Le devoir, 12 octobre 1915, mardi 12 octobre 1915
VOLUME VI—No 239 MONTREAL, MARDI 12 OCTOBRE 1915.DEUX SOUS LE NI ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 OO UNION POSTALE.*8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.S 1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédaction et Admi 43 RUE SAJNT-VI MONTREAL.Directeur : HENRI BOURASSA TELEPHONES : ADMINISTRATION : REDACTION x - FAIS CE QUE DOIS ! on; Mai» 7461 Mai» 7460 ENCORE LE “JOURNAL D’AGRICULTURE ” Le plaidoyer du “Soleil ’ Le Journal d’Agriculture a décidément le don de faire parler de Le renouvellement de son contrat d’impression, qui doit se faire d ici trois mois, fournit présentement le thème d’une polémique plutôt vive; il peut être matière à réflexions fort utiles — et assez instructives — pour le puMie.On se rappellera les faits.Le Journal d’Agriculture est imprimé par les propriétaires du Canada, organe officiel du parti libérât à Mont-vf -ii ^ I- 3 quelques semaines une discussion s’éleva entre M.Gaston Maillet, directeur de l'Autorité, journaliste d’assez fraîche date, et le susdit Canada.On y discuta copieusement !es avantages physiques des deux directeurs: M.Maillet est assez replet, M.Fernand Rinfret plutôt svelte, et cela prêtait à d’innombrabies pointes et ripostes que le public suivait d’un oeil distrait.Mais, un beau dimanche, le combat changea d’cene, si l’on ose dire.M.Gaston Maillet proposait tout uniment au cabinet Gouin d’imprimer *e Journal d Agriculture à dix mille piastres de moins que ne reçoivent les propriétaires du Canada.Il eût mis aux lèvres du Canada une ser-i ure dernier modèle cjue l’effet n’eût pas été plus direct, ni plus constant.Oncques depuis, te Canada n’a parlé de l’Autorité et de son "grassouillet” directeur.Le Soleil, par contre, vient à la rescousse du Canada — et du gouvernement — avec un article qui représente probablement la meilleure defense que les ministériels puissent offrir.* * * Dépouiîlé des gros mots qui ne prouvent rien, l’article peut se résu-•mer ainsi: 1 L offre de M.Gaston Maillet doit être écartée parce que M.Maillet ne possède point d’imprimerie et que, dans une entreprise aussi sérieuse — 1 impression et la distribution d’une revue dont lé tirage atteint les cent mille il importe de ne traiter "qu'avec des imprimeurs sérieux, offrant toutes garanties financières et aulres, pour la parfaite exécution de l’ouvrage à un prix raisonnable.” 2 La Patrie, qui seconde d*e façon plus ou moins directe la campagne de M.Gaston Maillet, fait acte d’hypocrisie puisqu’elüe-même jadis .i imprime le Journal d Agriculture dans des conditions moins favorables au public a approuvé de son vote en 1912, et cela est assez vrai.Le programme que M.McBride a soumis au peuple en 1909 et 1912, ne laissait en effet aucun doute sur ses intentions.Toute la province devait être reliée à Victoria et Vancouver par des voies ferrées dont le résullat serait d’activer le développement de la Colombie.Mais là comme ailleurs, l’électorat s’éprend beaucoup plus facilement des perspectives que’ des réalités, et il ne serait pas étonnant que la politique de chemins de fer de l’administration l’affaiblit beaucoup, après avoir été la raison principale de sa force.Il y a de plus la question de prohibition qui s’impose en Colombie aussi.M.McBride a promis récemment de consulter l’opinion publique à ce sujet.Le uarti libéral vient de faire de même, mais il ne manque pas de rappeler qu’il était favorable à la restriction du commerce de liqueurs alors que le gouvernement refusait d’agir en ee sens.i La campagne électorale qui ne peut guère tarder maintenant nous renseignera mieux sur les critiques de l’administration McBride.Elle devra être vigoureuse, car les deux partis ont un égal intérêt à triom-nher.Les conséquences de la défait" du cabinet McBride pourraient avoir tant de répercussion sur la situation politique générale que les libéraux ne négligeront rien pour les provoquer, ni les conservateurs pour les éviter.Jean DUMONT.LA VIE QUI PASSE.” CARNET D’UN FLANEUR MARDI.5 OCTOBRE.