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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 6 octobre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-10-06, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 234 MONTREAL, MERCREDI 6 OCTOBRE 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.Çi.BO UNION POSTALE.S2 oo LE DEVOIR Rédaiftion et 43 RUE & ^ Ministration: rH .NCENT Ti -5.2 g ^3 S TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 746! REDACTION ; » Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I M.LEMIEUX ET LES “ PAYS BILINGUES ” M.Rodolphe Lemieux n avait pas jugé à propos, depuis longtemps, de s occuper de ta question bilingue.Il a cru, l’autre jour, à Saint-Li-hoire, devoir rompre cette consigne de silence.Il a dit, d’après le Cana-a’ *>atr*e ^ ^nrpresst?de citer ces paroles avec un évident plaisir : L on me dira que nous avons des griefs, soit.Que le compte de nos revendications n’est pas établi, je veux l’admetire.Mais nous subissons le sort de tous les pays bilingues, où les compromis sont nécessaires, quoi qu’on en dise.J’ai, d’ailleurs, une foi invincible dans le triomphe de la justice et du droit.” Que M.Lemieux ait “une foi invincible dans le triomphe de la justice et du droit ’, c’est parfait; qu’il estime même que La participation à la guerre entraînera la solution raisonnable de nos difficultés intérieures, c est son affaire.Mais de quel droit vient-il assimiler notre situation a celle “de tous les pays bilingues” et enseigner, de façon plus ou moins directe, à de braves gens disposés à prendre sa parole pour argent comptant que ce qui se passe dans l’Ontario, par exemple, est choseu commune et quasi normale dans les pays où deux races vivent côte à côte?M, Rodolphe Lemieux a lu, il a voyagé, beaucoup voyagé.Il n’ignore point qu il n est pas un endroit de l’Empire britannique, à l’heure actuelle, où l’autorité politique maintienne un régime semblable à celui que le gouverneiment ontarien prétend imposer à la minorité française.Il a visite 1 Afrique-Sud : il ne doit pas ignorer que les Boers vaincus sur le champ de bataille jouissent d’un régime infiniment supérieur à celui de l’Ontario.A Malte et aux Indes, on respecte pareillement la volonté des pères de famille.Au Pays de Galles, on a remanié tout le système scolaire pour assurer le respect de la langue maternelle des enfants et 1 on s en est fort bien trouvé d’ailleurs.M.Lemieux doit a\oii trop de curiosité intellectuelle pour ne pas suivre avec intérêt 1 extraordinaire réveil de la langue gaélique en Ecosse et en Irlande et '¦ P°u,r ignorer I-a place qu’on est en train de lui faire dans les écoles.Des publicistes de langue anglaise, M.Robert F.Phalen, M.Thomas O Hagan, ont démontré à l’évidence que le régime ontarien est une anomalie qui contredit la pratique actuelle du reste de l’Empire britannique.Quant aux autres pays bilingues, la preuve n’est même plus à faire: il suffit de citer les noms de la Belgique et de la Suisse où les divers groupes ethniques vivent sous un régime de commune liberté.Dans un petit pays comme le Val d’Aoste, où il n’y a qu’une poignée d’hommes de langue française, le français est enseigné à l’école, concurremment avec l’italien.Nous admettons que, dans la Pologne prussienne, au Sohlesvig, en Alsace-Lorraine (dans les conditions que M.Bourassa a rappelées), les autorités ont voulu faire de l’école un instrument de germanisation, mais 1 Allemagne n est pas le monde et l’on ne doit pas vouloir nous présenter le sort des Danois du Schlesivig ou des Polonais de Posen comme l’aventure normale de populations qui vivent en pays bilingue.La vérité, ce n est pas 'que nous subissons le sort de tous les pays bilingues”; c’est que l’on cherche à imposer à la minorité ontarienne 30rt différent de celui de tous les pays où la majorité a quelque souci du droit et de la liberté.Dans les autres, les chefs de la minorité ne cherchent point à chloroformer ceux qui souffrent en leur représentant 'que leur sort est à peu piès inévitable; ils luttent, ils font entendre d’énergiques protestations.Et c est pourquoi ils ont assure à leur cause l’audience du monde ci vi isé.C est pourquoi aussi ils jouissent du respect de ceux-là même qui les combattent.Orner HEROUX.LA BULGARIE ET LES PUISSANCES II Les dépêches annoncent que le chef du gouvernement grec, M.Ve-nizelos, vient de démissionner pour la seconde fois, avec son cabinet, le roi Constantin lui ayant fait comprendre qu’il lui est impossible d’approuver la politique du ministère.Il est probable que son successeur devra dissoudre la Chambre et en appeler de nouveau, aussi tard que possible, à l’électorat grec.On ne peut donc pas s’attendre à ce que la Grèce prenne une part quelconque au conflit d’ici quelques mois, à moins qu’elle n’y soit forcée par une attaque directe de la Bulgarie.Outre les sympathies bien connues du roi Constantin pour l’Allemagne, on attribue son attitude à l’insuffisante préparation de la Grèce, dont les finances sont en mauvais état et l’armée incomplètement équipée pour entreprendre une capagne qui pourrait se prolonger.D’autre part, c’est un sujet d'étonnement que les puissances de l’Entente, avec tant d’atouts ddns leur jeu, aient perdu la partie diplomatique en Bulgarie.Elles connaissaient l’importance vitale de l’enjeu, s’étant rendu compte, après la dure expérience des Dardanelles, qu’il fallait à tout prix avoir la Bulgarie ]iour avoir Constantinople ; que c’était même le seul moyen de l'avoir vite et sûrement.M.Hadosla-votf n’a pas exagéré quand il a dit que la Bulgarie détient la clef de toute la situation dans les Balkans.Si la Bulgarie s’était rangée du côté des puissances alliées, les choses auraient maeohé rapidement dans le sud-est de l’Europe.Les hésitations de la Roumanie auraient cessé promptement et la Grèce n’aurait pu garder la neutralité plus longtemps.Un enchaînement d’erreurs “ Le pays qui peut déclacher les Balkans, c’est la Bulgarie, déclarait jM.Ghenadiefï au cours d'une interview récente.La Roumanie et la Grèce suivront.L’intervention bulgare représente la Turquie vaincue et la Russie débloquée.Envoyer de nouveles troupes de débarquement dans la région des Détroits, c’est, pour les Anglo-Français, s'exposer à des difficultés inouïes et à des pertes considérables.Une armée est là, à proximité, toute rendue sans débarquement : l’armée bulgare.En arrivant sur la mer de Marmara et devant Constantinople —entreprise difficile et coûteuse, mais certaine —¦ elle assure aux Alliés une victoire immédiate.U vous faut donc faire tout ce qui est nécessaire et possible pour que la Bulgarie marche.” Sans doute, les gouvernements de l’Entente ont vu tout cela, mais leur diplomatie s’est heurtée à une situation de fait que leur politique antérieure avait contribué à créer.Les défiances, les dispositions hostiles du gouvernement de Sofia sont le résultat direct d’une suite ininterrompue d’er-eurs qu'on a peine à s’expliquer.M.André Chéradame en faisait l’exposé au début d’une étude qu’il a publiée dans le “ Correspondant ”, quelques mois avant la guerre européenne, sur la situation des pays balkaniques.Et lorsqu’on écrira l’histoire documentée de la guerre des Balkans, au dire de ceux qui s’y connaissent, on sera stupé-fai* * des aberrations commises.On eut dit que la Triple-Entente s’était fait une habitude de brimer la Bulgarie, depuis l’ouverture des affaires balkaniques.11 y avait alors une conférence diplomatique permanente à Londres, où la Triple-Entente, c’est-à-dire l’Angleterre, la France, et la Russie, faisait face à la Tri-plicc.La pariie n’était pas égale entre les deux équipes, parce que les volontés, ou pour parler plus exactement, les inclinations de l’Entente étaient paralysées par une peur maladive de la guerre, tandis que l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie “bluffaient” à Tenvi.Il en résulta que tous les arrangements qui intervinrent entre les puissances délibérantes furent pris à l’instigation des puissances triplicienes et au détriment commun des nationalités balkaniques.Par exemple, le traité de Bucarest qui suivit la seconde guerre est un monument d’incohérence ou de gaucherie inexprimable.Les puissances tripliciennes s’étudièrent à frustrer la Serbie, la Bulgarie et la Grèce de leurs revendications les plus chères et à les irriter les unes contre les autres.Par exemple, on prit à la Bulgarie Cavalla pour la donner à la Grèce qui n’y avait aucun droit.En même temps on refusait à la Grèce l’annexion de la Haute-Epire, qui lui revenait par raison ethnographique; on refusait à la Bulgarie les districts macédoniens de Sérès et de Monastir pour les doftner à la Serbie qui s’en souciait médiocrement.Ce que voulait la Serbie, c’était une sortie sur l’Adriatique avec deux autres ports et rien n’était plus Légitime que cette revendication.Mais comme on lui refusait cette satisfaction, on imaginait de calmer son dépit par l’octroi des districts macédoniens refusés la Bulgarie! On fit mieux — ou on fit pire encore — On imagina de constituer l’Albamie autonome cl de lui donner pour chef un prince allemand.le prince de Wied! Or, il n’y a jamais eu d’Albamie.Il y n des Albamnis qui sont répandus à l’état sporadique dans toute la péninsule; mais ils n’ont jamais été réunis dans une région déterminée de manière à constituer une nation.La plupart sont des nomades qui vivent du métier de brigands.Cette mons- f meuse extravagance fut une inven-aon autrichienne qui avait pour but de priver la Serbie de sa frontière naturelle et de créer sur ses flancs une menace chronique de troubles et d’agitations.L’Allemagne approuva cette combinaison et la fit prévaloir.Pendant ce temps, la diplomatie franco-anglaise se contentait d’acquiescer benoîtement à ce que faisaient les autres.Elle paraissait n’avoir ni vues propres, ni volonté sur rien.Le mot d’ordre de la diplomatie anglo-française et russe était de sauvegarder la paix à tout prix et de ne rien entreprendre qui pût la mettre en péril.C’était méconnaître une loi sans laquelle il n’y a pas de diplomatie possible.Toute discussion diplomatique comporte un risque de guerre et ceux-là seuls l’emportent qui montrent qu’ils n’en ont pas peur.La Triple-Entente a eu peur et c’est pour cela que tout a tourné contre elle.ba£uestion macédonienne Envisageant la situation balkanique dans l'Homme Enchaîné, M.Georges Clémeneeau disait, vers la fin août : “Les Balkans, c’est toujours la meme chose, ou ce n’est jamais la meme chose : cela dépend du point de vue.En somme, il s’agit de peuples qui, s’étant rencontrés, en ce noeud vital de l’Europe, pour le malheur de leur tranquillité et de la nôtre, sont condamnés, par la nature des choses, à s’accorder vaille que vaille, et font persévé-ramment de leur mieux pour s’empêcher d’en venir là.“La première guerre balkanique avait fait l'union.Puisqu’il paraît maintenant acquis qu’un arrangement est possible, la diplomatie quadruplicienne 11,1 plus devant elle qu’une tâche : c est de le réaliser.Elle a longtemps attendu pour se mettre à l’oeuvre.Oserons-nous lui demander de rat-ti a p oi quelque ciiose du temps perdu ?La préparation diplomatique de l’opération des Dardanelles fut en parfaite correspondance avec la préparation militaire.Ce n est pas assez.” Vers le même temps, M.Jules I>e-lafosse, député du Calvados, écrivait de son coté ; “ Lorsque les puissances alliées se décidèrent à faire une expédi-tion sur Constantinople, elles ne devaient à aucun prix y procéder avant de s’être assurées du concours militaire de la Bulgarie, parce que c était la conuition premiere du suc-ces.11 fallait donc tout faire pour I obtenir.Il fallait lui donner tout ce quelle réclamait, puisque nous étions les maîtres de le lui donner.Mais, dira-t-on, elle réclamait Cavalla, au détriment des Grecs.Il fallait lui donner au détriment des Grecs.Il fallait lui donner Cavalla.Elle réclamait les districts macédoniens attribués à la Seri% Il fallait les lui donner.Certes, nobs ne devons rien faire qui puisse contrister les Serbes.Us ont mérité, par leur héroïque sacrifice, toutes les récompenses et notre _ acquiescement à îeurs voeux.Liais j’imagine que si on leur donnait l’Albanie avec des ports sus l’Adriatique, ils se tiendraient pour satisfaits.En tout cas.le point diplomatique est là, et il n’est que là.II faut à tout prix déclencher l’intervention bulgare et tout faire pour l’obtenir.’