Le devoir, 11 août 1915, mercredi 11 août 1915
voLur.ii Vi—';0 is?MONTREAL, MERCREDI 11 AOUT 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : v Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Rédaction k 43 RUl^ TELEPHOI U | kdminiftratioa; T-VINCENT CAL ADMINio i kaTION : REDACTION * .Main 7461 Mau 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l GUERRE A LA GUERRE III L organisation de la paix A 1 appui des deux articles du programme de l’Union démocratique qui touchent à l’action des gouvernements et aux traditions de la diplomatie européenne, M.Morel n’a pas de peine à démontrer que le vieux jeu des alliances a abouti où il devait fatalement arriver: à la ruée effroyable des nations les unes contre les autres.Il a permis aux hommes de sang et de carnage de spéculer à outrance sur la frayeur des peuples, en leur persuadant que la meilleure, la seule manière de garder la paix, c était de s armer jusqu’aux dents! Us ont poussé cette abominable exploitation de la crédulité populaire jusqu’au point où la guerre est devenue inévitable.Et cependant, pas un instant, les peuples n’ont cesse de vouloir la paix, d’avoir besoin de la paix.Ce qui a livré les multitudes avides de paix en pâture aux hommes de proie, cest que les hommes de proie étaient organisés et que les hommes de paix ne l’étaient pas.Si les peuples veulent mettre un frein a la lubricité sanguinaire des hommes de proie — guerriers de carrière eu, pis encore, capitalistes qui s’enrichissent du sang et de la moelle de I humanité — “ils doivent s'organiser pour la paix.” Us doivent mettre fin au régime des alliances et lui “substituer une v< niable association européenne, basée sur la reconnaissance de tous les droits, établie et mise en force par la volonté commune" des-nations.Cette pensée n’est pas celle d’un rêveur sentimental, c’est celle de M.Asquith lui-même.N est-ce pas également la pensée du Souverain Pontife?“L’équilibre et le progrès du monde, déclare Benoît XV, la sécurité et la paix- des nations reposent sur le bien-être général, sur le respect de chacune pour le droit et la dignité d’autrui.Puissent les peuples décider enfin de ne plus remettre à la force du sabre la solution de leurs différends, mais de la confier aux cours de justice et d’équité.” I our atteindre cet objet si désirable, si nécessaire, l’Union suggère, pour la Grande-Bretagne, quelques réformes préliminaires et essentielles: 1 abolition de la diplomatie secrète; la sanction préalable du parlement à tout traité et à toute entente internalionale; leur revision périodique par le parlement; un exposé annuel et complet, par le ministre des Affaires étrangères, de la politique extérieure de la Grande-Bretagne; la constitution d un comité permanent des Chambres, analogue au Comité du Sénat américain, auquel devra être soumis, pour étude et rapport au parlement, tout projet de traité ou d’entente susceptible d’entraîner la Grande-Bretagne dans une guerre.En quelques lignes, M.* Morel démontre à quelles extrémités dangereuses, à quelles déplorables et sanglantes palinodies, le régime des alliances et le fétiche de l’équilibre des puissances ont conduit l’Angleterre ; les Sud-Africains versent leur sang pour soutenir une politique dont la préparation échappe totalement au contrôle des colonies autonomes.Cette situation est manifestement impossible.” M.Borden disait, en 1910, qu’elle est “intolérable'’.U en a tout de même singulièrement accru et subi les lourdes conséquences; ou plutôt, iï les a accrues et c’est le peuple qui les subit.“Il faut trouver une solution qui s’applique également moins, en principe — aux Indes: la conservation de VEm, dépend.” du Empire en En 18o4, a epouser la cause de la Turquie dans une querelle que la Russie n’avait pas cherchée; en 1878, à trouver que l’/ion-neur national était compatible avec la restauration du despotisme ottoman sur des peuples chrétiens; de 1870 à 1890, à voir dans 1 hegemonie allemande en Europe une cause de haute satisfaction nationale, en 1900, à songer a la guerre avec la France pour la dispute d une jungle de l’ouest africain, d’un marécage du haut Nile ou d une riviere de Siam; en 1910, à découvrir dans l’Allemagne l’ennemi du moment.” \ .“Et si, au lendemain d’une victoire complète des Alliés, il était juge desirable u infliger à l’Allemagne la dîme des tortures et des pénalités que reclament le Morning Post, les distingués correspondants du Times et une section notoire de la presse anglaise qui commande une enorme circulation, il est absolument certain que la combinaison franco-russe deviendrait, dès le lendemain de la guerre, le facteur de perturbation du fameux ‘équilibre’ et l’ennemi de demain.” Et tout serait à recommencer.C est précisément ce danger qui impose aux hommes qui voient f lair, ici comme en Angleterre, l’impérieux devoir et la tâche ardue de réagir vigoureusement contre le jingoïsme imbécile et ignoble qui sème je germe des guerres futures dans la terre abreuvée du sang de ses victimes.Quels criminels, s’ils n’étaient fous ou aveugles, que la multitude des démagogues — ministres, journalistes, prédicants ou politiciens ___ qui vont huilant, 1 écume a la bouche: ”Pas de paix, avant que l’Allemagne ne soit anéantie! Pas de paix, tant que la liberté et la démocratie britanniques ne régneront pas dans le monde!” * * La tâche la plus ardue peut-être que les propagandistes de PETnion démocratique aient entreprise, c’est celle de mettre fin à la domination siabolique des capitalistes intéressés directement à préparer et à provoquer la guerre.Le déluge de sang qui couvre l’Europe va donner à ces mangeurs de chair humaine une formidable curée.Tous ces dreadnoughts, tous ces sous-marins, tous ces ca'nons, tous ces obus, font tom-bei des millions, des milliards, dans le gouffre sans fond: où puisent à, pleines mains les organisateurs du trust de la guerre.Les hommes qui profitent de cette fauchée humaine se recrutent dans les plus hautes sphères politiques et sociales de l’Europe et de l’Amérique.Us domi-xient les gouvernements, i'.s dirigent les parlements; i^ne forte partie clos journaux, les plus populaires, les plus achalandés, sont à leur solde.Et nulle part, dit M.Morel, ne sont-ils plus puissants qu’en Angleterre” — et au Canada, aurait-il pu ajouter.Ces vampires ont tout intérêt à maintenir l’état de choses qui a fait leur fortune et amené l’horrible déchaînement de bestialité furieuse qui ensanglante 1 Europe.Cette guerre finie, ils ne perdront pas une minute avant d’en préparer une autre, pire encore.Tant qu’ils auront à leur solde la plume des journalistes patriotes — patriotes, de ce patriotisme qui est le refuge de la crapule — et la voix des politiciens avides de pots-de-vin et de décorations, il n’y a guère .à espérer que les peuples entendent la voix de la raison et du vrai patriotisme et imposent à leurs gouvernants une politique sincèrement pacifique.L’Union ne voit qu’un moyen de soustraire les gouvernements et les peuples à cette abominable domination, c’est la nationalisation des chantiers maritimes et des fabriques d’armes et de munitions.Cette mesure radicale supprimerait l’intérêt des individus coalisés pour exploiter la chair humaine; elle mettrait fin aux infâmes combinaisons internationales qui permettent aux capitalistes anglais de retirer de gros dividendes de la fabrication des armes et des engins de guerre qui servent à massacrer les soldats anglais et canadiens.La Grande-Bretagne — c’est le voeu de l’Union — devrait imposer cette mesure, concurremment avec la réduction des armements dont elle serait la sanction, comme l’une des conditions essentielles du traité de paix.Quel pays plus que le Canada aurait un intérêt vital à pousser l'An-g’eterre dans cette voie?Nos gouvernants y ont-ils songé, entre deux discours d’enrôlement?Ce serait infiniment plus patriotique, plus chrétien et plus pratique, que de crier avec M.White: “La seule besogne du Canada, c’est de faire la guerre jusqu'à ce que l’Allemagne soit anéantie”; ou avec M.Meighen: “Nous mettrons le pays en banqueroute pour sauver l’Empire,” * # * \ • M.Morel touche à ce sujet une note qui ne se trouve pas jusqu’ici dans les publications de l'Union démocratique.Il ne suffit pas; dit-il, pour le gouvernement britannique, de tenir le peuple du Royaume-Uni au courant de la politique étrangère.Il faut aussi consulter les démocraties des colonies.“Sous le régime actuel, le Cajinet britannique, une fraction du cabinet, peut contracter [secrètement] avec les puissances étrangères des engagements d’honneur qui entraînent l’usage éventuel, non seulement clés forces des Iles britanniques, mais de celles de tout l’Empire.Voici la seconde occurreùce, dans une période relative-f.d’un matériel parfait, que le général Cadorna, le généralissime, est un organisateur de premier ordre, que la campagne actuelle a pu etre longuement et minutieusement préparée, que la guerre à 1 Autriche et à l’Allemagne est éminemment une guerre nationale et populaire et répond aux plus intimes aspirations de l’âme italienne, on ne s'étonne plus des premières victoires italiennes, qui en font présager d’autres et qui assurent le succès définitif de la campagne.” suite, sur cette question, l’opinion d’un diplomate italien : “Au point de vue du droit international, c’est l’Allemagne qui devait prendre l’initiative de la déclaration de guerre, puisque ITtalie a attaqué Tune des alliées de l’Allemagne.D’après ce que m’expliquai! ces derniers jours un diplomate bien renseigné, voici la raison qui aurait empêché le gouvernement de Guillaume II d’adresser à TUalie une déclaration formelle d’hostilités : “L’Allemagne a, en ce moment, une grande partie de ses forces engagées contre les Russes en Pologne su, rue Bleury.Ce soir, à 7.30 b*-»:*.il y aura sermon de ciBcons'f vce, Bénédiction du Très S.