Le devoir, 29 septembre 1915, mercredi 29 septembre 1915
VOLUME VI—No 228 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 MONTREAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1915 LE DEVOIR £ DEUX SO I 5 /NUMERO -y g v" " ~ Rédadi' /.?^ Administration ; 43 ^ \INT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LENDEMAINS DE GUERRE L’empressement avec lequel certains journaux canadiens ont accueilli la proposition du Conseil impérial des Indes et le discours de lord Hardinge réclamant pour les Indous place à la prochaine conférence impériale paraît surprendre le London Globe.Il avertit ces journaux (voir la dépêche de la Gazette de ce matin) que la chose est de conséquence beaucoup plus grave qu’ils ne paraissent le croire.“Elle rendrait immédiatement impossibles, et meme blessants, tous les règlements qui entravent présentement l’entrée dans les autres Dominions des natifs de l’Inde.” On peut soutenir que le maintien de la règlementation actuelle ne comporte pas nécessairement l’exclusion des Indous de la conférence impériale; que leur présence à la conférence, concurremment avec celle des représentants de l’Australasie, de l’Afrique-Sud et du Canada, serait peut-être le meilleur moyen de résoudre le problème de l’immigration indoue — s’il est susceptible d’une solution acceptable aux Indous et aux Australiens^ par exemple.Mais il est certain que la demande de représentation des Indous, si fortement appuyée par lord Hardinge — sur l’ordre du gouvernement britannique, c’est évident soulève toute la question de l’égalité des droits; et, par là, elle est beaucoup plus grosse encore de conséquences que ne le paraît croire le London Globe lui-même.Les Indous ont toujours considéré comme suprêmement insultante, et injuste, la façon dont ils sont traites dans les autres colonies.L’Australie, par contre, veut à tout prix maintenir chez elle la suprématie de la race blanchi: la White Australia a la force d’un axiome, et T Afrique-Sud prétend qu’elle a assez du problème noir, sans se charger d’un problème jaune.L’intervention des Indous dans la guerre, le rôle qu’ils ont joué dans les Flandres, n’ont fait qu’accentuer leur désir d’égalité et la meilleur^ preuve que ce désir se manifeste aujourd’hui avec une extrême acuité, c’est que lord Hardinge n’hésite pas à l’approuver et à sommer presque les colonies de lui donner satisfaction.Que feront les colonies?Accepteront-elles d’abord — car lord Hardinge et le gouvernement impérial paraissent vouloir leur laisser la responsabilité principale de la décision — la présence des Indous à la conférence?Si elles s’y opposent, quel sera l’effet aux Indes?Si elles l’acceptent, consentiront-elles, sur les instances des Indous, à modifier leurs lois d’immigration?Elles s’y sont refusées jusqu’ici, malgré les pressantes sollicitations du gouvernement britannique, et leur persistance dans cette attitude ne saurait qu’irriter davantage les Indous.Mais ce n’est là qu’un aspect de la question.La conférence impériale est, aujourd’hui, un corps purement consultatif.Le sera-t-elle demain?Non, s’il faut en croire M.Borden qui, d’après le discours que piononçait à ses côtes, lundi soir, M.Bennett, son compagnon de voyage, a prévenu le gouvernement britannique que “le Canada est dans la guerre jusqu’au dernier homme et au dernier dollar, mais que, la guerre terminée, un nouvel empire s’élèvera où le Canada aura son mot à dire dans l’établissement et la direction de la politique impériale.” Que fera-t-on des Indous si on les a accueillis à la conférence impériale et que le voeu de M.Borden se réalise?C’est le second aspect du problème.Dans un conseil où ne siégeraient que les représentants du Royaume-Uni et des colonies blanches, le Royaume dominerait la situation; mqis avec les Indes?A moins de refuser à celles-ci une représentation quelque peu proportionnée à leur population, elles domineraient bientôt la confédération impériale.Et, si on admet le principe de la représentation, pendant combien de temps pourra-t-on refuser de proportionner cette représentation au chiffre de la population?On voit que la question se complique, et que la présence des Indous à la conférence impériale pourrait bien n’être que l’amorce d’une discussion qui affecterait les bases de l’Empire.Et c’est peut-être pour retarder cette discussion qu’à l’heure même où lord Hardinge déclare que le gouvernement impérial devra, dans une large mesure, baser son attitude sur celle des colonies, le Globe a le soin de dire à celles-ci: Songez-y bien! Le seul fait d’accepter la présence des Indous à la conférence implique l’abandon d’une politique à laquelle vous prétendez énergiquement tenir.On ne serait peut-être pas fâché, en certains milieux, de pouvoir opposer aux réclamations indoues les protestations des colonies et de rejeter sur celles-ci la responsabilité morale de la décision à intervenir.Orner HEROUX LA VICTOIRE DES ALLIES Le premier résultat de la victoire des Alliés en Champagne et en Flandre, probablement, sera de calmer les impatients.Tous les témoignages de ceux qui reviennent du front concordent sur un point: le moral des troupes françaises, anglaises et belges est excellent.Les correspondants militaires, les nombreux écrivains de marque et de différentes nationalités qui ont eu récemment le privilège de visiter le front occidental ; les lettres des soldats et des officiers: toute la documentation personnelle de la guerre, où s’exprime librement l’âme individuelle de l’armée combattante, traduit le plus fier optimisme.Mais en arrière de la ligne de combat, on dirait ’il n’en va pas tout à fait ainsi.Le moral est intact, assure-t-on; n ais la lenteur des opérations et la durée persistante du conf it ne sont pas sans causer quelque énervement.Des signes de faiblesse ou de lassitude apparaissent, puisque les journaux français s’évertuent à faire partager à la population civile, qu’alarment les deuils cruels el les ruines amoncelées, l’excellent esprit qui règne dans l'es milieux où l’on se bat, où l’on pâtit gaiement et où ll’on meurt le sourire aux lèvres.“Si tous les civils inquiets déprimés et neurasthéniques pouvaient seulement passer une heure au front, au vrai front, écrit un collaborateur du “Petit Journal”, je suis bien sûr que le son du premier obus aurait vite fait de chasser leurs idées noires; et le spectacle extraordinaire auquel ils assisteraient les remplirait d’enthousiasme pour nos soldats et de confiance dans la victoire finale.Mais les civils, par définition, ne vont pas au front; c’est pourquoi les privilégiés qui ont eu la bonne fortune de promener leur veston et leur chapeau mou dans les tranchées de première ligne doivent raconter ce qu’ils ont vu et dire l’impression intense et si réconfortante qu’ils ont rapportée de la zone de combat.” A quand la fin ?Il serait puéril de s’étonner des mouvements d’impatience qui se ma- nifestent, traduisant l’inquiétude non du résultat, ni des sacrifices qu'il impose, mais seulement de la durée.Rien de plus naturel qu’on se demande quand tout cela finira.Les chefs de famille, leurs fils sont au loin, la maison est vide, les affaires sont rares el pénibles, la direction accoutumée fait défaut; aux inquiétudes poignantes d’un grand nombre, vient s’ajouter le bouleversement des habitudes et de la manière de vivre pour tous; parfois, la gêne pour quelques-uns.Et l’on se demande naturellement: quand cela finira-t-il?Un événement soudain, inattendu, un mouvement plus •général et plus décisif encore — oh! combienI.