¦ Si donc l’intervention bulgare se déclanche aujourd'hui contre le groupe de l’Entente, c’est (pie les concessions serbes ont été jugées insuffisantes à Sofia.M.RadoslavofT l’a dit en termes formels ces jours derniers : “ Les événements que se succèdent rapidement sur les différents théâtres de la guerre ont créé l’imminence d’une conflagration dans les Balkans.La reprise de Toffensive contre la Serbie et les mouvements de troupes dans les Etats voisins, sont des faits auxquels le gouvernement bulgare ne peut plus rester indifférent.Bien plus, le changement dans la situation politique, à la suite du refus obstiné de la Serbie et de la Grèce de reconnaître les droits de la Bulgarie en Macédoine, même après la reconnaissance claire et explicite de ces droits par toutes les puissances, appelle une nouvelle politique de la part de la Bulgarie.La mobilisation nous a donc été.imposée à tous les points de vue.” On pouvait s’attendre à voir retomber sur les puissances de l’Entente la responsabilité de l’agression.Il est probable cependant que le gouvernement bulgare, fort des avantages que lui donne sa situation présente, a accru de bonne foi ses exigences jusqu’au point de rendre la rupture inévitable.Uldëric TREMBLAY.Les dépêches d’Ottawa annoncent que M.Patenaude sera enfin assermenté aujourd’hui.Il reste à savoir si M.Mondou a donné sa démission.* * * Le Canada devra bientôt payer 5 pour cent d’intérêt an gouvernement anglais pour l’argent que celui-ci lui prête pour payer nos frais de guerre.Cela va augmenter d’autant notre service d’intérêts annuels.# * * Un ancien échevin de Montréal déclare que l’administration civique est pourrie et que la cité est la plus mal administrée du continent.La nouvelle n’est pas une primeur.* *¦ ¦* Les différents ministères de Tud-ministration fédérale ont reçu l’ordre de préparer leurs prévisions budgétaires pour l’an prochain.Cela veut dire que l’on commence à penser à la session.Il n’est cependant pas probable que celle-ci ait lieu avant*janvier prochain.LE PROSCRIRA-T-ON?! Les journaux reproduisaient hier un communiqué officiel relatif à la légende de la croix papale gravée sur les timbres-poste canadiens, légende sans fondement, lancée dans le pays par deux journaux anticatholiques, la .Menace et la Sentinel.La Sentinel est F irgane des oran-gistes.La Menace, moins connue, est une feuille plus calomniatrice, réédition du journal du même titre, publié aux Fltats-Unis, et qui est une des plus sales gazettes qui s’impriment dans le monde.Il y a quelque deux ans, la Menace américaine demandait au ministère la franchise postale au Canada.M.Coulter, le sous-ministre auquel la Menace s’était adressée, recommandait de la lui refuser, à cause, dit-il, du caractère ordurier et obscène de cette feuille.Détail à noter, M.Coulter n’est pas catholique.Il s’établit alors une édition canadienne de la Menace dans l’Ontario, après que ses fondateurs eussent promis, afin d’obtenir la franchise postale, de ne rien publier d’ordurier et de calomnieux.Ceux-ci eurent ce qu’ils voulaient et, depuis, la Menace d’Aurora, Ontario, maintenant imprimée à Toronto, car les gens d’Aurora ne voulurent pas tolérer longtemps sa présence indésirable dans leur petite ville, — circule librement par les postes.Il suffit d’examiner le premier numéro venu de la Menace, édition canadienne, pour se rendre compte qu’elle ne tient pas la promesse faite au ministère des Postes, il y a deux ans.Elle reproduit de l’édition américaine des articles et de longues coupures de récits calomniateurs qui, à eux seuls, lui méri-teraienl l’interdiction des Postes, articles semblables à ceux à cause desquels, il y a deux ans, M.Coulter refusait la franchise postale canadienne à la Menace d’Aurora, Missouri.Elle insulte, chaque semaine.des prêtres, des religieux et des religieuses, parce qu’ils sont catholiques, insinue à leur endroit les pires accusations de dépravation morale et de sà(.>;me.à tel point que des protestants de Toronto et d’ailleurs, honnêtes gens, refusent catégoriquement, — la Menace s’en est déjà plainte,—d’avoir quoi que ce soit à faire avec cette ignoble feuille.Elle représente tous les catholiques comme des hypocrites et des êtres pervertis.Les articles de la Sentinel, si absurdes soient-ils, ne peuvent égaler, en virulence, en sous-entendus, en insinuations, en accusations d’une extrême gravité et ne reposant sur rien, ceux de la Menace.Ce journal, en dépit de cela, continue depuis deux ans, de circuler par les postes, il obtienl du gouvernement les mêmes privilèges et les mêmes droits que les feuilles respectables.Sous couleur d’anticléricalisme, il travaille à soulever les préjugés des ignorants qui le lisent contre tout ce qu’il y a de catholique au monde, il souille à jet continue les esprits de ses lecteurs, au point d’en faire des maniaques.Il accomplit une tâche dangereuse pour la paix et l imité nationales, dans les cercles où on le lit.On a interdit, il y a encore quelques semaines, plusieurs journaux à sympathies germaniques publiés aux Etats-Unis et dans les nouvelles provinces canadiennes, de .même qu’un des principaux journaux irlandais de New-York, le Irish World.Le reproche qu’on leur fait, c’est que leurs articles sont de nature à semer des germes de dissensions nationale, au pays, qu’ils insultent au sentiment britannique et faussent la portée des actes diplomatiques de la Grande-Bretagne, de manière à la mettre en vilaine posture, danâ l’esprit des gens, et à faire douter de la justice’de sa cause.Ne pense-t-on pas qu’un journal acharné à.vilipender une vaste catégorie de gens respectables, à insulter à leur foi de la manière la plus ordurièi’e possible et qui qualifie de suppôt de l’hypocrisie et de l’immoralité privée et publique la religion du groupe de population le plus considérable du Ganada', — (il y a au Canada 2,833,041 catholiques romains contre 1,043,000 anglicans, l,llô,324 presbytériens cl 1,079,892 méthodistes, d'après le recensement décennal de 1911, volume 11, table 2) —, ne pense-t-on pas qu’une telle feuille ne doive pas être traitée avec autant de sévérité que des journaux pro-germaniques si l’on veut, mais sans aucun caractère immoral et obscène ?Le ministère des Postes hésite peut-être à sévir contre la Menace, en dépit du fail qu’elle a manqué aux promesses faites en 1913.Peut-être craint-il, s’il prend contre elle des mesures de rigueur, de lui faire de la réclame, dans certains milieux, et qu’elle continue par la suite de circuler dans le public, non plus par l’entremise des postes, mais sous le manteau.Ne pourrait-il prendre à son endroit des mesures semblables à celles dont on a frappé les journaux pro-allemands de l’Ouest canadien ?On n’a pas craint d’interdire ceux-ci, on ne sVA pas dit que ce serait leur faire de la réclame cl qu’ils pourraient continuer malgré leur interdiction leur propagande anti-britannique.La publication scandaleuse de la Menace ne saurait durer indéfiniment.Le temps paraît venu pour les autorités d’y mettre ordre.Georges PELLETIER.BILLET ne SOIR.UN CONTE DU VIEUX TEMPS Il y avait une fois un roi très ! puissant; il avait étendu si loin ses i conquêtes que, disent les vieilles chroniques, le soleil ne se couchait jamais sur son empire.Parmi les peuples qu’il avait conquis, il y en avait un intelligent, pacifique et sage : il habitait un pays des plus riches et des plus fertiles, arrosé de fleuves et de rivière.magnifiques, parsemé de lacs enchantés pleins de poissons merveilleux; on appelait ce pays te pays de l’érable à cause des arbres de ce nom qui y croissaient en abondance.Ce peuple, brave, avail été très difficile à subjuguer et le roi avait dû se montrer très généreux à son égard.Le roi avait donc garanti des droits très étendus lorsqu’il avait signé le traité de paix avec les chefs de ce peuple.Et ftarmi ces droits il y en avait un qui donnait à ce peuple le privilège de parler sa langue dans tonies les assemblées publiques; or ce peuple parlait la langue la plus belle du monde ; elle était si agréable, si harmonieuse et si pure qu’on le disait venue du ciel.Il arriva que les ministres du roi jaloux des vaincus qui grandissaient en nombre et excellaient dans les science et les arts, résolurent de persécuter ce peuple dans ce qu’il avait de plus cher au coeur après sa religion, sa langue.,Ils ne mirent pas le souverain dans leur secret.Et l'un des conseillers du roi s’en fut consulter une vieille fée appelée Politique ; cette fée avait toujours été favorable à ces conseillers et avait très souvent servi leurs desseins en changeant le coeur des hommes, tellement que quelques fois avec des coeurs de lion elle avait fait des errurs de paisibles agneaux dès qu’ils étaient tombés dans ses filets.La fée, voyant la difficulté de la tâche qu’on lui imposait, appela à son secours des druides très savants, qui demeuraient dans Vile d’Emeraude, ainsi que le Grand Chef de la tribu d’Onmge, renommé pour ses artifices.Après avoir consulté les aruspices, fait parler les chais noirs et fait sortir les serpents de 'leurs cachettes, ils composèrent ensemble un philtre où Von avait fait bouillir le coeur et la langue d’un perroquet que la fée avait reçu des esprits.La fée tint au conseiller du roi ce langage: “Sire, si vous voulez réussir dans la grande tâche que vous avez entreprise, il vous faudra empoisonner les sources où les enfants s’abreuvent: faites jeter une goutte de ce philtre dans les fontaines, et les enfants après avoir bu, ne pourront plus parler la langue de leur mère, mais parleront celle que vous désirerez.” Le conseiller, enchanté, retourna chez lui, et les gouvernants ordonnèrent que la chose fut faite.Un berger qui veillait, la nuit avec son troupeau, vit les ministres s’approcher des puits.Il se glissa auprès d'eux et entendit leur conversation; dès l’aurore, il courut prévenir les chefs de sa nation.Les enfants, avertis ainsi, refusèrent de boire de celle eau, se contentant de Veau des pluies tombées du ciel.Quelques-uns même moururent, victimes de leur héroïque, résistance.Le roi abrogea les décrets de ses favoris et ordonna, qq’à l’avenir, les citoyens eussent le droit incontesté de parler leur langue, fût-elle différente de la sienne.Les Druides s’enfuirent dr nuit, craignant le ridicule; la vieille fie Poliüque mourut de dépit; et l’on dit mime que certain chef de la tribu d’Orangc, plus pratique, apprit la langue que son ordre voulait proscrire, et devint mime general des armées du roi.Or ceci se passait aux siècles de barbarie, il y a bien de cela mille ans.Gilles de SA1NT-LAUR Le Globe décourage les capitalistes canadiens de souscrire à l’emprunt des Alliés sur*le marché de New-York.Si les banquiers et les capitalistes canadiens veulent témoigner leur sympathie aux alliés, dit-il, qu’ils persuadent le ministre canadien des finances de faire un emprunt domestique.Les Alliés n’einpruntent pas à New-York pour attirer les capitalistes canadiens on français mais pour se constituer un crédit qui fac.HMo le paiement de leurs achats en Amérique, UNE tETTRE DU SDUVERAIN PONTIFE A Mgr VArchevêque de Montréal Sa Sainteté Benoit XV vient d’adresser à Mgr l’Archevêque de Montréal la lettre autographe suivante, que publie la Semaine Religieuse et dont il serait superflu de souligner l’importance: “A Notre Vénérable Frère, Paul Bruchési, Archevêque de Montréal, (Canada).BENOIT PP.XV.“Vénérable Frère, salut et bénédiction apostolique.“Dès la réception de votre lettre-rapport sur le congrès national des prêtres-adorateurs du Canada, tenu à Montréal les 13, 14 et 15 juillet dernier, sous la présidence d’honneur de Notre cher fils le cardinal-archevêque de Québec, Nous avons eu à coeur de vous dire, par l’intermédiaire de Notre cardinal secrétaire d’Etat, Notre vive satisfaction pour le magnifique succès de ces assises sacerdotales eucharistiques.“11 Nous plait de vous exprimer directement et plus intimement aujourd’hui, Vénérable Frère, la joie que Nous a causée l’intéressante et si édifiante relation que vous avez eu la filiale pensée de Nous adresser à ce sujet.“Au milieu des tristesses profondes et des angoisses ,e l’heure présente, il ne pouvait pas ne pas être particulièrement consolant pour Notre coeui d’apprendre que les prêtres-adorateurs du Ganada se sont réunis naguère en très grand nombre autour de leurs évêques pour célébrer l’amour, exalter les triomphes de Jésus-Hostie, pour étudier Tes mystères ineffables de l’auguste Sacrement de nos autels, en même temps que leurs devoirs envers lui.“La solennité de vos fêles, le succès de ce congrès qui a réalisé et dépassé Nos espérances et Nos voeux, ont répété aussi dans Noire âme l’écho des splendeurs incomparables dont votre ville épiscopale fut témoin lors du .congrès eucharistique international en 1910.“Nous en rendons grâces à Notre Divin Sauveur et Nous le supplions de daigner conserver longtemps et multiplier dans le coeur de ses pré 1res les fruits des bienfaits qu’il s’est plu à leur accorder avec tant de largesse durant les jours bénis de votre congrès.