-Sneretr.al.i>t Ve.'.oi a laii 18’.| 18K lielt.S Ohi S3 ML “ Pr.Kâlh.Steel 290 Î90 Smith.Pue in'4 *1% Bro.Ka.T.S7 S6 South.Rail, Can.Pftcifi.15U,; 157 , “ Pr.Ccn.Lcath.431, ISHiThird Ave.'•Hi ni Chef» * Ohi 46 HflH'Twiti City.cit.M.tt s r S3 S6)4'Uaio.Pac.L iàc^ 134 C.,F.St I UV< 4, IU.S.St.Cor Ai i5».; Cou.’’ Pt.mié 113 Del.S: Hud .jutahCop.«fi7/ï ÜK Dcti.A H.C*.iVir.Chemi "* RG.pri ! WM .Union Dr Uti.Ry .W’t'h.Jtlec iuv; U3b Hrir Coin.2974 woolVurtli Or.N .,pr.120 | .2074! " Pr.Illln.C nti _ .1 .f nter-Mtr.i iovj 20 ." pr .L.è».• • • HS 147 Mi,s.p.*st .* M.K%\ T M.tk *4 Valeurs Ouv, Clôt.Valeurs Ouv.Clôt.BeimiC.145 Xor.Obio.Bia.T.L.StP 54 N-S S.A Cl., 89k 89V; Can.Ckr .110 109 “ pfd.115 ‘ U4V“ “ pfd.124 122 Ofllv.Mill.130 129».; ,:8 116 " “ pfd.90>/î Olt.L.A P.Z20 Can-Cot.L 26 25 Penmans.53 52»4 “ pld.75 78K| Québec Rf 12 m Ca.CoBvei 34 R.(% O.N.C Can.Pacif.157b Shawinig.117 115% “ New Sherwin W 55 Can.Loco.53’i 53K •' pfd.99 “ pfd.78 .Spa.Rir.Co 7 Crown Rcs .45 .43 pfd 35 Dét.Kl Rv.H2 St.Co.ofC.32H S2X Dota C.Co.98 “ pfd.Doiu.I.pld 96 95 Tor.Rv .ni Dom.S.Col 4Hi fooke Hro 16 Dom Park.120 * pfd.75 Dom.T C .74 rStéiTuck.Tob.29 " pfd.‘ ‘ pfd.90 Dul.s.S.&A .Twin Citv.“ pfd." pfd.Dul.Sut> .55 Wintl.Ry.ISO K.Can.Po.Gould M’fg .Banques — • - 1 1 *• pfd Br.No.Am.i45 Goodw Co 26 Commerce 201 “ pfd.75 Dominion.H ill.Collie.Hamilton.in.Tr.c.pd fii H ochelaga 149 loi y.183b Impérial.LrftWtC.Merchants 380 1 ’’ pfd Molsont.201 .MacDo.Co.7 Montréal.34 .Mack Cm .Nationale.v,u% “ pfd.ÀS'.N ova-Scoti 261 4 .Mex.L.ftR 46 Ottavro— ! pfd Québec.319 M.at s.p.i’24 Pis1., Royal.221V, *' .ofd Standard.( MX.H.A P 222Va 222 Toronto.211 MLCot.Md 51 Union 140 " pfd.100 .M on.Tr.Co Mnr.Tram 220 Ni pi Ming .ON RENFLOül “L’EASTLAND’’ Chicago, 11.— Ou a commencé aujourd’hui les travaux nécessaires au relèvement du bateau à vapeur “Eastland” qui est -couché sur le côté depuis le désastre du mois dernier.Des barges spéciales ont été attachées au navire renversé, pour recevoir les corps qu’on y trouvera, et des cercueils provisoires attendent les malheureux excursionnistes du 24 juiliiet. VOL.VI.— No 187 LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 11 AOUT 1915 > NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE SUCCES DES jTALIENS LES ITERATIONS SE POURSUIVENT AVEC SUCCES SUR LE PLATEAU DE CARSO ET LES POSITIONS PRISES AU NORD DE GORITZ SONT CONSOLIDEES.r Milan, 11, (André Beaumont).— Les opérations se poursuivent avec succès sur le plateau de Carso.Entre temps, les Italiens ont consolidé leurs positions au nord de Goritz, dans la région de Plava, où ils occupent presque entièrement la zone comprise dans le coude de l’Isonzo, entre Désola et Zagora.Après avoir occupé les tranchées autrichiennes dans le voisinage de Zagora, les Italiens se sont avancés du côté de Parlievo, sur les versants boisés du mont Kuk, capturés déjà en grande partie par les chasseurs alpins.L’occupation de Ci-Maundici a une grande importance au point de vue militaire.C’est un des pics le plus élevés de cette région et il est très abrupt.Au nord de cet endroit, les chas-seuls alpins et l’infanterie sont déjà allés de l’avant dans la région de Burgslall et dans la vallée de Sex-ien.La possession de ces nouvelles positions permet aux Italiens de dominer une grande partie des vallées et de prévenir les incursions des Autrichiens.Les alpins se sont frayés un chemin par le défilé de Cavallo, entre Freikofel et Val Grande, et ont débusqué les Autrichiens de leurs positions.Les Autrichiens occupaient de puissants retranchements ici, et on ne les a délogés qu’à la pointe de la baïonnette, au prix de pertes considérables.PAS DE PREUVE CONTRE SWOBODA LE PSEUDO ESPION SERA ELARGI.Paris, 11.— Le major Jullien, de la cour martiale permanente de Paris a terminé son enquête sur l’affaire Swoboda, et a recommandé au gouverneur militaire de la capitale d’abandonner la poursuite.On a d’abord mis en Jieu sûr Swoboda, qui se dit citoyen américain, parce qu’on le soupçonnait d'avoir allumé un incendie à bord de “La Touraine”.On l’accusa ensuite d’es-piOnnage.Sur le premier chef d’accusation, il a été acquitté, et on n’a pu apporter de preuve convaincante à l’appui de la seconde accusation.On donnera probablement sous peu l’ordre de l’élargir.LES INTRIGUES CONTRE BETHMANN-HOLLWEGG LE PARTI NATIONAL ALLEMAND A CONFIANCE DANS LE CHANCELIER.Berlin, viâ Londres, 11.— A une réunion tenue dernièrement, les chefs du parti national de Berlin ont condamné unanimement les intrigues dont te chancelier Bethmann-Holl-wegg a été victime.Ils ont déclaré que l’opposition à l’égard du chancelier qui a reçu récemment son ex-presison dans certains cercles du parti ne représente pas l'opinion de ce parti comme corps.Les déclarations du chancelier, a-t-on dit, ne donnent pas lieu de croïre qu’il adopte une politique faible et remplie d’illusions.Fille mérite une pleine confiance.CONTRE LES GAZ ASPHÏXIANTS Londres, 11.— Sir Hiram Maxim qui depuis quelque temps s’efforce de trouver le moyen de combattre les gaz asphyxiants employés par les Allemands a fabriqué un appareil très simple, que le gouvernement met à l’épreuve.L’appareil est destiné à allumer un feu en avant des tranchées anglaises par le moyen de bombes incendiaires, qui provoquent un mouvement d’air et font dériver les gaz de beaucoup plus légers que l’air.PAQÜËBÔTECHOÜE Londres, 11.— (12.35).— Le paquebot anglais “Rosalie” d’un déplacement de 2,725 tonnes, parti de Shields le 10 août pour San Francisco, s’est échoué.On a sauvé l’équipage.ON DISCUTE LA QUESTION DU COTON TOUS LES JOURNAUX ANGLAIS LA TRAITENT DE DIFFERENTE MANIERE.Londres, 11 — La question du coton fait l'objet des articles de fond des principaux journaux.Les uns poussent le gouvernement à agir, les autres s’adressent aux Etats-Unis et leur demandent de bien comprendre la position de 1 Angleterre.“Nous ne nous dissimulons pas, dit le “Morning Post”, le tort que causerait aux Etats-Unis notre refus de laisser pénétrer le coton en Allemagne.Nous regretterions vivement ce tort, mais en bonne justice, les Etats-Unis peuvent-ils nous le reprocher?La coupable est l’Allemagne, qui a provoqué cette guerre.Quels que soient les inconvénients dont souffriront les Etats-Unis nous leur demandons simplement de se mettre à notre place.Il n’est pas question de ce que les Etats-Unis ont fait dans le passé, mais bien de ce qu’ils feraient aujourd'hui s’ils étaient à noire place.” Le “Telegraph” dit que la déclaration de contrebande ne suffira pas à élucider le cas.Il faudrait, dit ce journal, la faire appuyer d’une entente avec les pays neutres qui touchent aux frontières de l’ennemi.Le “Times” trouve que cette question est bien plus compliquée qu’elle n’en a l'air.“Une fois déclaré marchandise de contreband e, dit-il, le coton deviendrait passible de confiscation, et le danger de voir vaisseaux et cargaisons supprimés aurait un effet salutaire en maints quartiers.Mais il serait juste que notre déclaration à cet effet fut accompagnée d’une promesse de dédommagement aux planteurs de coton atteints par cette décision.Le “Daily Mail” annonce une assemblée publique destinée à pousser le gouvernement à agir au plus tôt, et trouve regrettable ou'il soit nécessaire, dans la deuxième année de la guerre, de faire des assemblées pour forcer les politiciens à faire une chose qui aurait dû être faite au lendemain de la déclaration de guerre.LES FUNERAILLES DU JUGE H.GERVAIS (Suite de la dernière page) Un bon nombre de bouquets spirituels et un grand nombre d’offrandes de messes, en outre des offrandes de fleurs et de nombreux télégrammes de condoléances ont été reçus par ta famille.Parmi ceux qui ont envoyé des dépêches.l’on remarque MM.B.Rainville, F.G.Carroll.Honoré Mercier, le juge Panneton, Dr Ls Franchère, J.B.Rolland, Narcisse Pérodeau, juge Layergne, L.T.Maréchal, juge Lo-ranger, A.E.Hébert, la Chambre de Commerce, le Consul de France, Mme Israël Tarte, Mlle Surveyor, etc.On relevait les noms suivants parmi les offrandes de bouquets spirituels: les Srs de la Miséricorde, les Srs de la Providence, l'Orphelinat S.-Alexis, les Srs du Jardin de l'Enfance, Mlle Ernestine Mercier, Mlle Jeanne Rivet et autres.Ont offert des mesees: Sir Lomer Gouin, Hon.N.Pérotîeau, juge De-mers, Dr Merrill, J.T.R.Laurendeau, G.Desserres, Le Doyen et les Professeurs de la Faculté de Droit de Laval, P.E.Lamarche, la Corporation de l’Ecole Polytechnique et une foule d’autres.Parmi les offrandes de fleurs on relevait les noms des enfants du défunt, colonel Roy, Juge Monet, MM.Alph.Racine, N.G.Valiquette, Thl-baudeau-Rinfret, Jérémie Décarie, L’Ficole Polytechnique.L’Association des Marchands-Détaillants, L’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, le juge Martineau, la Faculté de Droit de Laval, les Etudiants en Droit, les Juges de la Cour Supérieure, les Juges de la Cour d’Appel, l’Alliance Française, l’Ecole de Pharmacie, le Club Canadien, juge Lavergne, juge Ouimet, J.R.Gérin, A.L.Deguire, Gaston Maillet et quantité d’autres.PRISONNIERS MALTRAITES M.DE VOGUE PROTESTE AUPRES DU PRESIDENT DE LA CROIX-ROUGE INTERNATIONALE CONTRE LES MAUVAIS TRAITEMENTS INFLIGES AUX FRANÇAIS DETENUS EN ALLEMAGNE.LIVRES FRANÇAIS j POUR L’ONTARIO 2,714 VOLUMES ET 5,500 REVUES ONT ETE ENVOYES DANS L’ONTARIO.— MULTIPLIONS LES BIBLIOTHEQUES FRANÇAISES.— LISTE DE DONATEURS.Paris, 11.