7.— La commission Davidson, à son arrivée ici, ee matin, a été surprise au moment de commencer l’enquête sur les achats de la remonte dans la Nouvelle-Ecosse, d'apprerdr qu'un témoin, rgeardé comme important, M.Chip-man, vétérinaire, était absent.On croit qu'il csl parti pour les Etats-Unis pour y passer environ G semaines, pour raisons de santé.Les commisnires tenteront de localiser M.Chipman, cl de l'amener à Kenlville pour recevoir sa déposition.Ils onl une lourde tâche devant eux, car on a remis des assignations à plus de 400 témoins dans celte ville.On croyait que la séance sérail ajournée, M.Thompson, avocat de la commission, ayant été la victime d'un accident, et s'é-lant démis le poignet, mais il a voulu qu'on procédât aujourd'hui à l’audition des témoins.LE PRESIDENT DU PORTUGAL SIGNOR BERNARDINO MACHADO EST ELU AUJOURD'HUI PAR LE CONGRES, RECUEILLANT UNE MAJORITE DE 134 VOIX SUR 379 VOTANTS.Winnipeg, 7.— Le gouvernement Norris est revenu au pouvoir hier soir avec la plus nombreuse phalange de partisans que Je Manitoba ait jamais vue.Chaque membre du gouvernement a été élu par une bonne majorité et de quaranle-six sièges à remplir, les résultats à minuit en octroyaient seulement cinq aux conservateurs, dont quatre aux Canadiens-français.Sir James Aikins et W.H.Sharpe, son bras droit, ont été défaits par des majorités écrasantes, et cinq seulement des anciens partisans du gouvernement Roblin onl repris leurs sièges.Les comtés repris par les conservateurs sont : Carillon—A.Fréfonlaine; Iberville Aimé Bénard; Morris—J.Parent; Roblin—F.Y, Newton, et Sainte-Rose—J.Hamelin.Winnipeg balaya complètement les candidats conservateurs et cinq libéraux avec un socialiste-démocrate furent élus.M.T.H.Johnston, ministre des Travaux Publics, remporta la plus grande majorité: 4,200 voix.Toutes les prévisions furent bouleversées.Des sièges traditionnellement conservateurs et qu’on croyait à jamais fermés aux libéraux glis-sèrenl à ceux-ci dans l'avalanche.Les résultats étonnèrent les partisans les plus optimisles du gouver-nemenl Norris.M.Norris eroil que e’esl le jugement du peuple en conformité avec le jugement de la commission Perdue l’exonérant de [ouïe mal-conduite telle qu’imputée par M.C.P.Fullerton au nom de 14 députés conservateurs, et que e’est la condamnation du Roblinisme.Sir Douglas Cameron, Je lieulo-nant-gouverneur de la province, dit que le peuple a approuvé son attitude à lui, et a laissé entendre que les hommes publies doivent être honnêtes.Sir James Aikins n’avait pas de eoinmenlaires à faire, mais s’esl déclaré prêt à donner la main à son adversaire heureux et à lui souhaiter bonne chance.En l’absence du premier ministre, M.Edward Brown adressa la parole aux foules de Winnipeg hier soir.Ce n’est pas une victoire de parti, dit-il, mais la victoire du peuple du Manitoba qui veut afficher son opinion sur la malhonnêteté du dernier gouvernement.Le gouvernement actuel remplira au plus tôt ses promesses et donnera à la province une administration d’affaires.M.BENARD CHEF DE L’OPPOSITION Winnipeg, 7 Les libéraux ont répandu Je bruit durant la campagne électorale que M.Aikins succédera à sir Douglas Cameron, .lieutenant - gouverneur du Manitoba, lors de l’expiration de son terme d’office, et que M.W.H.Sharpe sera nommé sénateur.On supposait qu’ils ne tiendraient pas à se mettre à ta tète du parti s’il n'avait pas de nombreux partisans en chambre.Le chef et son lieutenant étant défaits, on attend avec intérêt ee que feront les conservateurs, et l’on mentionne déjà le nom rie M.Aimé Bénard, député d'Iberville, comme chef.DECLARATIONS DE M.NORRIS Brandon, 7.— “La population du Manitoba a répondu noblement à ee ((lie tout le monde attendait d’elle; à savoir qu’elle rétablisse sa nonne renommée dans tout le dominion du Canada, a déclaré le premier-ministre M.Norris, hier soir.Le résultat des élections indique clairement.a-t-il ajouté, que les jours de concession et de corruption ont disparu pour jamais, pour ce qui est de eette province.L’esprit des temps demande une administraiion saine des affaires publiques et le peuple de eette province a fait connaître sa volonté.’’ M.Norris assure que le gouvernement actuel n'hésitera pas à intenter des poursuites à ceux qui ont trempé dans le scandale du parlement et qu’il ne sera pas long non plus à inscrire dans le livre des statuts les réformes qu'il s'est engagé à accomplir dans son programme électoral.(Suite à la sixième page) KOVNO EST EVACUE Les Russes abandonnent la tête de leur deuxième ligne de défense au nord-est de Varsovie.— foute la ligne de la Vistula est abandonnée à fennemi.— Menaces sur le littoral.LES ITALIENS ONT PRIS LE MONT SAINT-MICHEL ET LA CHUTE DE GORITZ EST IMMINENTE.(Spécial au "Devoir”) Londres, 7 — Lue dépêche de Copenhague au “Daily Mail” dit ce qui suit : “Les Russes évacuent Kovno.Le gouverneur et l’état-major ont abandonné la ville, de même que les banques.Quant à la population, elle a fui Kovno, la semaine dernière.” * * Kovno.mne forteresse de première classe, est la capitale de la pro-vLire de ce nom, dans le nord-ouest de la Russie.On disait qu’elle cons tituerait l’extrémité nord de la nou- ve'te ügiv russe Brest-Lito'iisk.La latinii de 75,000 à Kovno-Grodno et ville a une popu-100,000 habitants.A PROPOS Lisbonne, 7.— Le congrès a élu aujourd'hui président signor Bernardino Machado.Ce dernier appuyé par les 2 partis principaux, a recueilli au troisième tour du scrutin une majorité de 134 voix sur 379 votants.Le nouveau président est populaire dans toutes les classes du pays, et bien qu’une grande foule se fût assemblée autour de la chambre pour connaître le résultat, on regardait généralement son élection comme assurée.Signor Machado depuis des années, occupe le premier plan de a vie publique au Portugal.Il a été premier-ministre, ministre intérimaire des affaires étrangères, ministre de l’intérieur et ministre au Brézil.On le tient pour le républicain le plus marquant.Il est âgé de 65 ans.Il occupait autrefois une chaire de philosophie à l’université de Coimbre, mais la perdit parce qu’i! avait donné dans le mouvement anticlérical.DE VACHES ADORATION NOCTURNE Les membres de l’Adoration nocturne sont priés de se rendre dimanche soir à 7.h.30 à l’église S.-François Solano, rue Dandurand, pour la célébration des 49 Heures.N.B.—On se rend à cette église par le tramway Ontario et Pie IX.en payant cinq sous, avec corres-non dance.UN LAITIER DEMANDE Al TRIBUNAL DE FAIRE RESPECTER LE CONTRAT QU’IL A SIGNE AVEC UN DE SES COLLEGUES.! .I Une demande d'injondion eonlre M.Adolphe Dansereau, d'Iloehela-ga.a été produite on rôtir de Prali-i que hier après-midi de la part de M.Zotique Belleville, laitier de! Montréal.Le requérant prétend que l’inlimé lui aurait vendu ses deux vaches et: cédé la libre exploitation de sa1 clientèle, et qu'il se serait engagé àj ne garder qu’une vache pour le besoin de sa famille, et de ne lui faire aucune concurrence.Or, d’après les allégués de la re-quête, M.Desrnsiers aurait continué à vendre du lait comme d’habitude et aurait même invité d'anciens clients de M.Belleville à l’abandonner.I,’intimé répond de son côté qu'il s’est conformé aux conditions de son contrai, qu'il n'a jamais sollicité ses anciens clients, qu’il n’a porté aucun prejudice au requérant et que par consequent, le bref d’injonction n’n pas sa raison d'etre.Lu requête a été prise en délibéré par le juge Lane.NOVO GEORGIEVSK RESISTERA Londres, 7 — A l’exception du grand camp retranché de Novo-Georgievsk, les Russes ont évacué toule la ligne de la rivière Vistulr.Fvangorod, la forteresse du sud, étant tombée aux mains de l'armée austro-allemande, les Russes se dirigent maintenant vers l'est, sur la ligne de Brest-Litovsk.La décision de l’état-major d'abandonner la garnison dans Novo-Georgievsk a pour but de Truster les Allemands de l’emploi des comnm-nicalions (de chemins de fer et de la rivière Vistule pour amener des provisions à leurs armées.Novo-Georgievsk est situé à la jonction de la Vistule, de la Narew et de Wkra, au nord-ouest de Varsovie.Elle comprend deux puissantes tètes de pont, huit citadelles et vingt-quatre redoutes, contenant des batteries de onze et de douze pouces.Les observateurs militaires ici calculent qu’un corps d’armée peut tenir en cet endroit bien des mois, vu (pie le camp est protégé par des terrassements massifs.La mise dm siège devant Novo-Georgievsk servira de démonstration à Tune des opérations de la guerre les plus intéressantes, car eUr établirait sans doute ouols sont les terrassements qui sont les moins résistibles aux explosifs aériens, LES OPERATIONS DANS LE NORD Londres 7.