Le devoir, 11 septembre 1915, samedi 11 septembre 1915
VOLUME VI-No 213 ______________________________ MONTREAL, SAMEDI 11 SEPTEMBRE 1915.DEU* LE NUMtrtO ABONNEMENTS : Mng ^p| éF%k WW% Réà ,1 |* Administration: Edition Quotidienne S 9 1 H VBi H I B « gM g| il H B ! 4 §1 »A1NT-VINCENT bnioxpostale.— 1 m mi M B S mÆ sia — Edition Hebdomadaire 111 I 111 9 W 111^1 m&Ê ® S WÊ IPi IB TELEPHONES: etats.uniS-:;;.ï.v.:-.“ :::::: «îso .JË .JÊm Æ ÈÈ Ær wBÊ mL 5BF h1 k nil administration: Main 7401 MnüHUs! mÊkÆmm/f redactionj * Main 746o Diredleur : HENRI BOURASSA FA/S C£ Ql/£ DO/S / UNE ETBANSE RECLAMATION A.propos des eaux de la Saint-François En même temps qu on annonre de Québec l’octroi du contrat pour emmagasinement des eaux de la Saint-François nous arrive un document intéressant sur le même sujet.C est la réponse à un ordre de l’Assemblée légisilative demandant copie de toutes les pièces officielles relative à ce projet.Elle débuté par une requête signée par les principaux industriels e la region et représentant que, de l’avis des signataires, il dans le but de protéger les intérêts communs de.tous les h^r,mh\^!mir™ de ter™,nj boisés, industriels et propriétaires de forces hydrauliques sur ou près de la riviere Saint-François, d’établir les bar-Wn.?S~J?JS!jl’0lrs f/ emmagasinement de manière ci régulariser, dans la François- mesnre Possiblc, le régime des eaux de la rivière Saint- "2.Qu'au moyen de ces réservoirs, on réduirait le volume des crues et conséquemment les dangers auxquels sont exposés des ponts et autres ouvrages situes le long de la rivière, et l’on mettrait fin aux pertes occasionnées actuellement dans les opération^ de l’industrie du bois, par la rupture d’estocades, etc.; ¦ j 3j Q,V(' I’?n‘ faciliterait- le flottage des bois, en prolongeant la pé- Eiode.de l année pendant laquelle il peut ^’effectuer; ., , • Pue l'on augmenterait le débit d-'étiage à un volume à peu près double de ce qu il est actuellement.Il en résulterait une augmentation considerable dans la puissance utilisable pour tontes les installations hydrauliques existantes, et les usines que ces eaux alimentent pourraient ainsï erre agrandies.Lne telle augmentation de puissance comporterait la distribution de milliers de dollars de plus, chaque année, en salaires a la population ouvrière”, etc.L utilité de ce projet est confirmée par le principal, ingénieur de la commission des eaux courantes, H.0.Lefebvre; il dit: “Le projet me paraît facile el son utilité est évidente.,c baint-b rançois a un bassin de drainage d’environ 467 milles par seconde11 foilrmr 11,1 deblt ré9alarisé cl constant de 620 pieds cubes , ,.bd aies les condihons actuelles, il y a gaspillage d’eau, au printemps, et disette d eau.en hiver.Les usines à Saint-François, Disraeli, East Angus, Sherbrooke, Brompton Faits, Windsor Mills, ürummondville, bé-neficieront largement de la régularisation.” Parmi ceux qui ont demandé cet emmagasinement, comme une affaire.avantageuse à tous mais principalement à l’industrie, figure la Brompton Pulp A Paper Co.On est donc quelque peu surpris d’apprendre par ce même docu-ment que la même Brompton Pulp hert Sp]lar: les autres.De quatorze mille Armé- Tragedy of Quebec.Voilà, je soit grégoriens, catholiques crois’ d,t-n ]a quintessence de leur pensée.Les générations nouvelles s’inclineront avec un respect profond — c’est le mot qu’appellent obstinément son caractère et sa vie — devant les restes mortels de l’homme et du citoyen (pue Pierre Boucher, l’ancètre illustre, n’eût pas trouvé indigne de son nom et de sa lignée.Orner HEROUX.mens, ou protestants, habitant Trébizonde, et qui ne provoquèrent jamais de troubles*ni de désordres, il n’en restait plus qu’une centaine lors du départ du consul à la fin de juillet.M.Gorini assure que, pendant un mois, il assista à des exécutions en masse d’innocents.Le passage sous les fenêtres dm consu’at de colonnes d’Arméniens implorant du secours, impossible à leur donner j dans une ville surveillée par 15,000 soldats, des milliers de policiers et j des bandes de volontaires, du Comité Union et Progrès, les scènes de désolation, de pleurs, d’imprécations, de suicides, de folie subite, d’incendies, de fusillage dans les rues, les maLsons et les compagnes, sont impossibles à décrire.Des c«n- M.White, ministre des finances, est allé à New-York rencontrer les délégués financiers du gouvernement anglais, qui viennent discuter la question de l’échange.M.White doit commencer à être connu à New-York, LA BIBLIOTHEQUE SAINT-SULPICE Demain après-midi, la Bibliothèque Sainl-Sulpice sera inaugurée.On assistera à la séance d’ouverture sur invitation; mais dès le soir même, à 7 heures 30, le public sera admis à pénétrer dans les salles de leclure, et, le lendemain, à y consulter et à lire les livres de son choix, La bibliothèque circulante ne fonctionnera que dans quelques semaines, c’est-à-dire qu’il faudra attendre encore un peu de temps pour apporter des livres chez soi.Auront droit à ce privilège Us personnes seules qui déposeront, à la direction, une somme légère, remboursable sur demande.Cette nécessaire garantie n’empêche pas la Bibliothèque d’être gratuite et publique.Elle est en outre bilingue puisque dès maintenant on y trouve plusieurs milliers de volumes anglais.Il est presque inutile de décrire la Bibliothèque Saint-Sulpice.La façade en est familière aux passants de la rue Saint-Denis.L’intérieur a été plusieurs fois décrit dans les journaux.Résumons cependant.Une façade à deux étages reposant sur un haut soubassement, l’ne porte d’entrée flanquée de deux riches electroliers.A l’intérieur, un large vestibule, très élevé, servant de cage à un double escalier de marbre.A droite, le salon de réception, à gauche, une salle d’exposition.Au haut des marches, une immense baie donnant accès à la saille de lecture.Celle-ci.toute blanche, avec parquet de Jiège et plafond à ciel ouvert orné de vitraux clairs.De chaque côté, des galeries, dans lesquelles et sous lesquelles six cabinets, plus silencieux encore que la grande salle, réservée aux travailleurs de longue haleine.A cet étage, à droite du grand escalier, une salle de référence, de consultation, où se trouveront dictionnaires et encyclopédies; à gauche, la salle des revues: elles y seront toutes.à peu près.Derrière toutes ces pièces aux plafonds élevés et aux larges fenêtres fleuries, règne le magasin des livres, construction vouée à l’utilité plutôt qu’à la beauté: ce sont quatre étages de marbre, meublés de rayons de bibliothèques en acier.Le feu ne trouverait là d’autre aliment que les livres; mais on prend toutes les mesures pour l’empêcher d’y arriver jamais.C’est tout.Non, il y a quelque chose encore, ce que dernièrement on appelait, dans un journal, “les oeuvres de la Bibliothèque”.Il s’agit d’offrir aux sociétés littéraires, ou d’études sociales, aux artistes ou aux professeurs, des lieux de réunion, bien aménagés, attirants, sympathiques: de !à les salles d’exposition pour les dessinateurs, les aquafortistes, les peintres, les sculpteurs, les architectes; les salles de délibération pour les jeunes qui font des vers, pour les mûrs qui font de l’action sociale; de là surtout la grande salle de conférence, si claire, si attrayante, et si sonore, où neuf cents personnes à la fois pourront applaudir conférenciers et musiciens.Voilà donc ce qu’une Société, vouée, depuis la fondation de Montréal, à la cause de l’enseignement et de la culture intellectuelle, offrira demain aux citoyens de notre ville.Ceux qui, les dimanches après-midi, vont vers l’ouest de la rue Sherbrooke, connaissent bien les deux vieilles tours “du forl des Messieurs”.C’est là que les prêtres de Saint-Sulpice ont ouvert une de leurs premières écoles; nous venons de décrire la dernière qu'ils vont inaugurer.Ils ne veulent pas qu’on les en remercie, qu’on les en félicite; ils veulent seulement qu’on en profite.Ce que je vais dire est-il un rêve ou une réalité que bientôt nous verrons?Transportons-nous, si vous voulez, à un jour de l'hiver prochain.Dans la matinée, beaucoup de demoiselles emmitouflées se sont présentées au comptoir d'échange de la Bibliothèque; elles ont rapporté de chez elles des romans, elles en ont choisi d'autres.Quelques vieux messieurs, indépendants de fortune, sont attablés, lisant des livres très sérieux.Dans l’après-midi, comme c’est jour de congé, quantité d’enfants viennent chercher des oeuvres de Madame de Séfiux et de Jules \erne.Vers quatre heures, la scene change.Toutes les lumières se sont allumées.Des étudiants, des hommes de profession se prècipù tent vers la salle des revues, et là, avant le souper, dévorent tel article, de la Revue des Deux-Mondes ou du yuulerly Review, ou bien, assis à j aise dans la chaude lumière des lampes qui s’échappe sous i’abat-jour de bronze, savourent un petit quar! ou un tiers d’un livre intéressant.Après souper, la scène se ré-peC, avec plus de monde.Mais en (lenors de ceux qui vont et vien- no5/’ ![y a !