“Nous avons accueilli avec une particulière satisfaction et Nous faisons Nôtre le voeu qui a été émis dans ces assemblées: que ce con grès eucharistique puisse en susci ter chez vous un grand nombrt d’autres, et surtout qu’un comih permanent national des congrès eu charistiques soit constitué officiel lement au Canada, comme il l’a ét< en Italie à la suite du récent con grès national des prêtres-adora leurs de ce pays.“Ce sérail là un précieux résul tat de vos assises, et c’est assuré' ment un moyen efficace de continuer en partie l’action salutaire ruent féconde des congrès eucharistiques internationaux, que les douloureuses circonstances actuelle) ont obligé de suspendre.“Comme gage des faveurs cèles tes les plus abondantes et comme témoignage de Notre spéciale bien veillance pour vous.Vénérable Frère, que Nous Nous souvenons avec plaisir d avoir eu pour confrère de Notre ordination sacerdotale, Nous vous accordons avec effusion de coeur, ainsi qu’à Nos vénérable» frères les évêques du Canada et i tous les prêtres qui ont pris pari au dit congrès, la bénédiction apostolique.Rome, du Vatican, le 5 sept.1915.BENOIT PP.XV.Ce précieux document était accompagné de la lettre que voici de Son Eminence le cardinal secrétaire d’Elat.Secrétariat d’Etat de Sa Sainteté.No 9416 Du Vatican, 10 septembre 1915.Monseigneur, Il m’est particulièrement agréable de transmettre, sous ce pli, à Votre Grandeur, une lettre autographe que Sa Sainteté elle-même a daigné vous adresser au sujet du congrès national des prêtres-adorateurs du Canada qui a eu lieu à Montréal le mois de juillet dernier.Nul doute que ce précieux témoignage de la bienveillance du Souverain Pontife pour Votre Grandeur, pour ses vénérés collègues et les pritres-adoruteurs du Canada, ne soit un objet de consolation pour tous, en même temps -qu’un puissant encouragement à promouvoir de plus en plus le culte et l’amour de la Très Sainte Eucharistie.Veuillez agréer, Monseigneur, la nouvelle assurance de mon entier dévouement en Notre-Seigneur, P.CARD.GASPARRI.A Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, Archevêque de Montréal.LE CANADIEN NORD L’on doit inaugurer le Canadien Nord la semaine prochaine.Un convoi quittera Québec à destination de la côte 'u Pacifique.Si tous les invités acceptent, le convoi devrait être considérable et bondé.Le Canadien Nord invite les députés, sénateurs, journalistes, banquiers, etc.L’affaire prend des proportions telles que Ton peut se demander s’il n’y a pas anguille sous roche La position financière du Canadien Nord est très discutée.L’on sait que Mackenzie & Mann ont obtenu des gouvernements tout ce qu'ils ont voulu : subventions en ar-gent, endossements, etc., à tel point qu'une fois mêlés à l’entreprise, les provinces et le Dominion n’ont réussi à éviter la solde des échéances que par de nouveaux endossements.Pour dire au juste ce (pic le Canadien Nord a englouti, il faudrait revoir tous les statuts provinciaux et fédéraux depuis quinze ans.En 1914, le premier ministre estimait à 370 millions les obligations du Canadien Nord et le Parlement en endossait de nouvelles au montant de 45 millions, (c qui portait le total à 415 millions.L’on n’exagère probablement pas en portant le coût global (le l’entreprise à près de cinq cents millions de piastres, un demi milliard, soit environ .§90,000 le mille.Les experts nous disent qu'il faut au moins une recette de cinquante millions pour payer les dépenses d’exploitation, d’entretien et le service des intérêts.Or, d’après les états publiés par la compagnie elle-même, sa recette totale, 1 an dernier, n’a été que de dix-sept millions de piastres.Supposons qu’elle atteigne vingt millions, cette année.Où en sera-t elle ?En septembre dernier, la recette brute du Canadien Nord a été de (leux millions, dont il faut déduire plus d’un million pour les frais d’exploitation.La recette nette de l’année ne dépasserait donc pas 8 à 10 million».Est-ce assez pour payer les intérêts du capital ?Et si ce n'est pas assez, qui paiera ?'Les provinces el le pays, d’une façon ou de l'autre.J.D.BLOC - NOTES M.le juge Lafontaine disait hier que les trois-quarts des procédures faites en Cour do pratique pourraient être évitées nu grand avantage des plaideurs et de rndministra-tlon de la justice.Il n’est pas le seul magistrat de cetto opinion.Chaque fol» que l'engorgement des .tribunaux « été discuté, l’on n assez bien démontré qu’il était dû beaucoup plus aux prdoédums Inutiles et aux délais sollicités par les avocats qu’à l’insuffisance des juges.Maintenant que la taxe sur les procédures est augmentée, les plaideurs feront bien de surveiller leurs affaires d’un peu plus près s’ils ne veulent conserver, même en gagnant, que la proverbiale chemise.* * La Patrie intitule la dépêche d’Ottawa relatant l’incident de l’école Guignes : Ecoliers en révolte.sur les instructions de leurs parents.Depuis quand des enfants qui obéissent à leurs parents sont-ils en révolte?ir * * M.Flavelle, président de la commission du débit de liqueurs de l’Ontario, avertit les permissionnaires suspects de vente après les heures réglementaires que la commission sr propose de les trailer plus sévèrement à l’avenir.Nous avons des pouvoirs considérables, nous ne voulons pas en abuser mais nous voulons nous en servir, dit-il.Le malheur est que l’on se contente trop souvent de ces menaces.Un permissionnaire n’a aucune excuse de violer la loi.el dès la première infraction, il devrait être sévère-ment puni.* o * Le Dr James, du ministère, fédéral d'agriculture, dit que la prospérité d’un pays ne dépend pas seulement de la culture du blé mais presque «niant de l’élevage du bétail.L’élevage du bétail fait partie de l'agriculture.Ce qui revient toujours à dire que l’agriculture est l’industrie la plus importante de toutes.* * # Le Mail dénonce violemment le ministre de la Milice à propos de son admonestation à M.Ford, le fabricant d’autos.Quand un journal canadien-francais se permet la même chose, on l'accuse de déloyauté.En ce pays de “fair play”, ce qui est permis à un Anglais est presque un crime pour un Canadien-français.LE PASSANT.LES “LETTRES DE FADETTE ” Le succès des Lettres de Eadettc a été tel que notre distinguée collaboratrice a dû en ordonner la réimpression.Près de cinq mille exemplaires des Lettres ont déjà été vendus.On réimprimera les deux séries, et l'édition nouvelle sera prête à la mi-novembre.I t LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 6 OCTOBRE 1915 VOL.VI.— No 234 CHOSES MUNICIPALES M.LE MAIRE CAPITULERA IL REMETTRA AUJOURD’HUI SA! CLEF AU COMMISSAIRE COTE.DE MOINS EN MOINS SUR DU DEPART DE M.PRIMEAU.—! NOUVELLE EVALUATION.— i SEPT SOURCES DE REVENU.TRIBUNAUX CIVILS 96 CAUSES PAR JOUR TELLE EST LA MOYENNE DES CAUSES QUI ONT ETE INS-' CRITES DURANT LE MOIS DE SEPTEMBRE, EN COUR DE PRA TIQUE.— LES SUGGESTIONS; DU BARREAU.YEAST CAKES jHf WrtlTLS La meilleure levure au monde un pain parfait.iü[iü>iPAr(rlw|,fD| r^NE '' pTpROMTO.OWL [CANADA M.le maire déclare (jue la clef du bureau de M.le commissaire Côté ne sera remise qu’entre les mains de ce dernier à son arrivée attendue aujourd’hui.Si M.Côté, déclare M.Martin, est encore obligé de s’absenter pour cause de santé, il devra remettre la clef de *on bureau entre les mains du maire et se bien garder de la confier à M.Primeau, son secrétaire.A mesure que l'iieure approche de l'arrivée de M.Côté, le maire semble moins sûr de sa victoire définitive] sur M.Primeau.Cet homme qui pré-| tend écraser les trusts, avec l’aide du 1 tramway, n’aura pu triompher d’un sous-ordre.Ironie des grandeurs! CHANG EM EXT D’EVALUATION M.J.Hamilton Ferns, président du Bureau des Cotiseurs, prépare un projet d’amendement à la charte, en vertu duquel les propriétaires ne seraient requis de payer l’évaluation de leur propriété qu’une année après qu’elle aura été faite.Selon M.Ferns, (’évaluation de cette année restera comme base de la taxe foncière de l’année prochaine si l’amendement proposé est adopté par la Législature.L’imposition de lOlf) sera payable en 1917 et ainsi de suite.“Si l'amendement est adopté, dit M.Ferns, il n’y aura pas d’augmenta-Hon dans In taxe foncière de l’année prochaine, puisque l’on fera usage des rôles de cette année pour la collection des taxes.L’année pro-hulnc, néanmoins, nous ferons une nouvelle imposition et les taxes dues en yerlu de cette imposition deviendront payables le ou après le 29 septembre, 1917, au lieu du 20 septembre 191(5, comme le veut présente-rnent la loi.” L'amendement proposé, au e s où il serait approuvé par la Législature, n’affectera nullement la perception de la taxe d’eau ou des taxes d’affaires.M.HEBERT ET LE DÉFICIT Pour combler le déficit de $3,009,-000 prévu dans le budget de 1916, le commissaire Hébert a formulé sept amendements à la charte qui met-• l’aient la ville en nie,sure d’augmenter son revenu.Il a demandé au greffier et au trésorier de la cité d’é-ludier ses suggestions avant qu'il les soumette au Bureau des Commissaires, puis à la Commission de législation municipale.Voici les suggestions dé M.Hébert: Que les firmes jusqu’ici exemples de taxes soient requises d’en payer durant la présente crise financière; Que la cité ait l’autorisation de charger 5 pour cent pour rencontrer les dépenses de perception de la taxe annuelle des écoles ($2,000,000).Que la cité reçoive des pouvoirs additionnels lui permettant de percevoir plus rapidement les arrérages de taxes; Que les terres vacantes classées comme terres à ferme et inscrites à *100 de l’acre sur le rôle de l’évaluation soient évaluées aux taux de la cite, c esl-a-dlre que leurs prnprié-bunss devront payer la taxe t'onciè-t e ordinaire de 1 p.c.de l’évaluation municipale; Que la cité ait l’autorisation de prelever un emprunt d’environ $2,-100,000, ou d’environ 50 pour cent le l’évaluation municipale des rési-lus de jerrains détenus par la corporation à la suite des expropriations; Que les propriétaires riverains soient requis de payer une petite taxe anuclle "par pied” pour l'entretien du pavage.Que la taxe relative à l’enlèvement de la neige soit portée de cinq à dix sous par pied.POTINS POLITIQUES On dit que les remaniements ministeriels causent du mécoiitement dans certains cercles politiques.11 n y aura jamais de mécontenement chez vous au sujet de vos chaussures, si vous les achetez chez Ths Dussault, le bottier fashionable.231 est, rue Sainte-Catherine.réc.L EUTENANTS GOUVERNEURS LE DR BRETT SERA NOMME DANS L'ALBERTA ET M.R.S.LAKE, DANS LA SASKATCHEWAN.Ottawa, 0.—11 semble décidé qu® le Dr K.G.Brett, de Banff, va être nomme lieutenant-gouverneur de l'Alberta, et que M.B.S.Lake, de Grenville, serti appelé au même poste dans la Saskatchewan.Le doe-lour Brett est l'un des plus anciens citoyens de Banff, où il a fait construire un sanatorium important.U s’est longtemps occupé de politique dans l’Alberta, du point de vue conservateur.M.H.S.Luke est un Anglais, mais il habite au Canada depuis trente ans.Il a été député de Qu'Appelle, dans le onzième Parlement, mais fut défait en 1911 et fut nomme membre de la Commission des Services Publics.Durant le mois de septembre pas moins de 2,399 procédures différentes ont été mises sur la liste de la Cour de Pratique, ce qui fait une moyenne de 96 par jour.A l’heure actuelle, il n’y a que deux juges — les juges Lafontaine et McLennan — et si les suggestions faites récemment par b Barreau sont mises à exécution, une bonne partie du travail qui incombe à la Cour de Pratique sera fait par un troisième juge, siégeant dans une division régulière de la Cour ou dans une division soéciale oui serait établie dans le seul but de disposer des procédures où les témoignages oraux sont nécessaires.Depuis quelques années (depuis le changement de tarif), il y a eu une augmentation considérable des procédures.Les avocats (tes deux parties ont droit à un honoraire de $5 pour chaque motion présentée et il n’y a rien de surprenant à voir ensuite un si grand nombre de procédures préliminaires en la Cour de Pratique.M.le juge Lafontaine, qui siégeait en Cour de Pratique, a fait plusieurs remarques à ce sujet, hier après-midi : “ Je crois, dit-il, que les avocats des deux parties devraient s’efforcer d’en venir à une entente de manière à éviter les nombreuses motions qui viennent devant cette Cour.Il y a trop de ces motions, dans l’intérêt de la bonne administration de la justice.Les membres du Barreau devraient se rappeler que toutes ces procédures coûtent de l’argent à leurs clients et ils devraient faire leur possible pour éviter des frais.“ Je suppose que vous'ayez une cause avec -ingl motions.Qu'est-ee que cela signifie ?Cela signifie que le plaideur doit payer $5 pour cha que motion ou $199, autant de frais qui auraient pu être considérablement réduits si l’on en fut venu à une entente.Et si, dans une telle cause, un plaideur est condamné à payer tous les frais, cela représente $290 sur les motions seulement.