— Le marquis de Vo-güe, président du comité central de la Croix-Rouge Française vient d’adresser une protestation officielle à M.Gustave Ador, président du comité international de la Croix-Rouge, à Genève, contre les prétei-dues mesures de représailles adoptées par le gouvernement allemand contre le prisonnier français pour se venger des prétendus mauvais traitements infligés par les Français aux prisonniers allemands.Cette protestation, en date du 4 août, est basée sur un rapport du baron Dantbouard le plénipotentiaire accrédité par le gouvernement français pour représenter le gouvernement français aux camps des prisonniers de guerre.Le baron Dantbouard prétend que des milliers de prisonniers français ont été enlevés aux camps de Eerfurst, Chrdruff, Damistadt, Friedrichsfeld, Munster et Merseburg et envoyés dans ie marais du Hanovre, pour être employés là à drainer et à nettoyer cette région.Pour la plupart de ces hommes qui ne sont pas habitués à cette sorte de travail c’est une torture morale et physique continuelle et une fatigue meurtrière dans des camps mal organisés.Cette peine barbare est infligée froidement à des innocents avec le but non déguisé de terroriser leurs familles et exercer par elles une pression morale sur le gouvernement et l’opinion publique.Pour prouver que ces représailles n’ont pas leur raison d’être, M.de Vqgüe cite un rapport du colonel suisse, M.Marvel, qui déclare que dans tous les camps français les soldats allemands sont traités suivant toutes les lois' de l’humanité.M, de Vogüe ajoute que les seuls prisonniers allemands qui aient jamais été inlernés au Dahomey, venaient du Cameroun où le climat est identique.Ceux du Maroc sont fort bien traités et ne se plaignent pas.Plusieurs familles françaises ont reçu récemment de leurs parents des récits des souffrances éprouvées par des camarades transportés aux camps du Hanovre.Ces cartes postales sont approuvées à la censure dans le but d’obtenir de plus grands privilèges pour les prisonniers allemands qui sont en France.Le public a été ému aussi par les réélis de prisonniers de guerre souffrant d’infirmités permanentes à qui on a permis de rentrer en France.Le “Devoir” du 9 ocurant signalait l’envoi de 200,OUÜ volumes français dans l’Alsace reconquise, par l’Oeuvre des bibliothèques Alsaciennes, en F'rance.Nous n’en sommes malheureusement pas là et sans doute n’atteindrons-nous jamais un chiffre aussi considérable.C’est que notre richesse en livres n’est pas comparable à celle de la F'rance et cela est tout naturel.Le chiffre de 50 000 volumes que nous avons précédemment fixé est pourtant un minimum qu’il nous faut atteindre le plus tôt possible.Nous en sommes encore loin, quoique les résultats obtenus jusqu’ici soient assez satisfaisants.Le Secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste a en effet expédié dans l’Ontario, jusqu’à date, pas moins de 2.714 volumes et 5,500 numéros de revues.C’est un début fort encourageant, mais ce n’est qu’un début.Comme le disait le “Petit Canadien”, organe de la Société Saint-Jean-Baptiste, dans son article de juillet: “En ce moment où le gouvernement ontarien multiplie brutalement et 'disons-le bien haut, inutilement, les digues pour empêcher I le français de se répandre par le ca-| nal naturel de l’école, multiplions de notre côté, ces petits ruisseaux que constitueront les bibliothèques françaises.Grâce à ces petits ruisseaux, qui iront grossir son cours, le canal deviendra torrent et renversera toutes ses digues avec ceux qui les auront élevées.” Le secrétariat de la Société Saint-JeamBaptisto accuse réception, avec reconnaissance, des dons suivants reçus depuis le dernier accusé de réception: Volu- re- M.Legendre, Montréal .Ligue des Droits du Français .Mme Laperle, Montréal .Mlle R.A.Larivière, Montréal .M H.Dalpé, Montréal .M.Jos.E.Lebeau, Montréal M.J.N.Castonguay, Québec .M.H .Dalpé.Mlle C.Marcotte, Montréal 11 M.Pelchat Montréal .M.l’abbé A.Couillard, des Prés, de son Histoire des Seigneuries de la Rivière du Sud .M.l’abbé Turcotte, Sainte- mes vues 00 50 40 10 60 6 18 6 250 12 7 10 11 32 1,556 UN PRINCE EN FAILLITE New-York, 11.— Le prince Ludovic d’Aragon Pignatelli.fils de don Jaime, prétendant au trône d’Espagne, vient de s’apercevoir que ses dettes s’élèvent à $36,545.32 et ses possessions terrestres à la somme concrète de 28 sous.Cette constatation affligeante l’a décidé à déposer une pétition de liquidation volontaire.Depuis qu’il est arrivé en Amérique, en 1911, le prince a fait parler de lui dans les journaux assez fréquemment, soit par ses fiançailles p’utôt fréquentes avec quelque riche héritière, soit en écrasant quel-u’un avec son automobile et finalement en enlevant Mlle Ruth Morgan Waters, de Red Bank, N.-J.C’est l’automobile qui a fini par embarrasser fatalement les finances du prince.Ayant écrasé M.Edward O’Connell, il a été condamné à payer une somme de 815,959.-86 de dédommagement à sa veuve et ce contretemps l’a obligé à faire cession de ses biens.Thècle 4 Jos.Courtois et Frères .45 Oi> M.l’abbé Sirois, S.-Luce .25 M.G Dorval.Montréal .50 Mme Dubé, Montréal .8 40 M.Montambau, Montréal .42 19 M.C.E.Parizeau, S.-Esprit Mlle Joséphine Fortier, 5 Sherbrooke 10 NOUVEL APPEL DE BENOIT XV Rome, 10, via Paris, II.— Le pape a résolu de lancer un nnu-vel appel en faveur de la paix, suivant le journal “Rama”, qui assure que Benoit XV est déterminé à mettre en oeuvre tous les moyens à sa disposition pour atteindre le.but.Il demandera le secours des évêques, dit cette feuille, et convoquer a même un concit oecuménique à Rome.Ce même journal prétend recevoir des renseignements établissant que le pape a adressé un appel personnel au president Wilson aux presidents de la Suisse, des républiques de l’Amérique Centrale et Méridionale, et aux rois d'Espagne et des pays Scandinaves, leur demandant d’unir leurs efforts aux siens pour obtenir au moins une trêve préparant l'ouverture des pourparlers de paix.M.G.Dorval, Montréal, 4 caisses de revues; M.A.Grenier, Montréal, 1 caisse de revues; Mlle Joséphine Fortier, Sherbrooke, 1 caisse de revues.Tous les envois doivent être adressés au secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste.296.boulevard Saint-Laurent, Montréal.CRAINTE D’UNE DISETTE DE CHARBON Altoona, Pen., 11.— La crainte d’un disette de charbon, l’automne et l’hiver prochains, a porté la Cie de chemin de fer Pennsylvania à amasser des quantités considérables du précieux combustible.Deux grands hangars ont été construits ici à cette fin.Un grand nombre de mineurs se sont enrôlés depuis le commencement de la guerre et les compagnies minières sont obligées d’annoncer pour demander des mineurs.On dit que c’est la première année que les mines de charbon seront payantes, vu que la fabrication des munitions a créé une grande demande de charbon et que la plupart des mines donnent leur production maximum.INTERESSANT POUR JÆS FUMEURS Le tabac, comme le blé, le raisin, l’orge, a besoin d’être fermenté; il n’y a qu’au Canada où on le fume à l’état brut, et c’est ce qui fait la réputation peu enviable du tabac canadien.Notre Compagnie, voulant remédier à cet état de choses, a fondé au coeur même du meilleur district producteur, un établissement de fermentation moderne, et par un choix judi-! deux des récoltes et un procédé de j fermentation rationnel et scientifique i est arrivée : lo.A éliminer le goût i du vert, i’âcreté et le surcroît de j nicotine, qui produisent cette odeur j forte si désagréable; 2o., A faire un tabac inoffensif, avec un arôme doux I et délicat; 3o.A donner une corn-! bustion facile; 4o.A assurer une ! uniformité permanente de goût et de ; qualité.Nous offrons sous le nom de “HERO” un mélange de Havane et de Quesnel.Si votre marchand ne Ta pas.nous vous en expédierons une livre, par la poste, sur réception de 75 sous, dans Québec et Ontario, de 80 sous dans le Manitoba et de 85 sous dans tout autre endroit.Ceci met à la portée des personnes les plus éloignées un tabac de haute qualité pour un prix raisonnable.LA ST.JACQUES TOBACCO PACKING CO., Limitée, E.N.CUSSON, gérant, S.-Jaeques, Cté Montcalm, Québec.VINGT-SIXIEME PELERINAGE A NOTRE-DAME DE LOURDES DE RIGAUD PAR LE PACIFIQUE CANADIEN LE DIMANCHE, 15 AOUT 1915 Sous la direction des Clercs de S.-Viateur.Prix du passage, aller et retour : Gare Viger, Mile-End, Outremont.Côte dea Neiges, £are Windsor.Weatmount, adultes $1.20, enfants 60 sous ; Montréal-Ouest, adultes $1.00, enfants 50 sous ; Dorval Strathmore, adultes 65 sous, enfants 45 sous ; Valois, Lakeside, Pointe-Claire, Bea-consfield.adultes 75 sous, enfants 40 sous ; S.-Anne de Bellevue, Vaudreuil, adultes 65 sous, enfants 35 sons : He Cadieux, Como, adultes 45 sous, enfants 25 sous ; Hudson, Hudson Heights, Choisy, adultes 40 sous, enfants 20 sous.Horaire : Départ de la gare Viger à 7.20 heures a.m.Départ de la gare Windsor à 8.00 heures a.m.Arrêt à toutes les stations intermédiaires jusqu’à Rigaud.Retour, départ de Rigaud pour gare Viger, 4.40 heures p.m- ; pour gare Windsor, 5.00 heures pjn.— N.B.: Pour renseignements s’adresser par téléphone Bell ROCKLAND 519.UN SAINE ADMINISTRATION MUNICIPALE VOILA LE BUT QUE POURSUIT LA FEDERATION DES CLUBS OUVRIERS MUNICIPAUX, MILLIONNAIRE FRANÇAIS DEPORTE Paris, 11.