—LA MESSE DE REQUIEM POUR LES SOLDATS MORTS AU CHAMP D’HONNEUR.Plus stridente que le sifflement des balles et le ronflement des obus, plus éclatante que les claquements de la fusillade et le crépitement des mitrailleuses, plus puissante que l’explosion des bombes et le grondement du canon, une immense plainte s’élève des champs de bataille d’Europe et d’Asie : “Libera me.Domine, de morte aeterna.” Délivrez-notis, Seigneur, de la mort éternelle en ce jour redoutable.Votre main s'est appesantie sur nous.La terre est bouleversée par le feu et vous venez juger le monde en ce jour de votre colère.Du fond des abîmes nous crions vers vous: délivrez-nous, Seigneur ! Quid sum, miser, lune dicturus?Queni patronum rogaturus Cum vix justus sit securus?Malheureux, que pouvons-nous dire ?A quel protecteur aurons-nous recours nous qui avons péché, nous qui portons les crimes de notre patiie, quand le juste lui-même n’ose se croire en sûreté ?.“Libéra me.Domine!” Délivrez-nous, Jésus : Souvenez-vous que c’est pour nous que vous êtes a’ciui sur la terre ; c’est nous que vous cherchiez lorsque la fatigue vous força de vous arrêter sur le bord du chemin ; c'est pour nous sauver que vous êtes mort en croix.Tant (l’efforts pourraient-ils rester inu-liles ?.“Libéra me.Domine!”.Déli-vrez-nous, Seigneur, vous qui avez pardonné à la Madeleine repentante, qui avez exaucé le larron pénitent, vous qui nous avez laissé l'espérance.Oh ! quoique indignes, acccptez-nous dans votre bergerie et ne nous envoyez pas avec les réprouvés.Délivrez-nous.Seigneur, des flammes éternelles !.“Saltern vos, amici, miseremini tnei.” I’ll vous, du moins, qui fûtes nos amis, ayez pitié de nous!.Vous, notre patrie, pour qui nous avons donné notre sang, miseremini mei.Vous nos concitoyens, qui serez affranchis par notre mort, misere-mini mei.Vous, nos amis, pour qui nous avons été sacrifiés, miseremini nr.i.Voit „ nos parents, qui nous sur-v'v z ci nous oublierez, miseremini mei.Oui, morts glorieux, pauvres âmes angoissées, nous pensons à vous.Que Dieu vous donne le repos éternel ! Qu'Il vous arrnelie à la gueule du lion, vous qui nous avez arrachés à la servitude!.Qu'Il vous garde de tomber dans le noir enfer, vous qui nous avez sauvés de l’abîme!.Qu'Il fasse briller son éternelle lumière pour vous qui nous avez conservé radieux le flambeau de la liberté!.“Subvenitc illis.” Accourez, sainls cl saintes du Paradis, saints de la Patrie, saint MicheJ et Jeanne d’Arc, saint Edouard et saint Georges, (nielliez leurs Ames et les portez jusqu'au trône de Dieu."Hequiescnnt in pare, et lux perpétua luceat cis!” MEME JOUR.— LE SOIR, SUR LA PLACE D’ARMES, Il fait nuit, les globes électriques laissent tomber sur la petite place déserte une lueur bleuâtre, plus morne encore que la clarté lunaire, quelque chose comme une immense scène de théâtre qu'on verrait de la boite du souffleur ; les machinistes viennent de faire le i>kU| De chaque côté, les grands édifices des banques sont comme des portants perdus dans l’obscurité.Pièce de décor oubliée au milieu du plateau, Ghomedey de Maisonneuve reste impassible dans sa sérénité de pierre.et la façade de Notre-Dame, sombre masse en grisaille noyée d’ombre est un fond de scène romantique à souhait.Quel spectacle se prépare ici?.Ne vais-je pas apercevoir quelque capricante Esméralda poursuivie par un Quasimodo difforme?.Décidément, mon imagination