— que la victoire franco-anglaise de ces jours derniers, pourrait amener, à une époque plus rapprochée qu’on ne le croit généralement, l’heure de la victoire.Mais la sagesse conunen-de de n’y pas trop compter.Selon loute apparence, l’épreuve durera encore longtemps.La puissance d’organisation de l’Allemagne, ses ressources ne peuvent être niées et il ne sert vraiment de rien de chercher à se faire illusion sur ce sujet.Le gouvernement allemand, grâce à la parfaite domestication de l’esprit public, multiplie auprès de son peuple les affirmations qui sont acceptées avec confiance, et, s’il y a du découragement en Allemagne, si quelques personnes, mieux renseignées et d’esprit plus libre, commencent à voir clair, il n'y a là que des exceptioins.A ce sujet, on rapporte le propos suivant d’un officier supérieur allemand fait prisonnier en France: ‘'Nous autres, officiers de carrière, nous savons que la partie est perdue pour nous.L’Empereur le sait.Mais nos camarades de complément, comme le peuple, croient encore à la possibilité de la victoire.Nous aulres, au contraire, savons qu’elle est désormais impossible ; ne croyez pas cependant que ce soit fini : nous lutterons tant que nous pourrons, jusqu’au bout.” Ainsi, ils peuvent offrir encore nue longue red stance parce que la masse n’est pas atteinte par le doute; et c’est grâce à cet état d'esprit que les deuils, les privations sont acceptés sans murmure, que l’édifice financier, si instable, du crédit germanique n'est pas ébranlé, que tous les partis, y compris la Sozial-democratie, marchent, au pas de parade, derrière l’empereur.Mais il faut pourtant admettre que la force de l’Allemagne n’est pas inépuisa-' ble, qu’elle se renouvelle imparfaitement et incomplètement, çt que chaque mois de prolongation de la guerre rend pour les Allemands la situation plus difficile.Ils lutteront jusqu’au bout pour retarder une défaite qu’ils savent inévitable : mais les alliés lutteront aussi jusqu’au bout pour assurer une victoire qu’ils estiment Certaine.La différence entre les deux situations est énorme.Surpris au milieu des joies et des travaux de la paix, endormis par les théories pacifistes.les alliés n’avaient pas grand’chose pour résister à une agression.Il leur a fallu tout se procurer sous le feu de l’ennemi et devant la ruée de son invasion.Et cependant, ils y sont arrivés.Après bien des angoisses, ils paraissent avoir maintenant ce qui est nécessaire.Sortant d’une apparente inaction qui dure depuis des mois, ils viennent de montrer qu’ils peuvent percer le front allemand, en y mettant le prix.Cette démonstration n’était pas superflue.Les neurasthéniques en seront réconfortés.La grande poussée Toutefois, les conditions de la guerre de tranchées, la multiplicité des obstacles dota il faut triompher, rendent difficiles et lent , les progrès.Une avance de 500 verges, au plus, était d’ordinaire le gain résultant d’un violent combat.En quintuplant cette proportion au cours de la dernière bataille, les troupes anglo-françaises ont donné la mesure des progrès de leur preparation; mais même à ce taux, il faudrait des mois et des mois, peut-être des années de combats incessants pour refouler les Allemand:- hors dé France, des chasser ensuite de Belgique et enfin les repousser sur le Rlün.Toutefois, admettre que la lutte se prolongera indéfiniment, c’est ne pas tenir compte de tous les éléments, de toutes les données de cette lutte.Pourquoi jusqu’ici les Allemands ont-ils pu résister sur ce front immense de p!us de 500 milles qui s’étend de Nieuport au sud de l’Alsace?Parce que leurs deux aides, dit un technicien, appuyées sur des obstacles naturels, à droite la mer du Nord, à gauche la frontière suisse, sont à l’abri de tout mouvement tournant, de toute tentative d’enveloppement de la part des Alliés ; surtout, parce que leurs effectifs de réserve leur permettent, non seulement de garnir d’une épaisse barrière de troupes cette digne de 500 milles, mais encore, lorsqu’une attaque particuilièrement vive est exécutée sur un point, de diriger sur le point menacé des renforts suffi-sanls pour contenir la poussée de d’adversaire, pour empêcher qu’il y ait percée.Mais les Allemands n’auront nas toujours à leur disposition ces réserves.Leurs pertes en hommes, depuis le début des hostililés, ont été énormes.D’autre part, au point de vue du recrutement, ils sont à l’extrême limite de leur effort, ayant appelé sous les drapeaux les hommes de 50 ans.Par contre, les forces alliées n’ont cessé de gian-dir, et tandis que les armées anglo-franco-belge renforcent leurs effectifs, celles de l’Allemagne ne pourront bientôt plus que diminuer, si elles ne sont pas déjà en décroissance.Un moment arrivera où, faute d’effectifs suffisants pour défendre 500 milles de front — faute peut-èler d’un stock de munitions correspondant à la consommation d’une bataille incessante sur une pareille étendue, jointe à celle du front orienta] — les Allemands devront se resserrer, rétrécir leur front de bataille, en reculant.Cette retraite, cela va sans dire, les armées alliées pourront la hâter en rompant de nouveau et tout à fait le front allemand sous les coups répétés de leur artillerie, sous la poussée constante de leur infanterie.mais le résultat immédiat sera toujours le même : le repli sur de nouvelles positions préparées d’avance.et qu’il faudra encore battre en brèche.Lignes de retraite D’après ce que l’on sait des travaux de retranchements exécutés sur leurs arrières, on peut préciser sur quelle ligne les Allemands se retireront graduellement quand leurs positions actuelles seront devenues intenables.Au nord de Verdun jusqu’à Namur, cette ligne se confondra avec la vallée de la Meuse, qui offre déjà par ses mouvements de terrain une série de défenses naturelles et le long de laquelle l’ennemi a multiplié les fortifications de campagne; puis, à partir de Namur, le nouveau front allemand se bombera pour englober Bruxelles, donl les environs ont été mis depuis longtemps en état de défense, et enfin il s’infléchira vers le nord afin de rejoindre le camp retranché d'Anvers.La seconde ligne de défense allemande est établie sous le feu des forts de Metz et de Thionville; plus au nord, en Belgique, l'ennemi évacuera le plateau des Ardennes et •.’