— La cour martiale permanente de Marseille a condamné Henri Racine, parfumeur millionnaire de Mentone, à la déportation perpétuelle et au remboursement des frais de la procédure, pour avoir fourni de l’essence de néroli et 500 tonnes d’huile d’olive à un fameux parfumeur de Cologne, par l’intermédiaire d’une maison de Lausanne.Sous la présidence de M.J.A.Guérin, la Fédération des clubs ouvriers municipaux a tenu hier soir une assemblée importante dans ses salles de la nue Saint-Denis.Après l’initiation des délégués de certains clubs, le président a fait une intéressante revue du travail accompli depuis trois années.Les clubs ouvriers municipaux ont été fondés il y a trois ans, dit-il, et la population ouvrière de Montréal a compris que notre organisation suivait d’un oeil attentif nos administrateurs municipaux.Elle a contribué à faire élire des hommes qui ne veulent plus travailler dans l’intérêt général.Le jour de la rétribution arrivera bientôt et ces messieurs seront priés de rentrer dans la vie privée.La fédération a fait appel a tous les hommes de coeur.Nous n’avons ni argent ni faveur à distribuer.Le dévouement à la chose publique est notre seule force.Nous ne sommes animés d’aucun esprit de haine.Notre idéal est de faire disparaître les abus de l’administration municipale.Avec le concours de toutes les bonnes volontés nous y réussirons.Ces remarques de M.Guérin ont été vigoureusement applaudies par l’assistance.La fédération a aussi adontê une résolution demandant au bureau des commissaires de faire une enquête sur les accusations portées par des manoeuvres autrefois à l'emploi du département de la voirie.M.J.R.Gernon, surintendant, a déjà fait une enquête sur ces accusations et il en est venu à ta conclusion que le contremaître accusé est innocent.Les manoeuvres congédiés étant les accusateurs, M.Gernon se croit justifiable de ne pas démettre l’accusé de ses fonctions.La conduite de Téchevin est ensuite venue sur le tapis.Par un vote unanime, la fédération a censuré le représentant de Rosemont pour avoir tenté de faire réinstaller des contremaîtres congédiés avec raison par l’ingénieur Amireault.Samedi le 21 août, la fédération donnera une grande soirée à la sal le Cbagnon.76 Est rue Ontario.Plusieurs éehevins ont été invités à cefD réunion qui promet d’être un succès.MM.J.A.Guérin et G.Martel ont été délégués à Hull nour assister à la célébration de la fête du Travail, le 6 septembre prochain.L’IMBROGLIO MUNICIPAL DE HULL S’IL N’EST PAS REGLE DTCI QUELQUE TEMPS, LE MAIRE DEMANDERA A QUEBEC LE DROIT DE FAIRE DES ELECTIONS.Ottawa.11.— La paix règne à Ayflmer! Vingt-quatre citoyens des plus éminents sont en état d’arres- VENTE PAR AUTORITE DE JUSTICE Seront vendus par encan public, au plus offrant et dernier enchérisseur, le lundi, trente août courant (1915), à onze heures de l’avant-midi, au bureau du Notaire soussigné, Edifice “Royal Trust”, No 107 rue S.-Jaeques, chambre 602, Montréal, les immeubles ci-après décrits appartenant à la communauté de biens qui a existé entre Cyrille Léveillé, employe civil, de la cité de Montréal, et feu Dame Marguerite Bernier, lesquels seront vendus en un seul et même, lot, savoir : Les lots de terre connus et désignés sous les numéros deux cent soixante-quinze, deux cent soixante-seize et deux cent soixante-dix-sept de la subdivision du lot officiel numéro trois cent quatre-vingt-neuf des plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de la Ixmjçue-Pointe (.‘i89-275, 276 et 277), circonstances et dépendances, de la contenance de cinq mille six cent cinquante-cinq pieds en superficie, mesure anglaise, sans bâtisse.Ainsi que le tout se trouve présentement, avec les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes attachées aux dits immeubles.Pour les conditions, s’adresser à J.A.BEAUCHAMP, Notaire, de l'Etude Beauchamp & Dticharme, Edifice “Royal Trust”.107 S.-dacques, cham-L»re 002, Montréal.Montréal, 11 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 10866.— Alex.Bremner Co.Ltd., demanderesse, vs Emile Cordeau, défendeur.Le IGème jour d’aoùt 1915, à dix heures de l*avant-midl, au domicile du dit défendeur, au No 1768A rue de Châteaubriand, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de.justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano et meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.A.Bissonnette, IL C.S.Montréal, 11 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 11908.J.A.Ba-riteau, épicier, de Montréal, demandeur, vs D Bouchard, du même lieu, défendeur.Le 20ème jour d’août 1915, à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur^ au No 33 rue S.-*Germain, en iu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.U.Normandin, H.C.ÎS.Montréal, 10 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 11512.Jean-Baptiste Letendre, marchand, de Montréal, demandeur ,vs Georges-Alphonse Deguire, de la ville de Verdun, district de Montréal, défendeur.Le 20èmc jour d’août 1915, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 460 chemin Lasalle, en la ville de Verdun, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, fixtures électriques, etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.Racette, H.C.S.Montréal, 11 août 1915.GRAND TRUNK SYSTÉM^ MOISSONNEURS DEMANDES $12.talion sous une accusation rte voies de fait sur les membres du conseil municipal; cinq conseillers sur six ont donné leurs démissions et le maire parle de tenir une élection au mois de septembre.On disait, il y a une semaine, que l’imbroglio municipal d’Ayljner était à la veille de se régler.Le bruit courait aujourd’hui, que vu le montant élevé du mémoire de frais (150 témoins à $1.50 par jour!) qu’aucune des parties n’a contesté, il faut abandonner tout espoir rte paix pour ,1e moment.C’est le renvoi de M.Narcisse Leblanc, ingénieur rte l’aqueduc, le 7 juin dernier, qui a mis le feu aux poudres.M.Leblanc, qui étal! à 1 emploi de la ville depuis plus d’un quart de siècle, vit se ranger derrière lui toute la population.Le maire et le conseil municipal avaient jugé qu’ils n’avaient plus besoin des services de M.Leblanc.L'affaire prit des proportions considérables, cinq des conseillers démissionnèrent et firent cause commune avec les contribuables mécontents, si bien que le maire resta seul de son côté.Il menace maintenant de porter l’affaire aux autorités provinciales de Québec et rte leur demander la nomination d’un nouveau conseil.Trois cents citoyens étaient dans la salle du conseil le jour de la fameuse assemblée, mais leurs protestations ne furent pas écoutées.Il s’ensuivit une petite émeute à la suite de laquelle cinq conseillers donnèrent leur démission.Le maire fil aussitôt assermenter des mandats d’arrestation contre vingt-quatre citoyens pour voies de fait •sur le conseil.La cause est pendante depuis le 14 juin.Le maire se déclare prêt à faire des excuses aux citoyens qu’il a fait arrêter et à retirer sa plainte, mais non à payer les frais.La cause reste 'donc devant les tribunaux, et le conseil ne peut siéger, et le maire parle d'une nouvelle élection.La paix règne à Aylmer! A WINNIPEG, MAN., Via le nouveau Transcontinental Ytc par mille à l’ouest de Winnipeg.Dates du départ, 19 et 26 août.LA ROUTE A VOIE DOUBLE TORONTO—DETROIT—CHICAGO INTERNATIONAL LIMITED Le meilleur service au Canada.Quitte Montréal à 10.15 a.m.tous les jours.Wagons-lits et observatoires Pullman, aussi xvagons-palais, bibliothèque et buffet CHICAGO LIMITED Quitte Montréal, 11.00 p.m.tous les jours.Wagons-lits-compartiments et wagons-palais et buffet.122, rua St-Jacques, angle .St-Frai» çoia-Xavier—T41.Main 600$ Hotel Windsor 44 Uptown 11*7 Gare fionaventure 44 £jtt| CANADIAN PACIFIC MOISSONNEURS DEMANDES 1t.$12.Départ, 19 et 26 août A WINNIPEG .MjC par mille au-delà dans le _ Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta EXCURSIONS au BORD de la MER DE MONTREAL ET RETOUR Si.Andrew» .$13.95 Fredericton .$14.85 8.-Jean .15.30 Moncton .15.30 Halifax 19.45 Yarmouth .18.80 Taux réduits pour autres endroits.Départ, 13, 14, 15 et 16 août; limite de retour, 30 août, 1915.SERVICE DES TRAINS 7.15 p.m., tous les jours.WaRons-ms et buffets ordinaires.Cotai Windsor Caru Ha* tau at dais Stta Wl.PROVINCE DE QUEBEC, district de Monl real, Cour de Circuit, No 8650.— Cité d Westmount, demanderesse, vs H.E.Rk , défendeur.Le 20ème jour d’uoij Ulo, a dix heures de l’avant-midi, au de micile du dit défendeur, au No 5700 oues rue Sherbrooke, en la cité de Montréal, se ront vendus par autorité de justice les bien et effets du dit défendeur saisis en cett reuse, consistant en voitures d’été et d’hi ver, meubles de ménage, etc.Conditions urgent comptant.J.H.Dockstnder, H.C i Montréal, 9 août 1915, PROVINCE DE QUEBEC, district de Monl real.Cour de Circuit, No 8337.— Josepi Léon Patenaude vs Damage Bclisle.Le 20 Jour d’août 1915, à dix heures de l’avant midi, aux domicile et place d’affaires di dit défendeur, au No oO rue S.-Elisabeth en la cité de Montréal, seront vendus pa autorité de.justice les biens et effets di dit defendeur saisis en cette cause, cousis tant en meubles de ménage et marchand! scs.Conditions : argent comptant.F.X Champagne, H.C.S.Montréal, 11 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont real.Cour de Circuit, No 11910.— W.Juaii de Maisonneuve, épicier, demandeur, vs J, seph Brochu, du même lieu, défendeur L 20eme jour d’août 1915, à 11 heures de l'u vaut-midi, au domicile du dit défendeui au No 99 rue Orléans, en la ville de Mai soiincuve, seront vendus par autorité d justice les biens et effets du dit défendeu saisis en cette cause, consistant en mru oies de ménage, etc.Conditions : argen comptant.J.U.Normandin, H.C.S.Montréal, 10 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Moi réai, Cour Supérieure.No 2492.— De AH Daoust, épouse séparée de biens de H yiau, do Montréal, demanderesse, vs Ch< les Malus, du mémo lieu, défendeur.20ème jour d’aoùt 1915, à 10 heures de 1 vant-midi, aux domicile et place d’affaii du ilit défendeur, au No 1385 rue S.-Don nique, en la cité de Montréal, seront ve dus par autorité de justice les biens et < fets du dit défendeur saisis en cette eau: consistant en articles d’épiceries, etc Ce ditions : argent comptant.1.Breux, H.C Montréal, Il août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Moi real, Cour de Circuit ,No 9681.— C.Spedman and Sons, corps incorporé, de 1' tut de Nom-York, Etats-Unis d’Amérique, Long Island City, demandeurs, vs Wilii; InSP’T’ de ’Montréal.Lf 21ème jour d'af 1915.i» 10 heures de l’avant-midi, a la p ce d affaires du dit défendeur, au No i rue S.