déraille : voilà ce que c’est que de la laisser vagabonder trop à son aise.Heureusement que le gong du tramway qui dévale la rue Saint-Jacques vient me rappeler à la réalité.Je suis en plein Montréal du vingtième siècle et la basilique qui se laisse deviner n'est que le pastiche de la grande Notre-Dame médiévale.Voici cependant que s’ouvrent ses portails qui mettent comme des taches de feu sur la noire façade.Une grande vague d’harmonie remplit la solitude de ses houles sonores, et un lourd parfum d’encens se répand sur le parvis.Tout au fond là-bas, sous la voûte gothique, le* lignes du choeur se détachent en traits de flamme.L’n mouvement de vague se dessine sous la nef embuée.très lent d'abord, puis plus rapide à mesure ; et par les bouches de feu, comme une coulée noire de lave, le flot sombre des fidèles déferle sur la place qu’il submerge en un moment.Il se forme en courants qui se séparent et roulent vers les rues adjacentes ; il mante à l’assaut des tramways rudement illuminés dont les appels de cloche ne cessent plus et qui disparaissent les uns après les autres dans un roulement de ferraille et le sifflement des trolleys sur les câ-hl’s.Peu à peu cependant la foule devient moins compacte, les groupes se distancent et s’évanouissent à la file.Sous les voûtes de la basilique, les feux de lout à l’heure se sont as-sombris, puis s’éteignent tout à fait : les portails sont clos ; le parvis se fait désert, et la Place d’Ar-mes retombe dans l’immobilité de sa pénombre obscure.JEUDI, 7 OCTOBRE.PENSEE D’AUTOMNE.D'où vient donc ce sentiment qui lait que les gens en général et surtout les poètes, trouvent l’automne si triste ?Il ne connaît pourtant ni les frimas de l’hiver, ni les giboulées boueuses du printemps, ni les suffocantes chaleurs de l’été.Sa température est clémente et ses journées ensoleillées : il fait clair et i! fait doux ; le ciel est bleu et les nuits étoilées.Après les pénibles éclosions du printemps et les fatigants labeurs de son été, la nalure se repose dans la plénitude de sa maturité.Fière de son oeuvre accomplie, elle a quitté sa robe verte d’espérance pour revêtir le splendide manteau aux couleurs de la gloire.D’où vient donc la tristesse?d’où vient donc la mélancolie?.C’est que les jours se font plus courts et les nuits plus longues ; c’est que le matin le soleil a peine à dissiper la brume glacée qui s’étend comme un suaire ; c’est que les feuilles tombent.Si magnifique soit-elle, la fin d’un beau jour ne sera jamais qu’un déclin ; si nombreux et si élégants que soient les asiers qui peuplent les prairies et les bois, leur robe violette est une robe de deuil ; si merveilleux de coloris, si chauds do tons que soient les chrysanthèmes, ce sont des fleurs d’agonie, les derniers restes d’une vie qui s’éteint.Demain* c’est l'hiver ; demain, c’est la mort.Adolphe G0UA.HENRIJABRE Le télégraphe nous annomje c matin la mort, à plus de quatri vingt-dix ans, d’un grand savant qi vécut très modestement, mais doi l’oeuvre subsistera.Le nom de Henri Fabre neta entré dans la grande célébrité qi depuis quelques années, mais grand entomologiste a vu sa viei iesse entourée du respect de toui l'Europe et honorée des plus hau témoignages de sympathie.BLOC - NOTES On vient de fermer le canal Panama à la navigation.Les ébou! sont la cause de cette décision, L’< finira par triompher définitiveme de ces accidents, mais il en coûte beaucoup de travail et d’argent.Le “Journal of Commerce" est d'opinion qu'il n’y aura pas d'élection générale cetle année, et il en félicite le gouvernement.Le "Journal of Commerce” qui est rédigé par M.Fielding, ancien ministre dan* le cabinet Laurier,fait preuve île beaucoup de modération depuis quelque temps.la* ‘Tree Press" Je Winnipeg se défend de réflèter l'opinion du gouvernement NorrU lorsqu’il dénonce la présence du costume et des emblèmes religieux dans les écoles de la province.Ce qu'il veut, cilt-ü, c'est d’influencer Popiniou publique qui, à son lour, agira sur le gouvernement.Le but est it même, «n somme et le moyen montre bien l’esprit qui anime lès organes de l'opinion publique anglo-canadienne., LE PASSANT. t LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 OCTOBRE 1915 VOL.VI.