“ P.y a des avocats qui ne semblent pas se soucier des frais que le client a à payer.On en rit dans les corridors.Je crois que cela ne devrait pas exister.Les intérêts du client devraient être pris plus au sérieux.” $4,000 POUR UN OEIL t'n jury de la Cour Supérieure a accordé $4,000, hier, à Louis La-pointe.cantre-inaître à l’emploi de la Dp mi iron Bridge, qui réclamait $5,000 de la National Fireproofing Co., pour la perte d’un oeil.Le.(letrtnndeïir travaillait à la construction de l’édifice Sun Life, square Dominion, lorsqu’il reçut dans le visage une certaine quantité de chaux que des employés de la compagnie défenderesse avaient laissé tomber d’un étage supérieur.A la suite de cel accident, le demandeur perdit complètement l’oeil droit et (poursuivit pour $5,000, alléguant (pie l’accident était dû à la seule négligence de la compagnie défenderesse.Le jury qui a entendu la cause lui a accordé $4,000.L’EVALUATION DES PROPRIETES CONGRES ANTIALCOOLIQUE j S.G.Mgr BRUNET PRESIDE A UNE ] IMPORTANTE REUNION D E TEMPERANCE A S.-AGATHE.— | CONFERENCE DE Me J.A.BEAU-LIEU SUR L’ALCOOLISME ET LA CRIMINALITE.* ?.# " V iiii.AVOCaTS DOCTEURS n PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES MENAGERE On demande un?ménagère pour presbytère de campagne.S’adresser *au presbytère de Saint-Adrien.Co.I Wolfe, P.Q._ __ À LOUER EWGItlETT COMPANY LIMITED WINNIPEG w——i TORONTO.ONT.MONTREAL ACHETEZ IMMEDIATEMENT OU Im titres sont parfaits, ou les amélioration* sont des faits actuels ; où TOUS ares un service de train du C.I’.K.et du G.T.R.fréquent, rapide et bon marché ; nà les valeurs augmentent constamment : où voua pouvea bùUr un "home" que voua seres fiera de posséder, à termes fa-cllea.Terrain 4 aoua le pied en montant.demandes Immédiatement les plana at dea détails plus < .mpleta.MARCIL TRUST COMPANY IM S.-JAC.tllJEH.fia année.Aetif, plus de 14,00(1,000 “ Il est de notoriété publique que dans tous les départements municipaux, sans exception, l’administration est la plus corrompue du monde.C’est une danse de millions et pour faire aller la danse, on saigne à blanc tous les contribuables.” Telle est la déclaration faite, hier, devant les tribunaux par l’ex-éche-vin A.J.H.Saint-Denis, qui demande l’émisson d'un bref de certiorari contre un jugement de la Cour du Recorder, au sujet de revaluation municipale de cinq propriétés qui appartiennent au requérant.Ces propriétés sont situées en plein centre.Ce sont les Nos 16-20 et 12-14, Saint Jacques, 28-24, Notre-Dame est, rhôtel Biemkau et les Nos 13A et 14A, Mont-Royal.L’évaluation municipale de ces propriétés est de $226,009.M.Saint-Denis la trouve exorbitante et par l’intermédiaire de son avocat, Me Marsan, demande qu’elle soit réduite à $53,000.Le principe en jeu est celui-ci ; Lu charte par l'article 375 stipule que les évaluateurs, doivent se baser dans leurs estimés sur la valeur actuelle de l’immeuble et la valeur locative “ bona Ode ”.Selon les allégués de la requête, les évaluateurs à l’époque du “.boom ” auraient basé leurs estimés .sur la valeur éventuelle ci spéculative dés propriétés tin demandeur.On prétend (pie les considérants inclus dans le jugement du recorder sont erronés en droit et l’on rappelle qu’il convient de faire une distinction entre le cas d’expropriation, où le propriétaire est tenu de se dépouiller de sa propriété, et les ras d’évaluation ordinaire, où l’on ne doit prendre en considération (pie le loyer “ bon-i fuie ”, L’évaluation des propriétés de M, Sai.d-Denis serait hors de proportion avec les revenus actuels.L'évaluation aurait été accrue de 30 à 130 p.e, depuis 1912 et 1913.-»-9.- LE PRESIDENT DU PORTUGAL Lisbonne, 6, via Paris.— Le Dr Bernardino Mochudo, a prêté serment comme président de la république à une réunion conjointe des deux chambres du Parlement, aujourd’hui.Le président sortant de charge, Théophile Broga, a ensuite transmis les pouvoirs présidonliuls à son successeur, au palais Belem.Dans un discours, le Dr Machado a recommandé à son administration tie travailler à- la défense inr terne et external du pays.I.p nouveau président esl entré en fonction ,1e joùr du ùièmc anniversaire de la proclamation de la république._ CLOTURE DES FETES LES TROIS GRANDES JOURNEES FRANCISCAINES SÔNT TERMINEES HIER SOIR A L’EGLISE NOTRE-DAME.— Hier soir avait lieu la Clôture des trois grandes journées Franciscaines commémorant les trois grands anniversaires: celui de leur arrivée au Canada (1615), celui du rétablissement du Tiers-Ordre ià Montréal, (1865) et celui du retour des Franciscains au Canada (1890).Dés sept hemes et demie, les fidèles avaient envahi l’église Notre-Dame: non seulement la nef était remplie mais les tribunes et quand la cérémonie commença, il était impossible de trouver la moindre place.Les allées étaient encombrées et même les marches du sanctuaire étaienil occupées.La rumeur publique prétend qu’on n’avait lias vu telle affluence depuis le grand Congrès Eucharistique.Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal officiait au trône, entouré de plusieurs prélats, et de nombreux prêtres des paroisses de Montréal et des environs.Les robes de bure des franciscains niettaient partout leur note sombre sur les blancs surplis du clergé.Le premier, Monseigneur Einard, évêque de Vaileyfield.monté en chaire; il commence par le récit de Jn Vie du bon Saint-François d’Assise.Issu d’une race noble et riche, il abandonne tout pour se vouer à la pauvreté, A 29 ans il s’en va mendiant son pain par les routes.Vêtu de drap grossier et chaussé de sandales.Baillé par ceux qui l’adulaient autrefois, méprisé par les gens du peuple, il enduré toutes les mortifications et toutes les douleurs pour mieux ressembler à celui qui est mort sur la Croix.Le ciel récompense tant d’abnégation par le ravissement et l’extase, lui qui voulait tant ressembler au Christ crucifié se voit imposer les stigmates de la Passion.Sa réputation de vertus, de sacrifices et de mortifications s'étend par le inonde entier.Nombreux sont les disciples qui accourent demander sa direction et se faire ses enfants.Mgr de Yajleyfield rappelle ensuite la fondation de l’Ordre des Francis-eains au Xlile siècle, celui de l’Ordre des Clarisses, où la pauvreté héroïque est de règle; les filles de Sainte-Claire n’ont meme pas le droit de conserver aujourd’hui ce qui leur sera nécessaire 'déni ai n.A ces deux ordres est venu s’en ajouter un troisième qui groupe tous ceux qui conservant leurs relations avec le monde, veulent quand même se rapprocher autan 1 qu ils le peuvent de la perfection chrétienne et travailler à la rénovation sociale sous la bannière de saint François, c’est le Tiers-Ordre.Dans une magnifique péroraison, Mgr Emard fait allusion aux temps troublés que nous vivons.Plus que jamais nous avons besoin de pratiquer la vertu, plus que jamais nous avons besoin d’êlre rénovés, plus que jamais nous avons besoin de revenir aux enseignements du Christ.Monsieur l'abbé J.E.Donnelly, curé de "St.Anthony”, prend ensuite la parole en anglais.11 s’attache surtout aux merveilleux travaux accomplis par les Pères Franciscains dans notre ville de Montréal, depuis 25 ans, dans les quartiers les plus pauvres.Fidèles aux enseignements de leur fondateur, ils ne poursuivent pas leur oeuvre au milieu des grands de ce monde mais parmi les humbles et les petits, parmi ceux pour qui le travail n’a pas .seulement une occupation, mais une dure nécessité de tous les instants.Après ces deux sermons, tous les fidèles entonnenl le Maunificat, et toutes ces voix montant dans l’immense basilique, sont d’une émouvante majesté, Après avoir donné la bénédiction du Très Saint-Sacrement, Mgr Bruchési prononce la dernière allocution.tifallavil luwiilcs.Nous sommes à la fin d’une grande journée, dit-il, la jout'néo du triomphe des humbles et des petits.L’oeuvre des Pères Franciscains à Montréal est immense.Nous en voyons les fruits partout autour de nous, ce soir plus que jamais.Mais Dieu seul pourtant la connaît tout entière.Dieu seul sait le nombre d’àtnes relevées et ramenées au bien, le nombre de ceux qui se sont donnés complètement ù Dieu, de ceux qui allaient sombrer dans le désespoir ou dans le vice et qui ont été sauvés.Nous ne le saurons jamais; niais nous en voyons assez pour que nos sentiments d’amour et de reconnaissance envers les disciples de saint François soient pleinement justifiés.Us nous sont un modèle dont nous devons constamment nous rapprocher dans la mortification, le mépris des richesses et l’esprit de pauvre qui sont la ea-ractérislique et lu force des disci-pics de saint François, non seulement duns le cloître, mais aussi dans le monde, chez ces Ames d'élite que sont les Tertiaires de saint François d'Assise.Sainte-Agathe, 6.— Sous la présidence de S.G.Mgr Brunet, évêque de Mont-Laurier, un grand congrès anti-alcoolique s’est ouvert dimanche soir à Sainte-Agathe des Monts, et se terminera ce soir.A cette séance île clôture, Mgr Brunet parlera de l’alcoolisme et l’Eglise.Un grand nombre de personnes assistent à ce Congrès, qui promet d’avoir un grand succès.Hier soir, dans l’église paroissiale, Me J.A.Beaulieu, avocat, a parié de l’alcoolisme au point de vue criminel.Nous ne pouvons malheureuse-donner qu’un pâle résumé de l’étude approfondie que Me J.A.Beaulieu a fait?devant son nombreux auditoi-re.Comme avocat, ayant quelqu’expé-rience de la Cour d’Assises et ayant plus d’une fois été en contact avec les misérables esclaves de l’alcool, ces épaves humaines que l’on voit si souvent sur le banc des criminels, il emprunte à la statistique judiciaire les arguments nécessaires à sa thèse, celle d’établir, hors de tout doute, que l’intempérance est la grande pourvoyeuse du bagne.A larges traits, il esquisse quelle était la législation ancienne pour réprimer les abus de Tivrèsse.Chiffres en mains, il démontre que même dans les âges les plus reculés, les prisons étaient, comme de nos jodrs, peuplées en grande partie par des alcooliques ou des descendants d’alcooliques.Il raconte la première lutte antialcoolique, livrée sur le sol canadien, il y a près de trois siècles, par Mgr de Laval, et rappelle le mot de Lord Cofcndge: “Si on rendait l’Angleterre sobre, on fermerait les 9-10 des prisons.Le savant juriste aurait pu ajouter: Et les 9-10 de presque toutes les prisons du monde, sans même en excepte?le Canada.L’Angleterre dépense annuellement en alcool $733,855.000, ce qui représente par tête $17.30, et par famille de cinq enfants $86.60 (1910).Un milliard est investi dans l’industrie de l’alcool.Lord Rosebery a dit: “Si l’Etat ne se hâte pas de devenir le maître du trafic des liqueurs fortes,, le Ira-fic des liqueurs fortes deviendra maître de l’Etat”.Lloyd George a déclaré à Manchester le 4 mai dernier, devant un auditoire presqu’exclusivement composé d’ouvriers, que des trois ennemis crue l'Angleterre avait à combattre le plus dangereux, ie plus terrible était rivrognerie.La dépense annuelle de la France en alcf ol est de $260,000,000.C’est la nation qui consomme le plus d’alcool.89 pour cent des forçats qui peuplent ses bagnes sont des alcooliques.Mtre Henri Robert, ex-bâtonnier du Barreau de Paris, a dit : “L’alcool est la principale cause de l'augmentation de la criminalité en France.Les Etats-Unis dépensent annuellement en alcool $1,800,009,009, de quoi construire une cité aussi grande que Philadelphie.Cependant, la prohibition gagne sensiblement du terrain, aux Etats-Unis.2,298,000 r lies carrés sont sous licence : 18 at.s sont pour la prohibition, c ,ui comprend 18 capitales; 175 comtés; 14,000 villes et villages.Au Canada notre dépense annuelle en liqueurs fortes s’élève à $103,- ouo.m Dans la province de Québec notre dépense approximative est de $25,-750,000, si nous prenons le quart de $103,000,000.2,300 licences paient au gouvernement $900,000 et $15,000 aux municipalités.Nous dépensohs par tête $28,00 environ.Peut-on d’ire, après ces chiffres que nous sommes une nation sobre?10543 forçats peuplent les prisons rie la province de Québec (Rapport 1913).Sur ce nombre, 5,556 sont dès alcooliques.U y a eu, cette année 1913, 343!) condamnations pour ivresse.Le maintien de ces prisons nous coûte $256,960 annuellement.I-e maintien' de nos pénitenciers canadiens coûte $698,530, Par tète, l’entretien de chaque forçat coûte en moyenne â l’Etat la somme de $355.00 par année.Dans la prison de Montréal, il y a actuellement 549 détenus.Sur ce nombre, 160 ont été oon-dammés pour ivresse; 327 sont réputés alcooliques.Sur trois procès pour meurtre que Mc Beaulieu a eu à plaider, les auteurs de ces drames étaient tous, victimes et accusés, des alcooliques.Le conférencier, dans une péroraison pathétique, montre l’iminihle croix de tempérance comme le “laba-runt” sacré par lequel nous vaincrons le fléau de l’alcoolisme.Citant une parole souvent applaudie, l'orateur termine ainsi: “C’esl par la croix que Jacques-Cartier a pris possession de cette terre d'Amérique et qu’il y a implanté la civilisation, c'est par la croix de tempérance.ce symbole de rédemption, qu’il faut prendre possession de l’âme canadienne, y implanter la sobriété et faire reculer l’alcoolisme cl son cortège de misères, de vices et de crimes.’’ Boite Postale SS*.— *4|£grapblqu*i "Nahac, Montréal”.Tël.Main ' «le» : Ueben.West.On.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Editiez Transportation — Rue Saint-Jacqawv AVIS POSTAL Le lundi, 11 octobre 1915, sera observé comme jour de rongé pur le Bureau de Poste.Les malles de l’après-mtdi st^onl fermées à 10 heures u.tn.ci celles du soir à l’heure ordinaire.Il^ n’y aura aucun courrier pour lii Grande-Bretagne et l’Europe ce jour-là.’ , Les gt s du bureau principal et ceux des suceur,sales postales sc-ront fermés à IJ) heures ii.m.Le couloir séra ouvert de 7 n.m.à minuit.Diplômé en hyciùne Pub.- Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 4 » S p.m.Tel.Saint-Louis 3275.7M Parc Lafontaine, coin Marquette.Maurice dugas, avocat l.u.l., 30 S.-Jacques.Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence.2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armcs, Montréal.Télé-! phone Main 3215.T.C.Lamothe LL.j D., C.R., Emilien Gadhois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L.PA TT EPSON & LA VER Y AVOCATS — PROCUREURS SUITE 111 ISO S.-JACQUES Tél.Bell Main 3960.Câble Wilpon.W.Patterson, C.R.Saluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir : 1 S.-Thomas, Longueuil.ROMUALD ROY AVOCAT 83, Cratg Ouest.—Chambre 525 T»l.Main 966.MONTREAL Résidence ! 1951, AVENUE DU PARC Tél.S.-Louis 4207 HERVE ROCH, B.A., L.L.L.AVOCAT SI, RUE S.-GABRIEL.Bureaux 17, 1S et 19.Tél.Main 3264 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Saint-Louis).Dr A.L.GUERTIN Kaladiea des Yeux, des Oreilles, du Ne* et de 1st Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU < 2 A S HRS.Tél.Bell Eat^ilôL^ DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENI* Près Marie-Anne.Tél.fl.-Louis 3943.Dr HONORETÏIBAULT L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU I 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTÜBISE INfiENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 89 rue Saint-Jacquar.TELEPHONES : Bureau: Vain 7518.Bé.idence: St-Loula 2142 J0S.MEUNIER et FaSiuTrCE INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES Travaux municipaux.Aqueduc, Egouts, Expertises, Barrages.No 17 COTE PLACE D’ARMES Tel.Main 3066.SÜRVEYER & FRIGON INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Plans, Estimations et Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 66 BEAVER HALL BILL.Telephone Uptown 3808.MONTREAL VINCENT & GIROÜARD' ingénieurs.Arpenteurs, Architectes 15, RUE SAINT-JACQUES.TEL MAIN 1168 HONORE GIROÜARD, (31 Saint-Hubert, Montréal Tél.Est 3723 i.ARTHUR VINCENT.Loniruoull Ex-chef du service des lignes et niveaux de Montréal.Le NATIONALISTE publie chaque dimanche un feuilleton des plus intéressants.Le lisez-vous?GROSSE COMMANDE DE POMMES DE TERRE LE REPRESENTANT DU QUEBEC.A LONDRES, DEMANDE LE PRIX POUR 8,000 TONNES DE PATATES.(De notre correspondant) Québec, 6.— L’hon.J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture vient de recevoir du Dr P.Pelletier, représentant de la Province, à Londres, un câblogramme lui demandant de soumettre des prix pour une commande de 2,000, 4,000, 6,000 ou 8,000 tonnes de pommes de terre livrables à Québec, Montréal ou aucun port de la Nouvelle-Angleterre.Le ministre s’est immédiatement mis en communication avec les chambres de commerce de la province et les sociétés d’agriculture pour s’assurer s’il est possible de faire bénéficier les cultivateurs de a province de cette grande commande, l’une des plus grosses qui aient été offertes jusqu’ici dans la province.On ne sait encore si elle pourra être acceptée.Ces patates sont, croit-on, pour le commissariat de Tannée anglaise.FILS DE KIPLING DISPARU AU FRONT Londres, 6 -— John Kipling, des Irish Guards, fils unique de Rudyard Kipling, manque û l’appel et on le croit mort.Le jeune Kipling, qui n’a mie 18 ans, avait eu beaucoup de difficul- tés à obtenir ie consentement de scs parents pour s’enrôler.FEU M.L’ABBE UVIDE LABRIE (De notre rorroaDondant) Québec, 6.— M.l’abbé Ovide La-brie, élève du Grand Séminaire de Québec est mort, hier, à l’Hôtel-Dieu de cette ville, où il avait été transporté il y a quelques jours.Il était professeur au Petit Séminaire depuis le commencement de Tannée.La dépouille mortelle sera transportée à S.-Michel de Belle-chasse où aura lieu Tinhumation.COURS DE FRANÇAIS Ce soir, à 7 heures 30, au Monument National, les cours suivants seront donnés sous les auspices de la Société S.-Jean-Baptiste : Cours de français (pour personnes de langue anglaise), par M.A.G.Robilaille.Cours de diction française, par Mlle Idola S.-Jean.Dans toutes les classes l'élève, en s’inscrivant au registre, doit faire un dépôt d’un dollar.Ce montant lui est remis s’il assiste aux trois-quarts des leçons du cours.Les livres sont u la charge de l’élève.-*- Il faut lire la chronique économique du NATIONALISTE, si vous voulez connaître les ressources materielles de votre pays.BUREAUX A LOUER _ rue Saint-Jacques, rez-de-chaussée et sous-sol, 5,000 pieds de planchers.Aussi plusieurs pureaux et suite de ! ureaux aux otages supé-r.eurs._ S’adresser à Rodolphe Bé-dard 55.rie oaint-François-Xavi-r.COTTAGE A LOUER Boul.S.-Laurent, coin Babv et Alexandra.25 x 28 pieds, deux'éta-ges, le premier pouvant servir de magasin.Prix très réduit.159 Baby, ou suivant affiche.Up 4856.AUTOMOBILES aToUER Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480.A VENDRE terrains Noviciat des 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rrMionsHliiliti limité J.N.Chevrier, glrant-géucral.^ VOL.VI.— No 234 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 6 OCTOBRE 1915 S ETATS-UNIS FRANCE GRECE UNE VICTOIRE UNE RUEE M.VENIZELOS DIPLOMATIQUE PROCHAINE DEMISSIONNE BERLIN, PAR L'ENTREMISE DE \ LES GROS CANONS NIVELLENT BERNSTORFF, DESAVOUE LE | ENCORE LES RETRANCHE -TORPILLAGE DE L’“ARABIC”J MENTS ALLEMANDS PREPA- ET EXPRIME SES REGRETS POUR LES PERTES DE VIE QU’IL SE PROPOSE D’INDEMNISER, Washington, ti.— L'Allemagne a complètement accédé aux demandes des Etats-Unis, touchant la solution de l’incident de l’“Arabic”.Le gouvernement impérial allemand, dans une lettre présentée hier, par son ambassadeur, le comte von Bernstorff, au secrétaire d’Etat Lansing, désavoue la destruction du navire; il annonce qu’il eu a prévenu le commandant du sous-marin, qui a livré l’attaque; il exprime les regrets que lui causent les pertes de vies américaines, et il consent à payer une indemnité aux familles des victimes.Washington a été content et fort soulagé par cette victoire diplomatique.La communication remise par l'ambassadeur allemand, à la suite d’instructions générales de son gouvernement, a fait naître l’absolue confiance qu’il n’y aurait plus de controverse au sujet, des sous-marins, entre les Etats-Unis et l’Allemagne ; car ce document révèle que des ordres rigoureux ont été donnés aux commandants des sous-marins, afin d’éviter la répétition d’incidents semblables à celui de r“Arabic”.Les concessions faites par l’Allemagne, à l’opinion américaine, ont été généralement interprétées, hier soir, comme ouvrant la voie à une solution amicale de tous les éas, qui ont menacé de briser les relations diplomatiques enlre les deux pays.Le comte von Bernstorff est parti d’ici, hier soir, content du résultat de son travail, et exprimant l’espoir que 1‘s relations entre l’Allemagne et les Etats-Unis iraient en s’améliorant.La question de 1”‘Arabie” étant résolue, l’envoi à l’Angleterre de la note américaine, longtemps remise, sur l’intervention anglaise avec le commerce des neutres, est attendu dans quelques jours.Ce n’est pas avant que l’ambassadeur allemand eût soumis sa lettre vers une heure, hier, que les relations entre l’Allemagne et les Etats-Unis changèrent d’aspect.Jusqu’à cette heure, on avait jugé non satisfaisantes les suggestions, qu’il avait faites.Le comte von Bernstorff est venu à Washington, hier, à la requête de M.Lansing.En quelques minutes, il apprit ce nue voulait le gouvernement américain, et il s’engagea de vive voix à accéder aux désirs de Washington.RANT AINSI LA CONTINUATION DES ATTAQUES HEUREUSES FAITES EN CHAMPAGNE.RUSSIE ILS SE RETIRENT EN DESORDRE i EN QUELQUES ENDROITS.LES FORCES AUSTRO - ALLEMANDES RETRAITENT AVEC PERTE.— SUR LE FRONT DE RIGA.________ Petrograd, via Londres, 6.— Le communiqué officiel suivant a été publié par les quartiers-généraux de l’armée, hier soir: “Il y a eu plusieurs engagements sur le' front de Riga.Au nord de Birshallen, nos troupes ont occupé une portion des tranchées allemandes.Le combal se continue le long des lignes des lacs Demmen, Dreswaitia, Medzol et/Vichnew.“Dans la région de Smorgon et plus au sud, de même que dans la haute région du Niémen, dans le voisinage de Deliatiehi, il y a eu de continuelles escarmouches avec l’ennemi qui cherche, mais sans succès, à avancer du côté de l’est.“Au sud du Pripet, après des engagements sur le milieu de la Styr, dans la zone du chemin de fer Kovel-Sarny, nos troupes ont occupé les villages de Vaulk, Kollouz-kis, Voltchitzk et Medvieshka.En quelques endroits, l’ennemi s’est retiré en désordre.” LES TURCS EN ECHEC “Sur le front caucasien, il n’y a pas eu d’engagements sérieux sur tout le front, sauf dans la région de Van.En plusieurs points, les Turcs ont tenté d’avancer dans la direction de notre frontière, mais dans toutes leurs tentatives, ils ont été facilement repoussés.“Dans la région de Doutakh, sur l’Euphrate, au sud d’Alashkert, vers l’est de Melzghert, el dans la région d’Ardjich.sur l'extrémité nord-est du inc Van, le calme prévaut.“Au sud-ouest de In ville de Van, nos troupes ont défait un détachement turc, et çonlinué le 3, à poursuivre l’ennemi, qui se relira le long de la rive sud du lac Van et des sentiers montagneux, bordés de précipices et de défilés, de huit à neuf mille pieds d'altilude.Plus au sud-est encore, dans la région de Backhala et d’Ourmia, il n'y a pas de changement dans la siluation.” FEMME TUEE PAR UN TRAMWAY Vers quatre heures, hier après-midi.madame Joseph Lanthier, âgée de 35 ans, a été tuée instantanément par le tramway, à hauteur de la 35e avenue, à Villeray Elle s’en al.ait à Youville pour faire quelques achats, el comme il n'y a pas là de trottoirs, que ie sol était détrempé par la pluie, elle marchait sur la voie.Quand arriva le tramway, elle s’é carta.Juste à ce moment, elle aperçut une voiture arrivant sur elle Dans son trouble, elle se rejeta sur la voie du Iramway : le wnttmnri ne put arrêter assez tôt pour éviter Tac ddent.M ’ au No 11 Lond'es, Ü.— Sur le front occidental, les gros canons ont de nouveau entrepris la tâche de niveler les retranchements allemands, préparant.on peut le présumer, la continuation des attaques qui ont réussi dans l’Artois et en Champagne.Dans quelques secteurs, il y a eu des combats d infanterie, dans le cours desquels une tranchée, ou quelques verges de tranchées ont changé de mains, surtout dans les zones où les Alliés ont remporté leurs succès et où les Teutons s’efforcent de reprendre le terrain perdu.La Lotte anglaise elle aussi bombarde presque continuellement les positions allemandes sur le littoral belge.ORDRE DU JOUR DE JOFFRE.Paris, G.— Le général Joffre a publié un ordre du jour dans lequel il annonce à l’armée française un mouvement d’offensive générale.En voici le texte : “Soldats de la république, c’est le commencement de l’offensive générale.L’artillerie ouvre la voie, l’infanterie donnera ensuite ; puis viendra le tour de la cavalerie.L’offensive se continuera jour et nuit.Rappelez-vous la Marne.Officiers ; tout est prêt, armes et munitions.Nous avons décidé de prendre l’offensive générale.Pré venez-en vos hommes, car quiconque meurt pour sa patrie a le droit de savoir où nous le conduisons.” BULLETIN DE PARIS.Paris, 6.— Le communiqué officiel suivant a été publié, hier soir par le ministère de la Guerre : “Un bombardement quelque peu violent s’est produit des deux côtés, m nord de La Scarpe et à l’est d’Arras.Il y a eu combat de tran-hées avec grenades et bombes dans les secteurs de Lihous et d’Andecly.“En Champagne, l’ennemi a cou Jnué, avec l’aide d’obus asphyxiants le bombardement des régions situées à l’arrière de notre nouveau front au sud de la ferme de Navarin et dans les environs de Souain.Notre artillerie a répondu très éner giquement contre les tranchées et les terrassements des Allemands.“L’action d artillerie a été quasi-continuelle dans l’Argonne, dans le secteur de Hoyuette, aux Eparges, dans la forêt d’Apremont, et en Lorraine, près de Moncel, Arracourt et Ancreville.