-daeques, en in cité de Montréal.' runt vendus pur autorité de justice les bie et effets du dit défendeur saisis en cei cause, consistant en graines, comptoir, h lance, etc.Conditions : argent comptant.V.Normandin, H.C.S.Montréal, 11 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Moi mu, Cour Circuit, No 10812.— J.A.Dion vs T.Padarozny.Le 20ènie jour d’ao 101.), a dix heures de l’avant-midi, au c nncile du dit défendeur, au No (>4 rue C dieux, en la cité, de Montréal, seront ve dus par autorité de justice les biens et « lets du dit défendeur saisis en cette eau; consistant en meubles, etc.Conditions : z gent comptant.A Lalonde, H.C.S Montréal, 11 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district Te Cour Circuit.No 8171.- J Baillargeon Exp.Co.Ltd, vs J.O’Don'n Cartage C0.Le 20ème jour d’août 1915, l ayant-niiiii.aux domic et place d affaires du dit défendeur, nu l.l.) rue Nazareth, en la cité de Montré seront vendus par autorité de justice J hiriis et etfets du dit défendeur saisis tette cause consistant en paniers, ameub monts de bureau, etc.Conditions : arge comptant.H.Lavoie, H.€ S 8 Montréal, Kl août 1915, FEUILLETON DU “DEVOIR” COMME UNE TERRE SANS EAU.Jacques des Gâchons 22 (Sirîe).Le directeur du petit journal qui faisait ainsi attendre passa quelques mauvais quarts d’heure.Camille comprit vite qu’on donnait a ce personnage le nom d’Arthur pour en parler avec plus de liberté.Il y eut quelques pugilats à l’étage supérieur.Des chapeaux descendaient en spirale dans la cage, salués par les quolibets des assis-tasts: —Ils vont se tuer!.Bah! Il en restera toujours pour la graine.Cinquante minutes passèrent ainsi, Vers onze heures, la porte enfin s’ouvrit et le garçon appela: —Les quatre premiers! D'un seul mouvement automatique et qui était sans doute dans la tradition hebdomadaire, les trente dessinateurs qui attendaient le bon plaisir du directeur de Faites Risette avancèrent de deux marches, d’un coup de reins, comme s’ils étaient tous devenus, soudain, culs-de-jatte.Camille réprima un haussement d’épaule et un mouvement d’humeur.Il consentait à prendre la file, comme au bureau de poste, il voulait bien -sourire des quolibets de ces “poiaches” que les artistes deviennent lorsqu’ils se trouvent réunis; tout de même il avait de la répugnance à suivre les rites en usage dans cet escalier.Mais, de I ' peur de s’attirer de nouveaux sarcasmes, il continua, de cinq minu-les en cinq minutes, à gravir "escalier au grand dommage de son fond de pantalon.Le vieil homme son voisin avait, depuis longtemps, terminé son repas.Il avait pris son grand carton | sur ses genoux et, de temps en temps, i! l’entr'ouvrait, plongeait un doigt pour écarter les feuillets intérieurs et souriait derrière ses lunettes.Il paraissait assez satisfait des dessins qu’il allait soumettre à “M.Arthur”.Les deux fumeurs de la marche supérieure ne semblaient pas plus inquiets, ni du reste aucun de ceux qu’apercevait Camille, ni avant ni après lui, car cinq ou six jeunes gens venaient d’arriver avec des rouleaux sous le bras.Us (paraissaient se connaître, et parlaient de leurs patrons, dos heures de rentrée, de leur déjeuner compromis.Camille le devina, il avait près de lui de jeunes calicots du Sentier qui profitaient de leur sortie pour venir tenter la chance de vendre un dessin à Faites Risette.Mais si tous ceux qui faisaient antichambre montraient un visage gai et amusé, i! n’en élait pas ainsi de ceux qui descendaient et qui avaient passé par le cabinet édito- rial.Les uns, le chapeau en bataii-le, clamaient des jurons de charretier.Dautres,- l’oeil mauvais, vaticinaient pour rendre aux camarades le mal qu'on leur avait fait: —Ah! là, là, pas la peine d’attendre.Arthur s'est levé du pied gauche.Ce que vous allez prendre!.L’un d’eux s'adressa directement à Camille: —A votre place, je reviendrais un autre lundi! A quoi le nouveau venu répondit par un geste évasif qui pouvait signifier; “Oh! un jour ou l’autre, je suis sûr de mon affaire.Je n'ai aucun talent, et M.Arthur aura raison de m’envoyer promener.” Camille d’ailleurs s’évertuait à ne penser à soi-même, à s’intéresser à l’étrange spectacle qu’offrait ce piteux défilé.Une silhouette Je frappa: un homme encore jeune, mais si décoloré, si maigre qu’il faisait mal à regarder.Il était vêtu d’une sorte da jaquette luisante, boutonnée, et coiffé d’une petite bombe en feutre à bord étroit.—Eh bienl mon petit ?lui demanda le gros homme à la pipe.L’homme, qui descendait d’un pas mal assuré, cligna des yeux, remua la tèle, à droite, à gauche, et dit à mi-voix, dans ie silence nui s’était établi ; —Toujours pareil.Il n’a rien voulu.Trois semaines qu’il ne me prend rien.Il y avait tant rlc désolation dans la voix éteinte de cet homme déçu, que Camille fronça le sourcil comme si cette malchance l’atteignait personnellement.Celui qui avail interpellé le malheureux se leva et le suivit jusqu’au bas de l’escalier.Il y a des gestes qui ont leur pudeur et qu’on retient en public .Le vieil homme à la pipe n’était pas riche, mais il connaissait la misère de son camarade et i'I voulait lui glisser une pièce de cent sous dans une poignée de main, sans témoins, de peur d’une révolte bête.Lorsqu’il monta reprendre sa place, il parut moins ridicule aux yeux de Camille.Ces scènes, où le rire et le drame se mêlaient comme dans les jeux d’enfants, avaient, en quelques instants, mis Camille au diapason de toutes ces détresses.Ces nouveaux sentiments le quitteraient sans doute, dès qu’il aurait perdu de vue celle bande de crève-Ua-fnim, mais il les subissait, dans la minute présente, sans trop d’étonnement, comme on se fait parfois une âme nouvelle en passant de la solitude doci- le à la foule qui hurle.Et Camille gravissait les échelons du supplice qu’iil s’était “sottement” imposé, sur la foi du vieux peintre.Il maniait, au fond de sa poche, le petit rouleau de ses dessins.Il les revoyait un à un.C’étaient des tètes, rien que des têtes, — il ne savait pas dessiner autre chose.Des têtes de gens connus, une Sarah avec le col ,de l’Aiglon en guise de coMicr qui l’enchaînait à un petit Guignol; un minuscule Santos-Du-mont, la cravate blanche figurant vaguement un aéroplane; Guitry de qui la mâchoire énorme servait de piédestal; un Alphonse XIH au sourire éclatant; un Guillaume II en toupie, sur la pointe d'un casque retourné.Il avait pris les têtes qu’il savait Je mieux et, après avoir essayé pour chacune cinq ou six croquis, il avait abouti à ces compositions intdlligentes où la caricature avait une signification.Il n’y avait dans ces visages ni la satire violente d’un Forain, ni l’espril acerbe d'un Sem, ni la fantaisie cruelle d’un Jean Ve-ber, ni l’humour malicieux d’un Abel Faivre, mais on y pouvait lire une préoccupation personnelle de saisir le côté comique du personnage avec un rappel du trait physique, caractère, cause première de son succès et de sa renommée.A mesure que Lamilile voyait approcher son tour, il sentait toutes ses idées se brouiller.A un moment il se demanda pourquoi il était là, comme un indigent à la porte d’un asile où l’on distribue des soupes.Puis il pensa à son grand-père, — la Prairie, t’Institut, le Louvre, — il ricana tout bas et trouva tout à coup ses croquis stupides.Plusieurs fois il fut sur ie point de s'enfuir.Il eut peur des moqueries et demeura.Enfin, à une heure moins le quart, il passa le seuil de la revue avec trois autres dessinateurs: le vieil homme à lunettes et deux jeunes gens qui ne cessaient de plaisanter et de prévoir Je plus riant avenir.II s’agissait d'une dernière station dans le vestibule de Ja petite revue, sous l’oeil ironique du garçon installé dans un coin, derrière sa petite table et découpant des bonshommes en papier dans de vieux journaux.(A suivre) LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 11 AOUT 1915 VOL.VI.— No 187 Le temps qu’il fera i Venu légers et beau.Demain, beau et chaud.Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et Harrison, 85 Est rue Notre-Dame.R.de Meslé, gérant.Aujourd’hui maximum.• Même date l'an dernier.• • Aujourd’hui minimum.• Même date l’an dernier.Baromètre.— 8 h.matin, 30.00 11 h.matin, 30.00 ; midi, 30.00.JEUDI, 12 AOUT Sainte Claire, rierge.Lever du soleil, 4 heures 56.Coucher du soleil, 7 heures 13.Lever de la lune, 6 heures 39.Coucher de la lune, 7 heures 55.Premier quartier de la lune, le 17, à 9 h.23 m.du soir.LES FUNERAILLES DU JUGE H.GERVASS ELLES ONT EU LIEU CE MATIN A L’EGLISE S.-LEON DE WEST-MOUNT AU MILIEU D’UNE GRANDE FOULE.JUSTE ET CONVENABLE AU NOM DE L’HOPITAL GENERAL, Me MEREDITH S’OPPOSE A L’INJONCTION INTERLOCUTOIRE DEMANDEE PAR LE PARC DOMINION CONTRE LE SOU DU PAUVRE.LA GUERRE KOVNO SERA EVACUE Petrograd admet qu ils devront abandonner cette place et se replier sur Vilna.— L ennemi attaque vainement en attendant.— Guillaume, craignant pour sa vie, diffère son entrée à Varsovie, Les funérailles de M.le juge Honoré Gervais ont eu lieu ce matin en l’église S.-Léon de Westmount au milieu d’un concours considérable de parents et d’amis.Le cortège funèbre tiuiita ta maison du défunt, coin des rues Melville et Sherbrooke Ouest, vers neuf heures et demie pour se rendre à l’église où la levée du corps fut faite par M.le curé O.Gauthier.M.l'abbé Desjardins, secrétaire de l’Université Laval, chanta le service assisté de MM.les abbés Label-le et Chalillon, professeurs au collège de Montréal.Sa Grandeur Mgr l’archevêque chanta ensuite l’absoute, assisté de Mgr Dauth, vice-recteur de l’Université Laval et de M.l'abbé Barré, curé de S.