«ux,(tui ont fait ue la bibliothèque leur demeure.Ce sont des saints de bibliothèque.Ils > ont leur niche.Iis passent des .l'.urs en tete-à-lèle avec les documents, avec les gros et les petits ivres.Ica vieux livres et ceux de • < semaine dernière, et ils finissent par en écrire, eux aussi.La Bibliothèque Saint-Sulpice a treize de ces niches qui attendent leurs saints et clics les trouveront.Pendant qu’ainsi, à l’étage des livres on travaille, en bas.au plancher des oeuvres de la Bibliothèque , on travaille aussi, tout en s amusant.Ne parlons pas des salles ou les jeunes gens pourront se reunir, causer et discuter.Arrêtons-nous seulement à la salle des séan-( es.Qui empêche que les concerts, donnes naguère dans les hôtels du , west-erui”, ne se concentrent ici?“ Pu,s pourquoi, proportions, gardées, — n’aurions-nous pas, à; exemple de la Société de Géogra-: plue, du Foyer, de l’Etoile, des Annales, des séries de conférences, pari des hommes compétents, sur un su-.ict determine longtemps d’avance, et qui développeraient, dans notre population montréalaise, le goût des choses de l’esprit?Si tout cela se réalisait, Montréal aurait vraiment coopéré à la grâce, et les Messieurs de Saint-Sulpice.s estimeraient payés, et bien payés, de leur geste généreux.Olivier MAURAULT, p.s.s., Directeur de ia Bibliothèque^ DEPUIS LA BRUYERE “Le nouvelliste se coucJie le soir' tranquillement sur une nouvelle qui! -s • corrompt la nuit et qu il estj obligé d'abandonner de matin à son' réveil ’, disait La Bruyère, au XVIIème siècle.Les iins ont passé, depuis.Let nouvelliste, alors flâneur, est au-1 jourd’hui sans cesse au travail.Il\ n’y a plms beaucoup de nouvelles 1 qui lui viennent par courrier.Il nej fait plus, comme jadis, les nouvelles} à la main.Il y a la poste, ia livrai-, son par exprès, le télégraphe, le té-l léphone, le marconigramme.LSe nouvelliste ne s’endort plusi sur une nouvelle qui se corrom-j prait dans la nuit.Il reste debout) la rédigé et s’en va ensuite à son ; sommeil.D'autres équipes le rem-, placent, tes journaux du soir don-i nent les nouvelles du jour, ceux dw matin, celles de la nuit: elles sont1 toujours de ta dernière heure.Les journaux du soir paraissent vers les trois heures de l'après-midi.De trois heures à sept heures du soir, il se passe bien des événements .Ils sont du domaine des journaux du matin.Et, les samedis, les journaux du soir paraissant fort à bonne heure,\ U faudrait attendre les journaux du lundi matin pour avoir les nouvelles.— déjà corrompues, dirait La; Bruyère, puisque te nouvelliste sei sérail couché tranquillement deux* nuits sans les raconter.Au temps de La Bruyère, les choses se passaient ainsi.De nos jours, point.Il y a des journaux du dimanche, publiés dans la soirée du samedi et qui racontent les plus récentes nom velies de la journée.Si La Bruyère vivait, il lirait, pan exemple, chaque samedi soir, la* Nationaliste.Et vous, le tisez-imus?La fin des vacances judiciaires appelle le remplacement des jug^s promus ou décédés.Si l’on fait en mémo temps le remaniement ministériel dont il a été tant parlé, la, Erochainc semaine devrait apporter! ien des désappointements a quel-^ ques-uns.i s LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 SEPTEMBRE 191b VOL.VI.— No 213 CAUSERIE AGRICOLE LES ETUDES AGRICOLES SIMPLE SUGGESTION ROYAL YEAST CAKES Les premiers jours de septembre sonnant le glas dos vacances et jetant la mélancolie des adieux sur les choses et dans les coeurs, ont ramené vers nos collèges le petit monde des écoliers.Chaque paroisse a fourni son petit contingent.Vous les avez vu passer, sans doute, ces jours derniers.Ils se sentaient tous quelque chose de drôle là, au coeur, et essuyaient furtivement une larme échappée tandis qu’au coin d’une fenêtre, une maman en pleurs, des pelites soeurs, des petits frères les regardaient s’en aller.F,es premiers jours au collège sont joyeux.D’abord, il est tacitement convenu avec l’intéressante série des copains “qu'on fait rien’’ avant la retraite.Puis, après ce grand lavage spirituel — on en reste tout humide I — on se met à l’ouvrage.L’automne esl la saison la plus prédisposante à l’étude.Depuis, la lassitiHle du matin sortant des brumes jusqu’à la douceur expirante du soir qui tombe avec des regrets d’illusions flétries, tout porte a rentrer en soi, à penser, à méditer, à extraire de toute chose une consola-tioft contre la mélancolie ambiante.Les;feuilles tombent, le vent les dis- gerse dans une plainte monotone et erçanle, les jours raccourcissent, on allume pour étudier.Ah! les profondes, les délicieuses veillées passées dans les livres, les monuments de tous les temps; les chefs-d'oeuvre de la pensée humaine.•X- * •x* Un peu partout, du haut de la chaire, les prêtres ont exhorté leurs paroissiens à envoyer au collège ceux de leurs fils qui semblent manifester des aptitudes pour les grandes éludes.Ils ont démontré aux parents l'obligation morale de faire donner à ces enfants, pour autant que leurs ressources le permettent, une formation spéciale, une instruction supérieure.Cet enseignement leur donne accès aux carrières libérales et cultive les vocations religieuses.vSur qe.dernier, point ils ont expliqué avec raison que l'pgli-„se a toujours besoin de ministres et il est certain que les collèges n’en fourniront jamais trop.II est permis, il est surtout opportun de croire qu’il n’en est pas de .même pour les carrières libérales.D’aucuns, et non des moindres, ren-rersent la proposition et déclarent catégoriquement — un peu trop catégoriquement peut-être, — que les collèges fournissent trop de sujets aux professions libérales, l'n collaborateur du “Bulletin de la Chambre de Commerce” rie Montréal, s’exprimait comme suit dans la dernière livraison : “Faisons de nos fils moins d'avocats et plus d’agronomes, moins de /notaires et plus d’ingénieurs forestiers, moins de médecins et plus d’ingénieurs des mines ; ayons moins d’hommes de professions et plus de techniciens;, enseignons davantage' et mieux les arts mécaniques, l’électricité, la chimie agricole et industrielle.” Je ne m'arrêterai pas à discuter ce côté de la question qui nécessiterait des développements trop longs.Je veux simplement soumettre les réflexions que m’a suggéré la recommandation des prêtres touchant renseignement supérieur et certains passages de deux conférences entendues à Rigatid, lors de la dernière convention dos Missionnaires agricoles.A l’une de ecs séances, l’honorable J.E.Caron, ministre de l’agriculture, en terminant sa conférence, adressa aux membres du clergé un vibrant appel en faveur de l'agriculture: "Je souhaite ardemment, disait-il,_q.no;' chaque curé de campagne devirnne un' missionnaire agricole! Je souhaite de plus que dans chaque paroisse un sermon se rattachant à l’apostolat agricole soit prononcé en chaire au moins une fois par mois.” Et aux applaudissements de l’auditoire, M.Caron rend hommage en ce sens à S.E.le cardinal Bégin, reconnu par tous comme un des apôtres les plus zélés de la cause agricole.A la même séance, le R.P.Jean de la Croix, trappiste, directeur de l’institut agricole ri’Oka, abonda dans le même sens.Avec l'éloquence chaude et virile du cénobite voué à ia défense des causes éternelles, il exposa la nature de l’oeuvre obscure mais combien glorieuse que poursuivent les religieux de son ordre.— Prévoyants des besoins futurs, ils ont élargi les cadres de cet apostolat de la régénération agricole et se chargent, depuis quelques années, rie la direction et de l'administration do l’Institut agricole d’Oka, Les débuts de cette institution dans un pays comme le nôtre furent, exceptionnellement laborieux, — on sait quels florissants préjugés il faut déraciner dans le cerveau de nos ‘Contemporains’’ pour leur faire admettre que l’agriculture n’est pas nécessairement rien qu’une besogne de terrassier.Aussi chaque heure d’existence de l’école représente-t-elle des sueurs et des sacrifices incessants.Aujourd’hui l’oeuvre est '¦baptisée” ; la semence des sueurs a produit des fruits et de même qu’au point de vue matériel l’Institut comprend de vastes constructions, il prend place au point de vue scientifique parmi les institutions analogues les plus réputées.* * * En considérant ces faits et en se fondant sur l’opportunité 'de l’appui du clergé dans .cette campagne en faveur de la terre, aine suggestion s’impose : “Pourquoi chaque prêtre 'de.campagne, tout en préconisant l’enseignement classique à qui de droit et autant qu’il le voudra, TOUTE HYPOTHEQUE qur nou» offronn «*n vfntf eat giiran* tie auafil entière que possible sous le rfcpport de In sécurité, que donne nos premières hypothèques, les titres, rassurtince, le prompt paiement de ^’Intérêt tous les trimestres (flr/r) et du principal à échéance.Montants de $500 et plus.Prorurea-rous une liste.MARCH TRUST COMPANY HO S.