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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 15 octobre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-10-15, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 242 MONTREAL, VENDREDI 15 OCTOBRE 1915 ABONNEMENTS • • Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS 85.00 UNION POSTALE $8.00 Edition Hebdomadaire CANADA $1 00 ETATS-UNIS $1 BO UNION POSTALE $2.00 DEUX SOUS LE NUMERO LE DEVOIR Rédadè ^ .Administration : 43 TELEPmm INT-VINCENT '5 5- ITREAL 2.S 3 S.3 Ë - Sm unE*kj i ADMINISTRATION *.Main 7461 REDACTION î » Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l U 6UERBE, SOURCE D’INIQUITÉ Thmim! C°pflit/S violents dévoilent les turpitudes et les hypocrisies d( nomme.En temps de guerre, !a nature humaine révèle l’illogisme dt ses passions.Saisis par l’ardeur du combat et la soif du triomphe, peu-pies et factions jettent le masque des conventions et s’affranchissent de tende regie de morale, d’équité et de logique.On ne songe plus qu’à une chose: terrasser l’adversaire, physiquement, le calomnier, moralement ans 1 horrible hécatombe d’humanité qui ensanglante la scène di monde et glace le sourire sur les üèvres les plus cyniques, il y aurait de quoi s amuser à mettre en contraste les jugements contradictoires que poiteni les orateurs et les écrivains des nations en conflit sur les acte; absolument identiques de leurs gouvernants et de leurs chefs d’armée sui les agissements de leurs alliés et de leurs ennemis.Prenez les seuls journaux du Canada, tous, ou à peu près tous, inspires par la presse anglaise et française; et comparez les opinions qu’il; expriment sur les crimes des nations en conflit.L’Allemagne ouvre la série en violant la neutralité de la Belgique La presse canadienne dénonce avec raison cet attentat au droit de; nations.A un an de là, la France et l’Angleterre violent la neutralité de la Grèce: la même presse applaudit.L Italie, alliée de 1 Allemagne et de l’Autriche, déclare sa neutralité; puis, au moment qu’elle juge favorable à ses intérêts, entre dans le conflit, du côté de la 1 riple Entente.On acclame son patriotisme.La Bulgarie, froidement sacrifiée par l’Angleterre et la France au lendemain de la guerre libératrice des Balkans, dont elle a porté le poids principal, déclare également sa neutralité; puis, au moment qui lui semble favorable, elle se jette du côté où elle croit, à tort ou à raison, trouver sa revanche et icprendre les conquêtes dont tes calculs des grandes nations l’ont frustrée : on crie à la trahison, à la fourberie, à la “vente” de Ferdinand à l’Allemagne.Le gouverneur allemand de la Belgique consigne le Cardinal Mercier dans son palais: on proteste hautement contre cette contrainte tyran-nique imposée à un Prince de l’Eglise.On fait appel à l’indignation des c-.ihoiiques du monde entier.Les Russes, conquérants de la Galicie, s emparent de Mgr Sheptycki, archevêque de Léopold, et l’enferment dans une prison inconnue; ils chassent les prêtres catholiques, les remplacent par des popes russes et forcent les Galiciens, à coups de baïonnette, à subir un enseignement schismatique: la presse patriote fait silence — les Russes sont nos alliés dans la conquête de la “liberté” et de la “tolérance”.* * Mais l’hypocrisie la plus subtile et la plus naïve à la fois, c’est bien celle de 1 accueil fait par îes journaux à étiquette catholique aux directions données par le Pape pour hâter la fin du conflit.Qu’en h rance, où la nation lout entière lutte pour son existence, mise en péril par les ambitions effrénées de la Russie, de l’Allemagne et de l’Angleterre, les catholiques les plus sincères n’écoutent que d’une oreille distraite la parole apaisante du Souverain Pontife, on le comprend: c’est humain, c’est naturel.Encore devrait-il être permis de croire et de dire qu’en se rapprochant davantage du Pape, la France n’aurait rien à perdre, même dans l’ordre temporel.Mais ce qui est moins excusable, c’est qu’au Canada, loin du péril, des journaux qui ne négligent aucune occasion de flagorner les évêques et le clergé, qui font même une large place à la littérature cléricale et aux expostulations dévotes, entre deux bons marchés tripotés avec les politiciens et quelques profitables trahisons nationales, grassement payées par les clients d’annonces anticatholiques et antifrançais, ne perdent aucune occasion de dénaturer la pensée et la parole du Pape et d’en faire des armes de combat au profit des seules nations dont le Canada s’est constitué le satellite.Ce qui est plus méprisable encore, c’est l'allure des journaux qui se sont donné pour mission de dénoncer les “tendances dangereuses” de tous ceux qui ne jugent pas à propos de sacrifier les traditions les plus respectables de la nation et ses intérêts les plus précieux, et qui font pratiquement cause commune avec la démagogie régnante en subordonnant la pensée du Pape aux calculs des impérialistes anglais et des politiciens du Canada.“La paix ne régnera que lorsque l’Allemagne sera pulvérisée”, clament tous ces organes de la démagogie.C’est le cri, facile à lancer, de la passion aveugle et brutale.La vérité, c’est que, de quelque côté que Dieu fasse pencher la victoire, la paix et la justice ne régneront que le jour où les dirigeants enseigneront à tous les peuples à gouverner leurs propres actes et à se juger les uns les autres d’après les mêmes règles c’2 morale et d’équité.Henri BOURASSA.UNE AUTRE SORTE On trouvera ailleurs le texte de la lettre adressée à la St.James Literary Society, par M.l’abbé Chartier et le compte rendu de la réunion tenue hier soir par cette même société.La semaine dernière, on avait entendu, avec M.le lieutenant-colonel Hibbard et M.Ewing, la voix d’une certaine sorte d’Anglo-Canadiens ; on a entendu hier la voix d’une, autre sorte — celte qui se rattache aux vieilles traditions britanniques, et cette voix a sonné très haut et très net.La Jettre par laquelle M.Dale, professeur à McGill, demande à la Société de retrancher son nom de la liste de ses conférenciers est au moins aussi rafdc de ton que celle de M.l’abbé Chartier.Votre attitude est mesquine et contraire aux habitudes des gentilshommes—paltry and iingentlcmanly — dit-il aux membres de la majorité.M.Jacob DcWitt, l’un des anciens de la Société, déclare que l’attitude de la majorité fait peser sur lui.en sa qualité de membre, un stigmate insultant et donne sa démission.M.W.T.Castie qualifie de prussienne la tnentalité de, la majorité et M.Harry A.Jones s’exprime dans le même sens, dit la Gazette.M.John Beard, membre du comité exécutif, développe ce thème et évoque, lui aussi, le souvenir des méthodes prussiennes.C’est le souvenir du reste qui paraît être venu spontanément à la pensée de tous les critiques, sans qu’ils se soient préalablement con-certés.Germcmlikc, disait M.l’abbé Chartier, Pnissianlike, disait M.Bourassa; Germanlike et Pnissianlike, disent pareillement les membres démissionnaires et protestataires.Mais cette protestation même, faite dans les circonstances que l’on sait, démontre que le vieil esprit britannique n’a pas encore complètement cédé à l’esprit prussien, et que l’on peut compter sur son réveil.Et c’est un excellent symptôme.Orner HEROUX.ENCORE 100,000 HOMMES Le Star de Toronto, l’un des journaux des plus modérés peut-être de toute la presse anglo-canadienne, n’est cependant pas encore satisfait de l’effort actuel du Canada dans le conflit européen.“Dans quelle mesure le Canada va-t-il participer à la guerre?” écrit-il dans son édition d’avant-hier.“Nous y participons, mais seulement dans une petile proportion de la force que d’autres peuples pnnemis mettent contre nous.Pourquoi ne pas nous y jeter com-nvc les autres, particulièrement nos ennemis, de toute notre valeur et notre volonté de ^vaincre?Les bureaux de recrutement sont ouverts à Toronto et ailleurs, mais il n’y a pas d’appel général.Les hommes s’enrôlent aussi vite qu’on le demande, mais il n’y a pas encore eu de recrutement général comme dans la mère-patrie.L’on n’a pas encore créé l’impression qui résulterait d’une déclaration que le Canada va recruter immédiatement 100,000 hommes pour envoyer en Europe, le printemps prochain.” Même du point de vue le plus impérialiste, l’attitude du Siar doit paraître exagérée.Peut-on enrôler cent ruilîe hommes additionnels au Canada, sans compromettre sérieusement la production canadienne, aussi nécessaire au succès des Alliés que les soldais eux-rnemes?Nous en doutons fortement.Si le nombre des sans-travail a considérablement diminué depuis quelques mois, c’est que la production demande plus de bras.Or si on les enlève à l’agriculture et à l’industrie, comment celles-ci pourront-elles produire davantage?EÎ si la production diminue, où prendra-t-on l’argent pour payer les frais de cette nouvelle armée?Car la question financière n’est pas à dédaigner.Pour entretenir l’effectif de ICiO.OOO hommes durant un an, nous avons dù emprunter 100 millions.11 faudra faire de même l’an prochain.Notre dette marche rapidement vers le milliard.L’on peut toujours trouver l'argent en y mettant le prix.Mais ce n’est pas tout de toucher le capital, les intérêts qui restent à payer méritent qu’on y réfléchisse sérieusement.Et puis, il y a d’autres obligations encore: fonds de secours, pensions, etc.J.D.BILLET DU SOIE.DEUX ESTHETES fis discutaient avec toute l’ardeur de leur vingt ans.—Tous aime: le son des orgues ?dit l’un.—Beaucoup, reprit l’autre, — de même que le son du cor, le soir, au fond des bois.—IVe plaisantez pas, cher ami.L’orgue est mon idéal en musique, pourvu bien entendu que ce que l'on joue à l’orgue soit de l'orgue.—Allons donc ! Peut-on jouer sur cet instrument de ta musique qu’il ne puisse rendre ?t—Vous êtes candide, mon cher.A 'avez-itous donc jamais assisté à une inauguration ?Là vous auriez entendu les extras de l'orgue : des voix humaines, des flûtes pointues, des chalumeaux rustiques.des fugues de Bach régistrées avec une recherche inouïe.Ces soirs-là, il faut tout sortir.—C’est une démonstration.—Kaléidoscopique.—Sans doute, puisque l’orgue est, en fin de compte un orchestre.—Soit ! mais de quel théâtre, s’il vous plaît ?—Du théâtre universel, parbleu ! Ne dit-on pas qu’il est le roi des instruments ?-—Ah ! non, il ne faut pas me la faire avec ce vieux cliché.On a déjà dit ça du violon, je crois.C’est un compliment qui plaît singulièrement aux violonistes.—Alors qu’est-ce que l’orgue ?-—Le Pape des instruments, le mot a été dit déjà.Il doit instruire, édifier ; il lui sied mal de sortir de sa dignité pour amuser les foules.—Tout ça, c’est très joli.Des mots ! des mots ! ! Il faut avant tout, mon cher, que la musique plaise au public.¦—C’est ce que pensent les bourgeois .—Ce n’est pas en cela qu’ils ont tort ! Ils allaient se prendre aux cheveux.J’ ai cru bon de m’esquiver.ARTHAL.LA “S.JAMES LITERARY SOCIETY ” LA LETTRE DE M.L’ABBE EMILE CHARTIER Voici le texte de la lettre de M.l’abbé Chartier, lue hier soir, à la séance de la St.James Literary Society ; Montreal, October the 13th, 1915.Committee and membership of the ST.JAMES LITERARY CLUB, through John Bryson Esq., Assistant Secretary, 59, Beaver Hall, City.Gentlemen of the Committee and membership, I hoped the account of the unconceivable action taken against Mr.Bourassa, which appeared in Ihc GAZETTE’S issue of the 3th instant, would immediately be denied.It has not been yet ; for / cannot accept the letter written by Mr.Hibbard to the same newspaper on the 11th as a denial, but as an insult to any intelligent man whether of English or of French descent.I must then hold my part in the play.The reason for which Mr.Bourassa has been refused the audience of the Club cannot be his views concerning our relations with the Empire.It would be impossible to understand what a literary club has to meddle with his theory about imperialism nor what reason it affords for expelling in a Germanlike way an invited lecturer, specially when one considers that the motto of the Club reads Permitte lucent and that his principal opponent, Mr.Hibbard, has been allowed to utter, according to the aforesaid account, “a most imperialistic speech”.Then, the action taken against him must find its explanation in the ideas of the orator on the bilingual problem in Canada.This being so, I deem it a duty for me, imposed by simple honesty, to make known to you thal, putting aside as he does the so called political face of this latter problem which is below outreach, I stand towards it on the same platform as Mr.Bourassa.Consequently, if Mr.Bourassa cannot please the Club with an address on so actual a problem as bilingualism, it would be absolutely impossible for me to call their attention upon a subject of a mere historical interest as French Canadian literature.Therefore, in order to prevent the majority of the Club from giving a second proof of their staunch narrowmindedness in taking a like action against me, I beg yon to cancel from your syllabus the lecture I had been invited to deliver before the Club, on February the 10th, concerning the literature of the Frcnch-Canadians.I pray the members of the minority to accept my esteem and, wishing that such an unpleasant incident shall never happen again, l subscribe, Yours truly, EMILE CHARTIER.LA DISCORDE EN ANGLETERRE Après leur échec en Orient, les diplomates de l’Entente ont eu une mauvaise presse.En France, M.Delcassé n’a pas voulu affronter la tourmente parlementaire ; ou bien il n’a pas cru que la collaboration avec les alliés de la France était encore possible pour lui : cette opinion parait confirmée par le fait qu’il a donné sa démission au retour d’un voyage en Angleterre et par l’insistance avec laquelle, au cours de ses explications à la Chambre, M.Viviani a déclaré que l’action de la France est subordonnée à l’entente avec ses alliés.En Angleterre, sir Edward Grey est le point de mire des attaques les plus virulentes, qui n’ont pas tardé à s’étendre à tout le gouvernement et sont la source de polémiques où les passions politiques se donnent libre carrière.Dans ses explications aux Communes, hier, le secrétaire pour les affaires étrangères a dédaigne de répondre à ces attaques.Il a exposé avec calme et mesure la situation diplomatique, et ses déclarations ne contiennent rien qui ne soit déjà connu.Seulement, il a fait ressortir l’opposition qui existe entre l’objet poursuivi par les puissances de l’Entente et le but visé par l’alliance germano-turque: d’une part l’union des peuples balkaniques, d’autre part la guerre entre ces peuples.C’est cette dernière alternative qui Ta emporté, les puissances de l’Europe centrale ayant fait à la Bulgarie, aux dépens des Etats voisins, des promesses qui ne comportaient pour ceux-ci aucun avantage correspondant.