“Dans la soirée du 4 octobre l’ennemi a tenté une attaque sou daine contre nos postes, à l’es! d’Orbey, dans les Vosges ; mais, il a été complètement repoussé.” ANGLETERRE LA DIRECTION DU RECRUTEMENT LE MINISTRE DE LA GUERRE LA CONFIE AU COMTE DE DERBY, ANCIEN SECRETAIRE DE LORD ROBERTS PENDANT LA GUERRE DES ROERS.MALGRE QU’IL AIT L’APPUI DE j LA MAJORITE, LE PREMIER | MINISTRE GREC SE VOIT FOR- ! CER, PAR LE ROI, DE QUITTER LE POUVOIR.Paris, 6 — Une dépêche d’Athènes a l’Agence Havas dit : ' Le premier ministre Venizelos a démissionné, le roi l'ayant informé qu'il ne pouvait appuyer la poiiti-qsie de son ministère.” VENIZELOS TRIOMPHE A LA CHAMBRE Athènes, 6, via Londres — Après-que M Venizelos, le premier ministre, eut expLqué à la chambre les circonstances dans lesquelles les Allies ont opéré un débarquement de troupes à Salonique, la chambre a donné un vote de confiance en faveur du gouvernement, par 142 voix contre 1U2, 13 députés n’ayant pas vote.Les chefs de l’opposition ont attaqué le premier ministre avec violence.Iis l'ont accusé de conduire le pays à la guerre sans nécessité du côte des Alliés.Le parlement a siégé toute la nuit jusqu’à 4 heures et demie, him matin, alors qu'on a ajourné la discussion.Un franc-parler a caractérisé le débat.M.Venizelos a accusé la presse de l’opposition “d’avoir vendu son honneur aux agents de la propagande allemande”.Des représentants des jeurnaux de l’opposition, qui se tenaient dans la tribune des journalistes, juste en face du uremier ministre, se levèrent et voulurent se défiler en guise de protestation.Mais la foule massée derrière cette tribune, leur barra le passage et ils durent rester la, l’objet des sifflets et des huées, qui partaient des tribunes et du parquet bondés de la chambre.M.Venizelos a remporté un triomphe nonobstant les attaques les plus déterminées de l’opposition qui a proteste, au nom de l’hellénisme, contre l’occupation du territoire grec par les troupes étrangères.Le uremier ministre n’a pas hésité à relever le gant.Il a exposé franchement l'attitude des Grecs.“Quelque temps s’est écoulé, a-t-il dit, en réponse à une interpellation au sujet de l’occupation de Salonique, depuis que l’Entente a fait une requête à la Grèce.Aujourd'hui elle ne demande que cela, elle qui offre à la Serbie, notre alliée, du secours, en prévision d’événements qui exigeraient de la Grèce elle-même, du fait de son alliance, son concours.Les grands pavs peuvent impunément en agir à l’égard des traités comme s'ils étaient des chiffons de papier.Mais une telle politique serait un suicide pour de petits pays,” Le desordre le plus sauvage éclata alors.Le premier ministre parvint à dominer le tumulte par sa voix.Il clama : “Un traité nous lie à la Serbie.Si nous sommes honnêtes, nous n’avons nu’à le suivre, quant à la lettre et quant à l’esprit.” Il n’y a pas eu depuis longtemps un débat aussi grave à la chambre hellénique.Jamais un premier ministre grec n’a affronté avec autant de confiance en soi et autant de crânerie une opposition résolue de le renverser.Londres, 5 — A la demande de lord Kitchener, le comte de Derby a pris la direction du recrutement en Angleterre.“J’éprouve un peu les sentiments d’un liquidateur chargé' de tirer le meilleur parti d’une banqueroute,” a déclaré lord Derby, au sujet de sa nouvelle charge, “mais j’espère la mener à bonne fin,” a-t-il ajouté.Continuant son allocution a l'auditoire qui l’écoutait, à une assemblée de recrutement dans le Derbyshire, le comte de Derby a déclaré qu’il va faire son possible et que s’il ne réussit pas, il démissionnera.Cela dépendra beaucoup, dit-il, de la manière dont le Congrès des Trade Unions tiendra sa promesse de mener une campagne de recrutement vigoureuse parmi les ouvriers.Le député ouvrier de DerLv M.J.Henry Thomas, s’est déclaré confiant dans le résultat des efforts de lord Derby, ajoutant qu'il a assez confiance dans la nation anglaise pour être assuré qu’elle accomp ira son devoir sans que le service obligatoire soit nécessaire.Le comte de Derby a servi en Afrique Sud comme censeur ei plus tard comme secrétaire partirulior de lord Roberts, pendant !a pierre des Boers.I! a aitssi été secrétaire-financier du War Office et comme ministre des postes.LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ENXKMl Londres, G M.H.J.Tennant, sous-secrétaire d'Etat à la Cuterre.a donné une entrevue au représentant du “New York Sun”.‘ Le succès de nos opérations actuelles, a-t-il dit, est bien de nature à nous faire croire que c est lu le commencement de ’a fin.Sans essayer de deviner la date et l’heure exactes de la victoire finale, noirs pouvons bien dire que nous nous sommes assignés une tâche définie, et que nous j'ac-eomplissons HgoUreilsemcot, quel-qu’en soit le coût.Les Xtm'ricains peuvent être assurés qu’en souscrivant à l’eihprunt de guerre, ils n’ont pas placé leur argent, comme on a dit, sur un cheval perdant.” M.Tennant a fait ensuit" l'éloge des soldats alliés en générul, et par-ticu ièrement de la nouvelle armée de Kitchener.Il exprime l'opinion qu’une armée de volontaires sera plus ardente au feu qu’une armée levée par la conscription forcée.Quant aux munition é CANADA VAL CARTIER SERA EVACUE ON FERMERA LE CAMP.D’ICI UNE SEMAINE.— LE 69EME COMPLETE SON CADRE.— RECRUTEMENT PAR LA MUSIQUE AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN Cadeaux “Y Lanthier demeurait|M.fennant, i’avenir est il rue Saint-André.assuré.” On s'attend à ce que le camp de Valcarlier soit fermé cette semaine.Les soldats seront envoyés dans d’autres quartiers où le temps est plus favorable à l’exercice.Le 73cme Royal Highlanders compte actuellement 900 hommes.Un détachement de cinquante hommes est arrivé d’Almonte, hier, à la suite de la campagne de recrute-ment du capitaine J.McIntosh Bell.Le 69ème bataillon est actuellement presqu’au complet.Quelques hommes arrivent celle semaine, de Sherbrooke et des Trois-Hivières.Pour encourager le recrutement par des moyens modernes, le corps de musique du 57ièmc paradera dans les rues de la ville, In semai ne prochaine.Le major Henri Scolt espère enrôler ainsi une dizaine d’hommes par jour.LE ROLE .D’HONNEUR Le quartier général d'Ottawa vient de prier le colonel Wilson de dcniand.r aux diverses municipal! i lér.de sa région de former un ta-1 blêmi d'honneur des citoyens de l’eiuiroU tués au feu.et de l’exposer en un endroit visible dans leur hôtel municipal.HORS DE COMBAT Ollawa, fi.La lisic des hors de çomlin! oubli'e, hier soir, pur le ministère de in Milice, contient les noms uivants: 1er bataillon.— Blessé: Narcisse Binetlc, Thurso, P.Q., (légèrement blessé ; il es' retourné lu devoir, le 23 sc.plembi e>.'lètne bataillon.B'essé : Thos.Elliott, 4362 Sninle-Catherie Ouest.Montréal, (légèrement blessé; de nouveau nu devoir).4ème bataillon, — Blessés: Maurice De Vrceze, No 125 de la llème rue, Portage La Prairie.Wm.E.Archambault, (autrefois du Sème bataillon).093 Hanning, Winnipeg.I Uèrti'’ bataillon.— Succombé à ses blessures, le 8 septembre: Robert Elliott, 93 Chemin de 1n Côîe-dcs-Neiges, Montréal.Voulez-vous savoir ce que vous êtes?Jean Deshaycs, le Rrnpholojiue, vous le dira, si vous lui écrivez au* termes que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.complets pour hommes Vous avez sûrement dans la famille un de ces bons gros hommes, gai et jqvial ou bien un Je ces frères d’une hauteur démesurée, ou bien encore un autre si mince que tout ce qui se fait en habillement ne va ni à l’un ni à l’autre.Et en fin de compte ces frères et ces maris s’en vont chez le maitre-failleur pour y payer deux fois le prix que les habits les plus à la mode et les mieux confectionnés, sont vendus.AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN C’est pour ces tailles extraordinaires en hauteur, en largeur, en rondeur et en épaisseur, que nous avons organisé notre rayon pour les habiller tous, et les uns et les autres, les tout petits et les très grands, les fluets et les corpulents, au prix de Monsieur Tout le Monde.Venez vous en rendre compte à notre rayon, vous y trouverez une économie de la moitié du prix que vous payez, hommes extraordinaires.Nous avons des étoffes et couleurs variées à vous offrir en une coupe irréprochable dans son élégance el nos prix varient entre 12.50 et 25.00 le costume complet, en passant par 15.00, 18.00 et 20.00 Cette proposition ne va pas sans celle-ci, Messieurs, qui vous dira que nous n'avons aucun intérêt à publier des choses qui ne sont pas la vérité 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fenêtres, mousseline madras, cretonnes, franges et gaions d’or.Impossible tic trouver mieux ailleurs.jyvM L iM rrer- FAITS-MONTREAL EMPOISONNEE.Une jeune fille de 22 ans, Yvonne Bisson, dont l’adresse est inconnue, avait des allures si étranges, hier, peu avant minuit, dans un tramway qui remontait Saint-Laurent, que le conducteur lit arrêter sa voiture à la rue Saint-Viateur.Les agents de police de l’avenue Laurier reconnurent que la jeune femme présentait des symptômes d’empoisonnement.L’état de la malheureuse était tel qu’un agent dut l’accompagner dans la voiture d’ambulance qui la conduisit à l’hôpital Victoria.On n’a pu encore déterminer le genre de poison, mais il a été établi qu'il y a deux semaines déjà, elle est venue à l’hôpital pour un cas semblable d'empoisonnement.CHUTE DOULOUREUSE.M.Percy E.Potter, courtier d’as-.surances, fils du président de la Société Saint-Georges, revenait, cette nuit, après avoir chnnlé à un concert donné par cette société.A peine était-il descendu du tramway, qu’il tomba dans un trou sur la rue Front, 11 fut fortement contusionné à la tête et au dns ; il devra garder la chambre pendant quelque temps.LES AVEUX SONT ILLEGAUX Arthur Chalut a été acquitté, hier, par le juge Bazin, en Cour des Sessions, de l’accusation d’avoir volé une tonne de papier, la propriété de la Swiss Watch Company cl de l'avoir vendue comme papier de rebut.L’agent de la Sûreté Markey qui avait reçu une déclaration de l'accusé fut appelé en iémoignngc contre lui, mais le juge refusa de l’entendre, parce qu’il n’avait pas averti Chalut que tout re qu’i! lui dirait servirait contre lui.FEU Mme J.T.TASCHEREAU LA MERE DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS PROVINCIAUX S’ETEINT A L’AGE DE 85 ANS.Québec, 5.—- Mme Jean Thomas Taschereau, veuve de M.J.T.Tas-eherrnu, juge de la Cour Suprême du Canada, est dérédée, lei, ce soir.La défunte, qui était Tune des dames les plus éminente* de la Vieille Capitale, avait atteint l’âge vénérable de 85 ans.et elle laisse une nombreuse famille.Elle était la mère de M.Antoin*.Taschereau, avocat, de M.L.A.Taschereau, ministre ries Travaux Publics et du Travail, dans le gouvernement de Québec; rie C.Edmond Taschereau, N.P.; rie Mme E.Hecker, d’Ottawa : de Mme Dr Cooto, rie Québec ; rie Mme W.1).Baillargé, rie Québec.Elle était ainsi la soeur de Lady Fitzpatrick, rie feu Sir Adolphe Caron, du Rév.A.Caron, C.S.S.R., et la fille de feu M.René Edouard Caron, qui fut jadis lieutenant-gouverneur de la province de Québec, et la helle-soeu- de feu le cardinal Taschereau.UNE CLASSE PRIVILEGIEE M.CASGRAIN DONNERA LA PREFERENCE AUX SOLDATS, DANS SON MINISTERE.A une assemblée récente.M.Cas-grain, le ministre des Postes, a fait une déclaration importante non seulement pour la situation actuelle en Canada mais aussi pour l'avenir.Parlant de la question militaire le ministre des Postes dit: “Quani à moi, comme je l’ai déjà déclaré, je ne suis pas en faveur de la conscription ; ceux qui veulent aller à la guerre iront sans qu’ils soient forcés de le faire.Toutefois ceux qui vont défendre le pays devraient tonner une classe privilégiée au Canada ; la pension accordée aux blessés, aux familles des victimes est plus forle que celle payée par les autres pays.Pour moi un homme qui reviendrait de la guerre, in-capaule à cause de ses blessures de suivre l’état qu’il exerçait avant la guerre, je lui donnerais toujours la préférence pour une position dans mon département, sans m'informer de ses affinités politiques.” Le ministre des Postes assistera, dimanche, à une assemblée a Notre-Dame du Lac, de Tcmlsoouatu et, lundi, le 11, ô Fraserville.NOUVEAU CONSUL D’ITALIE A MONTREAL On annonce que le chevalier G.Chilesottl, qui a agi pendant les deux dernières années comme consul-général d’Italie au Canada, avec résidence à Montréal, doit retourner prochainement en Italie, où l’attend une autre situation importante (bms le service diplomatique.Il serait remplacé ici pa • le chevalier L.Zunini.de Gènes, qui n déjà des états de service importants dans la carrière.Sources ST Eau Minérale Effervescente Naturelle Marque: Trèfle Rouge Embouteillée à Saint-Yorre (près Vichy), France.Hautement recommandée par l’Académie de Médecine de Paris contre Maux d’Estomac, Goutte, etc., cette eau est autorisée par le Gouvernement Français.Bouchons de liège — pas de Couronnes.L.CHAPUT Fils & Cie, Limitée, «’iSîîf.Montréal WÊÊ^ÊÊÊÊmÊmmÊmÊÊÊUÊmmmÊÊmÊmmmmuÊBÊBimmÊtm TROIS ARTICLES Dont voua aurez le choix le plut in-téreaaant et lee prix le* plue avantageux au magasin Legaré.Qualité et service toujour* garantis.CATALOGUE SUR OEmANOE P.T.LEGARE, LIMITEE 180 RUE AMHERST BUREAU CHEF A QUEMC MACHINE A TRICOTER Guipure riche de France, voile et d’rap Tabard garnis de vraie Cluny el de dentelles faites à la main, certaines de celles ci valent jusqu’à $10 la verge.Pour ces arlicles il serait li'.ffi-cile de donner une description qui vous ferait suffisamment comprendre la richesse de ces étoffes dont la valeur réelle va jusqu’à $25 !