-JACQUES.Il, année.Actif, plui de $4,000.000 ne conseillerait-il pas fortement à certains fils de cultivateurs d’aller suivre un cours d’études agronomiques dans une école spéciale quelconque ?Je dis “certains’’, et voici pourquoi ; de meme qu’il est d’u- I sage de n'envoyer au collège que les (sujets les mieux doués, ainsi il fau-I dra nécessairement faire ia même sélection en fournissant des, élèves aux écoles d’agriculture.Car chacun devrait savoir et je crois l’avoir suffisamment démontré dans ries Causeries antérieures, - que pour suivre avec fruit des cours d'agronomie’, ii faut autant d’intelligence, autant d’esprit, autant de jugement et autant de talent que pour poursuivre des études classiques.On n’a qu’à jeter un coup d’oeil sur le programme des matières d’examen pour, se rendre compte de la justesse de res assertions.Et je 'm’amuse avec délices de ceux qui croient n’en faire qu’une bouchée et parvenir de but en blanc à l'obtention des titres.Il nous arrive quelquefois des collèges de touchants spécimens de cette classe de gens capables.Malheureusement, ils partent le lendemain en nous laissant le regret de ne point voir à l’oeuvre d’aussi brillantes aptitudes.II faudra donc n'envoyer que des élèves intelligents, sérieux, débrouillards et non des nullités notoires qui ne comprendront lien des études et serviront, une fois sortis, ri’argument aux simples contre les écoles d'agriculture.le parlais plus haut des petits contingents (pie chaque paroisse envoie dans les collèges.C'est parfait.Mais elle devrait également fournir un fort contingent d’étudiants en agriculture.De retour au foyer et, comme il arrive souvent, en possession des terres pa-lernelles, ces jeunes gens met Iront lentement mais judicieusement en pratique les données rie l'enseignement reçu ; les bons résultats se.feront attendre, au début, il est même probable que l’échec alternera avec le succès, on se moquera d’eux : (vous voyez qu'il n’y a pas d'emballement de théoricien dans cet aperçu) mais finalement et logiquement le fruit de leurs éludes, et de,leurs connaissances s'imposera à tous.On les interrogera, on causera,, on cherchera à les imiter et insensiblement on suivra leur exemple, line fois ia confiance des gens gagnée, ils deviendront des facteurs de progrès dans leur paroisse.J'ai esquissé brièvement l’oeuvre féconde, entre toutes que les prêtres de campagne pourraient faire en préconisant la valeur attestée de renseignement agricole é ¦ certaines institutions, du moins, — et en choisissant parmi leurs ouailles ceux des jeunes gens les plus susceptibles de réussir en cette voie.Je n’insiste pas davantage sur la haute valeur morale et sociale d'une semblable propagande faite avec (liscerncnmnL Mais il convient d’ajouter pour note que certains curés, notamment des comtés de Cha-teauguay, Berthier et Ehamplain — qui comptent parmi les plus prospères de la province se font avec succès les apôtres d’un semblable recrutement depuis quelques années.* * * Je m’en voudrais de lenniner celte causerie un peu décousue sans saluer ici l'oeuvre encore supéri lire et plus méritoire de l’abbé Cotir-chesue, du Séminaire de Nicole! : Je veux parler de la lutte contre “la terre qui meurt”, qu’il conduit avec tant de talent, et.aussi avec un très beau succès, auprès des élèves finissants de son collège.L’on sait, pour avoir lu dans nos colonnes son mémorable article et les commentaires suscités, qu’il a décidé trois élèves finissants de la meilleure étoffe du pays, paraît-il d'aller étudier l'agriculture à l’Ecole d’Oka, dès cet automne.Ces derniers, m’a assuré l’abbé Courçhesne, entendent faire des études complètes a Oka, y prendre leurs titres universitaires et retourner à leur foyer occuper eux-mêmes les terres paternelles.Je connais, pour y avoir été élevé nioi-mcme, les hautes classes du collège ; je sais comment bien des décisions s’orientent, se décident, et quels châteaux en Espagne échafaudent les "philos” sur le point de “termine;- leur cours, selon l’expression de l’Apôtre" et “d’embarquer sur la mer du monde".Je maintiens ces formules car elles sont consacrées par l’usage et gardent le parfum des meilleurs souvenirs de la folle jeunesse.l’n te! choisit la médecine parce qu’il veut faire de l’argent et pouvoir retourner vivre en paix sur les propriétés de son père ; un autre opte pour le droit afin de faire beaucoup d’argent en peu de temps, s'acheter une terre, s’y retirer et la cultiver paisiblement; un troisième devient tabellion pour mener un bon petit train-train de vie, s'enrichir quelque part, revenir placer ses rentes sur la terre paternelle et la cultiver en re’.Fant le o forluna-los nimium du bonhomme Moro.Les trois élèves de Nicole! veulent certainement aboutir au même résultat; seulement ils préfèrent prendre le chemin le plus court: ils vont directement à la terre, voilà toute la différence.Tous cherchent le bonheur.Quel est le plus court chemin pour le rencontrer ?Armand LETOURNEAU.meilleur*! levure au monde | ii.r MÏAt .Elle produif un pom parfait.-"'611 incowAm^0! fae'nte Toronto .o*T I CANADA EW.GItlfU COMPANY IJMITED TORONTO.ONT.MONTREAL WINNIPEG CHRONIQUE RELIGIEUSE SOME ET LE MONDE - -cessai EVANGILE LE XVile DIMANCHE APRES LA PENTECOTE.Evangile selon S.Matthieu.— Ch.XXII, V.34.En ce temps-là, les Pharisiens s'approchèrent de Jésus, et l'un d'eux, qui était docteur de la loi, lui demanda pour le tenter; Maître, quel esl le plus g and commandement de la loi?Jésus lui répondit: Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme et de tout votre esprit.C’est là le plus grand et le premier commandement ; et voici le second, qui lui est s -mhlable : Vous aimerez votre prochain comme vous-même.Ces deux commandements renferment toute la Loi t les Prophètes.Comme les Pharisiens étaient réunis là, Jésus leur fil à son tour celte ques-ion : Que pensez-vous du Christ ?de qui est-il fils ?De David, répondirent-ils.Comment donc, ajouta-t-il.David, qui était inspiré, l’appclle-il son Seigneur, lorsqu’il dit ; Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Asseyez-vous à ma droite, jusqu’à ce que je réduise vos ennemis à vous servir de marchepied?Si donc David l’appelle son Seigneur, comment est-il son fils?Aucun d’eux ne put lui répondre, et depuis ce jour personne n’osa plus l'interroger.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Notre-Dame des Anges, rue Lagauchetière Ouest, No 130.Retraite annuelle, prèchée par le R.Père Jacques, du 12 au 18 septembre.Les membres sont priés de s’y rendre sans (pitre convocation.La SECRETAIRE.* * * Fraternité Saint-Joseph, rue Lagauchetière Ouest, No 130.Réunion des profès et novices, dimanche, 12 septembre, à 2 heures p.in.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le SECRETAIRE.» * Fraternité Saint-Antoine, rue Lagauchetière Est, No 777.Réunions des professes, le dimanche 12 et le mardi 14 septembre à 2 heures p.in.Les membres sont priés de s'y rendre sans autre convocation.La SECRETAIRE.* * * TROISIEME CENTENAIRE DE L’ETABLISSEMENT DE LA FOI AU CANADA LISTE DES SOUSCRIPTEURS.M.l’abbé F.L.T.Adam, Chan.Hon., V.F., curé, Sacré-Coeur, Montréal.M.l’abbé I).Cnénard, curé, S.-Eleuthère, Kamouras-kn.M.l’abbé O.Cantin, curé, S.-Nicolas.Lévis .M.l’abbé J.G.Saindon, curé, Sayabec, Co.Ri-mouski.RR.SS.de la Providence, Hôpital du Précieux -Sang, Fraserville .RR.SS.du Bon-Pasteur, leur, Charlesbourg, Co.Québec .RR.SS.du Sacré-Coeur rtc Marie, S.-Philippe de Né-ri.RB.SS.de la Charité, Hôtel-Dieu, Nicolet .RR.SS, Grisés île la Croix, Maison-Mère, Ottawa.RR.SS.de la Congrégation Notre-Dame, Montréal.Les Oeuvres de l’Action-Sociale Catholique, Qué.L'hon.P.Boucher de la Bruère, Québec .M.Eugène Dussault, de Dussault et Proulx, Qué.M.Amédée Demault, Qué.M.J.D.Marcoux, N.P., M.A.O.Pruneau, libraire, Québec .5.00 Hon.A.P.Landry, Président du Sénat, Québec.20.00 M.Georges Bellerive, avocat, Québec.10.00 M.J.T.Chénard, Québec.1.00 M.l’abbé F.-X.Côte, curé, Stanton, Co.Dorchester.5.00 M.l’abbé L.E.Cormier, curé, S.-Roch, Co.Richelieu.5.00 R.P.John McDonald, S.J., curé, Fort-William, Al- goma, Ont.5.00 R.P.C.A.I.emieux, S.- Anne de Beaupré .5.00 M.l’abbé J.Dechampla;n, curé, S.-Charles de Ca-plan, Co.Bonaventu“e.1.00 M.l’abbé J.C.Bellerose, curé, S.-Canut, Co.Deux- Montagnes.1.00 M.l’abbé Th.Mélançon, Principal.Ecole Normale, Nicolet.2.00 RR.SS\ de la Congrégation de N.-D., [.es Cèdres, Co.Soulanges .2.00 RR.DD.Ursulines, Rober- val, Lac S.-Jean.2.00 RR.SS.de la Charilé, Qué.5.00 AVOCaTS Boite Postale 35K.— Adresse télégraphique, “Nahae.Montréal*'.TéL Main 1250-1251.Codes : Llebers.West rjn C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportelien — Rue Saint-Jacqtnn» docteurs DlpTAmé en hyjriène Pub.— Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voiea urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 » 2 p m « s 8 p.m.Tel.Saint-Louis 3275.708 Parc Lafontaine, coin Maruuetts.$ 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 2.00 10.00 25.00 125.00 10.00 10.00 10.00.5.00 INNOVATION A BORD DES WAGONS-RESTAURANTS Poursuivant sa politique d’amélioration dans les difTérentes hnm-rhes de son important système, le Pacifique Canadien a cette fois dirigé son attention vers les wagons-restaurants, en introduisant dans chacun d’eux, dans la salle à manger, un buffet vitré spécial, dans lequel seront disposés avec goilt les viandes froides, les fruits, etc., procurant ainsi aux voyageurs l'avantage d'avoir sous les yeux les mets froids qu’ils voudront choisir.C'est la pre mière fois qu’un buffet froid est placé à bord d’un wagon-restaurant et déjà, s’il faut en croire les chefs, l'innovation rencontre itoute irn|p-probation du public voyageur.Beauport, Co.Québec.5.00 M.C.J.Magnan, Québec.Plusieurs prêtres du Collège de S.-Anne de la Poca- 25.00 Hère M.l'abbé E.P.Chouinard, curé, S.-Paul de la Croix, 14.00 Co.Témiscouata .M.l'abbé F.Bianchet, curé, Fo"lierville, Co.Lotbi- 5.00 nière M.l’abbé L.A.Gagnon, curé, S.-Elzéar, Co.Beau- 1.00 ce M.l’abbé J.S.Comtois, 5.00 curé, Terrebonne.2.00 M.l’abbé J.Proulx, Québec Les Tertiaires de la Fraternité du T.S.Sacre- 5.00 ment, Québec RB.SS.de S.-Croix, S.-Lau- 1000.00 rent, Co.Jacques-Cartier RR.SS.Servantes du S.-Coeur de Marie, Limoi- 5.00 lou.Québee RR.SS.Grises de ia Croix, Couvent de Marie imma- 5.00 cuiée, Pembroke RR.SS.de Jésus-Marie, S.- 5.00 | Michel, Beî'echasse .M.le Dr Alexandre Le* 5.00 mieux, Québec .10.00 r., $1104.00 Liste precedente.1956.25 Total.$3060725 UNE PEPINIERE" DE PRETRES L’un de nos correspondants nous communique la “ Chronique de Ver-tou petit bourg près de Nantes, Nous en extrayons le premier Ver-tou, publié sous ce titre : “ Une pépinière de prêtres ” (numéro du 15 août) : Etrange guerre, qui ne ressemble a aucune autre ! Les soldats sont terrés comme des taupes, et font sauter des mines ; bombardent à 5 ou 6 lieues de distance ; du haut des airs, du fond des eaux la mitraille sème la mort.A quelques mètres de l’ennemi des prêtres-soldats disent la messe sous les obus, portent la sainte communion aux combattants, font le mois de Marie ou la procession de la Fête-Dieu.Dans ce milieu militaire, on voit des âmes de bonne volonté apprendre ou réapprendre le catéchisme ; il y a des baptêmes, des premières communions, des conversions sérieuses.Qui plus est, il n’est pas rare de constater, au dire de certains aumôniers, la naissance d un certain nombre de vocations sacerdotales chez des gens qui jus-que-là pensaient à toute autre chose, certes.En voulez-vous un exemple ?Assis sur, les pierres noircies de l’église de L., détruite par le bombardement, trois amis s’entretenaient à mi-voix, un soir du prin temps dernier.Ces trois hommes, avant la déclaration de la guerre, étaient des indifférents au point de vue religieux.Mais devant tes quotidiennes leçons de la mort, leurs sentiments s’étaient transformés peu à peu.Ils virent de près un religieux mobilisé, s’entretinrent avec lui sérieusement ; les écailles qui étaient sur leurs yeux tombèrent ; ils virent la vérité et comprirent enfin le sens de la vie, idiote pour qui n’est pas chrétien, mais sublime pour qui la regarde comme la préparation à une .^éternité de bonheur.Sans s’ètrc concertés, nos trois amis arrivèrent à ln conclusion : “ A quoi bon passer le temps ici-bas, sinon à servir une grande cause ?” - Ce soir-là donc, le plus âgé, qui, dans le civil, était professeur dans un lycée, s’écria tout à coup : “ Mes amis que diriez-vous si je vous annonçais qu’à la fin de la guerre j’entre au séminaire ?” Deux sourires non étonnés lui répondirent en même temps que deux mains se tendaient amicalement vers les siennes.Le soldat de droite, un artiste de théâtre dans le Midi, répondit avec un fort accent méridional : “ Mon cher, je te félicite et je te suis ! Les mélodies de l'Opéra ne me passionneront plus.A nos messes militaires, j'ai frémi et j’ai pleuré.La musique religieuse est la seule que je puisse rendre, parce que seule elle s harmonise avec Ig liturgie de l’Eglise, l’unique langue qui vraiment sache chanter.Si j’abandonne le théâtre, c’est que je veux servir l'Eglise.Je n’ambitionne plus que la vie des moines, le dénuement d’une cellule, le silence du cloître et les joies de l’apostolat.’’ Le troisième soldat avoua à ses deux amis qu'il sentait en «on coeur des aspirations semblables, niais qu'il hésitait encore à prendre un parti, s'en remettant de sa volonté à la sage conduite de l'aumônier.Quelques jours plus tard, sa résolution d'entrer au séminaire était irrévocable.Lui au^si il arrivait au sacerdoce par une route étrange : c’était un instituteur laïque.Sans être seetaire, ni embrigadé, ni féru de ses manuels comme ses pareils de la génération qui finit, il n'en avait pas moins respiré depuis toujours cette atmosphère de neutralité obligatoire, vaste blague sur laquelle s’échafaude péniblement renseignement sans Dieu.A la guerre, où il était arrivé sans presque rien savoir de la religion, il s'était lié avec l’artiste d’abord, avec le professeur et l’aumônier ensuite.Dans F- tranchées, il avait étudié sa première leçon de catéchisme, et du jour où il avait vu la vérité, il y était allé de toute son âme.— Etrange guerre, où tous les curés sac au dos ménagent de bonnes surprises, comme celle-ci, aux francs-maçons ! F.GUIBERT, Curé de Vertou.rapport" DEBREVETS MM.Marion et Marion, solliciteurs de brevets, Montréal, Canada et Washington, E, U., fournissent la liste suivan*e de brevets récemment obtenus par leur entremise.Tout renseignement à ce sujet sera fourni gratis en S'adressant au bureau d'affaires plus naur mentionné.CANADA No 164,600 — Orner Caron et George Surprenant, Maisonneuve, Qué,, Réfrigérateur.No 164, 645 — Jnhan ’H.Lidholm, Londres, Angl.Procédé de production de cyanate de calcium.No 164,646 — Johan H.Lidholm, Londres, Angl.Fournaise pour cyanides.No 164,647 — Johan H.Lidholm, Londres, Angl.Procédé de production des cyanides.No 164,648 — Johan H.Lidholm, MAURICE DüGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence.2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215, J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.PA TT ER SON & LA VER Y AVOCATS — PROCUREURS SUITE 111 IflO S.-JACQUES Tel.Rp11 Main 3960 Câble Wilpon.W.Patterson, C.R.Saluste I-avery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir : 1 S.-Thomas, Ix>nguéuil.ROMUALD ROY AVOCAT S3, Craig Ouest.—Chambre 525 Tél.Main 966.MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tel.S.-Loui» 4207 HERVE ROCH, B.A., L.L.L.AVOCAT 61.RUE S.-GARRiEL, Bureanx 17, 18 et 1».Tel.Main 3264 Société légale BARIL & ROCH camïlletessTfr AVOCAT ET PROCUREUR 97 St Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.ROCKLAND 931.Résidence : Est 597S.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.Bureau 55.v •7 rne Saint-Jacques* Résidence : 180 Jeanne^Mance.Tél.Est 5973.GUY VANTER, B.A.LL.L.AVOCAT 87, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2*32.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TET,.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal RESIDENCE, MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Trembles 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude.90 rue Saint Jacques.EDIFICE VERSAILLES Tel.Main 1323.PRIME J.MARSAN, notaire, 320a nue Amherst, coin Dcmontigny.Tél.Est 1301.Toujours divers montants d’argent à prefer.Tout bon Canadien-français désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.¦- EST «734 - Docteur A- DESJARDINS Ancien Moniteur de l'Hôtel-Dieul de Paris.'Taladie des YET’X, des! 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comme toujours, l’église a été âpételàlement visée; pu a pu sauver .quelques objets : un beau Christ, des chandeliers, des eâhônS/Ée missel est tout transpercé de baltes de shrapnells, aussi dois-je suppléer à Jrien.de§ jdots' disparus."Je dis la messe dans une salle de l’école communale qui a reçu elle-même bien des obus.On a refait les murs avec, une rangée de hriqiïes, les câ'rfês'trufrales servenf de carreaux aux fenêtres.Tout cela n’abrite que très sommairement; ce n’est qu’un vaste courant d’air, il faut toute leur bonne volonté aux cierges pour ne pas s'éteindre, ils coulent lamentablement ; mais on arrive à dire une messe.recueillie?en tous cas très édifiante par l’assistance debout tout autour de l’autel.