“On nous avait déjà fait entendre, dit sir Edward, que pour obtenir l’union des Balkans, il faudrait faire à la Bulgarie certaines concessions, particulièrement en Thrace et en Macédoine.Les Alliés étaient prêts à faire tout en leur pouvoir pour les assurer à la Bulgarie, mais pour oblenir le consentement de la Serbie et de la Grèce, il était essentiel que la Bulgarie prit parti pour tes Alliés contre la Turquie.En d’autres termes, pour réaliser ses espérances et ses aspirations, la Bulgarie devait coopérer à une cause commune, où les r :jp;;rances et les aspirations des Etats voisins étaient en jeu.“Il suffira de dire que ces espérances et ces aspirations raisonnables étaient, en somme, basées sur l’opportunité d’unir en un seul Etat, sous un gouvernement plus approprié, des peuples de même race, de mêmes sentiments et de même religion.” Sir Edward Grey n'a pas voulu apprécier l’attitude de la Grèce dans le présent conflit, mais il^ a exprimé l’opinion que les intérêts de ce pays sont identiques à ceux de la Serbie.Quant à cette dernière, l’Angleterre lui donnera, sans condition, toute l’aide qu’elle pourra lui donner.Les attaques contre sir Ed.Grey Les critiques de la déconvenue ententiste dans les Balkans sont généralement d’avis que, pour gagner la partie, il aurait fallu une politique plus agissante de la part des Alliés, une politique nourrie de moins de formules et de plus de fails.En cela, dit-on, la politique de la Quadruple-Entente s’est montrée insuffisante, peut-être parce qu’elle s’esl laissé tromper par la culture européenne que revêtent, superficiellement, les peuples des Balkans.La diplomatie du bloc austro-allemand a été accusée d’un matérialisme grossier, mal approprié à ses propres fins; et l’accusation était peut-être exacte quand il s’agissait de parler aux nations d’Occident, hautement civilisées.Mais le réalisme de la diplomatie allemande reprend l’avantage quand il s’adresse à l’Orient, à la Turquie et à des peuples d’un développement moindre, envers lesquels son langage est plus clair et plus persuasif.Si les faits rapportés sont exacts, la diplomatie russe, au seul point de vue du succès, est celle qui aurait vu le plus clair dans cette affaire, quand elle proposait l’application de méthodes énergiques, capables de trancher les noeuds gordiens.Quoiqu’il en soit, sir Edward Grey a échoué dans ses efforts pour entraîner la Bulgarie, et c’est le principal grief invoqué contre lui en Angleterre.L’attaque a été dirigée par la Post, le Daily Mail, le Times, par les journaux du groupe Northcliffe, qui accusent le secrétaire pour les affaires étrangères d’avoir compromis le prestige de l’Angleterre en Orient et gâlé une situation magnifique.Pour une fois, le traditionnel tour de main de la diplomatie anglaise n’a pu venir à bout d’une situation fort mêlée, et les intérêts Northcliffe ne peuvent s’en consoler.La Post, en particulier, après avoir essave de démontrer que la conduite des affaires balkaniques a été une suite de fautes qui auraient été remarquées dans un conseil de paroisse, s’attaque à toute la politique du Foreign Office, avant la guerre et depuis l’ouverture des hostilités.Elle demande carrément la démission de sir Edward Grey et la réorganisation du Foreign Office.“Le dossier du Foreign Office est assez suspect, dit-elle.Il se peut que cette série de fautes sans égales soit due simplement à l’incompétence.Si ce n’est pas de l’incompétence, qu’est-ce que c’est?” Les attaques contre le Foreign Office ne sont pas les seules, du reste, que le gouvernement ait eu à subir.D’autres ministères leur ser-' vent également de cibles.Celui de sir John Simon a été pris à partie, ces jours derniers, à propos de la censure.Lord Kitchener et M.Asquith lui-même n’échappent pas à la critique, en un temps où le gouvernement aurait besoin de l’appui unanime de l’opinion pour porter le fardeau de cette terrible guerre étrangère.Mais lord Northcliffe a ses vues particulières sur les grands problèmes du jour et il s’applique à les faire valoir par l’intermediaire de la presse dont il a le contrôle, des multiples organes qui agissent pour lui sur l’opinion.On lui prête l’ambition de compter pour une puissance dans la politique anglaise — pour une sorte de Deus ex machina qui fait et défait les gouvernements.Ses journaux ont toujours préconisé la manière forte, les solutions radicales.Aussi n’a-t-il pas échappé à l’accusation de favoriser la dictature dans la direction des affaires publiques en temps de crise.La dictature Le mot “ dictature ” est même devenu depuis quelque temps un terme d’usage courant en Angleterre.Il y a plus de deux mois que le “ Daily Mail ” l’employa tout net pour appuyer la candidature, si l’on peut ainsi dire, de M.Lloyd George à cette charge.Et, plus récemment, le colonel Bonington a publié, dans le “ Times ”, une série d’articles sur Ohatham, qui rallient les mêmes conclusions.Il entendait démontrer que si la grande guerre contre la France — la guerre Sept ans — a abouti au traité de Paris et au triomphe anglais, on le dut avant tout à la dis-tature de Piü de 1757 à 1703.L’adversaire a changé, *le moyen reste bon et le seul bon : 11 faut aujourd’hui, en pralique, un dictateur.Le meilleur qu’on pourrait trouver pour la manoeuvre, c’est évidemment M.Lloyd George, parce qu’il a évolué en évitant soigneusement de rompre ses amarres.Il est aujourd’hui grand favori des maîtres de l’industrie et du commerce, de la finance et de l’aristocratie terrienne, qui ne trouveraient pas facilement une intelligence aussi déliée, une volonté aussi prompte et une poigne aussi ferme.Mais il fut très démocrate — il l’est resté, du reste — et àntérîeusement encore, ceux qui l’appuient aujourd’hui le jugeaient démagogue : et si les ouvriers tentaient de l’oublier, on le leur rappellerait.Ainsi appuyé, il est incontestablement très fort et il l’a prouvé par une série d’habiles mesures prises în faveur du monde ouvrier quand 11 le sentit j>rêt à se révolter contre l’jégoïstne du patronat.Ainsi, au milieu du malaise général qui ne fait que grandir, le ministre des munitions reste l’homme du populaire et de l’aristocratie terrienne, financière et industrielle.Mais il y a la classe moyenne qui s’effare devant les taxes nouvelles et les augmentations des anciennes, sans voir s’accroître ses revenus, ni ses gains, ni ses traitements.C’est elle qui sera la plus atteinte.Mais ses doléances s’évanouirent dans le vent de la guerre, à moins qu’une vague de fond ne surgisse, et 11 y a des pessimistes qui la prévoient.Quoiqu’il arrive, on croit que la crise actuelle modifiera sensiblement la constitution essentielle du “ pays de toutes les libertés ”.Uldérin TREMBLAY.BLOC - NOTES Le concert Melba, au profit de la Croix-Bouge, a donné $11,600.Outre la contribution de son talent, Mme Melba a remis aussi aux organisateurs un chèque d’un joli chiffre, qui témoignait éloquemment de sa charité.* * «• Le gouvernement fédéral est à choisir le personnel de la colnmis-sion qui devra étudier tout le problème du développement des ressources nationales.Le représentant de la province de Québec n’est pas encore nommé.Nous espérons que le choix du gouvernement s’arrêtera sur quelqu’un de parfaitement compétent.* * L’information du Canada est souvent distraite.Elle ne dit rien ce matin, de l’importante réunion tenue hier soir, par la St.James Literary Society, à laquelle plusieurs membres ont démissionné pour protester contre l’attitude de la Société à l’égard de M.Bourassa, ni du refus du professeur Dale, de l’Université -McGill, et de M.l’abbé Chartier, de parler devant une association dont la majorité fait preuve de tant d’étroitesse d’esprit.« * * Les deux braves institutrices d’Ottawa, Mlles Deslages, qui ont refusé de s’engager à reconnaître l’odieux et stupide règlement 17 viennent d’être punies par le gouvernement qui leur enlève leur brevet.La question de compétence n’est pour rien dans celte décision; c’csl la fierté nationale qui leur vaut cette injustice de la part d’un gouvernement apglais.Mlles Desloges n’en sont que plus dignes de l’admiration de tous les Canadiens-français qui ont un peu de coeur.* * * M.le maire Martin fera des étren-nes aux citoyens de Montréal.R leur montrera nu Jour de l’An la lettre de M.le commissaire Côté, qui l’a décidé à revenir présider les séances du bureau des commissaires.Ce que peut .bien contenir cette lettre pour que M.Médéric modifie sa décision qui paraissait Irrévocable reste à deviner.M.te maire a le tour de ramener toute la curiosité autour de lu; S’il est ja- mais nommé au conseil législatif, on peut s’attendre à ce que les délibérations, d’ordinaire si calmes de cette chambre, deviennent au moins amusantes.« * * Du Bien Public de Trois-Hiviè-res: “ Nous ne connaissons vraiment rien de plus disgracieux ni de plus lamentable que cette guerre mesquine que Ton poursuit en Ontario contre nos écoles catholiques françaises.C’est une tare qui déprécie toute notre nationalité canadienne, et qui tend à faire passer notre Canada, dont nous nous plaisons à vanter la noble liberté, pour un simple traquenard où doivent sombrer les races courageuses, simplement parce qu’elles n’ont pas Tor ; les races fortes, simplement parce qu’elles n’ont pas le nombre.” * * # Le “ Free Press ’’ d’Ottawa explique que si les recrues attendent après leur accoutrement, c’esl que Ton s’occupe surtout de fournir actuellement aux soldats déjà au front des vêtements d’hiver en abondance.La commission des achats de guerre semble aussi se plaindre que les fabricants ne remplissent pas assez promptement les commandes qu’elle leur donne, tandis que le .ministère de la Milice croit que tout Irait mieux s’il achetait lui-même.* * # L’on nous fait parvenir un livret de renseignements sur les premiers soins à donner aux blessés, publié par la maison Johnson & Johnson, de New-Brunswick, New-Jersey.Ce livret de 50 pages est rédigé en français et en bon français.Qu’il serve de leçons aux Anglo-canadiens qui ont horreur du français et surtout aux Canadiens-français qui 0nt honte de leur langue dans les affaires! *T Paroles de M.le sénateur Landry, président de l’association d’éducation de l'Ontario, au congrès régional de Teoumseh : ' “Nous n’organisons pas une guerre de race pas plus qu'une campagne politique, nous défendons nos droits et nous continuerons à le faire.Comme nous ne sommes pas les agresseurs, nous ne devons pas céder; de plus, à preuve que ce n’est pas une guerre de race, c’est que nous avons des alliés de langue anglaise, secours très précieux dans les circontances et que nous sommes heureux d’avoir.