établira le long de son bord oriental, à peu près selon le tracé de la frontière luxembourgeoise ; puis, par Liège, les Allemands s’étenefront jusqu'à la sorte d’appendice qu’au sud de Maestricht la Hollande projette en territoire belge.Il s’agira alors de les rejeter de l’autre côté du Rhin.On conçoit que ces mouvements successifs ne s’accompliront pas en un jour et ne seront pas l’oeuvre d’une seule bataille.Entre le moment de la grande offensive des alliés et celui de la victoire finale, de l’écrasement de l’empire teuton rêvé par les puissances occidentales, il y a place pour de nombreuses exhortations à la patience et à la foi patriotique la plus robuste, ___________ UldériQ TREMBLAY.BILLET DU SOIR.CONTRE LE FROID Comme il fait froid déjà! L’encens des soirs d’été ne parfume plus l’air, les romances nocturnes que la brise chantait dans les roseaux de la rive et les bouleaux de la montagne n’enclftintent plus les nuits de leurs éoliennes harmonies; mais à chaque soupir de la brise ou du vent les feuilles tourbillonnent sanglantes et blessées.Depuis plusieurs jours déjà elles tombent, tombent toujours, jonchant les sentiers morts et remplissant les ruisseaux qui se taisent.Les grands arbres honteux et dépouillés essaient de retenir encore quelques-unes de ces fugitives qui, comme nos amours, viennent, nous trompent un instant de leur fraîcheur, prennent un peu de notre vie, s’étiolent, sèchent, meurent et s’en vont sans savoir où, et sans nous dire pourquoi elles sont venues! Une chanson d’adieu sort des sources attristées des bocages en d uil et des bosquets déserts.Si l’herbe des vallons quelques fois, le matin, de diamants s’étoile, s’irise de scintillantes pierreries ou s’orne de fantastiques broderies, elle se dépare bien vite dès que notre pied la foule.Plus de rondes enfantines dans les parcs, plus d’ébats dans les champs, plus de sérénades amoureuses dans les nids couverts d’ombres, plus de ruches d’abeilles aux bourdonnants essaims, plus de fleurs aux calices ouverts où l’aurore venait semer des diamants et d’où le crépuscule des soirées estivales puisaient ses parfums enchantés qui, en grisant nos coeurs; nous faisaient oublier la rapidité de la fuite des heures et la mouvante instabilité des cJioses, plus de rêveries au bord des flots dormants argentés par la lune.Le soleil, tous les soirs, se couche dans les nuées qui, tout le jour, comme des folles, courent après l’orage.Les pauvres n’oseni plus sourire, les orphelins sont tristes sans bien savoir pourquoi et les veuves tremblent déjà, non de froid, mais de peur de voir bientôt leurs petits avoir froid.iVe laissons pas l’automne descendre dans nos coeurs, Si nos cheveux blanchissent, c’est ,J;'4 faute du temps.Si nos espoirs comme les oiseaux s’en vont, si nos rêves, comme les feuilles que le vent arrache des arbres et jette au fond des ruisseaux, tremblent, tourbillonnent et meurent, c’est la faute des choses.Mais si nos amours fléchissent avec les heures et disparaissent avec le temps, c’est noire faute à nous.Gardons au fond de nous la flamme sainte de l’enthousiasme et le feu sacré de la charité: le printemps reviendra, d'autres feuilles palpiteront encore aux branches de nos arbres, d’autres nids s’attacheront aux rameaux vivifiés, d’antres fleurs embaumeront nos heures, d’autres espoirs grandiront en nous, d’autres rêves nous souriront.Gardons nos coeurs contre le froid.Les sentiments qui fraidissent sont bien près de mourir et ceux qui meurent ne renaissent jamais.Gilles de SAINT-LAUR.A PROPOS DU FRANÇAIS Notre ami, M.J.T.Macdonald, de S.-Lambert, écrivait récemment : “Quand aurez-vous le courage de montrer à vos compatriotes de langue anglaise, que la langue française fut la première parlée au Canada et qu’elle continuera de l’être en dépit des efforts des Prussiens de toutes les couleurs pour l’arracher de la bouche de vos enfants?” Le courage, voilà bien, règle générale, ce qui nous manque.Au sujet de la loi Lavergne, par exemple.Le vaillant député de Montmagny scandalisa presque l’assemblée législative de Québec lorsqu’il a proposé d'obliger les compagnies de transport à fournir au public des formules de contrats bilingues.Nous nous rappelons encore l’air ennuyé d’un certain nombre de députés et de ministres en voyant son projet à l’ordre du jour.Et nous n’exagérons pas en disant que la crainte de l’indignation populaire plutôt que le sentiment du devoir décida la majorité à l’accepter.Et ne fallut-il pas deux sessions pour le mettre dans nos statuts ?L’attitude hostile de la majorité du Conseil législatif s’inspirait sans doute beaucoup des ressentiments personnels d’un certain nombre de conseillers, mais il était visible aussi que l’on craignait de déplaire à la minorité anglaise en l’obligeant à la plus élémentaire justice.Manque de courage également pour faire respecter* cette Toi.Actuellement, toutes les compagnies qui peuvent s’y soustraire sans inconvénient le font.A part les billets de transport des voyageurs, il est presque impossible d’obtenir des formules de contrats rédigées dans les deux langues: Pourquoi ?Parce que nous ne les réclamons pas, ou que nous n’insistons pas assez.Sans doute cela expose à quelques inconvénients, mais si nous les évitons, c’est précisément parce que nous manquons de courage.Et c’est à la classe dirigeante, en l’espèce, à la classe commerciale et industrielle à donner l’exemple, pôrce que c’est elle qui dispose du patronage dont vivent les compagnies de transport et qui peut le plus promptement les amener à la raison.La loi décrète une amende de vingt piastres pour chaque défaut de foujiuir la formule bilingue, SI tous les expéditeurs Canadiens-français «le Montréal s’entendaient pour réclamer cette formule, le mauvais vouloir des compagnies céderait vi^e.Et c’est à nos compatriotes à faire cela.L’expérience ne sert de rien si elle ne nous a pas encore appris à ne compter que sur nous pour imposer le respect de nos droits.La sympathie des Anglo-Canadiens, en général, est une leurre dont notre insouciance se nourrit trop.Ce simple refus des compagnies de transport de se conformer à la loi à moins d’y être forcés devrait nous convaincre une fois pour toutes que nous n’aurons d’eux que ce que nous saurons exiger.J.D.BLOC - NOTES Quelqu’un qui désirait s'enrôler dans l’armée expéditionnaire canadienne a demandé une formule française ou au moins bilingue.On lui a répondu qu’on n’en avait pas et que î’on n’en aurait pas.Cela est très péremptoire.Le contrat de service dans l’armée est pourtant l’un des plus sérieux que l’on puisse faire puisqu’il comporte, au besoin, le sacrifice de la vie, et, en cas d’erreur dans les réponses aux questions, les punitions prévues par la loi de milice .Est-ce qu’il ne serait pas d’élémentaire justice de le faire bilingue ?Sir Sam Hughes, qui est allé en France se réclamer de ses origines mi-françaises, devrait bien s’en souvenir davantage .au Canada.* * * Tout en étant convaincue de l’urgence de faire disparaître 8a voie à niveau du Grand-Tronc, la Commission des chemins de fer n’a pas cru devoir ordonner les travaux parce que la Compagnie du Grand-Tronc ne peut trouver l’argent nécessaire à leur exécution à cause de la guerre.On sait que le marché financier du Grand-Tronc est celui de Londres et que le gouvernement anglais prohibe tous les prêts non destinés à la guerre.Ainsi les victimes des traverses à niveau du Grand Tronc contribueront forcément de leur vie au salut de l’Empire.* * * Parlant à Ottawa, hier soir, le ministre de la Milice a rappelé que durant les premières guerres napoléoniennes, le recrutement en Angleterre n’avait pas eu de succès bien que l’on trouvât “à tous les coins de rues des orateurs pour conseiller aux autres de s’enrôler”.L’allusion est peu sympathique à tous les orateurs de recruteraent.Qu’en pense la Patrie?* * Le comité du cabinet fédéral qui s’occupe de trouver les moyens de transport de la récolte semble satisfait des perspectives.Jusqu’à présent.on ne signale aucun engorgement et le nombre de vaisseaux actuellement ou prochainement disponibles paraît suffisant.