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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 août 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-08-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No ivi MONTREAL, LUNDI 16 AOUT 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : f Edition Quotidienne CANAVA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.,, .$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .*2.00 Rédaiftii 43 R TELEPHC |Admini^tratioQ s "NT-VINCENT PREAU ADMINISTRATION : Main 746! REDACTION ; • Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I AUTOUR DES ELECTIONS On a parlé, il y a quelques jours, de prolonger la durée du terme actuel des Communes canadiennes.La proposition paraît avoir une assez mauvaise presse, et c’est tant mieux.Autant il serait dangereux de précipiter les élections, comme le voulait M.Rogers, pour noyer toute la discussion possible dans une campagne khaki, autant il serait regrettable d’outrepasser le texte et 1 esprit de la Constitution pour maintenir en fonctions la députation actuelle.Car le texte de la Constitution est explicite.Il stipule que la durée du parlement sera de cinq ans — et pas davantage.On n’a pas oublié que le débat sur la question scolaire manitobaine, en 1896, fut bloqué par 1 expiration des pouvoir du Parlement.Pour modifier cet état de choses, il faudrait un amendement à la Constitution qui ne saurait être adopté que par le Parlement britannique.Lt ce serait un précédent fort dangereux, même si l’amendement ne faisait qu’étendre la durée du parlement actuel, plus dangereux encore s’il était rédigé de telle façon qu’il pût être utilisé à l’avenir par une majorité embarrassée, pour prolonger ses pouvoirs, comme tenta de le faire, il y a quelques années, la majorité libérale du parlement ontarien.C’est un pouvoir, il est vrai, que possède le parlement britannique, et dont il usera peut-être prochainement.Mais, outre que le parlement britannique n’est pas lié par une constitution écrite, le milieu, les circonstances, les traditions, le sentiment des responsabilités qui accompagnent forcément la gouverne d’un grand pays, font qu’il sera moins Porté à en abuser que ne le serait une assemblée canadienne.Du reste, Je seul précédent de ce genre que l’on connaisse, même en Angleterre, monte au temps de la reine Anne et suscita d’énergiques protestations.Ln tout cas, l’Angleterre s’occupera de ses affaires et nous aurons à nous occuper des nôtres.Or, on ne voit pas ici l’ombre d’une raison qui empêcherait les autorités de suivre le cours normal des choses, prevu par Ja Constitution, L’Australie a fait ses élections, l'Afrique-Sud se dispose à faire les siennes, s’il faut en croire les dépêches.Et ceci prouve que, même du point de vue des plus fervents partisans de la participation des colonies à la guerre, les élections ne sont pas un fait qu’il faille écarter par un amendement à la Constitution.D’ailleurs, il faut bien se rappeler qu’aucune hâte ne s’impose et que nous avons encore du temps devant nous.Le parlement actuel n’expire qu’à l’automne de 1916, et cela donne une année encore de délai.Laissons donc les choses suivre leur cours normal.Ni précipitation excessive, ni violation de l’esprit ou du texte de la Constitution_ Orner HEROUX.EN FRANCE ET EN ALLEMAGNE LA CHASSE A L’OR DANS DEUX PAYS LES En avril dernier, M.Gabriel Aphaud, secrétaire - général du Temps de Paris, de passage à New-York, publiait dans le Times de cette ville un article où il s’efforçait de dissiper les doutes qui s’étalent élevés aux Etats-Unis au sujet de la Prance et de son crédit.Pour arriver à son but, il expliquait l’orien talion de l’épargne française depuis le début de Ja guerre et démontrait que la France est restée le même pays qui, en 1870, vaincu, démembré et frappé d’une indemnité de guerre de 5 milliards de francs ($1,000,000,000), a trouvé tout seul, sans le secours de personne, dans le seul bas de laine français, 38 milliards de francs, qui, en trois semaines, furent mis à la disposition du gouvernement français.L’éducation de ce bas de laine, dans les premiers jours de la guerre, n’était pas faite.La guerre est pour le paysan, pour l’ouvrier, pour tout commerçant économe, pour tout père de famille sage et avisé (ils sont très nombreux en France) la plus grande catastrophe qui puisse arriver.Le 2 août 1914, cette catastrophe éclate : tout le monde, instantanément, cache son or ou son argent ; les uns l’enfouissent dans leurs caves, les autres l’enterrent dans un coin caché de leur jardin.L’Etat émet du papier-monnaie en petites coupures de 20 francs, 10 francs et 5 francs, pour que, l’or et l’argent disparaissant, la vie publique ne s’arrête cepen- ‘ dant pas et qu’une monnaie fiduciaire permette à cette vie de continuer.Mais le paysan français se défie du papier-monnaie, qui rappelle à son esprit Je souvenir des fameux assignats de la Révolution.Etant donné cet état d’esprit, le gouvernement français ne trouve pas de quoi placer en France la quantité de bons du Trésor ou de bons de la Défense nationale qui lui serait nécessaire pour faire face à toutes ses dépenses.Il est obligé de s'adresser à l’étranger et il a dû, J’automne dernier, placer de forts emprunts en Angleterre et aux Etats-Unis.Un heureux changement IfM—lll—ll—WiWlIUllll JIM «—.il.-I.»*—-» Plus tard, cependant, un change-¦ment très heureux s’est produit dans l’esprit du public français.La bataille de la Marne a eu sur l’opinion sa véritable portée.Le paysan voit maintenant que la France est désormais sûre de la victoire finale, et il a compris qu’en plaçant ses économies en bons du Trésor et en bons de la Défense nationale, il fera acte de bon Français en même temps qu’un placement avantageux.“ Au commencement de la guerre, dit M.Gabriel Alhand, le paysan a été très heureux d’enfouir son or ou son argent dans sa rave ou dans son jardin pour l’avoir toujours sous la main, mais il est très ennuyé aussi que cet or ou cet argent ne rapportent rien.Or les bons du Trésor, les bons de la Défense nationale rapportent un bel intérêt, auquel le paysan, âpre au gain, est loin d’être insensible.Leur placement est, à ses yeux, deux fois un bon placement, puisqu’il rapporte et que l’Allemagne est sûre d’être battue.Et alors, tout l’argent et tout l'or en espèces, que le négociant ou le paysan avaient cahés, sortent comme par enchantement du “ bas de laine ” français : dans des conditions telles que M.Ribot, au commencement du mois de mars, pouvait dire à la Chambre, que le “ bas de laine ” avait fourni plus de ,2 milliards et demi de bons de la Défense nationale.” Vers le 1er juillet, bien que tous les emprunts du gouvernement français eussent été généreusement souscrits, on estimait encore à un minimum de 3 milliards de francs 'a quantité de monnaie d’or entre les mains des particuliers en France.En temps ordinaire, une iraction notable de eet or circule et sert au règlement des transactions quotidiennes.Une crise survient-elle ?Il n’est plus question de cette circulation.Personne de ceux entre les mains de qui l’or se trouvait au moment de la déclaration de guerre ne veut s’en dessaisir.Ceux qui l’avaient caché, comme nous l’avons dit plus haut, le gardaient jalousement, car il est rare qu’on se serve d’un trésor ainsi amassé.Cependant il ne rend de réels services que le jour où il est rendu à la circulation.Celui qui thésaurise, qui entasse dans ses tiroirs des billets de banque en quantité supérieure à ses besoins courants ; et bien plus encore celui qui y accumule de l’or, commet un acte nuisible à la communauté.En temps de guerre surtout, il convient que tout le métal soit concentré à la Banque chargée d’émettre les billets.Suivant une proportion généralement admise, chaque franc d’or gage une circulation de 3 francs.C’est ainsi que, contre 500 millions de numéraire, le gouvernement britannique a ouvert à la France un crédit de 1,500 millions de francs (£60,000,000).Si les 3 milliards de francs d’or qui sont entre les mains des particuliers rentraient à la Banque de France, ils gageraient à eux seuls les 9 mil- liards de francs de billets coresnon-(iant à l’avance que la Banque doit fournir au Trésor français.Le gouvernement de la République a donc cru urgent que les espèces sortissent de leurs cachettes pour venir s’échanger à la Banque, contre des billets.Aussi, dans 'es premiers jours de juillet, après avoir fait décréter l’interdiction de I exportation de for français.M.Ri-bot.ministre des finances, a-t-il lancé à la population française un éloquent appel, demandant aux non-combattants de fournir leur appoint à l’oeuvre magnifique qui s’accomplit sur le front en apportant au gouvernement l’or qui, seul, peut lui donner la force financière indispensable.Dès les premiers jours, le public a répondu à cet appel et dans toute ja France on a pu enregistrer le même empressement.Quel est le chiffre ainsi recueilli?II n’est pas possible de le préciser, mais les journaux français assurent qu’il est considérable cl qu’il dépasse toutes les espérances.Il s’augmente encore tous les jours.La rentrée de l’or en Allemagne De leur côté, les Allemands ont réussi à augmenter de plus d'un milliard l'encaisse de la Banque impériale, depuis l'ouverture des hos-lilités Ce mouvement a été commencé chez eux dès la fin de l’année dernière, et il a maintenant donné à peu près tous ses résultats La Galette de Cologne disait, il v a quelques semaines: “La dernière balance de la Banque du 15 juin a montré, en regard de la semaine précédente, une rentrée d’or de 239 000 marks.“La rentrée d'une somme si minime en comparaison de celles des autres semaines de la guerre peut s’expliquer par le fait qu’il a fallu pendant ce temps payer de grosses sommes pour des livraisons étrangères et que les payements doivent naturellement seffectuvi en or.Si cela va de soi, il n’en faut pas moins inviter le grand public à ne pas se relâcher dans son grand effort patriolique d’apport de pièces d'or à la Banque d’empire.“En février dernier, il rentrait encore 30 millions et plus de marks en or à la Banque d’empire.“Pendant le dernier semestre, l’encaisse d’or de la Banque d’empire ne s’est néanmoins pas accrue dans les mêmes proportions.” On a critiqué ou plaisanté certaines mesures prises en Allemagne pour assurer la rentrée de l’or dans les coffres de la Banque et /ai ont pris le caractère d'une réquisition forcée.On a cité, comme un exemple des inventions d’une portée douteuse qui onl été imaginées, le jour de congé donné aux écoliers qui apportaient une pièce de 10 ou de 20 marks à leur instituteur.Le fait est que les Allemands paraissent n’avoir reculé devant aucun moyen, même devant aucune vexation pour se procurer de l’or.Le drainage du précieux métal est •la grande préoccupation de l’autorité allemande, et les péripéties de cette chasse sont parfois, dans leur acharnement, d’un comique achevé.ACADIENS ET CANADIENS LE PAPE ET LA PAIX Une belie fête à Moncton (Service particulier) Moncton, N.-B., 15.(Service particulier).— Les Acadiens de Moncton ont célébré avec grand éclat leur fête nationale du 15 août, qui est en même temps la fête patronale de la nouvelle paroisse française l’Assomption, de Moncton.Jamais la ville de Moncton n’avait été témoin d’une si solennelle manifestation patriotique.Ix* matin, toute la population française s’est portée à l’église où il y a eu une grande messe solennelle.Les membres de la succursale Latour de la Société l’Assomption, occupaient la nef principale.Mgr Philippe L.Belliveau, curé de Grand’Digue, a prononcé un remarquable sermon de circonstance.A deux heures, un défilé considérable quittait l'église de M.l’abbé Cormier et traversait triomphalement la ville pour se rendre au lieu A Strasbourg, sur tous les murs s'é-' de la manifestation patriotique.talent, depuis plusieurs mois, des affiches par lesquelles il est enjoint aux habitants de porter aux recettes de l’Etat tout l’or monayé qu’ils peuvent posséder, et sous peine d’emprisonnement.L’Etat allemand prend la monnaie d’or, et, en échange, remet à celui qui l’apporte du papier-monnaie, des marks en billets.La surveillance de l’or à la frontière est d’une sévérité extraordinaire.Les voyageurs munis de passe-ports, orincipalement ceux qui passent de Hollande en Belgique — la Hollande a reçu de l’or en paiement des achats qu’y a faits l’Allemagne — sont tenus de montrer leur porte-monnaie aux agenls des douanes.Sî le porte-monnaie renferme une ou plusieurs piè ces d'or, ces dernières sont, sans façon, extraites par l’agent, qui les retient sans autre forme de procès et les remplace par des billets émis depuis la guerre.Le stock d’or ainsi “recue'illi” est envoyé en Allemagne.Les poches des prisonniers de guerre n’échappent pas à cette vigilance.Officiers ou soldats sont fouillés, aux camps de concentration, et l’or qu’ils possèdent leur est invariablement enlevé.Et que dire des subterfuges extralégaux employés sous le couvert de la trésorerie?Des bruifs dont l’origR ne est incontrôlable, mais que la censure tolère, si elle n’encourage pas ouvertement la propagation, sont sy.ùématiquement répandus pour inspirer aux détenteurs d’or des craintes salutaires.On se sert pour cela de la petite presse régionale, lue par les humbles.Un beau matin, tous les journaux de la région d’Ainhalt annoncèrent que les pièces d’or en possession de la trésorerie seraient, après la guerre, refondues et ornées d’une couronne de lauriers “en commémoration de la victoire” ; celles qui seraient restées entre les mains de particuliers seraient mises hors concours: aussitôt on se précipita aux guichets, le bureau de poste de Strassfurt reçut, à lui seul, 60,000 marks d’or.En Poméranie, on procéda de même, et le peuple s’y montra d’une crédulité asolue.Dans l’Allgau, la succursale de la Banque de l’Empire changea 200,000 marks en un jour.La “Nouvelle Gazette de Munich” raconte avec enthousiasme comment un minotier patriote recueillit à lui seul 68,000 marks en or en promettant 10 livres de farine à toute personne qui échangerait chez lui un marc d’or contre des billets.Dès le matin, le moulin du patriote, Wilhelm Pykresch, fut littéralement assiégé; il distribua ainsi gratuitement 300 quintaux de farine, denrée pourtant rare.Ce succès rappelle celui de ce maîtlre d’école de Zehlendorf-Berlin qui, stimulé par la jalousie, depuis que son collègue de l’école voisine avait recueilli 2,000 marks d’or en une semaine, imagina de promettre à ses élèves, pour chaque mark d’or apporté, un pain KK.Le résultat dépassa ses esprrances.En quatre jours, l’ingénieux maître d’école avait versé à la trésorerie 3,700 marks, près du double oe la somme recueillie par son collègue, un seul élève se vit récompensé par une dizaine de pains KK, représentant les dix marks ($2.50) versés par lui.On n’en finirait pas si l’on voulait raconter les mille subterfuges employés au cours de cette chasse à l’or.Comme les congés des élèves des écoles, les congés des soldats furent mesurés au poids de l’or versé: à l’époque de Noël une pièce d'or de 10 marks entraînait la permission de minuit; pour 20 marks, on bénéficiait d'une journée supplc-nie.i taire.Mais en admettant que tous les moyens employés n’aient pas été également heureux, on ne saurait contester que le résultat obtenu soit important.11 est dû, pour une part, au patriotisme éclairé d’un certain nombre d’Allemands qui onl compris leur devoir.üldérlc TREMBLAY.Précédés d une fanfare, des c-entai nés de gracieux enfants, “l’espoir de l’Acadie’’, comme 'on s’est plu à le répéter, ouvraient le défilé, agitant avec entrain de petits drapeaux acadiens et canadiens Les hommes, en nombre imposant, formaient le corps de la procession.Beaucoup d’invités venaient à la suile en automobiles Bientôt, l’estrade qui avait été érigée sur le terrain de la paroisse l’Assomption, près du St.Mary’s Home, fut entourée par une foule cOmpacJe.M.Henri Leblanc, que les lecteurs du ‘ Devoir’’ ont eu le plaisir d'entendre à Montréal et à qui est dû, en grande partie, le succè: de la fete, présidait cette mémorable assemblée patriotique.On remarquait à ses côtés, sur l’estrade, M.l’abbé Cormier, curé de Moncton; Mgr Béliveau, de Grand’Digue ; le maire McCann, de Moncton; M.le curé Leblanc.de Shédiac; M.le curé F.-X.Cormier, le Dr F.-A.Richard, l’un des chefs de la Société l’Assomption; M.le juge P.