— No 239 .~ m .—m* — m .A ¦ t CHOSES MUNICIPALES ! t-A.ns-MUNi* IA LUTTE CONTRE L ALCOOL ifiÜDcËT D?in fallait FAITS-MONTREAL Une grande foule assiste, hier soir, à une assemblée en faveur de la prohibition à Lachine.—Discours de MM.les abbés Lavergne et Desrosiers et de MM.les Dr Gauvreau et Beaudoin.L’AN PROCHAIN Y PASSER! LES ADMINISTRATEURS MUNI- POUR EVITER UNE COLLISION g CIFAÜX S’EFFORCENT DE LI-j MITER AU CHIFFRE DE CETTE i ANNEE LES DEPENSES MUNI- Environ 500 citoyens de Lachine ont assisté hier soir à une assemblée en faveur de la prohibition (jui a été tenue dans la station de pompes de la 10e avenue.On sait H IS5 “ New Sherwtn W 55 Can.Loco.53 Si ” ofd.90 “ pfd.Crown Res Spa.Rir.Co “ pfd.5 35 "H Dét.KI Ry.62 at.Co.of c.“ pfd.«s Dom C.Co.98 87 Doiu.T .pfd 95 92 Tor.Ry .m Rom.S.Cor.4SK 48 Tooke Bro 16 Dom Part, 120 “ pfd.Dom.T C.74 73 Tuck.Tob.29 “ Pfd.101 “ pfd.90 Dul.S.S.&A Twin City, “ pfd.Dul.6UO.H.Cau.Po.GouldM’fg *• pfd Goodw.Co “ pfd.Hill.Collie.111.Trac.pd I.aur.Com.Ie.el.WiLC.“ pfd MacDo.Co.Mack Cm.“ pfd.Mex.L.&P.pfd M.& R.-P.u .nfd MX.H.&P Mt.Cot.Ltd “ pfd.Mon.Tr.Co Mtir.Tram Nipiesiag 65 26 75 M3 192K 120 il 10 2224 51 99 140 220 — — “ pfd.|.Winn.Ry 180 Banques — Br.No.Am.Commerce Dominion.Hamilton.Hochelaga Impérial.Merchaa ts Molson».Montréal.Nationale.Nova-Scoti Ottavro- Québec- Royal.Standard.Toronto.Union.145 203 149 210 180 201 234 ’2Ô1 lio” i 221)nt ,» donn.r la p»lnf au itiolnn de fumer du BON TABAC.Il n>n roùtr paa plu.char «t crux qui Ira approchent n'ont paa a a« plaindre d'odeura fortea rt déaairréablea.Noa tahaea CONTANT & BILLY fermentea à point, d'aprèa Ira m.illeura procédé,, n* chauffent point la langue, n'ont ni goût âcre, ni goût de Tort, et poeaédent un arôme délirât qui fait lea déliera dra fumeora.feet pourquoi leur vogue grandit de Jour en Jour.Cheque paquet renferme un roupon qui voua donne droll à do magnifique.prlmea.UN CERTAIN NOMBRE DE PAQUETS CONTIENNENT DES PIECES DE MONNAIE.VARIANT f)K 10 A 60 SOUS.LA CIE DE TABAC EXCEL’ 227.MAISONNEUVE.Tél.Est 1103 V0T^_ -r,o239 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 OCTOBRE 1915 NOUVELLES DU MATIN ET DE L'AVANT DERNIERE HEURE LA ROUMANIE EST AVEC LES ALLIES Paris, 12.— Une dépêche spéciale de Rome annonce que le gouverne ment de la Roumanie a donné l’assurance au cabinet italien que la Roumanie entrera prochainement dans la guerre, du côté des Puissances de l'Entente.Cependant, la Roumanie choisira elle-même le moment de commencer les opérations contre les Austro-Allemands.BISBILLE ENTRE BULGARES ET BOCHES Rome, via Paris, 12.— La Bulgarie est entièrement entre les mains des officiers allemands, dit le correspondant du “Giornale d’I-talia”.Au dire de ce dernier, le baron von lier Goltz, le fils du feld-maréchal de ce nom, qui est attaché militaire à Sofia, s’est pris de querelle avec le premier ministre, M.Radoslavoff, demandant que l’Allemagne attaquât la Serbie la première, et le baron désirant que la Bulgarie prit d’abord l’offensive.Le correspondant ajoute que plusieurs régiments se sont mutinés, et ont quitté leurs quartiers en chantant l’hymne national russe.CIVILS TUES A BELGRADE NOMBRE DE FEMMES ET D’ENFANTS ONT PERI.