« verge et que vous trouverez Aux Grands Magasins Goodwin, la verge, à partir rie 7.50 jusqu’à 10.00 chacune.Voyez l’étalage que nous en faisons.—Au deuxième- imOVINCi: m: QUIiBEt:, district de Montréal, Cour Supérieure, No 11115.M.(ireeu-(Hr„, demumteur, vs Dome !.Fillon, défenderesse.IA' ISéme jour d'octobre IflH, » dix heures de l'nvnnt-mldi, h lu pince d'affaires de la dite défenderesse, un No 1o7 ouest rue Notre-Dmne, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les bien» et effets de In dite défenderesse saisis en cette couse, consistant en fixtures, bonbons, jouets, etc.Conditions : argent Comptant.Aie.Desroches.H.C.S, Montréal, h octobre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No lljflî.E.s.-Amour, demandeur, vs Joseph Itourgouln, defendeur.Le I fié me Jour d’octobre 1915, fi onze heures de Pavant-mldi, nu No 2485 rue S.-I.aurent, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : urgent comptant.J.B.Trudeau.M.G.S.Montréal, 8 octobre 19t6.* PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit, No 11009.— The Canadian Advertising Agency Ltd., demande resse, vs la Cle des Produit» Martin, défenderesse.1* mémo Jour d’octobre 191.1, h une heure de Paprés-mldl, il II place d’affaires de la défenderesse, au No 329 rue Nlcolet, en la cite de Montreal, seront vendus par i autorité de justice les biens et effet» de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant on effets d’épiceries, etc.Conditions : argent comptant.J.11.Trudeau, H.C.S.Montréal, (' octobre 1915.provinci: de Quebec, district de Mont-ré«l, Cour de Clrcuil, No 6787.— Ferdinand Fontaine, demandeur, vs Anlello Glovanny.défendeur, l.e 15éme Jour d’octobre 1915.à une heure de Paprés-mldl, à la place d’affaires du dit défendeur, nu No 565 rue S.-Jaequrs, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, effets de barbier, caisse enregistreuse, etc.Conditions : argent comptant.J.H.Trudeau, H.C.S.Montréal.6 octobre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1596.— W.Ouimet vs S.Sperger.Le ISéme Jour d’octobre 1915, U 12 heures de l’avant-midt.h ta Place d’affaires du dit défendeur, nu No 1373 rue S.-Laurent, en ta cite de Montreal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en eette cause, consistant en chaussures, comptoirs, etc.Conditions : argent comptant, llenrl Lavoie, H.C.S.Montreal, 5 octobre 1914.O5U LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 6 OCTOBRE 1915 VOL.VI.— No 231 II * *•- LA VIE SPORTIVE IMPORTANTE RENCONTRELE GRAND assaut “GUNBOAT” SMITH VS COLIN BELL LA PARTIE DE DIMANCHE PROCHAIN AU NATIONAL NOUS FERA VOIR A L’OEUVRE LES CELEBRITES DE LA LIGUE AMERICAINE.— ENDROITS OU SE VENDENT LES BILLETS.Montreal s'enthousiasme au sujet de la venue en notre ville pour dimanche prochain des célébrités de la Ligue de Halle au Camp Américaine.La nouvelle que “Ty” Cobb, les lanceurs Dauss et Jean Duhiir, 1 arrêt-court Hush, le receveur Sta-nage, et la jeune sensation de la Mgue Américaine, cette année, le anceur Boland, tous des Détroit, joueront au terrain du National, 4 9 6 4 3 / 9 10 10 2 3 9 LES COURSES DU GRAND CIRCUIT Lexington, (i — Mary Putney a gagne le Futurity du Kentucky hier.Voici les résultats des épreuves ; Classe 2.13, Irot, 3 dans 5, $1,000• Governor Mason, Doryder.i 5 jg 1 Peler Billiken, Valentine.2 1 1 4 Abux Taleb, Loomis.Audrey Grey, Cox.Strafford, Murphy Jack K., Gray.Alice McGregor, McAllister.Rose I).Hall.Minnie Burns.I).Thomas.Lottie Si minons, Todd.Ren Gregor, Flovd Temps : 2.08 1-4.2.08 1-4, 2 10 3-4.2.10 1-2,2.12 1-2.Classe 2.04, amble.2 dans 3.$1 -000 : ’ Earl Jr.Cox .Single G.R.H.Bret, Grady.Little Prince, Ames.Say Densmore, Thomas.Fred Russell, Persey.Pelia Palchcn, Snow.Temps : 2.01 1-2, 2.03 3-4.The Kentucky Futurity, trotteurs de 3 ans.2 dans 3.bourse $14.000 11 8 6 11 10 8 6 0 »> 9 6 Il 7 8 8 1 3 2 6 5 4 Mary Putney, McMahon Humfast, Murphy.Colorado Range,' McDonald.Bacelli, NYickols.Native Spirit.Deroche, Goers.Onward F’orbes, Shank., Petress Burton, Valentine.Temps : 2.08 1-1.2.05 1-2, Classe 2.05, limbic, 3 dans 5 000, non terminée : Savoy, Van Valkenhurg.Peter Worthy, Murphy., .Prestlile, Geers.Silver Brush, Stout.Temps ; 2.10, 2.11 1-4.$!.- I 1 Î 3 1 2 3 1 .LA REUNION D’AUTOMNE La deuxième réunion de courses de lu nouvelle piste Mont-Royal commencera le 16 octobre pour se continuer jusqu'mi 23 Inclusivement.Presque tous les ch vaux qui ont pris part à la pr.iniè'e réunion sont actuellement à In piste où ils suivent un entrainement un dressage parfait.A la fin de la réunion d or st, la grand" majorité des partants dans les épreuves qui s'y sont disputées, viend ont à 'a ' nisTo Mont-RoyaL rile General, le rhnm-p iut des pistes d'un demi-mille sc-a du nitnibr'* d.s partant .soigné et Hill- Plusiours sont d' ses de S.-Laurent tous les rapports sur les pistes de çlng Association.avis que les cour-sont égales sous à relies données hi Canadian Rn-Lcs officiers di la reunion s vont les mêmes qui ont été à l’officiel pendant la première reunion.LA CLOTURE DE LA SAISON LES PHILADELPHIE TERMINERONT LEURS SERIES DE PARTIES AUJOURD’HUI ET SE METTRONT AUSSITOT A LA PRA- ! TIQUE EN VUE DES SERIES MONDIALES.Philadelphie, 6.—Les Phillies ter-I mineront leur saison, cet après-midi,' ; et consacreront la journée de jeudi j ! à se préparer aux séries mondiales, i Ives amateurs sont à se demander; i s'il fera beau pour l’ouverture des ! séries.Les Red Sox s'attendent à ar- i j river ici, ce soir, s’il peuvent obtenir la cancellation de leur joute finale à New-York.Carrigan a télégraphié, hier, à Moran que son équipe aimerait à pratiquer sur le terrain des Phillies, s’il pouvait arriver à temps à Philadelphie.L’ASSEMBLEE DU WANDERER ELLE A EU LIEU HIER SOIR.— LES JOUEURS PREFERENT UN SALAIRE FIXE.— LES OFFICIERS SONT CHOISIS.L’assemblée annuelle du club de hockey Wanderer a eu lieu hier soir, à la résidence de M.Samuel E.Lichtenhcin, rue Peel, et les joueurs uni manifesté l’intention de recevoir un salaire fixe plutôt qu’un pourcentage sur les receltes.En vue de réduire les dépenses, Charlie McCarthy, Cari Kendall et Leo O’Grady seront mis en vente.Le club Québec est anxieux de retenir les services de McCarthy, et si une entente peut être conclue entre les deux clubs intéressés, les amateurs verront McCarthy défendre les buts (Tu club québécois, l’hiver prochain.Les officiers, pour la prochaine saison, seront les suivants: Président — Sam.E.Lichtenhcin.Vice-présidents — E.Russell et D.Boon.Directeurs — O.Cleghorn et A.Boyes.DEUX NOUVEAUX CLUBS ACCEPTES La ligue de quilles des Marchands de Provisions a tenu son assemblée annuelle, hier, afin de faire le choix de ses officiers et de mettre la main aux préparatifs de la prochaine saison.Les clubs William Davies et Swift Canadian ont fait leur application et furent acceptés.La ligue se composera des équipes suivantes : James Dalrymple, Lunham et Graham, Matthews, Whyte, Packing, Gunn-Langlois, Wm Davies, Swift Canadian et Z, Limoges.M.Armand Limoges a été élu président tandis que M.A.J.McDonald a été choisi comme secrétaire-trésorier.La saison s’ouvrira le mercredi, 3 novembre prochain, et les parties seront jouées sur les allées du Relui ore.CHACUN LE SIEN Monlréal, le 5 octobre 1915.Monsieur X.E.Narbonre, Rédacteur du Spor., Le “Devoir”.Cher Monsieur, J’ai lu dans la page du sport de votre estimable journal, un défi adressé par A.Rénard à Eug.Tremblay.Dans ce défi M.Bénard parait considérer Eug.Tremblay comme le détenteur du titre de Champion du Monde des poids-légers.M.Bénard oublie que j’existe et que je suis actuellement champion des poids-légers et prêt à le prouver envers et contre tous.Maintenant si M.Bénard désire se mesurer d’abord avec l’ex-cham-pion, Eug.Tremblay, je n’y vois pas d’inconvénient et je me ferai un réel plaisir d’aller les voir à l’oeuvre, quitte à prendre le meilleur plus tard.Espérant, que vous voudrez bien me rappeler au souvenir - de ces messieurs, je vous en remercie d’avance et demeure votre très dévoué.J.R.PARADIS.COMMERCE ET FINANCE LA MATINEE I A LA BOURSE COMME WALL STREET EST EXj LOURD DECLIN, NOTRE COTE EST NERVEUSE ET IRREGULIERE.— LE DOM.BRIDGE EN VEDETTE.LE TORONTO EST A VENDRE Toronto, 6.- - Le club Toronto, de la National Hockey Association, est en vente depuis l’hiver dernier.Un homme d'affaires de la ville Reine, dont le nom n’a pas été mentionné, est en pourparlers pour acheter la franchise de ce club, el une offre a déjà été faite, mais les propriétaires n’ont pas trouvé le montant assez élevé.Il est maintenant proposé de vendre Foyston, Cameron et Wilson au Shamrock île celte ville, cl le prix de cette vente comblerait la différence du montant demandé par les propriétaires du club el celui offert par l’acheteur.Les Shamrocks sont désireux de) retenir les services de ces trois joueurs, mais ne semblent pas disposés à payer le prix demandé.MONTAGNARD “ A FARNHAM Les mesures prises par !e comité des gouverneurs du Stock Exchange de New-York, pour réfréner !a spéculation à outrance et le déchaînement de l’agiotage qui se sont emparés du marché new-yorkais, depuis quelque temps; l’extraordinaire gonflement de la cote, surtout en ce qui concerne les valeurs diies de guerre; les nouvelles de guerre, particulièrement défavorable depuis quelques jours, par suite de l’imbroglio balkanique, ont, tous ensemble, provoqué un affaissement général des cours, à Wall Street.Impressionnée par ces fluctuation's, la Bourse de Montréal s’est inscrite en lourdeur et en extrême nervosité.En effet, les cours ont, ce matin, fait preuve de remarquable indécision, enregistrant, toutefois de notables avances, tandis que, par ailleurs des reculs appréciables se produisaient.Le Dom.Bridge a dominé le marché par de nombreux transferts à des cours d’abord fléchissant, soit 159's contre 161 en dernière fermeture, mais reprenant et atteignant, non sans beaucoup de nervosité, 163 pour rétrograder à 161.L’Iron, au second rang des valeurs actives, a ouvert en lourdeur à 4714, a esquissé une avance à 48, pour revenir à son cours initial.Le Carriage Factories est résistant, à 46 et demi, et le Canada Car a descendu à 106 mais a remonté à 107.Rien que les transactions aient été resserrées dans des limites fort étroites, notons que le Lanrentide a passé de 181 à 182 et demi, en cours de séance, et que le Scotia fait 8714, cependant que le Cement est à 28.Le Pacifique Canadien se négocie à 160, pour un lot incomplet.-K- BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par Ta maison Fortier, Beauvais et Cie., membres de la Bourse d« Montréal, rue S.-François-Xavier, 90, Montréal.Valbors Ouv, Clôt.Valeurs Ouv, Clôt, BellTélC.Bra.T.L.&P 142 5-1 N .S 5.A Cl.86^4I 85 Can.Car 107% 108 “ pfd.112 " pfd.m m Ogily.Mill.“ pfd.138 135 Can.Cetn.29 28 “ pfd.90K ou.L.A r.120 Can-Cot.L.27 Penmans.im 51 y.“ pfd.71 Québec Ry Ca.Couver îi-i R.A O.X.C.Can.Pacif.“ New 162 Shawinig.128 127 Shervnn W 55 Can.Coco- rt'/s ” Pfd.99 .“ pfd.Spa.Riv.Co 5 4 K Crown Res AO .39K “ pfd.35 Pét.Kl Rv.62 St.Co.of C.34?£ 34 nom C.Co.“ pfd.87 86 Dom.I.pfd .92 Tor.Rr .111 1 >om.S.Cor.‘% Tooke Bro 16 .Dom Park.120 “ pfd.Dom.T C,.•4:K 73^ Tuck.Tob.29 “ pfd.lül “ pfd.90 Dul.S.S.&A fwin City.“ pfd.„ “ pfd Dul.Suo.E.Can.Po.Gould M’fg “ pfd 65 Winn.Ry.Banques — Br.No.Am.180 145 Goodw.Co 26 Commerce 203 “ pfd.75 Dominion.Hill.Collie.Hamilton.111.Trac, pd 61 Hochelaga U9 Ivaur.Com.182 18* Impérial.210 ir.oi.sr (LC Merchants 180 “ pfd 120 Molsort.201 MacDo.Co.Montréal.234 Mark Cm.Nationale.“ pfd.Nova-Scott 261 .Mex.L.&K O*.Ottawo.pfd .Québec.lia M.ft S.-P 123 1*20 Rova! 221 “4 *' .pfd Standard.M.L.H.ttP -*23!< 220 Toronto.2U MtCot.Ltd •il .Union 140 “ pfd.99 Won.fr.Co Î40 Mnr.Train N {pitting 220 BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Pruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal.STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.! 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PLEINE CRISE LES FRANÇAIS A SALONIQUE INTERESSANT POUR LES FUMEURS CANADIAN, PACIFIC Allez faire La Chasse dans les Lauientides ‘Quebec Resorts” sur ! l u exemplaire demande.de LES GENERAUX ALLEMANDS ; ELLE DEPECHE EX TOUTE HATE S'ACCORDENT A DIRE QU EL-1 LES SONT TRES GRANDES1 DES TROUPES A LA FRONTIERE BULGARE ET PREND DES TANDIS QUE LES LEURS SONT i MESURES MILITAIRES EXTRA-RELATIVEMENT FAIBLES.ORDINAIRES.