-A.Ljndry, M.Antonin Léger, avocat de Moncton; Je R.P.Lecavalier, supérieur du collège de Memramcook; M.le curé Robichaud, de Saint-Anselme ; M.Rémi Benoit.M.l’abbé Ouellette, vicaire de Monoton, et beaucoup d’autres.La présence de trois jeunes Canadiens, amis ardents de la cause acadienne, M.l'abbé Groulx, professeur au collège de Valleyfield ; l?R- p- Villeneuve, d’Ottawa, et M.Guy Yanier, avocat de Montréal, donna à la fête une physionomie particulière.Les discours traduisirent avec éloquence les sentiments de confiance et de légitime fierté qui animaient la population ~ca-dienne durant toute cette magnifi-que journée.Tous les discours furent naturellement prononcés en français, à l'exception de celui de M.le maire McCann, qui exprima en anglais, sa sympathique adhésion.Le président, M.Henri Leblanc.M.le curé Cormier, M.l’abbé Groulx, M.Guy Yanier, M.Léger, avocat de Moncton, M.l’abbé Ouellette, le Père Villeneuve et Mgr Béliveau adressèrent successivement la parole.A l’issue de l’assemblée, la foule se dispersa au chant de VAve Maris Stella, 1 hymne national acadien.Les Acadiens de Moncton viennent assurément de révéler leur force et la langue française a reçu solennellement, aujourd’hui, son droit de cité dans cette ville.On augure beaucoup de bien de cette enthousiaste célébration nationale.Les nouvelles reçues de partout nous annoncent d'ailleurs que la fêle nationale a été célébrée dimanche dans toutes les paroisses françaises de l’Acadie.Mardi soir, M.Guy Yanier, secrétaire de l'Association Catholique de la Jeunesse, donnera ici une conférence sur les origines et le but de cette oeuvre.Ce sera un nouveau moyen de cimenter l’amitié canado-acadienne.Vappel du Souverain Pontife aux belligérants LES RAISONS DU POUR COMBATTRE AVEC NOUS l'Irlande, la religion et l’éducation furent persécutées par les ancêtres ru S7DETÏ AWTVdes persécuteurs actuels de TOnta-SJl rfULCLAHl/ rio.Alors le prêtre et le professeur trouvèrent accueil et hospitalité en France.Maintenant que l’histoire se répète en sens inverse et que les descendants de nos bienfaiteurs français sont persécutés, n’est-ce pas le devoir de l’Irlandais d’aujourd’hui de payer, avec la généro Le docteur A.Freeland adresse au Journal d’Ottawa la lettre suivante : “Dans vos notes de rédaction dpi site d’un coeur reconnaissant, la jeudi dernier, après avoir donné les dette d’honneur contractée il y a si noms des commissaires présents à longtemps?la réunion régulière du soir, vous ‘'Revenant à notre pays, pouvons-en signalez deux en particulier j f1011.* * 3 * * * * 8 * * II jamais oublier la tragédie de avec ces commentaires: “Nous nous j m Grosse-Ile où les Canadiens-fran-demandons toujours ce que font là, Çjds s’épuisèrent en réconforts spile Docteur Freeland et M.Arm-,rRueLs et matériels en faveur des strong.” j émigrants enfiévrés de notre mère- “Naturellement, la question sous-1 patrie l’Irlande?entendue est celle-ci: Pourquoi lej “La mémoire de ces événements Docteur Freeland et M.Armstrong est notre quatrième raison pour sont-ils du côté français dans la ! soutenjr nos compatriotes cana-question bilingue?(liens-français avec une infatigable “Un bref exposé de nos raisons ! vo'onh' dans leur lutte contre le Rè-pourra ti anquilliser votre esprit et :S^4IIlenf ^YII.celui de beaucoup d’autres.1 “La mémoire de ces événements “1.—Le cours d’enseignement dé- explique aussi pourquoi, par quelle crété par le règlement No XVII perversion du sens de la reconnais-ajoutera, d’après l’expert du gou- s;ince, et par quelle méconnaissance vernement, le Dr Merchant, un et| de?interets réels du peuple irlan probablement deux ans, à la durée "1 du cours scolaire.L’ajouté de ces deux années supplémentaires de- Un correspondant du “Star”, de Toronto, se plaint que les travaux féminins exhibés aux expositions négi-pnaies sont toujours les mêmes, et il demande que l’on mette fin à cette habitude qui est une exploitation.En même temps, l’on devrait bien stimuler la production de ces travaux La section féminine des expositions était naguère la plus intéressante; elle l’est moins depuis phtsieurs années.mandera plus de salles d’écoles et plus de profeseurs, soit, d’après un estimé raisonnable, une augmentation de dépenses de .$20,000 à $30,-000 par année.Cette augmentation de dépenses devra être payée par chaque nationalité proportionnellement, le coût, aux contribuables irlandais, devant être d’environ $10,-000 à .815,000.“Eviter cette dépense est notre première raison de nous unir aux Canadiens-français dans leur lutte contre l’odieux règlement.“2.—Le principe à Ja base du Rè-sienne, a été essayé et jugé inef-fant dans une langue autre que la sienne a été essayé et jugé inefficace.Après plusieurs expériences, parmi lesquelles celle remarquable du pays de Galles, cette méthode a dû être abandonnée.Elle formait un enfant qui ne connaissait ni l’une ni l’autre langue et rendait par conséquent son instruction nulle.La langue maternelle dut être reprise comme langue d’enseignement à l’école, tel est le témoignage du Dr Owen Edwards, reproduit dans le raport du Dr Merchant.“Pourquoi gaspillerions-nous plus de temps et d’argent à s’entêter en des theories condamnées?Ce témoignage hostile au système est notre deuxième raison de nous ranger du côté des Canadiens-français.“3.—Les Français sont la majorité à Ottawa et peuvent élire la majorité de la Commission, Par une entente tacite, car l’existence d’un contrat écrit est niée, la majorité a donné aux contribuables de langue anglaise une représentation égale dans la Commission.“Ce privilège laissait les Français impuissants a combattre le Règlement XVII quand il leur fut imposé, à moins que quelques-uns des commissaires de langue anglaise fissent couse commune avec eux.Deux des commissaires irlandais conclurent que leurs coreligionnaires ne souffriraient aucun inconvénient de leur générosité.“Voilà la troisième raison pour laquelle nous combattons, avec les Français, le Règlement XVII.' 4.—Aux temps des malheurs de dais catholique, les six commissaires anglais et leurs partisans font cause commune avec les Orangis-tes.” A.FREELAND.BLOC - NOTES Cet irlandais d'Armagh qui a reçu les énumérateurs à coup de pistolet et qui maintenant, barricadé dans sa maison, défie les autorités, peut être un détraqué, mais est-il plus dangereux que le Procureur Général Carson, qui organisait ouvertement la révolte contre le gouvernement anglais il y a deux ans.* * * Enfin, l’on est à l’oeuvre pour terminer le Boulevard S.-Laurent jusqu’à la rue des Commissaires.Pourvu que cet effort ne recèle pas quelque scandale nouveau.La campagne de presse en faveur du service obligatoire doit commencer cette semaine en Angleterre.On dit que les partisans du service volontaire, de leur côté, ne resteront pas inactifs.Se peut-il qu’on laisse discuter librement un pareil sujet en Angleterre même?Nos jingos vont rugir.* * * Le Canadien-Pacifique a vendu 120,000 acres de terre aux colons américains durant l’année.C’est le fait le plus encourageant qu’offre actuellement l’ouest.La terre en culture est la plus sûre garantie de la prospérité.* •* * M.Wanklyn qui présidait la pose de la première pierre de la gare Union à Québec, a tenu à parler en français, "puisque, dit-il, je me trouve dans la ville historique de la Nouvelle France.” L’on n‘n pas besoin d’autre preuve pour affirmer que M.Wanklyn n’est j)as un Anglais né ou Canada.* x- * A propos de l’enrôlement dans la Province de Québec, l’“Advertiser” de London, Ont., écrit: “Les journaux d'Ontario qui cri- Voici, d’après les journaux suisses, le texte de ta lettre adressée aux belligérants par le Souverain Pontife: Lorsque nous fûmes appelé, quoique sans mérite, à succéder sur le trône apostolique au pape Pie X, dont la vie juste et bienfaisante a été abrégée par la douleur causée par la lutte^ fratricide qui venait d’éclater en Europe, nous éprouvâmes aussi, en jetant un regard craintif vers les champs de bataille ensanglantes, le désir d’un père qui voit sa maison ravagée et rendue déserte par un orage furieux.Nous songeâmes avec une douleur inexprimable, à nos jeunes fils fauchés par la mort; nous ressentîmes, dans un coeur agrandi par la charité chrétienne, toute l’effroyable douleur des mères et des épouses rendues veuves avant le temps, tous les pleurs incosolables des enfants privés trop tôt de leur guide paternel.Participant dans notre âme à la crainte angoissée d’innombrables et comprenant bien les devoirs impérieux qui nous sont Imposés par la mission de paix et .d’amour qui nous a élé confiée dans ces jours si tristes, nous conçûmes aussitôt la ferme intention de consacrer toute notre activité et tout notre pouvoir à réconcilier les peuples en guerre.Nous en finies même la promesse solennelle au Divin Seigneur qui a voulu au prix de son sang rendre tous les hommes frères.Les mots de paix et d’amour furent les premiers que nous adressâmes aux nations et à | leurs chefs comme pasteur suprême j des âmes.Notre conseil affectueux et insistant de père et d’ami ne fut pas écouté.Cela augmente notre douleur, mais n’ébranle pas notre résolution.Nous continuâmes à nous adresser avec confiance au Tout-Puissant, qui tient dans ses mains les esprits et les coeurs, aussi bien des sujets que des rois, implorant de lui la cessation de l’immense fléau.A notre humble, mais chaleureuse prière nous voulûmes associer tous les fidèles et pour la rendre plus eflicace nous eûmes soin qu elle fût accompagnée des oeuvres de pénitence chrétienne.Aujourd’hui, à ce triste anniversaire du joui où a éclaté ce terrible conflit, s’échappe plus ardent de notre coeur le voeu que la guerre se termine bientôt.Nous élevons davantage la voix pour pousser te cri paternel de paix.Puisse ce cri, dominant l’effroyable bruit des armes, atteindre les peuples belligérants et leurs chefs, les disposant les uns et les autres à des intentions plus douces et plus sereines.Au nom du Dieu saint, au nom du Père et Seigneur du ciel, au nom du sang béni de Jésus, prix du rachat de l’humanité, nous conjurons les nations belligérantes, devant la Providence divine, de mettre fin désormais à l’horrible carnage qui, depuis une année, déshonore l’Europe.C’est un sang de frère qu’on répand sur la terre et sur les mers.Les régions les plus belles de l’Europe, ce jardin du monde, sont semées de cadavres et de ruines.Là où il y a peu de temps l’action des usines et le travail fécond des gens s’épanouissaient, le canon tonne maintenant d’une manière effroyable et, dans sa rage de démolition, n’épargne ni les villages, ni les villes, et sème partout les ravages et la mort.Vous qui portez devant Dieu et devant les hommes la terrible responsabilité de la paix et de la guerre, écoutez notre prière ; écoutez la voix paternelle du vicaire du Juge éternel et suprême, à qui vous devrez rendre compte de vos entro«.prises publiques comme de vos actions privées.Les richesses abondantes que le Dieu créateur a données à vos terres vous permettent de continuer la lutte, mais à quel prix répondent les milliers de jeunes vies qui s’éteignent chaque jour sur les champs de bataille ; mais à quel prix répondent les ruines de tant de villes et de villages, tant de monuments dus à la piété et au génie des aïeux, les larmes amères versées dans le secret des foyers domestiques et au pied des autels l Ne répètent-elles pas aussi que le prix de la prolongation de la lutte est grand, trop grand ?Et l’on ne peut pas dire que l’immense conflit ne peut pas se terminer sans la violence des armes.Qu'on abandonne cette folie de destruction, en réflécnissant que si les nations périssent humiliées et opprimées elles portent en frémissant le joug qui leur est imposé et préparent leur revanche, transmettant ue génération en génération un triste héritage de haine et de vengeance.Pourquoi ne pas peser dès maintenant avec une sereine conscience les droits et les aspirations des peuples ?Pourquoi ne pas entamer rie bonne volonté un échange direct ou indirect de vues ayant pour but de tenir compte dans la mesure du possible de ces aspirations et aboutir ainsi à mettre fin à cette lutte terrible, comme cela est arrivé autrefois dans des circonstances pareilles ?Qu’il soit béni celui qui, le premier, élèvera une branche d’olivier et tendra la main à l’ennemi en lui offrant des conditions raisonnables de paix! L’équilibre du monde, le progrès, la sécurité, la tranquillité des nations reposent sur la bienveillance mutuelle et sur le respect des droits et de la dignité d’autrui bien plus que sur le nombre des armes et sur les formidables enceintes des forteresses.C’est un cri de paix qui s’échappe le plus haut de notre âme dans ce triste jour, et nous invitons les amis ¦sûrs de la paix dans le monde à nous tendre la main pour hâter la fin de la guerre qui, depuis un an.a transformé l’Europe en un vaste champ de bataille.Que, par l’intermédiaire de la Mère (les Douleurs, Jésus miséricordieux fasse enfin surgir après l’effroyable tempête l’aube radieuse et tranquille de la paix, image de son visage divin.Que les hymnes de reconnaissance au Très-Haut, auteur de tout bien, retentissent bientôt.Souhaitons la réconciliation des Etats.Que les peuples redevenus frères reviennent aux pacifiques travaux des études, des arts et de l’industrie.Qu’une fois l’empire du droit rétabli, ils décident de confier dorénavant la solution de leurs différends, non plus au tranchant de l’épée, mais aux raisons de justice et d'équité étudiées avec le calme et la nondération nécessaires.Ce sera là leur conquête la plus belle et la plus glorieuse.Dans la confiance que l’arbre de la paix revienne bientôt réjouir le inonde de ses fruits si désirables, nous donnons notre bénédiction apostolique à tous ceux qui forment ¦le troupeau mystique qui nous est confié, de même qu’à ceux qui n’appartiennent pas encore à l’Eglise romaine.Nous prions le Seigneur de les unir à Nous par les liens d’une parfaite charité.Donné à Rome, au Vatican, le 28 juillet 1915.BENOIT XV, pape.tiquent ne devraient pas oublier que la majorité des recrues de l’Ontario ne sont pas des natifs du Canada.Si l’on comparait le nombre des Anglo-Canadiens d’Ontario (pii se sont enrôlés avec celui des Canadiens d’origine enrôlés dans la Province de Québec, peut-être que Je pourcentage de 0.61 de cette dernière ne paraîtrait pas trop mal et qu’il n’y aurait pas beaucoup de raison de récriminer.” # * ¦* Du résultat des dernières élections manitobaines, le Manitoba écrit : “La situation des cathodiques n’est pas gaie en ce moment; mais il ne faut pas s’alarmer outre mesure.Ainsi que nous le disions au lendemain de l’arrivée de M.N^rris au pouvoir en mai dernier, si le parti libéral de 1890 a violé ses engagements solennels pour avancer ses affaires, il est également possible que le parti libéral de 1915 mette sans plus de gêne une sourdine à ses ardeurs contre nous s’il y voit son avantage.Attendons.Et en attendant groupons-nous, affirmons une juste indépendance, redoublons de vigilance.Les triomphes électoraux sont éphémères aussi bien pour nos ennemis que pour les autres.Quand une fois nous ferons bloc, nos affaires s’achemineront rapidement vers le mieux.” “Groupons-nous”.Ce mot d’ordre finira par s’imposer.Si, par exemple, les Canadiens - français d’Ontario formaient un bloc plus compact dans les dix-huit à vingt comtés où ils tiennent la balance du pouvoir, le fameux règlement 17 serait bientôt rappelé.Et nos ennemis qui sèment la désunion dans nos rangs savent bien ce qu’ils font.______ LE PASSANT.L’ECOLE TECHNIQUE ET LES INDUSTRIELS M.Gaspard Deserres, président de la Corporation de l’Ecole technique, adresse aux industriels de la province un appel .qui ne devrait pas manquer d’être remarqué.M.Deserres signales à leur attention le congrès qui se tiendra à Toronto Je 1er septembre et leur demande s’ils ne jugeront pas à propos d’apporter à l’Ecole technique de Montréal un concours plus efficace.“Le gouvernement provincial ainsi que la vjlle de Montréal font largement leur part en subventionnant l’Ecole technique, écrit-il, mais que font nos industriels?Ne semblent-ils pas trop se désintéresser d’une institution dont ils devraient tant avoir à coeur le succès?Ne croient-ils pas que l’enseignement technique, plus qu’un tarif protecteur, est susceptible de donner l’essor aux industries de notre pays?