* * » L’audition des témoignages à l’enquête préliminaire impliquant les exministres manitobains continue d’ajouter à ce qiîi a déjà été révélé devant la Commission royale.Elle montre jusqu’à quel point les politiciens empêtres dans leurs propres turpitudes peuvent aller dans l’espérance de s’en tirer.* * * L’industrie canadienne des lainages vient d’obtenir une grosse commande de l’Italie.A ce propos le Canada se demande pourquoi l’industrie canadienne avec l’aide du gouvernement ne s’organise-t-elle pas mieux?Il y a longtemps que le Devoir pose la même question et suggère l’établissement de grands comptoirs canadiens à Londres et à Paris.Notre suggestion s’impose de plus en plus.* * » Les Clercs de Saint-Viateur viennent de publier en brochure, sous le titre Une.heure à l’Exposition antialcoolique, la substance des textes et avis affichés à l’exposition de Saint-Jean de la Croix, dont nous avons déjà parlé.Cette fort intéressante brochure se vend 10 sous.* * * Nous continuons de recevoir un certain nombre ue lettres ouvertes à la poste et qui portent l’étiquette Censored, Pourquoi, puisqu’on juge à propos d’appliquer la censure postale, ne pas mettre cette inscription dans les deux langues officielles?Les Canadiens-français ont, autant que les autres, le droit de savoir ce qu’on a fait de leurs lettres.LE PASSANT.LA FRANCE ET LA GUERRE UNE CONFERENCE DU R.P.GAUTIER Notre distingué collaborateur, le R.P .E.Galtier, donnera le jeudi soir, 14 octobre, au Monument National, une grande conférence sur La France et la guerre, au bénéfice des oeuvres de secours aux victimes de lu guerre.Nous aurons l’occasion d’en re-.„ .________________ A L’ECOLE D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DES JEUNES FILLES L’ouverture solennelle des cours a eu lieu hiei après-midi sous la présidence de S.G.Mgi Bruchési et de S.H.le lieutenant-gouverneur.DISCOURS DE M, EDOUARD MONTPETIT Pour la troisième fois avait lieu hier, en séance solennelle, l’ouverture des cours à l’Ecole d’Enseigne-ment Supérieur pour les Jeunes Filles.Sa Grandeur, Mgr l’Archevêque de Montréal présidait, en sa qualité de vice-chancelier de l’Université Laval.Son Excellence le Gouverneur de la province de Québec et Madame Leblanc avaient pris place à ses côtés, ainsi que M le juge Lafontaine, Madame la Supérieure Générale de la Congrégation .de Notre-Dame et M.le chanoine Cousineau.Etaient également présents: M.l’abbé Desjardins, secrétaire de l’Université Laval de Montréal, M.le chanoine O’Meara, M.l’abbé Berger, P.S.S., aumônier de l’école ; M.l’abbé Gouin, P.S.S., modérateur du Cercle Notre-Dame; les professeurs de l’école: le R.P.Bournival, S.J.; MM.les abbés J.O.Maurice, Ed.Hébert, IL Jasmin, Monsieur H.Laureys, etc., et une foule de religieux, de religieuses et d’ecclésiastiqeus, représentant l’élite intellectuelle enseignante de la ville de Montréal.Il nous est malheureusement impossible de donner un compterendu, même succinct, des rapports sur les travaux de Tannée académique 1914-1915, présentés par M.l’abbé Emile Chartier, secrétaire de la Faculté des Arts, cl le iR.Père Kearney, C.S.C.Qu’il nous suffise de dire que l’enseignement de l’école dirigée par les Soeurs de 4a Congrégation de Notre-Dame embrasse toutes les branches de renseignement supérieur: français, anglais, latin, italien, allemand; littérature française et canadienne; histoire universelle, histoire ecclésiastique, histoire du Canada?géographie universelle el du Canada ; sciences mathématiques, physiques et naturelles ; philosophie morale, psychologie, apologétique ; commerce, ‘arts, enseignement ménager.L’an dernier.533 élèves, dont 200 de langue anglaise, ont été examinées sur les différentes matières; sur ce nombre, 383 ont été diplômées, dont 111 de langue anglaise.Trois diplômes de baccalauréat ont été décernés par l’Université Lavai! à Mlle Blanche Garceau, élève diplômée d’Outremont.baccalauréat ès-arts; Mlle Angéline Birher, élève diplômée de Saint-Hyacinthe, baccalauréat ès-!e!tres et à une religieuse de la Congrégation des Saints Noms de Jésus et de Marie, baccalauréat ès-arts avec distinction.Vint alors la série des discours.Elle est ouverte par M.Ed.Mon-peiit qui.dans une page magistrale comme il sail les écrire, montre que de l’enseignement, à l’école et au foyer, dépend l’avenir et la vie même de la nation.L’ADRESSE DE M.MONTPETIT Monsieur le Lieutenant-Gouverneur, Lorsque vous avez été appelé aux importantes fonctions que vous remplissez avec une sage autorité, vous avez recueilli de toutes parts des témoignages qui vous ont apporté le généreux réconfort de la sympathie unanime.Votre nomination fut applaudie.Votre mérite personnel, l’activité de votre vie, la franchise de vos attitudes, la constance de vos efforts, votre résolution, le caractère de votre carrière politique, justifiaient une telle confirmation et vous désignaient au choix des pouvoirs fédéraux.Ceux-là pourtant se sont particulièrement félicités de cette distinction, qui ont consacré leur vie à l’instruction.Vous avez été des leurs.Ils vous savent gré de vous en être souvenu et d’en avoir conservé de l’orgueil.Quelque chose de l’honneur qui vous échoit rejaillit sur eux; vous ne leur en voudrez pas s’ils en prennent leur part et s’ils en tirent une légitime satisfaction.D’ailleurs, si vous aviez quitté la chaire pour le droit et la politique, les préoccupations d’un ordre nouveau qui sollicitaient vos énergies ne vous détournaient pas d’eux.Us savaient trouver en vous un défenseur; ils reconnaissent en vous, aujourd’hui, un ami.Ce sont eux qui vous entourent, qui vous accueillent et les sentiments respectueux qu’ils vous expriment se font plus intimes du lien plus ancien qui les rapproche de vous.De l’Ecole normale, où vous aviez éprouvé l’affectueux dévouement de M.Tabbé Verreau, vous étiez passé à l’enseignement.Vous êtes resté fidèle à ces huit années de labeur où la peine que vous preniez se faisait votre consolation : vous en avez gardé comme une reconnaissance émue; “Oh! il y eut bien des désillusions, bien des déboires, avez-vous dit; aujourd’hui encore, hélas I la vie de l’humble maître d’école n’est pas rose; mais ai-Jo besoin de vous dire qu’elle l’était moins encore, il y a quarante ans?Cependant, nous avions conscience do remplir, modestement, un grand rôle, Il nous semblait qu’il n’y avait pas de mission plus belle que celle au pétrir tiü» intulUaiUlCW» Ut do fa- çonner des âmes.Cette conviction suffisait à nous faire oublier toutes les duretés de la vie, son prosaïsme, sa moirotonie.C’est encore elle qui fait qu’aujourd’hui, à quarante ans de distance, les années dont je suis le plus fier et qui me semblent avoir été les moins inutiles à moi-même et aux aulres, restent mes huit années de professorat.” Vous convenez.Monsieur, que depuis cette époque, un effort sérieux et suivi a été accompli.Le dévouement des maîtres n’est plus seul.L’opinion s’est agitée à leur endroit: elle a compris la grandeur et Je poids de leur tâche et qu’tl serait périlleux de ne pas leur venir en aide.C’est un progrès que nous devons enregistrer.L’école primaire, dont vous faites, avec combien de raison, le plus grand cas, parait être une des premières préoccupations de nos gouvernants; et Ton peut espérer pour elle un avenir meilleur encore.C’est elle qui gagne les batailles