“Les officiers des regiments que nous sommes venus renforcer as-sistenl à la messe, même en semaine ; je l’ai dile pour un lieutenant de Montalcmbert, mort à l'hôpital, mais héroïquement, car il avait voulu rester jusqu’aù bout dans la tranchée.Trois colonels, en plus du nope, étaient présents.” Ainsi lu vie du prêtre-officier reste, au milieu des camps, grâce à Dieu et en dépit des prévisions sectaires, une vie vraiment sacerdotale.Elle est pieuse, dévouée, agissante.Elle prêche les vertus les plus héroïques.Elle sert à la fois la Patrie cl l’Eglise.Joseph-l’apln ARCHAMBAULT, s.j.notre grand ami.fondateur avec Barrai de la Fédération de la Seine) La Motte aime assez les obus parce qu’il fait sur leurs sifflements des études musicales très intéressantes dont il m'a communiqué les premiers résultats.Je ne m’étais jamais aperçu, pour ma part, que ces odieux sifflements eussent tant de charme et de variété ; mais j’ai goûté,! sa compagnie LA PRISE DE LA CHAPELLE Le *: Figaro-” a publié une-émouvante lettre d’un officier qui fut' décoré de la Légion d’honneur à l'issue du combat qu’il raconte.Cette lettre a été communiquée â notre confrère par les parents de l’offf-eier.La censure en a supprimé quelques alinéas.Voici l’essentiel du récit.L’ordre a été donné d’enlever la Chapelle coûte "que coûte, ’ compagnie de l’officier qui écrit a eu l’honneur d’être désignée comme compagnie d’attaque.Tout le monde est persuadé que la Chapelle est minée et que la compagnie de tête sautera : Je donne rues derniers ordres, puis le coup de sifflet, et nous courons pendant prés de 200 mètres (re qui est énorme pour une attaque de ce genre) au milieu de trous d’obus plus creux que la hauteur d’un homme.Nous prenons trois tran-etiees pas très garnies ; mais la moitié de ma compagnie est par terre en arrivant a la chapelle car nous avons fait ce trajet sous les feux croisés de trois mitrailleuses.Mon sous-lieutenant, qui est chef de comptabilité à la Banque de France dans l’habitude de la vie, mais qui est aussi un lion sur un champ de bataille, saute à la tête de 10 hommes dans le fortin qui entoure la chapelle et en fait fuir deux sections allemandes.Nous étions à la chapelle mais la tâche était rude ( ), lorsque mon lieu- tenant (un instituteur charmant), fit signe à la compagnie du capitaine X.Sans hésiter, il embarque derrière la mienne, de leur délicatesse, d’exiger le concours de mécaniciens de profession, sinon pour leur manoeuvre, au moins pour leur réglage et leur entretien, mais qui ont, en revan-ebe, le mérite de ne pas meurtrir et fatiguer le tireur.Il est permis de dire que de l’unique canon de la mitrailleuse, entouré d’un gros manchon plein d’eau froide, pour pré- POUR LES HOMMES moi aussi, un jour des jouissances musicales très intenses que vous' avez sans doute pu vous offrir plus d’une fois.Nous étions tout près de Verdun, entre deux forts ; nous entendions mugir des canons de divers calibres les uns proches, les autres éloignés, certaines détonations se succédaient à des intervalles données toujours dans le même ordre, formant des sortes de “ leit-rnoti-ves ”, très reconnaissables, et tout cela formait un ensemble d’une harmonie et d’une grandeur, incomparables.J’étais vautre dans l’herbe au soleil, j'écoutais ce concert formidable, et il me semblait entendre les voix de la guerre, non pas toutes, mais les plus farouches et les plus désolées, dés plaintes;, des clameurs de haine; des lamentations sur les morts.C’est (pie je n'avais rien à faire ce jour-là.Les joiirs suivants, il s’agissiat bien dè musique ! .Entre Bar-'le-Dtie et Verdun, je n’ai .jamais vu d'ennemis vivants, mais des morts.Seigneur ! Là plupart avaient, été tués huit ou dix jours, auparavant, ils étaient tous noirs et sentaient bien mauvais.J’m été blessé sttejn rive droite, le ÜS septembre, tout près' de ce vil Uvgé de Saint-Rémy qui vient d’être repris a la baïonnette par nos troupes.U m’a fallu me trunner à pied jûsqu’à' l'ambulance éloignée de quatre ou cinq kilomètres ; char mante promenade ! ciel pur, brise ejnhaumée, doux crépuscule d’été.J'ai cru que je n'arriverais pas ! Je me servais de mon fusil comme d’une béquille, mais ce n’était pas confortable.Un lieutenant de réservé, qui ipe croisait, m’a remis du coeur au ventre en me disant qu’à Paris il m’avait souvent entendu dans des réunions d’“ Action Fran çqise ’V Mais le moindre brancar cher eût bien mieux fait mon affaire, Pour le moment, je suis en congé dé" convalescence.Ma y>laie.qui avait 32 centimètres de profondeur, n'csl pas encore cicatrisée, mais elle ne tardera pas.l'os n’a pas été abîmé, c'est Tessentiel.Ici, je me repose, je me refais et je lis énormément.Qetave de Barrai a été subséquemment tué d’une balle à la tète.-K- LE -MIRACLE" DE LA MARNE HOMMES soyez forts.La faiblesse chez les hommes 1 n’attire que ja pjtj£ e( ne peut amener que des désagréments.Si vous êtes débilités, si votre vigueur est épuisée, si votre , , - .(ambition et votre courage vous laissent, si vous êtes de ces jeu- Il s or t" p resq u e ^ s ans 'nié ta p h o r e ' un .nes 8?ns vieux avant l’âge, ou des vieux minés par des abus l’in- temperance et les mauvais soins, vous aurez dans les Pilules Moro un traitement qui n’a jamais échoué, et qui donne des résultats rapides et durables.Ne laites pas l’erreur de chercher du soulagement dans les ïoissons enivrantes, comme bière, vin, whisky, gin, etc.Les Pilules Moro sont le seul remède qui puisse vous remettre à la santé.Les Pilules Moro sont pour les hommes, et les hommes qu’elles ont guéris ne se comptent plus.Si votre digestion va mal, si vos vivres, au -e- LE CANON QUI BOMBARDA DUNKERQUE M.Pierre Mille l’a vu.jde loin.Et il nous fait part de ses impressions dans le "Temps” : —Maintenant fit l'un d’eux ien ma-noeuvrant le télcscoipe.voyez-vous celte chose ronde?.,.Là, au-dessus, de ce toit, derrière ces arbras?.Eh bien, c’est le 380 qui fire sur Dunkerque.—En vérité?—Sûrement, c’est lui.—Mais alors, puisqu'on sait où U est?.—.On peut tirer dessus?On mj s’en fait pas faute, «P.lez! I! ne doit pas en mener large.Nos avions Pont photographié.Après ça.on a, agrandi la photographie; et tout le terrain; autour de lui, est troué comme une écumoire par nos projectiles : om dirait les cratères de la lune.Le 'mécanisme de la coupole a dû êtie atteint.En tout cas, ils ne firent plus, là-bus.—Il a dû ètne atteint, fait sentencieusement un des observateurs; ou bien s’iil ne tire plus, e'esl à cause du vent.—Du vent?-, I —Oui.lis sont si loin de Dunker- De M.René Bazin, dans T“Echo de Paris” : L’expression employée par Mgr Marbeau, évêque de Meaux, dans unie let tire pastorale où ill rappelle et célèbre le prochain anniversaire de la victoire de la Marne, est en accord avec le sentiment profond de la France.Il dit; “Le miracle de la Marne”.Interrogez les officiers ou les soldats qui ont assisté au grand choc, dii la Belgique, et fait cotte longue, cette continue, cette terrible, retraite jusque vers Paris: ils vous diront que le général Joffre avait prévu le retour Offensif : qu’il l’a ordonné au bon montent, «pie le général Foch et d’autres se sont montrés grands hommes de guerre, et que, malgré l’épuisemeint, nos armées se sont jetées sur l’envahisseur et l’ont mis en déroule, et poursuivi à leur tour jusqu’à ec qu’ill n’y eût plus un obus dans les caissons: mais Us diront aussi qu'il reste quelque chose d’inexpliqué, et (pie la plus simple, la plus equitable, la plus sûre •manière de comprendre cette marée inons-trucusiétout à coup renversée et retournant' d’où elle vient, ces généraux allemands perdant la tète et donnant l’ordre de se replier, ces régiments fuyant si ' vitie qu’on ne pouvait les rejoindre, et cela au moment où Paris allait être pris, c’cvSt (l’admettre qu’un secours divin nous est venu; que la force-et le génie ont été ranimés chez les nôtres; que la folie, connue une punition, s'est emparée de ceux qui avaient violé la justice; qu'il y a eu.pour la France, un commencement de miséricorde, et comme une promesse de la victoire définit i vie.grâce aux tranchées que nous venions de prendre.Il me rejoint et est tué, un instant après m’avoir serré la main.Je prends le commandement de sa compagnie qui; et, pendant toute la nuit, une lutte de sauVage s’engage.Les positions que nous occupons ont la forme d’une cuiller dont les tranchées conquises forment le manche et la chapelle le gros bout.Par les tranchées, l’on nous fait parvenir du renfort et des munitions, pendant que nous sommes at* laques de trois côtés.l r .Le lendemain, voyant qu'ils ne pouvaient nous expulser par des assauts, n’ayant peut-être pas pu nous foire sauter, grâce à la précaution qu’avait prise M.de couper de gros fils électriques que des explosions d’obus avaient mis à jour, les Allemands recoururent au bombardement.Toute leur artillerie de la région fut concentrée sur le petil espace que nous occupions à la orêté du plateau, et je prie humblement Dieu de rie jamais me mettre d» nouveau dans le milieu d’enfer où je me trouvais.D’énormes-obus broyaient morts et vivants saps interruption •; nous ne respirions plus qu’une fumée épaisse et nauséabonde, tout sautait, tout, sifflait autour de moi.Les renforts que l’on m’avait' envoyés fondaient en un rien de temps et j’étais sans cessé obligé d’en dèman-der de nouveaux que je mélangeais à la poignée de'hèros que j’ai, l’honneur de commander.Il ne pouvait être question de nous passer des vivres et nous sommes restés; plus de v-ingt-quatre heures saïis manger.Quel spectacle.Quand jour et mût le pied ou la main- glisse sans, cesse sur des choses innommables ((«I ont été des corps humains,quand de ces choses saris nom l’on a devant soi une épaisseur de quatre hommes, l’on se serit bien peu de chose et cela donne des idées religieuses aux plus sceptiques.Et cela dura cinq jours et pendant cinq jours mon colonel, qui assistait à cet embrasement de la chapelle, disait à son officier d’ordonnance : Comment voulez-vous qu’une compagnie .tienne dans cet enfer ?Ce n’est pas possible 1 ” Et nous avons tenu.Nous avons tenu jusqu’au moment où un gros 210 tomba à 2 m.50 de moi, broyant tout ce qui m’entourait et m’enterra avec cinq autres soldats.Nous nous dégageâmes, et comme aucun de nous n’était blessé, nous prîmes nos képis à la main et nous nous mîmes à genoux et nous remerciâmes tous N.