“Ce n’est pas non plus une campagne politique, tin dépit de certains agitateurs qui s’efforcent de plonger cette question dans le cloaque politique afin de s’on servir comme manoeuvre électorale, la question des écoles bilingues n’en reste pas moins une question de principe et de justice purement et simplement.tout le monde connaît mes principes politiques et pourtant, je dois vous dire que je préfère de beaucoup un libéral qui combat avec nous dans celte lutte, à un conservateur qui fait la courbette et qui est prêt à sacrifier ses frères pour un avantage politique quelconque.” * ^ t* Qui a raison, M.Thomas ou sir îsam Hughes, ,a propos de la fabrication des obus ?M.Thomas dit noir ou du moins, gris, et Sam Hughes, blanc.Chose certaine, le Canada pouvait, bien avant aujour-d hui, produire beaucoup plus de munitions qu’il n'en produit.Et ce qui nous porte à croire que le ministre de la Milice a probablement raison, c’est la réponse tout à fait étrange que le “War Office” faisaitj il y a un an, à la “General Electric Co.”, d’Ontario, qui lui offrait ses usines et son matériel avec une garantie de production considérable.Nous n’en avons pas besoin, répondait le “War Office” en même temps qu'il donnait de fortes commandes aux Etats-Unis.* * » Extrait du “Journal de Waterloo”: “Un nouveau titulaire va bientôt être nommé pour administrer la justice dans ce district.Si ce nom de justice ne sonne pas le creux, il faut faire le choix suivant les données qu’elle nous enseigne.“Nous demandons que la majorité de la population et pour bien dire le publie en général, soient respectés dans'leurs voeux et leurs droits.“Nous avons entendu l’objection, spécieuse qu’un homme ne saurait être choisi dans son propre territoire.Il y a du pour et du contre au sujet de cette théorie discutable.S’il y a d’autres raisons, qu’on nous les donne, et qu’on soit prêt à les expliquer à la face des contribuables et des justiciables.Nulle race, forte de sa dignité et de son nombre ne saurait s’en laisser imposer impunément.” LE PASSANT.LE FRANÇAIS CHEZ GOODWIN Une lectrice du Devoir nous prie de remercier la maison Goodwin “ pour l’attention délicate qu’elle a eue à Tégard de sa clientèle cana-dienne-française”, en faisant ses pancartes bilingues dans tout le magasin.Nous croyons avoir déjà signalé celle heureuse innovation que nous avons nous-mêmes remarquée.La maison Goodwin fait certes preuve d’un esprit véritablement national en agissant ainsi.Nous recommandons toutefois à l’auteur de ces pancartes de soigner son ortogeaphe.Vente de “chapeau” jinr exemple mérite au moins le pluriel, surtout chez Guudwin.LA VIE D’UN AMBULANCIER LE R.P.GAUTIER DONNE, HIEft SOIR, AU MONUMENT NATIONAL, DEVANT UN NOMBREUX AUDITOIRE, UNE INTERESSANTE CONFERENCE SUR LA GUERRE.Le R.P.Galtier a donné, hier soir, au Monument National, une très intéressante conférence sur la guerre moderne et la vie d’ambulances.La soirée était sous le patronage du lieutenant-gouverneur de la province et du consul de France.On remarquait dans la loge d’honneur, le lieutenant-gouverneur Leblanc, M.Louis Raynaud, délégué du consul de France, le sénateur Dan durand, président du Comité France-Amérique, le docteur Brissel des Nos, président de l’Union Nationale Française.La salle était remplie.L’arrivée du conférencier sur la scène en uniforme d’ambulancier, portant le brassard de la Croix-Rouge, fut saluée de longs applaudissements.Après les remerciements d’usage aux personnages officiels, le P.Cailler remercie ses auditeurs d’être venus entendre un prêtre-soldat.Aux esprits pointilleux qui pourraient trouver un uniforme peu conform» à la mission du prêtre, il déclare qu’il y a aujourd’hui près de 20,000 prêtres sous les drapeaux.Entrant dans le vif de son sujet, le P.Gabier parle d’abord de l’admirable mobilisation de Tar-mée française qu’il attribue à la résistance de la Belgique.“Nous avions besoin de quinze jours, dit-il, la Belgique nous les a donnés.” 11 refait à grands traits l’histoire de la guerre jusqu’à la triomphale journée, de la Marne .Il met en opposition l’armée allemande, qui semble vouloir légitimer la boutade de Henri Heine: “L’AKemand naît bêle, la civilisation le rend méchant”, et Tannée française, symbole d’une haute civilisation.Il lit à ce sujet deux lettres, celle d’un soldat allemand à sa fiancée, se vantant d’avoir tué 7 femmes et 1 jeunes filles, à la baïonnette, et celle d’une mère française à son fils.Puis le Père Galtier fait la revue des armements modernes.Tl parle de la tranchée et de ses accessoires: le fusil, les grenades à main, la mitrailleuse, le 75, qui dans une seule minute peut détruire une tranchée et anéantir un bataillon, grâce -à la précision et la rapidité de son tir, le canon lourd, devant lequel les plus solides murailles ne sauraient tenir, et enfin la baïonnette, cette arme si française, la plus longue e! la plus fine de l’Europe, “Rosalie”, si avide de viande de Boche.Il a un mot pour l’admirable état-major qui conduit les opéra lions de la campagne et déclare à ses auditeurs que la question se videra entre la France et l'Allemagne, et que c’est sur le Rhin que les comptes se régleront.LA FRANCE QUI SOUFFRE Dans la seconde partie de sa conférence, qu’il intitule “ la France qui souffre ”, le P.Galtier rappelle (pie la guerre a fait plus de 1,500,000 victimes, dont un tiers sont mutilées pour la vie.Il compare la France à un vaste hôpital, dont le personnel est fourni par toutes les jeunes filles de France, qui ont revêtu le costume et le dévouement de la Croix-Rouge, et les admirables infirmiers militaires.Ceux-là, dit-il, n’ont pas de fusil ni de baïonnettes, mais la Croix-Rouge sur le bras.Ils ne combattent pas, leur mission est de soulager et de consoler.Ce sont des moissonneurs qui font la “ cueillette des épis rouges ”, comme il le dit poétiquement.Besogne qui n’est pas sans danger, car le Boche ne connaît pas de meilleure cible que la Croix-Rouge.Et le Père retrace des scènes d’ambulances, dont il a été témoin, scènes tantôt sublimes, tantôt révoltantes et tantôt drolatiques.Et 11 termine en disant que la France est toujours vivante comme la stable de Jeanne d’Arc, sa libératrice, épargnée par les boulets, demeurant intacte sur le parvis de la cathédrale de Reims fumante.Un programme musical fut très bien rendu par des artistes locaux.Un orchestre, sous la direction de M.Lanthier, ouvrit la soirée par un pot-pourri d’airs canadiens et la termina par la “ Marseillaise ” et le “ God save the King ”, que l’auditoire écouta debout.M.Joseph Saucier chanta un extrait de “ Patrie ” de Paladilhc et de la “ Vivandière ” de Godard.11 fut très applaudi.Madame Saucier l’accompagnait au piano.M.Emile Taranto exécuta nver surcès “ Scènes de la Czardos ” de Hubaï, et “ Mélodie ” de Tchaïkoms-ki.Mlles Décary et de Coriolis se firent aussi entendre, la première dans un extrait de “ Samson et Daîiln et la seconde dans le “ Clairon " de Deroulède, qu’elle déclama avec beaucoup d’àme.« » » Le R.P.Cal tier nous pria d'annoncer que les personnes qui désireraient faire quelque offrande pour l'oeuvre à laquelle il s’intéresse pourront toujours les adresser à la maison des Pères du SoinUSacrenient* avenue Mont-Royai. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 OCTOBRE 1915 VOL.VL — No 242 \ LA LIBERTE DEPAROLE LA FAÇON D’AGIR.A A PRUSSIENNE DE LA “ST,.JAMES LIT-TERARY SOCIETY” > PROVOQUE CINQ DEMISSIONS, v — DEUX CONFERENCIERS FONT BIFFER LEURS NOMS DU PROGRAMME.ï La “St.James Litterary Society” parait devoir se souvenir longtemps des suites d’attitude qu'elle a adoptée de la conférence projetée de M.Bourassa.fier soir, en effet, plusieurs des membres les plus distingués ont donné leur démission, protestant avec indignation contre les façons d'agir à la Prussienne, (c’est l’expression même de run des démissionnaires, M.W.E.Walsh), que la Société a employées envers le directeur du “Devoir”.De plus, deux autres personnages qui gagés à donner aussi des confe CHOSES MUNICIPALES LA v GREVE EST FINIE M.PRIME AU A GAIN DE CAUSE ET LE MAIRE, LE LAISSANT A SA PLACE, RETOURNERA PRENDRE LA SIENNE AU BUREAU DES COMMISSAIRES.ces devant lia Société, à des dates ultérieures.se sont excusés en termes non-équivoques: ce sont M.l’abbé EnAle Chartier, qui devait passer en revue “La littérature canadienne-française à vol d’oiseau”, et le professeur J.A.Dale, du McGill, qui devait parler le 11 novembre sur l’“U-niversily Ex'ension”.1 ous deux demandent que leurs noms soient biffés de la liste des hôtes de la Société, M.l’abbé Chartier déclarant qu’il ne voit pas pourquoi les opinions d’un homme sur les questions impérialistes peuvent t’empêcher de donner une causerie sur un sujet littéraire, et le professeur Dale, pour affirmer sa conviction que la liberté de pa role et de pensée est essentielle aux Sociétés littéraires et délibérantes Plusieurs membres les plus anciens de la Société ont aussi envoyé leur o mission, ce sont MM.W.F.Castle, Harry A.Jones, Jacob de Witt, W !.Walsh, John Beard.On s’attend du reste, à d’autres démissions sous eu de jours.Quelques-uns des démissionnaires ont qualifié, dans leurs lettres, l’attitude de la Société comme marquée d’une “étroitesse d’esprit” ayant jeté un intolérable discrédit sur la Société.Le professeur Dale ajoute que les manières mesquines et grossières “ungentlen.anly ’ de la majorité (U's membres de la Société comporte la négation de toutes ses attaches à l.a liberté de parole.Quant M John Beard, il a fait remarquer que la vraie tradition britannique commandait d’entendre M.Bourassa, puisqu’il avait été invite, quitte à blâmer ensuite le Comité Executif.Quant à M.Castle, il ne de-guise pas son opinion, que les principes de liberté de ceux qui sont responsables de cette action déplorable de la Société sont modelés sur le système Prussien.M.Beard a présenté une motion d’excuses et de regrets, qui n’a pas été adoptée, cependant.Elle disait: “La Société admire i indépendance et laharfnsc et la franchise qui animent les lettres reçues, regrette sa décision du 7 courant, fait des excuses à M.Henri Bourassa et exprime l’espoir que le professeur Dale et M.l’abbé Emile Chartier reviendront sur leur de- ( cision.Les démissions ont été laissées sur le .apis, et ne seront discutées que plus tard.’ La discussion s’est enllnmmee au moment de la lecture du procès-bal de la séance précédente.H .de ne pas minutes de celte décide poltronne, on comprit qu’il fallait détinir nettement la pensée de la majorite de la société.La résolution comportait la mission confiée à M."'n'-Carless de se rendre auprès de M.Bourassa, afin de lui expliquer les choses.M.Carless a explique qu i! n’a pu accomplir sa mission, M.Bourassa avant refusé de le recevoir.11, M.Carless, n’avait pas compris, à la lecture de la lettre du colonel Hibbard, que la décision de la question devait être laissée à M.Bourassa.bien que ce féit ce qu’il avait compris à l’assemblée, mais il s en serait tenu à la résolution telle que !b Le maire a annoncé, hier soir, au cours d’une assemblée qu’il a tenue dans la paroisse Saint-Jean-de-la-Croix que sa grève avec le bureau des commissaires est terminée.M.Martin a reçu une communication i de M.le commisaire Côté qui lui an-' nonce, sans doute, la prochaine retraite de ce dernier et de son secrétaire.Il n’a pas voulu en divulguer le contenu, mais il déclare qu’il retournera prendre la présidence du bureau des comircissaires et que son intention est de régler tout de suite ,.! l’épineuse affaire de la rue Drolet, s étaient en-i ^,tjnte;nant (|ue |t, ron{rat est signé, dit le maire, il ne reste plus qu’a payer, sans cela, c’est attirer inutilement des frais à la ville.Jaî maire a exposé à un auditoire atéentif et nombreux ce qu’il a fait pour la partie nord et la partie est de la Ville, ce qui lui a attiré tant d’i-niinitié en certains quartiers: il a aboli la loi des pavages, dit-il, il a tenu ses promesses au sujet de la Montreal Water and Power.Mr le maire parle de l’augmentation de la taxe foncière qui est nécessaire, af-firme-i-il, pour combler le déficit auquel lu Ville est acculée.Le docteur E.Poulin et Péchevin Turcot ont également porté la parole.Le dernier a parlé, pendant près d’une heure, des améliorations accomplies et de celles qui restent encore à fidre dans la partie nord.L’INAUGURATION DES LAMPADAIRES M.Martin a aussi annoncé, hier après-midi, que l’inauguration du nouveau service d'éclairage des rues Sainte-Catherine et Bleury aura lieu demain soir, à huit heures.Les détails de la cérémonie seront arrêtés aujourd’hui.H est probable qu’il y aura une nromenade en automobile îles personnages municipaux, suivie de discours.En cas de pluie la cérémonie sera remise au samedi suivant.L’ITALIE SE BATTRA DANS LES BALKANS Paris, 15.—Bien qu’il n’y ait pas es, qui ont induit la Bulgarie à déclarer la guerre, ont été faites par e-i puissances du centre aux dépens ne leurs voisins et sans aucun avantage correspondant pour eux.Nous avons gardé complètement amicales nos relations avec la Roumanie, qui a favorisé la politique d une union balkanique.“C’est une politique déclanchant une guerre balkanique que ies souverains et les gouvernements de 1 Allemagne, de l’Autriche-Hongrie et de la Bulgarie ont réussi à réaliser.On nous a donné à entendre que pour créer une ligue balkanique, la Bulgarie exigerait certaines concessions, surtout en Thrace et en Macedoine.