“Tandis que dans la province voisine, les industriels s’unissent pour coopérer aux efforts du gouvernement, nos industriels, dans Québec, vont-ils laisser aux pouvoirs publics le soin exclusif de s’occuper d’enseignement technique et ne leur apporter aucun appui?” C’est un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.La municipalité de Moose Jaw a décidé de mobiliser tous scs sans-travail qui ne veulent pas travailler et de les obliger à choisir entre travailler ou disparaître.Il n’y a pas de doute qu’il y a beaucoup d’individus qui ne travaillent pas parce aii’iU veulent pas.I —L. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 AOUT 1915 VOL.VI.— No 191 CONTRE L’ALCOOLISME FAITS-MONTREAL S.G.Mgr l’Archevêque de Montréal préside hier, à Lachine, l’ouverture de l’exposition anti-alcoolique devant une grande foule.— Discours de M.le chanoine Savaria, de Sa Grandeur et de M.J.A.Descarries, L'Exposition anti-alcoolique si ingénieusement compilée et organisée par le frère Beausoleil.C.S.V., et M-l’abbé Papineau, vicaire de S.-.lean-de-la-Crojx, continue de répandre dans le peuple ses excellents enseignements.Suivant le désir exprime par Sa Grandeur, l'Exposition est devenue ambulante et sera transportée de paroisse en paroisse, pour le bien de la cause.C’est ainsi qu’el'e a été inaugurée hier à Lachine, où Mg:- l’Archevêque a tenu à rehausser de sa présence et de sa parole la jolie manifestation paroissiale a laquelle cet événement a donné lieu.Le soubassement de l’église des Saints-Anges était rempli à n’y pouvoir presque passer lorsque Mgr Bruchési fit son entrée à quatre heures, accompagné d'un nombreux clergé et des principaux citoyens de Lachine.On remarquait sur les banquettes réservées aux invités : M.le curé Provost, curé de S.-Rédempteur, M.le curé DesRosiers, de S.-Pierre-aux-Liens, les Révérends Pères Pierre et Zéphirin, les prê- tres de la cure de Dorval, Frère Jean, directeur de l’Académie Pi; ché, MM.J.A.Descarries, député de Jacques-Cartier aux Communes, les échevins Raoul Carignan, Alfred S.-Germain, Henri Morin, Marcellin Charette, commissaire d’écoles, Dr J.O.Beaudoin, Albert S.-Denis, J.B.Deschamps, Ulric Proulx et plusieurs autres.On entendit d’abord un joli choeur de garçonnets de l’Académie Piché, aidés de quelques membres de la cho'ale de Lachine, sous la direction de M.Benoit Verdick, maître de chapelle.Puis la touchante saynète "Par la croix de tempérance’’ fut interprétée avec talent par les jeunes René Chàteauverl, Lionel Proulx et Paul Emile Lizotte.Les jeunes acteurs furent vivement applaudis.M.le chanoine Savaria, curé de Lachine, souhaita ensuite la bienvenue à Mgr l’Archevêque et le remercia d’être venu encourager de sa présence le beau mouvement entre-pris par les paroissiens de Lachine.M.le curé remercia aussi les échevins de Lachine de s’être ranges sous la bannière de la tempérance et d'avoir adopté un règlement qui a fait disparaitre les buvettes.Les débits étaient nuisibles à l’individu, à la morale, à la société, t/alcoolis-me est un fléau qu’il faut faire disparaître, et c’est à quoi tend l'exposition anti-alcoolique qu’on inaugure aujourd’hui, et qui est une résultante de la campagne persévérante dont Mgr Bruchési a donné le signal il y a déjà une dizaine d’années et dont les bons résultats se font déjà sentir dans le diocèse en attendant que son influence se répande par toute la province et par tout le Dominion.Dans sa réponse, Mgr l’Archevêque se déclara heureux d’être venu assister à une si belle et si nombreuse manifestation.Il fait une revue de la question de la tempérance.Autrefois, l’alcool régnait en maître, non seulement dans les hôtels mais jusque dans la famille.Par un faux senliment d’hospitalité, on se croyait obligé d'offrir et de prendre de l'alcool au cours de la moindre visite.Dans une certaine mesure, notre race s’alcoolisait de façon graduelle el continue.Il fallait donc agir sur l’opinion et donner au peuple une mentalité plus juste, une meilleure connaissance des dangers qu’offrent les poisons alcooliques.Et la croisade de tempérance fut lancée avec la coopération du gouvernement de Québec et d'un certain nombre d’hommes publics dévoués qui apportèrent à cette grande cause l’appui de leur parole ou de leur plume.Récemment, les deux apôtres dévoués dont Sa Grandeur fait applaudir les noms par l’assistance, le Frère Beausoleil cl M.l’abbé Papineau, conçurent et exécutèrent l'idée dont nous admirons aujourd’hui l'exécution.Cette oeuvre si utile va faire le tour du diocèse en répandant les bienfaits d’une propagande basée sur la science et le patriotisme.Sa Grandeur félicite M.le chanoine Savaria de l’oeuvre qu'il a accompli dans ce sens depuis qu’il est curé de Lachine.Mgr offre aussi ses remerciements aux échevins de Lachine pour l’acte de courage et de civisme qu’ils ont accompli en supprimant les buvettes.Un homme qui serait content d’être avec nous tous, aujourd’hui, dit Mgr avec émotion, c’est feu M.le curé Piché.11 chérissait ses paroissiens de Lachine et il avait à coeur la pratique de la sobriété et de la tempérance.Les débits de boissons étaient trop nombreux, en ce temps, dans Lachine.Malgré son bon coeur, M.Piché fui obligé de les combattre.Son dernier sermon fut sur la tempérance et il s’échauffa tellement que son coeur en fut brisé.Il espère que toutes les paroisses suivront l’exemple de Lachine et prohiberont la vente des boissons.Ici Sa Grandeur rappelle quelques souvenirs personnels navrants de jeunes gens de talent ruinés et conduits au tombeau par le “petit coup” et raconte des faits dont il a été témoin au cours de son ministère, dans les hôpitaux et les prisons, dont l’alcool est le principal fournisseur.Avant de recevoir la consécration épiscopale, M.le chanoine Bruchési fut un jour appelé à l’hôpital Notre-Dame où l’on venait d’apporter un jeune homme trouvé ivre-mort dans la rue.Il apparte- nait à l’une des plus belles familles du pays.Il était alcoolisé à un tel degré que jusqu’à son dernier soupir, qu'il rendit peu d’heures après, on fui oblige de lui mouiller les lèvres avec de l’alcool.Et il n’ouvrait la bouche, pendant les prières qu’on faisait pour lui, que pour demander: “un petit coup!” Ah! qu’on a raison, s’écrie Mgr, de combattre cet ennemi sournois et cruel de notre race et du bonheur de nos familles.Et il félicite de nouveau les marguilüers d’avoir relégué l’alcool à sa place, c’est-à-dire dans les pharmacies, avec les autres poisons “à côté de la morphine et de la strychnine.” M.le curé invita ensuite M.J.A.Descarries, député fédéral de Jacques-Cartier à porter la parole.Celui-ci exprima son admiration de l’attitude courageuse et sage des échevins de Lachine, et demanda la permission de faire une suggestion qui va encore plus loin dans le même but : il voudrait que le gouvernement provincial prit le contrôle absolu du commerce de i’al-cool, afin de supprimer l’intérêt personnel du débitant.L’idée n'est pas nouvelle cl fonctionne en Suède avec de bons résultats, sous le nom de système Gothenburg.Pei '-être le verrons-nous un jour mis à l’essai dans notre pays.En attendant, il est à souhaiter que l’Exposition anti - alcoolique continue sa promenade instructive et ulile à travers notre population, qui se montre partout enchantée de s'instruire si facilement et .si agréablement sur cette importante question.L'Exposition antialcoolique comprend : leçons, lectures, imprimés, tableaux, statistiques, images, graphiques, expériences, pièces anatomiques, gravures, affiches illustrées, maximes, chansons, histoires, cartes postales, etc.Avec son programme de démonstration scientifique et d’action morale, l'Exposition antialcoolique intéresse pctils et grands et peut se diviser en quatre parties : L’alcoolisme et la santé ; l’alcoolisme et l’épargne ; l’alcoolisme et la morale ; l’alcoolisme et notre rare.Aujourd'hui, lundi, sous le patronage de M.le chanoine Savaria, le programme emnporle la visite, à S heures des élèves de l’Académie Savaria, avec projections lumineuses, et à huit heures, visite des hommes et jeunes gens, avec discours du docteur Joseph Gauvreau et du P.Côté, O.M.I.rev, BELLE FETE CHEZ LES JESUITES ON CELEBRE HIER LA FETE DK L’ASSOMPTION.— UN ZOUAVE, M.CLEOPHAS ROY, REÇOIT “SON GRADE DE CHEVALIER DE S.-GREGOIRE.UN BAMBIN DECAPITE INTERESSANT POUR LES FUMEURS PAR SUITE D’UN FAUX PAS, UN GARÇONNET DE DEUX ANS GLISSE SUR LES RAILS, COIN DES RUES DECELLES SWAIL, ET A LE COU COUPE Jacques Bisson, deux ans et demi, Bisson, 812, avenue tué instantanément, samedi après-midi, par un tramway du circuit de ceinture de la Montagne, au coin de la rue Decelles et de l’avenue Swail.Le petit Jacques était à jouer sur le trottoir avec son frère René, âgé de 5 ans.Comme on est à réparer la voie à cet endroit, une voie supplémentaire a dû être ajoutée pour permettre h; circulation des tramways.Cette voie passe à peine à trois pieds du trottoir.Le petit Jacques qui courait lit un faux pas juste au passage d’un tramway.Il tomba le cou sur les rails et le tramaw le décapita malgré tous les efforts du watt'nan pour arrêter sa machine.Le corps a été transporté à la morgue.SAISIE D’OPIUM.Quatre contrebandiers d’opium chinois, tous membres de l’équipage du “ Franktor ”, ont été arrêtés, à la fin de la semaine dernière, par l’agent Thompson, qui saisit en même temps trente-trois boîtes d’opium.Le premier pincé, samedi soir, vers 8 heures 45, a été At Yow, 30 ans, qui sous un prétexte quelconque quittait le vapeur avec un compagnon.A la vue du policier, les Chinois reculèrent, embarrassés.Le policier s’empara alors du premier et le conduisit au poste où l'on trouva sur lui neuf paquets d’opium.Ayant en plus trouvé ses clefs, d autres agents visitèrent le cabine qu’il avait sur le “ Franktor ” et trouvèrent là $02 en monnaie canadienne.Hier après-midi, à 5 heures 30, le même policier vit trois matelots chinois traverser le ponHevis et s’avancer vers lui.Convaincu qu’ils réeélaieiit encore de l’opium sous leurs vêtements, il mit le grappin dessus, comme il avait fait pour le premier.Au poste, ils dirent s’appeler At Chum, At Quise et Tungah, Le tabac, comme le blé, le raisin, j l’orge, a besoin d’être fermenté; il , n’y a qu’au Canada où on le fume h 1 l’état brut, et c’est ce qui a fait la réputation peu enviable du tabac canadien.Notre Compagnie, voulant remédier à cet état de choses, a fondé à Saint-Jacques L’Achigan, un éta-iblissement de fermentation moder-ET;ne.et par un choix judicieux des récoltes et un procédé de fermentation rationnel et scientifique est ar-î rivée: lo.A éliminer le goût de vert, l’âcreté et le surcroît de nico-un bambin de tine, qui produisent cette odeur si lits de M.Eugène désagréable; 2o.A faire un tabac Maréchal, a été j inoffensif, avec un arôme doux et délicat; 3o.A assurer une combustion parfaite et l’uniformité permanente du goût et de la qualité.Nous offrons sous le nom de “HEROS” un mélange de Havane et de Quesnel.Si votre marchand ne l’a pas, nous vous en expédierons une livre, par la poste, sur réception d’un bon de poste de 75 sous, dans Québec et Ontario, de 80 sous dans le Manitoba et de 85 sous dans tout autre endroit.Ceci met à la portée des personnes les plus éloignées un tabac de haute qualité pour un prix raisonnable.La St.Jacques Tobacco Packing Co., E.N.Cusson, «•'rant.(Limitée), Saint-Jacques, Cté Montcalm, Que.Dépôt à Montréal chez I.Tétrault, 629 Est Ontario.Tel.Est 3364.En vente chez : H.Reaudry, 271 Est Craig.G.E.Côté, 252 S.-Denis.W.Methot, 362 S.-Denis, CHOSES MUNICIPALES DU SABLE AU PRIX COUTANT L’INGENIEUR DE LA VILLE CROIT QUE LA VILLE EPARGNERAIT UNE JOLIE SOMME TOUS LES ANS EN ACHETANT UNE CARRIERE DE SABLE.RUADE.Arthur Miles, âgé de 34 çu une ruade dans l’aine [ EXPERIENCE COUTEUSE Pourquoi essayer d’acquérir de l’expérience au prix même d’un capital?Si vous achetez nos premières hypothèques de 8% sur immeuble, vous éludez toutes les erreurs ou fluctuations auxquelles sont soumis vos placements.Nous en avons à vendre au montant de $1,000 et plu».Intérêt trimestriel.Procurez-vous une liste.MARCH TRUST COMPANY 180 S.-JACQUES.il» annee.Actif, plu.de (4,000,000 1 La réunion annuelle des élèves du Collège S.-Marie dans celle institution, à l’occasion de la fête de l’Assompüon eut lieu liie C’est aussi l’une des fêtes patronales des Jésuites qui la célèbrent avec grande pompe.La solennité revêtait encore un plus grand éclat du fait que le bataillon des Zouaves de S.-Pierre dont l’Assomption est aussi la fête patronale honorait au Gesii un zouave bien connu, M.Cléophas Roy, contremaître chez les Clercs S.-Via-leur du Mile-End.La réunion des élèves anciens et actuels des Jésuites fut nombreuse; plus de 150 assistèrent à la messe et reçurent la communion.La réunion des zouaves fut encore plus nombreuse; on en comptait plus de 250 ; soit quatre compagnies avec leurs corps de clairons, commandées par le commandeur Joseph Bussières.On y voyait 25 zouaves qui étaient allés à la défense du Saint-Père, Pie IX, et trois chevaliers de Saint-Grégoire le Grand : MM.Edouard Leblanc, F.X.S.-Michel, de S.-Jérôme cl Y.I).Leelaire, de S.-Thérèse.A la messe le R, P.Tamisicr prononça une allocution et lut ensuite le brevet du Saint-Père Renoit XV, conférant à M.Cléophas Roy, le grade de Chevalier de S.-Grégoire le Grand.Après la réunion les élèves du Collège S.-Marie restèrent à déjeuner avec les professeurs.SONGEONS* A NOS PAUVRES L’on se préoccupe déjà beaucoup dans les cercles religieux du soulagement des pauvres, l’hiver prochain, et l’on organise une vigoureuse campagne pour l’augmentation en nombre et en activité des conférences do Saint-Vincent de Paul.A la retraite des curés de l’archi-diocèse, qui s'est terminée au Grand Séminaire, samedi soir, S.G.Mgr l'archevêque a tenu à donner tous les jours à ses collaborateurs une conférence sur l’apostolat du prêtre.11 a insisté surtout sur l’oeuvre bienfaisante de la Saint-Vincent de Paul pour laquelle Mgr Bruchési a une prédilection spéciale.Vu la misère causée par la guerre au pays, Monseigneur considère qu'il faut redoubler de zèle pour le soulagement des vrais pauvres en augmentant le nombre et les effectifs des conférences de Saint-Vincent de Paul, en vue d’un hiver plus dur que l’an dernier.Durant l’été môme, la Saint-Vincent de Paul dut pourvoir à la subsistance de nombreuses familles.Un curé déclarait, hier, qu’au cours de deux heures dernièrement, il a été appelé à donner à manger dix-sept personnes.Les officiers de la Saint-Vincent de Paul vont se mettre incessamment au travail pour remplir les désirs de Mgr l'archevêque.ans a re-aux abattoirs de la Pointe S.-Charles, hier matin.Il a été transporté à l’hôpital Général dans un état inconscient.On craint des lésions internes.CADAVRE REPECHE.Un cadavre a été repêché près de l’écluse du canal Lachine, à Lachine, samedi dernier.11 a été transporté à la Morgue.VICTIME D’UNE SYNCOPE.Charles Leggett, âgé de 45 ans, a été trouvé mort de bonne heure samedi soir dans le salon de toilelle (lu S.-Lawrence Hall.Son corps a été transporté à la Morgue où il a été identifié par M.T.Moss, chef du personnel du “Michigan” à bord duquel il travaillait.Il ne porte aucune marque de violence.On croit qu’il a succombé à une syncope.CHUTE D’UN ESCALIER.Mme G.Doré, âgée de 50 ans, demeurant 4 Est, boulevard S.-Joseph, s’est fracturé le poignet droit hier matin en tombant de son escalier.Elle a été transportée à l’hôpital Notre-Dame.MORDU PAR UN CHIEN.L’ingénieur en chef.de la ville, M.Mercier caresse un projet pour réduire près de moitié le coût du sable pour la ville.Malgré l’abondance de celte matière première l'achat en quantilé s’élève à des milliers de dollars annuellement pour la ville.Ainsi celle-ci a besoin d’environ 50,000 verges pour les pavages et les trottoirs ce qui coûtera $37,500.Le projet de M.Mercier comporte l’achat d’une barge à vapeur et d’une sablière près des rivières S.-Maurice et S.-François.La ville pourrait transporter son sable au prix de 40 sous la verge au lieu de 75 sous comme elle paie actuellement.Le prix de la barge et du banc de sable de 200 acres serait de $00,000.La quantité de sable disponible serait de trois millions de ver ges cubes.Rien qu’il soit douteux que la ville ait les fonds requis pour un pareil achat, l’ingénieur en chef a fait une enquête approfondie pour savoir si la ville gagnerait à faire cet achat.Le prix du transport a été calculé et une inspection minutieuse des machines de la barge a été faite.M.CHAR TR AND EST DEGOUTE.Un nommé nue Madison, du à la main voulant séparer une chiens sur le Grand A.Shannon, 110 ave-i été cruellement mor-droite samedi soir en bataille de Boulevard à la Notre-Dame de Grâce.Les médecins craignent que morsure soit sérieuse.Shannon a déposé une plainte à la station de police de Notre-Dame de Grâce, qui l’a aussitôt transmise aux quartiers-généraux.CHUTE DANS LA BUE.Un garçon-livreur du nom de It.Adams, âgé de 30 ans, demeurant 17, rue Johnson, est tombée de sa voiture hier après-midi au coin rues Drolet et Marie-Anne à la suite d’un brusque départ de son cheval.11 s'est inflige de légères blessures.