— LA BATAILLE CONTINUE SUR LES; HAUTEURS AVOISINANTES ET MEME DANS UN FAUBOURG ! DE LA VILLE.LES AUTRICHIENS SONT REPOUSSES LES TROUPES ITALIENNES DETRUISENT PLUSIEURS DE LEURS OUVRAGES DEFENSIFS.Rome, 11, via Paris, le 12.— L’é-tat-major italien a publié aujourd’hui le Communiqué suivant: Dans la zone située entre la vallée de l’Adige et Brenta, surtout à la tête de Valdassa, des détachements de nos troupes ont fait l’assaut des positions ennemies avec beaucoup d’élan.Nous avons détruit ou endommagé les ouvrages défensifs de l’ennemi et repoussé certaines parties de ses troupes.Nous avons fait quelques prisonniers, dont un officier.De son côté, l’ennemi a attaqué dans la nuit du 10 au 11 nos positions du Mont Ma-ronia, à Malgapoverna et Alla, sur le plateau nord-ouest d’Assiere.Nous l’avons repoussé avec perles.Sur le plateau du Carso, on rapporte des avances de peu d’importance par nos troupes, particulièrement dans la région du bois appelé Ferro di Cavallo.” FEU MADAME MAGLOIRE LANCTOT Le huit octobre, mourait, au couvent des Révérendes Soeurs de la Providence, 360, rue Sainte-Catherine Est, entourée de plusieurs de ses enfants et munie des sacrements, madame Magloire Lanctôt, dans sa Büème année.La défunte, n/ée (Angélique! Raymond, appartenait à une vieille famille de l’Assomption ; elle était la petite-fille de Laurent Leroux, qui accompagna MacKenzie et avec qui il,découvrit le Grand Lac des Esclaves ; il y construisit le Fort Résolution, en 1784.et revint se fixer à l’Assomption.Elle était la veuve de M.Magloire Lanctôt, magistrat de district à Saint-Hyacinthe, ancien membre de l’Institut Canadien et auteur du “ Livre du Magistrat ”, souvent cité devant nos tribunaux.Elle était la mère de MM.Charles et Armand Lanctôt, de Saint-Hyacinthe ; de Pierre Lanctôt (décédé), de Henri Lanctôt, pharmacien, de cette ville, et de madame Euclide Mathieu, de Montréal, de madame E.de Lottinvillo, de Saint-Hyacinthe, et de madame H.Fritzen, de San Francisco, Gai.Les funérailles ont eu lieu, hier matin, au couvent de la Providence et le deuil était conduit par ses fils, Armand, corge et Henri Lanctôt, et par ses petits-fils, Gustave Mathieu, Frank Curran, Paul Richer, Paul et Raymond Lanctôt.ETUDIANTASSAILLI UN CARABIN EST BATTU A COUP DE BATON, AU COURS D’UNE ECHAUFFOUREE A QUEBEC.SENSATIONNELLE LUTTE AERIENNE UN AEROPLANE FRANÇAIS, CHARGE DE BOMBES DE 90 MILLIMETRES, EST ATTAQUE PAR UN BIPLAN ALLEMAND.— L’AVIATEUR FRANÇAIS EST BLESSE.Paris, 12.— Au cours de la récente offensive des Alliés dans la Champagne, une bataille à sensation a eu lieu entre un aéroplane français chargé de bombes de 90 millimètres et un biplan allemand à double moteur.La machine française venait juste de s’élever pour aller détruire une ligne de chemins de fer située en arrière des lignes allemandes, lorsque le Taube surgit de derrière un nuage.La bataille aérienne commença immédiatement.Malheureusement, la mitrailleuse française se détraqua immédiatement et ne put être utilisée.“Plongeons”, commanda l’observateur au pilote.La machine effeclua un plongeon rapide et gracieux, mais l’Allemand imita la manoeuvre et continua de voler autour du Français, nue le poids de ses bombes inrommodait fortement.Ayant déchargé toutes les balles de sa carabine, le Français réfléchit que s’il atterrissait brusquement, ses bombes feraient explosion, et qu’il fallait en enlever les fusées pour sauver sa vie.Il se mit froidement à cette besogne, et avait juste lerminé lorsqu’il reçut une balle dans le dos et une autre dans le poignet.En même temps, le pilote était blessé à l’oeil par un éclat de l’héliee frappée par une balle, puis par une balle à l’abdomen, et il s’évanouit.Alors, l’observateur saisit les leviers et descendit la machine en dedans des lignes françaises.Les deux aviateurs ont survécu à leurs blessures et seront probablement décorés de la Légion d’Hon-neur.M.T.