-Hilaire, confrère de classe du défunt.Dans le choeur l’on remarquait: le R.P.Renaud, C.S.C.et M.l’abbé Loiselle, curé d’Adamsville.Plusieurs autres membres du clergé retenus au Grand Séminaire par Ja retraite annuelle ont exprime à la famille leurs regrets de ne pouvoir assister aux funérailles.La nef était remplie de représentants de l’Université Laval, des diverses facultés, des élèves, de la Magistrature et du Barreau, du Palais, ainsi que des différentes autres professions.Un grand nombre des amis du défunt étaient venus aussi lui rendre le dernier hommage.Dans le cortège l’on remarquait entre autres : MM.Jérémie Décarie.Secrétaire Provincial, représentant Sir Lomer Gouin et le gouverne-ment provincial, Rodolphe Lemieux, représentant Sir Wilfrid Laurier, le sénateur .1.P.B.Cas-grain, Alph.Racine, C.L.Sir Horace Archambault, juge en chef de la Cour du Banc du Roi.les juges Bmneau, Saint-Pierre, Martineau, Maclennan, Monet, Fortin, Brodeur, J.B.Archambault, Panneton, Deniers, Sir Réal Angers, L.O.Tail-lon, E.Favre-Surveyer, Ed.Mont-petit, Phil.Cousineau, Léon Mercier Gouin, N.G.Valiquette, Alph.Valiquctte, Bessette, le vice-consul de France, Reynaud, Fyen, principal de l’Ecole Polytechnique, Marceau, Dr .1.Girouard, l’échevin La-rivière, Léon Garneau, Dr AU).Dauth, F.G.Curran, C.R., Jos.Morin, Dr Lachapelle, M.Tarut, G.Desserres, U.Emard, Rob.Taschereau, Boulais, J.A.Bonin, Clément Robillard, René Faribault, .1.O.La-brecque, l’échevin L.A.Lapointe, F’rs.Archambault, H.H.Ross, H.Damphousse, R.A.Corriveau, L.A.Bedard, Art.Berthiaume, N.Chevrier, Dr Poissant, R.C.Smith, W.S.Walker, Siméon Morin, Rod.Brunet, Rod.Langlois, G.Maillet, Papineau Mathieu, P.Ledieu, le magistrat Saint-Cyr, L.Dupré, A.Laniel, président des Marchands-Détaillants et J.A.Beaudry, aii>si que des étudiants des diverses facultés de Laval.Le deuil élait conduit par les fils du défunt : Joseph, Aimé et Charles, son gendre Elzéar Roy, ses frères Alphonse et Elisée Gervais, ses beaux-frères MM, Lanoue, Hardy, Aug.Robert et Dr Lamoureux, ainsi que plusieurs autres parents.Quatre voitures remplies de fleurs témoignaient de la haute estime dont jouissait le défunt.(Suite en page 5).M.le juge MacLennan, siégeant en Cour de Pratique, ce matin, a pris en délibéré la demande d’injonc-lion interlocutoire contre la mise en vigueur de la taxe du sou du pauvre faite par la Compagnie du Parc Dominion.Me E.Meredith, avocat de l’Hôpi-ial Général, a plaidé à onze heures la cause des hôpitaux qui se trouvent à bénéficier de l’effet de cette nouvelle taxe perçue sur les clients des lieux d’amusements.H dit qu’il faut tenir compte des pertes des deux parties dans cette injonction.Les hôpitaux perdraient les recettes de la taxe et les lieux d'amusements ne perdraient rien.Le juge fait remarquer aussi que seuls les clients sont taxés et non les propriétaires.Me Meredith voit dans cette demande d’injonction un moyen d’empêcher que la taxe ne soit perçue à un temps où elle rapporterait le plus.Qu’est-ce que le Parc Dominion peut bien perdre ?^ Ce n’est pas lui qui paie le sou.Cette taxe ne nuit pas au commerce des amusements, car les billets sont livrés tout imprimés à l’hôtel de ville.Si la perception de la taxe nuit, au commerce, les propriétaires n’ont qu’à intenter une poursuite en recouvrement de dommages à la ville et non à demander une injonction pour arrêter irrévocablement celte taxe.La taxe est tout à fait juste et convenable, car elle aide aux hôpitaux tout en affectant très peu les goussets du public.La chose se pratique dans les autres pays et il n’est que juste que ceux qui reçoivent ms bienfaits des hôpitaux contribuent à leur soutien, car il ne faut pas que tout le fardeau retombe sur les riches.Le peuple qui paie la taxe ne s’est pas plaint jusqu’ici et semble très content de la payer.Ce sont les lieux d’amusements qui ne veulent pas se donner la peine de vendre les billets à cet effet.La loi et le règlement sont raisonnables.D’ailleurs la ville alloue dix pour cent des recettes aux propriétaires pour la vente et la perception des billets, ce qui suffit à rembourser les frais supplémentaires quand il y en a.Me Saint-Germain vient ensuite et ne nie pas que la taxe ne soit utile aux hôpitaux.Il met en doute le droit de la Legislature de faire cette loi et dit que, si l’injonction est accordée, les hôpitaux vivront comme ils ont vécu jusqu’ici sans subir de pertes, tandis que par le maintien de la taxe le commerce des amusements sera ruiné.Il déclare qu’il est déjà diminué de cin-quantc pour cent.Il veut voir décider la légalité du statut permettant cette taxe, car c’est une loi nouvelle au pays et qui peut comporter des effets irréparables pour les propriétaires de lieux d’amusements qui sont de plus sujets à l’amende et à l’emprisonnement.Me Saint-Germain soutient que c’est une taxe indirecte, mais le juge s’inscrit à l’encontre de cette opinion et déclare en outre qu’il semble que le Parc Dominion désire échapper à l’effet de la taxe.Me Saint-Germain revient à la charge en disant que la loi est immorale parce qu'elle met un homme entre son intérêt et une obligation.Il trouverait plus juste que la ville fasse elle-même la perception de celte taxe par ses employés.L,a canonnade est très vive près de Souchez et dans l’Argonne ; le calme règne sur le reste du front franco-belge.50 SOUS-MARINS TEUTONS COULES L’AZTEC A LE CONTRAT CE MATIN, LES COMMISSAIRES TRANCHENT LA QUESTION DU MACADAM ASPHALTE.— UNE INJONCTION.— LE DANGER DES RUES FERMEES.— REPONSE AU COMITE DES CITOYENS.Où Acheter Demain (Enregistré conformément t >a loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.LIBRAIRIE DE LA BONNE LECTURE A BON MARCHE (Spécial au “Devoir”) Petrograd, 11.— Les Russes évacueront peut-être avant la fin de la semaine Kovno maintenant l’objet de violentes attaques de la part des Teutons, on l’admet dans les milieux officiels.Depuis minuiit, samedi, les casques à pointe ont lancé des milliers d’obus contre les 3 principaux forts qui protègent la forteresse a l’ouest.Ces projectiles ont emporte les retranchements en certains endroits, mais l’héroïsme de l’armee russe a chaque fois fait reculer les ennemis, quand ils ont tenté de se ruer à travers les brèches.Les experts militaires tout en regrettant la nécessité de l’abandon de Kovno, continuent d’envisager la situation avec optimisme et déclarent que les Moscovites se replieront en bon ordre sur Vilna, s’ils sont forcés d’évacuer la forteresse.LE KAISER TREMBLE POUR SES JOURS Amsterdam, 11.— La crainte que des espions russes n’attentent à sa vie a fait ajourner l’entrée triomphale du Kaiser à Varsovie, apprend-on aujourd’hui.Le bruit est parvenu à l’oreille des détectives qu’on a miné les places publiques et que des agents du tzar sont restés en arrière et ont reçu instruction d’assassiner Guillaume.On a conséquemment différé l’exécution des mesures relatives au voyage du Kaiser.Pour la imison, des corres- mndants américains et d’autres pays neutres qui uevaient entrer à Varsovie, le lendemain de la capitulation, ont dû remettre à plus tard leur visite.BULLETIN DE PARIS Paris, 11 (*2.35).— Bulletin officiel de cet après-midi: Dans la région de l’Artois, il y a eu une vive canonnade hier soir, el près de Souchez, nous avons repoussé une attaque allemande livrée avec des bombes.Dans l’Argonne, on relève un très violent bombardement de nos positions à l’est du chemin menant de Vienne-le-Châleau à Binarville.Sur le reste du front la nuit s’est passé dans le calme.LA GUERRE AUX PIRATES New-York.11.— Suivant VArmy and Navy Journal les Alliés ont détruit 50 sous-marins allemands depuis le début des hostilités.A cause du silence gardé par le gouvernement anglais, on ne savait généralement pas qu’on avait capturé plus do 12 submersibles.Le journal dit : “Nous tenons de source qui paraîtrait irrécusable si nous avions la liberté de parler, que les Alliés jusqu’au 20 juillet ont L’ENNEMI N'A PAS FINI EN POLOGNE Londres, 11 — Jusqu'à présent rien ne décèle que ies Allemands aient opéré un retrait considérable de leurs troupes dans la zone orientale Au contraire, le mouvement d’offensive qui a fait tomber Varsovie n’a pas subi de ralentisse ment, et les Moscovites en retraite sont encore dans une position périlleuse.MONTREALAIS MALADES Ottawa 11.— Sur la liste des pertes d’aujourd’hui, on remarque les noms suivants: J.Marsh, de Verdun, Montréal, du Î3ème bataillon.gravement malade, et Rosaire Godin, de Sainte-Anne de la Péra-de, du 22ème bataillon, sérieusement malade.CONTINGENT DE TRINIDAD Kingston, Jamaïque, 11.