-D.vie L.de nous avoir sauvés.Peu de temps après, d’ailleurs, l’on put enfin nous relever.Et quand je redescendis du plateau avec la poignée, d’hommes qui avait été deux compagnies, tous pleuraient de fatigue et d’ènervement.Certains (et j’étais du nombre), les yeux enfoncés dans la tête et la bouche contractée, claquaient des dents tout haut sans pouvoir s’arrêter ; avec nos vêtements tout déchirés et toutes nos personnes couverts de sang et de, débris de cervelles, nous étions affreux à voir, mais la chapelle était à nous.Capitaine X.La mitrailleuse et les guerres futures HAUTE DISTINCTION Nous sommes heureux d'apprendre qu’a Va récente exposition pro-v inc ta te, tenue à Québec, la' €ie Gareap-Saurlol qui possède des magasins et des manufactures à Montréal et à Québec, a décroché une médaille d’or pour des exhibits do livres de comptabilité à feuillets détachables, fabriqués dans ses ateliers.Nos sincères félicitations à celte jeune et entreprenante maison.roc.jet sans fin de métal, que le pointeur dirige à son gré comme on dirige le jeu d’eau d’une ‘lance” de pompe à incendie.Ce n’est plus du tir ; c’est de l’arrosage.Il va de soi que la tactique et même la physionomie des batailles en ont été entièrement modifiées.La guerre tend de plus en plus à s’industrialiser, au point que le dernier mot semble devoir appartenir non plus au nombre des effectifs, à l’habileté manoeuvrière du commandement, au courage, à la résistance, à la ténacité, au savoir-faire des troupes, mais à la quantité, en volume, poids et force vive, des projectiles qui peuvent être lancés dans l’unité de temps, sur une surface donnée.Il ne reste plus qu’un progrès à accomplir dans cette voie, mais il serait d’importance.C’est.la suppression des soldats.Après les épouvantables hécatombes auxquel les nous assistons, et dont, grâce à Dieu, les Boches auront fourni la part du plus “kolossale”, on éprouvera sûrement le besoin de ménager les vies humaines.Des mécaniques feront admirablement l’affaire.Aux ingénieurs de l’avenir d’organiser, tout seuls, la bataille, et de préparer la victoire.Ceux dont l’outillage sera démoli ou ii-sé le premier devront s’avouer vaincus et payer la casse.-r—- Les- grandes batailles de U histoire et les pertes d’hommes De l» Revue hebdomadaire : En comparant, depuis le début du dixméUvième siècle, les pertes subies dans les batailles les plus sanglantes, on arrive à cette con e'usjon, d’apparence paradoxale, que; jusqu’à la guerre actuelle, ces pertes étaient loin d'être ,proportionnées aux progrès de l’armement Mais tout a changé depuis 1914, el jamais, à aucufte époque ni dans aucun mays, les résultats des combats ne furent aussi sanglants que de nos jours.A Marenigo (14 juin 1800).- 30.000 Français sont opposés à 35 000 Autrichiens : les pertes en morts, blessés et prisonniers sont de 22 pour 100 pour l'ennemi, soit 7,700 hommes, et de 20 pour 100, soit 6.000 hommes, pour les nôtres.A léna (18 octobre 1806).— 45,-000, Français perdent 9 pour 100 de ’leur effectif, pij Lb'SO hommes, et-70,000 Prussiens nerdent 33 pour 100 du leur, ou 23,100 combattants, A Eylau (7 février 1807).— 53-OOÔ Français ont 9,540 hommes hors de combat, c’est-à-dire 18 pour 100 de leur effectif, et 72,000 Bus ses perdent 30,960 hommes, -c’est-à-dire 43 pour 100 du leur.A Waterloo (18 juin 1815) 72.000 Français ont 36 pour 100 de pertes ou environ 26,000 hommes; les alliés, au nombre de 156,000 combattants, ont 20 pour 100, ou 31,200 hommes à terre.xAj Solférino dS Juîn 1859).125>000 Français battent 150.000 AugJ^iens.’ Les premiers perdent 8 JToff sbldats, ou 7 pour 100 en tués ou blessés; l,a 'défaite coûte aux autres 22,500 des leurs, ou 15 pour 100 A Froeschwiiler (6 août 1870).Les Français, au nombre de 38,000, ont 6,080 hommes hors de combat (16 pour 100); les Allemands au nombre de 120,000, en ont 8,400 (7 pour 100).A Rezonvi-lle (16 août 1870) 130.000 Français perdent 9 pour 100 de leur effectif, c’est-à-dire 11.000 hommes; 200.000 Allemands perdent 10 pour 100 du leur, soit 20.000 hommes.A Liao-Yang (août - septembre 1904).— 95,000 Russes perdent 11,-400 hommes, représentant 12 pour 100 de leur armée; 100,000 Japo nais en perdent 19,000, représentant 19' pour 100 de leurs trouroes engagées.A Moukden (février-mars 1905).— Il y avait 350,000 Russes, qui ont perdu 20 pour 1Û0 de leur effectif combattant, par conséquent 70,000 hommes morts, blessés ou disparus.Les Japonais, qui étaient 300,000 ont eu 42,000 hommes hors de coin bat, soit 14 pour 100 de leur effectif.Ces chiffres ne sont rien auprès de ceux de la présente guerre.Il n’est nas un de nos combats oui n’ait coûté aux Allemands, en 19i4 1915, beaucoup plus d’hommes que nos différents adversaires n’en perdirent dans les grandes batailles d'autrefois.Au point de vue des pertes subies par l’ennemi, les Eparges valent trois Marengo; No tre-«Dame de Lorette en vaut une demi-douzaine.La bataille de l’Y scr a coûté aux troupes impériales djx fois plus qu’Téna.La bataille de la Marne a tué plus d’Allemands que Waterloo.Froeschwiiler, Re-zonville et Saint-Privat réunis.Le Kronprinz a fait tuer plus d'Allemands, depuis six mois, pour essayer vainement de s’approcher de Verdun à portée de canon, que Brunswick, Bülow.Mêlas et Wurm-xer n’en ont sacrifié tous ensemble durant les guerres de la Révolulion en luttant contre Dumouriez.Keller Dyspepsie Chez les hommes Mal de reins Chez les hommes Rhumatisme Chez les hommes lieu de vous fortifier, sont pour vous une cause d’ennuis et de malaises, prenez les Pilules Moro, elles vous donneront appétit, aideront votre digestion, chasseront les idées noires de votre cerveau.Elles sont une sauvegarde contre le dépérissement et la décadence de la constitution amenés ïar un mauvais estomac.Rares sont les homme qui ne souffrent pas du mal de reins, de rognons; presque tous, de temps à autre, ont soit des douleurs de dos ou des troubles unrinaires.Les ’Unies Moro sont le remède spécial, unique et naturel qui guérit le mal de dos le plus bénin jusqu’aux maladies urinaires les plus prononcées, comme inflammation de la vessie, envies fréquentes d’uriner et toutes ces conditions inflammatoires et chroniques des reins et de la vessie.Le rhumatisme brise et vieillit un grand nombre d’hommes dans la force de l’âge et rayonnants de santé; il les rend impuissants comme des enfants.Il attaque la jeunesse et le vieillard; ses assauts Sont fréquents et sévères.Le traitement du rhumatisme doit être interne; les Pilules Moro agissent promptement, sûrement et guérissent toutes les douleurs, depuis la névralgie la plus simple jusqu’aux douleurs les plus prononcées; le rhumatisme d’un jour, comme celui qui existe depuis longtemps.Les Pilules Moro sont aussi le remède par excellence contre les résultats des mauvaises habitudes, des abus de jeunesse et des excès de l’âge mûr.L’affaiblissement sexuel produit chez l’homme les effets les plus démoralisants, et le sentiment de la dégénérescence est la mort de l’ambition, de l’espérance; il fait surgir le désespoir et il a pour cortège les mauvais symptômes suivants; Maux de tête éloignement des relations ordinaires, défaut de confiance aux amis, irritabilité, insomnie, difficulté d’appliquer son esprit à un sujet ou à un travail.Quel que soit leur abattement, ceux qui souffrent trouveront dans les Pilules Moro un merveilleux secours, un remède puissant; ils seront guéris, et leur vie alors inutile redeviendra heureuse et profitable.Les Pilules Moro sont la nourriture par excellence des nerfs, affaiblis; elles stimulent les forces latentes de la nature.Tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, les Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent des consultations gratuites au numéro 272 rue Saint-Dénis, Montréal.C’est là nue vous recevrez abso-ment pour rien, s conseils qui vous aideront à reconquérir votre santé et votre virilité, si vous les avez perdues.Si vous demeurez aux Etats-Unis, ou à la campagne, ou si, pour toute autre raison, vous ne pouvez venir à nos bureaux, écrivez-nous.Les avis que nous vous donnons par lettre sont aussi avantageux que ceux que nous vos donnons de vive voix.Les Pilules Moro se vendent chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi, par la poste, sur réception du prix, 50c une boîte, ou six boites pour $2.50.Adressez vos lettres: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal.Nerfs affaiblis par abus Chez les hommes Consultations gratuites Pour les hommes PEINTURES PREPAREES NOS peintures préparées donnent toujours satisfaction.Elles sont fabriquées de blanc de plomb pur, d’huile de lin pur et de térébenthine pure.C’est pourquoi elles résistent à l’ardeur du soleil, ne fendillent pas, couvrent beaucoup plus d’étendue et ne changent pas.40 NOUVELLES COULEURS Prix le gallon .