-C.CASGRAIN A FRASERVILLE IL DECORE M.A.RICHARD, GARDIEN DU PHARE.DE LA MEDAILLE DE LONG SERVICE.(De notre correspondant) Québec, 12.— Les étudiants de Montréal, et ceux de Québec, dont ils étaient les hôtes depuis samedi, ont eü maille à partir avec la police et les soldats et il en est résulté une bagarre en règle dont nlu-sieur.s, de part et d’autre, sont sortis passablement éclopés.Un étudiant en médecine du nom de Aimé Fortin, qui se trouvait à l’angle des rues S.-Jean et Garneau, a été brutalement assailli par un policier qui lui asséna un coup de bâton à la tête, lui causant une blessure qui nécessita les soins d’un médecin.Il est probable que l'étudiant blessé déposera une plainte contre son “agresseur.CDe notre corresD^Bittnti Québec, 12.— De Notre-Dame du Lac où il a tenu une assemblée, dimanche.M.Casgrain, ministre des Postes, est allé à Fra' erville où on lui a fait, hier, une belle réception.L’assemblée eut lieu à la .salle Du-bé.Elle était présidée par M.Malcolm Fraser, ex-maire de l'endroit.Accompagnaient M.Casgrain : M.Léo Bérubé, député de Témiscoua-ta à la Législature provinciale, MM.A.J.Turcotte, ascien député, :1e Dr Paquet, député de TIslet au parlement fédéral, J.L.Devault.C.Blon-din, D.Dioqne, H.Dionne, Nap.Jean, Didace Côté, N.Léveille, S.C.Rioux, J.P.Michaud.M.Bélanger, Maurice Dupré et Onésime Gagnon, avocats de Québec.Après avoir décoré de la médaille de long service M.Alf.Richard, un vieux gardien de phare de Fraserville, le ministre des Postes parla de la guerre.MM.Onésime Gagnon, Léo Bérubé et M.Cimon parlèrent ensuite.Hier soir les «citoyens de Fraserville ont donné un banquet en l’honneur de M.Casgrain.C’est.M.Led Bérubé qui y présidait.SENTENCIES Le juge Lanctôt a prononcé les sentences suivantes à l’ouverture de la Cour des Comparutions, ce malin : Ferdinand Tremblay, convaincu de cambriolage un an de prison, vu ses mauvais antécédents.Max ' ' ''J:” cambriolage, 6 mois Londres, 12.— “Plusieurs habi- ! tanls civils de Belgrade, particulièrement des femmes et des enfants ont péri dans le bombardement austro-allemand”, écrit le correspondant du “Daily Teleg aph” à Nich.Il ajoute que les troupes allemandes se tiennent le long de la rivière Danube et que les Autrichiens gardent le front des rivières Deina et Save.LES SERBES MAITRES D’EXCELLENTES POSITIONS.Paris, 12.— Le correspondant du “ Matin ” à Nieh écrit en date de dimanche, que bien que Belgrade ait été évacuée, les engagements se continuent très vifs sur tes collines avoisinantes dont quelques-unes ont été prises et reprises plusieurs fois.“L’artillerie des deux côtés, dit la dépêche, tire sans répit depuis trois jours.Les Serbes ont obtenu l’avantage de nouveau, ce matin, quand ils se sont rendus maîtres d’excellentes positions près de Top-cider et ont repoussé les Allemands dans un faubourg de Belgrade, appelé grand Vratchar, où une lutte terrible se continue.“Les envahisseurs ont lancé plus de 40,000 obus sur Beilgrade n’épargnant ni les hôpitaux ni les églises.Les synagogues ont été détruites et Jes familles juives qui s’étaient réfugiées en ces endroits sont restées enfouies sous les décombres.L’artillerie française a pris part à la défense de la ville.Les Anglais avec de lourds canons ont infligé des pertes sérieuses aux Allemands et ont couié deux monitors.BULLETIN DE NISH Paris.12.— Un bulletin officiel serbe publié dimanche à Nich au sujet des opérations du 9 sur le front du Danube et télégraphié par l’agence Havas, est comme suit : “Il y a eu des combats désespérés pour les positions au sud de Ram où nous avons repoussé toutes les attaques de l’enincmi.Nos troupes ont pris l’offensive entre les rivières Mala va et Morava rejetant l’ennemi sur la rive du Danube et prenant trois mortiers et quatre mitrailleuses.