“Les Alliés étaient prêts à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour accorder ces concessions à la Bulgarie , mais pour obtenir le consentement de la Serbie et de la Grè-c e, il était d abord essentiel que la Bulgarie se rangeât du côté des Allies contre la Turquie.En d’autres mots, si :1a Bulgarie devait réaliser ses espoirs et scs aspirations, elle devait coopérer à une cause commune, en laquelle les espoirs et les aspirations des autres états voisins étaient fondés.“Il suffira do dire que ces espoirs raisonnaples et ces aspirations étaient dans l'ensemble fondés sur l’opportunité pour des peuples de meme race, de mêmes sentiments et de même religion de s’unir à un Etat placé sous un gouvernement plus en harmonie avec leur national.” Eo premier ministre Asquith a refuse d’accorder une journée pour discuter le discours de Sir Edward Grey, touchant la situation balkanique.A la Chambre des Lords, le marquis de Crewe a fait une décla-ration analogue à colle du secrétaire des Affaires Etrangères et il a 'ermine dans les termes suivants : Cette attaque contre la Serbie ne rendra que plus ferme et plus ardente la détermination des Alliés de faire la guerre jusqu’à la victoire finale et ce à n’importe quel prix R n est rien arrivé, dans aucune par-lic du monde, de nature à affaiblir cette résolution et nous la maintiendrons.” Mouchoirs brodés Pour les dames qui veulent profiter d’une rare occasion, nous aurons demain, samedi, une vente, dont l’extrême bon marché et la proximité de l’époque des cadeaux devraient nous assurer d’abondantes visites.C’est une vente de mouchoirs brodés, à .7 té chacun.Que peut-on avoir à ce prix là?Voilà ce que toute personne sensée se dit au premier abord.Ce fut mon cas, quand le Chef de Rayon est venu me raconter son histoire, et je confesse qu’à l’entendre s’échauffer sur l’achat qu’il avait fait, je me frottais les mains, en admirant ce merveilleux comédien, capable de remuer l’âme d’un spécialiste en annonces.Nous entendons tant de bluff dans le métier, qu’on finit par s’insensibiliser; mais quand je suis revenu de mon excursion dans le royaume des mouchoirs brodés, j’avais vu tant de belles choses, que je ne sais vraiment pas par ou commencer pour vous transmettre l’histoire de l’aimable canadien, acheteur de ces merveilles.Il y en a en mousseline Suisse brodée, en coins, par côtes, ou tout autour, les bords étant découpés en écailles ou ourlés à jour; d’autres ont les coins brodés, avec des effets de broderie ombrée; certains sont brodés en couleurs, dans les coins, et les bords sont faits de belle dentelle française, de cette Valencienne charmante que toutes les dames connaissent et recherchent; j’en ai vu, en imitation de broderie à la main, mais c’était une si belle imitation qu’on aurait dit de l’authentique travail de doigts féminins; et j’en ai vu également en toile fine écrue, agrémentée de ces petits détails qui font les jolies choses, j’en ai vu à bordures en picots, avec points de Venise, en magnifique Madère, et même certains en brodés sur filet.Tout cela pour le prix dérisoire de chacun.Pas n’est besoin d’être riches pour faire de beaux cadeaux à la Nouvelle Année, une douzaine de ces mouchoirs fera autant d’heureuses.Demandez à voir également une série à.12 H Oh, les coquets petits mouchoirs, Mesdames, venez voir ça.Vente spéciale de sacs à main Sac à main, en soie, provenant de nos locks réguliers.Ces sacs à main ont toujours été vendus à 1.95 et 3.00 et comprennent une série de sacs en rayures blanc et noir et couleurs, bleu-marine, sable, mastique et saxe avec fermoir extensible.Les sacs en cuir sont en chagrin, phoque, maroquin et la doublure de soie et celle de cuir rivalisent pour en faire des sacs ravissants.Samedi, le sac., —Au rez-de-chaussée.Costumes de fillettes Nous mettrons en vente samedi un lot de nouveaux costumes pour fillettes de 6 à 14 ans.Ces costumes viennent de nous arriver de New-York, il s’agit donc de vêtements de dernière mode.Songez aux costumes que vous avez vus affichés ailleurs à 10.50, 11.50 et 12.75, et vous verrez que jamais vous ne pourrez faire plus belle occasion au prix auquel nous vous les offrons Samedi le costume .5.98 —Au premier.» Malles de voyage Nous solderons 35 malles de voyage, 24 et 26 pouces de long, fabriquées des meilleurs cuirs et vendues antérieurement 1.50.Samedi.ç)fl —Au sous-sol.Limited Aux dames à mesures normales Il existe aux Grands Magasins Goodwin un rayon spécial qui nous a demandé une longue étude, menée à bonne fin avec la coopération des fabricants.Ce rayon ouvrira demain et donnera son attention toute entière aux besoins de celles d’entres vous, Mesdames, qui êtes obligées de vous adresser à des maisons spéciales pour l’habil-lements vous convenant.Dimensions hors séries Ce rayon spécial comprendra les spécialités suivantes : Blouses en crêpe de Chine en noir, bleu-marine, chair, blanc et sable.Blouses moirées, en soie du Japon.Blouses noires en cachemire de coton.Blouses en ninon blanc.Sous-vêtements en taffetas noir et bleu-marine.“ “ en satin noir.en moirée, noir et bleu-marine, vert et pourpre-“ “ Egyptiens noir.“ “ blancs.Robes de chambre.Robes de nuit en blanc.Pantalons de femme en blanc.Nos autres rayons comprennent déjà en habillements hors série des vêtement de dames, robes et manteaux, bonneterie en cachemire, et en filoselle.Gilets et pantalons en meilleure laine canadienne.Gilets et pantalons de soie.Gilets et pantalons suisse à côtes.Gilets et pantalons pelucheux.Gilets et pantalons en laine naturelle, etc., etc.Notre rayon de corsets a déjà un assortiment complet de corsets qui s’adaptent à toutes les formes et toutes les grandeurs.Et nous seront heureux que nos efforts nous vaillent la bienveillante préférence des dames pour lesquelles nous avons faits de très réels sacrifices en vue de les servir utilement.FRANCE LA JUSTICE OUTRAGEE DANS UNE DECLARATION OFFICIELLE, LE PREMIER MINISTRE VIVIANI DECLARE QUE LA FRANCE NE DEPOSERA PAS LES ARMES AVANT D’AVOIR VENGE LA JUSTICE OUTRAGEE.Paris, 1(3.— Les “Lectures pour tous” publient aujourd’hui la déclaration suivante du ministre Vivian! : “Puisque la France et ses Alliés, malgré leur attachement pour la paix, ont été entrainés dans la guer CANADA IL MANQUE $7,500,000 LE SECRETAIRE DU FONDS PATRIOTIQUE ANNONCE UNE NOUVELLE CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION POUR LE 1er NOVEMBRE.— LA CONTRIBUTION DES PROVINCES.Ottawa, 15.—M.Herbert Ames annonçait, hier, qu’on inaugurera, le 1er novembre, une nouvelle campagne de souscription pour gonfler le fonds de secours patriotique de la jolie somme de $7,500,000.Le fonds de secours donne actuellement son re, ils iront jusqu’au bout, et leur j assistance à 20.000 familles et on parfait accord assurera le triomphe | croit qu’avant la fin de l’année pro- geme M.HENRY FORD SOUSCRIT $10,000 Détroit, 15.—Henry Ford, le fabricant d automobiles, a souscrit $10,000 à la Croix-Rouge canadienne.Il’ l’a annoncé lui-même, b les-, nu moment de partir pour un long voyage en Californie.M.Duncan McGregor, son gérant au Canada, a admis avoir définitif de la justice et du droi La France n’est pas un pays qu'on puisse subjuguer.Elle ne déposera pas les armes avant d’avoir venge la justice outragée, réuni pour toujours à la Mère-Patrie ses provinces arrachées par la force, restauré l’héroïque Belgique, et maté le militarisme prussien, afin de pouvoir reconstruire sur la base de l’équité une Europe régénérée.Sur la foi de nos divisions sociales, politiques et religieuses, nos ennemis ont cru que les divers éléments de ce pays étaient irréconciliables.Qu’(,nt-ils vu?Ouvriers, patrons, artisans, paysans, riches et pauvres, de tous partis et de toutes croyances, s’offrant eux-mêmes en holocauste, faisant tout leur devoir pour la défense du territoire.Tous ont compris que le plus humble peut être utile à la Patrie; que le général en chef dont l'admirable sang-froid force l’admiration du monde entier comme le dernier des soldais ont un rôle indispensable.La gloire est pour chacun ; ses rayons illuminent tous les fronts.“Ce n’est pa.s seulement à notre armée dont l’héroïsme est guidé par d’incomparables chefs que nous devrons la victoire, mais à la nation tout entière qui a su accompagner ce! héroïsme du silence et de la sérénité pendant les heures critiques.Si ces heures paraissent longues, continuons à penser à notre pays, et tout nous deviendra facile.” La même revue publie une déclaration de M.Ribot, ministre des Finances: “La France ne manquera pas de ressources pour soutenir ses effort! dans celte guerre, qu’elle n’a pas cehrchée, mais qu’elle est déterminée à poursuivre sans sourciller.Au point de vue financier elle peut envisager le prolongement des hostilités sans anxiété.La fin du conflit ne dépendra pas de nos ressources.“Que la France conserve sa foi en elle-même; qu’elle continue à comprendre son devoir financier, comme elle a compris son devoir moral et son devoir militaire.Elle contribuera de la sorte à la victoire finale que le monde sah assurée; et qu’il souhaite dans l’intérêt de la liberté des peuples et de la civilisation.” Victor Augagneur, le ministre de la Marine, déclare: “La flotte allemande est tout aussi efficacement annihilée que si elle avait été coulée.Elle est impuissante et inutile.Noire pays est donc pavé au centuple des sacrifices matériels qu’il a faits nour augmenter la force de sa marine.” chaîne, cette liste sera portée à 25,-000.A cause du grand nombre d’appels qu'on fait actuellement, la dépense excède de beaucoup les revenus.On vient de publier une liste indiquant la contribution tolale de chacune des provinces.La moyenne est de 70 sous per capita.Manitoba a contribute d’une somme de $1.42 per capita.Le chiffre le plus bas esl celui des provinces maritimes.Québec sc trouve au-dessus de la moyenne f.vec 80 sous per capita ; Ontario esl legerement au-dessous (la loyale province d’Ontario), avec une moyenne de 68 sous per capita.Les sommes souscrites, vince, sont comme suit : Québec.Ontario.Provinces Maritimes.Manitoba.Saskatchewan.Alberta.Colombie Britannique.Les besoins par provinces pour 1 année prochaine sont comme suit • Quebec.Ontario.Provinces Maritimes.Manitoba.Saskatchewan.Alberta.Colombie Britannique! Bureau chef.par pro- .$1,675,000 .1.750,000 .325,000 .750.000 .240,000 .238,000 .372.000 Il démissionna en 1907, pour pren-j dre le commandement de la 14e brigade d’infanterie de Montréal.Il quitta ce poste en 1907, pour s’occuper exclusivement des affaires de la compagnie d’assurances Canada Life, dont il était le gérant général.Il laissa cette position l’an dernier, pour se mettre à la tète de la 4e division militaire, à la place du colonel Denison, promu à l’état-major général.Le général Wilson est un tireur émerite.Il fut durant de longues années le vice-président de la Do-mii ion of Canada Rifle Association.11 commanda en 1906, l’équipe canadienne qui prit part au concours de tir de Bisley, oui remporta la coupe Kalapore.Il fut aussi président de l’Institut Militaire.FRANCE ET BELGIQUE ILSAB ATTENTUN UNE ESCADRILLE DE VINGT AEROPLANES BOMBARDENT LA STATION DE BEZANCOURT ET L’UN D’EUX ABAT UN BALLON CAPTIF ALLEMAND.The Ogilvie Fleur Mills CoM Limited RAPPORTS ET BILAN Pour l’année expirée le 31 août, 1915, présentés aux actioanair ?s, à la I4e assemb ée annuelle tenue à Montréal, Qtié., le 14 octobre, 1915.RAPPORT DES DIRECTEURS.Le bilan montrant l’actif et le passif de ia compagnie, aussi !cs profits pour l’année, et le transfert à un compte spécial de contingent de la somme de $1,250.000, vous est soumis.La somme d’environ $28,000 a été ajoutée, durant l’année, au Fonds de pension de la compagnie, lequel s’élève maintenant à $100,000.I.es comptes de la compagnie ont été vérifiés par MM.Creak, Cushing & Hodgson, Comptables licenciés, donl le rapport esl présenté avec les présentes.La Ogilvie Grain Company, Limited, a été incorporée durant l’année.C’est une compagnie subsi- BALLON BOCHE diaire créée pour faciliter les opérations de la com- Une nouvelle addition, à l’élévateur terminal de la compagnie, à Fort William, a été construite avec une capacité de 750,000 boisseaux.La compagnie a aujourd’hui une capacité d’emmagasinage de 7,250.000 boisseaux à Fort William et à l’ouest, et de 1,800,000 boisseaux à l’esl de Fort William.Les minoteries de la compagnie, élévateurs et autres propriétés sont en parfait état.On dépense constamment beaucoup pour les maintenir au plus haut degré d’efficacité.Les dividendes ordinaires ont été payés durant l’année sur le stock privilégié et ?e stock ordinaire.Le tout respectueusement soumis.CHAS.R.HOSMER, Président.DISCOURS DU VICE-PRESIDENT ET DIRECTEUR-GERANT.M.W.A.Black, vice-président cl directeur-gérant, s’adressant aux actionnaires, dit: L'étal financier qui vous est soumis sera reçu, j’en suis sûr, avec beaucoup de satisfaction.I.’année écoulée a clé difficile et le marché du blé a subi des fluctuations anormales.Le 1er septembre, 1914, la nouvelle récolte de blé était colée à $1.13% à Fort William.De celte base elle esl graduellement mon- Paris, 15.