$3.10 La demi-chopine .25é PEINTURES EMAILLEES, TEINTURES AU VERNIS, PINCEAUX, BROSSES, VITRES, ETC., AU PLUS BAS PRIX L.J.A.SURVE YER 52 BOULEVARD SAINT-LAURENT - - - MONTREAL De M.Emile Gautier, au Petit Journal, de curieuses, paradoxales, mais aussi peut-être vraisemblables "anticipations” sur l’importance de phts en plus grande que les mitrailleuses sont appelées à prendre dans les guerres futures : Les mitrailleuses ont joué et jouent tous les jours encore un rôle si important que certains stratégis-tes en arrivent à se demander si, dans l’organisation future des armées, ii n’y aurait pas avantage à ce que l’unité d’infanterie, la corn- ! mann, Hoche, Marceau, Jourdan et pagnle, fût uniquement composée d’une ou plusieurs batteries de mitrailleuses.servies par des mécani ciens et des tireurs exercés, le reste de l'effectif n’ayant plus qu’à assurer le transport, le ravitaillement en munitions, la construction des abris, et la protection de la section combattante.Bref, n’était, nu moment psychologique, la charge à la baïonnette de rigueur, ce serait comme qui dirait la mise an rancart de j'arme portative individuelle, la fin du fusil.¦ Les mitrailleuses, qui ont le tort, en raison de leur complication et Bonaparte.Et rien ne nous permet encore d’évaluer même approximativement le “rendement en cadavres” des formidables et meurtrières bnlaiWes crui se livrent depuis onze moi» en Prusse orientale, en Polog.c et en Galicie! -»- ïl SE N01EJEN JOUANT La grande terreur de M.Goyette, conducteur de voiture à Longueub, était que son fi'lg Alphonse, Agé de 14 ans ne se noyât dans le fleuve.Même il l’avait envoyer passer se» vacances à l’intérieur des terres, pour écarter toute occasion de danger.Ce fut bien inutile; de retour depuis quelques jours le jeune garçon s’en alla jouer hier après-midi avec 'des camarades, près du quai d’embarquement du traversier et tomba à l’eau dans une profondeur de 5 pieds.Il fut ramené à terre par M.Charles Greenshieüds, de féquipage du ‘ILongueuiil”, l’un de» concurrents dans la course de canots de 206 milles.Un médecin, appelé à ’la hôte, essaya de ramener la vie par la respiration artificielle, mais ce fut en vain.M Goyette habite rue Sainte-Elisabeth.MUSICA LE CONCERT DES GRENADIERS liundi soir prochain aura lieu, à l’Arena, le concert de la musique des Grenadiers Guards.Voici de programme : 1.Couverture, “Bohemian Gird”, Bad fe 2.Prélude en do dièze mineur, Rachmaninoff 3.Solo de piston “Land of Hope and Glory” Elgar Sergent E.Hawkins 4.Romance du Page, “Les Huguenots”, Meyerbeer Madame Claessens 5.Deux danses: (a) Danse pastorale, suite “Nell Gwynne” Ed.German (b) Danses espagnoles.No 3, Moszkowski 6.Finlandia Sibelius 7.Ouverture solennelle 1812, Tschaikowskl 8.Samson et Dal ill a, “Mon coeur s'ouvre à ta voix”, Saint-Saëns Madame Claessens 9.Solo de cdarinelte, 8e Grande Fantaisie Caprice Brepsant-(Gagnier M.A.Gagnier.10.Extraits de “Mikado” Sullivan 11.Mélodies populaires de 1914-15 J J.Gagnier “Dieu Sauve le Roi”.NOUVEAU MAITRE DE CHAPELLE M.G.Dupuis, baryton soliste du choeur des R:R.PP.du T.S.Sacrement, vient d’être nommé maître de chapelle à Sainte-Philomène de Rosemont.M.Dupuis a été l’élève, pour le piano, de M.Jos.Fiché, organiste du Sacré-Cœur, et, pour le chant, du R.P.H.Lefebvre et de MIM Couture et Laurendeau.T'1 a iussi fait des études très élaborées de chant grégorien. iTOL.M.— No 213 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 SEPTEMBRE 1913 \ \ « LA.0.J.0.A MONTREAL ET LE FRANÇAIS ?.S’il est : de relever avec soia [les actes irrespectueux commis par rï*s compagnies d’utilité publique envers Sa Majesté la langue française, il est juste aussi de noter les ameliorations, si modestes soient-elles .apportées par ces compagnies aux relations qu’elles entretiennent avec leurs clients de langue française.Cela prouve qu’avec de la persévérance, les revendications légitimes finissent par réussir.parfois.Ainsi nous remarquons depuis plusieurs semaines, que la Compagnie des Tramways a enfin eon-i faire imprimer des avis franchement bilingues au verso de ,ses billets de correspondance.Espérons que cette amélioration, plus importante en réalité qu'elle ne oa-raît l’être, est établie définitivement.Il suffirait d’un effort semblable pour que le même progrès se manifeste sur toutes les publications de l’ancienne compagnie “Montreal Park and Island Tramways”, maintenant soumise aux mè-jmes directeurs.Et de la sorte, les Canadiens-français constateraien t qu’ils versent leur argent à une compagnie véritablement respectueuse de leurs asipirations nationa-Jes.Nos lecteurs, qui aiment à faire cette constatation, apprendront, d’autre part, avec plaisir, que la Banque d’Epargne a prouvé récemment combien elle tient à conserver sa réputation d’institution bilingue.Celle banque est la seule à appliquer dans l’indicateur téléphonique de la Compagnie Bell, le (principe de fournir dans les deux ¦langues officielles, les renseignements relatifs a ses divers départe-|ments et succursales.Malhcureusc-! ment, jusqu’ici, l’application du ! principe avait été défectueuse, puis-¦f(iie les renseignements destinés aux clients de langue française n’étaient ! qu’une répétition textuelle, placée j sous quelques lignes françaises, 1 des renseignements rédigés en an-lglais.Les autorités de celle banque ont profité des avis donnés par la Com-ipagnie Bell, quelque temps avant la publication de son indicateur • eut procession.Plusieurs cha\s allégoriques, représentant les personnages les plus illustres de no-, tre histoire, figuraient dans le défi-] lé.Après la procession, on chanta une messe solennelle.Monsieur l'abbé Deschesnes prêcha en français ( ' le.Rév.Père O’Brien en anglais.n magnifique pain bénit, offert par M.Chapman, échevin, fut distribué aux assistants.Dans i’après-midi, grand tournoi sportif au Parc Lasalle.Le soir, les citoyens de la paroisse présentèrent une adresse, accompagnée d’un joli cadran à l'abbé J.E.Provost, fondateur du Très-Saint-Sacrement et curé artuei.Le Rev.Père Bourque.I.D., fit ensuite l'historique de la paroisse, fl attribua son progrès rapide à l’union intime qui existe entre les paroissiens et à leur soumission à l'autorité religieuse.Monsieur l'abbé Deschesnes traita ensuite, ayeç éloquence, des problèmes aetuéls de ia classe ouvrière.Le fête se termina par un feu d'artifice qui se prolongea lard dans là soirée.dre même à 75e.Spécial, lundi SATIN DUCHESSE NOIR DE $1.50 POUR 89c Satin duchesse noir, qualité tout soie, largeur, 36 pouces, beau fini satin brillant, texture ferme, ne se coupant pas.Bonne valeur à $1.50, pour 89c LE MAGASIN DU REUPLE *47-40 Rue Stt CatJierine Eit, coint Sl-Andri tl St-Chrielaphe.J N.Ouduis, Prisident.H.W.Beauclerk.Vtct-Prenuee! 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A NOTRE-DAME DU CAP Pour l’EGLISE et pour la PAIX.Le grand pèlerinage de SUPPLICATION et de REPARATION organisé par le Tiers-Ordre Franciscain Le DIMANCHE 19 SEPT.1915 (4 Trains Spéciaux-) Sources ST-L Petit Carnet SOIREE DRAMATIQUE I Le Sainte-Brigide de Montréal1 est à organiser une grande soirée dramatique à Cartierville, pour lun-j di 27 sept, prochain.La pièce à l’affiche est '‘LTn”en-[ diaire", drame en trois ac.