— ON APPROUVE FERDINAND î Lille, par courrier vià Londfees.| 6 oet.— En égard aux immenses! préparatifs, à la quantité des mu- j nitions et au nombre des soldats les gains des Anglo-Français dans! la grande attaque de La Bassée au sud d’Arras, sur un front de moins ! de 20 milles ne peuvent être con-1 sidérés comme importants.Le plus sérieux fut au profit des I Anglais au sud du canal de La Bassée, dans une direction est-sud-est; les Allemands durent reculer d’à ! peine deux mille sur une longueur d’environ un mille et demi à deux milles et demi.Cette grande attaque britannique fut menée par cinq divisions contre quatre régiments d’infanterie et un bataillon de tireurs d’élite.Les Français ont réussi à gagner un peu de terrain au nord-est d'Arras près de Beaurains, au sud d’Arras et sur un ou deux points plus ‘ au sud.Beaumains est encore dans les lignes allemandes.Sur tout le front, l’attaque fut précédé d’un terrible feu d’artillerie qui commença le 23 septembre et ne fit que croître jusqu’au matin de l’attaque le 25 septembre.Ayant leur assaut, les Anglais envoyèrent des vagues alternées de gaz asphyxiants et de fumée, et cela à plusieurs reprises, 11 était impossible de distinguer un arbre à la distance de 20 pieds.Beaucoup des vieux régiments de ligne britanniques prirent part à l’action avec un grand nombre de régiments de la nouvelle armée de Kitchener.Quelques-uns de ceux qui furent faits prisonniers voyaient le feu pour la première fois.En certains endroits, les troupes allemandes reprirent le terrain perdu, spécialement à l’est de Givenchy où deux compagnies qui avaient percé les lignes allemandes furent exterminées.Toutes les attaques furent durement menées avec les grenades à main, jusque dans les tranchées où l’on était trop près à près pour se servir de la baïonnette._ Les officiers généraux allemands s’accordent à dire que les pertes anglo-françaises sont très grandes et les pertes allemandes quoique lourdes, relativement faibles, en égard au caractère du combat.Ce ne fut nullement une surprise car le bombardement d’artillerie l’avait annoncée à l’avance.Dans ses randonnées le long du front, le correspondant de la Presse Associée dit que ni les officiers ni les soldats allemands ne montrent d’anxiété, au contraire.De même les prisonniers anglais étaient en excellent état physique et moral; leur équipement est considéré comme luxueux par les officiers allemands ; ils sont bien supérieurs physiquement et matériellement aux Français.Beaucoup de ceux-ci portent le nouveau casque d’acier qui garde les traces de shrapnells et de balles qui auraient été fatales sans cette protection.Les officiers allemands parlant des attaques à venir sont d’avis que leurs adversaires ont lancé leur dernier grand coup de clairon.Ils déclarent également que les pertes anglaises représentent la moiiié des force;; engagées.LE CABINET VENTZELOS A DEMISSIONNE AU COMPLET, ET LA SESSION PARLEMENTAIRE EST AJOURNEE.— LE ROI CONSTANTIN RESTE-T-IL L’AMI DE L’ALLEMAGNE?LA GRECE A PROTESTE TOUT EN ADMETTANT QUE SA SITUATION LEGALE N’ETAIT PAS AFFECTEE PAR LE MENT DES TROUPES ETRANGERES.Le tabac.toBime ;e blé, ie raisin, l’orge, a besoin d'être fermenté; il n’y a qu’au Canada où on le fume à IVétat brut, et c’est ce qui a fait lai réputation peu enviable du tabac canadien.Notre Compagnie, voulant remé-i dier à cet état de choses, a fondé ; octobre, à Saint-Jacques L’Achigan, un éta j c • e .blissement de fermentation moder-| service spécial des trains Jour d’Actions de Grâces Billet simple Départ le 11 octobre : retour le 11 octobre.Un billet et un tiers 9.10 et 11 octobre ; retour k* 12 Londres, 6.— Le correspondant de l’Agence Reuter à Athènes annon- j ce que la Roumanie dépêche des ; troupes en toute hâte sur la frontiè-1 re bulgare et prend par ailleurs des mesures militaires extraordinaires.Les Roumains fortifient en hâte G'iurgsv, sur les bords du Danube, à 40 milles au sud de Bucarest.Voilà ce qu’on apprend à Athènes.On , renvoie à l’intérieur du pays, pour y j occuper des postes, les officiers rou- j mains d’origine bulgare.On a appelé de jeunes officiers de niserve.et l'on garde sous les drapeaux des réserves que l’on devait licencier.ON FAIT L’ELOGE DU ROI DE BULGARIE Imndres, 6.— Les journaux de Budapest qui viennent • d’arriver à Londres 'indiquent que la situation balkanique a centralisé l’intérêt dans cette capitale depuis quelque temps.I.a mobilisation bulgare et la probabilité de l’entrée de ce pays dans la guerre ont été reçus avec la plus grande satisfaction.L’organe du gouvernement dit: “La Bulgarie devrait pouvoir compléter son organisation d*ici quatorze jours et dans les quatorze jours suivants être en état de s’emparer de la rivière Morava et saisir le chemin de fer conduisant à Nish." Ce même journal annonce pour la première fois à la population de Budapest qu’un grand nombre 'e soldats allemands ont été com ntrés dans le sud de la Hongrie.On fait les plus grands éloges du roi Ferdinand et le journal dit de lui; “c’est l’homme qui par un signe de sa main a repoussé la plus forte tentative de corruption qu’on ait vue et a répondu en décrétant la mobilisation.” Les nouvelles de la mobilisation bulgare ont été communiquées à l’armée serbe par des aviateurs allemands qui ont lancé des prospectus au-dessus de la frontière portant que la Serbie devrait se rendre maintenant que la Bulgarie vient de s’ajouter au nombre de ses ennemis.j ne.et par ua choix judicieux des! DEBARQUE-' récoltes et un procédé de fermenta j d’amitié pour ne pas f s’opposer a’ux mesures ainsi prises dans l’intérêt de la Serbie, dont la Grèce est aussi l'alliée.A cette note, M.Venizelos a répondu : “ En réponse à votre lettre m’in-formartt du débarquement des premières troupes françaises à Salonique, j’ai l'honneur de déclarer à Votre Excellence que, étant neutre dans la guerre européenne, le gouvernement royal ne peut pas consentir à la mesure que vous lui proposez et qui constituerait une atteinte à la neutralité grecque, atteinte d’autant plus manifeste qu’elle serait le fait de deux grandes puissances en guerre.C’est donc ie devoir du gouvernement royal de protester contre le passage de troupes étrangères sur le sol de la Grèce.Le fait que ces troupes sont destinées exclusivement a aider la Serbie, qui est l’alliée de la Grèce, modifie cependant, dans une certaine mesure, la situa-> tion légale du gouvernement royal, car même au poini^de vue balkanique, la neutralité de ta Grèce ne peut être affectée, à moins d'un “ Casus Federis ” formel, par le danger qui menace la Serbie au point de causer l’envoi de troupes internationales à son secours.” Les officiers français et anglais qui ont débarqué ont été reçus avec la plus grande cordialité par les autorités navales, militaires et civiles et se sont mis à l’oeuvre sans retard.L’opinion publique admet que les Alliés sont tenus de venir à l’aide de la Serbie.L’ARRIVEE DES FRANÇAIS PROVOQUE UNE VIVE EMOTION Paris, 6.—Les transports français arrivèrent à Salonique, vendredi soir, et les troupes commencèsrent à mettre pied à terre, samedi après-midi, dit une dépêche d’Athènes au “ Matin.” Un ordre parfait régna dans la ville, et les habitants tirent aux troupiers français un accueil! cordial.On ressentit une grande émotion à Salonique et dans les environs quand la rumeur de l’imminence d’un débarquement de troupes alliées courut, Une foule s’assembla sur le rivage fouillant l’horizon du regard dans l’espoir de dist^guer les transports qui s'approchaient, supposait-on.Los correspondants à Salonique affirment que le corps expéditionnaire se compose de blancs ot non de coloniaux.Le ministre des voies de communication de la Grèce, M.Diamantidis, arrivé à Salonique peu de temps après l’atterrissage des les o'us éloignées un tabac de haute oualiAè pour un prix raisonnable.La St.Jacques Tobacco Packing Co.E.N.Cusson, lîérnnt.(Limitéel, Saint-Jacques, Cté Montcalm, Que.Dépôt à Montréal chez : I.Tétrault, G29 Ontario Est.Tel.Est 3364.En vente chez : Les 7 pharmacies Leduc.H.Beaudry, 271 Craig Est.G.E.Côté, 252 S.-Denis.W.Méthot, 3Ô2 S.-Denis.B.P.Labadie, 10 carré Chaboillcz.F.X.Vézina, 319 Rachel Est.Alex.Moquin, 55 boul.S.-Laurent.A.Lemay, 54 rue S.-Jacques.A.Lemay, 376 S.-Catherine Est.Louis J.Bisson.50 Notre-Dame Est.L.Whitcley, 395 av.Victoria, Westmount.Philippe Roy* 5 S.-Gatherine ouest.Armand Sauvé, 540 S.-Denis.Bureau et Panneton, Shawinignn, Qué.A.E.Kinkead et Cie, Sherbrooke, Qué.Lundi, i« 11 octobre.S.-Agathe.5.00 p.m.Nantel.6.30 p.nt.j Mont Laurier.5.00 p.m.1 Montréal et Lachute | Ls.Place Yiger.9.20 a.m.j Lachute.8.15 p.m.< Montréal et Pointe Fortune Gare Windsor.9.45 a.m.Pointe Fortune.8.05 p.m.Mardi, le 12 octobre.Nominingue.4.00 a.m.Ar.Place Viger.8.30 a.ni.Les trains suivants seront discontinués : Dimanche, le 10 octobre.No 450 de S.-Agathe.5.10 p.m.No 456 de Nantel.0.30 p.m.No 160 de Mont Laurier.5.00 p.m.Lundi, le H octobre.No 440 de Nominingue.4.00 a.m.Notai Wintf»er- Care* Z'* Vlaar at 4a \m Ttum w Salle Windsor, Lundi, 18 octobre.CASALS LISTE DE SOUSCRIPTIONS CHEZ ARCHAMBAULT ET LINDSAY.$1 à $2.50.Dir.C.O.Lamontagne.Son, le pitroiiaf, de L.L.AA.RR.le Duc et la Duchesse de Connaught.Aa profit delà Croix Rouge Canadienne.Li MELBA Bue Inc- GRAND TRUNK System^ ARENA MERCREDI 13 oct.Sieges Reserve, *1.S», $2.50, 13.60.$4.00 et $5.00 LES BILLETS SONT EN VENTE chez C.W.Lindsay, Ltd., 512, Sainte-Catherine Ouest.Québec, 6.— L’enquête préliminaire dans l’affaire de la femme Dumais, de S.-Anselme de Dorchester, qui est sous le coup d’une double accusation de bigamie, est commencée, hier, devant le juge Lan-gelier.La première accusation de bigamie portée contre la femme Du-tnais l’a été il y a quelque temps par un nommé Édouard Boutin.Le jugement dans cette première cause n’a pas encore été rendu.Ces jours derniers, une autre accusation de bigamie était portée contre elle par un nommé John McLeod, des Etats-Unis.Dans cette seconde affaire, l’enquête s’est ouverte hier.Les trois prétendus maris de l'accusée assistaient à l’enquête.La femme Dumais csl défendue par Me J.A.Lane.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 3821.Dame Malvina Moquin, des Cité et District de Montréal, épouse commune en biens de Zotique Bourdeau, commerçant du même lieu, et la dite Dame Moquin dûment autorisée 4 ester en Justice, demanderesse, Vs Le dit Zolique Bourdeau, dé-fe/fideur.Une action en séparation de biens a été instituée en celte cause de 31ème jour d’août 1915.Montréal, 10 septembre 1915.Masson et Biîlette, procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 4112.-Benjamin Rousseau, gérant -de banque des Cité et district de Montréal, demandeur, vs A.Séguin et Henri Séguin, tous deux des Cité et district de Montréal, défendeurs.H est ordonné au défendeur Henri Séguin, de comparaître dans le mois.Montréal, ce ôième jour d'octobre 1915.T.DEPAT1E, Député-Protonotaire.Monty et Duranleau, procureurs du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real.Cour de Circuit, Nu IfilSfi.- Webster and Sons Limited, demanderesse vs iî.Ha v-moud défendeur.Le ISème jour d’octobre lülo, a onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 189fi rue Llurkc, un lu cité assister sans autre invitation.de "la guerre aérienne et ses émo- pbces a Montreal tions." pot HtUTr.Jeanne, 1 nn, enfant d'Alfred En projections luniinrnxes.on u'l$,';Vv,I'un’Çsn,rT ' Z2?.,,-.v At»»*'» i„ ORKM1.R, iMlfrid, 6 mol», rnfiitit d’Eu- \cirn pusHpi sut h toile fies 'Pboto* gtnt drrnW, plâtrier, ru** t*W§sta, 204.graphies des champs de batailles c.uahbonxkaT, Jules, 7 moi», ennmt do prises par M.Barintier du haut d’un j uharbonnenu, journalier, rue de» aéroplane, ainsi qu un filuti sensa- imQARinxs, Mareei, 5 moi*, enfant d'O-Uonnel arrive POfCHltnetlt d Kuro- ncsjardln*, journalier, rue Fnrayth* pe.Un programme musloal soigné] ajoutera à l'attrait de la soirée.dr JnsînVihîpmx tnni^i'eÇ ru" fimX.n-Les hillcts sont en vente cher.ni,re, sît.riranner frères.3 rue Notre-Dame ! “V'* Vinteur.4 mois, ennfnt d'Armand M.BARLATIER Granger frères, 3 rue No4re4)ame „11V 11# Ouest; Déon»! frères, 47 rue Sainte-! ofatVAts, o’imn Renaud, ta nn».veuve C.rrthoritM» Est; Bo'té, coin Sainte- de.Narcisse tferval*.Journalier, rue Cham- ‘"îoLY.'Vaul, 1 an.enfant de Joseph Joly, ^ pJiHrmjrirns 310^ Sain- memiiftirr.mt foAiidoin, ifl2.Ite-Calherine Est; Hurt eau.316 Soin te-Gathertne Est; J.H.Robert, 1185 Saint-Déni».¦ i» * "lu ¦ es W Us.» ¦ "I I ¦ , ISf®.AVOIR, Albert, 7 mois, enfant d'F.mtle Larole, Journalier, rue Beaudoin, 130.MEN ARP, Arthur, M ans, Journalier, A»!* le de la Providence.
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