- L’opinion générale Ici, c'esl (pic les Russes ont commencé leur retraite à temps pour échapper à l’encerclement, mais ils doivent encore envisager le mouvement touillant plus vaste de Rouza, lequel, au ras d’une réussite, environnerait ta ligne Brest-Litovsk.Une autre menace, apparemment plus sérieuse encore réside dans l’avance du général Von Bulow, dans les provinces de la Baltique.Tandis que, d’après Petrograd, les Allemands ont été refoulés immédiatement au sud de Riga, ils ont fait une autre avance à l’est de Pomewsch, vers le chemin de fer Dvinsk-Vilna-Petro-grad» Quelques critiques croient (pie ce mouvement est l’indice (pie les Allemands, ;i moins qu’ils réussissent à détruire l’armée russe, ont l’intention de lenter un effort pour avancer davantage en Russie, et amener l’empereur Nicolas à conclure une paix séparée.Néanmoins, à Révocation historique des invasions précédentes de la Russie, on croit (pie l’état-major allemand hésiterait à recourir à une entreprise aussi formidable.BULLETIN DE PARIS Paris, 7.— Le bulletin officiel suivant a été publié, ce soir: *‘11 y a eu des actions d’artillerie en Artois, entre la Somme et la vallée de l’Aisne.“Dans la partie occidentale de l’Argonne, l'ennemi a bombardé nos tranchées toute la journée, avec des obus de tous les calibres.Notre artillerie et les canons de nos tranchées ont répliqué à ce bombardement.“Dans la forêt d’Apranont, il y a eu une vive canonnade.“La journée a été calme dans les Vosges.” SUCCES PRES DE GORITZ plus profondément dans l’immense Russie.” SOUS-MARIN ITALIEN COULE Paris, 7.— On mande de Home que Je sous-marin italien “Nereide” a été coulé au cours d’une rencontre avec un submersible autrichien au large de Pile de Petagosa, dans l’Adriatique.Le “Nereide” construit en P.Î13 mesurait 134 pieds de long et jaugeait 315 tonnes, BULLETIN DE PETROGRAD Petrograd, via Londres, 7 — Le communiqué officiel suivant a été publié hier soir : “Il n’y a pas de changement appréciable dans la situation.Entre la Dvina et la Niémen, nous avons repoussé les Allemands, hier.“Au cours de la nuit, il y a eu un combat acharné sur la rive gauche de la Narew, sur les routes Roseau-Ostrolenka-Ostrov.Une série de vigoureuses contre-attaques par nos troupes, a maintenu en échec l'ennemi sur un vaste front.A une distance d’environ dix verstes, “environ (i 1-4 spilles” de la rivière, nous avons capturé plusieurs centaines de prisonviiers.Une violente canonnade se continue.Le long de la Vis-tule centrale, tout est paisible, depuis no-éfy' retraite sur la rive droite.“Varsovie a été évacuée en ordre /pour épargner à la ville les effets du bombardement.“ Les vains efforts de l’ennemi d’accroitre la zone de son occupation ne se poursuivent que dans la région de Matzievitze.“Entre la Vistule et le Bug, les batailles du 5, à l est de la route militaire de Travniki à Vladowa, ont été furieusement contestées.L’enne mi a concentré le feu de son artillerie compacte et nos troupes ont dû se retirer un tantinet au nord.“ 11 n’y a pas de changement dans la situation sur la rive droite de la Zlota Lipa ou sur le Dniester.Paris, 7.— Il appert d’après unei dépêche de Turin au “Petit Journal” que les Italiens ont pris d'assaut le sommet du mont Saint-Michel qui domine Goritz.La chute de celte ville, située à 22 milles au nord-ouest de Trieste, ejt imminente ajoute la dépêche.LES ALLEMANDS ATTIRES A L’INTERIEURE DE LA RUSSIE Londres, 7.