“On a empêché le passage de la rivière entre Semendria et Godou-mins.Un détachement qui avait réussi à passer près de Semendria a été partiellement annihilé par le feu de notre artillerie et le reste de la troupe fut rejeté dans Je courant.“A Belgrade, à la suite d’une intense canonnade, l’ennemi a essayé de prendre d’assaut le Grand Vratchar et Dedigne mais a été rejeté avec de lourdes pertes devant le Grand Vratchar et rejeté hors de Dedigne par une contre-attaque après avoir perdu une partie considérable de sa force.“L’ennemi a continué des efforts sans succès pour se rendre maître de nos positions du côté de Sea-brezre et Krtinska.Nous avons repoussé d’autres attaques à Machva du côté d’Obrenovstz et à Bitua.“Sur le front de la Drina, plusieurs détachements d’austro-allemands ont franchi la rivière entre Tsara Betra et Badovintze mais ont été incapables d’avancer.Nous avons maintenu nos positions.” VINGT TROIS ACCUSES Pas moins de vingt prisonniers ont été traduits devant le juge S.-Cyr, en Cour des Comparutions, ce matin.Sur ce nombre huit matelots qui avaient déserté du “Cassandra” ont vu leurs sentences suspesducs â condition de retourner à bord de leur vaisseau, qui devait partir à midi.Un nommé Joseph Poplis, qui se prétend âgé de 18 ans, bien qu’il paraisse en avoir tout juste lô et sur qui pèse pas moins de 4 accusations de vol, dont une de 1200.00 portée par son père a été renvoyé de la Cour des Jeunes Délinquants à la Cour des Comparutions.GILLETTS PERFUMED LYE - ^ Ç1 A WÆ LA PROPRETE j= |§f DES ÉVIERS DES CABINETS D’AISANCE,DES BAINS DES ÉGOUTS.ETC.EST D’IMPORTANCE VITALE POUR LA SANTÉ.Urcu OHmna-Wl CiMCNDN» '«*'«* ** ^GJLlETT COMPANY LIMITÉ [Ü Toronto ont.L’APPROVISIONNEMENT DE LA RUSSIE IL DOIT SE FAIRE AL JAPON, AUX ETATS - UNIS ET AILLEURS.L’ATTITUDE DE LA GRECE LE PREMIER MINISTRE ZALM1S DECLARE QUE SON PAYS GARDERA.POUR LE PRESENT, UNE NEUTRALITE ARMEE.— UNE 'REPONSE DE M.VENIZELOS.Londres, 12.— M.Zaimis, le premier ministre, a informé la chambre hellénique, hier, que pour protéger ses intérêts essentiels, la Grèce “gardera pour le présent une neutralité armée”.Voilà ce qu’on mande d’Athènes à l’agence Reuter.Le premier ministre a jouté que la politique du ministère s’adaptera aux évènements à mesure qu’ils se produiront, et il a exprimé la conviction que l’opinion publique supporte absolument le ministère à l’heure présente.Dans sa réponse, M.Venizelos, ancien premier ministre, a répondu ; Personne ne songe à créer des difficultés internes dans la présente crise.La Chambre supportera le gouvernement aussi longtemps que la politique du gouvernement ne s’éloignera pas des principes qu’elle a déjà adoptés et revendiqués puises votes sous mon .administration.La question n’est pas de savoir si nous allons entrer en guerre, mais plutôt de déterminer le moment où nous allons y entrer.De toute façon, nous ne devrions pas laisser la Bulgarie écraser la Serbie afin de 'pouvoir ensuita nous attaquer de toutes ses forces.I.’à me nationale nous crie qu’il est de notre intérêt que la Bulgarie soit écrasée.Si la Bulgarie triomphait, l’hellénisme serait définitivement vaincu.T,a Chambre s’est ensuite ajour née jusqu’à lundi.CANADIAN, PACIFIC Pourquoi ne faitee-voua paa la CHASSE dans les LAUREN-TIDES ou le District de la GATINEAU Faites venir une copie dea Lois sur la chasae QUEBEC EN CINQ HEURES Ls.Place Viger à 1.30 p.m.tous les jours.Ar.