— Le ministère de la Guerre a fait publier hier soir le communiqué officiel suivant ; “Des duels d’artillerie ont eu lieu en Arlois.dans la vallée de Souchez et dans le bois de Givenchy.Il y a eu une canonnade des deux côtés sur le front de l’Aisne, dans les environs de Reims, et en Champagne, près d’Auberive et de la ferme Navarin.“Des engagements tout à fait violents avec bombes et torpilles ont eu lieu sur les hauteurs de la Meuse, dans les secteurs de Calonne et de Troyon.“En Lorraine, l’ennemi a dirigé contre nos positions, dans la région de Reillon, un bombardement auquel nous avons répondu avec efficacité.“Une escadrille de vingt aéroplanes a bombardé, aujourd’hui, la station à Bézancourt, derrière le front, en Champagne.Un de nos aéroplanes a abattu un ballon captif allemand, qui est tombé au sud de Montbois.“Un aéroplane ennemi a été des- Total.Les chiffres .$7,500,000 res indiquent que Québeç, Ontario et les provinces maritimes auront besoin d’un peu moins d’un dollar par lête (Québec surtout) ; quant a l’Alberta, qui a eu le plus d enrôlement, étant donné le chiffre de sa population, il lui faudra environ $2.00.Cependant chaque province ne sera pas obligée de subvenir à ses propres besoins : les plus généreuses paieront pour colles qui le sont moins.reçu un chèque à cet effet, qu’il re- Rouge.mettra plus lard aux autorités de la Croîx-Rnuge.M.McGregor a de plus déclaré que les employés de la Compagnie Ford, à Ford City, seraient bientôt appelés à souscrire au fonds de lu Croix* MONTREALAIS TUES AU FRONT Oltawa, 15.— ] de-combat, publié .$1,250,000 2,400.000 550.000 1,000,000 600.000 ! 1,000,000! I cendu par une de nos machines, au ’ uu I nord de l’Aisne.Il est tombé à Tin-térieur des lignes allemandes au sud de Bucy-Le-Long.LES TOMMIES PRENNENT DES TRANCHEES.Londres, 15.— Un communiqué officiel anglais, publié hier soir, parle de la dernière offensive des troupes anglaises entre la Bassée et Arras.Il est ainsi conçu : "Hier après-midi, après un bombardement, nous avons attaqué les tranchées ennemies sous le couvert d’un nuage de fumée et de gaz, d’un point situé à environ six cents verges au sud-ouest d’Hullucli, à la redoute Hohenzol'ern.Nom avons guigné environ mille téc à $1.65, pour réagir à $1.17%, puis à $1.04%, et, finalement, à la fin de l’exercice tomber à 87%.vers la fin d’avril le gouvernement canadien émettait un arrêté limitant l’exportation de la farine à deux pays seulement, la Grande-Bretagne et la France.En outre les gouvernement anglais et français achetaient de grandes cjuantités de blé qu’ils revendaient aux minoteries dans ces pays au-dessous des valeurs courantes, ce qui eût pour effet de nous met-Ire tout à fait en dehors du commerce d’exportation de la farine.Le commerce domestique était aussi à un bas niveau, la population étant réduite et de gros approvisionnements ayant été faits par les consommateurs et les vendeurs en general avant la fin de notre annee précédente.Ce concours de circonstances, cependant, a tourne a 1 avantage de notre compagnie, le grain que nous avions réservé pour nos exigences normales fut vendu beaucoup plus cher qu’il n’avait coûté.J’ai cru devoir vous expliquer cela, car c’est là une expérience qui pourail ne pas se répéter.Ce profit r.'é-tanl pas ordinaire, nous avons indiqué ce montant séparément dans l’exposé qui vous esl soumis.Je crois devoir attirer l’alttention de nos actionnaires sur le fait qu’en outre du moulin à farine nous exploitons des moulins à farine d’avoine à Winnipeg, et des produits de mais et d’orge à Montreal; nous achetons et vendons du grain de toutes sortes grace a notre système d’élévateurs dans le Nord-Ouest canadien.Aussi nous possédons et exploitons un grand élévateur terminal, à Fort William, d une capacité de 2,000,000 de boisseaux, d’où nous tirons une partie considérable de nos profi's Nous ayons eu cette année la plus abondante récolte dont il soit fait mention dans l’histoire du pavs e)t les apparences sont des phi s encourageantes pour le commerce.Notre gouvernement a, récemment, aboli de nombreuses restrictions affectant l’exportation de ra farine, du ble, etc., aux pays étrangers, ce qui donne des marches beaucoup plus étendus.istc des bore Kî"r en.vlro11 mille serges d?tran-jier soir no,' chécs illsl= au sud et à l'ouest le ministère* de la Milice ‘ rontionf d’H.ul!uc.h ; mais, nous n’avons pu les noms suivants- contient maintenir nos positions en cet cn- 22èine bataillon'; tués au feu, le dr.?il par, ,suite ,du /eu de*’.l‘nneI"i-23 septembre : Ernest Moss 2181 Au slld-ou.l[‘ V de S.-Llie, nous Maisonneuve’, P.Q.Sainte-Anne de- la avenue Lasalle, Moïse Godin, Pérade, P.Q.24èmc bataillon : blessé, Herbert Johnson, 2 Overdale, Montréal, P.LK COLONEL WILSON PROMU BRIGADIER-GENERAL l.o colonel E.W.Wilson, commandant de la 4e division militai-re, dont les quartiers-généraux sont a Montréal, vient d’etre promu au grade de brigadier-général.Le nouveau général entra comme simple soldat dans .les Vitcoria Rifles, en 1882.Il y gagna ses galons de smis-officier et prit ensuite une commission d’officier.Après avoir rempli tous les grades, depuis celui d’assistant-adjudant, jusqu’à celui de comninndant-en-second, il fut nommé, en 1903, commandant.avons capturé et conservé la tranchée ennemie, située derrière la route de Veriml.les-Hu'luch, et l'ex-Irémité sud-ouest des carrières.Nous avons aussi capturé une tranchée du côté nord-ouest de la forêt.Nous avons pris la principale tranchée de la redoute Hohenzollern.mais l’ennemi est encore installe dans deux tranchées de communication.entre la redoute et les car-rières.” LAPEYRERE EST DECORE.Paris, 15.Le vice-amiral Roué de Lapjyrèrc, qui, il y a quelques jours à sa propre demande, a été relevé du poste de commandant de la flotte anglo-française dans la Méditerranée, a reçu la médaille mi-litaire pour les brillants services qu’il a rendus, et pour avoir assuré la suprématie de J a France dans la Méditerranée.BILAN ACTIF Argent en caisse et en banque.Comptes recevables.Comptes recevables après avoir pourvu aux contingents.! '.! Stock, en mains, do blé, farine, farine d’avoine, grains ordinaires, sacs et barils Ecurie .matériel, allèges et équipement de bureau.’ Placements.! .' Autres actifs.Placements pour fonds de pension.Immeubles, pouvoirs hydrauliques et matériel de moulin à Montréal, Winnipeg Fort William el Médecine Hat; élévateurs dans le Manitoba.l'Alberta et la Saskatchewan; propriétés à S.-Jean, N.B„ et à Ottawa, au 31 août, 1911 .Dépensé durant l’année pour addition à l’élévateur à Fort William, additions à la minoterie à Médecine Hat, élévateur d’intérieur, etc.Clientèle, marques de fabrique, droits de brevets, etc.PASSIF Comptes payables.Prévu pour intérêt sur obligations et dividendes à date $6,127,609.92 206,291.69 Dettes courantes.Fonds de pension des officiers Obligations sur premières hypothèques Compte du capital :—Stock privilégié .Stock ordinaire .82,000,000.00 2,500,000.00 Compte des dépenses imprévues.Compte des profits et pertes:— Montant de crédit le 31 août, 1914 .Profits nets pour l'année, compte de la farine $ 667.820 40 335.285.01 1,179,603 03 694.452.01 45,265 00 224,025.28 3,146 451 33 70.086.14 6,333.901 61 1.00 $9,550,440.08 $ 718.120.58 120.250.00 838,3'!) 58 100.000 II) 2.350,OOO.OO 4,50!) 000 00 1.250,000.0:) Moins Inlérèt sur obligations .Dividendes—Stock privilégié Stock ordinaire $141,000.00 140.000.00 200.000.00 582.46(5.46 600,780.92 1,183,247.38 481,000.00 Profits d’autres sources 702,247.38 1,059,815.12 Moins le montant transféré nu compte des contingents Balance reportée.Dettes indirectes:— Escompte aux clients 1,782,060.50 1,250,000.00 512,060.50 $9,550,110.08 R 93.605.00 -vo_.uÂîiV'«! !ivrcs,d?1,1 Compagnie pour l’année expirée le 31 août, 1915, et certifions comme exact I état ci-dcssus des affaires de la compagnie à cette date tel qu’indiqué dans les livres CREAK, CUSHING & HODGSON, C.L.âuniliMÉtfc.' 4 ,E DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 OCTOBRE 1915 VOL.VL — No 242 LA VIE SPORTIVE LA LIGUE NATIONALE DE QUILLES LE VIGER SURPRENDRA SES PARTISANS.II.TRIOMPHE DU ROYAL PAR LA MARGE DE 39 POINTS.C’EST DEMAIN L’OUVERTURE UN MAGNIFIQUE PROGRAMME POUR DE LA REUNION MERCREDI PROCHAIN LA PREMIERE COURSE A LA PISTE MONT-ROYAL SERA DISPUTEE A 2 HEURES PRECISES.—LES TEMPS ACCOMPLIS.HIER, _____________________ A L’ENTRAINEMENT.; I j Le programme de boxe de merere turfistes |di prochain, le 20.au Gymnase du CEUX BONS ASSAUTS DE 10 RONDES SERONT OFFERTS A NOS SPORTSMEN PAU LE CLUB ATH LETIQ U E CAN ADI EN.Malgré la pluie d'hier Je qui ont actuellement des chevaux étables à la piste .Mont-Royal ont profité de Tavani-dernier jour à leur disposition pour entraîner leurs chevaux en vue de la réunion «pii s'ouvrira demain après-midi, à deux heures précises.Les amateurs sont priés de noter ce changement auquel la direction a dû recourir afin de faire disputer toutes les épreuves à la clarté.Tous les officiers de la réunion sont à Montréal et prêts à assumer les charges importantes (pii leur sont confiées par la direction de la piste.Voici les temps accomplis, hier, par les chevaux à l’entrainement : Col.Fred, 1-2 mille en .53.Celebrity, (i furlongs en 1.20.Massenet, G furlongs en 1.23.Smiling Maggie, 2 furlongs en .23 3-5.Rrynavia, 1-2 mille en .50.Knight of Pythias, 3 furlongs en .38.Conimack, 5 furlongs en LOT.Hapsburg II, 6 furlongs en 1.16 1 -5.Leialoha, 6 furlongs en 1.20.Joe Gaitcns, 1-2 mille en .50 ?Galley Slave, 1 mille en 1.50 Dangerous March, 1 mille en 11.51.Rye Straw, 1-2 mille en .52.Voladay Jr., 6 furlongs en 1.23.Hazel C., 1-2 mille en .51.Blooming Posey, 1-2 mille en .50.Rosemary, 5 furlongs en 11.05, Tony Kock, 7 furlongs en 1.31 2-5.Curious, 1-2 mille en .52.Belfast, 6 furlongs en 1.17 2-5.Monlréal, 1 mille en 1.45 2-5.Utile Ep, 3 furlongs en .38.Parlor Roy, 1-2 mille en .51 3-5.Dixie, 1-2 mille en .51 3-5.Ifyki, 3 furlongs en .38 Mercuriurn, 1-2 mille en .51.Relie Chîlion, 6 furlongs en 1.17 3-5.Durin.1 mille en 1.45 3-5.Jolly Tar, G furlongs en 1.18.Puritan Lass, 1 mille en \.'l 3-3.QUI TRIOMPHERA DUCHESN1L OU RICK PAQUETTE?! ____ UNE EXTREME RIVALITE EXISTE! ENTRE LES PARTISANS DE CES' DEUX LANCEURS.— DEUX JOU-] TES INTERESSANTES POUR DIMANCHE, AU PARC DE MI ER.club Athlétique Canadien, sera assurément l’un des meilleurs que cette vaste association a encore organisés depuis longtemps.U y aura deux fortes rencontres entre “Young” Jimmy Coffey et Johnny Lore, (pii prend beaucoup sur notre publie, et entre Johnny Schiff, champion de la côte du Pacifique, qui s’est taillé un beau nom à Montréal, el “Bill” Kramer, de New-York, un boxeur qui a surpris les sportsmen locaux, mercredi dernier, en tenant tête à Johnny Lore, devant l’absence inexplicable de “Matty” Baldwin.Ces deux batailles vaudront certainement d’être vues par tous uoL sportsmen qui se délectent aux brûlantes exhibitions Les quatre hom-j(1,., conime lanCeUr mes sont des pugilistes de valeur, et|.„°„ .T, _ la venue ici de Jimmy Coffey le jeune, qui a battu des homines comme Jimmy Duffy, “Kid” Kansas Sam Robideau, Joe Shugrue, [-’red Kay, sera bien vue de tous, et on pourra le juger à l’oeuvré.Un combat antérieur avec Johnny Lore fut déclaré nul, bien que la presse de New-York eût dit que Coffey avait eu un léger avantage sur Lore.Un assaut de G rondes entre les jockeys Wolsomholm et Murphy sera également d’un bon ntérét.Nous reparlerons de ce programme, les jours qui vont suivre.Les -parties de dimanche, au parc Lorimier, seront de loute beauté.I “nI?u x.t_ I 'WfV LA REUNION DE LAUREL Voici les résultats dos courses d’hier: 1ère course, G furlongs: !.Eddie 'T 107, Cooper, 18,10, 6.-00, 3.80; 2.Dr Green 104, Farrington, 7.00, 4.00 : 3.Good Counsel 112, Byrne, 3.20.Temps, LIS.Life Important, Hess Lien, Scottish Knight, Costumer, Ataka, School for Scandai ont aussi couru.2cme course, 5 1-2 furlongs: 1.Vignola 103, Lilly, 18,00, 5.80, 3.GO; 2.Jess 110, Burlingame, 7.50, 4.30; 3.Fuzzy Wuzzy 113, Butwell, 2.GO.Temps, 1.03 1-5.Shrewsbury, Antiseptic, Lights Oui, Star of the Sea, Miss McGiggle, Harry, Chance Rocklin, Our John, Mr.Bob, Jack Lei ont aussi couru.3ème course, G furlongs: I.Calandria 118, McTaggart, 6.-10.3.40, 3.40 ; 2.Superintendent 117.Butwell, G.20, 4.90 ; 3.Lady Barbary 120, Bord, 8.90.Temps, 1.16 1-5.The Masquerader, Hanson, Socany, Protector, Joe Blair ont aussi couru.4ème course, 1 1-16 mille: J.The Finn 123, Davies, G.90, 3.80; 2.Distant Shore 125, MeTag-garl, 3.70; 3.Trial By Jury 12G, J.McTaggart.Temps, 1.51.Roly a aussi couru.5èmc course, 5 1-2 furlongs: t.Regina 112, McTaggart, 3.50, 2.60, 2.20; 2.Anita 112, Cooper, 3.-20, 2.40: 3.Hidden Star 110.Buxton, 2.80.Temps 1.09 1 TTsria, Bonnie Carrie, Moonstone, Miss Puzzle ont aussi couru.G?me course.1 mille 70 verges: 1.Spearhead 105, McTaggart.S.