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame, d'où il a pu sortir après un pansement sommaire.NOYE EN SE BAIGNANT.M.l’échevin ou M.l’ex-échevin Chartrand — comme on voudra — persiste dans sa résolution de remettre son mandat à ses électeurs et il s’en tient à sa lettre de démission remise au conseil municipal.C’est ce qu’il nous déclarait lu’i-même samedi, à l’Hôtel de Ville, alors que nous lui demandions s’il persistait toujours dans sa résolution.— Plus que jamais, dit-il, car si quelques échevins sont respectés, ici, il n’en est pas de même de tous et je ne tolérerai pas que l’on vienne me conduire dans les affaires de mon quartier.-Mais, crûmes-nous devoir objecter tant que l’administration de la ville sera confiée aux commissaires et aux rhefs de service, les échevins ne devront-ils pas s’incliner?—J’ai pas été élu comme ça, rétorque le ci-devant échcvin d’Hochelaga et M.le maire Martin, dans son élection, a crié partout que les échevins seraient maîtres chez eux: c’est ce que je veux.On a renvoyé un vieux contremaître de vingt ans d’expêrien-des ! ce, c'est Injuste.—Que disent vos électeurs?—Ils m’approuvent; ce sont des électeurs qui oui travaillé à mon élection que l’on maltraite et je ne puis souffir cela.AVOCATS Isaac Abramovitch, âgé de 22 ans, 1203, rue Clarke, s’est noyé hier après-midi dans le canal Lachine, près de Ville Lasalle.Abramovitch était à se baigner avec deux compagnons lorsqu’il fut tout à coup saisi de crampes.Il s'enfonça avec un cri de détresse.Scs deux amis nagèrent à son secours, mais il avait déjà disparu lorsqu’ils arrivèrent et ils ne purent le retrouver.Le cadavre ne fut repêché qu’une heure après.Il a été transporté à la Morgue.MAGASIN INONDE (De noire correspondant) Québec, lü — Le magasin du syndicat de Québec, nue S.-Joseph, a été partiellement inondé, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, à la suite d’une défectuosité survenue a un réservoir situé au cinquième étage de Fctablissemcnt.Les éta ges inférieurs ont été inondés et une grande quantité de marchandises a été complètement gâchée.On estime les dommages à plus de $3,-000.LE MAIRE DE SAINTE- F0YE EST DECEDE (De notre eorreapmdMXt) Québec, 10 — M.Joseph Mon-treuil, maire, de la paroisse de S.-Foyc, est décédé samedi, à l'âge de 00 ans, après une longue maladie.CONGRES DES CHEVALIERS BONAPARTE SEANCE D’ETUDE, MANIFESTATION RELIGIEUSE ET BANQUET.Boîte Postale 350.— AJiLj5-._r:le .^aint-François-Xavier, CHAMBRES A 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sur la vie peuvent obtenir de Ga protection en s’adressant par lettre à “Assurance-vie”, bureaux du “Devoir”, Montréal.________ ETUDIANT Expérimenté, donne cours réguliers ou leçons particulières, français, latin, grec, histoires, etc.; anglais pratique, rapide, complet, garanti.243, Visitation.COURS D’AUTO Toute personne désirant faire un cours complet d’aulomobile et apprendre aussi le système électrique “Delco”, peut le faire en s’adressant le soir après 7 heures 30 p.m.au No 1322a S.-André.Prix modéré.SALLE A DINER STAR BOARDING HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.00 par semaine.Rejias tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs.N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.Cour Supérieure, province do Québec, district de Montréal, No 318.—Dame Blanche Aubertin, des cité ; et district rie Montréal,veuve de j Henri Lacoste, en son vivant, poseur d’appareils de chauffage à eau chaude, du même lieu, demanderesse, vs Henri Séguin, ci-devant des cité et district de Montréal, et maintenant du village de Vaudreuil, dit district, défendeur.11 est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 13 août 1915.J.M.G.Lamoureux, dép-protonotaire, J.YV.Jalbert, procureur de la demanderesse.I MAISONS D’EDUCATION Réouverture le 23 août.Prospectus sur demande.B.LALIME, principal.COLLÈGE S.-J0SEPH A BERTHIERV1LLE, P.Q.Cours commercial bilingue.Conversation anglaise pendant les recreation*.Etablissement pourvu de toutes les améliorations modernes : baignoires, douches, bon système de ventilation, etc.KENTREE DES ELEVES.LE 1er SEPTEMBRE.PENSIONNAT SAINTE-ANGELE 470 SAINT-ANTOINE Sou» la direction des Soeurs de Sainte-Anne.Cours français et snfrlais.Sténographie gratuit© en Bème, 7èmc et 8ème année.Clayigraphie.Travaux à l’aiguille, etc.ENTREE, LE PREMIER MARDI DE SEPTEMBRE.Collège Saint - Laurent Sous lu direction de lu CoiiRrégation de Sainte-Croix.Cours classique et commercial en françuls et en unKlnls.Avantages spe-cinux pour l'étude pratique de In longue anglaise vu les nombreux élèves américains qui viennent faire leurs études dans cette institution.Rentrée, le 7 septembre.Collège Commercial VARENNES Sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes.— LA RENTREE EST FIXEE AU 7 SEPTEMBRE.TRAVERSES tous les jours comme suit : Départ Pointe aux Trembles, 8.15 et 10 heures n.m., 1.15, 5.15 et 7,30 heures p.m.Départ de Vnrennes, 7.30 et 9 heures n.m., 12.30, 4.00 et 6.30 heures p.m.Dimanche, un voyage par heure Jusqu’à 8 heures du soir.Cours particuliers de Mlle BEAUPRÉ REOUVERTURE LE 7 SEPTEMBRE La Directrice fera à partir du 16 août, 939 rue S.-Denis.— ciennes et nouvelles les Inscriptions aux Cours: No Les élèves an-devront retenir leurs places au plus tôt.COLLEGE LAVAL S.-VINCENT DE PAUL, P.Q.Cour* commercial complet, Etablissement de» plu, moderne*.Acrè* facile par les tramway* et le C.T.U.Prospectus sur demande.RENTREE LE i SEPTEMBRE. VOL.VL — No 191 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 AOUT 1915 3 » ETATS-UNIS REPONSE A L’AUTRICHE LE SECRETAIRE D’ETAT REND PUBLIQUE LA REPONSE AMERICAINE A LA NOTE AUSTRO-HONGROISE CON CERNANT L’EXPORTATION DES MUNITIONS DE GUERRE.Wasîiington, 16.— Le secrétaire d’Etat a rendu publique, hier soir, la réponse des Etats-Unis aux vues exprimées par le gouvernement austro-hongrois dans une note récente, qui soutenait que l'exportation des munitions de guerre de l’Amérique eux ennemis de l'Autriche se faisait sur un tel pied qu’elle ne “ s’accordait pas avec la délinition de la neutralité.” Bien que rédigée sur un ton amical, la note réfute positivement les prétentions austro-hongroise et rappelle que ce pays et l’Allemagne ont fourni des munitions de guerre à l’Angleterre lors de la guerre avec les Boërs, tandis que les ennemis de le Grande-Bretagne ne pouvaient importer de pareilles marchandises.Elle insiste sur le fait que le gouvernement américain garde une attitude strictement neutre et adhère à un principe dont dépend l’approvisionnement même des Etats-Unis au cas où ils seraient attaqués par une naissance étrangère.“ Les principes de la loi internationale, dit la communication en terminant, la pratique des nalions, la sécurité nationale des Etats-Unis et des autres nations dépourvus d’établissements militaires et navals considérables, les méthodes apportées à la solution des controverses internationales, et finalement la neutralité elle-même s’objectent à la prohibition par une nation neutre de l’exportation des armes, des munitions de guerre aux puissances belligérantes, au cours de la guerre.” En invoquant “ une raison pratique et substantielle ” pour laquelle les Etats-Unis, tout principe mis de côté, n’ont jamais voulu restreindre le trafic des provisions militaires, la note dit que la politique américaine, en temps de paix, est de ne pas maintenir d’établissements militaires assez vastes pour repousser une invasion étrangère.C’est parce qu’ils comptent eux-mêmes jouir du droit et du pouvoir d’acheter des armes et des munitions des pays neutres, en cas d’une attaque hostile,*que les Etats-Unis ne peuvent refuser ce même droit aux autres.Puis, la note rappelle que ’’Autriche et l’Allemagne nnt vendu des munitions de guerre à l’Angleterre, lors de sa guerre avec les Boërs de la République du Sud Africain.Si, lors de ce conflil, l’Allemagne ët l’Autriche avaient refusé de vendre des aames et des munitions à l’Angleterre, sous prétexte qu’un tel trafic violait la neutralité stricte, leurs réclamations contre les Etats-Unis seraient justifiées.La note a été adressée à l’ambassadeur des Etats-Unis à Vienne, M.Penfeld.On n'a pas encore reçu la nouvelle de sa réception.- FRANCE LES BOCHES REDUITS AU SILENCE A COURTES-CHAUSSEES ET AUX CHARMES.L’ARTILLERIE FRANÇAISE FAIT TAIRE PLUSIEURS BATTERIES ENNEMIES.Paris, 16.— Les aviateurs français se sont mis en vedette récemment dans plusieurs combats aériens avec des machines allemandes.Un aéroplane français, envoyé en reconnaissance au-dessus de Colmar, jeudi, a été attaqué par une machine allemande, qu’ü força à atlerrir dans les lignes allemandes en Alsace, après l’avoir apparemment avariée.Nous avons pourchassé le même jour, deux aéroplanes allemands au-dessus des positions françaises en Artois, tandis que deux patrouilles aériennes françaises ont attaqué, et ont visiblement endommagé, un autre aéroplane allemand.Une machine du genre Albatros a été forcée d atterrir de la même manière, mercredi.Les machines françaises ont forcé à battre en retraite une escadrille de dix aéroplanes allemands, qui tentèrent une altaque sur Toul et Nancy, le 1er août.Dans le secteur de l’Yser, l’ennemi a engagé un combat d'artillerie aux environs de Lombautzide, S.-Georges, Noeveu et Bresinghe ; serait-ce le prélude d’une nouvelle attaque de ce secteur à jamais mémorable.Notre artillerie a répondu avec succès à l’ennemi et plusieurs batterie* allemandes onl été réduites au silence.Pour répondre au bombardement de S.-Dié et du camp de Neithru, (à l'est de Lingekopf) les Français ont bombardé ia gare de S.-Marie-aux-Mines et le camp de Wattenstal.ACTIVITE DES AVIATEURS.Paris, 16.— Le communiqué de I étal-major signale des actions de plus en plus actives sur tout le front de la part de 1 artillerie.A Courtcs-Chausses et aux environs de Fon-laine-aux-Charmes une riposte de notre artillerie a réduit au silence les batteries ennemies ; à Bagatelle, à la suite d’une explosion de mine d’une position avancée de l’ennemi, nous avons par une brillante charge à la baïonnette, occijpé le cratère formé par l’explosion et nous sommes restés,maîtres de la position.Ln Artois, la région de Souciiez, en Champagne, au fort Beauséjou ¦ et en Loi raine à Lemtrey, nous avons livré des combats d artillerie dont les résultats sont satisfaisants a tous égards.Dans la journée du 15, une forte escadrille d’aéropia-nes à survolé cl bombardé les parcs et dépôts allemands de la Vallee de Spada, où pas moins de cent obus ant été lances.Tous les avions sont revenus sains et saufs.RUSSIE LES RUSSES EN ECHEC LE GENERAL VON BULOW INFLIGE UNE DEFAITE AUX MOSCOVITES DANS UN ENGAGEMENT A KUBISKO OU IL FAIT 2,000 PRISONNIERS.— UNE SORTIE DE KOVNO.Londres, 16 — Après s’être remis de l’échec qui lui fut infligé de bonne heure, la semaine dernière, par les Russes, le général von Bu-tow, commandant de cette portion de l’armée du feld-maréchal von Hindenberg qui opère à l’ouest de ia rivière Dvinsk, a repris l’offensive de nouveau et, selon un communiqué officiel publié par Berlin hier, il a battu les Russes dans un engagement dans le voisinage de Kubisko, et les a refoulés dans la direction du nord-est, faisant plus de 2,000 prisonniers.Au sud, devant Kovno, les Rus ses .d’après la même source de renseignements, ont fait de Kovno, dont les Allemands s’approchent, une sortie infructueuse.Dans le secteur polonais, les armées allemandes resserrent lentement leur ligne et avancent du nord-ouest et du sud sur Brest-Litovsk.Tandis qu’elles continuent à prendre quelques groupes de prisonniers, comparativement faibles, ils ne prétendent pas avoir enlevé de l'artillerie ou d’avoir fait du butin, ce qui permet aux observateurs militaires de croire que les armées du grand-duc Nicolas continuent à battre en retraite en bon ordre.L’armée du général von Scholz a fait plus de 1,000 prisonniers, et celle du général von Gallwitz 3,550, 14 officiers compris.Suivant Berlin, les Moscovites ont opposé une résistance opiniâtre à la marche en avant de Tannée du prince Léopold de Bavière.Durant le cours de la journée^ les Teutons sont parvenus à rompre dans le voisinage et au nord de Losyce, et à mi-chemin entre Losyce et Miedzyrec, la ligne de l’ennemi qui bat en retraite.Dans la région de Riga, aucun changement important n’est survenu durant la journée de vendredi, ainsi qu’entre le Bug e la Narew, et du côté de la Zlota Lipa et du Dniester.LA NOUVELLE LIGNE ENNEMIE Pour la première fois depuis la chute de Varsovie, des dépêches de bonne source donnent, aujourd’hui, les linéaments des nouvelles positions occupées par les Allemands et les Autrichiens.La ligne commençant dans le voisinage.d’Ossowetz, près de la frontière prussienne, en face des lacs de la Mazurie, s’inscurve au sud et à l’est, passant à travers Sokolow, Siedlce, Lukow, Ostrowa et Vladova.Les alliés teutons opèrent la concentration de leurs troupes du côté de Brest-Litovsk, par 3 chemins qui y conduisent, en débouchant de Malkin, de LukoW et de Vladova.Les envahisseurs sont encore à 40 ou 50 milles de Brest-Litovsk, et se heurtent à chaque pas à une grande résistance.LA POLOGNE AURA UN ROI Londres, 16 — Le couronnement de l’archiduc Charles Etienne d’Autriche, comme roi de Pologne, aura lieu dans la cathédrale de Varsovie, d’après le correspondant à Petro grad du “Times”.Une proclamation nommant le nouveau roi sous Tautorité de l’Allemagne et de l’Autriche sera bientôt publiée.RAID AERIEN SUR CONSTANTINOPLE LE QUARTIER POPULEUX DE GALATA EST BOMBARDE PAR LES ALLIES ET UN GRAND NOMBRE DE PERSONNES SONT TUEES.Londres, 16.— Une dépêche d’Athènes au “Daily News” dit ce qui suit : “Des aéroplanes français et anglais ont survolé Constantinople.Us ont jede des bombes sur Galata, causant d’énormes pertes de vies.” Galata, situé sur le côté nord de la Corne d’Or, près de la pointe de Seraglio, est la banlieue la plus con-sidé able de Constantinople et sert de douane à la capitale.TURCS ET ALLEMANDS A COUTEAUX TIRES.Londres, 16.— Une dépêche d’Athènes au “Daily Chronic,e” dit que les relations sont très tendues entre les officiers des armées turques et allemandes à la suite d’une querelle survenue il y a quelques jours dans la péninsule de Gallipoli, qui faillit tourner en mutinerie.Quarante-cinq officiers turcs ont été envoyés enchaînés à Constantinople à la suite de cette affaire.Ils auraient été fusillés, si le commandant allemand n’était intervenu en leur faveur.Il se dessine partout un fort mouvement contre les Allemands, qui perdent des sympathies dans tous tes milieux même chez les jeunes Turcs.Le sultan est dans un état de prostration nerveuse, qui l'empêche de vaquer aux affaires publiques, et des protestations s élèvent de toutes parts contre la proposition du prince de Hohenloe-Langenburg de placer les Allemands aux postes administratifs.Bref, le peuple en a assez, et il se prépare une révolution, qui ne pourrait qu’hâter le triomphe des Alliés.125,000 blessés viennenl d’arriver à Constantinople.Des milliers d’autres à Maidos et à Gallipoli, Voulez-vous savoir ce que vous êtes?Jean DeshaVes, le graphologue, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.SERBIE BELGRADE BOMBARDEE LES AUTRICHIENS REPRENNENT HIER LE BOMBARDEMENT DE LA CAPITALE SERBE AVEC DES HOWITZERS DE GROS CALIBRE, MAIS SANS INFLIGER DE PERTES DE VIES.Londres, 16.