à Québec à 6.30 p.m.tous le» jours.Wagon-buffct-palais-observatoire ouvert à 12.45 p.m.Aussi à 0.00 a.m.i*t 11.30 p.m.agons-puiais et wagons-lits ordinaires.Motel Windsor- Gorea r?a VLaor o* Mo I- ‘Sua W COMPAGNIE DES 1 HAMMS DE MONTREAL de prison.Orner Bougie, recel.3 mois de prison.Pierre Charbonneau, vol à l’étalage, 15 jours de prison.Londres, 12 octobre.— Le correspondant du “Times” fait une revue de la situation dans l’Est.La Russie, dit-il, ne s’attendait pas à une guerre de plus de 6 mois.Elle avait assez d’argent, de munitions de guerre et plus d’hommes qu’il en fallait pour une telle guerre.Mais elle n’était pas préparée pour une lutte aussi prolongée et aussi âpre.Elle travaille durement pour satisfaire à la demande de munitions, mais elle ne possède ni Je matériel, ni la main-d’oeuvre, ni la faculté d’adaptation industrielle pour soutenir efficacement son armée.Elle est sous la dépendance de l’aide étrangère et doit s'approvisionner au Japon, aux Etats-Unis ou ailleurs.Ainsi le problème devient surtout un problème financier.Il faut se rappeler que les roubles russes subissent une dépréciation de 40 pour cent, tpie la Russie ne retire rien de la 'ente des alcools et très peu sur les tarifs d’importation ; elle a en outre de grandes difficultés pour acheter en Amérique.Pour le moment elle continue à se suffire à elle-même.La solde des troupes et les factures de l’année sont payées avec une remarquable ponctualité.Le sentiment général est que tout arrivera à point dès que les Dardanelles seront enlevées, mais ceux qui sont au courant de la situation véritable, savent quelles sont les graves difficultés financières qui attendent la Russie pour reconquérir le terrain perdu et reprendre une offensive vigoureuse.Parlant de l’énorme perte de la Russie en hommes, le correspondant du “ Times ’’.dit qu’elle est indubitablement beaucoup plus grande qu’on ne s’en doute.Aucune liste n’est publiée et il est difficile de s’en faire une idée exacte d’après les dénombrements publiés au jour le jour.Il y eut un terrible massacre pendant la guerre Russo-Japonaise, mais dans celle-ci il faut prendre comme base un barème cinq fois plus élevé.On enrégimente maintenant un grand nombre de jeunes gens qui ne s’attendaient pas à servir et que les parents croyaient absolument à l’abri.Le fait de leur appel coïncide avec la prise de possession du grand commandement par l’empereur Nicolas: c’est un exemple de plus de la détermination de la Russie de toul immoler sur l’autel de la patrie.-—s*- SECOUSSE SISMIQUE Rome, 11, via Paris, 12.— On a perçu une secousse sismique à Reggie Nell’Emilia, à minuit.On n’a signalé que des dégâts et aucune perle de vie.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 1388.Marie Louise Gagné, fille majeure, et usant de ses droits, de la cité et du district de Montréal, et Adolphe Gagné, employé civique du même lieu, demandeurs, vs Hollis S.Stevenson, de la cité et du district de Montréal, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 5 octobre 1915.T.Dépatie Drép.-Protonotaire.S.-Ger-maln, Guérin et Raymond, procureurs des demandeurs.PROVINCE PE QUEBEC, district de Mont-réal.Cour de Circuit, No 14299.Mûrit Tenenhouse, commerçant, de Montréal, demandeur, vs .lor Estrin, du même lieu, défendeur.Le 21ème jour d’octobre 1915, à dix heures de ravant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1375 rue ('adieux, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.1.A.S.-.lean, H.€.S.Montréal, 12 octobre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont* réal.Cour Supérieure, No 1745.— G.La-pierre et al., demandeurs, vs De Emma I Smith, épouse d'Eugène Cooke, et le dit | Eugène Cooke, défendeurs.Le 21ème jour d’octobre.1915, è dix heures de l’avant-i midi, au ci-devant domicile des dits défen-I
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