-RO, 3.20, 2.70; 2.Pardner 104.Cooper, 83, 83; 3.Cliff Field 97, McDermott, 1.90.Temps, 1.48 2-5.Hester, Borgo, Hodge ont aussi couru.LES COURSES DU GRAND CIRCUIT A LA PISTE DE LATONIA Latonia, 15—Voici les résultats des courses d’hier : 1ère course — G furlongs : 1.Col.McNab, 112, Andress, 89, 5.60, 4.20 ; 2.Sansyming, 112, Garner, 11,70, 10.20 ; 3.Stephen R., 109, Mott, $6.Temps, 1.17.Shine, Incitation.Captain Reese, Manfred, Cossack, Alexander Getz, John W.Klein el Combey ont aussi couru.2ème course — G furolngs : 1.Nobleman, 114, Hanover, 7.10, 4.40, 2.90 ; 2.Zin Del, 107, Judy, 12.70, G.G0 ; 3.Enquita, 114, Henry, 4.20.15 2-5.Furlong, Scallywag Beula Wells ont ans Olds- cou- Temps, Birka, mobile e ru.3ème course — 1 mille et 70 ver ges : 1.Hanovia.105, Mott, 4.90, 2.50 2.Fleetabelle, 103, Martin, 2.60 ; Grumpy, 102, Làpaille.Temps, 1 4-5.4èmc course — 6 furlongs : 1.Converse, 10G, Robinson, 3.30, 2.20, 2.10 ; 2.Dr Carmen, 102, Vandusen 2.40, 2.30 ; 3.Commonada, 102.Mo.t, 2.80.Temps, 1.13 2-5.j Dimitri et Sali ont aussi couru.5ème course — 5 1-2 furlongs : 1.Mary IL.104, Lapaille, 4.30, 2.80, 2.80'; 2.Blue Cap, 106, Gentry, 5.10, 3.50 ; 3.Little Bigger, 103, Guy, 5.20.Temps, 1.09 1-5.Argument, Muriels Pet, Veldt, Clara Morgan, Dolina, Brown Velvet, Louise Stone et Margaret ont aussi couru.Oème course — 1 mille et 70 verges : 1.St.Charlcot, 107, Robinson,, 60.70, 26.70, 9.50 ; 2.While Crown,! Kaci'if! 99, Lapaille, 17.40, 6.80 : 3.Commau-relta, 99, Hunt, 2.90.Temps, 1.47.Hattie Burton, Fidget, Moscowa, Black Thorne, F.A.Welgle, Dundreary et Freeman ont aussi couru.7ème course, t 3-1G mille : 1.Transit, 112, Small, 3.G0, $3, 2.10; 2.Anÿport, 109, Stirling, 6.80, 3.40 ; 3.Bene.104, Lapaille, 2.90.Temps, 2.03 1-5.FelVowman, Worlds Wonder, Lamonde, Flying Feet, J.W.Oshea ont aussi couru.dt La rencontre enire Arthur Duchés-1 |nil, qui lancera pour les Mascottes,! jet “ Rick ” Paquette, pour les! I Strachans, sera un spectacle digne' d’une partie des grandes ligues.Les amateurs sont fort embarrassés dans le moment ; on se demande de partout lequel des deux est supérieur.Les uns opinent que “ Duke ” l’emporte, et son séjour dans les ligues majeures avec les clubs Rochester de rinternalionale, les New-! l.York Glanls, les Boston Braves, et! il Scranton, champion de la ligue de la J.Nouvelle-Angleterre, fait rallier dej son côté un bon nombre de connais-1 seurs, qui soutiennent qu’il n’a pas! dans la pro-| vince de Québec.Il en est même qui |opinent qu’il vaut Dubuc, le fameux lanceur des Détroit.Une rencontre entre Duehesnil et Dubuc serait, pour des milliers d’amateurs, un spectacle passionnant.Il en est qui croient que Rick ” Paquette est aussi bon lanceur (pie Duehesnil et (pie s'il a moins de nom, c’est parce que Paquette n’a jamais laissé la province, mais qu’il n’en est.pas moins fort pour tout cela.Aussi, croient-ils (pie les chances de “Rick” sont excellentes pour dimanche, et sont-ils prêts à parier que Paquette l'emportera sur Duehesnil.On le voit, grande est la rivalité entre les deux meilleurs lanceurs peut-être que la province de Québec ait fournis jusqu’à présent, et cette rivalité amènera .ci parc de Lorimier, dimanche, des milliers de partisans des deux favoris.Duehesnil a fait des exploits extrêmement brillants, mais Paquette n’en est pas à ses premiers faits d’armes, et si les Strachans sont arrivés champions de la ligue de la Cité, cette année, ils le doivent en grande partie au superbe travail de “ Rick ” Paquette.Somme toute, leur rencontre, après-demain, sera la coqueluche de tout Montréal.Ce sera a n’en pas douter une lutte de Titans, dont sortira vainqueur le meilleur des deux.Comme lever du rideau, on assistera à un match de toute beauté entre les Bordeaux et les Ail-Stars, les mêmes (pii ont battu les Saint-Jérôme, 11 y a 15 jours.Généreux lancera pour les Bordelais et Fraser officiera pour les Etoiles.On assure qu'il viendra 500 personnes de Bor-3.j deaux, SauU-aux-Récollet.s, Ahunt-45 sic, Saint-Laurent, Cartierville, tant est grande la rivalité entre les clubs de la campagne et de la ville.La partie sera jouée à 1.30 p.m.précise, et on calcule que 3,000 personnes seront au parc de Lorimier, après-demain.Le Vigc-r a causé une grande sur-«*l : prise à ses partisans même les plus enthousiastes en triomphant du Royal par 39 points de majorité.Le capitaine R.Laforte, du Viger, a déclaré après la partie : “Qu’il ne pensait jamais triompher duj Royal, parce qu’il reconnaît que I celui-ci est le meilleur cluL de la ligue.” il est facile à voir que le capitaine du Viger a raison car le Royal, le 4 octobre dernier, a obtenu un tola! de plus de 1,800, tandis que _____ lundi dernier il atteignait à peine LORI-! L500.On voit que le Royal n’est pas démoralisé par cette défaite car son capitaine, après la partie, a offert au Viger de jouer pour un Ce défi n’est pas encore reeve.Résultats détaillés : VIGER.H.Boissonnault.148.—148 A.Gagné.162 143—305 A.Gagnon.199 19!T 190—588 R.Laforte, cap.185 192 208—585 Moyenne Lapointe, .Bastien .13.Desrochers, cap.532 553 542.ROYAL.153 157 167 187 541 1626 -504 -519 193 174 197—564 503 528 556 1587 Moyenne : 529.Majorité pour Viger : 39.Juge : F.Racette.Dans la deuxième partie le Canadien remporta sa première victoire en battant le National par 133 points.Le capitaine, retenu d^tis sa chambre par la maladie, fut remplacé par R.Robert qui dirigea son équipe à la victoire.R.Robert a fait une partie simple de 246 établissant un record pour la saison 1915-16.Le National promet des surprises pour Je 18 courant alors qu’il ira rencontrer Je Viger.Résultats détaillés : NATIONAL.F.Racette .81 .Emile Paré.124 108 R.Desrochers.213 167 E.Maheu, cap.119 .81 125—357 167—547 129—248 LA PROCHAINE SAISON DE COURSES A MONTREAL LA LIGUE DE RUGBY SPALDING Lexington, Vy, gagné lu course matinée d’hier.Voici les résultats 15.— Ross B.a principale de la des épreuves: Classe 2.12, trot, 3 dans 5, $1,000: Axtien, Harris.1 I 1 Guy Nell a, Geers .2 7 2 Ahux Taleb, Loomis .1 2 6 Slippast, Taylor.3 3 4 M.L.J.Murphy .5 I 3 Nancy McGregor, Thomas 7 5 5 Vaster, Ragsdale .7 G 7 Temps: 2.07 3-4; 2.09 12; 2.07 1-4.Classe 2.10, amble, 3 ans 5, $1,-000, (1ère division).Hal Mapes, Loomis.7171 1 I i Barlight, Mann .11 3 7 2 2 Fred Mark, Gl asscock 6 5 I 5 3 .! Springmuid, While .32 I 3 3 él Dexter Direct, Kgnn .5 6 0 2 élim Dwight Logan, Valentine .8 7 2 6 élim Arcta V.Jamison .4 3 5 4 élim Homer Baughman, Hen 2 8 ret Temps : 2.07 3-4; 2.04 3-4; 2.03 3-4: 2.(17 3-4; 2.12; 2.13 1-4.Classe 2.04.trot, 2 dans 3, $12,-000: Boss B., Wright.2 1 1 Margaret Druin, Cox .t 3 2 Joan, McDevitt.3 2 4 Mav Mark, Dernier .1 4 3 Temps: 2.06 1-4; 2.04 L2; 2.05 1-2.Classe 2.10, amble, 2 dans 3, $1,-000, (2èmc division, non terminée) : May Direct, Taylor.2< 2 Patrick M.Valentine .6 1 Fern Hal, McPherson .2 3 Bessie It., Robinson.3 4 Goldie C., Rhodes.Comet, Nuckols.Clara Walker, Cox .L’assemblée d’organisation de la ligue de Rugby Spalding a eu lieu,! samedi après-midi, au No 371, ouest,1 rue Sainte-Catherine.Trois clubs ! furent admis dans la ligue.Il fut dé-! cidé que la première partie de la sai-j .son sera jouée samedi après-midi, let (7 jours) Mutuel.Quoique les dates, pour les différents clubs affiliés à la Canadian Association, ne seront pas décidées avant le 1er janvier prochain.il es! certain que la prochaine saison de courses s’ouvrira plus tôt et se terminera à peu près en même temps que cette année.La saison s’ouvrira, comme par le passé, à Wcfodbine, Toronto, sous les auspices du Jockey Club, Ontario.L’an prochain, le système du pari mutuel s ra adopté sur toutes les pistes de la C.R.A.Voici les dates probables des clubs de l’Associaiion pour la saison 1916 : Woodbine, Toronto, du 20 mai (7 jours) Mutuel.Dorval, Montréal, du 29 mai 5 juin (7 jours) Mutuel.Blue Bonnets, Montreal, du 6 13 juin (7 jours) Mutuel.Pare Connaught, Ottawa, du nu 21 juin (7 jours) Mutuel.-Hamilton, du 24 juin au 1er juil- 418 394 421 1233 Moyenne : 411.CANADIEN.J.Aubin.122 131 111- -364 A.S.-Laurent.142 118 128- -388 R.Robert.177 246 191- -614 441 495 43U 1366 Moyenne : 455-1.Majorité pour Canadien : 133.Juge : J.B.Desrochers.POSITION DES CLUBS.G.P.Pts.Viger.2 0 3369 Royal .- .1 1 3423 Canadien.1 t 3029 National .f .0 2 2715 PRQCHAINES PARTIES.8.30 National vs Viger.10.00 Royal vs Canadien.¦-—-—— L’ENREGISTREMENT DES JOUEURS DE LA M.B.A.Aujourd’hui est le dernier jour pour l’enregistrement des joueurs de la classe “A”, de la Montreal Bowling Association, qui participeront aux joutes de la prochaine saison, dont l’inauguration se fera le 25 de ce mois.Tous les clubs ont pratiquement fait parvenir la liste de leurs joueurs car la plupart sont à la pratiqiV depuis plus de deux semaines.Les clubs des classes “B” et “C” ont jusqu’au 16 et 17 octobre respectivement pour enregistrer leurs équipiers, car leur saison s’ouvrira le 26 et le 27 courant.Il est fort probable que le comité exécutif, à sa réunion de lundi soir prochain, à ta M.A.A.A., sera appelé à considérer la demande d’admission du club Tipperary dans la classe “A”, el quoique la date pour la cloture des entrées soit passée, il est probable que cette équipe sera admise.au -1 au au 14 entre les Ail-Montreal el les Alerts.L’éloclion des officiers a donné les rcsullals suivants : Patron honoraire—J.W.Spalding.Président honoraire—Clarry Mac-kerrow.Trésorier honoraire—-T.Wall.Président—Champlain Provenchcr.V i vc-pré si de n l—Wood.Secrétaire E.Shephard.Voici l'échelle des parties : Oct.16—All-Montreal vs Alert, Del.23—Alert vs Red Wing.Gel.30—Red Wing vs’AU-Montrenl.Nov.o—Alert vs Ail-Montreal.Nov.13—All-Montreal vs Red Wing.Nov.2tl—Red W’ing vs Vlcrl.Toutes les parties seront jouées sur la Ferme Ftelchcr.3 au 10 juillet au 22 juillet, (7 au 3L juillet.I au 8 août, IL AMBITIONNE DE VAINCRE ED.FABRE Fort Erie, du jours) Mutuel Windsor, du 15 jours) Mutuel.Hamilton, du 24 jours) Mutuel.Fort Eric, du jours) Mutuel.Windsor, du 12 au 19 août, (7 jours) Mutuel.Parc Connaught, Ottawa, du 21 au 28 août, (7 jours) Mutuel.Blue Bonnets, Montréal, du août au 6 septembre (7 jour,s) tuel.Dorval, Montréal, du 7 au 14 septembre (7 jours) Mutuel.Woodbine, Toronto, du 16 au 23 septembre (7 jours) Mutuel.AUTRES PISTES.30 Mu- CETTE JOUTE SERA REPRISE DIMANCHE Comme il a été annoncé déjà, c'est dimanche prochain que les clubs Montagnard et Farnhnm reprendront leur partie nulle de douze reprises à Iberville.Leclaire, de Baltimore Fédéral, et Clément se livreront de nouveau un grand duel et tous deux sont confiants de remporter une victoire éclatante.Ee départ se fera à 9 h., à la gare Windsor.Hamilton, 15.— Le rourcur pied Corkery qui gagna lu dernière course du Herald de celte ville, est si enlhotisiasmè de son succès qu’il ( a déjà décidé de prendre part une fois de plus au Marathon île Bos-j ton.11 n déjà participé plusieurs! fois à cette épreuve classique sans] clin ne es de succès, mais le temps! qu'il a établi dans la dernière course du Herald lui donne eon fiance qu’il pourra triompher lu prochaine fois contre toul le champ qui lui sera opposé.Sa seule ambition est de vaincre Fabre, le fu-m'mx coureur ranndien-frunçais.Les clubs qui ne sont pas affiliés à la Canadian Racing Association adopteront probablement l'échelle suivante : 1 De Lorimier, du 20 au 27 mai (7 à!jours).Preneurs aux livres.Mont-Royal du 1 1 au 21 juin (7 jours).Preneurs aux livres.De Lorimier, du 24 juin au 1er juillet (7 jours).Preneurs aux livres._King Edward, du 8 au 15 juillet (7 jours).H.cneurs aux livres._Maisonneuvc, du 22 au 29 juillet (7 jours'.I en urs aux livres.King Edward, du 6 au 12 aoûl chapeaux WOLÎHAUSEN $2.50 FABRIQUES AU CANADA pOMINlOfj COAL COMPANY firm f fi/ DOMINION ml SPRINGHILL Charbon titn- j mineui, à n-1 peur et à gar I BUREAU GENERAL dm, VENTES IIZR-ueSsiafr Jacque».Montréal 1 IVfocièl® ALBERT 1er vendu par R.& A.MASSE LES CHAPELIERS EXCLUSIFS 255 Est, Sainte-Catherine, ’ Près de la rue Saint-Denis.la seconde période de la journée a gardé la même allure.Toutefois, les cours ont continué de se raffermir.La lourdeur initiale des chemins de fer a fait place à une reprise d’un point du Reading, du Lehigh Valley, du Pacifique Canadien et de VErié.Les obligations ont été fortes.* * * Londres, 15.— Les disponibilités quotidiennes ont été abondantes et les taux d’escompte ont été s’affaiblissant, aujourd’hui.Le Stock Exchange n’a été que fnodérément actif.Les valeurs américaines ont été lourdes, durant l’avant-midi, mais se sont raffermies, par la suite.La clôture s’est effectuée dans la fermeté.» * « Paris, 15.— Les affaires ont été animées, à la Bourse, aujourd'hui.La Rente s’est inscrite à 63 £r.50,: au comptant.Le change sur Londres cotait 27 fr.55.LES GRAINS'a CHICAGO Cours fournis par la maison M*-Dougail and Cowans: Cours Cours d’ouverture à Tl h.30 a.m.Blé—¦ .1081-8 ion , 108 3-4 109 3-4' Déc.Mai .Maïs:— Déc.Mai .Avoine : Déc.Mai .58 7-8 60 1-2 38 5-8 40 ¦-*- 59 3-8! 60 7-8 39 1-2.* 40 I COMMERCE ET FINANCE [/“OGILVIE FLOUR MILLS” CETTE COMPAGNIE PRESENTE A SES ACTIONNAIRES, POUR L’EXERCICE ECOULE EE 31 AOUT DERNIER, UN RAPPORT FINANCIER ON NE PEUT PLUS SATISFAISANT.