— L’ile de Trinidad enverra un contingent de 400 ou 500 hommes à la nouvelle armée de Kitchener.La législature de la petite colonie a voté hier, les fonds nécessaires à cette expédition.Il a aussi été décide de remplacer les pertes futures par de nouvelles recrues, qu’on expédiera à mesure.BONNE RENOMMEE VAUT MIEUX QUE.M.H.CHUTE VEUT REMBOURSER A L’ETAT LA SOMME REÇUE PAR SON FILS COMME PRIX DE VENTE D’UNE VIEILLE ROSSE.L’imbroglio du bureau des commissaires a cessé avec l’entrée en scè-ne de M.McDonald, ce matin.Ce commissaire, à la suggestion de l’ingénieur en chef, a proposé l’adoption I du rapport des experts recommandant l’octroi du contrat pour le pa- ! vage de certaines rues en macadam asphalté à la compagnie Aztec Oil, à .35 sous la verge carrée.La soumission de cette dernière compagnie est la seule à avoir été prise en considération avec celle de la compagn''e Simplex.L’agent de cette dernière firme a démontré, avec chiffres à l’appui, que sa soumission était aussi bon marché que l'autre et que de plus on n’acceptait l’Aztec qu’à la condition qu’elle emprunte à la Simplex l’offre de garantie qu'elle faisait, mais on a passé outre.Cela n’a d’ailleurs aucune espèce d’importance, car tout ce qui a été fait ce matin au bureau des commissaires sera très prochainement soumis aux tribunaux, car il est probable que la compagnie O’Sullivan et la compagnie Warner-Quinlan voudront savoir pourquoi leurs soumissions ont été écartées.GRAVE PROBLEME Le maire tout en déclarant, ce matin, que le fait que certaines rues restent fermées cause des retards dangereux au service des incendies, ^s’obstine cependant à ne pas signer le contrat pour la fourniture de l’asphalte.C’est pourtant uniquement faute de ce matériel nécessaire pour en compléter le pavage qu’un grand nombre de rues de la ville restent fermées.LE MAIRE ET LE REFERENDUM Le maire a adressé, ce matin, une lettre au comité des citoyens dans laquelle il déclare qu’il croit opportun de faire dès maintenant le referendum sur l’abolition du 1 reau des commissaires.11 allègue surtout ¦qu’il a pris l’engagement envers les électeurs à ce sujet lors des dernières élections et qu’il ne veut pas se représenter devant le peuple sans avoir rempli sa promesse.COLLECTION pour tous comprenant un choix d’ouvrages pouvant être mis entre toutes les mains, prix exceptionnellement bon marché, chacun.SOç ALBUMS D’IMAGES POUR ENFANTS LE JEUDI DE LA JEUNESSE.OOç LE JOURNAL DIABOLO.75ç LE JOURNAL ROSE.50ç LlMtfÂr RABAIS SPECIA UX Angle S.-Catherine et Montcalm Belles portières en tapestry, brochées à deux tons de rouge et vert, 3 verges de long.Valant $1.50, 89c pour .*•••••••••••• Oreillers en plume, couvertes en bon coutil.€| Valant 60c, pour .1 UNIQUE OCCASION DE VISITER LES DEUX EXPOSITIONS DE LA CALIFORNIE Dames et demoiselles Toyagreant sans compagnon seront assurées de recevoir bienveillants égards, protection et attention.VOYAGE DE 53 JOURS, DISTANCE PARCOURUE : 12,000 MILLES, TAUX $645.TOUTES REPENSES PAYEES- Départ le 1er septembre, sous la direction personnelle de notre Monsieur BARIL.Demandez notre programme-itinéraire.Les agences de voyages JULES KONE (Continuant les affaires de Hone et Ttivet) 9 BOUL.S.-LAURENT, MONTREAL.Tel.Main 2605-4097.— 31.rue Buade, Québec.L’INDEPENDANCE DE LA POLOGNE ON APPREND D’EXCELLENTE SOURCE ALLEMANDE QU’ON CONSIDERE QU’IL SERA IMPRUDENT DE DEMEMBRER LA POLOGNE.— VERS LA LIBERTE.HOMICIDE ET NEGLIGENCE COUPABLE dit que les propriétaires de lieux d’amusements s’opposent à percevoir cette taxe pour la ville, car ce n’est pas leur affaire, et cela cause des inconvénients, comme le prouve l’offre de la ville de dix pour cent des recettes comme compensation.Il voudrait que la ville emploie trois ou quatre cents de ses policiers à cette besogne.Les plaidoiries étant terminées le juge annonça qu’il prenait la demande d’injonction en délibéré.LA COMMISSION SCOLAIRE D’OTTAWA ELLE PROTESTERA, CE SOIR, CONTRE LA NOMINATION DE LA COMMISSION GOUVERNEMENTALE.(De notre correspondant) Ottawa, 11.— La Commission Sco-laire régulière tiendra, ce soir son assemblée mensuelle, au cours de laquelle, elle adoptera une résolution de protestation contre la nomination de la commisison gouvernementale.Malgré les injonctions prises par la commission scolaire, la commission fera aussi le choix d’un nouveau secrétaire en remplacement de M.Doyle, qui a accepte d’agir comme secrétaire de la nouvelle commission.11 est tout probable aussi que la commission discutera la question de l'engagement dès professeurs pour ses écoles qui s’ouvriront quand même en septembre.Les commissaires se rendront comme à l’ordinaire aux bureaux de la commission rue Queen et s'ils ne peuvent y avoir accès, ils tiendront leur assemblée dans les bureaux de l’Association d’Education LA JOURNEEDE 8 HEURES New-York, 11 — L'Association des Machinistes a appelé en conférence les délégués de 18 unions locales qui se réuniront ici lundi soir.Il sera question surtout de la journée de huit heures.Environ 150 délégués seront nrésents.-— NOYE REPECHE On a repêché le cadavre d’un inconnu au ()ied de la rue McGill.Le corps a été transporté à la morgue.LES REBELLES FONT DES LEURS Brownsville, Texas, 11.—Les rapports reçus ici depuis 24 heures indiquent que les bandits mexicains qui opèrent depuis quelques jours dans la vallée du Rio Grande ne sont pas disposés à cesser leurs incursions.Il y a eu en elïet plusieurs batailles entre eux et les soldats américains, et le chiffre des morts s’élève jusqu’à présent à vingt hommes.Le dernier rapport mentionne un soldat américain, quatre Américains faisant partie des bandes mexicaines et cinq Mexicains.AMERICAINS ASSASSINES Harlingen, Texas, 11.—Les deux frères Brady ont été tués, hier, d ms une rencontre avec les Texas Ranges, corps de police à cheval.Les Brady étaient reconnus comme les chefs des “ outlaws ” mexicains.DEPART DU MINISTRE BELGE Mexico, 9, vià Galveston, 11.— Le général Gonzalès a mis, ce soir, un train spécial à la disposition de Jose Cardoso de Oliveira, le ministre belge, qui partira, demain matin, avec des membres de sa famille et le secrétaire de la légation.On accordera .pi diplomate à son départ toute la protection voulue et tous les honneurs militaires.Signor Cardoso a reçu une dépêche l’informant qu’un navire de guerre le conduira de Vera-Cruz au port américain le plus rapproché, où il conférera avec le président Wilson et M.Lansing.11 n’y a pas de désordre dans la ville.ON ASSASSINE UN FANTASSIN AMERICAIN Corpus Christi, Texas, 11.—Des bandits mexicains ont tué un fantassin américain, à Palm Gardens, à 2 milles à l’est de Mercedes, Texas, hier soir.La victime est un des 4 soldats qui gardent Palm Gardens.Kentville, N.E., 11.— Avant l’ouverture de la séance de la commission Davidson, ce matin, M.Henry J.Chute a demandé l’autorisation de rembourser au gouvernement la somme de $1115 que son fils a reçue comme prix de vente d’un vieux cheval qui ne se relevait pas tout seul quand il tombait.M.Chute a dit qu’il regrette que son fils ait offert ce cheval en vente; quant à lui, voyant que le vétérinaire avait accepte l’animal, il a cru qu’il pourrait encore être utile.11 ne veut pas frauder le gouvernement, surtout à cette époque critique pour l’Empire.Il tient plus à sa réputation qu'a celte somme et demande par conséquent Ja permission de rembourser la somme.Sir Charles Davidson a promis de prendre celte demande en considération.Comme d’autres achats de vieux chevaux ont été dévoilés, Sir Charles a demandé si la limite d’âge a été élevée, l’avocat de M.Dewit Foster a déclaré que le colonel Neal, d’Ottawa, avait autorisé l’achat des chevaux âgés de plus de huit ans., C.H.Applegath, de Berwick, qui | a vendu un cheval de six ans pour i iÿl7ô, dit que le Dr Lhipman ne i’a ! presque pas examiné.Fred.Creighton, d’Aylesford, a1 reçu $165 pour un cheval de 14 ans.Il a déclaré au vétérinaire que ____________ , le cheval avait 14 ans.L’avocat Enver Pacha, le ministre de la guer- i l'hompson lui faisant remarquer re a dticlaré à un correspondant de j que son reçu mentionne un cheval la Presse associée: “J’ai pleinement Me Jacobs est aussi de cet avis et couiéi capturé ou détruit environ 50 sous-marins tenions.” Le colonel Church, rédacteur du journal, a confié au Times qu’il est Fauteur du paragraphe cité et qu’un haut fonctionnaire de l’amirauté anglaise lui a fourni ces renseignements.LES TURCS SONT PLEINS DE CONFIANCE Constantinople, 9, vîà Berlin, 11 TEL EST LE VERDICT RENDU PAR LE GRAND JURY CONTRE LE CAPITAINE ET L’INGENIEUR AU SUJET DU DESASTRE DE L" EASTLAND”.Chicago, 111., 11 — Au tribunal, devant le juge Kersten, 3e grand jury a rendu un verdict d’homicide et de négligence criminelle, touchant le désastre de l’“Eastland” Le capitaine Fingénieur et les quatre officiers de la compagnie de navigation S.-Joseph-Cnicago sont nommés clans l’ordre suivant : MM.G.T.Arnold, président de la compagnie, W.H.Hull, vice-président et gérant-général, W.C.Steele, secrétaire-trésorier, R.W.Davis, sous - secrétaire - trésorier, H.Per-dersen, capitaine de F“Eastland”, et J.M.Erickson, ingénieur.Chacun des officiers de la compagnie devra fournir une caution de $20.000, et MM.Perdersen et Erickson, |10, 000 chacun.Les deux derniers sont accusés de négligence criminelle et les quatre premiers d’homicide.Des accusations distinctes n’ont été portées que contre le capitaine et l’ingénieur.- LES CAISSONS SONT SOLIDES VON SANDERS EST DEGOMME LE GRAND-DUC DE MECKLENBURG EST NOMME A SA PLACE COMMANDANT DES ARMEES TURQUES.confiance que nous serons capables de tenir les Alliées en échec dans la péninsule de Gallipoli, même s’ils font venir de nouveaux renforts.Nous savions que l’attaque d’il y a 2 jours devait se produire, et nous étions préparés.Suivant les renseignements que j’ai obtenus, les Alliés ont opéré le débarquement de 3 divisions de 50, 000 hommes.Sans contredit une partie d’entre eux sont hors de combat, car cette nouvelle tentative de forcement des Dardanelles a coûté cher jusqu’ici aux ennemis." LA SITUATION EN GALLIPOLI Londres, 11 — Le débarquement soudain de troupes anglaises dans les environs de Karachali, au nord du golfe de Saros.et la reprise de l'offensive à l’extrémité sud de la péninsule ste la Gallipoli et au nord de Gaba Tepe, démontrent amplement que l’on reconnaît la suprême importance qu’il y a pour les Alliés a forcer le passage des Dardanelles, et que c’est là le moyen le plus rapide de faire tourner la roue de la fortune en faveur des Russes et de leur permettre de reprendre l’offensive.Les Australiens el les Néo-Zélandais ont renforcé récemment leurs positions à Gaba Tepe.Le nouveau débarquement a eu lieu sur le flanc et en arrière des lignes de Bulair.Si l’on continuait les opérations dans cette région elles constitne-raient une menace pour les puissants retranchements érigés par les Turcs dans la partie rétrécie de la péninsule.DEUX DRAGUEURS BOCHES COULES Berlin, 11 (Rapport officiel).