et qui prépare à la vie.Beaucoup, qui n’ont pas pu dépasser ses limites, lui doivent pourtant d’avoir réussi.Il ne lui suffit pas de distribuer la science: elle a peu fait si elle n’a pas suscité chez l’enfant, citoyen de demain, la conscience du bien, le sentiment de l’honneur, le respect de soi-même, l’amour de la patrie; s' elle no lui a pas donné, par surcroit et en marge des livres, la curiosité intellectuelle, le désir de défendre ce qu’il croit et ce qu’il pense, le souci de révéler dans sa conduite et jusque dans son commerce familier l’affabilité des manières, l'élégance mesurée et la distinction, qui sont le propre de celui que Ton appelait naguère si joliment un honnête homme.Elle doit, pour reprendre vos paroles, “pétrir des inî.lligences et façonner des âmes”, c’est-à-dire, trem-p r des résistances et préparer pour la société cette force singulière ; une volonté commune.Rôle modeste pa:- ses moyens d’action ; rôle éminemment national et plein de promesses, double discipline morale et intellectuelle, dont la formule pourrait tenir dans ce.; mots qu’im éminent écrivain proposait à son ambition dès les débuts de sa vie littéraire : “Servir l’esprit français”, dans sa variété, dans sa couleur, dans la plénitude de ;on abondante vitalité.Servir l’esprit, l’idéal, principe de force agissante, et ser vir Fesprit français, celui dont le; siècles ont forgé les éléments par une longue évolution d’idées et de faits, de beauté et de gloire, d’abnégation et de courage.Qui ne voit que, pour nous, ces mots ont leur sens parfait.Voilà une de nos traditions, c’est-à-dire, une de nos tâches, si les unes ne se traduisent en réalité que par les autres.Aussi nous, il nous incombe de servir l'esprit français, notre origine première, que nous n’avons pas acquise, mais que nous possédons en propre, qui demeure notre raison d’être et notre droit au .respect des autres, et qui trouve son expression ravissante et splendide dans la lan-I gue que nous panions, et que nous défendrons en la parlant bien.Si la nécessité historique, la nécessité de survivre, nous a imposé des devoirs nouveaux, nous a contraints d’acquérir la richesse, gardons-nous de lui sacrifier notre tout.Servir le génie français, c’est le perpétuer, le faire rayonner, le sauver par nous, en nous, le mettre ainsi au service de lui-même pour le bien, sans cesse prémédité, de notre province, de notre pays.L’admirable lot, le superbe effort! et quelle plus belle destinée que de faire triompher malgré tout la force irréductible qui nous fut transmise?Ce rêve serait peut-être irréalisable à cause des difficultés fnultiples et de tout ordre qui entravent et retardent le développement logique de l’enseignement primaire, si nous ne possédions un auxiliaire puissant de l’école, un complément naturel des efforts du maître: le foyer, la famille.C’est là que se poursuit, dans un chaud rayon de confiance et d’affection, le réveil du coeur.Avec douceur, avec une attention plus immédiate et plus prolongée, la mère de famille canadienne doit continuer l’oeuvre commencée.Son sourire rend légère et précieuse la leçon la plus rebutante; ses soins prévenants font comprendre l’avenir à l’enfance heureuse, insouciante du temps; ses paroles font accepter la vérité, qui n’est pas toujours agréable, pas toujours facile, surtout quand elle se mue en devoir et qu’elle commande, 11 y a quelques années, dans une conférence célèbre le grand philosophe Boutroux rapprochait la pensée américaine, synthèse d'énergies, de la pensée française, faite surtout de raison et d’humanité, merveilleuse de finesse, de pnécision et de clarté: jaillie du peuple comme la langue, elle a été préparée, enrichie et léguée, beaucoup par les femmes; elle a puisé ses plus solides et ses plus charmantes qualités dans le sentiment de la famille.Cette parole reçoit aujourd’hui une éclatante confirmation, La France reflète sur Ica .à la dtMt me).^ 1 2 VOL.VI.— No 228 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1915 CHOSES MUNICIPALES M.SLADE MIS EN DEMEURE Commission Scolaire LA GUERRE A L’ALCOOL FAITS-MONTREAL EXPLOSION A SAINT-HENRI L’AGENT DE L’AZTEC DEVRA FOURNIR DES EXPLICATIONS SUR LA FAÇON DONT IL A OBTENU SON CONTRAT.—M.ADELARD FORTIER.— DIVERS.Le bureau «les commissaires a résolu.hier après-midi, à la demande de M.McDonald, de prier M.Slade, gérant de la compagnie Aztec de se présenter cet après-midi, devanl le bureau pour fournir des explications sur les accusations qui ont été portées en Cour contre ses agents et lui, afin d’établir netlcnient s’il a obtenu honnêtement ou par fraude le contrat pour le macadam asphalté qu’il détient de la ville de Montréal.M.Ainey a appuyé cette motion.Comme M.l’échevin Ménard, présent à la discussion, fait observer qu’il importe que la ville appuie la compagnie Aztec en Cour pour obtenir la suspension des procédures en injonction afin «pie les travaux puissent êfe terminés avant l’hiver, M.McDonald de répondre : “L’honneur des membres de ce bureau importe plus que les travaux de la ville”.Et la résolution est adoptée à l’unanimité.M.FORTIER CANDIDAT A LA MAIRIE.La Fédération des Clubs ouvriers municipaux, à sa réunion d’hier soir, a offert la candidature à la mairie à M.Adélard Fortier, ancien président de la Chambre de Commerce et vice-président de la Montreal Dairy, et la candidature au bureau des commissaires à M.J.A.Beaudry, secrétaire de l’Association des marchands-détaillants.L'un et l’autre de cos messieurs ont demandé quelque temps pour mûrir leur réponse.M.Fortier a dé-claré que jamais il ne se présenterait à la mairie s’il n’était sûr d’avoir l’appui des ouvriers aussi bien que celle des négociants.La Fédération a adopté une résolution adressée au Comité de législation du conseil demandant que celui-ci présente un projet de loi à la prochaine session de la législature de Québec fixant le terme d’office de tous les commissaires indifféremment.L’ASSEMBLEE DU MAIRE.Hier soir, le maire a récité son discours-programme, cpi’i! débite depuis Je commencement de la campagne aux électeurs de Saint-Denis.M.Martin avait greffé dessus quelques aperçus des intérêts particuliers du quartier.Il était accompagné de MM.les éehevins Vandelac et Mayraml et de M.1.-0.Fournier, avocat, qui est chargé de faire son éloge.POUR AMENDER LA LOI.La Commission municipale de législation doit bientôt , commencer ses réunions.Plusieurs amendements importants à la charte de La cité seront soumis à Son étude.Entre autres, on insistera pour faire réformer le mode d’élection des commissaires municipaux.Il s’agit ici d’un projet qui n’est pas nouveau.La Chambre de .Commerce l’a endossé depuis longtemps reconnaissant que le mode actuel est susceptible «le prêter à des abus fatals.Plus «lue jamais, on reconnaît la nécessité, et même l’urgence de le réformer.Aux termes de l’article 21c de la charte, “tout électeur ayant droit de voter a l’élection du maire a également le droit de voter a l’élection des Commissaires et IL PEUT donner autant de votes qu’il y a de commissaires à élire, mais il ne peut voter plus d’une fois pour le même candidat.” L’électeur a donc la faculté d’accorder son suffrage à autant de candidats qu’il y a de commissaires à élire, mais il n’y est pas tenu rigoureusement.Or, en n’imposant pas au corps électoral l’obligation stricte de voter pour autant de candidats qu’il doit y en avoir d’élus, On rend possibles les pires abus.Qu’une coalition se forme dans la ville de Montréal; que des organisateurs quelconques ou des groupes,maîtrisant par exemple cinq mille voix, s’unissent et décident de concentrer ces cinq mille voix sur deux candidats, au lieu de les répartir sur quatre* ces deux candidats sont ainsi l'objet d'un traitement de faveur, au détriment de tous leurs adversaires, et le principe même du suffrage universel se trouve faussé.Pour prévenir une conspiration, toujours possible, on suggère «ionc d’amender l'a tieJe 21c de la charte municipale, afin de faire au corps électoral un devoir impérieux, — sous peine d’annulation des bulletins de vote — de voter pour autant de candidats qu'il y a de commissaires a élire, ni plus, ni moins.ACCIDENT A S.