(7 jours).Preneurs aux livres.Maisoniuuivv, du 19 nu 26 aoûl (7 jours).Preneurs aux livres.Muni Royal, du 16 ait 23 septembre (7 jours).Preneurs aux livres.LA SAINTE-THERESE AU SEMINAIRE Sainte-Thérèse, 15 — Le club de bail au camp Le Sainte-Thérèse A.A.A.ira, comme par le passé, rencontrer In puissante équipe du séminaire, sur son terrain, dimanche prochain, le 17.Le Sainte-Thérèse se promet bien de racheter ses nombreuses défaites du passé par une éclatante victoire.Tous les admirateurs de balle au camp sont donc priés de se rendre en foule à cette partie qui promet d’être très inté-lessante.La partie commencera vers une heure.HYPOCRISIEALLEMANDE Berlin.15.— l.e ’’Lokal Anzei-ges" salue aujourd’hui l’entrée en scène de la Bulgarie comme alliée de P Allemagne.Les Bulgares, dit ce journal, seraient restés neutres et paisibles, mais In guerre lour a été imposée tout comme elle a été imposée à l'Allemagne, les Serbes ayant traversé la frontière bulgare sans déclaration de guerre préalable.La Bulgarie est donc justifiée dans son attaque.Notre nouvelle alliée combattra avec nous et vaincra avec nous." Un compte rendu accusant une étonnante progression a été présenté, hier, aux actionnaires de VOgil-vie Flour Mills Company, Limited, réunis en assemblée générale ordinaire.L’ensemble des bénéfices d’exploitation, pour l’exercice examine par Je rapport — y compris un nouvel article de $1,059,813, désigné sous le nom de bénéfice provenant d’une source autre que celle de l’exploitation des moulins de la compagnie — s’est établi à $1,660,-594, au regard de $581,943 il y a un an, en augmentation de $1.078,651, ou 185 pour 100.En outre de ce merveilleux résultat du côté bénéfices, le bilan de la compagnie révèle que les avances de la banque, qui s’élevaient à $863,-885, ont été complètement amorties, et les factures à payer ont été réduites de plus de $100,000.Sans tenir compte d’une somme de $120,-250, que la compagnie devait à ses actionnaires et obligataires en intérêts accrus cl dividendes, la dette flottante de la société à la clôture de l’exercice financier, soil au 31 août dernier — sc fixait à $718,* 129 seulement, contrastant avec $1,-687,252 il y a un an, soit une réduction de $969,123.Pour couvrir le passif, la compagnie dispose d’un actif de $2,877,160, soit seulement $30,316 en moins qu’il y a un an.Sur toute la ligne, le rapport financier de la Ogilvie Flour Mills Co.est on ne peut plus satisfaisant.Ec conseil d’administration a été réélu de la façon ci-après : MM.(b-R.Hosmer.W.-A.Black, sir Montagu Allan, H.-S.Holt, Charles Cha-pul, Gcorgc-K.Drummond, Shirley Ogilvie, Charles-I).Gordon, tous de Montréal, et A.-M.Nanton, de Winnipeg.Le bureau est, comme auparavant, ainsi constitué : U.-R.Hosmer, président ; W.-A.Black, vicc-nrésident et directeur-gérant : G.-A.Morris, secrétaire, et S.-A.McMur-try, trésorier.LES COMPENSATIONS D’appréciables augmentations ont été accusées par les compensations des villes de Montréal el Winnipeg, pour la huitaine lerminée hier; telle est ki note saillante des rapports reçus jusqu'à ^maintenant.Le tableau ci-après'Monne les compensations des principaux centres du pays ainsi que l’écart ressortant (nine comparaison avec les chiffres dp la période correspondante de l’année 1911: 1915 Ecart 1914 Montréal .$51,784 575 -j-SO, 123.583 Toronto.32.697.178 -)- 1.710.923 Winnipeg.43.453.023 +10,473,935 Ottawa.3.526,798 + 81.431 Halifax.1,820.493 — 482,521 London .1,555,672 — 198,177 ,m-r— Il faut lire la chronique économique du NATIONALISTE, si vous voulez connaître les ressources matérielles de votre pays.LA MATINEE A LA BOURSE LA SEANCE DE CE MATIN A ETE REMARQUABLEMENT ACTIVE ET LA COTE CONTINUE SA (MARCHE EN AVANT.BOURSE DE MONTREAL Cours fournis por la maison Fortier, Beauvais et Cio., membres de la Bourse do Montréal, rue S.-François-Xavier, 90.Montréal.Très active séance, ce matin, à la Bourse de Montréal.Le “Quebec Railway” — apparemment sur un fort mouvement d’agiotage, favorisé par des rumeurs que les négociations, au sujet de l’adoption en tutelle d’une partie du réseau de la Compagnie, par le gouvernement •canadien, sont sur le point d’aboutir — le “Quebec Railway” a dominé le marché officiel des valeurs mobilières, avec des cours qui, tout en étant ascensionnels, ne laisse pas que de témoigner de beaucoup d’hésitation.Cette valeur, qui terminait hier à 13 1-2, débutait ce matin à 15 pour toucher, non sans osciller beaucoup, 16 1-2.Le “Dom.Bridge” vient au deuxième rang des stocks animés, ouvrant à 179 1-8, contre 175 1-2 en fermeture d’hier, .enregistrant une avance maximum de 5 points et demi, à 181, pour rétrograder à 179.On a pareillement noté une activité fébrile des valeurs de gaz et d’électricité.Parmi cellcs-ci, signalons d’abord le “Shawinigan”, abondamment pratiqué aux cours progressifs de 135 et 136, en fin de séance.Le “Power” a également été fréquemment coté, gagnant trois points, en cours de séance, passant de 224 à 227.L’"Ottawa Power” a continué ce matin son avance d’hier après-midi, marche en avant qui, nous dit une dépêche, reste inexpliquée aux capitalistes de la capitale fédérale.Cette valeur a passé de 122 1-2 à 123, ect avant-midi.Par suite de la publication du rapport financier de la Compagnie, le titre “Ogilvie” a esquissé un mouvement en avant, atteignant 144, mais revenant bientôt à 141 7-8.Le “Scotia” est à 86 1-2, tandis que le “Steel of Canada” 34.D’autre part, le “Canada Car” se fixe à 107'3-4.Le “Détroit” ,se traite à des cfuirs voisins de 64.LES BOURSES ETRANGERES \ _____ WALL STIŒEf CONSERVE SA TFNDANCE A FLECHIR, TANDIS QUE LA BOURSE DK PARIS EST ANIMEE.LEURS Ouv.Clôt.Valeurs Ouv, Clftt.BellTélC.142 Nor.Ohio.1 Bra.T.L.StP Ô4 N.S Sa&Cl.86)4 S8 Can.Car.“ pfd.Can.Ceni.“ pfd.309% m 90^ 108% 122*4 33 “ pfd.Ogilv.Mill.“ pfd.OU.L.A P.'Î4i% in’ 113 14H4 i->o Can-Catl-.28 Penmans.58 57 “ pfd.Ca.Conrer a Québec Rf R.& O.N.C- i«K 16 Ca®.Pacif.“ Now Can.Loco.165)4 184)4 âhawinig.55 • 99 Lâ5% 53 51M “ pfd.“ pfd - i6pa.Rir.Co 5 Crown Res 40X .40 pfd.35 Dét.Kl Ry.t>4 6a)i St.Co.ofC.34)4 Dom C.Co- 98 " pfd.Doin.T.pfd 93 92 Tar.Ry .ni Dom.S.Cor.47)4 47)4 Tooke Bro 16 Dom Parle 120 “ Pfd.Dom.T C.74)4 Tuck.Tob.29 “ pfd.DuLs.s.&A “ pfd.101 “ pfd.90 " Pfd- Dul.Sud.E.Can.Po.55 Winn.Ry.180 G«uld M’f® “ pfd Banques — 102 Br.No.Atn.145 .Goodvr Co 26 Commerce •m “ pfd.Hill.Collie 111.Trac, pd 75 Dominion.61 Hochelaga 149 Laur.Com.L92 490b Impérial .210 L.oAWiLC 140 Merchants 180 “ pfd Molson».201 MacDo.Co.Mack Cm.“ pfd.Mez.Zc&K pfd ia Montréal.J34 - • Novn-Scoti 261 i.Québec.119 M.8c 8.-P.Royal =21)4 “ .pfd Standard.M.L.H.ScP.227 226T4 Toronto.2Ü Mt.Cot.Ltd 51 Union 140 “ pfd.99 .a* Mou.Tr.Co Mnr.Tram '220' 226)4 L.1 NipiMiug BOURSE DeTnEW-YORK Cours fournis par MM.Braneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal.STOCKS ! Dem.Offre.STOCKS |Dem.Offre.Crucible St; Atn.Be.Sug! Amer.Can Am.Cr.fcV! Amer.Ice.Amer.Loco, Am.Sm.A a Amer.Buga .Anaco.Mg' At,T.& S.Fl 1 Belt.St Obi Bath .Steal.Bro.Ra.T.Can.Pacifl.Cen.Leath.Chcs a Ohi Ch.M.ft S P C.F.& I Con.Gaa Uel.& Hud Den.a R.G.i " ftRG.pri De Uu.Ry Frie Com.: Gr.N „pr.Illin.C ntr ater-Mtr.“ pr Leh Valley Loti.* Nas.Mi.s.p.Agt m.k.«! n.M.» Pacifik K «8 M 84+ 68 65% 86 33+ 48H 75 64 Me*.Fetro N.-YorXea N.Y.O.* W Norf.S: Wc Nort.Pacifi New Bave.Pen n sylva.People.Gask.Reading.' Roclc.Islan 91%! " Pr.475 jSouth.Pac.88^South.Rail 165 j “ Pr.64 I Third Ave.9114 37+ ïwia City.Cnio.Pac.U.S.St.Cor.Fr.CtahCop.jvir.Chemi (W’t.Union W’t'h.Elec 8-1)4 wool worth 41% " Pr, 23)4 80)4 .v TB «*•»•••**••• '*«•••* * 4 ••• 91X 99 Ul)-{ 83 57K mw '««¦Vs 67)4 New-York, 15 — Les fléchissements de l’ouverture des opérations ont dépassé en valeur les déclins ! précédents, la cote conservant la tendance qu’eite avait hier à s’n-j lourdir.Certains chemins de fer |on| abandonné une fraction, qui is’csl parfois élevée jusqu’à un point jet demi, tandis que les titres dits de spécialité, et particulièrement les valeurs de munitions de guerre, ont éprouvé des pertes variant de 1 à 3 points.Toutefois, ces pertes ont partiellement été contre-balancées par des gains réalisés dans d’autres directions de In cote.Les valeurs d’importance secondaire ont consolidé, pour une bonne pnrlie, leurs avances antérieures.Les transactions de la première heure, se chiffrant par 260,000 parts, indi îuent le plus maigre record des froia dernières «wiaincs j BOURSE DES MINES Coure fourni* par sr.r.aouard-L.Dsu-cettv.courtier, ru* Baint-Sacremant.U.Montreal.Do- Offre, mande.MINES DE COBALT ! Flai ley.Bcnvcr.•>- UuiTulo.Chambers.City Cobalt.Colinlt Latte.,< .Conta .I Cru .vu Ill-serve.Foster.GIlTord.Gould.Great Northern.Hargriivis.•• •• Hudson Bay.Kerr Lake.Laroan.McKinley Darrngh.NinlssinF.Pcinrson Lake.Bight of Way.Rochester., .Seneca Superior.-Stiver Leaf.Silver queen.Tetnisknmlng.Trethesvay.Welttnufer.Vork, Ont.MINKS DE PORCUPINE : ^ 5 20 .45 05 .14 10 i 425 — il) 41 t 4 Vi , _ 2 Té 3 Ht 2 .2000 2300 .345 375 .48 50 28, 30 075 700 22 22U 4 kl 4)à * 05 H4 2 i 37'a 38 .15 18 6 7 2)* 8 Apex.• ., ., ,, .?, Cons.Goldfields.e.*,.Am., uera.' ,.nobis,.Dome extension.'., Dome Lake._ ilouie mtoes.* ’ .« Foley O’Brien.—» _ Gold Beef.a*-.lUIMlf’MHkC, , ,, ••‘•a «* .« Holllnger.Jupiter.Xa (rt.-rlode., McIntyre.Pearl i-ake.Pore Crown., .«.-«su.Pore ImnrrlaJ;.W .Pore Pd ¦., .-«avk-e Pore Tisdale .-fry ?S'4 ISOdO 13200 20 IS 2250 20 ai 2300 33 80 9% 4Vi MM*.20 2500 2630 1H4 12 40 (, .glj, 76 8 ’i VOL.VI.— No 242 l,E DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI 15 OCTOBRE 1915 3 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LES PLANS DE LA BULGARIE ILS ONT, DIT-ON, ETE PREPARES PAR L'ETAT-MAJOR ALLEMAND ET DIFFERENT ENTIEREMENT DU PLAN AUTRICHIEN, QUI COMPORTAIT L’ASSAUT PAR L’OUEST.LA GRECE COOPERE AVEC LES ALLIES > Milan, 14, viâ Paris, 15.— Le go uvernement grec coopère avec la Quadruple Entente en gardant son armée mobilisée et par cela seul prévient une attaque bulgare contre la base d’opérations du corps expéditionnaire.Une dépêche d’Athènes au “Corriere Della Sera” porte qu'en retour de cette aide, l’Entente fournira à la Grèce des fonds pour maintenir ses armements et que la Banque Nationale hellénique a reçu $6,000,-000 de Londres et de Paris.t-ondres, 15.—-L'ne dépêche de Nich au “ Daily Telegraph ” dit que le plan d’attaque de la Serbie a été préparé par l’état-inajor allemand, et diffère radicalement du plan autrichien de l’année dernière, qui comportait l’assaut de la Serbie par l’ouest.En vertu du nouveau plan, les -Austro-Allemands ont ocmmencé à occuper la tète de la ligne de chemin de fer de Belgrade à Nich et la vallée de la Morave, enployant le système des attaques de front et sacrifiant des dizaines de milliers d’hommes pour épargner du temps et pénétrer à fond en Serbie.Comme le succès de cette entreprise dépendait dans une large mesure de la coopération de la Bulgarie, on a attendu pour entrer en campagne la mobilisation bulgare, qui a obligé la Serbie à enlever des troupes nombreuses pour se protéger d’une attaque soudaine de ce côté.Le point le plus dangereux de la situation, cependant, c’est la présence, à la frontière serbo-bulgare, de troupes turques sous commandement allemand.La nouvelle du débarquement de troupes alliées à Salonîque a causé le plus grand enthousiasme à Nich, où l’on se prépare à leur faire une chaleureuse réception.Les rapports de l’état-major serbe disent que les premiers engagements ont été très sanguinaires et que les Allemands y ont perdu un grand nombre d’hommes.Les rives de la Save sont couvertes de morts.M.Vintrovitch, sous-secrétaire de la Guerre, a déclaré, dans une entrevue, que l’arrivée de ces troupes alliées au front serbe peut amener le point tournant des opérations.L’Angleterre et la France, dit-il, savent l’importance vitale dXi territoire serbe pour les deux parties belligérantes.Ce n’est que par la Serbie que la Russie peut communiquer avec l’ouest et par la Serbie seulement l’Allemagne peut atteindre la Turquie afin que son front ne soit pas interrompu de Bagdad à Ostende L’Allemagne ne peut envahir l’Égypte ou les Indes qu’après avoir écrasé la Serbie, ce qui lui permettrait de retirer des troupes fraîches de la Turquie.De plus, la Bulgarie et la Serbie sont de riches greniers dont l’Allemagne a besoin, et les mines de cuivre de la Serbie peuvent fournir un métal précieux.En renforçant le front serbe, à l'est, les Alliés peuvent contrarier tous les plans allemands, enlever à l’Allemagne son dernier atout et hâter considérablement la victoire finale.-¥- .BULLETIN DE CONSTANTINOPLE LES TURCS DISENT AVOIR INFLIGE DE LOURDES PERTES AUX ALLIES ET AVOIR ABATTU UN AVION.LA TRAHISON BULGARE SERA DENONCEE Paris, 15.— L’intervention de la Russie dans les Balkans sera pro bablement précédée de la publication d'un manifeste de l’empereur Ni-j colas en sa qualité de protecteur en chef des slaves, dénonçant l’acte de la Bulgarie comme une trahison.Après ce manifeste, la Russie attaquera immédiatement.UNE ROUTE DE VELOURS C’EST AINSI QU’UN VOYAGEUR DU NORD-CANADIEN DESIGNE LA LIGUE DU N O U V E A U TRANSCONTINENTAL.— NOTES SLR LE PAYS TRAVERSE.