îes et un prologue, par- J.Sie.ard el E.Fournier.Celle primeure est appelé” à remporter un grand succès, la création des rôles devant être faite par nos meilleurs amateurs.NAISSANCE.A Montréal, le 0 septembre, l’épouse de Monsieur Raoul Brault, employé au Département de l’Aque duc de Montréal, donnait naissance à une fille, qui a eu pour parrain el marraine M.el Mme Henri Cardinal.oncle et tante de l’enfant.Au baptême, l’enfant a reçu les noms: Marie-Rein “^Marguerite.La porteuse était Mme Arthur Thibault.Eau Minérale Effervescente Naturelle Marque: Trèfle Rouge Embouteillée à Saint-Ÿorre {près Vichy), France.Hautement recommandée par l’Académie de Médecine de Paris contre Maux d’Estomac, Goutte, etc., cette eau est autorisée par le Gouvernement Français.Bourbons de liège — pas de Couronnes.L.CHAPUT Fils & Cie, Limitée, Montréal I3« PELERINAGE au CAP de la MADELEINE Pour Samos et messieurs - Par le Pacillque GenaSien DIMANCHE, 12 SEPTEMBRE 1915 Sous la direction de la Congrégation des Demoiselles et ide la Société de Tempérance de l’église Saint-Pierre.— Départ gare Vigor, 4 trains: 6.00, fi.20, 6.40 et 7 heures du matin.Arrêls à Mile-End.— Billets bons pour 2 jours.— ADULTES $1.55, ENFANTS 75e.—Les TRAMWAYS REGULIERS du dimanche accommodent très bien les pèlerins.— Pour billets et Informations, s’adresser chez les Pères Oblats, 213 Visitation.— Tel.Est 900.— De Montréal au Cap, 100 milles.Wagon spécial pour les infirmes.— S’entendre avec les directeurs.MARIAGE.] Jobin.fille de M.et Mme A D.Jo-On annonce, pour le 22 septm-1 hin, avec M.Anatole \ anier, avo-bre, lè mariage de Mlle Marguerite ' ca^ FEUILLETON DU “DEVOIR” COMME UNE TERRE SANS EAU.Jacques des Gâchons 48 (Suite).Alors des larmes inondèrent le visage d Hélène, des larmes silencieuses et qu’on ne songe pas à arrêter, des larmes qui sou'agent, qui tombent comme une pluie bienfaisante en avril.Lorsque Camille rentra, il trouva sa femme appuyé?au dossier d’un fauteuil, les mains jointes, les yeux fixés sur le groupe émouvant, Il s’approcha doucement et, d’une voix toute gonflée de peine, il murmura : —Appuie-toi sur moi, Hélène.Il m'a semblé qu'il ne pouvait pas y avoir, pour ce petit chef d’oeuvre, uae meilleure place que notre chambre.Gisèle sera ainsi un peu chez nous.Nous ne la quitterons p'us Elle veillera sur nous.Vois comme elle sourit.Et toi, tu reprendras un jour ton beau visage assuré.Hélène faillit crier: “Non, non, pas cela, pas cela!” Mais elle se retint , Comment avouer à Camille ce quV:!° venait de découvrir?Celait itssez, pour son orgueil, de s’è-tre ainsi dénoncée à elle-même.Comment, dans ce subit désarroi, eût-elle trouvé la force de se confier?t Ce ne fut, du reste, qu'une fugitive impression.Hélène essuya son visage et répondit: —Tu as eu raison.Gisèle est ni à sa place, entre nous.Et quittant le bras que son mari lui avait offert, elle commença de s’installer “chez eWe”.* * « Dès le lendemain, entre deux courses, Camille se précipita chez le docteur Bureau.li refusa d’entrer dans le salon, malgré les objurgations du domestique: —Je veux lui serrer la main et me sauver.Je ne puis attendre.Le domestique grogna un peu,:— il n’aimait pas ces passe-droit, — mais le docteur étant venu reconduire un visiteur jusqu’au seuil de l'appartement, Camille alla vers lui .Il fallut parlementer.Le docteur n’avait guère de temps à donner.Enfin, il céda.- Pourquoi n'êtes-vous pas venu hier soir jeudi, comme d’habitude?—Deux mots seulement, docteur, deux mots qui vous feront tout comprendre.Il m'est arrivé un grand, grand bonheur.Hélène est rentrée.Hélène, de complicité avec Rigal, est arrivée ’nier soir dans le nouvel appariement; elle s'installe.—Oh! oh ! elle s’installe.Je suis bien content pour vous.Mais enfin.Les deux hommes parlaient debout contre la cheminée sans feu, à côté du cartonnier à fiches.Le docteur avait enlevé son lorgnon et se frottait le visage pour se donner le temps de réfléchir.C’était une façon de,“se débarbouiller la mémoire” comme i! disail, pour passer d’un client à un autre.—.Mais enfin, reprit-il, il ne faut pas demander à la vie une brusque volte-face.Certes, elle vous doit des compensations.Ne les lui réclamez pas trop vite.Camille écoutait à peine son bon conseiller : —©ites-moi, docteur, quel est cet état singulier 011'' 3?traverse.Tout me blesse ou m'enthousiasme.Moi, pour qui tout était indifférent, j’en arrive à me croire je ne sais quel èlre privilégié de qui tout le monde s’occupe, soit pour le malmener, soit pour le plaindre, soit pour le protéger.Tout glissait sur moi comme si j'avais été revêtu d'une invulnérable carapace.Aujour-d hui, au contraire, tout s'agrippe à moi, me secoue, me pénètre.Croyez-vous que cela durera, ou bien n’est-re que le résultat d'une surexcitation de mes nerfs, et cela disparaîtra-t-i! à la longue, par apaisement?La voix de Camille était nette, claire, vigoureuse, avec, de temps à autre, un léger tremblement d’é- motion.—Il faut que cela dure, dit enfin le docteur en fixant le fond des yeux de son jeune ami et pour cela, il clignait les siens jusqu’à ne plus laisser passer, entre ses paupières, qu’un éclair de regard; il faut que cela dure parce que jadis vous étiez comme mort et que maintenant vous vivez.Il ne suffit pas d’être un bon terrain, il faut qu’on y jette la semence convenaible el il faut qu’il pleuve.Vous entendez, Camille Joubert, qu’il pleuve ! La meMleure terre, peut res'.er stérile.Le désert peut èTe fécondé: il suffit d’un peu d’eau recueillie dans une coupe de sable et voici une oasis.Vous faisiez semblant de vivre, comme fait semblant de savoir son chemin le joueur à-^ui l’on a bandé les yeux.Vous tâtonniez avec des gestes maladroits et risibles.On vous a arraché le bandeau ; le monide vous est apparu, dans sa réalité atroce et splendide, et vous avez reconnu votre chemin, avec ses mille étapes dont aucune n’est négligeable; un jour, dans une illumination, vous apercevrez le but.Vous êtes parti tard, n'importe; vous êtes un de ces coureurs sur lesquels on ne comptait guère au départ et qui, à mesure que la rou- te s’allonge, sent ses forces croître I et qui gagne la palme.Je n’ai pas] besoin de vous dire que vous n'avez] pas encore mérité cette palme finale.mais vous êtes en bon chemin.1 Vous pouvez vous palper, vous] n’êtcs pas un vain fantôme, une! baudruche légère, vous êtes redeve- ] nu un être humain, digne de jouir, digne surlout de souffrir.Car] c’est un privilège que de savoir j souffrir.“Si vous refusez de souf- j frir, vous refusez d’etre couronné.” “Tâchons de vivre dans la peine.” Notre Dieu n’a pas songé à nous attirer à lui par la flatterie et les promesses dés rapides récompenses: non pas seulement pour se faire aimer, mais pour se donner en exemple, il a souffert pour nous l’ignominie glorieuse de la Croix.* * * Hélène ne parvenait pas à s'intéresser à son nouvel appartement.Le quartier, d’abord, lui déiplaisait, un quartier provincial à cent lieues du vrai Paris, où elle ne connaissait âme qui vive, où personne n’oserait venir la visiter .Et puis la maison était vieille, irrémédiablement'; pour la rajeunir, il eût fallu l’abattre.Tout était lamentable: la façade à haies démesurées, le porche bas, le dallage; dès l’escalier, qui était hu- mide, obscur, la jeune femme sentait la tristesse l’envahir, et à peine ayait-elle poussé la porte de son propre logie qu’eâle sentait sa poitrine se serrer.II lui semblait qu’elle entrait dans une prison d’où elle ne sortirait plus jamais, qu’elle était condamnée à finir son existence dans ce lugubre séjour, Elle n’aimait ni son salon, ni sa chambre.Les objets qu'ellle avait chéris jadis, rue de Courcelles, lui semblaient dépaysés et, comme elle, exilés.Il manquait à Hélène d’avoir choisi cet appartement.Elle croyait cependant s’appliquer loyalement à s’y acclimater.Pour compilaire à Camille qui l’y engageait, elle avait indiqué quelques réformes, fait déplacer plusieurs tableaux.Mais rien ne parvenait à lui procurer un peu d’intime émotion, rien sauf le groupe de Rigal.C’était le seul objet qui, à ses yeux, vécut vraiment.Elle ne pouvait pas ne point le regarder longuement lorsqu’elle passait près de lui.Parfois, elle s’accoudait, à côté, sur le marbre gris de la cheminée: c’était comme un confident.iA suivre) 12 10 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 SEPTEMBRE 1915 VOL.VI.— No 213 Le temps qu’il fera I Venta de l’oucft su nord et frail.?Demain, beau et frais.4 DIMANCHE, 12 SEPTEMBRE XVIe dimanche apres la Pentecôte.Lever du saleil, 5 heures 33.Coucher du soleil, 6 heures ZD.Lever de la lune, 9 heure» 31.Coucher de la lune, 7 heures 20.LUNDI, 13 SEPTEMBRE S.Aimé, évêque.Lever du soleil, 5 heures 34.Coucher du soleil, 6 heure* 18.Lever de la lune, 10 heures 51.Coucher de la lune, 7 heures 51.Premier quartier de la lune, le 16, à 4 h.27 m.du matin.RELATIONS TRES TENDUES VATTACHE MILITAIRE DE L’AMBASSADE ALLEMANDE ET LE CONSUL AUTRICHIEN A NEW-YORK SONT IMPLIQUES DANS UNE AFFAIRE QUI NECESSITERA PEUT-ETRE LEUR RAPPEL.Washington, 11.—Le rappel de t’ambassadour autrichien, Constantin T.Dumba, demandé par M.Wilson, a fait naître une situation
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