— Les Autrichiens ont repris le bombardement de Belgrade, la capitale serbe, avec des howitzers de gros calibre, suivant un bulieiin officiel, publié à Nich, vendredi et transmis ici par le correspondant de l’Agence Reuter.Voici le texte du communiqué : “L’ennemi a bombardé Belgrade, hier, avec des howitzers de gros calibre.Il n’y a pas eu de perte de vies.Le bombardement cessa après que nous eûmes bombardé Semlin (en Autriche, sur la langue de terre, formée par le confluent du Danube et de la Save, en face de Belgrade) et Panscova (sur le Danube), allu mant des incendies dans Semlin et causant une panique à Panscova.” On a reçu de sources variées, la semaine dernière, la nouvelle que les Allemands el les Autrichiens avaient massé de 300,000 à 400,000 hommes le long de la frontière serbe, préparatifs en vue d’une campagne pour écraser les Serbes, et frayer un chemin aux munitions, destinées à la Turquie.Il y a eu plusieurs escarmouches entre Serbes et Autrichiens sur la frontière, au cours des quelques derniers jours : mais il n’est rien survenu, qui puisse indiquer que le territoire serbe a été envahi.Belgrade fut occupée par les Autrichiens, le 2 décembre 1914; mais, elle fut réoccupée par les Serbes, douze jours plus tard, à la suite d’une furieuse bataille.La reprise de ia capitale fut suivie d’une campagne victorieuse, qui débarrassa le pays des envahisseurs.Jusqu’à ces derniers jours, les Autrichiens n’ont pas tenté de nouveau d’écraser leur petit voisin et ce repos permit aux Serbes de réorganiser leurs troupes et de se préparer à la reprise des opérations militaires.BULLETIN DE NICH.Paris, 16.— Une dépêche de Nich à l’agence Havas, datée du 12 et dont la transmission a été différée semble être un communiqué officiel serbe publié le 9 août.Voici le texte : “Les troupes serbes, par le Tir de leur artillerie et de leur infanterie ont enrayé une tentative faite par les Autrichiens pour ériger des fortifications à certains endroits le long de la Save et élu Danube.Durant la nuit du 9 au 10, notre artillerie a bombardé des convois ennemis, le long du chemin Berchereva-Orsoval, près du village de Tisevita, dans les environs de Skelevets.Le même soir, l’artillerie ennemie a ouvert le feu, à Dogni Milanovats, tuant un enfant.Après une canonnade et une fusillade vigoureuses de notre part, du côté-ci de la rivière, Tartillerie serbe a immédiatement réduit au silence l’ennemi.Le 10 au matin des soldats ennemis ont tenté d’atteindre en bateau la rive droite du Danube, dans le voisinage de l’ancienne forteresse ottomane de Geubalz, au sud de Dogni Milanovats, mais nous les avons repoussés.-»- ANGLETERRE ACTIVITE DE N0RTHCLIFFE IL ORGANISE DES ASSEMBLEES PUBLIQUES DANS LES CAMPAGNES ET LES VILLES EN FAVEUR DE LA CONSCRIPTION.— LLOYD GEORGE DOIT LUI PRETER MAIN-FORTE.Londres, 16.— Lord Northcliffe met en branle cette semaine toutes ses ressources et ses journaux pour une campagne en faveur ue la conscription.Il a mûri son plan et préparé le terrain dans les feuilles qu’il commande.Il a organisé de plus des conférences, des assemblées publiques, etc., dans les campagnes où ne pénètrent pas ses journaux.Il a reçu l’appui de personnages marquants, y compris des ministres du cabinet.David Lloyd George viendrait en aide à celle campagne en déclarant que la conscription est nécessaire pour la victoire.Les anticonscriptionnistcs, mis au courant des plans de lord Norlhclit-fe lui préparent des contre-manifestations sur une grande échelle.La majorité des membres du cabinet de coalition c.roil que l’enrôlement volontaire n’a pas encore fait faillite.Les journaux disent que le volontariat continue de fournir plus d’hommes qu’on en peut équiper.Mais on répond qu’avec la conscription l’équipement marchera plus vite aussi.C’est sous cet aspect de la question que Lloyd George serait en faveur du service obligatoire.Les adversaires politiques ou journalistiques de Lord Northcliffe disent que son plan est d’entraîner la chute du cabinet de coalition actuel, car tel que constitué il n’adopterait pas la conscription.Le premier-ministre Asquith serait tout particulièrement en faveur de l’enrôlement volontaire.Si la campagne de lord Northcliffe suscite une effervescence populaire que le gouvernement ne peut ignorer l’on croit que M.Asquith et ses partisans en faveur du volontariat quitteraient leurs postes pour laisser la place libre à un gouvernement qu’l accéderait à l’expression du sentiment populaire.Ce serait l'objectif de Lord Northcliffe au dire de ses adversaires.Ses amis cependant sont convaincus de sa bonne foi en faveur de la conscription.AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN Croyez-vous que les Grands Magasins Goodwin auraient la moindre chance de succès, s’ils s'oubliaient à publier des choses qui ne seraient pas la vérité.Trop longtemps les annonces sensationnelles ont empoisonné le commerce des Magasins à Rayons et faussé le jugement des masses au Canada.Il s’en est fallu de peu qu’on ne voie la lune offerte en un style pompeux, à la crédulité d’innocents clients, dont aujourd’hui, le plus grand nombre n’ont plus la foi, même en la vérité.En toutes circonstances les Grands Magasins Goodwin entendent rester dans les plus étroites limites de la veme.Quand ils publient qu’en tout ce qui concerne les sommiers, élastiques, les oreillers, les matelas, les lits en cuivre, de la Grande Vente Annuelle en cours actuellement, la moindre Imperfection qui a été observée a causé de tories réductions sur les prix, vous pouvez les croire, car rien n'est plus sincèrement vrai.Au reste, venez donc voir par vous-même.C’est une occasion pour vous d’économiser quelques dollacs, qui auront bien leur emploi par ailleurs.Nous avons en stock tous les genres de sommiers élastiques qui se font en Canada Etoffes pour costumes d’automne Nous avons la bonne fortune d’annoncer des achats qui nous permettent des prix forts avantageux.Nous avons des Gabardines, 50 pouces, dans les tons simples de gris pâle et de gris foncé.Des Homespuns, 58 pouces en gris pâle moyen et foncé et en bleu marine.Des tweeds à carreaux fantaisie en faon et dans les gris clairs et foncés.Des Bennockburns en 56 pces, gris et gris brun, ces étoffes sont avantageuses aux prix de, la verge.1.50 Les étoffes pour manteaux d’automne Belle occasion pour habiller les petits et même la maman à un prix favorable.Etoffe en 54 pouces, couleurs gris cuirassé, cerise foncé, terra cotta, la verge.1.50 Six coupons d’étoffes à manteaux de six verges chacun en gris acier deux tons, effet frisé, cardinal, gris, etc., au prix spécial de, la verge.1.50 ^a>*r Notre No 1044 est un lit à grosses boules, fini sat'in ou brillant, 2 pouces au pied du lit et 1 pouce les barres intennidiaires, 2 pouces les barres supérieures.Notre prix.SI.25 Lit d’une seule pièce à coins arrondis, toutes grandeurs et tous finis, les pieds en 2 pouces de ronds et les barres de i emplissage en %, la barre ayant deux pouces également.Notre prix est de.19.75 ___________________________________ Le sommier en fil d’acier tissé, tenu par 5 plates-bandes d’acier, elles-mêmes retenues par (piatre ressorts égaux, trempé à l’huile et vendu à notre Rayon.3.25 Un autre sommier avec des ressorts en cercle fait d’acier à ressorts de haute qualité, vendu par nous.4.98 Un troisième est le sommier tapissé dans un cadre.Les ressorts employés dans ce sommier, sont aussi indestructibles que ce qu’on peut attendre (l’un sommier de commande.Il est recouvert de feutre de coton et d’un coutil satiné à dessins.Le prix de ce sommier varie entre 14.00 et 15.00 dans les meilleurs prix.A notre rayon.12.98 Ce que nous disons des .sommiers s’applique aux matelats que nous avons à 6.75, à 3.95, et de nos oreillers que nous tenons en coutil de fantaisie depuis le prix de.98 à 2.50 Enfin noire Rayon des Meubles vous offre divers lits de cuivre.(No 668).Celui-ci est un dessin massif de 2 pouces de diamètre au pied et de iV* pouce partout ailleurs, bagues de 2 pouces.Le fini en est brillant, c’est la grandeur 4 pieds et 6 pouces de large.Notre prix.38.00 No 707.Est d’un fini brillant dont les pilliers ont 2 pouces de tour, quatre pieds, six pouces de large et du prix de 22.25 Un quatrième, No 940, est avec tube en cuivre carré de 2 pouces pour les pilliers et de % de poure pour les autres parties du lit, qui ont un fini satin et des barres en haut de et % de pouces, la dimension est de 4’ 6” de large et le prix est de.27.00 TOILES, ETC.En draps de coton nous offrons à la ménagère économe des draps blancs en grandes grandeurs 80 x 90, ourlés finement, blancs comme la neige, forts et de durée, la Paire.1.59 Pour les nuits fraîches nous avons les douillettes en une quantité de couleurs exclusives et d’heureux dessins dans les teintes or, rose rosée, bleu de ciel, héliotrope, grandes dimensions, agréables, légères et chaudes, l’une à.2.95 Couvertures.Nous vous recommandons d’acheter vos couvertures tout laine aux prix très bas du ^moment, celles que nous venons de recevoir en tout taine, gentiment bordées en rose ou bleu, seront difficiles à retrouver au prix dans les grandeurs de 60 à 80 pouces de.4.50 Linges de table, damassé en 72 pouces, venant tout droit du pays de l’Ecosse.Cette qualité qui répond aux besoins des bonnes ménagères et qui comporte des dessins de chrysanthèmes, de roses, de trèfles et dont la qualité n’est pas discutable, la verge.95 Serviettes, tissu écossais en fil de lin, signe de la durée, l’une .18 — Au rez-de-chaussée.Notre No 671 est une combinaison de lit en cuivre, dont il a le fini mais qui ne se vend que 27,25 — Au deuxième.L I M iTeir* L'ENREGISTREMENT DES JEUNES GENS S’EMPRESSENT DE S’ENROLER, D’AUTRES S’ESQUIVENT ET UN CERTAIN NOMBRE CONVOLENT.Londres, 16.— C’était hier jour d’enregistrement national dans le Royaume-Uni.Toute personne entre les âges de 15 et de 65 ans devait remplir une formule en donnant son âge, son occupation et son habileté à remplir quelque ouvrage utile à l’Etal.'Le gouvernement saura ainsi quelles sont les ressources du pays sous le rapport du travail et le nombre des hommes disponibles pour le service militaire, ainsi que l’adresse de ceux susceptibles d’être appelés sous les drapeaux en cas de besoin.Ce recensement a donné lieu à des scènes diverses de par le pays.Beaucoup de jeunes gens, croyant que c’était l’inauguration du service obligatoire, moins rémunéré que le volontariat, se sont précipités vers les bureaux de recrutement.tenus ouverts hier.Et un certain nombre de jeunes Irlandais travaillant en Angleterre ou en Ecosse, se hâtèrent de retourner en Irlande, dans les comtés où l’enregistrement n’est pas mis en vigueur.A Glasgow, quanlité de jeunes gens se marièrent au plus vite, afin d’être rangés parmi les hommes mariés.La National Service League a publié une proclamation demandant que tous les hommes valides offrent leurs services et que des résolutions soient adoptées dans les assemblées publiques pour prier le gouvernement “de nlacer la nation sous les ordres militaires”.-«- LES BALKANS UNE CRISE IMMINENTE LES ALLIES TEUTONS CONTINUENT LA CONCENTRATION DE LEURS TROUPES SUR LA FRONTIERE SERBE.— L’ARMEE ROUMAINE MOBILISEE — LA BULGARIE NE BOUGE PAS.Londres, 16.—Une crise est sur le point de se produre dans les Balkans.Tandis que les pourparlers se continuent, la concentration de troupes des alliés teutons à la frontière serbe, suivie d’un bombardement des positions serbes constitue également une menace pour la Roumanie qui a refusé de permettre le transport à travers son territoire des munitions destinées à la Turquie.L’armée roumaine est déjà en partie mobilisée, et oïl a appelé sous les drapeaux 4 nouvelles divisions de réserve.La Bulgarie ne bouge pas en attendant la réponse de la Quadruple-Entente, touchant la cession de la Macéuoine.Elle recevra probablement cette réponse cette semaine, après la réunion des députés grecs et serbes.La Serbie, tout en disant que les demandes à Sofia sont injustes, se montre disposée à faire des concessions ; la Grèce oppose un refus plus ferme.Un puissant parti germanophile combat M.Venivelos, selon une dépêche de Berlin, et le roi ne lui offrira le poste de premier ministre qu’à condition de maintenir la stricte neutralité du pays.Un correspondant reçoit de bonne source une confirmation des rapports disant q«e la situation a pris récemment une tournure très favorable aux Alliés dans les Balkans, et il apprend qu’on escompte des èvé^ nements d’une importance capital^ à très bref délai.Le bulletin officiel de Bucarest portant que le ministre des finances a refusé de consentir à l’expédition de munitions en Turquie par la Bulgarie, démontre que le gouvernement roumain ne redoute pas les menaces allemandes.En at-t; quant la Roumanie, les Teutons s’exposeraient à so fame prendre en flanc par les Moscovites, en Bessarabie, et l’Allemagne ne courra pas ce danger sans avoir l’assurance que la Bulgarie restera neutre.Même le correspondantà du “ Tage-blatt ” dans les Balkans admet que les pourparlers entamés à Sofia par la Quadruple-Entente progressent d’une façon alarmante, et prévoit l’union de la Bulgarie, de la Serbie, de la Grèce et de la Roumanie.On ne partage pas universellement cet optimisme, et même à Londres, plusieurs observateurs prévoient que les diplomates alliés rencontreront des difficultés insurmontables.Un correspondant neutre bien informé et bien au fait de la diplomatie européenne soutient que Berlin est parvenu à faire échec aux efforts combinés de Paris, Londres, Petrograd el Rome.Le roi Ferdinand de Bulgarie offre son concours, mais moyennant des conditions impossibles, la Grèce ne peut céder Kavala, et même M.Ve-nizelos ne pourrait persuader à sa patrie de faire ce sacrifice, et les Alliés ne peuvent songer à user de contrainte à l’égard de la Grèce, à cause des services qu’elle leur a rendus.Pour ces motifs et pour d’autres, le correspondant croit que les Alliés ont une tâche surhumaine à accomplir.L’ATTITUDE DE LA GRECE Rotterdam, via Londres, 16_Le “ Ninewe Rotterdamsche Gourant ” publie une dépêche de Berlin, qui dit que le “ Tageblatt ” tient d’Athènes que le roi de Grèce, après l’ouverture du Parlement, lundi prochain, et la démission du cabinet, demandera à M.E.Vénizelos, l’ancien premier ministre, s’il est prêt à former un nouveau cabinet,' en s’engageant à garder la neutralité la plus stricte.Maintenant que les premiers sentiments pessimistes provoqués par la prétendue réponse de la Grèce à la Quadruple Entente se sont dissipés, dans la presse et dans les cercles diplomatiques, on commence à se ranger r l’opinion que la situation n’est pas aussi tranchée qu’on le supposait.Un diplomate fait remarquer que rien d’officiel n’est venu d’Athènes, et que les Grecs ont assez le caractère oriental, pour faire preuve d’indécision dans leur diplomatie.L’ATTITUDE SERBE Londres, 16.—M.Baskovitrh, ministre serbe en cette ville a déclaré, samedi, que l’attitude de sa patrie vis-à-vis de la Bulgarie est claire et que la Serbie n’a jamais admis que les Slaves de Macédoine fussent des Bulgares.-K- CANADA HORS DE COMBAT Ottawa, 16.— Les listes de hors de combat fournies par le minislè-re de la Milice indiquent que les soldats du régiment Patricia et la cavalerie de Lord Strathcona étaient au feu ces jours-ci.Le vo-lonlaire R.Lester, 78, avenue Bruce, du Princess Patricia, est compté au nombre des morts.Il n’y a pas un seul Montréalais ni Canadien-français sur celte dernière liste.Montreal Tramways Company I Pour faciliter le trafic, une nouvelle intersection a été instalée au coin des rues Craig et Rleury; par conséquent l’enseigne D’ARRET placée sur la rue Rleury, près de la rue Craig, pour les tramways allant au nord, sera enlevée, et les tramways n’arrêteront pas pour les voyageurs à ce point, à partir du 16 août prochain.Les tramways des lignes Amherst et Ontario, allant au nord de la rue Bleury, arrêteront sur la rue Craig, à l’est de la rue Bleury, et les tramways de la ligne Outremont arrêteront sur la rue Craig, à l’ouest de la rue Bleury.5 MAISONNEUVE UN FOURGON A BOYAUX CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Admimv trateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 Saint-Francoia-Xavier.Montréal, LE CONSEIL MUNICIPAL ASSIS- J N.CABANA F.A.CABANA TE, SAMEDI DERNIER, A UNE DEMONSTRATION DU NOUVEAU FOURGON AUTOMOBILE Cabana & Cabana EXPERTS COMPTABLES DONT IL VIENT DE FAIRE L’ACQUISITION.La ville de Maisonneuve vient de faire l’acquisition d’un fourgon automobile pour les incendies.Samedi dernier, en présence des autorités municipales et de quelques visiteurs, les employés de la maison W.E.Seagrave and Co., de Walker-ville.Ont., constructeurs de l’appareil, en ont donné une première demonstration.L’appareil est un fourgon à boyau muni d’appareils de sauvetage; la machine est à six cylindres, pouvant développer une force de 80 à 90 chevaux vapeur.Conduit par le chauffeur de la maison Seagrave, M.Arthur Locker, le fourgon exécuta une longue randonnée, faisant trois fois d’ascension de la montée de la rue Sherbrooke sans la moindre difficulté.M.H.Berk, le représentant de la maison Seagrave, était très satisfait du résultat obtenu et il a annoncé aux échevins présents que les autres appareils seraient en tous points conformes au cahier des charges, et qu’ils donneraient entière satisfaction aux autorités municipales .Les autres appareils qui seront fournis à Maisonneuve seront une pompe, une échelle et une voiture de patrouille.Voici les noms des personnes présentes: MM.les échevins E.La-nointe, G N.Pichet, E.H.Morin, J.I).Vigeant, le chef Marchesseault, le chef Charron, de Longueuil; MM.Théo Provost, M.C.Egleston, M.H.Beck et autres.