— SPLENDIDE PANORAMA.Constantinople, 15, via Londres.— Le ministère de la guerre turc a publié, hier soir, le communiqué officiel suivant: “Près d’Anafarta, nous avons infligé de lourdes pertes à l’ennemi avec des bombes.Notre feu a endommagé un aéroplane ennemi, qui est tombé à l’est de Tuzlogoel, et que notre artillerie a finalement détruit.“Notre artillerie a détruit une position d’artillerie .de l’ennemi Jprès d’Ari Burnu.“Notre détachement d’observa-1km près de Seddul Bahr, a infligé de lourdes pertes à l’aile droite de l’ennemi, après une attaque par surprise avec des grenades à main, mardi soir.Une mine a fait explosion détruisant une partie considérable de ses tranchées.” SIR wilfrid'de RETOUR AU TRAVAIL Ottawa, 15.— Sir Wilfrid Laurier, en consfilescenee chez lui depuis plusieurs semaines après une opération dentaire à l’Hôpital de la rue Water, a repris, aujourd’hui,son travail habituel à son bureau.Il a rendu une courte visite à Sir Robert Borden.Il se propose d’aller sous peu prendre un repos dans le sud.(De la Canadian Press) Port Arthur, 15 octobre.— Il est de toute nécessité que le peuple canadien, spécialement de la partie Est, sache qu’il existe un véritable royaume au nord du lac Supérieur, dans les régions que traverse maintenant le chemin de fer du Nord-Canadien.Dans le nord de l’Ontario, il y a des sources de richesses inexploitées qui sont d'un intérêt primordial pour les gens de la province, maintenant surtout que tout le monde se rend compte de la nécessité d’augmenter de toute part la production nationale.En quittant Capreol, le point de jonction des lignes de Toronto et de Montréal, le Nord-Canadien court d’abord dans la direction nord, à travers une riche région minière qui contient de vastes gisements de fer et de nickel.Cinquante milles de pays sont ainsi traversés et la ligne oblique vers l’ouest, à travers une région de bois de pulpe UN GESTE DU DUC D’ORLEANS IL DEMANDE A FERDINAND DE BULGARIE DE REPRENDRE LES INSIGNES DES ORDRES BULGARES QU’IL LUI A CONFERES.Paris 15.— Le duc d’Orléans a adressé" une lettre au roi Ferdinand de Bulgarie, il y a plusieurs jours priant ce monarque de reprendre ies insignes des ordres bulgares qui lui ont été conférés, mais cette lettre ne devait être publiée que le jour où la Bulgarie entrait en guerre.Dans sa communication le duc dit : “L’attitude que Votre Majesté a jugé à propos de prendre dans la guerre actuelle contraire à votre politique passée nie force au triste devoir de prier Votre Majesté de reprendre les insignes des ordres bulgares dont Votre Majesté m’a in-, vesii, d’abord à la mort de votre i vénérable mère et .secondement quand Votre Majesté se trouvait à Paris pour prouver combien la Bulgarie devait à la France.“Je dis à Votre Majesté de reprendre ces iôsignes parce que je suis hélas! bien incapable de les lui envoyer, mais Votre Majesté n’a qu’à demander à son alliée qui occupe mon château en Belgique depuis plus d’un an et pour qui j’en suis sûr mon coffre-fort n’a plus de secret.Je l’autorise à remettre à Votre Majesté les insignes que je ne puis plus porter.“Votre Majesté comprendra que je suis obligé de prévenir Votre Ma- Les enfants en raffolent ne leur en refusez pas Les dentistes affirment que cela aide la dentition et affermit les gencives.Les médecins déclarent que cela aide la digestion et favorise l’appétit.Donnez à vos 11 moutards 1! autant de " Wrigley’s qu’ils désirent.Faites-en usage, vous-même, régulièrement.Gardez-en toujours à portée de votre main.Une bénédidion pour les fumeurs — cela rafraichit la bouche et la gorge.Il donne au cigare suivant ou à la pipe subséquente un goût exquis.peu difficile à défricher et qui ré- , , compenserait les travailleurs.L’ex- ¦ jeste que le jour ou elle prendra les ploitation minière et forestière ! armes contre mon pays, la rrancc, fournirait pour les produits du sol!ie S’-'1'3), obligé de radier son nom un meilleur marché que les ancien- sur la liste des chevaliers du Saint- nes parties de la province exploitée.Il est inutile de signaler particulièrement la présence de l’or et les découvertes prometteuses qui sont faites continuellement le long de la ligne.Elle traverse à l’ouest le prolongement du gisement de Porcupine, où de vastes mines de quartz sont encore inexploitées; Fo-leyk, le premier emlbranchement de la nouvelle ligne, pourvu de tout l’appareillage ordinaire de chemins de fer, est situé au confluent de Esprit.Je ne demande pas à Votre Majesté de me rendre les insignes, je tiens, au contraire, à ce que ces souvenirs de la France trahie réveillent de perpétuels remords.” Une lettre que le duc a écrite à l’empereur François-Joseph, au début de la guerre, a aussi été publiée.Dans cetle dernière, il demande au souverain d’Autriche-Hongrie de reprendre les insignes de l’ordre de la Toison d’Or et il fait allusion à son mariage avec l’archiduchesse Chaque paquet eét scellé à la cire.Le fumet ainsi que le goût sont conservés jusqu’à ce qu’il vous arrive.Deux délicieuses saveurs.Une bonne fée “Spear” vivant dans une botte.Pour tous les jeunes elle portait plein sa hotte.Du WRIGLEY’S délicieux pour tous les heureux.Pour une somme minime, les rendit joyeux.Ecrivez pour vous procurer : “WRIGLEY’S MOTHER GOOSE”, brochurette gra uite contenant 28 pages de vignettes et rimes en couleurs.Wm Wrigley Jr Co., Limited.Edifice Wrigley, Toronto.FAUTE AU CANADA O Grosses barres pour oc “ Mâchez-en après chaque repas XvV’W’V VA vx V N * Jalou Monty H Hoé if JW ! i yVïw.! Refual ‘ingole / ¦“LJ Idégringoî ¦dcÉÎ * bois de pulpe : ce sera un centre industriel quand la contrée aura été défrichée, et un bon marché agricole quand le sol aura été livré à la culture.Pendant 75 milles, la ligne traverse de bonnes terres d’élevage ; après quoi, le pays comporte surtout du bois de pulpe et du bois de construction, avec çà et là des terrains propres à l’agriculture de différentes natures de sol.A Jellicoe, à 150 milles à l’est de Port Arthur, on voit tout de suite un grand trafic pour les grains d'hiver qui profitera d’un grand système transcontinental.Le lac Nipigon est atteint à Bay Orient, qui sera le centre d’une région bien connue de tous les hommes de sport pour ses pêcheries sans rivales.C’est probablement la région la plus pittoresque des Montagnes Bocheuses ; des roches basaltiques qui s’élèvent à des centaines de pieds au-dessus de l’eau sont en toute saison d’un merveilleux aspect pictoral.Peu après avoir quitté Nipigon, on apperçoit le lac Supérieur à différents intervalles jusqu’à Port Arthur.Dans sa description du voyage, le Dr Godfrey l’appelle “la route de velours”." VENDEURS D'OPIUM A L’AMENDE Pour avoir tenu un dépôt d'opium sur la rue Lagauchetière et en avoir vendu, un Chinois Wy Young, a été condamné à $500 et les frais, ou (i mois do prison, par le recorder Semple.Un autre Céleste aura à débourser $200 et les frais pour la même accusation.trois rivières, dans une région de ! Marie Dorothée d’Autriche qu il ap-k„;.,i.„.,i— .„„ -— -•-«'pelle le malheur de sa vie.EVASIONDË SIX TEUTONS DES OFFICIERS DU “KRONPRINZ WILHELM”, INTERNES AUX ETATS-UNIS, FUIENT A BORD D’UN YACHT A VOILE LES BULGARES SONT SANS ENTHOUSIASME LA MOBILISATION S’EST EFFECTUEE SANS ENTHOUSIASME.— DES CENTAINES D’OFFICIERS TEUTONS SERVENT DE SERGENTS RECRUTEURS.— UNE REVOLUTION PROCHAINE.Paris, 15.M.A.de Panafieu Norfolk, 14 — Après une recherche attentive on a annoncé aujourd’hui — et cette nouvelle comme on peut se l’imaginer'a fajt sensation — que six officiers du “Kronprinz Wilhelm”, à qui ont avait donné un congé de 24 heures, sont disparus avec un yacht à voile qu’ils avaient acheté récemment.La seule nouvelle qu’on a de cette fugue, c’est un rapport non confirmé venant de Gate Hatteras.signalant le passage de l’“Eclipse”, le voilier sur lequel les jeunes officiers ont pris passage.Une enquête a révélé qu’ils ont acquis ce voilier il y a quelque temps et l’ont payé $1,600, dans le but de faire des excursions de plaisir dans la baie.Les marins expérimentés prétendent qu’il est impossible d’entreprendre la traversée de l’Atlantique avec cette coquille de noix qui possède, il est vrai, un petit moteur à essence.Mais celui-ci est à peu près inutile puisqu’il est impossible de mettre à bord suffisamment d’essence pour la traversée, de même qu’il serait impossible d’emmagasiner des provisions suffisantes.On a donné l’alarme tout le long de la côte, prévenant les officiers du revenu de mettre les jeunes gens en état d'arrestation s’ils pouvaient les appréhender.ministre français à Sofia, a déclare au correspondant du “Journal” à Paris, que la retraite des Russes savamment exploitée par les agents teutons est la cause immédiate qui a tqurné les Bulgares, un peuple pratique à l’extrême, contre les Alliés.L’événement a coïncidé avec la visite du duc de Mecklenburg qui a trouvé un homme docile dans le roi Ferdinand, dont la foi en la victoire de l’Allemagne est aveugle.La victoire de la Champagne est survenue trop tard pour rétablir l’équilibre de lia balance.Le peuple bulgare n’entend rien aux calculs de la diplomatie, Il ne voit qu’une chose, la conquête de la Macédoine.Certes, si le drapeau russe faisait son appa-ritoii à Varna ou à Burgas, cette vue pourrait éveiller des souvenirs au fond de son âme, majs l’intérêt a la préséance sur le sentiment.La mobilisation fut triste, bien différente de l’héroïque enthousiasme d’octobre 1912.Des centaines d’officiers teutons servent de sergents instructeurs dans l’armée bulgare.Des Allemands revêtus de l’uniforme bulgare ont organisé la défense de Dedeaghatch et des ports de la mer Noire, et ont installe des batteries et des canons à axe incliné à Sofia.H serait prématuré d'exprimer une opinion sur la possibilité d’une révolution d’ici à au moins un mois.Les Bulgares s’embarquent dans une aventure périlleuse, sans joie.Chose incontestable,s’ils découvrent qu’on les a trompés ils chercheront et châtieront les coupables.La rupture des relations diplomatiques a stupéfié les LE GRAND TRONC PACIFIQUE LA ROUTE IDEALE POUR L’ALASKA ET LE YUKON Xa nouvel!^ route pittoresque pour ta côte du Pacifique il travers les splendides Hocheuses Canadiennes et la partie centrale de la Colombie Anglaise, raccordant ù Prince Rupert.C.A., avec les somptueux na-! vires du Grand Tronc Pacifique pour les endroits sur la côte du Pacifique, Vancouver, Victoria et Seattle, à travers la “Nor-.vège de l’Amérique”.122, rue St-Jacques, bnfile St-Fra».çoi»-Xavier—T41.Main filKll Hotel Windsor “ Uptown 1117 Gare Banaranture “ Main CA N A DI AN PAC I FtC OTTAWA Via la Ligne Courte Ls.la gare Windsor à *8.30 n.m., *10.30 n.in.f4.05 p.m., §7.45 p.m., *8.45 tp.ni., *10.15 p.m.Dîner sur le 10.15 p.m.Wagons-palais - observatoires - buffet aux autres trains.VIA LA RIVE NORD Ls.Place Viger à *8.00 a.m., *5.55 p.m.?Tous les jours.fTous les jours exe.le dimanche.§Lo dimanche seulement.Hotel Windsor G arM Vteftr •« dft la *us WlnJU Province de Québec, district de Montréal, Cour Supérieure, No 2ÜH7: Dame Albina Denis, épouse commune de biens de Hugues Leduc, ma nu facturier, de Montréal, dit district, duement autorisée à ester en justice, demanderesse, vs ledit Hugues Leduc, défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée ce jour en cette cause.Montréal, El octobre 1915.Bessette el Dugas, avocats de la demanderesse.Bulgares.Même qaund nous allions chercher nos passe-ports, personne à Sofia ne croyait à notre départ.On nous traitait avec lai plus grande cordialité et notre voyage à Dedeaghatch s’effectua sans incident.” CANADIAN NORTHERN Allez à QUEBEC VIA LE CANADIAN NORTHERN ROUTE PITTORESqUE LE JOUR Train 9.1(11 a.m.tous 1rs jours excepté le dimanche.Wagon-palais-butfet.TRAIN DE NUIT CONFORTABLE 11.30 p.m.tous les jours.Wagons-lits ordinaires.OU CHASSER HUBERDEAU — LAC EDOUARD — LA TUQUE Demandez nos brochures.Pour billets et autres renseignements s’adresser au Bureau de billets de la ville, 230 rue S.-Jacques, Montréal, tél.Main f>570, ou à l’agent des billets à la gare de la rue S.-Catherine Est.tél.Lasallc 141.CHAUSSURES D’AUTOMNE CHAUDES ET CONFORTARLES pour Hommes, Dames et Enfants, à des prix très avantafieux et défiant toute concurrence.a.h.i.a vAi/lki: LE PLUS GRAND FOURNISSEUR DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES 97 à 101 BOULEVARD S-LAURENT T41.Est 1846.Coin Vitré.Compiiffnie de Tabar Excel, Limitée.Avis est donné au publie, que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant gouverneur «le la province «le Québec, des lettres patentes en date «lu deux octobre 1915, constituant en corporation MM.Samuel Arthur l'nquin, imprimeur ; Edgar Contant, propriétaire ; Arthur Desy, opérateur ; Hubert Désor-miers, contremaître ; Raoul Juhinville, contremaître, de Montréal, dans les buts suivants : Faire le commerce d’importation, exportation, fabrication, achat et vente de tabac et des produits dérivés du tabac, sous toutes ses formes, et aussi
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