-MALO UN OUVRIER ECRASE A MORT ET DEUX BLESSES Québec 29.-—Un accident qui a coûté la vie à un ouvrier est survenu hier soir, vers,5 heures, aux usines du Transcontinental à Saint-Malo.Des calorifères appendus au plafond de l’un des édifices dans lequel une cinquantaine d’ouvriers travaillaient tombèrent soudainement avec fracas, frappant trois ouvriers.L’un d’eux nommé Albert Pnlnchaud, domicilié à Stadacona eut le crâne fracturé et mourut à l’hôpital une heure après l’accident.Deux autres ouvriers ont été légèrement blessés.Les dommages matériels sont peu considérables.*.709 OUEST, rue SHERBROOKE faisant face à la rue Mackay, prie du Rita-Carlton — à louer, entièrement meublée.(306 par mole.20 pli-cee et grand garage.Toute» le» commodité».Pour permUdon de vlaiter »’adre»»er à MARCIL TRUST COMPANY ISO S.-JACQUES.lia année.Actif, plue de 14,000.000 1 LE JUGE LAFONTAINE PROPOSE A LA COMMISSION D’ORGANISER UNE EXPOSITION ANTIALCOOLIQUE.— LE DEPART DU DOCTEUR JEAN DECARIE.A l’assemblée de la commission scolaire, hier soir, M.le juge Lafontaine a proposé qu’une exposition anti alcoolique soit organisée par la commission.Il dit que des expositions semblables tenues par d’autres commissions avaient remporté un plein succès et que c’est là une belle oeuvre éducatrice.Le commissaire Deearie s’oppose à cette suggestion.Que chacun fasse le bien dans sa sphère, dit-il.Il ne faut pas que les professeurs consacrent leur temps a autre chose «|u’à I instruction et à l’éducation des enfants.Ces expositions sont infailliblement une perte de temps et une raison pour les élèves d’obtenir des congés.Après fjuelque débat la question est référée à M.le juge Lafontaine et à M.le curé Corbeil, qui présenteront un rapport, après avoir étudié ce projet.11 est probable qu’il y aura une exposition dans l’est et une autre dans l’ouest de la ville.M.Ulric Lafontaine, le secrétaire de la commission, a présenté un rapport disant «pie la commission n’a plus «iue $30,000 en caisse.Elle doit payer $45,000 immédiatement et $150.000, (l ici au mois de décembre.La Commission s’adressera aux banques pour négocier un emprunt.Au dernier congrès des commissions scolaires indépendantes, une résolution a été adoptée, disant que ces commissions ont l’intention de garder jalousement leur autonomie et de s’opposer à toute annexion.Hier soir, une résolution semblable a été adoptée par la commission de Montréal, sur une proposition de M.le juge Lafontaine.La Commission exprime le désir de ne plus voir d’annexions comme celles de l’hiver dernier.A la lin de l’assemblée, les membres ont vivement félicité leur collègue, le Dr Jean P.Deearie, qui partira i mr l’Europe avec 1 hôpital stationnaire Laval.Le Dr Deearie est le commandant en second de cet hôpital.M.le juge Lafontaine s’est fait l’interprète de tous ses collègues et lui a exprimé les félicitations de la commission pour le bel exemple (le charité qu’il donne en partant au loin, pour porter secours aux blessés sur le tn atre de la guerre.Mgr lloy dit aussi quelques mots.II félicite M.Deearie parce qu’il ne prêche pas seulement par ses paroles mais aussi par ses actes.M.le Dr Deearie répondit en quelques termes bien choisis et il exprima le voeu (pie son successeur à la Commission travaille argument pour assurer le progrès de l’instruction élémentaire dans notre ville.-;-f- TRAVERSES A NIVEAU UN OBSTACLE INSURMONTABLE PAR SUITE DE LA DEFECTUOSITE D’UNE VALVE DE SURETE, LA CHAUDIERE DU SYNDICAT SAINT-HENRI SAUTE ET BLESSE LEGEREMENT CINQ PERSONNES.L’explosion d’une chaudière, au Syndicat Sainl-Henri, a causé de blessures à cinq personnes, hier après-midi.Voici les noms des victimes: René Patenaude, 17 ans, 1023 est, rue Marie-Anne, contusions et brûlures an visage et aux mains; A.Sevente, 2(i ans, 276, rue Fabre, brûlures aux bras et (blessures au crâne; Alfred Lefebvre, 37, rue Saint-Emile; Ernest Dumont, 40, rue Saint-Philippe, et un M.Lévesque.Les deux premiers sont à l’hôpi-lal Western; les autres ont pu retourner chez eux après traitement.Une jeune fille, dont on ignore le nom, a été blessée par des éclats de vitre.C’est à 5 heures que l’accident est arrivé.Tout l’édifice a été ébranlé par le choc.Une quarantaine de personnes qui se trouvaient à l’intérieur, se sont enfuies précipitamment, croyant que l’édifice allait s’écrouler sur elles.Les dommages seront considérables.Toutes les vitres ont volé en éclats, et les marchandises souffriront beaucoup de pertes.L’état d’aucun blessé n’inspire de crainte.On attribue l’explosion à une défectuosité de la valve de sûreté.UNE MISSION FRANÇAISE.M.Maurice Damour, député des Landes, reviendra bientôt à Montréal, en compagnie d’une importante délégation composée de membres du parlement français, de banquiers et d’industriels, qui doit trouver les moyens d’écouler les produits français sur le marché canadien.11 est probable qu’une exposition industrielle sera organisée à cette occasion.LE PROCES SCHAEFFER Le procès de l’Autrichien Schaeffer, accusé de trahison, s’est continué hier après-midi, devant le juge Cross.Deux témoins ont été entendus.George Polttnaeh et Vasilo Kileta, deux Autrichiens internés, qui ont déclaré s’etre procuré des billets par, l’entremise de Schaeffer.CONTRE LES PROPRIOS (RECALCITRANTS.Pas moins de cinquante-trois poursuites seront prises sous peu contre les propriétaires riverains des rues Sainte-Catherine, Bleury et de l’avenue du Pare, qui ont négligé de se conformer à une ordonnance du conseil municipal portant le numéro 514 et obligeant les propriétaires à installer leurs fils électriques de façon à permettre la prise de (l’électricité par les conduits souterrains.Cette ordonnance a été passée pour permettre l’installation du nouveau système d’éclairage qui .sera établi sous peu sur la rue Sainte-Catherine, entre Papineau et Atwater.LA COMMISSION DES CHEMINS DE FER REFUSE D’ORDONNER I LA SUPPRESSION IMMEDIATE DES TRAVERSES A NIVEAU.La session' de la Commission des j Chemins de Fer, hier après-midi, J à l’Hôtel de Ville, a nèvélé des détails | intéressants au sujet de l’élévation des voies ferrées du Grand-Tronc, de la gare Bonavcnture aux limites de la ville.La Commission a entendu diverses et nombreuses délégations, et tout en admettant Turgencc du projet a refusé d’ordonner sa mise à exécution immédiate, sous prétexte que la difficulté de prélever les fonds nécessaires présentait un obstacle insurmontable.Cette décision se basait sur les assertions de l’avocat de la Compagnie «pii affirma que le Grand-Tronc ne pouvait réunir les sommes imposées par ce projet.Le représentant de la Ville de Montréal fil alors un vibrant plaidoyer èn faveur de l’élévation des voies du Grand-Tronc.Tous ses arguments portèrent sur le fait que le projet, mis à l’étude depuis vingt-deux ans sans aucune espérance de réalisation, ne doit plus être différé davantage, et que la Commission ferait son devoir en en ordonnant l’exécution, bleu qu’elle doive retarder encore quelque temps, vu la guerre.Des pétitions dés citoyens des quartiers S.