-«- DEMANDE DE MISE EN LIQUIDATION RENVOYEE (De notre rorrceDondantl Québec, 16 — On annonce vie Fra-serville que l’hon.juge Lemieux, siégeant en Cour Supérieure de ce district, a renvoyé, samedi, la demande de liquidation portée contre 1» compagnie d’assurance “La Protection”, par M.Wilfrid Hébert, de Hull, attendu que la compagnie d’as-surance-feu “Slratheona” avait antérieurement fait droit à la réclamation du demandeur contre ‘ La Protection”.Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 tue Saint - Jacques, Ch.3 ______TEL.MAIN 1777 j.Alfred HÜÔT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tel.S.-Louis 4284.BUREAU 2G RUE S.-SACREMENT Tél.Main 670 ASSURANCES I TEL.MAIN 968 mCEJIMCQUE Ch.623 EdificeTransportation HOTEL.VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50 Prix spécial pour les voyageurs di commerce.$2.00 par jour.üthillNIO.I C0ALC£MPANY \Cure Radicale Des .( 50re.Efficace,Sans Oouuun l £v Vente Partout 35 * .) Franco pa» la Postc i&Avü A.J.LflUBENCE, Montreal,| \ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 AOUT 191» VOL.VI.— No 191 U VE SPORTIVE LES MENEURS ONT TRIOMPHE A DE LORIMIER - — i STR A CH AX BAT STAR PAR 7 A 4.ET LE NATIONAL TRIOMPHE DES INDIENS PAR 11 A 1.— I PRESENTATION A CRUTCH-LEY.COMMERCE ET FINANCE DANS LES LIGUES DE BALLE AU CAMP RESULTATS DES JOUTES DE SAMEDI ET D’HIER LIGUE NATIONALE SAMEDI Brooklyn.5 ; New-York, 1.Cincinnati, 5-6 ; Pittsburg, 4-0.Philadelphie, !) ; Boston, 0.Saint-Louis, 12 ; Chicago, 2.DIMANCHE Chicago, 3-1 ; Saint-Louis, 18.Cincinnati, 6-6 ; Pittsburg, 2-2.POSITION DES CLUBS G.Philadelphie.55 Brooklyn.57 Chicago.>.53 Boston.52 Pittsburg.52 New-York.48 Saint-Louis.51 Cincinnati.48 LES PARTIES D’AUJOURD’HUI Pittsburg à Cincinnati.Boston à Philadelphie.New-York à Brooklyn.P.45 49 51 52 54 51 56 P.C.550 .538 .5101 .500 491 .485 .477 .4.57 LIGUE AMERICAINE SAMEDI Saint-Louis, 4-2 ; Cleveland, 3-4.Boston, 4 ; Washington, 3.New-York, 9 ; Philadelphie, 5.Détroit, 5 ; Chicago, 3.DIMANCHE Détroit, 5 ; Chicago, 2.Cleveland, 1 ; Saint-Louis, 0.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Boston.68 35 .660 Détroit.66 39 .629 Chicago.62 42 .596 Washington.54 51 .514 New-York.51 50 .505 Cleveland.41 62 398 Saint-Louis.41 66 363 Philadelphie.33 71 ,317 LES PARTIES D’AUJOURD’HUI Chicago à Saint-Louis.Détroit à Cleveland.Washington à Boston.Philadelphie à New-York.LIGUE FEDERALE SAMEDI Kansas City, 6-2 ; Buffalo, 0-8.Chicago, 7-1 ; Baltimore, 3-3.Pittsburg, 4 ; Brooklyn, 0.Saint-Louis, 3 ; Newark, 1.DIMANCHE Newark, 4-8 ; Saint-Louis, 2-1.POSITION DES CLUBS G.P.Chicago.61 47 Newark.61 47 Pittsburg.58 46 Kansas City.58 49 Saint-Louis.57 50 Buffalo.50 60 Brooklyn.49 61 Baltimore.38 70 LES PARTIES D’AUJOURD’HUI Chicago à Baltimore.Kansas City à Baltimore.Kansas City à Buffalo.Brooklyn à Pittsburg.P.C.565 565 .558 .542 .532 .455 .445 .352 LA MATINEE A LA BOURSE SEANCE RELATIVEMENT CALME UNE JOUTE CONTESTEE LE RESULTAT DE LA PARTIE COR NW A LL- S H AM ROCK, AU TERRAIN DU NATIONAL, SAMEDI APRES-MIDI, FUT INCERTAIN JUSQU’A LA DERNIERE MINUTE.—LES IRLANDAIS SONT BATTUS PAR 11 A 10.Les amateurs de crosse cpii se sont abstenue d’assister à la joute Cornwall-SJiamrock ont perdu l’occasion de voir la joute la plus soutenue qui ait été disputée cette année.Ce fut un résultat incertain jusqu’à la dernière minute du jeu réglementaire.Les deux clubs mirent à gagner cette partie toute l’ardeur que nous aurions vu déployer dans une partie finale de championnat.Les Cornwall prirent dans le premier mi-temps un avantage que les Irlandais paraissaient être incapables de surmonter, mais à la grande satisfaction de leurs supporteurs ils se mirent au travail dans la troisième période avec une ardeur telle que les Cornwall né menaient que par un point à la fin de cette période.Au commencement du quart final, les Irlandais égalisèrent les chances et ce fut une véritable explosion d’enthousiasme dans la grande estrade.Il restait encore sept minutes à jouer quand les visiteurs reprirent les devants sur un beau lancer de S.-Thomas.Les Irlandais qui ne se comptaient pas pour battus, se remirent de nouveau à l’oeuvre avec l’ardeur qui les caractérise et un point fut compté, disent ’es Shamrocks, (pie l’arbitre Jack Kerwin, refusa de leur accorder.Il s'en suivit une discussion à laquelle l’arbitre S.-Père mit fin en remplaçant M.Kerwin par M.Henri Lacoste.Le résultat en resta là.Les deux clubs, comme nous l’avons dit plus haut, ont joué en vrais champions, et chose à noter, pas un équipier ne fut même égratigné au cours de cette partie si âprement contestée.Les expulsés durent ,curs disgrâces à des fautes “mineures”.Les équipes s’alignaient comme suit : Shamrocks.Brady McMullen Divan Mahoney Hughes McCarthy Kane W.EUand F.Scott C.George H.Scott Brennan défenses défenses centres attaques attaques attaques intérieurs extérieurs Somerville T.Brennan Oakes H.Steacy E.Degan H.Doninee Cummings Henderson LES REGATES DE CHAMBLY ELLES ONT EU LIEU SAMEDI DERNIER, A CHAMBLY-BASSIN.— LES DIFFERENTES COURSES, ETC.SOMMAIRE: Première période 1.—Shamrock, McCarthy.1.25 2.—Cornwall, R.Degan .0.35 3.—'Cornwall, Donneny .3.00 4.—Shamrock, P.Brennan.0.15 5.—Shamrock, McCarthy.1.55 6.—Cornwall, Donihee .2.10 7.—'Cornwall, Donihee , .1.30 8.—'Cornwall, Donihee .4.30 9.—Cornwall, Cummings .2.10 Deuxième période.10.—Shamrock, C.George .t.40 11.—Cornwall Donihee .7.15 12.- Shamrock, F.Scott .5.30 13.—Cornwall, Donihee .,1.20 14.—Cornwall, C.Henderson .3.35 Troisième période 15.—Shamrock, H.Scott .1.10 16.—Shamrock, Kane ., 0.20 17.Shamrock, Munro .0 30 18.—Shamrock, C.George .7 15 19.Cornwall—.5.30 QUATRIEME PERIODE 20.Shamrocks—Munro.7.55 21.Cornwall—Saint-Thomas.7.00 RESULTAT FINAL : Cornwall : H.Shamrock : 10.AH très : E.C.Saint-Père et Albert Pigeon.Juges des buts : J.Quinn et Kerwin.Cliroi ométreurs : W.Labre‘que et Slattery.Pénitencier : C.Markelle.POSITIOnT>ËS EQUIPES Cornwall.G.P.P.C buts Thompson National.6 2 77 43 points White Montréal.6 3 59 58 couverts R.Degan Cornwall.6 4 74 75 défenses F.Degan Shamrock.0 9 43 84 LES COURSES DU KING EDWARD Voici les résultats des épreuves disputées samedi aprèsmidi à la piste du King Edward: PREMIERE COURSE Bourse $300, chevaux de 3 ans, 5 furlongs: 1.Uncle Rill, 100, McDowell, 10 à 1.4 à 1, 2 à 1 2.Turkey Trot, 109, Pickens, au pair, 1 à 2.3.Clara James, 98, Dawson, 3 ’ 1, au pair, 1 à 2.Temps: 1.00 2 5.Miss Cordelia, Irish Mary, Phil T., ont aussi couru.Rip Van Winkle a été retiré.DEUXIEME COURSE Bourse $390, chevaux de 3 ans, 5 furlongs: 1.Johnny Wise, 112, McCullough, 5 à 2, au pair, 1 à 2.2.Dorn Moran, 104, Young, 4 à 1, 2 à 1, au pair.3.Tigella, 110, Pickens, 3 à 1, au pair, 1 à 2.Temps: 0.59 2-5.Col.Fred, Major Bc't, Faster Boy, Bell Chilton, ont aussi couru.Von Laer a été retiré.TROISIEME COURSE Bourse, $300, chevaux de 3 ans, 1 mille 1-16 : 1.Dixie, 100, Pickens, 6 à 5, 1 à 2, au pair.2.Sepulveda, 111, Laffcrty, au pair, 1 à 2.3.Master Joe, 108, McDowell, 5 à 1, 2 à 1, au pair.Temps : 1 50 2-5.Captain Elliott, A Frog, Ajax ont aussi couru.Frontier, El Oro, Chas F.Grainger ont été retirés.QUATRIEME COURSE Bourse, $300, chevaux de 3 ans, 5 furlongs : 1.Indifferent, 10O, Pickens, 3 à 2, 2 à 3 2 à 5.2.Regular, 100, Young, 4 à 1, 2 à 1.2 à 3.3.Odd Cross, 108, Estep, 4 à 1, 2 à 1, au pair.Temps : 0.53 2-5.Kenneth, Toison d’Or, Jewel of Asia, Marsand ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Bourse $300, chevaux de 3 ans, 6 1-2 furlongs: 1.Euterpe, 116, Matthew's, 4 à 1, 3 à 2.2.Energetic, 115, Stanford, 4 à 1, 3 à 2.3.Richard angdon, 118, Laffcrty, 3 à 2.1 à 2.Temps: 1.23 2-5.Tale Carrier, Gordon Russel ont aussi couru.Mud Sill, Coy ont été retirés.SIXIEME COURSE Bourse $300, chevaux de 3 ans, 6 1-2 furlongs.1.Orimar Lad.lïl, Estep, 2 à 3, 2 à 5.2.Senator James, 109, Young, 3 à 1, au pair, 1 à 2.3.Miss Primity, 107, McCollough, 6 à 1.2 à 1, au pair.Temps: 1.23 4-5.Sarolta, Ortyx, Lamb’s Tall, ont aussi couru.Cloak, Spohn, Ormead ont été retirés.SEPTIEME COURSE Bourse, $300, chevaux de 3 ans, 6 furlongs : 1.Bertha V., Ill, Estep, 2 à 1, 2 à 3 t à 2 2.Virginia S.Ill, McCullough, 5 à 1, 2 à 1, au pair 3.Auster, 111, Young, 6 à 1, 2 à 1, au pair.Temps : 1.16.Oxer, Lady Pender, John Marrs ont aussi couru.Single Toe, Skeets ont été retirés.HUITIEME COURSE Bourse, $300, chevaux de 3 ans, 6 furlongs : 1.Big Lumax, 111, Matthews, 3 à 2, 2 a 3, 2 à 5.2.Loialoha, 108, Dodd, 3 à 2, 2 à 3, 1 à 2.3.Marshall Tilghman, 112, Daw son, 6 à 1, 3 à 1, 3 à 2.Temps : 1.16 1-5.Black Earl, La Dolores, Buri, Dremi, Phil Connor, Joe Knight ont aussi couru.Intan a été retiré.Malgré la température incertaine et quelques ondées, les régates de Ghambly-Bassin.organisées par la Ghambly Manufacturers, ont obtenu, samedi dernier, un franc ¦succès.Plusieurs centaines de personnes venues des villages et villages avoisinants ont assisté aux différentes épreuves qui toutes ont été chaudement disputées.De magnifiques prix ont été distribués le soir l’hôtel de ville, aux gagnants.Après quoi, il y eut concert et illumina tion.Tous le.succès de cette magnifique fête nautique revient de droit au comité d’organisation, composé comme suit: Président honoraire, G.N.Du-charme; président.Geo.Ducharme; vice-président, V .Savard; secrétaire, R.Dubuc; trésorier, M.A.Gi-beau; commodore, R.H.Bartholomew; arbitres, A.J.Steers, J.Humaine; chronomètre, M.J.Flood ; stewart, A.Pallnssio, R.Latour; A.Piché, A.Brunelle; starter: L.Bartholomew.R.J.Seale; juges: U.H.Dandurand, J.Bélair, H.Béïque, J.Bouchard.Jos.Demers, E, Messier, P.Métivier, U.O.Bergevin, A.E.J.Bissonnette, A.Geoffrion.A.Grisé, L.S.Ostiguy, G.N.Ducharme.A.Brien, Z.Hébert, J.E.Robitaille ; conseillers : D.Blais, A, Lord, A.Béïque, A.Lareau, A.Dussault, F.Dubuc.Voici les résultats des épreuves disputées: PREMIERE COURSE Y’atchs, 2 cylindres, 3 milles : 1.Paul Létôurneau.2.Henri Auclair.DEUXIEME COURSE Chaloupes, 1 rameur, messieurs, % mille : 1.A.Leveille.2 H.Gilbert.TROISIEME COURSE Chaloupes, deux dames, 14 mille : 1.Mlles E.et L.Leveille.2.Mlles Bel).QUATRIEME COURSE Chaloupes, deux rameurs, messieurs, % mille : 1.MM.Leveille et Dubuc.2.MM.J et I).Mareil.(YNQUUEME COURSE Canots, 2 avirons, messieurs, ü mille : 1.MM.L.Dufresne et A.Laurendeau.2.MM.A.Ward et J.Spoddard.SIXIEME COURSE Yachts, 2 cylindres, 5 milles: 1.“Mousne II” Mlles Lecours.2.M.Martel.SEPTIEME COURSE Chaloupe, 1 dame, 1-4 mille.1.Mlle B.Raymond.2.Mlle L.Léveillé.HUITIEME COURSE Esquifs, 2 rameurs, messieurs, 1-2 mille.1.MM.E.et B.Hébert.2.MM.A.Ducharme et R.Bon-nali.NEUVIEME COURSE Canots dame ci mess’ieur, 1-2 mil- Les Strachans et le National sont sortis victorieux de leurs parties d’hier avec les Stars et les Caugh-nawaga, par les résultats respectifs de 7 à 4, et 11 à 1.Les Stars et les Indiens, ceux-ci grandement remaniés par Joe Page, ont joué un peu de malchance derrière leurs nouveauex lanceurs Clarke et Ames; et leurs erreurs ont fort contribué à faire perdre leurs clubs respectifs Ames retira neuf frappeurs de “Billy Innés au bâton; Trempe et Hardier mordirent sur ses balles trois fois chacun.Il n’y eut que Rorhefort, le rude co-gneur des Nationaux, qui toucha les balles d’Ames "ad libitum”, accumulant quatre coups sûrs, dont un trois-buts et un deux-buts, sur quatre présences au marbre.Les lanceurs Ulric Paquette, des Strachans, et Fred Ashton, du National, méritaient, cependant de gagner.Us ont fait de l’excellent travail, dans la boite.Fred Ashton fit mordre la balle à sept Indiens, et ceux-ci n’évitèrent d'être blanchis que sur une passe à Win go, et le deux-buts de Downs, à la cinquième.La grosse reprise des Stars fut la cinquième.“Tom” Buell, le receveur de Cecil Hart, ouvrit cette manche par un beau coup de circuit.Il y eut deux coups simples et un deux-buts, qui, avec le coup de circuit de Buell, donnèrent les quatre uniques points des Stars.La tenue de Leurgans, voltigeur des Stars dans la gauche du champ, fut splendide.Ce joueur accenta sept chances, dont plusieurs fort ardues.Il vola un deux-buts quasi certain à Major par un arrêt sensationnel, et il coupa deux coureurs au second et au madbre .Major et Bébé se signalèrent aussi à l’avant-garde par de beaux arrêts.Kavanagh, des Stars, eut une bonne journée au bâton, comptant trois coups sûrs.Emilien Morin, receveur du National, coupa en grand style quatre Indiens au deuxième.La pluie tomba à la seconde manche de la partie finale ; mais, le jeu reprit après 15 minutes d’interruption sur un champ boueux et difficile.Quand Crutchley, des Strachans, vint au bâton pour la première fois, on lui remit un superbe parapluie et une chaîne de montre avec laquais, valant au bas mot $40.Cette manifestation de sympathie fut occasionnée par le départ de ce brillant joueur pour les Etats-Unis, où il ira faire du vaudeville.Résultats des parties dhier: Star.006040000—4 11 3 Strachan .20021101x—7 11 3 Clarke et Buell ; U.Paquette et Fish.2ème partie: Caughnawaga .000400000— 1 5 3 Najiona.1 .i .40100123x—11 11 1 Ames et Wingo: Ashton et Morin.POSITION DES CLUBS E.P.N.Strachans.5 2 Mascotte.4 2 National.4 2 La Casquette .3 3 Caughnawaga .2 5 Stars.1 5 Parties du 22 août 1915: 1.30 — Stars vs Mascottes.3.30 — La Casquette vs National.ET TENDANCE DE LA COTE A LA BAISSE.— U IRON FAIT VEDETTE.NOUVELLES DE WALLJ5TREET LES CHEMINS DE FER, IMPRESSIONNES PAR LONDRES, SE TASSENT NOTABLEMENT.La vitalité de notre Bourse a considérablement décru, depuis vendredi, et les cours tendent à baisser.C’est la réaction naturelle, nécessaire, après les périodes de haute spéculation.L’Iron, ouvrant inchangé à 45%, a fait vedette, fléchissant à 4514, pour regagner un huitième de point, par la suite.Le Steel of Canada est résolument en déclin, passant de 32 et demi, en ouverture, à 32.Ce sont les deux stocks qui ont été le plus abondamment traités.En dehors de cela, on voit que le Dont.Bridge, peu négocié, a perdu un point, à 141 ; tandis que le Canadian Locomotive fait un pas en avant, se fixant à 53.Le Ames-Hol-den n’a pas varié, à 15 et demi.Dans le compartiment des valeurs dites hors-cote, notons que le Cedars Rapid marque 65, cours précédent.On voit par ce qui précède que le marché officiel montréalais des valeurs mobilières n'est pas très animé, non plus que très étendu.New-York, 16.—De nombreuses af" faires ont été traitées, à l’ouverture, en valeurs de guerre et de propulsion (“ motors ”), et un nouveau record en hausse a été touché par le “ Studebaker ”, qui s’est échangé à environ dix point de hausse, durant les quinze premières minutes.Plus tard, les emissions saisonnières ont UNE COMPAGNIE DECONTROLE D'après le Monetary Times, une compagnie de contrôle des compagnies de conserve a été constituée et ouvrira ses bureaux, à Toronto, la semaine prochaine.M.John Wall, directeur-gérant de la British Canadian Canners Co., de Hamilton, a été nommé directeur-gérant de la nouvelle compagnie de contrôle.viandesurTied A CHICAGO Chicago, 16.— Gros bétail: arrivages, 18,000 têtes; marché faible; ____,______________ .boeufs indigènes, $6.00 à_ $10.25 : modérément avancé, mais la plupart bouvillons de l’Ouest, $6.75 à $9.00; des chemins de fer ont été lourds, ' vaches et génisses, $3.10 à $9.00; par suite de leur lourdeur sur le'veaux, $8.00 à $11.75.Menu bétail, marché londonnien.jPorcs: arrivages, 32,000 têtes; mar- Le caractère spéculatif des trans-iché indécis; légers, $7.00 à $7.80; .1 *¦' - - ’ $6.05 ont S.Steel ___gains ” s’est constitué chef de file, par des échanges de masses de titre à 2 points et quart au-dessus de la ventes, $6.40 à $7.15.Moutons: arrivages, 16,000 tètes; marché ferme ; moutons, $5.90 à $6.65 „ _ points et quart- , dernière clôture.Les chemins de fer i agneaux indigènes, $6.7o a $8.9o.ont continué d’évoluer diversement, la faiblesse accentuée des changes internationaux constituant une influence déprimante.Les obligations ont été irrégulières.A MONTREAL LES LAITAGES A LA CAMPAGNE Cowansville, 16 — A ia réunion de la Coopérative des laitiers des Cantons de l’Est, samedi, 10 laiteries ont enregistré 605 colis de beurre de crémerie, mais, par suite d’un fléchissement d’un demi-sou par livre sur les prix de la semaine antérieure, 403 colis seulement ont été cédés à 27 sous.A pareille époque l’an passé 509 colis trouvaient preneur à 27 5-8 et 27 3-4 sous.S.