— Le correspondant du “Morning Post” à Petrograd télégraphie: “Ce que la Russie semble en train d Exécuter c’est une manoeuvre que rendra plus claire l’évocation des tactiques de l’époque des voiliers.Une pelile flotte, menacée par des forces supériueres, mais confiante dans la solidité de ses voiles, se jouait alors de renne-mi en se disséminant à tous les points de l’horizon, et en se réunissant à un rendez-vous donné.Les Moscovites commencent maintenant à opérer un mouvement centrifuge par lequel plusieurs puissan-jtes armées attireront les Allemands LA FORCE SOUS-MARINE TEUTONNE New-York, 7.la?correspondant londonnien de la “Tribune” écrit: "Des sous-marins allemands de meilleur type et plus nombreux sont à l’oeuvre, et cependant ils ne semblent pas couler plus de navires que lors des premiers jours du blocus.Les experts anglais admettent que l’ennemi détruit un certain nombre de vaisseaux avec une ré-gularilé remarquable, mais la moyenne n’augmentera pas sensiblement.C’est une erreur de croire que des submersibles teutons sont embusqués au large de tous les poi ls anglais et dans toutes les routes maritimes.I.’Allemagne construit en moyenne un sous-marin par semaine, mais il faut 9 mois pour construire le moteur.Depuis le commencement des hostilités, l’Allemagne a perdu plusieurs submersibles.29, croient les fonctionnaires de l’amirauté.Le bruit court à Londres qu’on a pris 3 submersibles dans le filet qui s’étend de Douvres à la côte française.L'Allemagne ne peul pas disposer de plus de 40 sous-ma-rins contre l'Angleterre et cela ne suffit pas à paralyser son commerce, parce qu’un submersible ne peut rester plus de 20 jours loin de su base.Lu Manche est bloquée ainsi (pie le canal du Nord, entre l’Ecosse et l'Irlande, et cela par le moyen de filets de fils do fer.Le filet placé entre Douvres et le littoral français est gigantesque.Il comprend des ouvertures ici et là connues seulement des pilotes et des bateaux qui font la patrouille.BULLETIN DE ROME Rome, via Paris, 7.— Le communiqué officiel suivant a été publié, hier soir: "Il n’y a pas d’événements importants d’aucune part du front à rapporter.“Sur de plateau du Carso, cependant, nous avons été capables de faire d’autres progrès.Nous avons fait 160 prisonniers dont l'un était officier.“La nuit dernière, un de nos dirigeables a bombardé les campements de l’ennemi autour du lac de Doberdo.Il fut bombardé par l’artillerie ennemie; mais il revint, sain et sauf, à son hangar.“Un autre dirigeable a bombardé efficacement la jonction du chemin de fer Opcina “au nord-est de Trieste".En revenant, il fut attaqué par un hydroplane autrichien, qui lança contre lui des bombes en-flainmables.Notre dirigeable réussit, par son feu, à mettre l’autrichien en fuite, el il ^revint dans nos lignes sain et sauf." U SITUATION AUTOUR DE RIGA Londres, 7.— Les drépèches de Petrograd publiées par les journaux de ce matin ne dissipent pas les obscurités qui enveloppent la situation à Riga.LA REFECTION DE L’EMPIRE ELLE SERA LA CONSEQUENCE NATURELLE DE LA COOPERATION DES DOMINIONS A LA GUERRE ACTUELLE, DECLARE M.BORDEN AU CANADA CLUB DANS UN BANQUET A LONDRES.Londres, 7.— Sir Robert Borden était, hier, l’hôte de la colonie canadienne de Londres.Le Canada Club qui, depuis le début de la guerre a interrompu ses réceptions, a fait une exception en faveur du premier ministre et lui a offert un banquet au cours duquel il a prononcé un discours remarquable, soulevant le voile de l’avenir politique de l'Empire.M.Borden, qui est présenté par sir Gilbert Parker, après avoir fait l’éloge du Canada Club, "éloge des soldats canadiens, de leur endurance dans les tranchées, de leur courage au feu et de leur héroïque patience dans les hôpitaux, en vient à parler des relations qui existent entre les divers dominions et la métropole.Il est persuadé, dit-il, de l'existence de l’unité de l’Empire, parce qu’il a vu dans les douze mois oui viennent de s’écouler et persuadé qu’il la verra encore dans un avenir prochain.Personne ne peut contesler cela, dit-il.et éiant donné que les liens qui unissent les diverses parties de 'l'Empire sont mal organisés et que de plus toutes les puissances d’ouiremer constituant