-Henri, S.-Cunegonde, S.-Joseph, confirmèrent les affirmations de l’avocat de la Ville.M.le maire Martin certifia que la Ville ferait sa part, en émcttantii celte fin des debentures pour deux millions, à 4%, tel qu’autorisé par FAsseinblée Législative en 19(17.M.Gagné, de la Chambre de Commerce, démontra ensuite tous les inconvénients qui proviennent du présent système de passages à niveau pour le trafic en général.M.l’ex-éehevin Emnrd rappela le danger pour les nombreux piétons de traverser les voles ferrées, mentionnant le fait que onze églises et sept écoles se trouvent situées sur le parcours du Grand-Tronc jusqu’aux limites de la ville.Le Président d'e la Commission écouta avec bienveillance tous ces témoignages, et ramena la question au seul point de vue financier.Il s’ensuivit une discussion sur les estimés fournis par le Grand-Tronc et la Ville de Montréal, constituant une différence de quatre mililons.“La guerre, conclut le Président, constitue un sérieux alibi contre les finances du Grand-Tronc, et la compagnie ne peut obtenir l’argent nécessaire.” Et la Commission passa à d’autres questions d’importance secondaire.SENTENCES AUX SESSIONS.Le juge l.eet a prononcé les sentences suivantes en Cour des Sessions, hier après-midi : Joseph Dupuis, 3 ans de pénitencier; Albert Dupuis, 2 ans de pénitencier, pour vol avec effraction à l’Ecole des Hautes Etudes Commer-cbries; Harry S.-Amour, un an de prison, pour vol de ciment au préjudice de la Builders’ Construction Co.; Thomas Fraser, vol de marchandises diverses, avec effraction, au No 21 de la rue McGill, deux ans de pénitencier.LES INCENDIES.Trois incendies ont éclaté dans le cours de la soirée d’hier, entre 7 h.30 et 8 h.30: le premier, chez un M.Carreau, 13, square Saint-Louis; le deuxième, chez une dame Lambert, 723 est, rue Craig; et le troisième, chez un M.Grenier, 46, rue Aylwin.Cetje dernière maison a été rendue inhabitable, les dommages dans les autres sont assez considérables.Un désastreux incendie a éclaté, hier soir, vers 11 h.50, à la manufacture de meubles de G.H.Randall et Cie, 328, avenue de l’Hôtel-dc-Ville.Les pertes sont assez élevées.De nombreuses machines ont été détruites.La bâtisse elle-même a été fortement endommagée par le feu el l'eau.On évalue les pertes à près de $12,000.Tout bon Canadien-français désireux de se tenir au courant de la lutte,pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.MUTILE A MURI TERRIBLE ACCIDENT A SANDY BAY (De notre corroanoiiilantl Québec, 29.— On rapporte de Sandy Bay, comté de Matane, un terrible accident.Un ouvrier nommé François-Xavier Thibault, qui trn-vnillà'it à enduire de mordant la courroie d’une machine aux moulins de la B.S.Lumber Co.a été saisi soudainement par l’arbre de couche de la machine en mouvement sur lequel le corps du malheureux fit trois tours, avant que ses compagnons eussent réussi à arrêter la machine et à le Recourir.L’infortuné ouvrier avait eu le bras gauche arraché et l’autre bras ainsi que les deux jambes fracturées.Il a été conduit à l’hôpital de cette ville, hier, où il g'it dans un état précaire.EUCHRES A S.-BRIGIDE La Société S.-Vincent de Paul, ( S.-Brigide est à organiser trois El chres, qui seront donnés ù la snl de l’Assistance Publique, coin L gauchetière et Berri.Le premier de ces Euchres am lieu jeudi de cette semaine, sous 1 présidence de M.Julien Thcrriei echcvin.Tous les amis des pauvres y soi eordlttlcment invités.Entrée 25c.LE BOURBIER AVENTURES DE M.SAIT CE DERNIER RACONTE SON ODYSSEE AUX ETATS UNIS, AU TEMPS OU ON LE PAYAIT POUR RESTER ELOIGNE.— SA RENCONTRE AVEC HATFIELD.Winnipeg, 29.—On a examiné, hier, M.Harry Whitla et William Sait.Ce dernier a raconté ses aven: tures aux Etats-Unis, au temps où on le payait pour rester éloigné.A la séance du matin, Whitla a juré avoir remis à Hatfiled $10,000 'qu’il avait reçues dji Dr Simpson.Sait a confirmé ce fait et admis avoir reçu d’un inconnu en présence de Hat-lield, les dix mille dollars, moins $200, pour frais de commission et d’assurance.Plus tard, Hatlield lui apprit que tout était découvert et qu il ferait bien de se défendre.Le Dr Simpson lui télégraphiait la même chose de Winnipeg.“ Je craignais que Horwood fut arrêté pour parjure si Sait revenait, ” a déclaré Whitla.L’avocat de la Couronne a expliqué que M.Wm Lyall, de Montreal, a reçu un subpoena, mais qu’on n’insistera pas sur sa présence, la defense ayant admis que la maison Lyall avait fait une soumission et que certains officiers du Parlement lui avaient fait entendre qu’il n’y avait pas d’autre soumissionnaire.L'agent de police McCutcheon a déposé des documents qu’il a déclaré avoir été trouvés chez Thomas Kelly, à la suite cl une perquisition.Sait a ensuite été appelé.Il dit que c’est le 26 avril qu’il a rencontré, à Saint-Paul, Hatlield, qui se présentait nlors sous le nom de Horwood, soi-disant avocat à Winnipeg.Salt voulait partir le jour même pour Winnipeg, mais il en fut dissuadé par Hatfield, qui lui rappela qu’on lui avait envoyé Hook avec $10,000, et que l’on était préparé à lui verser encore une somme raisonnable pourvu qu’il restât éloigné.Si je revenais, j’aurais à le regretter, et l’on me suggérait que le gouvernement avait le contrôle de la magistrature et pouvait me mettre en mauvaise posture.Sait décida de rester à Saint-Paul et le jour suivant Hatfield lui demanda son prix pour une absence prolongée.“ Je erois avoir parlé de $30,000 ”, déclare le témoin.A la suite de cette entrevue, il s’aperçut qu’il était “ filé ” par un détective, et transféra ses pénates à Minneapolis.C’est le lundi suivant qu’on lui versa les $9,800.Il partit le même jour pour Kansas Citv.C'est là qu’il reçut une lettre de Hatfield lui apprenant que tout était découvert et que le gouvernement essayait de jeter le blame sur Horwood et sur lui-même.Sait.Il n’avait plus qu’à se protéger lui-même.Sait continua ses voyages et finalement revint à Winnipeg.