-Hyacinthe, 16 — A la réunion de la Coopérative, samedi, on a offert 250 colis de beurre et 700 boîtes de fromage.Le beurre a changé de mains à 26 3-4 sous et le fromage à 11 14 sous.A pareille époque l’année dernière, on cédait 350 colis de beurre à raison de 27 1-4 sous, et 600 boîtes de fromage à 12 3-8 sous.Belleville, 16 — On a enregistré 1.967 boites de, fromage blanc et 50 boites de coloré, samedi.Les ventes ont porté sur 1,782 boites de blanc à 12 1-4 sous, et 50 de coloré à 12 7-10 sous.On a refusé de céder le reste.London, Ont., 16 — Sept fromageries ont enregistré 911 boîtes de fromage fabriqué en août.Les meilleurs prix ont été 11 1-2 et 12 sous ; nulle transaction n’a été opérée.BOURSE DE MONTREAL Courn fournis par la maison Fortier, Beauvais et Cie., membres de la Bourse de Montréal, rue S.-FrançoU-Xavicr, 90, Montréal.Valeurs Ouv, Clôt.Valeurs ouv .Clôt.P.C.714 .667 .667 .500 .285 .167 LES CHEVAUX SONT ARRIVES Le premier contingent de trotteurs et ambleurs de prix qui participeront aux courses du Grand Circuit, qui commenceront le 19 août, à Dorval, est arrivé à Montréal, hier, à 9 p.m.Plus de 160 chevaux font partie de ce premier envoi dans lequel les écuries Murphy, Cox et Geers sont représentées par plusieurs chevaux.Le train qui les a amenés à Montréal comprenait onze chars.Les Axworthy, Directum I et Peter Volo arriveront à Montréal, mercredi matin.Les nouvelles municipales du NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituellement tournées.145 M 115 127 28 90'/; 26 SI lii'A 53 84 .47 62 98 BellTélC.Bra.T.x-.&P Can.Car .“ pfd ; Cal.Cein ; “ pfd.Can.Cot.L : " pfd Ca.ConTet| Can.Pacif.i “ New; Can.Loco.“ pfd.Crown Res» Dét.El Ry.Votu C.Ca.Dom.I.pfd 96 Dotn.S.Cor.45V.Dom Park.! 120 Dom.T C i -4% “ PM.! Dul.S.S.&A “ pfd.Dul.Sud.E.Can.Po.Gould M’fg “ pfd Goodw.Co “ pfd.Hill.Collie.111.Trac .pd Laur.Com.UolWdLC.“ pfd Mac Do.Co.Mack Cm.“ pfd.Mex.L.&P.pfd M.& S.-P.“ .ofd M,L,H.fifcP Mt.Cct.Hd 51 “ pfd.; 100 M on.Tr.Col- Mnr.Tram! 220 Nipissiug t — 26 75 êi 162}4 145 12 m 70 46 N or.Ohio.N.S S.*C1.88 87;k ntX “ pfd.126 Ogtlv.Mill.Î30 '* pfd.116 Olt.L.A P.120 25V, Penmans.52k Ài 73>: Québec Ry K.* O.X.C.10 k 10 152k hhawinig.iiôl4 U&k Sherwin W 55 52 v; " Dfd 99 S2 Spa.Rir.Co 6k .45 “ pfd.35 St.CoofC.32 31k 95 Tor.Ry .45% Tooke Bro ___ “ pfd.74 Tuck.Tob.“ pfd.Twin Citv.pfd.Winn.Ry.Ill 16 20 90 180 145 203 .Banques — .1 Br.No.Am.: Commerce .Dominion.Hamilton.;Hochelaga 162 Impérial.135% Merchants .jMolsona.9%; Montréal.77 jNationale.663ç;Nova-Scoti | 261 Ottawo.Québec- Royal.Standard.Toronto.Union.119 149 iso " 201 34 13*4 119 221% m 140 Les arrivages de .la semaine aux abattoirs de l’Est se présentent de la façon suivante: 1,400 boeufs; 1,-900 moutons; 1,750 cochons; 875 veaux.Les arrivages de la journée se sont établis comme suit : 800 boeufs; 800 moutons; 400 cochons; 200 veaux.Les prix de la journée se sont fixés de la manière ci-après: bouvillons, 514 à 7% sous; vaches, 4 Vi à 7 sous; taureaux, 4y2 à 7 sous; moutons, 4 à 5Va sous; agneaux, 8 à 9 sous; cochons, 8Va à 9Va sous; veaux, $3 à $15.Le marché a été assez bon.LA mTlThT&PÔWER Les recettes de la Montreal Light, Heat & Power Company, pour le mois de juillet, se sont établies de ia façon suivante: Juillet 1914 Juillet 1915 Brutes, $460,903 $474,879 Excédent après service des dividendes, 198,316 214,577 LES GRAINS_A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall (t Cowans: Cours Cours à d’ouverture 11 h.30 a.m.Blé— 105% 104 105 104% Septembre, Décembre, Avoine- Septembre, Décembre, Maïs- Septembre, Décembre, LE MANQUE DE LANCEURS AUJONTREAL Toronto, 16 — Les Royals et les Leafs se sont encore partagé les honneurs de la journée de samedi, les Royals gagnant la première joute par 2 à 0 et perdant la seconde par 6 à 5.Dowd officia comme lanceur dans la première joute et comme le résultat l’indique, il s’acquitta de sa tâche à la satisfaction du gérant Howley.Les Royals étaient court de lanceur pour la seconde partie et Fred Smith notre voltigeur de gauche dut faire ses débuts dans la boite.A la grande surprise des Leafs il fit assez bien, mais pas assez pour empêcher ses ad versaires de vaincre dans la deriHère joute de la série.Voici les résultats par reprises: Jersey City à Providence BOURSE DES MINES Cours fournis par ST.Eflouard-L.Dou* cette, courtier, rus Suint-Sacrement.11.Montréal.De- Offre.mande.MINES DE COBALT Bailey.Beaver.Buffalo.Chambers.City Cobalt.Cobalt Lake.Conia Gas.Crown Keserve.Poster.Gifford.Gould.Great Northern.Hargraves.Hudson Bay.Kerr Lake.Larose.McKinley Darragh.Xiplssing.Peterson Lake.Right of Way.Rochester.Seneca Superior.Silver Leaf.Silver Queen.Temiskaming.2% 261/2 35 12 370 48 2M, % 1800 335 45 19 515 20 1 1% 33 MINES DE PORCUPINE 3 29 Va 13 420 50 3VÎ 2 % VA 385 55 24 525 Q 8Ô 2 33Vi 38 % 38 Vi 7 4 % 63 V8 38% 38% 73% 63 BOURSE PE NEW-VORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de ITIôpital, 4, Montreal.i STOCKS Dem.Offre.j STOCKS !Dem.Offre.60»; 61 10\ 55 80 fif.1ère joute k 1.Mlle Delfosse et M.Dufresne, de Beloeil.2.Mlle Léveillé et M.Jos.Léveil Vé.DIXIEME COURSE Canots de guerre, 1-2 mille: 1.Saint-Jean.2.Chambly.ONZIEME COURSE Esquifs, deux dames, 1-2 mille.1.Mlles Léveillé et Sainte-Marie.2.Mlles Delfosse et Léveillé.DOUZIEME COURSE A la nage, messieurs, 1 mille.1.M.Jules Germain.2.M.E.Pelletier.TREIZIEME COURSE A la nage, garçons, 50 verges.1.M.R.Bermudez.2.M.A.J'ouey.QUATORZIEME COURSE A la nage, cent verges.1.M.Jos.Germain.2.M.C.Kelch.QUINZIEME COURSE Canot, un homme, 1-2 mille.1.M.A.Ward.2.M.H.Stoddard.SEIZIEME COURSE Canot, quatre hommes, 1-2 mille.1.MM.Dubuc, A.Léveillé, J.Lé-veillé et E.Léveillé.2.MM.F.Dufresne, A.Laurendeau, Delfosse et R.Dufresne.LA REUNION DE MAISONNEUVE La deuxième réunion de courses du Jockey Club de Maisonneuve commencera samedi prochain.Corn- j Tvlchmondj.me lors de la première réunion, les i Harrisburg, directeurs de Thippodrome de ia partie Est travailleront à donner pleine et entière satisfaction aux amateurs.Ceux-ci ont constaté, lors de la première réunion, que les chevaux avaient couru en forme, et c’est le motto qui dirigera de nouveau les efforts des directeurs de la piste de l’Est.Plusieurs écuries qui n’ont pas encore paru à Montréal feront courir leurs chevaux à Maisonneuve.Des turfistes qui sont actuellement à Hillcrest ont promis au gérant Murray de venir courir à Montréal.Les bourses seront encore de $300 et sept courses seront données chaque jour 1ère joute Jersey City Providence.Batteries Trangresser ley.Richmond à Harrisburg .00021000100— 4 10 .00220000001— 5 11 2 —Verbout, Oeschger et Schultz, Casey et Ha- R.H.E.0300100110— 5 10 1.0031101 Ox— 5 7 1.-Russell, Morrissette Engmane, Heckingerj NOUVELLES SPORTIVES Springfield, Mass., 16.— Robert Dibble, du Don Bowing Club, de Toronto, a défendu avec honneur son titre de champion rameur de l’Amérique en triomphant de John B.Kelly, de Philadelphie, aux .égales disputées en cette ville, sanxuü dernier.* * * Toronto, 46.—Les Tecumsehs ont défait le Rosedalc, samedi dernier, par 13 à 5, dans une joute de crosse de la ligue Queen City.New-York, 16.—Frank Moran, de Pittsburg, se battra avec le poids lourds irlandais, Jim Coffey, au Madison Square Garden, de cette ville, le 19 octobre prochain .La rencontre sera de dix rondes.Batteries et O’Donell et Kraft, Reynolds.Montréal à Toronto: 1ère joute.Montréal .001060001—2 7 2 Toronto.000000000—0 4 0 Batteries: Dowd et Howley; Herbert et Kelly.Montréal à Toronto: 2ème joute.Montréal .000000320—5 7 2 Toronto .2100030ÛX-—6 12 0 Batteries: Smith et Howley; Manning et Kocher.Buffalo à Rochester: 1ère joute: Buffalo.152300000—11 13 0 Rochester.000000000— 0 6 3 Batteries: Beebe, Hoff et Lalange; Palmero et Williams.Buffalo à Rochester: Buffalo .10000(100001—2 5.1 Rochester .001000000,02—3 11 4 Jersev Citv à Providence: Jersev City .000010201—4 10 2 Providence.13300000x—7 11 2 Richmond à Harrisburg: Richmond .020030—5 10 4 Harrisburg .11530x—10 12 2 Partie arrêtée à la 6ème reprise pour permettre à Richmond de prendre le train.PARTIE DU DIMANCHE A Providence : Jersey City.210300000—6 10 2 Providence.200120000—5 9 2 Batteries — Crutcher, Verbout et Tragressor ; Eayrs, Coop.r et Casey.POSITION DES CLUBS Apex.Cons.Goldfields.— ! Con.Smellers.R H K ! Dobie.n.ii.Lj, Dome Extension.j Dome Lake.2 ' Dome Mines.Foley O'Brien.Gold' Reef.Hcmestake.Hollinger.Jupiter.* Motherlode.McIntyre.Pearl Lake.Pore Crown.Pore Imperial.Pore Pet.Pore Tisdale.Pore Vi pond.19 20 23 24 2VA 2250 3 ~ 17 2425 12 12Vi 10 15 48 k 1 72 74 6-14 7 2 U 2k 6t cela.Merci.Revenez lundi.Voulez-vous une cigarette?Camille accepta une troisième cigarette, salua et s’en alla.En traversant le salon, il eut un succès de grognemenls et il allait s'excuser quand il reconnut, sur le dernier fauteuil, Saint-Chinard qui leva les bras au ciel: —Tiens! Camille.En voilà une rencontre.Flst-ce que vous travaillez pour le polit Frémine?—Je vais essayer.—Texte?—Non, dessins.—Ah! je ne vous croyais pas de la partie.Le Ion de Saint-Chinard s’était refroidi.Camille dessinant, c’é-’ tait un concurrent nouveau, une! .sorte d’ennemi, et Saint-Chinard: n’avait aucune raison pour conser-j ver des relations avec ce Camille-là’ auquel, en guise d’adieu, il tendit; une main flasque et distante.Ca-j mille feignit de ne rien remarquer, j —Vous allez attendre bien long-; lemps.—Ça m’est égal, répliqua le pein-l tre pratique, j’ai dîné.Et Camille sc trouva de nouveau dans la rue, à une longue distance de son logis.Cependant, H ne songea pas à entrer dans un restaurant.Il acheta un petit pain et se mit en route, à pied, vers son quartier, persuadé que le papa Ravion 'ui servirait une bonne soupe qui le réchaufferait mieux que tous les potages anonymes de ces restaurants de luxe.Camille, en effel, était gelé.Il venait de vivre une journée absurde, sa première journée d’artiste et d’homme occupé cherchant a gagner sa vie.Cet essai, vraiment, ne présageait rien de bon.Il se remémorait les phrases lapidaires qu’on lui avait servies; —Faites-leur des jambes! —Si vous avez du talent, vous crèverez de faim!.—Il suffit d’avoir une poissonnière.Qui n’a pas de poissonnière?.Oh! vous m’apportez des dessins! quelle drôle d’idée!.I! marchait dans la nuit, le long du jardin des Tuileries, par peur, s’il avait suivi les arcades de la rue de Rivoli, d’être rencontré et dérangé dans sa course.Cependant c’était l’heure où Paris est le plus désert.Tout le monde dînait en famille ou avec des amis ou dans la foule animée des restaurants et des brasseries.Et Camille continuait de battre le pavé sans parvenir à se dégeler.Ce n’étaii pas son corps seul qui frissonnait: jamais il n’avait senti si cruellement le désert d’ingrali-tude et d’indifférence dont il était entouré.Lorsqu’il arriva enfin rue des Deux-Ponts, le bouillon Saint-Louis avait éteint ses lumières, tiré ses volets.Le père Ravion, dit “Couche-Tôt”, devait ronfler le sommeil du Marchois qui a conscience d’avoir bien rempli sa tâche.Camille écarta les bras, haussa les épaules.Pourquoi se révolter?Cela complétait la journée.Il ùt élé irop beau vraiment de finir ce jour-là devant un bon feu, le nez au-dessus d’une assiette qui fume! Camille fit quelques pas dans la rue, à la recherche d’un boulanger; mais les boulangers ferment boutique de bonne heure.Alors, il nrit la résolution de ne pas entraver le destin et il alla sc coucher sans dîner.Camille n’osa pas retourner voir Mnnin de toute la semaine.Que lui aurait-il dit?11 convenait d’attendre ia décision de Frémine.En somme, ce Frémine ne l’avait pas mal reçu.Il élait de son monde.R connaissait le “vieux Joubert”.B aurait quelque bienveillance pour le débutant.Et Camille attendit le lundi avec une impatience telle qu’il lui eût été impossible de s’intéresser à qui et à quoi que ce fût.Mais rien ne le retenait.Il restait des heures prostré dans son fauteuH ou couché sur son.lit.Puis, lout à coup, il était repris de sa fièvre de marcher.Il allail du côté de Bercy, de la Salpêtrière, dans les petites rues populeuses où il pouvait se livrer à lui-même, s’exalter, se donner mille raisons d’espérer et de désespérer.Le.soir, il s’assagissait en dînant chez de papa Ravion, toujours pré-vena nt.Enfin le lundi arriva.Lesté d’un solide sandwich, il vint prendre son rang dans le salon de la Marotte.Saint-Chinard était là qui fit sémillant de ne pas le voir.Le jeune Frémine devait, par exception, être pressé, Les dessinateurs ne faisaient qu’entrer et sortir.Presque tous traversaient le salon avec des mines surprises ou furieuses.Saint-Chinard ne fut pas retenu plus longtemps que les autres, mais il se cambra en posant devant Ca-midle et, son large chapeau enfoncé sur son gros crâne, il fit tourner sa canne d'un air satisfait.Lorsque Camille entra, Frémine d’abord ne le reconnut pas; —U am id le Æoubert.—Ah! parfaitement.Vous allez bien?Le directeur de la Marotte était en habit, comme de coutume, mais il n’était point seul.Il y avait même, dans son boudoir de travail, une très brillante assemblée, jeunes hommes et jeunes femmes, causant avec nonchalance les uns debout, la plupart assis, tous habillés pour dîner.Frémine était ;ans doute 'leur hôte.—Mais je vous dérange, monsieur, dit Camille.Voulez-vous que je revienne?—Pas du tout.Qu’est-ce qui vous amène?—J’étais venu vous demander des nouvelles des dessins que je vous ai apportés lundi dernier.—Des dessins?lundi dernier ?Ahl sapristi, je les ai complètement oubliés.où donc les avez-vous mis?—Là, dit Camille en s’efforçant de sourire.Les voici.—Eh bien, nous allons les regarder ensemble.Vous pouvez approcher, Finette, et vous, chères.Ta-bol, viens voir, tu.donneras ton avis.Tabol, mon cher Joubert.est caustique, mais il a du goût.Camille dut donc dérouler scs essais devant cet étrange aÇropnge.—Ahl que c’est laidl fi/* Mlle Fi- nette.—Qui c’esl, dis?s’enquit une autre jeune personne.—Il y a le nom dessous, répondit l’un des hommes.—Moi, je ne trouve pas ça mal du tout, prononça un jeune godelureau.Ça ferait un joli jeu de boules.Les dessins passèrent de main en main.—Eh bien, Tabol ?interrogea Frémine.M.Tabol, qui avait un visage de poupée et au milieu de ses cheveux noirs une raie qui semblait dessinée à la craie, se caressait le menton avec son index et ne trouvait pas le mot caustique.Cependant, d’avance il en riait.—Eh bien, Tabol?Enfin l’oracle daigna ouvrir ia bouche.—'Pardon.Est-ce que M.Joubert.fils.exécute ses dessins.lui-même?La compagnie pouffa sans trop comprendre.Tabol, l’auteur du mot, ne connaissait, sans doute, de l’hisloire des Joubert que le scandale très parisien de novembre, mais cela lui suffisait.A Paris, comme en province, on n'a pas besoin de plus longs renseignements pour exercer son esprit.iA suivre) 12 f LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 AOUT 1915 VOL.VI.— No 191 Le temps qu’il fera • Quelques «rases ce soir, et demain î beau et plus frais.Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et Harrison.35 Est rue Notre-Dame.R.de Meslé, frétant.Aujourd'hui maiimun.BJ ttême date l’an dernier.78 Aujourd’hui minimum.6- Méme date l'an dernier.6» Baromètre.— 8 h.matin, 29.95 Il h.matin, 29.93 ; midi, 29.91.MARDI, 17 AOUT S.Hyacinthe, confesseur.Lever du soleil, 5 heures 02.Coucher du soleil, 7 heure 06.Lever de la lune, soir 1 heures 04.Coucher de la lune, 9 heures 51.Pleine lune, le 24, à 4 h.46 m.du M.BOURASSA A CHICOUTIMI LE DIRECTEUR DU “ DEVOIR •’ PRONONCE, HIER, SOUS LES AUSPICES DE L’A.C.J.c., UNE CONFERENCE SUR LA QUESTION DU FRANÇAIS.LE SCANDALE DE LA PIERRE M.Z.TARDIF FAIT, CE MATIN.DES REVELATIONS SENSATIONNELLES AU PRO-MAIRE SAINT-PIERRE, AU SUJET DU TROTTOIR DE LA RUE MARLOWE.LA GUERRE SUCCES DES CANADIENS PRES D’ARRAS Les soldats du Canada s’emparent d’une puissante position allemande, sur les hauteurs, dans la région d’Arras.— Eloges du “War office .ÎAUCUN DROIT LA LOI COMMUNE Hindenberg continue vainement ses efforts pour franchir la Dvina et se diriger vers Petrograd.