— Le bulletin officiel de cet après-midi convient de la perte de 2 bateaux dragueurs de mines allemands, survenue dimanche au cours du combat livré au large du golfe de Riga.de 11 ans, le témoin répète qu’il a dit 14.Le docteur aurait dit alors qu'il le croyait encore plus vieux.T.P.Harewell, de Victoria Har- Londres, 11.— Suivant une dépêche de Budapest au “Morning Post’’ ,1e correspondant berlinois d’une agence hongroise d’un caractère mi-officiel télégraphie : “Je tiens de bonne source dans les sphères officielles qu’on ne regarde pas comme prudent et opportun de soulever de nouvelles difficultés en démembrant la Pologne Russe.Les Allemands pénètrent en Pologne en libérateurs, mais naturellement ils sont résolus en même temps de se donner des frontières plus avantageuses.Les ennemis de l’Allemagne qui se proclament les libérateurs des petites nationalités et des peuples opprimés devront reconnaître que la liberté de la Pologne et des autres petits peuples dépend uniquement de la victoire des armées allemandes et autrichien-nes.Le “Gothenburger Handels Zei-tung” assure que dans les milieux officiels on se propose de proclamer l’indépendance de la Pologne.Le gouvernement ne prendra pas des mesures avant que l’occupation militaire de cette province soit permanente.” POUR AVOIR EU DE L’OPIUM John Lewis, un matelot de l’“ Irishman ”, a comparu devant le recorder Geoffrion, ce matin, sous l’accusation d’avoir eu de l’opium en sa possession.L’agent Mahody, de la police du port, qui a fait l’arrestation, a déclaré qu’il avait trouvé sur lui 15 boîtes d’opium et que le prévenu avait admis, bien que mis sur ses gardes, qu’il devait recevoir la .somme de deux livres AINSI LE TEMOIGNE L’ARCHITECTE J.WOODMAN A LA SEANCE „ DE DECOMMISSION ROYALE DE j fo^ûT Saint-Georges, ana- lyste municipal, a dit que la substance trouvée sur Lewis était bien de l’opium.Lewis s’est défendu en ^ disant quil ignorait qu'il portait de l’opium.Le recorder l’a trouvé copable et WINNIPEG.Winnipeg, 11.La Commission bor, a reçu $175 pour un cheval | royale a tenu une brève séance ce acheté au prix de $135 six mois au-' matin pour recevoir le rapport de paravant.1 l'architecte John Woodman, qui a Harding, Thomas, a reçu $140 ! été rendu public hier.L’architecte-pour un cheval de 11 ans lui appar- expert a dit dans son témoignage tenant et $175 pour un autre de 12 I que le ciment employé dans la cons-ans, à Mme Kelly, de New-York.I truction des caissons peut porter de Quant au témoin Benjamin Bezan-I zon, M a touché $300, pour deux chevaux que le vétérinaire n’a pas pris la peine d’examiner.Joseph Loomer, d’Aylesford, a vendu $140 une jument de 15 ans; il déclara cet âge exactement et dit que le certificat dè 10 ans qu’on lui montre est incorrect.Le cheval avait cependant deux défauts, qu’il n’a pas déclarés au vétérinaire.Sir Charles déclare au témoin qu’il n’a pas ajouté au bon renom de sa localité et que ses dépenses ne lui seront pas remboursées.M.Leo Burke, de Cambridge, a raconté qu’M avait acheté un cheval au prix de $120, et qu’il le revendit le même jour à l’acheteur du gouvernement pour $135.Il le croyait sain lorsqu’il l’acheta, mais apprit ensuite qu’il respirai mal.Ii a donné $2 ou $5, apres In vente, au docteur Chipman mais ne se souvienl pas au juste de la somme.1! est marchand de chevaux jusqu’à un certain point.Sir Charles a refusé de taxer des frais à Burke.Une autre antiquité équestre, âgée de 20 printemps, au* pattes ornées de maux divers, a elé vendue $100 par le fils de John White, de Wellsford Oq se proposait d’abattre celte bête à l’automne.l.e témoin a expliqué qu’il avait offert au docteur (lhipman un bon jeune cheval de 5 ans pour $225.mais que celui-ci avait trouvé ce prix trop élevé, et qu’il lui avait dit qu’un vieux cheval était aussi bon à tuer qu’un jeune.Alors il envoya son fils offrir le vieux rho val.—•Pas de frais, dit sir Charles.483 à 4258 livres par pouce carre.Il n’approuve pas une capacité inférieure à 3,000 livres au pouce carré, Bien que tous les caissons n’aient pas été construits sur le roc, il les croit suiffisamment solides bien qu’on y ait trouvé une légère fissure.l’a condamné à 3 mois de prison, $500 d’amende ou 3 autres mois de prison.^_______ ATTEINT D’AMNESIE Londres, 11.—Le grand-duc de Mecklenburg, d’après le correspondant athénien du “ Star ”, vient d’être nommé commandant en chef des armées turques, en remplacement du feld-maréchal Liman von Sanders.Le maréchal von Sanders fuf l’un des principaux généraux qui réorganisèrent le système militaire turc.Avec von der Goltz, il a dirigé de près les récentes opérations de l’armée turque, et agit à un moment donné comme commandant des forces ottomanes aux Dardanelles.On rapportait le mois dernier, qu'il avait été sérieusement blessé à la bataille de la péninsule de Gallipoli.Plus tard, il fut annoncé que ses blessures lui avaient été iniligées par les soldats turcs eux-mêmes.On ajoutait qu’Enver Pasha prendrait le commandement de l’armée turque sur la péninsule et que von Sanders était rappelé à Berlin.La dépêche ne dit pas clairement si son successeur sera le grand-duc Frédéric-François de Mecklenburg-Schwerin, ou le grand-duc Adolphe-Frédéric de Mecklenburg-Strelitz.Le premier est général de la cavalerie prussienne et beau-frère du Kronprinz allemand, et le second colonel de l’armée prussienne.TEMPÉTEDANS LES ANTILLES SERIEUX DEGATS A S-VINCENT ET A LA MARTINIQUE.Kingstown.S.-Vincent, Antilles, 11.— Un orage, poussé par un grand vent du sud-ouest, a causé hier, l’arrêt complet du cabotage autour de l’île et infligé des dom- j mages sérieux à là navigation.Plusieurs petits vaisseaux ayant été jetés à la côte.Le rivage est couvert de débris.Il n’y a pas eu de pertes sérieuses dans l’intérieur.Forf-de-France, '/artinique, 11.—• Une tempête a causé ici, hier, de6 dommages assez sérieux.Les quais ont été inondés et des marchandises détruites, la mer ayant monté soudainement.La tempête a été très soudaine et a suivi une baissa sensible du baromètre.Le mat vais état du téléphone ne per me, pas d’obtenir de nouvelles de l’intérieur de l’ile.TROUBLÉS EN HAITI DEUX SOLDATS SE NOIENT A OTTAWA il se rappelle est le nom de sa fem- ____ me qui s’appelle Lucille F.Meadow.San José, Cal., 11.—• La police s’est mise en communication avec New-York en vue d’identifier un inconnu atteint d'amnesie, qui s’est présenté au poste il y a quelques jours, en demandant qu’on lui aide à se retrouver.La seul chose dont Ottawa, IL—Deux soldats appartenant au 77ème bataillon, Jack McLean, de Ramsay ville, et W.J.Roys-ton.de Kentang se sont noyés, hier après-midi, en se baignant, au pied de la rue Bank, dans le canal.Les (leux hommes étaient seuls et on ne connaît pas les circonstances de l’accident.Le cadavre de McLean a été repêché, mais on n’a pu encore trouver celui de Royston.NOYEE EN SEBA1GNANT Ottawa.11 — Mlle Mary Bam brick, une jeune fille de 18 ans, s’est noyée hier après-midi en se baignant à Venosta, sur la rivière Gatineau.La jeune fille s’aventura trop loin et fut entraînée par le courant.Le cadavre a été repêché quelques heures après.__ AVANCE TEUTONNE PRES DE NOVO-GEORG1EVSK I - Berlin, 11.via Londres.(4.10).— Le ministère de la guerre fait nart, cet après-midi, de l’occupation de ia forteresse de Benjaminow, située à l’est de Novo-Gcorgievsk, On cherche à s’assurer si cet homme ne serait pas le professeur Cecil F.Lovell, de l’Université Columbia.qui disparut le 24 novembre 1913 en se rendant à Hamilton Ont.L’inconnu, qui a perdu la faculté de se souvenir, répond assez bien au signalement du disparu.-iftc- Mme ROCKFELLER EST INHUMEE Cleveland, Ohio, 11.— Le corps de madame John D.Rockfeller a •été enterré ici, hier après-midi au cimetière Lakeview, dans le plus grand secret.Le corps est arrive de bonne heure ce matin de Sleenv Hollow, près de Tarrytown, N.-Y„ où il reposait dans une voûte depuis la mort de madame Rockfel-1er, le 12 mars dernier.Cap Haïtien, 11.— Le général Auguste, à la tête de 200 hommes, a attaqué Saint-Marc, samedi dernier, et a été repoussé par un comité de salut public d Haïti.Le vice-amiral Caperton a télégraphié à Washington que le général Auguste et quatre de ses partisans ont été tués.On craint la continuation des [roubles.NAISSANCE ROD1ER — A Charlemagne.Qué., le 5 août 1915, l'épouse de M.le docteur J.A.Rodler, un fils, baptisé Paul-Albert.Parrain et marraine, M.1-Jisé Rodler et sa fille, Albertinc.PHARAND DECES A l’Institut Bruchési, de ACQUITTE L’inculpé William Charrette, accusé d’avoir dévalisé un certain Stem ge, le 26 juillet dernier,ê a été acquitté, ce matin, par le juge Leet, faute de preuves suffisantes.cette ville, & l’Age de 22 ans et S mois, est décédé Hector Phnrnnd, étudiant eu droit, fils de M.Geo.H.Pharand, ex-M.P.P., de L’Orignal.Les funérailles auront lieu jeudi, 12 courant, à L’Orignal, Ont., A 10 heures a.in.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BEN OIT, Arthur, plombier, 30 ans, rue Drolet, 700.BENOIT, Lionel, 11 mois, enfant d'Emery Benoit, débordeur, rue.Laçasse, 03.CARON, Lucien.3 mois, enfant d’Olivier Citron, journalier, rue S.-Denis, 1132.CAB.BE, Marie Vilandie, 71 ans, veuve de Louis Carré, hospice Bourget.CHERR1ER, René, 2 mois, enfant de Désiré Cherrier, distributeur, rue Workman, 422.JUBTNVILLE, Clément, 2 mois, enfant de Raoul Jubtnvifle, typographe, rue Visitation, 400, LAUZON, Alphonse, 4 mois, enfant d'i'r-gel Ijiuron, journalier, rue Nancy, 00.LAROSE, Pauline, 9 mois, enfant d’Hector Larose, marchand, rue Clarke, 2203.MEUNIER.Gérard, 1 mois, enfant de Moïse Meunier, journalier, rue S.-Marie, 20.PLOUPFE, Emtlien, 4 mois, enfant d’Adélard Plouffo, mouleur, rue Hagan, 40, f
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