- - TRIBUNAUX CIVILS LA VERMINE DANS UNE MAISON SUFFIT POUR OBTENIR UNE RESILIATION DE BAIL A CONDITION QUE LA MAISON AIT ETE INFESTEE AVANT L’ARRIVEE DU LOCATAIRE.La présence dans une maison de vermine, de rats ou d’autre vermine, peut être une raison pour un locataire d’obtenir l'annulation de son bail, mais encore faut-il que ce locataire prouve que la maison louée était infestée de ce fléau avant son arrivée, et que depuis il a pris les soins de propreté suffisants et a rempli ses autres obligations de locataire.M.J.Davidson poursuivait Mme Margaret Fox, sa propriétaire, prétendant qu’un logement qu’il avait loué au No 175, de la rue Dorchester, était inhabitable à cause de la présence de rats et d’autres vermines.Il réclamait $100 de dommages et $50 pour frais de déménagements.La défenderesse répondit que la maison était en bon état au moment où le demandeur en avait pris possession et que la présence des rats était due à un manque de propreté.Après avoir entendu la preuve, le juge Guerin a renvoyé l’action avec frais.GROSSE POURSUITE Une action en dommages de $82,-000 vient d’être prise par la American Hawaiian Steamship Company, propriétaires du paquebot “ Kansan ”, contre le paquebot “ Preto-rian ”, La demanderesse prétend que la somme de $82,000 est due à cause de dommages subis au “ Kansan ”, au cours d'une collision avec le “ Pretorian Les propriétaires du “ Pretorian ” ont de leur côté intenté une poursuite pour $20,000 contre le “ Kansan ”, LA RUE DROLET L’affaire de la rue Drolet est encore une fois portée devant les tribunaux.Le bureau des commissaires, ayant refusé de payer les terrains achetés à M.S.G.Laviolette, ce dernier vient d’intenter une action au montant de $180,536.80 contre la ville, EN REVISION La Cour de Révision rendra jugement, jeudi, le 30 septembre, dans les causes suivantes : Tom vs Singer & al.Bacon vs Charbonneau, Hanovitch vs De Garnaisi & vir, Duff & al vs Upton, Van Camp vs Freeman, Lamarre vs Clairmont, De Coo-per vs Gairneau, The Canadian European Land Co.vs Lalanne, Gue-rard vs Les Syndics de Saint-Gabriel de Brandon.-*- A LA CHASSE Québec, 29.— M.E.V.D.de Saint-Pierre, de Château-Richer, en allant a la chasse, hier, dans les Laurentides, a tué, â une heure à peine de marche de Chftteau-iRicher, un orignal de 350 livres.Il y a beaucoup de gibier, cet automne, tout près des habitations, sur la cote de Beaupré.£,1111' (biljMI/ ___________AVOCATS_______________ Botte Postale 350.— Adresse téWRraphlcpie.“Nahac.Montréal”, tél.Main 1250-1251.C.odea : Ueben.West.Cn.C.H.CAHAN, C.R., AVOCAT ET PROCTTREUR Edifie» Transportation — Hue Saint-Jac.il î ®fopn-“- Tel- Salnt-Loui» 3275.70S Parc Lafontaine, coin Marquetta.-EST «734- Docteur A DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieul de Paris.Taladis des YEUX, desl OREILLE", du NEZ et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En| face du carr Saint Louis).Dr A.L.Guertin Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nei et 4e la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU > 2 A 6 H RS.Tél.Bell Bat «164._ ___ DENTISTES_______ Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE bureau 1111, RUE SAINT-DENI^ Près Marie-Anne.Tél.S.-Louis 3943.Dr HONORrETHlBAÏÏLT L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU i 321a RUE RACHEL fPrès Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALS 09 rue Saint-Jacquer.TELEPHONES t Bureau: Main 7*18.Résidence: St-Loula 2141 JOS.MEUNÎER ^tFABIUsllUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES Travaux municipaux.Aqueduc.Egouts.Expertises, Barrages.No 17 COTE PLACE D’ARMES Tel.Main 3066.___ SURVEYER & FRIGON INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Plans.Estimations et Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL.Telephone Uptown 350*.MONTREAL.VINCENT & GIROUARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes 15.RUE SAINT-JACQUES.TEL.MAIN 1168 HONORE GIROUARD, «31 Saint-Hubert, Montréal Tél.Est 3723 J.ARTHUR VINCENT.Lonaruaull Ex-chel du service des lignes et niveaux de Montréal.PRIME J.MARSAN, notaire, 320a rue Amherst, coin Demontigny.Tél.Est 1301.Toujours divers montants d’argent à prêter.P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 422, 17, Côte Place d’Armes, Montréal.Tél.Bureau : Main, 7305 ; résidence : Saint-Louis, 2707.PROFESSEUR A LAVAL (De notre rorre«D on nanti Québec, 29.— Le docteur J.P.Fremont, de cette ville, fils de feu M.J.Frémont, ancien maire de Québec, a été nommé professeur agrégé de l’Université Laval.Le nouveau titulaire sera probablement chargé du cours de matière médicale et de Physiothérapie.-»- Diogène cherchait des hom- CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consuitant.Administrateur de successions.Téléphone Bell.Main 3809.Suite 45-46-47.55 Saint-Francoia-Xarier.Montréal.J N.CABANA F.A.CABANA Cabana & Cabana EXPERTS COMPTABLES mes.En ce temps-là, le NATIONALISTE ne paraissait pas.Il y a des hommes, aujourd’hui.INTERESSANT POUR LES FUMEURS Le tabac, comme le blé, le raisin, l’orge, a besoin d'être fermenté; il n’y a qu'au Canada où on le fume à l’état brut, et c’est ce qui a fait la réputation peu enviable du tabac canadien.Notre Compagnie, voulant remédier à cet état de choses, a fondé à Saint-Jacques L’Achigan, un établissement de fermentation moderne.et par un choix judicieux des récoltes et un procédé de fermentation rationnel et scientifique est arrivée : lo.A éliminer le goût de vert, l’àcrcté et Je surcroît de nicotine, qui produisent cette odeur forte si désagréable; 2o.A faire un tabac inoffensif, avec un arôme doux et délicat: 3o.A assurer une combustion parfaite et l’uniformité permanente du goût et lie la qualité Nous offrons sous le nom de “HEROS” un mélange de Havane el de Quesnel.Si votYe marchand ne l’a pas, nous vous en expédierons une livre, par la poste, sur réception d'un bon de poste de 75 sous Ceci mol à la portée des personnes les plus éloignées un tabac de haute qualité pour un prix raisonnable.La St.Jacques Tobacco Packing Co.E.N.Cusson, gérant, (Limitée), Saint-Jacques, Cté Montcalm, Què.Dépôt h Montrénl chez : 1.Tétrault, 029 Ontario Est.Tél, Est n.164.En vente elle* : Les 7 pharmacies Leduc.H.Beaudry, 271 Craig Est.G.E.Côté, 252 S.-Peuls.W.Méthot, 302 S.-Denis.B.P.Labadie, 10 carré Chaboille*.F.X.Vé/.lna, 319 Undid Est.Alex.Moqullt, 55 boul.S.-Laurent.A.Lemny, 54 me S.-Jacques.A.Lemay, 376 S.-Catherlne Est.Louis J.Blsson, 50 Notre-Dame Est.L.Whlteley, 395 nv.Victoria, Westmount.Philippe Boy, 5 S.-Catherine ouest.Armand Sauvé, 540 S.-Denls.Bureau et Panneton, Shawlnlgan, Qué.A.E.Kinkend et Cie, Sherbrooke, Qué.Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 _______TEL.MAIN 1777 J.Alfred HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 428 t.BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tél.Main «7«I TEL.MAIN 960 Ch.623 EdificeTransportation HOTELL.VI CTT)RIAHOTEI Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.Cour de Circuit, province de Québec, district de Montréal.No 16668.Dame Adèle Richard, de la cité de Lachine, district de Montréal, veuve de Victor Picard, en son vivant du même lieu, demanderesse, vs Jean-Raptiste Picard, de Black Water, dans l’Etat du Missouri, un des Etats-Unis d’Amérique, défendeur, il est ordonna au défendeur de comparaître dans un mois.Montréal, 0 septembre 1915.Par ordre : (Signé) J.Cartier, greffier de la Cour de Circuit.Robilliard, Julien, Tétrenu .7^Vf Reading.AtT.SS.Fi 104J KMVRoelc.l'im Belt.& Ohi 88 S8L, Bath.Stecl firo.Ra.T.84 09 k < 86 ; Can.Pacifi.! Î62V4 65 I MW 120% 20 I l>lan Pr.South.Pnc.83K South.Rail 161»/.m I 110V4 68V£l 69“., 116% 118»/, ihivy 15214 70 V W'» Pr.Mjk Third Ave.50k Twin City.BT-k Unio.Pac.64HlU.S.St.Cor.“ Pr.19%i mi 19 as laofc; 20 Utah Cop.Vir.Chemi W’t.Union W’t'h.Klee woolworth “ Pr Cen.Leath Ches & Ohi ; Ch.M.ft S p! C.,V.*t I I Con.G a» Del.8: Duel; Drn.i R.G." ftRG.pr De Un.Rv Erie Cora.Gr.N .,pr.lllin.C Mr nler-Mtr." pr I.I.1.Deh Valley l(A^ 145H .Lon.*N«s, .!.I.Mi.s-p.* 9t .I.[.M.K.* 'IT.I.M.& ftciail 1 4 I___8tii.MIX 1 l"
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.