— La crise semble de plus en plus prochaine dans les Balkans.M.l’échevin Saint Pierre, qui remplit les fonctions de pro-maire, cette semaine, en l'absence au ma.re Martin, a pu goûter abondamment, ce j matin, les douceurs et les ennuis de j cette charge importante.M.Martin est d’abord venu lui | serrer la main avant son depart j pour Atlantic City, puis les échevins _____________.présents à l’hôtel de ville félicité- j “SSÆ^ISOCCES DES ALLIES AUX DARDANELLES Lu grosse ariuire du matin fut 1a : _____________ prétendue révélation sensationnelle j de M.iardif, au sujet du trottoir de| la rue Marlowe.Les entrepreneurs, j aux dires de M.Tardif, auraient fait j (Spécial au “Devoir”! Buffalo, N.Y., 16.—Suivant un ca- les trottoirs à même la chaussée, en blogramme (ie Londres, publié hier, Chicoutimi, 15.(Service particu-]ier).— M.Henri Bourassa a prononcé cet après-midi à Chicoutimi, sous les auspices du cercle Labrec-que de l’Association Catholique de la Jeunesse, une grande conférence en faveur des Franco-Ontariens.Plusieurs milliers de personnes, venus de toute la région, ont acclamé l’orateur.On remarquait dans l’assistance une quarantaine de membres du cler-gé.La réunion était présidée par M.Albéric Bergeron, du cercle Labrec que.Le maire de Chicoutimi, M.El-zéar Lévesque, a éloquemment présenté M, Bourassa, auquel Mlle Guay a offert une gerbe de fleurs.Une immense ovation a salué l’orateur qui a tout de suite abordé son sujet, montrant les droits, la nécessité, les avantages du français et le devoir que nous avons d’aider nos frères d’Ontario, Il a insisté sur la solidarité des groupes français et, à l’occasion de la fête nationale acadienne, adressé à nos frères de l’Est un émouvant salut.1.1 a terminé par un appel passionné en faveur de ceux qui luttent et souffrent.L'auditoire a été à la fois attentif et enthousiaste.A la fin de la séance l’orateur a été de nouveau acclamé, une scène gracieuse s’est produite, les orphelines l’entourant et le faisant prisonnier, et réclamant sa présence à l’ouverture d’une Kermesse en faveur de l’Hôtel-Dieu.Lé soir, 11 y a eu dîner-causerie au Château-Saguenay, une cinquantaine de citoyens ayant voulu profiter de l’occasion pour saluer le conférencier.La recette de là journée a élé abondante.Grand succès pour la cause bilingue et pour les jeunes.« FRISED’HABir DEUX FRERES CONVERS SONT INCORPORES A L’ORDRE DES FRANCISCAINS, HIER APRES-MIDI.se servant de la pierre et de la bn- j ]e .Qoul-rier ”, les soldats canaque de la ville, tout en empiétant de, (jjens se sont distingués de nouveau quelques pieds sur la chaussée, rt en s'erUparant d'une puissante posi-ce au vu et au su de certains ingf- {ion allemande, sur une hauteui, nieurs de la ville.On aurait pus de; (jans ja région d’Arras, la pierre du milieu de la chaussce, | ] a (]épéche assure que le “ War à même les travaux de pavages j Qffjce ^ en signalant le fait, parle commencés, pour 1 utiliser dans la i iermcs enthousiastes du sang-confection des trottoirs j frojfi ei de ia farouche détermina- De plus, les entrepreneurs n au-j t;on f|ont les Canadiens ont fait raient pas payé à leurs hommes les j preuve sur le champ de bataille, salaires raisonnables fixes par laj*^ ville., , La principale accusation proférée par M.Tardif est que la largeur de In chaussée aurait été considérablement diminué par les entrepreneurs.Certains renseignements venant d’autre source veulent que la pierre maréchal Hindenburg — Durant le cours d’attaques heureuses contre des positions avancées à Kovno, nous avons fait prisonniers 1,730 Russes, 7 officiers inclus.Une tqp-tative faite pour rompre la ligne russe de la Narew au Bug nous a réussi, après que nous eûmes franchi le Norzew, et nos troupes donnant la poursuite à l’ennemi, ont atteint la hauteur de Bransk Plus de 5,-000 ennemis sont tombés entre nos mains.A Novo-Gcargievsk, nous avons encore refoulé davantage les défenseurs dans leur groupe de fortifications.Armées du prince Léopold de Bavière.— Durant la nuit, l’aide gau-Londres, 16.—Les opérations dans che a frangin le Bug, à l’est de Ero-la zone orientale se développent len- hiczyn (à rest de Sokolow).Ap-ès tement.La marche des Allemands sej la capture de Losyce et de Miedsyr-caraetérise surtout par les efforts | zec, par notre centre et l’aile droite feld-tnaréchal SUR LE FRONT RUSSE Où Acheter Demain (Enregistre canformèment 4 'a loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps.au Ministère de l’Agriculture) TELLE EST LA SITUATION CREEE AUX ETRANGERS ENNEMIS PAR SUITE DE LA DECLARATION DES HOSTILITES, DsCLARE CE|[ MATIN LE JUGE Mac LENNAN.11 ; VENTE SPECIALE que fait Hinden-j te, hier après-midi, nos ennemis utilisée n’ait été que des déchèïs‘dë : burg pbur faire franchir la Dvina à n ont opposé une nouvelle résistan-n’ivaffe lésritiinerrent transportés sur ses troupes et les faire avancer du ce pue dans la région de Toczmaw lesV 1 kmx paroles entrepreneurs en côté de Petrograd, et l’approche de et Kulkowka entre Miedzyrzec et riiioctinn 1 l’armée du prince Leopold des nou- Beulla, mais u auestion ! 1 année ou pi _ Toujours est-il que pour aller à la) velles positions de defense deFrest-source même des renseignements, Litovsk.Nonobstant la constante M le pro-maire Saint-Pierre se reir; poussée des teutons, les Russes sont dra en automobile sur les lieux I parvenus jusqu in a les contenir a avec les journalistes, pour établir le bien-fondé ou reconnaître l’inexactitude des informations fournies i af M.Tardif.Tous les commissaires étaient absents de l’hôtel de ville, ce maim.ELECTROCUTES A CHAMBLY BASSIN DEUX OUVRIERS SONT BRULES A MORT PAR LA RUPTURE D’UN FIL CHARGE.Hier, la communauté des Franciscains était en liesse.Dix nouveaux sujets, dont deux frères convers, étaient incorporés à l’Ordre, les uns d’une manière définitive par la profession religieuse, les autres à titre d’essai par la prise d’habit.Parmi ces derniers figurait un prêtre du diocèse de Québec.Les FF.Louis-Nazaire, Dieudonné, Léopold,, et Bertrand, admis à la profession , représentaient les collègues de Québec, Lévis, Montréal et S.-Hyacinthe.Ce fut un beau spectacle que celui de tous ces jeunes gens, agenouillés sur le pavé du sanctuaire, au pied de la Vierge triomphante, au milieu d’un scintillement d’étoiles, et le prédicateur n’eut pas besoin d’autre appoint que la vision de la Mère et des fils unis dans la suggestive splendeur de cette fêle d’Assomption.Sous une forme simple, mais forte et pénétrante, le R.Père nous a montré Marie, montant du désert, appuyée sur son Bien-Aimé, comme une colonne de fumée, de myrrhe et d’encens.Le désert, c’est le monde, vide de tout attrait pour son coeur uniquement occupé de Dieu.Elle monte, car elle s’est abaissée au rang de servante, pure et unie à Dieu, vertus figurées par la myrrhe et l’encens.Etablissant alors un parallèle entre la Mère et les fils, le prédicateur a montré ceux-ci entraînés à la suite de leur Mère en pratiquant les mêmes vertus.La parole d’une mère chrétienne a servi de péroraison : "Toi, du moins, mon fils, tu ne seras pas la cause que nous serons séparés au ciel.” L’imposante cérémonie s’est ensuite déroulée dans l’ordre ordinal re.La bénédiction des nouvelles livrées, le dépouillement, la tradition du crucifix, les prières, si nombreuses, si instructives, si touchantes.Une parole, celle du Supérieur recevant les promesses des nouveaux ‘profès, résume le tout: “Et moi, si vous observez ces choses, je vous promet de la part de Dieu la vie éterneHe.” Chambly Bassin, 16.—- Un accident qui a coûté la vie de deux hommes et a causé de graves blessures à un troisième, a eu lieu ici de bonne heure, ce matin.La chaîne d’une grue qui servait à charger de la pierre sur les bords de la rivière Richelieu s’est accrochée dans les fils électriques de la Montreal Light.Heat & Power.Le fil se brisa et frappa dans sa chute les trois ouvriers qui se trouvaient en bas.Deux d’entre eux, Arthur Séguin et un nommé Gauthier, de Chambly Canton, ont été tués sur le coup.Le troisième, un nommé Lapointe a tété grièvement brûlé aux bras et aux jambes.Il est sous les soins du docteur Durocher, de Chambly Can- ne attaque de la iand-wehr de la Silésie a brisé leur résistance à l’est de Losyce, à l’aube.Armées de von Mackenzen.— Elles continuent à poursuivre l’ennemi .Elles ont occupé Cialo et Slawatycze.A l’est de , Mlodowa, nos troupes s’avancent sur la rive-orientale du Bug.SUCCES SERBE Paris, 16.— Une dépêche envoyée de Nich par l’agence Havas, et datée de dimanche dit que le 13 août, les Serbes avec quelques obus ont empêché les ennemis de travailler à leurs travaux de défense en face du village de Dobra, sur le Danube.Le même jour l’artillerie Serbe, en face, de Velicocelo, près de Belgrade, engagea le combat avec une batterie stationnée au village de Starchevo et à la douzième ’ouest de la Dvina.LA SITUATION BALKAN!-QUE S’AGGRAVE Londres, 16.- Dans les Balkans, on s’achemine davantage vers une crise.Les assemblées nationales de la Grèce et de la Serbie se réunissent aujourd’hui, probablement pour faire part de leur décision concernant les demandes de concessions territoriales de.la Bulgarie, dont dépend la question de la coopération des pays balkaniques avec les Alliés, Dans les milieux les mieux informés, ici, on envisage la situation avec un certain pessimisme.On s’at-1 _ ., tend à ce que la Serbie cherche un saive ils avaient réduit 1 ennemi au compromis et à ce que la Grèce re- silence.L ennemi avait lance une jette les demandes de la Bulgarie, cinquantaine d’obus.Le coroner McMahon se rendra à Chambly demain après-midi pour tenir une enquête sur ces deux cas.LE CAS DU Wm P.FRYE WASHINGTON CONSENT A UN REGLEMENT PAR ARBITRAGE Washington, 15.— L’ambassadeur Gerard a transmis au ministère des affaires étrangères la réponse américaine qui touche à la destruction du “William P.Frye” par le “Prinz Eitel Friedrich”.Les journaux de demain après-midi la publieront.Elle est brève et les Etats-Unis consentent à faire régler par un tribunal d’arbitrage l’indemnisation, mais non les articles du traité prusso-américain qui divisent les intéressés.LES RUSSES SONT OPTIMISTES Les rapports d’Athènes indiquent que le roi Constantin exige que le nouveau cabinet garde une stricte neutralité.Dans i’intervalie, suivant des dépêchés de Bucarest, plusieurs indices décèlent que les Austro-Allemands font des préparatifs et ont massé des troupes à la frontière de la Hongrie, de la Serbie et de la Roumanie.Cela avec le bombardement de Belgrade et l’activité de l’artillerie autrichienne à plusieurs endroits, le long du Danube va à l’appui de la nouvelle d’un grand mouvement d’offensive austro-allemands dans les Balkans.On attend avec beaucoup d’anxiété le résultat de la crise, qui déterminera si la Quadruple Entente acquerra de nouveaux alliés dans Jes Balkans ou si l’on continuera d’interdire le transport des munitions consignées à la Turquie.Les fonctionnaires bulgares ne., , ., .croient pas qu’on tombe d’accord, pointe, croit-on, c est la double voie mais le ministre serbe à Londres, | ferree mu s etend parallèlement au M.Boshkovitch a déclaré à la Près-i D’on de bataille, d Ossowetz a se Associée qu’il croit qu’on trouve- ! Brest-Litovsk et Kovel.D épaisses ra un compromis rendant possible forets et des mai ecages^ dans la re-l’union des états balkaniques.i «ion de la Narew protègent ce re- M.le juge MaeLennan a déclaré, ce matin, en rendant jugement en Cour de Pratique, qu’un étranger ennemi détenu par les autorités militaires ne peut demander l’émision d’un bref d’habeas corpus, afin de faire faire une enquête sur les causes qui ont pu amener son internement et obtenir sa liberté définitive si ces causes ne sont pas suffisantes.Mihai Guseti, un Autrichien, détenu par le major W.E.Date, officier militaire des quartiers de détention de Montréal, présentait une requête en Cour de Pratique, pour les raisons données plus haut.Dans son jugement, le juge MaeLennan déclare que le requérant a été emprisonné à la suite de la guerre entre le Canada et l’Autriche en vertu de l’acte de 1914,5, Georges V, chap.2, par lequel le gouverneur en conseil autorise de semblables mesures rendues nécessaires par les circonstances.En vertu de cet acte le gouverneur en conseil, le 28 octobre 1914, autorisait l’établissement de bureaux d’enregistrement poulies étrangers sous la direction immédiate du commissaire en chef de la police fédérale; les devoirs de ces derniers consistent à examiner les étrangers ennemis et à enregistrer leurs noms; certains peuvent être laissés en liberté s’il n’y a pas de danger pour la sécurité publique el si ces étrangers se rapportent régulièrement aux autorités.Autrement les étrangers doivent être internés comme prisonniers de guerre.Le juge a refusé l’émission du br-î pour d ux raisons : il est oorr-vu, dit-il, par la Measure Act de 1914, que personne sous le coup de cet acte, arrêté et détenu comme étranger, ennemi ou soupçonné d’être tel, ne sera relâché sur garantie ou auUement Et é-ré ou jugé, sans avoir obtenu au( préalable le consentement du ministre de- la Justice.Le requérant n a‘ pu obtenir ce consentement.Pendant l’existence et la durée de lîT guerre, d t enco’-f» ¦ juge les cours civile; ne p uve it rien fait# qui punise gêner 1 action ue ceux qui sont spécialement chargés de yciLer à la sécurité publique.Le registra-îeur s juridiction pour détenir te requérant et son jugement n’est pas sujet à révision pas nos tribunaux, sanr.le consentement du ministre cie ia Justice.Le juge cite plusieurs jugements rendus à Toronto, dans le même sens.Le juge ajoute encore qu’un étranger ennemi n’a aucun droit à la toi commune.La requête a été renvoyée.Angle S.-Catherine et Montcalm de coupons dans tous les départements, étoffes à robes, indiennes, zéphirs, flanellettes, cotons, toiles, soies, tweeds, etc., etc.Vous trouverez certainement de bonne longueur pour habiller vos enfants qui fréquentent les écoles.TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Poitrail et biographie de Sir Georges-Eiienne CARTI ER VALEUR DE $1.00 POUR.49c Superbe portrait en couleurs.Livre de 124 pesres, illustré, contenant des études par Mffr Antoine Racine et MM.Arthur Danscreau, Benjamin Suite et Elzéar Gérin, suivies de discours de G.-E.Cartier.L’APPARENTE FAIBLESSE DES AILES ENNEMIES DISSIPE LA CRAINTE D’UN ENCERCLEMENT.Petrograd, 16, via Londres (2.45) — Les officiers russes envisagent la situation avec optimisme, à cause de la façon avec laquelle les Moscovites ont fait échec aux Allemands au passage des rivières Zivviec et Krzna, à l’est de la ligne Siedice-Lu: kow, où 800 envahisseurs ont été faits prisonniers sans parler du nombre élevé des morts et des blessés.On compte que de furieux combats s’engageront entre la Nuroc et la Narew et au passage du Bug.L’objectif immédiat des casques à A LA FRONTIERE DU MEXIQUE 9 LE CALME EST REVENU.— PLUSIEURS AMERICAINS ONT ETE ARRETES.Nogales, Arizona, 16.— Le calme est demeuré toute la journée d’hier entre les Américains et les Mexicains de la ville après une émeute samedi soir entre les soldats américains et les Mexicains, ici.On rapporte que plusieurs Américains ont été arrêtés près de Sonora, en résection ïl^du War prêsailles d’attaques faites sur des s-cti n au a meXicains par des Améri- cains.On n’a pu cependant confirmer un rapport cjui disait qu’un Américain avait été tué.Le trouble a été causé ici par quelques Mexicains ivres, armés de couteaux et de fusils.Ceux-ci disaient ouvertement leur intention d’en finir avec les “gringos”.—-*- LE SORT DE LA POLOGNE LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE VIENNE EN CONFERENCE A BERLIN.L’AUTO DE VILLA MIS SOUS SAISIE LA SOEUR D’UNE DES VICTIMES DU GENERAL MEXICAIN RECLAME $2,275 PAYES VAINEMENT POUR TROUVER SON FRERE.GAINS DES ALLIES EN GALLIPOLI CHEZ LEJIEC0RDER Une pocharde a été traduite devant le recorder Semple ce matin sous l’accusation de s’être portée à des voies de fait sur la personne de Madame Albert, la matrone du poste central.Elle a été condamnée à $40, les frais ou 2 mois de prison pour seau, i L'apparente faiblesse des ailes a j dissipé les craintes que l’armée (russe avait de se faire encercler, j On trouve la preuve de cet affaiblis-Athènes 16 — Des renforts an- ; sement dans le prélendu retrait d’u-glais débarqués la semaine dernière ne partie de; troupes allemandes de près de la baie de Suvla, dans la la ligne Sieduce-Luko a la région de péninsule de Gallipoli, se sont;la Baltique.On dit que des Autn-fravés un chemin au sud et se sont chiens ont remplace ces troupes, joints aux Néo-Zélandais dans le I.Les experts russes trouvent dif voisinage de Gaba Tepe.; f>
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