l’Empire britannique, possèdent l’autonomie gouvernementale non comme une faveur mais comme un droit, on peut s’étonner de ce que la coopération de ces dominions el du gouvernement de ces îles ait réussi comme il l'a fait, et il est sûr que cet état de choses durera jusqu’à la fin.Il viendra probablement un temps dans un avenir rapproché, où il faudra prendre des moyens pour amener une meilleure organisation entre les îles britanniques et les dominions.A ceux qui croient que cette tâche est impossible, il cite l’exemple de ceux qui ont fondé le Dominion du Canada, si une tâche sembla jamais ardue, ce fût certes, celle-là.Cependant le succès a été remarquable.On eut à surmonter beaucoup de difficultés à l’origine de la fondation du Dominion et, sûrement, les difficultés qui semblent aujourd’hui barrer le chemin à une meilleure organisation des affaires de l’empire peuvent être surmontées par les conseils sages et la coopération des hommes d’Etat de ces dominions.Faisant allusion à la chute de Varsovie, M.Borden dit que les Allemands viennent d’obtenir un succès qu'ils ont vainement tenté d’obtenir il y a quelques mois.Cela ne domptera en rien nos courages, mais nous poussera à de plus puissants efforts et à une détermination plus grande.Si nous sommes enclins à nous décourager de la chute d’une forteresse, rappelons-nous le travail énorme accompli par la flotte en gardant libre le chemin des mers.“Si je devais apporter aujourd'hui un message du peuple du Canada.continue le premier ministre.ce serait que pas un seul ins-tant, il ne sè laissera décourager par aucun revers et one pas un seul instant il ne relâchera sa détermination ou ses efforts pour amener cette guerre à une fin triomphante el honorable, à laque'le nous avons droit.” Après cela, M.Borden crou que l’Empire s’acheminera vers un avenir plus noble et plus grand.Il s’aventure à dire que la tâche de l'Empire n’est pas terminée, mais que le futur lui fournira des occasions de montrer son utilité et son influence, qu’aucun de nous ne peut peut-être soupçonner.OU ACHETER LUNDI REDUCTION DU PRIX DU SUCRE Une réunion importante de ia corporation des épiciers vient d’avoir lieu au Board of Trade.Il y avait trois délégués de l’Ontario, deux de Québec, un du Nouveau-Brunswick et un de la Nouvelle-Ecosse, M.Héberl donna un aperçu de l’état des affaires dans le monde commercial.On étudia une proposition des raffineries a» sujet des relations des marchands en gros avec le marchand détaillant.La question reviendra à l’étude à la fin du mois, alors que le prix du sucre sera réduit d'une petite fraction.On veut faire concurrence à la Dominion Sugar Refinery, de Wal-laceburg.une compagnie américaine indépendante.Voulez-vous savoir ce que vous êtes?Jean Deshayes, le graphologue, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.NOTRE SECOND AUX DEUX EXPOSITIONS 53 JOURS - - - TOUR DE LA CALIFORNIE DUREE: 53 JOURS.-, - $645.00 via les Mille Iles, Toronto, les Chûtes Niagara.Sarnia à Fort William,•par les (iraii2 ans et a été nommé cardinal-prêtre en 1907.Les lecteurs du DEVOIR sont priés de lire nos annonces soigneusement' et de mentionner notre journal lors de leurs achats chez nos annonceurs.il) \T À: %) UN PRINCE HINDOU DANS NOS MURS Son Altesse le marhaja de Kapur-thala arrivera à Montréal lundi prochain.Son Altesse est le souverain de l’Etat de Punjab, qui mesure G52 milles carrés et a une population de 314,000 habitants.Il est accompagné de la princesse de Kapnrthala, du plus jeune de ses fils, le prince Karnmjit, qui sera étudiant à Oxford, à l’automne, de Mlle Dupont et de M.Roy, ses secrétaires, et de deux domestiques hindous.Ee prince arrivera d’un voyage de quatre mois.Après avoir visité la France et l’Espagne, il a traversé l’Atlantique et a visité New-York, Washington et Salt Lake City, puis les expositions de San Diego et de San Francisco.Il retournera peut-être en France, oû est son armée.Durant son séjour à Montréal, le rince aura ses appartements au prince aura RiU-Carlton, i
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